Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
Électrotechnique

Électrotechnique

ja:電気工学 th:วิศวกรรมไฟฟ้า L'électrotechnique regroupe les disciplines étudiants et faisants évoluer les technologies, techniques, ainsi que les applications domestiques et industrielles de l'électricité.

Principes et circuit de base


- électromagnétisme
- Aimants
- Force électromotrice
- circuits RLC
- Représentation de Fresnel
- Courant alternatif triphasé

Applications Principales

Les applications électrotechniques sont utilisées dans tous les domaines de l'industrie (machines, fours, électrolyse), du transport (aéronefs, navires, véhicules) et, pour la fabrication d'appareils domestiques (électroménager), de bricolage ou de jardinage).

Les convertisseurs statiques d'électricité


- Transformateur électrique
- Alimentation électrique
- Électronique de puissance

Les convertisseurs et actionneurs électromécaniques


- Alternateur
- Électroaimant
- Relais électromécanique
- Moteur électrique
- Générateur électrique

L'appareillage électrique


- Disjoncteur
- Sectionneur
- Interrupteur
- Contacteur, relais

Les Harmoniques sur les réseaux


- Parasite électrique
- Définition et décomposition en série de Fourier d'un signal non sinusoidal
- Causes de création des harmoniques
- Impacts sur les réseaux électriques et récepteurs sensibles
- Méthodes de réduction des harmoniques

Voir aussi


- Centrale électrique
- Électronique

Liens externes


- [http://www.stielec.ac-aix-marseille.fr Génie électrique]
- [http://sitelec.free.fr Sitelec] catégorie:électrotechnique

Discipline

Il convient de distinguer entre « la » discipline et « une » discipline.

La discipline en tant que concept pour la recherche

Afin de produire un discours positif qui enrichisse la noosphère, le chercheur doit discipliner (i) sa capacité à construire des dispositifs pour la recherche (ii) l’usage de sa perception (iii) la traduction de sa perception en discours, schémas, etc. On emploiera plutôt le synonyme de « pratique rationnelle de la recherche ».

Une discipline est un système organisé d’êtres humains et de pratiques de recherche

On parle ainsi de discipline scientifique ou de discipline littéraire. Un certain nombre de disciplines sont entre les deux genres et Michel Foucault en particulier propose le terme de discipline positive – par opposition par exemple à discipline religieuse. Le sens commun associe une discipline à un objet. Par exemple la sociologie s’occupe de la société, la psychologie de la pensée, etc. Ceci est la généralisation de ce qui a pu se passer au début des sciences de la nature : la physique s’occupe de phénomènes mécaniques, thermiques, etc.; la chimie s’occupe de la décomposition et de la recomposition de la matière – définition caricaturale nécessaire ici. Mais rapidement la recherche a découvert l’absence de frontière et la nécessité de développer par exemple des disciplines pour le physico-chimique ou le chimio-biologique. Une discipline est définie par l’ensemble des référentiels qu’elle utilise pour étudier un ensemble d’objets (dans la matrice ci-dessous, les pratiques sociales et individuelles sont des exemples d'objets). Image:discipline_objet.png Par exemple la sociologie va étudier telle dimension des pratiques sociales, la psychologie telle autre dimension des mêmes pratiques sociales dont le champ n'est donc pas « réservé ». L'anthropologie va étudier telle dimension des pratiques individuelles et la psychanalyse telles autres dimensions. Raymond Aron défini la sociologie comme « ce que font les sociologues ». Beaudoin Jurdant souligne que « depuis l'invention de l'expression « économie politique » par Antoine de Montchrestien en 1615, on en trouve pratiquement une définition par auteur. » Au début de la création d’une discipline les chercheurs qui la créent doivent faire un effort important de définition afin d’obtenir la reconnaissance par les organismes idoines (selon les pays, CNU, CNRS, etc.). Puis la discipline va étendre ses champs d’intervention avec des arbitrages vis à vis les disciplines voisines.

Bibliographie

Jurdant, Baudouin, 1999, Le désir de scientificité, Alliage Numéro 41-42 [http://www.tribunes.com/tribune/alliage/41-42/Jurdant_41.htm]

Technologie

.]] Le mot technologie possède deux acceptions de fait : # Étymologiquement et historiquement : l'étude des techniques. On dit alors la technologie. # De plus en plus fréquemment, un ensemble des méthodes et techniques autour de réalisations industrielles formant un tout cohérent. On parle alors dune technologie. Elle ne se confond pas dans cette seconde acception avec la technique :
  - Si sur une voiture vous utilisez un procédé d'avance à l'allumage de votre invention
il s'agit d'une simple technique.
  - Un moteur à explosion d'automobile est quant à lui issu d'une technologie qui évolue depuis un siècle et demi.
  - En revanche, l'automobile dont l'existence s'accompagne de constructeurs, de routes, d'autoroutes, de stations-services, de garages, de parkings, etc. constitue un ensemble de technologies.
Les sciences de l'ingénieur ont à couvrir l'étude des technologies pertinentes à leur discipline. Dans une même branche, celles-ci changent avec le temps.
- On brocardait beaucoup l'École centrale en 1968 parce que l'on y enseignait encore le tube électronique et la machine à vapeur tandis que son cursus n'intégrait ni l'informatique ni même les statistiques.
- Guy Deniélou, fondateur de l'Université de Technologie de Compiègne, propose de définir la technologie comme «
le nom que prend la science quand elle a pour objet les produits et les procédés de l'industrie humaine».
- On peut aussi se contenter de la formulation du
dictionnaire, qui la définit comme Étude des techniques, des machines, des outils, etc., employés dans l'industrie, qui est plus concise et sans doute plus claire, même si elle est un peu moins précise. À cause de son aspect porteur, le mot est parfois galvaudé par les services de marketing des entreprises. Ainsi, ClearType est présentée comme une technologie alors que ce n'est qu'une technique, bien qu'elle soit fort ingénieuse, et on voit mal comment elle pourrait ne pas le rester. En revanche le Wi-Fi est bien aujourd'hui pour sa part une technologie.

Haute technologie et compétitivité économique

Pour les technologies fondées sur des percées scientifiques récentes on parle habituellement de haute technologie ou nouvelles technologies. Ce domaine peut ou non apporter un avantage compétitif aux entreprises et zones géographiques (pôle de compétence) qui ont su y acquérir une avance : tout dépend du rapport performances/prix offert par l'avance en question, ainsi que de son triangle couts/délais/qualité. Les exemples de sociétés ayant pris des faux-départs pour avoir eu trop d'avance sur le marché (Viatron, Exidy, Archimedes, AIXtron...) semblent tout aussi spectaculaires que celles de sociétés ayant acquis au cours du temps une position dominante sans être arrivées pour autant premières chronologiquement sur le marché (IBM face à UNIVAC, par exemple) : être le premier procure des:

Avantages


- pas de concurrence

Inconvénients


- Les techniques sont jeunes et mal connues: il faut essuyer techniquement des plâtres, entreprendre un effort d'information des clients potentiels.
- Les standards ne sont pas établis, ce qui peut obliger ensuite à de coûteuses reconversions pour mettre sa production en conformité.

Exemple


- C'est pour s'être équipée avec
retard en téléphone que la France a pu se doter rapidement d'un réseau totalement temporel (multiplexé) sans être trop handicapée par le poids d'un trop gros existant en équipement spatial.
- La forte implantation du Minitel en France a pendant plusieurs années retardé l'arrivée massive d'Internet dans les foyers français.
- La nécessité d'amortir la très coûteuse technique
à miroir tournant pour ses imprimantes à laser a fait perdre à IBM ce marché au profit de Canon et Xerox qui sont partis plus tard sur une idée de diodes laser fixes.
- Cette même compagnie dut abandonner en cours d'études sa
technologie FS qui n'eut que quelques retombées ultérieures sur certains produits dans le cadre des technologies existantes (imprimantes à laser, mémoires de masse à changement automatique, usage généralisé des bases de données relationnelles au système de fichiers, etc.).
- L'avance de l'Angleterre et de la France dans le domaine du
transport civil supersonique (Concorde) s'est révélée financièrement désastreuse.
- Celle de l'Europe dans le domaine du transport aérien (Airbus) ou des lanceurs de satellites (Ariane) ont en revanche constitué de francs succès.

