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Baptisme
Depuis le , le baptisme désigne le mouvement religieux suivi par les chrétiens qui refusent de baptiser les enfants car ils lient le baptême à une démarche consciente et explicite de conversion à Jésus Christ. Une Église authentique ne compte comme membre que les convertis ayant reçu le baptême d’adulte. En général l’Église locale est congrégationaliste (Elle est autonome et ne dépend d’aucune institution supralocale) sous l’autorité de Jésus-Christ, mais elle peut faire également parti d'un système presbytero-synodal.
Le Baptisme est originaire d'Europe, il est vrai que la conviction baptiste s'est bien implantée et répandue en Amérique, mais les Baptistes sont partis là-bas pour fuir les persécutions qu'ils subissaient sur le Vieux Continent.
Références et liens
voir aussi
- Baptême
- Église baptiste
- Anabaptisme
Liens externes
- [http://www.feebf.com/ Fédération des Eglises Evangéliques Baptistes de France (FEEBF)]
- [http://www.bwanet.org/ Alliance Baptiste Mondiale]
- [http://www.amebi.org/ Action Missionnaire d'Églises Baptistes Indépendantes]
- [http://www.baptiste.info Alliance d'Églises baptistes françaises]
Catégorie:Courant spirituel protestant
ja:バプテスト教会
Chrétien
Introduction
Le christianisme a émergé du judaïsme, à partir de la figure de Jésus et des premiers apôtres, au I siècle de notre ère. Le nom « christianisme » provient de l'assimilation de Jésus, connu à l'époque sous le nom de Jeshua, à la figure du Messie, en grec Khristos, soit le Christ. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens (Actes des apôtres chapitre 11 - verset 26). Le christianisme a gardé du judaïsme des éléments fondamentaux :
- la croyance en un Dieu unique (monothéisme) qui se montre sur Terre de façons diverses (présence transcendante et immanente) ;
- la croyance en un Messie ;
- la croyance en la résurrection des morts et le jugement dernier.
Le Christianisme modifie ces fondements de la manière suivante :
- en Jésus, Dieu s'est montré en tant qu'être humain. Le Judaïsme ne s'attendait pas à cette manière d'immanence ;
- Jésus est le Messie attendu des Juifs ;
- la résurrection de Jésus a déjà eu lieu.
Le Christianisme rajoute au judaïsme deux autres éléments clés :
- Depuis Jésus, Dieu veut créer une famille de Dieu qui est universelle et non limitée aux seuls Juifs ;
- C'est la foi en Jésus-Christ qui montre que quelqu'un fait partie de cette famille, et non le fait de suivre la loi mosaïque.
Les écritures
Outre les écritures issues du judaïsme regroupées par les Chrétiens dans l'Ancien Testament, la tradition des premiers siècles du christianisme y a adjoint le Nouveau Testament. On lit plus souvent aujourd'hui l'appellation « Premier » Testament au lieu d'Ancien, pour signifier que le Nouveau Testament ne vient pas remplacer l' « Ancien » mais le compléter.
Le N.T. est composé de quatre évangiles, selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean, des actes des apôtres, des épîtres et de l'Apocalypse. On considère que leur rédaction s'étend sur la seconde moitié du 1 siècle de notre ère.
Les évangiles sont regroupés quand ils sont étudiés : on appelle « évangiles synoptiques » les évangiles de Matthieu, Marc et Luc ; l'évangile de Jean reste à part, on l'appelle l'évangile « johannique » (de Jean).
Une tradition veut que l'évangile de Marc soit le premier écrit. Autrement, les épîtres de Paul semblent être les plus anciennes (on daterait la première d'entre elles, l'épître aux Thessaloniciens, de l'année 50 environ) ; viendraient ensuite les évangiles et les actes des apôtres. L'Apocalypse semble être l'un des textes les plus récents. Les toutes premières générations de chrétiens ont donc sans doute vécu dans la tradition orale, avant que n'apparaissent ces textes.
Le canon ainsi constitué écarte des textes dits apocryphes ou cachés.
Une foi issue du judaïsme
Le christianisme voit en Jésus le Messie annoncé dans les Écritures. Pour la plupart des confessions chrétiennes, Dieu lui-même s'incarne et devient le libérateur de son peuple Israël, et plus généralement de toute l'humanité, c'est-à-dire de chaque créature humaine. La ligne de partage entre les chrétiens et les juifs passe par la reconnaissance ou non du Messie en la personne de Jésus-Christ. Cette divergence de vue, qui relève d'abord de la foi, peut trouver à s'alimenter dans des interprétations différentes de divers passages de l'Ancien Testament ou Tanach. Il est important de remarquer que, pour les Évangiles, Jésus « n'est pas venu abolir, mais accomplir » les Écritures. Autrement dit, dans la perspective chrétienne, la première Alliance reste valable.
Le christianisme a repris, de façon plus ou moins importante selon ses courants, plusieurs éléments présents dans le judaïsme de la période suivant la destruction du second Temple, tels que :
- l'adaptation de la forme du culte synagogal aux églises de paroisses, (le culte synagogal était déjà présent en Galilée) ;
- l'utilisation de l'ensemble des textes bibliques, au premier rang desquels les psaumes juifs, issus du livre des Louanges ; ces textes peuvent être lus sur des cycles variables, pouvant atteindre jusqu'à trois ans pour l'Église catholique ;
- un sacerdoce ;
- un calendrier religieux, partiellement mobile, dans lequel certains événements notables ou certains points de Foi donnent lieu à des célébrations annuelles ;
- l'utilisation de chants et d'hymnes dans la prière ;
- dans les célébrations et les réunions communautaires, l'utilisation de certains mots venant de l'hébreu biblique (par exemple : Amen, Hosanna, Alléluia).
Livres saints
Les chrétiens, initialement juifs, reprirent les écrits canoniques de cette religion, en utilisant probablement la traduction grecque dite des septante. Le canon de l'Ancien Testament, fermé en réaction aux hérésies des premiers siècles, s'est élaboré peu à peu et varie entre les différents courants (catholicisme, protestantisme, ...). Ils y adjoignirent très vite les livres dits du Nouveau Testament en relation avec la vie et la tradition de Jésus. Le christianisme se développa également à partir d'un milieu juif hellénisé et l'évolution de la doctrine montre une notable influence de Plotin, philosophe néo-platonicien, ainsi que de Philon, exégète et philosophe juif.
En 2001, Daniel Boyarin, professeur d'Études talmudiques à l'université de Berkeley (Californie) et grand admirateur de Paul de Tarse écrit :
« Judaïsmes et christianismes [du premier siècle] demeurèrent entremêlés bien au-delà de la première partie du second siècle et ce jusqu'à ce que le judaïsme rabbinique, dans sa tentative nativiste de se couper de sa propre histoire avec la théologie du logos chrétien, se mit à s'imaginer lui-même comme une communauté pure de tout hellénisme. »
Articles connexes: Canon (Bible) pour un détail sur les différents canons chrétiens et leur formation.
Extensions : Les chrétiens
- Voir les branches du christianisme et celles du Christianisme Primitif.
- Le Christianisme primitif (avant le schisme de 1054).
- Le catholicisme romain, (après le schisme de 1054):
- Église catholique romaine ;
- Églises catholiques orientales.
- Le catholicisme non-romain :
- Gallicanisme ;
- Église vieille-catholique ;
- Église Catholique libérale ;
- Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.
- L'orthodoxie ou Églises orthodoxes :
- Églises des sept conciles, (après le schisme de 1054) ;
- Églises des trois conciles ;
- Églises des deux conciles .
- Le protestantisme, né de la Réforme du :
- Églises luthériennes ;
- Communion anglicane ;
- Églises évangéliques.
- Églises réformées
- le mouvement apostolique, né au début du :
- Église catholique-apostolique ;
- Église néo-apostolique ;
- Union des Communautés Apostoliques.
Voir aussi
- Généralité : religion, histoire du christianisme, branches du christianisme, christianisme et homosexualité ;
- prophéties sur le Messie, Jésus de Nazareth, les douze apôtres.
- Portail Chrétiens d'Orient.
- Hypothèse midrachique.
Liens externes
Portails chrétiens
- Portail généraliste: [http://www.jesus.fr Jesus.fr]
- Catholique:
- [http://www.vatican.va Site du Vatican]
- [http://www.catholique.org Portail catholique généraliste]
- [http://cef.fr/ Site de la Conférence des évêques de France]
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Eglise, Conciles, Magistère]
- Évangélique: [http://www.topchretien.com/ Top Chrétien]
- Protestant: [http://www.protestants.org Protestants.org]
- Orthodoxe : [http://www.orthodoxie.com Orthodoxie.com]
- Ésotérique: [http://www.rosicrucian.com/foreign/rosicrucien/rose00.htm Christianisme Rosicrucien]
Liens concernant les hypothèses historiques sur l'origine du christianisme
- [http://bcs.fltr.ucl.ac.be/FE/04/danvoye.html Hercule et le christianisme : Autour des imaginaires mythiques], où Stéphanie Danvoye étudie la réception chrétienne du mythe d'Hercule.
- Aspects historiques de [http://www.systerofnight.net/religion/html/enfance_du_christianisme.html l'enfance du christianisme].
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/christianisme.html Evolution historique et spirituelle du christianisme].
- [http://membres.lycos.fr/murciathierry/ Recherches historico-bibliques]
- [http://www.nouveaux-savoirs.com/ Editions des Nouveaux Savoirs]
- [http://www.princeton.edu/~religion/ways/ The ways that never parted] : Colloque Oxford-Princeton « Juifs et Chrétiens dans l'Antiquité tardive et les débuts du Moyen Âge » - 9 au 11-jan-2002.
Liens concernant l'apologétique
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/religion/christianisme.asp citations] de saints, théologiens, poètes et philosophes, notamment chrétiens.
- [http://www.ladoc.org/ Documentations] chrétiennes contenant des études bibliques, des réflexions, etc.
