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ÉlamElam Catégorie: Histoire de l'Iran
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La civilisation élamite s'est développée durant la Haute-Antiquité dans le sud-ouest de l'Iran, en marge de la civilisation mésopotamienne. Elle est bien connue par le site de Suse, qui faisait le lien entre l'Élam et la Mésopotamie. L'Élam à proprement parler est situé vers la région actuelle du Fars, autour de l'ancienne capitale, Anshan.
Histoire
La période proto-élamite
La première période est dite proto-élamite (3100-2600). Cette période est surtout attestée par l'archéologie, aux niveaux 16 à 10 de Suse (Période Suse III), Banesh moyen à Tell-e Malyan (Anshan), IV à Tepe Sialk et IV C à Tepe Yahya. Ces sites présentent un contexte archéologique très proche, qui montre qu'ils formaient à cette période un ensemble culturel homogène. La culture proto-élamite semble originaire du pays montagneux d'Anshan, le coeur de l'Élam historique, et on peut envisager avec une forte probabilité que c'est à cette période que le peuple élamite commence son expansion. La région de Suse, auparavant liée à la Basse-Mésopotamie, tombe alors sans doute sous la coupe des montagnards du Haut-Pays élamite, comme le montre le changement culturel qui s'y produit vers 3100, qui l'éloigne de l'influence mésopotamienne pour la faire rentrer dans le contexte proto-élamite.
La période proto-élamite voit un développement artistique particulier, autour de la statuaire notamment. Mais le phénomène le plus notable de cette période est l'expansion des réseaux marchands des proto-élamites en direction du Plateau iranien, que l'on peut suivre grâce à la découverte dans plusieurs sites iraniens de tablettes portant une écriture dite proto-élamite : à Suse, Anshan, Tepe Yahya, Tepe-Sialk, Shahdad ou Shahr-i Sokhte. Cette écriture, sans doute apparue sous l'influence de celle qui se développe alors à Sumer, est la plus ancienne forme d'écriture attestée après l'écriture sumérienne et les hiéroglyphes d'Égypte. Sa disparition sans postérité avec la culture proto-élamite nous prive de toute possibilité de traduction, et de compréhension des textes proto-élamites (qui sont selon toute vraisemblance de nature commerciale et comptable).
Les conditions de l'effondrement de la civilisation proto-élamite, entre 2800 et 2600, restent encore mystérieuses. Quand on obtient les premières attestations historiques sur l'Élam dans les sources mésopotamiennes vers 2600, ce pays est dominé par la dynastie d'Awan.
La période paléo-élamite
À la période paléo-élamite (v. 2500–1600 av. J.-C.), l'Élam devient une puissance politique notable, qui entre en lutte avec les empires mésopotamiens.
La première dynastie élamite attestée historiquement est celle originaire d'Awan, une ville encore non identifiée se trouvant sans doute dans l'actuel Luristan. Ses souverains dominent le reste des principautés élamites. Ils sont plusieurs fois rentrés en conflits avec les souverains de Sumer et d'Akkad, et la Liste royale sumérienne rapporte même qu'ils auraient dominé à un moment la Basse-Mésopotamie. Les souverains d'Awan sont néanmoins vaincus par les souverains de l'Empire d'Akkad, à commencer par Sargon, malgré l'aide récurrente de leur alliés de Marhashi. Ils conservent cependant leur indépendance, et restent une menace pour les Akkadiens jusqu'à l'époque de Naram-Sîn, qui signe un traité de paix avec le roi d'Awan, sans doute Khita, vers 2250. Quand l'Empire d'Akkad s'effondre à la mort de ce roi, le nouveau roi d'Awan, Puzur-Inshushinak, réussit à constituer un royaume puissant depuis Suse, qu'il a reprise. Son œuvre reste néanmoins éphémère, et son règne s'achève sans doute dans le chaos, face aux barbares Gutis, qui emportent la dynastie d'Awan.
Après quelques décennies qui nous sont inconnues, une nouvelle dynastie domine l'Elam, celle de Simashki, une ville située soit dans le Luristan, soit dans le Kerman. La partie occidentale de l'Elam, Suse comprise, est depuis la fin du XXIIè siècle sous la coupe des rois d'Ur, qui ont réussi tant bien que mal à soumettre les rois d'Anshan, de Marhashi, et de Zabshali. Mais lorsque cette dynastie s'affaiblit à la fin du XXIè siècle, le roi Kindattu de Simashki prennent la direction de l'Elam, et il réussit à s'emparer d'Ur en 2004, capturant son roi Ibbi-Sîn. Mais il ne parvient pas à maintenir sa domination sur la Basse-Mésopotamie. L'apogée de Simashki dure quelques années, avant que les souverains amorrites d'Isin, puis de Larsa, nouveaux maîtres de Sumer et d'Akkad, ne lui infligent plusieurs défaites sévères.
Alors que les rois de Simashki s'affaiblissent inexorablement, une nouvelle dynastie émerge depuis Anshan, celle dite des Epartides, du nom de son fondateur Ebarat, ou des sukkalmah, d'après le titre que se donnaient ses souverains. L'Elam acquiert sous leur direction une grande puissance. Shiruktuh réussit à se faire considérer comme un roi supérieur à ses contemporains les rois de Babylone, d'Eshnunna, de Mari ou de Larsa.Son successeur Siwepalarhuhpak tente de rendre réelle cette domination théorique en s'attaquant à Eshnunna. Il l'emporte grâce à l'appui de Zimri-Lim de Mari et Hammourabi de Babylone, mais il continue ensuite ses attaques en direction de ses deux alliés, qui réussissent à le repousser tant bien que mal en se faisant aider par les autres rois amorrites. L'Élam n'est pas affaibli pour autant, et quelques années plus tard le roi Kutir-Nahhunte I pille la ville d'Ur, en plein territoire babylonien. Mais la dynastie s'effondre par la suite, dans le courant du XVIIè siècle.
La période médio-élamite
La période médio-élamite (1500-1100) débute par une « dynastie » mal connue, celle dite des Kidinuides, dont les rois ne sont sans doute pas les membres d'une même famille royale. Le souverain le mieux connu de cette période est Tepti-ahar, qui se construit un complexe funéraire à Kabnak (Haft-Tepe), en Susiane.
Vers 1400, une nouvelle dynastie est fondée par Ige-halki (d'où son nom de dynastie Igehalkide), sans doute intrônisé par le roi kassite de Babylone, Kurigalzu Ier, qui soumet Kabnak et tout l'Élam occidental au cours de plusieurs campagnes. A sa suite, et pour la première fois, les Élamites entretiennent des relations cordiales avec les rois de Babylone, dont ils épousent des filles. Les principaux rois de cette période sont Humban-numena (c. 1355-1345), grand conquérant, et son successeur Untash-Napirisha (c. 1345–1305), qui fonde la ville de Dur-Untash (Choga-Zambil). Après le règne de celui-ci, les Élamites se heurtent aux attaques du roi assyrien Tukulti-Ninurta I, qui réussit à vaincre les Kassites. Kidin-Hutran III (c. 1245–1215) lance plusieurs raids victorieux en Babylonie, affaiblissant les positions assyriennes dans ce pays, mais aussi celles des Kassites.
La dynastie des Igehalkides est peu après remplacée par celle des Shutrukides. Une étude récente a cependant mis en avant le fait que ces deux dynasties ne pourraient en fait n'en constituer qu'une seule. À cette période, l'Assyrie et Babylone sont en recul, ce dont profitent les rois élamites. Shutruk-Nahhunte (c. 1190–1155) et son fils Kutir-Nahhunte III (c.1155–1150) s'emparent après plusieurs années de campagne de Babylone, éliminant la dynastie kassite. Shilhak-Inshushinak (c. 1150–1125), autre fils de Shutruk-Nahhunte, poursuit sur la lancée de ses prédécesseurs, en soumettant une grande partie du Zagros oriental, poussant jusqu'en territoire assyrien. Le royaume élamite est alors à son apogée, mais cela ne dure pas : une révolte en Babylonie chasse les occupants. Le roi suivant, Hutelutush-Inshushinak (c. 1125–1105) est vaincu par le roi de Babylone Nabuchodonosor I, est il se réfugie à Anshan. La dynastie shutrukide disparaît vers le début du , période de grands bouleversements dans tout le Moyen-Orient.
La période néo-élamite
La période néo-élamite (~1000-539) est divisée en trois grandes parties, seule la deuxième, marquée par la lutte avec l'Empire assyrien, est bien connue. Pour la première partie (Néo-élamite I), qui va de 1000 à 753, on ne connaît aucun roi élamite. On sait que c'est à cette époque que les peuples iraniens, en premier lieu les Mèdes et les Perses, s'installent en Iran occidental. Ces derniers prennent possession de la région d'Anshan aux VIIIè-VIIè siècles, fondant une dynastie dans cette ville, d'où les Elamites sont chassés. Quand ils réapparaît dans l'histoire vers le milieu du VIIIè siècle, le royaume d'Élam est centré sur la Susiane, ses rois régnant depuis Suse.
La période Néo-élamite II (753-646), voit un siècle de luttes contre l'Assyrie. Sous Teglat-Phalasar III, les Assyriens parviennent à dominer la Babylonie, et se trouvent donc aux portes de l'Élam. Les rois de ce royaume vont alors s'allier aux Babyloniens qui tentent de secouer le joug des occupants. En dépit de quelques succès éphémère, les Assyriens réussissent à l'emporter sur les Élamites, et maintiennent leur domination sur la Babylonie. Après une grande révolte menée par le roi babylonien Shamash-shum-ukin sous le règne de son frère Assurbanipal, soutenue par l'Élam, le roi assyrien décide d'en finir avec ce royaume en 646. Le roi élamite Humban-haltash III est vaincu dans son propre pays, et Suse est prise et pillée. La puissance élamite est abattue, mais l'Assyrie s'est épuisée à réprimer les révoltes en Babylonie, et c'est finalement de là que vient sa fin quelques années plus tard, quand le roi chaldéen de Babylone, Nabopolassar, s'allie au roi mède Cyaxare pour en finir avec le royaume assyrien.
