Mont Sisson
Mount Shasta (appelé Mount Sisson jusqu'en 1922) est un stratovolcan de Californie, à l'ouest des États-Unis. Son altitude de 4322 mètres (14 179 pieds) en fait le 2 plus haut sommet de la Chaîne des Cascades et le plus haut sommet de Californie qui ne soit pas dans la Sierra Nevada. Mount Shasta présente la particularité d'être à 3000 mètres (10 000 pieds) au dessus de la plaine alentour.
Géologie
Article principal : Géologie du Mount Shasta
Mount Shasta est constitué de quatre cônes séparés, ensevelis les uns sur les autres. Shastina (3749 mètres - 12300 pieds) est le cône le plus visible et constitue un sommet secondaire. Au sommet de cette dernière, on peut trouver un cratère totalement intact, ce qui prouve que Shastina fut formée après le dernier Âge glaciaire. Le reste des pentes de Shasta montre relativement peu de traces d'érosion. Paradoxalement, la seule exception se situe au sud, où la Sargents Ridge est parallèle au U-shaped Avalanch Gulch (la plus grande vallée glaciaire sur le volcan, bien qu'il n'y ait plus de glacier). Il y a cinq petits glaciers sur la flanc nord de la montagne.
Il existe de nombreuses promontoires glaciaires qui furent créés durant les périodes de glaciation de la glaciation de Würm. La plupart ont été remplis par de la lave andésitique, des coulées pyroclastiques et les talus des dômes de lave.
Histoire volcanique
Au cours des derniers 10 000 ans, Mount Shasta est entré en éruption en moyenne tous les 800 ans, mais sur les derniers 4500 ans, la période entre deux éruptions est de 600 ans. La dernière éruption d'importance se serait produite il y a 200 ans.
Mount Shasta peut dégager des cendres volcaniques, des coulées pyroclastiques et des lave andésitiques ou dacitiques. Des débris provenant d'éruption du Mount Shasta ont été détectés sous deux villes voisines d'une population totale de 20 000 habitants. Shasta a connu une histoire explosive et éruptive. Les fumeroles qu'elle comporte prouve que la montagne est encore vivante.
fumeroles
L'éruption la plus dangereuse serait une grande coulée pyroclastique, telle que celle qui s'est produite au Mount Saint Helens. En raison de la présence de glace, des lahars seraient probables. Les cendres se déposeraient probablement vers l'intérieur des terres, peut-être même jusqu'à la partie orientale de la Nevada. Il existe également une faible probabilité qu'une éruption pourrait engendrer un effondrement de la montagne, comme au Crater Lake dans l'Oregon.
Le US Geologic Survey considère que le Shasta est un volcan ayant une forte probabilité d'être le théâtre d'autres éruptions.
Religion
Les indiens Iore, qui habitaient la région, pensaient que Mount Shasta était habité par l'esprit du chef Skell, qui était descendu du paradis vers le sommet de la montagne. Depuis lors, de nombreux autres cultes ont été attirés par Mount Shasta. Mount Shasta, la ville homonyme située au pied de la montagne, est le lieu de rendez-vous de toutes ces religions. Un grand nombre de ces religions pensent que des êtres supérieurs aux humains vivent sur Mount Shasta ou visitent la montagne dans des OVNIs. Il y a en fait parfois des nuages en forme de soucoupe sur la montagne (un phénomène météorologique bien connu sur les montagnes). De tels nuages sont souvent pris par erreur pour des OVNIs.
Mount Shasta est aussi le lieu d'un monastère bouddhiste, Shasta Abbey, fondé par Houn Jiyu-Kennett en 1971.
Mount Shasta dans la littérature
Mount Shasta est mentionnée dans Lost Legacy, une courte nouvelle de Robert Heinlein. Dans ce livre, elle abrite un groupe d'hommes qui disposent de pouvoirs psychiques et décident de les enseigner à la terre entière en enrollant des scouts.
La montagne est aussi le théâtre d'une scène importante d'une nouvelle de Ken Grimwood, Replay
Shasta, Mount
Catégorie:Sommet des États-Unis
Catégorie:Californie
Shasta, Mount
ja:シャスタ山
VolcanLe mot volcan trouve son étymologie dans le nom du dieu romain du feu Vulcain (Héphaïstos en grec ancien).
C'est un relief, résultant de coulées de lave issues du magma et de l'accumulation de roches et de cendres (ejecta) formant souvent un cône (forme).
Un volcan est formé de trois parties :
# Le réservoir de magma, situé en profondeur ;
# Une ou plusieurs cheminées faisant communiquer le réservoir et la surface ;
# La montagne volcanique située à la surface, celle-ci pouvant être de formes diverses.
Le volcanisme est l'ensemble des phénomènes qui accompagnent les remontées de magma dans un volcan. La volcanologie est l'étude de ses phénomènes et un volcanologue est le chercheur qui les étudie, afin, entre autres, d'en prévoir les épisodes et les effets souvent dévastateurs.
- Voir l'article détaillé Volcanologie, pour les types d'éruption et les phénomènes volcaniques (coulée de lave, nuée ardente, lahar ...)
Volcanologie
Classification
Les éruptions volcaniques se classent en familles, en fonction des différentes manières dont sont émises les laves (coulées, explosions faibles ou fortes, panache de cendres ou non, etc.). Autrefois, alors que la volcanologie n'en était qu'à ses débuts, on utilisait une typologie basée sur l'étude de quelques volcans. L'observation plus approfondie d'un plus grand nombre de volcans montre une classification plus complexe (voir le paragraphe "Nouveaux critères de classement").
Ancienne classification
Volcanologie
Elle est basée sur l'observation d'un petit nombre de volcans et déterminée par les produits expulsés par le cratère :
- les éruptions vulcaniennes
Les laves émises sont assez visqueuses, ce qui favorise les manifestations explosives. Celles-ci sont brèves et forment des panaches de cendres d'ampleur généralement modérée. L'archétype est l'éruption de 1888-1890 du Vulcano, situé en Italie, dans les îles Éoliennes.
- les éruptions stromboliennes
Leurs caractéristiques sont intermédiaires entre éruptions « hawaiienne » et « vulcanienne ». Elles se manifestent par des explosions plus ou moins importantes projetant de grandes quantité de bombes. Cette activité explosive peut s'accompagner de coulées de lave. L'archétype est l'activité du Stromboli, situé sur l'île du même nom au large de la Sicile
- les éruptions péléennes
Cette catégorie tire son nom de l'éruption de 1902-1904 de la Montagne Pelée, célèbre volcan de la Martinique qui fit presque 30 000 morts en 1902. Cette activité se marque par la formation d'un dôme pulvérisé par une très puissante explosion latérale, suivie de coulées pyroclastiques (ce qu'on appelle aussi une « nuée ardente »).
- les éruptions pliniennes
Ces éruptions tirent leur nom de celle du Vésuve en août 79 et dont Pline le Jeune fit la description. Généralement précédées d'explosions des nappes d'eau souterraine (éruptions phréatiques), les éruptions pliniennes se caractérisent par de violentes explosions à cratère ouvert projetant un panache de cendres et de ponces à haute altitude (de 10 à 20 km en général). Après quelques temps, ce panache s'effondre sous son propre poids, générant des coulées dévalant à très grande vitesse les flancs du volcan, en particulier dans le lit des rivières. Le pouvoir destructeur de telles éruptions est souvent supérieur à celui des éruptions péléennes en raison du volume de matériaux rocheux émis et de la violence des explosions.
- les éruptions hawaiiennes
Il s'agit d'éruptions effusives, continues et caractérisées par des coulées de lave fluides.
- On parle aussi d'éruption cataclysmique dans les cas les plus destructeurs, comme pour l'éruption qui détruisit Pompéi ou Saint-Pierre en Martinique.
Nouveaux critères de classement
Pompéi
On peut classer les volcans selon le principe de dichotomie et croiser une multitude de critères afin d'obtenir une description plus fidèle à la réalité. On peut ainsi retenir plusieurs facteurs pour catégoriser un même volcan :
- Selon sa genèse : deux situations courantes :
- un rift subocéanique donne un volcanisme généralement effusif : sur les planchers océaniques (Atlantique par exemple), les volcans sous-marins produisent une grande quantité de basalte et sont à l'origine du phénomène d'accrétion.
- le volcanisme des arcs tectoniques est plutôt explosif : Montagne Pelée aux Petites Antilles, archipels de l'Océan Pacifique.
- certains volcans échappent à ces localisations sur les limites de plaques : il s'agit des points chauds (dont le plus célèbre est celui d'Hawaii) ou encore le volcanisme intracontinental (plateau du Dekkan en Inde, Tibesti en Afrique).
Afrique]
- Selon son type d'activité :
- Volcan éteint / actif : on distingue les volcans actifs, qui se manifestent, ou se sont manifestés à une époque historique, par des éruptions, et les volcans éteints (comme la chaîne des Puys en Auvergne, ou le volcan d'Agde), en sommeil depuis les temps géologiques. On considère que le volcan est éteint si sa dernière éruption remonte à plus de 50 000 ans. Il est soumis à l'érosion.
- Pour les volcans actifs, on analyse son activité dans le temps présent : il peut être en sommeil ou bien en activité. Cette activité peut être permanente ou très irrégulière.
- Selon la nature du magma, on pourra observer un volcanisme basique ou acide.
- Selon la situation du volcan, on trouvera une volcanisme océanique ou continental
- Selon la nature de son activité, le volcan peut être effusif ou explosif.
- Selon la forme et la pente du volcan, qui dépendent elles-mêmes de l'histoire du volcan, des matériaux émis et du milieu naturel :
- les cumulo-volcans ont une pente forte et ressemblent à des dômes.