- [http://atheisme.free.fr/Citations/Christianisme.htm Citations d'auteurs ou de philosophes opposés au christianisme]
- [http://www.amdg.be/amdg12.html section « Bible » : Citations extra-bibliques et d'opposants au Christ, d'époque, démontrant l'existence historique du Christ Jésus]
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Église, Conciles, Magistère]
Bibliographie
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- Ernest Renan, La vie de Jésus, Schoenhofs Foreign Books, 1974
- Étienne Nodet et Justin Taylor, Essai sur les origines du Christianisme, Éditions du Cerf, Paris, 2002
- Jean-Pierre Lémonon, sous la direction de Philippe Abadie, Le Judaïsme à l'aube de l'ère chrétienne, XVIII Congrès de l'ACFEB, Paris, Éditions du Cerf, « Lectio Divina, 186 », 2001, 412 p.
- François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien (30-135), Paris, Éditions du Cerf, « Initiations », 2001, 588 p.
- sous la direction de S.-C. Mimouni, Actes du Colloque de Jérusalem, 6-10 juillet 1998 - Le Judéo-christianisme dans tous ses états, Paris, Éditions du Cerf, 2001, 462 p.
- Christianisme, article de Diderot sur Wikisource
Dialogue christianisme-hindouisme
Textes officiels catholiques sur le dialogue interreligieux
- Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Dialogue et annonce
- Secrétariat pour les non-chrétiens, Dialogue et mission
Théologie chrétienne du dialogue entre les religions
- BOUBLIK V., Teologia delle religioni, Studium, Rome, 1973.
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- DUPUIS Jacques, Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994 (2ème édition)
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Jésus-Christ tel qu’il a été reconnu par des Hindous
- ANIMANANDA (B.), The Blade, Roy and Son, Calcutta, 1947. [Sur bhawami Charan Banerji (1861-1907). Membre du Brahmo Samaj puis de l’Eglise de la « Nouvelle Dispensation », il rejoint l’Eglise chrétienne anglicane et se fait « sannyasi catholique » sous le nom de Brahmabandhab Upahdhyaya.]
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- DUPUIS (J.), Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994 (2ème édition)[L’auteur décrit notamment « les différentes façons dont le néo-hindouisme tend à interpréter Jésus-Christ […] : le Jésus des Béatitudes [Gandhi]; le Christ de la bhakti [K.C. Sen] ; le Christ de la philosophie néo-vedantine [S. Radhakrishnan] ; le Christ-avatara [Swami Akhilananda]; le christ yogi [M.C. Parekh] ; le Christ de la mystique d’advaita [Brahmabandhab Upadhyaya]. » Le livre de référence en français.]
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- SMET (R.), Essai sur la pensée de Raimundo Panikkar. Une contribution indienne à la théologie des religions, Centre d’histoire des religions, Louvain-la-Neuve, 1981.
Dieu Trinité et la Mystique hindoue
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- DUPUIS (J.), Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux, Ed. du Cerf, Paris, 1999, p.406-422 [Thèmes : Expérience de l’« advaita » et conscience de Jésus ; « Saccidananda » et la Trinité ; Complémentarité ou convergence ?]
- PANIKKAR (R.), La Trinité : Une expérience humaine primordiale, « Parole présente », Cerf, 2003
Ermites du Saccidânanda : En 1950, Jules Monchanin, prêtre de Lyon, et Henri Le Saux, moine bénédiction breton, fondent un ashram au lieu dit Shantivanam (le bois de la paix), sur les rives du fleuve Kavéry. Ils vivent à la manière des renonçants hindous et adoptent des noms sanscrits.
L’ashram est dédié au Saccidânanda, c'est-à-dire, selon les Upanishad, au Brahma, Être, Pensée, Béatitude. Les deux ermites préparent ainsi la venue d’une spiritualité authentiquement indienne de la sainte Trinité.
En 1968, leur succède un moine bénédictin anglais, Bede Griffiths.
- DUPUIS (J.), Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994 (2ème édition) [Des pages riches sur l’expérience d’Abhishiktananda qu’il a bien connu (p. 89-115).]
- GOZIER (A.), Le père Le Saux à la rencontre de l’hindouisme, Ed du Centurion, Paris, 1982.
- GRIFFITHS (B.), Expérience chrétienne et mystique hindoue, Albin Michel, Paris, 1995
- JACQUIN (Fr.), Jules Monchanin, prêtre, Ed. du Cerf, Paris, 1996.
- KALLIATH (A.), The Word in the cave. The Experimental Journey oh Swami Abhishiktananda to the Point of Hindu-Christian Encounter, Intercultural publications, New Delhi, 1996.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], Sagesse hindoue, mystique chrétienne, Editions du Centurion, Paris, 1966.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], La rencontre de l’hindouisme et du christianisme, Ed. du Seuil, Paris, 1966.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], La montée au fond du coeur. Le journal intime du moine chrétien-sannyasi hindou, OEIL, Paris, 1986.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], Intériorité et révélation : essais théologiques, Ed. Présence, Sisteron, 1982.
- MONCHANIN (J.) [PARAMA ARUBI ANANDAM], Mystique de l’Inde, mystère chrétien, Fayard, Paris, 1974, ou « Hermès », Fata Morgana, 1999)
- MONCHANIN (J.) [PARAMA ARUBI ANANDAM], Théologie et spiritualité missionnaire, Beauchesne, Paris, 1985.
- MONCHANIN (J.) [PARAMA ARUBI ANANDAM], Lettres au Père Le Saux, présenté par Fr. JACQUIN, Ed. du Cerf, 1995.
- TEASDALE (W.R.), Toward a Christian Vedanta: The Encounter of Hinduism and Christianity according to Bede Griffiths, ATC, Bengalore, 1987.
Catégorie:Christianisme
ja:キリスト教
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ms:Kristian
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Baptême
Le baptême (du grec βαπτίζω baptizô, fréquentatif de 'baptô', « plonger dans un liquide ») est un rite ou un sacrement marquant l'entrée d'une personne dans une Église chrétienne. C'est la cérémonie par laquelle on témoigne être chrétien. Pour tout chrétien, la référence est le baptême de Jésus par Jean-Baptiste dans le Jourdain, décrit dans l'évangile selon Matthieu, chapitre 3, 13-17 :
« Alors Jésus vint de la Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui. Mais Jean s'y opposait, en disant : C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et tu viens à moi ! Jésus lui répondit : Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. Et Jean ne lui résista plus. Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ».
"On ne naît pas chrétien, on le devient" affirmait Tertullien, un des pères de l'Église, dans son Apologie du Christianisme, chapitre 18. Du fait qu'il apparaît explicitement dans le Nouveau Testament, le baptême est un rite commun à toutes les Églises chrétiennes. C'est aussi, pour celles qui le reconnaissent comme tel, un sacrement partagé : ainsi, un baptisé dans la foi orthodoxe qui se convertit au catholicisme n'a pas à se refaire baptiser, et vice-versa.
Le baptême peut être pratiqué sur de jeunes enfants (pédobaptisme) ou sur des adultes, selon les époques ou les Églises. Pour la Bible, "il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême" (Éphesiens 4:5). Certaines confessions chrétiennes ne reconnaissent pas le baptême des enfants, elles semblent donc rebaptiser lorsqu'elles baptisent adultes leurs membres (anabaptisme).
La forme du baptême diffère selon les Églises. Aujourd'hui l'Église catholique pratique essentiellement le baptême par aspersion (versement d'une petite quantité d'eau sur la tête). Les Églises orthodoxes préfèrent le baptême par immersion, totale ou partielle — le néophyte entre dans l'eau jusqu'aux genoux, puis on lui verse de l'eau sur la tête. Les Églises protestantes pratiquent les deux formes.
Le rite catholique
Pour l'Église catholique, le baptême est le premier des trois sacrements de l'initiation chrétienne, avec la Confirmation et l'Eucharistie (la communion). Pour les personnes ayant l'âge de raison (enfants et adultes), il est précédé d'une période de préparation, appelée catéchuménat, au cours de laquelle le futur baptisé, le catéchumène, apprend la foi pour laquelle il demande le baptême. Pour les nouveaux-nés, les parents suivent une préparation au baptême qui les aide à comprendre le sens de ce sacrement. Pour les adultes, le baptême proprement dit a souvent lieu au cours de la veillée de Pâques.
La célébration est semblable pour tous les baptêmes, bébés, enfants ou adultes. Les parents des très jeunes enfants parlent en leur nom. Le rite commence par une profession de foi des catéchumènes et leur renoncement à Satan. Il se poursuit par l'effusion de l'eau et l'apposition du Saint-Chrême (une huile sainte) sur le front du baptisé. Cette huile, qui à l'origine servait à l'onction des rois, rappelle que le baptême rend tout chrétien « prêtre, prophète et roi ». L'eau et le Saint-Chrème signifient que le chrétien est baptisé « dans l'eau et dans l'Esprit ». Ensuite le baptisé revêt un vêtement blanc (souvent un bonnet pour les bébés, une écharpe pour les jeunes et les adultes), signe de la pureté retrouvée. En effet, dans la foi catholique, le baptême efface tous les péchés. Il est de tradition de désigner pour le baptisé un parrain et une marraine, personnes elles-mêmes baptisées. Historiquement, leur fonction était avant tout d'être des témoins de ce sacrement, au nom de la communauté chrétienne. La tradition a également véhiculé le rôle d’accueillir l’enfant en cas de décès des parents et de lui assurer une vie chrétienne. Aujourd’hui ce sont des personnes avec qui le baptisé aura une relation privilégiée au cours de son enfance. À l’issue de la cérémonie, le parrain, la marraine et le baptisé (ou ses parents s’il est trop petit) signent le « registre des baptêmes » qui atteste le sacrement. Ce registre est tenu en double, un exemplaire reste à la paroisse, l’autre est conservé à l’évêché. Ces registres, tenus depuis le , sont des mines d’information pour les généalogistes.
