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Nationalisme Hindou

Nationalisme hindou

L'Hindutva - hindouïté ou indianité l'expression a été fabriqué par Vinayak Damodar Savarkar - est un concept politique qui sous-tend l'action de différentes formations politiques et culturelles indiennes. Depuis les succès politiques du Bharatiya Janata Party - le Parti du peuple indien - fondé en 1980, en Inde du Nord et qui a été porté au pouvoir, lhindutva a pris une certaine importance dans la société indienne, contaminant le débat politique avec des questions religieuses, notamment celles des rapports entre les hindous et les minorités musulmane et chrétienne. Parmi les organisations qui se réfèrent à l'Hindutva et qui se regroupent au sein du « Sangh Parivar » - la famille Sangh - on trouve le Rashtriya Swayamsevak Sangh ou RSS, l'association nationale des volontaires, l'organisation-mère, le Bharatiya Janata Party, la façade politique, le Vishwa Hindu Parishad ou VHP, le conseil hindou mondial, le front des formations activistes, le Shiv Sena, l'armée de Shivâjî, une organisation d'extrême-droite principalement présente dans le Maharashtra, le VHP of America, l'antenne d'outre-mer de l'Hindutva, et le Hindu Students Councils, la branche américaine étudiante du VHP. Pour mémoire, Nathuram Ninayak Godse, l'assassin de Gandhi était membre du RSS, ce qui entraîna le banissement de cette association et sa stratégie de diffusion par la création de nombreuses organisation satellites. L'Hindutva affirme la fierté d'être hindou, une fierté qui a été bafouée, d'après eux depuis le début des invasions musulmanes en Inde et qui n'a cessé de l'être durant l'Empire moghol puis le Raj britannique. Elle s'intéresse à tous les domaines de la société, avec la tentation de récrire l'histoire du sous-continent - que les hindous ont longtemps négligée et laissée rédiger par d'autres et souvent à leur désavantage - au filtre de son idéologie.

Le cadre juridique et intellectuel

Dans un jugement, la cour suprême de l'Inde a décrété qu'« aucune signification précise ne peut être attribuée aux termes
hindous, Hindutva et hindouisme, et aucune signification ne peut les confiner dans les limites étroites de la religion, en excluant ce qui concerne la culture et l'héritage indiens ». La cour voulait par là dénouer le lien que certains voulaient voir comme naturel entre les termes Hindutva ou hindouisme avec ce qu'elle qualifiait de « bigoterie religieuse hindoue fondamentaliste et étroite ». Cependant, dans la presse indienne de gauche, l'Hindutva s'identifie avec l'idéologie définie par le Rashtriya Swayamsevak Sangh, une organisation nationaliste hindoue. C'est ce sens d'Hindutva qui est traité dans le cadre de cet article.

Le credo de l'Hindutva

Les membres des partis qui suivent cette idéologie croient que :
- Le sous-continent indien, incluant le versant sud de l'Himalaya et l'Hindu Kush, le Pakistan, l'Inde, le Bangladesh et le Sri Lanka, y compris parfois l'Afghanistan, est la patrie des hindous.
- Sont considérés comme « Hindous » ceux dont la religion est indigène à l'Inde. Ceci inclut les bouddhistes, les jaïns et les Sikhs aussi bien que ceux communément appelés hindous.
- Les « hindous » ont été, au cours de l'histoire, oppressés sur leur propre terre par les forces d'invasion des musulmans et des chrétiens.
- Les « hindous » sont devenus faibles sous l'influence du colonialisme britannique et de la pensée marxiste.
- Un état « hindou » doit être instauré pour protéger les « hindous » sur leur propre territoire.

Le rapport aux autres fois

L'Hindutva a toujours été profondément anti-communiste, anti-marxiste, décrivant les communistes comme des gens qui nient ou manipulent la vérité. Certains considèrent que l'Hindutva est anti-musulman et anti-chrétien. L'Hindutva critique sévèrement la laïcité telle qu'elle est pratiquée en Inde, qu'il appelle un pseudo-sécularisme, car au lieu de traiter tout le monde de façon identique, il crée des normes différentes pour les hindous, les musulmans et les chrétiens. Il refuse ce qu'il voit comme la tentative impossible et fallacieuse de créer un système « séparés-mais-égaux » ; certains y voient même une manipulation électorale du Parti du Congrès. L'idée d'un
code civil uniforme, qui ôterait les dispositions spéciales prévues pour les musulmans et les chrétiens dans la constitution indienne, est l'un des chevaux de bataille de l'Hindutva. Ses partisans affirment que dans une démocratie laïque, cela n'a pas de sens de permettre aux musulmans, par exemple, d'avoir plusieurs épouses tout en l'interdisant aux hindous. Les musulmans reçoivent une aide pour leur permettre d'effectuer leur pèlerinage à La Mecque, alors que rien n'est accordé aux hindous pour les aider dans leurs propres pèlerinages. Les chrétiens, de même, suivent une règle différente, et qui leur est particulière, concernant le divorce. De plus, l'amendement à la constitution indienne, destiné à contourner le jugement de la Cour Suprême, accordé sous la presssion des fondamentalistes islamiques exaspère les partisans de l'Hindutva. Les loi amendées, plus en accord avec la charia, annulant le droit que les femmes divorcées avaient auparavant. Les partisans des lois séparées mettent en avant que le Code Civil indien a été fragmenté pour l'adapter à la diversité ethnique et religieuse considérable des Indiens, tandis que plusieurs Hindutvadis et non-Hindutvadis affirment que des codes séparés basés sur la religion augmentent encore la désunion au sein des communautés religieuses importantes de l'Inde. La question de savoir si certains des citoyens peuvent recevoir des avantages civils et financiers basés sur leur appartenance cultu(r)elle est permanente en Inde, et la situation des États-Unis, où la Cour Suprême a finalement condamné, concernant les Afro-américains, la viabilité d'un système du type separate-but-equal et que les moyens de réaliser l'égalité devaient supprimer la « race » comme critère en ce qui concerne les droits des citoyens. Le mouvement Hindutva commença à étendre largement son audience parmi la classe moyenne hindoue après 1989, à la suite du départ de 400 000 kashmiri hindous, connus généralement comme les pandits kashmiri - communauté dont est issue d'ailleurs la famille Nehru - de la vallée du Cachemire sous la pression des fondamentalistes islamiques.

Le travail social

Le travail social est une forte motivation des organisations se reconnaissant dans l'Hindutva, tout en jouant un rôle dont l'intérêt n'est pas à remettre en cause, cela permet de prendre contact avec des gens dans la difficulté et d'offrir au mouvement une aura très positive. La même stratégie est d'ailleurs très largement utilisée comme mode de recrutement par le fondamentalisme islamique. Les organisations relevant de l'Hindutva sont souvent très actives dans les zones de catastrophes naturelles, cela a d'ailleurs été le cas lors du tremblement de terre du Goujerat en 2001. Elles coordonnent aussi des programmes éducatifs et de santé publique auprès des communautés tribales, dont certaines n'ont pas été hindouisées au cours des siècles, et ce à travers toute l'Inde.

Voir aussi

Liens internes


- BJP
- Conflits inter-communautaires en Inde
- Ayodhya,
le temple de Râma et la mosquée de Bâbur
- la théorie de l'invasion aryenne et
l'origine de l'hindouisme
- Violences au Gujarat en 2002
- Le Taj Mahal et
son origine non-islamique

Liens externes


- http://www.bharatvani.org/
- [http://eglasie.mepasie.org/2001/juin/inde/6_2001/dossier1_1/ les chrétiens et l'Hindutva] catégorie:Hindouisme catégorie:politique de l'Inde

1980

Catégorie:1980 Cette page concerne l'année 1980 du calendrier grégorien.

Événements

Afrique


- 5 juillet : La Mauritanie, dernier pays esclavagiste, abolit l'esclavage.
- Indépendance de la Rhodésie qui prend le nom de Zimbabwe.
- Mali : Des manifestations étudiantes contre le régime de Moussa Traoré sont réprimés violemment. Leur leader Abdoul Karim Camara dit « Cabral » décède sous la torture.
- Haute-Volta : Après deux mois de grèves entraînant la paralysie de plusieurs secteurs, le président Aboubacar Sangoulé Lamizana est renversé par un coup d'État militaire le 25 novembre. Il est remplacé par le colonel Saye Zerbo.

Amériques


- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'argentin Adolfo Perez Esquivel.
- Une nouvelle constitution confirme le caractère autoritaire du régime à la tête du Chili.
- Au Québec, le référendum pour une souveraineté-association a échoué.

États-Unis d'Amérique

Chili
- 18 mars : Les États-Unis réduisent les exportations de technologie vers l'URSS et les augmentent vers la Chine.
- 27 mars : éruption du Mont Saint Helens
- 25 avril : Échec d'une expédition héliportée destinée à délivrer les otages états-uniens en Iran.
- 18 mai : éruption du Mont Saint Hélène aux États-Unis, 57 morts, asphyxiés par les cendres. L'explosion est 500 fois supérieure à la bombe d'Hiroshima.
- 1 juin : lancement de CNN
- 22 août : Les États-Unis obtiennent la base de Berbera en Somalie.
- 23 octobre : Gros accord céréalier entre les États-Unis et la Chine.
- 4 novembre : Élection de Ronald Reagan (Républicain) comme président des États-Unis (au pouvoir le 20 janvier 1981) avec 50,7 % des voix contre Jimmy Carter (Démocrate) 41 %.
- 12 novembre : La sonde américaine Voyager 1 approche Saturne à son maximum.

Asie & monde indien


- 25 janvier : Fin du procès de la « bande des quatre » en Chine, condamnation à mort de la veuve de Mao.
- 23 juin : Incursion viêtnamienne en Thaïlande.
- L'Inde intègre le club des pays lanceurs de satellites.

Europe


- Un tremblement de terre de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter fait 5000 victimes en Italie du Sud.
- La reine Juliana des Pays-Bas abdique en faveur de sa fille Beatrix.
- V. Finnbogadottir est la première femme président de la république d'Islande.
- 1 janvier : la Grèce devient membre de la CEE.

