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Énergie solaire
Le Soleil qui produit l'énergie solaire, est un très gros dissipateur d'énergie.
Il rayonne comme toutes les étoiles une quantité phénoménale d'énergie, qui fini par se perdre dans l'immensité interstellaire. Sur le trajet, quelques planètes captent ces rayons.
La Terre fait figure d'exception, elle en profite pour entretenir une vie végétale et animale. Sa surface reçoit une quantité d'énergie solaire équivalente à plusieurs milliers de fois la demande humaine mondiale.
Techniques pour capter l'énergie solaire
Les techniques pour capter directement une partie de cette énergie sont disponibles et sont constamment améliorées. On peut distinguer le «solaire photovoltaïque» et le «solaire thermique».
Solaire photovoltaïque
Le «solaire photovoltaïque» transforme directement une partie du rayonnement solaire en électricité. Généralement, cela est réalisé par des panneaux de silicium mono- ou poly-cristallin. Ce silicium est pris en sandwich entre deux électrodes métalliques et le tout est protégé par une vitre. Le courant produit est continu et à 0,6 V. De multiples panneaux peuvent être reliés entre eux. La durée de vie de ces panneaux est de plus de 20 ans. Le rendement est typiquement de l'ordre de 16%. En Europe, il faut actuellement de l'ordre de 8 à 10 m² pour atteindre une puissance de 1 kW-crête.
La recherche est très active dans le domaine du solaire photovoltaïque. Les prix diminuent constamment et les rendements progressent.
En 20 ans, les rendements sont passés de 15% à 36% dans les laboratoires. Ce dernier chiffre serait celui atteint sur Terre par les cellules solaires utilisées par les robots martiens. Les rendements des systèmes disponibles commercialement sont quant à eux passés de 5% à plus de 20%.
La technologie basée sur le silicium a un développement comparable à celui de l'informatique. De nombreuses sociétés actives dans ce domaine, comme Sharp, sont aussi actives dans l'électronique.
En 2003, les nouvelles installations ont représenté, dans le monde, une puissance de 574 MW-pic, en augmentation de 34% par rapport à 2002. Financièrement, il s'agit maintenant d'un marché de 4 milliards d'euro par an. Le Japon, l'Allemagne et les États-Unis représentent ensemble 75% du marché mondial. Les installations connectées aux réseaux (sans stockage de l'électricité) représentent la majorité des nouvelles installations.
Un autre domaine de recherche est celui de l'intégration des composants photovoltaïques dans les éléments de construction, ce qui diminue fortement le coût global (tuiles, panneaux de toiture, vitrages, façades, etc).
Outre l'amélioration constante des produits à base de silicium, on peut citer deux technologies innovantes et sans doute promises à un bel avenir : les cellules photovoltaïques en plastique et les cellules de Graetzel.
Les cellules photovoltaïques en plastique
Les cellules solaires en plastique ont un rendement compris entre 4 et 5% et elles restent encore très fragiles car elles sont sensibles à l'oxygène et à l'humidité. La recherche vise à améliorer l'encapsulage et à en diminuer le prix (actuellement de l'ordre de 2 euros/watt-crête, c'est-à-dire le double de la technologie basée sur le silicium).
Les cellules de Graetzel
Les cellules de Graetzel (nom de l'inventeur de l'École polytechnique fédérale de Lausanne) sont des cellules solaires nano-cristallines à colorant. La résistance à la chaleur en était le point faible mais fait l'objet de recherches intensives.
Ces cellules sont inspirées de la photosynthèse et sont constituées d'un côté d'une couche de dioxyde de titane recouverte d'un colorant appelé «sensibilisateur» et de l'autre d'une solution électrolytique. Lorsqu'un rayon lumineux tombe sur le colorant, un électron est éjecté. Tous les électrons ainsi libérés traversent l'oxyde, sont collectés au bord de la cellule et ensuite dirigés vers un circuit externe.
Solaire thermique
Le «solaire thermique» consiste à utiliser la chaleur du rayonnement solaire. Il se décline de différentes façons : centrales solaires thermodynamiques, chauffe-eau et chauffage solaire, rafraîchissement solaire, cuisinières et sécheurs solaires.
Centrales solaires thermodynamiques
Dans le domaine de la recherche industrielle, certains systèmes permettent de concentrer l'énergie solaire en un point précis qui peut alors atteindre une température considérable. Une production électrique est alors possible via des turbines à vapeur.
