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Barbe-Bleue

Barbe-Bleue

Barbe-Bleue est un personnage des contes de tradition orale. C'est une variante de l'ogre qui s'attaque à ses femmes successives et aux enfants qu'il en a. Dans la mythologie grecque, Cronos et Médée partagent cette conduite infanticide, mais c'est la mise en cause de la femme dans sa fonction la plus élevée qui est la faute majeure que la finalité morale du conte doit faire entendre qu'elle mérite la mort. Si Conomor, personnage historique travesti en Barbe bleue aux couleurs bretonnes, est conforme au personnage des Contes de Charles Perrault, Gilles de Rais, compagnon de Jeanne d'Arc a été qualifié de « Barbe bleue » nantais, il était un amateur criminel de jeunes gens et même d'enfants. Henri VIII d'Angleterre, qui fit condamner à mort pour trahison sa seconde épouse a lui aussi été gratifié de ce qualificatif. Le personnage de Barbe bleue inspira de nombreux auteurs :
- écrivains
- musiciens
- cinéastes

Cinéma et télévision


- Barbe-Bleue, conte de Charles Perrault, tiré des Contes de ma mère l'Oye, sortis en 1697 ;
- Barbe-Bleue, film muet réalisé par Georges Méliès, sorti en 1901 ;
- Barbe-Bleue, film de court métrage réalisé par Jean Painlevé, sorti en 1936 ;
- Barbe-Bleue, film réalisé par Christian-Jaque, sorti en 1951 ;
- Barbe-Bleue, téléfilm musical (réalisateur non connu), diffusé en 1972 à la télévision française ;
- Barbe-Bleue, téléfilm musical, réalisé par Jean Bovon, diffusé en 1984 à la télévision française. Liste non exhaustive. Barbe-Bleue

Ogre

ja:オーガ Catégorie:Créature fantastiqueCatégorie:Folklore Catégorie:Donjons et Dragons Un ogre est, dans les traditions et contes populaires, un homme monstrueux qui dévore les petits enfants.

Etymologie

L'origine du mot ogre est le mot Hongrois, issu des Huns (rappelez-vous Attila). A l'image de nombreux termes à connotation négative, il a pour origine le nom d'un peuple envahisseur ou tout simplement étranger.

Mythologie et folklore

Un des ogres les plus fameux est celui du conte de Charles Perrault : le Petit Poucet. Un autre ogre, dont les aventures sont contées par Perrault dans le Chat botté, a le pouvoir, tel Protée, de prendre une forme quelconque. Le Chat Botté s'en débarrasse en le mettant au défi de se transformer en souris. Dans l'imaginaire breton, l'ogre géant est constructeur de mégalithes et de dolmens.

Portait d'Ogres

Les Ogres sont dépeints comme des brutes géantes, hirsutes, inintelligentes et cruelles. Ils sont dangereux pour qui tombe entre leurs mains, mais il est assez facile de les duper. Le Chat Botté convaincra sans mal l'Ogre de se transformer en souris, ce qui lui laisse le loisir de l'avaler tout rond. Quant au Petit Poucet, il échange son bonnet de nuit et celui de ses frères contre les couronnes des filles de l'Ogre, ce qui conduira ce dernier à engloutir sa progéniture. Les Ogres n'ont qu'une obsession : manger de la chair fraîche. Leur met de prédilection sont, bien évidemment, les petits enfants. A la différence du Loup, qui dévore ses victimes crues, l'Ogre aime que la viande soit cuite et accommodée. Les Ogres sont intégrés socialement (dans le Petit Poucet, il est marié et a sept filles) et occupent un rang relativement élevé (dans Le Chat Botté, l'Ogre vit dans un château). Ceci les rend d'autant plus à craindre. Les Ogres peuvent être dotés de pouvoirs surnaturels : on l'a vu, dans le Chat Botté, il peut se transformer en animal. Dans le Petit Poucet, il peut parcourir rapidement de grandes distances grâce à ses bottes de sept lieues.

Portée symbolique

Dans sa Psychanalyse des Contes de Fée, Bruno Bettelheim voit dans l'Ogre un écho aux frayeurs des enfants en bas âge, au moment où joue la pulsion orale. Cette pulsion, qui pousse les enfants à porter tout objet à la bouche, est perçue comme une puissance destructrice, qu'il faut réussir à surmonter. C'est ce que proposent les contes, en offrant aux enfants un scénario de victoire sur l'Ogre.

Shrek

Le personnage de Shrek est un cas à part. S'il a l'apparence d'un Ogre, n'en a pas les habitudes ni les mœurs : il vit seul, isolé, dans une cabane au fond des bois, et ne mange pas les enfants. Les gens ont tout de même peur de lui, uniquement en raison des apparences : il ressemble à un ogre, donc il doit forcément en être un, avec tout ce que cela entraîne. La portée du conte de Shrek tient en ce qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Le message a toute sa valeur dans notre société moderne de l'image : l'Ogre a ainsi en réalité bon cœur et souffre de son isolement, la Princesse a un côté public (belle le jour) et privé (difforme la nuit), le Prince Charmant est en réalité vaniteux, égoïste et insupportable, le roi ne doit sa majesté qu'à l'amour et au baiser de sa femme, lui-même n'est qu'une grenouille etc.

Histoire

Ce personnage a été, en quelque sorte, personnifié dans la réalité, par Gilles de Rais ou, plus près de nous, par des criminels sadiques et cannibales tel Albert Fish. Les Anglais surnommèrent Napoléon Ier l'Ogre.

Œuvres modernes

Certaines œuvres modernes, notamment des jeux de rôle, on fait de l'ogre un peuple humanoïde gigantesque et cruel.

Acronyme

OGRE est aussi l'acronyme d'un moteur 3D Open Source temps réel en C++. Il s'agit d'un projet initié en l'an 2000 et qui est capable de rivaliser avec nombre de produits commerciaux. http://www.ogre3d.org/

Voir aussi


- Cagou de Daddu-Ley
- les Contes de ma mère l'Oye

Cronos

)]] Dans la mythologie grecque, Cronos (en grec ancien Κρόνος / Krónos) est le fils d'Ouranos et le père de Zeus. Il n'est pas le dieu du Temps, contrairement à une opinion répandue (la confusion vient du mot grec χρόνος / khrónos, qui signifie « temps » et qu'un de ses attributs est le sablier).

Légende

Alors qu'Ouranos empêchait Gaïa d'accoucher des Titans en la pénétrant sans relâche, Cronos prit une arme et trancha le pénis de son père, qui retourna dans les Cieux. À son grand malheur, Ouranos lui jeta une malédiction : lorsque le fils de Cronos atteindra l'âge adulte, il se retournera lui aussi contre son père. Les Titans sortirent alors du ventre de Gaïa. Mais Cronos refusa de laisser en liberté les créatures monstrueuses ainsi enfantées par Gaïa et Ouranos : les Cyclopes et les Hécatonchires. Il a même chargé de chaînes ses frères diformes et les a précipités dans les profondeurs de Tartare, le monde souterrain. Cronos se proclama roi de ce monde dont il avait rétabli l'équilibre autrefois, un monde voulu par Gaïa la terre. Il se lia avec Rhéa, mais il n'avait pas oublié la malédiction d'Ouranos : il mangea chacun de ses enfants au fur et à mesure qu'ils naissaient. Hestia, Déméter et Héra, ses trois premières filles, puis Poséidon et Hadès furent ainsi avalées par Cronos. Mais lorsque arriva le sixième, Rhéa, sur le conseil de sa mère Gaïa, cacha l'enfant et le remplaça par une pierre que Cronos engloutit directement. L'enfant qui a été ainsi épargné portait le nom de Zeus. Il grandit loin de ses parents, et une fois arrivé à maturité, il rencontra une des trois mille filles de l'Océan, Métis, déesse de la ruse. Zeus voulait aller libérer ses frères et sœurs, et Métis l'aida. Elle prépara un breuvage qu'elle confia à Rhéa dans le but de le faire boire à Cronos. Lorsque Cronos le porta à ses lèvres, il vomit tout ce qu'il avait ingurgité jusque là. Zeus, Déméter, Hestia, Héra, Poséidon et Hadès se réfugièrent sur les cimes de l'Olympe. Alors débuta la guerre entre les Titans et les Olympiens. Après plusieurs confrontations, les Olympiens se rendirent compte qu'ils étaient plus faibles que les Titans. Il s'allièrent avec les Cyclopes et les Hécatonchires. Les Cyclopes leurs fournirent des armes : à Zeus, ils remirent la foudre, à Poséidon, un trident capable d'ébranler le sol et à Hadès un casque qui avait le pouvoir de rendre invisible celui qui le portait. Grâce à ces armes et à l'aide musclée des Hécatonchires (monstres à cent bras), les Olympiens remportèrent la victoire contre les Titans. Zeus régnait alors en roi tout-puissant, Dieu parmi les dieux. Mais Gaïa ne voulait pas que ses fils, les Titans, soient réduits à l'esclavage. Elle s'unit alors à Tartare. De cette union émergea Typhon, un terrible monstre. Gaïa espérait faire ployer Zeus, car elle révait toujours d'un monde sans souverain, Titans et Olympiens vivant en harmonie. À la vue de Typhon, les Dieux de l'Olympe s'enfuirent. Seul Zeus accepta de l'affronter. Mais Typhon gagna la terrible bataille. Il enleva les nerfs et les tendons de Zeus, les cacha et confia Zeus à la garde d'un autre dragon. Mais les Olympiens avaient honte de leur fuite. Hermès s'empara du casque d'invisibilité, alla chercher les nerfs et les tendons de Zeus, et les réajusta sur le Dieu des dieux. Zeus s'élança alors et terrassa cette fois Typhon et le précipita dans l'Etna, sous la garde des Cyclopes. Parfois Typhon crache encore des flammes du fond de son trou, et on peut les voir au sommet de l'Etna. Comme Japet, Cronos devient dans la langue grecque le symbole proverbial de ce qui est vieux, démodé, dépassé. Ainsi, l'expression grecque « ça remonte à Cronos » est l'équivalent du français actuel « ça remonte à Mathusalem ».

