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1968

1968

Catégorie:1968 Cette page concerne l'année 1968 du calendrier grégorien.

Événements


- 1 février : CNUCED : conférence des NU sur le commerce et le développement à New Delhi.
- En mai, révoltes étudiantes en Amérique du Nord, au Japon et en Europe.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au Français René Cassin, Président de la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
- Signature d'un traité de non-prolifération nucléaire (137 pays).

Afrique


- 12 octobre : Indépendance de la Guinée équatoriale.
- 19 novembre : Au Mali, un coup d'État exécuté par un «Comité Militaire de Libération Nationale» renverse le Président Modibo Keïta et porte au pouvoir le lieutenant Moussa Traoré, qui instaure un régime dictatorial qui va durer 23 ans.

Amériques


- 20 avril : Pierre Trudeau Premier ministre du Canada
- L'armée tire sur les étudiants à Mexico - 48 morts - 100 blessés.
- Brésil, l'Acte institutionnel n°5 permet l'instauration d'une véritable dictature qui durera près de dix années.

États-Unis


- 8 février : Mort de trois étudiants américains en Caroline du Sud lors de manifestations pour les droits civiques.
- 1 mars : Démission du secrétaire d'État à la Défense Robert McNamara.
- 31 mars : Le président Lyndon Johnson annonce sa décision de ne pas se représenter aux élections.
- 4 avril : Martin Luther King, pasteur baptiste et homme politique américain est assassiné à Memphis Tennessee
- 5 juin : Assassinat de Robert Kennedy par Shiran Shiran.
- 8 juin : Richard Nixon décide le retrait de 25 000 hommes du Viêt Nam.
- 5 novembre : Élection de Richard Nixon (R) comme président des États-Unis (au pouvoir le 20 janvier 69) avec 43 % des voix contre Hubert H. Humphrey (D) 42,7%, vice-président Spiro Agnew (R).

Asie & monde indien


- 31 janvier : Offensive du Têt au Viêt Nam, prise de Hué, combats à Saïgon.
- 1 avril : Les belligérants US et nord Viêt Namiens acceptent de discuter.

Europe


- 1 juillet : Traité de non prolifération des armes nucléaires, signé par Richard Nixon et Leonid Brejnev, mais sans la France.
- 8 mars : Agitation sociale et politique en Pologne.
- Retrait de l'Albanie du pacte de Varsovie.
- 24 juin : la Insulo de la Rozoj, au large de l'Italie, déclare son indépendance.

Tchécoslovaquie


- 3 janvier : Alexander Dubček arrive au pouvoir en Tchécoslovaquie.
- En février, Début du « Printemps de Prague ».
- 6 avril : Programme du PCT : « la voie tchécoslovaque du socialisme ».
- 11 avril : Attentat contre Rudi Dutschke.
- 27 juin : Manifeste des « deux mille mots » pour la démocratie en Tchécoslovaquie.
- 29 juillet : Entrevue soviéto-tchécoslovaque, à la frontière.
- 20 août : Ecrasement du « Printemps de Prague » (20-21 août).
- 28 août : Les dirigeants tchécoslovaques adjurent leurs compatriotes de ne pas résister.
- 19 septembre : Jiri Hajek, ministre tchécoslovaque des Affaires étrangères, démissionne sous la pression des Soviétiques.

France


- En janvier, Agitation lycéenne autour des Comités Viêt-Nam. Incidents à l'université de Nanterre.
- En février :
  - « suspension » des activités du MRP par Lecanuet, le mouvement se dissout dans le Centre Démocrate.
  - Manifestations contre la guerre au Viêt-Nam, grève des enseignants du secondaire.
- 22 mars : Occupation de la tour administrative de Nanterre, suspension des cours par le doyen.
- En avril, Agitation dans les universités et les lycées.
- En mai, Contestation estudiantine et sociale de « mai 68 » en France. Daniel Cohn-Bendit. Manifestation de la gauche de la République à Denfert-Rochereau (800 à 170 000). La Sorbonne et la Fac de Nanterre sont occupées par les étudiants.
  - 2 mai : Georges Pompidou part en voyage en Iran. Fermeture de Nanterre.
  - 3 mai : Les étudiants se réunissent à la Sorbonne. La police fait évacuer la Sorbonne. Le SNE-Sup et l'UNEF décident une grève illimitée.
  - 6 mai : Premières barricades à Paris, le mouvement s'étend en province.
  - 10 mai : Nuit de barricades au Quartier Latin de Paris (10-11 mai). La FEN appelle à une grève générale.
  - 10 mai : Première entrevue à Paris concernant le Viêt Nam.
  - 13 mai : la manifestation de la Gauche à Paris rassemble 800 000 personnes selon les syndicats contre 171 000 selon la police.
  - 14 mai : Voyage du général Charles de Gaulle en Roumanie (14-18 mai).
  - 20 mai : Début de grandes grèves de mai-juin 1968.
  - 22 mai : On compte 8 millions de grévistes en France.
  - 25 mai : Négociations et accords de Grenelle (25-27 mai).
  - 27 mai :
    - Meeting au stade Charléty à Paris France : UNEF, PSU, CDFT.
    - Signature des Accords de Grenelle.
  - 28 mai : François Mitterrand réclame un gouvernement provisoire.
  - 29 mai : Manifestation de la CGT qui demande un gouvernement populaire. De Gaulle « disparaît » à Baden-Baden où il rencontre Jacques Massu.
  - 30 mai : Allocution du général Charles de Gaulle sur la « Chienlit », manifestation gaulliste sur les Champs Elysées de même ampleur que la manifestation contestatrice du 13 mai.
- 1 juin : Remaniement du gouvernement Georges Pompidou.
- 5 juin : Début de la reprise du travail dans la fonction publique (5-7 juin).
- 16 juin : Evacuation de la Sorbonne, et de l'Odéon (14-16 juin).
- 30 juin : Élections législatives en France : large victoire des Gaullistes UDR et de leurs alliés (23-30 juin).
- 10 juillet : Maurice Couve de Murville, nouveau Premier ministre, en remplacement de Georges Pompidou.
- 24 août : Premier essai (Canopus) d'une bombe à hydrogène (H).
- 10 septembre : Discours de Charles de Gaulle : « La France n'a jamais cessé de travailler à mettre un terme au système des deux blocs ».
- En octobre, nouvelle agitation gauchiste dans les lycées et les universités.
- 12 novembre : Vote de la loi d'orientation sur l'enseignement supérieur.
- 5 décembre : Loi sur le droit syndical dans l'entreprise.
- Remise en liberté du Général Raoul Salan (héros de l'Algérie française).

Union européenne


- En janvier, Réalisation de l'Union douanière par les 6 pays de la CEE.

Océanie & Pacifique


- Indépendance de la République de Maurice.
- Suharto prend les pleins pouvoirs en Indonésie.

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- Un tremblement de terre de magnitude 7,4 sur l'échelle de Richter fait 10488 victimes à Khorassan en Iran.
- 30 juillet : Après le renversement du général Aref, le Parti Baas reprend le pouvoir en Irak. Ahmad Hasan al-Bakr devient Président et commandant en chef de l'armée.