- les volcans-boucliers ont pente faible : le magma très fluide se déverse dans toutes les directions. Les éruptions sont effusives. Exemples : Hawaii et Islande.
- les strato-volcans ont une pente modérée avec une architecture plus complexe, essentiellement construite par des scories.
- Selon le conduit de l'édifice volcanique :
- les volcans centraux n'ont qu'un seul conduit.
- les volcans linéaires ou fissuraux ont une fracture en guise de conduit, situation que l'on trouve dans les régions de rift.
- Selon la fréquence des éruptions :
- les volcans monogéniques ont une éruption unique.
- les volcans polygéniques ont connu plusieurs éruptions qui font un entassement, une superposition. Les stratovolcans, résultent de l'empilement des épanchements de laves successifs.
- Volcanisme tholéitique / volcanisme alcalin
Ainsi, selon ces critères, on dira que :
- Le volcan Etna (Sicile, Italie) est un stratovolcan en activité permamente (émission quasi continue de gaz), d'origine océanique et d'activité plutôt effusive. Il a plusieurs cratères (volcan polygénique)
- Le volcan du Mont Saint Helens (États-Unis, dans l'état de Washington) a longtemps été en sommeil, mais son activité explosive a repris en 1980.
Géomorphologie des régions volcaniques
Pour les différents aspects de la lave (pillow-lava, tunnel de lave, lave en dalles...), voir cet article.
L'activité volcanique produit des roches magmatiques (aussi qualifiées d'ignées ou d'éruptives) formées par la solidification de magmas, dont :
- les roches plutoniques qui se sont refroidies lentement dans la chambre magmatique. Elles affleurent à la surface après un long processus d'érosion ;
- les roches volcaniques, refroidies brutalement en surfaces après une éruption volcanique.
L'édifice volcanique
roches volcaniques]
Sa forme dépend de son histoire, de la nature de la lave et des éruptions, de l'érosion, du milieu naturel : ainsi le volcanisme sous-marin ne donne presque jamais de cône ...
- Cratère
- Guyot
- Les flancs du volcan lui donnent un aspect plus ou moins conique. On y trouve :
- Des roches volcaniques : basalte, obsidienne, pyroclastites (appelée encore tephra ou ejecta). On classe les pyroclastites en trois catégories, en fonction de leur taille :
- les cendres mesurent moins de 2 mm
- les lapilli sont des fragments de roche de plus de 2 mm à quelques centimètres
- les blocs (de forme anguleuse) et les bombes (de forme globuleuse) sont plus gros (supérieur à 64mm)
On distingue aussi les ponces (qui comportent de nombreuses vacuoles) et les scories moins légères et plus rudes au toucher.
Formes et types de relief créés par l'activité volcanique
- Les plateaux basaltiques : Trapps du Deccan en Inde, Plateau de la Columbia aux États-Unis.
- Les plateaux d'ignimbrites sont de vastes étendues recouvertes par les dépôts successifs de nuées ardentes débordantes à magma très acide.
- Le tuf est une roche composée de matériaux mêlés aux pyroclastites qui se cimentent sous l’action de l’eau. En fonction des ejecta accumulés, on distingue le tuf de cendres, le tuf ponceux, le tuf chaotique (blocs et cendres).
- dyke et sill
Formes de relief volcanique érodé
sill
L'érosion est plus ou moins forte selon le milieu naturel ; elle dépend de plusieurs facteurs qui peuvent se combiner:
- gravité (pentes du volcan)
- précipitations
- vents
- températures
- action de la végétation
- action de l'eau (fleuve, glacier, mer)
L'activité volcanique produit elle-même des forces érosives : les coulées de lave modifient sans cesse le paysage, les explosions peuvent agrandir le cratère et le transformer en caldera.
érosion
- Caldera : immense cratère effondré sur lui-même.
- Les dykes, composés de roches dures, peuvent résister longtemps à l'érosion.
- Les necks sont des pitons mis en évidence par l'érosion.
- Les planèzes (mot auvergnat).
- Les mesas sont des plateaux d'origine volcanique, disséqués par l'érosion.
- Horst volcano-tectonique
Phénomènes paravolcaniques
Horst]
- Voir l'article détaillé "volcanisme".
- Voir aussi :
- Geyser
- mofettes
- fumerolles
- solfarates
- sources chaudes
Les risques liés au volcanisme
Risques pour les Hommes et leurs activités
- coulées de lave : elles détruisent tout sur leur passage.
- projection de tephra (ejecta)
- nuées ardentes : avalanches sèches de blocs très dangereuses : celle de la Montagne Pelée en Martinique a fait près de 30 000 morts et a parcouru les pentes du volcan à 600 Km/heure.
- gaz : les touristes imprudents s'exposent au risque d'asphyxie
- coulée boueuse ou lahar : lors de l'éruption du Mont Saint Helens, le 18 mai 1980, les coulées de boue submergèrent et détruisirent des dizaines de milliers d'hectares de forêts, emportant d'énormes troncs d'arbres et des rochers qui détruisirent toutes les infrastructures routières. L'ancienne vallée de la rivière Columbia fut comblée par 150 m de dépôts.
- glissement de terrain
- tsunami : l'éruption du Krakatoa en Indonésie (27 août 1883) engendra un raz-de-marée dont la vague fut perceptible jusqu'en Europe.
Prévention des risques
- Voir l'article détaillé Vulcanologie
- L'observation permet de prévoir une éruption plus facilement qu'un séisme. Elle permet d'engager l'évacuation de la zone menacée.
- Tentative de détournement de la lave : Etna.
Atouts liés au volcanisme
Vulcanologie
- Les dépôts de cendres rendent les sols fertiles : les agriculteurs l'ont bien compris depuis l'Antiquité.
- Les produits volcaniques sont utilisés comme matériaux de construction : la cathédrale de Clermont-Ferrand est édifiée grâce à la pierre volcanique.
- Les activités paravolcaniques sont aussi exploitées par les Hommes : l'énergie géothermique est utilisée en Islande et aux États-Unis ; les geysers du parc du Yellowstone attirent des milliers de touristes. Les sources d'eau chaude permettent le développement du thermalisme (Japon, Islande etc.).
Quelques volcans célèbres
thermalisme
La plupart des volcans se concentrent sur la ceinture de feu du Pacifique. L'Islande compte plus de 200 volcans (voir l'article détaillé Volcans d'Islande).
Dans le système solaire
En dehors de la Terre, on ne connaît à ce jour qu'un seul corps céleste où ont été observés des volcans en activité : Io, un satellite naturel de Jupiter. Cependant, le volcanisme d'Io est différent de celui de la Terre : il est dû à l'intensité des forces de marée qu'exerce sur lui Jupiter (la plus grosse planète du système solaire).
Sur Triton, la lune de Neptune, la sonde Voyager 2 a toutefois observé des éjections de matériaux (azote liquide, méthane, poussières) à des altitudes qui pouvaient atteindre 8 km et qui sont peut-être assimilables à des volcans.
La planète Mars accueille un volcan éteint mais gigantesque : Olympus Mons avec ses 27 km de haut est ainsi la plus haute montagne du système solaire.
Toutefois, l'observation de coulées récentes (en termes géologiques 30 millions d'années) sur les flancs d'Olympus Mons ainsi que le taux un peu trop élevé de méthane dans l'atmosphère martienne suggèrent une activité possible. Sur Mars on trouve aussi : Arsia Mons, Pavonis Mons, Ascraeus Mons, Elysium Mons, Albor Tholus, Hecates Tholus etc.
La planète Vénus est également candidate à la présence de volcans extra-terrestres actifs, mais les observations restent difficiles. On sait seulement -- depuis les observations radar de la sonde Magellan -- que les cônes volcaniques y sont très nombreux (plus de 7000) et l'activité tectonique y est encore sensible (rides et failles en sont les témoins).
Volcans et médias
Les médias s'intéressent souvent aux volcans. Les catastrophes qu'ils provoquent ou l'aspect spectaculaire de leur éruption sont souvent l'objet de reportages d'information ou de vulgarisation.
- Supervolcan (supervolcano en anglais). Ce terme, impropre en vulcanologie, a été employé pour la première fois en 2004 dans un documentaire de la BBC et de Discovery Channel pour décrire des éruptions catastrophiques à une échelle continentale ou mondiale, pouvant entrainer des disparitions d'espèces ou un changement climatique. Ces éruptions sont classés 8 sur l'Indice d'Explosivité Volcanique ou VEI, les plus récentes sont celle du Lac Toba en Indonésie il y a 70 000 ans et celle de Yellowstone, il y a environ 640 000 ans.
Voir aussi
- Volcanologie
- Volcanisme
- Magma
- Cratère
- Lave
- Indice d'Explosivité Volcanique
- Supervolcan
Bibliographie
- Jacques-Marie Bardintzeff, Les Volcans, Minerva, 2004, ISBN 2830707559
- Bernhard Edmaier, Volcans, Fernand Nathan, 2004, ISBN 2092610996
- Jacques Kornprobst, Christine Laverne, Les Volcans, comment ça marche ?, Editions du BRGM, 2002, ISBN 2847030174
- Maurice Krafft, Les feux de la terre : Histoires de volcans, Découvertes Gallimard, 2003, ISBN 2070429008
- Patrick de Wever, Le volcanisme : Cause de mort et source de vie, Vuibert, 2003, ISBN 2711752933
-
catégorie:protection et sécurité civiles
Catégorie:Géomorphologie
Catégorie:volcanologie
ja:火山
ms:Gunung berapi
simple:Volcano
th:ภูเขาไฟ
Californie
La Californie est l'État des États-Unis le plus peuplé. Il est situé sur la côte ouest du pays. Sa capitale politique est Sacramento mais la ville la plus peuplée est Los Angeles. Sa population est très diverse et son économie dynamique et puissante.