Attributs


- Ses attributs : La faux, le sablier.

Voir aussi

Catégorie:Titan grec Catégorie:Progéniture de Gaïa ja:クロノス

Médée


- Dans la mythologie grecque, Médée est une magicienne ;
- Elle a inspiré de nombreuses œuvres homonymes, notamment :
  - Médée, tragédie grecque d'Euripide,
  - Médée, tragédie romaine de Sénèque,
  - Médée, tragédie française de Corneille,
  - Médée, affiche de Mucha,
  - Médée, film italien de Pasolini,
  - Médée, opéra italien de Cherubini,
  - Médée, opéra français de Charpentier.

Charles Perrault

Charles Perrault est un auteur né et mort à Paris (12 janvier 1628 - 16 mai 1703.

Biographie

Frère est l'architecte et scientifique Claude Perrault (1613-1688), Charles est resté célèbre pour ses Contes de Perrault, issus de la tradition populaire. Après avoir suivi des études littéraires brillantes au collège de Beauvais (rue Jean-de-Beauvais) à Paris, il obtient une licence en droit et s'inscrit au barreau en 1651. Collaborateur de Colbert, chargé de la politique artistique et littéraire de Louis XIV en 1663, puis contrôleur général de la surintendance des Bâtiments, il entre à l'Académie française en 1671, où il participe à la querelle des Anciens et des Modernes, du côté des Modernes ; dans ce cadre, il écrivit Le Siècle de Louis le Grand (1687) et Parallèle des Anciens et des Modernes (1688-1692), deux œuvres fortement critiquées par Boileau. Il collabora également au genre parodique (L'Enéide burlesque, 1648 ; Les Murs de Troie ou l'Origine du burlesque, 1649), et au genre galant (Dialogue de l'amour et de l'amitié, 1660 ; Le Miroir ou la Métamorphose d'Orante, 1660).

Les Contes de ma mère l'Oye

Enfin, il écrivit les Contes de ma mère l'Oye, un recueil de contes de fées, mode qu'il contribua ainsi à lancer. Un recueil intitulé Histoires ou Contes du temps passé (Contes de ma mère l'Oye) sortit en 1697 :
- La Belle au Bois Dormant
- Le Petit Chaperon Rouge
- Barbe Bleue,
- Le Chat Botté
- Les Fées
- Cendrillon ou la petite pantoufle de vair
- Riquet à la houppe
- Le Petit Poucet Trois autres récits, rédigés antérieurement, y furent rattachés :
- La Marquise de Saluces ou la patience de Grisélidis (1691)
- Les Souhaits (1694)
- Peau d'Âne (1694), dont seule la version fortement expurgée est accessible aux enfants La légende dit qu'il prit pour modèle le château d'Ussé, à l'ouest de Tours, pour son conte La Belle au bois dormant.

Origine

Charles Perrault, auteur très sérieux, a préféré sortir la première édition du recueil de contes sous le nom de son fils, alors âgé de seize ans. Le succès des Contes de ma Mère l'Oye finira pourtant par occulter tout le reste de sa production littéraire. Il n'a pas « inventé » les contes qu'il a écrit, mais s'est inspiré de contes populaires qui se transmettait avant lui oralement, la plupart du temps par des bonnes d'enfants venues de la campagne. Ma Mère l'Oye est donc elle-même un personnage fictif, incarnant une campagnarde de qui viendraient ces contes. Perrault serait ainsi l'un des premiers collecteurs mais comme il ne cite pas ses sources, on ne peut le considérer comme tel. En fait, il est l'un des premiers, sinon le premier, à édulcorer les contes populaires, dont les versions d'origines étaient bien plus crues.

Liste complète des œuvres


- Le Siècle de Louis le Grand (1687)
- Parallèle des Anciens et des Modernes (1688-1692)
- L'Enéide burlesque (1648)
- Les Murs de Troie ou l'Origine du burlesque (1649)
- Dialogue de l'amour et de l'amitié (1660)
- Le Miroir ou la Métamorphose d'Orante (1660)
-
- Saint Paulin Evesque de Nole, avec une epistre chrestienne sur la pénitence, et une ode aux nouveaux-convertis. Par Charles Perrault de l'Académie française. A Paris chez Jean-Baptiste Coignard. 1686. Saint Paulin est precedé d'une longue epitre-dedicacé à Bossuet. Perrault repond par avance aux objections que le lecteur serait tente de lui faire (...). Mais on distingue vite, à travers l'exposé érudit, la véritable pensée de l'académicien. Son but est de se poser en doctrinaire de l'art moral. Saint Paulin est pour lui l'occasion d'expliquer et de mettre en pratique une idée qu'il considère comme essentielle : la necessité pour la France d'élaborer un art de type nouveau, un art chrétien qui sera nécessairement supérieur à l'art barbare de la civilisation paienne.
- Contes (Posthume) (1781)

Adaptations cinématographiques

Il existe de très nombreuses adaptations cinématographiques de ses contes :
- Peau d'Âne, par Jacques Demy en 1970
- Cendrillon, dont la version la plus connue est le dessin animé de 1950 par les studios Disney
- La Belle au bois dormant, entre autres par les studios Disney en 1959

Liens externes

[http://www.ricochet-jeunes.org/auteur.asp?id=1757 Perrault] [http://www.ygora.net Ygora.net - Voir Contes de Perrault] [http://www.evene.fr/celebre/biographie/charles-perrault-351.php Nombreuses citations de Charles Perrault] Perrault, Charles Perrault, Charles Perrault, Charles Perrault, Charles ja:シャルル・ペロー

Gilles de Rais

ja:ジル・ド・レイ Rais, Gilles de Rais, Gilles de Rais, Gilles de Rais, Gilles de Rais, Gilles de Rais, Gilles de Catégorie:Maison de Montmorency Rais, Gilles de Rais, Gilles de Gilles de Montmorency-Laval, Baron de Rais, appelé Gilles de Rais (ou Gilles de Retz), surnommé Barbe-Bleue (1404 - 26 octobre 1440), maréchal de France, exécuté pour meurtres et sorcellerie. Il est apparenté à la famille de Montmorency. Il est seigneur de Rais, d’Ingrandes et de Champtocé. Champtocé

Un seigneur breton

En 1400, Jeanne la Sage (1331-1406), dernière héritière de la famille de Rais, désigna Guy de Laval comme seul héritier, à la seule condition qu'il abandonnat pour lui et ses descendants le nom et les armes de Laval, pour prendre les armes et le nom de Rais. Il hérite de ce fait des seigneuries de Machecoul, Saint-Étienne-de-Mer-Morte, Pornic, Princé, Vue, Bouin, qui forment le pays de « Rais » (actuellement Retz). Guy, après avoir consenti en 1404 au mariage avec Marie, la fille de Jean de Craon, devient baron de Rais, doyen des barons de Bretagne, titre dont son fils Gilles héritera.
Après la mort de son père, Gilles de Rais fut élevé par son grand-père maternel, Jean de Craon, à la réputation sulfureuse. Après de nombreuses tentatives de fiançailles, Gilles de Rais finit par se marier le 30 novembre 1420 avec Catherine de Thouars, qu'il a enlevée dans ce but, le 24 avril 1420.