La période Néo-élamite III (646-539) est seulement connue dans les grandes lignes. L'Elam est divisé en plusieurs petits royaumes de faible importance (Suse, Malamir, Zamir, Samati, etc.). Ceux-ci se révèlent incapables de faire face à la progression des rois perses achéménides, qui assimilent l'héritage élamite pour fonder un puissant royaume. Cyrus II, constitue un Empire en prenant successivement possession des royaumes mède, lydien et babylonien. C'est sans doute quand ce dernier tombe en 539 que l'on doit considérer que les dernières principautés élamites sont elle aussi intégrées dans l'Empire achéménide.
Organisation politique
Pour le peu que l'on sache, le royaume élamite apparaît comme une sorte de confédération réunissant un ensemble de principautés sous la coupe d'un roi. Anshan et de Suse sont les villes-pivot du royaume élamite, comme le montre le titre royal de « Roi d'Anshan et de Suse » que portent ses rois à partir de l'époque paléo-élamite. Les autres entités politiques élamites sont, selon les époques : Awan, Simashki, Sherihum (l'actuel Bushehr), Bashime, Huhnur (Malamir), Kabnak (Haft-Tepe), Hidalu, Madaktu pour les plus importantes. L'Élam est donc un territoire hétérogène, ce qui est compréhensible du fait de sa situation topographique dans un espace montagneux. Cela explique sans doute pourquoi son histoire est faites de nombreuses périodes sur lesquelles on ne sait rien de lui, et aussi pourquoi il n'a jamais été homogène culturellement (comme l'atteste la religion).
Le roi (élamite sunki-) est le personnage principal du royaume. Il est le représentant des dieux sur Terre, et c'est en leur nom qu'il dirige l'Élam. Les dieux pourvoyeurs de la royauté varient selon l'époque : ce peut-être Humban, Pinikir ou Napirisha, et Inshushinak à Suse. La règle successorale élamite est sujet à débats. Dans les textes, les rois élamites se disent souvent « fils de la sœur » (ruhu-shak) de leur prédécesseur. Ceci à été interprété à la suite de G.Cameron comme le fait que les rois se succèdent d'oncle en neveu par la soeur. Mais récemment F.Vallat a mis en avant qu'il pourrait s'agir de la pratique de l'inceste dans la famille royale, les fils nés de l'union du roi avec sa soeur ayant la priorité sur les autres dans la succession. Quoiqu'il en soit, on sait que le successeur du roi était désigné du vivant de son prédécesseur et qu'il participait aux affaires du royaume. Cela se retrouve dans la titulature de la dynastie des sukkalmah, inspirée par celle des gouverneurs du royaume d'Ur III : le roi porte le titre de « sukkal.mah d'Élam » (« Grand Régent » en sumérien), alors que son successeur désigné était le « sukkal de Suse « (« Régent »). Il exerçait donc le pouvoir en Susiane au nom de son supérieur. À l'époque néo-élamite, les règles de succession deviennent plus classiques : on se succède de père en fils aîné.
Religion
Les dieux
La religion élamite n'était pas structurée, et il existait un ensemble de divinités provenant des différentes régions de ce pays. Les principales divinités de la royauté étaient Napirisha, le dieu d'Anshan, la capitale traditionnelle de l'Élam, et Inshushinak, le dieu de la ville de Suse. Le caractère de l'Élam, partagé entre ces deux cités était marqué par le titre que se donnaient ses rois, qui se disaient « rois d'Anshan et de Suse ».
Les autres divinités varient selon la période et le lieu. Sous la dynastie d'Awan, Humban est le grand dieu de l'Elam. Plus tard, il est assimilé à Napirisha. Une divinité importante a toutes les périodes est Nahhunte, dieu du soleil, divinité de la justice, protecteurs des contrats et des serments. Les déesses occupent une place importance : parmi elles on compte Pinikir, déesse de la ville de Liyan (actuellement au Bushehr), Kiririsha, parèdre de Napirisha, et Narundi. Les Élamites vénéraient aussi des dieux d'origine mésopotamienne, comme Ishtar, Adad, Ninhursag ou Nushku.
Les lieux de culte
Les Élamites vénéraient leurs dieux dans des temples, comme la plupart des peuples de l'Orient Ancien. Peu de temples élamites ont été dégagés, en dehors de Suse, où ils sont bâtis sur le même plan que ceux de Mésopotamie. Une particularité des temples élamites est la présence de bosquets sacrés (husa), peut-être liés au culte des morts.
Les dieux élamites étaient aussi adorés dans des lieux de culte en plein air, comme ceux retrouvés dans le Fars à Izeh, Kurangun ou Naqsh-e Rustem. Des grands bas-reliefs représentants des dieux et des scènes de culte y avaient été sculptés. Certains de ces lieux ont été utilisés sur une très longue période, comme Naqsh-e Rustem qui est encore un lieu de culte sous les Sassanides.
Langue et écriture
La langue élamite n'a pu être rapprochée avec certitude d'aucune langue connue. Elle était notée avec l'écriture cunéiforme empruntée aux Mésopotamiens.
Rois élamites
PÉRIODE PALÉO-ÉLAMITE (2400-1500)
Dynastie d'Awan (2400-2100)
- Peli (vers -2400)
- Târî
- Ukku-tahish
- Hishur
- Shushun-tarana
- Napil-hush
- Kukku-sime-temti
- Luhî-Ishshan
- Hishep-Ratep
- Hielu
- Hîta (vers 2250)
- Puzur-Inshushinak
Dynastie de Simashki (2050-1885)
- Gir-Namme (vers -2030)
- Tazitta I
- Ebarat I
- Tazitta II
- Lurrak-luhha
- Kindattu (vers 2000)
- Indattu-Inshushinnak I
- Tan-Ruhuhatir
- Ebarat II
- Indattu-Inshushinnak II
- Indattu-napir
- Indattu-temti
Dynastie des sukkalmah (ou dynastie d'Eparti) (1930-1500)
- Eparti
- Shilhaha
- Pala-Ishan
- Kuk-Kirmash
- Shiruktuh I (vers 1800)
- Siwepalarhuhpak
- Kuduzulush I
- Kutir-Nahhunte I
- Temti-Agun I
- Kutir-shilhaha I
- Kuk-Nashur II
- Kuduzulush II
- Tan-Uli
- Atta-Mera-halki
- Temti-halki
- Kuk-Nashur III
PÉRIODE MÉDIO-ÉLAMITE (1455-1105)
Dynastie des Kidinuides (1455-1405)
- Kidinû
- Inshushinak-zunkir-nappipir
- Tan-Ruhuhatir II
- Shalla
- Tepti-ahar
Dynastie des Igehalkides (1405-1215)
- Ige-halki (1405-1385)
- Pahir-Ishshan (1385-1375)
- Attar-Kittakh (1375-1365)
- Unpahash-Napirisha (1365-1360)
- Kidin-Hutran I (1360-1355)
- Humban-numena (1355-1345)
- Untash-Napirisha (1345-1305)
- Kidin-Hutran II (1305-1275)
- Napirisha-untash (1275-1245)
- Kidin-Hutran III (1245-1215)
Dynastie des Shutrukides (1215-1205)
- Hallutush-Inshushinak
- Shutruk-Nahhunte (1190-1155)
- Kutir-Nahhunte III (1155-1150)
- Shilhak-Inshushinak (1150-1125)
- Hutelutush-Inshushinak (1125-1105)
- Shilhina-hamru-Lakamar
PÉRIODE NÉO-ÉLAMITE (1000-539)
Néo-élamite I : Aucun souverain connu de 1000 à 743
Néo-élamite II (743-646)
- Humban-tahra I
- Humban-imena II (?-743)
- Humban-nikash I (743-711)
- Shutruk-Nahhunte II (716-699)
- Hallushu-inshushinak (699-693)
- Kutir-Nahhunte III (693-692)
- Humban-imena III (692-689)
- Humban-haltash I (689-681)
- Humban-Haltash II (680-675) / Shilhak-Inshushinak II (680-653)
- Urtaki (674-663)
- Tept-Humban-Inshushinak (663-653)
- Atta-Humban-Inshushinak (653-648) / Humban-Nikash II (653-651)
- Tammaritu I (651-648)
- Indabibi (649-648)
- Tammaritu II (648-647)
- Humban-Haltash III (647-642?)
Néo-élamite III (646-539)
Néo-élamite IIIA
- Shutur-Nahhunte
- Hallutash-Inshushinak
- Atta-hamiti-Inshushinak
Néo-élamite IIIB
- Ummanunu à Suse
- Shutur-Nahhunte à Malamir
- Humban-shuturuk à Gisat
- Pahuri à Zamin
- Shilhak-Inshushinak, Tepti-Humban-Inshushinak, rois de Samati, de Zari, de Parsa, et d'Anzan
- Cyrus II roi de Perse, roi d'Anzan
Voir aussi
Bibliographie
- B.Brentjes, “The History of Elam and Achaemenid Persia: An Overview”, in J. M. Sasson, Civilizations of the Ancient Near East, Scribner, 1995, p. 1001-1019 ;
- D. T. Potts, The Archaeology of Elam: Formation and Transformation of an Ancient Iranian State, Cambridge University Press, 2004 ;
- F. Vallat et al., « Elam », in E. Yarshater (édit.), Encyclopedia Iranica, Mazda Publishers, 1998, p.301-344.
