:: wikimiki.org ::
| Liste Des Confédérations Du Travail |
Liste des Confédérations du travail - Christelijk Nationaal Vakverbond
- Christlicher Gewerkschaftsbund
- Confederación Nacional del Trabajo
- Confederazione Generale dei Sindacati Autonomi dei Lavororatori
- Confederazione Italiana Lavoratori Liberi
- Confederazione Italiana Sindacati Autonomi Lavoratori
- Confederação Geral dos Sindicatos Independentes
- Confédération française des travailleurs chrétiens
- Confédération française démocratique du travail
- Confédération générale du travail
- Confédération générale du travail-Force ouvrière
- Deutscher Gewerkschaftsbund
- Federación de Asociaciones Sindicales
- Luxemburgischer Christlicher Gewerkschaftsbund
- Österreichischer Gewerkschaftsbund
- Trade Unions Congress
- Unione Generale del Lavoro
Confédération française des travailleurs chrétiens
La Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) est un syndicat français se référant à la morale sociale chrétienne.
Le syndicalisme chrétien est né le 13 septembre 1887, avec la création du Syndicat des employés du commerce et de l’industrie. Les dirigeants de ce groupement furent à l'initiative de la fondation de la CFTC les 1 - 2 novembre 1919, regroupant 321 syndicats et se réclamant de l’encyclique Rerum Novarum. Son objectif est de contrer la toute-puissance de la CGT dans le milieu ouvrier. Jules Zirnheld en fut le premier président, poste qu'il occupa jusqu'en 1940.
En 1940, la CFTC est dissoute par le régime de Vichy. En raison de l'action des ses membres durant l'occupation (elle fut membre active du Conseil National de la Résistance), elle fut maintenue comme organisation syndicale représentative malgré l'hostilité de la CGT qui alla jusqu'au Conseil d'État en vue de la faire interdire.
En 1964, une majorité de la CFTC menée par le groupe « Reconstruction » décide la déconfessionalisation et le choix de la lutte des classes pour donner naissance à la CFDT, tandis qu'une minorité décide de maintenir la CFTC.
La CFTC revendique 135 000 adhérents en 2004. Son président est Jacques Voisin.
Le prochain congrès de la CFTC aura lieu en novembre 2005 à Bordeaux.
Liens internes
syndicalisme chrétien | CFDT | CGT | laïcité | Chronologie du syndicalisme en France
catégorie:Syndicat
catégorie:catholicisme
Confédération générale du travail
La Confédération générale du travail (ou CGT) est une confédération syndicale française créée le 23 septembre 1895 à Limoges. Elle fait partie des cinq confédérations de syndicats de salariés français considérées comme représentatives par l'État et est celle qui a obtenu le plus de suffrages (32 %) aux dernières élections professionnelles.
Historique
Des origines à 1916
1864 : Le 25 mai, suppression du délit de coalition et de grève (loi L. Olivier). Cette loi met un terme à la Loi Le Chapelier. Le monde du travail sort de 70 années de ténèbres, mais si les syndicats ne sont plus interdits, ils ne sont que tolérés. Création de l'AIT à Londres.
1871 : La Commune de Paris : première révolution prolétarienne. Outrés par l'armistice avec la Prusse, les Parisiens se révoltent contre le pouvoir et élisent une assemblée qui prend le nom de Commune. La répression du gouvernement fait près de trente mille morts. Œuvre sociale de la Commune de Paris : abolition du travail de nuit dans les boulangeries, gestion démocratique des entreprises fermées par le patronat ou travaillant pour la Commune. Apparition du premier mouvement féminin de masse.
1871 - 1883 : Malgré l'hécatombe militante de 1871, la décennie voit éclater de nombreuses grèves. Un rapport de police dénombre 182 syndicats rassemblant 31 700 adhérents en 1876. Quatre ans plus tard, les chiffres sont respectivement de 478 et 64 000.
1884 : Le 21 mars, vote de la loi légalisant les syndicats professionnels ouvriers et patronaux à l'initiative de Waldeck-Rousseau.
1886 : Création de la Fédération nationale des syndicats (FNS), d'inspiration guesdiste. Jules Guesde, l'un des socialistes les plus connus et les plus actifs, contribue à la diffusion des idées de Karl Marx en France.