Des collecteurs paraboliques chauffant un fluide caloporteur circulant dans des tuyaux placés au niveau de leur foyer géométrique ont aussi été développés.
La solution la plus réaliste économiquement à l'heure actuelle, pour la production d'électricité solaire à l'échelle industrielle, consiste à chauffer un fluide caloporteur (eau, sels fondus, huiles synthétiques, ou directement vapeur) en y concentrant le rayonnement solaire. L'irrégularité propre de l'énergie solaire peut etre contournée, soit en stockant de la chaleur (avec un réservoir de fluide chaud) soit en hybridant les concentrateurs solaires avec une centrale thermique classique (la chaudière et la chaleur solaire nourrissant la meme turbine à vapeur).
La centrale de Mojave en Californie vers 1980, avait fait figure de projet pionnier. Quelque peu oubliée depuis, cette filière revient d'actualité (les inquiétudes sur le réchauffement climatique et sur les réserves d'hydrocarbures aidant), avec de nombreux projets pilotes dans une dizaine de pays.
La tour solaire de 1 000 mètres de hauteur, est l'un des projets les plus ambitieux de la planète pour la production d'énergie alternative. C'est une usine d'énergie renouvelable qui fournit la même puissance qu'un petit réacteur nucléaire tout en étant plus sûr et plus propre.
Chauffe-eau et chauffage solaire
A l'échelle d'une habitation individuelle ou collective, il est possible d'installer un chauffe-eau solaire, ou un chauffage solaire : il s'agit de capteurs vitrés installés le plus souvent sur la toiture, dans lesquels circule un liquide caloporteur réchauffé par le rayonnement solaire, qui transmet ensuite la chaleur à un chauffe-eau et éventuellement à un plancher chauffant basse température.
Ce procédé permet de couvrir environ 50 % en moyenne en France des besoins en eau chaude, et d'apporter éventuellement un complément de chauffage.
Rafraîchissement solaire
Paradoxalement la chaleur du rayonnement solaire peut aussi être utilisée pour rafraîchir un bâtiment : on utilise dans ce cas des capteurs cylindriques sous vide dans lesquels circule un liquide caloporteur qui va être porté à haute température (100°C et plus). Ce liquide va transférer la chaleur via un échangeur à une solution chimique qui va se réchauffer et qui en se refroidissant va ensuite produire du froid. Ce procédé permet une climatisation écologique de bâtiments industriels ou d'habitations collectives.
Cuisinières et sécheurs solaires
Les cuiseurs solaires sont très répandus en Chine et en Inde. Outre le cuiseur-boîte et le cuiseur à panneaux, des cuiseurs paraboliques ont été développés.
Une plaque de carton recouverte d'une feuille d'aluminium et découpée de façon à former une coquille permet déjà d'obtenir l'échauffement d'une marmite (de préférence noire) placée dans un sac en plastique transparent limitant les pertes en chaleur et en vapeur d'eau. Grâce à des systèmes de ce genre, de nombreux aliments peuvent être cuits, mijotés ou chauffés et de l'eau peut être bouillie. La pièce la plus fragile est le sac en plastique.
Des cuiseurs-boîtes avec un couvercle vitré ou un plastique rigide sont assez faciles à fabriquer avec des matériaux locaux (coquilles vides et sèches pour l'isolation thermique, etc).
Solaire «passif»
On peut aussi mentionner les développements du «solaire passif», c'est-à-dire de l'utilisation de l'énergie solaire lors de la conception architecturale (façades doubles, orientation, etc). Les innovations techniques dans le domaine de l'isolation thermique et dans celui des vitrages jouent aussi un rôle important.
Le solaire passif permet de faire des économie d'énergie sur le chauffage et l'éclairage.
La luminance au sol
Avant d'installer un équipement utilisant l'énergie solaire, il est important de connaître la luminance au sol, c'est à dire la quantité de lumière solaire reçu au sol. Pour cela, une des techniques les plus efficaces est l'utilisation de satellites d'observation terrestre. Le satellite de Meteosat de la deuxième génération est ainsi capable de fournir des mesures précises toutes les 15 minutes sur la luminance au sol du continent européen.