- E.Quintana Cifuentes, Historia de Elam, el vecino mesopotámico, Universidad de Murcia : Servicio de Publicaciones, 1997
Lien externe
- [http://www.geocities.com/esagil1/elam.htm Histoire de l'Élam]
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Suse (Élam)
Suse ou Shushan dans la Bible (Šušan en élamite) est une ancienne cité de la civilisation élamite, située dans le Sud de l'actuel Iran à environ 100 km à l'Est du fleuve Tigre. Elle ne présente plus aujourd'hui qu'un champ de ruines. La petite ville iranienne de Shush se trouve à proximité.
Histoire
Tigre]
Suse a été fondée vers 4000 av. J.-C. sur un point de passage qui relie la valée du Tigre au plateau iranien. La ville est mentionnée dans la Bible. C'est l'une des plus anciennes cités de la région ; elle a été occupée jusqu'au , soit une période de plus de 5000 ans.
Époque élamite
À son origine, Suse n'est pas une ville élamite : plus proche de la Mésopotamie, elle est plutôt peuplée d'Akkadiens. Cependant, située sur la marge de l'influence mésopotamienne, elle est englobée dans l'Empire élamite dès 3200 av. J.-C. Subissant les revirements de pouvoir secouant la région, elle revient sous le contôle d'Ur vers 2100 av. J.-C., avant de retomber sous domination élamite.
Elle y restera plus durablement, prenant même le statut de capitale lorque le peuple élamite, poussé vers le Sud par les Perses, devra quitter sa capitale Anshan, et se recentrer sur la région de Suse à partir de 1000 av. J.-C. La culture élamite, au cours des trois périodes — proto-élamite, médio-élamite, et néo-élamite — s'est étagée de 3200 à 539 av. J.-C., soit pendant plus de 2500 ans.
Époque achéménide
539 av. J.-C.
Le sera le théâtre de la lutte entre Assyriens et Élamites, lutte qui aboutira à la défaite de ces derniers devant le roi Assurbanipal en 648 av. J.-C. Suse sera livrée à un pillage implacable, ses monument détruits, mais les Assyriens ne s'établiront pas.
C'est ensuite le Perse Cyrus II qui s'empare de la ville à peine relevée de ses ruines, et qui ouvre une période à nouveau fastueuse pour la ville. D'abord capitale de la satrapie d'Élam, elle devient, avec Darius I, vers 490 av. J.-C., l'une des capitales de l'Empire perse avec Persépolis et Sarde. De nouveaux monuments recouvrent alors les ruines élamites.
Époque séleucide
Conquise par Alexandre le Grand en 323 av. J.-C., elle fait face à de nouvelles destructions et ne retrouve pas son influence sous la royauté séleucide, qui s'écroule à son tour vers 140 av. J.-C.
Époque parthe et sassanide
Devenue après la chute des Séleucides l'une des deux capitales de l'Empire parthe — avec Ctésiphon, aujourd'hui en Irak — elle sert de refuge aux rois parthes puis aux rois perses sassanides fuyant les attaques romaines, lesquelles détruisent cinq fois Ctésiphon entre 116 et 297 ap. J.-C.
En 116, les Romains de Trajan entrent dans Suse, mais, isolés dans cette contrée hostile, ils doivent rebrousser chemin. Cette incursion marque l'extrême extension vers l'Est de l'Empire romain. La ville reste sous l'influence des rois sassanides de 226 à 643, date à laquelle la ville tombe sous la domination islamique, après avoir subi un nouveau saccage total en 639 par les armées musulmanes. Suse décline ensuite jusqu'à son abandon définitif au .
Sites archéologiques et monuments
Dès la fin du , d'importantes fouilles archéologiques ont été effectées sur le site de Suse. On y a découvert notamment la stèle du Code d'Hammourabi, aujourd'hui conservée au musée du Louvre, ainsi que la stèle de Naram-Sîn et les ruines du palais de Darius I.
Voir aussi
Bibliographie
- Prudence O. Harper, Joan Aruz et Françoise Tallon (dir.), La Cité royale de Suse. Trésors du Proche-Orient ancien au Louvre (catalogue de l'exposition), Réunion des musées nationaux, Paris, 1994.
Lien externe
- [http://www.geocities.com/esagil1/suse.htm Élements historiques et archéologique sur la ville]
Catégorie:Élam Catégorie:Site archéologique
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Mésopotamie
]
La Mésopotamie (du grec Μεσοποταμία / Mesopotamia, de μεσο / meso « milieu » et ποταμός / potamos, « fleuve »), est une région du Moyen-Orient située entre le Tigre et l'Euphrate. Elle correspond pour sa plus grande part à l'Irak actuel.
Elle comprend au nord une région de plateaux, qui est une zone de cultures pluviales, et au sud, une région de plaines où l'on pratique une agriculture qui repose exclusivement sur l'irrigation.
Le sens du mot Mésopotamie a évolué au fil du temps. Au sens classique des Grecs et des Romains, la Mésopotamie désigne la partie du nord. Chez Arrien, qui écrit une Anabase d'Alexandre le Grand, on trouve pour la première fois le terme de Mésopotamie. Le terme vient d'une expression qui existe dans les langues locales, expression que l'on trouve en akkadien sous la forme de Birit Narim, en araméen sous la forme de Beyn Narim, expression qui désigne dans tous les cas la partie du haut Euphrate.
Géographie
La notion essentielle est celle de Croissant fertile. Il s'agit de la zone où l'irrigation n'est pas nécessaire pour l'agriculture. Ce croissant est délimité par l'isohyète 250 mm. Concrètement, cette zone se trouve entre le Zagros, le Taurus et les côtes méditerranéennes et du golfe persique. C'est dans cette zone qu'a lieu la révolution néolithique.
On y inclut la région qui se situe au sud, entre les fleuves du Tigre et de l'Euphrate (en Irak actuel). Mais dans cette région, il est nécessaire de recourir à l'irrigation car les précipitations n'y sont pas assez importantes.
Le terme dAssyrie est très couramment employé pour désigner le nord de la Mésopotamie. Parallèlement, le terme de Babylonie désigne le sud de la Mésopotamie, c'est-à-dire la plaine mésopotamienne. En effet, à partir de la moitié du , la région connaît deux entités politiques, dont l'une a pour capitale Assur — c'est l'Assyrie — et l'autre qui a pour capitale Babylone — c'est la Babylonie.
Le nord de la Mésopotamie est un vaste plateau désertique, tandis que le sud est une immense plaine alluviale très fertile où, de plus, la présence de nombreux bras de fleuve et de marécages permettaient l'irrigation. Cette situation idéale en fit un des grands foyers de civilisation.
Voir l'article détaillé : géographie de la Mésopotamie
Préhistoire
La présence de l'homme y est attestée depuis la préhistoire, à partir du Paléolithique moyen. Au Néolithique, vers 7000, sur le site de Jarmo, la poterie fait pour la première fois son apparition, des traces manifestes du début de la domestication progressive des animaux et des plantes apparaissent également, et l'utilisation de briques crues témoigne pour la première fois de l'existence d'une vie en village.
À partir du chalcolithique, vers 6000, on note, outre à l'usage du cuivre, l'usage de l'irrigation en agriculture, l'apparition des sceaux-cachets, des peintures murales, de la céramique peinte, incisée ou décorée, des premiers sanctuaires ainsi qu'une utilisation généralisée de la brique.
Entre 6000 et 5000, on distingue la succession de trois cultures de types différents.
Période de Hassuna (5800-5500)
Cette période porte le nom d'un tell (colline formée de ruines) près de Mossoul. On retrouve, dans les crânes étudiés, la même race méditerranéenne présente depuis le paléolithique supérieur dans tout le moyen-orient. La céramique retrouvée se compose de statuettes d’argile et de sceaux-cachets, les plus anciens découverts jusqu’à présent. Outils et armes d’obsidienne, quelques ornements de cuivre et de plomb forment l’ensemble qui caractérise cette période.
Période de Samarra (5600-5000)
Samarra est un site archéologique sis sur les lieux mêmes de l’actuelle ville du même nom. La céramique de la période précédente se mêle ici à une autre de bien meilleure facture. Beige clair, celle-ci est beaucoup plus variée, plus harmonieuse aussi. On y a retrouvé de ces statuettes, au crâne allongé et aux yeux dits « en grain de café » surajoutés, ressemblant à celles de la période d’Obeid tandis que les yeux d’autres statuettes sont incrustés et grands ouverts, surmontés des caractéristiques sourcils noirs et épais, de bitume, rappelant la production sumérienne, plus récente.
Période de Halaf (5500-4500)
Halaf est un site situé à la frontière turco-syrienne. Différente des deux autres cultures précédentes, celle-ci possède des traits particuliers qui l’apparentent à l’Anatolie. La présence de la double hache et du bucrane, la tête de taureau stylisée, ne laisse guère de doutes à ce propos. Cette culture ne possède pas d’antécédents en Mésopotamie durant la préhistoire, contrairement aux deux autres. Au moment de son expansion maximale, la culture de Halaf s’étendait sur toute la future Assyrie. La zone périphérique dans laquelle on retrouve sa poterie, où elle était sans doute exportée ou copiée, allait de l’Anatolie centrale à la Méditerranée, de la Syrie du nord à l’ouest de l’Iran. La poterie de Halaf est de loin la plus belle qu’on ait retrouvée parmi ces trois cultures.
Période d'Obeid
Enfin, vers 4500 se fait jour la culture d'Obeid (ou Ubaid).
La période d'Eridu (ou Erida) est dite période d'Obeid 1, après la période d'Obeid 2 localisée dans une autre site archéolgique situé dans la même aire géographique vient la période d'Obeid 3 au nord, et à Ur un peu plus au sud, prélude à ce qui deviendra plus tard la civilisation de Sumer.
La période d'Uruk est le dernier de ces stades de développement durant la protohistoire, avant que n'apparaissent la civilisation de Sumer et le début des temps historiques avec l'apparition de l'écriture.