1887 : Création de la Bourse du Travail de Paris.
1892 : Création de la Fédération des Bourses du travail, marquée par le syndicalisme révolutionnaire de Fernand Pelloutier.
1895 : Congrès constitutif de la confédération générale du travail CGT à Limoges du 23 au 28 septembre. Les principaux piliers en sont la fédération du livre et celle des cheminots, mais de nombreux métiers restent hors de la CGT. Jusqu'en 1902, l'échelon confédéral reste mal organisé et ses secrétaires généraux pas à la hauteur.
1900 : Création du journal « la voix du peuple », organe de la CGT.
1901 : Décès de Fernand Pelloutier.
1902 : L'année marque l'ouverture d'une nouvelle période dans la vie de la CGT. Au congrès de Montpellier elle parachève son unité. La Fédération des bourses s'efface en tant que centrale et ses organisations s'intègrent dans la CGT. Cette unité réalisée constitue un pôle d'attraction pour beaucoup d'organisations restées jusque-là dans l'expectative. Le syndicat se structure avec l'action d'hommes comme Victor Griffuelhes et Émile Pouget. La CGT compte alors 100 000 adhérents.
1904 : Le Congrès de Bourges adopte la revendication de la journée de 8 heures.
1906 : Charte d'Amiens : cette charte adoptée en congrès, donne au syndicalisme confédéral quelques uns de ses traits spécifiques : la lutte des classes, la lutte quotidienne pour des améliorations immédiates mais aussi la lutte pour la disparition du salariat et du patronat, ainsi que son indépendance vis-à-vis des organisations politiques.
Cette Charte est reprise aujourd'hui comme référence par la plupart des syndicats. Lors du congrès, les guesdistes sont mis en minorité par les révolutionnaires et les réformistes. Le congrès rompt également avec la Fédération Syndicale Internationale.
La première journée d'action pour la journée de 8 heures le se prolonge par des grèves tout au long du mois; la revendication n'est pas satisfaisaite, mais cette première action concertée au niveau national à un grand écho.
1907 : Adhésion de la Fédération Nationale des Syndicats d'Instituteurs.
1908 : La fédération des mineurs rallie la CGT.
1909 : Victor Griffuelhes démissionne. Durant son court intérim, Louis Niel renoue les liens avec la Fédération Syndicale Internationale, mais il doit démissionner sous la pression des révolutionnaires. Cette orientation ne sera pas remise en cause par son successeur, Léon Jouhaux, proche des dits révolutionnaires, mais qui saura tracer progressivement sa propre voie.
Le 5 octobre, paraît le premier numéro de la Vie ouvrière, qui se définit comme « syndicaliste Révolutionnaire, antiparlementaire ». La revue est dirigée par Pierre Monatte. C'est l'ancêtre de la Nouvelle Vie Ouvrière (NVO) qui est toujours la revue de la CGT.
1910 : Bien que demandée au congrès de 1895, la CGT s'oppose à la loi sur les retraites ouvrières et paysannes à son congrès de 1910 par 1049 voix contre 251. Les révolutionnaires veulent abattre l'Etat, non qu'il soit social. L'âge de la retraite étant fixé à 65 ans quand l'espérance de vie est de 50 ans, la CGT parle de la "retraite des morts". On critique également sa gestion par capitalisation.
1912 : La CGT est la seule confédération syndicale existante en France, elle compte 700 000 adhérents sur un total de 7 millions de salariés. Le 24 novembre, elle tient un congrès extraordinaire sur le thème de l'action préventive contre la guerre.
1913 : Constitution du Secrétariat syndical international auquel participe la CGT.
Le 25 février, la CGT publie un manifeste anti-militariste.
1914 : La CGT compte environ 300 000 adhérents. La CGT organise des manifestations syndicales contre la guerre le 27 juillet. Le 31 juillet, Jean Jaurès est assassiné. Le 1er août c'est la mobilisation générale et le début de la guerre 14/18. Le 3 août, c'est la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France. Le 4 août, la CGT rallie l'Union sacrée. Lors du CCN de la CGT, tenu du 26 novembre au 5 décembre, seule une minorité se prononce contre la guerre.
1915 : Démission de Pierre Monatte le 3 janvier en protestation contre le ralliement de la CGT à l'Union Sacrée. La guerre fait chuter les effectifs à 50 000 adhérents.