Le calcul de la luminance au sol intéressent également de nombreux autres domaines, comme :
- l'agriculture
- l'architecture
- l'industrie du plastique, désireuse d'adapter la garantie de ses produits en fonction de l'endroit où ils seront utilisés
- la médecine, pour étudier l'impact de la lumière solaire sur la santé, via notamment la luminothérapie
Voir aussi
- World Solar Challenge
Liens externes
- [http://www.enviromission.com.au/ EnviroMission - projet de tour solaire d'une puissance de 200 MW en Australie]
- [http://www.hespul.org/ Association Hespul - Énergies renouvelables et conseils en photovoltaïque en région Rhone-Alpes en France]
Energie solaire
Energie solaire
ja:太陽光発電
Milieu interstellaireEn astronomie, le milieu interstellaire est le gaz raréfié qui, dans une galaxie, existe entre les étoiles et leur environnement proche.
Ce gaz est habituellement extrêmement ténu, avec des densités typiques allant de quelques dixième à quelques centième d'une particule par centimètre cube.
Généralement ce gaz est composé approximativement de 90% d'hydrogène et de 10% d'hélium ; les autres éléments, ce que les astronomes appellent des « métaux », ne sont présent que sous forme de traces. Encore plus exceptionnellement, des molécules complètes ont été observées dans l'espace interstellaire (la plus grosse molécule rapportée est du glycoaldéhyde, une molécule de 8 atomes, détectée dans Sagitarrius B2 par le radiotélescope de 12m de Kitt Peak).
Le milieu interstellaire est habituellement divisé en trois phases, selon la température du gaz : très chaud (millions de kelvin), chaud (milliers de kelvin) et froid (dizaines de kelvin).
Ce modèle en trois phases a été développé par Chris McKee et Jerry Ostriker dans un article publié en 1977 et qui servit de base aux études menées pendant les 25 années qui ont suivi.
Les proportions relatives de ces phases est encore toujours matière à controverse dans les cercles scientifiques.
Les principaux sujets d'étude du milieu interstellaire sont : les nuages moléculaires, les nuages interstellaires, les restes de supernova, les nébuleuses planétaires ainsi que d'autres structures diffuses.
Avancées dans l'étude du milieu instellaire
- 1848 : Lord Rosse étudie M1 et le nomme nébuleuse du Crabe
- 1864 : William Huggins étudie le spectre de la nébuleuse d'Orion et prouve que c'est un nuage de gaz
- 1927 : Ira Bowen explique les raies spectrales non identifiées en tant que raie de transition interdites
- 1930 : Robert Jules Trumpler découvre l'absorption par la poussière interstellaire en comparant la taille apparente et la luminosité d'amas globulaires
- 1944 : Hendrik van de Hulst prédit l'existence de la raie hyperfine de 21 centimètres de l'hydrogène interstellaire neutre
- 1951 : Harold Ewen et Edward Mills Purcell observent la raie hyperfine de 21 centimètres de l'hydrogène interstellaire neutre
- 1956 : Lyman Spitzer prédit l'existence de gaz coronal autour de la Voie lactée
- 1965 : James Gunn et Bruce Peterson utilisent l'observation de l'absorption relativement faible du composant bleu de la raie Lyman alpha de 3C9 pour fortement contraindre la densité et l'état d'ionisation du milieu intergalactique
- 1969 : Lewis Snyder, David Buhl, Ben Zuckerman et Patrick Palmer découvrent du formaldéhyde interstellaire
- 1970 : Arno Penzias et Robert Wilson découvrent du monoxyde de carbone interstellaire
- 1970 : George Carruthers observe de l'hydrogène moléculaire dans l'espace
- 1977 : Christopher McKee et Jeremiah Ostriker proposent une théorie du milieu interstellaire composé de trois phases
Voir aussi
- Espace (cosmologie)
- Espace cislunaire
- Milieu interplanétaire
- Espace intergalactique
Catégorie:Astronomie
ja:星間物質
Silicium
Le silicium est un élément chimique, de symbole Si et de numéro atomique 14.
C'est l'élément le plus abondant sur la Terre après l'oxygène (27,6%). Il n'existe pas à l'état libre mais sous forme de composés : sous forme de dioxyde silice (dans le sable, le quartz, la cristoballite, etc) ou de silicates (dans les feldspath, la kaolinite, etc).
Le nom dérive du latin silex, ce qui signifie cailloux ou silex.
Caractéristiques
Les cristaux de silicium sont gris à noirs, en forme d'aiguille ou d'octaèdres (forme cubique). La phase amorphe est une poudre marron foncée.
