Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
Émaux Et Camées

Émaux et camées

Recueil de 37 poèmes octosyllabiques, Émaux et camées est le sommet de l'art poétique de Théophile Gautier. Alors que ses premières pièces relevaient de l'esthétique romantique (La comédie de la mort, España) Gautier évolue de plus en plus vers le formalisme. Ses poèmes deviennent alors des bijoux virtuoses à la beauté un peu froide sans perdre toutefois leur charge émotionnelle. Cette esthétique nouvelle annonce le mouvement parnassien.

liste des poèmes


- Affinités secrètes
- Le Poème de la Femme
- Études de mains
- Variations sur le Carnaval de Venise
- Symphonie en Blanc Majeur
- Coquetterie posthume
- Diamant du cœur
- Premier Sourire du Printemps
- Contralto
- Caerulei oculi
- Rondalla
- L'Aveugle
- Lied
- Fantaisies d'hiver
- La Source
- Bûchers et tombeaux
- Le Souper des armures
- La Montre
- Les Nereides
- Les Accroche-cœurs
- La Rose-thé
- Carmen
- Ce que disent les hirondelles. Chanson d'automne
- Noël
- Les Joujoux de la morte
- Après le feuilleton
- Le Château du Souvenir
- Camélia et Paquerette
- La Fellah
- La Mansarde
- La Nue
- Le Merle
- La Fleur qui fait le printemps
- Dernier Vœu
- Plaintive Tourterelle
- La Bonne Soirée
- L'Art

Liens

Emaux et camées

Octosyllabe

Un octosyllabe est un vers de huit syllabes. En poésie française, il était fréquemment employé au Moyen Âge. Les romans de Chrétien de Troyes sont composés uniquement d'octosyllabes. Catégorie:Poésie

Poésie


-
en:poetry La poésie ─ du grec ποιεῖν poieĩn, « faire, créer » ─, est, selon Parménide l'art « qui fait passer du non-être à l'être » puisque le poète donne existence aux « choses » (dans notre conscience) en les nommant. C'est ainsi que, dans la Bible, c'est par dix paroles que le monde fut créé, Dieu étant le premier poète, suivi de près par Adam, à qui fut confié la charge de nommer toutes les espèces vivantes de la Création. Dans le sens le plus courant du terme, la poésie est la plus haute expression de l'écriture et de la parole, puisqu'elle attache autant d'importance à la musique des mots (leur son) qu'à leur sens. Bien antérieure à toutes les formes littéraires communes, c'est d'abord par la voie orale qu'elle s'est transmise, véhiculant de la bouche à l'oreille, et d'un cœur à l'autre, les questions et les tentatives de réponses des Anciens sur les mystères du Monde, comme en témoignent nombre des textes sacrés qui nous sont parvenus, des Vedas à la Bible en passant par la Torah et le Tao Te King, tous de nature éminemment poétique dans la mesure où, par le biais d'allégories (entre autres), ils transmettent une conception particulière de notre relation au monde, en utilisant pour cela toutes les ressources du langage. L'histoire de la poésie, sous-jacente à l'histoire de l'humanité, de ses peuples et de ses interrogations, a vu naître toutes sortes de formes particulières, des haïku japonais jusqu'à l'« écriture automatique » des Surréalistes, en passant par les rubayats persans et les sonnets, dont Pétrarque établit les premières formes.

Articles connexes


- Art poétique ;
- prosodie ;
- rime ;
- triolet, alexandrin, hexamètre dactylique ;
- vers, scansion ;
- allitération, assonance ;
- sonnet ;
- poème fluctuel ;
- poème sériel ;
- collage-citation ;
- Vers un rythme occiriental
- listes de poètes.

