Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
Mèdes

Mèdes

Les Mèdes sont un peuple de l'Iran ancien, voisin des Perses, avec lesquels ils ont souvent été confondus. Ils occupaient un territoire qui recouvre le nord-ouest de l'actuel Iran, au sud de la mer Caspienne actuel Azerbaidjan, autour de leur capitale Hangmatana/Ecbatane au 1er millénaire avant l'ère chrétienne. Les Mèdes formèrent un empire au début du qui dura jusqu'en 550 avant J.-C. Cet empire rivalisait avec le royaume de Lydie et Babylone.

Histoire

Les Mèdes apparaissent dans l'Histoire lorsque les scribes des souverains assyriens les mentionnent pour le première fois au Mais on sait grâce à l'archéologie qu'ils sont arrivés en Iran dans la seconde moitié du . Ils forment d'abord un ensemble de petits royaumes faibles dont les souverains résident dans des forteresses (sites de Godin Tepe, Nush-i Jân), mais il s'agit cependant d'une population essentiellement semi-nomade. Vers le , un premier royaume mède unifié apparaît (selon Hérodote, il est fondé par Deiocès). Le premier roi mède attesté historiquement est Phraortes (675-623 avant J.-C.), qui meurt au cours d'un combat face au roi assyrien Assarhaddon. Le royaume mède tombe ensuite sous la coupe des Scythes, avant d'être libéré par son plus grand roi, Cyaxare (623-585 avant J.-C.). Celui-ci s'allie au Babylonien Nabopolassar pour détruire l'Empire Assyrien (prise de Ninive en 612 avant J.-C.). Il se lance ensuite sans succès dans une guerre contre le royaume Lydien. Mais son règne fait du royaume mède une grande puissance politique : il détruit le royaume d'Urartu, et soumet les Perses. Son successeur Astyage (585-550 avant J.-C.) est selon la tradition un roi de faible envergure. Il sera détrôné par le roi perse Cyrus II (qui est selon Hérodote son petit-fils, sa fille ayant épousé le roi perse Cambyse Ier , qui annexe le royaume mède. Celui-ci apparaît en fait comme l'œuvre de Cyaxare, dont l'héritage est repris par les Perses, qui fondent le plus puissant Empire de leur temps. Les Mèdes n'ont pas laissé de sources écrites. Leur langue, leurs structures sociales, économiques et politiques sont donc inconnues. Leurs pratiques religieuses sont révélées par l'archéologie, qui a découvert des vestiges de temples du Feu dans certains sites mèdes, ce qui ferait de la religion mède une religion de type iranien, pré-mazdéenne.

Identité des Mèdes

Les informations à leur sujet sont assez contradictoires. Lorsqu' Hérodote en parle, il ne fait pas de différence entre eux et les Perses. Les guerres entre les Grecs et les Perses sont même appelées guerres médiques, ce qui laisse à penser que les deux peuples ne font qu'un. Cependant, après la conquête macédonienne, les grecs commencèrent à mieux connaître les peuples d'Asie. Bérose, un prêtre chaldéen, astronome et historien de Babylone du début du av. J.-C., rapporte que les Mèdes étaient différents des Perses. Ayant accès aux archives babyloniennes, il écrivit une histoire de la Mésopotamie où il est dit que les Mèdes en étaient les anciens habitants. On considère que les Sumériens et les Élamites furent les premiers habitants de la Mésopotamie. Selon l'histoire de Bérose,
- les Chaldéens auraient régné jusqu'en -2286 (donc à la même époque que les Sumériens, de -3800 à -2300 environ)
- les Mèdes auraient régné 234 années, de -2286 à -2052, correspondant à la troisième dynastie sumérienne d'Ur
- les Chaldéens auraient régné 458 années de -2004 à-1546, époque de Hammourabi)
- les Kassites auraient régné 245 années de 1546 à 1301. Strabon, dans sa Géographie (XV,2,8) indique:
« Le nom d'Ariane s'étend sur des parties de la Perse et de la Médie (..), ainsi qu'aux Bactres et Sogdiens au Nord; car ceux-ci parlent a peu près le même langage, avec de légères variations. »
Plusieurs vocables nous sont restés des Mèdes : Strabon, toujours dans sa Géographie (XI, 14, 8), indique ainsi
«Au moment où il quitte la région montagneuse proche du Niphatès où il a pris sa source, le Tigre traverse ce lac, mais il n’y mêle pas ses eaux tant son courant est rapide. De là lui vient son nom de Tigre, tigris étant le mot qui désigne la flèche chez les Mèdes.»
Comparant les langues mède et perse, Herodote mentionne également le mot Spaka (chien) (toujours présent dans les langues iraniennes actuelles telles que le kurde et le talysh). De manière générale, le dialecte kurde kurmandji, pourrait descendre du mède, ce qui explique pourquoi nombre de Kurdes actuels se considèrent les descendants les plus proches des Mèdes (l'origine exacte des kurdes restant cependant plus ouverte dans les milieux académiques).

Liste des rois mèdes


- -728 à -675 : Deioclès
- -675 à -623 : Phraortès
- -623 à -585 : Cyaxare
- -585 à -550 : Astyage

Bibliographie


- Le Peuple et la Langue des Mèdes, Jules Oppert, 1879

Voir aussi

Proposition de déchiffrement de l'élamite achéménide: [http://www.lostlanguages.com/achaemenid.htm](en anglais) Fred Hamori (chercheur hongrois) http://users.cwnet.com/millenia/medescyth.html (en anglais) Catégorie:Antiquité ! Catégorie:Histoire de l'Iran Catégorie:Mésopotamie Medes Medes ja:メディア王国

Iran

|- valign="top" | Guide suprême | Ali Khamenei |- valign="top" | Président | Mahmoud Ahmadinejad |- valign="top" | Établissement
 - Date | Révolution Islamique
1979 |{{{{{{{{{{{{| border="0" cellpadding="5" cellspacing="0" align="center" | #Téhéran #Qom #Markazi #Qazvin #Gilan #Ardebil #Zanjan #Azerbaijan-e-sharghi (de l'est) #Azerbaijan-e-gharbi (de l'ouest) #Kordestan #Hamedan #Kermanshahan #Ilam #Lorestan #Khuzestan ||
  1. Chahar Mahaal-o-Bakhtiari
  2. Kohkiluyeh-o-Boyer Ahmad
  3. Bushehr
  4. Fars
  5. Hormozgan
  6. Sistan-o-Balouchestan
  7. Kerman
  8. Yazd
  9. Esfahan
  10. Semnan
  11. Mazandaran
  12. Golestan
  13. Khorasan-e-shomali (du Nord)
  14. Khorasan-e-razavi
  15. Khorasan-e-jonubi (du sud) ||Image:IranNumbered.png |{{{{{{{{{{{{

    Mer Caspienne

    Caspienne Caspienne] La mer Caspienne est une mer intérieure de l' Asie. Elle est bordée par la Russie, le Daguestan, la Kalmoukie, l'oblast d'Astrakhan, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan, et le Kazakhstan, avec les steppes de l'asie centrale au nord et et à l'est. Dans l'Antiquité, elle était appelée locéan Hyrcanian, elle porta aussi le nom de mer Khazar et de mer Khvalissian. Khazar La Caspienne est l'une des plus petites mers du monde; en fait, suivant les scientifiques il a des caractéristiques à la fois de mer et de lac. C'est, néanmoins, avec une superficie de 371 000 km², l'une des masses d'eau enclavée les plus importantes. Elle n'a cependant pas le statut juridique des mers. La Caspienne contient un grand nombre d'esturgeons, lesquel fournissent des œufs qui sont transformés en caviar. La surpêche menacerait cependant leur population. Les profondeurs de la mer recèlent encore d'importantes ressources pétrolifères. L'établissement des frontières entre les cinq états riverains est une question ardue. Les fleuves Volga et Oural se jettent dans la Caspienne qui est connectée à la mer d'Azov par le canal Manych. Le niveau de la Caspienne est descendu et monté de nombreuses fois au cours des siècles. Certains historiens prétendent qu'au Moyen Âge, une montée des eaux a provoqué l'immersion des villes côtières de Khazaria, comme celle de Atil.

    right Les principales villes au bord de la Caspienne :
    - Bakou, Azerbaïdjan
    - Turkmenbashi, Turkménistan (précédemment Krasnowodsk)
    - Babol, province of Mazandaran, Iran
    - Atyrau, Kazakhstan
    - Aktau, Kazakhstan (précedemment Shevchenko) Les villes historiques au bord de la Caspienne:
    - Atil
    - Khazaran

    Voir aussi


    - le monstre de la Caspienne

    Liens externes


    - [http://www.grida.no/caspian/background_info/physical.htm Données chiffrées détaillées]
    - Le statut juridique de la Caspienne
      - [http://www.ridi.org/adi/199910a1.htm sur le Réseau Internet pour le Droit International (RIDI)]
      - [http://www.monde-diplomatique.fr/1995/07/A/1633 dans le monde diplomatique]
    - [http://www.caspianenvironment.org/ Caspian Environment Programme]
      - [http://www.caspianenvironment.org/reports/Framework_Convention.zip Framework Convention for the Protection of the Marine Environment of the Caspian Sea] (2003) ja:カスピ海 ko:카스피 해


    Ecbatane

    Ecbatane est une ville antique d'Iran, capitale de la Médie. Elle fut fondée au par Déjocès. Les rois perses en firent leur résidence d'été. En 330, Alexandre le Grand s'empare de la ville et du trésor que Darius y gardait. C'est lors de son séjour dans cette ville qu'il fait exécuter Bessos et Parménion. Sept ans plus tard, c'est dans cette même ville, au retour des campagnes en Inde que meurt Héphaestion. Le roi séleucide Antiochos IV refonde la ville sous le nom de d'Épiphaneia au . C'est l'actuelle Hamadan. Catégorie:Histoire de l'Iran

    Babylone

    Babylone est le nom d'une ville antique de Mésopotamie située sur l'Euphrate à environ 160 kilomètres au Sud-Est de l'actuelle Bagdad (Irak), près de la ville moderne de Hilla. Sa position géographique exacte est 32° 33’N - 44° 26’E.

    Étymologie

    Le nom de la ville de Babylone provient sans doute du nom pré-sumérien Babulu, que les Akkadiens ont expliqué étymologiquement par bab-ili(m), ce qui signifie « la Porte du Dieu ». Ce nom a été traduit en sumérien selon le même sens en Ka.dingir.ra. Les Grecs ont traduit ce nom en Babylon, qui a été repris par la suite par les Européens. Les Hébreux ont rapproché le nom Bab-ili de la racine hébraïque bbl, qui signifie « mélanger », ce qui rappelle le mythe de la Tour de Babel (nom hébreu de Babylone).

