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Plante

Plante

zh-min-nan:Si̍t-bu̍t ko:식물 ms:Tumbuhan ja:植物 simple:Plant th:พืช |----- ! colspan=2 bgcolor="lightgreen" | Références |----- ! colspan=2 align=left| [http://www.itis.usda.gov/servlet/SingleRpt/SingleRpt?search_topic=TSN&search_value=202422 ITIS 202422] |- Les plantes ou végétaux sont des êtres pluricellulaires à la base de la chaîne alimentaire. Elles forment l'une des subdivisions (ou règne) des eucaryotes. Elles sont l'objet d'étude de la botanique.

Les grandes caractéristiques des plantes


- Les végétaux sont des organismes autotrophes, c'est à dire qu'ils produisent leur propre matière organique à partir de sels minéraux puisés dans le sol et d'énergie solaire grâce à la fonction chlorophyllienne : c'est le mécanisme de photosynthèse. Ils doivent à la chlorophylle contenue dans les chloroplastes leur couleur verte.
- Les végétaux sont des organismes fixés au sol par leurs racines (mais il y a des exceptions), ce qui les rend très dépendants des conditions de leur environnement ; cet état est lié à la nature cellulosique des parois cellulaires, aux tissus de soutien de la plante (collenchyme et sclérenchyme) et à certaines molécules particulières comme la lignine qui rend les tissus rigides.
- Les végétaux sont des organismes peu différenciés. On distingue peu de types de tissus ou d'organes différenciés, ce qui entraîne des propriétés particulières : une croissance potentiellement indéfinie, une capacité de régénération importante (d'où la possibilité de reproduction végétative).

L'organisme végétal

reproduction végétative On distingue, selon leur degré de différenciation, trois grands types d'organisation :
- les thallophytes ; plantes vivant en milieux humides, caractérisées par un thalle, appareil végétatif peu différencié en forme de lame : algues, champignons, lichens ;
- les bryophytes ; ce sont les mousses et les Hépatiques, dont l'appareil végétatif commence à se différencier en tige et feuille. Ils constituent une nouvelle étape vers le passage de la vie aquatique à la vie terrestre ;
- les cormophytes ; ce sont les plantes vasculaires ou rhizophytes, qui comprennent les ptéridophytes (fougères) et les spermaphytes (plantes à graines). L'appreil végétatif est maintenant bien différencié en racine, tige, feuille et surtout vaisseaux conducteurs de sève (phloème et xylème). C'est grâce à ces vaisseaux conducteurs et à leur port dressé et rigide que ces plantes sont adaptées au milieu terrestre ;

La classification des plantes

La première classification connue est l'œuvre de Théophraste (370-285 av. J.-C.) qui classa 480 plantes selon leur port (arbre, arbuste ou herbe) et certaines caractéristiques florales. Au , des botanistes, notamment les frères Jean et Gaspard Bauhin, vont entamer une réflexion sur le classement des plantes. Ils cherchent à établir des groupes naturels de plantes à partir de leur ressemblance. En effet la découverte de nouvelles plantes rendait un nouveau classement nécessaire. Il faut savoir que jusqu'alors, les plantes étaient classées en fonction de leur taille, du lieu où elles poussaient ou de leur ressemblance. John Ray (1628-1705), naturaliste anglais, propose d'établir un nouveau système de classification ayant pour fondement le plus grand nombre possible de caractères de la fleur, du fruit ou de la feuille. Puis, Pierre Magnol (1638-1715), inventeur du terme famille, répertorie 76 familles de plantes. Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708) établit un classement des végétaux suivant la structure des fleurs et introduit les notions d'espèce et de genre. Enfin, Carl von Linné (1707-1778), botaniste du roi de Suède, codifie la nomenclature binominale des végétaux et des animaux. Ce système utilise deux noms en latin : le premier indique le genre et le second, l'espèce de la plante ou de l'animal. En revanche, son « système sexuel » basé sur le nombre d'étamines, ne fait pas progresser la classification des plantes.
- Voir aussi la liste des Botanistes.

Classification systématique dite « classique »

sont rattachés directement à ce règne:

Les algues

:
- Euglenophyta (les euglènes, 900 espèces) :
- Cryptophyta (les cryptophycées, 200 espèces) :
- Rhodophyta (les algues rouges, 4000 à 6000 espèces) :
- Haptophyta (les haptophytes, 300 espèces) :
- Chrysophyta (les chrysophycées, 1000 espèces) :
- Bacillariophyta (les diatomées, 100 000 espèces) :
- Phaeophyta (les algues brunes, 1500 espèces) :
- Chlorophyta (les algues vertes, 17 000 espèces)

Les Bryophytes

:
- Hepaticophyta (les hépatiques, 6000 espèces) :
- Anthocerotophyta (les anthocérotes, 100 espèces) :
- Bryophyta (les mousses, 9500 espèces)

Les végétaux vasculaires


  - Psilophyta
  - Lycopodiophyta (les lycopodes, 1000 espèces)
  - Equisetophyta (les prêles, 15 espèces)
  - Pteridophyta (les fougères, 11 000 espèces)
  - les Spermaphytes
    - les Gymnospermes
      - Cycadophyta (les cycas, 140 espèces)
      - Ginkgophyta (le ginkgo)
      - Pinophyta (les conifères, 550 espèces)
      - Gnetophyta (les gnétophytes, 70 espèces)
    - les Angiospermes (les plantes à fleurs, environ 235 000 espèces) Les chiffres montrent la domination qu'exercent aujourd'hui les angiospermes parmi les plantes terrestres. Suivant les auteurs, les limites entre le règne végétal (Plantae) et celui des protistes (Protista) varient. Pour certains (Raven, 1992), le règne des protistes s'étend des protistes hétérotrophes très proches des champignons ou des animaux aux algues vertes très proches des plantes terrestres; le règne végétal ne comprenant que ces dernières encore appelées embryophytes. D'autres auteurs (Bremer, 1985) regroupent les algues vertes et les plantes terrestres dans le taxon monophylétique des plantes vertes ou Chlorobionta. L'ITIS pour sa part regroupe l'ensemble des algues et des plantes terrestres dans le règne végétal.

Arbre phylogénétique simplifié

Chlorobiontes
- Ulvophytes ou Chlorophytes stricto sensu
- Micromonadophytes
- Streptophytes
  - Chlorokybophytes
  - Klebsormidiophytes
  - Phragmoplastophytes
    - Zygnématophytes
    - Plasmodesmophytes
      - Chaetosphaeridiophytes
      - Charophytes stricto sensu
      - Parenchymophytes
      -
- Coléochaetophytes
      -
- Embryophytes
      -
  - Marchantiophytes ou Hépatiques
      -
  - Stomatophytes
      -
    - Anthocérotes
      -
    - Hémitrachéophytes
      -
      - Bryophytes stricto sensu ou Mousses
      -
      - Trachéophytes ou Végétaux vasculaires
      -
      -
- Lycophytes
      -
      -
- Euphyllophytes
      -
      -
  - Moniliformopses
      -
      -
    - Filicophytes ou Ptéridophytes stricto sensu
      -
      -
    - Équisétophytes ou Sphénophytes
      -
      -
  - Spermatophytes
      -
      -
    - Cycadophytes
      -
      -
    - Coniférophytes
      -
      -
    - Ginkgophytes
      -
      -
    - Anthophytes
      -
      -
      - Gnétophytes
      -
      -
      - Angiospermes

Classification selon la taille et le type de la tige

Une grande division est souvent faite entre les plantes herbacées et les plantes ligneuses (celles qui forment du bois).

