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Programme MESSENGER
Le programme MESSENGER (en anglais : Mercury Surface, Space Environment, Geochemistry and Ranging) est une mission d'étude des caractéristiques physicochimiques de la planète Mercure. Son but est d'étudier en particulier la composition chimique de la surface et de l'atmosphère, l'histoire géologique, la magnétosphère, la taille et l'état et la nature du cœur de la planète, ainsi que l'originie de son champ magnétique.
Déroulement de la mission
Initialement prévu le 11 mai 2004, avec une fenêtre de lancement de 12 jours, le lancement de la sonde spatiale a été repoussé le 26 mars 2004 pour la date du 30 juillet avec un fenêtre de 15 jours.
Finalement, c'est le 3 août 2004 à 6 h 16 GMT, que la sonde décolle à bord d'une fusée Boeing Delta 2 de la base de Cap Canaveral, en Floride, après un ultime retard de 24 heures provoqué par une tempête tropicale.
MESSENGER a survoler la Terre le 2 août 2005, à 2,347 kilomètres d'altitude, pour utiliser l'assistance gravitationnelle de sa planète d'origine.
Elle devrait survoler Vénus en octobre 2006, qu'elle survolera encore une fois et trois fois Mercure, avant de commencer sa mission scientifique en mars 2011, pour une durée de 1 an.
Liens externes
- [http://www.nasa.gov/mission_pages/messenger/main/ Site officiel du programme MESSENGER, sur le site de la NASA]
- [http://messenger.jhuapl.edu/ Site officiel du programme MESSENGER, sur le site de l'université Johns Hopkins]
Messenger
ja:メッセンジャー (探査機)
AnglaisL'anglais est une langue germanique originaire d'Angleterre. C'est la langue maternelle ou l'une des langues des habitants de plusieurs pays, surtout le Royaume-Uni et ses anciennes colonies, dont les États-Unis, l'Irlande, le Canada, l'Australie, et la Nouvelle-Zélande. L'anglais est l'une des langues les plus parlées au monde : elle est la troisième en nombre de locuteurs natifs, et la première apprise comme seconde langue. Elle est aussi la langue la plus utilisée sur Internet.
Histoire
L'anglais descend de la langue parlée par les tribus germaniques angles (d'où est tiré le nom de la langue), saxonnes et jutes s'étant installées en Grande Bretagne au de l'ère chrétienne, remplaçant les langues celtiques présentes sur le territoire. Ces dialectes germaniques, qui ont connu la première mutation consonantique, sont alors désignés sous le nom de vieil anglais, d'abord écrit en runes puis avec l'alphabet latin, apporté par les scribes irlandais au . L'influence d'envahisseurs vikings installés au nord-est du pays est notable dans le lexique de la langue qui a alors emprunté de nombreux termes au vieux norrois (ou « vieil islandais »). L'influence du latin, langue liturgique du christianisme que les scribes irlandais ont apporté, est aussi très forte. On arrête le vieil anglais au , à l'issue de la bataille de Hastings, en 1066. L'épopée Beowulf est écrite dans cet état de la langue.
Après sa victoire à Hastings sur les Saxons, Guillaume le Conquérant s'installe en Grande-Bretagne et impose sa langue, le normand (langue d'oïl de l'ancien français), comme langue de la cour ; ce faisant, il modifie profondément la langue anglaise : les emprunts se font très nombreux et souvent doublonnent avec des mots de radical germanique. Le mot saxon est parlé par le peuple, alors que le terme français est souvent lié au registre soutenu ou à la parlure des nobles. Par exemple, ox, calf ou sheep, termes germaniques, représentent chez le producteur ─ anciennement les couches populaires de la population ─ ce que le consommateur ─ autrefois les couches aisées de la population ─ désigne par beef (cf. bœuf), veal, (cf. veau) et mutton (cf. mouton). (Ainsi, ces trois derniers mots désignent surtout la viande par opposition au bétail sur pied; mais on a aussi "let's return to our muttons" "retournons à nos moutons" et fig. "muttonhead", "mouton [de Panurge]". Par contre, "oxtail soup" car à l'origine ce potage était un plat plébéien.)
D'autre part, la langue simplifie ses déclinaisons. C'est le moyen anglais, dont l'orthographe est fortement influencée par celle des scribes normands, lesquels inventent par exemple les digrammes de la langue (ch, sh, gh, th) et introduisent la lettre w (anciennement un digramme vv ou uu), faisant ainsi sortir de l'usage des lettres anciennes comme þ (thorn, remplacé par th), ð (edh, remplacé aussi par th), ȝ (yogh, proche d'un 3, remplacé par gh ou y principalement) ou ƿ (wynn, proche d'un p, remplacé par w). Les Contes de Cantorbéry de Geoffrey Chaucer sont écrits en moyen anglais.
La grande mutation vocalique, qui a vu la modification en profondeur des voyelles anglaises, du marque le tournant d'un autre état de la langue, l'anglais moderne, que l'on fait réellement commencer au début du avec William Shakespeare. On y distingue deux sous-périodes : l'anglais moderne d'avant ou après le , quand, à la suite des conquêtes britanniques, la langue s'est de nouveau lexicalement enrichie de manière notable grâce aux emprunts faits aux langues des colonies.
Influence de l'anglais
Historiquement, l'anglais a peu pénétré le français (moins de 4 % du vocabulaire est d'origine anglo-saxonne). Cependant son influence croît depuis une cinquantaine d'années du fait de la mondialisation des échanges commerciaux et technologiques, dominés par de grandes puissances parlant cette langue, le Royaume-Uni et les États-Unis notamment (voir « impérialisme linguistique »). C'est pourquoi l'utilisation de mots anglais est notable dans des secteurs comme l'informatique, les télécommunications ou l'économie, comme le fut l'italien jadis pour la musique. Un autre phénomène est lié à cet expansionnisme : l'anglais tend à être utilisé à la place d'autres langues. Ainsi le français était la langue privilégiée des relations diplomatiques et des relations contractuelles, l'influence des États-Unis a fait tomber cet usage en désuétude. L'anglais est aussi depuis 1951 la langue utilisée dans l'aviation, sur décision de l'OACI. Il a par ailleurs acquis dans le monde la place de langue la plus fréquemment utilisée dans les rencontres internationales, même si le multilinguisme reste la norme. Étant la première langue étrangère apprise dans le monde, il bénéficie d'une base unique de locuteurs dans tous les pays sur tous les continents. C'est enfin la seconde langue officielle de très nombreux États.
Cette utilisation internationale de l'anglais, devenu une véritable lingua franca, inquiète nombre d'anglophones qui voient leur langue prendre les allures d'un pidgin simpliste coupé de ses subtilités et de son histoire.
Classification
L'anglais est une langue germanique, famille au sein de laquelle les langues vivantes les plus proches sont le frison et le scots mais qui, néanmoins, a subi à plusieurs reprises l'influence d'autres langues germaniques comme le vieux norrois, du latin et de diverses langues romanes, surtout le français, influence latino-romane que l'on ne remarque pas seulement dans les mots qui sont a priori des emprunts lexicaux (déjà vu ou rendez-vous, expressions françaises utilisées en anglais ; embargo de l'espagnol ; cupola, folio ou stiletto de l'italien), mais encore dans de très nombreux mots à étymon latin (comme expect ← exspectare, school ← schola, scuttle ← scutella, ou street ← strata).
Répartition géographique
Statut officiel
L'anglais est la première langue en Australie (anglais australien), Bahamas, Barbade (anglais carribéen), Bermudes, Dominique, Gibraltar, Grenade, Guyana, Jamaïque (anglais jamaïcain), Nouvelle-Zélande (anglais néo-zélandais), Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie, Saint-Christophe-et-Niévès, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Trinité-et-Tobago, Royaume-Uni (anglais britannique), et (sans reconnaissance officielle) aux États-Unis (anglais américain).
L'anglais est aussi l'une des premières langues du Belize (avec l'espagnol), du Canada (anglais canadien) (avec le français), de l'Inde (hindi et anglais ainsi que 21 autres langues d'État), de l'Irlande (avec l'irlandais), du Singapour (avec le malais, le mandarin, le tamil et d'autres langues asiatiques) et de l'Afrique du Sud (avec le zoulou, le xhosa, l'afrikaans, et le sotho du nord). C'est la langue non officielle la plus utilisée en Israël. C'est la langue usuelle dans l'île de Saint-Martin.