Un héros de la guerre de Cent Ans

De 1427 à 1431, Gilles de Rais combat les Anglais lors de la guerre de Cent Ans, notamment aux côtés de Jeanne d'Arc. Après l'éclatante victoire de Patay, il obtient le bâton de maréchal de France en 1429. Son échec, avec Jeanne d'Arc, lors du siège de Paris - dû à une trahison de La Trémoille qui a fait se replier l'armée française - entraînera son discrédit auprès de la Cour et l'incitera à se retirer sur ses terres et en particulier son château de Tiffauges en Vendée, lieu où se seraient déroulés les crimes dont il fut accusé.. Cinq ans jours pour jour après la prise d'Orléans, Gilles de Rais offre à qui veut les voir une série de reconstitutions de la bataille à ses frais : des centaines d'acteurs nourris, logés, changés à chaque représentation. Une débauche de frais qui incite sa famille à lui intenter un procès (qu'elle gagne) afin d'interdire à quiconque d'acheter des terres lui appartenant.

Un criminel hors du commun

Un conflit larvé s'installe entre Gilles de Rais et l'Église, qu'il aurait défiée en reprenant par la force une de ses possessions. Le 13 septembre 1440, l'évêque de Nantes cite Gilles de Rais à comparaître après avoir recueilli des témoignages et des rumeurs sur les exactions de celui-ci. Il est accusé d'avoir violé, torturé et assassiné 140 enfants, notamment dans le cadre de rites sataniques, durant les huit années précédentes. Les chefs d'accusation sont les plus graves de l'époque : « sodomie, sorcellerie et assassinat ». Gilles de Rais, manifestement convaincu qu'il était trop fort pour craindre quoi que ce soit, se laisse capturer. S'ouvre alors l'instruction du procès civil qui sera l'instrument de sa chute. Le procès qui s'ouvre à Nantes le 8 octobre 1440 est très bien préparé et suit une stratégie machiavélique visant à le désarmer de toute défense. Gilles de Rais a la possibilité de récuser les juges pour partialité à l'ouverture du procès, mais l'acte d'accusation ne fait alors état que d'un acte véniel, ce qui soulage l'accusé qui reconnaît la compétence des juges. Ce n'est qu'à la deuxième audience (le 13 octobre) que l'acte d'accusation complet est dévoilé, mais il est alors trop tard pour récuser les juges. Gilles de Rais se rend compte qu'il a affaire à un dossier d'accusation très étoffé et que de plus, son incarcération délie les langues. Les témoignages à charge commencent à affluer. Ses valets et ses complices qui l'avaient assisté dans ses crimes, également arrêtés et le voyant sans ressources, se mettent à l'accabler. Lors de son procès, Gilles de Rais comprend qu'il a été piégé et qu'il ne peut plus résister face aux accusations. Il s'emporte et se révolte, ce qui entraîne en réaction son excommunication par l'évêque qui préside le procès. Cette excommunication l'effare et il se résout alors à faire ses aveux en l'échange de la levée de cette sanction, ce qui lui est accordé. Sa confession, prononcée dans sa prison puis répétée à l'audience du 22 octobre horrifie l'audience tant les détails de la cruauté décrite dépassent l'entendement. Le jugement est prononcé le 25 octobre : Gilles de Rais et ses deux valets seront pendus puis brûlés. Le lendemain matin, le 26 octobre après une messe à la cathédrale, l'exécution est accomplie dans les prairies de l'île de Biesse. Sur sa demande, son corps sera déposé en l'église Notre Dame du Carmel, à Nantes. Son mausolée a été détruit durant la Révolution française. Dans les souterrains du château de La Suze sur Sarthe (72), lequel lui a appartenu, auraient ultérieurement été découverts quelques 49 crânes humains.

Bibliographie et sources


- Jacques Heers, Gilles de Rais, Editions Perrin, collection Tempus, Paris, 1994.

Voir aussi


- Tueur en série

Lien externe


- [http://museepaysderetz.free.fr/gilles-retz-1.html Histoire complète illustrée + bibliographie]

Jeanne d'Arc

-1867)]] Jeanne d’Arc (6 janvier 141230 mai 1431), lorraine surnommée la Pucelle d’Orléans, est une figure emblématique de l'histoire de France. Jeanne, très pieuse, aimait se rendre, chaque samedi, prier en l’église de Bermont, près de Greux. Durant la guerre de Cent Ans, elle mena les troupes françaises contre l’envahisseur anglais mais fut finalement capturée et mise au bûcher après un procès en hérésie.

Contexte

Jeanne est née à Domrémy, aux marches de Lorraine, dans une famille de paysans nommée « Darc » (assez aisés et appelés laboureurs), pendant la guerre de Cent Ans opposant la France à l’Angleterre. À cette époque, une partie du territoire est occupée par les Anglais alliés aux Bourguignons. La France n’a plus de roi couronné depuis la mort de Charles VI, dit Charles le Fou, en 1422. Bien qu’il laisse un héritier, le Dauphin Charles, la couronne de France est revendiquée pour le roi d'Angleterre encore mineur, Henry VI. Ceci est le résultat du traité de Troyes signé entre Isabeau de Bavière, reine de France et régente, et l’Anglais Henry V en 1420 à la suite du terrible désastre de la chevalerie française à Azincourt cinq ans plus tôt. Selon les termes du traité, Henry est marié à Catherine, fille de Charles VI ; à la mort de Charles la couronne reviendrait à leur descendance, réunissant les deux royaumes. Ce traité spolie le Dauphin de son droit de succession et est contesté par la noblesse française.

Jeanne d’Arc, chef de guerre

Azincourt Azincourt À 13 ans, Jeanne affirme avoir entendu des voix célestes lui demandant de libérer la France de l’envahisseur et de ramener le Dauphin sur le trône. À 18 ans, elle se met en route. Arrivée à la ville voisine, elle demande à s’enrôler dans les troupes du Dauphin. Sa demande est rejetée, mais elle revient un an plus tard et Robert de Baudricourt, parent de Robert des Harmoises (qui plus tard épousera une Jeanne également dite D’Arc), capitaine de Vaucouleurs, accepte de lui donner une escorte. Portant des habits masculins (ce qu’elle fera jusqu’à sa mort, excepté pour sa dernière fête de Pâques), elle se rend à Chinon où elle est autorisée à voir le Dauphin Charles. L’anecdote raconte qu’elle est capable de reconnaître Charles, vêtu simplement et dissimulé parmi ses courtisans, et lui parle de sa mission. Après l’avoir fait interroger par les autorités ecclésiastiques à Poitiers où des matrones vérifient sa virginité, Charles donne son accord sur son plan de libération d’Orléans assiégée par les Anglais. Ses frères la rejoignent. On l’équipe d’une armure et d’une bannière blanche frappée de la fleur de lys. Avec sa foi, sa confiance et son enthousiasme, elle parvient à insuffler aux soldats français désespérés une énergie nouvelle et à contraindre les Anglais à lever le siège de la ville dans la nuit du 7 au 8 mai 1429. Après cette victoire, célébrée chaque année à Orléans ces deux jours, on la surnomme la Pucelle d’Orléans. Après une autre victoire remportée face aux Anglais, elle persuade le Dauphin d'aller à Reims se faire sacrer roi de France. Le 17 juillet 1429, dans la cathédrale de Reims, en la présence de Jeanne d’Arc Charles VII est sacré. Dans la foulée, Jeanne d’Arc tente de convaincre le roi de reprendre Paris aux Bourguignons, mais il hésite. Une attaque est menée par Jeanne sur Paris mais doit être rapidement abandonnée. Elle est capturée lors de la tentative de reprise de Compiègne le 23 mai 1430 par les Bourguignons. Elle essaye de s’échapper par deux fois mais elle échoue. Elle est rachetée par les Anglais et confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais.

