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Eduard Fischer

Eduard Fischer

Fischer, Eduard Fischer, Eduard Fischer, Eduard Fischer, Eduard Fischer, Eduard Ludwig Eduard Fischer est un botaniste et un mycologue suisse, né le 16 juin 1861 à Berne et mort le 18 novembre 1939. Il est le fils du botaniste Ludwig Fischer (1828-1907) et de Mathilde née Berri. Il étudie à Berne et à Strasbourg et obtient son doctorat en 1883. Il suit notamment les cours de Heinrich Anton de Bary (1831-1888) qui l’oriente vers l’étude des champignons. Il étudie Simon Schwendener (1829-1919), August Wilhelm Eichler (1839-1887) et Paul Friedrich August Ascherson (1834-1913) à Berlin en 1884-1885. Il travaille à l’institut de botanique à l’université de Berlin à partir de 1885, est professeur-assistant de 1893 à 1897 puis professeur à partir de 1897. À cette date, il succède à son père à la direction du jardin botanique de Berne. Fischer est notamment l’auteur de Die Uredineen der Schweiz, qui est une partie de Beiträge zur Kryptogamenflora Scheiz (1904), avec Ernest Albert Gäumann (1893-1963) Biologie der pflanzenbewohnenden parasitischen Pilze (1929).

Catégorie:Mycologue

Article principal : mycologie. Les mycologues sont les spécialistes de l'étude des champignons. Mycologue Mycologue

Catégorie:Botaniste

Voici une liste de botanistes cités sur Wikipédia.

Articles reliés


- Botanique.
- Chronologie de la botanique.

Liens externes


- [http://www.tela-botanica.org/code Code international de nomenclature botanique de Saint-Louis]
- [http://perso.wanadoo.fr/bblb/botanica/ Botanica : page de Benoit Bock] Catégorie:Botanique catégorie:Biologiste ja:Category:植物学者

Catégorie:Décès en 1939

ja:Category:1939年没 ko:분류:1939년 죽음

Catégorie:Scientifique suisse

ko:분류:스위스의 과학자 Suisse Catégorie:Personnalité suisse

Botaniste

Un botaniste est un scientifique, professionnel ou amateur, qui étudie la botanique ou science des végétaux. Vous pouvez aussi consulter une liste de botanistes ici ou la liste des botanistes par pays.
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Mycologie

La mycologie est la science consacrée à l'étude des champignons (grec µύκης; « champignon »). Cette science, assez proche de la botanique qui étudie les plantes, englobe aussi parfois l'étude des myxomycètes, bien qu'il s'agisse d'organismes n'ayant pas la même structure que les champignons.

Histoire de la mycologie

En tant que science, la mycologie remonte sans doute au Suédois Carl von Linné et à son ouvrage Species Plantarum (1753), même si les champignons n'y occupent pas une place vraiment séparée du reste des plantes. Le premier ouvrage entièrement consacré aux champignons a été publié en 1801 par le Sud-africain Christiaan Hendrik Persoon (Synopsis methodica fungorum), mais on retiendra surtout le travail d'un autre Suédois, Elias Magnus Fries, qui publie les trois volumes de son Systema mycologicum entre 1821 et 1832. Le travail important des mycologues et des botanistes du XIXe siècle aboutit au Code international de nomenclature botanique (CINB), créé à Vienne en 1905 et qui fait toujours jurisprudence. On remarquera que, même si les champignons constituent aujourd'hui un règne du vivant séparé de celui des plantes, on a continué de leur appliquer la nomenclature botanique.
- Vous pouvez consulter ici une liste de mycologues.

Classification des champignons

La taxonomie des champignons est soumise à une hiérarchie identique à celle des plantes, les divers suffixes utilisés permettant de différencier les éléments de cette hiérarchie. Sachant que le sommet de la hiérarchie est le domaine (en l'occurrence, celui des Eucaryotes ou Eukaryota), suivi du règne (ici les Fungi ou champignons), le reste de la nomenclature se fait selon les suffixes suivants :
- -mycota : division (ou embranchement);
- -mycotina : subdivision (sous-embranchement);
- -mycetes : classe;
- -mycetideae : sous-classe;
- -ales : ordre;
- -ineae : sous-ordre;
- -aceae : famille;
- -oideae : sous-famille;
- -ieae : tribu;
- -inae : sous-tribu (les notions de tribu et sous-tribu sont rarement utilisées). Suivent le genre (éventuellement divisé en sous-genres, sections, sous-sections, séries et sous-séries) et l'espèce (divisions possibles : sous-espèce, variété, sous-variété, forme, subforme, forme spéciale, race), le tout permettant de définir un individu. Si l'ensemble des taxons est clairement défini, ce que l'on met dedans l'est beaucoup moins, d'autant que les études sur l'ADN entraînent de profonds bouleversements. À titre d'exemple, on précisera que, jusque dans les années 1990, on classait les champignons en quatre divisions, Gymnomycètes, Deutéromycètes, Mastigomycètes, Amastigomycètes. Aujourd'hui, il y a toujours quatre divisions, mais ce ne sont plus les mêmes : Chytridiomycètes, Zygomycètes, Ascomycètes, Basidiomycètes.

voir aussi

Richard Falck
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Suisse

La Suisse (en allemand Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Suisse. Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au . Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au , à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales. La date de 1291 a été choisie à la fin du comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la bataille de Morgarten en 1315. Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au , fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, les ligues grises, Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue. La fin du vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du , la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall, Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican. Déchirée par la Réforme, les guerres de religions (Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712)) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme. L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire. En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale de 1848, qui a mis en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum. Le début du voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit. La Suisse échappe, grâce à son statut de neutralité, aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales. Devenue prospère dans les années 1960, la Suisse reste essentiellement à l'écart des grands bouleversements de l'Europe et n'adhère qu'au compte goutte aux différentes organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002).

Politique

Article détaillé : Politique de la Suisse Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Chaque canton possède 2 sièges au Conseil des États (un seul pour les ½ cantons) et d'un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national. Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres, et de l'administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l'Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l'Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l'UDC, cette répartition n'avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l'UDC. Les élections fédérales de l'automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l'UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral. Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n'est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s'opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations populaires. Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.

Fédéralisme

La Suisse est divisée en 26 cantons, contenant chacun plusieurs, voire des centaines de communes. Les cantons sont plus ou moins autonomes constitutionnellement (chacun ayant sa propre constitution), ainsi que du point de vue législatif, judiciaire, fiscal et administratif. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l'éducation, la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l'entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l'armée), d'autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité. Ils ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d'État).