Arts & cultures

Archéologie


- 22 septembre : Fin du déplacement des temples d'Abou-Simbel, en Égypte, rendu nécessaire par la construction du barrage d'Assouan et financé par la communauté internationale sous l'égide de l'UNESCO.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - En Chine, découverte du site de Man-Tch'eng (Ho-Peï) avec, entre autres, deux linceuls de jade cousus d'or destinés aux dépouilles de l'empereur Lieu Cheng et de son épouse.

Cinéma


- Dates non renseignées ou inconnues :
  - « Oliver » de Carol Reed remporte l'Oscar du meilleur film.
  - Pier Paolo Pasolini réalise « Théorème ».
  - Stanley Kubrick réalise « 2001 : l'odyssée de l'espace ».

Sciences & techniques


- Production des appareils photo reflex à contrôle automatique.

Espace


- 9 janvier : Alunissage de Surveyor Z, dernier automate américain avant la conquête de la lune par l'homme. Elle va se poser en douceur sur la Lune près du cratère Tycho dans une région montagneuse.
- Annonce de la découverte du premier pulsar.
- La NASA teste en orbite terrestre le module lunaire Apollo sans équipage.
- Lancement de la première fusée française « Véronique » à Kourou.
- Lancement de la sonde américaine Surveyor 7
- Première photo de la Terre vue de la Lune par les astronautes d'Apollo 8.

Sports


- 12 octobre : ouverture des Jeux Olympique d'été à Mexico, au Mexique.
- 27 octobre : clôture des Jeux Olympiques.
- Jeux Olympiques d'hiver de Grenoble (France)

Naissances en 1968


- 9 janvier : Frédéric Fonteyne cinéaste belge
- 15 février : Axelle Red, chanteuse belge
- 28 février : Dean Brisson, réalisateur et scénariste, producteur et agent québecois
- 30 mars : Céline Dion, chanteuse québécoise
- 9 mai : Marie-José Perec, athlète française
- 27 juin : Pascale Bussières, actrice québécoise
- 26 juillet : Frédéric Diefenthal, acteur français
- 5 août : Colin McRae, champion du monde des pilotes de rallye en 1995
- 9 août : Gillian Anderson, actrice américaine.
- 30 septembre : Monica Bellucci, actrice italienne
- 30 novembre : Laurent Jalabert, cycliste français
- 2 décembre : Lucy Liu, actrice américaine voir aussi::Catégorie:Naissance en 1968

Décès en 1968


- 4 janvier : Jean Murat, acteur français
- 10 janvier : Louis Aubert, compositeur français
- 29 janvier : Tsugouharu Foujita, peintre français d'origine japonaise
- 20 février : Anthony Asquith, réalisateur et scénariste britannique (° 1902, 65 ans)
- 14 mars : Erwin Panofsky, historien de l'art et essayiste américano-allemand
- 20 mars : Carl Theodor Dreyer, réalisateur danois
- 27 mars : Youri Gagarine, cosmonaute et premier homme dans l'espace
- 4 avril : Martin Luther King, pasteur baptiste et homme politique américain
- 7 avril : Jim Clark, pilote de Formule 1 écossais
- 28 mai : Kees Van Dongen, peintre français d'origine hollandaise
- 5 juin : Robert Kennedy, homme politique américain
- 17 juin : Cassandre (pseudonyme d'Adolphe Jean Marie Mouron), graphiste français. (° 24 janvier 1901).
- 2 octobre : Marcel Duchamp, artiste
- 9 octobre : Jean Paulhan, écrivain français
- 20 décembre : John Steinbeck, écrivain américain
- 26 décembre : Weegee (Arthur Fellig), photographe américain
- 30 décembre : Trygve Lie, homme d'État norvégien et premier Secrétaire général de l'ONU voir aussi ::Catégorie:Décès en 1968 __NOTOC__ ja:1968年 ko:1968년 ms:1968 simple:1968 th:พ.ศ. 2511

Catégorie:1968

Catégorie:Chronologie du XXe siècle Article principal : 1968 simple:Category:1968

1er février

Le 1 février est le 32 jour de l'année du calendrier grégorien. C'est le jour de la fête druidique d'Imbolc.

Événements


- 1354 : la mort de Charles IV le Bel laisse le trône de France sans héritier depuis l'an 987
- 1662 : le pirate Koxinga s'empare de l'île de Taiwan (qui s'appelle à l'époque Formose) après neuf mois de siège et en chasse les Hollandais
- 1810 : Soult s'empare de Séville
- 1954 : appel de l'abbé Pierre sur RTL en faveur des mal logés
- 1973 : réception officielle de René de Castries (le duc de Castries) (1908-1986) à l'Académie française
- 1979 : Rouhollah Khomeini rentre à Téhéran
- 2003 : Nouvel An chinois
- 2003 : désintégration de la navette spatiale Columbia durant son vol de retour, tous les membres d'équipage périrent (Rick Husband, William McCool, Michael Anderson, Kalpana Chawla, David Brown, Laurel Clark, Ilan Ramon)
- 2003 : entrée en vigueur du Traité de Nice

Naissances


- 1800 : Brian Houghton Hodgson, administrateur colonial, ethnologue et naturaliste britannique († 23 mai 1894)
- 1801 : Théodore Lacordaire, entomologiste belge d'origine française († 1870).
- 1860 : Michel Zévaco, romancier, socialiste révolutionnaire puis anarchiste et anticlérical français
- 1884 : Ievgueni Zamiatine, écrivain russe
- 1895 : John Ford, cinéaste américain
- 1900 : John Charles Burkill, mathématicien anglais
- 1901 : Clark Gable, acteur américain († 16 novembre 1960)
- 1902 : Langston Hughes, écrivain américain
- 1905 : Emilio Gino Segré, physicien
- 1922 : Renata Tebaldi, soprano italienne
- 1939 : Claude François, chanteur français
- 1945 : Gilles Servat, auteur-compositeur-interprète breton

Décès


- 1851 : Mary Shelley née Godwin, écrivain anglais
- 1885 : Sidney Gilchrist Thomas ingénieur anglais (° 1850)
- 1903 : George Gabriel Stokes, physicien et mathématicien anglais
- 1908 : Charles I1863, roi du Portugal et des Algarves)
- 1911 : Étienne Faure, membre de la Commune de Saint-Étienne, militant et propagandiste anarchiste français
- 1966 : Buster Keaton, acteur américain
- 1970 : Alfréd Rényi, mathématicien hongrois
- 1976 : Werner Heisenberg, physicien allemand
- 1992 : Jean Hamburger1909), médecin et académicien français
- 2005 : Olivier Dollfus, géographe français

Célébrations

Saints catholiques du jour


- Sainte Ella
- Saint Ignace d'Antioche (Église catholique) Catégorie:Jour de l'année ja:2月1日 ko:2월 1일 simple:February 1 th:1 กุมภาพันธ์

CNUCED

Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement Catégorie:Acronyme Catégorie:Sigle

Prix Nobel de la paix

Le prix Nobel de la paix récompense « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix. » selon les volontés d'Alfred Nobel. Ceci comprend la lutte pour la paix, les droits de l'homme, l'aide humanitaire, la liberté. Le prix de l'année peut être partagé entre deux, voire trois personnalités ou institutions. Il a été attribué pour la première fois en 1901. Aucun prix n'a été décerné pendant les deux conflits mondiaux (sauf en 1917 et 1945) et les années où aucun candidat n'a pu faire l'unanimité. D'abord occidentale, l'origine des candidats s'est progressivement étendue au monde entier. Le prix Nobel de la paix a aujourd'hui une extraordinaire importance politique, certains prix ayant une valeur de désaveu de gouvernements autoritaires. Certaines nominations ont eu une résonance particulière comme celle de Theodore Roosevelt en 1906 qui fut fortement contestée car Roosevelt était militariste. On peut également citer celle du journaliste allemand antinazi Carl von Ossietzky en 1935. Comme l'avait décidé Alfred Nobel, les lauréats du prix Nobel de la paix sont choisis par un comité nommé par le parlement norvégien, les autres prix Nobel sont sélectionnés par l'Institution académique suédoise.