Le silicium est un faible conducteur d'électricité. Il est quasiment insoluble dans l'eau. Il est attaqué par l'acide fluorhydrique (HF) ou un mélange acide fluorhydrique/acide nitrique (HNO3) en fonction de la phase.
Il existe trois isotopes naturels du silicium: 28Si (92,18%), 29Si(4,71%) et 30Si(3,12%). Il existe également des isotopes artificiels: 25Si, 26Si, 27Si, 31Si, 32Si.
Découverte
Le silicium était déjà connu dans l'Antiquité sous forme de silice (dioxyde de silicium). Elle a été considérée comme élément par les alchimistes puis les chimistes.
Du silicium a été isolé pour la première fois en 1823 par Jöns Jacob Berzelius. Ce n'est qu'en 1854 que Henry Sainte-Claire Deville obtient du silicium cristallin.
Utilisations
Alliages Aluminium-Silicium
La principale utilisation du silicium en tant que corps simple est comme élément d'alliage avec l'aluminium. Les alliages Aluminium-Silicium sont utilisés pour l'élaboration de pièces moulées, en particulier pour l'automobile (par exemple jantes en alliage). Les alliages Aluminium-Silicium représentent à peu près 55 % de la consommation mondiale de silicium.
Silicones
Une autre utilisation importante du silicium est la synthèse des silicones. Cette application représente à peu près 40 % de la consommation de silicium.
Semi-conducteur
Le silicium est un élément de très grande importance de nos jours. Ses propriétés de semi-conducteur ont permis la création de la deuxième génération de transistors, puis les circuits intégrés (les « puces »). C'est aujourd'hui encore l'un des éléments essentiels pour l'électronique, notamment grâce à la capacité technologique actuelle permettant d'obtenir du silicium pur à plus de 99,99999% (tirage Czochralski, zone fondue flottante).
Photovoltaïque
En tant que semi-conducteur, le silicium est aussi l'élément principal utilisé pour la fabrication de cellules solaires photovoltaïques. Celles-ci sont alors montées en panneaux solaires pour la génération d'électricité.
La magie de la lithographie sur silicium : les productions commerciales courantes (2004) de circuit intégré réalisent la prouesse d'une finesse de gravure de 90 nm sur des plaques de 30 cm (un 33 tours pour ceux qui ont connu !).
Ce qui permettrait de graver 300 millions de sillons (soit un disque de 10 millions de minutes, environ 20 ans de musique, ou bien de l'ordre de 10 milliards de chansons au format numérique Ogg Vorbis).
Composés
- le carbure de silicium possède une structure cristalline analogue à celle du diamant ; sa dureté en est très proche. Il est utilisé comme abrasif ou sous forme céramique dans les outils d'usinage.
- le verre est fabriqué depuis des millénaires en faisant fondre du sable principalement composé de SiO2 avec du carbonate de calcium CaCO3 et du carbonate de sodium Na2CO3. Le verre peut être amélioré par différents additifs.
- le quartz forme de superbes cristaux, est utilisé comme matériau transparent, plus résistant à la chaleur que le verre (ampoule de lampes halogène). Il est également beaucoup plus difficile à fondre et à travailler.
- la silice se trouve dans la nature sous forme compacte (galets, quartz filonien par exemple), ou sous forme de sable plus ou moins fin. On l'obtient aussi industriellement, sous forme pulvérulente. La silice a de nombreux usages. Récemment elle complète le carbone dans la fabrication des pneus économes en énergie.
- le silicate de calcium CaSiO3 est un des composants des ciments.
- silicones : ces polymères [(CH3)2SiO]n sont utilisés dans des mastics pour joint, des graisses résistantes à l'eau ou conductrices de la chaleur, les poudres lessivielles ou les shampoings conditionneurs, etc.
:Une erreur fréquente de traduction de l'anglais où silicon signifie silicium, tandis que silicone correspond bien au silicone.
Dans la nature
Le sable de silice est le résultat de la dégradation de roches comme le granit (composé de feldspath, de mica et de silice (quartz)).
Les diatomées qui extraient la silice pour former leurs membranes externes peuvent prendre des formes très complexes. En revanche, elles sont toujours caractéristiques de l'étendue d'eau dans laquelle elles ont été prélevées : deux échantillons de deux lacs différents seront forcément dissemblables l'un de l'autre.
Oligo-élément
L'organisme humain en contient entre 200 mg et 7g suivant les sources. Il potentialiserait l'action du Zinc (Zn) et du Cuivre (Cu) et permettrait la fixation du Calcium (Ca).