Les procès

Beauvais] Elle est accusée d’hérésie et interrogée sans ménagement à Rouen. Elle est emprisonnée dans le donjon du château de Philippe Auguste, seule construction parvenue jusqu’à nous et appelée maintenant Tour Jeanne d’Arc. Le procès débute le 21 février 1431. :« Sur l’amour ou la haine que Dieu porte aux Anglais, je n’en sais rien, mais je suis convaincue qu’ils seront boutés hors de France, exceptés ceux qui mourront sur cette terre. » Jeanne d’Arc à son procès (le 15 mars 1431) Les interrogateurs, conduits par l’évêque de Beauvais, M Cauchon, ne parviennent pas à établir un chef d'accusation valable : Jeanne semble être une bonne chrétienne, convaincue de sa mission, différente des hérétiques qui pullulent dans un climat de défiance vis-à-vis de l’Église en ces temps troublés. Le tribunal lui reproche par défaut de porter des habits d’homme, d’avoir quitté ses parents sans qu’ils lui aient donné congé, et surtout de s’en remettre systématiquement au jugement de Dieu plutôt qu’à celui de « l’Église militante », c’est-à-dire l’autorité ecclésiastique terrestre. Les juges estiment également que ses « voix », auxquelles elle se réfère constamment, sont en fait inspirées par le démon. Condamnée une première fois au bûcher après avis de l’université de Paris (Sorbonne), alors à la solde des Bourguignons, Jeanne se rétracte in extremis, reconnaissant avoir menti à propos des voix et se soumet à l’autorité de l’Église. Elle est alors renvoyée dans sa prison aux mains des Anglais, malgré une promesse orale (donc invérifiable) du tribunal de l’incarcérer dans une prison ecclésiastique. S’estimant trompée, elle se rétracte deux jours plus tard, endosse de nouveau des habits d’homme (dans des conditions obscures). Déclarée relapse (retombée dans ses erreurs passées), le tribunal la condamne au bûcher et la livre au bras séculier. Le lendemain, 30 mai 1431, elle est brûlée vive place du Vieux-Marché à Rouen. Elle rendit l’âme en criant « Jésus ». Lorsque Charles reprend Rouen, un second procès, à la demande de la mère de Jeanne et sur décret du pape Calixte III, casse en 1456 le premier jugement pour « corruption, dol, calomnie, fraude et malice » de la part des juges. Il déclare le premier procès et ses conclusions « nuls, non avenus, sans valeur ni effet » et réhabilite entièrement Jeanne et sa famille. Il ordonne également l’« apposition [d’une] croix honnête pour la perpétuelle mémoire de la défunte » au lieu même où Jeanne est morte. L'évêque Cauchon, décédé entre temps, ne sera jamais jugé. Voir sur Wikisource la Sentence de réhabilitation de Jehanne la Pucelle (7 juillet 1456).

Thèses divergentes

Thèses sur l’origine de Jeanne d’Arc

1456 Une thèse parallèle est celle d'une anthropologue fort décriée, et jugée par beaucoup farfelue (quoique n’étant pas stupide), Margaret Murray. Celle-ci se spécialisa entre autre dans l’étude des procès de sorcellerie, et particulièrement de celui de Jeanne d’Arc, qui selon elle fut une de ces victimes désignées, après des personnages comme William Rufus ou Thomas Becket. À la différence près que Jeanne d’Arc fut en quelque sorte une mystification de l’histoire. Il apparaîtrait selon Murray qu’une inconnue fut brûlée à sa place, et que tout fut savamment orchestré à des fins politiques. Jeanne d’Arc appartenait, selon Margaret Murray, à la mouvance adepte des « cultes de Diane », soit des antiques rites de la fertilité hérités du fond des âges, et dut être d’accord pour exécuter la mission qu’on lui proposait, par idéal et conviction, par amour probablement. Effectivement jugée, et condamnée au bûcher, chef de l’accusation : avoir porté des habits masculins (ce qui était un délit passible de la peine de mort à cette époque), elle disparut de la scène de l’histoire et, rendue à la vie civile, se maria avec un Sieur des Harmoises, ou Armoises, selon les orthographes (voir à ce sujet le paragraphe sur les fausses Jeanne d’Arc, un peu plus bas). Il est intéressant de noter que l’armoise est une plante ; voici la définition qu’en donne le Petit Robert : XII siècle, du latin artemisia, mot grec, plante d’Artémis (on notera la coïncidence de ce nom, « Artémis », qui est à la fois celui du sieur des « Armoises », et celui du « culte de Diane », mentionné plus haut). Plante herbacée à variétés aromatiques… Armoise absinthe. Armoise vulgaire : herbe de Saint-Jean. Armoise dracunculus, (c’est-à-dire armoise du dragon, en italien dragoncella : estragon). Selon cette thèse, Jeanne d’Arc n'était donc pas une « pauvre paysanne » analphabète entendant des voix en gardant ses moutons comme nous la présente la tradition, même si, étant très pieuse, elle se crut de bonne foi « appelée » par des voix vers son destin. Elle était issue d’une famille de négociants aisés et avait pour occupation quotidienne tout ce qui ressortait de l’éducation des jeunes filles au Moyen Âge, quelque fût leur condition sociale. Pendant longtemps sa famille eut un privilège important, supérieur à ceux de la noblesse, puisqu’elle était totalement exemptée d’impôts ; ce qui accréditerait la thèse de Margaret Murray. Cette hypothèse cependant est considérée comme peu crédible par certains historiens contemporains.
- Lettres d’anoblissement accordées à Jehanne la Pucelle et à sa famille (sur Wikisource)

Thèses sur la virginité de Jeanne d’Arc

Par deux fois, la virginité de Jeanne fut constatée par des matrones, à Poitiers en mars 1429, mais aussi à Rouen, le 13 janvier 1431. Pierre Cauchon (celui-là même qui la fit brûler) avait ordonné ce deuxième examen pour trouver un chef d’accusation contre elle. En vain.

Les « consœurs » de Jeanne d'Arc

Jeanne d'Arc ne fut pas un cas unique à son époque. Le Journal d’un Bourgeois de Paris rapporte un sermon entendu le 4 juillet 1431 faisant référence à trois autres femmes : :« Encore dist il en son sermon qu’ilz estoient IIII, dont les III avoit esté prinses, c’est assavoir ceste Pucelle, et Perronne et sa compaigne, et une qui est avec les Arminalx (Armagnacs), nommée Katherine de la Rochelle ; … et disoit que toutes ces quatre pouvres femme frère Richart le cordelier (…) les avoit toute ainsi gouvernées ; (…) et que le jour de Noel, en la ville de Jarguiau (Jargeau), il bailla à ceste dame Jehanne la Pucelle trois foys le corps de Nostre Seigneur (…) ; et l’avoit baillé à Peronne, celui jour, deux fois (…) » De ces trois autres femmes, le même Bourgeois de Paris relate l’exécution de Pieronne qui « estoit de Bretaigne bretonnant » fut brûlée sur le parvis de Notre-Dame le 3 septembre 1430. Et s’il ne la nomme pas, le Formicarium du frère Jean Nider semble décrire la même exécution.