Liste des lauréats du prix Nobel de la paix

; 1901 : Henry Dunant (Suisse), fondateur du Comité international de la Croix-Rouge et promoteur de la Convention de Genève. : Frédéric Passy (France), fondateur et président de la Société française pour l'arbitrage entre nations. ; 1902 : Élie Ducommun (Suisse) et Charles Albert Gobat, secrétaires honoraires du Bureau international permanent de la Paix à Berne. ; 1903 : Sir William Randal Cremer (Royaume-Uni), secrétaire de la Ligue internationale d'Arbitrage . ; 1904 : Institut de Droit international (Gand, Belgique). ; 1905 : Baronne von Suttner, née Comtesse Kinsky von Chinic und Tettau (Autriche), écrivain, président honoraire du Bureau international permanent de la Paix. ; 1906 : Theodore Roosevelt (États-Unis), président des États-Unis, pour son aide lors des négociations de paix dans la Guerre russo-japonaise. ; 1907 : Ernesto Teodoro Moneta (Italie), président de la Ligue lombarde pour la paix. : Louis Renault (France), professeur de droit international. ; 1908 : Klas Pontus Arnoldson (Suède), fondateur de la Ligue suédoise pour la paix et l'arbitrage. : Fredrik Bajer (Danemark), président honoraire du Bureau international permanent de la paix. ; 1909 : Auguste Marie Francois Beernaert (Belgique), membre de la Cour internationale d'arbitrage. : Paul Henri Benjamin Balluet d'Estournelles de Constant, Baron de Constant de Rebecque (France), fondateur et président du groupe parlementaire français du Comité de défense des intérêts nationaux et de conciliation internationale ; 1910 : Bureau international permanent de la Paix, (Berne). ; 1911 : Tobias Michael Carel Asser (Pays-Bas), initiateur de la Conférence de droit international privé à La Haye. : Alfred Hermann Fried (Autriche), fondateur de Die Waffen Nieder. ; 1912 : Elihu Root (États-Unis), pour l'initiative de plusieurs accords d'arbitrage. ; 1913 : Henri La Fontaine (Belgique), président du Bureau international permanent de la Paix. ; 1914-1916 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1917 : Comité international de la Croix-Rouge, Genève. ; 1918 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1919 : Woodrow Wilson (États-Unis) pour avoir fondé la Société des Nations. ; 1920 : Léon Bourgeois, président du conseil de la Société des Nations. ; 1921 : Karl Hjalmar Branting (Suède), premier ministre suédois, délégué au Conseil de la Société des Nations. : Christian Lous Lange (Norvège), secrétaire général de l'Inter-Parliamentary Union ; 1922 : Fridtjof Nansen (Norvège), délégué norvégien à la Société des Nations, à l'origine des passeports Nansen pour les réfugiés. ; 1923-1924 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1925 : Sir Austen Chamberlain (Royaume-Uni) pour les accords de Locarno. : Charles Dawes (États-Unis), président de la Commission de réparation alliée et créateur du Plan Dawes. ; 1926 : Aristide Briand (France) pour les accords de Locarno . : Gustav Stresemann (Allemagne) pour les accords de Locarno. ; 1927 : Ferdinand Buisson (France), fondateur et président de la Ligue des droits de l'Homme. : Ludwig Quidde (Allemagne), délégué à de nombreuses conférences de paix. ; 1928 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1929 : Frank Billings Kellogg (États-Unis) pour le Pacte Briand-Kellogg. ; 1930 : Archevêque Nathan Söderblom (Suède), leader du mouvement œcuménique. ; 1931 : Jane Addams (États-Unis), présidente de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (LIFPL-WILFP) : Nicholas Murray Butler (États-Unis) pour sa promotion du Pacte Briand-Kellogg. ; 1932 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1933 : Sir Norman Angell (Ralph Lane) (Royaume-Uni), écrivain, membre du Comité exécutif de la Société des Nations et du Conseil national de la Paix. ; 1934 : Arthur Henderson (Royaume-Uni), président de la Conférence sur le désarmement de la Société des Nations ; 1935 : Carl von Ossietzky (Allemagne), journaliste pacifiste. ; 1936 : Carlos Saavedra Lamas (Argentine), président de la Société des Nations et médiateur dans le conflit entre le Paraguay et la Bolivie. ; 1937 : Vicomte Cecil of Chelwood (Lord Edgar Algernon Robert Gascoyne Cecil), fondateur et président de l'International Peace Campaign. ; 1938 : Office international Nansen pour les réfugiés, Genève. ; 1939-1943 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1944 : Comité international de la Croix-Rouge (attribué rétroactivement en 1945). ; 1945 : Cordell Hull (États-Unis) pour sa participation à la création des Nations unies. ; 1946 : Emily Greene Balch (États-Unis), présidente honoraire de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (LIFPL-WILFP). : John Raleigh Mott (États-Unis), président du Conseil international missionnaire et de l'Association des jeunes hommes chrétiens ; 1947 : The Friends Service Council (Royaume-Uni) et The American Friends Service Committee (États-Unis), pour la Religious Society of Friends, plus connus sous le nom de Quakers. ; 1948 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1949 : Lord John Boyd Orr of Brechin (Royaume-Uni), directeur de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), président du Conseil national pour la paix et de l'Union mondiale des organisations pour la paix. ; 1950 : Ralph Bunche pour sa médiation en Palestine (1948). ; 1951 : Léon Jouhaux (France), président de l'International Committee of the European Council, vice président de l'International Confederation of Free Trade Unions, vice président de la World Federation of Trade Unions, membre du ILO Council, délégué des Nations unies. ; 1952 : Albert Schweitzer (France) pour la création de l'hôpital Lambarene au Gabon. ; 1953 : George Catlett Marshall (États-Unis) pour le Plan Marshall. ; 1954 : Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. ; 