Voir aussi

Anthologies


- La poésie sur Wikisource
- [http://www.anthologie.free.fr/anthologie/ecole.htm Poésie sur la toile]
- [http://lapoesiequejaime.net/poetes.htm La Poésie que j'aime] : choix personnel
- [http://poesie.webnet.fr/ Poésie française], plus de 6000 poèmes (Webnet).
- [http://www.toutelapoesie.com/ Toute la poésie] : communauté poétique francophone
- [http://www.franceweb.fr/poesie/poetesfr.htm Club des Poètes]
- [http://perso.chello.fr/users/r/rlauret/ Anthologie d'Or] de la Poésie Française et Francophone
- [http://www.florilege.free.fr/ Florilège] de la Poésie française du XIVème au XXème siècle
- [http://poezibao.typepad.com/poezibao/ Poezibao], le dazibao de la poésie, journal permanent dédié à l'actualité poétique

Textes critiques


- [http://noirsanssucre.vnunetblog.fr/bleudepaille/ Bleu de Paille], Notes de lecture sur de nombreux livres de poésie paraissant en français
- [http://www.dominique-aubier.org/france/dokumente/heidelberg-poesie-fr.html Le symbolisme dans la poésie. Hommage aux poètes Léopold Sédar Senghor et Arthur Rimbaud] ko:시 (문학) ja:詩 th:กวีนิพนธ์

Romantisme

Le romantisme est un courant artistique apparu en Europe occidentale dans le courant du dans les lettres en Grande-Bretagne et en Allemagne, puis au en France, en Italie et en Espagne. Il se développe en France sous la Restauration et la monarchie de Juillet, par réaction contre la régularité classique jugée trop rigide et le rationalisme philosophique des siècles antérieurs. Le romantisme se caractérise par une volonté d'explorer toutes les possibilités de l'art afin d'exprimer les extases et les tourments du cœur et de l'âme : il est ainsi une réaction du sentiment contre la raison, exaltant le mystère et le fantastique et cherchant l'évasion et le ravissement dans le rêve, le morbide et le sublime, l'exotisme et le passé. Idéal ou cauchemar d'une sensibilité passionnée et mélancolique, ses valeurs esthétiques et morales, ses idées et thématiques nouvelles ne tardèrent pas à influencer d'autres domaines, en particulier la peinture et la musique. musique, 1812]]

Origines et précurseurs

Le mot « romantique » en Anglais a servi à caractériser certains types de paysages.

Littérature

Grande-Bretagne

Une grande partie du romantisme européen est née en Grande-Bretagne. La sensibilité pour la nature y existe bien avant Rousseau. L'état d'esprit du romantisme a ainsi une origine britannique.
- Le roman gothique
- Les poètes lakiste

Allemagne

L'Allemagne est probablement le pays d'Europe où le romantisme a connu son développement le plus poussé, particulièrement en poésie et en musique. Le romantisme allemand se caractérise également par certains traits plus affirmés que dans d'autres pays ; citons par exemple : nationalisme, ironie, fantastique, ainsi que le thème de la folie. En revanche les aspects sociaux et politiques y sont moins importants que dans d'autres pays. Le mouvement romantique allemand est également associé à un profond renouvellement de la théorie esthétique. À partir des travaux de Kant et de Fichte, une théorie romantique de l'esthétique fut développée par Novalis, Achim von Arnim, Jean Paul et surtout par les frères Schlegel. L'œuvre d'art ne doit pas être jugée suivant des critères extérieurs tels que sa visée morale ou son respect des règles de composition (cf. dogmatisme). Elle ne trouve sa justification qu'en elle-même. L'esthétique romantique place le langage poétique en opposition au langage courant, utilitaire. Enfin, l'artiste est vu comme un créateur de monde, un démiurge. Voir aussi :
- Le Sturm und Drang
- pré-romantiques (Goethe…)

France

Sensibilité et nature

En France, les romantiques sont issus du rousseauisme et des préromantiques qui faisaient passer le sentiment avant la raison. Ils témoignent d'un mouvement culturel plus général où l'individu s'émancipe des contraintes des anciens régimes pour affirmer sa liberté. L'exacerbation des sentiments est là pour démontrer qu'il n'est plus besoin de s'appuyer sur la seule raison, préjugée comme universelle et dépassant ainsi les particularismes individuels, pour exister au monde. M de Staël (1766-1817) et Lamartine (1790-1869) par exemple en ont démontré la recherche de l'infini dans chaque émotion humaine. On remarquera que le poète romantique a toujours un rapport particulier avec la nature. Jadis expression d'un ordre supérieur ou divin, elle est magnifiée en tant que miroir des passions humaines indomptables, seulement soumises à leurs propres nécessités, et prend une importance particulière dans toutes les œuvres romantiques.