1917 : Dans l'année, on compte 696 grèves et 293 810 grévistes en France. Parallèlement, les effectifs remontent à 300 000. Les 6 et 7 novembre c'est la rupture de l'Union sacrée. Au même moment a lieu la Révolution d'octobre en Russie.
1918 : Dans l'année on recense 499 grèves et 176 187 grévistes en France et la CGT passe à 600 000 adhérents.
1919 : 25 mars : loi sur les conventions collectives. 28 mars : loi supprimant le travail de nuit dans les boulangeries. 23 avril : lois sur la journée de 8 heures. Le 1 mai grève générale de 24 heures marquée par 500 000 manifestants à Paris (1 mort). La CGT passe à un effectif de 1 million et demi d'adhérents. Dans l'année, on compte 2 206 grèves et 1 160 000 grévistes en France. Création de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) avec la bienveillance du patronat. 30 avril : Pierre Monatte crée les Comités syndicalistes révolutionnaires.
De la première scission à 1940
1920 : Le 8 janvier, inauguration du Conseil Économique et Social (initiative de la CGT). Du 25 au 29 février, le Parti Socialiste tient congrès à Strasbourg et se retire de la 2 internationale. 12 mars, vote de la loi relative au droit syndical. Le : la CGT décide la grève générale. En 15 jours on compte 1,5 millions de grévistes. Le 22 mai, reprise du travail. La grève des cheminots pour la nationalisation des chemins de fer sera un échec. Suite à ce mouvement, la 11 chambre du tribunal correctionnel ordonnera même le 13 janvier 1921 la dissolution de la CGT, sanction qui ne sera jamais appliquée. Contrecoup des échecs (et de certains acquis sociaux ?), les effectifs repassent à 700 000. En mai, la CGT reçoît l'adhésion de la Fédération des Employés de l'Etat.
1921 : Au Congrès de Tours de la SFIO (1920) , scission entre les réformistes et les révolutionnaires. Le congrès de Lille en juillet évite la scission dans le syndicat, où majoritaires et minoritaires sont au coude à coude, mais la division est consommée en décembre. Suite à l'exclusion de la fédération des cheminots, les révolutionnaires quittent la CGT, et créent la CGTU (Confédération Générale du Travail Unitaire), proche du PCF.
Naissance du journal « Le Peuple », organe officiel de la CGT.
1922 : Lors de son premier congrès, du 25 juin au à Saint-Etienne, la CGTU décide de rallier l'Internationale Syndicale rouge. Elle combat le taylorisme, alors en plein essor. La CGT compte alors environ 250 000 membres, nettement moins que l'autre CGT.
1924 : les très minoritaires syndicalistes-révolutionnaires, qui dirigeaient notamment l'UD du Rhône, quittent la CGTU et fondent la CGT-SR.
1925 : La CGTU revendique deux semaines de congés payés à son congrès de 1925. Pierre Monatte fonde La Révolution prolétarienne, où il appelle à la réunification de la CGT.
1927 : Départ de la Fédération des Employés de l'Etat, qui avait adhéré en mai 1920.
1930 : Vote définitif de la loi sur les assurances sociales le 30 avril, qui entrent en application le 30 juin, après dix années de débats, durant lesquels la CGTU les a dénoncées, alors que la CGT les a soutenues. Une double cotisation, patronale et salariale, abondée par l'Etat, obligatoire pour les salariés gagnant plus de 15 000 francs par an est les finances. Au-delà de la maladie, les assurances sociales couvrent aussi les champs de la vieillesse, de l'invalidité prématurée et du chômage involontaire.
Le 30 novembre, mise en place de la "commission des 22" en vue de la réunification de la CGT: l'échec est patent fin 1932.
1931 :
- Benoît Frachon devient secrétaire général de la CGTU.
- Progression du chômage qui atteint déjà 450 000 personnes en 1931 et s'élévera à 860 000 en 1936.
1932 : Après une progression à la fin des années 20 à 300 000 adhérents, la CGTU retombe à 258 000 en 1932. La CGT connaît une évolution parallèle; elle compte 490 000 adhérents en 1921 comme en 1933, après avoir eu également une progression éphémère à la fin des années 20. Dans la période peu revendicative entre 1924 et 1934, environ 50% des conflits se terminent de manière infructueuse.