Classification selon le climat d'après W. Köppen

On trouve des plantes presque partout sur la terre : dans le désert, sous l'eau, dans les forêts tropicales, et même dans l'Arctique. Toutefois, leur répartition à la surface de la terre est fonction des conditions climatiques. Ainsi, pour rendre compte des principaux groupes de végétaux, un climatologue et botaniste allemand, Köppen a établi une classification des climats. Cette classification, publiée pour la première fois en 1901, et remaniée à plusieurs reprises depuis, est la plus ancienne et la plus connue. La classification de Köppen comprend cinq groupes de climats eux-mêmes divisés en cinq types climatiques. Le contour de chaque groupe correspond à la satisfaction d'un critère lié à la température de l'air ou combinant à la fois la température de l'air et le niveau des précipitations.
- Plantes des régions tropicales La zone tropicale s'étend de part et d'autre de l'équateur entre le tropique du Cancer (23°27' de latitude nord) et le tropique du Capricorne (23°27' de latitude sud). Elle représente l'une des grandes zones climatiques nées de la circulation générale de l'atmosphère et de son déplacement saisonnier. Il est à noter que cette zone couvre environ 45% de la surface globale des forêts. La température moyenne du mois le plus froid est supérieure à +18°Celsius. La végétation correspondante est la forêt tropicale ou la savane.
- Plantes des régions sèches et désertiques Essentiellement caracterisé par la presence d'arbustes et d'herbes qui se sont adaptés à l'environnement désertique et qui, par un système de racines souterrainnes peu profond mais étendu à proximité de la surface (fasciculé), arrivent à récolter la quantité d'eau suffisante à leur croissance. La végétation est très peu développée et recouvre peu d'espace. Les espèces sont appelées xérophytes (du grec Xéro=sec, et phyto=plante), on y retrouve des Cactus, des plantes à cuticule épaisse pour limiter l'évapotranspiration, des plantes en coussinets, des succulentes ( exemple famille des Crassulassées, dont le Sedum ou la Joubarbe ). La plupart des plantes chlorophyliennes de ces régions fonctionnent grâce à la photosynthèse en C4.
- Plantes des régions tempérées En Europe, cette forêt s'étend de la forêt boréal à la forêt méditerrannéenne (entre 40° et 55° Nord ). Le régime thermique est modéré avec en hiver un peu de gel sur la partie supérieure des sols, et un été modérément chaud. On peut distinguer trois espèces dominantes.
- Plantes des régions froides ou subarctiques On distingue 2 grands types de végétation en milieu polaire et subpolaire :
  - La toundra : située entre 55° et 70° Nord, cest une végétation dominée par les herbes et les mousses, souvent associées a divers arbustes. C'est une formation végétale continue et basse avec l'absence d'arbres à cause d'un sol gelé en profondeur en permanence, le permafrost (température inférieure a 0°C). L'absence d'arbres est aussi due à un raccourcissement de la période de végétation (l'été ne dure parfois que 1 à 2 mois).
  - La taïga : forêt boréale de grands conifères, typique de la Sibérie et du Canada. Les hivers sont plus longs et plus rigoureux et les mois d'été sont plus chauds (température supérieure a 10°C). On considère que cela représente la limite entre la taïga et la toundra. Le sous-bois est constitué de plusieurs conifères à aiguilles et de fougères. Dans l'hémisphère sud, cette formation végétale est plus réduite (dans les îles de l'Antarctique, la toundra en touffes domine la région).
- Plantes des régions polaires
- Plantes des régions de hautes montagnes

Classification des types biologiques de Raunkiaer

C'est une classification écologique, qui classe les plantes selon la manière dont elles protègent leurs bourgeons à la mauvaise saison (froide ou sèche) ; elle distingue cinq groupes ou type biologique de végétaux :
- phanérophytes : ce sont essentiellement les arbres, arbustes et arbrisseaux, dont les bourgeons sont situés en haut d'une tige ; les feuilles tombent ou non et les zones les plus sensibles (méristèmes) sont protégées par des structures temporaires de résistance : les bourgeons ;
- chaméphytes, ce sont des plantes basses dont les bourgeons sont proches du sol ; les feuilles tombent ou non, les bourgeons les plus bas bénéficient de la protection de la neige ;
- cryptophytes ou géophytes, ces plantes passent la mauvaise saison protégées dans le sol, la partie aérienne meurt ; ce sont les plantes à bulbe, à rhizome et à tubercule ;
- thérophytes, ce sont les plantes annuelles, qui disparaissent pendant la mauvaise saison et survivent sous la forme de graines ;
- hémicryptophytes, stratégie mixte qui combine celles des géophytes et des chaméphytes ; ce sont souvent des plantes à rosette.

Voir aussi

Liens internes


- Classement des cultures par groupes d'usage
- Famille botanique
- Flore (noms scientifiques)
- Flore (noms vernaculaires)
- Liste de plantes par ordre alphabétique
- Liste des plantes utiles par catégorie
- Liste de légumes, Liste de fruits
- Plantes par nom scientifique

Liens externes


- [http://www.infovisual.info/01/003_fr.html Voir un schéma détaillé de la structure d'une plante.]
- [http://www.tela-botanica.org/code Code international de nomenclature botanique de Saint-Louis]
- [http://www.endemia.nc Flore endémique et autochtone de Nouvelle-Calédonie]
- [http://follavoine.chez.tiscali.fr/f2_an_glos_typesbio.htm Flore photographique régionale : types biologiques]
- [http://ispb.univ-lyon1.fr/cours/botanique/ Cours de Botanique avec photographies] Catégorie:Classification scientifique Catégorie:Botanique
-


Chaîne alimentaire

Dans un écosystème, les liens qui unissent les espèces sont le plus souvent d'ordre alimentaire. On distingue trois catégories d'organismes :
- les producteurs (les végétaux chlorophyliens, capables, grâce à la photosynthèse, de fabriquer de la matière organique à partir du gaz carbonique de l'air)
- les consommateurs (les animaux) ; il existe trois types de consommateurs :
  - les herbivores qui se nourissent des producteurs, on les appelle aussi consommateurs primaires
  - les carnivores primaires ou encore consommateurs secondaires qui se nourissent des herbivores
  - les carnivores secondaires appelés également consommateurs tertiaires qui se nourissent des carnivores primaires
- les décomposeurs (les bactéries, champignons) qui dégradent les matières organiques de toutes les catégories et restituent au milieu les éléments minéraux. Ces relations forment des séquences où chaque individu mange le précédent et est mangé par celui qui le suit ; on parle de chaîne alimentaire. Chaque maillon est un niveau trophique. La niche écologique est ce que partagent deux espèces animales quand elles habitent le même milieu et qu'elles ont le même régime alimentaire. Ainsi, deux espèces ayant la même niche sont en «compétition».

Voir aussi


- écologie catégorie:Écologie catégorie:Régime alimentaire ja:食物連鎖

Botanique

La botanique est la science consacrée à l'étude des végétaux (grec βοτάνη « herbe, plante »). Elle présente plusieurs facettes qui la rattachent aux autres sciences du vivant. La botanique générale recouvre la taxinomie (classification des plantes), la morphologie végétale (décrivant les parties de la plante), l'histologie végétale, la physiologie végétale, la biogéographie végétale et la pathologie végétale. Certaines disciplines, comme la dendrologie, sont spécialisées sur un sous-ensemble des végétaux. La connaissance fine des végétaux trouve des applications dans les domaines de la pharmacologie, de la sélection et de l'amélioration des plantes cultivées, en agriculture, horticulture, sylviculture.

Voir aussi


- Liste d'articles sur la botanique
- Flore
- Flore (noms scientifiques)
- Flore (noms vernaculaires)
- Flore (ébauches) : articles en cours d'élaboration
- Liste des familles de plantes à fleurs
- Familles botaniques (classification phylogénique)
- Systématique
- Écologie
- Glossaire botanique
- Chronologie de la botanique
- Liste des botanistes
- Liste des botanistes par pays
- Liste des botanistes par abréviation

Liens externes


- [http://www.botanique.org/ Botanique.org, Informations sur la biodiversité et ses enjeux, ressources pratiques et didactiques, galeries de photographies et lexiques de termes botaniques.]
- [http://www.tela-botanica.org/ Tela Botanica, le réseau des botanistes francophones]
- [http://www.dijon.inra.fr/flore-france/ Index synonymique de la flore de France]
- [http://sophy.u-3mrs.fr/sophy.htm Sophy, banque de données botaniques et écologiques]
- [http://www.pflanzen-portal.com Botanik-Datenbank] (ger.)
- [http://orchidees.provence.free.fr/cadres.sites.neo/cadre.sites.fra.html Orchidées de Provence, plus de 8000 liens sur les orchidées et la botanique en général]
- [http://www.garancevoyageuse.org/ La Garance voyageuse, revue de vulgarisation botanique]
- [http://idbio.unice.fr/idbio/Fournier3000/_private/duvel05.htm Flore de France de Fournier] mise en ligne par un travail collaboratif, dirigé par l'Université de Nice.
- [http://erick.dronnet.free.fr/belles_fleurs_de_france/ Belles Fleurs de France]
- [http://follavoine.chez.tiscali.fr Flore photographique régionale]
- [http://alain.gilfort.free.fr/botaniko/fr/akcepto.html Plantes médicinales et simples en photo]
- [http://ispb.univ-lyon1.fr/cours/botanique/ Cours de Botanique avec photographies]
-
catégorie:Discipline scientifique ja:植物学 ko:식물학 simple:Botany th:พฤกษศาสตร์

Sels minéraux

Liste des sels minéraux


- Les éléments minéraux majeurs, par ordre alphabétique :
  - azote (N)
  - calcium (Ca)
  - fer (Fe)
  - magnésium (Mg)
  - sodium (Na)
  - phosphore (P)
  - potassium (K)
  - soufre (S)
- Les oligo-éléments (oligo = peu, en grec), par ordre alphabétique :
  - aluminium (Al)
  - arsenic (As)
  - bore (B)
  - chlore (Cl)
  - chrome (Cr)
  - cobalt (Co)
  - cuivre (Cu)
  - fluor (F)
  - iode (I)
  - manganèse (Mn)
  - molybdène (Mo)
  - nickel (Ni)
  - silicium (Si)
  - sélénium (Se)
  - vanadium (V)
  - zinc (Zn) Catégorie:Élément chimique

Photosynthèse

À la base de la grande majorité des chaînes alimentaires se situe le règne végétal. Cette position d'interface entre les mondes minéral et animal est due en particulier à un processus extraordinaire : la photosynthèse. Cette suite de réactions permet dans un premier temps de récupérer l'énergie lumineuse afin de former des molécules riches en énergie ATP et NADPH+H+ utilisables pour le métabolisme du végétal chlorophyllien. C'est la phase claire de la photosynthèse. Dans un deuxième temps, l'énergie chimique contenue dans ces deux molécules permet de fixer le carbone contenu dans le gaz carbonique atmosphérique en le liant aux atomes d'hydrogène des molécules d'eau. C'est la phase obscure ou cycle de Calvin. En résumé, la photosynthèse, c'est la fabrication de matière organique à partir de matière minérale en présence de lumière. Une conséquence importante est la libération de molécules de dioxygène.