À Hong-Kong c'est une langue officielle et largement utilisée dans le monde des affaires. Il est appris dès le jardin d'enfants, et est la langue d'instruction de quelques écoles primaires, de nombreuses écoles secondaires et de toutes les universités. Un nombre substantiel d'étudiants acquièrent un niveau de locuteur natif. Cette langue y est si largement utilisée qu'il est inadéquat de dire qu'elle n'est qu'une seconde langue ou une langue étrangère.
C'est une langue officielle, mais pas native au Cameroun, Fidji, Micronésie, Ghana, Gambie, Kiribati, Lesotho, Liberia, Kenya, Namibie, Nigeria, Malte, Îles Marshall, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, Îles Salomon, Samoa, Sierra Leone, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.
Langues dérivées
L'anglais a donné naissance :
- à de nombreux pidgins et créoles.
- au Basic English, langue créée par C. K. Ogden and I. A. Richards en 1930. Celle-ci ne comporte plus que 850 mots : ceux qui sont indipensables à la vie quotidienne (expression de sentiments inclus) plus ceux nécessaires pour définir les autres le temps d'une conversation.
- L'anglais Européen : http://www.davytech.com/wiki/
Écriture
L'anglais utilise l'alphabet latin (avec, anciennement, des lettres comme ð ou þ ; voir plus haut). Il n'utilise des signes diacritiques que pour écrire les mots d'origine étrangère. Son orthographe découle d'un long processus historique et il n'y a souvent plus de bijection entre celle-ci et la prononciation actuelle.
Prononciation
Parmi les consonnes n'existant pas en français, on peut noter [θ] et [ð], écrits th, ou encore [ŋ], écrit n devant un g ou un k.
Exemples de mots :
Grammaire
Voir article détaillé : Grammaire anglaise
L'anglais ne comporte pas de genres pour les noms (à part de rares exceptions). Les adjectifs sont invariables.
Conjugaison
Voir article détaillé : Conjugaison anglaise
Lexique
Des mots sont entrés dans la langue anglaise au contact avec le français : ils sont pour ces raisons très proches, à l'écrit, de leur homonyme. Ces mots existent dans la langue anglaise depuis si longtemps que les anglophones ne les considèrent plus comme mots français. Par exemple : difference, introduction, village, pure.
En revanche, l'anglais a gardé des mots tels que mushroom, budget et (an) apron dont l'on ne reconnaîtrait guère l'origine française (respectivement liés à mousseron, bougette et napperon par métanalyse).
Nombre de mots
Contrairement à d'autres langues, il n'existe pas d'organisme qui recense officiellement les mots d'anglais. Comme par ailleurs l'importance actuelle de cette langue dans la recherche scientifique fait que de nombreux mots sont créés tous les jours (certains promis à une large diffusion, d'autres resteront d'usage confidentiel), il n'existe pas de liste complète. On peut simplement constater que le dictionnaire Oxford English Dictionary, un des plus complet, recense plus de 500.000 entrées, y compris des mots désuets, des mots techniques et des mots de dialectes locaux.
Origine des mots
En 1973, Thomas Finkenstaedt et Dieter Wolff, en se basant sur les 80.000 mots du Shorter Oxford Dictionary (3e édition), ont établi la répartition suivante :
- français, y compris l'ancien français et le normand (ou anglo-français) : 28,3 %
- latin, y compris les mots scientifiques et techniques récents : 28,24 %
- ancien et moyen anglais, vieux norrois et hollandais : 25 %
- grec : 5,32 %
- étymologie indéterminée : 4,03 %
- mots dérivés de noms propres : 3,28 %
- toutes les autres langues : moins de 1 %
Cependant, les problèmes de définition conduisent à des appréciations divergentes. Ainsi la linguiste française Henriette Walter affirme de son côté que [http://perso.wanadoo.fr/mondalire/Henriette_walter.htm plus des deux tiers des mots anglais sont d'origine française].
Emprunts à l'anglais
Le sens des mots peut avoir changé entre les deux langues. Certains de ces mots sont des allers-retours, car empruntés initialement au français.
avec la forme anglaise
- badge
- basket
- boss, « chef, patron »
- budget, de l'ancien français « bougette », petite bourse portée à la ceinture
- caddie, chariot tiré à bras utilisé pour transporter de menus objets
- check-up
- club
- coach (prononc. « cooutch ») et ses dérivés (coacher, le coaching)
- cool
- cowboy, qui signifie « vacher »
- fair-play
- ferry(-boat)
- fuel, de l'ancien français « fouaille », matière servant à alimenter un feu
- gag,
- gentleman, partiellement de l'ancien français « gentil », homme d'ascendance noble
- job, qui signifie « travail, activité rémunérée »
- milk-shake
- one-man show, spectacle mené par un seul artiste
- self-control, littéralement : la maîtrise de soi
- self-made man, littéralement : personne qui a fait elle-même sa réputation, sa carrière
- self-service, endroit où on se sert soi-même (distributeurs de carburant, restaurants d'entreprise, cafétéria, etc.)
- show
- skateboard
- spot
- steak
- stock-options
- toast, de l'ancien français « toster » (griller)
- week-end, qui signifie « fin de semaine »
- Nom de sports créés aux XIX et XX siècles :
En général, ces sports ont un vocabulaire spécifique lui aussi composé de mots anglais. On trouve aussi des termes transverses : un match, un set, un derby, un supporter.
: - (boxe) : ring, uppercut, swing
: - football (la « balle au pied »), goal, penalty
: - basket-ball ((la « balle au panier »)
: - rugby (du nom de la ville où ce jeu a été inventé), drop
: - hockey
: - golf, tee, club, green, put, caddie
: - (planche à voile) : wishbone
: - rallye
: - surf
: - tennis (du moyen français « tenez ! », expression utilisée pour démarrer une partie au jeu de paume)
Attention : le mot handball, bien qu'homographe parfait entre l'anglais et l'allemand, est originaire d'Allemagne. C'est pourquoi sa syllabe finale se prononce [bal] et non [bo:l].
Musique :
- country
- blues
- boogie woogie
- jazz
- rock'n'roll
- ragtime
- rhythm'n blues
- swing
- folk
francisés
- bouledogue (bulldog)
- fioul (écriture phonétique de la prononciation anglaise de fuel)
- paquebot (packet-boat)
- redingote (riding-coat, vêtement pour les sorties à cheval)
- bifteck (beef steak)
mots de racine anglo-saxonne
La langue française a créé de nombreux substantifs en ajoutant la terminaison « ing » à des mots anglais.
- camping
- forcing
- marketing
- packaging
- parking
- reporting
- shampooing
Divers
- code ISO 639-1 : en
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- grammaire anglaise
- verbes irréguliers en anglais
- Conjugaison anglaise
- faux-amis anglais
- vrais amis en anglais
- anglicisme
- franglais
- variations régionales de l'anglais
- linguistes anglais
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues germaniques
- - langues germaniques occidentales
- - groupe anglo-frison
Liens externes
- [http://www.websters-online-dictionary.org/definition/French-english/ Dictionnaire français - anglais] Webster's Rosetta Project
- [http://www.scientificpsychic.com/verbs1fr.html Conjugueur des verbes anglais]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/anglais.html Dictionnaire Freelang anglais téléchargeable] Dictionnaire Freelang anglais-français/français anglais de Bertrand Cornu
- [http://anglais.linguistmail.com Linguistmail.com] Outils gratuits pour apprendre l'anglais
- [http://fr.wordreference.com WordReference.com], dictionnaire en ligne anglais-français
- [http://linearb.co.uk:8080/memory/ Dictionnaire français-anglais plus exemples phrases] Linear B
Bibliographie
- L'aventure des langues en occident, Henriette Walter, Editions Robert Laffont, 1994, le chapitre concernant les langues germaniques
- Honni soit qui mal y pense, Henriette Walter, Editions Robert Laffont, 2001, sur les allers-retours de mots entre l'anglais et le français
Catégorie:Anglais
Catégorie:Langue germanique
Catégorie:Langue officielle de l'Union européenne
Catégorie:Langue véhiculaire
Anglais
als:Englische Sprache
ja:英語
ko:영어
ms:Bahasa Inggeris
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th:ภาษาอังกฤษ
zh-min-nan:Eng-gí
11 mai
Le 11 mai est le 131 jour de l'année (132 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 330 : Constantinople devient officiellement la capitale de l'empire romain.