Le vague des passions

Ce thème, la littérature allemande se fera l'écho la première et qui sera introduit en France par François-René de Chateaubriand (1768-1848) et par Charles Nodier grâce à son Cénacle à la Bibliothèque de l'Arsenal, est une révolte de fait contre l'idéal classique qui appliquait un style rigoureux et créait des unités de lieu et de temps uniques. S'y sont impliqués Victor Hugo (1802-1885), Gérard de Nerval (1808-1855), Stendhal (1783-1842) ou George Sand (1804-1876). On peut distinguer deux phases qui ont créé deux personnages distincts. Jusqu'en 1830, l'individualisme prime. Le personnage est aristocratique et méprisant. Il ressent un profond dégoût de la vie mais cultive un intérêt pour l'ailleurs. Il aspire à la solitude et souffre d'amours profondes et compliquées. Il incarne l'éternel incompris aux nombreux idéaux mais bloqué par une impossibilité d'agir, c'est le cas de René de Chateaubriand livré aux affres d'un mal dont il ne peut circonscrire les contours et qui le voue à l'inaction. Après 1830, la vision romantique se renverse et prend un aspect plus social. Le héros s'engage dans les combats pour la liberté. Ses passions se mettent au service de ses actions. La figure du héros romantique la plus représentative est sûrement celle de Lorenzo (Lorenzaccio, Alfred de Musset). À travers le romantisme on trouve une image aboutie de la figure du valet de la comédie classique, notamment dans les pièces de Victor Hugo (Hernani, Ruy Blas).

Les premiers salons

La bataille d'Hernani

Hernani est une pièce de Victor Hugo qui fut créée en octobre 1829 et qui fit l'objet d'une révolte car Hugo y faisait de nombreuses entorses à la langue française : étirement et cassure du vers, emploi de termes banals, formules familières voire triviales, métaphores insolites… Elle traite de la révolte d'un Espagnol, un noble, contre son roi et elle fit scandale lors de sa première représentation mais le mouvement romantique est désormais ancré dans les mœurs et il est reconnu comme mouvement officiel. :voir l'article : Bataille d'Hernani

Le Petit Cénacle

La topique romantique

L'amour

Bataille d'Hernani]] L'amour romantique ne se réduit pas au cliché habituel. Il existe incontestablement une idéal|isation de l'amour : « La réduction de l'univers à un seul être, la dilatation d'un seul être jusqu'à Dieu, voilà l'amour » (Hugo, Les Misérables). Cet amour passionnel s'oppose au mariage qui n'est qu'un arrangement froid et réfléchi excluant d'emblée l'exaltation des sentiments. Néanmoins, l'amour romantique est loin d'être idyllique : la violence de la passion est aussi la violence du désir ; l'acte charnel est parfois décrit comme un viol ou comme un accouplement de deux êtres en rut. Le héros romantique prend ainsi parfois par surprise celle qu'il désire, mais sans préméditation : « Elle était si belle, à demi-vêtue et dans un état d'extrême passion, que Fabrice ne put résister à un mouvement presque involontaire. Aucune résistance ne fut opposée. » (Stendhal, La Chartreuse de Parme, II, XXV). Les appétits du corps sont parfois évoqués crûment, comme la description de l'orgasme d'Hassan dans les Premières poésies de Musset. L'amour romantique est ainsi absolu et excessif ; il subvertit la morale par sa brutalité, et suscite des jalousies fatales par son inconstance ; source de souffrance et de jouissance violentes, il foudroit et tue parfois par un mot, comme Rosette, dans On ne badine pas avec l'amour, qui tombe morte quand celui qui lui demande sa main avoue qu'il en aime une autre. L'amour est pour le romantisme la seule fatalité invincible : il ne fait qu'un avec l'élan vital dans le bonheur, mais se métamorphose, dans le malheur, en passion désespérée, avec son lot de crimes abominables, de meurtres, de trahisons, de suicides, de destruction de la personne aimée.