Histoire
On sait peu de choses des premiers habitants de la Californie : les Amérindiens qui occupaient le territoire actuel de l'état étaient divisés en de nombreuses tribus (la plus connue est sans doute celle des Mohaves) et parlaient différentes langues (chimariko, esselen, karok, salinan, washo ou yana par exemple). La diversité des milieux naturels explique les différents mode de vie des indigènes : sur la côte, ils pratiquaient la pêche et la collecte des coquillages ; dans l'intérieur désertique, ils avaient recours à l'irrigation.
Les premiers Européens qui explorent la côte californienne sont le portugais João Rodrigues Cabrillo en 1542, puis l'anglais Francis Drake en 1579. À partir du , des missionnaires espagnols commencent à établir de petites missions, qui ont participé au déclin de la population amérindienne.
En 1846, alors que débute la Guerre mexico-américaine, une république de Californie est fondée, représentée par un drapeau orné d'un ours et d'une étoile. Mais celle-ci ne devait pas durer : John D. Sloat commandant de la marine américaine arrive dans la baie de San Francisco et s'approprie la Californie au nom du gouvernement américain. Après la guerre, la région est divisée entre le Mexique et les États-Unis. La région contrôlée par le Mexique porte le nom de Basse-Californie, alors que la Haute-Californie est l'embryon de la Californie américaine. La Californie est cédée aux États-Unis par le Mexique en 1848, avec le Nevada, l'Utah, la plupart de l'Arizona, et une partie du Colorado et du Nouveau-Mexique.
En 1849 commence la Ruée vers l'or, qui contribue au succès de la région. De nombreux aventuriers s'installent en Californie dans l'espoir de faire fortune. C'est de ce moment que date l'expansion économique californienne. Un an plus tard, la Californie devient un état fédéré des États-Unis d'Amérique.
Pendant la guerre de Sécession, la Californie se range aux côtés des Nordistes. Mais la deuxième moitié du XIXe siècle est marquée par la conquête de l'ouest. Celle-ci passe par la réalisation du chemin de fer transcontinental en 1869 qui relie désormais les deux côtes du pays. Le train permet alors à des milliers de personnes de venir s'installer en Californie pour devenir agriculteurs ou travailler dans l'industrie. Dans la première moitié du , la population dépasse celle des autres états. La grande révolution démographique de la deuxième moitié du XXe siècle est celle d'une croissante diversité ethnique, grâce aux apports hispaniques et asiatiques.
- Voir aussi Histoire de Los Angeles
Géographie
Histoire de Los Angeles
Troisième plus grand État des États-Unis, la Californie couvre 410 000 km², soit 4.4 % de la superficie totale des États-Unis. Elle est bordée à l'ouest par l'océan Pacifique, au nord par l'Oregon, à l'est par le Nevada et l'Arizona et au sud par l'État mexicain de Basse-Californie. Elle possède des paysages très contrastés, avec une vallée centrale très fertile, des montagnes élevées et des déserts brûlants. À l'extrême est, la Vallée de la Mort accuse des altitudes négatives, jusqu'à 86 mètres sous le niveau moyen de la mer. La chaîne de la Sierra Nevada parcourt la Californie orientale avec une orientation méridienne : elle est couverte de forêts de conifères et de séquoias (comme au Yosemite et au Séquoia & Kings Canyon National Park). Elle culmine à 4 420 mètres d'altitude au mont Whitney. Les climats sont très variés selon la latitude, le versant et l'altitude : les régions les plus arides se situent à l'est et au sud (désert de Mojave) ; les côtes du nord-ouest sont très arrosées et souvent brumeuses. Les Californiens se concentrent sur le littoral Pacifique et vivent avec le risque sismique. De nombreux tremblements de terre sont enregistrés sur la faille de San Andreas. Les ressources du sous-sols sont abondantes et diverses : on trouve de l'or, du pétrole et du borax.
- Voir l'article détaillé : Géographie de la Californie
Démographie
Géographie de la Californie
L'histoire démographique de la Californie est marquée par l'immigration. Au , la découverte de l'or déclenche une ruée vers l'ouest. Des immigrants chinois arrivent aussi par l'Océan Pacifique.
Dans les années 1920, plus d'un million de personnes s'installent en Californie : ce flux provient essentiellement du Midwest, il s'agit donc de courants domestiques. Elles viennent grossir la population urbaine du littoral. Pendant la crise des années 1930, les okies qui fuient les conséquences du Dust Bowl, refont leur vie dans le golden State. Après la Seconde Guerre mondiale, la région voit affluer des retraités en quête de soleil et des jeunes attirés par le "rêve californien". Enfin, à partir des années 1980, les immigrés sont des étrangers, principalement du Mexique, et parfois clandestins.
Depuis les années 1960, la Californie est l'État le plus peuplé des États-Unis, avec plus de 35 millions d'habitants, soit 12 % de la population américaine. La capitale politique de la Californie, Sacramento (407 018 habitants ; 1,8 millions d'habitants dans l'agglomération), se trouve dans la vallée centrale, mais les villes les plus peuplées se situent près de la côte, où la température est plus modérée :
Sacramento
- Ville, population de la municipalité en 2003 en millions / population de l’agglomération en 2000 en millions
Source : http://www.populationdata.net/villesetatsunis.html
- Los Angeles, 3,8 / 16,3
- San Francisco, 0,7 / 7
- San Diego, 1,2 / 2,8
- Sacramento : 0,4 / 1,8
- Fresno : 0,4 / 0,9
- Bakersfield : 0,3 / 0,6
- Stokton : 0,2 / 0,5
- Palmdale : 0,1 / 0,5
- Modesto : 0,2 / 0,4
- Salinas : 0,1 / 0,4
- Santa Barbara : 0,08 / 0,4
- Visalia : 0,1 / 0,3
Visalia
La Californie est le troisième état des États-Unis (après Hawaii et le Nouveau-Mexique) où les blancs non hispaniques représentent moins de 50% de la population. En raison de son importance démographique, elle joue un rôle important dans les élections présidentielles : elle dispose du plus grand nombre de Grands Électeurs (55, sur 270 nécessaires pour être élu). Malgré cette situation, le rôle de la Californie aux élections présidentielles est rarement décisif.
Composition de la population d'après le bureau de [http://en.wikipedia.org/wiki/Race_%28U.S._Census%29 recensement].
Agglomérations les plus importantes :
- Plus de 10 millions d'habitants agglomérés :
- Los Angeles/Long Beach (Grand Los Angeles)
- Plus de 800 000 habitants agglomérés :
- Fresno
- Santa Ana/Anaheim/Irvine (Comté d'Orange)
- Sacramento
- San Diego
- San Jose/San Francisco/Oakland (Baie de San Francisco)
- De 500 000 à 800 000 habitants agglomérés :
- Bakersfield
- Stockton
- De 250 000 à 500 000 habitants agglomérés :
- Visalia/Tulare/Porterville (Comté de Tulare)
- Modesto
- Salinas/Monterey (Monterey County)
- Santa Barbara/Goleta/Santa Maria (Comté de Santa Barbara)
- Palmdale/Lancaster (Antelope Valley)
- Oceanside/Carlsbad/Vista
- Indio/Palm Springs (Coachella Valley
Économie
Coachella Valley]
La Californie représente à elle seule 14 % du produit national brut des États-Unis ; si elle était indépendante, elle serait la sixième puissance économique mondiale. Cette réussite économique est basée sur le modèle de développement étatsunien, l'exploitation des ressources naturelles à outrance, au-delà même de ce qui est disponible. Au seuil du , ce modèle est actuellement remis en cause. Grâce à l'agriculture intensive et capitaliste, l'état joue un rôle majeur dans la production des fruits et légumes, mais aussi de la vigne et du coton.
La Californie est mondialement connue pour d'une part les industries informatiques de la Silicon Valley (Apple Computer et Hewlett Packard), et d'autre part les studios de cinéma de Hollywood.
La façade maritime californienne bénéficie du dynamisme de la côte du Pacifique oriental (Chine, Taïwan, Japon, Corée du Sud, Philippines ...) et de l'essor du trafic des conteneurs. Ce dernier se concentre dans les terminaux d'Oakland, Long Beach et Los Angeles. Le port le plus dynamique reste Long Beach, avec un trafic de 87 millions de tonnes (en 1996). La route maritime transpacifique est l'une des plus actives du monde. Ce trafic tend à court-circuiter le Canal de Panamá.
Enfin, le secteur tertiaire est développé grâce au tourisme et aux banques des métropoles.
Voir l'article détaillé Économie de la Californie
Politique et justice
Politique nationale
Autrefois place forte républicaine, bastion des présidents Richard Nixon et Ronald Reagan, lui-même ancien gouverneur de l'état, la Californie a basculé depuis une dizaine d'années dans le camp démocrate, du moins lors des élections présidentielles et législatives locales ou nationales.
Ainsi depuis 1992, la Californie a choisi les candidats démocrates lors des élections présidentielles. Cependant, au niveau des comtés, le choix est bien moins clair car la majorité d'entre eux, notamment en 2000 et 2004, avaient opté pour le candidat républicain. En fait, les comtés urbains sur-peuplés de la région de San Francisco, de Sacramento et du nord de Los Angeles votent plutôt démocrate alors que les comtés moins peuplés et ruraux ainsi que ceux d'Orange et de San Diego votent républicain.
Au niveau national, la Californie est représentée par deux sénateurs et 53 députés. Elle dispose de 55 voix dans le collège électoral. Elle dispose du plus grand nombre de grands électeurs et de membres du Congrès. Les deux sénateurs siégeant à Washington D.C. et représentant la Californie sont démocrates : il s'agit de Dianne Feinstein and Barbara Boxer. 33 démocrates et 20 républicains représentent la Californie à la chambre des représentants des États-Unis.