Conclusion

Bref, l'avance technologique ne peut donc en aucun cas être considérée comme la
balle d'argent qui fait gagner à tous les coups. Elle ne constitue qu'un facteur d'appréciation parmi d'autres. L'important est moins de suivre une mode (coûteuse vu les investissements) que d'anticiper le moins mal possible les besoins actuels et à venir. Des technologies actuellement émergentes, mais dont on ne connaît pas bien en 2004 l'avenir sont par exemple :
- les micromachines
- les calculateurs quantiques
- la thérapie génique

Automatique

:Informatique industrielle ~ Informatique embarquée ~ Automate ~ Grafcet ~ GEMMA

Biologie

:Médecine ~ Biotechnologie - Agronomie

Chimie

:Pétrochimie ~ Pharmacie ~ Phytosanitaire
:La pile à combustible

Communication

:Télécommunication ~ Téléphone ~ Internet ~ Radiodiffusion ~ Télévision ~ Radioamateur ~ Imprimerie ~ livre ~ Journal ~ (voir aussi NTIC)

Informatique

:Ingénierie informatique ~ Informatique industrielle ~ Génie logiciel ~ Informatique embarquée ~ Micro-informatique ~ Réseau informatique ~ Internet ~ Ordinateur ~ Électronique numérique ~ (voir aussi NTIC)

Technique d'affichage

:Affichage mécanique ~ Projection lumineuse ~Tube cathodique ~ Affichage plasma ~ diode électroluminescente ~ Cristaux liquides~ Encre électronique

Ingénierie financière

:Calcul stochastique ~ Capital risque ~ Marchés dérivés ~ Titrisation,

Matériaux

Matériaux métalliques

Fer et alliages de fer


- Acier
- Acier inoxydable

Métaux et alliages non ferreux


- Cuivre et alliages
  - Laiton
  - Bronze
- Aluminium et alliages (appelés également alliages légers)
  - Alliages d'aluminium pour corroyage

Matériaux minéraux


- Verre
  - fabrication ~ floats
  - traitements ~ « glass coating »

Matériaux organiques


- Papier
  - Histoire de la fabrication du papier
  - Caractéristiques mécaniques du papier
  - Machine à papier
- Textile
- Plastiques
- Composites
- Bois

Autres concepts concernant les matériaux


- Matériaux utilisables pour le frottement
- Nanomatériau

Mécanique industrielle, électrotechnique

Généralités

Ajustement ~ Amortissement ~ Isostatisme ~ Rhéologie ~ Tribologie, frottement, usure, lubrification ~

Techniques nucléaires

Centrale nucléaire ~ moteur atomique

Production, distribution et utilisation de la vapeur

Machine à vapeur

Énergie hydraulique

Énergie pneumatique ~ Turbine

Électrotechnique

Centrale électrique ~ Pile à combustible ~ Alimentation électrique ~ Éclairage ~ Électroménager ~ Moteur électrique ~ Générateur électrique ~ Protection électrique

Moteurs thermiques

Moteur à combustion interne ~ Moteur à combustion externe ~ Moteur à réaction

Technique des gaz et du vide, réfrigération

Réfrigérateur ~ Technique du vide

Technique des fluides

Pompes

Obtention des pièces brutes

Emboutissage ~ Extrusion ~ Fonderie ~ Forge ~ Frittage ~ Moulage ~ Soudure ~ Traitement thermique ~ Traitement de surface ~Filage

Composants mécaniques, transmissions, manutention, ...


- Ajustage
- Assemblage
- Assemblage mécanique : anneau élastique ~ frettage
- Ressort ~

Finition des pièces mécaniques par enlèvement de matière

Usinage ~

Mécatronique

(Lien: Mécanique & Électronique) :Capteur ~ Actionneur ~ Effecteur

Physique appliquée

:Électronique ~ Électricité ~ Électrotechnique ~ Génération d'électricité

Son


- Supports audio (CD, mini-disc, cassette, vinyle, SACD, DAT, la radio, les cylindres)
- Normes audio (MP3, OGG, AAC, WMA, AIF, WAV, CDA, AIFF, MIDI, Hi-Fi, DDD-ADD-AAD, stéréo-mono, la FM...)
- Connectique audio (cinch-RCA-ligne, XLR-canon, jack, DIN-midi...)

Transport

:Automobile ~ Aviation ~ Aéronautique ~ Transport ferroviaire ~ Escalier mécanique ~Tapis roulant ~Ascenseur ~ Véhicule propre ~ Logistique ~ Marine marchande ~ Transport maritime :Liste des articles sur les transports

Liens externes

Mécanique industrielle (site de Patrick Dumont) [http://www.mecaniqueindustrielle.com]

Voir aussi


- Normalisation
- Education
  - Technologie au collège
- Évaluation de technologie
- Économie du savoir Catégorie:Technologie ja:工業 ko:기술 ms:Teknologi th:เทคโนโลยี


Domestique

Domestique (du latin domesticus) se dit de tout ce qui concerne le domicile (mot dérivé, comme domestique du latin domus la maison). Domestique est soit un adjectif qualificatif, soit un nom, masculin ou féminin.
- Les travaux domestiques ne sont généralement pas prisés des hommes qui les délèguent fort volontiers aux femmes. Lorsque ceux-ci ou celles-ci ont suffisamment de moyens financiers pour pouvoir rétribuer un(e) ou plusieurs domestiques, ils confient à ces derniers le soin de s'aquitter de ces tâches jugées ingrates et pourtant nécessaires. Domestique ayant une connotation péjorative tend à être remplacé par la périphrase « employé de maison ».
- Un animal domestique est un animal généralement apprivoisé depuis longtemps (domestiqué) qui vit sous le même toit que son propriétaire (animaux de compagnie) ou qui est élevé dans un but économique (animaux de ferme). Le cas de la mouche domestique (Musca domestica) est cependant particulier, l'adjectif retrouvant son sens primitif. Domestique tend de plus en plus à être employé dans le sens de « propre à un pays, national, intérieur », sous l'influence d'une acception élargie de l'anglais domestic, dans des expressions telles que : marché domestique (marché national), vols domestiques (vols intérieurs)... (cf. anglicisme insidieux)

Industrie

Généralités


- L'industrie est l'ensemble des activités humaines tournées vers la production de biens et de services.
- L'industrie sous-entend une certaine division du travail, contrairement à l'artisanat où la même personne assure théoriquement l'ensemble des processus : étude, fabrication, commercialisation, gestion.
- Cela implique aussi une notion d'échelle, on parle de « quantités industrielles » lorsque le nombre de pièces identiques atteint un certain chiffre.

Histoire de l'industrie

L'émergence de nouvelles technologies et les énergies disponibles ont profondément bouleversé l'industrie au cours des révolutions industrielles. Celles-ci ont marqué des étapes décisives dans l'histoire de l'industrie.

Préhistoire

La préhistoire voit l'apparition des premières activités humaines qui peuvent être qualifiées d'industrielles, en excluant celles qui sont liées à l'agriculture.
- L'homme préhistorique a besoin de nourrir sa famille, de se protéger des intempéries, des animaux sauvages, de ses ennemis : ce sont les premières motivations des activités qu'il exerce, dans le cadre des familles et des tribus où, très tôt, une spécialisation a dû exister, en fonction du sexe ou des aptitudes particulières de chacun.
- Le terme de préhistoire n'a pas la même signification, en termes de chronologie, d'une civilisation ou d'un peuple à l'autre.
- L'homme se préoccupe davantage d'activités intellectuelles ou abstraites lorsque les besoins essentiels sont satisfaits. Même si quelques communautés comme certains moines, ermites voire tribus savent concilier la satifaction minimale des besoins de base et leurs vie spirituelle.
- Les plus anciens témoins de l'activité humaine sont les objets en matériaux peu destructibles : ce sont les outils et armes en pierre, d'abord taillée, puis polie.
- Il est vraisemblable que d'autres techniques utilisant des matériaux végétaux on été développées très tôt, mais les témoins en ont disparu.
- La découverte des possibilités du feu a été la source de plusieurs progrès : métallurgie (du bronze puis du fer), poterie, eux-mêmes à la source d'autres développements.

Antiquité


- La poterie fut l'une des plus importantes industries de l'Antiquité. La production d'ateliers tels que La Graufesenque et Lezoux en témoigne. Dans ses ateliers, plusieurs dizaines de milliers de vases pouvaient en effet être cuits à chaque fournée.
- La filature se développe dès cette époque autour de fibres végétales (genêt, etc.) ou animales(laine de moutons, etc.). La toile de genêt, tissu servant à confectionner entre autres des vêtements et des voiles de navires, est fabriquée par les Romains et les Carthaginois à l'aide de fibres de genêt d'Espagne.

Moyen Âge

De nouvelles techniques apparaîssent au Moyen Âge, et avec elles de nouvelles productions. Le voit par exemple l'apparition de l'utilisation du charbon comme combustible. L'industrie drapière se développe en Flandre. Les nombreuses guerres nécessitent une production importante dans certains domaines, ainsi, le Clos des Galées à Rouen constituait un grand arsenal de la royauté française - dans les années 1340 il parvient à livrer des projectiles (arc et arbalètes) par dizaines de milliers, des armes et armures par dizaines, voire par centaines. La construction de châteaux forts ou de cathédrales associait des centaines d'hommes sur les chantiers. La principale innovation « industrielle » du Moyen Âge est la généralisation du moulin, découvert à la fin de l'Antiquité, qui assujettit la force de l'eau ou du vent : il y a certes les moulins pour le blé, mais les moulins trouvent d'autres usages : moulin à fouler ou fouleret, moulin à tan, à papier, etc.

Renaissance

La Renaissance a été plutôt marquée par un renouveau de l'artisanat lors de la construction et de l'embellissement des châteaux voulu par les princes et les rois ; seules les industries de l'armement et des apparats (vêtements, tentures, tapis, porcelaines) prospérèrent vraiment.