1955-1956 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1957 : Lester Bowles Pearson (Canada), président de la 7e session de l'assemblée générale des Nations unies. ; 1958 : Georges Pire (Belgique), dirigeant de l'Europe du cœur au Service du Monde - une organisation d'aide aux réfugiées. ; 1959 : Philip J. Noel-Baker (Royaume-Uni), pour toute son œuvre en faveur de la paix et de la coopération internationale. ; 1960 : Albert John Lutuli (Afrique du Sud), président de l'ANC (African National Congress). ; 1961 : Dag Hjalmar Agne Carl Hammarskjöld (Suède), secrétaire général des Nations unies (récompense posthume). ; 1962 : Linus Pauling (États-Unis) pour sa campagne contre les essais d'armes nucléaires. ; 1963 : Comité international de la Croix-Rouge , Genève. : Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge (aujourd'hui connue sous le nom de Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge), Genève. ; 1964 : Martin Luther King (États-Unis), pour sa campagne en faveur des droits civils. ; 1965 : Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) ; 1966-1967 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1968 : René Cassin (France), président de la Cour Européenne des Droits de l'Homme. ; 1969 : Bureau international du travail (B.I.T.), Genève. ; 1970 : Norman Borlaug (États-Unis), pour ses recherches au sein de l'International Maize and Wheat Improvement Center. ; 1971 : Willy Brandt (Allemagne - RFA), pour sa politique de rapprochement avec l'Europe de l'Est et l'Allemagne de l'Est (Ostpolitik) ; 1972 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1973 : Henry Kissinger (États-Unis) et LeDuc Tho (il a refusé le prix) pour l'accord de paix au Viêt Nam. ; 1974 : Sean MacBride (Irlande), président du Bureau international pour la paix (Genève) et de la Commission de Namibie des Nations unies. : Eisaku Sato (Japon), premier ministre, pour son rôle dans le traité de non-prolifération des armes nucléaires. ; 1975 : Andrei Sakharov (URSS) pour sa campagne en faveur des droits de l'homme. ; 1976 : Betty Williams et Mairead Corrigan, fondateurs de Northern Ireland Peace Movement (renommé plus tard Community of Peace People). ; 1977 : Amnesty International, Londres. ; 1978 : Anouar el-Sadate (Égypte) et Menahem Begin (Israël) pour les négociations de paix entre l'Égypte et Israël. ; 1979 : Mère Teresa (Inde), pour son action au service des « plus pauvres parmi les pauvres ». ; 1980 : Adolfo Perez Esquivel (Argentine), leader du mouvement en faveur des droits de l'homme. ; 1981 : Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. ; 1982 : Alva Reimer Myrdal (Suède) et Alfonso García Robles (Mexique), délégués des Nations unies à l'Assemblée Générale sur le Désarmement. ; 1983 : Lech Wałęsa (Pologne), fondateur de Solidarność et défenseur des droits de l'homme. ; 1984 : M Desmond Tutu (Afrique du Sud) pour sa lutte contre l'apartheid. ; 1985 : Internationale des médecins contre la guerre nucléaire, Boston. ; 1986 : Elie Wiesel (États-Unis). ; 1987 : Oscar Arias Sanchez (Costa Rica) pour être l'instigateur des négociations de paix en Amérique centrale. ; 1988 : Forces de maintien de la Paix (Les “Casques Bleus”) des Nations unies, New York. ; 1989 : Tenzin Gyatso, le 14 Dalaï Lama. ; 1990 : Mikhaïl Gorbatchev (URSS) pour sa participation dans l'arrêt de la Guerre froide. ; 1991 : Aung San Suu Kyi (Birmanie), leader de l'opposition et avocat des droits de l'homme. ; 1992 : Rigoberta Menchu Tum (Guatemala), pour sa campagne en faveur des droits de l'homme, et plus particulièrement son soutien aux populations indigènes. ; 1993 : Nelson Mandela (Afrique du Sud) et Frederik De Klerk (Afrique du Sud) pour l'abolition de l'apartheid. ; 1994 : Yasser Arafat (Palestine), Shimon Peres (Israël) et Yitzhak Rabin (Israël) pour leur avancée remarquable dans les négociations de paix entre Israël et la Palestine. ; 1995 : Joseph Rotblat (Pologne/Royaume-Uni) et la conférence de Pugwash sur la Science et les Affaires Mondiales, pour leurs efforts en faveur du désarmement nucléaire. ; 1996 : Carlos Felipe Ximenes Belo (Timor oriental) et Jose Ramos-Horta (Timor oriental) pour leur travail lors de la recherche d'une résolution pacifique et équitable du conflit au Timor oriental. ; 1997 : Campagne internationale pour l'interdiction des mines antipersonnelles et Jody Williams (États-Unis) pour leur travail pour l'éradication des mines antipersonnel. ; 1998 : John Hume (Royaume-Uni) et David Trimble (Royaume-Uni) pour leurs efforts dans la recherche d'une solution pacifique au conflit d'Irlande du Nord. ; 1999 : Médecins sans frontières, Bruxelles. ; 2000 : Kim Dae Jung (Corée du Sud) pour son travail pour la démocratie et les droits de l'homme, et en particulier pour la paix et la réconciliation avec la Corée du Nord. ; 2001 : Les Nations unies et leur secrétaire général Kofi Annan (Ghana) ; 2002 : Jimmy Carter, ancien président des États-Unis, pour ses efforts en faveur de la paix, de la démocratie, des droits de l'homme et du développement économique et social dans le monde. ; 2003 : Shirin Ebadi (شیرین عبادی), première femme à devenir juge en Iran en 1974, elle œuvre pour la défense des droits des femmes et des enfants dans une société musulmane ultra conservatrice, et fournit une aide juridique aux personnes persécutées. ; 2004 : Wangari Maathai, militante écologiste kényane, fondatrice en 1977 du « Mouvement de la ceinture verte », principal projet de plantation d'arbres en Afrique qui vise à promouvoir la biodiversité, tout en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société. ; 2005 : Agence internationale de l'énergie atomique et son directeur Mohamed ElBaradei pour leurs efforts contre la prolifération des armes nucléaires. catégorie:paix Paix zh-min-nan:Nobel Hô-pêng Chióng