Démocratie semi-directe

Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l'on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et d'une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d'agir sur un acte décidé par l'État : il s'agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l'adoption, la révision, ou l'abrogation d'une disposition constitutionnelle.
- Le référendum facultatif permet de remettre en cause une loi votée par l'Assemblée fédérale. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l'espace de 100 jours pour qu'il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n'est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte.
- Le référendum obligatoire impose, comme son nom l'indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité de la population et des cantons.
- L'initiative populaire au niveau fédéral est un instrument qui permet à un comité de citoyens de proposer une modification de la constitution fédérale, que ce soit dans le but d'y introduire une nouvelle disposition ou d'en modifier ou abroger une déjà existante. Elle ne concerne en revanche pas les actes de rang législatif. Si les initiants parviennent à réunir 100 000 signatures dans un délai de 18 mois, le projet est soumis au peuple. Pour que le projet soit accepté lors de la consultation populaire, la double majorité de la population et des cantons est nécessaire, ce qui rend bien sûr plus difficile le succès d'une initiative populaire (15 acceptées en 114 ans). Par ailleurs, les autorités fédérales ont la possibilité d'y opposer un contre-projet qui permet souvent de reprendre les éléments attractifs d'une initiative tout en laissant de côté les aspects trop contraignants ou jugés extrêmes de cette dernière. Il arrive qu'un contre-projet donne satisfaction aux initiants qui peuvent décider dès lors de le soutenir également, voire même de retirer leur initiative. Dans ce cas, seul le contre-projet est soumis au peuple. Ces possibilités sont fréquemment utilisées, ce qui fait que la Suisse est un pays où l'on vote très souvent (en moyenne 4 à 5 fois par an avec généralement plusieurs objets soumis en même temps). Afin de garantir une transposition des directives dans les délais, ce système devrait être réformé en cas d'adhésion à l'Union européenne (UE). De plus, les initiatives incompatibles avec le droit européen devraient être invalidées, dans la mesure où le droit communautaire prime sur le droit national. La crainte d'une perte de souveraineté est d'ailleurs l'un des arguments des opposants à cette adhésion.

Initiatives populaires acceptées

Voici la liste des 15 initiatives populaires acceptées par le peuple et les cantons depuis l'instauration de cette institution :
- 20 août 1891 : Interdiction d'abattre le bétail de boucherie sans l'avoir préalablement étourdi (191 527 oui contre 127 101 non et 13 cantons contre 12)
- 5 juillet 1908 : Interdiction de l'absinthe (241 078 oui contre 138 669 non et 23 cantons contre 2)
- 13 octobre 1918 : Élection proportionnelle du Conseil national (299 550 oui contre 149 035 non et 22 cantons contre 3)
- 21 mars 1920 : Interdiction des maisons de jeu (271 947 oui contre 241 441 non et 13 cantons contre 12)
- 30 janvier 1921 : Référendum facultatif en matière de traités internationaux (398 538 oui contre 160 004 non et 23 cantons contre 2)
- 2 décembre 1928 : Maintien des kursaals (296 395 oui contre 274 528 non et 16 cantons contre 9)
- 11 septembre 1949 : Retour à la démocratie directe (clause d'urgence) (280 755 oui contre 272 599 non et 14 cantons contre 11)
- 28 novembre 1982 : Tendant à empêcher des abus dans la formation des prix (730 938 oui contre 530 498 non et 18 cantons contre 8)
- 6 décembre 1987 : Initiative de Rothenthurm (protection des marais) (1 153 448 oui contre 843 555 non et 23 cantons contre 3)
- 23 septembre 1990 : Halte à la construction de centrales nucléaires (946 077 oui contre 789 209 non et 22 cantons contre 3)
- 26 septembre 1993 : Pour un jour de la fête nationale férié (1 492 285 oui contre 289 122 non et 26 cantons contre 0)
- 20 février 1994 : Protection des régions alpines contre le trafic de transit (954 491 oui contre 884 362 non et 19 cantons contre 7)
- 3 mars 2002 Adhésion de la Suisse à l'Organisation des Nations unies (1 489 110 oui contre 1 237 629 non et 13 cantons contre 13 [11 + 2 ½ contre 9 et 4 ½)
- 8 février 2004 : Internement à vie pour les délinquants sexuels ou violents jugés très dangereux et non amendables (1 198 867 oui contre 934 569 non et 24 cantons contre 2)
- 27 novembre 2005 : Pour des aliments produits sans manipulations génétiques (1 125 357 oui contre 896 372 non et 26 cantons contre 0)

Dernières votations


- 5 juin 2005 (participation de 56,5%) :
  - L'arrêté fédéral portant approbation et mise en œuvre des accords bilatéraux d'association à l'Espace Schengen et à l'Espace Dublin est accepté par 54,6% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception notable de l'UDC et des milieux nationalistes, soutenaient ce projet. La Suisse romande l'approuve nettement tout comme les cantons alémaniques de Bâle-Ville, Berne, Soleure, Zoug et Zurich.
  - La loi fédérale sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe, qui prévoit la création d'un PACS fédéral offrant aux couples homosexuels des droits relativement similaires à ceux accordés aux couples mariés, est acceptée par 58% des voix. Les milieux de la droite conservatrice, tels que l'UDC, l'Union démocratique fédérale et les Démocrates suisses (DS) constituaient les seules forces politiques à s'opposer à cette loi. Certains cantons catholiques ont cependant refusé le projet comme le Valais et le Jura.
- 25 septembre 2005 (participation de 53,8%) : L'arrêté fédéral relatif à l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes aux nouveaux états membres de l'UE et à la révision des mesures d'accompagnement liées à cette extension est accepté par 56% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception des DS, d'une partie de l'UDC, de l'Alliance de gauche et du Mouvement pour le socialisme, soutenaient ce projet. La Suisse centrale et le Tessin ont cependant refusé le projet.
- 27 novembre 2005 (participation de 41,8%) :
  - L'initiative populaire pour des aliments produits sans manipulations génétiques est acceptée par 55,7% des voix et la totalité des 26 cantons. Les paysans, les partis de gauche et les associations de consommateurs soutenaient ce projet. C'est la 15 fois en 114 ans qu'une initiative populaire est acceptée par le peuple et la seconde fois que la totalité des cantons s'y rallient.
  - La modification de la loi sur le travail, qui prévoit l'ouverture dominicale de l'ensemble des commerces des principales gares et des aéroports du pays, est acceptée par 50,6% des voix. Les syndicalistes et les partis de gauche constituaient les principales forces politiques à s'opposer à cette loi. Ce sont les cantons urbains (Genève, Zurich, Bâle, Berne et Argovie) qui réussissent à faire pencher la balance en faveur de la loi.

Cantons

Argovie Article détaillé : Cantons suisses La Suisse est constituée de 26 cantons, souverains selon leurs constitutions respectives (6 de ces cantons étaient auparavant considérés comme des demi-cantons et ne possèdent, encore aujourd'hui, qu'une voix chacun au lieu de deux au Conseil des États et lors des votations fédérales). La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de la souveraineté des cantons. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération. Ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons. Les cantons possèdent un gouvernement (appelé Conseil d'État) et un parlement (appelé Grand Conseil). Seule exception, le canton du Jura, le dernier à rejoindre la Confédération helvétique et entré en souveraineté en 1979, a lui conservé les appellations classiques gouvernement et parlement pour les organes exécutif et législatif. Les cantons suisses disposent par ailleurs d'un pouvoir judiciaire. La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km² et leur population de 15 000 à 1 261 000 habitants (2004).

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Suisse Villes principales : Zurich, Genève, Bâle, Berne, Lausanne Communes politiques : 2880 (2001) Voir aussi : Villes de Suisse ~ Liste des cours d'eau de Suisse ~ Liste des lacs de Suisse

Économie

Article détaillé : Économie de la Suisse Malgré l'absence de ressources naturelles, l’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, et la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l'un des plus élevés d'Europe. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d'organisations internationales comme l'ONU. Après plusieurs années de croissance nulle ou faible, une reprise s'est fait ressentir en 2004 avec une hausse de 1,7% et un PIB dépassant les 435 milliards de francs suisses. Le taux de chômage reste particulièrement bas (environ 3.5% en juillet 2005) et l'inflation relativement faible.