Période moderne

En France, Jean-Baptiste Colbert développe les manufactures dont les Gobelins, la manufacture d'armes de Saint-Étienne, Beauvais pour les tapisseries (1644), Aubusson pour les tapis, Reuilly abrite une « manufacture de glaces, cristaux et verre » – qui deviendra Saint-Gobain –, la bonneterie à Troyes, la draperie à Abbeville, la papeterie à Angoulême. La faïence a alors remplacé la céramique et de grands centres de production sont créés comme la manufacture de Rouen.

et

L'âge industriel est aussi important que l'apparition de l'agriculture au Néolithique ; il y apparaît en effet une idée de rupture avec le passé. L'âge industriel est caractérisé par une croissance durable et irréversible de la production industrielle, accompagnée de transformations dans l'organisation de la production et dans les sociétés. Les créations de manufactures se poursuivirent au XVIIIe siècle : une manufacture de porcelaine s'établit au château de Vincennes avant de déménager à Sèvres où elle se fera une réputation. Malgré les crises difficilement reçues par les contemporains, la tendance générale de la période 1790-1939 est caractérisée par l'expansion. La première révolution industrielle commence aux alentours de 1790, pour se terminer aux prémices de la seconde révolution industrielle. Les inventions motrices de cette période sont liés à la vapeur et au charbon ; son centre d'activité principal est le Royaume-Uni, puis, quelques décennies plus tard, la révolution industrielle touche la France, et enfin l'Allemagne. La deuxième révolution industrielle commence aux alentours de 1850, et s'arrête aux environs de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les inventions principales de cette période ont un rapport direct avec l'exploitation des découverte en électricité. Trois facteurs ont permis à cette deuxième révolution industrielle d'aboutir :
- La révolution technologique (Henri Bergson parle de « poussée inventive » du ). Ce sont des inventions essentiellement européennes. De nouveaux modes de production apparaissent, ainsi que de nouvelles formes de transport (chemin de fer) et de communication (télégraphe, téléphone). Les matériaux utilisés ne sont plus les mêmes.
- L'accumulation du capital. Puisque la richesse se fonde sur les investissements, on pense à aller chercher l'argent chez les particuliers : c'est ainsi que les actions pour des petits porteurs (dites « gouttelettes du capital ») deviennent plus courantes au États-Unis ; ailleurs, cela reste marginal. De plus, la création et le développement des banques de dépôt favorisent aussi la croissance.
- La réorganisation des entreprises, avec deux modifications majeures : dans la structure, et dans l'organisation du travail.
  - Structurellement, on passe d'un atelier familial à l'usine (plus de 50 personnes), et à la grande firme. On tente de mieux maîtriser les coûts : la maîtrise s'étend de la matière brute au produit fini, et de nouveaux modes de gestion du marché apparaissent. Un trust est une compagnie avalant de petites entreprises (qui perdent leur indépendance) tandis qu'un cartel est une alliance d'entreprises (généralement placées sur le même segment de marché), ces dernières restant autonomes.
  - Dans l'organisation du travail une nouvelle notion apparaît : l'organisation scientifique du travail (OST), avec deux idées : le fordisme et le taylorisme, qui introduisent la production en série, le minutage du travail, et le travail à la chaîne.

et début du


- Des découvertes fondamentales dans le domaine de la physique nucléaire, permettent des évolutions en cascades dans les technologies de l'électronique. Ces nouvelles technologies accélèrent, voir autorisent, la résolution de certains problèmes posé aux ingénieurs de recherche en industrie.
- L'énergie nucléaire est le pur produit de ces progrès croisés et complémentaires.
- La révolution numérique liée à l'informatique, liée elle même à l'électronique, apporte une souplesse accrue dans la gestion des procédés, et génère des retombées dans tous les domaines de l'activité humaine.
- Biotechnologies
- L'expression industrie de la langue est apparue dans les années 1980 pour désigner les entreprises travaillant dans le domaine du traitement automatique des langues ou de la linguistique informatique. Les 3cycles technologiques selon C.Stoffaes : - vapo-textilier - carbo-ferroviaire - sidéro-mécanique LE TEXTILE Production GB x 3 et X° x 10 entre 1784 et 1803 1733 : Flying shuttle de J.Kay 1765 : Spinning jenny de Hargreaves 1768-9 : Water frame de R.Arkwright 1779 : mule jenny de S.Crompton 1784 : métier à tisser mécanique de Cartwright 1791 : un des 1ers mouvements sociaux (artisans-tisserands) LA METALLURGIE ET SIDERURGIE 1709 : A.DArby substitue cahrbon de terre au cahrbon de bois 1783-4 : puddlage de Cort 1785 : 5000T de fonte /an avec 1500 ouvriers dans usines du Creusot 1799 : 1er pont métallique du monde 1830-50’s en GB : métallurgie devient 1er LS 1856 : convertisseur de Bessemer 1871 : 1ère usine dont les charpentes sont en métal (choco Meunier à Noisiel) 1873 : Pont de Brooklyn 1889 : Tour Eiffel MECANIQUE ET MACHINES ET OUTILS 1690 : D.Papin montre les ressources de la vapeur d’eau 1705 : Newcomen 1769 : Machine à vapeur de J.Watt 1781 : brevet 1830 : 15 000 machines à vapeur en activité au RU 3000 en France 1000 en Prusse 1870 : machines à vapeur font le travail de 40 M d’hommes PHYSIQUE CHIMIE 1879 : lampe à filament d’Edison 1883 : Deprez permet le transport du courant Etude du chlore de Berthollet 1777 : 1ère usine produisant de l’eau de javel 1791 : fabrication de la soude industrielle par Leblanc 1867 : nitro-glycérine de Nobel 1860 : 1ère usine Bayer --> 1899 : aspirine LE PETROLE 1886 : 1er véhicule à essence par Bens puis perfectionné par Daimler 1897 : Diesel invente les moteurs utilisant les résidus de distillation du pétrole 1ers puits de pétrole ds 1860’s au Texas LE MONDE DES MANUFACTURES début XVIIIème : Saint-Gobin emploie 1500 ouvriers LES 1ERES USINES 1793 : usine d’Oberkampf est le plus grand batiment industriel de France 1850 : 98% des établissement industriels ont moins de 50 salariés Usine Schneider du Creusot : 3250 ouvriers en 1850 12 500 en 1870 EVOLUTION DE LA LEGISLATION DES ENTREPRISES GB : 1719 : Bubble Act --> interdit la création des sociétés de + de 6personnes : abrogé en 1825 1837 : Chartered Act --> réserve à la couronne GB le droit d’autoriser ou non la création de sociétés par action => joint stock corporations (~ SA) 1856 : Joint Stock companies act : libère totalement la création de sociétés par action => basculement vers le libéralisme FR : 1863 : loi autorise les SARL 1867 : loi qui dispense de l’autorisation gouvernementale la création des sociétés par action (1870 pour l’Allemagne) LES CHIFFRES DE L’URBANISATION XIXeme siecle : Usa au 1er rang mondial de taux de croissance urbaine (4.5% /an) 1910 : nb brut de citadins : 39 M aux USA (42% pop totale) 32 M All 31 M RU 15 M Fr LES VILLES DE L’INDUSTRIE Liévin : 1500 hab en 1866 25 000 hab en 1911 Milwaukee : 1700 hab en 1840 21 000 hab en 1850 (après gare) Chicago : moins de 5000 hab en 1840 1M hab en 1890 “Porkopolis”, “the butcher of the world” Londres : pop x2 en 30ans --> 4M hab en 1880 Paris : regroupe un Français sur 10 --> 500 000 hab en 1800 + 3M en 1880 Berlin : +872% sur le XIXeme siecle LE CREUSOT, “SCHNEIDER VILLE” Pop en 1846 : 6000 hab 1875 : 25 000 hab (15 500 ouvriers Shneider) LE DEVELOPPEMENT D’UNE “CLASSE OUVRIERE” “Lumpen prolétariat” de marx CONDITION DE VIE ET DE TRAVAIL : LA MISERE OUVRIERE Chomage : 15% de chomage structurel au XIXeme siecle Lille en 1839 : 24 000 assistés sur les 80 000 hab Milieu XIXeme siecle : salaire d’un homme = 2femmes = 4enfants 1837 : 15% de moins de 13ans France : - dans 1840’s : industrie emploie + 200 000 enfants ouvriers - 1853 : salaire journalier moyen des petites et moyennes industries de 1.89 Franc Canuts lyonnais pour 16h de travail /jour : 560 Francs Structure du budget ouvrier dans 1880’s : 62% pour la nourriture 17% pour les vetements, linge... 12% pour logement 8% pour divers DE TIMIDES AMELIORATIONS GB : 1819 : limite à 9ans l’entrée dans les manufactures de coton 1825 : principe de la semaine anglaise (week end), appliqué vers 1890’s 1833 : Factory Act : interdit l’emploi d’enfants de moins de 9 ans Journée de travail : 9h pour les moins de 13 ans 12h-13h pour les 13-16ans Interdiction du travail de nuit pour les moins de 18ans FR : 1851 : loi Guizot pour les enfants 1893 : journée de 12h

et après...


- Fusion nucléaire
- Nanotechnologies

Les secteurs et les domaines

Traditionnellement, trois secteurs économiques principaux sont identifiés selon la nature de l'industrie : le secteur primaire concerne la collecte et l'exploitation directe de ressources naturelles (matériaux, énergie, et certains aliments), le secteur secondaire concerne les industries de transformation (agissant sur une matière) et le secteur tertiaire regroupe les industries du service (essentiellement immatériel : assurances, intermédiation, administration, nettoyage, etc.).