    Les origines de Babylone

    Tour de Babel Babylone est mentionnée pour la première fois au , à l'époque de l'Empire d'Akkad, dont elle fait partie. Elle est ensuite un centre administratif important de l'Empire d'Ur III. Mais elle ne devient un centre politique important qu'avec l'installation d'une dynastie amorrite au début du IIè millénaire. Rien ne prédispose cette bourgade riveraine d'un bras secondaire de l'Euphrate à devenir à partir de 1800 av. J.-C. la capitale d'un ensemble régional vaste auquel on donne le nom de Babylonie.

    Babylone sous la dynastie amorrite

    La dynastie amorrite de Babylone est fondée vers 1894 par Soumou-aboum (18941881 av. J.-C.). Les amorrites sont un peuple sédentaires originaire des steppes de l'ouest de la Mésopotamie. Son successeur Soumou-la-El (18801845 av. J.-C.) est le véritable fondateur du royaume babylonien, qui prend sous son règne une certaine importance. Ses successeurs agrandissent le royaume, et sous Sin-mouballit (18121793 av. J.-C.) Babylone devient une puissance capable de rivaliser avec les grands royaumes amorrites voisins que sont Larsa, Eshnounna, Isin et Uruk. Son fils Hammourabi (1793–1750) saura jouer intelligemment son rôle dans le concert international de son temps. Après une première partie de règne peu fructueuse, il parvient à subjuguer les royaumes qui l'entourent : Larsa, Eshnunna, puis Mari. Il se désengage aussi de la tutelle de l'Élam. Babylone devient alors la plus grande puissance politique de Mésopotamie. C'est à ce moment que la ville capte à son seul profit, outre le rôle de capitale politique, la fonction de capitale religieuse, unique résidence du dieu Mardouk roi des dieux du panthéon mésopotamien. L'empire d'Hammourabi assure ainsi la synthèse entre les traditions culturelles et religieuses des capitales de Sumer et d'Akkad qui avaient dominé la Mésopotamie au et celles des bédouins amorrites. Le site de la ville est un peu excentré par rapport aux autres capitales anciennes et futures de la Mésopotamie Agadé, Eshnounna, Séleucie, Ctésiphon et Bagdad. Cependant il est proche de l'endroit ou le Tigre et l'Euphrate sont peu éloignés l'un de l'autre. Cela apporte la présence d'un fort réseau de voies d'irrigation et une forte productivité des terres agricoles. Enfin vers l'époque d'Hammorabi le sud de la Mésopotamie voit une forte dégradation de sa situation démographique et économiques, pour des raisons qu'il est encore difficile d'élucider. C'est alors que de grandes métropoles telles Ur, Nippour, Uruk et Larsa sont alors abandonnées pour de longues périodes. De cette situation Babylone tire profit car installée au cœur d'une zone agricole prospère elle récupère, outre les traditions culturelles et religieuse de ces villes, leur force vive à savoir leur population. Dès sa fondation la ville s'étend des deux rives de l'Arahtu un bras alors secondaire de l'Euphrate avant d'en devenir le lit principal au . Sur la rive droite s'étendait un parc, appelé le jardin de l'abondance mais qu'il ne faut pas confondre avec les fameux jardins suspendus dont les historiens actuels doutent de plus en plus qu'ils aient existés à Babylone. La partie orientale de la ville, sur la rive gauche, est nettement plus étendue. Au nord de cette partie de la ville se trouvait les quartiers royaux avec au centre le palais royal. Sous le règne d'Hammourabi la population du palais s'est fortement accrue car les rois amorrites avaient pour tradition en cas de victoire d'emmener la population féminine du harem du souverain vaincu. Cela dit cette population proche du souverain reste peu connue. Ainsi si l'on connait plusieurs des enfants d'Hammourabi l'on ignore tout de ses épouses. Par les archives de Mari, nous savons que le palais de Babylone à l'époque amorrite est conçu avec une seule grande porte ce qui permet de filtrer les entrées et des batiments répartis autour d'une cour avec des espaces arborés. Ce palais, comme les palais royaux proche-orientaux, est un centre économique important. Nous y trouvons des archives commerciales privées. Il semble qu'à l'époque amorrite le roi fait écouler ses surplus de laine par des agents commerciaux privés, les tamkarou qui disposent d'un certains nombre de mois pour reverser au palais le produit de leurs ventes. Ces agents peuvent aussi recevoir la ferme de certains impôts en nature qu'ils se chargent de percevoir et de changer en argent avant de le reverser au souverain. Au centre de la partie orientale de Babylone se trouve le temple de Mardouk puis au sud les quartiers commerciaux qui servent de quartiers résidentiels aux notables et aux commercants. Le fils d'Hammourabi, Samsou-ilouna (17491712 av. J.-C.), poursuit son œuvre, mais de nombreuses révoltes affaiblissent son royaume. Les rois suivants voient leur territoire se désagréger sous l'effet de révoltes, d'attaques de peuples ennemis, en premier lieu les Kassites mais aussi les Hourrites, le tout dans un climat de crise agraire. Samsou-Ditana (16251595 av. J.-C.), dont le royaume ne comporte plus que les environs immédiats de Babylone, rentre finalement dans un conflit contre le roi hittite Mursili I, qui réussit en 1595 av J-C. un raid sur Babylone avec l'aide des rois de Hana et des Kassites. La ville est pillée, et la dynastie amorrite disparaît. Il est important de noter que des études sont en cours de réalisations à propos de la chute de Babylone à cette époque. Un décalage de 70 ans serait plus qu'envisageable ce qui descendrait la chute de Babylone à 1525 ACN. Il ne s'agit encore que d'une hypothèse et non d'un fait avéré.

    La période kassite et la seconde dynastie d'Isin

    Après cette défaite, Babylone tombe aux mains d'une dynastie kassite, fondée par Agum. La date et les conditions exactes de cette prise du pouvoir nous sont inconnues, les premières décennies de la dynastie kassite nous étant inconnues. Vers 1500 av. J.-C., Burna-Buriash I assure sa domination sur toute la Basse-Mésopotamie, puis prend le nom de Karduniash (Babylonie). Le royaume s'étend encore sous ses successeurs, et Babylone devient une des grandes puissances politiques de la période, au même titre que l'Égypte, le Mitanni, les Hittites, l'Élam, comme l'atteste la correspondance d'el Amarna ( siècle av. J.-C.). Cette période calme est brisée par l'émergeance en Mésopotamie d'une nouvelle puissance, l'Assyrie, qui s'est débarrassée du Mitanni vers 1350 av. J.-C.. Ses rois n'auront de cesse de tenter d'affirmer leur suprématie sur Babylone. Les deux royaumes s'épuisent dans des luttes durant tout le siècle, avant que les Élamites ne rejoignent la partie au début du siècle. Le pouvoir kassite, fragilisé par les guerres contre l'Assyrie qui ont provoqué des luttes internes, tombe en quelques années sous les coups des rois élamites Shutruk-Nahhunte et Kutir-Nahhunte. En 1155 av. J.-C., la dynastie kassite, la plus longue à avoir régné à Babylone, se termine dans le chaos. Le pouvoir élamite ne tient pas longtemps en place en Babylonie. Le roi Shilhak-Inshushinak est chassé du pays par le roi d'Isin Ninourta-nadin-shoumi, qui prend le pouvoir à Babylone vers 1130 av. J.-C.. Son successeur Nabuchodonosor I réussit à envahir l'Élam quelques années plus tard. Cette situation ne dure néanmoins pas longtemps, car l'Assyrie redevient menaçante. En 1025 av. J.-C., le roi assyrien Teglath-Phalasar I s'empare de Babylone et dépose le dernier roi de la seconde dynastie d'Isin , Nabû-shoum-libour (10321025 av. J.-C.). Les rois Kassites ne font pas de Babylone leur unique résidence mais c'est pourtant sous leur dynastie et celle d'Isin, entre le et le que la cité assure définitivement sa suprématie religieuse et intellectuelle grace à une forte domination culturelle. C'est à cette époque, et à Babylone, que sont mis en forme les deux grands textes littéraires du monde babylonien a savoir Épopée de Gilgamesh et lÉpopée de la création (Enuma elish)(). Les textes essentiels dans les domaines de la divination, de la médecine sont aussi de cette époque. Enfin sous le règne d'Adad-shoum-ousour (12161187 av. J.-C. une deuxième enceinte donne à la ville son extension maximale. Sur la rive gauche la cité de Babylone forme un triangle d'environ 500 mètres du nord au sud et 300 mètres d'ouest en est au point le plus large. De l'autre coté de l'Euphrate, sur la rive droite, la ville forme un quadrilatère plus petit, d'environ 100 mètres sur 200). l'espace intra-muros est lui-même loin d'être entièrement bâti. Le clergé du dieu Mardouk de la ville joue un rôle de plus en plus important et cherche à faire de Babylone l'héritière de Nippour l'antique capitale religieuse de Sumer, et de son dieu Enlil. Ainsi au les doubles murailles de Babylone et celle de Nippour reçoivent des noms qui indiquent une sorte de parenté. A Nippour les murailles s'appellent Nimit-Mardouk (protection du dieu Mardouk) pour la muraille extérieure et Imgour-Mardouk (Mardouk s'est montré favorable) pour l'intérieure. Celles de Babylone portent les noms de Nimit-Enlil et Imgour-Enlil. Le temple du dieu Mardouk, l'Esagil (La demeure à la tête élevée) , devient le sanctuaire de tout le panthéon mésopotamien et possède des chapelles pour pratiquement tous les dieux qui se réunissent en Assemblée divine (l' Ubshoukkinakkou) dans une cour du temple réservée à cet effet. Aux cotés du temple (au nord) se trouve la ziggourat Etemenanki (la demeure fondement du Ciel et de la Terre), qui donne probablement naissance à la légende de la Tour de Babel, et dont certains textes ésotériques affirment que sous la tour visible s'enfonce sous terre une tour aux dimensions identiques. Babylone est aussi un centre d'astronomie (et d'astrologie) considérable à l'époque. Les Babyloniens avaient déjà remarqué en leur temps la précession des équinoxes (voir art divinatoire), et c'est également dans les trente mille tablettes découvertes à Babylone que l'on a découvert les premières traces de ce que l'on nommera bien plus tard des algorithmes.