Les céréales et l'eau de boisson (donc la bière, fabriquée à partir d'eau et de céréales) apportent naturellement la quantité suffisante (25 mg par jour) pour satisfaire les besoins (environ 5mg/jour).
L'Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) n'a pas défini d'apports nutritionnels conseillés pour le silicium car ils sont largement couverts par l'alimentation.
L'hypothétique biochimie du silicium
A la limite (actuellement) de la science-fiction et de la science tout court, de multiples travaux visent à mettre en évidence une tout autre forme de vie, basée non pas sur le carbone comme sur notre bonne vieille Terre, mais sur le silicium.
La position médiane actuelle semble être négative, le silicium ne participant que peu à des réactions biologiques mais servant plutôt de support (enveloppes, squelettes, gels, ...).
Production industrielle du silicium par électrométallurgie
Le silicium n'existe pas naturellement à l'état libre sur la terre ; mais il est très abondant sous une forme oxydée : silice, silicates.
Pour obtenir du silicium libre (parfois appelé improprement "silicium métal" pour le distinguer du ferrosilicium), il faut donc le réduire ; industriellement, cette réduction s'effectue par électrométallurgie, dans des fours électriques ouverts dont la puissance peut aller jusqu'à environ 30 MW.
La réaction globale de principe (oxydo-réduction) est très simple :
:::SiO2 + C → Si + CO2
La réalité est un peu plus complexe ...
Le silicium est introduit sous forme de morceaux de silice (galets, ou morceaux de quartz filonien), en mélange avec des réducteurs tels que le bois, le charbon de bois, la houille, le coke de pétrole. Compte tenu des exigences de pureté des applications finales, la silice doit être relativement pure (faible teneur en oxyde de fer en particulier), et les réducteurs soigneusement choisis (houille lavée par exemple).
Le mélange est déversé dans un creuset de plusieurs mètres de diamètre, où plongent des électrodes cylindriques en carbone (trois le plus souvent) qui apportent la puissance électrique et permettent d'atteindre les très hautes températures dont les réactions recherchées ont besoin (autour de 3000°C dans la région de l'arc électrique, à la pointe des électrodes).
Le silicium obtenu est recueilli dans des "poches", à l'état liquide, grâce à des orifices pratiqués dans le creuset.
Il est ensuite affiné dans ces poches, par injection d'air pour oxyder l'aluminium et le calcium.
Puis il est séparé du "laitier" (oxydes produits au cours des différentes étapes du procédé et entraînés avec le silicium) avant d'être solidifié :
:- soit par coulée en lingotières ou sur une surface plane,
:- soit par granulation à l'eau (le silicium liquide est alors versé dans de l'eau et les gouttes de silicium se solidifient en petits granules : opération relativement délicate).
Les réactions intermédiaires conduisant à la réduction du silicium produisent aussi une très fine poussière de silice amorphe, qui est entraînée par les gaz chauds (essentiellement air et dioxyde de carbone) émis par le four ; dans les pays développés, ces gaz sont filtrés pour recueillir la poussière de silice amorphe, qui est utilisée comme élement d'addition dans les bétons à haute performance.
Selon les applications, le silicium est utilisé sous forme de morceaux (production des alliages aluminium-silicium) ou sous forme de poudre obtenue par broyage (production des silicones).
Le silicium pour électronique est obtenu à partir du silicium électrométallurgique, mais nécessite une étape chimique (purification réalisée sur des silanes) puis un ensemble de purifications physiques, avant le tirage des monocristaux.
Voir aussi
Catégorie:Élément chimique
Catégorie:Semi-conducteur
Catégorie:Métallurgie
ja:ケイ素
ko:규소
th:ซิลิคอน
Mars (planète)
La planète Mars est la quatrième planète du système solaire et la troisième plus petite, après Pluton et Mercure.
Mars possède deux satellites naturels : Déimos et Phobos.
La couleur rouge de cet astre lui valut dans l'antiquité le rapprochement avec le dieu grec de la guerre Arès, puis avec son équivalent romain Mars, le rouge évoquant le sang des champs de bataille. Les égyptiens la nommaient « Horus rouge (Hor-desher) » et connaissaient son « déplacement à reculons ». Les babyloniens la nommaient Nirgal/Nergal, l'étoile de la mort. Actuellement Mars est aussi connue sous le nom de planète rouge.