France


- 10 janvier : Promulgation de la loi Bonnet qui réprime l'immigration clandestine
- 6 mars : Marguerite Yourcenar est la première femme élue à l'Académie française.
- 8 mars : Révélation du passé collaborateur de Georges Marchais.
- 30 avril : Loi « Sécurité et liberté » présentée par Alain Peyrefitte.
- 13 mai : émeute autour de l'université de Jussieu à Paris : un jeune chômeur, Alain Bégrand, se tue en tentant d'échapper à la police.
- 19 mai : Valéry Giscard d'Estaing rencontre Léonid Brejnev à Varsovie.
- 3 octobre : Attentat antisémite contre la synagogue de la rue Copernic : 4 morts.
- 17 octobre : Ouverture de négociations sur les armements eurostratégiques à Genève.
- 22 octobre : Mise en liquidation de Manufrance.
- 27 novembre : A Paris, 74 membres de plusieurs familles du Larzac montés pour une action sous la tour Eiffel contre l'extension du camp militaire, campent sur le Champ-de-Mars.
- 30 novembre : naissance de Stéphane à Douala Cameroun
- 24 décembre : La municipalité communiste de Vitry-sur-Seine détruit à la pelleteuse un foyer d'immigrés.

Pologne


- 18 février : Edward Babiuch devient premier ministre.
- 1 juillet : En Pologne, à la suite de la hausse du prix de la viande, des mouvements revendicatifs dans les usines exigent durant tout le mois des augmentations de salaires.
- 14 août : En Pologne, les 17 000 ouvriers des chantiers navals Lénine de Gdańsk se mettent en grève après le licenciement d'une responsable syndicale non officielle.
- 16 août : Création à Gdańsk d'un comité de grève inter-entreprises, qui présente vingt et une revendications.
- 20 août : arrestation de dissidents
- 24 août : Les négociations n'avancent pas à Gdańsk, les grèves se propagent à Szczecin et aux autres ports de la Baltique. Josef Pinkowski devient premier ministre, à la place d'Edward Babiuch
- 31 août : A Gdańsk , Meczyslaw Jagielski, vice-premier ministre chargé des négociations, et Lech Walesa, leader du mouvement, parviennent à un accord (qui reconnait notamment le syndicat libre « Solidarité »). Fin des grèves. Les dissidents arrêtés de 20 sont libérés
- 22 septembre : Fondation en Pologne du syndicat « Solidarność ». Il est constitué à partir de 38 comités inter-entreprises. Mais les grèves sporadiques continuent dans le pays et Moscou commence à s'inquiéter.
- 27 novembre : Pour éviter une grève générale autour de Varsovie, libération de deux hommes du syndicat Solidarité arrêtés le 21.
- 5 décembre : Le Pacte de Varsovie menace la Pologne.
- 12 décembre : L'OTAN met en garde l'URSS contre une intervention en Pologne.

Union soviétique


- 4 janvier : Début de l'embargo céréalier contre l'URSS.
- 9 janvier : Andrei Sakharov assigné à résidence à Gorki.
- 19 juillet : Jeux Olympiques de Moscou, boycottés par 56 pays (dont la Chine et la plupart des pays occidentaux sauf la France).

Italie


- 28 avril : Evasion d'une prison de Milan, la carcere San Vittore, d'un ex-membre des Brigades Rouges (Corrado Alunni) et de 15 autres detenus dont le criminel Renato Vallanzasca.
- 27 juin : Catastrophe d'Ustica : Explosion d'un DC9
- 2 août : Massacre de Bologne. Une bombe laissée dans la salle d'attente de la gare tue 85 personnes et blesse plus de 200 personnes.
- 30 septembre : 1re chaîne privée de télévision: Canal 5 proprièté de Silvio Berlusconi

Océanie & Pacifique


- 30 juillet : Indépendance de Vanuatu.

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- 26 février : Rétablissement des relations diplomatiques entre Israël et l'Égypte.
- 11 mars : Début du Printemps berbère en Algérie, au cours duquel les berbères revendiquent l'officialisation de la langue tamazight. Grèves et émeutes en Kabylie et à Alger.
- 13 juin : Déclaration commune de l'OLP et de la CEE.
- 22 septembre : L'Irak de Saddam Hussein attaque l'Iran de Khomeyni.
- Un tremblement de terre de magnitude 7,2 sur l'échelle de Richter fait 3 000 victimes à El Asnam (ex-Orléansville) en Algérie.

Arts & cultures


- Sortie du premier album d'Iron Maiden intitulé Iron Maiden.
- Umberto Eco publie Le nom de la rose.
- William Styron publie son roman Le choix de Sophie.

Cinéma


- Akira Kurosawa réalise Kagemusha qui remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- Des gens comme les autres de Robert Redford remporte l'Oscar du meilleur film.
- François Truffaut réalise Le dernier métro.
- Tess, de Roman Polanski, remporte le César du meilleur film.
- Louis de Funès reçoit un César d'Honneur pour l'ensemble de sa carrière.

Sciences & techniques


- La sonde américaine Voyager 1 envoie des images de Saturne et de ses satellites.
- Le deuxième lancement d'une fusée Ariane 1 se solde par un échec dû au mauvais fonctionnement du premier étage.
- Les savants américains Luis et Walter Alvarez proposent une théorie catastrophiste de la disparition des dinosaures par la rencontre de la terre avec un astéroïde géant.
- Sortie de l'Empire Contre Attaque, Episode V, de la saga Star Wars, deuxième produit, par George Lucas.

Sports


- Jeux Olympiques d'hiver de Lake Placid (États-Unis).
- 19 juillet : Jeux Olympiques de Moscou, boycottés par 56 pays (dont la Chine et la plupart des pays occidentaux sauf la France).

Naissances en 1980


- 8 janvier : Lucia Recchia, skieuse italienne
- 13 janvier : Wolfgang Loitzl, sauteur à ski autrichien
- 10 février : Gordon D'Arcy, rugbyman irlandais
- 12 février : Christina Ricci, actrice americaine
- 28 février : Sigurd Pettersen, sauteur à ski norvegien
- 18 mars : Marco Gasparello, rugbyman italien
- 2 avril : Pierre Dan Thouvenot, illustrateur
- 6 avril : Tanja Poutiainen, skieuse alpin finlandaise
- 10 avril : Charlie Hunnam, acteur anglais
- 21 avril : Vincent Lecavalier, hockeyeur canadien
- 4 mai : Joe van Niekerk, rugbyman sud-africain
- 12 juin : Marco Bortolami, rugbyman italien
- 18 juin : Immacolata Cerasuolo, nageuse italienne
- 20 juin : Carlo Festuccia, rugbyman italien
- 30 juillet : Roberto Cammerele, boxeur italien
- 8 août : Luca Agamennoni, championne d'aviron italienne
- 14 août : Davide Dal Maso, rugbyman italien
- 17 août : Lene Marlin, Chanteuse norvegienne
- 13 septembre : Daisuke Matsuzaka, joueur de baseball japonais
- 27 septembre : Asashoryu, Sumo mongol
- 29 octobre : Kaine Robertson, rugbyman néo-zelandais
- 20 novembre : Tizel, Membre du Hub
- 30 novembre : Stéphane Rességuier, étudiant en kiné

Décès en 1980


- 4 janvier : Joy Adamson, écrivain et naturaliste américain
- 18 janvier : Cecil Beaton, photographe et designer anglais
- 19 février : Bon Scott (Ronald Belford de son vrai nom), chanteur du groupe AC/DC
- 22 février : Oskar Kokoschka, peintre autrichien
- 28 février : Jadwiga Jedrzejowska, joueuse de tennis polonais
- 29 février : Gil Elvgren, artiste américain
- 6 mars : M Romero, cause de la guerre civile au Salvador
- 18 mars : Tamara de Lempicka, peintre américain d'origine polonaise
- 3 avril : Sarah Vaughan, chanteuse américaine
- 15 avril : Jean-Paul Sartre, philosophe et écrivain français
- 29 avril : Alfred Hitchcock, réalisateur
- 4 mai : Joseph Tito (Maréchal) président de la Yougoslavie
- 7 juin : Henry Miller, écrivain américain
- 25 juillet : Vladimir Vissotsky, chanteur russe
- 27 juillet : le Shah d'Iran décède d'un cancer au Caire.
- : Patrick Depailler, coureur automobile F1
- 20 août : Joe Dassin, chanteur américain d'expression française
- 26 août : Tex Avery, réalisateur de dessins animés américain
- 24 septembre : John Bonham, batteur du groupe Led Zeppelin
- 7 novembre : Steve McQueen, acteur américain
- 22 novembre : Mae West, actrice américaine
- 2 décembre : Romain Gary, écrivain français, Prix Goncourt
- 8 décembre : John Lennon, chanteur anglais, ancien membre des Beatles __NOTOC__ als:1980 ja:1980年 ko:1980년 ms:1980 simple:1980 th:พ.ศ. 2523


Hindou

Om (ou Aum) est le plus important symbol religeuse de l'Hindouisme L'hindouisme est la plus vieille des principales religions du monde et avec plus de 900 millions de fidèles, elle est actuellement la troisième plus répandue, après le christianisme comptant environ 2 milliards de fidèles (un milliard de catholiques, 500 millions de protestants, 240 millions d’orthodoxes et 275 millions d’autres) et l’islam à plus d'1,1 milliard. L'Hindouisme peut être convenablement défini comme étant un mode de vie socio-religieux.