La mort

suicide dévorant ses enfants, vers 1815]]

Le mystique

Mal du siècle et mélancolie

1815, 1817-1818]] 1818]] Le romantisme exprime un profond malaise des hommes victimes d'un monde économique où il devient impossible de vivre dignement. Musset dénonce ainsi le matérialisme bourgeois. Les progrès intellectuels apportés par les Lumières s'accompagnent en effet d'un vide spirituel, d'un ennui profond qui pousse au suicide ou à la démence (cf. Rolla de Musset) : « L'hypocrisie est morte ; on ne croit plus aux prêtres Mais la vertu se meurt, on ne croit plus à Dieu. » Le malaise romantique est cependant d'une certaine beauté et il offre un certain bonheur : « La mélancolie est un crépuscule. La souffrance s'y fond dans une sombre joie. La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste. » (Hugo, Les Travailleurs de la mer, III, I, I) Quant à la femme, elle est un signe distinctif qui renforce son pouvoir de séduction et exprime pleinement la féminité : « Les femmes à taille plate sont dévouées, pleines de finesses, enclines à la mélancolie : elles sont mieux femmes que les autres. » (Balzac, Le Lys dans la vallée) Mais par dessus tout, la mélancolie est le signe distinctif de l'artiste : c'est déjà le spleen (cf. plus tard Baudelaire) sans cause précise, état morbide où l'on ne se supporte plus, où la solitude est un enfer, où la conscience du temps qui passe et le malheur de l'homme, la cruauté de la nature accablent l'esprit, et lui inspirent des tentations de révoltes politiques ou de suicide, à moins qu'il ne sombre dans la folie. Ce mal est le mal de l'homme, sa condition, et cette expérience de la douleur est inséparable de la vie et de son apprentissage ; c'est une fatalité qu'il faut expier, un châtiment dont le monde est la réalisation.

Révolte et société

La mélancolie romantique traduit un malaise de l'individu qui ne parvient pas à vivre dans la société et simplement, à vivre. La sensibilité romantique se révolte contre un système politique qui anéantit l'artiste en se consacrant à la gloire de la nation. C'est la révolte par dégoût, dégoût de l'avidité bourgeoise, de la société moderne, dégoût pour un présent qui n'a plus de passé ni encore d'avenir, à la fois plein de semblants de ruines et d'espoirs incertains :
« on ne sait, à chaque pas que l'on fait, si l'on marche sur une semence ou sur un débris. » (Musset, Confessions). Dans cette révolte, le romantisme se radicalise parfois en un individualisme hostile et négateur qui s'exprime par des cris rageurs : Malheur aux nouveau-nés ! Malheur au coin de la terre où germe la semence, Où tombe la sueur de deux bras décharnés ! Maudits soient les liens du sang et de la vie ! Maudite la famille et la société ! (Musset, Premières poésies) Cette révolte conduit à une morale hédoniste, sentimentale, par laquelle l'individu se replie sur les plaisirs du cœur. Elle devient la substance même de la vie, au point de ne pas laisser d'autre alternative que la révolte ou la mort. Cet esprit de négation trouve son incarnation la plus expressive dans la figure de Satan (Hugo), le révolté suprême, et de Méphistophélès (Goethe) l'esprit qui toujours nie. Vautrin (Balzac) qui lance un défi à l'ordre établi se dit « méchant comme le diable ». La tentation de la chute, de la révolte absolue incarnée par Satan, fascine l'âme romantique : réaction naturelle de la créature contre son créateur, contre cet « ogre appelé Dieu » (Pétrus Borel), qui se voit parfois repoussé au profit de la prière (Hugo) : Seigneur, je reconnais que l'homme est en délire, S'il ose murmurer ; Je cesse d'accuser, je cesse de maudire, Mais laissez-moi pleurer !

L'infini et le néant

La contemplation de la nature prend dans l'âme romantique une dimension métaphysique qui la confronte à l'infini. Mais c'est aussi une vision intérieure, un résultat de la sensibilité qui est senti plutôt qu'il n'est vu, car l'infini touche d'abord l'âme plutôt que les sens et s'apparente à une conviction intime qui se tourne vers Dieu. Ce toucher de l'âme révèle à l'homme son néant et la faiblesse de sa pensée qui le fait souffrir en lui faisant comprendre qu'il n'est rien. Cette petitesse peut cependant être consolée par un sentiment panthéiste :
Et devant l'infini pour qui tout est pareil, Il est donc aussi grand d'être homme que soleil ! (Lamartine, Harmonies poétiques et religieuses) Cette vision peut également faire du poète un mage : l'infini est ainsi le centre du recueil de Hugo, les Contemplations. L'esprit s'arrête « éperdu au bord de l'infini », et accède aux vérités que lui révèle la nature en le dissimulant.