Histoire
Au , de nouveaux venus, les Sumériens et les Sémites établissent une civilisation florissante qui débouchera sur l'empire d'Akkad et l'émergence de Babylone.
Vers 3500 apparaît l'écriture pictographique qui évoluera pour donner l'écriture cunéiforme. C'est à la même époque que les Sumériens inventent la roue.
À partir de 2700, les Sémites s'installent dans la ville de Sumer où ils s'imposent progressivement. Aux environs de 2300, Sargon d'Akkad (2340–2284) prend le pouvoir et est sacré roi. Il fonde la ville d'Akkad et étend le royaume jusqu'à la Méditerranée d'un côté et le golfe Persique de l'autre. Pendant son règne, il transformera le royaume en un empire, se prétendant l'égal des dieux. Son empire s'effondre vers 2200 av. J.-C.
C'est avec l'accession d'Hammourabi(1792–1750) au trône que Babylone connaîtra sa première heure de gloire comme capitale de la Mésopotamie. Il fait construire des temples, creuser des canaux, favorise le développement de l'industrie et du commerce. Souhaitant le bonheur de son peuple ainsi que la paix, il écrit le code d'Hammourabi qui servira de base législative pour de longues années.
En -1594, le royaume est conquis par les Hittites qui seront suivis par les Kassites.
Voir l'article détaillé : histoire de la Mésopotamie
Voir aussi
Articles connexes
- Sumérien
- Assyrie
- Cunéiforme
- Lammasu
- Gilgamesh
Bibliographie
- Collectif, De la Mésopotamie à la Perse, Encycloædia universalis, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 (ISBN 2-7028-3080-3) ;
- Collectif, Atlas de la Mésopotamie et du Proche-Orient ancien, Brepols, 1996 (ISBN 2503500463) ;
- Jean Bottéro :
- Mésopotamie. L'écriture, la raison et les dieux, Gallimard, coll. « Folio Histoire », 1997 (ISBN 2070403084) ;
- L'Épopée de Gilgameš, le grand homme qui ne voulait pas mourir, Gallimard, coll. « L'aube des peuples », 1992 (ISBN 2070725839) ;
- Jean-Jacques Glassner, La Mésopotamie, Belles Lettres, coll. « Guide des civilisations », 2002 (ISBN 2-251-41017-1) ;
- Jean-Claude Margueron, Les Mésopotamiens, Picard, 2003 (ISBN 2708406930) ;
- Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil, coll. « Points histoire », 1995 (nouv. édition) (ISBN 2-02-023636-2).
Liens externes
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/mesopotamie.html La Mésopotamie] Religion sumérienne et babylonienne, civilisation et histoire de la Mésopotamie.
- [http://www.louisg.net/C_mesopotamiens.htm Le calendrier mésopotamien]
-
Catégorie:Province romaine
ja:メソポタミア
ko:메소포타미아
th:เมโสโปเตเมีย
AnshanAnshan, Anzan ou Anšan est l'ancienne capitale du royaume élamite durant les périodes haute et moyenne de celui-ci, puis la première capitale des rois perses achéménides. Elle correspond à l'actuel site de Tell-e Malyân, qui se trouve en Iran, dans la province du Fars, près de la ville de Shiraz.
Anshan est occupée dès le . Elle devient à l'époque proto-élamite (fin du ) une des principales agglomérations du pays élamite, grâce à sa situation sur des routes commerciales de première importance. Entre 2400 et 2000, les rois d'Anshan sont à la tête de royaumes puissants, et se heurtent à l'expansionnisme des Mésopotamiens (rois d'Akkad et d'Ur). Les souverains du royaume de Simashki dominent le royaume élamite au , et font d'Anshân une des villes principales de l'Élam. Sous la dynastie suivantes, celles des sukkalmah, Anshân devient avec Suse l'une des deux capitales de l'Élam. Ce royaume prend alors son caractère duel, entre le Haut-Pays élamite, autour d'Anshân, et la Susiane fortement influencée par la tradition mésopotamienne. Mais la première garde la primauté, comme le prouve la titulature des souverains de la période médio-élamite (1500-1100), qui se nomment « rois d'Anšan et de Suse ». Néanmoins, Anshân n'aura jamais l'importance de Suse, et restera une ville de taille moyenne, peu embellie par les souverains élamites, et de ce fait les fouilles de Tell-e Malyân ne furent pas l'occasion de grandes découvertes. Cela tient au caractère essentiellement nomade du Haut-Pays élamite, où les lieux de culte princiapux du grand dieu élamite Napirisha sont des sanctuaires rupestres (comme Izeh/Malamir et Kurangûn), et où la population reste majoritairement nomade.
Au , la région d'Anzan (nouveau nom d'Anshân) passe aux mains des Perses. Leurs souverains reprennent alors à leur compte la titulature de « rois d'Anšan », comme l'atteste un sceau au nom de Cyrus I. Son illustre successeur Cyrus II, fondateur de l'Empire achéménide, a fait de même. Mais la ville est vite reléguée au second plan avec la constructions des nouvelles capitales perses aux , Pasargades puis Persépolis. Elle est alors laissée à l'abandon.
Catégorie:Élam Catégorie:Site archéologique
AnshanAnshan, Anzan ou Anšan est l'ancienne capitale du royaume élamite durant les périodes haute et moyenne de celui-ci, puis la première capitale des rois perses achéménides. Elle correspond à l'actuel site de Tell-e Malyân, qui se trouve en Iran, dans la province du Fars, près de la ville de Shiraz.
Anshan est occupée dès le . Elle devient à l'époque proto-élamite (fin du ) une des principales agglomérations du pays élamite, grâce à sa situation sur des routes commerciales de première importance. Entre 2400 et 2000, les rois d'Anshan sont à la tête de royaumes puissants, et se heurtent à l'expansionnisme des Mésopotamiens (rois d'Akkad et d'Ur). Les souverains du royaume de Simashki dominent le royaume élamite au , et font d'Anshân une des villes principales de l'Élam. Sous la dynastie suivantes, celles des sukkalmah, Anshân devient avec Suse l'une des deux capitales de l'Élam. Ce royaume prend alors son caractère duel, entre le Haut-Pays élamite, autour d'Anshân, et la Susiane fortement influencée par la tradition mésopotamienne. Mais la première garde la primauté, comme le prouve la titulature des souverains de la période médio-élamite (1500-1100), qui se nomment « rois d'Anšan et de Suse ». Néanmoins, Anshân n'aura jamais l'importance de Suse, et restera une ville de taille moyenne, peu embellie par les souverains élamites, et de ce fait les fouilles de Tell-e Malyân ne furent pas l'occasion de grandes découvertes. Cela tient au caractère essentiellement nomade du Haut-Pays élamite, où les lieux de culte princiapux du grand dieu élamite Napirisha sont des sanctuaires rupestres (comme Izeh/Malamir et Kurangûn), et où la population reste majoritairement nomade.
Au , la région d'Anzan (nouveau nom d'Anshân) passe aux mains des Perses. Leurs souverains reprennent alors à leur compte la titulature de « rois d'Anšan », comme l'atteste un sceau au nom de Cyrus I. Son illustre successeur Cyrus II, fondateur de l'Empire achéménide, a fait de même. Mais la ville est vite reléguée au second plan avec la constructions des nouvelles capitales perses aux , Pasargades puis Persépolis. Elle est alors laissée à l'abandon.
Catégorie:Élam Catégorie:Site archéologique
Sumer]
Le nom Sumer ou Shumer, écrit en cunéiforme KI.EN.GI, désigne une région de la basse Mésopotamie antique (actuellement la partie Sud de l'Iraq) en bordure du golfe Persique (situé à cette époque au nord-ouest de l'actuel golfe). Il a donné son nom aux Sumériens, peuple non sémitique d'origine mal connue, qui y était établi au
Le problème sumérien
La civilisation sumérienne semble être apparue assez soudainement, en Mésopotamie, sur un fond d’organisation préurbaine. Son développement est caractérisé par l’invention de l’écriture et de l’architecture. L’apparition de cette civilisation urbaine est tellement soudaine qu’on la pensa importée d’ailleurs. Mais on n’a jamais trouvé avec certitude cet « ailleurs » : on a avancé l'hypothèse de l'Iran, ou de l'Est en général, mais aussi celle de l'île de Bahreïn.
La découverte en 1961 à Tartaria (Roumanie) de tablettes d'argile avec des signes pictographiques, datées par 14C à peu près 1000 ans avant Sumer, ont conduit certains scientifiques russes, britanniques et américains a suggérer que les sumériens ont leur origine dans l'espace carpato-danubien.
Structure politique
L’utilisation de l’écriture débouche sur une organisation complexe de la société. Elle est administrée, de façon méticuleuse et tâtillonne, par un État monarchique et sacerdotal dirigé par un roi (lugal, « homme grand ») ou un prince (ensi, autrefois lu patesi).
Civilisation et art
datées par 14C, statue dédiée au dieu Ningishzida, v. 2120 av. J.-C, musée du Louvre]]
On doit notamment aux Sumériens (et à leurs successeurs Akkadiens) :
- la fondation des premières cités-États (Ur, Lagash, Uruk, Umma, etc.);
- le travail du cuivre;
- l'utilisation de la brique dans la construction d'habitations;
- la première architecture religieuse connue (temples puis ziggourats);
- le développement de la statuaire;
- la glyptique (art de graver sur des pierres fines);
- l'écriture, d'abord pictographique, puis cunéiforme.
- les mathématiques et l'écriture des nombres en système sexagésimal : numération sumérienne
Religion
La religion sumérienne a influencé l'ensemble de la Mésopotamie pendant près de 3000 ans. Elle est une composante très importante de la vie, privée comme publique, des Sumériens et donne naissance à des représentations artistiques comme à des œuvres littéraires. Dans la conception sumérienne, le souverain n'est que le dépositaire de la divinité : sa fonction est sacerdotale aussi bien que politique.