1933 : L'accession au pouvoir d'Adolf Hitler en Allemagne révèle la faillite de la stratégie de lutte contre la social-démocratie du Komintern. Le planisme, théorisé en 1927 par le belge Henri de Man dans Au-delà du marxisme et un des vecteurs de rapprochement des deux composantes. Mais c'est en 1934 que les effets concrets se manifesteront.
1934 - 1935 : En riposte à l'émeute du 6 février,un appel à la grève générale « contre le fascisme » à l'appel de la CGT et de la CGTU pour le 12 février donne lieu à une convergence des deux cortèges place de la Nation. Le 30 mai, Maurice Thorez donne son aval à un rapprochement des deux CGT. Le 9 octobre débutent des discussions en vue de la réunification, qui aboutiront le 14 juillet 1935 à un programme de Front Populaire. Deux congrès séparés simultanés du 24 au 27 octobre donnent leur aval à la réunification.
1936 :
- Réunification de la CGT et de la CGTU lors du congrès de Toulouse (2-5 mars); les confédérés dominent largement la nouvelle CGT; l'adhésion à la FSI est votée par 5500 mandats contre 2500; les ex-unitaires ne contrôlent que sept unions départementales.
- Le 26 mai une vague de grèves marquée par des occupations d'usines démarre au Havre et s'étend comme une trainée de poudre partout en France, contrairement aux mouvements infructueux de 1906 et 1919-1920. Le 4 juin, sont signés les Accords de Matignon, entre la CGT et le Patronat. Les 11 et 12 juin sont votées les lois sociales sur l'extension des Conventions collectives, l'institution de délégués d'atelier, le relèvement des salaires, 15 jours de congés payés et la semaine des 40 heures.
1937 : La CGT a quadruplé son audience et compte 4 millions d'adhérents. Le rapport de forces internes s'est modifié en faveur des ex-unitaires; la fédération de la métallurgie d'Ambroise Croizat est ainsi passée à 750 000 adhérents. Développement des œuvres sociales gérées par la CGT.
1938 :
- Les Accords de Munich suscitent la polémique entre les différentes tendances de la CGT. Ils sont défendus par la tendance Syndicats (20% de la CGT) dirigée par René Belin, quand les ex-unitaires les dénoncent. Le centre de Léon Jouhaux, Louis Saillant et Robert Bothereau s'allie avec les ex-unitaires (proches du PCF).
- Echec de la grève contre les décrets-lois de Paul Reynaud du 12 novembre qui instaurent la semaine de six jours. Mal préparée après le congrès de Nantes la grève de la fin du mois est un échec. 15 000 militants sont licenciés et la VGT perd un quart de ses effectifs, qui restent néanmoins élevés à 2 millions et demi d'adhérents.
1939 : Le 23 août, le pacte germano-soviétique entre Ribbentrop et Molotov sème la consternation dans la CGT et exacerbe les tensions contre les communistes. Début de la Seconde Guerre mondiale le 3 septembre. Le 18 septembre, le Bureau confédéral de la CGT vote une déclaration excluant les militants qui refusent de condamner le pacte germano-soviétique. Cette décision est approuvée par la Commission administrative de la CGT le 25 septembre, ce qui a pour effet d'exclure les communistes de la CGT. Plus de 600 syndicats sont dissouts et de nombreux militants et dirigeants exclus sont arrêtés. Ceux qui ne sont pas arrêtés, ni mobilisés, entreront dans la clandestinité.
1940 :
- La CGT ne compte plus que 500 000 adhérents quand le gouvernement fait voter, peu avant sa chute, les 60 heures de travail par semaine.
- Le 16 août, le gouvernement de Vichy de Pétain dissout les centrales syndicales ouvrières et patronales, dont la CGT; les fédérations peuvent cependant théoriquement continuer leur action. Le 9 octobre, René Belin, devenu ministre collaborateur institue la Charte du travail. Le 15 octobre, douze dirigeants syndicalistes, dont trois de la CFTC rendent public un texte opposé connu comme le Manifeste des Douze.