René Cassin

René Cassin est né le 5 octobre 1887 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), dans une vieille famille de tradition juive. Parmi ses nombreuses fonctions, il assure la présidence de l'Alliance Israélite Universelle. En 1914, il est avocat au barreau de Paris puis, mobilisé au front dans la Marne, il reçoit à Saint-Mihiel une blessure grave dont il souffrira sa vie durant. En 1919, il est reçu à l'agrégation de droit. Il enseigne successivement à Aix-en-Provence, Lille et Paris. Il est l'un des fondateurs de l'Union fédérale des anciens combattants et victimes de guerre. De 1924 à 1936, il préside le Conseil supérieur des pupilles de la Nation. Délégué à la Société des Nations, il refusera de siéger à Genève après sa dénonciation publique des accords de Munich. L'Académie de droit international de La Haye lui ouvre une chaire. Dès juin 1940, il rejoint la France Libre à Londres. Il y assure les fonctions de commissaire national à l'Instruction Publique et à la Justice, il est du nombre des conseillers du Général de Gaulle. C'est lui qui rédige les accords Churchill-De Gaulle définissant les relations de la France Libre et de l'Angleterre. Il devient secrétaire permanent du Conseil de Défense de l'Empire, et, en 1943, Président du comité juridique du Gouvernement provisoire d'Alger. À la libération, il est nommé vice-président du Conseil d'État poste qu'il occupe de 1944 à 1960. À la demande du Général, il prend aussi la direction en 1943 de l'Alliance israélite universelle dont il dirige la renaissance après guerre et jusqu'à sa mort. Il participe à la création de l'École nationale d'administration, dont il présidera le conseil d'administration jusqu'en 1960. En 1959, il devint membre de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, qu'il présidera de 1965 à 1968. Il pèse pour que l'UNESCO installe son siège à Paris. Délégué de la France à l'ONU, humaniste, défenseur passionné des droits de l'homme, il est le principal inspirateur et rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Au Conseil d'État, à l'Institut, au conseil constitutionnel, à la Cour Européenne des Droits de l'Homme, à l'Institut international du droit des pays d'expression française, René Cassin, compagnon de la Libération, accumule les titres et les tâches qui lui vaudront en 1968 le prix Nobel de la Paix. Nul, mieux que lui, n'a compris que le respect des droits de l'homme et la paix étaient indissolublement liés, ce qu'il exprima en disant :
« Il n'y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l'homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit. » Il meurt le 20 février 1976 à Paris. En 1987, les cendres de René Cassin sont transférées au Panthéon de Paris.

Liens externes


- Source : [http://www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr/connaitre/textes_fondamentaux/cassin.htm préfecture de police]
- Droits : [http://www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr/infoslegales.htm préfecture de police]
- [http://fr.jurispedia.org/index.php/Cassin%2C_Ren%E9 René Cassin] sur le site de Jurispedia. Cassin, René Cassin, René Cassin, René Cassin, René Cassin, René Cassin, René Cassin, René Cassin, René

Guinée équatoriale

|- valign="top" | Président | Teodoro Obiang Nguema Mbasogo |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{wikitravel|la Guinée équatoriale|Guinée_équatoriale{Pays d'Afrique{Modèle:Serie Afrique

Mali

|- valign="top" | Capitale || Bamako |- valign="top" | Président || Amadou Toumani Touré |{{{{{{{e{entête tableau charte

Modibo Keïta

Modibo Keïta était un homme politique malien qui fut président de la République du Mali entre 1960 et 1968. Il est né le 4 juin 1915 à Bamako (Mali). Il est mort en détention le 16 mai 1977.

Son enfance et sa jeunesse

Modibo Keïta est né le 4 juin 1915 à Bamako-Coura, un quartier de Bamako, alors capitale du Soudan français. Il est issu d’une famille malinké et musulmane pratiquante. Après avoir fréquenté l’école primaire de Bamako, il entre en 1931 au lycée et en 1934, il poursuit ses études à l'école normale supérieure William Ponty de Dakar, où il sort major de sa promotion. En 1936, il devient instituteur. Il enseignera d’abord en brousse puis à Bamako, Sikasso et Tombouctou.

Le début de son engagement

Très vite, il s’engage dans différentes associations. En 1937, il est animateur du groupe « art et théâtre » En 1937, il fonde avec Ouezzin Coulibaly le « syndicat des enseignants d’Afrique occidentale Française » Il devient membre du « Bloc soudanais » créé par Mamadou Konaté. En 1943, il fonde la revue « L'œil de Kénédougou » dans laquelle il critique le pouvoir colonial. Considéré comme un dangereux opposant, il est emprisonné pendant trois semaines à la prison de la Santé à Paris en 1946.

L’homme politique

Cette même année, est créé à Bamako le Rassemblement démocratique africain (R.D.A.), présidé par Félix Houphouët-Boigny. Il prend le poste de secrétaire général de l'Union soudanaise R.D.A. En 1948, il est élu conseiller général du Soudan français. En 1953, il est élu conseiller de l'Union française. En 1956, il devient maire de Bamako et est élu député à l’assemblée nationale française dont il devient vice-président. En 1957, il siègera deux fois comme secrétaire d’État dans les gouvernements de Maurice Bourgès-Maunoury et de Félix Gaillard. En 1958, il est élu président de l'Assemblée constituante de la Fédération du Mali qui regroupe le Soudan français, le Sénégal, la Haute-Volta et le Dahomey (ces deux derniers pays quitteront rapidement la fédération).

Le président du Mali

Dahomey Le 20 juillet 1960, Modibo Keïta est nommé chef du gouvernement de la Fédération du Mali (qui regroupe le Soudan Français et le Sénégal). Après l’éclatement de cette fédération, le 22 septembre 1960, il proclame l’indépendance du Soudan français qui devient la république du Mali. Il en prend la présidence. Socialiste, il oriente son pays vers une socialisation progressive de l’économie, d’abord de l’agriculture et du commerce avec la création en octobre 1960, de la SOMIEX (Société Malienne d’Importation et d’Exportation) ayant le monopole de l’exportation des produits maliens et de l’importation des produits manufacturés et des biens alimentaires (sucre, thé, lait en poudre.. ;) et de leur distribution à l’intérieur du pays. La création du franc malien en 1962 et les difficultés d’approvisionnement entraînèrent une inflation importante et un mécontentement dans la population, notamment auprès des paysans et des commerçants. Sur le plan politique, Modibo Keïta fit rapidement incarcéré ses opposants comme Fily Dabo Sissoko. À partir de 1967, il déclenche la « révolution active » et suspend la constitution en créant le Comité nationale de défense de la révolution (CNDR). Les exactions des « milices populaires » et la dévaluation du franc malien en 1967 amènent un mécontentement général. Le 19 novembre 1968, Le général Moussa Traoré organise un coup d’Etat et renverse Modibo Keïta qu'il envoie en prison à Kidal. Modibo Keïta meurt en détention le 16 mai 1977. Il sera réhabilité en 1992 à la chute du régime de Moussa Traoré par le président Alpha Oumar Konaré. Le mémorial Modibo Keita, sera inauguré à Bamako le 6 juin 1999.

Le panafricaniste

Modibo Keïta a œuvré toute sa vie pour l’unité africaine. D’abord en participant à la création de la Fédération du Mali avec Léopold Sédar Senghor. Après son éclatement, il s’éloigne de Léopold Sédar Senghor et avec Sékou Touré (président de la Guinée) et Kwame Nkrumah (Président du Ghana), il fonde l'Union des États de l'Afrique de l'Ouest. En 1963, il participe à la rédaction de la charte de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) dont il fut l’un de principaux artisans. Invitant à Bamako le roi du Maroc et le président algérien, il œuvrera pour mettre fin à la « guerre des sables », conflit frontalier entre l’Algérie et le Maroc. De 1963 à 1966, il normalisera ses relations avec le Sénégal, la Haute-Volta et la Côte d’Ivoire. Partisan du non-alignement, il a défendu les mouvements nationalistes comme le Front de Libération Nationale (FLN) algérien.