Fausses Jeanne d’Arc

Il est arrivé au cours de l’histoire que des imposteurs surgissent, prétendant être une personnalité décédée ayant marqué son temps. Ce fut le cas pour Louis XVII à l’issue de la Révolution, ce fut aussi le cas des faux Dimitri à la mort d'Ivan IV le Terrible, pour la princesse Anastasia, et plus récemment pour Elvis Presley. Il semble en avoir été de même pour Jeanne d’Arc, dont bien des détails de la vie nous sont mal connus. Plusieurs femmes se présentèrent, affirmant avoir échappé aux flammes. La plupart furent rapidement confondues, mais deux d’entre elles parvinrent à convaincre leurs contemporains qu’elles étaient réellement Jeanne d’Arc : il s'agit de Jeanne des Armoises et de Jeanne de Sermaises, qui étaient peut-être une seule et même personne. D’après une source tardive (trouvée en 1686 à Metz), Jeanne des Armoises apparut pour la première fois le 20 mai 1436 à Metz où elle rencontre les deux frères de Jeanne d’Arc, qui la reconnaissent pour leur sœur. Il est impossible de déterminer s’ils ont vraiment cru qu’elle était leur sœur ou non. La ville d’Orléans interrompit les services funèbres à la mémoire de Jeanne d’Arc durant trois ans.
Cette Jeanne, qu’on dit être la fille adultérine d’Isabeau de Bavière et de Louis d’Orléans, donnée en nourrice à des laboureurs de Domrémy, épousa un chevalier, Robert des Hermoises ou des Armoises, proche parent de Robert de Beaudricourt, à Arlon, au Luxembourg, où elle aurait rencontré Madame de Luxembourg. Cette Jeanne s’entretint avec Charles VII par courrier pendant quatre ans. Vers 1440, elle obtint finalement une audience. D'après une relation tardive du chambellan de Boisy, le roi lui demanda quel était le secret qu’il partageait avec elle. Elle se rétracta, disant ne pas connaître le roi, et demanda grâce ; elle admit ensuite publiquement son imposture. Mais en était-ce vraiment une ? L’avoua-t-elle où fut-elle convaincue par le roi durant l’entrevue qu’il valait mieux pour elle qu’elle « l’avouât » ? D’autres contemporains signalent que les frères de Jeanne d’Arc ont été vus avec une femme qu’ils présentaient comme leur sœur dans les années 1449-1452. En 1457, quand la Pucelle fut réhabilitée, Jehanne de Sermaises apparut en Anjou. Elle fut accusée de s'être fait appeler la Pucelle d'Orléans, d’avoir porté des vêtements d’homme. Elle fut emprisonnée jusqu'en février 1457, et libérée à la condition qu'elle s’habillerait honnêtement. Elle disparaît des sources après cette date.

Bibliographie

Le personnage, dans son ambivalence et sa grande complexité, a fasciné les écrivains et les dramaturges à travers les époques. Les pièces les plus connues, offrant une large diversité d’interprétation sur sa vie, ont été écrit par Shakespeare (Henri VI), Schiller (La Pucelle d'Orléans), George Bernard Shaw (Saint Joan), Jean Anouilh (L’Alouette) et Bertolt Brecht (Sainte Jeanne des abattoirs). Samuel Clemens écrivit une biographie de fiction sous le nom de plume de Sieur Louis de Conte, n'utilisant pas son pseudonyme de Mark Twain. Les biographies et autres études plus spécialisées sont listées ici : Bibliographie relative à Jeanne d’Arc.

Œuvres inspirées par Jeanne d’Arc

Pour consulter la liste de l'ensemble des œuvres inspirées par Jeanne d’Arc, voir la page Œuvres inspirées par Jeanne d’Arc.

Voir aussi

Lieu fréquenté par Jeanne d’Arc


- Chapelle de Massey (Meuse)

Compagnons d’armes de Jeanne d’Arc


- Gilles de Rais
- Étienne de Vignolles dit La Hire
- Arnaud Guillaume, seigneur de Barbazan
- Jean d’Alençon
- Jean d’Orléans, comte de Dunois (1402-1468), dit le Bâtard d’Orléans puis, après 1439, Dunois
- Jean Poton de Xaintrailles
- Jean d'Aulon
- Ambroise de Loré
- Guy XIV de Laval

Juges de Jeanne d’Arc


- Pierre Cauchon
- Jean Alespée

Films Inspirés de sa vie


- Jeanne d'Arc (film, 1900) de Georges Méliès
- Jeanne d'Arc (film, 1916)
- La Passion de Jeanne d'Arc (film, 1928)
- Jeanne d'Arc (film, 1948) de Victor Fleming avec Ingrid Bergman
- Jeanne d'Arc au bucher 1954 de Roberto Rossellini avec Ingrid Bergman
- Jeanne d'Arc (film, 1999) de Luc Besson
- Joan of Arc de Christian Duguay avec Leelee Sobieski

Liens externes


- [http://www.jeannedarc.com.fr/centre/centre.htm Le Centre Jeanne d’Arc, service culturel de la Mairie d’Orléans]
- [http://membres.lycos.fr/abbayestbenoit/jeanne/ Le Procès de Jeanne d’Arc] [http://jeannedarc2000.free.fr/ Porte Hélicoptères de la Marine nationale Jeanne d’Arc ] Prestigieux navire de la Marine nationale Catégorie:Saint catholique Catégorie:Guerre de Cent Ans Catégorie:Histoire de France Catégorie:Héros national Catégorie:Naissance en 1410 Catégorie:Naissance en 1412 Catégorie:Décès en 1431 Catégorie:Histoire du catholicisme en France Catégorie:Personnalité féminine Catégorie:Personnalité des Vosges ja:ジャンヌ・ダルク simple:Joan of Arc th:โยนออฟอาร์ค



1697

Catégorie:1697
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Événements

Afrique


- Début de l'expansion du royaume Ashanti en Afrique de l'Ouest (fin en 1712).

Amériques


- 21 septembre : Le Traité de Ryswick, dont l'objet principal est de mettre fin à la Guerre de la Ligue d'Augsbourg, a des implications en Amérique :
  - Il reconnaît à la France ses conquêtes de la Baie d'Hudson au Canada. Elle récupère Terre-Neuve mais ne conserve qu'une partie de l'Acadie.
  - Il partage l'île d'Haïti entre la France et l'Espagne.

Europe


- 21 septembre : Le Traité de Ryswick met fin à la Guerre de la Ligue d'Augsbourg : les Territoires réunis doivent être rendus, sauf Strasbourg.
- Début du règne de Charles XII, roi de Suède (fin en 1718).
- Le duc de Saxe Auguste II est élu roi de Pologne (début de la dynastie saxonne).
- Les Russes avancent victorieusement jusqu'au Kamtchatka qui passe sous leur domination.

Arts & cultures


- Charles Perrault écrit les « Contes de ma Mère l'Oye ».

Sciences & techniques


- Les suisses Jacques et Jean Bernoulli développent leur calcul des variations.
- Le tsar Pierre le Grand entreprend l'étude du mode de vie de l'Europe occidentale. Il la parcourt incognito, participant, entre autre, à la construction d'un navire aux Pays-Bas,comme simple charpentier, et rencontrant Isaac Newton.Son but était de moderniser la Russie en observant ce qui se faisait ailleurs.

Naissances en 1697


- Naissance à Londres du peintre et graveur anglais William Hogarth.
- Naissance à Venise du peintre et graveur italien Giovanni Antonio Canal dit Canaletto.

Décès en 1697

ko:1697년

1901

Catégorie:1901 Cette page concerne l'année 1901 du calendrier grégorien.
Accès à 1901 par régions du monde

Evénements

Premier trimestre


- Détails : Janvier 1901 - Février 1901 - Mars 1901
- 1 janvier : En Australie, six colonies britanniques forment désormais le Commonwealth of Australia
- 6 janvier : Lancement de la croisade « anti baiser » aux États-Unis soutenue par les ligues de moralité chrétienne et les hygiénistes.
- 6 janvier : Les Philippines rejettent la tutelle américaine et réclament l'indépendance.
- 10 janvier : Découverte du premier grand champ pétrolifère au Texas à Beaumont
- 22 janvier : La reine Victoria s'éteint après un règne de 63 ans.
- 23 janvier : discours du trône d'Édouard VII, nouveau souverain britannique.
- 26 janvier : Le pape Léon XIII publie son encyclique concernant la démocratie chrétienne.
- 14 février : Émeutes en Catalogne contre la politique fiscale du gouvernement.
- 21 février : Proclamation de l'indépendance de Cuba, mais l'île reste occupée par les troupes américaines.
- 6 mars : En Allemagne, attentat anarchiste contre l'empereur Guillaume II.
- 24 mars : Publication du recensement en France qui dénombre 38 962 000 habitants dans l'Hexagone.