- 1573 : Henri, duc d'Anjou, est élu roi de Pologne (Henri Ier)
- 1745 : victoire française à la bataille de Fontenoy [http://www.chez.com/praetiritifides/Anc_Reg/DocHist/Succ_Autr/1745/Ftn_Chabannes.htm Projet de relation de la bataille de Fontenoy]
- 1798 : coup d'État du 22 Floréal an VI
- 1865 : Création à Paris du grand magasin Au Printemps par Jules Jaluzot.
- 1893 : Le Français Henri Desgrange établit à 35,235 km le record de l’heure. Ce record cycliste a pour cadre le Vélodrome Buffalo à Paris.
- 1997 : le champion du monde d'échecs Garry Kasparov est battu par l'ordinateur IBM Deep Blue
- 2000 : L'Inde compte officiellement 1 milliard d'habitants
Naissances
- 483 : Justinien, futur empereur de Byzance. († 565)
- 1752 : Johann Friedrich Blumenbach, anthropologue et biologiste allemand († 1840).
- 1801 : Henri Labrouste, architecte français († 1875)
- 1892 : Margaret Rutherford, actrice britannique († 1972)
- 1894 : Martha Graham, danseuse et chorégraphe américaine († 1991).
- 1904 : Salvador Dali, peintre espagnol († 1989)
- 1914 : Haroun Tazieff, volcanologue et géologue français († 1998)
- 1916 : Camilo José Cela, écrivain espagnol († 2002)
- 1918 : Richard Feynman, physicien américain († 1988)
- 1928 : Marco Ferreri, réalisateur, scénariste et producteur italien († 1997)
- 1930 : Edsger Dijkstra, mathématicien et informaticien néerlandais († 2002)
- 1938 : Carla Bley, pianiste, compositrice et arrangeuse de jazz américaine
- 1941 : Eric Burdon, chanteur britannique du groupe The Animals
- 1946 : Georges Bereta, footballeur français
- 1951 : Corinne Lepage, femme politique française
- 1952 : Renaud (Renaud Séchan), chanteur français
- 1957 : Fanny Cottençon, actrice française
- 1963 : Natasha Richardson, actrice britannique
- 1974 : Benoît Magimel, acteur français
- 1978 : Lætitia Casta, mannequin et actrice française
- 1984 : Simond Colaone, Journaliste français
Décès
- 994 : Maïeul, quatrième abbé de Cluny.
- 1633 : Catherine de Clèves, comtesse d'Eu, veuve de Henri I de Guise, dit « le Balafré », duc de Guise, et mère de Louis III, cardinal de Guise.
- 1696 : Jean de La Bruyère, écrivain et moraliste français (° 1645)
- 1849 : Jeanne-Françoise Récamier, femme de lettres française
- 1857 : Eugène-François Vidocq, aventurier français (° 1775)
- 1871 : John Herschel, scientifique et un astronome anglais.
- 1916 : Karl Schwarzschild, astrophysicien allemand
- 1927 : Juan Gris, peintre espagnol (° 1887)
- 1933 : John G. Adolfi, réalisateur américain
- 1976 : Alvar Aalto, architecte finlandais (° 1898)
- 1981 : Bob Marley, chanteur de reggae et guitariste jamaïcain (° 1945)
- 1987 : Emmanuel Vitria, doyen des greffés du cœur français
- 2001 : Douglas Adams, écrivain anglais (° 1952)
Almanach
Saints fêtés: sainte Estelle et saint Mamert
Au Moyen Âge, l'été commençait immédiatement après les fêtes de saints Mamert, Pancrace et Servais (11, 12 et 13 mai), les plus célèbres, mais aussi les plus redoutés des saints de glace.
Le 11 mai 1987, la température minimale sous abri dégringolait encore jusqu'à 2 degrés à Bruxelles.
Les saints Servais, Pancrace et Mamert font à eux trois un petit hiver
Catégorie:Jour de l'année
ja:5月11日
ko:5월 11일
ms:11 Mei
simple:May 11
th:11 พฤษภาคม
Fenêtre de lancementCatégorie:Astronautique
Une fenêtre de lancement, dans le domaine de l'astronautique, est l'intervalle de temps pendant lequel un lancement permettant de réaliser une mission donnée, peut être effectué à tout instant.
Le terme correspondant en anglais est launch window.
Référence
Droit français : arrêté du 20 février 1995 relatif à la terminologie des sciences et techniques spatiales.
Voir aussi
- Liste des articles relatifs à l'astronautique
Sonde spatiale
Une sonde spatiale est un vaisseau non habité envoyé par l'Homme pour explorer de plus près des objets du système solaire et pour certaines au-delà. Cela couvre à la fois les mesures in situ (champs électriques et magnétiques, particules dans le vent solaire et les magnétosphères planétaires ; prélèvement d'échantillons) et les observations avec une résolution angulaire inaccessible depuis la Terre ou en orbite terrestre.
Il est important de faire la différence avec les satellites artificiels, qui eux, ne sont destinés qu'à être mis sur orbite terrestre. Cependant, certaines sondes sont destinées à être mises en orbite autour d'autres planètes, satellites de planètes (comme notre Lune ou Titan) ou d'astéroïdes (tel l'astéroïde Itokawa).
Les différents programmes
Voici une liste des différents programmes de sondes spatiales par objets célestes visités :
Soleil
- Programme Genesis
- Programme Soho
- Programme Ulysses
- Programme Wind
Mercure
- Programme Mariner
- Programme MESSENGER
- Programme BepiColombo
Vénus
- Programme Magellan
- Programme Mariner
- Programme Pioneer Venus
- Programme Vega
- Programme Venera
- Programme Zond
- Programme Venus Express
Lune
- Programme Chandrayan-1
- Programme Clementine
- Programme Luna
- Programme LUNAR-A
- Programme Lunar Orbiter
- Programme Lunar Prospector
- Programme Lunokhod
- Programme Muses-A
- Programme Ranger
- Programme SELENE
- Programme Smart 1
- Programme Surveyor
- Programme Zond
Mars
- Mariner
- Programme Mars
- Programme Mars 96
- Programme Mars Exploration Rover
- Programme Mars Express
- Programme Mars Global Surveyor
- Programme Mars Observer
- Programme Mars Odyssey
- Programme Mars Pathfinder
- Programme Mars Reconnaissance Orbiter
- Programme Mars Science Laboratory
- Programme Marsnik
- Programme Viking
- Programme Zond
Phobos
- Programme Phobos
Jupiter
- Sonde Galileo
- Programme Pioneer
- Programme Voyager
Saturne
- Programme Cassini-Huygens
- Programme Pioneer
- Programme Voyager
Titan
- Programme Cassini-Huygens
Uranus
- Programme Voyager
Neptune
- Programme Voyager
Pluton
- Programme New Horizons
Comètes et astéroïdes
- Programme CONTOUR, comète Encke et Schwassmann-Wachmann-3
- Programme Dawn, astéroïdes Ceres et Vesta
- Programme Deep Impact, comète Tempel 1
- Programme Deep Space 1, astéroïde Braille et la comète Borrelly
- Programme Giotto, comète de Halley
- Programme NEAR Shoemaker, astéroïde Eros
- Programme Rosetta, comète Churyumov-Gerasimenko
- Programme Sakigake, comète de Halley
- Programme Stardust, comète Wild 2
- Programme Suisei, comète de Halley
- Programme Vega, comète de Halley
- Hayabusa, astéroïde Itokawa
Quelques missions réussies
Depuis presque cinquante ans, ces engins sont envoyés avec un taux d'échec élevé vers des planètes plus ou moins lointaines. Leurs observations font autant rêver le grand public que les scientifiques. Mais le nombre exact de sondes lancées dans l'espace reste très difficile à appréhender. C'est pourquoi nous nous proposons ici de donner un bref aperçu des moyens engendrés pour explorer le système solaire, à travers un tableau récapitulatif.
Catégorie:Conquête de l'espace
26 mars
Le 26 mars est le 85 jour de l'année (86 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Signe du zodiaque : 4e jour du Bélier
Événements
- 1871 : Établissement officiel de la Commune de Paris.
- 1899 : l'archéologue allemand Robert Johann Koldewey découvre les murailles de l'antique ville de Mésopotamie Babylone
- 1953 : Dr. Jonas Salk annonce le vaccin de la poliomyélite
- 1991 : Au Mali, un coup d'État militaire dirigé par Amadou Toumani Touré (43 ans) met fin à 23 ans de dictature de Moussa Traoré.