L'industrie et son environnement

Environnement physique

Exploitation des ressources naturelles Interférences avec le milieu naturel (occupation de l'espace, perturbation des équilibres physico-chimiques et écologiques, etc.) Rejets de produits et de chaleur, pollution

Environnement économique


- Flux financiers autour de l'entreprise :
  - Finance - Banques - Crédit - Capital - Actionnaires - Investissement
  - Fiscalité - Impôt sur les sociétés
- Partenaires :
  - Fournisseurs - Clients - Sous-traitance
- Marchés des produits et services utilisés - Cours des matériaux

Environnement social


- Main d'œuvre
- Ouvrier
- Employé
- Technicien
- Maîtrise
- Cadre
- Management
- Ressources humaines
- Patron
- PDG
- Actionnaire

Le processus industriel


- Conception, Design, Études
- Production, productique
- Logistique
- Gestion des ressources humaines
- Sécurité, Prévention, Gestion des risques
- Gestion de la qualité
- Comptabilité
- Contrôle de gestion

Les aspects juridiques

Dans toute forme d'industrie on retrouve un procédé, une méthode de production. Souvent, leurs inventeurs cherchent à les protéger pour éviter que d'autres ne viennent les concurrencer. C'est en partant de ce principe de propriété intellectuelle qu'ont été mis au point un certain nombre d'outils utilisés pour protéger un procédé, comme le brevet. Ensuite, entre le fournisseur et le client apparaît la notion de contrat, qui fixe par écrit les termes d'un accord (commercial, d'assistance technique, de formation...).

Articles connexes


- Entreprise
- Économie
- [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Catastrophe_industrielle Catégorie:Catastrophe industrielle] Catégorie:Industrie ja:産業 simple:Industry

Magnétisme

=Magnétisme : introduction= Nous allons nous intéresser à une interaction qui apparait entre courants électriques, c'est à dire entre charges électriques en mouvement. c'est le domaine du magnétisme.

Expérience d'Oersted (1820)

En 1820, Oersted montre qu'à proximité d'un fil rectiligne parcouru par un courant électrique, l'aiguille d'une boussole dévie. Le déplacement de charges électriques crée un champ magnétique.

Caractéristiques du champ magnétique \vec B \,.

Il règne un champ magnétique lorsque une aiguille aimantée prend une direction déterminée. - direction : celle de l'aiguille aimantée qui le détecte. - sens : choisi selon le sens sud-nord de l'aiguille aimantée. - norme. unité SI : le Tesla (T). =Magnétisme dans la matière=

Description macroscopique

Un solénoïde (enroulement cylindrique) parcouru par un courant d'intensité I \, crée un champ magnétique noté \vec B_0 \, . Si, à l'intérieur de ce solénoïde on place un matériau, on constate une modification du module du vecteur champ magnétique que l'on notera maintenant \vec B \,.
Remarque : Dans certains ouvrages anciens ou certains livres techniques \vec B \, est appelé vecteur induction magnétique

Excitation magnétique

center On pose : \vec H = \frac, avec \mu_0 \, : perméabilité du vide.

Perméabilité et susceptibilité magnétiques

La présence du matériau modifie le champ magnétique. On pose :
- \vec B = \mu . \vec H avec \mu \, : perméabilité magnétique du matériau
On définit par \vec M \, le vecteur aimantation acquise par la matière
- \vec M = \chi . \vec H avec \chi \, : susceptibilité magnétique du matériau

  - d'où :\vec B = \mu_0 ( \vec H + \vec M) = (1 + \chi ) \vec B_0 On pose aussi :
- \mu_r = \frac = (1 + \chi ) avec \mu_r \,: perméabilité relative du matériau.

Classification des effets magnétiques


- Diamagnétisme : matériaux pour lesquels \chi \,est négatif mais toujours extrèmement faible : de l'ordre de 10- 5
- Paramagnétisme : matériaux pour lesquels \chi \,est positif mais toujours très faible : de l'ordre de 10- 3
- Ferromagnétisme et ferrimagnétisme : matériaux pour lesquels \chi \, est positif et très grand : il peut atteindre 10 5 ! En électrotechnique seuls ces matériaux sont importants car ils sont les seuls à produire des augmentations du champ magnétique qui sont significatives (voir ci-dessous).

Origine microscopique du magnétisme

Mouvement des électrons

Le mouvement des électrons dans le nuage électronique est responsable de l'existence d'un magnétisme dit orbital, alors que la rotation sur eux-mêmes est responsable du magnétisme de spin. Il n'est pas possible d'ignorer l'aspect quantique de ces phénomènes : en 1919, dans sa thèse de Doctorat, J. H. van Leeuwen prouva qu'il était impossible d'expliquer le magnétisme uniquement à l'aide de l'électrodynamique de Maxwell et de la mécanique statistique classique.

Origine du diamagnétisme

L'effet d'un champ magnétique est de donner à l'ensemble du mouvement électronique une vitesse angulaire de rotation autour de la direction du champ magnétique appliqué : phénomène classique d'induction. Ce moment magnétique induit est proportionnel au champ appliqué et s'oppose à ce dernier. C'est l'origine du diamagnétisme qui est donc un phénomène tout à fait général mais qui peut être masqué par les autres phénomènes dont l'effet est plus important.
Remarque : On emploi le terme de diamagnétisme parfait pour désigner le comportement des supraconducteurs qui créent en leur sein des courants induits qui s'opposent à toute variation de champ magnétique. Cette propriété est utilisée pour produire la lévitation magnétique des supraconducteurs.

Origine du paramagnétisme

Lorsque les atomes possèdent leur propre moment magnétique permanent, le diamagnétisme (toujours présent) est masqué par le paramagnétisme. Sous l'effet d'un champ magnétique extérieur, Ces atomes, petits aimants permanents, s'orientent selon le champ appliqué et l'amplifient. Ce phénomène est limité par l'agitation thermique et dépend fortement de la température : (loi de Curie : \mathbf = C \cdot \frac \,)
Ce phénomène est lié à l'existence du spin de l'électron.
- Pour les atomes : Un atome dont les couches électroniques sont totalement remplies ne possède pas de moment magnétique. Lorsque les couches sont incomplètes, il y a toujours un déséquilibre qui produit un moment magnétique de spin.
- Pour les solides cela peut être très différent : les électrons externes participent aux liaisons chimiques. Dans les liaisons covalentes les électrons appariés sont de spin opposé. Les ions des cristaux ioniques ont des couches complètes. On peut donc avoir une disparition du magnétisme propre. L'existence du paramagnétisme subsiste pour les solides composés d'atomes ayant des couches électroniques internes incomplètes : métaux de transitions et Lanthanides (terres rares) par exemple. =Ferromagnétisme= C'est la propriété qu'ont certains corps de s'aimanter très fortement sous l'effet d'un champ magnétique extérieur, et pour certains : les aimants (matériaux magnétiques durs) de garder une aimantation importante même après la disparition du champ extérieur.

Corps ferromagnétiques

Pour l'usage industriel, seul le Fer, le Cobalt et le Nickel sont ferromagnétiques. Certaines terres rares (Lanthanides dans la classifiation périodique) sont également ferromagnétiques à basse température.
En ce qui concerne les alliages, la situation est très complexe : Certains alliages de Fer et de Nickel ne le sont pas alors que l'alliage d'Heussler, constitué uniquement de métaux non ferromagnétiques (61 % Cu, 24 %Mn, 15 % Al), est ferromagnétique.
Enfin, il faut ajouter les ferrites dont la composition est de la forme (MO ; Fe2O3) ou M est un métal divalent et dont le représentant le plus ancien est la magnétite Fe3O4 (FeO ; Fe2O3) du nom de la ville de Magnésie, en Asie Mineure.

Courbe de première aimantation

center

Cycles d'hystéresis

Lorsque l'on a magnétisé un échantillon de matériau jusqu'à la saturation et que l'on fait décroître l'excitation H, on constate que B décroît également mais en suivant une courbe différente qui se situe au dessus de la courbe de première aimantation. Ceci est le fait d'un retard à la désaimantation. On dit qu'il y a hystéresis
- Lorsque H est ramené à 0, il subsiste un champ magnétique Br appelé champ rémanent (du latin remanere, rester). Pour annuler ce champ rémanent, il est nécessaire d'inverser le courant dans le solénoïde, c’est-à-dire d'imposer à H une valeur négative. Le champ magnétique s'annule alors pour une valeur de l'excitation Hc appelée excitation coercitive.

Matériaux magnétiques doux

hystéresis Ce sont en général des matériaux doux mécaniquement.
Ces matériaux ont des cycles très étroits : l'excitation coercitive ne dépassse pas 100 A.m- 1. Ils possèdent une grande perméabilité

Quelques exemples :
- SuperMalloy (Fer, Nickel, Molybdène, ...) : Hc = 0,16 A.m- 1 ; Br = 1,2 T (l'un des plus doux).
- Fer + 3 % de Silicium, grains orientés : Hc = 8 A.m- 1 ; Br = 1,0 T

Les matériaux magnétiques doux sont utilisés pour réaliser des électroaimants (leur aimantation doit pouvoir facilement être annulée) ou des circuits magnétiques fonctionnant en régime alternatif (machines électriques, transformateurs), car ce phénomène d'hystérésis est responsable de pertes d'énergie.

Matériaux magnétiques durs

Contrairement aux précédents, les cycles sont extrêmement larges : plusieurs centaines de kA.m- 1. Il est impossible de les dessiner dans un même repère que les précédents. center Certains de ces matériaux à base de terres rares (alliages samarium-Cobalt ou Néodyme-Fer-Bore), ne se désaimantent pas, même lorsqu'on annule le champ magnétique interne (l'excitation vaut alors HcB). Pour annuler (en fait inverser) l'aimantation, il est nécessaire de fournir une excitation magnétique que l'on appelle HcM : excitation de désaimantation irréversible.
L'application de ces matériaux est la réalisation d'aimants permanents de très forte puisssance.