Tentative de définition

L'hindouisme, ou plus exactement le Sanatana Dharma, est plus une façon de vivre et de penser qu’une religion organisée. Historiquement, « hindou » ne fait pas référence à un système de croyances religieuses ; le terme d’origine persane se rapporte aux personnes qui vivent de l’autre côté (d’un point de vue persan) du Sind, sur les rives de l’Indus. Après la colonisation britannique, le terme a été employé pour indiquer un ensemble flou de faits religieux. En 1966, la cour suprême de l'Inde a défini le cadre de la foi hindou comme suit : # l’acceptation respectueuse des Veda comme la plus Haute Autorité sur les sujets religieux et philosophiques et l’acceptation respectueuse des Veda par les penseurs et philosophes hindous comme base unique de la philosophie hindoue, # l’esprit de tolérance et de bonne volonté pour comprendre et apprécier le point de vue de l’adversaire, basé sur la révélation que la vérité comporte plusieurs apparences, # l’acceptation par chacun des six systèmes de philosophie hindoue d’un rythme du monde qui connaît des périodes de création, d’entretien et de destruction, périodes, ou Yuga, qui se succèdent sans fin, # l’acceptation par tous les systèmes de la philosophie hindoue de la croyance dans la renaissance et la pré-existence des êtres, # l’identification du fait que les moyens ou les manières d’accéder au salut sont multiples, # la réalisation de la vérité que, aussi grand que puisse être le nombre des divinités à adorer, on peut cependant être hindou et ne pas croire qu’il faille adorer des idoles, # à la différence d’autres religions, ou croyances, la religion hindoue n’est pas liée à un ensemble défini de concepts philosophiques. Selon un autre point de vue, un hindou est celui qui croit à la philosophie exposée dans les Veda (ou savoir). Les Veda sont peut-être les écritures religieuses les plus anciennes du monde. Leur enseignement de base est que la vraie nature de l’homme est divine. Dieu, ou le Brahman comme il est généralement nommé, existe en chaque être vivant. La religion est donc une recherche de la connaissance de soi, une recherche du divin présent en chaque individu. Les Veda déclarent que personne n’a besoin « d’être sauvé », car personne n’est jamais perdu. Dans le pire des cas, on vit dans l’ignorance de sa vraie nature divine. Les Vedanta reconnaissent qu’il y a beaucoup d’approches différentes de Dieu, et toutes sont valides. N’importe quel genre de pratique spirituelle mène au même état de réalisation de soi. Ainsi, les Vedanta enseignent le respect de toutes les croyances et se distinguent de la plupart des autres religions majeures par leur fort encouragement à la tolérance envers ces différents systèmes de croyance.

La tradition hindouiste

Il semble finalement assez hasardeux de véritablement définir le concept « hindouisme » tant il est complexe et multiforme. Il est donc préférable de cerner l'hindouisme par ses idées et ses pratiques. Lhindouisme existe aujourd’hui sur deux plans différents — le premier basé purement sur la foi et le second basé sur la philosophie. Souvent, les deux plans s’entrecroisent.
- Le plan philosophique : :On compte traditionnellement six antiques
astika ou écoles orthodoxes (car acceptant l’autorité des Vedas) de philosophie, ou shaḍdarshana :
  - Nyaya, le systeme de la logique de l'Inde,
  - Vaisheshika, le système qui a proposé la théorie atomique pour la première fois,
  - Sankhya, sytéme de pensée fondé sur un un dualisme entre l'esprit (Purusha) et la nature (Prakrit), qui fut à l'origine détaché des spéculations théologiques.
  -
Yoga, un système proche du Sankya trés diversifié et également tourné vers les aspects religieux.
  - Purva-Mimamsa (également appelé la Mimamsa), sytème tourné autour de l'éclaircissements du Veda.
  - Uttara Mimamsa — également appelé Vedanta, système centré sur la métaphysique et la nature mystique des Upanishads — (voir l'article philosophie indienne). Les
nastika ou écoles non-orthodoxes - qui ne sont pas discutées dans cet article — sont le jainisme, le bouddhisme et le chârvâka, l'athéisme ancien classique de l’Inde qui réfute l’existence de l’âme ou atmân.
- Le plan de la foi : : Contrairement à la croyance populaire, l’hindouisme vrai n’est ni polythéiste, ni monothéiste. Certains indiquent que l’hindouisme est une religion hénothéiste. Les diverses divinités et avatars adorés par les hindous sont considérés comme différentes formes de l’Un, le dieu suprême, ou
Brahman, formes adoptées qui seules sont accessibles à l’homme. (On prendra garde à ne pas confondre Brahman, l’être suprême et la source ultime de toute énergie divine, et Brahma, le créateur de notre univers particulier.)
Dans un parallèle intéressant avec la trinité chrétienne, il y a trois dieux principaux appelé Trimurti dans le Panthéon hindou : Brahma, Vishnou et Shiva, trois aspects du divin tout comme l’onde et le photon sont deux aspects de la lumière. Le dieu Brahma symbolise le créateur, Vishnu représente le conservateur et Shiva représente le destructeur dans le cycle de l'existence.
On se reportera a cet article pour plus de précisions.
Le
Brahmanisme, qui est la nouvelle forme de la religion védique, se divise en branches, elles-même subdivisées en sectes :
- Le
Vishnouisme ou vaishnavisme qui se rapporte au culte de Dieu en tant que Vishnou ou l'un de ses avatara. Les Livres sacrés sont le Bhâgavata-Purâna - souvent appelé Shrîmad-bhâgavata - et la Bhagavad-Gîtâ.
- Le
Shivaisme ou shaivisme qui se rapporte au culte de Shiva dont la Légende nous est rapportée dans le Shiva-Purâna. Le divinity Rudra des Vedas est identifié avec Shiva.
- Le
Tantrisme qui se subdivise en deux ou trois branches selon les classifications et qui se rapporte à la réalisation de shakti, l'énergie souvent associée a une forme de Devî, la déesse mère (Kâlî, Durga...).
- Le
Smartisme, ce qui croit en seulement un Dieu mais accepte le culte de quelque divinité comme un chemin pour adorer le Dieu. Chacun de ces cultes se pratique avec les mêmes moyens philosophiques ou de yoga, ce sont leurs méthodes qui diffèrent. Ces dénominations ne devraient pas être considérées comme des "églises", parce qu'il n'y a aucun dogme central dans l'Hindouisme, et la croyance individuelle sont toujours respectées. D'ailleurs, une majorité énorme des hindous moderne peut ne pas se considérer pour appartenir à toute dénomination. Il y a beaucoup de sects de réforme, comme l'Arya Samaj (Lit., société des Aryens) qui adoptent le monotheisme, la croyance seulement dans les Vedas et le rejet d'idolatorie. Selon une évaluation, les Vaishnavas, constituant approximativement 80% des hindous d’aujourd’hui, adorent l’un des trois plus récents avatars — ou incarnations terrestres — de Vishnou comme déité principale. Le septième avatar de Vishnou est Râma, le huitième est Krishna, et le neuvième change suivant les sources : Bouddha, dans la grande majorité des écoles, mais aussi plus rarement et moins sérieusement, Jésus-Christ ou encore quelques fois le fondateur de la secte dont on consulte les textes sacrés. L'intégration de Bouddha dans le panthéon hindou est apparue assez tardivement, probablement au ; ce procédé somme toute assez hardi est l'expression de la contre-réforme brahmanique au bouddhisme, entamée au IIe siècle av.J-C. Certains reconnaissent tous ceux qui précèdent comme de véritables avatara, augmentant par là le compte traditionnel de dix (Kalki y compris, qui apparaîtra à la fin de l’ère présente, le Kali Yuga) à pas moins de 27. La plupart des 20% des hindous restants sont des Shaivites, qui adorent Shiva ; le reste se consacre à Shakti, Ishvarī ou la déesse ténébreuse Kâlî. Mais bien souvent, le croyant hindou possède chez lui les représentations de plusieurs de ces formes de Dieu (Ishvara).

Croyances et pratiques communes à l'Hindouisme

Bien que L'hindouisme soit la rencontre d'un ensemble de cultes, chaque hindou partage un tronçon de valeurs communes. La somme de ces valeurs identifie le croyant hindou (plus d'informations sont disponibles dans le glossaire de l'hindouisme).

Croyance de base

On peut dire que ce qui est commun à tout les Hindous est la croyance dans Dharma (des fonctions et des engagements), Reincarnation (renaissance), Karma ("actions ", menant une cause et rapport d'effet), et à un Moksha (liberation) de chaque âme par une variété de chemins, tels que Bhakti (dévotion), de Karma (action), de Jnana (la connaissance), et naturellement, l'Ishvara (le Dieu). Reincarnation ou la transmigration de l'âme pendant un cycle de naissance et de mort, jusqu'à ce qu'il atteigne Moksha, est régi par Karma. La philosophie de Karma sur étend en avant les résultats des actions libre-voulues, qui laissent leur impression l'âme ou le soi, appelés comme l'atmân.

Le nature du Dieu

Les Vedas dépeignent le Brahman comme le réalité finale, avec les divinités personnels, appelés des devas en tant que différents aspects ou manifestations d'un Brahman. Brahman (ne pas être confondre avec la divinité Brahma) est vu comme un esprit universel. Brahman est le final existence, infinie, absolue, transcendent et immanente, le total et la somme de tout ce qui est, était, ou sera. En plus, comme les religions Abrahamique qui croient en Dieu personnel, les Hindous croient également en Dieu, qui est la forme personnelle de Brahman. Voir le Brahman avec des qualités positives amène le concept de Dieu en tant que un Seigneur Suprême ou Ishvara. Tout les Hindous maintiennent que l'Ishvara est un et seulement un, bien que les demi-dieux ou les devas qui sont ses manifestations mondaines pourraient être aussi nombreux que 330 millions. Ishvara a pu être regardé de quelque façon comme un être non-corporel, infini, spirituel, ou comme des divinités anthropomorphes tels que Shiva et Vishnou, pour les cultes de dévotion. Il est important de noter que la perception contemporaine de l'Hindouisme dépeint une religion monothéiste inclusive, dont les différentes divinités ne sont que les formes différentes d'un Dieu simple.