    Babylone et la domination assyrienne

    La fin du siècle est marquée par de grands mouvements de population en Babylonie, comme dans tout le Moyen-Orient. Des tribus d'Araméens et de Chaldéens s'installent en Babylonie, où elles constituent des entités politiques rivales du pouvoir babylonien. Les nouveaux souverains de cette cité s'avèrent incapables de rétablir l'ordre, et la région connaît une triste période durant tout le siècle. La fin du siècle est marquée par le rétablissement de la monarchie assyrienne par Adad-nirari II. Celui-ci devient menaçant pour Babylone, mais il est repoussé par Nabû-shuma-ukin (880860 av. J.-C.), qui réussit à améliorer momentanément la situation de son royaume. Après sa mort, une crise de succession secoue Babylone, dont profitent les rois assyriens. Le reste du siècle est marqué par des luttes dynastiques à Babylone et en Assyrie, dont profite à son tour l'un ou l'autre des deux royaumes pour établir sa suprématie sur son voisin. Les Assyriens finissent par l'emporter vers 800 av. J.-C., et la Babylonie tombe à nouveau dans le chaos, des rois Chaldéens tentant de s'établir à Babylone. Ces luttes internes finissent par profiter au royaume assyrien, qui est devenu un véritable Empire sous le règne de Teglath-Phalasar III. Après plusieurs années de luttes, celui-ci réussit à prendre Babylone en 728 av. J.-C., et il s'y proclame roi. À partir de ce moment, la Babylonie va connaître un siècle de résistances à l'occupation de son voisin du nord. Cette lutte, menée avec le support des Élamites, qui deviennent les alliés de Babylone face à l'Assyrie, est initiée par un roi chaldéen, Merodach-baladan, qui réussit même à une période à régner à Babylone à la fin du siècle (722710 av. J.-C. et brièvement en 703 av. J.-C.), avant d'être chassé par Sargon II puis son fils Sennacherib. Celui-ci fait monter son fils aîné Ashour-Nadin-Shoum sur le trône de la ville, mais il est vite déposé et livré aux Élamites qui le tuent. De rage, le roi assyrien prend la ville et la détruit, totalement selon ses dires, en 689. De plus la statue du dieu Mardouk est transportée en Assyrie où, quoique toujours honorée elle reste captive de nombreuses années. En réalité il est probable que les destructions ne furent que partielles, la rapidité du relèvement de Babylone sous le règne suivant en témoigne. En effet Assarhaddon, qui succède à Sennacherib en 680 av. J.-C. se montre plus généreux envers la grande cité, qu'il restaure ainsi que l'Esagil. À sa mort en 669 av. J.-C., il choisit de faire monter son fils aîné Shamash-shoum-oukin sur le trône de Babylone, sous l'autorité de son autre fils Assurbanipal, qui devient roi d'Assyrie. Après quelques années du scrupuleuse fidélité, Shamash-shum-ukin finit par se révolter contre son frère en 648 av. J.-C., avec l'aide de la noblesse babylonienne, des Chaldéens et des Élamites. Après plusieurs années de guerre, il est vaincu, et il meurt dans l'incendie de son palais lors de la prise de Babylone par les Assyriens (vers 644 av. J.-C.). Cet épisode tragique inspire le personnage mythique de Sardanapale. Même sous la domination étrangère les élites lettrées et marchandes de Babylone se battent avec énergie pour le maintien du statut de grande ville religieuse, dont les habitants sont exemptés de toute charge fiscale. Un texte éminemment politique de cet époque, le
    Miroir du Prince, estime que la fiscalité royale ne peut concerner Babylone, ainsi que Nippour et Sippar.

    La dynastie chaldéenne et l'apogée de Babylone

    Cette succession de révoltes en Babylonie a sans doute affaibli l'Assyrie, tandis qu'à Babylone l'esprit de résistance était de plus en plus fort, et les résistants de plus en plus actifs et unis. A la mort d'Assurbanipal en 627 av. J.-C., ses successeurs rentrent dans une querelle de succession qui est fatale à leur royaume. Nabopolassar (Nabou-apla-ousour), sans doute le gouverneur de la région du Pays de la Mer, et probablement d'origine chaldéenne, profite des troubles en Assyrie pour prendre le pouvoir à Babylone en 625 av. J.-C. Il prétend soutenir l'un des prétendants assyriens, Sin-shar-ishkoun qui lui confère l'autorité sur Babylone en échange de son appui militaire. Après quelques années de conflit, il réussit finalement à abattre l'Empire assyrien, avec l'aide du roi des Mèdes, Cyaxare, entre 614 av. J.-C. et 610 av. J.-C. Son fils Nabuchodonosor II (605–562) lui succède. Avec lui, Babylone connaît son apogée. Il fonde l'empire dit Néobabylonien qui couvre une grande partie du proche-orient des frontières de l'Égypte jusqu'au Taurus anatolien et aux abords de la Perse. Contrairement à l'Assyrie, qui avait séparée la capitale politique Ninive de la capitale religieuse Assur, l'empire néobabylonien fait de Babylone le lieu d'exercice du pouvoir royal et la résidence de Mardouk, le dieu à la tête du panthéon mésopotamien. Les règnes de Nabopolossar et Nabuchodonosor II correspondent à une période de profondes transformations de la ville. Ce sont ces travaux qui vont contribuer à l'image, légendaire, reproduite par Hérodote d'une ville ceinte par des murailles de 90 mètres de hauteur. En réalité Nabuchodonosor fait restaurer totalement les deux enceintes traditionnelles de
    Nimit-Enlil et Imgour-Enlil sur une longueur d'environ 8 kilomètres, lesquelles enserrent la surface batie de la cité. Puis il fait construire une seconde muraille externe d'environ 11 kilomètres qui part de la colline de Babil 300 mètres au nord de la ville et rejoint l'Euphrate au sud. Elle entoure une zone agricole qui pouvait contribuer au ravitaillement de Babylone en cas de siège. À la vieille ville, proche du fleuve et constituée de rues sinueuses et étroites, s'ajoute, au nord est de la cité, des quartiers caractérisés par de grandes avenues se coupant à angles droit, dans une sorte de plan en damier. Les contrats de vente des maisons située sur ces axes de circulation appellent ces derniers «voie de passage du roi et des dieux» (mutaq sharri u ilani). Il s'agit de grandes voies processionnelles. La plus célèbre est surnommée « Puisse l'ennemi arrogant ne pas réussir » (Ay-ibour-shabou) et part de la porte d'Ishtar jusqu'a l'enceinte exterieur de l'Esagil. Les dalles qui pavent le sol de cette rue sont au nom de Nabuchodonosor. Le long de la rive gauche un quai de brique et une muraille protège les deux palais (nord et sud) du roi ainsi que le quartier des temples et le quartier commercial. De plus un pont en dur (bois et briques cuites), un des seuls du Moyen-Orient, permet de relier à proximité de l'Esagil et de l'Etemenanki les deux rives. Afin d'éviter les inondations et de protéger la ville Nabuchodonosor fait construire un énorme écueil en brique afin de briser la force du courant et de contraindre le fleuve à faire un coude. Au total la ville compte plus de 40 temples autour desquels se rassemblent les maisons des notables et des membres des divers clergés. Les fouilles dans le quartier de Shu-an-na montrent que certaines maisons atteignent parfois 400 m². Cependant la densité du bati est variable et plus l'on s'éloigne du fleuve plus le tissu urbain est discontinu, avec de véritable zone de cultures en son sein. Il est donc particulièrement difficile de connaître le nombre précis des habitants de la métropole babylonienne car outre les fortes inégalités entre quartiers il faut prendre en compte le personnel des palais et des temples, difficile à évaluer, ainsi que la présence de nombreux déportés conséquence des guerres des souverains babyloniens. De plus la présence de commercants étrangers est avérée sans qu'il soit posssible d'en faire une estimation chiffrée. Les successeurs de Nabuchodonosor II réussissent à tenir tant bien que mal leur royaume, mais ils n'ont pas la trempe des fondateurs de la dynastie. Le dernier roi de Babylone, Nabonide (556539 av. J.-C.), est un personnage énigmatique qui réussit à se mettre à dos une grande partie des nobles de son royaume. Quand le roi des Perses Cyrus II attaque Babylone en 539 par une attaque surprise contre la porte d'Enlil au nord ouest de la ville, la lutte tourne court et la cité et l'Empire tout entier tombe entre ses mains. Dès lors, Babylone perd son indépendance.

    Babylone sous domination étrangère

    La chute du royaume babylonien et la fin de l'indépendance politique ne signifient pas le déclin de la métropole mésopotamienne. Certe à deux reprise la ville se révolte contre Darius I (en 520519 av. J.-C. puis en 514 av. J.-C.) et celui-ci finit par démanteler une partie des fortifications. Mais sous la domination des Achéménides Babylone reste la ville la plus dévellopée économiquement de la région et la plus peuplée. De plus elle a rang de ville impériale et offre aux souverains perses une résidence hivernale. Jusqu'au début du Les archives, souvent privées, nous renseignent sur la prospérité certaine des entrepreneurs et commerçants babyloniens. Notre documentation s'amenuise pour la fin du Ve siècle et le début du En 331, l'Empire achéménide tombe entre les mains du roi macédonien Alexandre le Grand après la victoire de Gaugamèles le {{{{{{{{


    Assyrie

    L'Assyrie est un ancien empire du nord de la Mésopotamie, dont la capitale fut d'abord la ville d'Assur, puis en 879, Kalkhu, et en 745, Ninive, sur le Tigre. L'Assyrie contrôlait des territoires qui s'étendent sur quatre pays actuels : Syrie, Turquie, Iran et Irak. Pour les Assyriens d'aujourd'hui, voir l'article Assyriens.

    Histoire

    Assyriens, en Assyrie]]

    Chronologie


    - Période paléo-assyrienne (?- début )
    - Période médio-assyrienne (1365–911)
    - Période néo-assyrienne (911–609) Note : Les dates citées ici sont souvent approximatives, surtout pour la période paléo-assyrienne. Elles sont assurées à partir du .

    Origines de l’Assyrie

    La liste royale assyrienne débute par l’énumération de « rois vivant sous la tente », ce qui a laissé penser que les origines de l’État assyrien étaient à rechercher dans le monde nomade. Dans les faits, cette ascendance paraît être une pure construction historiographique, incluant les ancêtres nomades amorrites du roi Samsi-Addu d’Ekallatum, qui intégra Assur dans son royaume au , et qui inclut ses propres ancêtres dans la liste royale assyrienne aux côtés des rois ayant réellement dirigé Assur. Car c’est en fait de cette ville qu’est né le royaume assyrien, dans un milieu urbain.

    La cité-État d’Assur

    La ville d’Assur est un très ancien centre urbain. Elle apparaît dans les sources de l’Empire d'Akkad et de la Troisième Dynastie d’Ur, qui la dominent temporairement. Mais sa position excentrée par rapport aux grands centres politiques lui permet de préserver son indépendance, Puzur-Assur regagnant son autonomie lors de l’effondrement du royaume d’Ur (Mésopotamie) vers 2010, et fondant par la même une nouvelle dynastie. A l’époque amorrite (XIX–XVII) siècles, elle apparaît comme une puissance politique assez faible, mais elle est une très importante ville marchande, qu'on a pu comparer aux républiques marchandes de l'Italie de la Renaissance. Les marchands d’Assur entretiennent un réseau commercial très étendu, qui leur permet d’établir de très fructueux comptoirs en Cappadoce, bien connus par les archives qu’ils ont laissé à Kanesh (Kültepe). Ce système dure tout au long du siècle, puis connaît un arrêt au début du , avant de reprendre momentanément sous le règne de Samsi-Addu, et de s’arrêter définitivement quand la ville de Kanesh est brûlée, sans doute au cours de guerres opposant les royaumes d’Anatolie.