Origine microscopique du ferromagnétisme

La théorie des intégrales (ou interactions) d'échange proposée par Heisenberg en 1928 constitue le fondement théorique des explications de ce phénomène. Lorsqu'un solide est constitué d'atomes paramagnétiques (chaque atome peut être assimilé à un petit aimant), il se produit un couplage entre ces derniers.

Ferromagnétisme

Lorsque les atomes sont éloignés les uns des autres dans la structure cristalline, le couplage favorise un alignement de ces aimants élémentaires. C'est le cas du Fer α (structure cubique centrée), du nickel, du cobalt et, plus faiblement, de certains métaux de la famille des terres rares comme le Gadolinium. Quelques alliages dont les mailles sont grandes peuvent avoir cette propriété.

Antiferromagnétisme

Lorsque les atomes sont plus proches les uns des autres, comme c'est le cas pour le Chrome ou le manganèse, la configuration la plus stable correspond à des aimants en antiparallèle. Il n'y a alors plus d'aimantation apparente à grande distance car chaque aimant élémentaire est compensé par son voisin.

Ferrimagnétisme

Il s'observe dans des matériaux comportant deux types d'atomes différents, produisant chacun des aimants élémentaires de force différente et orientés en tête-bêche.

Domaines de Weiss

Lorsqu'un matériau est ferro ou ferrimagnétique, il est divisé en domaines, appelés domaines de Weiss, à l'intérieur duquel l'orientation magnétique est identique. Ce domaine se comporte alors comme un aimant. Ces domaines sont séparés par des parois dites parois de Bloch.
- Ces domaines n'existent pas lorsque les dimensions du matériau sont très faibles (quelques nm). Ces matériaux sont dits nanocristallins.
- Le déplacement de ces parois est responsable des phénomènes d'hystérésis. =Autres usages=

Informatique

Dans le domaine des interfaces graphiques, le magnétisme est la faculté d'un élément graphique à se « coller » à un autre lorsque la distance les séparant (généralement calculée en pixels) est suffisamment réduite. Ceci aide à harmoniser l'apparence, par exemple en permettant beaucoup plus facilement des alignements d'objets.

Pair-à-pair

(À faire, à partir de trafficmagnet) = Voir aussi =
- aimant
- électroaimant
- champ magnétique
- Magnétisme animal Catégorie:Physique Catégorie:Électrotechnique Catégorie:Électromagnétisme ja:磁性

Force électromotrice

Lorsque le flux du champ magnétique qui traverse un circuit conducteur varie au cours du temps, il apparaît dans ce circuit une tension. La tensions ainsi créée est orientée de façon à générer des courants s'opposant à la variation du flux. On dit donc qu'elle s'oppose à la variation du flux. Cette tension est aussi appelée force électromotrice.
La variation du flux du champ magnétique peut avoir deux causes (non exclusives) :
- Soit le circuit est soumis à un champ fixe mais on le déforme ou on l'oblige à tourner (cas des machines à courant continu).
- Soit le circuit est immobile et l'intensité du champ magnétique varie ou tourne (cas des alternateurs).

f.e.m. et f.c.e.m.

La distinction entre force électromotrice et force contre-électromotrice est artificielle : le phénomène physique est unique.
- Si le courant, qui circule effectivement dans le conducteur, le fait selon le sens qui lui permet de s'opposer à la variation de flux alors on dit que l'on a affaire à une f.e.m. : cette f.e.m. est (parfois en partie) génératrice du courant qui circule.
- Si le courant circule dans l'autre sens, on peut la nommer force contre-électromotrice (mais ce n'est pas une obligation) car elle tend à s'opposer à la circulation du courant. Ce courant en sens inverse ne peut exister que s’il existe une autre source de tension dans le circuit qui s'oppose à la f.c.e.m.et qui délivre une valeur de tension supérieure à cette dernière.

f.e.m. et équations de Maxwell

L'existence de la f.e.m. découle de l'une des équations de Maxwell, l'équation de Maxwell - Faraday La forme locale de cette équation est :
rot \vec E = - \frac Elle devient pour un contour conducteur C :
e = \oint_ E dl = - \frac
où e représente la f.e.m. Catégorie:Électricité

Représentation de Fresnel

La représentation de Fresnel est un outil graphique permettant d'ajouter, de soustraire, de dériver et d'intégrer des fonctions sinusoïdales de même fréquence. En physique, de nombreuses grandeurs peuvent être des fonctions sinusoïdales du temps (ou de l'espace) :
- courants, tensions, puissance (électricité)
- ondes :
  - lumière (onde électromagnétique)
  - son (onde de pression)
  - chaleur (onde de température)
  - élongation d'un ressort, vagues, ... (ondes mécaniques) Pour réaliser certains calculs, on peut être conduit à réaliser un certains nombres d'opérations avec ces grandeurs sinusoïdales :
- somme ou différence sont utiles en électrocinétique (loi des nœuds, loi des mailles) et pour les interférences (somme de deux ondes)
- dérivation ou intégration : pour appliquer l'équation caractéristique de certains dipôles (condensateurs, inductances) Le physicien pourra alors utiliser la représentation de Fresnel qui est un outil moins puissant mais plus visuel que les nombres complexes

Principe

A toute grandeur fonction sinusoïdale du temps d'expression : :g(t) = \hat G . \sin (\omega t + \varphi ), on fait correspondre un vecteur : :\vec G \, dont les caractéristiques sont les suivantes :
- Module G \, = amplitude \hat G \,(ou valeur efficace pour les courants et les tensions, voir remarque ci-dessous)
- Angle polaire \varphi \, = \varphi \,, phase par rapport à l'origine de la grandeur sinusoïdale

Cas particulier des courants et des tensions

Il est d'usage d'écrire ces grandeurs sous la forme : :g(t) = G \sqrt . \sin (\omega t + \varphi ) \,, G étant alors la valeur efficace du courant ou de la tension considérés et de choisir cette valeur pour module du vecteur de Fresnel associé. Ce n'est pas une obligation, mais le choix doit être le même pour toutes les grandeurs utilisées pour les calculs

Courant alternatif

Le courant alternatif est un courant électrique qui change de sens périodiquement. La forme la plus utilisée de courant alternatif est le courant sinusoïdal, essentiellement pour la distribution commerciale de l'énergie électrique. On doit distinguer :
- Les courants purement alternatifs dont la valeur moyenne (composante continue) est nulle, qui peuvent alimenter un transformateur sans danger.
- Les courant alternatifs à composante continue non nulle qui ne peuvent en aucun cas alimenter un transformateur

Historique

voir Histoire de l'électricité Aux États-Unis Nikola Tesla en 1882 conçoit l'alternateur triphasé. Parallèlement, en France, Lucien Gaulard invente le transformateur. Ces deux inventions permettent de surmonter les limitations imposées par l'utilisation du courant continu pour la distribution de l'électricité alors préconisée par Thomas Edison qui avait déposé de nombreux brevets en rapport avec cette technologie (et possédait des réseaux de distribution de courant continu) Les avantages apportés par le transport et la distribution de l'énergie électrique par courants alternatifs sont indéniables. L'industriel Westinghouse, détenteur des brevets, finit par l'imposer au USA.

Avantages

Contrairement au courant continu, les caractéristiques (tension/courant) du courant purement alternatif peuvent être modifiées par un transformateur à enroulements.
Dès qu'il existe une composante continue non négligeable, un transformateur est inutilisable. Grâce au transformateur :
- Le courant transporté par des lignes à haute tension subit des pertes par effet Joule beaucoup plus faibles. En divisant simplement par 10 l'intensité du courant transporté, on divise par 100 les pertes dues à la résistance des câbles électriques, la puissance dissipée dans une résistance étant proportionnelle au carré de l'intensité du courant.
- À puissance constante, on peut réduire fortement l'intensité d'un courant alternatif en augmentant sa tension.
- On abaisse ensuite la tension afin de fournir une alimentation en basse tension près du lieu de distribution, afin de garantir la sécurité des utilisateurs.

Les courants sinusoïdaux

soient x le nombre de divisions correspondantes à la période T et Sh durée du balayage sensibilité horizontale T= x
- Sh

Triphasés

Seul les alternateurs polyphasés sont susceptibles de fournir une puissance élevée. C'est le triphasée qui est utilisé pour le transport de l'électricité : L’alimentation électrique triphasée utilise trois câbles pour chacune des trois phases et un câble pour le neutre. Chacun des trois câbles est parcouru par un courant alternatif sinusoïdal déphasé de 120 degrés par rapport à chacun des deux autres câbles.Le neutre étant généralement relié à la terre, il n'est pas transporté, mais recréé aux endroits où cela est nécessaire. Catégorie:Électricité Catégorie:Électrotechnique ja:交流

Triphasé

Le triphasé est un système de trois tensions sinusoïdales de même fréquence qui sont déphasées entre elles de 120 ° ( 2 Π / 3). Si la fréquence est de 50 Hz par exemple, alors les trois phases sont retardées de (1/50)/3 seconde [soit 6,7 millisecondes]. Lorsque les trois conducteurs sont parcourus par des courants de même valeur efficace, le système est dit équilibré.

Distribution triphasée

Une distribution triphasée comporte 3 ou 4 fils
- Trois conducteurs de phase
- Un conducteur de neutre qui n'est pas systématique mais qui est souvent distribué.