Le cycle de la vie

Comme toute religion, l'hindouisme a fondé sa foi sur un rituel funéraire particulier et sur une croyance de la mort originale. L'hindou croit en une vie après la mort, le corps n'étant qu'une enveloppe matérielle temporaire. Lorsque survient le moment de quitter la vie, l'âme ou lâtman
, sort du corps et peut enfin atteindre la libération ou mokshâ. Cependant, si son karma a accumulé le fruit de trop d'actes négatifs (les mauvaises actions), lâtman s'incarne dans un nouveau corps sur une planète comme la terre (ou inférieure qui compose l'enfer), afin d'y subir le poids de ses mauvaises actions. Si son karma est positif, il ira vivre comme un dieu ou deva, sur l'une des planètes célestes (supérieures à la terre, ou paradis). Une fois épuisé son karma, l'âme retournera sur terre dans un autre corps au sein d'une caste. Ce cycle est appelé samsâra. Pour briser ce cycle perpétuel, l'hindou doit vivre de manière à ce que son karma ne soit ni négatif, ni positif, selon ce verset de la Bhagavad-Gîtâ (II.10) : « Ni les vivants, ni les morts et ni les divinité,le sage ne pleure ou pardonne. » Le yoga lui enseigne le moyen de parvenir à ce résultat, l'hindou ayant le loisir de choisir la méthode qui lui convient le mieux en fonction des écoles de philosophie indienne. Aujourd'hui, le croyant hindou, puisqu'il vit dans une époque matérialiste ou Kali-yuga, préfère choisir la voie du bakti-yoga ou de la dévotion. Lors de la mort l'esprit est séparé du corps. Le non-initié sera alors pris d'une irrésistible envie d'en retrouver un, ce qu'il fera. Par contre, l'initié saura trouver la porte de la libération.

Les quatre stades de la vie

Selon la tradition védique, l'hindou doit traverser quatre étapes dans sa vie ou
âshrama (l'autre sens de ce mot désigne un ermitage de sannyasi). Ces quatre périodes de la vie sont les suivantes: #Le brâhmâchârya : le jeune hindou, en présence de son maître ou gurû, observe une période de formation aussi bien profane que spirituelle. Il y développera son savoir et sa vertu. #Le grihastha : l'hindou entre dans la vie mondaine, il se marie et fonde une famille, qui est aussi un devoir religieux. Durant cette période, il a le droit de jouir de la vie tout en apprenant à se maîtriser. #Le vânaprastha : après avoir accompli son devoir social, l'hindou quitte sa famille, à qui il a laissé les moyens de sa subsistance, et va vivre une période d'étude des écritures sacrées dans le « séjour dans la forêt ». Il y pratiquera la méditation et le jeûne. #Le sannyâsa : l'hindou réalise l'état de renoncement, en se désintéressant du monde, c'est alors qu'il devient un sannyasi. Détaché du monde, il peut retourner auprès des siens puisqu'il ne craint plus les tentations matérielles. Il pourra alors faire profiter son entourage de son expérience et de son savoir.
Aujourd'hui, ces deux dernières étapes ne sont plus guère pratiquées que par un petit nombre. L'hindou ayant trouvé dans le bakti-yoga, un moyen plus simple et plus sûr de se libérer du monde en se dévouant à son Dieu. Précisons que l'augmentation du nombre dâshrama en Inde, n'a rien à voir avec ses quatre étapes. Il s'agit surtout de centres de vacances pour occidentaux en mal d'exotisme dépourvu de réelles valeurs spirituelles mais tout à fait lucratifs.

Les quatre objets de la vie

En parallèle des quatre périodes de la vie hindoue, l'hindouisme considère qu'il existe quatre buts à l'existence ou purushârtha. Les désirs humains étant naturels, chacun de ces buts sert à parfaire la connaissance de l'homme puisque, par l'eveil des sens et sa participation au monde, il en découvre les principes. Cependant, l'hindou doit se garder d'en être charmé, sous peine d'errer sans fin dans le cycle du samsâra. #Artha ou la richesse : L'homme doit participer à la société en se créant un patrimoine et des relations qui seront le fruit de son travail. Il doit faire attention de ne pas se faire abuser par le charme d'une vie d'aisance, mais doit en retirer un enseignement. La période de Grihastha est propice au développement de ce but. #Kâma ou le plaisir : Contrairement à la tradition chrétienne, le plaisir n'est pas perçu comme un mal: c'est un don de Dieu. Dans la mythologie, le dieu Amour, kâma est la source de la création. Les Kâmasûtra exposent les moyens d'exalter les sens et d'épanouir la vie de couple. Grâce aux plaisirs, le champ de connaîssace s'élargit: l'acte d'amour en étant le paroxysme où l'homme et la femme ne se distinguent plus que dans le couple et recréent l'unité divine. Le plaisir doit être dirigé dans le but de la connaissance et ne doit pas devenir un mode de vie qui conduirait à accomplir des actes immoraux ou adharmique. #Dharma ou le devoir : Le Dharma doit diriger toutes les quatre périodes de la vie hindoue. Le devoir permet à l'homme de poursuivre sa vie sur le droit chemin, en se conformant au droit et à la morale qui sont transcrits dans les Dharma-Sûtra ou le Manu-Samhitâ dit Lois de Manu. #Moksha ou la délivrance : Durant les deux dernières périodes de la vie de l'hindou, celui-ci recherche le Moksha. Mais il s'agit surtout du but ultime de la vie de l'Hindou qui peut y parvenir selon différents moyens, comme le Batki-Yoga (voir philosophie indienne).
La svastikâ, malheureusement plus connue sous l'appellation de « croix gammée », est le symbole même de ces quatre buts, les quatre Vedas et périodes de la vie. Ce signe, d'origine très ancienne, se retrouve dans de nombreuses civilisations et symbolise la révolution du soleil et les forces cosmiques. Les quatre branches symbolisent les objets et saisons de la vie qui convergent vers un même centre, le bindu. Ce point central qui représente l'éther (le cinquième élément en Inde) rayonne sur les quatre autres, ainsi que sur les points cardinaux, comme sur les buts et saisons de la vie humaine. Comprendre ce symbole et méditer dessus, permet de réaliser l'unité de l'univers et de Dieu.

La vie en société

En Inde, on considère que la société est également organisée selon l'équilibre du dharma. Cette organisation permet l'harmonisation des rapports entre les hommes et de définir les actes qui leur incombent. Ce souci d'équilibre a une origine doctrinale, car elle répond de fait, à la symbolique des guna, ou qualités/saveurs. Aux trois Guna, correspondent trois couleurs (le noir, le rouge et le blanc) qui sont chacunes associées à une caste. A l'origine, l'hindou ne naît pas dans une caste: il acquérera sa caste en fonction du rôle et des responsabilités qu'il sera amené à jouer. Beaucoup de textes mythologiques denoncent l'usurpation au titre de brahmane de certains personnages qui, sous couvert de la naissance, profitaient d'un statut valorisant sans s'aquitter de leurs devoirs. Mais, à la suite des invasions comme de la colonisation britannique, la règle s'est reserrée au profit des castes dirigeantes, enfermant les sudra dans une position de dominés par la société. Ce système qui nous paraît archaïque est pourtant toujours en vigueur chez nous : nous ne voyons que très peu de petites gens, arrivés en haut du système social, Napoléon fut l'un des rares a réussir une telle élévation sans véritablement avoir compté parmi les basses couches. En occident, cependant, l'organisation de la société n'est pas dogmatique mais pratique. Le sentiment d'incompréhension de l'occidental sur ce mode d'organisation s'explique par une assimilation à l'ancien système féodal européen. On ignore souvent que ce système naturel et inné (voir La vie dans la Cité), que l'on retrouve dans le règne animal (fourmis, abeilles et les mammifères vivant en troupeau) et dans l'organisation familiale, est évolutif et qu'il s'adapte de fait avec la société suivante: que le système soit aristocratique, théocratique, prolétaire ou bourgeois on retrouve une hiérarchie similaire qu'illustrent les crises et fractures sociales. Le système de caste basé sur la naissance, qui est malheureusement existant en Inde moderne, n'était pas existant dans l'Hindouisme Vedic antique. Une hymne célèbre du Veda indique: "je suis un poète, mon père est un médecin, le travail de ma mère doit rectifier le maïs......" (Rig-Veda 9.112.3)

Le védisme: Les origines de l’hindouisme

Il reste très peu d’informations sur l’hindouisme primitif. Les documents connus les plus anciens sont les Veda, décrits ci-dessous, qui sont généralement censés avoir été codifiés sous leur forme actuelle des siècles avant les premières versions écrites, puis transmis avec exactitude par la tradition orale. Les textes les plus anciens sont composés dans une forme antique du sanskrit, une langue indo-européenne, et comporte des similitudes avec les textes du Zoroastrisme. En fait, le sanskrit des Veda et l’avestan, la langue du Zoroastrisme, sont considérés comme des langues quasiment identiques. L’âge des Veda et l’origine de leurs auteurs sont des sujets controversés. Une théorie professe qu’ils proviennent des premières sociétés d’Asie du sud, un espace qui aurait été peuplé pour la première fois vers le . La théorie alternative, dite théorie de l'invasion aryenne, soutient qu’elles sont dérivées d’idées importées par des migrants du .