La découverte du mécanisme


- Dans l'Antiquité, Aristote pensait que le sol fournissait à la plante les éléments dont elle avait besoin.
- Au , Jan Baptist van Helmont démontre qu'un saule planté en bac grossit de 77 kg en 5 ans alors que le sol contenu dans le bac ne diminue que de 57 g ; il attribue la différence à l'action de l'eau.
- Au , plusieurs scientifiques mettent en évidence les notions de respiration et de production d'oxygène par les plantes et l'importance de la lumière dans ce dernier phénomène. Ce sont d'abord deux chimistes anglais : Stephen Hales en 1727, qui pensent que l'air et la lumière contribuent à la croissance des plantes, et Joseph Priestley entre 1771 et 1777 qui met en évidence le rejet d'oxygène. À leur suite, Jan Ingen-Housz, médecin et botaniste hollandais, établit en 1779 le rôle de la lumière dans la production d'oxygène par les plantes. Puis Jean Senebier, un pasteur suisse, à partir des travaux d'Antoine Lavoisier sur la composition de l'air, comprend que les plantes consomment du gaz carbonique et rejettent de l'oxygène lors de cette phase.
- Au début du XIX siècle, nouvelle avancée, Nicolas Théodore de Saussure démontre la consommation d'eau lors de la photosynthèse. La chlorophylle est isolée par des chimistes français en 1817, Pierre Joseph Pelletier et Joseph Bienaimé Caventou.
- Au milieu du XIX siècle les grandes lignes du mécanisme sont comprises, transformation de l'énergie lumineuse, consommation d'eau et de gaz carbonique, production d'amidon et rejet d'oxygène.
- C'est au cours du XX siècle que l'explication plus détaillée du processus s'établit. Le début du siècle voit la description de la structure chimique de la chlorophylle puis la découverte de l'existence des types A et B. Dans les années 1930, les travaux de Robert Hill permettent d'y voir plus clair. À l'issue de ses expériences, la photosynthèse apparaît comme une réaction d'oxydo-réduction au cours de laquelle le carbone passe d'une forme oxydée à une forme réduite CO2 → HCHO et l'oxygène d'une forme réduite à une forme oxydée H2O → O2.

Le support de la photosynthèse

réaction d'oxydo-réduction L'ensemble des phases de la photosynthèse se situe dans un organite spécifique : le chloroplaste. Cet organite, présente de très riches structures membranaires dans lesquelles se trouvent plusieurs types de protéines. Parmi celles- ci les antennes fixent une grande quantité de pigments dont les plus connus sont les chlorophylles. Ces antennes augmentent la section efficace de capture de léenrgie chimique et permettent d'alimenter le flux d'énergie transite jusqu'à d'autres rpotéines membranaires: les centres réactionnels qui transforme l'énergie lumineuse en énergie chimique. Un ensemble constitué d'une antenne collectrice et d'un centre réactionnel se nomme : photosystème. Il existe deux photosystèmes qui interviennent en cascade :
- le premier photosystème (dit photosystème II, car il a été découvert en second) a pour centre réactionnel une molécule de chlorophylle P680 (absorbant la lumière de longueur d'onde 680 nm). À ce stade, l'énergie accumulée par le centre réactionnel libère un électron libre qui est transporté sur une chaîne d'accepteurs d'électron. Cet électron est transmis au second photosystème qui a pour centre réactionnel une molécule de chlorophylle P700.
- Ce second photosystème (dit photosystème I) se situe dans les thylakoïdes des grana. Sous l'action de la lumière, il libère un nouvel électron libre qui, accepté par la ferrédoxine, lui permet de réduire le NADP en NADPH2. Au lieu de participer à la production de NADPH2, cet électron peut emprunter une autre voie produisant de l'ATP et réduisant la molécule de chlorophylle P700 (photophosphorylation cyclique). Dans le cas du photosystème II, les électrons nécessaires à la réduction de la chlorophylle P680 sont fournis par la lyse de l'eau qui produit les protons (H+) pour la réduction du NADP. Selon la réaction H2O ? 2H+ + O- + 2e- Dans le cas du photosystème I, ce sont les électrons provenant des chaînes de photophosphorylation qui réduisent la molécule de chlorophylle P700. En conclusion: l'énergie captée par les deux photosystèmes permet de provoquer une rupture entre les liaisons d'une molécule d'eau. Deux électrons sont libérés ainsi que deux protons (2H+) et une demi molécule de dioxygène (1⁄2 O2). Le flux d'électrons ainsi que le gradient de protons créés vont permettre dans l'ultrastructure du chloroplaste de former des molécules riches en énergie ATP et NADPH2. Ces molécules vont alimenter le cycle de Calvin et Benson pour fixer le carbone atmosphérique (CO2) afin de former des molécules organiques comme le glycéraldéhyde ou, par extension, du saccharose et de l'amidon.

Les différents types de photosynthèse

Les végétaux présentent différents mécanismes lors de l'étape de fixation du dioxyde de carbone au cours de la photosynthèse. Ces trois mécanismes diffèrent par l'efficacité de cette étape. Le type de photosynthèse de la plante est déterminé par le nombre d'atomes de carbone de la molécule organique formée en premier lors de la fixation du CO2.

Le mécanisme des plantes en C3

La première étape du cycle de Calvin-Benson consiste en une carboxylation (fixation d'une molécule de CO2) sur le ribulose 1,5 bisphosphate, catalysée par la RubisCO, pour donner un composé à 3 atomes de carbone (Acide 3-phosphoglycérique, PGA). Une grande majorité des plantes, dont tous les arbres, fonctionnent selon ce mécanisme. Le CO2 fixé par la RubisCO provient de la diffusion du CO2 atmosphérique au travers des stomates dans un premier temps puis, sous forme dissoute, au travers des cellules de la feuille jusqu'au stroma des chloroplastes. La RubisCO est capable de catalyser une réaction en utilisant l'oxygène au lieu du CO2, c'est le phénomène de photorespiration, en apparence préjudiciable à la plante du fait de la diminution du taux de photosynthèse nette.

Le mécanisme des plantes en C4

Les plantes présentant ce mécanisme possèdent une autre enzyme fixant le CO2, la Phospho-Enol Pyruvate-carboxylase. Le CO2 atmosphérique est rapidement intégré par la PEP-carboxylase dans un composé à quatre atomes de carbone (oxaloacétate, puis malate ou aspartate) ces réactions ont lieu dans le mésophylle (assise cellulaire entre les nervures). Ce composé à 4 atomes de carbone, un acide dicarboxylique, est ensuite transporté vers les cellules de la gaine périvasculaire où une enzyme se charge de libérer le CO2 piégé et de recycler le transporteur. Le CO2 est donc concentré dans ces cellules et est fixé par la RubisCO, selon le mécanisme des plantes C3 mais avec un meilleur rendement. Ce type de photosynthèse existe notamment chez des Graminées d'origine tropicale comme le maïs, la canne à sucre ou le sorgho. La photorespiration est nulle ou très faible chez ces plantes, du fait de l'enrichissement en CO2.

Le mécanisme des plantes CAM (Crassulacean Acid Metabolism)

Ces plantes possèdent les deux types d'enzymes carboxylantes comme les plantes de type C4. Elles diffèrent de ces dernières du fait que la fixation du carbone n'est pas séparée dans l'espace (mésophylle / gaine périvasculaire) mais dans le temps (nuit / jour). Durant la nuit, lorsque les stomates sont ouverts, un stock d'acide dicarboxylique est produit, puis stocké dans la vacuole des cellules photosynthétiques. Au cours de la journée, ces acides sont décarboxylés et le cycle de Calvin peut s'effectuer, les stomates restant fermés. Ce mécanisme est observé chez les Crassulacées (« plantes grasses ») et permet de réduire les pertes d'eau par transpiration, les stomates restant fermés la journée sans que l'apport en CO2 en soit altéré.

Utilisation de la biomasse pour produire de l'énergie

A faire

Liens externes


- [http://www.iepf.org/ressources/atlas.asp Qu'est-ce que la biomasse?]
- [http://www.itebe.org Association internationale des professionnels et usagers des bioénergies (ITEBE)]
- [http://www.biomasse-normandie.org Association régionale Biomasse Normandie]
- [http://www.energytech.at/biomasse La biomasse sur un des site de l'Agence de l'énergie autrichienne] Catégorie:Métabolisme Catégorie:Physiologie végétale ja:光合成 ko:광합성 ms:Fotosintesis simple:Photosynthesis th:การสังเคราะห์ด้วยแสง

Racines

Racines Racines est une commune française, située dans le département de l'Aube et la région Champagne-Ardenne.