Les autres formes de baptême catholique
On appelle ondoiement un baptême réduit à l'effusion d'eau, sans aucune des autres formes. Il est souvent réservé aux cas d'urgence (danger de mort). Bien que canoniquement valide, il doit être ensuite complété par les autre cérémonies, si l'on dispose d'assez de temps. Traditionnellement, en France, à l'époque moderne, les enfants de la famille royale et les princes du sang étaient ondoyés à leur naissance puis baptisés une fois enfants.
L'Église catholique reconnaît également le baptême dans le martyre : une personne n'ayant pas reçu le baptême par l'eau mais morte à cause de ses convictions chrétiennes est pleinement baptisée.
Le baptême au cours des âges
Par son action de purification (rémission des péchés), les premiers chrétiens attendaient souvent la fin de leur vie pour se faire baptiser ; le cas le plus célèbre fut celui de l'empereur Constantin. Le catéchuménat se met en place à la fin du . Il n'y a pas de parrain : au cours de la cérémonie, un fidèle connu et respecté se porte garant du catéchumène ; on l'appelle le « sponsor », « celui qui pousse ».
Le baptême de Clovis, vers 496, est l'un des événements fondateurs de l'identité nationale française. Jusqu'à la cérémonie, Clovis est païen ; il croit aux multiples dieux germains de ses ancêtres. C'est sans doute à la suite d'un vœu fait lors d'une bataille contre les Alamans que le roi des Francs se convertit au catholicisme. Sa femme Clotilde, très croyante, la pression des évêques de Gaule et des motivations politiques ont pu également entrer en jeu. L'historien Grégoire de Tours nous raconte la cérémonie dans son Histoire des Francs, écrite au . Clovis fut baptisé par l'évêque de Reims, Rémi, avec plusieurs milliers de ses soldats, dans le baptistère de la cathédrale. Cet événement marque l'alliance du pouvoir royal et de l'Église. Le peuple franc se convertit mais les pratiques païennes subsistèrent encore longtemps.
Les rites du baptême se fixent progressivement aux temps mérovingiens. À l'époque de Clovis, il se pratiquait encore à l'âge adulte après la période de catéchuménat. Seul l'évêque pouvait administrer ce sacrement. Le baptisé entrait dans une grande cuve baptismale située dans le baptistère et se plongeait trois fois dans l'eau. Cette triple immersion rappelle que le baptême est reçu « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (voir le dogme de la Trinité). Le baptisé devait déclarer sa profession de foi (le credo). Ensuite, une messe était dite dans l'église.
Avec la diffusion du christianisme, les églises se multiplient et chacune contient un baptistère (ou fonts baptismaux). Symboliquement, le baptistère est près d'une porte, car il faut être baptisé pour s'approcher du choeur de l'église. Avec la généralisation des fonts baptismaux, les prêtres vont alors donner le sacrement du baptême, souvent par aspersion. Pour les cas d'urgence, le baptême peut même être donné par une personne non baptisée, sans cérémonie particulière. En 314, le concile d'Arles, confirmé en 1439 par le concile de Florence, admit la validité du baptême administré par un païen : l'Église ne récuse pas le donateur, pas plus que le naufragé n'enquête sur son sauveteur.
Le christianisme bien implanté, le nombre d'enfants à baptiser dépasse progressivement le nombre d'adultes. Le souci de baptiser les enfants se fait donc de plus en plus aigü, car le baptême signifie le salut de l'âme, indispensable pour aller au paradis. À la fin du , la mortalité infantile est effrayante. Aussi la théologie évolue et autorise le baptême quam primum (dès que possible). Au , la pratique du baptême sur les nouveaux-nés est généralisée. C'est alors le parrain qui prononce la profession de foi et renonce à Satan pour le bébé. Le sacrement de Confirmation viendra, comme son nom l'indique, confirmer le baptême quand l'enfant aura grandi. Des hérésies se sont attaqué au baptême et l'ont remis en question.
En France, jusqu'à la fin du , en dehors des classes élevées de la société (famille royale, princes du sang et haute noblesse), le baptême des enfants avait généralement lieu dans les heures qui suivaient la naissance, plus rarement le lendemain ou le surlendemain, le père de l'enfant n'hésitant pas, quelles que soient les conditions climatiques et son emploi du temps, à parcourir plusieurs kilomètres pour faire baptiser l'enfant par le premier prêtre disponible (le plus souvent dans sa propre paroisse, sinon dans une paroisse voisine en cas d'absence du curé). Cette précipitation, dans un contexte de forte mortalité infantile, était destinée à permettre à l'enfant, s'il mourrait, d'aller au ciel ; en effet, un enfant mort non baptisé était réputé aller dans les limbes, espace différent du paradis, où l'âme errait sans fin. De même, puisqu'il n'était pas baptisé, il ne pouvait recevoir de sépulture chrétienne.
Baptême sous conditions
La règle de base est qu'un chrétien (catholique romain en France) ne peut être baptisé deux fois. Dans tous les cas un prêtre baptisait un enfant sous condition lorsqu'il s'agissait d'un enfant trouvé ou abandonné. Donc, il était baptisé "sous la condition de ne pas déjà l'avoir été d'autre part". Dans bien des régions (de France, et encore plus certainement de la moitié Nord) un enfant ondoyé à la maison à cause du péril de mort était baptisé sous condition (l'ondoyement n'est pas un baptême "réel", mais il fait qu'en cas de décès avant "régularisation par baptême" l'enfant pouvait être enterré en "terre chrétienne", même si comme tous les enfants il ne pouvait aller au Ciel, encore moins en Enfer ou au Purgatoire (vu qu'il n'avait pas eu l'occasion de faire des péchés... à la différence des adultes !) mais il allait dans les Limbes). Toute personne baptisée pouvant baptiser une autre personne (en général, c'était la sage-femme ou matrone qui officiait) à condition qu'elle dispose d'un peu d'eau. Il y a encore un autre cas : les enfants (en général de familles riches) étaient baptisés peu de temps après leur naissance à la maison (le château, le logis) par un prêtre ou un religieux (... ils en avaient, en général, "sous la main" avec leurs cadets), mais il n'y avait pas de mention dans un registre de catholicité (pour cause !) et quelques années plus tard le baptême "officiel" avait lieu avec d'illustres parrain et marraine à l'Eglise. Et comme le premier acte n'avait pas de preuve écrite, le second avait lieu sous condition.
Le baptême chez les Baptistes et d'autres Evangéliques
"Nul ne naît chrétien mais chacun est invité à le devenir". C'est pourquoi ces chrétiens pratiquent le baptême des croyants sur profession personnelle de leur foi. Ce baptême s'effectue par immersion complète. Ils ne pratiquent pas le baptême des petits enfants, car ces derniers ne peuvent avoir pleine conscience de ce qu'est le baptême. Il relève d'une décision prise à la suite du Salut par grâce. Le baptême n'a aucun pouvoir salutaire, et ne purifie pas. Rappelons que selon la Parole de Dieu, le baptême "n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu". 1 Pierre 3:21.
Le baptême dans l'Esprit
Le Renouveau Charismatique a mis à l'honneur une cérémonie d'invocation à l'Esprit Saint, appelée « baptême dans l'Esprit ». Pour éviter la confusion avec le baptême, unique et définitif, cette cérémonie porte aussi le nom d' « effusion de l'Esprit ».
Autres sens
Le prénom de l'enfant étant choisi au moment du baptême, le mot « baptiser » a pris le sens de « donner un nom ». Le « baptême » peut aussi désigner « une première fois » : le baptême du feu.
En Belgique, le « baptême d'étudiant» est une sorte de bizutage encadré, qui permet, celui-ci terminé, de porter un couvre-chef distinctif : une calotte pour les écoles et universités catholiques (sauf à Liège) ou une casquette à visière longue, appelée penne, dans les écoles et universités de l'État ou non confessionelles (penne pour tous les réseaux à Liège). À Louvain-la-Neuve, le droit de porter de la calotte n'est pas relié au baptême et s'obtient lors d'une corona.
Il existe en France un baptême civil. Cette cérémonie, née à la Révolution française, est rapidement tombée en désuétude, quoique encore pratiquée occasionnellement.
Dans le bouddhisme, il existe un rite ressemblant au baptême, tel que le dit la formule : « Je prends refuge dans le Bouddha, dans sa Loi (dharma) et dans ses moines (sangha) ». Contrairement au baptême, cette profession de foi n’est pas définitive, elle peut se reprendre à tout moment.
On parle aussi de baptême pour les navires. Ce baptême a lieu lors de la mise à l'eau lorsque la marraine donne le nom, casse une bouteille de champagne sur la coque et qu'on retire les cales qui retiennent le bateau pour qu'il glisse jusqu'à l'eau.
Une pratique venue d'Allemagne consiste à se faire « débaptiser », par exemple pour échapper à l'impôt ecclésiastique. En France, les motivations relèvent plutôt d'une mise en conformité avec des convictions personnelles. La question est ouverte de savoir si le « débaptême » est possible. Sur la forme, il est possible de se faire rayer des registres paroissiaux. Sur le fond, le chrétien a toujours la liberté de renoncer à son baptême. Mais d’un point de vue théologique, les avis divergent sur la possibilité de revenir en arrière sur une grâce reçue de Dieu : dans cette optique où les dons de Dieu sont définitifs (« Dieu ne reprend jamais ce qu’il a donné »), le baptisé ne peut pas être « débaptisé », il renonce simplement à vivre selon son baptême.
La démarche de débaptisation est surtout utilisée par les athées militants soucieux de ne plus compter parmi les statistiques de l'église catholique, celle-ci évaluant le nombre de ses membres dans le monde en fonction du nombre de baptisés.