    Aléas politiques

    La ville d’Assur reste indépendante jusqu’à environ 1800, quand le roi Samsi-Addu d’Ekallatum s’en empare, et l’incorpore dans son royaume (le Royaume de Haute-Mésopotamie). Après sa mort et l’effondrement de sa construction politique, son fils Ishme-Dagan serait parvenu à conserver Assur, sans doute sous l’égide de Hammourabi de Babylone. Après le recul des Babyloniens, Assur regagne son indépendance. Si l’expulsion des souverains d’Ekallatum a représenté dans un premier temps une délivrance pour les Assyriens, l’expérience de l’intégration au Royaume de Haute Mésopotamie reste forte pour l’histoire de l’Assyrie, qui expérimente alors l’idéologie impérialiste avec Samsi-Addu, qui est toujours considéré comme un roi assyrien par l’historiographie de ce pays, en raison de son grand prestige. La vie politique d’Assur à la fin de l’époque amorrite n’est pas connue. On sait seulement qu’elle fait face à l’expansion du royaume hourrite du Mitanni, dès le . On ne sait pas exactement quand ni comment Assur devient vassale de cet empire, mais on sait qu’elle est mise à sac par Shaushtatar vers le milieu du siècle, sans doute en raison d’une rébellion, à moins que ce ne soit là que commence la domination mitanienne sur la ville.

    La formation et l’affirmation du royaume assyrien

    Quelques années plus tard, le Mitanni subit plusieurs lourdes défaites face au roi hittite Suppiluliuma I, qui affaiblissent son assise sur ses vassaux. C’est sans doute à ce moment-là que le roi d’Assur, Assur-uballit I, cesse de verser le tribut aux Hourrites. On ne sait pas exactement comment cela est arrivé, mais Assur apparaît à ce moment comme une grande puissance politique : Assur-uballit soumet la riche région du Haut Tigre, en s’emparant notamment de Ninive. Il réussit à vaincre le Mitanni, qui se déchire alors dans des guerres intestines, et à faire passer sa partie orientale sous sa vassalité, retournant ainsi la situation qui prévalait auparavant. Fort de ses succès, il peut se prétendre « Grand roi », égal des Hittites, Babyloniens et Égyptiens. Les Babyloniens en particulier voient mal cette situation, et n’acceptent qu’avec réticence ce nouvel état de fait. Une alliance dynastique est finalement scellée entre Assur-uballit et le roi kassite de Babylone, Burna-Buriash II, et c’est le point de départ d’une série de conflits qui va opposer les deux royaumes, sans que l’un ne puisse prendre le dessus sur l’autre. Vers l’ouest, les Hittites disputent les dépouilles du Mitanni aux Assyriens. Les rois Adad-nerari I et Salmanazar I doivent affirmer leurs prétentions par les armes, pour faire leur place entre leurs deux puissants adversaires. Une politique de contrôle du territoire et même de colonisation est mise en place en Haute-Mésopotamie, qui devient peu à peu une région assyrienne. Plusieurs sites de cette région ont livré des archives pour la période, les plus importants étant Tell Sheik Hamad (Dur-Katlimmu) et Tell Rimah (Qattara) L’apogée du premier royaume assyrien est le règne de Tukulti-Ninurta I. Celui-ci écrase l’armée hittite de Tudhaliya IV, et réussit à s’emparer de Babylone. Ces deux succès font de l’Assyrie la plus grande puissance de son temps. Mais le règne de ce roi s’achève dans le chaos, et il meurt assassiné à la suite d’un complot à la cour d’Assur. Après une crise dynastique, l’Assyrie est affaiblie, et le nouveau roi Enlil-kudurri-usur est vaincu et capturé par le roi babylonien Adad-shum-usur. Après une nouvelle révolution de palais, une nouvelle dynastie monte sur le trône avec Ninurta-apil-Ekur, issu de la lignée des rois assyriens du Hanigalbat (donc lié à la famille royale). Son successeur Assur-dan voit ses positions menacées dans le Zagros par le roi élamite Shilhak-Inshushinak, mais ce dernier n’arrive pas à faire durer sa domination. Son successeur Assur-resh-ishi réussit quelques campagnes victorieuses dans le Zagros, contre Babylone, et aussi face à des nouveaux ennemis, les Araméens. Après lui, Teglath-Phalasar I monte sur le trône. C’est le dernier grand roi de cette période : il combat maintes fois en Syrie du Nord, où il repousse les attaques des Araméens, et parvient à atteindre la côté méditerranéenne. Mais il échoue face à Babylone, et ne peut endiguer les assauts araméens.

    Le recul de l’Assyrie

    Après la mort de Teglath-Phalasar en 1077, les rois assyriens sont subjugués par les attaques des Araméens, qui leur enlèvent leurs possessions en Haute-Mésopotamie en quelques années, et coupent leurs voies de communication vers l’ouest. Le royaume assyrien se replie autour d’Assur et de Ninive, mais parvient à se maintenir, à l’inverse de la plupart de ses anciens rivaux : les Hittites ont disparu complètement dans le courant du , tandis que Babylone est incapable de stabiliser sa situation politique, et sombre dans l’anarchie.

    Les débuts du royaume néo-assyrien

    Après un morose, l’Assyrie reprend de sa superbe vers 911, quand monte sur le trône Adad-Nirari II, qui est le premier à repousser les Araméens. Il lance ensuite des attaques dans toutes les directions, et finit par mener une campagne victorieuse contre Babylone. Avec lui débute une nouvelle dynamique, et se constitue le royaume néo-assyrien. Sans adversaire à la mesure de l'Assyrie, le polycentrisme qui prévalait à la période précédente n'a plus court, ce royaume va se hisser au rang d’empire, instaurant l’ère des empires orientaux, dont la Perse achéménide et sassanide, les Parthes, etc. seront les émules. Les successeurs d’Adad-Nirari II poursuivent dans sa lancée : les Araméens en particulier subissent plusieurs lourdes défaites. Les royaumes qu’ils ont établis aux abords de l’Assyrie sont subjugués. Le Zagros est aussi un terrain de campagnes pour les Assyriens. En 883, Assurnasirpal II devient roi, et se lance dans une série de guerres victorieuses à l’ouest, contre les royaumes araméens et néo-hittites (Bit-Adini, Bit-Agusi, Suhu, Laqe, Karkemish, Kummuhuh et Gurgum). Il déplace sa capitale d’Assur à Kalkhu, qu’il repeuple en y déportant des habitants des royaumes vaincus. Parallèlement, la domination assyrienne sur la Haute-Mésopotamie reprend sur les bases de la période médio-assyrienne. Salmanazar III combat à son tour les royaumes de Syrie du Nord. Après quelques premiers succès (prise de Til-Barsip), il est vaincu à Qarqar par une coalition dirigée par le roi Bar-Hadad de Damas, regroupant des rois de Syrie du Nord, de Phénicie et du Levant. Quelques années plus tard, Salmanazar prend sa revanche en battant le roi de Damas et ses alliés, mais il ne peut par garder sa mainmise sur la Syrie orientale. Son fils Shamshi-Adad V fait face à une révolte de palais, qu’il réprime tant bien que mal.

    Crise de croissance

    Le royaume assyrien connaît de sérieuses difficultés sous les règnes des successeurs de Salmanazar III : Shamshi-Adad V, Adad-nirari III, et ses fils Salmanazar IV, Assur-dan III et Assur-nirari. La domination assyrienne sur les royaume vaincus restait faible, car on se contentait de demander une soumission par serment et le versement d’un tribut. La mainmise sur ces territoires passait par la répétition d’expéditions visant à affirmer la puissance assyrienne chez ses vassaux, qui cessaient de verser le tribut si la pression se relâchait. De plus, cette période voit la montée en puissance d’un ennemi de la trempe de l’Assyrie : l’Urartu, qui bouscule la domination des Assyriens en Anatolie. Malgré leurs volontés, les rois assyriens sont incapables d’endiguer ces problèmes, et perdent une partie de leur autorité face aux nobles assyriens, qui se sont enrichis au cours des conquêtes et se sont pour certains constitués un patrimoine important qui leur donne un grand pouvoir à la cour. Le cas le plus représentatif est Shamshi-ilu, grand général de l’Assyrie, qui dispose d’un grand apanage en Haute-Mésopotamie autour de Til-Barsip.

    Reprise de l’expansion, et formation de l’empire néo-assyrien

    En 745, le trône d’Assyrie est usurpé par Teglath-Phalasar III, sans doute un autre fils d’Adad-nirari III. Celui-ci réussit à restaurer la puissance assyrienne en initiant une série de réformes structurelles qui vont renforcer l’emprise de son royaume sur les territoires dominés en remplaçant certains royaumes vassaux par des provinces administrées directement par un gouverneur assyrien. Il réforme aussi l’armée, et remporte de grandes victoires : il bat l’Urartu, plusieurs royaumes syriens et palestiniens (annexions de Damas et de Gaza), et s’empare aussi de Babylone, dont il devient roi sous le nom de Pulû. Il meurt en 727, et son fils Salmanazar V monte sur le trône. Son règne est marqué par l’annexion du royaume d’Israël. Mais il est détrôné après cinq années de règnes par Sargon II (son frère ?).

    Les Sargonides : l’apogée de l’Assyrie

    Sargon II et ses successeurs, Sennacherib, Assarhaddon et Assurbanipal, vont mener l’Assyrie à un degré de puissance jusqu’alors jamais atteint. Aucune puissance n’est en mesure de faire face à ce royaume. Certains grands royaumes cherchent à appuyer des révoltes dans l’empire assyrien même pour l’affaiblir, mais ils subissent chacun à leur tout une cuisante défaite sur leur sol même : l’Urartu est écrasé par Sargon II en 714, et se concentre alors sur la région arménienne ; l’Égypte est envahie par Assarhaddon, qui prend Memphis, puis Assurbanipal, qui prend Thèbes ; l’Élam, après avoir soutenu de nombreuses révoltes de Babylone, et finalement envahit par Assurbanipal, qui pille Suse en 646. Si aucun de ces royaumes n’est incorporé durablement dans l’empire assyrien, il n’empêche que les rois de ce pays témoignent d’une puissance et d’un rayon d’action impressionnants. La situation interne de l’empire n’en est pas pour autant très stable. La cour assyrienne connaît quelques remous, notamment l’assassinat de Sennacherib et la guerre que son fils Assarhaddon doit mener pour monter sur le trône. De nombreuses révoltes se produisent en divers points de l’empire, et doivent être réprimées. Le plus gros problème reste la Babylonie, dominée par les Assyriens depuis Teglath-Phalasar III. De nombreuses révoltes s’y produisent, dirigées par des Babyloniens de souche, des Chaldéens (dont la figure la plus importante est Merodach-baladan), soutenus par les Élamites. Plusieurs conflits se produisent, marqués par des moments de grande violence. Babylone est détruite par Sennacherib en 689, puis restaurée par Assarhaddon, qui tente de rétablir la paix en mettant son fils Shamash-shum-ukin sur le trône de la ville, sous la tutelle de son cadet Assurbanipal, roi d’Assyrie. Cette situation ne dure pas, et Shamash-shum-ukin se révolte, et n’est vaincu qu’après un long conflit. Au cours du temps, la cohésion des Babyloniens opposés à l’Assyrie augmente, ainsi que leurs moyens d’action. L’Assyrie est alors un très vaste ensemble, qui s’étend de l’Iran oriental à la Méditerranée, de l’Anatolie au nord du désert d’Arabie. L’empire est constitué d’un grand nombre de provinces et de royaumes vassaux. Sa grande capitale, Ninive, rebâtie par Sennacherib, en est le cœur, et est l’une des plus grande villes du monde à cette période. Le règne d’Assurbanipal marque l’apogée de la puissance assyrienne : il a vaincu en Babylonie, a assuré sa domination en Syrie, au Levant, jusqu’en Anatolie. La fin de son règne reste très mal connue, et peut avoir été assez difficile. On sait notamment qu’une attaque des Cimmériens a ravagé plusieurs régions de l’empire, avant d'être repoussée avec difficulté. Puis ils sont remplacés par les Scythes qui lancent un raid en plein territoire assyrien, et jusqu’en Égypte, où Psammétique I leur achète la paix à prix fort.