Le symbole astronomique de Mars est un cercle avec une flèche pointant vers le nord-est (Unicode: ♂). Ce symbole est une représentation stylisé du bouclier et de la lance du dieu Mars, en biologie il est utilisé comme signet pour le sexe mâle.
Le préfixe aréo- se rattache à Mars par exemple : aréocroiseurs, aréologie ...
Caractéristiques physiques
Mars a depuis toujours fasciné les hommes, son aspect rougeâtre (dû à l'oxyde de fer contenu dans les minéraux de sa surface), plein de fougue, paraissant intrigant et mystérieux. Elle ne possède que le quart de la surface terrestre, et seulement un dixième de sa masse. Cependant, puisqu'elle n'a pas d'océans, la surface des terres sèches accessibles de Mars est approximativement égale à celle des terres émergées de la Terre.
Mars a deux lunes, Phobos et Déimos, toutes deux petites et de forme irrégulière, lesquelles sont probablement des astéroïdes capturés.
Elle a des calottes glaciaires polaires qui contiennent de l'eau gelée et du dioxyde de carbone.
Plusieurs volcans dont Olympus Mons, Arsia Mons, Ascraeus Mons, Pavonis Mons, Elysium Mons, Albor Tholus, Hecates Tholus etc. Le mont Olympe (Olympus Mons), haut de 27 km au-dessus du niveau moyen, est la plus haute montagne connue du système solaire.
L'atmosphère
L'atmosphère de Mars est très mince : la pression d'air en surface est de seulement 7,5 millibars comparativement à une moyenne de 1013 millibars sur la Terre. Cette atmosphère est composée de 95% de dioxyde de carbone, 2,7% d'azote, 1,6% d'argon et rien de plus qu'une trace de vapeur d'eau (0,3%) et d'oxygène(0,13%) . Récemment, la sonde européenne Mars Express [http://www.esa.int/SPECIALS/Mars_Express/SEMZ0B57ESD_0.html] a détecté du méthane dans l'atmosphère martienne. Ce gaz, se trouvant en forte concentration au dessus de certaines zones qui sont déjà connues pour receler plus de vapeur d'eau qu'à l'ordinaire, est un sérieux indice quant à la présence de vie sous la surface de Mars.
Relief
Mars Express
Grâce aux missions d'exploration, la cartographie de Mars est désormais assez bien connue. Elle est caractérisée par des reliefs imposants qui témoignent d'une activité volcanique et de la présence ancienne d'eau.
Il y a un fort contraste entre l'hémisphère nord, dont la plus grande partie est en dessous du niveau moyen du sol, à part un vaste plateau très élevé nommé Tharsis, et l'hémisphère sud, dont au contraire le niveau est plus élevé que la moyenne. Autrement dit, si on terraformait Mars en y recréant des océans, il se formerait un vaste océan dans l'hémisphère nord, dont émergerait le plateau de Tharsis, tandis que l'hémisphère sud serait une vaste zone continentale.
On a aussi observé de larges et profonds canyons (spécialement Valles Marineris), résultant de l'activité tectonique de Mars. En 2005, la sonde spatiale Mars Global Surveyor a observé des modifications à la surface de Mars, qui n'étaient pas présentes en 2002, comme l'apparition de rigoles et des traces de roulement de rochers le long d'une colline. Ces changements pourraient être dues à des tremblement de Mars. De plus la modification de dépôts de dioxyde de carbone gelé près de pôle sud sont le signe d'un changement de température, dans un laps de temps assez cours. Mars pourrait finalement être bien plus active géologiquement et peut-être climatiquement que l'on ne le pensait jusque là.
Enfin, plusieurs indice, comme des dépôts sédimentaires, des traces de rivages et des cours d'eau asséchés indiquent qu'il y aurait eu sur Mars une grande quantité d'eau, et une activité hydrologique intense. Cependant, on ignore ce qu'est devenue cette eau. Il peut y en avoir emprisonnée dans les calottes glaciaires, il pourrait y en avoir aussi dans le sol, et peut-être une grande partie s'est-elle évaporée dans l'espace, l'atmosphère étant ténue et la gravité très inférieure à celle de la Terre.