La religion sumérienne est caractérisée par son polythéisme et son syncrétisme. Son panthéon compte une grande variété de dieux structurés en une hiérarchie stricte, calquée sur la société humaine. Au sommet se trouve la triade cosmique constituée de :
- An (« dieu-ciel »), maître du ciel, roi des dieux, et sa parèdre Antum ;
- Enlil (« seigneur-air »), maître de la terre, démiurge, dieu protecteur de Nippur, et sa parèdre Ninlil ;
- Enki (« seigneur-terre » ?), Ea pour les Sémites, maître des eaux douces, dont la ville sainte est Eridu.
Sous cette triade se trouvent les divinités astrales comme le dieu-lune Nanna (Sîn en akkadien) et le dieu-soleil Utu (Shamash en akkadien) ; puis les dieux infernaux et les dieux guerriers ; puis les dieux de la nature et les dieux guérisseurs ; puis les dieux d'instruments (pioche, moule à briques, etc.) et enfin les esprits et autres démons.
Voir aussi
Bibliographie
- J.-L. Huot, Les Sumériens, entre le Tigre et l'Euphrate, Armand Colin, coll. « U », 1996 (rééd.) ;
- Samuel Noah Kramer, L'histoire commence à Sumer, Flammarion, coll. « Champs », 1993 (1 édition 1957) ;
- André Parrot, « Sumer », De la Mésopotamie à la Perse (collectif), Encycloædia universalis, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 (ISBN 2-7028-3080-3), p. 35–45 ;
- Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil, coll. « Points histoire », 1995 (nouv. édition).
Liens externes
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/mesopotamie.html La Mésopotamie] Religion sumérienne et babylonienne, civilisation et histoire de la Mésopotamie.
- [http://it.stlawu.edu/%7Edmelvill/mesomath/sumerian.html étude sur les mathématiques des sumériens (en anglais)]
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Catégorie:Mésopotamie
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Égypte
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Cette page concerne l'année 1600 du calendrier grégorien.
Événements
- 17 février : Giordano Bruno est exécuté à Rome.
- 11 août : La France déclare la guerre à la Savoie.
- 6 octobre : Euridice de Jacopo Peri fait ses débuts à Florence est le plus vieil Opéra survivant.
- 8 octobre : Saint-Marin obtient sa constitution écrite.
- 21 octobre : Ieyasu Tokugawa défait ses rivaux à la bataille de Sekigahara et assoit son pouvoir sur la totalité du Japon.
- 17 décembre : Mariage de Henri IV de France et de Marie de Médicis.
- 31 décembre : Fondation d'une Société Anglaise de Commerce avec l'Inde (British East India Company).
- L'Empire birman éclate sous l'effet d'une guerre civile.
- L'Espagne afferme le commerce des esclaves pour l'Amérique.
- L'architecte Inigo Jones fait un séjour en Italie qui aura d'importantes répercussions sur l'architecture anglaise.
- La population de la Terre s'élève à quelque 578 millions d'êtres humains.
- La période baroque en art et en architecture commence en Italie à cette époque.
- Le royaume Oyo, au sud-est du Nigeria, est à son apogée.
- Maurice de Nassau défait l'armée autrichienne à Nieuport.
- Première rencontre entre Tycho Brahé et Johannes Kepler au château de Benatek.
- Thomas Bodley institue une bibliothèque à Oxford, la Bodleiana.
- William Gilbert publie son «Traité sur le magnétisme».
- Henri IV de France fait mettre le siège devant Nice.
- 17 janvier : Pedro Calderón de la Barca (Calderon), poète espagnol.
- 28 janvier : Clément IX, pape italien
- 19 mars : Anders Bille, Rigsmark danois († 1657).
- 19 novembre : Charles Ier d'Angleterre, roi d'Angleterre.
- Claude Lorrain, peintre français.
- 17 février : Giordano Bruno, philosophe italien (brûlé sur la place publique à Rome pour ses écrits hérétiques affirmant entre autres que l'Univers est infini et que les étoiles étaient des soleils).
- 6 novembre : Mitsunari Ishida, seigneur féodal japonais.
- Jean Nicot, diplomate et écrivain français (° 1530)
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Sumer]
Le nom Sumer ou Shumer, écrit en cunéiforme KI.EN.GI, désigne une région de la basse Mésopotamie antique (actuellement la partie Sud de l'Iraq) en bordure du golfe Persique (situé à cette époque au nord-ouest de l'actuel golfe). Il a donné son nom aux Sumériens, peuple non sémitique d'origine mal connue, qui y était établi au
Le problème sumérien
La civilisation sumérienne semble être apparue assez soudainement, en Mésopotamie, sur un fond d’organisation préurbaine. Son développement est caractérisé par l’invention de l’écriture et de l’architecture. L’apparition de cette civilisation urbaine est tellement soudaine qu’on la pensa importée d’ailleurs. Mais on n’a jamais trouvé avec certitude cet « ailleurs » : on a avancé l'hypothèse de l'Iran, ou de l'Est en général, mais aussi celle de l'île de Bahreïn.
La découverte en 1961 à Tartaria (Roumanie) de tablettes d'argile avec des signes pictographiques, datées par 14C à peu près 1000 ans avant Sumer, ont conduit certains scientifiques russes, britanniques et américains a suggérer que les sumériens ont leur origine dans l'espace carpato-danubien.
Structure politique
L’utilisation de l’écriture débouche sur une organisation complexe de la société. Elle est administrée, de façon méticuleuse et tâtillonne, par un État monarchique et sacerdotal dirigé par un roi (lugal, « homme grand ») ou un prince (ensi, autrefois lu patesi).
Civilisation et art
datées par 14C, statue dédiée au dieu Ningishzida, v. 2120 av. J.-C, musée du Louvre]]
On doit notamment aux Sumériens (et à leurs successeurs Akkadiens) :
- la fondation des premières cités-États (Ur, Lagash, Uruk, Umma, etc.);
- le travail du cuivre;
- l'utilisation de la brique dans la construction d'habitations;
- la première architecture religieuse connue (temples puis ziggourats);
- le développement de la statuaire;
- la glyptique (art de graver sur des pierres fines);
- l'écriture, d'abord pictographique, puis cunéiforme.
- les mathématiques et l'écriture des nombres en système sexagésimal : numération sumérienne
Religion
La religion sumérienne a influencé l'ensemble de la Mésopotamie pendant près de 3000 ans. Elle est une composante très importante de la vie, privée comme publique, des Sumériens et donne naissance à des représentations artistiques comme à des œuvres littéraires. Dans la conception sumérienne, le souverain n'est que le dépositaire de la divinité : sa fonction est sacerdotale aussi bien que politique.
La religion sumérienne est caractérisée par son polythéisme et son syncrétisme. Son panthéon compte une grande variété de dieux structurés en une hiérarchie stricte, calquée sur la société humaine. Au sommet se trouve la triade cosmique constituée de :
- An (« dieu-ciel »), maître du ciel, roi des dieux, et sa parèdre Antum ;
- Enlil (« seigneur-air »), maître de la terre, démiurge, dieu protecteur de Nippur, et sa parèdre Ninlil ;
- Enki (« seigneur-terre » ?), Ea pour les Sémites, maître des eaux douces, dont la ville sainte est Eridu.
Sous cette triade se trouvent les divinités astrales comme le dieu-lune Nanna (Sîn en akkadien) et le dieu-soleil Utu (Shamash en akkadien) ; puis les dieux infernaux et les dieux guerriers ; puis les dieux de la nature et les dieux guérisseurs ; puis les dieux d'instruments (pioche, moule à briques, etc.) et enfin les esprits et autres démons.
Voir aussi
Bibliographie
- J.-L. Huot, Les Sumériens, entre le Tigre et l'Euphrate, Armand Colin, coll. « U », 1996 (rééd.) ;
- Samuel Noah Kramer, L'histoire commence à Sumer, Flammarion, coll. « Champs », 1993 (1 édition 1957) ;
- André Parrot, « Sumer », De la Mésopotamie à la Perse (collectif), Encycloædia universalis, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 (ISBN 2-7028-3080-3), p. 35–45 ;
- Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil, coll. « Points histoire », 1995 (nouv. édition).
Liens externes
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/mesopotamie.html La Mésopotamie] Religion sumérienne et babylonienne, civilisation et histoire de la Mésopotamie.
- [http://it.stlawu.edu/%7Edmelvill/mesomath/sumerian.html étude sur les mathématiques des sumériens (en anglais)]
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Empire d'Akkad
L'empire d'Akkad (ou empire akkadien) est un grand État fondé par Sargon d'Akkad (2334–2279 av. J.-C.) qui domina la Mésopotamie de la fin du XXIV au début du XXII siècle.
Les débuts
L'empire d'Akkad est avant tout l'œuvre d'un homme, passé à la postérité dans l'histoire de la Mésopotamie : Sargon d'Akkad. Ce personnage est resté très présent dans la tradition mésopotamienne postérieure, et de nombreuses choses ont été écrites à son propos, à tel point qu'il est bien souvent difficile de distinguer la réalité historique de la légende.
Un fait reste certain : Sargon n'est pas de sang royal. Son nom de règne (le seul qui lui soit connu), Sharrum-kîn, signifie « roi légitime », comme s'il avait cherché à faire oublier qu'il n'est pas roi de naissance. La légende racontant sa naissance et son enfance ne le cache pas : Sargon serait le fils d'une prêtresse, qui l'aurait abandonné, avant qu'il ne soit récupéré puis élevé par un jardinier. C'est grâce à l'aide de la déesse Ishtar que Sargon, ministre d'Ur-Zababa de Kish, serait devenu roi.