Naissances
- 1516 : Conrad Gessner, naturaliste suisse († 1565)
- 1874 : Robert Lee Frost, poète américain
- 1911 : Tennessee Williams, écrivain américain
- 1913 : Paul Erdős, mathématicien hongrois († 20 septembre 1996)
- 1925 : Pierre Boulez, compositeur français
- 1931 : Leonard Nimoy, acteur et réalisateur américain
- 1939 : James Caan, acteur américain
- 1942 : François Léotard, homme politique français
- 1943 : Bob Woodward, journaliste américain
- 1944 : Diana Ross, chanteuse américaine
- 1946 : Alain Madelin, homme politique français
- 1948 : Steve Tyler, chanteur d'Aerosmith
- 1952 : Didier Pironi, pilote automobile français († 1987)
- 1963 : Roch Voisine, chanteur et joueur de hockey canadien
- 1985 : Keira Knightley, actrice britannique
Décès
- 1797 : James Hutton, géologue écossais
- 1827 : Ludwig van Beethoven, compositeur allemand
- 1838 : Éléonor Bertrand Dufriche de Valazé, général français
- 1910 : Auguste Charlois, astronome français.
- 1923 : Sarah Bernhardt, actrice française
- 1957 : Édouard Herriot (° 1872), homme politique français
- 1969 : John Kennedy Toole écrivain américain
- 1973 : Noel Coward, auteur dramatique britannique (° 16 décembre 1899)
Célébrations
-
Saints catholiques du jour
- sainte Larissa (), qui ne figure pas dans le martyrologue romain, mais elle est honorée par les Grecs et les Russes pour avoir subi le martyre en Crimée au .
- sainte Lara
26 février 25 mars 27 mars 26 avril
Catégorie:Jour de l'année
ja:3月26日
ko:3월 26일
ms:26 Mac
simple:March 26
th:26 มีนาคม
3 août
Le 3 août est le 215e jour de l'année (216e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Nous fêtons les Lydie, Lydia.
Événements
- -216 : Hannibal écrase les Romains à Cannes.
- 1108 : Sacre de Louis VI le Gros.
- 1347 : Prise de Calais par le roi Édouard III d'Angleterre au terme d'un siège de 11 mois
- 1492 : Départ de Christophe Colomb à bord de la Santa Maria pour les Indes. Il découvrira le continent américain.
- 1589 : Henri de Navarre devient roi de France sous le nom de Henri IV.
- 1675 : Victoire de la flotte française sur les Espagnols et les Hollandais : prise de la Sicile.
- 1767 : Invasion du Siam par les troupes birmanes.
- 1778 : Ouverture de la Scala de Milan.
- 1912 : Un premier cargo franchit le canal de Panama
- 1914 : L'Allemagne déclare la guerre à la France et la Grande-Bretagne à l'Allemagne (voir Première Guerre mondiale)
- 1934 : Adolf Hitler devient président du IIIe Reich
- 1940 :
- Annexion des pays baltes par l'URSS.
- Le général de Gaulle est condamné à mort par contumace par un tribunal militaire, relevant du gouvernement de Vichy, pour atteinte à la sûreté de l'Etat et désertion.
- 1960 : Indépendance du Niger
- 1975 : Crash d'un Boeing 707 marocain près d'Agadir : 188 morts.
- 1975 : Putsch aux Comores : Ali Soilib remplace Ahmed Abdallah.
- 1963 : Dernière prestation des Beatles dans le Cavern Club à Liverpool
- 1978 : Première du film Saturday night Fever
- 1985 : Accident ferroviaire à Flaujac (France) : 35 morts.
- 1995 : Condamnation de l'ancien maire de Nice Jacques Médecin à trois ans et demi de prison, un million de francs d'amende et cinq ans de privation des droits civiques pour "corruption passive et recel d'abus de biens sociaux".
- 1997 : Mohammad Khatami devient président de l'Iran
- 2002 : Le Parlement turc se prononce pour l'abolition de la peine de mort.
Sport
- 1955 : L'athlète belge, Roger Moens bat le record mondial du 800m en 1mn 46,6s.
- 1980 : Fin des Jeux Olympiques de Moscou.
- 1986 : Jackie Joyner-Kersee bat le record du monde d'heptathlon féminin avec 7161 points.
- 1990 : Florence Arthaud bat le record de la traversée de l'Atlantique à la voile en 9 jours, 21 heures et 42 minutes.
- 1996 : l'équipe de football du Nigeria est la première équipe africaine à remporter l'or olympique.
- 2000 : Cristina Iloc-Casandra bat le record du monde du 3 000 steeple féminin en 9mn 43,64s.
- 2002 : La nageuse Franziska van Almsick porte le record du monde du 200 mètres libre à 1mn 56,64s, battant son propre record.
Naissances
- 1509 : Étienne Dolet, érudit et imprimeur († 3 août 1546)
- 1736 : Louis Vitet, médecin et homme politique français († 25 mai 1809)
- 1770 : Frédéric-Guillaume III, roi de Prusse († 7 juin 1840)
- 1811 : Elisha Graves Otis, inventeur de l'ascenseur.
- 1815 : Jean-Marie Reigner, peintre français († 1886)
- 1829 : Henry Benedict Medlicott, géologue britannique († 6 avril 1905)
- 1867 : Stanley Baldwin, Premier ministre britannique († 1947)
- 1872 : Haakon VII, roi de Norvège († 21 septembre 1957)
- 1903 : Habib Bourguiba, leader de la lutte pour l'indépendance et premier président de la république tunisienne († 6 avril 2000)
- 1904 : Clifford D. Simak, auteur américain de science fiction († 25 avril 1988)
- 1910 : Bruno Coquatrix, directeur de l'Olympia.
- 1924 : Léon Uris, écrivain
- 1940 : Martin Sheen, acteur dont le film le plus connu est Apocalypse Now
- 1941 : Grzegorz Rosinski, dessinateur de bande dessinée polonais
- 1948 : Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre de la France
- 1963 : James Hetfield, chanteur et guitariste rythmique du groupe Metallica.
- 1967 : Mathieu Kassovitz, acteur et réalisateur de cinéma français.
Décès
- 1483 : Louis XI de France, roi de France de 1461 à 1483.
- 1546 : Étienne Dolet
- 1797 : Jeffrey Amherst, officier britannique (° 29 janvier 1717), premier gouverneur général du Canada
- 1806 : Michel Adanson, botaniste français
- 1857 : Eugène Sue, écrivain français, auteur de romans-feuilletons (° 1804)
- 1924 : Joseph Conrad, écrivain
- 1942 : Richard Willstätter, chimiste, prix Nobel de chimie en 1915.
- 1954 : Colette, femme de lettres française
- 1977 : Monseigneur Makarios (° 1913), archevêque de Chypre
- 1986 : Willem Ruis, Présentateur télévisuel néerlandais
- 2004 : Henri Cartier-Bresson, (°1908), photographe français, fondateur de l'agence Magnum.
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Fusée
Une fusée est un moyen de transport, propulsé par un moteur à réaction n'utilisant pas l'oxygène de l'air (on parle de propulsion anaérobie).
Fusée est souvent employé comme un terme générique qui tend à être remplacé par des noms plus précis selon le domaine d'application. On parle de :
- Fusée pour le lancement de feux d'artifice.
- Lanceurs pour vaisseaux et sondes spatiales, envoyant des charges utiles dans l'espace.
- Missiles ou de roquettes pour certains propulseurs d'armes.
Histoire
Le premier usage documenté de fusées remonte à 1232. Pendant la bataille de Kaifeng, les Chinois repoussèrent les Mongols à l'aide de « flèches de feu volant ». Les fusées utilisées à l'époque bien que n'étant pas très destructrices par elles-mêmes permettaient de désorganiser l'armée adverse en provoquant la panique de ses chevaux.
Après la bataille de Kaifeng, les Mongols produisirent leurs propres fusées, et pourraient avoir été responsables de leur introduction en Europe. Entre les XIIIe et s, on relève des mentions éparses de fusées. Elles auraient été, par exemple, utilisées en Normandie contre les Anglais vers 1450. En Angleterre, le moine Roger Bacon améliora la poudre augmentant la portée des fusées. En France, Jean Froissart découvrit que la précision de ces armes était améliorée, si on les lançait à partir de tubes (c'est l'ancêtre du bazooka). En Italie, Joanes de Fontana conçut une torpille de surface, propulsée par fusée, dont le but était de bouter (transmettre) le feu aux navires ennemis.