Population

inflation Article détaillé : Population de la Suisse La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s). La Suisse a quatre langues officielles : l'allemand (64 % ; blanc) au nord et au centre, le français (19 % ; bleu) à l'ouest, l'italien (8 % ; rouge) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 1 % ; vert) dans le sud-est du canton des Grisons. L'allemand est la langue la plus répandue. 17 cantons sur 26 sont unilingues allemands. La population germanophone parle généralement l'un des nombreux dialectes suisses allemands ou Schwyzerdütsch, lesquels jouissent d'une grande valorisation sociale, y compris dans les centres urbains. L'usage de l'allemand standard – Hochdeutsch ou « bon allemand » – est limité aux situations les plus formelles. Dans le milieu scolaire, afin d'élever le niveau d'allemand des élèves qui généralement préfèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alémaniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont imposé l'usage systématique du Hochdeutsch, et les professeurs sont tenus de s'exprimer exclusivement dans cette langue. Le français est parlé dans l'ouest du pays, région généralement appelée Suisse romande. Quatre cantons sont unilingues français (Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud), trois sont officiellement bilingues français-allemand : Fribourg, Valais et Berne. Les dialectes (en majorité francoprovençaux, sauf dans le canton du Jura qui appartient à l'aire de la langue d'oïl) sont encore pratiqués localement, notamment en Valais et dans le canton de Fribourg, mais ils ont presque disparu dans l'usage quotidien. Quant à l'italien, il est parlé dans le canton du Tessin (Ticino en italien) et quelques vallées méridionales des Grisons. L'usage du dialecte tessinois, apparenté aux parlers lombards, y demeure très vivant. La plupart des Suisses parlent plus d'une langue, et les résidents et travailleurs étrangers représentent environ 20% de la population. Le romanche n'a pas le même statut que l'allemand, le français et l'italien. Selon l'[http://www.admin.ch/ch/f/rs/101/a70.html alinéa 1 de l'article 70] de la constitution fédérale, les langues officielles de la Confédération sont l'allemand, le français et l'italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la Confédération entretient avec les personnes de langue romanche. L'anglais est parfois utilisé dans le monde du travail, y compris par l'administration. Il n'a pourtant aucune reconnaissance officielle. Enfin le latin sert parfois lorsqu'il faut désigner dans une seule langue des institutions suisses : Confoederatio helvetica (CH), Pro Helvetia, Pro Natura, Pro Infirmis, etc. La majorité des formations supérieures ne sont enseignées que dans deux langues (allemand et français), dans une seule (allemand pour la formation de vétérinaire) ou encore ont lieu dans plusieurs langues mélangées : professeurs et étudiants parlent leur langue maternelle (diplôme d'expert en assurances de pensions).

Culture

Article détaillé : Culture de la Suisse Voir aussi : Liste de Suisses célèbres ~ Liste des Expositions nationales suisses

Fêtes et jours fériés

Seule la Fête nationale, le est ancrée dans la constitution. Chaque canton est libre de fixer jusqu'à 8 jours fériés dans l'année. 21 cantons utilisent intégralement cette possibilité. Légalement, les jours fériés sont assimilés à des dimanches et ont donc les mêmes restrictions que ceux-ci en matière d'ouverture des magasins et des entreprises et de trafic routier. Les jours fériés varient donc beaucoup d'un canton à l'autre. Seuls Noël, le Nouvel-An et le 1 août sont communs à tous, les autres fêtes (vendredi et lundi de Pâques, Ascension, lundi de Pentecôte et Fête Dieu, Assomption et Toussaint, Jeûne Fédéral ou Jeûne Genevois) étant reconnues par les cantons selon leur tradition, principalement religieuse catholique ou protestante. À côté des jours fériés, il y a également des jours chômés. Ces jours-là, non assimilés à des dimanches, de nombreuses entreprises et administrations sont néanmoins fermées dans le canton concerné. ! Date !! Nom !! !! |- | || Nouvel An || Tous || |- | 2 janvier || Berchtoldtag || Berne, Jura, Argovie, Zoug, Neuchâtel (seulement si le 1 est un dimanche) || Jura, Vaud, Fribourg, Neuchâtel, Argovie, Glaris, Lucerne, Obwald, Schwytz, Soleure, Zurich |- | 6 janvier ||Épiphanie || Schwytz, Tessin, Uri || |- | || Indépendance || Neuchâtel || |- | 19 mars || Saint-Joseph || Tessin, Valais, Lucerne (demi-jour), Nidwald, Schwytz, Uri || |- | || Fahrtsfest || Glaris || |- | mobile || Vendredi saint || Tous sauf Tessin et Valais || |- | mobile || Lundi de Pâques || Genève, Jura, Tessin, Vaud, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich || Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |- | mobile || Ascension || Tous || |- | mobile || Lundi de Pentecôte || Berne, Genève, Jura, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures , Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich || Fribourg, Vaud, Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |- | || Fête du Travail || Jura, Tessin, Bâle ville, Bâle compagne, Schaffhouse, Soleure , Uri, Zurich || |- | 23 juin || Commémoration du plébiscite || Jura || |- | mobile || Fête-Dieu || Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug || |- | 29 juin || St-Pierre et Paul || Tessin || |- | || Fête nationale || Tous (fédéral) || |- | 15 août || Assomption || Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug || |- | jeudi suivant le 1 dimanche de septembre | Jeûne genevois || Genève || |- | lundi suivant le 3 dimanche de septembre || Lundi du jeûne fédéral || Vaud || Neuchâtel |- | 25 septembre || Fête de St-Nicolas-de-Flüe || Obwald || |- | || Toussaint || Fribourg, Jura, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Obwald, Nidwald, Saint-Gall, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug || |- | 8 décembre || Immaculée Conception || Fribourg, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Lucerne, Obwald, Nidwald, Schwytz, Uri, Zoug || |- | 12 décembre || L'Escalade || Genève || |- | 25 décembre || Noël || Tous || |- | 26 décembre || Saint-Etienne || Berne, Neuchâtel (seulement si le 25 est un dimanche), Tessin, Argovie, Zurich, Lucerne, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri || Fribourg, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |- | 31 décembre || Restauration de la République || Genève || |{{{{{{{{

1861

Catégorie:1861 Cette page concerne l'année 1861 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 14 mars :Victor-Emmanuel II, roi de Piémont-Sardaigne, est proclamé roi d'Italie.
- En mars, le tsar Alexandre II abolit le servage en Russie
- Début du règne de Louis, roi du Portugal (fin en 1889).