    Chute

    Qu’en quelques années l’Assyrie passe de la situation qui prévalait sous le règne d’Assurbanipal à sa destruction totale a suscité beaucoup d’incompréhension. En fait, il est probable que des signes annonçant la crise existaient déjà. On peut ainsi souligner les problèmes démographiques du cœur de l’empire, dominé par les grands centres urbains que sont Ninive, Assur et Kalkhu, qui paraissent trop importants pour les capacités d’une région qui n’a jamais été fortement urbanisée, et qui est d’ailleurs en partie peuplée de manière artificielle, par les déportations. Les nombreuses guerres entreprises par l’armée assyrienne ont sûrement constitué un frein démographique important, qu’il a fallu compenser par l’arrivée de déportés. Les fronts d’où va venir la chute de l’Assyrie sont les points faibles de cet empire : la Babylonie est la région où se sont produites les révoltes les plus dangereuses, et la frontière avec l’Iran mède est l’une des moins fortes de l’empire, qui concentre ses troupes ailleurs. L’événement déclencheur de la chute de l’Assyrie est pourtant interne, et c’est sans doute là le facteur le plus important. A la mort d’Assurbanipal en 627, son fils Assur-etil-ilani règne sur l’empire. Son frère Sin-shar-ishkun, sans doute roi de Babylone (comme Shamash-shum-ukin avant lui), se révolte contre son frère, et parvient à l’éliminer en 624. Cette révolte à profité en Babylonie à deux autres personnages : Sin-shum-limur, vite éliminé ; et Nabopolassar, gouverneur du Pays de la Mer, qui réussit à monter sur le trône de Babylone, avec l’assentiment de Sin-shar-ishkun parti prendre le pouvoir en Assyrie. Quand il décide de rétablir la situation en Babylonie vers 620, il ne peut vaincre Nabopolassar, qui le repousse avant de l’attaquer en Assyrie. En 616, un nouvel intervenant apparaît en la personne de Cyaxare, roi des Mèdes, qui s’allie au roi de Babylone contre l’Assyrie. L’affaire est alors entendue : Assur tombe en 614, puis Ninive en 612, et Sin-shar-ishkun disparaît. Un militaire assyrien du nom de Assur-uballit II tente de résister, et se réfugie à Harran, où il espère combattre les Mèdes et les Babyloniens avec l’aide de l’Égypte. Mais son règne est de courte durée, puisqu’il est vaincu en 609. La fin de l’empire néo-assyrien marque la fin de l’ancienne nation assyrienne, qui disparaît, et l’Assyrie devient un territoire ethniquement araméen (les Assyriens de l’époque moderne étant de langue et de culture araméenne). La culture assyrienne survit quelques temps, notamment autour de son foyer originel, Assur. La région est délaissé par les grands empires qui dominent alors le Proche-Orient, sur le modèle instauré en Assyrie même, et n’est plus alors que d’une importance très secondaire dans l’histoire de cette partie du monde.

    Organisation politique

    Le roi

    Égypte Dès l’époque paléo-assyrienne, le pouvoir est exercé à Assur par un roi. Ce dernier porte le titre de « vicaire d’Assur » (ishiak Assur), qui résume bien la théologie assyrienne du pouvoir : le véritable maître du royaume est le dieu Assur, qui délègue son pouvoir à un représentant sur terre qu’il choisit lui-même. A cette période, les autorités municipales d’Assur, notamment le conseil des Anciens, tempèrent sans doute un peu le pouvoir du roi. Après la période de domination de Samsi-Addu, le pouvoir royal se renforce. Avec la création du royaume assyrien à la période médio-assyrienne, la figure royale prend une nouvelle dimension : le roi prend le titre traditionnel de « roi » (sharru), même s’il conserve le titre de « vicaire d’Assur ». Le lien avec ce dieu est renforcé par l’utilisation de l’expression « prêtre d’Assur » (shangu). Les rois sont d’ailleurs représentés à cette période le plus souvent en posture de prière. Mais leur rôle s’étoffe et leur pouvoir s’affirme, dans les inscriptions royales qui commémorent leur hauts faits (victoires militaires et constructions). Tukulti-Ninurta I est le premier à avoir des prétentions universalistes en se nommant « Roi de la totalité (du Monde) ». En tant que gérant du territoire du dieu Assur, donc du royaume assyrien, le roi s’arroge le droit de redistribuer les terres conquises en apanage aux grands du royaume. Après la crise que connaît l’Assyrie au tournant du et du , la nouvelle expansion que le royaume connaît à l’époque néo-assyrienne entraîne de nouvelles modifications dans la conception du pouvoir royal. Si le roi est toujours considéré comme le représentants du dieu Assur, l’accent est de plus en plus mis sur ses hauts faits militaires, commémorés dans de longs textes, les Annales royales, rapportant toutes ses victoires. Le pouvoir royal est cependant contesté par les grands nobles assyriens, ce qui explique la période de faiblesse que connaît le royaume entre 800 et 745. Teglath-Phalasar III reprend la situation en main, et avec lui le roi prend définitivement le pas sur les grands du royaume, qu’il affaiblit en réduisant leurs charges. Les Sargonides poursuivent son action, en s’attachant des eunuques, qui leur sont plus fidèles. L’idéologie impériale atteint alors son paroxysme, que ce soit dans les Annales, ou bien sur les reliefs des grands palais royaux, consacrés quasiment uniquement aux victoires militaires des rois assyriens (qui paradoxalement participent de moins en moins aux expéditions de l’armée). Le rôle du successeur désigné du roi augmente, puisqu’on le charge à partir du règne de Sargon II des affaires intérieures routinières du royaume. Les rites suivant la mort du roi, puis l’intronisation de son successeur, bien attestés pour les Sargonides, se passent à Assur, comme le veut la tradition assyrienne. Pour s’assurer la fidélité de ses sujets, le roi a recours à la pratique des serments collectifs (adê). Le souverain conserve également un rôle religieux important, en tant que grand prêtre d’Assur, et doit effectuer de nombreux rituels.

    Les épouses royales et le harem

    Comme le veut la tradition de l'Orient ancien, le roi pratique la polygamie. Ses épouses sont aussi bien des filles de rois de rang égal (quand il y en a) ou de vassaux, des filles de nobles assyriens ou encore des femmes enlevées lors de conquêtes. De ce fait, le harem du roi voit sa taille croître proportionnellement à la puissance de celui-ci. Le harem royal occupe une grande partie du secteur privé des palais royaux. Il est régi par un ensemble de principes, qui sont codifiés dans un édit sous Teglath-Phalasar I. On y apprend ainsi que les épouses sont classées hiérarchiquement. Au premier rang se trouvent la reine-mère, et les « épouses royales », parmi lesquelles le roi a une favorite, qui est souvent la mère de l'héritier présomptif. Après se trouvent les épouses de rang secondaire, puis un ensemble de servantes. Les règles du harem sont très strictes, et visent à limiter les contacts des épouses du roi avec l'extérieur, ainsi que les querelles intestines qui troublent le harem, grand lieu d'intrigues. Souvent des reines pouvaient voir leur position menacée par d'autres cherchant à acquérir les faveurs du roi. Les épouses de premier rang pouvaient parfois quitter le harem, tandis que les épouses secondaires y étaient visiblement recluses à vie. Les grandes épouses royales disposaient d'un domaine foncier parfois important, qu'elles géraient elles-mêmes avec leur propre service administratif, constitué essentiellement d'eunuques. Le harem était par ailleurs placé à l'époque néo-assyrienne sous l'autorité du chef des eunuques. Certaines reines ont réussit à exercer un rôle très important à la cour d'Assyrie, en particulier en tant que reines-mères. Les deux cas les plus connus sont ceux de Sammuramat, mère d'Adad-Nirari III, passée à la postérité sous le nom de Sémiramis, et celui de Zakutu, épouse de Sennacherib, qui réussit à faire de son fils Assarhaddon l'héritier de son royal époux, avant de permettre à son petit-fils Assurbanipal de monter à son tour sur le trône.

    Les grands du royaume

    La noblesse du pays assyrien a accru considérablement son pouvoir avec l’expansion du royaume. Ce sont ses membres qui constituent l’entourage du roi, auquel ils sont souvent liés par des liens matrimoniaux. Ils occupent les plus hautes charges dans l’administration du royaume et l’armée. Les grands nobles obtiennent des propriétés foncières importantes pendant les phases de conquêtes, en échange de leur services, selon la vieille tradition du Proche-Orient antique. Certains peuvent se constituer un très grand patrimoine, et avoir de formidables richesses. Pendant les phases d’expansion de l’époque médio-assyrienne et des débuts de l’époque néo-assyrienne, certains personnages acquièrent un pouvoir considérable dans le royaume, en obtenant des charges très importantes, et un domaine foncier qui va avec. Ils constituent alors une menace pour l’autorité royale. Les cas les plus représentatifs sont ceux de la dynastie des « Rois du Hanigalbat » à l’époque médio-assyrienne, dont un des descendants, Ninurta-apil-Ekur, finit par prendre le pouvoir à Assur, et celui de Shamshi-ilu, grand général de l’Assyrie dans la première moitié du VIII siècle, qui se constitue quasiment son propre royaume autour de Til-Barsip. A partir de Teglath-Phalasar III, le roi va prendre le pas sur les grands de son royaume, en diminuant leur pouvoir. Les rois Sargonides détiennent un pouvoir absolu sur les nobles, et ils font et défont le pouvoir de ceux-ci à leur guise.