Géographie

Histoire

Administration

Démographie

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Voir aussi


- Communes de l'Aube

Liens externes


- [http://www.ign.fr/affiche_rubrique.asp?rbr_id=1087&CommuneId=92847 Racines sur le site de l'Institut Géographique National]
- [http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/co_navigation.co_page?nivgeo=C&codgeo=10312&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR&quelcas=LISTE Racines sur le site de l'Insee]
- [http://www.quid.fr/communes.html?mode=query&req=Racines Racines sur le site du Quid]
- [http://www.lion1906.com/Pages/ResultatProximiteCoord.php?RadLat1=0.838640401902014&RadLong1=0.0670982134691694 Communes les plus proches de Racines]
- [http://www.lion1906.com/Pages/ResultatLocalisation.php?InseeVille=100312 Localisation de Racines sur une carte de France]
- [http://www.mapquest.com/maps/map.adp?latlongtype=decimal&latitude=48.0505555555556&longitude=3.84444444444444&zoom=8 Plan de Racines sur Mapquest]

Cellule (biologie)

La cellule (en latin cellula signifie petite chambre) est l'unité structurale et fonctionnelle constituant tout ou partie d'un être vivant. Chaque cellule est un être vivant à part entière. La théorie cellulaire implique l'unité du vivant (tous les êtres vivants sont composés de cellules de structures semblables), l'homéostasie (une cellule ne peut survivre que dans un milieu stable présentant des caractéristiques physico-chimiques spécifiques à ses besoins) et remet en cause l'existence d'une limite bien définie entre la vie et la mort (ce qui peut poser des problèmes éthiques dans certains cas). Le mot cellule vient de la « cellule » monastique. Il existe 3 lignées et 220 types de cellules (dont nous reparlerons plus loin) qui les rendent différentes entre elles.

Constitution d'une cellule

Toutes celles que nous connaissons (mis à part quelques types spéciaux de cellules) contiennent cependant certains composants communs :
- l'ADN, l'information génétique qui joue le rôle d'un plan pour les autres composants
- les protéines, le moteur de la cellule.
- les membranes cytoplasmiques, qui isolent la cellule de son environnement, agissent comme un filtre ou un système de communication avec l'extérieur, et compartimentent les cellules les plus complexes. Elles délimitent le milieu intérieur. Les cellules ont également en commun certaines capacités:
- la reproduction cellulaire, par division de la cellule, appelée mitose.
- le métabolisme cellulaire, utilisant de la matière brute et de l'énergie pour produire des composants de la cellule, et rejetant des produits dérivés.
- la synthèse des protéines, par la transcription de l'ADN en ARN puis par la traduction par les ribosomes de l'ARN en protéine. On estime qu'il y a 50 000 milliards de cellules dans le corps humain, subdivisés en 220 types différents, propres à autant de tissus. En effet, chaque type de cellule est propre au tissu dont il fait partie. Cette parenté est indiquée par les protéines qui couvrent la cellule. Il existe deux organisations fondamentales de cellules : les procaryotes et les eucaryotes. Ces dernières sont les cellules plus évoluées et dont le noyau est entouré d'une membrane nucléaire. Les procaryotes sont les cellules plus primitives, possédant un noyau non-isolé par une membrane (les bactéries, par exemple). Ce dernier terme regroupe en réalité deux lignées : les eubactéries et les archéobactéries. On peut deux donc dire qu'il y a en tout trois lignées : eucaryotes, eubactéries et archabactéries. Il est généralement admis que ces trois lignées ont des ancêtres communs, ce qui permet de définir LUCA (Last Universal Common Ancestor). Les racines de l'arbre du vivant pourraient être constituées de deux branches, l'une menant aux procaryotes, l'autre menant aux archaebactéries, puis aux eucaryotes. D'autres auteurs soutiennent que les eucaryotes proviennent des procaryotes et archaebactéries. Image:cellules.png

La structure procaryote


- Le cytoplasme des procaryotes (le liquide formant la majeure partie du volume de la cellule) est diffus et granulaire, du fait que les ribosomes (usines à protéines) flottent dans la cellule.
- La membrane plasmique (une bicouche lipidique) isole l'intérieur de la cellule de son environnement, et sert de filtre et de porte de communication.
- Il y a souvent (pas chez les mycoplasmes, par exemple) une paroi cellulaire. Elle est formée de peptidoglycane chez les eubactéries, et joue le rôle de barrière supplémentaire contre les forces extérieures. Elle empêche également la cellule d'éclater sous la pression osmotique dans un environnement hypotonique.
- L'ADN des procaryotes se compose d'une molécule circulaire. Bien que sans véritable noyau, l'ADN est toutefois condensé en un nucléoïde. Les procaryotes peuvent posséder un ADN extra-chromosomal, organisé en molécules circulaires appelées plasmides. Ils peuvent avoir des fonctions supplémentaires, telles que la résistance aux antibiotiques.
- Certains procaryotes ont un flagelle leur permettant de se déplacer activement, plutôt que de dériver passivement.

La structure eucaryote


- Le cytoplasme des eucaryotes n'est pas aussi granulaire que celui des procaryotes, puisqu'une majeure partie de ses ribosomes sont rattachés au réticulum endoplasmique.
- La membrane plasmique ressemble, dans sa fonction, à celle des procaryotes, avec quelques différences mineures dans sa configuration.
- La paroi cellulaire, quand elle existe (végétaux), est composée de polysaccharides, principalement la cellulose.
- L'ADN des eucaryotes est organisé en une ou plusieurs molécules linéaires, très condensées, enroulées autour d'histones. Tous les chromosomes de l'ADN sont stockés dans le noyau, séparés du cytoplasme par une membrane. Les eucaryotes ne possèdent pas de plasmides : seuls quelques organites peuvent contenir de l'ADN.
- Les eucaryotes peuvent devenir mobiles, en utilisant un cil ou un flagelle. Leur flagelle est plus évolué que celui des procaryotes. Les eucaryotes contiennent plusieurs organites ayant des fonctions spécifiques. Ces organites sont séparés les unes des autres, ainsi que du cytoplasme, par des membranes.
- Le réticulum endoplasmique (RE) est un extension de la membrane du nucleus. le RE est divisé en RE lisse et RE rugueux, en fonction de son apparence au microscope. La surface du RE rugueux est couverte de ribosomes qui insèrent les protéines fraîchement synthétisées dans le RE. À travers le RE, les protéines sont transportées vers leur destination.
- Lappareil de Golgi est une extension du RE qui transforme et transporte les protéines vers la membrane plasmique.
- Les mitochondries jouent un rôle important dans le métabolisme de la cellule. Dérivées des bactéries, elles contiennent leur propre petite partie d'ADN (l'ADN mitochondrial).
- Le
cytosquelette permet à la cellule de conserver sa forme. Il est également important lors de la division de la cellule, et dans le système de transport intracellulaire.
- Les
chloroplastes sont présents dans les plantes et les algues. Ils collectent l'énergie lumineuse et la convertissent en énergie chimique utilisée par le reste de la cellule. Comme ils sont dérivés de cyanobactéries, ils contiennent également de l'ADN. Les eucaryotes peuvent former des colonies multicellulaires. Ces colonies consistent soit en des groupes de cellules identiques, capables de rester en vie une fois séparées de la colonie principale, soit en des groupes de cellules spécialisées interdépendantes. Ce second type forme les organismes les plus évolués, tels que les plantes, les animaux, et le lecteur de cet article...

Les archéobactéries

Les archéobactéries (archaea) sont considérées comme similaires à certains des premiers organismes qui existèrent sur Terre. Selon la théorie commune, elles sont les ancêtres des procaryotes. En engloutissant certains procaryotes, elles ont pu acquérir de nouvelles fonctions, et gagner en complexité (cf Théorie endosymbiotique). Chez les eucaryotes, les mitochondries et les chloroplastes, par exemple, ne sont que des bactéries
adaptées. Aujourd'hui, les archaebactéries ne peuvent survivre que dans des environnements extrêmes, geysers, fumeurs noirs. Elles peuvent résister à des pressions et des températures extrêmes, et avoir un métabolisme basé sur le méthane ou de soufre.

La composition chimique des cellules

Historique


- 1665 : Robert Hooke découvre des cellules dans du liège, puis dans des plantes vivantes, en utilisant les premiers microscopes.
- 1839 : Theodor Schwann découvre que les plantes et les animaux sont tous faits de cellules, concluant que la cellule est l'unité commune de structure et de développement, ce qui fonda la théorie cellulaire. Il donna son nom aux
cellules de Schwann.
- La croyance selon laquelle des formes de vie peuvent apparaître spontanément (
génération spontanée) fut réfutée par Louis Pasteur (1822-1895).
- 1858 : Rudolph Virchow affirma que les cellules naissent du résultat de la division cellulaire (« omnis cellula ex cellula »).