Au , les fusées tombèrent en défaveur en tant qu'engins de guerre (en partie à cause de l'amélioration en puissance et en précision de l'artillerie), même si elles continuèrent à être utilisées pour les feux d'artifice. Un artificier allemand, Johann Schmidlap, inventa la fusée gigogne, un engin à multiples étages allumés séquentiellement et permettant de faire atteindre au feu d'artifice une plus grande altitude. C'est l'ancêtre des fusées à multiples étages utilisées aujourd'hui.
Lors de la Première Guerre mondiale, elles refirent surface avec les ancêtres des roquettes, utilisées par les aviateurs pour toucher les ballons d'observation ennemis.
Même si on pensait dès le début du à un usage pacifique pour des voyages interplanétaires, c'est uniquement les militaires qui ont développé les fusées pour en faire des missiles à longue portée. Notamment les Allemands avec les travaux de Werner von Braun, avec le fameux V2. Après la guerre, les États-Unis et l'URSS récupérèrent le matériel et les ingénieurs allemands pour leur propre compte. Le premier « V2 » américain, sur lequel travaillait von Braun, décolla le 14 mars 1946. Le « V2 » soviétique, lui, décolla le 18 octobre 1947 sous la direction de Sergueï Korolev et Valentin Glouchko. La course vers l'espace était commencée.
Principe
La fusée utilise le principe de réaction en accélérant et éjectant derrière elle une certaine masse de matière, à l'aide d'un (ou de plusieurs)moteur-fusée(s).
Si on lâche un ballon de baudruche gonflé (non obturé), l'air à l'intérieur du ballon, comprimé par les parois, sort en accélérant par le goulot. En étant éjecté, le gaz va propulser le ballon par le principe de réaction. Ce ballon de baudruche part dans tous les sens quand on le lâche à cause de l'instabilitée d'orientation du goulot. Pour maintenir la trajectoire souhaitée, la fusée doit donc pouvoir orienter ses tuyères (conduit terminal des gaz dans lequel se produit la détente).
Dans le cas des fusées, c'est l'éjection à haute vitesse de grandes quantités de gaz (à titre d'exemple, le débit de gaz d'un lanceur Ariane 5 au décollage est de 4,5 tonnes de gaz par seconde environ) produits par la combustion du carburant et du comburant, qui fera décoller la fusée.
Expérience
Une expérience simple à réaliser est celle de la fusée à eau qui reprend le même principe d'action-réaction !
Lien externe sur le site Internet de l'association Planète Sciences : [http://www.anstj.org/espace/publications/fusee_h2o/index.html Fusée à eau] et [http://www.planete-sciences.org/espace/index.html autres].
Catégorie:Astronautique
ms:Roket
ja:ロケット
Boeing ko:보잉 사 ms:Boeing ja:ボーイング th:โบอิง
Boeing (nom officiel en anglais The Boeing Company) est l'un des plus grands constructeurs aériens et de l'aérospatiale au monde. Son siège est situé à Chicago, dans l'Illinois. Sa plus grande usine est située près de Seattle, dans l'État de Washington. La firme fabrique des avions civils et militaires ainsi que des satellites
Histoire
satellites international de Christchurch, en Nouvelle-Zélande]]
La compagnie est formée le 15 juillet 1916 par William E. Boeing et George Conrad Westervelt. Elle est alors nommée « B&W » d'après les initiales de ses deux fondateurs. Peu après, son nom changea en « Pacific Aero Products », et une année plus tard, elle est rebaptisée « Boeing Airplane Company ». En 1917, avec l'entrée en guerre des États-Unis, la Navy commanda 50 hydravions d'entraînement Model C, la première commande de Boeing. En 1923 Boeing fabriqua un avion de transport postal le Model 40A et en 1927 elle remporta un contrat pour assurer la liaison aéropostale San Francisco-Chicago. Elle créa alors « Boeing Air Transport » pour s'occuper de ses activités de transports aériens. Pendant la première année, près de 2 000 passagers furent transportés et on entreprit alors de créer des avions spécialement étudiés pour le transport des passagers, c'est ainsi que le Model 80 fut lancé. Dans les années qui suivirent, Boeing se mit à acquérir de nombreuses entreprises de fabrication d'avions, de moteurs, des compagnies aériennes et en 1929, Boeing changea son nom en « United Aircraft and Transportation Corporation ». En 1934, Boeing est devenue une grande entreprise fabriquant des avions, des moteurs, transportant le courrier postal, s'occupant des aéroports et assurant de nombreuses lignes aériennes. Mais, sous la pression d'une loi anti-trust interdisant aux constructeurs d'exploiter des lignes aériennes, ses créateurs vendent leurs participations et « United Aircraft and Transportation » est séparée en trois entités : United Airlines responsable du transport aérien, United Aircraft responsable de la fabrication dans l'Est du pays et Boeing Airplane Company responsable de la fabrication dans l'Ouest du pays.
Performances économiques
- En 1999, l'avionneur Boeing a vendu 620 appareils ; en 2004, les livraisons ont baissé pour atteindre 285 avions. Il est désormais dépassé par son concurrent européen Airbus en commandes depuis 2002 et en livraisons depuis 2004 (Source : Le Monde, 13 juin 2005).
Performances techniques
- Le 10 novembre 2005, le Boeing 777-200 LR Worldliner, a établi un nouveau record de vol commercial sans escale entre Hong Kong et Londres par l'Océan Pacifique, soit 20 100 Km.
Voir aussi
Articles connexes
- Airbus
- Arianespace
- Lockheed Martin
- Northrop Grumman
- Philip G. Johnson
Liens externes
- [http://www.lefigaro.fr/eco-entreprises/20051121.FIG0325.html?201050 Boeing marque des points face à Airbus, dans Le Figaro, 21 novembre 2005]
- [http://www.aeroweb-fr.net Aeroweb-fr.net]
- [http://www.boeing.com/flash.html Site du constructeur]
- [http://active.boeing.com/commercial/orders/index.cfm Commandes et livraisons]
- [http://www.generalatomic.com/jetmakers/chapter7.html L'histoire de Boeing de 1945 à 1968]
Catégorie:Boeing
Cap Canaveral th:แหลมแคนาเวอรัล
Catégorie:Port spatial Catégorie:Floride
Catégorie:Floride
Cap Canaveral est une base de lancement américaine située en Floride (28°27' de latitude Nord et 80°32' de longitude Ouest) créée en 1959. C'est une zone militaire.
Le nom administratif est John F. Kennedy Space Center
En 1964, elle prend le nom de Cap Kennedy et retrouve son nom de Cap Canaveral en 1970. Elle possède la plus grande construction (tour) roulante au monde dans le complexe n°37 (115 mètres de haut et 3500 tonnes d'acier).
Autres bases de lancement
- Cosmodrome de Baïkonour
- Centre spatial guyanais
Liens externe
- [http://www.ksc.nasa.gov/ Site de la NASA sur le Kennedy Space Center]
- [http://www.kennedyspacecenter.com/ Site pour les visiteurs du centre spatial]
- [http://www.spaceline.org/capehistory.html Historique de Cape Canaveral]
- [http://www.myflorida.com/cape/ Site de la ville de Cape Canaveral, ]
- [http://www.terraserver-usa.com/image.aspx?T=1&S=16&Z=17&X=42&Y=245&W=1&qs=%7cCape+Canaveral%7c%7c Microsoft Terra Server image de Cape Canaveral]
- [http://maps.google.com/maps?q=Cape+Canaveral,+FL&ll=28.467636,-80.553474&spn=0.156384,0.225563&t=k Google Maps imagery]
Tempête tropicale
, le 7 septembre 2004]]
En météorologie, un cyclone tropical est un type de cyclone (dépression tourbillonaire) qui prend forme dans les océans de la zone intertropicales
Structurellement, un cyclone tropical est une large zone de nuages en rotation, de vent, et d'orages. La source d'énergie principale d'un cyclone tropical est le dégagement de chaleur latente causé par la condensation de vapeur d'eau en altitude. On peut ainsi considérer le cyclone tropical comme une machine thermique, au sens de la thermodynamique.