Politique locale
Barbara Boxer
- Le gouverneur
Comme chaque État fédéré des États-Unis, la Californie a sa constitution et se trouve administrée par un gouverneur élu pour quatre années. À l'instar du président des États-Unis, il ne peut être réélu qu'une seule fois. Le mandat de gouverneur ne peut donc dépasser huit ans au total. Depuis 2003, le gouverneur de l'État est le républicain Arnold Schwarzenegger, ancien acteur de cinéma élu jusqu'en janvier 2007. En 2005, sa cote de popularité est passée de 60 à 40 % des sondés californiens. Le gouverneur peut proposer des référendums aux citoyens californiens.
- Le reste de l'exécutif
La Californie, comme les 49 autres états fédérés des États-Unis possède un gouvernement avec des ministères. Par exemple, les autoroutes et les ponts dépendent du ministère des transports (Department of Transportation). Le ministère de l'éducation s'appelle State Department of Education.
- Les assemblées
Conformément au système fédéral en application aux États-Unis, l'état de Californie dispose de deux assemblées législatives. Ces assemblées (houses) se réunissent dans la capitale fédérale Sacramento et se prononcent notamment sur le budget de l'état ; il doit être approuvé à la majorité des 2/3. En 2005, le montant du budget annoncé est de 90,1 milliards de dollars, avec une augmentation de 3 milliards de dollars pour l'éducation. Le budget doit être signé par le gouverneur. Les recettes proviennent essentiellement des taxes, impôts et emprunts. Le pouvoir législatif est assuré par la California State Legislature, parlement bicaméral, divisé en une assemblée (Assembly) composée de 80 membres et un sénat (Senate) composé de 40 membres, tous deux dominés par les démocrates actuellement. Les membres du sénat restent en poste pour quatre ans, mais la moitié est renouvelée tous les deux ans ; les membres de l'assemblée le demeurent deux ans. Pour la session 2003-2004, les démocrates détenaient la majorité absolue à l'assemblée (48 sur 80) ainsi qu'au sénat (25 sur 40). La Californie a une longue tradition de démocratie semi-directe, ce qui explique le recours fréquent au référendum d'initiative populaire, et l'utilisation en 2003 de la procédure de recall contre le gouverneur démocrate Gray Davis. La capitale fédérale de la Californie n'est pas la ville la plus peuplée de l'État : il s'agit de Sacramento. Mais dans l'histoire de la Californie, la capitale a souvent changé : Monterey (1775-1849), San José (1849-1851), Vallejo (1852-1853), Benicia (1853-1854), et même San Francisco (1862). La capitale s'installa définitivement à Sacramento le 25 février 1854, sauf pendant les inondations catastrophiques de 1862 où les services furent transférés à San Francisco pendant quatre mois. Si San Francisco a la réputation d'être un bastion libéral (de gauche), San Diego et le comté d'Orange ont la réputation inverse d'être des citadelles républicaines. Los Angeles est beaucoup plus partagé politiquement. Entre 1993 et 2001, le maire était le très populaire républicain milliardaire Richard Riordan. Entre 2001 et 2005, le maire était le démocrate James Hahn. Depuis mai 2005, la ville est dirigée par le démocrate Antonio Villaraigosa.
- Justice
La Californie dispose d'une cour suprême composée d'un président (Chief Justice) et de six autres juges. L'état est divisé en plusieurs districts qui disposent d'une cour d'appel. Chaque comté (county) a également d'une cour supérieur de justice avec au moins un juge. Le recours à la justice est assez systématique et pour limiter certains abus les plus flagrants il y a une procédure dite plaideur en délicatesse. Au niveau pénal, la loi three strike you're out permet à la justice de comdamner à perpetuité à partir de la troisième récidive.
Subdivisions
L'État de Californie est divisé en 58 comtés (counties).
- Voir comtés de l'État de Californie
Transport
comtés de l'État de Californie
Culture
Religion
Les statistiques sont :
- Chrétiens – 75%
- Protestants – 38%
- Baptistes – 8%
- Presbyteriens – 3%
- Méthodistes – 2%
- Luthériens – 2%
- Autres protestants – 23%
- Catholiques – 34%
- Autres chrétiens – 3%
- Juifs – 2%
- Autres religions – 3%
- Sans religion – 20%
Presse
Les principaux journaux sont :
Principaux musées
Juif
- à Los Angeles
- J. Paul Getty museum
- Musée d'art contemporain (The Museum of Contemporary Art (MOCA))
- Musée d'art du comté de Los Angeles (Los Angeles County Museum of Art (LACMA))
- Musée national des Américains japonais (Japanese American National Museum)
- Norton Simon Museum
- Huntington Library and Art Gallery
- Museum of Tolerance
- Autry Musuem of Western Heritage
- à San Francisco
- California Palace of the Legion of Honor
- L'Exploratorium
- L'Académie des sciences de Californie
- Le musée des arts asiatiques
Universités
J. Paul Getty museum
Sport
J. Paul Getty museum
Sites touristiques
Image:Imm021.jpg|Vallée de la mort, Californie
Image:Imm006.jpg|Sierra Nevada, Parc du Yosemite
Image:Bodie ghost town.jpg|Bodie, ville fantôme du sud-est californien
Bibliographie
J. Paul Getty museum
Didier Latapie, La Fabuleuse Histoire de la ruée vers l'or, Californie - XIXe siècle, Privat, 2001, ISBN 2708917145
Annick Foucrier, Antoine Coppolani, Collectif, La Californie : périphérie ou laboratoire ?, L' Harmattan, 2004, ISBN 2747567664
Janine Saine, Californie, un art de vivre en 50 recettes, Guy Saint-Jean, 2004, ISBN 2894551517
Karen Joy Fowler, Valérie Rosier, Les sirènes de San Francisco, Anne Carrière, 2002, ISBN 2843371880
Gary Soto, Smahann Ben Nouna, Roues libres en Californie, Flammarion, 2001, ISBN 2081641534
David S. Whitley, Les Chamanes de Californie. Le Monde des Amérindiens, Seuil, 2000, ISBN 2020234823
Diane Dorrans Saeks, Angelica Taschen, Intérieurs californiens,
Taschen, 1999, ISBN 3822869864
Florence Lipsky, San Francisco, la grille sur les collines, Parenthèses, 1999, ISBN 2863640771
J. Paul Getty Museum, Peter Fusco, Peggy Anne Fogelman, Marietta Cambareri, Chefs-d'œuvre du J. Paul Getty Museum. Sculpture européenne, ASIN 2878111486
Peter Lloyd, San Francisco, Könemann, 1998, ISBN 3895082716
Joseph Kessel, Dames de Californie, Gallimard, 1996, ISBN 2070400239
Olivier Kourchid, L'autre modèle californien, Méridiens-Klincksieck, 1992, ISBN 2865632814
Voir aussi
San Luis Obispo
Liens externes
- [http://www.ca.gov/state/portal/myca_homepage.jsp Site officiel de l'État de Californie]
- [http://www.visitcalifornia.com/state/tourism/tour_homepage.jsp Site officiel touristique de la Californie]
- [http://www.photoscalifornia.com Photos California] Photos de Californie, de San Francisco à San Diego en passant par Santa Barbara et Los Angeles.
- [http://www.tourdumonde.be/voyage.asp Carnet de voyage en Californie (en français)]
- [http://www.vanupied.com/californie Guide de la Californie:]San Francisco, Los Angeles, parcs nationaux...
- Webcams
NB: attention au décalage horaire, quand il est 16h00 en France il n'est que 7h00 en Californie.
- San Francisco : [http://cbs5.com/cams/]
- San Francisco : [http://cams.exploratorium.edu/CAM2/index.html]
- Baie de Monterey : [http://sapphire.cse.ucsc.edu/SlugVideo/dream-inn.html]
- Journaux californiens
- Los Angeles Times : [http://www.latimes.com/]
- San Francisco Examiner : [http://www.examiner.com/home/]
- The Californian : [http://www.californianonline.com/]
- Radios californiennes
-
ja:カリフォルニア州
ko:캘리포니아 주
simple:California
th:มลรัฐแคลิฟอร์เนีย
Érosion
Catégorie:Géographie physique
Catégorie:Géographie physique]
En géomorphologie, l'érosion est le processus de dégradation ou de transformation du relief qui est causé par tout agent (autre que la tectonique responsable de l'orogenèse).
L'érosion est d'abord le résultat d'une désagrégation superficielle de la roche ou du sol (météorisation).On distigue deux types d'érosion:
- La désagrégation mécanique se produit sous l'action d'une force physique : éclatement dû au gel ou à la chaleur, usure par frottement d'un glacier ou d'un écoulement d'eau, et surtout par les débris issus de l'érosion charriés par ceux-ci.
-La décomposition chimique se produit sous l'action de l'eau qui dissout le calcaire (c'est l'explication de la formation des reliefs karstiques). Cette dernière peut "pourrir" la roche par une action prolongée, et conduit à la formation d'altérites ( dans les milieux de forêt chaude et humide)
reliefs karstiques
C'est ensuite le transport des débris, matériaux issus de la désagrégation de la roche, en général vers l'aval sous l'action de la gravité, soit directement (éboulement, avalanche), soit transportés par un glacier (qui peut transporter des rochers) ou un écoulement d'eau (qui transporte plutôt, sauf crue torrentielle, des galets et des graviers). Le vent peut aussi transporter des poussières.