La nuit

La nuit est pour la sensibilité romantique une temporalité particulière qui favorise les fantasmes, les rêves et les cauchemars ; la nuit est à la fois douce ou terrible, évoque l'amour ou la mort. Nerval exprime dans
Sylvie le bonheur d'une fête nocturne : « Nous pensions être au paradis ». Mais Charles Nodier écrit, dans Smarra : « Il fait nuit !… et l'enfer va se rouvrir ! » Hugo débute l'épopée de Satan par le poème « Et nox facta est », qui fait de la nuit le lieu de damnation et l'œuvre de l'ange déchu. Foncièrement ambiguë, la nuit est propice à l'évocation des morts : « Je songe à ceux qui ne sont plus : Douce lumière, es-tu leur âme ? » (Lamartine, Méditations poétiques, « Le Soir ») La lumière de la nuit, la clarté lunaire, excite des rêveries mélancoliques où la présence des morts est sensible. Cette situation suscite une réminiscence qui redonne vie aux souvenirs, aux bonheurs perdus, et qui teinte le présent du charme du passé.

Le rêve et la rêverie

bonheur]] Le rêve, et la rêverie, sont au centre de l'imagination romantique. Source de création, la rêverie excite l'imagination à recréer le monde ; c'est bien souvent une rêverie mélancolique et triste, comme en témoigne Marceline Desbordes-Valmore :
La tristesse est rêveuse, et je rêve souvent ; La rêverie porte l'homme à la méditation face au grand spectacle de la nature : elle le met devant les mystères de l'existence. Cette « stimung » est proche d'un sentiment d'exil et de voyage : un « voyage obscur » d'où « naît la poésie proprement dite » (Hugo). Mais la rêverie est aussi un refuge et un rempart contre la réalité ; pour Musset par exemple : Ah ! si la rêverie était toujours possible ! Et si le somnambule, en étendant la main, Ne trouvait pas toujours la nature inflexible Qui lui heurte le front contre un pilier d'airain. (Premières poésies) Premières poésies]] La rêverie est ainsi un état privilégié douloureux et inspirateur, comme le rêve, tantôt doux et enchanteur, tantôt glaçant et terrifiant. Cette dualité, chez Nodier, permet de tenter une esthétique du fantastique en puisant aux sources « d'un fantastique vraisemblable ou vrai. » Le rêve fantastique se rencontre également chez Gautier, par exemple dans « Le Pied de la momie » (1840), où la réalité et le rêve se distinguent difficilement dans l'esprit du héros romantique. C'est un état psychologique proche d'une démence fantastique, danger du créateur s'il s'abandonne au délire de l'inspiration : « Il eût été capable, sans cette tendance funeste, d'être le plus grand des poètes ; il ne fut que le plus singulier des fous. »

L'Orient

Voir Orientalisme.

Le médiévisme

Orientalisme dans le Sépulcre, gardé par des Anges]]

L'esthétique romantique

La poésie romantique

La poésie classique française se caractérise par un vers tétra métrique avec une césure médiane : 3/3//3/3, avec des variantes 4//2 et 2//4. Elle se caractérise également par l'emploi de mots nobles, de périphrases et de lieux communs mythologiques particuliers. La poésie romantique va se dégager de ses contraintes. Le premier succès romantique fut les
Méditations poétiques de Lamartine, qui restent classiques par bien des aspects (lexique, syntaxe), mais où l'on trouve des mots du langage ordinaire, des vers impairs et des strophes novatrices : De quels sons belliqueux mon oreille est frappée ! C'est le cri du clairon, c'est la voix du coursier ; La corde de sang trempée Retentit comme l'épée Sur l'orbe du bouclier. Lamartine allie dans cet exemple des alexandrins 3/3//3/3 à des heptasyllabes. Les romantiques expérimenteront ainsi toutes sortes de strophes et de versifications, à l'image de Hugo dans « Les Djinns ». Le romantisme est moins une libération des contraintes du vers, qu'une volonté d'en explorer les possibilités afin d'enrichir l'expressivité de la poésie. Dans cette recherche qui conduira à l'art pour l'art (cf. Gautier, Emaux et camées), un apport majeur du romantisme est la disharmonie entre le mètre et la syntaxe par le recours aux enjambements, aux rejets et contre-rejets. Hernani commence par un rejet : C'est bien à l'escalier Dérobé. Le vocabulaire romantique répond aussi à la recherche de l'expression : des mots plus bruts, vifs et colorés, et parfois une syntaxe relâchée : Qué qu'ça m'fait si m'manqu'queuqu'chose, Quand j'vois ton p'tit nez tout rose (Marceline Desbordes-Valmore) Le vers est de cette manière rapproché de la prose. Et la prose poétique sera illustrée par Aloysius Bertrand avec Gaspard de la nuit. Parmis les chef-d'œuvres de la poésie romantique citons : Le Lac de Lamartine, La Mort du Loup de Vigny, La Tristesse D'Olympio de Hugo et Souvenir de Musset.