Liens externes

Site consacré a Modibo Keïta (biographie, discours, conception sur la panafricanisme…) [http://modibokeita.free.fr] Keïta, Modibo Keïta, Modibo

Moussa Traoré

Moussa Traoré est un militaire et un homme politique malien, président de la république du Mali de 1968 à 1991. Il est né à Kayes le 25 septembre 1936. Moussa Traoré a fait ses études à l'Ecole des enfants de troupe de Kati avant de les poursuivre à l'Ecole préparatoire des Officiers d'Outre-mer à Fréjus (France). Il rentre au Mali en 1960 au moment de l’indépendance Il est nommé sous lieutenant en 1961, puis lieutenant en 1963. Il part au Tanganyika(l'actuelle Tanzanie) en qualité d'instructeur auprès des combattants de mouvements de libération. Il est ensuite nommé instructeur à l'Ecole militaire interarmes de Kati. Le 19 novembre 1968 Il participe au coup d’Etat qui renverse le président Modibo Keïta. Il devient président du Comité militaire de libération nationale, puis chef de l’Etat. Toutes les activités politiques sont interdites. Un régime policier est mis en place sous la direction du capitaine Tiécoro Bagayoko. Des agents de renseignements vont dans les écoles pour écouter les cours des professeurs (le milieu scolaire et universitaire est en majorité hostile au régime militaire). Le socialisme économique de l’ancien président Modibo Keïta est abandonné. En 1972-1973, une sécheresse importante s’abat sur le Mali. L’aide internationale arrive mais l’argent est détourné. En 1974, il fait adopter sa constitution qui créé la seconde république. En 1977, l’ancien président Modibo Keïta meurt de façon suspecte en détention, entraînant une forte mobilisation populaire ; Des centaines de maliens se rendent à ses obsèques. Le régime militaire réagit violemment en procédant à de nombreuses arrestations. Le 28 février 1978, Moussa Traoré fait arrêté Tiécoro Bagayoko et Kissima Doukara, directeur de la Sûreté Nationale et de ministre de la Défense, qu’il accuse de préparer un complot. Il propose d’aller vers une ouverture politique ce qui lui permet d’acquérir le soutien de certains intellectuels comme Alpha Oumar Konaré qui acceptera le poste de ministre des arts et de la culture pendant quelques années. En 1979, il créé le l'UDPM (Union Démocratique du Peuple Malien), parti unique ainsi que l’Union Nationale des Femmes du Mali et l’Union Nationale des Jeunes du Mali, organisation dont toutes les femmes et tous les jeunes devaient adhérer. En 1980, des manifestations étudiantes sont réprimées. Leur leader Abdoul Karim Camara dit « Cabral » décède sous la torture. En 1982, il est promut général des armées. En 1990, sont créés le Congrès national d’initiative démocratique (CNID) par l’avocat Mountaga Tall et l’alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA) par Abdramane Baba. Ces deux associations vont avec l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) et L'Association malienne des droits de l'Homme(AMDH) combattre le régime de Moussa Traoré et exiger le multipartisme. Le 22 mars 1991, un soulèvement populaire est réprimé dans le sang. Le 26 mars 1991, un coup d’Etat militaire renverse Moussa traoré. Un Comité de Transition pour le Salut du Peuple est mis en place avec sa tête le général Amadou Toumani Touré. En 1992, Moussa Traoré est condamné à mort pour « crimes politiques ». Il est de nouveau condamné à mort, avec son épouse Mariam Traoré en 1999 pour « crimes économiques » pour le détournement de plusieurs centaines de millions de francs CFA. Ces condamnations à la peine capitale seront commuées en prison à perpétuité par le président Alpha Oumar Konaré. Le 29 mai 2002, au nom de la réconciliation nationale Alpha Oumar Konaré a gracié Moussa Traoré et son épouse Mariam Traoré. Le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) est un parti politique malien qui se réclame de Moussa Traoré. ----- Ne pas confondre avec le musicien Moussa Traoré. Traoré, Moussa Traoré, Moussa

Pierre Elliott Trudeau

Le très honorable Joseph Philippe Pierre Yves Elliott Trudeau, C.P., CC, CH, QC, M.A.,LL.D., FRSC, plus connu sous le nom de Pierre Elliott Trudeau, homme politique canadien, naquit le 18 octobre 1919 à Montréal et mourut le 28 septembre 2000. Il exerça les fonctions de Premier ministre du Canada à deux reprises :
- du 20 avril 1968 au 3 juin 1979,
- puis du 3 mars 1980 au 30 juin 1984. Il marqua fortement la politique canadienne par diverses interventions. Son caractère flamboyant et intellectuel servit à rehausser la célébrité du Canada sur la scène mondiale. Sous Trudeau, le Canada établit des relations avec la Chine communiste en 1970. En tant que ministre de la Justice sous Lester Pearson, il abolit la Loi contre la sodomie, constatant que « l'État n'a pas d'affaires dans les chambres à coucher de la nation ». Il fut également responsable des politiques du multiculturalisme et du bilinguisme. En 1970, lors de la Crise d'Octobre au Québec, suite aux requêtes du Premier ministre du Québec, Robert Bourassa, et du maire de Montréal, Jean Drapeau, il mit en place la Loi des mesures de guerre, supprimant l'ensemble des libertés civiles pour la durée de la crise et affectant l'armée au maintien de l'ordre et à la suppression du FLQ, ce qui aboutit à près de 457 arrestations politiques en quelques jours seulement. Cette action lui valut une profonde amertume autant de la part des souverainistes québécois que de la majorité de la population québécoise, qui condamnait la violence du Front de Libération du Québec. En 1982, il rapatria la Constitution canadienne sans l'accord du Québec suite à ce que l'on appella la Nuit des longs couteaux. Promulguée à l'origine par le Parlement britannique, il y ajouta la Charte canadienne des droits et libertés, dans laquelle il instaura le bilinguisme officiel du gouvernement fédéral. L'œuvre de Pierre Elliott Trudeau fait l'objet d'évaluations variant grandement suivant les convictions politiques de leurs auteurs. De forts ressentiments subsistent à son égard surtout dans l'Ouest canadien, où on considérait sa politique comme trop favorable envers l'Ontario, le Québec et les nationalistes québécois. À l'opposé, de nombreux nationalistes québécois désapprouvent fortement l'homme quant à ses politiques de répression face au mouvement souverainiste. Il mourut le 28 septembre 2000. Ses funérailles nationales eurent lieu en la Basilique Notre-Dame de Montréal le 3 octobre 2000 en présence du Cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal. Après sa mort, on renomma l'Aéroport international de Montréal-Dorval l'Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal en son honneur, ce qui créa, lors de son annonce, une certaine polémique parmi la population du Québec. L'on se souviendra que ce fut sous son gouvernement que vit le jour l'Aéroport de Mirabel, un projet ambitieux mais voué à l'échec pour lequel on expropria démesurément, et qui ferma définitivement ses portes en novembre 2004.