Deuxième trimestre


- Détails : Avril 1901 - Mai 1901 - Juin 1901
- 1 avril : Publication du recensement en Grande-Bretagne qui dénombre 37.093.436 Britanniques et 4.440.000 Irlandais.
- 2 avril : Sous la pression du Japon et de la Grande-Bretagne, la Chine refuse de céder la Mandchourie à la Russie.
- 7 avril : La Suisse décide d'extrader une personne soupçonnée d'avoir pris part à l'attentat contre le roi Unmberto 1er le 29 juillet 1900. Cette décision provoque de violentes manifestations dénonçant une atteinte au droit d'asile.
- 15 avril : Emilio Aquiraldo, leader philipin, demande à ses compatriotes de se soumettre aux USA.
- 25 avril : Manifestations en Catalogne contre les Jésuites. La séparation de l'Église et de l'État est réclamée.
- 9 mai : Inauguration du parlement australien à Melbourne.
- 12 juin : Cuba devient un protectorat américain.
- 21 au 23 juin : Congrès fondateur du Parti Radical français.
- 24 juin : Première exposition d'œuvres de Pablo Picasso. L'évènement a lieu à Paris, chez Ambroise Vollard.

Troisième trimestre


- Détails : Juillet 1901 - Août 1901 - Septembre 1901
- 1 juillet : Loi du 1 juillet 1901 relative au contrat d'association. (voir Association loi 1901) qui entraîne la dissolution de centaines de congrégations religieuses.
- 8 juillet : en France, la vitesse des automobiles est limitée à 10 km/h
- 6 septembre : Attentat contre le président des USA, William McKinley, qui succombera à ses blessures une semaine plus tard (le 14).
- 7 septembre : À Pékin, les pays occidentaux signent avec la Chine un accord qui met fin à la révolte des Boxers.
- 13 septembre : Décret de loi instituant l'immatriculation des véhicules roulant à plus de 30 km/h.
- 14 septembre : Suite au décès de William McKinley, Theodore Roosevelt devient président des États-Unis d'Amérique.

Quatrième trimestre


- Détails : Octobre 1901 - Novembre 1901 - Décembre 1901
- 9 octobre : Le ministre des cultes italien interdit l'utilisation des églises pour toutes activité non religieuse.
- 12 novembre, les Îles britanniques sont frappées par une violente tempête qui tuent près de 200 personnes.
- 2 décembre : L' Américain King Camp Gillette dépose le brevet d'un rasoir à lames interchangeables.
- 6 décembre : Aggravation du conflit andin entre l'Argentine et le Chili.
- 10 décembre : À Stockholm, remise des premiers prix Nobel. L'auteur français Sully Prudhomme reçoit celui de Littérature. Le Prix Nobel de la paix est attribué au suisse Henri Dunant et au français Frédéric Passy.
- Le premier congrès international des syndicats se réunit.
- 21 décembre : En Norvège, des femmes votent pour la première fois (aux élections locales). Il faut payer 300 (à la campagne) à 400 (en ville) couronnes minimum pour avoir le droit de vote.

Chronologies thématiques


- Aéronautique : 1901 en aéronautique
- Sports : 1901 en sport
- Peinture
  - Le peintre autrichien Gustav Klimt peint Judith I.
- Littérature
  - Les Oberlé de René Bazin
  - L'écrivain anglais Beatrix Potter publie son livre pour enfants, The Tale of Peter Rabbit.
  - L'écrivain italien Benedetto Croce écrit son Esthétique.
  - August Strindberg écrit La danse de la mort.
  - Thomas Mann publie « Les Bruddenbrooks ».
  - Edmond Rostand est élu à l'Académie française.
  - Karl Kautsky publie La crise socialiste en France
- Musique
  - Le musicien américain Scott Joplin popularise le ragtime avec The easy winners.
  - Le musicien britannique Sir Edward Elgar compose la première de ses cinq Pump and Circumstance Marches.
  - Le musicien russe Sergei Vasilievich Rachmaninoff écrit son second concerto pour piano.
- Sciences & techniques
  - 30 janvier : Découverte par le Dr Humprey Haines du plus grand geyser du monde (450m) à Waimangu, au nord de la Nouvelle-Zélande.
  - 25 mars : En Grande-Bretagne, démonstration du premier moteur diesel.
  - 12 juin : Le savant français Henri Becquerel présente ses travaux sur le radium.
  - 12 décembre : Guglielmo Marconi effectue la première transmission radio sans fil entre la Grande-Bretagne et les États-Unis et met en évidence l'existence de l'ionosphère.
  - Le savant austro-américain Karl Landsteiner découvre les groupes sanguins.
  - Un mammouth congelé vieux de 39000 ans est découvert en Russie.
  - Une stèle gravée du Code d'Hammourabi est découverte à Suse en Iran.
  - La britannique Cecil Booth invente l'aspirateur.

Prix Nobel


- Prix Nobel de physique : Wilhelm Conrad Röntgen
- Prix Nobel de chimie : Jacobus Henricus van 't Hoff
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Emil Adolf von Behring
- Prix Nobel de littérature : Sully Prudhomme
- Prix Nobel de la Paix : Henri Dunant et Frédéric Passy

Naissances en 1901

Premier trimestre


- 14 janvier : Jean Roche, chimiste français, académicien († 1992)
- 16 janvier : Fulgencio Batista, dictateur cubain († 1973)
- 24 janvier : Cassandre (pseudonyme d'Adolphe Jean Marie Mouron), graphiste et affichiste français. († 17 juin 1968).
- 1 février : Clark Gable, acteur américain († 1960)
- 2 février : Jascha Heifetz, violoniste lituanien († 1987)
- 28 février : Linus Carl Pauling, chimiste américain, double prix Nobel († 1994)
- 27 mars : Louis Leprince-Ringuet, physicien français, académicien († 2000)

Deuxième trimestre


- 15 avril : René Pleven, homme politique français († 1993)
- 29 avril : Hirohito, empereur du Japon sous le nom de Shōwa († 1989)
- 2 mai : Bing Crosby, acteur, producteur américain († 1977)
- 3 mai : Gino Cervi, acteur italien († 1974)
- 6 mai : Albert Decaris, artiste-peintre français († 1988)
- 7 mai : Gary Cooper, acteur américain
- 9 mai : Boris Ephrussi, biologiste, académicien († 1979)
- 17 mai : Romul Ladea, sculpteur roumain († 1970)
- 18 mai : Henri Sauguet, compositeur français († 1989)
- 20 mai : Max Euwe, joueur d'échecs hollandais
- 27 mai : Carl Barks, dessinateur américain
- 6 juin : Sukarno, homme d'état indonésien
- 18 juin : Anastasia, fille du tsar Nicolas II de Russie

Troisième trimestre


- 13 juillet : Jean Dubuffet, peintre français
- 7 juillet : Vittorio De Sica, acteur et réalisateur italien
- 9 juillet : Barbara Cartland, écrivain britannique, auteur de centaines de romans de « fiction romantique », († 2000).
- 4 août : Louis Armstrong, chanteur et trompettiste de jazz américain
- 5 août : Claude Autant-Lara, réalisateur français
- 15 août : Pierre Lépine, biologiste français, académicien († 1989)
- 17 août : Francis Perrin, physicien français, académicien († 1992)
- 20 août : Salvatore Quasimodo, écrivain italien
- 21 septembre : Lanza del Vasto (Giuseppe Lanza di Trabia-Branciforte), écrivain français et partisan de la non_violence
- 23 septembre : Jaroslav Seifert, poète tchécoslovaque
- 25 septembre : Robert Bresson, réalisateur français
- 29 septembre : Enrico Fermi, physicien italien

Quatrième trimestre


- 2 octobre : Kiki de Montparnasse, modèle, artiste - Reine de Montparnasse
- 3 octobre :
  - Jean Grémillon, réalisateur français
  - François Le Lionnais, mathématicien français
- 10 octobre : Alberto Giacometti, sculpteur suisse
- 3 novembre : André Malraux, écrivain français
- 5 décembre :
  - Walt Disney, producteur et réalisateur de dessins animés américain
  - Werner Heisenberg physicien, lauréat du prix Nobel de physique en 1932
- 9 décembre : Jean Mermoz, aviateur français
- 14 décembre : Henri Cochet, tennisman français
- 27 décembre : Marlène Dietrich, actrice allemande

Décès en 1901


- 5 janvier : Pierre Potain, chirurgien français, académicien, né en 1825
- 14 janvier : Charles Hermite, géographe français, académicien, né en 1822
- 22 janvier : Victoria d'Angleterre, reine d'Angleterre
- 27 janvier : Giuseppe Verdi, compositeur italien
- 17 février : Major Arthur L. Howard, officier canadien en Afrique du Sud, fondateur et commandant du Canadian Scouts.
- 4 juillet : Gaspard Chatin, botaniste français, académicien, né en 1813
- 5 août : Victoria Adélaïde, fille de la reine Victoria
- 9 septembre : Henri de Toulouse-Lautrec, peintre et dessinateur français
- 14 septembre : William McKinley, président des États-Unis
- 2 octobre : Charles Draper, géographe américain, académicien, († 1987) __NOTOC__ ja:1901年 ko:1901년 ms:1901 simple:1901 th:พ.ศ. 2444

1951

Cette page concerne l'année 1951 du calendrier grégorien.