La contribution de la civilisation de la vallée de l'Indus à l'hindouisme

Les fouilles archéologiques dans la vallée de l'Indus n'ont pas apporté beaucoup d'indices de l'existence des temples publics. Cependant, il y a des preuves convaincantes que cette civilisation n’était certainement pas purement séculaire. Un seul cimetière de la civilisation de l'Indus a été trouvé et fouillé, il ne montre pas de pratiques d’enterrements royaux raffinés, mais les objets personnels enterrés avec les corps semblent indiquer une croyance en une vie après la mort où on aurait besoin de ces choses. L’eau semble avoir joué un rôle important dans la vie sociale, et probablement religieuse, si l’on en juge par le nombre important de bains publics retrouvés. La coutume hindoue moderne de se baigner au début du jour et avant les repas principaux a probablement débuté ici. Beaucoup de figurines de déités féminines y ont été découvertes. Celles-ci ont pu signifier la créativité, l’origine et la continuité de la vie, et elles étaient peut-être adorées comme des représentations symboliques du principe femelle de l’énergie créatrice et de pouvoir. Dans l’hindouisme moderne, la survivance de ces symboles est la Shakti. Mais elles ne sont pas utilisées comme décor dans les milliers de sceaux d’argile qui ont été découverts, ni dans une sculpture de quelque importance, aussi ces figurines de « Déesse Mère » étaient-elles plutôt adorées dans le cadre du foyer que dans un culte public. Des figurines de déités masculines portant des cornes raffinées (ou un couvre-chef à cornes) ont également été découvertes, certaines d’entre elles avec trois visages. Ce sont peut-être les formes originelles de la triade exprimée par la Trimurti de Brahma-Vishnu-Shiva (Générateur-Organisateur-Destructeur) de l’hindouisme contemporain, mais elles sont aussi étrangement semblables aux sculptures, peintures et bas-reliefs de divinités à cornes en Europe, comme celle du « sorcier » dans la caverne des Trois Frères en France datant du paléolithique. Les figurines indiennes adoptent la posture des yogis, les jambes croisées, suggérant que le yoga ou la méditation était l’une de leurs pratiques pour découvrir les secrets de la vie et de la création. Les figurines de lingam et de yoni, représentations symboliques des organes sexuels mâle et femelle qui sont encore répandus dans les formes populaires du culte de Shiva, y ont également été découvertes.

Les écritures sacrées

Les écritures sacrées de l’Inde antique se classent grossièrement en trois catégories. Tout d’abord, il y a les Veda, les écritures antiques de la religion védique de laquelle l’hindouisme moderne dérive. En second lieu, on trouve les écritures hindoues post-védiques. Enfin, en dernier lieu, on met ensemble les écritures des mouvements dissidents comme le bouddhisme et le jainisme. Ceux-ci étaient en grande partie des réactions contre les Veda, mais ils ont beaucoup emprunté aux deux premières, en terme d’enseignement et de conception générale de la vie. Nous discuterons ici seulement des deux premières catégories.

La Shruti: Les Veda

On s’accorde à penser que les Veda sont les textes religieux existants les plus anciens au monde. Les Vedas sont considérés comme Shruti (indiqué) par les Hindous. On dit qu'ils sont indiqués par l'Esprit Suprême (ou le Deus) Brahman à les sages/les scombres (rishis), tandis que les rishis étaient dans la méditation profonde. Les idées exprimées dans les Vedas ont été, tout d’abord, traditionnellement transmis oralement de père en fils et de professeur à disciple. Par la suite, ces idées qui circulaient depuis longtemps, ont été codifiées et compilées par un sage appelé Vyasa (littéralement, le compilateur). Sur la base d’indices internes et externes, les chercheurs ont avancé diverses dates pour l’origine du Veda, s’étendant approximativement de 5000 av. J.-C. à 1500 av. J.-C.. Dans la vision hindoue traditionnelle, les Veda seraient non personnels et sans commencement ni fin, ce qui signifie que les vérités décrites dans les Veda sont éternelles et qu’elles ne sont pas des créations de l’esprit humain, ce en quoi elles diffèrent des enseignements du bouddhisme et du jainisme . Il y a quatre Veda : le Rig-Veda, le Yajur-Veda, le Sama-Veda et l’Atharva-Veda plus tardif. Chacun est divisé en quatre sections :
- Samhita : contient les mantras et les hymnes;
- Brahmana : les textes liturgiques et de rituel;
- Aranyaka : la section théologique;
- Upanishad : la section spéculative. La religion védique, en particulier dans sa période archaïque, était différente de l’hindouisme actuel par de nombreux aspects, en particulier la référence aux femmes comme autorité religieuse (avec existence de femmes rishis), un manque apparent de croyance en la réincarnation, et un panthéon nettement différent, avec Indra comme chef des dieux, et de rares mentions de la trinité postérieure de Brahma, Vishnou, et Shiva.

La Smriti : Les écritures hindoues post-védiques

Les Vedas sont désignés sous le nom de Shruti (ce qui est révélé). Les livres plus récents sont appelés Smriti (ce qui est rappelé ou mémoire/tradition). Tandis que la littérature shruti est écrite en sanskrit védique, les textes smriti sont en Sanskrit classique (plus facile), et pour certains, en prâkrit, ou langue commune. Puisqu’accessible à tous, la littérature smriti a connu une grande popularité parmi toutes les couches de la société indienne, et ce dès le début. Aujourd’hui même, la plus grande partie du monde hindou est plus familière avec le smriti qu’avec la littérature sruti réservé à la caste dominante des brahmanes. La smriti correspond donc à la littérature populaire, et, en temps que telle, elle est théoriquement moins ardue que la sruti (la shruti remontant à l'aube de l'Inde c'est-à-dire à l'époque védique, est aujourd'hui, du fait de son langage et son vocabulaire, sujet à interprétation). La smriti (collection de 36 textes selon Paithina) est le pendant populaire de la shruti, au travers l'histoire des Dieux et des héros, elle instruit sur la pensée indienne. La littérature smriti inclut :
- les Itihâsa : les épopées comme Râmâyana, Mahâbhârata,
- les Purâna ou textes mythologiques au nombre de 18 pour les principaux,
- les Âgama, traités théologiques au nombre de 28 qui sont complétés par les Upâgama (Âgama mineurs) et
- les Darshana, textes philosophiques. Les Dharmashâstra (ou livres de loi) font également partie du smriti. De temps en temps, apparaissent de grands législateurs (comme par exemple Manu, Yajnawalkya et Parasara) qui codifient les lois existantes et éliminent les règles désuètes pour s’assurer que la façon de vivre hindoue reste conforme à l’esprit védique tout en étant en accord avec le temps présent. La philosophie hindoue décrite dans les épopées est la doctrine de l’avatar ou incarnation de Dieu comme être d’humain. Les deux avatars principaux de Vishnou qui apparaissent dans les épopées sont Râma, le héros du Râmâyana, et Krishna, le protagoniste majeur du Mahâbhârata. À la différence des dieux du Samhita védique et du concept abstrait de brahman des Upanishad, un dieu partout présent et sans forme, les avatars de ces épopées sont des intermédiaires humains entre l’être suprême et les mortels. Cette doctrine a eu un grand impact sur la vie religieuse hindoue, parce qu’elle montre que Dieu s’est manifesté sous une forme qui pourrait être appréciée même par le plus modeste des hommes. Râma et Krishna sont depuis des milliers d’années des manifestations du divin aimées et adorées des hindous. Le concept du brahman des Upanishad est assurément le pinacle de la pensée religieuse indienne, mais le concept des avatars a certainement eu plus d’influence sur l’hindou moyen.

La philosophie de l'Inde

L'hindouisme a comme particularité sur les autres religions le fait qu'il soit intimement lié avec la philosophie (ou Darshana) et la science en général (sociale comme physique). Contrairement à l'Occident où les conflits furent nombreux entre les autorités religieuses et les savants, l'hindouisme digère chaque découverte. Souvent, à la lecture d'un ouvrage qui traite d'un domaine particulier comme la mythologie (tel un purâna), les auteurs y ont distillé des informations sur la théologie, la philosophie, l'astrologie... Lire un purâna, c'est avant tout lire une encyclopédie (le Bhâgavata-purâna étant le meilleur exemple). On trouve donc classiquement deux sortes de philosophies indiennes : les philosophies astika, qui suivent le Veda et les philosophies nastika qui, comme nous l'avons vu plus haut, sont le jainisme, le bouddhisme et le chârvâka, l'athéisme ancien, philosophies qui rejettent le Veda. Voir article détaillé : philosophie indienne

L'hindouisme dans le monde

L’Inde, Maurice et le Népal sont des nations majoritairement hindouistes. L’Asie du Sud-Est a été largement hindouisée depuis le et fit même partie de l’Empire Chola autour de l’an mil. Il en reste un grand nombre de preuve architecturale, comme la ville-temple d’Angkor Vat, ou autre, comme l’incontestable parenté entre les danses qu’on y pratique et le Bharata Natyam ou le Kathakali. L’île de Bali, partie intégrante de l’archipel indonésien est ainsi restée majoritairement hindouiste au milieu d’une nation islamisée plus tardivement. L’Indonésie a cependant gardé comme symbole national Garuda, le véhicule de Vishnou. On trouve actuellement des minorités hindouistes importantes dans les pays suivants : le Bangladesh (11 millions), le Myanmar (2,1 millions), le Sri Lanka (2,5 millions), les États-Unis (1,7 million), le Pakistan (1,3 million), l’Afrique du Sud (1,2 million), le Royaume-Uni (1,2 million), la Malaisie (1,1 million), le Canada (0,7 million), les Fidji (0,5 million), la Trinité-et-Tobago (0,5 million), le Guyana (0,4 million), les Pays-Bas (0,4 million) et le Suriname (0,2 million).

Les Indianistes français


- Emile-Louis Burnouf
- Eugène Burnouf
- Constant Kerneïz
- Alain Daniélou
- Louis Renou
- Louis Frédéric
- Jean Varenne
- Jean Herbert

Les penseurs Indiens


- Sri Aurobindo
- Bhaktivedanta
- Chaitanya
- J.Krishnamurti
- Patanjali
- Mâ Ananda Moyî
- Ramakrishna
- Râmana Maharshi
- Râmdâs
- Vivekânanda
- Sathya Sai Baba [(http://www.sairama.com/) (présentation de Sathya Sai Baba)]

Voir aussi

Sources


- Dictionnaire de la sagesse orientale, ed. Robert Laffont, 2002
- Alain Daniélou, Mythes et Dieux de L'Inde, le polythéisme hindou, ed. Flammarion, 1992
- Jean Herbert, La mythologie Hindoue, son message, ed. Albin Michel, 1980

Liens internes


- Controverses autour de l'Hindouisme
- Trimurti, Brahman, Vishnou, Shiva, Shakti, Kâlî, Parvati, Durga, Rama, Krishna, mûrti, les Veda, le Mahâbhârata, la Bhagavad-Gîtâ, les Upanishads, villes saintes de l'Inde,L'Inde et l'Occident, le dialogue christianisme-hindouisme.