Théorie cellulaire

# La cellule est l'unité constitutive des organismes vivants ; elle en est aussi l'unité fonctionnelle. # L'organisme dépend de l'activité des cellules isolées ou groupées en tissus pour assurer les différentes fonctions. # Les activités biochimiques des cellules sont coordonnées et déterminées par certaines structures présentes à l'intérieur des cellules. # La multiplication des cellules permet le maintient des organismes et leur multiplication.

Types de cellules

Les cellules portent un nom différent selon leur fonction dans un organisme. Ce nom se termine fréquemment en « -cyte » :
- Bactérie
- Gamète (spermatozoïde et ovule), ou cellules reproductrices
- leucocyte
- lymphocyte
- Neurone, unité de base du tissu nerveux, servant à transporter les informations
- Globule rouge, ou hématie, ou érythrocyte, servant à transporter l'oxygène dans le sang

Voir aussi

Liens internes


- Biologie ;
- Biologie cellulaire ;
- Cellule souche
- Cellule végétale ;
- Cellule animale ;
- Respiration cellulaire
- Unicellulaire ;

Liens externes


- [http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doscel/accueil2.htm Dossier SagaScience : la cellule animale]
- Voir un schéma détaillé [http://www.infovisual.info/03/001_fr.html d'une cellule animale.] ou [http://www.infovisual.info/01/001_fr.html d'une cellule végétale.]
- 3D Fabuleux voyage au [http://www.sinauer.com/voyage/video.php coeur d'une cellule !] Catégorie:Biologie cellulaire Catégorie:Zoologie Catégorie:Botanique ja:細胞 ko:세포 ms:Sel simple:Cell th:เซลล์ (ชีววิทยา)


Collenchyme

Le collenchyme est un tissu de soutien des plantes supérieures vascularisées (spermaphytes). Les cellules sont vivantes, non imprégnées de subérine ou de lignine (comme celles sclérenchyme par exemple), isodiamétriques ou allongées ; la paroi primaire reste cellulosique. Il en existe différents types en fonction de l'épaisseur :
- le collenchyme angulaire : moins resitant, il ne possède pas de méats,
- le collenchyme tangentielle dans l'écorce de la tige des arbres, il est plus solide que le collenchyme angulaire,
- le collenchyme annulaire, à paroi épaisse donc le plus resistant, se trouve dans certaines tiges et pétioles. catégorie: Histologie végétale

Lignine

catégorie:polymère

Introduction

La lignine est un groupe de composés chimiques appartenant aux composés phénoliques. On la trouve principalement dans les parois pecto-cellulosiques de certaines cellules végétales. Les lignines sont très diversifiées: ex tanins pigments flavonique. Les lignines sont le deuxièmes biopolymères après la cellulose synthétisée sur la Terre. La biomasse cumulé entre la cellulose et les lignines representent environs 70% de la biomasse totale.

Structure chimique

Les lignines sont des polymères constitués par trois types de monomères différents :
- le coniféryle
- le p-coumaryle
- les alcools sinapiques La fraction de chaque monomère varie de façon importante en fonction de :
- la lignée végétale (Angiosperme, Gymnosperme, etc.)
- l’espèce
- l’organe
- le tissu

Propriétés et mise en place

La lignine se dépose dans la paroi secondaire de certaines cellules végétales. Elle leur confère solidité, la lignine étant très résistante à la compression. La lignine possède aussi un pouvoir d’imperméabilisation des cellules, étant elle-même hydrophobe. On trouve ainsi des parois imprégnées de lignine (lignifiées) dans les cellules de tissus servant au soutien de la plante (sclérenchyme) ou au transport de l’eau et des sels minéraux (xylème). En règle générale, les cellules lignifiées étant devenues imperméables, ont perdu leur cytoplasme et n’acquièrent leur rôle dans le végétal qu’une fois mortes. La lignification est un processus fondamental de l’évolution des plantes terrestres. C’est elle qui, en effet, permet la croissance en hauteur des végétaux ligneux. Cette capacité a permis d'avoir un port dréssé favorisant la réception de l'énergie lumineuse. L'ensemble de ces aquisition étant un préalable à la conquète du milieu terrestre. La capacité de formation de lignine par les végétaux c'est mis en place au début du paléozoïque et caractérise les trachéophytes. (voir Flore de Rhynie)

Enjeux économiques


- Les lignines sont fortement recherchées dans les bois de chauffage, ayant un pouvoir calorifique important.
- Au contraire, elles sont gênantes pour la fabrication du papier, responsables de sa coloration jaunâtre après exposition au soleil. Ce sont les produits chlorés contenus dans les substances permettant l’extraction de la lignine (délignification) des pâtes à papier qui rend cette industrie polluante.
- Enfin, elles sont peu digestes et donc peu recherchées dans la culture de plantes fourragères. Pour les raisons évoquées ci-dessus, de nombreuses recherches sont en cours (essentiellement par transformation génétique), visant à produire des végétaux moins riches en lignine (fabrication du papier), ou au contraire, avec un taux de lignine plus important (bois de chauffage).

Voir aussi


- Bois ja:リグニン

Différenciation cellulaire

La différenciation cellulaire est un concept de biologie du développement décrivant le processus par lequel les cellules se spécialisent en un « type » celulaire. La morphologie d'une cellule peut changer radicalement durant la différenciation, mais le matériel génétique reste le même, à quelques exceptions près. Une cellule capable de se différencier en plusieurs types de cellules est appelée pluripotente. Ces cellules sont appelées cellules souches chez les animaux et cellules méristématiques chez les plantes supérieures. Une cellule capable de se différencier en tous les types cellulaires d'un organisme est dite totipotente. Chez les mammifères, seuls le zygote et les jeunes cellules embryonnaires sont totipotentes, tandis que chez les plantes, beaucoup de cellules différenciées peuvent devenir totipotentes.

Présentation

Chez la plupart des organismes multicellulaires, toutes les cellules ne sont pas identiques. Par exemple, les cellules composant la peau chez l'homme sont différentes des cellules composant les organes internes. Cependant, tous les différents types cellulaires sont dérivées d'une seule cellule-œuf fertilisée, et ce grâce à la différenciation. La différenciation est un mécanisme par lequel une cellule non-spécialisée se spécialise en un des nombreux types cellulaires composant le corps comme les myocytes (cellules musculaires), les cellules hépatiques (du foie) ou encore les neurones (cellules du système nerveux). Pendant la différenciation, certains gènes sont exprimés alors que d'autres sont réprimés. Ce processus est intrinsèquement régulé grâce notamment au matériel épigénétique des cellules. Ainsi la cellule différenciée va-t-elle développer des structures spécifiques et acquérir certaines foctions. La différenciation peut entraîner des changements dans nombre d'aspects de la physiologie de la cellule : sa taille, sa forme, sa polarité, son activité métabolique, sa sensibilité à certains signaux et son expression des gènes peuvent tous être modifiés durant la différenciation. En cytopathologie, le niveau de différenciation cellulaire est utilisé comme mesure de la progression d'un cancer.

Les cellules de mammifères

On sépare les cellules de mammifères en trois catégories : les cellules de la lignée germinale, les cellules somatiques et les cellules souches. Chacune des quelques 1014 (cent milles milliards) de cellules du corps humain a sa ou ses propres copies du génome, mises à part certaines cellules ayant perdu leur noyau (biologie) lors de leur différenciation, comme c'est le cas pour les hématies. La majorité de ces cellules sont diploïdes, c'est-à-dire qu'elles ont deux copies de chaque chromosome. Ces cellules sont appelées cellules somatiques. La plupart des cellules constituant le corps humain sont dans cette catégorie. Les cellules de la lignée germinale toutes les lignées de cellules donnant à terme les gamètes —ovocytes et spermatozoïdes — et sont les seules à transmettre leur matériel génétique aux générations suivantes. Les cellules souches, quant à elles, ont la capacité de se diviser indéfiniment et de donner des cellules spécialisées.

La différenciation au cours du développement

Le développement commence lorsqu'un spermatozoïde féconde un ovule et crée une seule cellule qui peut potentiellement former un organisme entier. Dans la première heure qui suit la fécondation, cette cellule-œuf se divise en plusieurs cellules identiques. Chez l'homme, environ quatre heures après la fécondation et après plusieurs cycles cellulaires, ces cellules commecent à se spécialiser et forment une sphère creuse appelée blastocyste. Celui-ci possède une couche de cellules externe (les cellules périphériques) et un groupe de cellules internes, appelées cellules de la masse interne. Ce sont ces cellules qui formeront tous les tissus du corps humain. Malgré cela, elles ne peuvent plus individuellement former un organisme entier : elles sont qualifiées de pluripotentes. Ces cellules continuent ensuite à se différencier jusqu'à donner des cellules souches qui donneront des cellules de types bien définis. Par exemple, les cellules souches du sang situées dans la moelle osseuse produisent des hématies, des leucocytes et des plaquettes, et les cellules souches de la peau donneront toutes les cellules constituants les tissus dermiques. Ces cellules souches très spécialisées sont dites multipotentes.