    Administration centrale

    L’administration du royaume assyrien est centralisée autour du roi, dans le palais royal. Les charges évoluent dans le temps, que ce soient les titres ou la fonction qu’ils recouvrent, que l’on a par ailleurs bien souvent du mal à comprendre. A titre d’exemple, sous les Sargonides, le chef cuisinier (rab nuhhatimi), avait la charge de réceptionner les messages royaux. Les autres grands dignitaires sont le vizir (sukallu), sorte de « premier ministre », le grand échanson (rab shaqē), le grand intendant (mashennu), le héraut du palais (nāgiru ekalli), le chef des eunuques (rab rēshē) et le majordome du palais (sha pān ekalli), qui gère l’administration du palais royal. Le grand général (turtanu) dispose souvent d’un rôle considérable. Cette charge est d’ailleurs dédoublée pour éviter qu’il ne concurrence le roi. A l’époque des Sargonides, le dauphin, installé dans la Maison de succession (bīt redūti), y exerçait des charges importantes, concernant les affaires de routine (le roi gérant les affaires exceptionnelles), et la surveillance des fonctionnaires du royaume.

    Administration du territoire

    Le royaume assyrien, aussitôt constitué, est divisé en provinces (pahatu), administrées par un gouverneur (bēl pahati ou shaknu). Il veillait au versement du tribut, et à la sécurité de la province. Quelquefois, une charge à l’administration centrale entraînait l’administration d’une province précise. Les provinces étaient divisées à leur tour en districts, gérés par une administration locale. Tout ce système faisait sans doute l’objet d’une surveillance par le pouvoir central. A côté des provinces administrées directement par des gouverneurs assyriens, on trouvait un ensemble de royaumes vassaux. Leurs rois avaient signé un traité de vassalité avec le roi assyrien, auquel ils avaient prêté serment de fidélité (adē), en échange de sa protection. Ils devaient verser un tribut fixé précisément lors de la signature du traité. A l'époque néo-assyrienne, de nombreux royaumes vassaux sont transformés en province après des rébellions. Les Assyriens éliminent leurs élites ou les déportent pour les remplacer par un gouvernement pro-assyrien (quand le gouverneur n'est pas lui-même assyrien). Quelques villes disposaient de situation privilégiées : le roi leur avait accordé des franchises (zakūtu). C’est le cas des grandes villes d’Assyrie, de certaines en Babylonie. Le roi accordait souvent ce privilège en remerciement du soutient que lui avaient apporté ces cités lors de révoltes.

    L’armée

    Société

    La société assyrienne est coupée en deux groupes : libres et non-libres. Des divisions existent au sein de ces deux ensembles. Parmi les premiers, l’entourage du roi dispose de la position la plus élevée, tandis qu’après se trouvent plusieurs autres groupes, définis par leur niveau économique, allant des personnes ayant un niveau assez aisé jusqu’aux dépendants, travaillant pour le compte d’un grand organisme (temple, palais), ou dans le domaine d’un noble. Les esclaves sont aussi un groupe hétérogène : on trouve les esclaves domestiques, des artisans, des esclaves de grand domaine agricole, et aussi ceux dont les conditions de vie sont les moins enviables, chargés des grands travaux et aménagements pour le compte du roi.

    Économie

    Agriculture

    L'agriculture était le secteur dominant de l'économie assyrienne. Elle concernait essentiellement la culture céréalière, mais aussi l'horticulture, et l'élevage. Les champs étaient généralement divisés en deux ensembles distincts : des terres communes, et des grandes propriétés gérées par le palais, qui pouvait les redistribuer à des temples ou bien à des fonctionnaires royaux. A l'époque des grandes conquêtes médio-assyriennes, et surtout néo-assyriennes, les grands dignitaires assyriens ont pu se constituer de très importants domaines agricoles, souvent constitués de parcelles se trouvant sur divers terroirs.

    Artisanat

    L'artisanat est uniquement documenté dans le cadre urbain. Pour l'époque paléo-assyrienne, on dispose d'informations sur la production textile effectuée dans des ateliers d'Assur, dans le but de les exporter en Anatolie. Il s'agit là d'industries privées. Mais la majeure partie de la production artisanale se faisait dans le cadre des grands organismes, le temple et surtout le palais. Les artisans sont payés par des rations. A l'époque néo-assyrienne est mis au point un système permettant à l'artisan de se procurer auprès du palais la matière première dont il a besoin contre une somme en argent.

    Commerce

    A l'époque paléo-assyrienne, la ville d'Assur est avant tout une puissante ville marchande. Les marchands assyriens entretiennent un commerce à longue distance avec la Cappadoce, qui peut être très fructueux puisqu'au cours d'un voyage aller-retour on triplait en moyenne sa mise de départ. On sécurisait les routes en passant des accords avec les royaumes se situant sur les axes commerciaux. En Cappadoce même, le commerce était organisé autour d'un centre principal, Kanesh, où a été retrouvé un lot de plus de 20000 fragments de tablettes cunéiformes, qui mettent au jour toute l'organisation de ce commerce. Les Assyriens acheminaient en Anatolie de l'étain venu d'Iran, mais aussi des textiles confectionnés à Assur, et ils s'y procuraient divers métaux, avant tout le cuivre, qui avec l'étain servait à la fabrication d'ojets en bronze. Les marchands assyriens pouvaient organiser divers types d'associations commerciales, sur court ou long terme, et entraînant des implications diverses pour le(s) bailleur(s) de fonds, ou le(s) marchand(s). Le commerce est assez peu documenté pour les époques ultérieures. On sait que le palais royal assyrien devient le centre d'un commerce acheminant une quantité importante de produits divers provenant des territoires vassaux et des provinces, surtout à l'époque impériale. Mais il s'agit là plus d'une forme de tribut ou d'impôt que d'un véritable commerce.

    Justice et droit

    De nombreux membres de l’administration assyrienne disposent de prérogatives judiciaires. Les juges à part entière n’apparaissent que très rarement dans les sources, et sont même absents des documents juridiques de l’époque néo-assyrienne. Le premier juge du royaume est d’abord le roi, pour qui on a recours dans les affaires les plus graves. Dans d’autres cas complexes, on peut aussi s’en remettre directement aux dieux par le biais de l’ordalie. A l’époque paléo-assyrienne, on connaît essentiellement des affaires de litiges commerciaux entre les marchands qui font des affaires en Cappadoce. C’est alors le conseil de la Ville d’Assur qui règle les affaires. D’une manière générale, les autorités municipales gardent toujours un rôle judiciaire important, notamment le conseil de la Ville, mais aussi le maire. Certains membres de l’administration royale peuvent aussi procéder à des jugements. Avec le temps, le personnel judiciaire s’étoffe, et des avoués, ou des accusateurs (des sortes de procureurs au service du roi) apparaissent. Un code de lois assyriennes a été rédigé sous le règne de Teglath-Phalasar I au siècle. Il s’agit en fait d’une compilation d’anciennes décisions prises par des rois précédents, rangées par thème (mariage, propriété, esclavage). Comme pour les autres codes mésopotamiens, il s’agit en fait d’une sorte de traité visant à servir d’exemple pour les jugements à venir, et non d’un code à appliquer systématiquement comme nos Codes. Ces jugements apparaissent plus rudes que ceux des autres régions de Mésopotamie.

    Religion

    Assur, le dieu national

    La divinité principale de l’Assyrie était Assur, dieu éponyme de la ville à partir de laquelle s’est formé ce royaume, où se trouve son grand temple, l’Esharra. Dans la théologie assyrienne, il est le véritable maître du royaume, et le roi n’est que son « vicaire », et son « grand-prêtre ». C’est le dieu qui lui ordonne ce qu’il doit faire, et le souverain doit lui rendre des comptes, comme en témoignent les rapports de campagnes qui lui sont parfois adressés par des rois. Assur prend une dimension de plus en plus importante au fur et à mesure que son royaume grandit, jusqu’à devenir une sorte de « divinité impérialiste ». Sur le modèle de ce qui se passe à Babylone pour Mardouk, le clergé d’Assur fait de lui le Roi des Dieux.

    Les autres divinités importantes

    D’autres divinités ont une certaine importance en Assyrie. Le grand dieu traditionnel de Haute-Mésopotamie est le dieu de l’Orage, Adad pour les Assyriens (mais Addu pour les Amorrites, Teshub pour les Hourrites et Hadad pour les Araméens). Il occupe une place importante en Assyrie. Mention doit être aussi faite de la déesse Ishtar, qui dispose de deux grands lieux de culte en Assyrie, à Ninive et à Arbélès.

    Spécificités de la religion assyrienne

    La religion assyrienne reprend les aspects traditionnels de la religion mésopotamienne. La théologie assyrienne du pouvoir est issue de cette matrice, et le panthéon de l’Assyrie est le même que celui de Babylonie, exception faite d’Assur. Le Sud mésopotamien exerce d’ailleurs une forte influence sur l’Assyrie dans le domaine culturel, et dans la religion. L’Assyrie dispose pourtant de particularités, outre la présence d’Assur, en particulier dans le domaine du clergé, dont les titres et sans doute les fonctions varient par rapport à la Babylonie.

    Architecture

    Urbanisme

    L'urbanisme assyrien est difficile à étudier étant donnée la longue histoire des villes assyriennes, et par conséquent du fait de la complexité des stratigraphies. Les villes de Kar-Tukulti-Ninurta et Dur-Sharrukin, construites ex-nihilo, sont exemplaires de l'urbanisme programmé par les souverains assyriens. Peu de quartiers d'habitation ont été fouillés dans les villes assyriennes. Seule Assur fait figure d'exception, puisque plusieurs résidences y ont été dégagées. Les maisons suivent le plan traditionnel des résidences mésopotamiennes : organisation autour d'un espace central, qui ouvre sur plusieurs salles. Les rues sont souvent étroites et tortueuses, sauf dans les cas de villes construites d'un coup, où le plan est organisé le long d'artères principales qui sont vaguement perpendiculaires, et aussi quand on procède à des aménagements urbains et qu'on crée de grandes avenues, comme lorsque Sennacherib rénove Ninive.