De 1941 à 1948
1941 : Promulgation de la Charte du travail interdisant les grèves et le lock-out le 4 octobre. Dès l'hiver 40/41, parution des premiers journaux clandestins. Développement des « comités populaires » qui organisent les premières luttes revendicatives. Du 26 mai au 9 juin a lieu la grève des mineurs du Nord et du Pas-de-Calais. Intervention des Allemands: 327 arrestations. En octobre : exécution par les Allemands de 88 otages composés majoritairement de militants CGT exclus, dont les 27 de Chateaubriant.
1942 : Rencontre entre Léon Jouhaux et Benoît Franchon à Cahors. Jouhaux est arrêté peu après et déporté en Allemagne.
1943 : Les accords du Perreux, signés le 17 avril par Robert Bothereau et Louis Saillant pour les « ex-confédérés » ; Henri Raynaud et André Tollet pour les « ex-unitaires », reconstituent la CGT. La CGT réunifiée participe à la constitution du conseil national de la Résistance (France) (CNR) qui a lieu le 27 mai.
1944 : Publication le 15 mars du Programme du CNR (définissant les nationalisations, la Sécurité sociale et les comités d'entreprises)où la CGT est représentée par Louis Saillant. Le 10 août, la Grève des Cheminots de la Région Parisienne de déclanche et s'étend à tous les services publics. Le 15 août, la police parisienne entre dans la grève. Le 18 août, la CGT clandestine appelle à la grève générale pour la Libération. Le lendemain c'est le déclanchement de l'insurrection parisienne, qui prendra fin avec la Libération de Paris le 25 août et l'arrivée du Général de Gaulle . Le 26 août, la CGT s'installe au grand jour dans ses locaux du 213 rue Lafayette: c'est la fin de la clandestinité avec première réunion de son bureau. Le 8 septembre, son journal « La Vie Ouvrière » qui avait paru sous forme de tract pendant l'occupation, reparait au grand jour. Création de la Confédération générale des cadres (CGC).
1945 : Début des nationalisations, création des comités d'entreprise et mise en place de la Sécurité sociale.Création de la Fédération syndicale mondiale (FSM) à laquelle adhère la CGT.
1946 : Du 8 au 12 avril a lieu le 26ème congrès de la CGT à Paris, qui voit une nette domination des unitaires (proches du PCF). Elle revendique le chiffre de 5 millions et demi d'adhérents. Le rapport de Benoît Frachon est adopté par 84,4% des voix. 5 octobre, promulgation du Statut Général des Fonctionnaires par le ministre Maurice Thorez. Début de la Guerre d'Indochine (19 novembre 1946). Pendant toute la durée du conflit, la CGT organise des manifestations de solidarité à l'égard du peuple vietnamien et en faveur de la paix.
1947 : La CGT obtient 59% des voix lors des premières élection à la Sécurité Sociale, mais percée de la CFTC qui obtient 26% des voix. 1er Mai, grandes manifestations pour les revendications à l'appel de la CGT. Le 5 mai, éviction des ministres communistes du gouvernement. Juin, grèves chez Citroën, à la SNCF, dans les banques, dans les grands magasins. Le premier ministre Ramadier parle de « chef d'orchestre clandestin ». Juillet, grèves à EDF, puis chez Peugeot, Berliet, Michelin. Le , accord CGT / CNPF pour une augmentation de 11% dénoncé par le gouvernement.
Les 13 et 14 novembre la division s'accentue au Comité Confédéral National (CCN) de la CGT entre la majorité et la minorité (tendance FO) à propos du Plan Marshall et des mouvements de grève. La majorité, fidèle à Moscou, refuse le plan Marshall. Le 19 décembre, c'est la scission et la création par les minoritaires (qui refusent la soumission au PC) de la confédération Force ouvrière (FO). FO tiendra son congrès constitutif en avril 1948 emportant environ 300 000 adhérents, soit une nette minorité.
De 1948 à 2000
1949 : Division :
la FSM critique le plan Marshall et l'influence américaine en Europe, ce qui provoque une scission. Les syndicats des États-Unis, d'Angleterre et des Pays-Bas se retirent de la FSM. Ils créent la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) à laquelle adhère la CGT-FO.
1950 : Conquêtes :
vote de la loi sur les Conventions collectives. Création du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig).