Catégorie:Culte et liturgie
ja:洗礼
Jésus Christ
Jésus dit Jésus de Nazareth appelé également Jésus-Christ par les chrétiens (grec: Ιησούς Χριστός (Iesous Christos), Christ signifiant étymologiquement oint) est le personnage central du christianisme ; il est considéré par les chrétiens comme le Messie et le Fils de Dieu (vrai Dieu et vrai homme, en une seule personne). Les catholiques, les protestants et les orthodoxes le célèbrent religieusement, et même l'adorent en tant que Dieu (deuxième personne de la Trinité) ; d'autres courants chrétiens le célèbrent religieusement en développant des christologies plus variées. Les musulmans le considérent comme le dernier grand prophète avant Mahomet.
Résumé de la vie de Jésus
D'après les Évangiles, Jésus est né dans le village de Bethléem. Le recensement des populations sous occupation romaine ayant été ordonné par un édit de César Auguste, Marie, mère de Jésus, et son époux Joseph, furent contraints de rejoindre leur village d'origine. La naissance de Jésus à Bethléem accomplit parfaitement la prophétie de Michée ; certains pensent que cette affirmation est surtout symbolique, car Bethléem, en hébreu la maison du pain, est réputée « ville de David » où le Messie doit naître.
Pour certains historiens, Jésus, connu sous le nom de « Jésus le nazaréen », serait probablement né quelques années avant l'an 1 du calendrier chrétien (et donc, devrait-on dire, « avant Jésus-Christ » !) à Nazareth (encore que l'existence de cette ville ne soit pas attestée par l'archéologie pour le premier siècle de notre ère). L'adjectif « nazaréen » entendu comme « homme du village de Nazareth » résulte d'un abus de langage de compilateurs tardifs. « De Nazareth » ou « nazaréthain » se traduit en grec par Nazarethenos, Nazarethanos, ou Nazarethaios et non par Nazarenos, Nazôraios ni même Nazarénos comme on le trouve dans les Évangiles (« nazaréen »). Le « nazaréen » se rapproche plus certainement du nazîr (hébreu : נזיר nazīr, abstinent, ermite) qui désigne un homme lié à Dieu par une promesse particulière ou de neser (hébreu : נצר neṣer, descendant ; rejeton).
Les premiers disciples de Jésus furent nommés nazaréens. Le pouvoir romain ne les considérait alors que comme une dissidence juive susceptible de troubler l'ordre public. Un passage des Actes des Apôtres rapporte qu'un certain Tertulle accuse l'apôtre Paul en ces termes (Actes XXIV; 5) :
:Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, qui est chef de la secte des nazaréens.
Le terme a été utilisé par l'empereur Julien l'apostat sur son lit de mort : « Tu as gagné, Nazaréen! » (Julien avait essayé de restaurer, après Constantin, le culte des anciens dieux romains).
Julien l'apostat
Selon les Évangiles de Matthieu et Luc, cette naissance a lieu durant la dernière année du règne de Hérode I le Grand, soit 4 ans avant l'ère qui porte son nom (il est cependant précisé dans l'Évangile de Luc que cette naissance a lieu durant un recensement. Le seul connu à cette époque est celui de Quirinius, qui a eu lieu en l'an 7), et mort à Jérusalem en l'an 30 ou 33, crucifié sous le mandat du procurateur Ponce Pilate.
Les Évangiles rapportent :
- la naissance virginale dans le prologue de deux des quatre évangiles (Matthieu et Luc). Ces prologues sont estimés, par une partie des spécialistes, plus tardifs que le reste du texte (mais sans preuve philologique). Les évangiles mentionnent également la correspondance du récit de sa naissance avec plusieurs prophéties de l'Ancien Testament.
- sa transfiguration entre Moïse et Élie (dans l'évangile selon Marc). L'apparition des personnages de Moïse et de Élie est considérée par certains comme hautement symbolique. Moïse est un fondateur de religion et Élie est le prophète le plus aimé du judaïsme. Élie est réputé n'avoir pas connu la mort, être monté aux cieux de son vivant et devoir revenir en même temps que le Messie. Ce fut également, toujours selon l'Ancien Testament, le sort d'Enoch.
- sa Passion, c'est-à-dire ses souffrances et sa mort sur la croix (instrument de supplice) ;
- sa Résurrection constatée au matin de Pâques ;
- son Ascension (c'est-à-dire l'enlèvement de son corps au ciel).
Les quatre évangélistes font le lien avec quelques passages des prophètes des siècles antérieurs (notamment dans le livre d'Isaïe et les Psaumes) comme annonce de la passion et de la résurrection de Jésus, et de son rôle de Messie.
Les Actes des Apôtres rapportent :
- la Pentecôte, 50 jours après Pâques, à la suite de laquelle les apôtres commencent la diffusion intensive de son message ;
- les débuts de l'Église et de son expansion.
Beaucoup de miracles sont aussi attribués à Jésus, essentiellement des guérisons d'aveugles, de sourds et de paralytiques. En outre, plusieurs résurrections lui sont attribuées : celle de l'esclave d'un centurion romain, celle du fils unique d'une veuve de la ville de Naïn, celle de la fille d'un nommé Jaïrus, et celle de Lazare, son ami, frère de Marthe et Marie.
Message de Jésus
Marie
Selon certains théologiens, le fond du message des évangiles réside dans :
- les Béatitudes (selon Matthieu et selon Luc).
- les deux commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », qui constituent un tout indissociable. Autrement exprimé dans : « En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas » (Jean VI:20). À noter que ces commandements sont présents dans l'Ancien Testament (Lévitique 19-18: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même"). La loi mosaïque reste un socle indiscutable du discours de Jésus rapporté par les évangiles.
- l'injonction d'aimer son prochain, fût-il son ennemi.
- Il prêche l'imminence du Royaume et la nécessité d'une vraie repentance : « Repentez-vous car le royaume des cieux est proche ». (Matthieu IV:17)
- L'essentiel du message se trouve certainement dans l'Évangile de Luc au chapitre 4 et aux versets 18 à 21 - un message de paix pour une humanité qui souffre non pas seulement physiquement mais surtout spirituellement à cause de sa décision d'exclure Dieu de sa vie, Jésus vient renouer ce lien au travers de ce message extraordinairement rempli d'amour pour chacun.
- Autre formulation dans l'Évangile selon Jean 3, 16 : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. »
Plus qu'un simple "message", Jésus représente pour les chrétiens la venue de Dieu dans l'humanité, avec l'Incarnation du Verbe, le rachat de l'humanité par la croix, et la victoire sur la mort, par la Résurrection, signifiant le salut.
Perspectives religieuses
Christianisme
Résurrection
Les chrétiens croient que Dieu est un Dieu "trinitaire", c'est-à-dire un Dieu unique qui s'exprime et vit, en communion d'amour, en trois personnes (étymologiquement, le terme "personne" correspond au masque porté par un acteur de théatre). Dans la Bible, nous pouvons lire comment les êtres humains ont perdu leur relation avec Dieu (Genèse 1-3), et comment Dieu cherche à retrouver un contact avec eux. Il a utilisé plusieurs méthodes, dont les prophètes, visions et rêves pour renouer cette relation.
Selon la Bible, Dieu a finalement pris la forme d'un être humain, a vécu parmi les hommes pour montrer directement qui est Dieu et quels sont son amour, ses commandements, son invitation à l'humanité.
La vie de Jésus et des premiers chrétiens est racontée dans le Nouveau Testament. Les témoignages de la vie de Jésus se trouvent principalement dans les évangiles, mais il y a aussi des références dans les écrits de Paul -par exemple, la première épître aux Corinthiens.
Jésus de Nazareth est souvent appelé "Jésus-Christ". Le mot "Christ" (grec - équivalent de "Messie" en hébreu) veut dire "Oint de Dieu". Les Israélites croyaient que Dieu enverrait quelqu'un pour les libérer et instaurer le "Royaume de Dieu", une transformation qui ferait que Dieu deviendrait le seul Roi de la Terre, que les péchés seraient pardonnés, le Temple restauré, que les Romains seraient renvoyés d'Israël. Ils ont appelé cette personne le Messie.
Selon le Nouveau Testament, Jésus était ce Messie, mais ce n'était pas le Messie que les gens autour de lui attendaient. Il était très critique envers les autorités religieuses, ignorait les règles de la Loi quand l'amour le demandait, et passait beaucoup de temps avec les pauvres, les démunis et les rejetés de la société. Il a parlé d'une relation avec Dieu, non par l'intermédiaire des autorités, mais directement.
Finalement, les autorités religieuses en ont eu assez, et ont persuadé les Romains de le crucifier. Il est mort sur cette croix et puis enterré. Ça aurait dû être la fin. Un Messie mort n'était pas un Messie du tout, les Romains étaient toujours là...Rien n'avait vraiment changé. Même si Jésus avait fait des miracles, même si plusieurs le croyaient le sauveur d'Israël, la crucifixion semblait éliminer toute possibilité d'espoir.
Alors pourquoi entendons-nous toujours parler de lui ? Selon les Évangiles, Jésus est "ressuscité" le troisième jour après sa mort. Ce n'est pas une question de "revenir à la vie", comme dans certaines mythologies, mais pour les Israélites, un jour viendrait, à la fin du temps, quand tous les justes passeraient de l'autre côté de la mort, vers une vie épanouie, transformée et sans fin sur Terre.
La suite de l'histoire commence quand quelques femmes visitent le tombeau et le trouvent vide. Ensuite c'est le chaos généralisé. Beaucoup de gens voient Jésus dans les jours qui suivent. Il est pareil, mais aussi différent. Il peut manger, mais aussi apparaître au milieu d'une pièce fermée. Il semble bien qu'il soit "ressuscité".