Événements


- 9 janvier : Les locaux de l'administration centrale des Nations Unies sont inaugurés à New York.

Europe

Europe de l'Est


- 31 juillet : Emprisonnement de Władysław Gomułka, ancien premier secrétaire du POUP (parti communiste), en Pologne.

Europe de l'Ouest


- En avril, condamnation à mort des époux Ethel et Julius Rosenberg, pour espionnage au profit de l'URSS, début d'une intense campagne visant à les sauver (l'affaire Rosenberg).
- 9 juillet : Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni mettent fin à l'état de guerre avec l'Allemagne.
- Début du ministère conservateur de Sir Winston Churchill, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1955).
Communauté européenne

- 15 février : Ouverture à Paris de la conférence sur la Communauté européenne de défense (CED).
- 18 avril : Création de la CECA : Communauté européenne du Charbon et de l'Acier.
Belgique

- 11 juillet : Abdication du roi des Belges Léopold III en faveur de son fils Baudouin.
- 17 juillet : Baudouin devient roi des Belges, après l'abdication de Léopold III.
France

- 28 février : Chute du gouvernement René Pleven (1).
- 10 mars : Début du gouvernement Henri Queuille (3).
- 7 mai : En France, loi sur les apparentements.
- 17 juin : Élections législatives fortement marquée par la loi sur les apparentements. Le PCF (communistes) arrive en tête (26 %) suivi par le RPF (gaullistes) (21 %).
- 10 juillet : Chute du gouvernement Henri Queuille (3).
- 11 août : Début du gouvernement René Pleven (2) jusqu'au 7 janvier 1952.
- 21 septembre : Loi Marie-Barangé sur l'aide à l'enseignement privé, cette loi sonne la fin de la « Troisième Force ».
- 19 décembre : Début de l'exploitation du gaz naturel de Lacq.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au Français Léon Jouhaux.
- Création du CNIP (Centre national des indépendants et paysans) par la fusion du CNI et du Parti des Paysans de Paul Antier.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord

États-Unis

- 27 février : 22 amendement, limitant le nombre de mandats présidentiels à deux.
- 5 avril : Ethel et Julius Rosenberg sont condamnés à la peine capitale pour espionnage. Ils étaient accusés d'avoir livré des secrets atomiques à l'URSS. Ils seront exécutés en juin 1953.
- 11 avril : Le président Truman limoge le général MacArthur.

Amérique Latine

Asie & monde indien


- En février, l'armée gouvernementale birmane bouscule l'Armée populaire dont les divisions s'éparpillent.
- De mai à juillet, échecs complets des tentatives du Kuomintang, soutenu par les États-Unis, pour envahir la Chine à partir de la Birmanie.
- 23 mai : annexion définitive du Tibet par la Chine.
- 8 septembre : Traité de San Francisco : traité de paix de 48 pays occidentaux avec le Japon .
- Le Pakistan oriental (le futur Bangladesh) réclame l'autonomie.

Guerre de Corée


- 21 janvier : Début de la contre-offensive de l'ONU contre les Chinois en Corée.
- 25 janvier : Avancée maximale des troupes chinoises en Corée du Sud.
- 11 avril : Limogeage de MacArthur, remplacé par Ridgway en Corée.

Océanie & Pacifique


- 1 septembre : Création de l'ANZUS, traité de sécurité militaire conclu entre l'Australie, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande

Proche-Orient & Monde arabe


- Un accord de défense mutuelle est signé entre les États-Unis et l'Arabie saoudite, autorisant les américains à armer, équiper et entraîner les forces de défense saoudiennes.
- 15 mars : Nationalisation des pétroles iraniens : grave crise avec le Royaume-Uni.
- 8 février : Accords franco-tunisiens.
- 24 décembre : Indépendance de la Libye, qui devient une monarchie indépendante.

Maroc


- 5 janvier : Crise entre le sultan et le général Juin (5-26 janv.).
- 28 août : Le général Guillaume remplace Juin comme Résident général au Maroc.

Arts & culture


- Le théoricien et critique d'art Michel Tapié de Celeyran publie Un art autre, manifeste de l'«art informel.

Cinéma


- 28 janvier : Premier film côté X prend l'affiche à Londres, il s'agit d'un film français La Vie commence demain.
- 29 mars : 23e remise des oscars avec comme présentatrice Marilyn Monroe.
- Premier Festival international du film de Berlin, décernant les Ours d'or.

Films remarquables


- L'Ombre d'un homme (The Browning Version) de Anthony Asquith avec Bill Travers et Michael Redgrave.
- Casque d'or comédie dramatique de Jacques Becker avec Simone Signoret, Serge Reggiani, Claude Dauphin et Gaston Modot
- Les Oubliés de Luis Buñuel (Mexique).
- Alice au pays des merveilles film d'animation de Walt Disney.
- La Poison de Sacha Guitry avec Michel Simon et Germaine Reuver.
- L'inconnu du Nord-Express (Strangers on a train) d'Alfred Hitchcock avec Farley Granger et Ruth Roman.
- Un tramway nommé Désir (A streetcar named Desire) d'Elia Kazan avec Vivien Leigh et Marlon Brando.
- Un Américain à Paris (An American in Paris) de Vincente Minnelli avec Gene Kelly et Leslie Caron - Oscar du meilleur film.
- Le Plaisir comédie dramatique de Max Ophüls avec Gaby Morlay, Claude Dauphin et Jean Galland.
- Manon des sources drame de Marcel Pagnol
- Les Contes d'Hoffmann de Michael Powell et Emeric Pressburger (Grande-Bretagne).
- Miracle à Milan (Miracolo a Milano) film fantastique de Vittorio De Sica avec Paolo Stoppa, Emma Grammatica et Brunella Bovo - Grand Prix du Festival de Cannes.
- Mademoiselle Julie (Froken Julie) d'Alf Sjöberg avec Anita Bjork et Ulf Palme - Grand Prix du Festival de Cannes.
- La Flibustière des Antilles (Anne of the Indies) film d'aventure de Jacques Tourneur avec Jean Peters et Debra Paget.
- La Flèche et le flambeau (The Flamme and the Arrow) film d'aventure de Jacques Tourneur avec Burt Lancaster et Virginia Mayo.
- Le Roman de Genji (Genji Monogatari) réalisé par Kosaburo Yoshimura (Japon) avec Denjiro Okochi, Machiko Kyô et Michiyo Kogure.

Littérature & théâtre


- 12 mars : Première publication de la bande dessinée Dennis The Menace (Denis la Malice).
- 18 novembre : Jean Vilar prend la direction du Théâtre national populaire (TNP) pour 12 ans.
- 3 décembre : Julien Gracq reçoit le prix Goncourt pour son roman Le rivage des Syrtes, mais refuse la prestigieuse récompense.
- Le romancier William Faulkner publie Requiem pour une nonne.
- Le romancier Jean Giono publie Le hussard sur le toit.
- L'auteur de théâtre dramatique d'origine roumaine, Eugène Ionesco, présente La leçon.
- L'écrivain et homme politique François Mauriac reçoit le prix Nobel de littérature en 1952.

Sciences & techniques


- Démonstration du premier enregistrement vidéo.

Techniques appliquées


- Aux USA, premières émissions de télévision en couleurs, sur CBS.
- La première centrale nucléaire à fission, la National Reactor Station, entre en fonction dans l'Idaho aux États-Unis.
- Une machine à statistiques électronique d'IBM, sert aux calculs du recensement fédéral. La production des résultats prend 3 ans au lieu de 11 pour celui de 1941.