1953 : Retraites :
du 4 au 25 août, grande grève dans les services publics. Le 4 août, la CGT puis la CFTC appellent à une journée d'action des secteurs public et nationalisé contre le recul de l'âge à la retraite. Les postiers de Bordeaux décident la poursuite du mouvement. Aussitôt les confédérations CGT, FO, CFTC appellent à la grève générale dans ces secteurs. Le 14 août, on compte quatre millions de grévistes.
1954 : Libération :
début de la guerre d'Algérie (1er novembre). Durant tout le conflit la CGT soutient « les revendications des Algériens et leurs aspirations nationales. »
1956 : Conquête :
troisième semaine de congés payés.
1962 : Paix :
une manifestation anti-OAS durement réprimée fait 9 morts, pour la plupart membres de la CGT, au métro Charonne. Accords d'Evian, fin de la guerre d'Algérie (18 mars).
1963 : Les mineurs :
à l'appel de la CGT et de FO, vaste mouvement de grèves des mineurs. Ils s'inquiètent des incertitudes pesant sur leur profession et revendiquent une augmentation des salaires.
1966 : Unité :
accord revendicatif entre la CGT et la CFDT, qui s'est créée en novembre 1964 sur les bases de la CFTC.
1967 : Georges Séguy succède à Benoît Frachon lors du 36
Force Ouvrièreright
Force ouvrière est un des cinq principaux syndicats ouvriers français, créé en 1948. C'est le nom usuel de la Confédération Générale du Travail - Force Ouvrière (CGT-FO), qui témoigne de ses origines.
Histoire
FO est l'héritier de la branche réformiste de la CGT, syndicat qui a toujours été tiraillé entre une tendance réformiste et une tendance révolutionnaire puis communiste. Cette dernière a fait scission, avec la CGT-U, puis c'est la tendance réformiste qui fera de même en 1947.
Les origines. A la CGT
- 1909 : Léon Jouhaux devient secrétaire général de la CGT, à 30 ans.
: La Guerre de 1914-1918 illustre les limites de l'indépendance syndicale : la CGT est divisée entre une majorité (dont la direction) ralliée à l'Union Sacrée et à l'effort de guerre, et une minorité, pacifiste, dénonçant la guerre et soulignant la nécessité de maintenir l'activité revendicative.
- 1919 : création de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), qui deviendra confédération française démocratique du travail en 1964 par la volonté de sa majorité (sa minorité constituant la CFTC maintenue, qui existe toujours).
- 1921 : scission entre la CGT et la CGT-U (" U " comme " unitaire "), laquelle regroupe au départ les éléments (divers) de la CGT hostiles à la Guerre et se reconnaissant dans la perspective révolutionnaire ouverte en Russie. La CGTU devient rapidement l'instrument syndical du Parti communiste progressivement stalinisé. La CGT redevient de loin la centrale majoritaire, tandis que la CGTU se marginalise.
- 1924 : reconnaissance légale des syndicats de fonctionnaires, qui rejoignent la CGT.
- 1936 : en mars, réunification de la CGT (la division demeure toutefois en fait entre les " confédérés " et les " unitaires ", issus de l'ex CGTU)
- 1939 : exclusion des dirigeants " unitaires " de la CGT refusant de condamner le Pacte germano-soviétique.
- 1943 : dans la clandestinité, les "Accords du Perreux" réunifient la CGT.
La naissance de Force Ouvrière
En 1945, le rapport des forces est nettement favorable aux ex-"unitaires", en clair les communistes staliniens; ils contrôlent 21 fédérations sur 30.
Les ex-"confédérés" sont regroupés autour du journal clandestin Résistance Ouvrière, créé en 1943, et autour de la figure historique de Léon Jouhaux, rentré de déportation le 8 mai 1945. Le journal Résistance Ouvrière devient Force Ouvrière.
Dans un premier temps, et pendant plus d'un an, la perspective des "confédérés" consiste à obtenir ce qu'ils appellent le "redressement interne" de la CGT, sur les principes de la vieille CGT ; il n'est donc pas question d'une scission.
Le créneau des "confédérés" est tout naturellement celui de l' "indépendance syndicale" ; indépendance vis-à-vis du PCF, bien sûr, mais aussi vis-à-vis du gouvernement.