Tensions simples

Les différences de potentiel entre chacune des phases et le neutre constituent un système de tensions triphasées notées généralement V (V1N, V2N ,V3N) et appelées tensions simples. Mathématiquement, on peut noter V1=V0.sin(2πf.t), V2=V0.sin(2πf.t + 2π/3) et V2=V0.sin(2πf.t + 4π/3) avec V0 la tension crête, f la fréquence et t le temps. On pose souvent ω=2πf.

Valeur efficace

La tension efficace est la tension qu'il faudrait donner en courant continu pour fournir la même énergie en une alternance du courant alternatif. Pour un sinus, la valeur efficace Veff vaut V0 / √2 et est plus simplement notée V. De même pour une intensité du courant: on divise par ce radical pour avoir la valeur efficace. Un courant noté I suppose par défaut que I est sa valeur efficace.

Tensions composées

Les différences de potentiel entre les phases constituent un système de tensions triphasées notées généralement U : (U12,U23,U31) et appelées tensions composées. Elles sont également sinusoïdales et leur tension crête vaut U0=V0 
-  √3. Mathématiquement, bien sûr, U12=V1 - V2. De même pour les deux autres.

Récepteurs triphasés

Un récepteur triphasé est constitué de 3 dipôles. Si ces 3 dipôles sont absolument identiques, le récepteur est dit équilibré.
Un récepteur triphasé peut être relié à l'alimentation de 2 manières : Image:Couplages triphasés.png Voir aussi transformation étoile-triangle =Intérêt du triphasé=

Intérêt pour le transport de l'électricité

Le transport en triphasé permet d’économiser du câble et de diminuer les pertes par effet joule : 3 fils de phases suffisent (le neutre n'est pas transporté, il est "recréé" au niveau du dernier transformateur). En effet, le déphasage entre chaque phase est tel que, pour un système équilibré, la somme des trois courants est supposée nulle ( si les trois courants ont la même amplitude, alors: cos(x) + cos(x+2Π/3) + cos(x+4Π/3)=0 ). Et donc, en plus de faire l'économie d'un câble sur les longues distances, on économise en prime sur les effets joules (un câble supplémentaire traversé par un courant impliquerait des pertes supplémentaires). On voit déjà là un grand intérêt à avoir choisi ces déphasages !

Intérêt pour la production de l'électricité

De meilleurs alternateurs

Plus de 95 % de l’énergie électrique est produite par des alternateurs synchrones, des machines électromécaniques fournissant des tensions de fréquences proportionnelles à leur vitesse de rotation. Ces machines sont moins coûteuses et ont un meilleur rendement que les machines à courant continu (dynamos) qui délivrent des tensions continues (95 % au lieu de 85 %). Les alternateurs (machines synchrones) triphasés qui produisent l'energie électrique ont un meilleur rendement et un meilleur rapport puissance/poids qu'un alternateur monophasé de même puissance.

Annuler la puissance fluctuante

Les alternateurs de puissance doivent nécessairement produire un système de tensions polyphasées : Supposons qu’un alternateur monophasé délivre 1000 A sous une tension de 1000 V et de fréquence 50 Hz. L'expression de la puissance délivrée se met sous la forme :
P = U\sqrt 2 sin( \omega t) \cdot I\sqrt 2 sin( \omega t+\varphi)
P = UI cos \varphi - UI cos( 2\omega t+\varphi)
donc la puissance active délivrée (le premier terme de la somme) est comprise entre 0 et 1 MW (elle dépend du facteur de puissance de la charge), mais la puissance fluctuante (le deuxième terme de la somme) est une puissance sinusoïdale de fréquence 100 Hz et d’amplitude obligatoirement égale à 1 MW.
La turbine, du fait de son inertie, tourne avec une vitesse mécanique quasi constante, or elle doit à chaque instant fournir une puissance identique donc également fluctuante. Ces oscillations de puissance se traduisent par des oscillations de couples qui sont, en majeure partie, absorbées par l’élasticité de l’arbre et finissent par provoquer sa destruction. Pour annuler cette puissance fluctuante, il faut produire n phases (n ≥ 2) déphasées convenablement dans le temps. Par exemple en diphasé:
P = U\sqrt 2 sin( \omega t) \cdot I\sqrt 2 sin( \omega t+\varphi)+U\sqrt 2 cos( \omega t) \cdot I\sqrt 2 cos( \omega t+\varphi)
P = UI cos \varphi - UI cos( 2\omega t+\varphi)+UI cos \varphi + UI cos( 2\omega t+\varphi)
P = 2UI cos \varphi
La puissance fluctuante a bien été annulée. Le choix qui a été fait pour l'ensemble des réseaux du monde est n = 3. Catégorie:Électricité Catégorie:Électrotechnique ja:三相交流

Industrie

Généralités


- L'industrie est l'ensemble des activités humaines tournées vers la production de biens et de services.
- L'industrie sous-entend une certaine division du travail, contrairement à l'artisanat où la même personne assure théoriquement l'ensemble des processus : étude, fabrication, commercialisation, gestion.
- Cela implique aussi une notion d'échelle, on parle de « quantités industrielles » lorsque le nombre de pièces identiques atteint un certain chiffre.

Histoire de l'industrie

L'émergence de nouvelles technologies et les énergies disponibles ont profondément bouleversé l'industrie au cours des révolutions industrielles. Celles-ci ont marqué des étapes décisives dans l'histoire de l'industrie.

Préhistoire

La préhistoire voit l'apparition des premières activités humaines qui peuvent être qualifiées d'industrielles, en excluant celles qui sont liées à l'agriculture.
- L'homme préhistorique a besoin de nourrir sa famille, de se protéger des intempéries, des animaux sauvages, de ses ennemis : ce sont les premières motivations des activités qu'il exerce, dans le cadre des familles et des tribus où, très tôt, une spécialisation a dû exister, en fonction du sexe ou des aptitudes particulières de chacun.
- Le terme de préhistoire n'a pas la même signification, en termes de chronologie, d'une civilisation ou d'un peuple à l'autre.
- L'homme se préoccupe davantage d'activités intellectuelles ou abstraites lorsque les besoins essentiels sont satisfaits. Même si quelques communautés comme certains moines, ermites voire tribus savent concilier la satifaction minimale des besoins de base et leurs vie spirituelle.
- Les plus anciens témoins de l'activité humaine sont les objets en matériaux peu destructibles : ce sont les outils et armes en pierre, d'abord taillée, puis polie.
- Il est vraisemblable que d'autres techniques utilisant des matériaux végétaux on été développées très tôt, mais les témoins en ont disparu.
- La découverte des possibilités du feu a été la source de plusieurs progrès : métallurgie (du bronze puis du fer), poterie, eux-mêmes à la source d'autres développements.

Antiquité


- La poterie fut l'une des plus importantes industries de l'Antiquité. La production d'ateliers tels que La Graufesenque et Lezoux en témoigne. Dans ses ateliers, plusieurs dizaines de milliers de vases pouvaient en effet être cuits à chaque fournée.
- La filature se développe dès cette époque autour de fibres végétales (genêt, etc.) ou animales(laine de moutons, etc.). La toile de genêt, tissu servant à confectionner entre autres des vêtements et des voiles de navires, est fabriquée par les Romains et les Carthaginois à l'aide de fibres de genêt d'Espagne.

Moyen Âge

De nouvelles techniques apparaîssent au Moyen Âge, et avec elles de nouvelles productions. Le voit par exemple l'apparition de l'utilisation du charbon comme combustible. L'industrie drapière se développe en Flandre. Les nombreuses guerres nécessitent une production importante dans certains domaines, ainsi, le Clos des Galées à Rouen constituait un grand arsenal de la royauté française - dans les années 1340 il parvient à livrer des projectiles (arc et arbalètes) par dizaines de milliers, des armes et armures par dizaines, voire par centaines. La construction de châteaux forts ou de cathédrales associait des centaines d'hommes sur les chantiers. La principale innovation « industrielle » du Moyen Âge est la généralisation du moulin, découvert à la fin de l'Antiquité, qui assujettit la force de l'eau ou du vent : il y a certes les moulins pour le blé, mais les moulins trouvent d'autres usages : moulin à fouler ou fouleret, moulin à tan, à papier, etc.

Renaissance

La Renaissance a été plutôt marquée par un renouveau de l'artisanat lors de la construction et de l'embellissement des châteaux voulu par les princes et les rois ; seules les industries de l'armement et des apparats (vêtements, tentures, tapis, porcelaines) prospérèrent vraiment.