Dédifférenciation

On remarquera donc qu'au fur et mesure que les cellules se différencient, le nombre de types cellulaires qu'elles peuvent produire diminue, d'où le nom de spécialisation. Cependant il existe, dans une certaine mesure, des phénomènes de dédifférenciation par lesquels des cellules relativement spécialisées peuvent redevenir moins spécialisées. Ce type de mécanisme reste limité dans la mesure où, au cours de la différenciation, le matériel épigénétique (notamment) est irréversiblement modifié. Chez les animaux, ce phénomène est rare à l'état naturel, mais on peut donner l'exemple de la queue du triton : après avoir été coupée, les cellules du moignon se dédifférencient, de manière à pouvoir reformer tous les tissus de la queue.

Les cellules végétales

Voir aussi


- Cellule souche Catégorie:Biologie du développement

Tissu biologique

Les tissus sont le niveau d'organisation intermédiaire entre les cellules et les organes. Un tissu est un ensemble de cellules identiques ou tout au moins de même origine, participant à une fonction commune. La science qui étudie l'anatomie des tissus est l'histologie. Il existe plus d'une centaine de tissus chez les animaux, quelques dizaines chez les végétaux. Tous sont regroupés en deux grandes catégories selon leur morphologie :
- les épithéliums caractérisés par des cellules jointives. ils comprennent l'épiderme, le système nerveux et hépatique, l'endothélium vasculaire, les muqueuses et l'ensemble des tissus végétaux.
- les tissus conjonctifs dont les cellules sont disjointes, séparées par des matériaux extracellulaires. Ils sont spécifiques des animaux. On trouve dans cet ensemble, le sang, les cellules musculaires, le squelette des vertébrés, les couches profondes de la peau, etc. Ils ont en général un rôle de soutien, que ce soit actif pour les muscles ou passif pour les autres tissus. Sur le plan embryonnaire, ces deux grandes catégories de tissus ont une origine différente chez les animaux. Les épithéliums dérivent des deux tissus embryonnaires endoderme et ectoderme et dans une faible part du mésoderme (pour l'endothélium), alors que les conjonctifs proviennent tous du mésoderme. Les tissus conjonctifs ne sont donc présents que chez les animaux triploblastiques, les animaux diploblastiques (éponges, méduses, coraux) n'ont en effet pas de tissus conjonctifs ; chez eux, les deux tissus de bases sont séparés par la mésoglée, une gelée acellulaire, les fonctions des tissus conjonctifs étant partiellement prise en charge par l'ectoderme. Chez ces animaux, l'évolution s'arrête là, les tissus se modifient peu. En revanche pour les autres, les trois tissus de base vont évoluer, et s'interpénétrer pour donner les organes et l'ensemble des tissus des organismes adultes. L'histologie est la science qui étudie les tissus biologiques.

Voir aussi


- Cytologie
- Tissu végétal
-
ja:組織 (生物学) ms:Tisu biologi simple:Tissue (biological)

Organe

Un organe est une partie d'un système vivant ou de fabrication humaine. Il forme un ensemble de petits sous-ensembles, associés à une fonction principale et éventuellement à d'autres fonctions secondaires. Cette définition ne préjuge pas de la qualité du service apporté par l'organe : il peut parfaitement mal remplir la fonction, ou pire avoir une fonction inutile, voire nuisible. La dualité organe-fonction a été l'objet de polémiques violentes et aujourd'hui dépassées (enfin, presque...) entre différentes conceptions de la vie. Parmi les différentes thèses en présence, on notera :
- la thèse de la construction ad hoc (la vie est l'œuvre d'un architecte, qui a tout prévu et, en particulier un organe pour chaque fonction et, une fonction pour chaque organe)
- la thèse de l'adaptation très souple (à un besoin est associée une fonction, et la fonction crée l'organe)
- la thèse moderne de l'évolution (l'organe disponible remplit plus ou moins bien la fonction, et par sélection les organes les plus performants se généralisent ; la fonction ne crée pas l'organe, elle le sélectionne)
- Aujourd'hui, la fonction n'est plus regardée comme un concept préexistant, mais comme un élément parfois utile et parfois non en fonction du contexte. Les organes sont associés en systèmes, qui remplissent un ensemble de fonctions complémentaires et en interaction (exemple : le système nerveux, le système cardio-vasculaire).

Organe animal ou végétal

Sous-ensemble d'un organisme vivant complexe. Un organe est un ensemble de cellules vivantes qui assurent une fonction particulière dans cet organisme.

Organes du corps humain par région

Région de la tête et du cou


- os du crâne,
- face,
- orbite,
- œil,
- bouche,
- langue,
- dents,
- nez,
- oreilles,
- scalp,
- larynx,
- pharynx,
- glandes salivaires,
- méninges,
- cerveau,
- glande thyroïde,
- glandes parathyroïdes.

Région dorsale et moelle


- vertèbre,
- moelle épinière.

Thorax


- glande mammaire,
- côtes,
- poumons,
- cœur,
- médiastin,
- œsophage.

Abdomen


- Parois du corps,
- péritoine,
- estomac,
- duodénum,
- intestin,
- côlon,
- foie,
- rate,
- pancréas,
- reins,
- glandes surrénales.

Bassin


- bassin osseux,
- sacrum,
- coccyx,
- ovaires,
- trompe de Fallope,
- utérus,
- vagin,
- vulve,
- clitoris,
- périnée,
- vessie,
- testicules,
- verge,
- rectum.

Membres


- muscle,
- Squelette humain,
- nerfs,
- main,
- poignet,
- coude,
- épaule,
- hanche,
- genou,
- cheville.

Fonctions humaines


- Digestion
- Goût
- Irrigation sanguine
- Odorat
- Ouïe
- Régulation de la Glycémie
- Respiration
- Toucher
- Vue

Organes d'animaux


- Cœur
- Poumons
- Cerveau
- Œil
- Oreille
- Estomac
- Foie
- Intestin
- Peau
- Reins
- Pénis
- Testicules
- Vessie urinaire

Organes des végétaux


- Racines
- Rhizome
- Tronc
- Tige
- Branche
- Feuille
- Fleur
- Pistil
- Pétale
- Fruit
- Graine

Organe artificiel

Fabriqué par l'homme
- Appareil destiné à remplacer un organe chez un être vivant.
- Sous-ensemble d'un appareillage, composé de plusieurs pièces assemblées, destiné à effectuer une opération particulière ou un travail spécifique.
  - Mécaniques (« transmission », organe de mécanique automobile)
  - Électrique (organe de commande) interrupteur, régulateur.

Organes virtuels

Par extension, on parlera d'organe dans le cadre des organisations humaines (exemple : organe de presse).

Voir aussi


- Classement thématique des neurosciences

Liens externes


- [http://momesenweb.free.fr/PlumenWeb/Page1/Corps/corps.html Le corps humain et les organes] Catégorie:Botanique Système d'organes ja:器官 ko:기관 (생물)

Thalle

On appelle thalle l'appareil végétatif des végétaux inférieurs (algues, mousses...) et des champignons. Le thalle est constitué d'un tissu végétal indifférencié, sans tissu vasculaire. Ces organismes étaient appelés précédemment des « thallophytes ». Le terme vient du grec latinisé θαλλος (thallos), qui désignait une tige de plante garnie de feuilles. Bien que les thallophytes n'aient pas, à la différence des plantes vasculaires, d'organes différenciés tels que feuilles, tiges, racines, ils peuvent présenter des structures analogues qui ressemblent à leur « équivalents » vasculaires. Ces structures analogues ont des fonctions ou des structures macroscopiques similaires, mais leur structure microscopique est différente, ainsi aucun thalle n'a de tissu vasculaire. Le thalle des champignons, constitué d'un ensemble de filaments s'appelle « mycélium ». Chez les algues, le thalle est aussi appelé « limbe » ou « fronde ». Le gamétophyte de certains végétaux vasculaires (Fougères) est constitué d'un thalle appelé prothalle. Catégorie:Morphologie végétale Catégorie:Mycologie

Algue

ja:藻類 Catégorie:Algue Les algues sont des végétaux inférieurs, cryptogames, thallophytes, dont le cycle biologique se déroule, au moins en partie, en milieu aquatique. Leur morphologie est assez diversifiée, elles peuvent être unicellulaires, mobiles, ou bien former par association de cellules des filaments ou des lames de formes variées mais ne présentent jamais de véritables organes différenciés, en particulier ni racine, ni tige, ni vraies feuilles, comme on en trouve chez les plantes plus évoluées. Elles sont de couleurs variées, verte, jaune, rouge, brune, etc. L'étude des algues s'appelle la phycologie (le terme d'algologie est utilisé mais il désigne également la branche de la médecine qui traite de la douleur). algologie

Classification des algues

Algues procaryotes

Traditionnellement, on classe les cyanobactéries parmi les algues, référencées comme cyanophytes ou algues bleu-vert, bien que certains traités les en aient exclues. Elles apparaissent déjà dans des fossiles du Précambrien, datant d'environ 3,8 milliards d'années. Elles auraient joué un grand rôle dans la production de l'oxygène de l'atmosphère. Leurs cellules ont une structure procaryote typique des bactéries. La photosynthèse se produit directement dans le cytoplasme. Lorsqu'elles sont en symbiose avec un champignon elles forment un lichen. Elles seraient à l'origine des chloroplastes, et auraient ainsi permis aux végétaux de réaliser la photosynthèse, à la suite d'une endosymbiose.