Vie martienne
dioxyde de carbone
La planète Mars occupe une place importante dans l'imaginaire humain, à cause de la croyance ancienne en l'existence de la vie sur Mars. Cette croyance s'est fondée sur des observations de détails linéaires de la surface qui paraissaient artificiels (les fameux canaux) et sur des changements d'éclat saisonniers de certaines zones, lesquels furent attribués à des changements de végétation. Cela a donné lieu à toutes sortes d'histoires concernant les Martiens. On sait maintenant que ces détails linéaires étaient des artefacts dus aux défauts des lentilles de l'époque. Les changements de couleur ont été attribués à des tempêtes de poussière.
Le 6 août 1996, la NASA annonça que l'analyse de la météorite ALH 84001, supposément venue de Mars, avait révélé des détails pouvant être des fossiles d'organismes unicellulaires, bien que cette idée soit controversée. Il n'y a pas encore, à ce jour, de preuve concluante de l'existence de formes de vie sur Mars. En 2003, plusieurs sondes spatiales dont Beagle 2, Spirit et Opportunity visèrent entre autres à détecter d'éventuelles traces de vie sur Mars.
Le 2 mars 2004 le responsable scientifique de la mission américaine Mars Exploration Rover, Steve Squyres, a annoncé officiellement que le robot Opportunity avait découvert des traces minérales révélant la présence passée d'eau sur Mars.
En juillet 2005, la sonde Mars Express à découvert un lac gelé sur Mars. La glace détectée, visible de très haut, est située dans un cratère anonyme de 35 km de diamètre dont la profondeur maximale est d’environ 2 km.
Les lunes de Mars
Les deux lunes de la planète, Phobos et Déimos orbitent près de la planète, à quelques milliers de kilomètres de celle-ci. Elles sont liées à Mars par les forces de marées, montrant toujours la même face dans sa direction. Comme Phobos orbite autour de Mars plus rapidement que ne tourne la planète elle-même, les forces de marées font décroître son rayon orbital de manière lente, mais constante, au rythme de 9 cm par an. Dans 20 à 40 millions d'années, Phobos s'écrasera sur la surface martienne. Déimos, en revanche, est assez éloigné pour que son orbite tende plutôt à s'éloigner, cela de manière infiniment lente.
Les deux satellites ont été découverts en 1877 par Asaph Hall, et semblent à première vue avoir été nommés d'après les personnages de Phobos et de Déimos de la mythologie grecque, les fils du dieu Arès de la Grèce antique. Mais en fait, cette dénomination est un érudit clin d'œil aux habitués des lettres classiques, et une allusion à un vers grec, « Le Dieu de la guerre arrive, flanqué de ses deux satellites (=hommes de main) peur et terreur » : si les fils d'Arès étaient ainsi nommés, c'est tout simplement parce que phobos signifie en grec « peur », et deimos « terreur ».
- Le 28 novembre 1964, la sonde Mariner 4 réalisa le premier survol de Mars et envoya 21 photographies.
- Le 20 juillet 1976, la sonde américaine Viking 1 fut le premier engin à se poser sur Mars. Il fut suivi par Viking 2 qui se posa le 3 septembre 1976. Ces deux sondes firent des prélèvements dans le sol, des analyses et plus de 50 000 photographies. Elles étaient accompagnées de modules qui restèrent en orbite martienne pour relayer les informations en direction de la Terre.
- Le 4 juillet 1997, la sonde Pathfinder avec à son bord le robot Sojourner se posa sur Mars. Ce robot mobile se déplaça aux alentours pour analyser les roches.
Pathfinder
- Le 25 décembre 2003, la sonde Mars Express, de l'Agence spatiale européenne se met en orbite autour de la planète pendant que le module Beagle 2 se pose. Mais le module n'a pas répondu après son atterrissage. Le 19 janvier Mars Express envoi ses premiers clichés haute résolution de la surface de la planète.
- Le 3 janvier 2004, le robot américain Spirit de la Mars Exploration Rover envoie ses premières images de la surface du cratère Gusev. Il analyse la composition des roches et du sol martiens. Il s'est posé au fond d'un petit cratère de 10 mètres de diamètre, creusé par la chute d'une météorite. Le robot a donc pu analyser directement la roche mère révélé par l'impact : il a été prouvé, grâce au microscope d'Opportunity que ce matériel rocheux s'est constitué au fond d'eaux salées et acides, probablement très froides. Mais il est impossible pour l'heure d'affirmer s'il s'agit d'une mer ou d'un lac.
- Le 24 janvier 2004, le robot américain Opportunity de la Mars Exploration Rover envoie ses premières images de la surface de Meridiani Planum.