France


- 1 janvier : Sur proposition de Napoléon III : « les sujets de Sa Majesté la reine d'Angleterre et d'Irlande, venant en France, sont admis à entrer et à circuler sur le territoire de l'Empire sans passeport ».
- 2 février : Première publication des débats de l'Assemblée.
- 2 avril :
  - Transfert des cendres de l'Empereur Napoléon Ier de la chapelle de Saint-Jérôme dans la crypte des Invalides.
  - Le comte Philippe Antoine d'Ornano (77 ans), héros des guerre du Premier Empire, est nommé maréchal de France.
- 14 mai : Concertation entre la France et l'Angleterre sur la guerre civile américaine. Le 10 juin, La France et l'Angleterre proclament leur « stricte neutralité » dans la guerre civile américaine.
- 28 septembre : Tout officier français désireux de participer à la guerre civile américaine est automatiquement radié de l'armée française.
- 31 décembre : Le gouvernement n'utilisera plus le procédé des crédits supplémentaires et extraordinaires, et les députés ne voteront plus le budget par ministère, mais par section, ce qui accroît leur contrôle.

Afrique


- El Hadj Oumar Tall entre dans Ségou et conquière le Royaume bambara.
- Début du règne de Ramada II, roi de Madagascar (fin en 1863).

Amériques

Amérique du Nord


- Le 29 janvier, le Kansas devient le trente-quatrième état de l'Union américaine.
- Les États-Unis mettent en place un impôt sur le revenu.
Guerre de Sécession

- 3 janvier : Une résolution parlementaire, dans le Delaware, condamne les intentions de sécession. L'État est très divisé.
- 9 janvier : Sécession du Mississippi.
- 10 janvier : Sécession de la Floride.
- 11 janvier : Sécession de l'Alabama.
- 26 janvier : Sécession de la Louisiane.
- 29 janvier : Sécession de la Géorgie.
- 1 février : Le Texas décide de soumettre la sécession à un référendum.
- 23 février : Le référendum du Texas décide la sécession.
- 2 mars : Le Congrès propose (par vote au deux tiers de chaque chambre) un amendement à la Constitution, destiné à garantir aux États qu'il pourront maintenir l'esclavage.
- 4 mars : Début de la présidence d'Abraham Lincoln. Son discours inaugural appelle à préserver l'union et la paix.
- 11 mars : Les sept premiers États confédérés adoptent leur constitution.
- 12 avril : Les combats, symbolique, pour Fort Stunter, à Charleston en Caroline du Sud sont les premiers de la guerre, et mettent fin aux négociations.
- 17 avril : La Virginie décide de soumettre la sécession à référendum
- 29 avril : Le Maryland décide de rester dans l'Union, mais vote une motion en faveur des États Confédérés, et contre la guerre.
- 28 mai : Le gouverneur de l'État du Kentucky proclame le maintien dans l'Union, et la neutralité dans la guerre.
- 6 mai : Sécession de l'Arkansas.
- 6 mai : Le Tennessee décide de soumettre la sécession à référendum
- 20 mai : Sécession de la Caroline du Nord
- 23 mai : le référendum de Virginie décide la sécession.
- 8 juin : Le référendum du Tennessee décide la sécession.
- 21 juillet : Première bataille de Bull Run ou Première bataille de Manassas, en Virginie, première de la guerre. Victoire confédérée.
- En août, les princes français Joinville (troisième fils du roi Louis-Philippe), son fils, le duc de Penthièvre et ses deux neveux, le duc de Chartres (21 ans) et son frère le comte de Paris (23 ans), débarquent en Amérique pour s'engager dans l'armée de l'Union : les deux derniers sont enrôlés avec le grade de capitaine comme aides de camp du général McClellan.

Amérique latine


- Arrivée au pouvoir des libéraux au Chili. Ils garderont le pouvoir jusqu'en 1891.
- Gabriel Garcia Moreno établit en Équateur une dictature théocratique.
- 31 octobre : Comme le Mexique ne règle pas ses dettes, la France, la Grande-Bretagne et l'Espagne décident d'une convention en vue d'une intervention armée au Mexique avec 9 000 hommes.
  - Débarquement à Vera-Cruz des contigents, mais les Anglais et les Espagnols se retirent rapidement, laissant seuls les Français, commandés par l'amiral Jean Edmond Jurien de la Gravière.
  - Début de l'expédition française au Mexique (fin en 1867).

Asie & monde indien


- 2 février : Le missionnaire français Théophane Venard, 32 ans, meurt martyr au Tonkin.
- Accueil à Paris des ambassadeurs du Siam, en Europe.
- Famine en Inde du Nord.
- Le Sikkim passe sous protectorat britannique.

Océanie & Pacifique


- L'Australie devient le premier état à accorder le droit de vote aux femmes.

Proche-Orient & Monde arabe


- En juin, fin de l'expédition française en Syrie.
- Début du sultanat ottoman de Abdulaziz (fin en 1876).
- La France obtient de la Turquie la création de la province du Mont Liban, dotée d'une certaine autonomie.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1861 dans les chemins de fer
- Sports : 1861 en sport
- Art & culture :
  - 24 janvier : L'abbé Henri Lacordaire, prédicateur et écrivain français, est reçu à l'Académie française.
  - Fondation du quotidien libéral Le Temps qui sera édité jusqu'en 1942.
- Science & techniques :
  - La Terre traverse la queue de la comète Tebutt.
  - Mise au point du four Siemens.
  - Les savants allemands Robert Bunsen et Gustav Kirchhoff jettent les bases de la spectographie.
  - Invention de la pédale, par les frères Michaux, qui développent le vélocipède, ancêtre de la bicyclette.
  - Au port de Lorient, lancement de La Couronne, premier cuirassé du monde à coque en fer.

Naissances en 1861


- 6 janvier : Victor Horta, architecte belge
- 6 avril : Stanislas de Guaita, poète, occultiste français.
- 8 avril : Aristide Maillol, sculpteur français
- 14 avril : Jean-Francisque Delmas, chanteur d'opéra
- 6 mai : Tagore (Rabindranãth Thakur), écrivain indien. Prix Nobel de littérature
- 20 juin : Frederick Gowland Hopkins, physiologiste et chimiste anglais
- 30 octobre : Antoine Bourdelle, sculpteur français
- 6 novembre : James Naismith, inventeur du jeu de basket-ball, canadien
- 8 novembre : Georges Guigue, historien et archiviste français
- 8 décembre : Georges Méliès, réalisateur français
- 19 décembre : Italo Svevo (Ettore Schmitz), écrivain italien

Décès en 1861


- 17 janvier : Lola Montès, danseuse et maîtresse du roi Louis Ier de Bavière.
- 2 février : au Tonkin, Théophane Venard (32 ans), missionnaire français et martyr.
- 3 février : à Pau Pierre Joseph François Bosquet (51 ans), maréchal de France.
- 13 mai : William Henry Fitton géologue anglais
- 29 mai : Joachim Lelewel, historien, numismate et politicien polonais
- 6 juin : Camillo Benso di Cavour, Premier ministre du Piémont-Sardaigne et artisan de la récente unité italienne.
- 24 août : Pierre Berthier, minéralogiste et géologue français.
- 10 novembre : Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, zoologiste français1805).
- 20 novembre : à Sorèze (Tarn), abbé Henri Lacordaire (59 ans), prédicateur, écrivain et académicien. __NOTOC__ ko:1861년 ms:1861 simple:1861 th:พ.ศ. 2404

Berne (ville)

Berne (Bern en allemand, Berna en italien) est une commune suisse du canton de Berne, située dans le district de Berne. Elle est la capitale de la Suisse et du canton éponyme. C'est une ville germanophone. Berne compte 300 000 habitants en incluant l'agglomération. Elle est traversée par la rivière l'Aar. Elle est inscrite au patrimoine culturel mondial de l'UNESCO, grâce à son patrimoine médiéval urbain qui a réussi à traverser les siècles. Berne est membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial et d'autres organisations mondiales.