Bien évidemment, d'un point de vue historique il est difficile de se prononcer sur cette suite de l'histoire, et les débats continueront, mais c'est l'explication que nous trouvons dans la Bible. Pour ceux qui croient qu’il est ressuscité, c’est comme un effet de dominos pour leurs croyances. Si Jésus est ressuscité, alors peut-être qu’il n’est pas rejeté par Dieu –un Messie raté– après tout. Les prophètes ont parlé de quelqu’un qui mourrait pour les péchés du monde. Est-ce que la mort de Jésus veut dire que le pardon est maintenant possible ? Et si le Règne de Dieu a vraiment commencé avec Jésus, alors comment ce Règne peut-il s’étendre sur la Terre ? Est-ce que, plus que juste un prophète, Jésus était Dieu lui-même comme il l’a dit ? Et qu’est-ce que cela implique pour notre relation avec Dieu ?
Les premiers Chrétiens –ceux qui ont cru en Jésus– ont répondu « oui » à toutes ces questions. Pour eux, la mort et résurrection rendent possible une relation restaurée avec Dieu, non par des intermédiaires religieux, mais directement par Jésus. C’était maintenant à eux de faire avancer le règne de Dieu que Jésus a commencé, de voir les gens guéris, pardonnés, restaurés – « aimer Dieu et aimer les autres » comme Jésus l’a dit. Comment vont-ils faire ?
- Pour la suite, voir Pentecôte.
Islam
Contrairement aux chrétiens qui considèrent Jésus comme l'incarnation d'une personne divine, l'islam le considère comme un prophète, et comme l'un des plus importants. Il est loué à de multiples reprises dans le Coran. Le Coran précise bien qu'il est né de Marie (Coran II; 87), qu'il est le Messie, que Marie est mère et vierge (Coran III; 45-47 ou XXI; 91). Mais Jésus, selon le Coran, n'est ni Dieu, ni fils de Dieu (Coran V; 17). Jésus ne serait pas mort sur la croix, mais une autre personne a été crucifiée à sa place par erreur (« ce n'était qu'un faux semblant ») (Coran IV; 157), Dieu ayant élevé Jésus vers Lui. Il a confirmé les enseignements de la Torah et il aurait annoncé la venue de Mahomet (Coran LXI; 6) sous le nom de Ahmad. Il serait, selon le Coran, monté vivant auprès de Dieu, c'est lui qui reviendra au moment du jugement dernier (pour lutter contre l'anté-Christ et détruire les croix). Il ne reviendra pas en tant que prophète, mais en tant que musulman.
Le Coran le nomme Îsâ (arabe : عِيسى `īsā), tandis que la Bible en arabe le nomme Yesû`a (arabe : يسوع yasū`a). L'historien traditionaliste Tabarî (839-923) raconte à propos de la crucifixion l'épisode suivant :
:Les juifs traînèrent Îsâ à un endroit où ils avaient préparé une croix pour le crucifier, et un grand nombre de juifs se rassemblèrent autour de lui. Ils avaient un chef nommé Yesû`a, qui était également parmi eux. Quand ils voulurent attacher Îsâ à la croix, Dieu l'enleva à leurs regards et donna la forme et l'aspect de Îsâ à Yesû`a, leur chef. […] Quand ils regardèrent, ils virent Josué entièrement ressemblant à Îsâ, et ils le saisirent. Il dit : Je suis Josué. Ils répondirent : Tu mens; tu es Îsâ, tu t'es dérobé à nos regards par la magie ; maintenant la magie est passée et tu es devenu visible. Il protesta en vain qu'il était Josué ; ils le tuèrent et l'attachèrent à la croix.
:Quant à Îsâ, Dieu l'éleva, au ciel comme il est dit dans le Coran : « Ils ne l'ont pas tué et ils ne l'ont pas crucifié, mais ce n'était qu'un faux semblant. » (Coran IV; 156).
::Tabarî (La Chronique, De Salomon à la chute des Sassanides)
Cette croyance est héritée du docétisme, dénoncé comme une hérésie dès les premiers siècles du christianisme. Les docètes refusent l'idée que Jésus ait pu souffrir, soit parce qu'il n'a que l'apparence d'un corps, soit parce que c'est un autre qui a pris sa place sur la croix.
Dans le Coran, le mot le plus fréquemment utilisé pour désigner les chrétiens est nasârâ (arabe : نَصَارَى naṣārā).
Le nom de Jésus
Jésus est une translittération grecque d'un diminutif araméen de Yehoshuah ou Yeshoua (hébreu : ישו yešū), traduit également par Josué (hébreu: יהושע yehōšu`a). Le sens du mot est Dieu sauve, Dieu est salut, salut, santé, aisance financière.
Le nom Jésus est souvent utilisé pour désigner Jésus de Nazareth également nommé Jésus-Christ.
Il est attesté comme prénom pour Barabbas1, le chef de guerre libéré par Ponce Pilate dans le texte de l'Évangile selon Matthieu XXVII:16-17 et comme prénom pour Ben Sirach, l'auteur du Siracide, livre de sagesse de la Bible. Le nom AbIeschwa est aussi attesté et signifie mon père est aisé. (Source BDB-THAYER)
Dans ses textes, Flavius Josèphe cite plusieurs individus nommés Jésus :
- « Jésus, fils de Sapphas, un des grands-prêtres », gouverneur d'Idumée et également « premier magistrat de Tibériade » (Guerre des Juifs, Livre II, XX.4 et XXI.3 et livre III)
- Jésus, un des grands-prêtres (Guerre des Juifs, Livre VI, II.2) peut-être le même que le prêtre « Jésus, fils de Thebouthi » (Guerre des Juifs, Livre VI, VIII.3)
- « Jésus, fils d'Ananias » qui prononce des présages contre Jérusalem (Guerre des Juifs, Livre VI, V.3)
- un « Jésus, fils de Josédec, le grand-prêtre » contemporain de Darius (Antiquités juives, livre XI, III.1)
- Jésus, fils du grand prêtre Onias, qui hellenisa son nom en Jason, contemporain d'Antiochos Épiphane (Antiquités juives, livre XII, V.10)
1. La traduction œcuménique de la Bible indique « De nombreux manuscrits omettent le mot Jésus devant Barrabas. »
Citations sur Jésus
- « Jésus-Christ est le centre de tout, et le but vers lequel toutes choses tendent. », Blaise Pascal
- « Car il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. », Saint Paul - 1 Timothée 2:5-6
- « Nous avons, par la foi en Jésus-Christ, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. », Saint Paul - Éphésiens 3:16
- « Je suis le chemin, la vérité et la vie nul ne vient au père que par moi. », dixit Jésus d'après Jean 14:6.
"je suis un homme à part entiere, je suis un dieu à part entiere, je suis l' Esprit saint à part entiere" [Jésus lui même]
- Le Saint-Suaire
- Le saint Calice
- Les clous de la Passion de Jésus
- Le saint prépuce de Jésus
- La couronne d'épines de Jésus
- Les morceaux de la Croix
- Le précieux sang de Jésus
Voir aussi
- Ce que les théologiens déclarent de Jésus se nomme christologie.
- Ce que l'histoire pense de Jésus s'élabore dans les diverses quêtes du Jésus historique.
- Jésus (prénom)
- Marie-Madeleine
- Unitarisme (théologie)
Lire aussi
- Daniel Marguerat, E. Norelli, J.-M. Poffet, Jésus de Nazareth, nouvelles approches d'une énigme, Labor et Fides.
- Philip Yancey, Ce Jésus que je ne connaissais pas, Éditions Farel, ISBN 2863142534.
- Raymond E. Brown, The Death of the Messiah, 2 volumes, Éditions Doubleday, 1994 ; traduction française, La Mort du Messie. Encyclopédie de la Passion du Christ, de Gethsémani au tombeau. Un commentaire des récits de la Passion dans les quatre Évangiles, Éditions Bayard, 2005, 1 712 pages, ISBN 2227350253.
- Écrits intertestamentaires, La Pléiade.
- Écrits apocryphes chrétiens, La Pléiade.
- Charles Guignebert, Jésus, Albin Michel
- Charles Guignebert, Le Christ, Albin Michel
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Corpus christi.
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Enquête sur l'écriture des évangiles, Mille et une nuits
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus contre Jésus, Seuil.
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus illustre et inconnu, Desclée de Brouwer.
- Heindel, Max, Cosmogonie des Rose-Croix: "Le Christ et Sa Mission" (Chapitre XV), ISBN 0-88112-044-8, novembre 1909 [http://www.rosicrucian.com/foreign/rcc/rccfre15.htm www]
- Heindel, Max, Comment reconnaîtrons-nous le Christ à Son Retour?, mai 1913 (text intégral tachygraphié d'une conférence) [http://www.rosicrucian.com/foreign/mi/ti02fre33.htm www]
Liens externes
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/jesus_christ.asp Citations, vie et portaits de Jésus-Christ]
- [http://atheisme.free.fr/Themes/Jesus.htm Jésus-Christ vu par les athées]
- [http://enigmej.free.fr/ L'énigme Jésus] (article de Patrick Dupuy, 2000).
- [http://seigneurjesus.free.fr/ Site religieux dédié à Jésus-Christ]
- [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-29523 Vie de Jésus], Ernest Renan
- [http://www.zetetique.ldh.org/jesus.html Jésus-Christ a-t-il existé?] (Paul-Éric Blanrue)
- [http://www.luigicascioli.it/home_fra.php/ La fable de Christ] (Luigi Cascioli)
Jesus de Nazareth
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Baptême
Le baptême (du grec βαπτίζω baptizô, fréquentatif de 'baptô', « plonger dans un liquide ») est un rite ou un sacrement marquant l'entrée d'une personne dans une Église chrétienne. C'est la cérémonie par laquelle on témoigne être chrétien. Pour tout chrétien, la référence est le baptême de Jésus par Jean-Baptiste dans le Jourdain, décrit dans l'évangile selon Matthieu, chapitre 3, 13-17 :
« Alors Jésus vint de la Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui. Mais Jean s'y opposait, en disant : C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et tu viens à moi ! Jésus lui répondit : Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. Et Jean ne lui résista plus. Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ».