L'épopée

Le lyrisme

La prose

Le roman

L'analyse psychologique

Le théâtre

C'est Victor Hugo, avec la préface de sa pièce
Cromwell (1827) qui codifie l'esthétique du théâtre romantique en France. Il divise l'histoire littéraire en trois grandes périodes : les temps primitifs (harmonie entre l'homme et la nature donc poésie lyrique), l'Antiquité (violence et poésie épique) et la chrétienté (mélange des genres). Victor Hugo fonde l'esthétique romantique sur six points capitaux : reproduction de la vie réelle (mélange des genres), rejet du carcan classique (règle des trois unités, bienséances, vraisemblance), recherche d'une grande liberté créatrice, maintien de la versification et peinture d'une "couleur locale".

La musique


- Musique romantique

Artistes romantiques, précurseurs et autres

Artistes allemands


- Goethe
- Friedrich
- Novalis
- Schiller
- Mme de Staël

Artistes britanniques


- William Blake
- Lord Byron
- John Keats
- Walter Scott

Artistes espagnols


- Goya

Artistes français


- Balzac (
La Comédie humaine)
- Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre (
Paul et Virginie)
- Chateaubriand
- Chénier (
Poèmes)
- Constant (
Adolphe)
- Delacroix
- Diderot (
De la poésie dramatique)
- Gautier
- Géricault (
Le radeau de la méduse)
- Hugo
- Lamartine
- Lautréamont
- Mérimée
- Michelet
- Musset
- Nerval
- Nodier
- Jean-Jacques Rousseau
- Senancour
- Stendhal
- Vigny
- Charles Baudelaire

Lien externe


- [http://www.site-magister.com/romantis.htm Un mouvement littéraire et culturel : le Romantisme.]
- la mélancolie - une exposition avec plus de 250 œuvres réparties en huit sections (La mélancolie antique / Le bain du diable. Le Moyen Âge / Les enfants de Saturne. La Renaissance / L’anatomie de la mélancolie. L’âge classique / Les Lumières et leurs ombres. Le / La mort de Dieu. Le romantisme / La naturalisation de la mélancolie / L’Ange de l’Histoire. Mélancolie et temps modernes), la permanence et les variations de cette humeur sacrée. Des stèles attiques jusqu’à des œuvres contemporaines, de Dürer à Ron Mueck en passant par La Tour, Füssli, Goya, Friedrich, Delacroix, Rodin, Van Gogh, Munch, De Chirico, Picasso… elle met en évidence le rôle essentiel joué par la mélancolie dans les différentes formes de la création artistique en Europe
  - Galeries nationales du Grand Palais. 13 octobre 2005 - 16 janvier 2006. Entrée Clemenceau
  - [http://www.rmn.fr/melancolie/ www.rmn.fr/melancolie/]
-
Catégorie:Romantisme ja:ロマン主義