    Les palais assyriens

    :Article détaillé : Palais assyriens Le plus ancien palais assyrien est le « Vieux Palais » d'Assur, construit à l'époque paléo-assyrienne. Ce bâtiment se présente alors selon le même plan qu'une résidence normale, seule sa taille confirme sa fonction de résidence royale. A l'époque médio-assyrienne, Tukulti-Ninurta I fait construire à Assur le « Nouveau Palais », situé dans l'angle nord-ouest de la citadelle. Il n'a pas pu être fouillé, mais on sait par les textes qu'il s'agit du précurseur des grands palais royaux de l'époque néo-assyrienne. On y trouve déjà la division entre espace public (babānu) et espace privé (bītānu), et sans doute aussi les premiers bas-reliefs sculptés sur des orthostates. Le premier grand palais royal de l'époque néo-assyrienne est bâti à Kalkhu par Assurnasirpal II. A sa suite, d'autres souverains vont construire ou restaurer des palais dans la citadelle de cette ville : Adad-Nerari III, Teglath-Phalasar III, Sargon II et Assarhaddon. Sargon II construit à son tour un grand palais dans sa capitale, Dur-Sharrukin. Cette construction est vite supplantée par le grand « Palais Nord-Est » construit par Sennacherib dans la nouvelle capitale assyrienne, Ninive. C'est sans doute le plus grand palais royal néo-assyrien. Assurbanipal fait à son tour restaurer un palais à l'angle opposé de la citadelle de Ninive. Un exemple de palais de province a été retrouvé à Til-Barsip, dans la région du Khabur. Les palais royaux assyriens suivent tous un même plan. On entre par une porte monumentale qui dirige vers une première cour autour de laquelle s'organise l'espace public du palais (babānu) : magasins, ateliers, bureaux de l'administration palatiale. La salle du trône sépare cette zone de l'espace privé (bītānu), comprenant les appartements royaux et le harem, lui aussi organisé autour d'un grand espace central. La décoration des palais royaux consistait en de longs bas-reliefs sculptés sur des orthostates. A Til-Barsip, palais provincial, on leur avait substitué des fresques peintes. D'une manière générale les sujets avaient un but identique : glorifier la personne du roi.

    Arts

    Sculpture

    Les Assyriens ont surtout manifesté leur goût pour les bas-reliefs, retrouvés en grande quantité dans les palais royaux néo-assyriens. Assez peu d'exemples de ronde-bosse nous sont parvenus. Les bas-reliefs des palais assyriens étaient sculptés sur des orthostates, de grandes pierres placées contre les murs du bâtiment. Les sujets étaient représentés de profil. On peut observer l'évolution artistique des sculpteurs assyriens entre le palais d'Assurnasirpal II à Kalkhu et ceux de Sennacherib et d'Assurbanipal à Ninive, qui constituent le summum de l'art des bas-reliefs assyriens, impressionnants de réalisme (notamment dans la représentation des mouvements). Les sujets représentés sur les bas-reliefs sont essentiellement profanes. Les célèbres taureaux-ailés protégeant les entrées du palais contre les démons, ainsi que quelques représentations de génies et de scènes cultuelles constituent les rares exemples de sujets proprement religieux. Le reste des bas-reliefs est tout dédié à la gloire du souverain, et consacre ses actes pacifiques (constructions de monuments, de jardins, scènes de banquet) et surtout ses victoires militaires. Les scultpeurs ont représenté le déroulement de nombreuses batailles, rajoutant parfois des inscriptions expliquant ce qui est représenté (à la manière de bulles de bande-dessinées). Souvent on peut comparer les représentations de batailles sur les bas-reliefs aux récits qu'on en a fait dans les Annales des souverains. Ces représentations n'épargnent aucun détail quand au châtiment qu'encourrent les personnes récalcitrantes à l'autorité assyrienne, et sonne comme un avertissement aux ambassadeurs étrangers séjournant dans le palais.

    Peinture

    Les bas-reliefs des palais-assyriens étaient peints, mais cela fait bien longtemps qu'ils ont perdu toutes leurs couleurs. On a retrouvé quelques exemples de murs peints à Assur ou à Kalkhu. Mais la plus impressionnante série de peintures assyriennes a été retrouvée dans le palais de Til-Barsip dans les années 1930. Malheureusement, une grande partie a été dégradée et a disparu, et n'est connue que par les copies qui en ont été faites à l'époque. Le style et le sujet étaient les mêmes que ceux des bas-reliefs des grands palais royaux. L'usage de la peinture devait avoir été privilégié car cette technique était moins coûteuse que la scultpure sur orthostate, jugée superflue pour un simple palais provincial.

    Ivoire

    Til-Barsip]] De nombreux objets en ivoire sculptés ont été retrouvés dans les grandes capitales néo-assyriennes, surtout Kalkhu. Ce sont sans doute parmi les plus belles œuvres d'art retrouvées dans ces sites. L'ivoire était celui de dents d'hippopotame ou de défenses d'éléphant, importées d'Afrique. Les objets en ivoire sculpté présentent pour la plupart des caractéristiques artistiques propres à la Syrie et à la Phénicie, et non à l'Assyrie, que ce soit par leur style ou par les sujets représentés. Il s'agit donc de réalisations faites par des artistes venant de ces pays, qui ont peut-être travaillé dans les ateliers royaux d'Assyrie. La quantité d'objets en ivoire retrouvés en Assyrie même montre qu'ils étaient très appréciés par l'élite de ce pays. Les objets en ivoire sont de divers types : boîtes à fard, éléments de mobilier, plaquettes décoratives.

    Langues et écriture

    Les Assyriens ont utilisé deux langages au cours de leur histoire : d'abord une variante de l'akkadien, l'assyrien, écrit en cunéiforme, puis l'araméen, introduit à l'époque néo-assyrienne.

    Voir aussi

    Articles connexes


    - Souverains d'Assyrie
    - Villes assyriennes :
      - Assur (ville) (Qalaat Sherqat)
      - Ninive (Quyunjik)
      - Kalkhu (Nimrud)
      - Dur-Sharrukin (Khorsabad)
      - Arbélès (Erbil)
      - Imgur-Enlil (Balawat)
      - Tarbisu (Sherif-Han)
      - Kar-Tukulti-Ninurta (Tulul al-'Aqar)
      - Dur-Katlimmu (Tell Sheikh Hamad)
      - Qattara (Tell Rimah)
      - Til-Barsip (Tell Ahmar)

    Bibliographie


    - A. K. Grayson (dir.), The Royal inscriptions of Mesopotamia. Assyrian periods, 3 volumes publiés, University of Toronto Press, 1987- ;
    - State archives of Assyria (SAA), Helsinky University Press, 1987- ;
    - F. Joannès :
      - (dir.), Dictionnaire de la civilisation mésopotamienne, Robert Laffont, 2001,
      - La Mésopotamie au millénaire avant J.-C., Armand Colin, 2000 ;
    - A. Harrak, Assyria and Hanigalbat, a historical reconstruction of bilateral relations from the middle of the fourteenth to the end of the twelfth centuries B.C, Hildesheim, 1987. Catégorie:Empire assyrien catégorie:Province romaine ja:アッシリア

    Forteresse

    La fortification (du latin fortis, fort, et facere, faire) est l'art militaire, de renforcer une position ou un lieu contre une attaque.

    Principes

    Elle a deux fonctions principales:
    - l'obstacle en retardant l'attaquant dans sa progression vers l'affrontement rapproché et l'obligeant à rester plus longtemps sous le feu des défenseurs
    - la protection, en mettant à l'abri des attaques de l'ennemi les troupes chargées de défendre les obstacles. Cette composante de protection peut-être remplie de deux façons, directement, par l'utilisation de constructions assez solides pour arrêter les projectiles ennemis, et indirectement par l'emploi de la distance et de l'avantage en portée et plus récemment du camouflage. De façon générale, la généralisation d'armes à feu de plus en plus perfectionnées à eu pour conséquence d'accroître le besoin de protection, l'obstacle perdant lui de l'importance. Elle peut cependant avoir d'autres fonctions, comme une symbolique, concrétisant un pouvoir ou une propriété.

    Classification

    Il est possible de qualifier les fortifications de bien des manières.

    Permanence

    Les fortifications sont habituellement divisées en deux branches, celles permanentes, bénéficiant d'un travail et de ressources importants, et celles de campagne qui sont réalisées de façon plus ou moins improvisée sur le terrain par les troupes. Cependant la limite entre les deux est assez floue, car des fortifications de campagne peuvent se transformer en fortifications dite semi-permanentes, quand le temps et les ressources le permettent, ou quand le besoin s'en fait sentir.

    Taille et l'objectif

    L'objectif des fortifications, lui par contre, a toujours été très variable, cherchant à protéger d'une simple demeure comme une maison forte ou un chateau fort féodal, à un pays entier avec un vaste système défensif, comme la Grande Muraille de Chine et la ligne Maginot.

    Époque

    Histoire

    Fortifications primitives

    Le moyen de garder l'ennemi, en dehors du lieu que l'on veut protéger, est trouvé très tôt dans l'histoire de l'humanité avec la palissade en bois, le talus de terre, ou le mur de pierres sèches empilées, selon les régions. Suffisant contre la faune, cet obstacle va vite se révéler insuffisant contre l'Homme, qui imagine quantité de moyens pour le franchir, le premier instrument de siège, apparaît avec l'échelle qui permet d'escalader la muraille. Il devient donc nécessaire de défendre l'obstacle, contre l'envahisseur. Le mur étant difficile à défendre d'en bas, on invente le chemin de ronde qui permet de parcourir son sommet, tout en étant protégé de l'extérieur, par le parapet, plaçant les défenseurs dans une position avantageuse pour le corps à corps et le tir. Le lieu protégé par ce type de fortification précoce, est généralement le village, où vivent les défenseurs et où ils stockent leurs réserves et richesses. L'enceinte est souvent circulaire, entourant les habitations, la forme de défense la plus courante semble avoir été le Dun, où un talus de terre est crée à l'intérieur, en creusant un fossé. Le parapet est constitué soit pas un autre talus plus petit, ou une palissade en bois. Dans les régions rocailleuses comme l'Irlande ou l'Écosse, la pierre est utilisée pour tenir le flanc du talus. Dans la zone méditerranéenne, les enceintes sont constituées par des pierres colossales empilées sans aucun liant. L'apogée de ce type de fortification semble avoir été atteint par les tribus germaniques, qu'affronta César en son temps. Leurs villes étaient entourées par des talus composites constitués par un assemblage de pierres, de troncs d'arbre placés en longueur et de terre, très difficile à détruire, car épais et donc résistant à des coups de béliers et insensible au feu grâce à la présence de terre humide.