"On ne naît pas chrétien, on le devient" affirmait Tertullien, un des pères de l'Église, dans son Apologie du Christianisme, chapitre 18. Du fait qu'il apparaît explicitement dans le Nouveau Testament, le baptême est un rite commun à toutes les Églises chrétiennes. C'est aussi, pour celles qui le reconnaissent comme tel, un sacrement partagé : ainsi, un baptisé dans la foi orthodoxe qui se convertit au catholicisme n'a pas à se refaire baptiser, et vice-versa.
Le baptême peut être pratiqué sur de jeunes enfants (pédobaptisme) ou sur des adultes, selon les époques ou les Églises. Pour la Bible, "il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême" (Éphesiens 4:5). Certaines confessions chrétiennes ne reconnaissent pas le baptême des enfants, elles semblent donc rebaptiser lorsqu'elles baptisent adultes leurs membres (anabaptisme).
La forme du baptême diffère selon les Églises. Aujourd'hui l'Église catholique pratique essentiellement le baptême par aspersion (versement d'une petite quantité d'eau sur la tête). Les Églises orthodoxes préfèrent le baptême par immersion, totale ou partielle — le néophyte entre dans l'eau jusqu'aux genoux, puis on lui verse de l'eau sur la tête. Les Églises protestantes pratiquent les deux formes.
Le rite catholique
Pour l'Église catholique, le baptême est le premier des trois sacrements de l'initiation chrétienne, avec la Confirmation et l'Eucharistie (la communion). Pour les personnes ayant l'âge de raison (enfants et adultes), il est précédé d'une période de préparation, appelée catéchuménat, au cours de laquelle le futur baptisé, le catéchumène, apprend la foi pour laquelle il demande le baptême. Pour les nouveaux-nés, les parents suivent une préparation au baptême qui les aide à comprendre le sens de ce sacrement. Pour les adultes, le baptême proprement dit a souvent lieu au cours de la veillée de Pâques.
La célébration est semblable pour tous les baptêmes, bébés, enfants ou adultes. Les parents des très jeunes enfants parlent en leur nom. Le rite commence par une profession de foi des catéchumènes et leur renoncement à Satan. Il se poursuit par l'effusion de l'eau et l'apposition du Saint-Chrême (une huile sainte) sur le front du baptisé. Cette huile, qui à l'origine servait à l'onction des rois, rappelle que le baptême rend tout chrétien « prêtre, prophète et roi ». L'eau et le Saint-Chrème signifient que le chrétien est baptisé « dans l'eau et dans l'Esprit ». Ensuite le baptisé revêt un vêtement blanc (souvent un bonnet pour les bébés, une écharpe pour les jeunes et les adultes), signe de la pureté retrouvée. En effet, dans la foi catholique, le baptême efface tous les péchés. Il est de tradition de désigner pour le baptisé un parrain et une marraine, personnes elles-mêmes baptisées. Historiquement, leur fonction était avant tout d'être des témoins de ce sacrement, au nom de la communauté chrétienne. La tradition a également véhiculé le rôle d’accueillir l’enfant en cas de décès des parents et de lui assurer une vie chrétienne. Aujourd’hui ce sont des personnes avec qui le baptisé aura une relation privilégiée au cours de son enfance. À l’issue de la cérémonie, le parrain, la marraine et le baptisé (ou ses parents s’il est trop petit) signent le « registre des baptêmes » qui atteste le sacrement. Ce registre est tenu en double, un exemplaire reste à la paroisse, l’autre est conservé à l’évêché. Ces registres, tenus depuis le , sont des mines d’information pour les généalogistes.
Les autres formes de baptême catholique
On appelle ondoiement un baptême réduit à l'effusion d'eau, sans aucune des autres formes. Il est souvent réservé aux cas d'urgence (danger de mort). Bien que canoniquement valide, il doit être ensuite complété par les autre cérémonies, si l'on dispose d'assez de temps. Traditionnellement, en France, à l'époque moderne, les enfants de la famille royale et les princes du sang étaient ondoyés à leur naissance puis baptisés une fois enfants.
L'Église catholique reconnaît également le baptême dans le martyre : une personne n'ayant pas reçu le baptême par l'eau mais morte à cause de ses convictions chrétiennes est pleinement baptisée.
Le baptême au cours des âges
Par son action de purification (rémission des péchés), les premiers chrétiens attendaient souvent la fin de leur vie pour se faire baptiser ; le cas le plus célèbre fut celui de l'empereur Constantin. Le catéchuménat se met en place à la fin du . Il n'y a pas de parrain : au cours de la cérémonie, un fidèle connu et respecté se porte garant du catéchumène ; on l'appelle le « sponsor », « celui qui pousse ».
Le baptême de Clovis, vers 496, est l'un des événements fondateurs de l'identité nationale française. Jusqu'à la cérémonie, Clovis est païen ; il croit aux multiples dieux germains de ses ancêtres. C'est sans doute à la suite d'un vœu fait lors d'une bataille contre les Alamans que le roi des Francs se convertit au catholicisme. Sa femme Clotilde, très croyante, la pression des évêques de Gaule et des motivations politiques ont pu également entrer en jeu. L'historien Grégoire de Tours nous raconte la cérémonie dans son Histoire des Francs, écrite au . Clovis fut baptisé par l'évêque de Reims, Rémi, avec plusieurs milliers de ses soldats, dans le baptistère de la cathédrale. Cet événement marque l'alliance du pouvoir royal et de l'Église. Le peuple franc se convertit mais les pratiques païennes subsistèrent encore longtemps.
Les rites du baptême se fixent progressivement aux temps mérovingiens. À l'époque de Clovis, il se pratiquait encore à l'âge adulte après la période de catéchuménat. Seul l'évêque pouvait administrer ce sacrement. Le baptisé entrait dans une grande cuve baptismale située dans le baptistère et se plongeait trois fois dans l'eau. Cette triple immersion rappelle que le baptême est reçu « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (voir le dogme de la Trinité). Le baptisé devait déclarer sa profession de foi (le credo). Ensuite, une messe était dite dans l'église.
Avec la diffusion du christianisme, les églises se multiplient et chacune contient un baptistère (ou fonts baptismaux). Symboliquement, le baptistère est près d'une porte, car il faut être baptisé pour s'approcher du choeur de l'église. Avec la généralisation des fonts baptismaux, les prêtres vont alors donner le sacrement du baptême, souvent par aspersion. Pour les cas d'urgence, le baptême peut même être donné par une personne non baptisée, sans cérémonie particulière. En 314, le concile d'Arles, confirmé en 1439 par le concile de Florence, admit la validité du baptême administré par un païen : l'Église ne récuse pas le donateur, pas plus que le naufragé n'enquête sur son sauveteur.
Le christianisme bien implanté, le nombre d'enfants à baptiser dépasse progressivement le nombre d'adultes. Le souci de baptiser les enfants se fait donc de plus en plus aigü, car le baptême signifie le salut de l'âme, indispensable pour aller au paradis. À la fin du , la mortalité infantile est effrayante. Aussi la théologie évolue et autorise le baptême quam primum (dès que possible). Au , la pratique du baptême sur les nouveaux-nés est généralisée. C'est alors le parrain qui prononce la profession de foi et renonce à Satan pour le bébé. Le sacrement de Confirmation viendra, comme son nom l'indique, confirmer le baptême quand l'enfant aura grandi. Des hérésies se sont attaqué au baptême et l'ont remis en question.
En France, jusqu'à la fin du , en dehors des classes élevées de la société (famille royale, princes du sang et haute noblesse), le baptême des enfants avait généralement lieu dans les heures qui suivaient la naissance, plus rarement le lendemain ou le surlendemain, le père de l'enfant n'hésitant pas, quelles que soient les conditions climatiques et son emploi du temps, à parcourir plusieurs kilomètres pour faire baptiser l'enfant par le premier prêtre disponible (le plus souvent dans sa propre paroisse, sinon dans une paroisse voisine en cas d'absence du curé). Cette précipitation, dans un contexte de forte mortalité infantile, était destinée à permettre à l'enfant, s'il mourrait, d'aller au ciel ; en effet, un enfant mort non baptisé était réputé aller dans les limbes, espace différent du paradis, où l'âme errait sans fin. De même, puisqu'il n'était pas baptisé, il ne pouvait recevoir de sépulture chrétienne.
Baptême sous conditions
La règle de base est qu'un chrétien (catholique romain en France) ne peut être baptisé deux fois. Dans tous les cas un prêtre baptisait un enfant sous condition lorsqu'il s'agissait d'un enfant trouvé ou abandonné. Donc, il était baptisé "sous la condition de ne pas déjà l'avoir été d'autre part". Dans bien des régions (de France, et encore plus certainement de la moitié Nord) un enfant ondoyé à la maison à cause du péril de mort était baptisé sous condition (l'ondoyement n'est pas un baptême "réel", mais il fait qu'en cas de décès avant "régularisation par baptême" l'enfant pouvait être enterré en "terre chrétienne", même si comme tous les enfants il ne pouvait aller au Ciel, encore moins en Enfer ou au Purgatoire (vu qu'il n'avait pas eu l'occasion de faire des péchés... à la différence des adultes !) mais il allait dans les Limbes). Toute personne baptisée pouvant baptiser une autre personne (en général, c'était la sage-femme ou matrone qui officiait) à condition qu'elle dispose d'un peu d'eau. Il y a encore un autre cas : les enfants (en général de familles riches) étaient baptisés peu de temps après leur naissance à la maison (le château, le logis) par un prêtre ou un religieux (... ils en avaient, en général, "sous la main" avec leurs cadets), mais il n'y avait pas de mention dans un registre de catholicité (pour cause !) et quelques années plus tard le baptême "officiel" avait lieu avec d'illustres parrain et marraine à l'Eglise. Et comme le premier acte n'avait pas de preuve écrite, le second avait lieu sous condition.