Liens externes


- [http://supervielle.univers.free.fr/spiritualite/gourous.htm Présentation des maîtres spirituels hindous et de leurs textes]
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/religion/hindouisme.asp Citations de saints, théologues, poètes et philosophes, notamment hindous] ;
- [http://stehly.chez.tiscali.fr/hindouis.htm Site universitaire d'histoire des religions sur l'hindouisme] ;
- [http://www.bnf.fr/pages/liens/d1/religion-hindouisme-d1.html Les signets de la Bibliothèque nationale de France sur l'hindouisme]
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/veda.html La religion Védique]
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/salut-inde.html Les premières doctrines du salut indiennes] : Identité Brahman-Atmân, samsara, Darsana et Samkhya-Yoga Catégorie:Hindouisme Catégorie:Philosophie ja:ヒンドゥー教 ko:힌두교

Chrétien

Introduction

Le christianisme a émergé du judaïsme, à partir de la figure de Jésus et des premiers apôtres, au I siècle de notre ère. Le nom « christianisme » provient de l'assimilation de Jésus, connu à l'époque sous le nom de Jeshua, à la figure du Messie, en grec Khristos, soit le Christ. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens (Actes des apôtres chapitre 11 - verset 26). Le christianisme a gardé du judaïsme des éléments fondamentaux :
- la croyance en un Dieu unique (monothéisme) qui se montre sur Terre de façons diverses (présence transcendante et immanente) ;
- la croyance en un Messie ;
- la croyance en la résurrection des morts et le jugement dernier. Le Christianisme modifie ces fondements de la manière suivante :
- en Jésus, Dieu s'est montré en tant qu'être humain. Le Judaïsme ne s'attendait pas à cette manière d'immanence ;
- Jésus est le Messie attendu des Juifs ;
- la résurrection de Jésus a déjà eu lieu. Le Christianisme rajoute au judaïsme deux autres éléments clés :
- Depuis Jésus, Dieu veut créer une famille de Dieu qui est universelle et non limitée aux seuls Juifs ;
- C'est la foi en Jésus-Christ qui montre que quelqu'un fait partie de cette famille, et non le fait de suivre la loi mosaïque.

Les écritures

Outre les écritures issues du judaïsme regroupées par les Chrétiens dans l'Ancien Testament, la tradition des premiers siècles du christianisme y a adjoint le Nouveau Testament. On lit plus souvent aujourd'hui l'appellation « Premier » Testament au lieu d'Ancien, pour signifier que le Nouveau Testament ne vient pas remplacer l' « Ancien » mais le compléter. Le N.T. est composé de quatre évangiles, selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean, des actes des apôtres, des épîtres et de l'Apocalypse. On considère que leur rédaction s'étend sur la seconde moitié du 1 siècle de notre ère. Les évangiles sont regroupés quand ils sont étudiés : on appelle « évangiles synoptiques » les évangiles de Matthieu, Marc et Luc ; l'évangile de Jean reste à part, on l'appelle l'évangile « johannique » (de Jean). Une tradition veut que l'évangile de Marc soit le premier écrit. Autrement, les épîtres de Paul semblent être les plus anciennes (on daterait la première d'entre elles, l'épître aux Thessaloniciens, de l'année 50 environ) ; viendraient ensuite les évangiles et les actes des apôtres. L'Apocalypse semble être l'un des textes les plus récents. Les toutes premières générations de chrétiens ont donc sans doute vécu dans la tradition orale, avant que n'apparaissent ces textes. Le canon ainsi constitué écarte des textes dits apocryphes ou cachés.

Une foi issue du judaïsme

Le christianisme voit en Jésus le Messie annoncé dans les Écritures. Pour la plupart des confessions chrétiennes, Dieu lui-même s'incarne et devient le libérateur de son peuple Israël, et plus généralement de toute l'humanité, c'est-à-dire de chaque créature humaine. La ligne de partage entre les chrétiens et les juifs passe par la reconnaissance ou non du Messie en la personne de Jésus-Christ. Cette divergence de vue, qui relève d'abord de la foi, peut trouver à s'alimenter dans des interprétations différentes de divers passages de l'Ancien Testament ou Tanach. Il est important de remarquer que, pour les Évangiles, Jésus « n'est pas venu abolir, mais accomplir » les Écritures. Autrement dit, dans la perspective chrétienne, la première Alliance reste valable. Le christianisme a repris, de façon plus ou moins importante selon ses courants, plusieurs éléments présents dans le judaïsme de la période suivant la destruction du second Temple, tels que :
- l'adaptation de la forme du culte synagogal aux églises de paroisses, (le culte synagogal était déjà présent en Galilée) ;
- l'utilisation de l'ensemble des textes bibliques, au premier rang desquels les psaumes juifs, issus du livre des Louanges ; ces textes peuvent être lus sur des cycles variables, pouvant atteindre jusqu'à trois ans pour l'Église catholique ;
- un sacerdoce ;
- un calendrier religieux, partiellement mobile, dans lequel certains événements notables ou certains points de Foi donnent lieu à des célébrations annuelles ;
- l'utilisation de chants et d'hymnes dans la prière ;
- dans les célébrations et les réunions communautaires, l'utilisation de certains mots venant de l'hébreu biblique (par exemple : Amen, Hosanna, Alléluia).

Livres saints

Les chrétiens, initialement juifs, reprirent les écrits canoniques de cette religion, en utilisant probablement la traduction grecque dite des septante. Le canon de l'Ancien Testament, fermé en réaction aux hérésies des premiers siècles, s'est élaboré peu à peu et varie entre les différents courants (catholicisme, protestantisme, ...). Ils y adjoignirent très vite les livres dits du Nouveau Testament en relation avec la vie et la tradition de Jésus. Le christianisme se développa également à partir d'un milieu juif hellénisé et l'évolution de la doctrine montre une notable influence de Plotin, philosophe néo-platonicien, ainsi que de Philon, exégète et philosophe juif. En 2001, Daniel Boyarin, professeur d'Études talmudiques à l'université de Berkeley (Californie) et grand admirateur de Paul de Tarse écrit : « Judaïsmes et christianismes [du premier siècle] demeurèrent entremêlés bien au-delà de la première partie du second siècle et ce jusqu'à ce que le judaïsme rabbinique, dans sa tentative nativiste de se couper de sa propre histoire avec la théologie du logos chrétien, se mit à s'imaginer lui-même comme une communauté pure de tout hellénisme. » Articles connexes: Canon (Bible) pour un détail sur les différents canons chrétiens et leur formation.

Extensions : Les chrétiens


- Voir les branches du christianisme et celles du Christianisme Primitif.
- Le Christianisme primitif (avant le schisme de 1054).
- Le catholicisme romain, (après le schisme de 1054):
  - Église catholique romaine ;
  - Églises catholiques orientales.
- Le catholicisme non-romain :
  - Gallicanisme ;
  - Église vieille-catholique ;
  - Église Catholique libérale ;
  - Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.
- L'orthodoxie ou Églises orthodoxes :
  - Églises des sept conciles, (après le schisme de 1054) ;
  - Églises des trois conciles ;
  - Églises des deux conciles .
- Le protestantisme, né de la Réforme du :
  - Églises luthériennes ;
  - Communion anglicane ;
  - Églises évangéliques.
  - Églises réformées
- le mouvement apostolique, né au début du :
  - Église catholique-apostolique ;
  - Église néo-apostolique ;
  - Union des Communautés Apostoliques.

Voir aussi


- Généralité : religion, histoire du christianisme, branches du christianisme, christianisme et homosexualité ;
- prophéties sur le Messie, Jésus de Nazareth, les douze apôtres.
- Portail Chrétiens d'Orient.
- Hypothèse midrachique.

Liens externes

Portails chrétiens


- Portail généraliste: [http://www.jesus.fr Jesus.fr]
- Catholique:
  - [http://www.vatican.va Site du Vatican]
  - [http://www.catholique.org Portail catholique généraliste]
  - [http://cef.fr/ Site de la Conférence des évêques de France]
  - [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Eglise, Conciles, Magistère]
- Évangélique: [http://www.topchretien.com/ Top Chrétien]
- Protestant: [http://www.protestants.org Protestants.org]
- Orthodoxe : [http://www.orthodoxie.com Orthodoxie.com]
- Ésotérique: [http://www.rosicrucian.com/foreign/rosicrucien/rose00.htm Christianisme Rosicrucien]

Liens concernant les hypothèses historiques sur l'origine du christianisme


- [http://bcs.fltr.ucl.ac.be/FE/04/danvoye.html Hercule et le christianisme : Autour des imaginaires mythiques], où Stéphanie Danvoye étudie la réception chrétienne du mythe d'Hercule.
- Aspects historiques de [http://www.systerofnight.net/religion/html/enfance_du_christianisme.html l'enfance du christianisme].
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/christianisme.html Evolution historique et spirituelle du christianisme].
- [http://membres.lycos.fr/murciathierry/ Recherches historico-bibliques]
- [http://www.nouveaux-savoirs.com/ Editions des Nouveaux Savoirs]
- [http://www.princeton.edu/~religion/ways/ The ways that never parted] :
Colloque Oxford-Princeton « Juifs et Chrétiens dans l'Antiquité tardive et les débuts du Moyen Âge » - 9 au 11-jan-2002.