Liens externes


- [http://www2.marianopolis.edu/quebechistory/docs/1982/10.htm Lettres échangées entre Pierre Trudeau et René Lévesque au sujet du rapatriement de la constitution, 1981] Trudeau, Pierre Elliott Trudeau, Pierre Elliott Trudeau, PierreElliott Trudeau, PierreElliott ja:ピエール・トルドー

Premier ministre du Canada

Le premier ministre du Canada, le chef du gouvernement canadien, est le chef du parti politique détenant le plus de sièges à la Chambre des communes du Canada. Le premier ministre porte le titre Très honorable. Il était jadis la tradition que le monarque britannique décerne un titre de chevalerie au premier ministre canadien, plusieurs ont ainsi le titre de « sir ». De nos jours, il est interdit pour un citoyen canadien d'accepter une titre de noblesse britannique. Le premier ministre peut être tout citoyen canadien d'âge mûr (à partir de 18 ans). Comme c'est le cas pour tous les chefs de parti, ce n'est pas la loi, mais la tradition qui exige qu'il soit un député siégeant à la Chambre des communes. (Si le premier ministre ne réussit pas à gagner son propre siège, un député subalterne dans une circonscription sûre démissionne ordinairement pour causer une élection partielle et permettre au premier ministre de s'y présenter et de gagner le siège.) Le premier ministre est contraint de dissoudre la Chambre des communes et d'annoncer une élection générale dans le pays au moins une fois tous les cinq ans, mais la date est de son choix. Ordinairement, les élections passent tous les 3 ans et demi à 5 ans lorsqu'un gouvernement majoritaire est en pouvoir, ou comme un référendum de facto quand une question politique majeure est immanente (la dernière fois étant en 1988, autour du libre-échange avec les États-Unis). Dernièrement s'est vu une mode vers des élections encore plus rapprochées que 3 ans et demi, si le gouvernement en pouvoir croit que les conditions sont bonnes pour une autre victoire, mais certains considèrent cette stratégie comme peu franc jeu. Si un gouvernement minoritaire tient le pouvoir, une motion de non-confiance à la Chambre peut résulter en une élection rapide (9 mois dans le cas du gouvernement minoritaire de Joe Clark en 1979-1980).

Voir aussi


- Liste des premiers ministres du Canada Catégorie:Histoire du Canada Catégorie:Politique du Canada ja:カナダ首相 ko:캐나다의 총리

8 février

Le 8 février est le 39 jour de l'année du calendrier grégorien.

Événements


- 1250 : Capture de Louis IX par les Mamelouks à la Mansourah
- 1587 : Exécution de Marie Stuart
- 1807 : Victoire de Napoléon à la bataille d'Eylau, contre l'armée russe
- 1861 : Création des États confédérés d'Amérique
- 1867 : Naissance de l'Autriche-Hongrie
- 1873 : Le Tribunal des conflits rend l'arrêt Blanco, fondement du droit administratif français
- 1904 : Attaque de Port-Arthur par les Japonais : début de la guerre russo-japonaise.
- 1916 : Naissance du mouvement dada par Tristan Tzara
- 1919 : première liaison commerciale aérienne Toussus le Noble à Kenley
- 1945 : Bombardement de Dresde en Allemagne par les États-Unis, 135 000 morts.
- 1962 : La police française tue 8 manifestants anti-OAS au métro Charonne à Paris.
- 1974 : Coup d'État militaire au Burkina Faso

Naissances


- 411 : Proclus Diadochus ou Proclus Diadoque, philosophe byzantin
- 1291 : Alphonse IV, roi du Portugal, à Lisbonne
- 1552 : Théodore Agrippa d'Aubigné, écrivain français
- 1627 : Jonas Moore, clerc et mathématicien anglais
- 1677 : Jacques Cassini, physicien et mathématicien français
- 1700 : Daniel Bernoulli, mathématicien hollandais
- 1804 : Eugène Sue, écrivain français, auteur de romans-feuilletons
- 1805 : Auguste Blanqui, socialiste français
- 1810 : Alphonse-Louis Constant, dit Eliphas Lévi, occultiste français
- 1815 : Auguste Lacaussade, poète français
- 1819 : John Ruskin, écrivain et réformateur social anglais
- 1828 : Jules Verne, écrivain français
- 1845 : Francis Ysidro Edgeworth, mathématicien irlandais
- 1875 : Thomas John l'Anson Bromwich, mathématicien anglais
- 1883 : Joseph Schumpeter, théoricien et économiste austro-américain
- 1924 : Irving Reiner, mathématicien américain
- 1925 : Jack Lemmon, acteur américain
- 1928 : Ennio De Giorgi, mathématicien italien
- 1931 : James Dean, acteur américain
- 1932 : John Williams, compositeur américain
- 1980 : Lee Jae-eun, actrice sud-coréenne

Décès


- 1296 : Przemysl II, roi de Pologne.
- 1529 : Baldassare Castiglione, écrivain et diplomate italien.
- 1856 : Agostino Bassi, biologiste italien25 septembre 1773).
- 1921 : Pierre Alexeiévitch Kropotkine, aristocrate russe, officier en Sibérie, explorateur puis scientifique, plus connu comme anarchiste.
- 1942 : Lucien Barbedette, anarchiste et professeur français.
- 1957 : John von Neumann, logicien et informaticien hongrois (° 28 décembre 1903).
- 1972 : Fritz Zwicky, astrophysicien suisse.
- 1998 : Halldór Kiljan Laxness, plus grand écrivaint islandais.
- 2005 : Gaston Rahier, pilote de moto (cross et rallye-raid) belge.
- 2005 : Jimmy Smith, organiste de jazz américain (° 8 décembre 1925 (ou 1928).

Célébrations


- La Nouvelle-Zélande célèbre la fête de Waitangi
- 2005 : Mardi Gras

Fêtes

Jackie, Jacotte, Jacoumeto, Jacquemine, Jacquette, Jacquine, Jacquotte, Jakeza, Jamila

Saints catholiques et orthodoxes du jour


- Sainte Dorothée
- Saint Cuthman (889)
- Saint Jacut abbé de Landoac (Vème siècle)
- Saint Meingold (892)
- Saint Paul (649)
- Saint Théodore le Stratilate ()
- Le Prophête Zacharie (-6 av JC.)

Saints catholiques du jour


- Saint Étienne de Grandmont (1124), fondateur de Grandmont
- Sainte Jacqueline
- Bienheureuse Jacqueline de Septisoles (1274), disciple de saint François d'Assise
- Saint Jean de Matha, (1160-1213), fondateur de la Congrégation des Trinitaires
- Saint Jérôme Émilien (1537), militaire vénitien, évêque de Venise
- Sainte Joséphine Bakhita (1947), soudanaise, religieuse
- Saint Pietro d'Igneo (1089), moine vallombrosain, cardinal-évêque d'Albano
- Sainte Quinte (249)

Saints orthodoxes du jour


- Saint Sabas de Serbie (1271), moine au mont Athos, archevêque de Pec Catégorie:Jour de l'année ja:2月8日 ko:2월 8일 ms:8 Februari simple:February 8 th:8 กุมภาพันธ์

Caroline du Sud

Catégorie:Caroline du Sud La Caroline du Sud est un État de l'est des États-Unis, bordé à l'ouest et au sud par la Géorgie, au nord par la Caroline du Nord et à l'est par l'océan Atlantique.