Période moderne

En France, Jean-Baptiste Colbert développe les manufactures dont les Gobelins, la manufacture d'armes de Saint-Étienne, Beauvais pour les tapisseries (1644), Aubusson pour les tapis, Reuilly abrite une « manufacture de glaces, cristaux et verre » – qui deviendra Saint-Gobain –, la bonneterie à Troyes, la draperie à Abbeville, la papeterie à Angoulême. La faïence a alors remplacé la céramique et de grands centres de production sont créés comme la manufacture de Rouen.

et

L'âge industriel est aussi important que l'apparition de l'agriculture au Néolithique ; il y apparaît en effet une idée de rupture avec le passé. L'âge industriel est caractérisé par une croissance durable et irréversible de la production industrielle, accompagnée de transformations dans l'organisation de la production et dans les sociétés. Les créations de manufactures se poursuivirent au XVIIIe siècle : une manufacture de porcelaine s'établit au château de Vincennes avant de déménager à Sèvres où elle se fera une réputation. Malgré les crises difficilement reçues par les contemporains, la tendance générale de la période 1790-1939 est caractérisée par l'expansion. La première révolution industrielle commence aux alentours de 1790, pour se terminer aux prémices de la seconde révolution industrielle. Les inventions motrices de cette période sont liés à la vapeur et au charbon ; son centre d'activité principal est le Royaume-Uni, puis, quelques décennies plus tard, la révolution industrielle touche la France, et enfin l'Allemagne. La deuxième révolution industrielle commence aux alentours de 1850, et s'arrête aux environs de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les inventions principales de cette période ont un rapport direct avec l'exploitation des découverte en électricité. Trois facteurs ont permis à cette deuxième révolution industrielle d'aboutir :
- La révolution technologique (Henri Bergson parle de « poussée inventive » du ). Ce sont des inventions essentiellement européennes. De nouveaux modes de production apparaissent, ainsi que de nouvelles formes de transport (chemin de fer) et de communication (télégraphe, téléphone). Les matériaux utilisés ne sont plus les mêmes.
- L'accumulation du capital. Puisque la richesse se fonde sur les investissements, on pense à aller chercher l'argent chez les particuliers : c'est ainsi que les actions pour des petits porteurs (dites « gouttelettes du capital ») deviennent plus courantes au États-Unis ; ailleurs, cela reste marginal. De plus, la création et le développement des banques de dépôt favorisent aussi la croissance.
- La réorganisation des entreprises, avec deux modifications majeures : dans la structure, et dans l'organisation du travail.
  - Structurellement, on passe d'un atelier familial à l'usine (plus de 50 personnes), et à la grande firme. On tente de mieux maîtriser les coûts : la maîtrise s'étend de la matière brute au produit fini, et de nouveaux modes de gestion du marché apparaissent. Un trust est une compagnie avalant de petites entreprises (qui perdent leur indépendance) tandis qu'un cartel est une alliance d'entreprises (généralement placées sur le même segment de marché), ces dernières restant autonomes.
  - Dans l'organisation du travail une nouvelle notion apparaît : l'organisation scientifique du travail (OST), avec deux idées : le fordisme et le taylorisme, qui introduisent la production en série, le minutage du travail, et le travail à la chaîne.

et début du


- Des découvertes fondamentales dans le domaine de la physique nucléaire, permettent des évolutions en cascades dans les technologies de l'électronique. Ces nouvelles technologies accélèrent, voir autorisent, la résolution de certains problèmes posé aux ingénieurs de recherche en industrie.
- L'énergie nucléaire est le pur produit de ces progrès croisés et complémentaires.
- La révolution numérique liée à l'informatique, liée elle même à l'électronique, apporte une souplesse accrue dans la gestion des procédés, et génère des retombées dans tous les domaines de l'activité humaine.
- Biotechnologies
- L'expression industrie de la langue est apparue dans les années 1980 pour désigner les entreprises travaillant dans le domaine du traitement automatique des langues ou de la linguistique informatique. Les 3cycles technologiques selon C.Stoffaes : - vapo-textilier - carbo-ferroviaire - sidéro-mécanique LE TEXTILE Production GB x 3 et X° x 10 entre 1784 et 1803 1733 : Flying shuttle de J.Kay 1765 : Spinning jenny de Hargreaves 1768-9 : Water frame de R.Arkwright 1779 : mule jenny de S.Crompton 1784 : métier à tisser mécanique de Cartwright 1791 : un des 1ers mouvements sociaux (artisans-tisserands) LA METALLURGIE ET SIDERURGIE 1709 : A.DArby substitue cahrbon de terre au cahrbon de bois 1783-4 : puddlage de Cort 1785 : 5000T de fonte /an avec 1500 ouvriers dans usines du Creusot 1799 : 1er pont métallique du monde 1830-50’s en GB : métallurgie devient 1er LS 1856 : convertisseur de Bessemer 1871 : 1ère usine dont les charpentes sont en métal (choco Meunier à Noisiel) 1873 : Pont de Brooklyn 1889 : Tour Eiffel MECANIQUE ET MACHINES ET OUTILS 1690 : D.Papin montre les ressources de la vapeur d’eau 1705 : Newcomen 1769 : Machine à vapeur de J.Watt 1781 : brevet 1830 : 15 000 machines à vapeur en activité au RU 3000 en France 1000 en Prusse 1870 : machines à vapeur font le travail de 40 M d’hommes PHYSIQUE CHIMIE 1879 : lampe à filament d’Edison 1883 : Deprez permet le transport du courant Etude du chlore de Berthollet 1777 : 1ère usine produisant de l’eau de javel 1791 : fabrication de la soude industrielle par Leblanc 1867 : nitro-glycérine de Nobel 1860 : 1ère usine Bayer --> 1899 : aspirine LE PETROLE 1886 : 1er véhicule à essence par Bens puis perfectionné par Daimler 1897 : Diesel invente les moteurs utilisant les résidus de distillation du pétrole 1ers puits de pétrole ds 1860’s au Texas LE MONDE DES MANUFACTURES début XVIIIème : Saint-Gobin emploie 1500 ouvriers LES 1ERES USINES 1793 : usine d’Oberkampf est le plus grand batiment industriel de France 1850 : 98% des établissement industriels ont moins de 50 salariés Usine Schneider du Creusot : 3250 ouvriers en 1850 12 500 en 1870 EVOLUTION DE LA LEGISLATION DES ENTREPRISES GB : 1719 : Bubble Act --> interdit la création des sociétés de + de 6personnes : abrogé en 1825 1837 : Chartered Act --> réserve à la couronne GB le droit d’autoriser ou non la création de sociétés par action => joint stock corporations (~ SA) 1856 : Joint Stock companies act : libère totalement la création de sociétés par action => basculement vers le libéralisme FR : 1863 : loi autorise les SARL 1867 : loi qui dispense de l’autorisation gouvernementale la création des sociétés par action (1870 pour l’Allemagne) LES CHIFFRES DE L’URBANISATION XIXeme siecle : Usa au 1er rang mondial de taux de croissance urbaine (4.5% /an) 1910 : nb brut de citadins : 39 M aux USA (42% pop totale) 32 M All 31 M RU 15 M Fr LES VILLES DE L’INDUSTRIE Liévin : 1500 hab en 1866 25 000 hab en 1911 Milwaukee : 1700 hab en 1840 21 000 hab en 1850 (après gare) Chicago : moins de 5000 hab en 1840 1M hab en 1890 “Porkopolis”, “the butcher of the world” Londres : pop x2 en 30ans --> 4M hab en 1880 Paris : regroupe un Français sur 10 --> 500 000 hab en 1800 + 3M en 1880 Berlin : +872% sur le XIXeme siecle LE CREUSOT, “SCHNEIDER VILLE” Pop en 1846 : 6000 hab 1875 : 25 000 hab (15 500 ouvriers Shneider) LE DEVELOPPEMENT D’UNE “CLASSE OUVRIERE” “Lumpen prolétariat” de marx CONDITION DE VIE ET DE TRAVAIL : LA MISERE OUVRIERE Chomage : 15% de chomage structurel au XIXeme siecle Lille en 1839 : 24 000 assistés sur les 80 000 hab Milieu XIXeme siecle : salaire d’un homme = 2femmes = 4enfants 1837 : 15% de moins de 13ans France : - dans 1840’s : industrie emploie + 200 000 enfants ouvriers - 1853 : salaire journalier moyen des petites et moyennes industries de 1.89 Franc Canuts lyonnais pour 16h de travail /jour : 560 Francs Structure du budget ouvrier dans 1880’s : 62% pour la nourriture 17% pour les vetements, linge... 12% pour logement 8% pour divers DE TIMIDES AMELIORATIONS GB : 1819 : limite à 9ans l’entrée dans les manufactures de coton 1825 : principe de la semaine anglaise (week end), appliqué vers 1890’s 1833 : Factory Act : interdit l’emploi d’enfants de moins de 9 ans Journée de travail : 9h pour les moins de 13 ans 12h-13h pour les 13-16ans Interdiction du travail de nuit pour les moins de 18ans FR : 1851 : loi Guizot pour les enfants 1893 : journée de 12h

et après...


- Fusion nucléaire
- Nanotechnologies

Les secteurs et les domaines

Traditionnellement, trois secteurs économiques principaux sont identifiés selon la nature de l'industrie : le secteur primaire concerne la collecte et l'exploitation directe de ressources naturelles (matériaux, énergie, et certains aliments), le secteur secondaire concerne les industries de transformation (agissant sur une matière) et le secteur tertiaire regroupe les industries du service (essentiellement immatériel : assurances, intermédiation, administration, nettoyage, etc.).

L'industrie et son environnement

Environnement physique

Exploitation des ressources naturelles Interférences avec le milieu naturel (occupation de l'espace, perturbation des équilibres physico-chimiques et écologiques, etc.) Rejets de produits et de chaleur, pollution

Environnement économique


- Flux financiers autour de l'entreprise :
  - Finance - Banques - Crédit - Capital - Actionnaires - Investissement
  - Fiscalité - Impôt sur les sociétés
- Partenaires :
  - Fournisseurs - Clients - Sous-traitance
- Marchés des produits et services utilisés - Cours des matériaux

Environnement social


- Main d'œuvre
- Ouvrier
- Employé
- Technicien
- Maîtrise
- Cadre
- Management
- Ressources humaines
- Patron
- PDG
- Actionnaire

Le processus industriel


- Conception, Design, Études
- Production, productique
- Logistique
- Gestion des ressources humaines
- Sécurité, Prévention, Gestion des risques
- Gestion de la qualité
- Comptabilité
- Contrôle de gestion

Les aspects juridiques

Dans toute forme d'industrie on retrouve un procédé, une méthode de production. Souvent, leurs inventeurs cherchent à les protéger pour éviter que d'autres ne viennent les concurrencer. C'est en partant de ce principe de propriété intellectuelle qu'ont été mis au point un certain nombre d'outils utilisés pour protéger un procédé, comme le brevet. Ensuite, entre le fournisseur et le client apparaît la notion de contrat, qui fixe par écrit les termes d'un accord (commercial, d'assistance technique, de formation...).