    L'apparition de la maçonnerie

    L'invention de la brique séchée au soleil, va révolutionner l'art de fortifier, permettant de créer des murs beaucoup plus haut, et donc imprenable par escalade. Ces techniques naissent parmi les civilisations du croissant fertile, elles nécessitent outre les progrès dans l'art de la construction, une structure sociale autorisant la réquisition de nombreux travailleurs pour de longues périodes, ce que permettent les premières royautés qui émergent, alors. L'objet de ce nouveau type de fortification, apparaît aussi, ce sont les premières grandes villes de l'histoire. Le but est de pouvoir abriter, les réserves et la population de toute la campagne environante, dans un lieu inaccessible à l'ennemi, les travaux de défense sont donc autrement plus important que ce qu'exigeait la protection d'un simple village. On voit ainsi apparaître des œuvres colossales, comme les murailles de la ville de Ninive en Assyrie, avec des murs en briques de près de quarante mètres de haut. L'apparition du bélier et des travaux de sape et de mine contre les murs, oblige à construire ceux-ci de façon solide avec plus de dix mètres d'épaisseur. Pour éviter un travail trop important, la solution est alors trouvée, de construire deux murs parallèles et de combler l'intervalle entre les deux avec de la terre. Ces nouveaux types d'attaque, provoque l'apartition des tours qui garnissent les longueurs de mur, permettant par son avancé par rapport au mur, de battre par des tirs croisés, l'angle mort où opèrent les sapeurs et le bélier. Elles constituent aussi un refuge surplombant le parapet, qui permet de bombarder celui-ci après une prise par l'assaillant, et de plus, elle sert de contrefort au mur. C'est aussi à cette époque, que le parapet se garni de créneaux, qui permettent aux défenseurs de s'abriter entre deux tirs. Les villes fortifiées de cette époque deviennent quasiment imprenables par un assaut direct, il ne reste que la solution de l'investissement et du siège de longue durée, pour la faire tomber par la famine ou la redition. Cependant, les grecs de la période classique et par la suite les romains, vont développer et systématiser de nouvelles tactiques et techniques de siège, celles-ci sont liées à l'apparition de nouvelles armes de jet lourdes, les balistes et catapultes, et des tours de siège. Ce type de siège, bien qu'efficace demande de très longs travaux préparatoires, dont l'édification d'une enceinte, souvent double, ceinturant l'assiégé, pour éviter les sorties de celui-ci et éventuellement, une attaque d'une armée de secours adverse. De grands terrassements, sont aussi nécessaires pour amener les engins de siège au contact des défenses, par exemple de grandes rampes en remblai, pour avancer les tours de siège. Comparativement, les systèmes défensifs évolue moins pendant cette période, l'effort porte principalement sur l'utilisation du terrain existant pour concevoir, le réseau fortifié, on cherche à s'appuyer sur des cours d'eau ou des dénivellations importantes naturelles. Pour protéger les villes, on crée des forteresses, situées sur les hauteurs pour constituer les point forts de la positions. Les rommains vont par contre apporter beaucoup dans le domaine de la fortification de campagne, avec leur camps plus ou moins provisoires. Ces travaux en terre et en bois, réalisés parfois en quelques heures, sont néanmoins assez difficile à capturer, fournissant un abri sûr aux troupes. Une de leur caractéristiques, le fossé, se généralise aussi dans les fortifications permanentes. Il présente trois avantages, il empêche l'assaillant d'amener une machine de siège au contact du mur, sans l'avoir préalablement comblé, il fourni des matériaux pour la construction du mur ou de la butte constituant l'obstacle, et enfin il augmente par sa profondeur, la hauteur de celui . D'autres perfectionnements commence à se répandre, de nombreuses tours sont bâties sur une base circulaire ou ovale, au lieu de carrée ou rectangulaire auparavant, ce qui leur permet de mieux résister aux impacts des balistes. Par ailleurs, les matériaux évoluent, la brique cédant la place à la pierre, plus courante aux latitudes septentrionales et moins sensible au effet du feu et des chocs. Il semble aussi que les romains aient mis en place les premiers hourds qui permettent de tirer vers le bas du mur, sans se découvrir.

    Le chateau fort

    La motte castrale

    Les invasions barbares et la chute de l'empire romain, provoque un repli sur de plus petites comunautés, les fortifications ne vont plus chercher à protéger de vastes enceintes,mais une simple deumeure, celle du seigneur.

    Le donjon ou tour maitresse

    Les perfectionnements de la défense active

    Les forts classiques

    L'apparition de l'artillerie et le début du bastion

    L'apparition des canons change au départ peu de chose dans les méthodes de siège, se révélant marginalement plus performants que les diverses balistes. Mais peu à peu, les pièces deviennent de plus en plus puissantes grâce à l'amélioration des techniques de fabrication et commencent à utiliser des projectiles en bronze, puis en fer battu, au lieu de la pierre et du bois en usage auparavant. Ces nouveaux boulets qui n'éclatent pas à l'impact avec des vitesses supérieures lors de l'impact, rendent la construction de murs maçonnés capables de leur résister, de plus en plus ardue. De plus, les canons tirent de plus en plus vite et précisement, il devient possible de concentrer plusieurs tirs successifs sur une zone précise, pour créer une brèche, dans n'importe quel mur, ce qui était impossible avec l'artillerie nevrobalistique. La fortification doit évoluer devant cette nouvelle menace. Suite à la démonstration par l'armée de François Ier, lors des guerres d'Italie, de la fragilité des forteresses traditionelles est une cause entendue. Le siège est désormais considéré comme un duel d'artillerie entre les canons qui attaquent la place forte et ceux qui la défendent, l'art de fortifier va donc consister à donner à ces derniers le maximum d'avantages dans la lutte. Dés le apparaissent les tours à canons, basses et massives qui renforcent les forts existants. La phase suivante va être de diminuer la hauteur des courtines et des tours. L'ouvrage émerge alors à peine de son fossé, qui à repris la fonction d'obstacle, tenue depuis l'aube de la civilisation, par le mur haut qui est devennu trop vulnérable. Les courtines perdent leur créneaux, au profit d'embrasures pour les canons, et des ouvrages détachés commencent à apparaître autour du corps principal de la forteresse. La fonction de ces derniers est de retarder au maximum l'attaque contre la forteresse, elle même, sans présenter un quelconque abri pour l'assaillant, une fois qu'ils sont pris. Des caponnières permmettent aussi une défense plus aisée du fossé. Lors de la guerre d'indépendance Hollandaise, une nouvelle école germanique de fortification émerge et va poser les bases des nouvelles manières de défendre les places fortes. Elle introduit le glâcis, une zone en pente douce, privée de tout couvert qui entoure la forteresse. Autre nouveauté, le chemin couvert, qui sépare le fossé du glâcis, il permet de déployer des mousquetaires, pour fusiller tout assaillant qui s'aventurerait sur le glâcis. il est légèrement en contrebas des courtines principales qui sont armées par les canons de la place, ce qui permet l'étagement des feux, il n'est pas protégé côté forteresse, et n'offre donc aucun avantage après sa capture. L'usage de la terre, extraite du fossé, dans la construction redevient prépondérant, la maçonerie est employée principalement pour bâtir deux murs encadrant le fossé, l'escarpe côté courtine et la contre escarpe côté glâcis. La tour disparait au profit du bastion, entre lesquels s'intercalent des demi-lunes, qui remplacent les premiers ouvrages détachés. Ces deux types d'ouvrage, portant l'artillerie de la place. Tout ces nouvelles techniques vont être formalisées, en France, dans un premier traité de fortification écrit en 1600 par Jean Errard, il y détermine les distances entre les ouvrages en fonction de la portée de l'arquebuse et préconise l'étagement des feux. Antoine de Ville et Blaise de Pagan poursuivent son œuvre, en particulier en introduisant l'usage de réduits, au sein des ouvrages, pour retarder leur chute en fournissant aux défenseurs une position de repli où ils peuvent se réfugier et bénéficier d'un avantage, au sein même de l'ouvrage. Le principe de l'échelonnement dans la profondeur est né, il va être perfectionné par leurs successeurs, dont Vauban.

    Les systèmes Vauban

    La fortification moderne

    Les forts polygonaux


    - Le système Séré de Rivières
    - La Ligne Maginot

    Terminologie

    Type de fortification


    - Acropole
    - Chateau fort
    - Citadelle
    - Fort
    - Forteresse
    - Ligne fortifiée
    - Limes
    - Maison forte
    - Oppidum
    - Place forte
    - Pont fortifié
    - Secteur fortifié Beaucoup d'installations militaires sont connues comme forts, bien qu'ils ne soient pas toujours fortifiés. De plus grands forts peuvent se classer comme forteresse ou ouvrage pour les fortifications modernes, de plus petits comme blockhaus ou casemates. Le mot fortification peut aussi désigner l'amélioration de la capacité défensive d'une zone avec des aménagements.

    Élements de fortification


    - archère
    - barbacanne
    - bastille (fortification)
    - bastion
    - banquette
    - bloc
    - casemate
    - cavalier
    - chatelet
    - chemin couvert
    - chemin de ronde
    - chemise
    - Caponnière
    - Chicane
    - contre-escarpe
    - coffre de contre-escarpe
    - contrefort
    - corps de place
    - courtine
    - créneau
    - cunette
    - demi-lune
    - donjon
    - escarpe
    - fossé
    - fossé diamand
    - glâcis
    - guette
    - herse
    - hourd
    - huchette
    - lice
    - mâchicoulis
    - Merlon
    - moineau
    - parapet
    - pont-levis
    - poterne
    - redoute
    - réduit
    - Talus
    - tenaille
    - tour
    - tourelle
    - traverse Le génie militaire est souvent chargé de la construction tandis que ce sont les sapeurs qui sont affectés à la destruction de ceux de l'ennemi. On nomme siège l'encerclement destiné à capturer une fortification qui ne peut être prise rapidement.

    Experts célèbres


    - de Ville
    - Henri Alexis Brialmont
    - Menno van Coehoorn
    - Diades of Pella
    - Jean Errard
    - Pagan
    - Simon Stevin
    - Sébastien Le Prestre de Vauban
    - François Nicolas Benoît Haxo
    - Raymond-Adolphe Séré de Rivières
    - Montalembert

    Voir aussi


    - Liste de forts, fortifications, citadelles et places fortes par continent

    Liens externes


    - [http://www.castlemaniac.com/origines-forteresses/origines-forteresses.php Les Origines des Forteresses ]
    - [http://www.vauban.asso.fr Association Vauban]
    - [http://www.fortifications.fr Fortifications. Du système bastionné au système polygonal]
    - [http://www.ac-strasbourg.fr/microsites/hist_geo01/sig-stg/index-plans-relief.htm Plan-relief de Strasbourg] Catégorie:FortCatégorie:Architecture militaire

    623

    Catégorie:623
    | |
    Années 600 | Années 610 | Années 620 | Années 630 | Années 640
    618 | 619 | 620 | 621 | 622 | 623 | 624 | 625 | 626 | 627 | 628
    ---- Cette page concerne l'année 623 du calendrier julien.

    Événements


    - En février, Promulgation de la charte de Médine, établissant l'égalité entre les musulmans, juifs, chrétiens et polythéistes. Réactions hostiles des tribus juives.
    - Début du règne de Dagobert Ier, roi d'Austrasie.
    - Clotaire réduit la rébellion des Burgondes.
    - Expédition du marchand franc d’origine gauloise (Sénon)Samo chez les Wendes (Slaves) à la tête d’une troupe de marchands aventuriers (623-624). Ils y recherchent des esclaves païens et certainement des fourrures. Samo deviendra roi des Wendes et fera massacrer les marchands Francs, ce qui provoquera la guerre avec Dagobert (632).
    - D’après les Chroniques de Frédégaire (660), les Slaves de Moravie ne pouvant plus supporter l’oppression des