Enfin a lieu le dépôt des matériaux détritiques, généralement au pied des pentes (point de rupture de charge d'un cours d'eau), sous forme d'éboulis, d'alluvions, de cônes de déjection, de dunes.
dunes
L'érosion est favorisée par la pente, par les rigueurs du climat (changements brusques et importants de température, vent fort, orages), par la composition physique (roche tendre) et chimique (roche soluble) de la roche, par l'absence de couverture végétale.
dunes, États-Unis]]
Un relief dont le modelé s'explique principalement par l'érosion est dit relief d'érosion.
Voir aussi
Régression et dégradation des sols
Badlands National Park
Bibliographie
- Jean Demangeot, Les milieux « naturels » du globe, Masson, Paris, 1984,1990.
Glaciation de WürmQuatrième glaciation de l'ère quaternaire qui s'est étendue entre -80 000 à -10 000 ans environ.
Elle est appelée glaciation de Wisconsinien en Amérique du Nord et glaciation de Weischel en Europe du Nord. Cette période glaciaire a concerné toute la planète.
Catégorie:Glaciation
Catégorie:Changement climatique
Lave
La lave est une roche, issue d'un magma, qui est émise sous une forme plus ou moins fluide par les volcans en éruption. Cette roche, en fusion au moment de l'éruption (les températures varient de 700 à 1200°C suivant la composition chimique), se solidifie rapidement, par refroidissement à la surface de la terre, sous forme de roches volcaniques (par exemple les basaltes ou les rhyolites).
L'accumulation des coulées de lave, et d'autres matériaux éruptifs (bombes, cendres et lapilli) construit le cône caractéristique des volcans dont la forme dépend de la viscosité de la lave et/ou de sa teneur en gaz. Certains volcans présentent en permanence dans leur cratère un lac de lave en fusion.
Les roches volcaniques sont des roches éruptives, et font partie des roches magmatiques, avec les roches plutoniques, cristallisées en profondeur (comme le granite).
Aspect des champs de lave
granite
- Aa : mot d'origine hawaïenne qui désigne une étendue de lave difficile à parcourir. Elle est formée par une lave très visqueuse.
- Cheire : mot auvergnat, synonyme de aa.
- Pahoehoe : mot hawaïen pour caractériser une coulée de lave fluide, à l'aspect lisse.
hawaïenne
hawaïenne
Catégorie:Volcanisme
ja:溶岩
ko:용암
Andésite
L'andésite est une roche magmatique et volcanique de composition intermédiaire, avec une texture variant de l'aphanitique au porphyrique. Elle est généralement composée de plagioclase(oligoclase et andésine), plus rarement de biotite, d'amphibole (hornblende) et de pyroxène. Les feldspaths potassiques en sont totalement absents.
Les andésites sont classées en fonction du cristal le plus représenté ; par exemple landésite olivine contient principalement de l'olivine.
Étant souvent associés aux basaltes, il est parfois dificile de les différencier (les 2 roches contenant plagioclases et minéraux ferromagnésiens). Cependant on peut caractériser une andésite selon les critères suivants :
- le type de plagioclase ;
- le minéral ferromagnésien est une amphibole ;
- le % en volume de ferromagnésiens est inférieur à 35-40%.
Parfois il est impossible de les différencier des basaltes d'où le termes andésito-basaltique (mugéarites, islandites, labradorites).
L'andésite est l'équivalent volcanique de la diorite plutonique.
Gisement
Comme les diorites, elles sont caractéristiques des zones de subduction et des environnements tectoniques , comme la côte sud-américaine d'où vient le nom. Andésite vient des Andes, une chaîne de montagnes.
Dans le massif Central, elle forme des coulées tertiares importantes dans le Cantal, au Mont-Dore et dans la chaîne des Puys.
Voir aussi
- Liste des roches
- Série différenciée
Liens externes
- [http://nsw.royalsoc.org.au/journal_archive/132_34.html#Arculus Origines de la Croûte Continentale]
- [http://www.nsm.buffalo.edu/courses/gly206/SubductionMagmas.pdf Volcanisme insulaire]
- [http://www.margins.wustl.edu/Eugene_PDF/SubFac_abstract_Gaetani.pdf Contraintes théoriques et expérimentales dans la fusion partielle de la péridotite dans le manteau]
Catégorie:Roche volcanique
Catégorie:Roche magmatique
Catégorie:Volcanologie
ja:安山岩
ko:안산암
Mount Saint Helens
Le mont Saint Helens est un volcan situé au nord de la chaîne des Cascades dans l’État de Washington, au nord-ouest des États-Unis, qui paraissait s'être endormi depuis plus d'un siècle.
Le 27 mars 1980, à la suite d'un fort séisme, tout le flanc nord du volcan s’effondra et provoqua une avalanche de boues et de roches de plus de 2 kilomètres cube. Depuis quelque temps déjà, les scientifiques avaient pu observer un gonflement des flancs de la montagne. Après son écroulement, le sommet est passé d'une altitude de 2 950 m à 2 549 m, soit 401 m de moins. L’éruption a creusé un large cratère (ou caldeira) en fer à cheval, profond de 600 m.
Le 18 mai 1980, lors de l'éruption explosive, des fragments de toutes tailles jaillirent en gerbe depuis le sommet, puis il y eut une explosion brutale de cendres et de vapeur, qui s'entendit jusqu'à 500 km. La fumée et la masse de cendres qui s'échappaient du sommet du volcan étaient si denses et si rapides qu'en quelques minutes, la colonne atteignit la hauteur de 40 km. Les coulées de boue submergèrent et détruisirent des centaines de kilomètres carrés de forêts, emportant d'énormes troncs d'arbres et des rochers qui détruisirent toutes les infrastructures routières.
L'ancienne vallée de la rivière Columbia fut comblée par 150 m de dépôts et un total de 380 km² de forêts laissèrent la place à autant de collines arides et grises. 57 personnes trouvèrent la mort parmi celles qui avaient refusé l'évacuation, des scientifiques et des journalistes. Par la suite, d'autres phases explosives se sont produites.
Columbia
D'après les analyses des volcanologues, le mont Saint Helens aurait eu des phases d'activité en 1800, 1831, 1836 et lors d'une période entre 1842 et 1857.
Le vulcanologue français, Haroun Tazieff, avait jugé ce volcan inoffensif et l'avait qualifié de « petite Soufrière ». Finalement, il entra en éruption à quelques minutes seulement de l'heure prévue pour le retour des 30 000 personnes qui avaient été déplacées. Fait étrange : parmi les victimes figure le géologue américain Johnston, chef de file de ceux qui estimaient que le risque était réel.
Note : le cratère du mont Saint Helens a servi de lieu de tournage pour une scène du film le Pic de Dante (1997), dans laquelle des vulcanologues étaient censés effectuer diverses mesures se rapportant à ce volcan fictif.
Liens externes
- Lien très utile (en anglais, mais qui donne vraiment plein de détails) : [http://pubs.usgs.gov/publications/msh/intro.html Mont Saint-Helens : past, present, future]
Galerie
Image:Location of Mt St Helens.png|emplacement
Image:St Helens and nearby area from space.jpg|vue depuis l'espace
Image:1981 - Mont Saint-Hélène.jpg|1981
Image:Whaleback 2-22-05.jpg|cratère février 2005
Saint Helens, Mount
Saint Helens, Mount
ja:セント・ヘレンズ山
Crater Lake
Crater Lake National Park est un parc naturel national situé dans l’état de l’Oregon, au nord-ouest des États-Unis. La principale curiosité naturelle du parc est une caldeira, c’est-à-dire les restes d’un ancien volcan appelé Mount Mazama. Un lac occupe le fond du cratère qui est le plus profond des États-Unis (597 mètres) et qui se situe à plus de 2100 mètres d’altitude. Le lac Crater est tellement clair qu’est il possible de voir des objets à 30 mètres de profondeur à l’œil nu. C’est en 1853 que des chercheurs d’or le trouvèrent.
Géologie
La région du nord-ouest des États-Unis est une zone de subduction : il en résulte une chaîne de montagne appelée la chaîne des Cascades (Cascade Range) où l’activité éruptive est intense. Il y a environ 500 000 ans, la lave du volcan Mount Mazama s’est accumulée, créant un cône haut de 3550 mètres. Vers 5700-4800 avant J.-C., une terrible éruption eut lieu qui répandit des millions de tonnes de cendres à des centaines de kilomètres (on retrouve des cendres au Wyoming, au Nevada et en Colombie britannique). C’est ce cataclysme qui créa la caldeira. Celle-ci s’est remplie d’eau provenant de pluies et de neige fondue.
Histoire
Pour les amérindiens, Crater Lake serait né de l'affrontement de la divinité maléfique du feu qui résidait sur le Mont Mazama et de la divinité de la neige qui occupait le Mont Shasta. C'est cette dernière qui eut le dessus comme le montre la caldeira.
Les premiers Blancs à voir le lac étaient John Wesley Hillman et ses compagnons en 1853. Frappés de la beauté du bleu des eaux, ils l’appelèrent « Deep Blue Lake ». En 1886, William Gladstone Steel et le géologue Clarence Dutton organisèrent une expédition scientifique pour mesurer la profondeur du lac et cartographier le secteur. C’est en 1902 qu’il devint parc national. Une route (Rime Drive) fut aménagée pour permettre aux touristes de faire le tour de la caldera.
Activités
1902
- Randonnées
- Pêche
- Baignade
- Tour de bateau
Quelques chiffres
- Profondeur du lac : 592 mètres
- Quantité de neige annuelle : 1 354 cm / an
Galerie
Image:Craterlake1.jpg
Image:Craterlake3.jpg
Image:Craterlake2.jpg|topographie du cratère
Image:Pinnacles2.jpg
Image:Mt Thielsen from Pumice Desert.jpg
Image:208 sentinel rock.JPG
Image:107 devils backbone.JPG
Image:180 phantom ship.JPG
Image:031 wizard island.JPG
Liens externes
- [http://www.Untraveledroad.com/USA/Parks/CraterLake.htm Tour virtuel de Crater Lake.]