Articles connexes


- Entreprise
- Économie
- [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Catastrophe_industrielle Catégorie:Catastrophe industrielle] Catégorie:Industrie ja:産業 simple:Industry

Machine

Une machine est un outil capable d'effectuer seul un travail pour lequel il a été pensé et fabriqué. Ce qui n'empêche pas le contrôle, plus ou moins rapproché, des machines par des opérateurs humains (assistés ou non d'autres machines !).
- Beaucoup de ces machines sont des aides diminuant simplement la pénibilité d'un travail et bien souvent racourcissant notablement la durée de son exécution. Par exemple, un moulin à café électrique ou une tronçonneuse.
- D'autres, de manière toujours identique et fiable, rendent automatiquement un travail parfait. Dans l'industrie, ces machines ont souvent été imposées par le besoin de respecter des tolérances ou des normes de plus en plus restrictives. L'emploi du tournevis électrique est nécessaire sur les chaînes de montage si l'on veut que le couple de serrage soit le même partout (à la différence du moulin à café, le tournevis électrique possède une rétroaction).
- Une dernière catégorie de machines effectuent des travaux ou rendent des services que, sans elles, l'homme serait bien incapable d'exécuter. Ainsi le calcul d'une image médicale en 3D à partir de ses projections ou la trépanation de la boîte crânienne sans le moindre dommage au cerveau. L'informatique et l'automatisme sont à la base de toutes les machines modernes. Catégorie:Machine ja:機械 simple:Machine

Four

Catégorie:Ustensile de cuisine Catégorie:Ingénierie électro mécanique Un four est un appareil fermé destiné à la cuisson et plus généralement au traitement par la chaleur d'aliments ou d'objets manufacturés (poteries, céramiques...). Le principe de fonctionnement du four est simple : l'objet à cuire y est enfermé pour être soumis à la chaleur interne du four. Cette chaleur provient d'une source de chaleur externe aux parois internes du four. La chaleur à l'intérieur du four peut être répartie par forçage de la circulation de l'air, ou par convection naturelle. La source de chaleur du four peut être :
- un combustible (bois, gaz naturel...)
- de l'électricité dans des résistances
- des micro-ondes
- de la lumière (four solaire) L'usage du four dans la préparation d'aliments remonte vraisemblablement à l'invention de la poterie et du pain. La structure des premiers fours a très peu évolué jusqu'à l'utilisation d'autres combustibles que le bois : une cavité en briques ou en terre cuite contient le foyer, une deuxième cavité située au-dessus de la première (et éventuellement fermée par une porte) contient l'objet de la cuisson. La chaleur est transmise par les parois en contact avec le foyer ; un système de circulation de l'air autour de la paroi interne de la cavité supérieure permet de mieux répartir la chaleur dans le four. L'utilisation de la brique réfractaire permet de rendre le four plus efficace énergétiquement, et de mieux contrôler et de lisser les variations de sa température interne.

Fours de poterie

Les fours en poterie ont une conception différente des autres fours. La combustion se fait à flamme inversée : les gaz brûlés ne sortent pas par le haut du four, mais par le bas du four. Cette conception permet d'augmenter le rendement, et était un secret de fabrication chinois, qui leur permettait d'atteindre des températures très élevées avec des moyens rudimentaires et des combustibles à faible pouvoir calorifique (bois, et non pas houille). La haute température (de 1 250 à 1 400 °C) est nécessaire pour cuire la porcelaine. Les Occidentaux ont dû attendre le XVIIe siècle pour atteindre ces températures. Les Chinois fabriquaient de la proto-porcelaine (température estimée de 1 200 °C) dès la fin du VIe siècle ! Les fours de potiers permettent aussi de contrôler l'atmosphère du four, c'est-à-dire la présence, ou l'absence d'oxygène dans l'enceinte du four. Cette présence d'oxygène influence l'aspect des émaux, les oxydes contenus dans les émaux vont rester sous forme d'oxyde en présence d'oxygène. S'il n'y a pas d'oxygène dans le four, les oxydes vont perdre leur oxygène, et revenir à l'état métallique (réduction).

Voir aussi :


- petit-four
- Four à cloche
- Four à pot
- Four à temporiser
- four à micro-ondes
- thermostat (four)
- haut-fourneau
- tandoor
- Four à Raku ----

Au théâtre

Dans le jargon théâtral, un four est un spectacle qui ne rencontre aucun succès. ----

Homonymie

Four est aussi une commune française de l'Isère ja:オーブン simple:Oven

Transport

Le transport, du latin trans, au-delà, et portare, porter, est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre. Le transport est un élément fondamental de toute l'activité humaine, qu'il s'agisse d'activité économique, de loisirs, de sport, de secours ou d'action militaire.
- Les moyens de transports ont évolué au cours de l'histoire de l'humanité. Cette évolution s'est fortement accélérée au cours des XIXe et s avec les inventions de moteurs remplaçant la force animale.
- Le transport se réalise par le déplacement de véhicules mobiles, généralement motorisés, sur une installation fixe, l'infrastructure.
- La vitesse de circulation, variable, est en soi un facteur de risque qui fait de la sécurité des transports un enjeu important. Selon les modes de transport, la liaison entre véhicules et infrastructure est plus ou moins étroite, les extrêmes étant le véhicule tout-terrain, totalement indépendant, d'un côté, et la cabine de téléphérique, totalement liée à son infrastructure, de l'autre.
- Cette circulation se fait généralement dans le cadre de procédures qui dépendent d'un système d'exploitation et est régie par une réglementation qui touche divers aspects depuis l'homologation des véhicules, l'agrément des conducteurs et les règles de fonctionnement (vitesse, règles de sécurité, etc.).
- On parle aussi de transport pour l'électricité, l'information, les télécommunications.

Transports par nature

Le transport s'intègre dans diverses activités ayant des finalités différentes :
- Activité économique, dans le cas général : on distingue généralement les transports de marchandises (ou fret) des transports de voyageurs.
  - Une seconde distinction parmi les transports de voyageurs intervient entre les modes de transport individuel et les modes de transport en commun (ou transport collectif ou transport public). Ces derniers sont souvent exploités dans le cadre du service public.
  - Pour les transports de marchandises, on distingue aussi :
    - transport pour compte propre (assuré par les industriels pour leurs besoins propres) ;
    - transport pour compte de tiers, ou transport public, assuré par des professionnels du transport, les transporteurs.
- Loisirs : tourisme, sport, qui recoupe partiellement la catégorie précédente ;
- Secours : pompiers, sauvetage en mer, lutte contre les incendies de forêts...
- Activité militaire : armée de terre, marine, armée de l'air...

Les modes de transport

Voir l'article détaillé Mode de transport On distingue différents modes de transport selon le type d'infrastructure utilisé :

Transport terrestre


- Déplacement non motorisé : seul mode de déplacement terrestre connu jusqu'au début de l'ère industrielle, est encore largement utilisé dans les pays en voie de développement. C'est principalement la marche et la traction animale (animaux, surtout les chevaux, montés ou attelés). Il englobe également divers modes mécanisés mais non motorisés comme la bicyclette.
- Transport routier : le transport routier est devenu dans la seconde moitié du le mode dominant de très loin le secteur des transports terrestres tant pour les voyageurs (automobile et autobus) que pour les marchandises (camion). Il a dû son succès à ses qualités de souplesse et d'adaptation à toutes les situations (porte à porte), au progrès technique, ainsi qu'à l'extension et à l'amélioration considérable du réseau routier, en particulier avec le développement des autoroutes. Ce développement n'est pas sans poser des problèmes de sécurité, de congestion et de pollution. Une signalétique précise indique le transport des matières dangereuses Des alternatives à l'usage strictement privatif de la voiture se mettent peu à peu en place comme la voiture partagée ou le covoiturage.
- Transport ferroviaire (Article détaillé : Chemin de fer) : le transport ferroviaire a connu son apogée entre les deux guerres mondiales, puis a progressivement décliné dans la deuxième moitié du , avec des situations assez contrastées d'un pays à l'autre. On y inclut le chemin de fer lourd (le train), les métros et les tramways. Deux évolutions relativement récentes ont marqué un regain d'intérêt pour ce mode de transport. Ce sont :
  - Pour les voyageurs, l'avènement de la grande vitesse depuis les années 1970 et le développement des transports urbains et suburbains massifs : Transports en commun urbains : les réseaux de bus constituent un maillage extrêmement fins des grandes agglomérations et des campagnes. C'est un mode très souple par rapport au rail. Ainsi sur l'agglomération parisienne plus de 8 000 bus complètement les réseaux ferrés. Les cars assurent aussi en France l'extrême majorité des trajets domicile - école pour les enfants. Les tramways sont un bon compromis