Personnalités


- Le scientifique Albrecht von Haller
- Le poète Jeremias Gotthelf
- Le sculpteur Bernhard Luginbühl
- Le peintre Ferdinand Hodler
- Le peintre Paul Klee
- Le physicien d'origine allemande Albert Einstein développa sa théorie de la relativité à Berne.

Histoire


- Berne a été fondée en 1191 par le duc Berthold V de Zähringen qui, d'après la légende, aurait nommé la cité après avoir abattu un ours (Bär en allemand). (Il y a eu des ours à Berne pendant des siècles. On peut toujours en voir dans la fosse aux ours près du Nydeggbrücke.)
- En 1353, Berne devient le huitième canton de la jeune Confédération suisse.
- Après un incendie en 1405, la ville est entièrement reconstruite en molasse. Elle en garde encore aujourd'hui une bonne partie de sa physionomie.
- En 1848, la nouvelle constitution fédérale fait de Berne la capitale (ou plus précisément « la ville fédérale ») de la Suisse.

Monuments


- La cathédrale
- La vieille ville avec ses arcades
- La tour de l'horloge
- L'hôtel de ville (Rathaus)
- Le palais fédéral
- [http://www.swisscastles.ch/Bern/bumpliz.html Les châteaux de Bümpliz]

Distinctions


- Elle obtient le Prix Wakker en 1997

Musées

Prix Wakker
- Musée historique [http://www.bhm.ch/]
- Musée d'histoire naturelle [http://www-nmbe.unibe.ch/deutsch/frameset_100.html]
- la maison Einstein [http://www.einstein-bern.ch/index.php?lang=de&show=haus&subs=]
- Musée de la communication [http://www.mfk.ch/index.html?&L=3]
- Musée des Beaux-Arts
- Musée de la psychiatrie [http://www.puk.unibe.ch/cu/museum/museum1.html]
- Musée alpin suisse [http://www.alpinesmuseum.ch/index.cfm?fuseaction=sprachewechseln&id_sprache=2&path=1-5]
- Le Centre Paul Klee
- La « Kunsthalle » [http://www.kunsthalle-bern.ch/ws/index.php]
- Archives littéraires suisses [http://www.snl.admin.ch/f/fuehr/sl_index.htm]

Médias


- La Berner Zeitung
- Le Bund
- L'Agence télégraphique suisse

Manifestations


- La foire aux oignons
- La BEA
- La course féminine suisse

Organisation internationale


- Union postale internationale [http://www.upu.int/fr/]

Transport


- Réseau de bus urbains et de trams
- Sur la ligne ferroviaire Lausanne - Zurich
- Sur la ligne ferroviaire Berne - Thoune - Lötschberg - Brigue
- Sur la ligne ferroviaire Berne - Soleure
- Sur la ligne ferroviaire Berne - Belp - Thoune
- Le funiculaire Marzili-Ville
- Autoroute A1 Lausanne - Zurich , Sortie 33-37
- Autoroute A12 Vevey - Fribourg - Berne, Sortie 12
- Autoroute A6 Lyss - Berne - Spiez , Sortie ?

Lien externe

Catégorie:Ville de Suisse Catégorie:Capitale de pays Catégorie:Commune du canton de Berne Catégorie:Patrimoine mondial en Suisse als:Bern ja:ベルン

1939

Cette page concerne l'année 1939 du calendrier grégorien.

Événements

Seconde Guerre mondiale


- Septembre 1939 - 3 : Le Royaume-Uni, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la France déclarent la guerre à l'Allemagne
- Octobre 1939 - 28 : Les SS demandent au gouvernement allemand de faire porter l'étoile jaune aux juifs
- Novembre 1939 - 4 : Le Congrès américain vote la loi Cash and Carry autorisant la vente de matériel de guerre aux belligérants
- Décembre 1939 - 14 : L' URSS est exclue de la Société des Nations suite à son attaque de la Finlande (Guerre d'Hiver)

Les autres évènements

Premier trimestre


- Détails : Janvier 1939 - Février 1939 - Mars 1939
- 2 janvier : Le magazine américain Time choisit Adolf Hitler comme « homme de l'année ».
- 4 janvier : le Prince Konoe Fumimaro, président du Conseil japonais cède la place à Kiichiro Hiranuma, baron nationaliste et profasciste.
- 21 janvier : La France ouvre à Rieucros en Ariège son premier camp d'internement pour les « étrangers indésirables » désignés par le décret-loi du 12 novembre 1938.
- 26 janvier : Chute de Barcelone, la Catalogne tombe aux mains des troupes franquistes, 450 000 réfugiés espagnols parviennent en France où ils seront internés dans des camps (Argelès).
- 6 février : Démission de Stoyadinovitch en Yougoslavie.
- 10 février : Décès du pape Pie XI.
- 2 mars : Le Cardinal Eugenio Pacelli devient Pape sous le nom de Pie XII (fin en 1958).
- 14 mars : La Slovaquie de Mgr Tiso proclame son indépendance.
- 15 mars : L'Allemagne occupe la Tchécoslovaquie.
- 19 mars : Arthur Neville Chamberlain donne la garantie anglaise à la Roumanie.
- 22 mars : Adolf Hitler contraint la Lituanie à lui céder Memel.
- 26 mars : Fin de la guerre d'Espagne avec la chute de Madrid. Serrano Suner, président de la Phalange
- 31 mars : Arthur Neville Chamberlain donne la garantie anglaise à la Pologne.

Deuxième trimestre


- Détails : Avril 1939 - Mai 1939 - Juin 1939
- 1 avril : Début de la dictature franquiste (fin en 1975).
- 2 avril : Élections en Belgique : défaite du rexisme.
- 5 avril : Albert Lebrun réélu président de la République.
- 7 avril : Benito Mussolini occupe l'Albanie.
- 13 avril : Arthur Neville Chamberlain donne la garantie anglaise à la Grèce.
- 28 avril : Adolf Hitler dénonce l'accord naval anglo-allemand et l'accord germano-polonais.
- 12 mai : Accord anglo-turc.
- 22 mai : Pacte d'Acier italo-allemand.

Troisième trimestre


- Détails : Juillet 1939 - Août 1939 - Septembre 1939
- En juillet, les États-Unis dénoncent le traité de commerce nippo-américain.
- 22 août : Pacte germano-soviétique
- 23 août : Les communistes français approuvent le Pacte Molotov-Ribbentrop et se retrouvent isolés.
- 24 août : Accord serbo-croate.
- En août Wang Tsing-wei constitue à Nankin un gouvernement chinois aux ordres du Japon.

Quatrième trimestre


- Détails : Octobre 1939 - Novembre 1939 - Décembre 1939
- En novembre, loi de la neutralité des États-Unis.
- 27 décembre : Un tremblement de terre de magnitude 8 sur l'échelle de Richter fait plus de 25 000 victimes à Erzincan en Turquie.