Liens concernant l'apologétique


- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/religion/christianisme.asp citations] de saints, théologiens, poètes et philosophes, notamment chrétiens.
- [http://www.ladoc.org/ Documentations] chrétiennes contenant des études bibliques, des réflexions, etc.
- [http://atheisme.free.fr/Citations/Christianisme.htm Citations d'auteurs ou de philosophes opposés au christianisme]
- [http://www.amdg.be/amdg12.html section « Bible » : Citations extra-bibliques et d'opposants au Christ, d'époque, démontrant l'existence historique du Christ Jésus]
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Église, Conciles, Magistère]

Bibliographie


- C.S. Lewis, Les fondements du Christianisme, ISBN 2850313114
- Ernest Renan, La vie de Jésus, Schoenhofs Foreign Books, 1974
- Étienne Nodet et Justin Taylor, Essai sur les origines du Christianisme, Éditions du Cerf, Paris, 2002
- Jean-Pierre Lémonon, sous la direction de Philippe Abadie, Le Judaïsme à l'aube de l'ère chrétienne, XVIII Congrès de l'ACFEB, Paris, Éditions du Cerf, « Lectio Divina, 186 », 2001, 412 p.
- François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien (30-135), Paris, Éditions du Cerf, « Initiations », 2001, 588 p.
- sous la direction de S.-C. Mimouni, Actes du Colloque de Jérusalem, 6-10 juillet 1998 - Le Judéo-christianisme dans tous ses états, Paris, Éditions du Cerf, 2001, 462 p.
- Christianisme, article de Diderot sur Wikisource

Dialogue christianisme-hindouisme

Textes officiels catholiques sur le dialogue interreligieux
- Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Dialogue et annonce
- Secrétariat pour les non-chrétiens, Dialogue et mission Théologie chrétienne du dialogue entre les religions
- BOUBLIK V., Teologia delle religioni, Studium, Rome, 1973.
- DUPUIS Jacques, Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux, Ed. du Cerf, Paris, 1999. [Jacques Dupuis, jésuite belge, a vécu en Inde de 1948 à 1984. Il a ensuite été professeur de théologie à l'Université Grégorienne de Rome]
- DUPUIS Jacques, Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994 (2ème édition)
- RIES Julien, Les Chrétiens parmi les religions, Desclée, Paris, 1987. [Histoire des attitudes chrétiennes vis-à-vis des autres religions.] Jésus-Christ tel qu’il a été reconnu par des Hindous
- ANIMANANDA (B.), The Blade, Roy and Son, Calcutta, 1947. [Sur bhawami Charan Banerji (1861-1907). Membre du Brahmo Samaj puis de l’Eglise de la « Nouvelle Dispensation », il rejoint l’Eglise chrétienne anglicane et se fait « sannyasi catholique » sous le nom de Brahmabandhab Upahdhyaya.]
- AKHILANANDA, The Hindu View of Christ, Philosophical Library, New-York, 1949.[Swami Akhilananda (1894-1962) diffusa aux États-Unis le message de Sri Ramakrishna.]
- DUPUIS (J.), Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994 (2ème édition)[L’auteur décrit notamment « les différentes façons dont le néo-hindouisme tend à interpréter Jésus-Christ […] : le Jésus des Béatitudes [Gandhi]; le Christ de la bhakti [K.C. Sen] ; le Christ de la philosophie néo-vedantine [S. Radhakrishnan] ; le Christ-avatara [Swami Akhilananda]; le christ yogi [M.C. Parekh] ; le Christ de la mystique d’advaita [Brahmabandhab Upadhyaya]. » Le livre de référence en français.]
- GANDHI (M.K.), The Message of Jesus Christ, Bharatiya Vidya Bhavan, Bombay, 1963. [Le Mahatma (1869-1948), libérateur de l’Inde, a été profondément influencé par le discours de Jésus dans l’Évangile de Saint Mathieu (ch.5, v.1-12).]
- MAUPILIER (M.), Les mystiques hindous-chrétiens (1830-1967), OEIL, Paris, 1985.
- PAREKH (M.C.), Brahmarsi Keshub Chunder Sen, Rajkot, 1953.
- PAREKH (M.C.), A Hindu’s Portrait of Jesus, Rajkot, 1953. [M.C. Parekh vécut de 1885 à 1967.]
- RADHAKRISHNAN (S.), Eastern Religions and Western Thoughts, Allen and Unwin, London, 1939. [S. Radhakrishnan (1888-1975), philosophe, devint président de la République Indienne (1962-1967).]
- SAMARTHA (S.J.), The Hindu Response to the Unbound Christ, Christian Literature Society, Madras, 1974. [Livre de référence sur la question, sur lequel s’appuie fortement Jacques Dupuis.]
- SCOTT (D.C.), Keshub Chunder Sen, Christian Literature Society, Madras, 1979.
- SHILPP (P.A.) (ed.), The Philosophy of Sarvepalli Radhakrishnan, Tudor, New-york, 1952.
- SEN (K.C.), Lectures in India, 2 vols., Cassel, London, 1901-1904. [Keshub Chunder Sen (1838-1884), membre éminent du Brahmo Samaj, fonda l’Eglise de la « Nouvelle Dispensation ».]
- STAFFNER (H.), The Significance of Jesus Christ in Asia, Gujarat Sahitya Prakash, Anand, 1985.
- THOMAS (W.M.), The Aknowledged Christ of the Indian Renaissance, SCM Press, londres, 1969. [Livre de référence sur la question, sur lequel s’appuie fortement Jacques Dupuis.] Jésus-Christ : vers une théologie chrétienne indienne
- DUPUIS (J.), « The Use of Non-Christian Scriptures in Christian Worship in India », dans « Culte et rituel dans le christianisme et les autres religions », Studia Missionalia, vol. 23 (1974), p. 127-143.
- DUPUIS (J.), Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux, Ed. du Cerf, Paris, 1999, p.225-230 ; 578-579 (sur la christologie de Raimundo panikkar), p.406-422 ; 439-440 ; 456-460 [sur une christologie indienne].
- FEDOU (M.), Regards asiatiques sur le Christ, Desclée, Paris, 1998.
- PARRINDER (G.), Avatar and Incarnation, Faber and Faber, Londres, 1971.
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- PANIKKAR (R.), Le Christ et l’hindouisme, une présence cachée, Ed. du Centurion, Paris, 1972 (trad. de The Unknown Christ of Hinduism, Longman, Darton, and Todd, Londres, 1964.) [L’auteur est né d'une mère catalane et catholique et d'un père indien et hindou.]
- PANIKKAR (R.), Le dialogue intrareligieux, Aubier, Paris, 1985.
- SMET (R.), Essai sur la pensée de Raimundo Panikkar. Une contribution indienne à la théologie des religions, Centre d’histoire des religions, Louvain-la-Neuve, 1981. Dieu Trinité et la Mystique hindoue
- ACHARUPARAMBIL (D.), « Misterio trinitario e induismo » dans : AMATO (A.) [éd.], Trinità in contesto, LAS, Rome, 1994, p. 199-211.
- BARZEL (B.), Mystique de l’ineffable dans l’hindouisme et le christianisme : Çankara et Eckhart, Ed. du Cerf, Paris, 1996.
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- CLOONEY (F.X.), Theology after Vedanta. An Experiment in Comparative Theology, State university of New York Press, Albany, 1993
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- CUTTAT (J.-A.), Expérience chrétienne et spiritualité orientale, Desclée de Brouwer, Bruges, 1965.
- DUPUIS (J.), Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux, Ed. du Cerf, Paris, 1999, p.406-422 [Thèmes : Expérience de l’« advaita » et conscience de Jésus ; « Saccidananda » et la Trinité ; Complémentarité ou convergence ?]
- PANIKKAR (R.), La Trinité : Une expérience humaine primordiale, « Parole présente », Cerf, 2003 Ermites du Saccidânanda : En 1950, Jules Monchanin, prêtre de Lyon, et Henri Le Saux, moine bénédiction breton, fondent un ashram au lieu dit Shantivanam (le bois de la paix), sur les rives du fleuve Kavéry. Ils vivent à la manière des renonçants hindous et adoptent des noms sanscrits. L’ashram est dédié au Saccidânanda, c'est-à-dire, selon les Upanishad, au Brahma, Être, Pensée, Béatitude. Les deux ermites préparent ainsi la venue d’une spiritualité authentiquement indienne de la sainte Trinité. En 1968, leur succède un moine bénédictin anglais, Bede Griffiths.
- DUPUIS (J.), Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994 (2ème édition) [Des pages riches sur l’expérience d’Abhishiktananda qu’il a bien connu (p. 89-115).]
- GOZIER (A.), Le père Le Saux à la rencontre de l’hindouisme, Ed du Centurion, Paris, 1982.
- GRIFFITHS (B.), Expérience chrétienne et mystique hindoue, Albin Michel, Paris, 1995
- JACQUIN (Fr.), Jules Monchanin, prêtre, Ed. du Cerf, Paris, 1996.
- KALLIATH (A.), The Word in the cave. The Experimental Journey oh Swami Abhishiktananda to the Point of Hindu-Christian Encounter, Intercultural publications, New Delhi, 1996.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], Sagesse hindoue, mystique chrétienne, Editions du Centurion, Paris, 1966.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], La rencontre de l’hindouisme et du christianisme, Ed. du Seuil, Paris, 1966.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], La montée au fond du coeur. Le journal intime du moine chrétien-sannyasi hindou, OEIL, Paris, 1986.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], Intériorité et révélation : essais théologiques, Ed. Présence, Sisteron, 1982.
- MONCHANIN (J.) [PARAMA ARUBI ANANDAM], Mystique de l’Inde, mystère chrétien, Fayard, Paris, 1974, ou « Hermès », Fata Morgana, 1999)
- MONCHANIN (J.) [PARAMA ARUBI ANANDAM], Théologie et spiritualité missionnaire, Beauchesne, Paris, 1985.
- MONCHANIN (J.) [PARAMA ARUBI ANANDAM], Lettres au Père Le Saux, présenté par Fr. JACQUIN, Ed. du Cerf, 1995.
- TEASDALE (W.R.), Toward a Christian Vedanta: The Encounter of Hinduism and Christianity according to Bede Griffiths, ATC, Bengalore, 1987. Catégorie:Christianisme ja:キリスト教 ko:기독교 ms:Kristian simple:Christianity th:คริสต์ศาสนา zh-min-nan:Ki-tok-kàu