Le baptême chez les Baptistes et d'autres Evangéliques
"Nul ne naît chrétien mais chacun est invité à le devenir". C'est pourquoi ces chrétiens pratiquent le baptême des croyants sur profession personnelle de leur foi. Ce baptême s'effectue par immersion complète. Ils ne pratiquent pas le baptême des petits enfants, car ces derniers ne peuvent avoir pleine conscience de ce qu'est le baptême. Il relève d'une décision prise à la suite du Salut par grâce. Le baptême n'a aucun pouvoir salutaire, et ne purifie pas. Rappelons que selon la Parole de Dieu, le baptême "n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu". 1 Pierre 3:21.
Le baptême dans l'Esprit
Le Renouveau Charismatique a mis à l'honneur une cérémonie d'invocation à l'Esprit Saint, appelée « baptême dans l'Esprit ». Pour éviter la confusion avec le baptême, unique et définitif, cette cérémonie porte aussi le nom d' « effusion de l'Esprit ».
Autres sens
Le prénom de l'enfant étant choisi au moment du baptême, le mot « baptiser » a pris le sens de « donner un nom ». Le « baptême » peut aussi désigner « une première fois » : le baptême du feu.
En Belgique, le « baptême d'étudiant» est une sorte de bizutage encadré, qui permet, celui-ci terminé, de porter un couvre-chef distinctif : une calotte pour les écoles et universités catholiques (sauf à Liège) ou une casquette à visière longue, appelée penne, dans les écoles et universités de l'État ou non confessionelles (penne pour tous les réseaux à Liège). À Louvain-la-Neuve, le droit de porter de la calotte n'est pas relié au baptême et s'obtient lors d'une corona.
Il existe en France un baptême civil. Cette cérémonie, née à la Révolution française, est rapidement tombée en désuétude, quoique encore pratiquée occasionnellement.
Dans le bouddhisme, il existe un rite ressemblant au baptême, tel que le dit la formule : « Je prends refuge dans le Bouddha, dans sa Loi (dharma) et dans ses moines (sangha) ». Contrairement au baptême, cette profession de foi n’est pas définitive, elle peut se reprendre à tout moment.
On parle aussi de baptême pour les navires. Ce baptême a lieu lors de la mise à l'eau lorsque la marraine donne le nom, casse une bouteille de champagne sur la coque et qu'on retire les cales qui retiennent le bateau pour qu'il glisse jusqu'à l'eau.
Une pratique venue d'Allemagne consiste à se faire « débaptiser », par exemple pour échapper à l'impôt ecclésiastique. En France, les motivations relèvent plutôt d'une mise en conformité avec des convictions personnelles. La question est ouverte de savoir si le « débaptême » est possible. Sur la forme, il est possible de se faire rayer des registres paroissiaux. Sur le fond, le chrétien a toujours la liberté de renoncer à son baptême. Mais d’un point de vue théologique, les avis divergent sur la possibilité de revenir en arrière sur une grâce reçue de Dieu : dans cette optique où les dons de Dieu sont définitifs (« Dieu ne reprend jamais ce qu’il a donné »), le baptisé ne peut pas être « débaptisé », il renonce simplement à vivre selon son baptême.
La démarche de débaptisation est surtout utilisée par les athées militants soucieux de ne plus compter parmi les statistiques de l'église catholique, celle-ci évaluant le nombre de ses membres dans le monde en fonction du nombre de baptisés.
Catégorie:Culte et liturgie
ja:洗礼
Église baptisteCatégorie:Église protestante
lÉglise baptiste est un église protestante issue de la Réforme fondée au par un pasteur anglais et dont les membres se caractérisent par leur attachement à la lettre de la Bible, le baptême adulte en tant que témoignage volontaire (anabaptisme) et par leur esprit missionnaire.
Les Églises baptistes insistent sur :
- l’autorité de l’Écriture comme seule base de leur foi,
- la conversion personnelle
- le témoignage (tout en respectant la liberté de conscience pour chacun).
Elles ont également le souci d’un engagement fort dans une éthique quotidienne de vie.
Les baptistes ont développé une action missionnaire efficace ; c’est ainsi un baptiste, William Carey (1761-1834), qui fonda une des premières sociétés missionnaires en 1792 et a implanté des Églises baptistes en Inde.
Aujourd’hui, on peut estimer la population baptiste mondiale à au moins 125 millions de personnes, dont un peu plus de 50 millions de membres baptisés par immersion.
- Ils représentent la dénomination protestante la plus importante aux USA où l’on dénombre 26 millions de fidèles.
- En Europe, le baptisme est minoritaire (1,1 million de personnes en 1981, dont la moitié dans l’ancienne Union Soviétique) mais c’est un mouvement protestant en forte expansion ces dernières années.
Au Canada
Au Canada, la première Église protestante francophone d'Amérique du Nord est fondée vers 1830 par Henriette Feller une veuve qui quitte sa vie bourgeoise en Suisse pour le Québec. Elle reçoit l'autorisation exceptionnelle des autorités de Lausanne de voyager seule. Après une escale au port de New York, elle rejoint Montréal mais l'opposition catholique y est très forte. Elle se déplace de cinquante kilomètres vers l'Est. C'est dans la bourgade agricole de Saint-Blaise qu'elle s'établira pour enseigner les matières scolaires aux enfants pauvres des fermiers avec le soutien matériel d'un propriétaire de la région. Elle reçoit l'aide d'un jeune pasteur de vingt-trois ans, Louis Roussy, originaire lui aussi de Suisse. Les nouveaux croyants de la région sont l'objet d'intimidations par des habitants qui lient la religion protestante à l'occupation britannique. Leurs maisons sont parfois vandalisées. Des persécutions les obligent à se réfugier pour un temps aux États-Unis. Ils reviennent après la fin des révoltes contre le pouvoir britannique qui culminent en 1837. Au début une maison-école très modeste, elle prendra de l'ampleur pour devenir l'Institut Feller qui œuvrera jusque dans les années 1960 et dont la renommée s'étendra. L'Église Roussy-Memorial se rattache à l'Union des Églises baptistes françaises du Canada et se confirme comme la pionnière des Églises protestantes francophones du Continent.
En France
En France, parmi les premières églises baptistes la plupart ont été crées au début du 19ème siècle dans le nord de la France (région de Douais). Des églises baptistes s'implantent solidement dans les villes du bassin minier du Nord de la France et dans la vallée de l'Oise. Quelques communautés se créent aussi à Paris et en Bretagne .
- En 1911, vient le temps de l'organisation. Dix Eglises constituées s'unissent et forment la Fédération des Eglises Evangéliques Baptistes du Nord de la France. En 1913, 15 pasteurs sont à l'œuvre, 28 lieux de cultes rassemblent 883 membres baptisés. La première guerre mondiale, particulièrement effroyable dans le Nord de la France, décime le rang des Eglises ( 8 Eglises détruites ) et celui des pasteurs. Mais un nouveau départ a lieu après la guerre, et en 1921, la Fédération des Eglises Evangéliques Baptistes ne se limite plus au seul Nord de la France. Pourtant la croissance se ralentit dans l'entre deux guerres. Des dissensions doctrinales ont provoqué une division parmi les églises baptistes. Plusieurs églises ont formé l'association des Eglises Evangéliques Baptistes de langue française.
- En 1937, la Fédération des Eglises Baptistes crée la Mission Intérieure Baptiste ( M.I.B.) dont le but est de créer de nouvelles communautés en France, là où il n'y en a pas encore. Entre 1946 et 1960, 20 nouvelles Eglises sont créées dans plusieurs grandes villes ( Lyon, Strasbourg ). Pendant les dix années suivantes, le nombre de nouvelles Eglises n'évolue pas, par contre, on voit une croissance des Eglises existantes.
- Depuis 1970, une nouvelle étape de croissance s'amorce avec plusieurs nouvelles implantations d'Eglises. Entre 1976 et 1984, le nombre d'Eglises est passé de 46 ( rassemblant 2300 membres ) à 71 églises ( Rassemblant 3800 membres baptisés ). Depuis plusieurs Eglises ont rejoint la Fédération des Eglises Evangéliques Baptistes, de nouvelles Eglises ont été crées ( à Pau , Menton , St Raphaël , Chells , Laval ... ).
- En 1995, la Fédération regroupe 103 Eglises, dont plus de 50 sont issues du travail de la mission intérieure baptiste et qui regroupent environ 6500 membres baptisés.
- La famille baptiste compte actuellement une communauté de plus de 40 000 membres réunis dans plus de 250 assemblées de type protestant évangélique. La FEEBF (Fédération des Eglises Evangéliques Baptistes de France) est le plus important regroupement d'églises baptistes en France. Elle est membre de la FPF (Fédération Protestante de France); et compte à elle seule quelques 117 églises locales.
Les églises baptistes dans le monde francophone
Première église protestante francophone d'Amérique du Nord fondée vers 1830 par Henriette Feller, une veuve qui quitte sa vie bourgeoise en Suisse pour le Québec. Elle reçoit l'autorisation exceptionnelle des autorités de Lausanne de voyager seule. Après une escale au port de New York, elle rejoint Montréal mais l'opposition catholique y est très forte. Dieu l'emmène à cinquante kilomètres plus à l'est. C'est dans la bourgade agricole de Saint-Blaise qu'elle s'établira pour enseigner les matières scolaires aux enfants pauvres des fermiers avec le soutient matériel d'un propriétaire de la région. Elle reçoit l'aide d'un jeune pasteur de vingt-trois ans, Louis Roussy, originaire lui aussi de Suisse. Les nouveaux croyants de la région sont l'objet d'intimidations par des habitants qui lient la religion protestante à l'occupation britannique. Leurs maisons sont parfois vandalisées. Des persécutions les obligent à se réfugier pour un temps aux États-Unis. Ils reviennent après la fin des révoltes contre le pouvoir britannique qui culminent en 1837. Au début une maison-école très modeste, elle prendra de l'ampleur pour devenir l'Institut Feller qui œuvrera jusque dans les années 1960 et dont la renommée s'étendra. L'église Roussy-Memorial se rattache à l'Union des églises baptistes françaises du Canada et se confirme comme la pionnière des Églises protestantes francophones du Continent.