Gallium Arsenide Records

This article is about the chemical compound. For the record label, see Gallium Arsenide. Gallium arsenide () is a chemical compound composed of gallium and arsenic. It is an important semiconductor, and is used to make devices such as microwave frequency integrated circuits (ie, MMICs), infrared light-emitting diodes and laser diodes.
Properties
General
Namegallium arsenide
Chemical FormulaGaAs
AppearanceDark gray cubic crystals
Structure
Formula weight144.64 u
Lattice constant0.56533 nm
Crystal structurezincblende
Physical
State of matter at STPsolid
Melting point at SP1513 K
Boiling point at SP?
Specific gravity5.318
Electronic
Band gap at 300 K1.424 eV
Electron effective mass0.067 me
Light hole effective mass0.082 me
Heavy hole effective mass0.45 me
Electron mobility at 300 K9200 cm2/(V·s)
Hole mobility at 300 K400 cm2/(V·s)
Precautions
ToxicYES
Decompostion productsHighly toxic arsenic fumes
SI units were used where possible.
GaAs has some electronic properties which are superior to silicon's. It has a higher saturated electron velocity and higher electron mobility, allowing it to function at frequencies in excess of 250 GHz. Also, GaAs devices generate less noise than silicon devices when operated at high frequencies. They can also be operated at higher power levels than the equivalent silicon device because they have higher breakdown voltages. These properties have made GaAs circuitry common in mobile phones, satellite communications, microwave point-to-point links, and some radar systems. Another advantage of GaAs is that it has a direct bandgap. This means that it can be used to emit light. Silicon has an indirect bandgap, and so is very poor at emitting light. (Nonetheless, recent advances may make silicon LEDs and lasers possible). Its high switching speed makes GaAs seemingly ideal for computer uses, and for some time in the 1980s many thought that it was only a matter of time before the entire market switched off of silicon. The first to attempt this were the supercomputer vendors, with Cray, Convex and Alliant all running GaAs projects in order to stay ahead of the ever-improving CMOS microprocessor. The closest to production was the Cray-3, built to one example in the early 1990s, but the effort was so costly the venture failed and the company filed for bankruptcy in 1995. Silicon has three major advantages over GaAs. First, silicon is cheap. This is for several reasons: silicon's large wafer size (maximum of ~300 mm compared to ~150 mm diameter), higher strength allowing for easier processing, and of course the scale of the economy. The second major advantage is the existence of silicon dioxide—one of the best known insulators of any kind. Silicon dioxide can easily be incorporated into silicon circuits wherever a good insulator is required. GaAs circuits must either use the intrinsic semiconductor itself or silicon nitride; neither comes close to the extremely good properties of silicon dioxide. The third, and perhaps most important, advantage is that silicon posesses a much higher hole mobility. This allows the fabrication of higher-speed P-channel field effect transistors, which are required for CMOS logic. A lack of a fast CMOS structure means that GaAs logic circuits have much higher power consumption, which has made them unable to compete with silicon logic circuits. Complex layered structures of gallium arsenide in combination with aluminum arsenide (AlAs) or the alloy AlxGa1-xAs can be grown using molecular beam epitaxy (MBE). Because GaAs and AlAs have almost the same lattice constant, the layers have very little induced strain, which allows them to be grown almost arbitrarily thick. Another important application of Gallium Arsenide is for the realisation of high efficiency solar cell. By combining gallium arsenide with germanium and indium gallium phosphide, it is possible to realise a triple junction solar cells which holds the record efficiency of over 32% and can operate also with concentrated light up to 2.000 suns. This kind of solar cell was used to power the robots Spirit and Opportunity, which are exploring Mars surface. Also the solar car Nuna3 has a GaAs solar array. See also semiconductor, electronics, integrated circuit, semiconductor devices, field effect transistor

Safety

The toxicological properties of gallium arsenide have not been thoroughly investigated. However, it is considered highly toxic and carcinogenic.

External links


- [http://www.ioffe.ru/SVA/NSM/Semicond/GaAs/index.html Extensive site on the physical properties of Gallium arsenide] Category:Arsenides Category:Gallium compounds Category:Compound semiconductors Category:Semiconductor materials

online casinos mieszne filmy Granada accommodation Pozycjonowanie zujer










































:: RELATED NEWS ::
Baker Street (métro de Londres)
Baker street est une station de correspondance du métro de Londres

Historique de la station

Caractéristiques

Lieux remarquables à proximité

Musée de Sherlock Holmes

Voir aussi


- Liste des stations du métro de Londres

Liens externes

Catégorie:Métro londonien
Edgware Road (métro de Londres)
Edgware Road est le nom donné a deux stations du métro londonien. Les deux stations sont situées sur Edgware Road à environ 150 m l'une de l'autre. La station située au nord fait partie de la Bakerloo Line entre Paddington et Marylebone tandis que la station située au sud fait



All Rights Reserved 2005 wikimiki.org