- [http://maps.google.com/maps?ll=42.938004,-122.102737&spn=0.132179,0.191231&t=k&hl=fr Vue par Google Maps.]
catégorie:Volcan des États-Unis
catégorie:Lac des États-Unis
Catégorie:Parc national américain
Catégorie:Montagne des États-Unis
Catégorie:Oregon
Catégorie:Chaîne des Cascades
Oregon
L'Oregon est un État du nord-ouest des États-Unis, sur la côte Pacifique. Il est séparé de l'État de Washington au nord par la Columbia (fleuve), et a pour autres états limitrophes à l'est l'Idaho, au sud le Nevada et la Californie. La frontière ouest de cet état est constituée par l'Océan Pacifique.
Histoire
Il s'agit du 33e État de l'Union, où il fut admis le 14 février 1859.
Langue
- Anglais
- Ancienne colonie occitanophone
Géographie
occitanophone
En l'an 2000, il comptait 3 421 399 habitants, ce qui correspond à une croissance démographique de plus de 20 % en dix ans.
Site remarquable : Crater Lake (national park)
Subdivisions
L'État d'Oregon est actuellement divisé en 36 comtés (counties).
Voir la liste des comtés de l'État d'Oregon
Principales villes
- Portland, la plus grande ville de l'État, et son port principal
- Salem, la capitale de l'État
- Eugene
- Oregon City, qui fut la première capitale de l'État et le site de la première bibliothèque américaine à l'ouest des Montagnes Rocheuses
- Medford
- Astoria
- Beaverton
- Bend
- Baker City
- Corvallis
- Gladstone
- Klamath Falls
- Lake Oswego
- Tigard
Principaux cours d'eau
Tigard]]
- Rogue River
Politique
Tigard
L'Oregon est un état politiquement progressiste, bien que fortement partagé entre l'est et le sud républicain et l'ouest et le nord-ouest démocrate. L'état penche néanmoins aujourd'hui vers les démocrates, majoritaires dans les comtés urbains de la côte ouest.
L'Oregon est cependant entrée dans l'Union avec une constitution qui, en 1858, interdisait l'installation de noirs sur son territoire. Cette disposition avait été prise pour que le nouvel état ne soit pas l'objet du conflit politique entre unionistes nordistes et sécessionnistes sudistes. Cette interdiction ne fut levée qu'en 1925 et ce n'est qu'en 2002 que les derniers termes racistes furent retirés de la constitution.
Depuis 1988, l'Oregon a continuellement voté pour les candidats démocrates à l'élection présidentielle.
En novembre 2004, le candidat démocrate John Kerry y obtenait 51,35% des voix contre 47,19% au président George W. Bush.
Depuis 2003, le gouverneur, élu pour quatre ans, est le démocrate Ted Kulongoski.
Tous les postes élus de l'exécutif sont détenus par des démocrates.
Depuis une loi progressiste de 1902, les citoyens de l'Oregon ont la possibilité de faire approuver des propositions de lois et des amendements à la constituition par le biais de référendum d'initiative populaire.
En novembre 2004, les électeurs de l'état rejetaient massivement par référendum toute légalisation du mariage homosexuel.
L'Oregon est également depuis 1981 un pionnier du vote par correspondance-courrier étendue progressivement à toutes les élections. En 2000, l'Oregon est le premier état où l'élection présidentielle s'est effectuée intégralement par correspondance.
La Législature de l'Oregon se compose d'un sénat de 30 membres élus pour 4 ans et d'une assemblée de 62 représentants élus pour 2 ans .
Les deux sénateurs de l'état au Congrès fédéral sont le démocrate Ron Wyden et le républicain Gordon Smith .
Quatre des cinq députés à la Chambre des Représentants des États-Unis sont des démocrates.
Économie
Culture
Chambre des Représentants des États-Unis
- Shakespeare Festival, Ashland
Universités
Sport
- Portland Trailblazers (NBA)
- Oregon State University Beavers (NCAA)
- University of Oregon Ducks (NCAA)
Voir aussi
Liens externes
- [http://www.oregon.gov/ Site officiel de l'État de l'Oregon]
- [http://www.traveloregon.com Site officiel touristique de l'Oregon]
Catégorie:Oregon
ja:オレゴン州
ko:오리건 주
NuageCatégorie:Météorologie
Catégorie:Météorologie
En météorologie, un nuage est une masse visible de gouttelettes d'eau ou de cristaux de glace en suspension dans l'atmosphère.
On parle aussi de nuages de fumées et de nuages de poussière, par analogie avec les formes que prennent les nuages atmosphériques (amas, filaments, volutes).
Toujours par analogie, on parle de nuages de sauterelles (déplacement de grands nombres de criquets et de nuages de points (regroupement de points sur des diagrammes mathématiques)).
Formation des nuages
La formation de nuages résulte du refroidissement d'un volume d'air jusqu'à la condensation d'une partie de sa vapeur d'eau. Si le processus de refroidissement se produit au sol (par contact avec une surface froide, par exemple), on assiste à la formation de brouillard. Dans l'atmosphère libre, le refroidissement se produit généralement par soulèvement, en vertu du comportement des gaz parfaits dans une atmosphère hydrostatique, selon lequel un gaz se refroidit spontanément lorsque la pression baisse. Inversement, la dissipation des nuages se produit lorsqu'un réchauffement permet aux gouttelettes ou aux cristaux de glace de s'évaporer. Les nuages peuvent aussi perdre une partie de leur masse sous forme de précipitations, par exemple sous forme de pluie, grêle ou neige.
La condensation de la vapeur d'eau, en eau liquide ou en glace, se produit initialement autour de certains types de micro-particules de matière solide (aérosols), qu'on appelle des noyaux de condensation ou de congélation. À cette étape, les particules condensées sont encore très petites. Pour des particules de cette taille, les collisions et l'agrégation ne peuvent pas être les facteurs principaux de croissance. Il se produit plutôt un phénomène connu sous le nom de processus de Bergeron. Ce mécanisme repose sur le fait que la pression partielle de saturation de la glace est inférieure à celle de l'eau liquide. Ceci signifie que, dans un milieu où coexistent des cristaux de glace et des gouttelettes d'eau surfondue, la vapeur d'eau ambiante se condensera en glace sur les cristaux de glace déjà existants, et que les gouttelettes d'eau s'évaporeront d'autant. On voit ainsi que le soulèvement est doublement important dans la formation de nuages et de précipitation : en premier lieu comme mécanisme de refroidissement, et ensuite comme porteur de gouttelettes d'eau liquide jusqu'au niveau où elles deviennent surfondues.
Le soulèvement peut être dû à la convection, à la présence de terrains montagneux faisant obstacle à l'écoulement de l'air ou à des facteurs de la dynamique atmosphérique, comme les ondes baroclines (aussi appelées ondes frontales).
Types de nuages
Il existait au 19 siècle une classification compliquée des nuages en fonction de leur apparence qui faisait usage de termes en latin. Cette classification n'est plus utilisée en météorologie moderne, bien qu'il en reste des reliquats.
La nomenclature moderne divise les nuages en deux grands types : convectifs et stratiformes.
; Le soulèvement convectif : souvent vigoureux et au déclenchement abrupt, produit des nuages caractérisés par une extension verticale élevée, mais une extension horizontale limitée. Ces nuages sont désignés génériquement par le terme cumulus.
; Le soulèvement dit synoptique : est le résultat des processus de la dynamique en atmosphère stable, dans un écoulement stratifié. Ce soulèvement est graduel, produisant des systèmes nuageux d'une texture uniforme, pouvant couvrir des milliers de kilomètres carrés. Ces nuages sont désignés génériquement par le terme stratus. Il arrive parfois que ce soulèvement graduel déstabilise la couche atmosphérique, donnant lieu à des nuages convectifs imbriqués dans le nuage stratiforme.
Classification
écoulement stratifié
Les deux types de nuages (cumulus et stratus) sont divisisés en quatre groupes selon la hauteur de leur base (et non l'altitude de la cime). On qualifie le nuage élevé de cirrus et le nuage d'altitude moyenne daltus. Il n'existe pas de préfixe pour les nuages bas. Ce système a été proposé en 1802 par Luke Howard.
Nuages hauts (Famille A)
Il se forment au dessus de 5000 mètres dans la région froide qu'est la troposphere. Ils sont classés en utilisant le prefix cirro- ou cirrus. À cette altitude, l'eau gèle quasiment toujours: les nuages sont donc composés de cristaux de glace.
Les nuages dans la famille A sont:
- Cirrus : cirrus castellanus, cirrus duplicatus, cirrus fibratus, cirrus floccus, cirrus intortus, cirrus Kelvin-Helmholtz, cirrus spissatus, cirrus vertebratus.
- Cirrocumulus : cirrocumulus castellanus, cirrocumulus floccus, cirrocumulus lenticularis, cirrocumulus lacunosus, cirrocumulus undulatus.
- Cirrostratus : Cirrostratus duplicatus, Cirrostratus fibratus, Cirrostratus nebulosus, Cirrostratus undalatus.
- Traînée de condensation : Long et fin nuage formé après le passage d'un avion à haute altitude.
Image:Cirrus over Warsaw, June 26, 2005.jpg|Cirrus
Image:Cirrocumulus_to_Altocumulus.JPG|Cirrocumulus
Image:Close_Cirrostratus_stratiformis.JPG|Cirrostratus
Image:Contrails 002.jpg|Traînée de condensation
Nuages intermédiaires (Famille B)
Il se développent entre 2000 et 5000 mètres et sont classés en utilisant le prefix alto-. Ils sont formés de goutellettes d'eau.