Chronologies thématiques


- Aéronautique : 1939 en aéronautique
- Cinéma : 1939 au cinéma
- Sport : 1939 en sport
- Musique
  - 13 juillet : Frank Sinatra et l'orchestre de Harry James produisent les premiers enregistrements de sa carrière : Melancholy Mood et From The Bottom Of My Heart.
- Littérature
  - 16 janvier : La bande dessinée Superman paraît pour la première fois
  - L'aviateur et écrivain français Antoine de Saint-Exupéry publie Terres des Hommes.
  - L'écrivain américain Henry Miller publie Tropique du Capricorne.
  - L'écrivain américain John Steinbeck publie Les raisins de la colère.
  - L'écrivain français Jean Giraudoux publie Ondine.
  - Le poéte français Paul Éluard publie Chanson complète.
  - L'écrivain allemand Ernst Wiechert publie Das einfache Leben.
  - L'écrivain allemand Ernst Jünger publie Auf den Marmor Klippen (Sur les falaises de marbre).
- Peinture
  - Le peintre français Georges Rouault : Le Christ au prétoire.
  - Le peintre français Marc Chagall obtient le prix Carnegie.
- Sciences & techniques
  - Invention du DDT par Paul Hermann Müller.
  - Le groupe de mathématiciens Bourbaki publie ses Éléments mathématiques.
  - Le physicien américain Ernest Orlando Lawrence reçoit le prix Nobel de physique pour son invention du cyclotron.
  - La compagnie « IBM » construit le premier calculateur programmable.
  - Le président américain Franklin Delano Roosevelt à la demande d'Albert Einstein lance le programme de fabrication de la bombe atomique.
  - 4 novembre : « Packard » met sur le marché les premières voitures avec air climatisé.

Naissances en 1939


- 16 janvier : Jean Van Hamme, scénariste de bande dessinée belge
- 1 février : Claude François, chanteur français
- 14 février : Yves Boisset, cinéaste français
- 1 mars : Leo Brouwer, compositeur cubain
- 9 mars : Jean-Pierre Chevènement, homme politique français
- 14 mars : Bertrand Blier, réalisateur français
- 29 mars : Terence Hill, acteur italien
- 7 avril : Francis Ford Coppola, producteur, scénariste et réalisateur américain
- 15 avril : Claudia Cardinale, actrice italienne
- 9 mai : Pierre Desproges, humoriste français
- 18 juillet : Brian Auger, chanteur anglais
- 5 octobre : Marie Claire Blais, écrivain québécois
- 18 septembre : Frankie Avalon, chanteur américain
- 20 novembre : Copi dessinateur de BD, auteur dramatique, écrivain argentin
- 27 novembre : Laurent-Désiré Kabila, homme d'État congolais
- Ali Farka Touré, musicien et chanteur malien

Décès en 1939


- 18 janvier : Ivan Mosjoukine, acteur et cinéaste russe
- 28 janvier : William Butler Yeats, poète irlandais
- 10 février : Pie XI, pape italien
- 2 mars : Howard Carter, archéologue et égyptologue britannique
- 14 juillet : Alphonse Mucha, peintre tchèque
- 23 septembre : Sigmund Freud (83 ans), neurologue et psychiatre - le père de la psychanalyse
- 28 novembre : James Naismith, inventeur du jeu de basket-ball canadien
- Charles Barrois, géologue français __NOTOC__ Catégorie:1939 ja:1939年 ko:1939년 ms:1939 simple:1939 th:พ.ศ. 2482

Strasbourg

Strasbourg (Straßburg en allemand, prononcé Strossburi en alsacien, venant du latin Stratisburgum, littéralement "la ville des routes" ) est une ville située dans l'est de la France, sur la rive gauche du Rhin. C'est le chef-lieu de la région Alsace et du département du Bas-Rhin. Ses habitants sont appelés les Strasbourgeois (Straßburger ou Steckelburjer). Elle est la septième ville de France et l'une des seules villes au monde dont le centre soit entièrement classé patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO (depuis décembre 1988). C'est également l'une des seules villes, avec Genève et New York, à abriter le siège d'organisations internationales (Conseil de l'Europe depuis 1949, Parlement européen…) sans être capitale d'un État. L'agglomération transfrontalière comprend principalement sur la rive gauche du Rhin la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS), et sur la rive droite la ville de Kehl, en Allemagne.

Étymologie

Le premier nom de la ville fut en celte Argentorate, romanisé en Argentoratum. L'étymologie de ce terme est discutée, certains y voyant un lien avec la déesse celte d'argent (Argent-, épîthète lié à Argentia), identifiée avec la lune. L'acceptation la plus courante voudrait que la racine Argento (argent, luisant) désigne un cours d'eau (cf l'Argens, l'Arques, l'Arc...), en l'occurrence, l'Ill (Ainos en gaulois). Cette hypothèse est renforcée par l'ancien nom de Horbourg (Argentovaria), commune également située sur l'Ill. Rate désignant une enceinte, une fortification, cette hypothèse affirme donc qu'Argentoratum est l'enceinte sur l'Argenta, in extenso la cité de la rivière, du fleuve. Ce nom était alors en parfaite cohérence avec la perception de ce lieu frontière, situé à proximité du Rhin, partie intégrante du réseau de camps défendant le limes nord de l'empire romain. Puis, suite à son intégration dans l'entité germanique, cette ville n'était plus frontalière, mais au cœur du réseau des cités allemandes. Sa perception n'était dès lors plus sur un axe fluvial et orienté nord-sud, mais routière et sur un axe est-ouest. Strasbourg était en effet au niveau d'un des rares ponts permettant de franchir le Rhin et de ce fait placée sur une route majeure est-ouest. Son nom évolua alors en Straßburg, le bourg fortifié situé sur la rue (die Straße), la route, découlant de Stratiburg, évoqué pour la première fois au siècle par saint Grégoire.

Géographie

saint Grégoire (180°)]] Traversée par l'Ill, affluent du Rhin, qui se divise pour former jusqu'à cinq bras au centre-ville (dans le secteur de la Petite France), elle est composée de quartiers à l'identité forte (le quartier allemand, la Robertsau, Cronenbourg, Koenigshoffen, Hautepierre, l'Elsau, la Krutenau, le Neudorf, la Meinau, le Neuhof…). Située à une altitude moyenne de 140 mètres au-dessus du niveau de la mer, Strasbourg est caractérisée par un relief relativement plat. Ainsi au centre-ville, on ne perçoit que de très légères ondulations du terrain, culminant notamment à proximité de la cathédrale et à la croisée de la Grand-Rue et de la rue du Fossé-des-Tanneurs, correspondant aux zones d'habitation les plus anciennes. L'est du territoire communal, le long du Rhin, est constitué en partie de plusieurs îles, découpées par des bras (canalisés) du Rhin, des canaux du port autonome et la rencontre avec l'Ill. Le nord-est et le sud-est de la commune sont couverts de vastes forêts, témoins de l'ancienne forêt rhénane. Ill La densité importante de l'hydrographie cumulée à l'affleurement de la nappe phréatique contribue à rendre le secteur très sensible aux inondations. C'est pourquoi la plupart des extensions urbaines de la ville puis de l'agglomération se sont faites au moyen de remblais conséquents (notamment pour la construction du quartier allemand), accompagnées du comblement ou de la canalisation des multiples bras d'eau, réduisant d'autant les surfaces d'épandage et augmentant la rapidité et le débit des eaux en cas de crue. La ville est donc aujourd'hui confrontée à une contrainte d'inondabilité importante, pesant d'autant sur les projets d'extension urbaine.