Médecine


- Des médecins commencent à traiter le cancer au cobalt 60, un isotope radioactif qui permettra de sauver 500 000 vies par an dans le monde entier. Il est aussi utilisé pour stériliser des fournitures médicales jetables, des onguents et des solutions.
- En France, introduction des neuroleptiques dans la thérapeutique par Henri Laborit.

Sports


- Le champion Ezzard Charles conserve son titre de champion du monde des poids lourds à la boxe en battant :
  - le 12 janvier, Lee Oma par arrêt de l'arbitre au 10e round à New York.
  - le 7 mars, Jersey Joe Walcott aux points en 15 round à Detroit.
  - le 30 mai, Joey Maxim aux points en 15 round à Chicago.
- 1 avril : Première liaison aérienne canadienne entre Montréal et Paris.
- 18 juillet : Jersey Joe Walcott devient le nouveau champion du monde des poids lourds à la boxe en battant Ezzard Charles par K.O. au 7e round à Pittsburgh.
- Le Tour de France cycliste est remporté par le suisse Hugo Koblet, deuxième (+ montagne) le français Raphaël Geminiani et troisième le français Lucien Lazarides.
- 24 novembre : Navire de recherche et de découverte du commandant Cousteau, la « Calypso » part pour son premier voyage.
- l'équipe de France de Rugby à XIII après une tournée triomphale aux antipodes est accueillie par plus de cent mille personnes à Marseille; elle est la première équipe Française de sport collectif championne du monde.
  - Article détaillé : 1951 en sport

Naissances en 1951


- 13 janvier : Bernard Loiseau, chef cuisinier français († 24 février 2003)
- 6 février : Jacques Villeret, comédien français († 28 janvier 2005)
- 5 mars : Ferhat Mehenni, chanteur kabyle
- 18 mars : Bill Frisell, chanteur américain
- 21 avril : Jean-Pierre Dardenne, comédien et réalisateur belge
- 27 avril : Ace Frehley, Guitariste du groupe Kiss
- 11 mai : Corinne Lepage, femme politique française
- 23 mai : Anatoly Karpov, joueur d'échecs russe
- 24 mai : Jean-Pierre Bacri, acteur et scénariste français
- 25 mai : François Bayrou, homme politique français
- 19 juin : Thierry Girard, photographe français
- 19 août : Jean-Luc Mélenchon, homme politique français
- 24 août : Orson Scott Card, écrivain américain
- 11 octobre : Jean-Jacques Goldman, chanteur et musicien français
- 11 novembre : Kim Peek, savant autiste
- 27 décembre : Ernesto Zedillo Ponce de León, président du Mexique entre 1994 et 2000
- Mai : Aziz Daouda, Directeur Technique de l'équipe national d'athlétisme du Maroc
- Moussa Konaté, écrivain malien

Décès en 1951


- 7 janvier : René Guénon, métaphysicien.
- 10 janvier : Sinclair Lewis, écrivain américain (° 7 février 1885).
- 14 janvier : Maxence Van Der Meersch, écrivain français.
- 30 janvier : Ferdinand Porsche, manufacturier allemand, créateur de la Porsche et de la Volkswagen3 septembre 1875).
- 13 février : Lars Gabriel Andersson, zoologiste suédois22 février 1868).
- 19 février : André Gide, écrivain français (° 22 novembre 1869).
- 1 mai : Nagai Takashi, docteur et écrivain japonais, témoin de la bombe atomique de Nagasaki3 février 1908).
- 4 mai : Hector Dufranne, chanteur d'opéra belge.
- 13 juillet : Arnold Schönberg, compositeur autrichien (° 13 septembre 1874).
- 23 juillet : Philippe Pétain, maréchal de France et homme d'État (° 24 avril 1856).
- 16 août : Louis Jouvet, acteur français (° 24 décembre 1887).
- 5 décembre : Abanîndranâth Tagore, écrivain indien (° 7 août 1871). __NOTOC__ Catégorie:1951 ja:1951年 ko:1951년 ms:1951 simple:1951 th:พ.ศ. 2494

1972

Catégorie:1972 Cette page concerne l'année 1972 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 30 janvier, à Londonderry, en Irlande du Nord, les parachutistes britanniques ouvrent le feu sur une manifestation pour la défense des droits civiques des catholiques, faisant 13 morts. Une première enquête blanchit l'armée. C'est le fameux Bloody Sunday.
- 26 mai : Premier traité entre RFA et RDA.
- 5 septembre : Assassinat de 11 membres de l'équipe olympique israélienne par un commando de huit Palestiniens aux Jeux de Munich.
- 14 septembre : Rétablissement des relations diplomatiques entre la RFA et la Pologne.
- 8 novembre : Traité « fondamental » RFA-RDA.
- 21 décembre : Traité « fondamental » entre RFA et RDA.
- Abolition de la peine de mort en Suède et en Finlande.

CEE


- 22 janvier : Élargissement de la CEE : Royaume-Uni, Irlande, Danemark.
- 2 octobre : Par référendum, le Danemark entre dans la CEE

France


- 11 janvier : Publication du programme de gouvernement du PS.
- 19 janvier : Publication de la feuille d'impôt de Jacques Chaban-Delmas par le Canard enchaîné.
- 24 mars : Inauguration du Turbotrain (futur TGV)
- 28 mars : "Serment des 103" au Larzac
- 23 avril : Référendum sur l'élargissement de l'Europe : 40% d'abstentions, 7% de blancs, 67,7 % de oui.
- 27 juin : Programme Commun de gouvernement signé entre le PS, le PCF et le MRG en France.
- 5 juillet : Démission du Premier ministre Jacques Chaban-Delmas, remplacé par Pierre Messmer.
- 14 juillet : manifestation de 20 000 personnes à Rodez contre l'extension du camp militaire du Larzac
- 6 septembre : Le gouvernement rend public son plan social.
- 5 octobre : Fondation par Jean-Marie Le Pen du Front national (FN), issu de formations d'extrême droite telles qu'Ordre Nouveau, ou Occident.
- 25 octobre : un troupeau de 60 brebis est conduit par des paysans du Larzac sur les pelouses du Champ-de-Mars à Paris
- 26 décembre : signature par le préfet de la déclaration d'utilité publique de l'extension du camp du Larzac.
- 13 décembre : Congrès du PCF, Georges Marchais secrétaire général (13-18 déc.).
- Entrée en vigueur du décret sur la contraception en France.
- Obligation de l'affiliation de tous les salariés à un régime complémentaire de retraite.

URSS


- 22 mai : Visite de Richard Nixon en URSS (22-30 mai).
- 26 mai : Accords SALT 1 lors du voyage de Nixon à Moscou.

Asie

Proche-Orient


- 30 mai : Attentat à l'aéroport de Lod (Israël): 26 morts et plus de 80 blessés
- 5 septembre : Massacre d'athlètes israéliens par des terroristes palestiniens aux JO de Munich.

Moyen-Orient


- 9 avril : Traité d'amitié URSS-Irak.

Sous-continent indien


- 22 mai : L'ancienne colonie britannique de Ceylan change son nom en Sri Lanka.

Extrême-Orient


- 21 février : Visite de Richard Nixon en Chine (21-28 fév.), il y rencontre Mao Zedong.
- 30 mars : Début d'une grande offensive communiste au sud Viêt Nam.
- 11 mai : Minage des ports nord Viêt Namiens et blocus du pays.
- 13 mai : Retour d'Okinawa au Japon.
- 25 septembre : Rétablissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Japon.
- 18 décembre : Raids massifs de B-52 sur Hanoï et Haïphong.
- 30 décembre : Reprise des négociations de Paris sur le Viêt Nam, fin des bombardements massifs des États-Unis.
- Norodom Sihanouk est démis de ses fonctions au Cambodge.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- En juillet, Cuba rejoint le CAEM.
États-Unis

- 7 novembre : Réélection de Richard M. Nixon (R) comme président des États-Unis avec 60,7% des voix contre George McGovern (D) 37,5%. Voir aussi ci-dessus : Extrême-Orient

Amérique du Sud


- Retour du général Juan Peron en