Les nuages dans la famille B sont:
- altostratus : altostratus duplicatus, altostratus lenticularis, altostratus mammatus, altostratus opacus, altostratus praecipitatio, altostratus radiatus, altostratus translucidus, altostratus undulatus
- altocumulus : altocumulus castellanus, altocumulus duplicatus, altocumulus floccus, altocumulus lacunosus, altocumulus opacus, altocumulus perlucidus, altocumulus radiatus, altocumulus stratiformis, altocumulus translucidus, altocumulus undulatus, altocumulus virga
- nimbostratus : nimbostratus floccus, nimbostratus opacus, nimbostratus pannus, nimbostratus praecipitatio, nimbostratus virga
Image:As 1.jpg|Altostratus
Image:Altocumulus1.jpg|Altocumulus
Image:Ns1.jpg|Nimbostratus
Nuages bas (Famille C)
Ce sont des nuages de basses altitudes (jusqu'à 2000 mètres) et inclus les stratus. Lorsque ces derniers rencontrent la terre, ont les appelle brouillard.
Les nuages dans la famille C sont:
- stratocumulus : stratocumulus castellanus, stratocumulus duplicatus, stratocumulus floccus, stratocumulus lacunosus, stratocumulus lenticularis, stratocumulus mammatus, stratocumulus opacus, stratocumulus perlucidus, stratocumulus praecipitatio, stratocumulus radiatus, stratocumulus translucidus, stratocumulus undulatus
- stratus : nuages bas à texture uniforme, souvent accompagnés de brouillard au sol. : stratus fractus, stratus lenticularis, stratus nebulosus, stratus opacus, stratus praecipitatio, stratus translucidus, stratus undulatus
- cumulus : cumulus arcus, cumulus congestus, cumulus fractus, cumulus humilis, cumulus mediocris, cumulus orographic, cumulus pannus, cumulus pileus, cumulus praecipitatio, cumulus radiatus, cumulus tuba, cumulus velum
Image:Sc 2.jpg|Stratocumulus
Image:St1.jpg|Stratus
Image:Cumulus clouds in fair weather.jpeg|Cumulus
Nuages verticaux (Famille D)
Ces nuages peuvent avoir de forts courants verticaux et s'élevent bien au dessus de leur base. Ils se forment à différentes altitudes.
Les nuages dans la famille D sont :
- cumulonimbus : nuages convectif à l'extension verticale maximale, produisant les orages.
cumulonimbus arcus, cumulonimbus calvus, cumulonimbus capillatus, cumulonimbus incus, cumulonimbus mammatus, cumulonimbus pannus, cumulonimbus pileus, cumulonimbus praecipitatio, cumulonimbus roll
cumulonimbus scud, cumulonimbus shelf, cumulonimbus spissatus, cumulonimbus tuba, cumulonimbus velum
- pyrocumulus
Image:Cumulonimbus-tav.jpg|Cumulonimbus
Autres types
Quelques nuages peuvent être rencontrés dans la troposphère, stratosphère et mésosphère.
Voir aussi
- Ensemencement des nuages
- Gradient thermique adiabatique
Autres sens
- Un nuage désigne une grande quantité de choses regroupées (nuage de sauterelles).
- Un nuage de points est un diagramme utilisé en mathématiques pour représenter graphiquement des valeurs.
ja:雲
ko:구름
simple:Cloud
th:เมฆ
Bouddhisme
दिसो दिसं यं तं कयिरा वेरीवा पन वेरिनम् ।
मिच्छापनिहितं चित्तं पापियो नं ततो करे ॥
Diso disaṃ yaṃ taṃ kayirā verī vā pana verinam,
Micchāpanihitaṃ cittaṃ pāpiyo naṃ taṃ kare.
Quel que soit le mal qu'un ennemi fasse à un ennemi ou un haineux à un haineux,
Un cœur mal dirigé fait un mal encore plus grand.
(Dhammapada, « Cittavaggo tatiyo » [Versets sur le cœur], verset 42)
Le bouddhisme est l’un des grands systèmes de pensée et d'action orientaux, né en Inde au avant l'ère chrétienne. Il est fondé sur un triple socle appelé les Trois Joyaux : les bouddhistes déclarent prendre refuge dans le Bouddha (le fondateur du bouddhisme), dans le Dharma (la doctrine du Bouddha) et dans le Saṅgha (la communauté des fidèles pour certains, l'Ordre monastique pour d'autres).
La difficulté de définir le bouddhisme à l’aide de catégories classiques, fait qu’il est souvent considéré comme une philosophie ou une religion.
Le Bouddha
Voir l'article de fond : Bouddha.
À l'origine, le bouddhisme n'est pas une philosophie, mais une « leçon de choses » (Dhamma), l'enseignement de la réalité, un exposé des faits, de la souffrance, de son origine et de sa cessation pour finalement atteindre le Nirvana. Il devient par la suite une philosophie et dans certaines écoles une religion, considérée aujourd'hui comme une « science de l'esprit », inspirée par les enseignements de celui que l'on nomme le « Bouddha historique », un chef spirituel qui vécut au avant l'ère chrétienne (les années de sa naissance et de sa mort, ou parinirvāṇa, ne sont pas claires ; il aurait vécu à peu près quatre-vingts ans, mais les traditions ne s'accordent pas (c'est la tradition la plus ancienne, de langue pāḷi, qui a semblé longtemps la plus probable (naissance -624, mort -544) mais la communauté scientifique actuelle, depuis 50 ans, opte plutôt pour une durée de vie raccourcie et « rajeunie » : naissance vers -460, mort vers -400). De son vrai nom Gautama, de la famille Śākya (Siddhârtha est un prénom inventé au début de l'ère chrétienne, surnom « Shakyamuni », le sage des Śākya ; en pāḷi : Siddhattha Gotama), il serait né à Kapilavastu (Uttar Pradesh), de la reine Māyā et du roi Śuddhodana, dans une famille de kṣatriya (caste des nobles-guerriers).
La vie du Bouddha est riche en légendes décrivant des miracles, des apparitions divines. Il n'est cependant pas possible de nier qu'un guide spirituel nommé Siddhārtha Gautama ait existé. Le monde hindouiste, à cette époque, était agité par d'importantes dissensions philosophiques et spéculatives ; c'est d'ailleurs à ce moment que le jainisme a fait son apparition. Pour être signifiant au sein de son milieu socio-culturel, le bouddhisme s'est d'ailleurs imprégné d'hindouisme, duquel il a adopté nombre de concepts (en les modifiant sensiblement parfois), comme le cycle des réincarnations, saṃsāra, qu'il réinterprètera en « cycle des renaissances » — puisqu'il affirmera l'inexistence de toute âme pouvant se « réincarner » — ou encore la loi de l'acte — le karma — et de la rétribution des mérites et fautes accomplies au cours du cycle. Le Bouddha souligne bien qu'il n'est ni un dieu, ni le messager d'un dieu, et que son système de pensée n'a pas d'origine divine, mais qu'il est plutôt axé sur la compréhension de la nature de l'esprit humain, lequel pourrait être redécouvert par toute personne par ses propres moyens et par l'expérience; le bouddhisme des origines niait même la création du monde par les dieux, la rédemption ou la révélation. Aujourd'hui, certains courants du bouddhisme considèrent ces concepts comme samsariques, puisque duels, et donc non-contradictoires avec la réalité ultime (non duelle).
Le Dharma, ou les préceptes fondamentaux de l'enseignement du Bouddha
Les trois racines du mal, ou « trois poisons »
Les trois poisons de l'esprit peuvent être dénommés ainsi :
- Avidité,
- Colère,
- Ignorance ou Indifférence (selon la traduction).
Les voiles de l'esprit comportent par exemple :
- Ignorance, illusion (avidyâ) au sujet des trois caractéristiques de l'existence ;
- Désir, avidité, convoitise, attachement (trishnâ) ;
- Haine, aversion.
Le Bouddha estimait que les causes de la souffrance humaine proviennent de l'incapacité à percevoir correctement la réalité. Cette ignorance (qui, aussi curieux que cela puisse paraître, est une émotion, un facteur mental perturbateur) et les illusions qu'elle provoque conduisent à l'avidité des hommes, à leur désir de posséder davantage que les autres, à l'attachement et à la haine éprouvés pour des personnes ou pour des choses.
Sa philosophie est telle que : la souffrance nait du désir ou de l'envie. En les supprimant tout deux il a reussi à atteindre le nirvana : l'envie engendre le désir. Le désir, si non perçu, engendre la tristesse, la frustration et la colère.
Les trois caractéristiques de l'existence
- Le non-soi (anatta), ou interdépendance ou encore impersonnalité : de l'atome à l'univers - en passant par les êtres humains et leurs états d'esprit - il n'y a rien qui ait une existence indépendante et réelle par lui même.
- L'impermanence (anitya) : tout est constamment changeant, tout est flux, rien n'est figé une fois pour toutes.
- La souffrance (dukkha), ou insatisfaction : ce n'est pas que la souffrance physique ; du fait de l'impermanence des choses, rien ne peut nous satisfaire de manière ultime et définitive.
Ces trois caractéristiques de l'existence conditionnée sont universelles, et connues une fois développée la vision directe de la réalité (vipassana). Pour ce faire, il faut suivre un entraînement au développement de notre vigilance (satipatthana).
L'être humain n'est donc pas une chose en soi, une entité indestructible contenant une étincelle divine (malgré l'illusion qu'ils en ont), mais la composition impermanente des cinq agrégats que sont la forme (ou corporéité), les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Ces agrégats (skandhas) sont impermanents car soumis eux aussi à la « coproduction conditionnée » (pratîtya-samutpâda), selon laquelle tout a un ensemble de causes et un ensemble de conséquences. Pour les bouddhistes, le moi n'est donc que vacuité (shûnyatâ).