Histoire

Antiquité

Le site de Strasbourg était occupé par une bourgade celte du nom dArgentorate. Des fouilles ont montré une occupation du site sporadique avant cela. inondation pour les 2000 ans de la ville en 1988]] En -12, le général romain Drusus, frès de Tibère, fonde une nouvelle ville et romanise son nom en Argentoratum. C'était alors un camp militaire fortifié positionné sur le limes (frontière de l'empire romain) du Rhin faisant partie des castella Drusi, les forts de Drusus. Un canabae (agglomération d'habitations civiles) s'est développé autour du camp et vers l'ouest, prélude au développement durable de la ville. Après la soumission des tribus germaniques à Rome, le limes est repoussé à l'Est, Argentoratum devient alors la base arrière des Romains jusqu'à la fin du . En 352, la ville est détruite par les Alamans et les Francs ; Julien l'Apostat reconquit la ville en 357, court répit avant une nouvelle poussée expansionniste des Germains. En 406, Huns, Burgondes, Vandales et Suèves envahissent la Gaule. La ville est détruite en 451 par Attila et cette période sombre de la décadence romaine fait qu'on ne sait rien de la ville de ce temps-là.

Moyen Âge

La ville est restaurée en 496 par les Francs, sous le nom de
Strateburgum, qui favorisent le développement de la ville, après la conversion de Clovis au christianisme. En effet, Argentoratum est l’une des rares villes de la région à être le siège d'un évêque, véritable gouverneur de l’époque. Les et sont prospères, la ville voit sa population doubler, une nouvelle cathédrale est construite et le commerce se développe, toujours sous la tutelle de l’évêque qui a les pleins pouvoirs. De nouvelles paroisses sont créées. En 842, la ville accueille Charles le Chauve et Louis le Germanique qui s’allient contre leur frère Lothaire pour le partage de l’Empire légué par leur grand-père Charlemagne et prononcent les Serments de Strasbourg, plus ancien texte rédigé en langue romane (ancêtre du français) et en langue tudesque (ancêtre de l’allemand). A l’issue de ce conflit en 843, le traité de Verdun attribue Strasbourg à Lothaire mais à sa mort, la ville revient à la Germanie. En 962, Otton le Grand fonde le Saint Empire Romain Germanique et s’appuie sur l’Eglise en lui octroyant des pouvoirs temporels fort. Strasbourg obtient alors le droit de justice et celui de battre monnaie. La ville continue à prospérer et à s’étendre. Une nouvelle enceinte est construite au , qui sera agrandie un siècle plus tard. De 1202 à 1220, la ville s'enrichit de quartiers autour des églises Saint-Pierre-le-Jeune et Saint-Pierre-le-Vieux. De nombreuses tours de fortification sont construites à cette époque, et ne disparaissent du paysage urbain qu'au . A partir de 1228, ce sont les quartiers maraîchers qui ont fait, à leur tour, partie intégrante de la cité. Le Finkwiller, le quai des Bateliers, la rue des Bouchers ou la rue d'Or témoignent des nombreuses corporations présentes à l'époque et indispensables à la vie quotidienne des strasbourgeois. 1228 Ces axes sont entourés de murailles à la même époque. Le système défensif des Ponts Couverts est également élaboré à ce moment. Les quatre tours actuelles faisaient partie des remparts et étaient reliées par des ponts couverts d'une toiture en bois, disparue au . Elles abritaient les corps de garde mais servaient aussi de prisons. Autre vestige : la Porte de l'Hôpital. Cet aggrandissement n'est terminé qu'en 1344. Les bourgeois, écartés du pouvoir, souhaitent s’impliquer dans la vie politique et obtiennent en 1214 le droit de créer un conseil avant de prendre le pouvoir en 1262. S’ensuit une période trouble pendant laquelle les luttes de pouvoirs sont source de nombreux conflits. Le point culminant de ces conflits est la lutte de deux familles rivales, les Zorn et les Mullenheim, véritable guerre civile provocant une révolte des Strasbourgeois. Le pouvoir revient alors à la classe marchande. Suite à cette longue période de troubles, une nouvelle organisation politique se crée au : le conseil de la ville s’appuie sur les conseils des XIII, des XV, et des XXI, un Ammeister (maire) est nommé par le conseil tandis que quatre Stettmeister nommés par les nobles complètent l’administration. La ville compte alors plus de 16 000 habitants, frappe monnaie et obtient le statut de ville libre d’Empire, ce qui en fait une véritable principauté. Ammeister] Vers 1370-1390, à la fin de la Guerre de Cent Ans, la population redoute l'invasion des bandes de pillards qui parcourent la région. Ainsi la municipalité décide de protéger les parties Ouest et Nord de la ville. La dernière extension de la cité médiévale date de 1387-1441. Elle concerne le quartier de la Krutenau, habité par de nombreux pêcheurs et maraîchers. La ville ne connaît pas d'autre aggrandissement avant le . Le Moyen Âge est l'âge d'or de Strasbourg. Sa richesse croissante est dûe à l'activité des bourgeois, mais surtout à sa topographie. Grâce à ses nombreuses voies fluviales et routières, cette ville, entourée d'eau, est un centre de commerce particulièrement actif. Ainsi, dès l'aube du Moyen Âge, le vin d'Alsace est connu en Allemagne, aux Pays-Bas et jusqu'en Angleterre et en Scandinavie. Strasbourg exporte également textiles et céréales, mais importe en revanche de nombreux produits de luxe tels que le verre, les peaux, les fourrures, les soieries et les épices. L'Ancienne Douane est un des rares témoins de ce commerce fluvial florissant. Situé sur les bords de l'Ill, à l'emplacement de l'ancien port de Strasbourg, ce bâtiment est construit en 1358 pour stocker et prélever des taxes sur les marchandises transitant par Strasbourg. Entièrement détruit par les bombardements de 1944, l'édifice a été restitué dans son style original en 1956. 1956] Le symbole le plus significatif de cette opulence est la Cathédrale. Quatre siècles sont nécessaires à la construction de cet édifice, érigé à la gloire de Notre-Dame. Les travaux démarrent en 1015 sur les fondations d'une ancienne basilique romane. Sa flèche n'est achevée qu'en 1439. Cette longue édification fait de ce chef d'œuvre une synthèse des courants artistiques du Moyen Âge. Toute la cité est un véritable chantier d'églises, fondées par des moines ou des familles nobles. Parmi les plus anciennes, Saint-Pierre-le-Vieux, Saint-Pierre-le-Jeune, Saint-Thomas. Chacune a sa particularité. Saint-Pierre-le-Vieux est constituée de deux édifices perpendiculaires : une église protestante du et une église catholique rajoutée en 1886. Saint-Pierre-le-Jeune abrite un remarquable jubé et des fresques du . Saint-Thomas répond à un type architectural très particulier puisqu'il s'agit d'une église-halle à cinq nefs d'égale hauteur, s'opposant ainsi à la conception basilicale habituelle. Elle conserve dans son chœur le célèbre tombeau du Maréchal de Saxe, dont l'auteur est le sculpteur Pigalle du . A côté des églises, de nombreux couvents ont vu le jour : une vingtaine au total. De cet ensemble demeure le cloître de l'église Sainte-Madeleine. Ces nombreux monuments expliquent que, durant tout le Moyen Âge, l'art est essentiellement au service de la foi. C'est le chantier de la Cathédrale qui a drainé tous les artistes de renom. Une grande majorité d'entre eux sont anonymes. Il faut attendre le pour que se développe l'art de la peinture. Toute une école alsacienne, spécialisée dans les retables, s'épanouit à cette période. Quant à la vie intellectuelle, elle est marquée au par la révolution de l'imprimerie. En effet, Jean Gensfleisch, dit Gutenberg, profite des dix années qu'il passe à Strasbourg pour y concevoir l'imprimerie à caractères mobiles. Strasbourg ne tarde pas à devenir un des grands centres de l'imprimerie. Elle compte une cinquantaine d'officines d'imprimeurs à la fin du Moyen Âge. Cette invention favorise le courant humaniste qui fait jour à Strasbourg. Jacques Wimpheling, Geiler de Kaysersberg ou Sébastien Brant sont des grands noms de l'Humanisme strasbourgeois. Cependant, aucun n'adhère à la Réforme, mais par leur esprit critique et leur dénonciation des abus de l'Église, ils ont préparé l'avènement de la Réforme protestante.