Ainsi donc un simple roturier devient souverain d'une des plus grandes cités de Mésopotamie. Mais à cette période, le roi le plus puissant est Lugal-zagezi d'Umma, qui règne depuis la cité d'Uruk. Sargon réussit à le vaincre, et soumet toute la Basse-Mésopotamie. Mais il instaure un changement : alors que les anciens souverains victorieux se contentaient d'une suzeraineté sur les autres rois de la région, il décide d'annexer chacune des vieilles cités-États de Sumer et d'Akkad dans un vaste royaume qui a pour centre une ville qu'il élève au rang de capitale, Akkad. C'est une véritable révolution dans l'histoire de la Mésopotamie.
Les grandes conquêtes
Akkad]]
Après avoir soumis le Sud de la Mésopotamie, Sargon va diriger des expéditions en direction du nord-ouest. Il soumet la Haute-Mésopotamie, en battant notamment le pays du Subartu et en prenant la ville de Tuttub. Une légende postérieure raconte qu'il serait même allé jusqu'au pays de Purushanda, en Anatolie. D'autres campagnes sont lancées contre les rois élamites d'Awan.
Quand Sargon meurt en 2279, son fils Rimush lui succède. Il semble que la fin de règne du grand roi ait été l'occasion d'une grande rebellion du pays de Sumer, qui fut difficilement matée. Il est en tout cas clair que Rimush fait face à ce problème dès son intronisation. Il tient bon, soumet les rebelles, et assure ainsi la postérité de l'œuvre de son père. Pour la première fois là aussi, les conquêtes d'un grand roi ne sont pas perdues à sa mort. Rimush meurt assassiné en 2270, et son frère Manishtusu lui succède. Il mène des campagne en direction du Plateau iranien, et aussi du Golfe Persique, jusqu'au pays de Magan (Oman)
Son fils Naram-Sin monte sur le trône en 2254. C'est lui aussi une grande figure de l'histoire mésopotamienne, mais qui a laissé une image plus négative que son grand-père. C'est un grand conquérant : en Syrie, il soumet les royaumes de Mari, Ebla et Alep. Puis il remporte d'autres victoires contre le Subartu, Awan et Magan. Une révolte se produit cependant à nouveau à Sumer : la répression est terrible. Naram-Sin n'aurait selon la tradition rendu convenablement le culte à Enlil, le plus grand dieu de la Basse-Mésopotamie. Les générations postérieures ont condamné cet évènement, qui aurait jeté une malédiction sur le roi d'Akkad et ses successeurs, parce qu'il a suscité l'ire des dieux et a perdu leur soutient. Dans les faits, les dernières années du règne de Naram-Sin marquent effectivement le début de la fin de l'empire d'Akkad.
Organisation
Administration du territoire
L'organisation interne de l'empire d'Akkad reste mal connue, faute de sources. Il apparaît cependant que, après Sargon, les rois de ce pays ont voulu intégrer les régions soumises dans une véritable construction étatique. Les anciens dynastes des cités-États mésopotamiennes sont progressivement remplacés par des gouverneurs aquis à la cause de la dynastie d'Akkad. Les régions soumises perdent donc leur indépendance. Il semble que cela fut mal accepté à Sumer, où la tradition des cités-États était très vivace, ce qui explique les nombreuses révoltes qui eurent lieu dans cette région. Sargon, à qui revient le mérite de la constitution de cet État d'un nouveau type, est parfois présenté comme un visionnaire, qui aurait initié une nouvelle dynamique dans l'histoire mésopotamienne en éliminant le système des cités-États. Il n'en demeure pas moins que cette construction politique restait victime de son statut de précurseur, et que l'expérience pour administrer un si grand ensemble n'était pas encore présente. L'empire d'Akkad semble sous-administré, ce qui explique en partie pourquoi il s'est si vite affondré après la fin des grandes conquêtes.
Le premier empire
Pour la première fois dans l'histoire du Proche-Orient, donc, apparaît une grande construction étatique englobant un ensemble d'anciens micro-États en son sein. Ceci entraîne un grand changement dans la conception de la fonction du souverain. Auparavant lié au cadre de la cité-État, celui-ci avait un rôle limité. Avec la constitution d'un vaste empire sous la dynastie d'Akkad, le souverain prend une nouvelle dimension. Cela est surtout latent sous Naram-Sin, qui développe une véritable idéologie impériale. Il se dit « Roi des Quatre Régions » (c'est-à-dire de tout le monde connu), ce qui traduit une ambition de domination universelle, jusqu'alors absente de l'idéologie royale mésopotamienne. De plus, nouveauté là aussi, il fait précéder son nom du déterminatif de la divinité, et dans les représentations il porte la tiare à cornes, attribut des dieux : le roi est donc d'une essence divine.
La chute d'Akkad
Le règne de Naram-Sin voit l'arrivée d'une nouvelle menace : les Goutéens. Ce peuple, considéré comme barbare par les Mésopotamiens et originaire des régions occidentales du Zagros, lance plusieurs raids meurtriers en Mésopotamie. Sous le règne de Shar-kali-sharri, fils de Naram-Sin, ils se font de plus en plus menaçants, tandis que la révolte gronde à nouveau dans l'empire. Plusieurs défaites font perdre au roi une grande partie du territoire conquis par ses aïeux, et il en revient à des ambitions plus modestes, se proclamant simplement « roi d'Akkad ». Si la chute d'Akkad est attribuée par la tradition aux Goutéens, rien ne l'atteste clairement. Il semble que l'affaiblissement progressif de l'empire ait laissé la place à de nouvelles ambitions, dont celles des rois goutéens, mais aussi de personnes originaires des différentes régions de l'empire, qui prennent alors leur indépendance, comme il est attesté à Suse, Uruk ou Lagash.
L'expérience qu'a constitué l'empire d'Akkad a profondément marqué l'histoire de la Mésopotamie. L'ancien système des cités-États laissa place à une nouvelle forme étatique vouée à la domination universelle. L'empire de la troisième dynastie d'Ur, qui se forme quelques décennies après la chute d'Akkad, se situe dans la continuité de ce premier empire.
Rois d'Akkad
- 2334/2279 : Sargon
- 2279/2270 : Rimush
- 2270/2255 : Manishtusu
- 2255/2218 : Naram-Sin
- 2218/2193 : Shar-kali-sharri
- 2193/2169 : interrègne
- 2169/2154 : Shu-Turul
Catégorie:Empire akkadien Catégorie:Mésopotamie
Sargon d'AkkadSargon d'Akkad dit aussi Sargon l'Ancien, fondateur de l'empire d'Akkad. Il règne de 2334 à 2279 av. J.-C. Son nom, Sharru-kīn, signifie « le roi (est) stable/fidèle », plutôt que « Roi légitime » comme on a tendance à le considérer.
Sargon, « l'enfant sauvé des eaux »
Sargon naquit dans une petite ville sémitique des bords de l'Euphrate (peut-être Azuprianu). Sa mère était une grande prêtresse et n'avait pas le droit d'élever d'enfant. Elle le déposa dans une corbeille en roseaux enduite de bitume et le confia au fleuve. Il fut sauvé par un jardinier du nom d'Aqqi. La déesse Ishtar le remarqua et l'éleva à la dignité royale. Devenu le serviteur du roi de Kish, Ur-Zababa, il parvint au rang d'échanson à la cour du roi, puis de prince.
Sargon décida de quitter la cour avec quelques compagnons. Il se révolta contre son bienfaiteur, le détrona et marcha sur la ville d'Uruk où règnait le Sumérien d'Umma, Lugal-zagezi qui avait pris le titre de roi et imposé sa suzeraineté de la Méditerranée au golfe Persique. Sargon conquit la ville par surprise, fit détruire ses remparts et captura le grand roi pendant la bataille. Sargon fit enfermer Lugal-zagezi dans un carcan et le fit transporter jusqu'au temple d'Enlil à Nippur, la capitale spirituelle de la Mésopotamie.
Le règne de Sargon
Sargon se fit introniser à Nippur et devint ainsi le premier roi de la dynastie d'Akkad. Il se conquit un empire en soumettant la Basse-Mésopotamie. Sargon dut se préoccuper de protéger le commerce des villes sumériennes et sémitiques, commerce qui faisait leur fortune. Les campagnes lui permettant de rapporter les matières premières qui manquaient aux villes de son empire. Une expédition navale le conduisit à Dilmun (île de Bahreïn), le grand entrepôt du golfe Persique. Une autre campagne l'emmena en Arabie septentrionale où il soumit le pays de Magan et de Meluhha (Vallée de l'Indus ?) qui lui fournirent du cuivre, de la diorite et des dattes. Au nord et à l'est, il battit les peuples du Subartu (Mésopotamie septentrionale dominée par des princes hourrites) et des monts du Zagros. Sous prétexte de marchands sémites opprimés par leur sukkallu, il s'empare du pays d'Ibla (Cappadoce ?) où se trouvait Purushanda, ville du dieu Dagan. Vers la fin de sa vie, Sargon dut faire face à des rébellions à l'intérieur de son empire et fut même assiégé dans sa propre capitale Akkad. Il réussit à vaincre les rebelles qu'il poursuivit jusqu'au Subartu, secondé par son fils Rimush.
Sargon mourut en 2279 av. J.-C. Ses fils Rimush et après, Manishtushu lui succédèrent. Sa supériorité militaire se fondait sur une nouvelle tactique de guerre de mouvement avec javelots, arcs et flèches contre la lente et lourde phalange sumérienne aux longues lances et aux grands boucliers.
Il créa un service de poste avec des officiers tous les 50 km.
Il fit de la ville d'Akkad sa capitale. Il fit construire un immense palais et des doubles remparts de fortifications. Il fit élargir le port afin de pouvoir y accueillir de plus gros navires.
Sa fille, Enheduanna fut élevée au rang de grande prêtresse du temple du dieu-lune, Nanna.