L'importance de la condensation comme source principale d'énergie différencie les cyclones tropicaux des autres phénomènes météorologiques, comme les dépressions des latitudes moyennes, qui puisent leur énergie plutôt dans les gradients de température pré-existants dans l'atmosphère. Pour conserver la source d'énergie de sa machine thermodynamique, un cyclone tropical doit demeurer au-dessus de l'eau chaude, qui lui apporte l'humidité atmosphérique nécessaire. Les forts vents et la pression atmosphérique réduite au sein du cyclone stimulent l'évaporation, ce qui entretient le phénomène.
Le dégagement de chaleur latente dans les niveaux supérieurs de la tempête élève la température à l'intérieur du cyclone par 15 à 20°C au-dessus de la température ambiante dans la troposphère à l'extérieur du cyclone. Pour cette raison, on dit des cyclones tropicaux qu'ils sont des tempêtes à « noyau chaud ». Notons toutefois que ce noyau chaud n'est présent qu'en altitude - la zone touchée par le cyclone à la surface est habituellement plus froide de quelques degrés par rapport à la normale, en raison des nuages et de la précipitation.
Classification et terminologie
Les cyclones tropicaux sont divisés en trois groupes principaux : les dépressions tropicales, les tempêtes tropicales, et un troisième groupe dont le nom varie selon les régions.
- Une dépression tropicale est un système organisé de nuages et d'orages avec une circulation atmosphérique définie en surface et des vents soutenus maximum de moins de 17 mètres par seconde (33 nœuds ou 38 mi/h ou 62 km/h).
nœud]]
- Une tempête tropicale est un système organisé de nuages et d'orages avec une circulation définie en surface et des vents soutenus maximum entre 17 et 33 mètres par seconde (34-63 nœud ou 39-73 mi/h ou 62-117 km/h).
- un cyclone tropical dont le vent soutenu maximum excède 33 mètres par seconde. le terme utilisé varie selon les régions, comme suit:
- Ouragan (de l'espagnol des caraïbes huracán) dans l'Atlantique Nord, l'océan Pacifique à l'est de la ligne de changement de date, et le Pacifique Sud à l'est de 160°E
- Typhon dans le Pacifique Nord à l'ouest de la ligne de changement de date.
- Cyclone tropical dans le Pacifique Sud-Ouest à l'ouest de 160°E, et dans l'océan Indien.
Cette terminologie est définie par l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
En d'autres endroits dans le monde, les cyclones tropicaux ont reçu les noms de willy-willy en Australie, Baguio aux Philippines, Chubasco au Mexique et Taino en Haïti.
Au Royaume-Uni et en Europe, de fortes tempêtes de l'Atlantique Nord-Est sont parfois appelées « ouragans », même si elles proviennent rarement de tropiques. Ces tempêtes de vent peuvent générer des vents de la force d'un ouragan mais, en France, on ne leur attribue pas de nom, ce qui n'est pas le cas dans d'autres pays, ex Lothar qui a balayé nos latitudes lors des tempêtes de décembre 1999 avec des vents parfois supérieur à 200 km/h.
On utilise une échelle de 1 à 5 pour catégoriser les ouragans selon la force de leur vent, selon l'échelle de Saffir-Simpson. Un ouragan de catégorie 1 a les vents les plus faibles, alors qu'un ouragan de catégorie 5 est le plus intense. Cette classification est relative, car des cyclones de catégories inférieures peuvent tout de même causer des dommages supérieurs à ceux des catégories supérieures, selon l'endroit frappé et les dangers qu'elles provoquent. En fait, les tempêtes tropicales peuvent elles aussi causer de graves dommages et des pertes de vies, surtout en raison des inondations.
Le National Hurricane Center (le centre de prévision des cyclones tropicaux aux États-Unis) classifie les ouragans de catégorie 3 et plus comme étant des ouragans majeurs. Le Joint Typhoon Warning Center classifie les typhons dont les vents atteignent au moins 150 mi/h (241 km/h) comme étant des super typhons.
La définition de vents soutenus recommandée par l'OMM est une moyenne de dix minutes. Cette définition est adoptée par la plupart des pays. Toutefois, quelques pays utilisent des définitions différentes : les États-Unis, par exemple, définissent les vents soutenus en vertu d'une moyenne d'une minute, mesurée à 10 mètres au-dessus de la surface.
Les ingrédients d'un cyclone tropical incluent une perturbation météorologique pré-existante, des mers tropicales chaudes, de l'humidité, et des vents relativement faibles en altitude. Si les conditions requises persistent suffisamment longtemps, elles peuvent se combiner pour produire les vents violents, les vagues incroyables, les pluies torrentielles, et les inondations qui sont associées à ce phénomène.
Il existe une contrepartie polaire au cyclone tropical, appelé un cyclone arctique.
Baptême des cyclones
Le fait de donner un prénom aux cyclones tropicaux remonte à plus de deux siècles (). Cela répond à un besoin de différencier chaque événement des précédents. Ainsi les Espagnols donnaient au cyclone le nom du saint patron du jour. Les ouragans ayant frappé Porto Rico, le 13 septembre 1876 puis 1928, s'appellent tous les deux San Felipe. Le dernier avait frappé la veille la Guadeloupe et reste appelé le "Grand Cyclone" de 1928.
L'armée américaine, du début du jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, avait l'habitude d'utiliser l'alphabet phonétique des transmissions militaires avec l'année. En 1949, ce système fut officialisé dans l'Atlantique Nord. Mais au bout de trois années, en 1953, la liste répétitive fut remplacée par une autre liste utilisant, comme souvent dans l'armée, des prénoms exclusivement féminins. En 1954, la liste précédente fut reprise mais il fut décidé de changer de liste chaque année.
Depuis 1979, suite aux critiques des mouvements féministes, les cyclones tropicaux sont baptisés avec des prénoms alternativement masculins et féminins. Un principe de cycles fut aussi établi. Basé sur 6 ans et six listes, les années paires débutent par un prénom masculin et impaires un prénom féminin. Ainsi la liste de 2000 est la même que celle de 1994 ; la liste de 2001 reprend celles de 1989 et 1995.
Mais lors de graves cyclones, les noms de ces derniers sont supprimés de la liste et remplacés afin de ne pas choquer la population en lui rappellant de trop mauvais souvenirs. Les prénoms sont des prénoms en anglais, espagnol et français.
Les six listes prévoient 21 prénoms courants de A à W mais sans Q ni U plutôt pauvres en prénoms. Ensuite, il est prévu d'utiliser les lettres grecques. En 2005, année de record avec 26 cyclones, la liste fut totalement utilisée jusqu'à Wilma, puis jusqu'à la lettre grecque epsilon.
En Atlantique, le centre de météorologie de Miami est officiellement chargé de nommer les cyclones. Pour l'océan Indien, c'est le centre de la Réunion.
Voir [http://www.meteo.fr/temps/domtom/antilles/pack-public/cyclone/tout_cyclone/prenoms.htm La petite HISTOIRE des PRENOMS].
Lieux de formation
Presque tous les cyclones tropicaux se forment à moins de 30 degrés de l'équateur et 87 % se forment à moins de 20 degrés de celui-ci. Comme la force de Coriolis donne aux cyclones leur rotation initiale, ceux-ci se forment rarement à moins de 10 degrés de l'équateur (où la force de Coriolis est à son plus faible). La formation d'un cyclone tropical à l'intérieur de cette limite est toutefois possible si une autre source de rotation initiale se manifeste. Ces conditions sont extrêmement rares et de telles tempêtes se forment, croit-on, moins d'une fois par siècle.
La plupart des cyclones tropicaux se forment dans une bande d'orages tropicaux qui encercle le globe terrestre, et qu'on appelle la zone de convergence intertropicale (ZCIT).
De par le monde, il se forme en moyenne 80 cyclones tropicaux par année.
Principaux bassins
Il y a sept principaux bassins de formation des cyclones tropicaux :
- L'ouest du Pacifique Nord : les cyclones tropicaux dans cette région affectent souvent la Chine et Taiwan, le Japon et les Philippines. Ils y sont appelés typhons (du chinois : 台风(taifeng)). C'est de loin le bassin le plus actif, comptant pour le tiers de tous les cyclones tropicaux dans le monde. Les agences météorologiques nationales, ainsi que le Joint Typhoon Warning Center (JTWC) ont la responsabilité d'émettre les prévisions et les avertissements dans ce bassin.
- L'est du Pacifique Nord : il s'agit de la deuxième zone la plus active au monde, et aussi la plus dense (le plus grand nombre de tempêtes dans une zone relativement réduite d'océan). Les tempêtes qui se forment dans ce bassin peuvent atteindre l'ouest du Mexique, Hawaï et très rarement la Californie. Le Central Pacific Hurricane Center est responsable des prévisions pour la partie ouest de cette zone, et le National Hurricane Center est chargé de la partie est.