Renaissance

La Renaissance est pour la ville une période troublée. L'Humanisme et la Réforme sont les faits marquants de l'époque. Strasbourg est une des premières villes qui appelle au changement. Dès 1518, les thèses de Luther sont affichées aux portes de la Cathédrale. Les écrits luthériens se propagent grâce aux imprimeurs. La ville adopte la Réforme en 1524 et attribue les églises aux protestants. Strasbourg accueille les dissidents religieux et propage leurs idées grâce à l’imprimerie. La ville est alors à son apogée. Parallèlement au mouvement de la Réforme s'étend la révolte des paysans. Ils sont 50 000 en 1525, et excédés par les abus des nobles et du clergé. Ils parcourent la campagne mettant à feu et à sang châteaux et abbayes qui se trouvent sur leur passage. Strasbourg se refuse à intervenir, ni en les aidant, ni en les combattant. Mais le déclin arrive avec les guerres. L’empereur Charles Quint, catholique, mène la guerre contre les princes protestants et leurs alliés (Strasbourg). La ligue protestante est vaincue et la ville restitue la Cathédrale Notre-Dame et deux églises aux catholiques. La ville connaît aussi des difficultés financières. En 1592 enfin, les finances de la ville vont être complètement épuisées par la longue et ridicule guerre des évêques. Elle a pour origine l'élection d'un nouvel évêque, pour laquelle catholiques et protestants ne parviennent pas à se mettre d'accord. La guerre fait rage pendant près de 20 ans, semant la désolation dans les alentours. L'introduction de la Réforme met fin à la production artistique qu'elle a privée de son mécène habituel : l'Église catholique. Une quarantaine d'autels disparaissent de la Cathédrale. L'art se détourne donc de la religion pour se consacrer aux monuments profanes. En architecture, les transformations se font lentement. architecture]] Le style Renaissance n'est introduit que dans les années 1550-1580. Au , le classicisme à l'italienne fait place à une architecture ornementale et maniériste, notamment dans les réalisations en bois. L'Hôtel du Corbeau en est un exemple. Fermé au , il reçoit des hôtes illustres comme Frédéric le Grand de Prusse, Jean-Jacques Rousseau ou encore Alexandre Dumas. Du style simplifié du Moyen Âge succède le décor sculpté. La Maison Kammerzell illustre parfaitement ce goût pour la sculpture en abondance. Situé place de la Cathédrale, cet édifice doit son nom à l'épicier Jean-François Kammerzell qui l'acquiert au cours du . Ses façades comportent de nombreuses sculptures de bois réparties sur trois étages autour de soixante-quinze fenêtres. Une iconographie variée y est représentée. Tout comme la Maison des Tanneurs, la Maison Kammerzell rappelle la prédominance du colombage qui apparaît à cette époque. Cependant, même si l'architecture en bois est prépondérante, la brique crépie est un matériau très employé dans les constructions publiques et privées. La Chambre de Commerce en est un échantillon. Construit en 1585, cet édifice en pierres de taille sert d'abord d'Hôtel de Ville. Son architecture est originale. La façade comporte trois ordres grecs, mais le toit qui la surmonte est pentu avec de nombreuses lucarnes, trait typique des bâtiments strasbourgeois. La Chambre de Commerce fait partie des nombreuses commandes publiques, faites par le Magistrat de la Ville.

Ancien Régime

La Guerre de Trente Ans éclate en 1618, guerre de religion européenne opposant les protestants et les catholiques. L’Alsace est ravagée, mais Strasbourg reste neutre dans ce conflit. A l’issue de la guerre en 1648, par les traités de Westphalie, l’Alsace revient à la France, mais Strasbourg demeure ville libre Impériale. La ville est isolée, affaiblie, n’a rien à attendre de l’Empire germanique vaincu, et lorsqu’elle est assiégée par les troupes de Louis XIV, le 30 septembre 1681, Strasbourg signe la Capitulation, traité par lequel elle reconnaît la suzeraineté de la France. Le roi fait alors abattre symboliquement un pan de la fortification de la ville. Ceci crée une ouverture par laquelle il pénètre à Strasbourg, marquant ainsi la soumission de la cité au pouvoir royal. Un accord est passé entre Louis XIV et l'ammestre : dix articles visent à préserver les libertés essentielles de la cité, sur les plans politique, administratif et religieux. Par contre, elle est privée de son artillerie et de ses milices et doit accepter l'installation d'une troupe de garnison. Echappant de ce fait à la souveraineté municipale, de nombreux et nouveaux habitants s'établissent à Strasbourg, attirés par la vie brillante de société qui s'y développe. Tous construisent leur hôtel. Un de ces nobles, le cardinal Armand Gaston de Rohan-Soubise, fils naturel de Louis XIV, fait construire un nouveau palais épiscopal, appelé plus tard Palais des Rohan, sur les rives de l'Ill, face aux maisons des bourgeois. Strasbourg conserve néanmoins la plupart de ses avantages. La ville devient hautement stratégique pour la France, véritable bastion sur le Rhin et accueille alors une importante garnison. Mandaté par Louis XV, Jacques François Blondel dessine un plan d'embellissement de Strasbourg, qui, faute de moyens, ne sera que partiellement réalisé. Strasbourg lui doit notamment la construction de l'Aubette sur la place Kléber et l'aménagement de la place du Marché-Gayot. Mais ce seront surtout les fortifications de Vauban qui marqueront cette période, avec notamment la construction d'une protection ingénieuse à l'amont de l'Ill, en face des Ponts Couverts, et celle d'une imposante citadelle au sud-est, placée face à l'Allemagne. Peu à peu le paysage urbain se modifie. Toutes ces nouvelles demeures constituent aujourd'hui plus de la moitié du patrimoine architectural de la vieille ville. Elles s'inspirent à l'époque des hôtels