Bibliographie
- R. Drews, “Sargon, Cyrus and Mesopotamian Folk History”, Journal of Near-Eastern Studies n° 33 (1974), p. 387–393 ;
- D. L. Lewis, The Sargon Legend, Cambridge University Press, Cambridge (Mass.), 1978 .
Catégorie:Empire akkadien
Naram-Sin d'Akkad]
Naram-Sin (« aîné de Sîn ») est roi d'Akkad de 2254 à 2218 av. J.-C.
Naram-Sin, fils de Manishtusu, doit réprimer une révolte générale lors de son avènement. Il prend Mari, détruit le royaume d’Ebla, restaure l’intégrité de l’empire et se fait proclamer « roi des quatre nations ». Au nord, il mène des expéditions contre les Hourrites. A l’est, il vainc Satuni, roi des Lullubi. Il mène d’autres campagnes en Syrie du nord et sur le cours inférieur du Tigre. Il détruit Ebla et le palais de Mari. Il capture Mannudannu, roi révolté de Magan, et intervient en Élam où l’on constate une forte akkadisation de Suse avec Puzur-Inshushinak.
Naram-Sin, petit-fils de Sargon d'Akkad, a été sans doute un personnage hors du commun, mais la tradition en fait l’antithèse de Sargon en le représentant comme un roi néfaste par qui le malheur s’est répandu dans le pays, peut-être en raison du sac du sanctuaire de Nippur. On peut penser que les prêtres ne sont pas étrangers à la réputation qui lui a été faite.
La stèle de Naram-Sin célèbre la victoire du roi sur les Lullubi du Zagros, dont le roi, Satuni, debout devant Naram-Sin, réclame grâce. Le mode de composition paratactique (personnages rangés en files) traditionnel est abandonné pour une composition en oblique parfaitement en harmonie avec l’idée d’une progression ascendante. Naram-Sin semble avoir été le premier souverain à associer, dans la deuxième moitié de son règne, le signe divin (l’étoile) à son nom et à se coiffer de la tiare à corne divine. De même, on l'appelle « dieu d'Akkad » et on prête serment par son nom. Ces pratiques, par leur côté sacrilège, contribuent sans doute à sa mauvaise renommée. Mais il s’agit d’une conception nouvelle du pouvoir royal, reprise par les souverains de la III dynastie d’Ur.
Son fils Shar-kali-sharri lui succède.
Catégorie:Empire akkadien Catégorie:Décès en -2218
Puzur-InshushinakPuzur-Inshushinak (lecture du nom en akkadien), ou Kutik-Inshushinak (en élamite) est un souverain du royaume d'Élam ayant régné à la fin du
La chronologie de son règne est toujours sujette à controverses. Ce personnage se dit originaire de la ville de Zaban, située dans la région élamite du Simurrum. Le roi Naram-Sin d'Akkad fait de lui son gouverneur dans la ville de Suse. Puzur-Inshushinak se montre fidèle à ce roi, mais lorsque celui-ci décède, l'empire d'Akkad décline, notamment sous les assauts des barbares Gutis, et il en profite pour se rendre indépendant. Profitant de sa situation, Puzur-Inshushinak monte sur le trône de la ville d'Awan, qui domine alors l'Élam. Il est alors l'un des plus puissants souverains de son temps. Mais son apogée ne dure pas longtemps, et son règne s'achève brusquement, peut-être sous les coups des Gutis.
Puzur-Inshushinak a patronné un art élamite spécifique très élaboré. Son règne a même été l'occasion de la mise au point d'une nouvelle écriture, dite élamite linéaire, qui s'inspire de l'ancienne écriture proto-élamite, et qui n'a pas survécu à son initiateur, et n'a donc toujours pas été traduite.
Catégorie:Élam
Suse (Élam)
Suse ou Shushan dans la Bible (Šušan en élamite) est une ancienne cité de la civilisation élamite, située dans le Sud de l'actuel Iran à environ 100 km à l'Est du fleuve Tigre. Elle ne présente plus aujourd'hui qu'un champ de ruines. La petite ville iranienne de Shush se trouve à proximité.
Histoire
Tigre]
Suse a été fondée vers 4000 av. J.-C. sur un point de passage qui relie la valée du Tigre au plateau iranien. La ville est mentionnée dans la Bible. C'est l'une des plus anciennes cités de la région ; elle a été occupée jusqu'au , soit une période de plus de 5000 ans.
Époque élamite
À son origine, Suse n'est pas une ville élamite : plus proche de la Mésopotamie, elle est plutôt peuplée d'Akkadiens. Cependant, située sur la marge de l'influence mésopotamienne, elle est englobée dans l'Empire élamite dès 3200 av. J.-C. Subissant les revirements de pouvoir secouant la région, elle revient sous le contôle d'Ur vers 2100 av. J.-C., avant de retomber sous domination élamite.
Elle y restera plus durablement, prenant même le statut de capitale lorque le peuple élamite, poussé vers le Sud par les Perses, devra quitter sa capitale Anshan, et se recentrer sur la région de Suse à partir de 1000 av. J.-C. La culture élamite, au cours des trois périodes — proto-élamite, médio-élamite, et néo-élamite — s'est étagée de 3200 à 539 av. J.-C., soit pendant plus de 2500 ans.
Époque achéménide
539 av. J.-C.
Le sera le théâtre de la lutte entre Assyriens et Élamites, lutte qui aboutira à la défaite de ces derniers devant le roi Assurbanipal en 648 av. J.-C. Suse sera livrée à un pillage implacable, ses monument détruits, mais les Assyriens ne s'établiront pas.
C'est ensuite le Perse Cyrus II qui s'empare de la ville à peine relevée de ses ruines, et qui ouvre une période à nouveau fastueuse pour la ville. D'abord capitale de la satrapie d'Élam, elle devient, avec Darius I, vers 490 av. J.-C., l'une des capitales de l'Empire perse avec Persépolis et Sarde. De nouveaux monuments recouvrent alors les ruines élamites.
Époque séleucide
Conquise par Alexandre le Grand en 323 av. J.-C., elle fait face à de nouvelles destructions et ne retrouve pas son influence sous la royauté séleucide, qui s'écroule à son tour vers 140 av. J.-C.
Époque parthe et sassanide
Devenue après la chute des Séleucides l'une des deux capitales de l'Empire parthe — avec Ctésiphon, aujourd'hui en Irak — elle sert de refuge aux rois parthes puis aux rois perses sassanides fuyant les attaques romaines, lesquelles détruisent cinq fois Ctésiphon entre 116 et 297 ap. J.-C.
En 116, les Romains de Trajan entrent dans Suse, mais, isolés dans cette contrée hostile, ils doivent rebrousser chemin. Cette incursion marque l'extrême extension vers l'Est de l'Empire romain. La ville reste sous l'influence des rois sassanides de 226 à 643, date à laquelle la ville tombe sous la domination islamique, après avoir subi un nouveau saccage total en 639 par les armées musulmanes. Suse décline ensuite jusqu'à son abandon définitif au .
Sites archéologiques et monuments
Dès la fin du , d'importantes fouilles archéologiques ont été effectées sur le site de Suse. On y a découvert notamment la stèle du Code d'Hammourabi, aujourd'hui conservée au musée du Louvre, ainsi que la stèle de Naram-Sîn et les ruines du palais de Darius I.
Voir aussi
Bibliographie
- Prudence O. Harper, Joan Aruz et Françoise Tallon (dir.), La Cité royale de Suse. Trésors du Proche-Orient ancien au Louvre (catalogue de l'exposition), Réunion des musées nationaux, Paris, 1994.
Lien externe
- [http://www.geocities.com/esagil1/suse.htm Élements historiques et archéologique sur la ville]
Catégorie:Élam Catégorie:Site archéologique
ja:スーサ
AnshanAnshan, Anzan ou Anšan est l'ancienne capitale du royaume élamite durant les périodes haute et moyenne de celui-ci, puis la première capitale des rois perses achéménides. Elle correspond à l'actuel site de Tell-e Malyân, qui se trouve en Iran, dans la province du Fars, près de la ville de Shiraz.
Anshan est occupée dès le . Elle devient à l'époque proto-élamite (fin du ) une des principales agglomérations du pays élamite, grâce à sa situation sur des routes commerciales de première importance. Entre 2400 et 2000, les rois d'Anshan sont à la tête de royaumes puissants, et se heurtent à l'expansionnisme des Mésopotamiens (rois d'Akkad et d'Ur). Les souverains du royaume de Simashki dominent le royaume élamite au , et font d'Anshân une des villes principales de l'Élam. Sous la dynastie suivantes, celles des sukkalmah, Anshân devient avec Suse l'une des deux capitales de l'Élam. Ce royaume prend alors son caractère duel, entre le Haut-Pays élamite, autour d'Anshân, et la Susiane fortement influencée par la tradition mésopotamienne. Mais la première garde la primauté, comme le prouve la titulature des souverains de la période médio-élamite (1500-1100), qui se nomment « rois d'Anšan et de Suse ». Néanmoins, Anshân n'aura jamais l'importance de Suse, et restera une ville de taille moyenne, peu embellie par les souverains élamites, et de ce fait les fouilles de Tell-e Malyân ne furent pas l'occasion de grandes découvertes. Cela tient au caractère essentiellement nomade du Haut-Pays élamite, où les lieux de culte princiapux du grand dieu élamite Napirisha sont des sanctuaires rupestres (comme Izeh/Malamir et Kurangûn), et où la population reste majoritairement nomade.
Au , la région d'Anzan (nouveau nom d'Anshân) passe aux mains des Perses. Leurs souverains reprennent alors à leur compte la titulature de « rois d'Anšan », comme l'atteste un sceau au nom de Cyrus I. Son illustre successeur Cyrus II, fondateur de l'Empire achéménide, a fait de même. Mais la ville est vite reléguée au second plan avec la constructions des nouvelles capitales perses aux , Pasargades puis Persépolis. Elle est alors laissée à l'abandon.