C'est que, de 1945 à 1947 le PCF a des ministres au gouvernement ; les syndicats contrôlés par le PCF sont donc contraints de se transformer en activistes de la "production nationale", et de mettre sous le boisseau toutes les revendications. C'est l'époque où Maurice Thorez, le chef du PCF, déclare : "la grève, c'est l'arme des trusts".
En septembre 1945, lors du premier CCN depuis la Libération, les communistes s'avèrent majoritaires ; ils prennent la majorité au Bureau Confédéral et imposent un second secrétaire général, en la personne de Benoît Frachon, membre du Bureau politique du PCF depuis 1928.
La politique de prise de contrôle systématique par l'appareil communiste, en même temps que l'étouffement des revendications, conduisent à une tension, y compris physique, qui s'accroît de semaine en semaine.
En août 1946 une scission se produit dans la Fédération des PTT. En septembre, prenant acte de l'échec de la tactique dite du "redressement interne", les " confédérés " constituent les groupes d'"amis de Force Ouvrière", amorce d'une organisation syndicale parallèle à la CGT.
C'est l'année 1947 qui précipite les choses. En mai, suite au conflit de Renault, les ministres communistes sont exclus du gouvernement. En septembre, Moscou condamne le Plan Marshall et exige de tous les PC qu'ils suivent cette condamnation et rompent avec les gouvernements en place. La CGT se lance à corps perdu dans l'agitation, en pratiquant la surenchère revendicative et en donnant une forme quasi insurrectionnelle aux conflits.
La tension consécutive à ces événements précipite la scission, qui est accomplie par la seconde conférence nationale des groupes FO les 18 et 19 décembre 1947. Le 19 décembre, Léon Jouhaux et 4 secrétaires confédéraux quittent la CGT.
Il est évident que la création de FO est un enjeu politique et de politique internationale, au moment où la CGT s'aligne totalement sur Moscou. Il est clair que l'indépendance de FO aurait pu sombrer, si les dirigeants et les syndicalistes authentiques qui ont constitué FO n'avaient été soutenus par toute une tradition, celle de la vieille CGT.
Le Congrès constitutif a lieu le 12 avril 1948. FO devient parallèlement l'une chevilles ouvrières de la confédération internationale des syndicats libres (CISL), scission de la fédération syndicale mondiale rejettant l'influence communiste.
Depuis ses origines, FO revendique le principe de l'indépendance syndicale. Cette indépendance vaut à l'égard des partis politiques, des gouvernements, de l'État, du patronat et des églises. C'est pourquoi Force ouvrière ne prend pas position à l'occasion des consultations politiques électorales à tous les niveaux. L'exception, conforme aux statuts confédéraux, a eu lieu en 1969, à l'occasion d'un référendum parce que le syndicat avait considéré que la mise en place d'un sénat économique et social conduirait au corporatisme et à l'intégration du mouvement syndical, deux éléments contraires à l'indépendance.
À l'origine, au plan syndical, de la création de nombreuses structures de protection sociale collective (UNEDIC - Retraites complémentaires notamment), Force ouvrière, a toujours considéré que la pratique contractuelle était un outil important pour construire et développer des droits collectifs à tous les niveaux (interprofessionnel - branches d'activité - entreprises). En ce sens, elle revendique avoir toujours combattu le tout État comme le tout marché.
Son objectif est de défendre le service public et la sécurité sociale comme des structures assurant des droits égaux aux citoyens en cohérence avec les valeurs républicaines (liberté, égalité, fraternité, laïcité). Cela explique le combat mené en 1995 contre l'étatisation de la sécurité sociale ou les conflits avec le patronat sur la refondation sociale, qui était considéré comme la livraison au marché de toutes les structures collectives et solidaires.
Ligne de conduite de Force Ouvrière depuis 1895, l’indépendance syndicale est aussi ce qui assure son avenir en tant que valeur fondamentale. En témoigne en France ou ailleurs ceux qui s’y réfèrent ou tentent de s’y référer.
Le développement de FO
Léon Jouhaux et Robert Bothereau n'ont pas réussi à attirer en 1947-1948 la majorité du syndicat, la nouvelle organisation étant particulièrement faible dans le secteur privé.
La seconde époque de FO est marquée par le long mandat d'André Bergeron, qui érige en pratique constante la négociation contractuelle, marquant une grande défiance envers la CGT. Mais il manque sa succession et son dauphin Claude Pitous est battu par Marc Blondel, qui avec une coalition hétéroclite allant de l'aile droite à la minorité trotskiste devient le nouveau secrétaire général en 1989.