Algues eucaryotes

Toutes les autres algues sont eucaryotes. Chez elles, la photosynthèse se produit dans des structures particulières, entourées d'une membrane, qu'on appelle des chloroplastes. Ces structures contiennent l'ADN et sont similaires dans leur structure aux cyanobactéries validant l'hypothèse de l'endosymbiose. Trois groupes de végétaux ont des chloroplastes « primaires » :
- les algues vertes et les plantes plus évoluées,
- les algues rouges
- les glaucophytes Dans ces groupes, le chloroplaste est entouré par deux membranes. Ceux des algues rouges ont plus ou moins la pigmentation typique des cyanobactéries, alors que la couleur verte, et celle des plantes supérieures, est due à la chlorophylle a et b, cette dernière se trouvant également chez certaines cyanobactéries. On pense raisonnablement que ces groupes ont un ancêtre commun, c'est-à-dire que l'existence des chloroplastes est la conséquence d'un seul événement endosymbiotique. Deux autres groupes, les euglénides et les chlorarachniophytes, ont des chloroplastes verts contenant de la chlorophylle b. Ces chloroplastes sont entourés, respectivement, de trois ou quatre membranes et furent probablement acquis de l'incorporation d'une algue verte. Ceux des chlorarachniophytes contiennent un petit nucléomorphe, reste du noyau de la cellule. On suppose que les chloroplastes euglénides ont seulement trois membranes parce qu'ils furent acquis par myzocytose plutôt que par phagocytose. Les autres algues ont toutes des chloroplastes contenant des chlorophylles a et c. Ce dernier type de chlorophylle n'est pas connu du moindre procaryote ou chloroplaste primaire, mais des similarités génétiques suggèrent une relation avec l'algue rouge. Ces groupes comprennent: phagocytose
- Hétérocontes (par exemple : algues dorées, diatomées, algues brunes)
- Haptophytes (par exemple :coccolithophores)
- Cryptomonades
- Dinoflagellées Dans les trois premiers de ces groupes (Chromista) le chloroplaste a quatre membranes, retenant un nucléomorphe en cryptomonades, et on suppose maintenant qu'ils ont en commun un ancêtre coloré. Le chloroplaste dinoflagellé typique a trois membranes, mais il y a une diversité considérable dans les chloroplastes de ce groupe, quelques membres ayant probablement acquis les leurs d'autres sources. Les Apicomplexa, un groupe de parasites étroitement apparentés, ont aussi des plastides, différents toutefois des véritables chloroplastes, qui semblent avoir une origine commune avec ceux des dinoflagellés.

Espèces d'algues


- acetabularia, alaria, anabæna, asparagopsis
- bryopsis
- carragheen, caulerpa, chlamydomonas, chlorelle, chondrus, cladophora, coccolithophore, codium, coralline, cystoseire
- diatomée, dictyota, diplopore, durvillaea
- fucus
- gelidium, girvanelle, goémon, haematococcus, himanthalia
- laminaire, lithothamnium
- macrocystis, mougeotia
- nemalion, nitella, nostoc ou crachat-de-lune
- œdogonium, oscillaire
- pediastrum, pleurococcus, porphyra, prochloron, protococcus
- rivularia
- sargasse, spirogyre, spiruline, stromatolite
- tripoli
- ulothrix, ulve
- varech, vauchérie, volvox
- xanthelle
- zoochlorelle, zooxanthelle, zygnéma

Formes des algues

La plupart des algues les plus simples sont unicellulaires flagellées ou amoeboïdes, mais des formes coloniales et non-mobiles se sont développées indépendamment dans plusieurs de ces groupes. Les niveaux d'organisation les plus courants, dont plusieurs peuvent intervenir dans le cycle de développement d'une espèce, sont les suivants :
- Colonial - petit groupe ordinaire de cellules mobiles.
- Capsoïde - cellules non-mobiles incluses dans un mucilage.
- Coccoîde - des cellules individuelles non-mobile avec des parois cellulaires.
- Palmelloïde - des cellules non-mobiles incluse dans le mucilage
- Filamenteux - une kyrielle de cellules non-mobiles connectées ensemble, quelques fois ramifiées.
- Membraneux - des cellules formant un thalle avec une différenciation partielle des tissus. En trois lignes même des niveaux plus élevés d'organisation ont été atteints, menant à des organismes avec des différenciations complètes des tissus. Celles-ci sont les algues brunes qui peuvent atteindre 70 m de long (varech); les algues rouges et les algues vertes. Les formes les plus complexes se trouvent chez les algues vertes (voir Charales), dans une lignée qui a peut-être conduit aux plantes supérieures. Le point où ces dernières commencent et où les algues s'arrêtent est marqué habituellement par la présence d'organes reproductifs munis de couches de cellules protectrices, une caractéristique qu'on ne trouve dans les autres groupes d'algues.

Écologie des algues

Charales Les algues constituent une part importante de l'écologie aquatique et adoptent des modes de vie très divers. Bien qu'elles soient toutes pourvues de chlorophylle, elles peuvent être autonomes (autotrophes ou saprophytes), parasites ou vivre en symbiose.
- Algues autotrophes
  - Algues flottantes du plancton
    - Algues unicellulaires, en colonies lâches ou filamenteuses formant le phytoplancton,
    - Algues flottantes de grande taille : les sargasses, algues brunes adaptées à la vie flottante, elles ont donné leur nom à la mer des Sargasses, ou bien algues brunes ou rouges qui forment des boules ou pelotes flottantes appelées aegragopiles.
  - Algues thermophiles
  - Algues aériennes
  - Algues fixées
    - sur des rochers : épilithes
      - Ce sont les algues des côtes rocheuses fixées par des crampons robustes aux rochers ou aux galets jusqu'à une profondeur de 50 à 75 m, mais elles se raréfient très rapidement avec la profondeur au-delà de 30 m, les radiations utiles à la photosynthèse étant absorbées par l'eau de mer. Elle se développent plus sur des côtes en pente douce qui forment des plates-formes littorales étendues. C'est parmi ces algues qu'on touve les espèces géantes : les laminaires, les Durvillea de Nouvelle-Zélande longue de 10 m, ou les Nereocystis de la côte Ouest de l'Amérique du Nord dont les frondes peuvent atteindre 50 m de long.
      - NB : la posidonie (Posidonia oceanica), espèce endémique de Méditerranée, n'est pas une algue, mais une plante à fleurs de la famille des Posidoniacées.
    - sur des animaux : épizoïques
      - Les paresseux ( ou unau) portent sur leur poils une algue brune pendant la saison sèche et verte pendant la saison des pluies, qui les aide à se confondre avec leur environnement.
    - sur des végétaux : épiphytes
    - sur du bois : épixyles
- Algues saprophytes
- Algues parasites
- Algues symbiotiques :
  - on appelle zoochlorelles ou zooxanthelles, les algues vivant en association avec des organismes animaux, selon qu'il s'agit d'algues vertes ou d'algues brunes. Les organismes concernés sont des spongiaires, des cnidaires, des bryozoaires ou des protozoaires.
  - avec des champignons : les lichens. Toutes les algues qui prennent part à la formation de lichens sont des chlorophycées, la plupart unicellulaires. Les plus grandes algues, appelées algues marines croissent surtout dans les fonds peu profonds et procurent des habitats différents. Des formes microscopiques, appelées phytoplancton, procurent la base de la chaîne alimentaire marine. Le phytoplancton peut être présent en forte densité notamment à cause de l'eutrophisation, appelé « éruption » d'algue qui provoque un changement visible de la couleur de l'eau.

Utlisations

Algues utiles


- Alimentation humaine : certaines espèces d'algues sont utilisées pour l'alimentation humaine,
  - soit directement, comme une sorte de légumes. Cela n'a qu'une importance marginale dans les pays occidentaux, mais bien plus grande dans les pays d'Extrême-Orient : Chine, Corée du Sud, Japon, Viêt Nam...
  - soit sous forme de compléments alimentaires : par exemple la spiruline, micro algue bleue, commercialisée sous forme de complément riche en protéine et en vitamines,
  - soit sous forme d'additifs pour l'industrie agro-alimentaire. Par exemple, on tire du fucus vésiculeux (aussi connu sous les noms de varech ou goémon) l'algine, ou acide alginique, utilisée comme liant dans les charcuteries.
- Alimentation animale : utilisation ancienne du goémon, fabrication de farines et tourteaux incorporés dans les aliments composés, pour volailles notamment.
- Engrais et amendements :
  - Le goémon, ou varech, est récolté sur les côtes, notamment en Bretagne depuis très lontemps pour en faire de l'engrais. Autrefois, il servait aussi à produire de la soude et de la potasse.
  - Le maërl, sédiment constitué des restes de Lithothamnium calcareum, une algue rouge calcifiée, est utilisé pour l'amendement des sols acides.
- Usages industriels :
  - Certaines substances tirées des algues, notamment l'algine, dèjà citée, sont utilisées comme gélifiants, épaississant, émulsifiants, dans de nombreuses industries : pharmacie, cosmétiques, matières plastiques, peintures...
  - L'agar-agar sert de base pour la fabrication des milieux de culture bactériologique.
  - Le lithothamnium fournit un calcaire poreux utilisé pour la filtration de l'eau.