Catégorie:Élam Catégorie:Site archéologique
MarhashiLe Marhashi (autres formes Warahshe, Barahshe, ou encore Purushum) est un ancien royaume du Plateau iranien. Il s'est développé entre 2500 et 1900 a.v. J.-C. environ. Son histoire nous est connue par les relations qu'il a entretenues avec son voisin le royaume d'Élam et les États mésopotamiens contemporains, notamment les Empires d'Akkad et d'Ur III. Le Marhashi était autrefois situé dans le Zagros occidental, mais il a été démontré qu'il se trouvait en fait plus à l'est, entre l'Élam et la vallée de l'Indus (Meluhha dans les textes mésopotamiens), en contact avec la civilisation d'Harappa et des cultures du Golfe Persique comme celle de Dilmun (Bahreïn). La localisation exacte de cette région reste débattue : est-ce la région de Jiroft, où de nouveaux sites archéologiques viennent d'être mis au jour, ou bien plus au nord, autour du site archéologique de Shahdad, ou encore plus loin vers l'est, au même emplacement que la Gédrosie de l'époque hellénistique ?
Histoire
La première attestation du Marhashi est faite dans un texte de Lugalannemundu, roi de la ville sumérienne d'Adab vers 2500, qui affronte son roi Migir-Enlil. L'apogée de ce royaume arrive plus tardivement, à l'époque de l'Empire d'Akkad, dont les souverains combattent souvent une coalition de royaumes iraniens, emmenée par les rois élamites d'Awan et ceux de Marhashi, qui apparaissent comme des alliés traditionnels. Sargon d'Akkad est le premier à les vaincre vers la fin du XXIVè siècle. Rimush et Naram-Sin font de même au siècle suivant. Marhashi est aussi mentionné pour ses relations commerciales avec les royaumes mésopotamiens, auxquels il fournit notamment des pierres de valeur (stéatite, chlorite, agathe, cornaline, lapis-lazuli) et des animaux (brebis, ours, chiens, singes, éléphants, zébus).
Après la chute du royaume d'Akkad vers 2193, un nouvel Empire mésopotamien émerge vers la fin du XXIIè siècle depuis la ville d'Ur, et ses souverains tentent à leur tour d'étendre leur influence en direction du Plateau iranien, et ils se heurtent eux aussi à une coaltion formée par Marhashi et d'autres royaumes iraniens (Simashki, Anshan, Zabshali). Shoulgi marie sa fille au roi de Marhashi Libanukshabash pour s'assurer son alliance. Mais c'est peine perdue, car son successeur Amar-Sin doit à nouevau combattre ce royaume, dirigé par un nouveau souverain, Arwilukpi. Après la chute de l'Empire d'Ur vers 2004, le royaume de Marhashi ne se trouve plus dans l'horizon politique des royaumes mésopotamiens, qui se concentrent moins sur le Plateau iranien, dominé par l'Élam. Il diparaît donc peu à peu des textes mésopotamiens, et son histoire nous est dès lors inaccessible. Sa chute se produit vraisemblablement vers 1800-1700, quand plusieurs cultures iraniennes disparaissent en même temps que leur grande voisine, la civilisation de l'Indus.
Souverains de Marhashi
- Migir-Enlil (contemporain de Lugalannemundu d'Adab)
- Abalgamash (de Rimush d'Akkad)
- Hubshumkipi (de Naram-Sin d'Akkad)
- Libanukshabash, et son sukkal (« ministre », « vizir ») Hashibatal (contemporain de Shoulgi d'Ur)
- Arwilukpi, et son sukkal Pariashum (contemporain d'Amar-Sin d'Ur)
- Mashhundahli (contemporain d'Ibbi-Sin d'Ur)
Bibliographie
- E.Quintana Cifuentes, Historia de Elam, el vecino mesopotámico, Universidad de Murcia : Servicio de Publicaciones, 1997
Catégorie:Élam Catégorie:Histoire de l'Iran
Larsa
Larsa, qui est aujourd'hui la ville Senkerah en Irak, était une cité de Mésopotamie.
Elle fut la capitale d'un royaume amorrite.
Elle est principalement connue pour son temple consacré au dieu Soleil, Shamash, découvert en 1933 par André Parrot.
Catégorie:Mésopotamie
ja:ラルサ
Eshnunna
Eshnunna est une ville de la Mésopotamie ancienne, située dans la basse vallée de la Diyala.
Elle devient indépendante en 2026 av. J.-C. sous le roi Ilushu-ilia. Ses successeurs agrandissent le territoire de la ville, qui contrôle les routes commerciales entre l’Élam, la Haute Mésopotamie et Sumer. La ville est prise par Hammourabi en 1756 av. J.-C., probablement à l’aide d’une inondation provoquée.
Rois d’Eshnunna
- -2026 : Ilushu-ilia
- -1980 : Bilalama
- -1860 : Ibal-pî-El I
- -1810 : Naram-Sin
- -1780 : Dadusha
- -1770 : Ibal-pî-El II
- -1766 : Silli-Sîn
Catégorie:Mésopotamie
Gone in Sixty Seconds (2000 film)
Gone in Sixty Seconds is a 2000 action film, directed by Dominic Sena and written by Scott Rosenberg. It was produced by Jerry Bruckheimer, and is a remake of the 1974 H.B. Halicki film Gone in 60 Seconds.
The film concerns a former car thief being forced to return to his former trade and steal fifty cars in one night for an crime boss who is threatening to kill his brother. It stars Nicolas Cage as "Memphis", Angelina Jolie as "Sway", Robert Duvall as Otto, Christopher Eccleston as Raymond Vincent Calitri and the former British association football (soccer) player Vinnie Jones as "The Sphinx". Delroy Lindo plays Detective Roland Castlebeck.
Plot summary
Car theft in Long Beach went down 47% when Randall "Memphis" Raines walked away from the life. He gets dragged back into it by assuming the job his brother Kip screwed up for stolen-car broker Raymond Calitri: steal 50 exotic cars and have them on a container ship by 8:00 AM Friday morning, and he got this news on a Monday. With Calitri threatening to kill him and Kip, and the police GRAB unit breathing down his neck, Memphis reassembles his old crew and attempts to pull off the logistically impossible.
The list of cars
With their codenames (in the remake), is as follows:
- 1 1999 Aston Martin DB7 - Mary
- 2 1962 Aston Martin DB1 - Barbara
- 3 1999 Bentley Arnage - Lindsey
- 4 1999 Bentley Azure - Laura
- 5 1964 Bentley Continental - Alma
- 6 1959 Cadillac El Dorado - Madeline
- 7 1958 Cadillac El Dorado Brougham - Patricia
- 8 1999 Cadillac Escalade - Carol
- 9 2000 Cadillac El Dorado ETC (El Dorado Touring Coupe) - Daniela
- 10 1957 Chevrolet Bel Air Convertible - Stefanie
- 11 1969 Chevrolet Camaro Z28 - Erin
- 12 1953 Chevrolet Corvette - Pamela
- 13 1967 Chevrolet Corvette Stingray Big Block - Stacey
- 14 2000 Ford F350 4x4 modified pick-up - Anne
- 15 1971 DeTomaso Pantera - Kate
- 16 1969 Dodge Daytona - Vanessa
- 17 1998 Dodge Viper Coupe GTS - Denise
- 18 1995 Ferrari 355 B - Diane
- 19 1997 Ferrari 355 F1 - Iris
- 20 1967 Ferrari 275 GTB4 - Nadine
- 21 1999 Ferrari 550 Maranello - Angelina
- 22 1987 Ferrari Testarossa - Rose
- 23 1956 Ford T-Bird - Susan
- 24 2000 GMC Yukon - Megan
- 25 1999 HumVee 2-Door Pickup - Tracy
- 26 1999 Infiniti Q45 - Rachel
- 27 1994 Jaguar XJ220 - Bernadene
- 28 1999 Jaguar XK8 Coupe - Deborah
- 29 1990 Lamborghini Diablo - Gina
- 30 1999 Lexus LS 400 - Hillary
- 31 1999 Lincoln Navigator - Kimberley
- 32 1957 Mercedes Benz 300 SL/Gullwing - Dorothy
- 33 1999 Mercedes Benz CL 500 - Donna
- 34 1999 Mercedes Benz S 600 - Samantha
- 35 1998 Mercedes Benz SL 600 - Ellen
- 36 1950 Mercury Custom - Gabriela
- 37 1971 Plymouth Hemi Cuda - Shannon
- 38 1969 Plymouth Roadrunner - Jessica
- 39 1965 Pontiac GTO - Sharon
- 40 1999 Porsche 996 - Tina
- 41 2000 Porsche Boxster - Marsha
- 42 1961 Porsche Speedster - Natalie
- 43 1988 Porsche 959 - Virginia
- 44 1997 Porsche 911 Twin Turbo - Tanya
- 45 2000 Rolls Royce Stretch Limousine - Grace
- 46 1966 Shelby AC Cobra - Ashley
- 47 1967 Shelby Mustang GT 500 - Eleanor
- 48 2000 Toyota Landcruiser - Cathy
- 49 1998 Toyota Supra Turbo - Lynn
- 50 2000 Volvo Turbo Wagon R - Lisa
External links
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Category:2000 films
Category:Action films
Category:Crime films
Category:Thriller films
Category:Film remakes
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Solja Krapu
Solja Krapu, född 1960, är estradpoet och författare. Hon har vunnit SM i Poetry slam 1997 och 1998. Hon har även skrivit bilderböcker. År 2002 tilldelades hon Slangbellan, Sveriges barn- och ungdomsboksförfattares pris till årets mest lovande barn/ungdomsboksdebutan
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