Personnage truculent avec son cigare et ses bretelles, Blondel devient une fugure populaire qui engage FO sur une voie plus combative, marquée notamment par le conflit de 1995 contre le plan Juppé et une symbolique poignée de main avec Louis Viannet, secrétaire général de la CGT. FO perdra suite à ce conflit la présidence de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), dont hérite la CFDT. La politique de FO sous Blondel est contradictoire, puisqu'il accueille également les syndicalistes policiers plutôt classés à droite du syndicat général de la Police (SGP) de Jean-Louis Arajol et les anciens de la confédération des syndicats libres (CSL), puis vote contre l'entrée de la CGT à la Confédération européenne des syndicats. FO s'engagera enfin en 2003 contre le loi Fillon sur les retraites.
En février 2004, le poulain de Marc Blondel, Jean-Claude Mailly, lui succéde à la tête du syndicat.
Structure
Force ouvrière revendique 15 000 implantations syndicales réparties sur tout le territoire (métropole et DOM-TOM avec 103 Unions Départementales), dans tous les secteurs d'activité avec 33 Fédérations nationales et regroupés au sein de la Confédération Force Ouvrière.
Son objectif est de regrouper les salariés (actifs, chômeurs et retraités) au-delà de leurs choix politiques, religieux ou philosophiques pour représenter leurs intérêts communs. Il revendique être un contrepoids à tout pouvoir.
Au plan européen et mondial, Force Ouvrière est membre de la Confédération Européenne des Syndicats (CES) et de la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL).
FO participe aux travaux du Comité syndical consultatif auprès de l'OCDE (TUAC). Elle est également impliquée dans les « Activités pour les travailleurs » de l'Organisation internationale du travail à Genève.
Voir aussi
Syndicalisme | Anarcho-syndicalisme | Syndicalisme révolutionnaire | Syndicalisme de lutte | Charte d'Amiens | Trotskysme | Plan Marshall | Fédération anarchiste | Extrême gauche | Gauche | Franc-maçonnerie | SFIO | Parti socialiste | Mouvements politiques
Membres célèbres
Marc Blondel | Robert Bothereau | André Bergeron | Louis Saillant | Jean-Claude Mailly | Arlette Laguiller
Lien externe
- [http://www.force-ouvriere.fr/ Le site officiel de Force ouvrière]
LES FÉDÉRATIONS
ACTION SOCIALE
http://fnas-fo.blogspot.com/
ADMINISTRATION GÉNÉRALE DE L´ÉTAT
http://www.fage-fo.com
AGRICULTURE, ALIMENTATION ET TABACS (FGTA)
http://www.fgtafo.fr/
BATIMENT
http://www.federationgeneralefo.com
CHEMINOTS
http://www.fo-cheminots.com
EMPLOYÉS ET CADRES
http://www.fecfo.fr
ÉNERGIE ET MINES
http://www.fnem-fo.org
FINANCES
http://www.financesfo.fr/
FONCTIONNAIRES
http://www.fo-fonctionnaires.fr
MÉTAUX
http://www.fo-metaux.com
MINEURS
http://www.fnem-fo.org/
DÉFENSE
http://www.fodefense.com/
PHARMACIE
http://www.fo-pharmacie.com/
POSTES ET TÉLÉCOMMUNICATIONS
http://www.fo-com.com/
SERVICES PUBLICS ET DE SANTÉ
http://www.fo-publics-sante.org
ÉQUIPEMENTS, TRANSPORTS, SERVICES
http://perso.wanadoo.fr/fetsfo/
UNION DES CADRES ET INGÉNIEURS
http://www.uci-fo.com
catégorie:Syndicat
CASDen internasjonale voldgiftsretten for sport (engelsk: Court of Arbitration for Sport; forkortet CAS) er en voldgiftsnevnd opprettet for å avgjøre tvister innen sport. Den har hovedkvarter i Lausanne og lokaler i New York og Sydney.
Internasjonale voldgiftsretten for sport
Internasjonale voldgiftsretten for sport
slots cytaty online slots bielizna erotyczna hotels Prague
|
|
|
|