- L'est du Pacifique Sud : les cyclones dans cette région affectent généralement l'Australie et l'Océanie. Ils sont suivis et prévus par l'Australie et la Nouvelle-Guinée.
- Le nord de l'océan Indien : on divise ce bassin en deux régions, le Golfe du Bengale et la Mer d'Arabie. Le Golfe du Bengale domine le décompte, avec 5 à 6 fois plus de cyclones que la mer d'Arabie. Les cyclones qui se forment dans ce bassin sont historiquement les plus meurtriers. Notons particulièrement le cyclone de Bhola de 1970, qui fit 200 000 victimes. Les pays affectés par ce bassin incluent l'Inde, le Bangladesh, le Sri Lanka, la Thaïlande, la Birmanie et le Pakistan. Chacun de ces pays émet des prévisions et des avertissements. En de rares occasions, un cyclone provenant de ce bassin peut affecter la Péninsule d'Arabie.
- Le sud-est de l'océan Indien : les cyclones se formant dans cette région affectent l'Australie et l'Indonésie. Ils sont suivis et prévus par ces pays.
- Le sud-ouest de l'océan Indien : il s'agit du bassin le moins bien compris, en raison d'un manque de données historiques. Les cyclones se formant ici affectent Madagascar, le Mozambique, l'île de la Réunion, l'île Maurice et le Kenya. Ces pays émettent les prévisions et les avertissements pour ces cyclones.
- L'Atlantique Nord : c'est le bassin tropical le plus étudié. Il inclut l'océan Atlantique, la mer des Caraïbes et le Golfe du Mexique. Le nombre de cyclones tropicaux formés dans ce bassin varie grandement d'une année à l'autre, entre un seul et une vingtaine. Ils y sont appelés ouragans (de l'espagnol huracàn). Les États-Unis, l'Amérique centrale, les Caraïbes et le Canada peuvent être affectés par ces cyclones. Les prévisions pour ces cyclones sont émis pour tous les pays de la région par le National Hurricane Center, basé à Miami (Floride) ; le Centre canadien de prévision d'ouragan, basé à Halifax (Nouvelle-Écosse) émet des prévisions et des avertissements concernant les cyclones tropicaux qui menacent le territoire et les eaux canadiennes.
Zones de formation inhabituelles
Les zones suivantes produisent très rarement des cyclones tropicaux :
- Atlantique Sud : des eaux moins chaudes, l'absence d'une zone de convergence inter-tropicale, et la présence de cisaillement vertical du vent contribuent à rendre très difficile la formation de cyclones tropicaux dans cette région. On y a toutefois observé deux cyclones tropicaux : en 1991, une faible tempête tropicale au large de l'Afrique, et le cyclone Catarina (parfois aussi appelé Aldonça), qui frappa la côte brésilienne en 2004.
- Le centre du Pacifique Nord : le cisaillement dans cette zone limite grandement les chances de développement de cyclones tropicaux. Toutefois, cette région est souvent fréquentée par des cyclones s'étant formés dans le bassin beaucoup plus favorable de l'est du Pacifique Nord.
- La Méditerranée : des tempêtes qui semblent apparentées par leur structure à des cyclones tropicaux se produisent parfois dans le bassin méditérranéen. De telles tempêtes se sont formées en septembre 1947, septembre 1969, janvier 1982, septembre 1983 et janvier 1995. La nature tropicale de ces tempêtes demeure matière à débats.
Caractère saisonnier
Sur l'ensemble du globe, la fréquence des cyclones tropicaux atteint son maximum vers la fin de l'été, alors que l'eau est la plus chaude. Chaque bassin a toutefois ses propres caractéristiques saisonnières.
Dans l'Atlantique Nord, une saison des ouragans bien démarquée commence au début juin et se termine fin novembre, avec une forte poussée au début de septembre. Le nord-est du Pacifique a une période d'activité plus large mais similaire à celle de l'Atlantique. Le nord-ouest du Pacifique produit des cyclones tropicaux toute l'année, avec un minimum en février et une pointe au début de septembre. Dans le bassin du nord de l'océan Indien, les cyclones sont plus fréquents d'avril à décembre, avec des pointes en mai et en novembre.
Dans l'hémisphère sud, la formation de cyclones tropicaux commence à la fin octobre et se termine en mai. Les pointes surviennent en mi-février et début mars.
Structure
Un cyclone tropical intense comprend les éléments suivants :
- Dépression : tous les cyclones tropicaux sont en rotation autour d'une zone de basse pression atmosphérique à la surface de la Terre. Les pressions mesurées au centre des cyclones tropicaux sont parmi les plus basses que l'on puisse mesurer au niveau de la mer.
- Une couverture nuageuse centrale dense : une zone concentrée d'orages et de bandes de pluie entourant la dépression centrale. Les cyclones tropicaux avec une couverture centrale symétrique ont tendance à être intenses et à bien se développer.
- Œil : un cyclone tropical intense développe en son centre une zone de subsidence (mouvement descendant). Les conditions dans l'œil sont normalement calmes et sans nuages, bien que la mer puisse être extrêmement agitée. L'œil est l'endroit le plus froid du cyclone à la surface, mais le plus chaud en altitude. Il est habituellement de forme circulaire et son diamètre varie de 8 à 200 km. Dans les cyclones de moindre intensité, la couveture nuageuse centrale dense couvre le centre du cyclone et il n'y a pas d'œil.
- Mur de l'œil : il s'agit d'une bande circulaire de convection et de vents intenses sur la bordure immédiate de l'œil. On y retrouve les conditions les plus violentes dans un cyclone tropical. Dans les cyclones les plus intenses, on observe un cycle de remplacement du mur de l'œil, en vertu duquel des murs concentriques se forment et remplacent le mur de l'œil. Le mécanisme à l'origine de ce phénomène est encore mal compris.
- Écoulement divergent : dans les niveaux supérieurs d'un cyclone tropical, les vents s'éloignent du centre de rotation et manifestent une rotation anticyclonique. Les vents de surface sont fortement cycloniques, mais faiblissent avec l'altitude et changent de direction de rotation près du sommet de la tempête. Ceci est une caractéristique unique des cyclones tropicaux.
Formation et développement
La formation des cyclones tropicaux est toujours un sujet de recherche scientifique intensive, et n'est pas encore complètement comprise. Cinq facteurs sont toutefois nécessaires pour que la formation d'un cyclone tropical soit possible :
# La température de surface de la mer doit dépasser 26,5 degrés Celsius jusqu'à une profondeur d'au moins 50 mètres. L'eau chaude est la source d'énergie des cyclones tropicaux. Lorsque ces tempêtes se déplacent sur la terre ou sur des eaux plus froides elles faiblissent rapidement.
# Les conditions doivent être favorables à la formation d'orages. La température atmosphérique doit diminuer rapidement avec l'altitude, et la troposphère moyenne doit être relativement humide.
# Une perturbation atmosphérique pré-existante. Le mouvement vertical ascendant au sein de la perturbation aide au démarrage du cyclone tropical. Un type de perturbation atmosphérique relativement faible, sans rotation, appelé onde tropicale sert généralement de point de départ à la formation des cyclones tropicaux.
# Une distance de plus de 10 degrés de l'équateur. La force de Coriolis démarre la rotation du cyclone et contribue à son maintien. Dans les environs de l'équateur, la force de Coriolis est quasi-nulle, ce qui interdit le développement de cyclones.
# Absence de cisaillement vertical du vent (un changement de force ou de direction du vent avec l'altitude). Trop de cisaillement endommage ou détruit la structure verticale d'un cyclone tropical, ce qui empêche ou nuit à son développement.
À l'occasion, un cyclone tropical peut se former en dehors de ces conditions. En 2001, le typhon Vamei s'est formé à seulement 1,5° au nord de l'équateur, à partir d'une perturbation pré-existante et des conditions atmosphériques relativement fraîches reliées à la mousson. On estime que les facteurs qui ont mené à la formation de ce typhon ne se répètent que tous les 400 ans.
Quand un cyclone tropical de l'Atlantique atteint les latitudes moyennes et prend sa course vers l'est, il peut se ré-intensifier sous la forme d'une dépression de type barocline (aussi appelée frontale). De telles dépressions des latitudes moyennes sont parfois violentes et peuvent à l'occasion conserver des vents de force d'ouragan lorsqu'elles atteignent l'Europe.