Bharatiya Janata Party

Catégorie:Parti politique indien Catégorie:Histoire de l'Inde Le Bharatiya Janata Party (BJP; Parti du Peuple Indien) est l'un des partis politiques les plus importants de l'Inde. Il est le successeur du Bharatiya Jan Sangh (BJS), parti créé en 1951 et qui se fondit dans une alliance de partis d'opposition, le Janata Party, en 1977.
Le BJP prit son indépendance en 1980 après de fortes dissenssions au sein du Janata Party.
Présidents du BJP :
- Lal Krishna Advani - 2004-2005
- Venkaiah Naidu - 2002-2004
- Jana Krishnamurthy - 2001-2002
- Bangaru Laxman - 2000-2001
- Kushabhau Thakre - 1998-2000
- Lal Krishna Advani - 1993-1998
- Murli Manohar Joshi - 1991-1993
- Lal Krishna Advani - 1986-1991
- Atal Bihari Vajpayee - 1980-1986
Le BJP est le parti leader de la National Democratic Alliance (NDA), alliance de partis qui permit au BJP d'obtenir une majorité pour la première fois à la Lok Sabha en 1996. Atal Bihari Vajpayee, leader historique du parti fut alors nommé Premier Ministre. En 2004 la NDA et le BJP subirent une cuisante défaite lors des élections générales qui virent le retour du Parti du Congrès au pouvoir. Proche du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), organisation extrémiste nationaliste hindoue, le BJP fut plusieurs fois accusé d'entretenir la haine intercommunautaire entre hindous et musulmans. Le BJP fut toutefois à l'origine de l'élection du musulman Abdul Kalam à la présidence de la République en 2002.

Voir aussi

Liens internes


- Hindutva
- Conflits inter-communautaires en Inde
- Ayodhya, le temple de Râma et la mosquée de Bâbur
- la théorie de l'invasion aryenne et l'origine de l'hindouisme
- Violences au Gujarat en 2002
- Le Taj Mahal et son origine non-islamique

Liens externes


- [http://www.bjp.org/ Site officiel du BJP]
- http://www.bharatvani.org/
- [http://eglasie.mepasie.org/2001/juin/inde/6_2001/dossier1_1/ les chrétiens et l'Hindutva] ja:インド人民党 ko:인디아인민당

Maharashtra

Le Maharashtra est un état dans l'ouest de l'Inde. La base pour la création (démarcation) de l'état dans sa forme présente le 1 mai 1960 fut la majorité linguistique (marâthî). Sa population était de 96 752 247 en 2001 (2 état le plus populeux en Inde). Seulement onze pays ont une population plus nombreuse. Sa capitale est Mumbai, le moteur économique en Inde. C'est l'état qui reçoit le plus d'investissement étranger direct et il génère 32 % des exportations.

Histoire


- -230 à 225 : gouverné par les Satvahanas
- 250 à 525 : Les Vakatakas placent Vidharba sous leur contrôle.
- 550 à 760 : gouverné par les Chalukyas
- 640 : le pélerin chinois Xuanzang (Hiun Tsang) visite le Maharashtra et le déclare Mo-ho-lo-cha
- 973 : le pouvoir de Rashtrakuta se termine
- 973 à 1180 : gouverné par les Chalukyas à nouveau
- 1189 à 1310 : Les Yadavas de Deogiri ont le contrôle
- 1296 : Alla-ud-din Khilji, le premier sultan musulman du nord pénétre le Deccan, défait les Yadavas et emporte un large butin.
- 1658 - 1700 : montée en puissance des Shivaji et leurs partisans -- période de rebellion contre l'Empire moghol (voir Empire marathe).
- 3 juin 1818 : Bajirao II est soumis par les Britanniques
- 15 août 1947 : les Britanniques accordent l'indépendance aux Indes
- 1956 : l'état de Bombay est formé dont le Maharashtra est une partie.
- 1 mai 1960 : la situation actuelle.

Géographie

Politique

Le chef de l'exécutif (Chief Minister) est Sushil Kumar Sambhaji Shinde, et le gouverneur est Mohd. Fazal. L'Assemblée législative comprend ... parlementaires.

Économie



Démographie

Culture



Tourisme

Divers

Lien externe


- [http://www.maharashtra.gov.in/ Site officiel de l'état] Catégorie:États et territoires de l'Inde Catégorie:Inde marathe ja:マハラシュトラ州 simple:Maharashtra

Gandhi

Mohandas Karamchand Gandhi, (Porbandar, Goujerat, 2 octobre 1869 - Delhi, 30 janvier 1948), appelé le « Mahatma » — du sanskrit mahā, grand et ātman, âme — par Tagore, est l'un des pères fondateurs de l'Inde moderne et un défenseur de la non-violence comme moyen révolutionnaire. Gandhi a lutté pour libérer l'Inde du joug britannique, inspirant d'autres peuples colonisés à œuvrer pour leur propre indépendance, ce qui entraînera finalement le démantèlement de l'empire britannique et son remplacement par le Commonwealth. Le principe guidant Gandhi, le satyagraha (la voie de la vérité), a inspiré des générations de militants démocrates et antiracistes parmi lesquels Martin Luther King et Nelson Mandela.

Les années de formation

Nelson Mandela]] Gandhi naît le 2 octobre 1869, au Goujerat en Inde d'une famille de riches commerçants de la caste des Bania, Gandhi veut d'ailleurs dire épicier. Son père, Karamchand Gandhi, est le premier ministre de la principauté de Porbandar. Il suit des études de droit à Allâhâbâd, puis à Londres, où il obtient en 3 ans son diplôme d'avocat, ce qui lui permettra d'occuper plus tard le poste de son père. Il commence sa carrière à Bombay avant de se rendre en Afrique du Sud défendre les droits de ses compatriotes contre la discrimination des lois coloniales anglaises. Gandhi tire son inspiration des écrits de Léon Tolstoï, qui, dans les années 1880 avait vécu une conversion profonde en une forme personnelle d'anarchisme chrétien. Gandhi traduit « La Lettre à un Hindou » de Tolstoï, écrite en 1908 en réponse à la violence des nationalistes indiens, et les deux correspondent jusqu'à la mort de Tolstoï en 1910. 1910

L'engagement en Inde

Dans un premier temps Gandhi pense que l'émancipation de l'Inde se fera à l'intérieur de l'Empire Britannique. Ainsi pendant la Première Guerre mondiale, Gandhi revenu en Inde fait campagne pour que les Indiens rejoignent l'armée indienne britannique. Après la guerre, il se retrouve impliqué dans le Parti du Congrès et le mouvement pour l'indépendance. L'analyse politique de Gandhi reposait sur la certitude que le colonisateur n'était puissant que dans la mesure où le peuple indien était désuni et acceptait des solutions économiques favorables aux anglais. Il lancera donc des campagnes pour réhabiliter l'artisanat indien et se passer des solutions industrielles importées. Il filera lui-même le coton pour encourager cette évolution. Il développe parralèllement une critique philosophique et politique de l'usage de la violence et met au point des comportements collectifs ou personnels qui respectent ses adversaires et les obligent à le respecter. Il baptise cette recherche le satyagraha, la voie de la vérité, et l'ahimsâ que l'on traduira par Non-violence. Il militera aussi contre le système des castes en brisant des tabous comme le nettoyage des latrines qui devait être fait par des "Intouchables". Sa méthode étant toujours l'exemple, Brahmane, de la caste supérieure, il nettoyera aussi à son tour les latrines dans son ashram. Il gagne une renommée mondiale par sa politique de désobéissance civile et l'utilisation du jeûne comme forme de protestation. Il est emprisonné à plusieurs reprises par les autorités britanniques (par exemple, le 18 mars 1922 il est condamné à six ans de prison pour cause de désobéissance civile mais effectue seulement 2 ans de cette peine). Une de ses actions les plus saisissantes est la marche du sel qui dure du 12 mars au 5 avril 1930, quand il conduit des milliers de personnes vers la mer pour récolter leur propre sel plutôt que de payer l'impôt aux britaniques. Le 8 mai 1933, Gandhi commence un jeûne de 21 jours pour protester contre l'oppression britannique en Inde.

La résolution Quit India

Quit India Gandhi exprime clairement sa demande d'indépendance pendant la Seconde Guerre mondiale, rédigeant la résolution Quit India réclamant le départ des Anglais, résolution qui engendre le plus grand mouvement pour l'indépendance que l'Inde ait jamais connu, entraînant des arrestations de masse et de la violence sur une échelle sans précédent. Gandhi était un personnage hors du commun concernant les relations entre les communautés hindoue et musulmane de l'Inde. On affirme qu'il arrête des émeutes inter communautaires par sa seule présence. Gandhi s'est toujours opposé à tout plan entraînant la partition de l'Inde en deux nations, ce qui se fera malgré tout, une à majorité hindoue, l'autre à majorité musulmane (le Pakistan). Le jour du transfert du pouvoir, Gandhi ne célèbre pas l'indépendance avec le reste de l'Inde, mais va ensuite à Calcutta soutenir par un jeûne les efforts pour stopper les émeutes entre hindous et musulmans. Il est assassiné à New Delhi le 30 janvier 1948 par Nathuram Godse, un hindou extrémiste, ex-membre de la Sangh Parivar, qui l'accuse d'être responsable de la partition. Sangh Parivar

Citations


- First they ignore you, then they laugh at you, then they fight you, then you win. En français : D'abord ils vous ignorent, puis ils vous ridiculisent avant de vous combattre et, enfin, vous remportez la victoire.
- Donner à des millions une connaissance de l'anglais, c'est les rendre esclaves. (Hind Swarâj, ch. 18)
- Je suis pour un même calendrier pour le monde entier, comme je suis pour une même monnaie pour tous les peuples et pour une langue auxiliaire mondiale comme l'espéranto pour tous les peuples.
- J'aime Christ, mais je méprise les chrétiens qui ne vivent pas conformément à Christ.
- La civilisation, au vrai sens du terme, ne consiste pas à multiplier les besoins, mais à les limiter volontairement. C'est le seul moyen pour connaître le vrai