Algues toxiques et nuisibles


- des algues unicellulaires microscopiques (Dinoflagellées) peuvent rendre toxiques les mollusques (moules, huîtres, praires, coques, palourdes...) et les rendre impropres à la consommation, sous peine de troubles gastro-entériques graves ou, plus rarement, d'atteintes neuro-musculaires ; phénomène assez récurrent dans la mytiliculture du bassin de Thau en Languedoc et sur les côtes de l'Atlantique, notamment en Bretagne et en Vendée.
- L'« algue tueuse », Caulerpa taxifolia, algue tropicale échappée du musée océanographique de Monaco est devenue depuis quelques années envahissante en mer Méditerranée au detriment de la végétation autochtone, entre autre les herbiers de posidonie. Voir aussi: - Teneur en magnésium dans les aliments - Teneur en iode dans les aliments - Acétabulaire

Liens externes


- [http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier523-1.php Les algues : première lignée végétale]
- [http://www.infovisual.info/01/022_fr.html Voir un schéma détaillé sur la reproduction sexuée et asexuée d'une algue verte]

Champignon

Le règne des mycota (fungi ou encore mycètes) n'est autre que celui des champignons. Dans la langue française, le mot champignon peut prêter à confusion. En effet, ce que nous appelons couramment champignon (le plus souvent muni d'un pied et d'un chapeau) n'est qu'une sorte de fruit, plus exactement un sporophore (appareil portant les spores et permettant la reproduction, terme aujourd'hui préféré à « carpophore »), particulièrement développé, le reste du champignon (le mycélium) étant souterrain et donc invisible. Mais il existe bien d'autres champignons tels que les rouilles, les levures, les moisissures ou encore certains parasites de l'homme. Leurs points communs sont exposés ci-dessous. Après avoir longtemps été classés parmi les végétaux, dont ils ne partagent que peu de caractéristiques (en l'occurrence l'immobilité), ils appartiennent aujourd'hui au règne des Fungi.

Caractéristiques générales

Sont classés dans le règne des Fungi tous les organismes remplissant les conditions suivantes :
- Ils sont eucaryotes (organismes possédant des cellules munies d'un noyau).
- Ils sont hétérotrophes vis-à-vis du carbone, qu'ils doivent donc trouver dans leur environnement immédiat.
- Ils sont absorbotrophes, se nourrissant par absorption. Dans la nature, seulement 2% des "fungi" se nourrissant par absorption. 98% ont recours à la mycorhize, une symbiose entre les racines de l’arbre et le mycélium (pas de racines). Les racines de l’arbre produisent le glucose (du sucre) pour le champignon, celui-ci ne sachant pas le produire lui même (manque de chlorophylle). Le mycélium procure en retour de l’eau et des sels minéraux inaccessibles aux racines de l’arbre.
- Ils développent un appareil végétatif appelé mycélium.
- Ils se reproduisent par des spores.
- Ces spores sont non flagellées ou à un seul flagelle (caractéristique faisant que le mildiou, à deux flagelles, n'est plus aujourd'hui considéré comme un champignon).
- Ils ont une paroi cellulaire chitineuse, ce qui les apparente plus aux animaux qu'aux végétaux, dont la paroi est cellulosique.

Classification

La classification actuelle des champignons distingue quatre divisions (ou embranchements) :
- Chytridiomycota, ou chytridiomycètes : espèces aquatiques dont les spores portent un flagelle. On les considère comme les ancêtres de tous les autres champignons.
- Zygomycota, ou zygomycètes : espèces à spores non flagellées dont les cellules ne sont pas séparées par des cloisons.
- Ascomycota, ou ascomycètes : les spores sont produites à l'intérieur de sacs (les asques) et sont projetées, à maturité, à l'extérieur par ouverture de l'asque.
- Basidiomycota, ou basidiomycètes : les spores se développent à l'extrémité de cellules spécialisées (les basides) et sont dispersées par le vent à maturité.

Morphologie

baside Le champignon est un thallophyte, c'est-à-dire qu'il ne possède ni feuilles, ni tiges, ni racines. Son appareil végétatif, ou thalle, est constitué de cellules allongées qui peuvent se présenter de deux façons:
- elles sont cloisonnées et articulées entre elles, et sont alors appelées hyphes (c'est le cas le plus fréquent);
- il n'y a pas de cloison les séparant les unes des autres. On parle alors de structure coenocytique et de siphon. On précisera que, si la plupart des champignons sont pluricellulaires, il y a quand même des exceptions notables : ainsi les levures sont unicellulaires. Lorsqu'on a affaire à des hyphes, ceux-ci s'associent pour former des filaments constituant le mycélium. Pour se reproduire, les champignons génèrent des cellules appelées spores. Au moment de la reproduction, la plupart des champignons dits « supérieurs » (classification aujourd'hui abandonnée) développent un appareil particulier appelé sporophore (on dit aussi carpophore), portant l'hyménium. C'est ce sporophore, souvent constitué d'un pied et d'un chapeau, que nous appelons communément champignon. Les champignons « inférieurs » peuvent aussi produire des sporophores, mais ceux-ci demeurent microscopiques.

Nourriture et environnement

Grâce à leur chlorophylle, la plupart des végétaux peuvent fixer le gaz carbonique de l'air par photosynthèse. On dit qu'ils sont autotrophes. Ce n'est pas le cas des champignons, hétérotrophes, qui doivent se débrouiller comme ils peuvent pour se procurer le carbone nécessaire à leur vie. Ils exploitent pour cela leur environnement immédiat, absorbant les matières organiques de trois façons différentes:
- Les champignons saprophytes exploitent la matière organique morte ou en décomposition (feuilles mortes, débris végétaux ou animaux, excréments).
- Les champignons parasites exploitent la matière organique vivante, qu'il s'agisse de végétaux, d'animaux (y compris les hommes) ou même d'autres champignons.
- D'autres champignons préfèrent la symbiose, association avec un végétal autotrophe, chacun des deux organismes tirant profit de cette association. La symbiose permet parfois de créer des êtres nouveaux, comme les lichens. Cette symbiose s’appelle Mycorhize.

Usages

lichen
- La plupart des catégories de champignons sont utilisées à des fins alimentaires, notamment en fricassée ou en omelette.
- D'autres peuvent avoir des vertus psychotropes intenses et provoquer diverses hallucinations, sentiment d'euphorie, perte de repères spatio-temporels, délire ou autre, comme en témoignent certains artistes comme Billy Ze Kick (Mangez-moi parle du psilocybe) ou Percu Baba. La culture et/ou l'usage des champignons psychotropes sont illégaux dans la plupart des pays dont la France et la Belgique.

Les champignons cultivés

Si la culture des champignons est attestée dès l'Antiquité, peu d'espèces, malgré les différents progrès réalisés au cours du siècle, se révèlent intéressantes pour une culture de type industriel ou semi-industriel. La plus grosse part du marché est occupée par le champignon de Paris (Agaricus bisporus), ainsi que par des champignons asiatiques tels que le shiitaké ou champignon noir (Lentinula edodes). La culture des champignons est appelée la myciculture (à ne pas confondre avec la mycoculture, une technique de culture utilisée en mycologie pour les mycètes d'intérêt médical ou vétérinaire).

Principales espèces cultivées


- Agaricus bisporus, champignon de Paris
- Pleurotus ostreatus et autres espèces voisines de pleurotes
- Agrocybe aegerita, pholiote du peuplier
- Lentinula edodes, shiitaké
- Auricularia auricula-judae, oreille de Judas
- Volvariella volvacea, volvaire asiatique
- Pholiota nameko, pholiote asiatique

Production

Il s'agit de champignons alimentaires sans distinction d'.

Bibliographie


- Régis Courtecuisse, Bernard Duhem : Guide des champignons de France et d'Europe (Delachaux & Niestlé, 1994-2000).
- Marcel Bon : Champignons de France et d'Europe occidentale (Flammarion, 2004)

Liens internes

Articles de Wikipédia concernant les champignons : Agaric, Amanite, Amanite citrine, Amanite épaisse, Amanite panthère, Amanite rougissante, Amanite solitaire, Amanite tue-mouches, Amanite vireuse, Ascomycète, Asque, Baside, Basidiomycète, Bolet à pied rouge, Bolet, Cèpe, Cèpe de Bord