Histoire

océan Atlantique Elle fut peuplée par des colons anglais à partir de 1670, qui furent ensuite suivis par des Français Huguenots. La Caroline devint officiellement une colonie royale en 1712 et tire son nom d'une référence à Charles Ier d'Angleterre. La Caroline du Sud se révolta contre l'Angleterre lors de la Révolution Américaine et établit son propre gouvernement le 15 mars 1776. Elle demeure le premier état à ratifier la constitution le 5 février 1778. La Caroline du Sud fit sécession le 20 décembre 1860 et se rangea du côté des Confédérés.

Géographie

D'une surface de 80 583 km2, la Caroline du Sud est peuplée de 4 012 012 habitants (2000). La capitale de la Caroline du Sud est Columbia. On peut distinguer quatre régions naturelles :
- La plaine Atlantique est composée de dépôts sédimentaires relativement récents (sable, argile ...). Les zones les mieux drainées sont utilisées pour l'agriculture alors que les mauvaises terres sont laissées à l'état de marécages. La côte offre des abris pour les ports au sein des estuaires et de plusieurs baies.
- La région des Sand Hills, qui, comme son nom l'indique, est le vestige d'anciennes dunes de sable.

Principales villes


- Columbia
- Charleston
- Myrtle Beach
- North Charleston
- Greenville
- Spartanburg
- Sumter
- Florence.

Politique

La Caroline du Sud est un des états les plus conservateurs des États-Unis et affirme une très forte identité sudiste. Ancien leader de la cause sécessionniste en 1860, premier état à quitter l'Union, c'est sur son sol qu'a débuté la guerre de sécession à Fort Sumter.

Un ancien bastion conservateur et démocrate

La Caroline du Sud est un ancien bastion démocrate ou plus exactement démocrate sudiste ("southern democrats"). Jusqu'en 1940, les candidats démocrates à l'élection présidentielle y obtenaient plus de 90% des suffrages. En 1932 et 1936, Franklin Roosevelt y obtenait plus de 98% des voix. Progressivement, les électeurs se sont détournés des candidats démocrates en commençant par les élections présidentielles. Aux élections de 1948, le Dixiecrat Strom Thurmond, gouverneur de Caroline du Sud, emporte l'état devant Harry Truman avec 72% des voix. En 1964, avec 59% des voix, l'ultra-conservateur Barry Goldwater est le premier républicain à emporter l'état lors d'une élection présidentielle et aucun candidat démocrate n'a remporté la Caroline du Sud depuis Jimmy Carter en 1976. Lors de l'élection de 2004, le républicain George W. Bush a obtenu 58% des voix des électeurs de Caroline du Sud contre 41% au démocrate John Kerry. La Caroline du Sud est ainsi aujourd'hui un des états les plus républicains du pays.

Un état désormais rallié aux républicains

La Caroline du Sud n'a connu que des gouverneurs démocrates du 14 décembre 1876 au 21 janvier 1975 alors que le parlement de l'état était également dominé par les démocrates. En 2005, le gouverneur est le républicain Mark Sanford en fonction depuis janvier 2003. Il est le quatrième gouverneur républicain de Caroline du Sud depuis 1975 alors que six des huits postes élus de l'exécutif sont détenues également par des républicains. La législature de l'état est composée d'un sénat de 46 membres dominés lors de la session 2005-2006 par 26 républicains et d'une chambre des représentants de 124 élus également dominée par les républicains. Au niveau fédéral, les deux sénateurs de l'état sont les républicains Lindsey Graham et Jim DeMint alors que quatre républicains et deux démocrates représentent l'état à la Chambre des Représentants des États-Unis.

Économie

Culture

Chambre des Représentants des États-Unis

Voir aussi

Liens externes


- [http://wikisource.org/wiki/South_Carolina%27s_Declaration_of_Independence Declaration of Independence 24 December, 1860] ja:サウスカロライナ州 ko:사우스캐롤라이나 주

Robert McNamara

ja:ロバート・マクナマラ pl:Robert McNamara Homme d'affaires et politicien américain, secrétaire à la défense à partir de 1961, puis président de la Banque mondiale de 1968 à 1981. Biographie Robert Strange McNamara est né le 9 juin 1916, à Oakland, en Californie. Il s'inscrit dans l'école d'affaires de Harvard en 1937 et c'est là-bas qu'il acquiert les techniques de gestion qui sont devenues caractéristiques de son modèle de conduite. Après avoir rapidement escaladé la hiérarchie militaire, McNamara participe, sous les ordres du général LeMay, à la guerre contre le Japon et est considéré comme l'un des initiateurs, en 1945, du largage de bombes incendiaires sur l'archipel (100.000 morts en une nuit à Tokyo et 67 villes en grande partie détruites). En novembre 1960, McNamara, considéré comme l'un des plus brillants gestionnaires du pays, devient le premier président de la Ford Motor Company à ne pas être un membre de la famille. Mais après seulement cinq semaines, il est appelé au gouvernement par le président John F. Kennedy, et devient alors secrétaire à la défense. On compte sur ses talents de 'manager' pour maîtriser les militaires. Il fut donc aux côtés du président pour faire face à la crise des missiles de Cuba en 1962. Mais c'est surtout durant la guerre du Vietnam que son rôle fut particulièrement important. Celle-ci lui demande beaucoup de temps et d'énergie au département de la défense. Mais il finit par considérer la victoire comme impossible et souhaite désengager le pays. Cette position est contraire à celle du Président Lyndon B. Johnson, qui souhaite prolonger une forte présence américaine au Vietnam. McNamara est finalement démis de ses fonctions de secrétaire à la Défense et nommé président de la Banque mondiale par le président Johnson. Il arrive au siège de la Banque débordant d'énergie, puissant, actif, "poussant" pour obtenir des résultats. Il amène avec lui la croyance ferme que les problèmes des pays en voie de développement peuvent être réglés. Il affirme la nécessité d'analyser sérieusement les problèmes et de les déterminer pour mieux appliquer les remèdes appropriés. Si McNamara s'est rendu compte que la banque ne pourrait résoudre par elle-même les problèmes du monde, il pense néammoins qu'avec de la volonté, il est possible d'accroître les ressources planétaires et de généraliser le développement. Selon lui, un lien direct existe entre la sécurité militaire et le développement économique. La guerre est une conséquence de l'augmentation des écarts de revenu entre les pays industrialisés et ceux en voie de développement. Une de ses premières actions en tant que président est de demander une liste des directeurs de tous les projets qui doivent être entrepris, indépendamment des contraintes financières, politiques ou économiques. Cette liste est utilisée comme base de son premier plan de prêt sur cinq ans, et en septembre 1968 il propose aux gouverneurs (c'est-à-dire aux représentants de chaque pays membre), lors des réunions annuelles, de doubler le volume des prêts pendant les cinq années à venir. Le second plan quinquennal de McNamara, présenté en 1973, envisage une augmentation des prêts de 40% par rapport au premier. Les engagements de la banque sont passés d'environ 1 milliard d'USD en 1968 à plus de 13 milliards d'USD en 1981.

Filmographie

'The Fog of War' documentaire sorti en 2003 (oscar du meilleur documenaire 2004), sur la vie de cet homme qui fut au coeur de la guerre froide et surtou