En Europe, les églises équivalentes aux églises baptistes se retrouvent sous la dénomination d'églises évangéliques. Le terme baptiste étant rarement utilisé sous ces latitudes.
Confession de Foi (Croyances des Baptistes)
DIEU
Nous adorons Dieu, lui seul, unique en trois personnes, Père, Fils et Saint-Esprit.
Créateur de toutes choses, il est saint, tout-puissant, amour, éternellement vivant.
Nous croyons que Dieu s'est révélé dans l'histoire, d'abord dans celle du peuple d'Israël, puis de manière définitive, en son Fils Jésus de Nazareth, le Christ annoncé par les prophètes.
C'est cette révélation que nous présentent les Saintes Ecritures.
LES SAINTES ECRITURES
Nous croyons que la Bible est divinement inspirée.
Le Saint-Esprit a souverainement présidé à l'origine et à la formation des écrits qui la composent.
Ces Saintes Ecritures sont, et elles seules, la Parole écrite de Dieu.
Document de l'alliance entre Dieu et son peuple (Ancien Testament), entre Dieu et la communauté de tous ceux qui acceptent le salut offert en Christ (Nouveau Testament), cette Parole nous révèle la pensée de Dieu, sa volonté et son amour pour le monde.
Elle contient tout ce qui est nécessaire pour nous conduire à celui qui est notre salut, Jésus-Christ, et pour que nous mettions notre vie au service de Dieu.
Elle est la suprême référence pour éprouver toute croyance, toute tradition et toute pratique religieuse.
Elle détient son autorité de Dieu seul pour gouverner la vie du croyant et de l'Eglise.
L'HOMME, LA CHUTE ET SES CONSEQUENCES
Nous croyons que Dieu a créé l'homme à son image. Il l'a créé libre, saint et jouissant de la communion avec lui-même.
A l'instigation de Satan, le premier homme s'est séparé de Dieu par désobéissance consciente, perdant ainsi son état initial.
Pour cet acte de désobéissance, le péché, avec pour conséquence la mort, est entré dans le monde.
La nature pécheresse s'est étendue à tous les hommes.
L'humanité entière, dans sa rupture avec Dieu, vit désormais sous la domination du mal et encourt le jugement de Dieu.
JESUS-CHRIST
Nous croyons que Jésus-Christ, Fils unique de Dieu de toute éternité, est seul médiateur entre Dieu et les hommes.
Il est venu parmi les hommes, pleinement homme et pleinement Dieu, ses deux natures restant distinctes dans leur parfaite union en sa personne.
Il nous a instruits de tout ce qui est nécessaire à notre salut.
Il nous a montré, par sa vie pure de tout péché et emplie de la puissance et de l'amour du Père, ce qu'est la vie sainte que Dieu veut pour nous.
Il a accompli l'œuvre de notre rédemption en donnant sa vie sur la croix, en sacrifice vivant et parfait, pour effacer nos péchés et nous réconcilier avec Dieu.
Ressuscité et éternellement vivant auprès du Père, dans sa gloire, il est le Seigneur. Luc 24 - Mt. 28:20
LE SALUT
Nous croyons que, Dieu ayant accompli en Jésus-Christ ses promesses de salut, l'homme pécheur est appelé, sous l'action du Saint-Esprit, à se repentir de son péché, à se tourner vers Dieu, à accepter, par la foi, l'œuvre expiatoire de Jésus-Christ et à être uni à lui dans sa mort et sa résurrection.
Il reçoit ainsi, par la seule grâce de Dieu, le pardon de ses péchés.
Justifié par la foi en Jésus-Christ, il vit désormais dans une relation juste avec Dieu, celle d'un enfant devant son Père. Il est né à une vie nouvelle et éternelle et entre dans le Royaume de Dieu.
La foi produit nécessairement les œuvres agréables à Dieu et une vie toujours plus conforme à sa volonté.
LE SAINT-ESPRIT
Nous croyons que le Saint-Esprit, troisième personne de la Trinité, rend vivante, bénéfique et efficace, dans le cœur de l'homme, la réalité du salut. Ez. 37:14 - Zach. 4:6; Jn. 3:5-6
Habitant ainsi le croyant, le Saint-Esprit le conduit à glorifier le Seigneur dans une vie de prière et de fidélité persévérante à la vérité de l'Ecriture.
Il est garant de son héritage éternel.
Le Saint-Esprit fait porter du fruit aux croyants, leur permet de discerner la volonté de Dieu et leur donne les dons nécessaires à l'édification, au service de l'église et au témoignage dans le monde.
L'EGLISE
L'Eglise est le peuple que Dieu se donne par Jésus-Christ pour célébrer la gloire de sa grâce, pour proclamer la bonne nouvelle du salut et pour être son témoin parmi les hommes par ses œuvres de justice, de miséricorde et de réconciliation.
Nous croyons que Dieu a institué les ministères de la Parole dans le but de se faire connaître, d'appeler les hommes pécheurs à croire en Jésus-Christ, à entrer ainsi dans son peuple, et à croître dans la vie chrétienne. Mt. 28:18 à 20
LES EGLISES LOCALES
Nous croyons qu'une église locale, constituée selon la Parole de Dieu, est une communauté de croyants baptisés sur profession de leur foi.
Représentation concrète et visible, là où elle est implantée, de l'Eglise universelle, corps de Christ, elle est indépendante de toute autorité autre que celle de Jésus-Christ.
Eph.
Cependant, elle ne peut vivre dans l'isolement : des liens fraternels l'unissent aux autres églises dans la solidarité.
Tous les membres de l'église locale, associés dans un engagement volontaire, mettent en œuvre, sous la conduite du Saint-Esprit et pour l'utilité commune, les dons qu'ils ont reçus.
Les églises reconnaissent de même le service que Dieu confie à certains de leurs membres en vue d'exercer une charge particulière selon ce qu'enseigne le Nouveau Testament.
LE BAPTEME
Nous croyons que, comme l'enseigne l'Ecriture, le croyant est appelé à confesser publiquement sa foi par le baptême.
Le baptême manifeste de manière visible, la réalité de l'œuvre de salut de Dieu et de l'union du croyant à Jésus-Christ dans sa mort et sa résurrection.
Nous croyons que, selon le Nouveau Testament, le baptême est donné par immersion, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et est normalement suivi par l'admission dans une église locale.
LA SAINTE CENE
Nous croyons que le Seigneur appelle ses disciples à partager le pain et à boire la coupe de la Sainte Cène en mémoire de lui, annonçant ainsi sa mort jusqu'à son retour. Luc 22:14 à 20
Ce faisant, ils professent que, par leur communion avec le Christ vivant, ils forment un seul corps et sont unis les uns aux autres dans un même esprit.
LE RETOUR DE JESUS-CHRIST, NOTRE ESPERANCE retour
Nous croyons que le Seigneur Jésus-Christ reviendra du ciel comme il y est monté, pour le renouvellement de toutes choses et la pleine manifestation de l'œuvre du salut.
Tous les morts ressusciteront et chaque homme devra rendre compte à Dieu de sa vie. Ceux qui seront trouvés justes en Jésus-Christ iront à la vie éternelle et les autres à la punition éternelle.
Dieu a promis un nouveau ciel et une nouvelle terre. Il habitera lui-même avec son peuple : c'est là ce que nous attendons
SYMBOLE DES APOTRES
Depuis sa rédaction au début du 3e siècle, un texte de confession de foi a rassemblé l'ensemble des chrétiens. Avec eux, nous disons :
Je crois en Dieu,
Le Père tout-puissant,
Créateur du ciel et de la terre.
Je crois en Jésus-Christ,
Son Fils unique, notre Seigneur,
Qui a été conçu du Saint-Esprit
Et qui est né de la vierge Marie.
Il a souffert sous Ponce-Pilate ;
Il a été crucifié ;
Il est mort ;
Il a été enseveli ;
Il est descendu au séjour des morts.
Le troisième jour, il est ressuscité des morts ;
Il est monté au ciel ;
Il siège à la droite de Dieu, le Père tout-puissant ;
De là il viendra pour juger les vivants et les morts.
Je crois en l'Esprit Saint.
Je crois la sainte Eglise universelle,
La communion des saints,
La rémission des péchés,
La résurrection de la chair et la vie éternelle.
Amen.
Voir aussi
- Martin Luther King
- Baptisme
- Anabaptisme
ja:バプテスト教会
ko:침례교
Catégorie:Courant spirituel protestantCatégorie:Mouvement protestant
Voir aussi protestantisme
Attention : cette catégorie ne regroupe que les courants de pensée ou de piété protestants qui ont une influence sur plusieurs dénominations.
À ne pas confondre avec les catégories :
- :catégorie:doctrine chrétienne : position (commune ou non) sur un point précis
- :catégorie:Église protestante : Églises, groupements d'Églises et dénominations, animés par une organisation et une pensée commune. Lehtiselleri
- kutsutaan myös varsi- ja ruotiselleriksi
- tieteellinen nimi Apium graveolens var. dulce
- kotoisin Italiasta
- lajikkeita Tall Utah ja Golden Selfblanching
- korjataan myöhään syksyllä
- tarvitsee pitkän kesän
- hidaskasvuinen
- kaksivuotinen
- ei mukulaa
- makeahko, mehevä ja vaalean vihreä
Käyttö
- syödään lehtiruoti ja lehdet
- käytetään:
- dippivihanneksena
- padoissa
- keitoissa
- mausteena
- salaateissa
- koristeena
Kasvatus
- taimikasvatus:
- helmi-maaliskuussa
- kestää n. 2 viikkoa
- istutus
- kesäkuussa
- kasvuaika n. 200-240 päivää
- riviväli 50-60cm
- taimiväli 30cm
- tarvitsee kastelua ja ravinteikkaan, kuohkean ja multavan maan
- valmis kun ruodit mureita ja ne katkeavat helposti
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