À noter que Nibbana (en sanskrit nirvāna) échappe aux caractéristiques de souffrance et d'impermanence. A contrario, il n'est pas un « en soi » (atmân).
Dans le theravada, la vacuité est proche du concept d'anatta : le monde est vide de soi. Il existe une attention portée à la vacuité ainsi qu'une méditation vipassana, contemplation de cette vacuité. Le concept est cependant essentiellement exposé par Nāgārjuna.Cet auteur proclame : « Tout phénomène conditionné est insatisfaisant, tout phénomène conditionné est éphémère et toute chose est sans soi. »
Les renaissances
À cause des trois poisons d'une part, et de la coproduction conditionnée d'une autre, les hommes sont amenés à renaître dans le samsâra (le cycle des renaissances). Le plan d'existence dans lequel ils renaîtront dépendra de leur karma, c'est-à-dire de leurs actions. Cette renaissance ne fait donc que prolonger indéfiniment la souffrance (« n'en avez-vous pas assez de gorger les cimetières ? » dit un texte). À noter que conformément au non-soi, ce n'est ni le même, ni un autre qui renaît (ce n'est pas, comme dans d'autres religions, une âme immortelle qui se « réincarne »). Le Bouddha propose de se réveiller de ce cauchemar, de chasser les nuages de la confusion et de l'illusion pour être illuminé par la réalité. Ainsi, la souffrance et le cycle karmique seront brisés. Il définit le but ultime de son enseignement comme étant « la délivrance », le « dénouement », « la libération de la souffrance » ou nirvāṇa.
Une théorie centrale de la pensée bouddhique explique la cause de dukkha : la coproduction conditionnée, appelé comme le Pratītya Samutpâda. Ce terme signifie littéralement « l'origine d'une action ».
Le bouddhisme indique que chacune de ces causes donne suite à la prochaine, jusqu'à ce que la cause de la douzieme retourne à la première. Ce cycle de naissances et de décès ne s'arrête que lorsque l'on a atteind le nirvāṇa.
La voie pour y parvenir repose sur les quatre nobles vérités (cattāri ariyasaccāni), et le noble sentier octuple (ariyāṭṭaṅgika magga).
Les quatre nobles vérités
Voir article de fond Quatre nobles vérités .
# dukkha : toute vie implique la souffrance, l'insatisfaction ;
# samudaya : l'origine de cette souffrance repose dans le désir, les attachements ;
# nirodha : la fin de la souffrance (nibbana) est possible ;
# magga : le chemin menant à la fin de la souffrance est la voie médiane, qui suit le noble sentier octuple.
Le noble sentier octuple
Voir l'article Noble sentier octuple.
Les quatre incommensurables
Les quatre brahma-viharas, ou demeures de Brahma (Brahma n'étant pas ici le dieu de l'hindouisme, mais étant synonyme de noble, de supérieur) sont aussi appelés les quatre incommensurables ou illimités, car ils peuvent être développés indéfiniment.
Ce sont des émotions positives extrêmement puissantes, développées par des pratiques appropriées. Il s'agit de :
- La bienveillance universelle (metta en pāli, maitri en sanskrit), développée par la pratique de méditation appelée le metta bhavana ;
- La compassion (karuna), née de la rencontre de la bienveillance et de la souffrance d'autrui, développée par la méditation appelée karuna bhavana ;
- La joie sympathique (mudita), qui consiste à se réjouir du bonheur d'autrui (mudita bhavana) ;
- L'équanimité (uppekka, upeksa) ou tranquillité, qui va au-delà de la compassion et de la joie sympathique est un état de paix face à toute circonstance, heureuse, triste ou indifférente (uppekka bhavana).
Voir de manière générale samatha bhavana.
L'éthique bouddhique et les préceptes
Dans le bouddhisme, l’éthique est basée sur le fait que les actions du corps, de la parole et de l’esprit ont des conséquences pour nous-mêmes et pour ce qui nous entoure, les autres comme notre environnement. Il y a deux sortes d’actions, les actions kusala (mot pali signifiant sain, habile, favorable, positif) et les actions akusala (malsain, malhabile, défavorable, négatif).
Les actions malhabiles sont celles qui prennent leurs racines dans les trois poisons de base: l’avidité, l’aversion et la confusion mentale ou l’ignorance. Elles tendent à avoir des conséquences mauvaises pour nous ou pour les autres.
Les actions habiles sont celles qui sont exemptes d’avidité, de haine et de confusion mentale et qui, au lieu de cela, sont motivées par la générosité, par l’amour et la compassion et par la compréhension. Elles tendent à avoir des conséquences positives pour nous ou pour les autres.
Dans le bouddhisme, une action n’est donc ni bien ni mal en elle-même, mais est favorable ou défavorable selon la motivation et l’état d’esprit qui la sous-tend.
L’éthique bouddhique nous invite donc à prendre conscience des états d’esprit dans lesquels nous nous trouvons et à partir desquels nous agissons, parlons ou pensons et à être responsable tant de ces états d’esprit que des conséquences de nos actions.
Ces principes sont déclinés dans des préceptes, qui ne sont pas des règles d'interdits, mais des guides de comportement éthique face auxquels nous pouvons nous mesurer et progresser. Ils peuvent aussi être vus comme le mode de fonctionnement naturel d'une personne éveillée.
Les 5 préceptes
Les préceptes les plus fréquemment suivis sont les cinq préceptes, généralement présentés sous une forme négative :
- S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni retirer la vie,
- S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
- S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ─ plus généralement garder la maîtrise des sens (le mental faisant aussi partie des sens),
- S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
- S'efforcer de ne pas ingérer tout produit intoxicant diminuant la maîtrise de soi et la prise de conscience (alcool, drogues, tabac).
Ils ont aussi une forme positive, très utile, ici à la première personne :
- Avec des actions bienveillantes, je purifie mon corps,
- Avec une générosité sans réserve, je purifie mon corps,
- Avec calme, simplicité et contentement, je purifie mon corps,
- Avec une communication véritable, je purifie ma parole,
- Avec une attention claire et radieuse, je purifie mon esprit.
Les 10 préceptes
On utilise parfois une distinction en 10 préceptes, que l'on peut considérer comme correspondant à un raffinement, une sorte de prolongement des 5 préceptes ci-dessus.
Les 3 premiers préceptes correspondent au corps, les 4 suivants à la parole et les 3 derniers, aux trois poisons : le désir, l'aversion et l'ignorance. Ces 10 préceptes sont :
- S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni retirer la vie,
- S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
- S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ─ plus généralement garder la maîtrise des sens,
- S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
- S'efforcer de ne pas calomnier (créer la discorde),
- S'efforcer de ne pas dire de paroles blessantes,
- S'efforcer de ne pas parler pour ne rien dire,
- S'efforcer de ne pas avoir de convoitise,
- S'efforcer de ne pas avoir de malveillance ou d'animosité,
- S'efforcer de ne pas avoir de vues erronées.
Sous leur forme positive, ce sont :
- Avec des actions bienveillantes, je purifie mon corps,
- Avec une générosité sans réserve, je purifie mon corps,
- Avec calme, simplicité et contentement, je purifie mon corps,
- Avec une communication véritable, je purifie ma parole,
- Avec des paroles salutaires et harmonieuses, je purifie ma parole,
- Avec des mots bienveillants et gracieux, je purifie ma parole,
- Abandonnant la convoitise pour la tranquillité, je purifie mon esprit,
- Changeant la haine en compassion, je purifie mon esprit,
- Transformant l’ignorance en sagesse, je purifie mon esprit.
(Dans cette formulation positive, les 6ème et 7ème préceptes "négatifs" sont regroupés en un seul).
Interprétation des préceptes
On l'a vu, ces préceptes ne sont pas des règles absolues, mais des guides de comportement éthique. L'application de certains d'entre eux varie selon les personnes, bien entendu, mais aussi selon les traditions. Si l'on considère la première liste de 5 préceptes, c'est en particulier le cas :
- Du premier précepte. Pour certains, ce précepte (qu'on le prenne dans sa formulation positive ou sa formulation négative) implique de façon certaine le végétarisme, pour d'autres non. Il est à noter que dans leur contrée, les Tibétains ne le pratiquaient pas : ceci est probablement dû au fait que l'élevage était une source de mise en valeur de terres difficiles à cultiver. Cependant, un certain nombre de ceux qui de nos jours pratiquent le bouddhisme tibétain en Occident sont végétariens.
- Du cinquième précepte. Pour certains, ce précepte, en particulier si on le considère dans sa forme positive d'attention et de prise de conscience, implique l'abstention totale de boissons alcoolisées, de drogues, de tabac, qui tous diminuent la prise de conscience et développent l'avidité ou l'attachement. Pour d'autres, qui s'attachent sans doute plus à la lettre qu'à l'esprit du précepte (ou pour des traditions qui au fil des siècles se sont éloignés de l'esprit pour s'attacher à la lettre du précepte), l'ingestion d'une petite quantité d'alcool est possible, tout comme la consommation de cigarettes ; ainsi par exemple, ces dernières font fréquemment partie des offrandes données aux moines à Sri Lanka.
Les trois corps (ou kayas) de Bouddha
- Dharmakaya,
- Sambhogakaya,
- Nirmanakaya.
(Cette théorie des 3 corps est propre au bouddhisme Mahayana, et donc étrangère au bouddhisme Theravada)
L'éveil (bodhi)
Pour les theravadins, l'éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre vérités (il s'agit de se réveiller du cauchemar à répétition des renaissances successives) et de faire jaillir la vérité. Pour les adeptes du Mahayana en revanche, l'éveil a plus à voir avec la sagesse et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha.
L'éveil permet à l'homme d'entrer dans le ni |