Observation
Les cyclones tropicaux intenses posent un problème particulier quant à leur observation. Comme il s'agit d'un phénomène océanique dangereux, on dispose rarement d'instruments sur le site même du cyclone, sauf lorsque celui-ci passe sur une île ou une zone côtière, ou un navire infortuné se trouve pris dans la tempête. Même dans ces cas, la prise de mesures en temps réel n'est possible qu'en périphérie du cyclone, où les conditions sont moins catastrophiques.
La prise de mesures au sein même du cyclone est toutefois possible par avion. Des avions spécialement équipés, généralement de gros quadrimoteurs turbopropulsés, peuvent voler dans le cyclone, prendre des mesures directement ou à distance, et y lancer des sondes.
On peut aussi imager la tempête par radar, et par satellite météo en lumière visible et en infrarouge.
Effets
infrarouge]
Le relâchement de chaleur dans un cyclone tropical mature peut excéder 2x1019 watts. Cela équivaut à détonner une bombe thermonucléaire de 10 mégatonnes à toutes les 20 minutes. Les cyclones tropicaux au grand large causent de grosses vagues, de la pluie forte, et des vents violents. Ceci dérange les routes de navigation et coule parfois des navires. Toutefois, les effets les plus dévastateurs des cyclones tropicaux se produisent quand ils frappent la côte et entrent dans les terres. Dans ce cas, un cyclone tropical peut causer du dommage de 4 façons :
- Vents violents : des vents de force d'ouragan peuvent endommager ou détruire des véhicules, des bâtiments, des ponts, etc. Les vents forts peuvent aussi transformer des débris en projectiles, ce qui rend l'environnement extérieur encore plus dangereux.
- Onde de tempête : les tempêtes de vent, y compris les cyclones tropicaux, peuvent causer une montée du niveau de la mer et des inondations dans les zones côtières.
- Pluie forte : les orages et les fortes pluies provoquent la formation de torrents, lavant les routes et provoquant des glissements de terrain. Fin novembre 2004, l'un de ses épisodes pluvieux a touché le nord des Philippines et fait quelque 500 morts et disparus.
- Tornades : les orages imbriqués dans le cyclone donnent souvent naissance à des tornades. Bien que ces tornades soient normalement moins intenses que celles d'origine non-tropicale, elles peuvent encore provoquer d'immenses dommages.
Les effets secondaires d'un cyclone tropical sont souvent aussi destructeurs:
- Épidémies : le milieu humide et chaud dans les jours qui suivent le passage du cyclone, avec en plus la destruction de l'infrastructure sanitaire, rend possible des épidémies qui peuvent mettre des vies en danger longtemps après le passage du cyclone.
- Pannes de courant : les cyclones tropicaux font souvent de lourds dommages aux installations électriques, privant de courant des dizaines de milliers de personnes, coupant les communications et nuisant aux secours.
- Problèmes de transport : les cyclones tropicaux détruisent souvent des ponts, viaducs, et routes. Ceci complique le transport de vivres, de médicaments et de matériel de secours vers les zones qui en ont besoin.
Cyclones notables
Cyclones historiques
- Hugo
- Floyd
- Andrew
- Jeanne
- Katrina
- Rita
- Wilma
Actualités
Wilma
- Le 18 septembre 2004, la tempête tropicale Jeanne ravage Haïti et fait plus de 3000 morts.
- Le 10 octobre 2004, le typhon Ma-on s'éloigne de Tokyo au Japon : une dizaine de morts dénombrés. On a mesuré des vents de 140 Km/heure et des précipitations importantes. Ce cyclone était le vingt-deuxième de l'aire Asie-Pacifique et le neuvième à frapper directement le Japon depuis juin 2004. La semaine précédante, le typhon Meari, avait fait 22 morts et six disparus.
- En 2004, le typhon Rananim a fait 164 morts et 1 800 blessés en Chine. On a estimé les pertes économiques à 18 milliards d'euros.
- La saison des cyclones de juin à octobre 2004 a été une des plus meurtrières depuis plusieurs années : 23 cyclones ont été dénombrés dans la zone Asie-Pacifique. Le bilan humain des 10 cyclones ayant frappé le Japon est de 102 morts. Le bilan matériel au Japon est aussi important: au moins 155 milliards de yens (1,4 milliard de dollars) de dégâts. Les typhons les plus violents au Japon au ont dévasté Muroto en 1934 (3 000 morts) et dans la baie d'Ise en 1959 (5 000 morts).
- En juillet 2005, le cyclone Dennis provoque plus de 50 morts et de nombreux dégâts à Cuba. Avec des vents de 300 Km/h, il est passé à la catégorie 4 de l'échelle de Saffir-Simpson qui compte 5 niveaux. Le caractère précoce de cet ouragan a été souligné. Au moins 1,5 million de personnes ont été évacuées par les autorités cubaines. Il toucha également fortement la péninsule du Yucatan au Mexique.
- Le 18 juillet 2005 le typhon Haitang a fait quatre morts sur l'île de Taïwan.
- Le 29 août 2005, l'ouragan Katrina après avoir fait 7 morts le 25 août en Floride a touché les côtes de Louisiane, inondant 80% de la Nouvelle-Orléans et ravageant la ville de Biloxi. Les vents auraient atteint 280 km/h en rafale. Les victimes pourraient se compter par milliers et les dégats en milliards de dollars.
- 4-8 septembre : le typhon Nabi provoque la mort et la disparition de 32 personnes en Corée du Sud et au Japon. D'après la police japonaise, 143 personnes sont blessés, et près de 10 000 maisons sont inondées. Les vents avaient atteint 144 Km par heure. Nabi est le 14 typhon de la saison dans cette région d'Asie-Pacifique.
- Le 10 septembre : le typhon Khanun passe au large de Taiwan.
- Le résultat de recherches publié dans le magazine scientifique Nature d'août 2005 suggère que l'augmentation des températures des eaux de surface des océans, consécutive au réchauffement global, entraînera des cyclones plus violents. D'après les analyses menées par le Professeur Kerry Emanuel, climatologue, du Massachusetts Institute of Technology, les grandes tempêtes dans l'Atlantique et le Pacifique ont augmenté en intensité d'environ 50% depuis les années 1970. Cette tendance est étroitement liée à l'élévation de la température moyenne de la surface des océans.
Ref. Nature , 4 août 2005, « Aggravation de l'effet destructeur des cyclones tropicaux sur les 30 dernières années », Kerry Emanuel.[http://www.nature.com/nature/journal/v436/n7051/abs/nature03906.html;jsessionid=616BDD5B255DABD9AC6B9599434730A2]
- Le 24 septembre : l'ouragan Rita touche terre au Texas et provoque indirectement par l'élévation du niveau de la mer, la rupture d'une digue entraînant une nouvelle inondation de la Nouvelle Orléans.
- En octobre 2005, le cyclone Stan, classé catégorie 1, a fait au moins 160 morts au Mexique et en Amérique centrale à cause des inondations catastrophiques et des glissements de terrain.
Voir aussi
Articles connexes
- Vent
- Tempête
- Cyclone
- Hurrican de Galveston en 1900, une des catastrophe les plus grave aux Etats Unis
- Ouragan Camille en 1969
- Ouragan Hugo en 1989
- Ouragan Katrina en 2005
Liens externes
- http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier573-1.php : Cyclone, ouragan, typhon : qui sont-ils ?
- http://www.goes.noaa.gov/ (des images satelites de la zone des ouragans des États-Unis)
- http://www.wmo.ch/web/www/TCP/TCP-home.html (anglais, quelques documents en français dans la section des publications)
- http://www.meteo.fr/temps/domtom/antilles/pack-public/cyclone/tout_cyclone/definition.htm
- http://www.atl.ec.gc.ca/weather/hurricane/hurricanes9_f.html (glossaire francophone des ouragans)
- http://www.meteo.nc/temps/cyclones/FAQ/h/tcfaqh.html (observation des cyclones tropicaux)
- http://bbs.keyhole.com/ubb/showflat.php/Cat/0/Number/110283/an/0/page/0#110283 (Suivi des cyclones sur Google Earth)
ja:台風 ko:열대저기압
Catégorie:Météorologie
catégorie:cyclone
2005
Cette page concerne l'année 2005 du calendrier grégorien.
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