Mars Exploration Rover
- En octobre 2004, les deux laboratoires ambulants Spirit et Opportunity ont transmis plus de 50 000 images à la Terre au cours de leur mission.
- Le 3 janvier 2005, l'équipe responsable du robot d'exploration Spirit fêtait le premier anniversaire de vie active de celui-ci sur la planète Mars. L'équipe d'Opportunity fit de même le 24 janvier 2005.
Fiction
Mars inspire depuis longtemps les auteurs de science-fiction. Même avec les désillusions qu'ont apportées les techniques modernes d'exploration spatiale, le filon est encore largement exploité. C'est le sens de la fiction qui a changé. Autrefois, Mars était représentée peuplée par des organismes et des êtres vivants, les Martiens (qui ont été représentés verts un temps, puis gris). Maintenant elle est plutôt considérée comme une future terre d'accueil, prête à être terraformée puis colonisée par l'Homme. Une sorte de nouvel Éden.
Romans mettant en scène Mars ou des Martiens :
- La Guerre des mondes, de Herbert George Wells
- Aélita de Alexeï Nikolaiévitch Tolstoï
- Le cycle de Mars dont Les Conquérants de Mars, de Edgar Rice Burroughs
- Chroniques martiennes, de Ray Bradbury
- Voyage (Tomes I et II), de Stephen Baxter
- Mars, suivi de Retour sur Mars, de Ben Bova
- La trilogie de Mars : Mars la rouge, Mars la verte, Mars la bleue, de Kim Stanley Robinson ainsi que le recueil de nouvelles Les Martiens
- Ilium, de Dan Simmons
Films mettant en scène Mars ou des Martiens :
- Flash Gordon - The Deadly Ray from Mars (1938)
- Flash Gordon - Mars Attacks the World (1938)
- War of the Worlds (1953), réalisé par Byron Haskin d'après le roman de Herbert George Wells
- Invaders from Mars (1953), réalisé par William Cameron Menzies
- Robinson Crusoe on Mars (1964), réalisé par Byron Haskin
- Mars Needs Women (1967), réalisé par Larry Buchanan
- Capricorn One (1978), réalisé par Peter Hyams
- The Martian Chronicles (1979), d'après le roman de Ray Bradbury
- Total Recall (1990), réalisé par Paul Verhoeven d'après une nouvelle de Philip K. Dick
- Martians Go Home (1990), d'après le livre de Fredric Brown
- Mars Attacks! (1996), réalisé par Tim Burton
- Mission to Mars (2000), réalisé par Brian De Palma
- Red Planet (2000), réalisé par Antony Hoffman
- Ghosts of Mars (2001), réalisé par John Carpenter
Autres médias mettant en scène Mars ou des Martiens :
- La chanson "Life on Mars?" de David Bowie
- L'anime Cowboy bebop dont de nombreux épisodes ont Mars pour toile de fond, Le film Cowboy Bebop : Tengoku No Tobira se déroule entièrement sur Mars pendant Halloween.
Faits divers
- Le 27 août 2003, à 9h51 UTC, fut atteinte la plus grande proximité depuis près de 60 000 ans entre Mars et la Terre, soit environ 55 758 000 km. La dernière occasion d'un si grand rapprochement entre les deux voisines est estimée à 57 617 av. J.-C. Des analyses détaillées du portrait gravitationnel du système solaire permettent de prévoir un rapprochement encore plus grand pour 2287.
Voir aussi
Liens internes
- Astronomie : Cratère Gusev ~ Cratère Bonneville ~ Meridiani Planum ~ Valles Marineris ~ Olympus Mons ~ Phobos (lune) ~ Déimos (lune)
- Exploration spatiale : Exploration de la planète Mars ~ Mars Exploration Rover ~ Mars Express ~ Beagle 2
- Personnages : Honoré Flaugergues
Liens externes
- [http://www.astrofiles.net/modules.php?name=News&file=article&sid=7 Astrofiles : Mars]
- [http://nssdc.gsfc.nasa.gov/planetary/factsheet/marsfact.html Mars Fact Sheet] de la NASA
- [http://marsrovers.jpl.nasa.gov/ Le portail des sondes martiennes] de la NASA
- [http://mars.esa.int/ Le portail martien] de l'ESA
- [http://www.planete-mars.com/ Le site Internet français de la Mars Society]
- [http://www.iau.org/ L'Union Astronomique Internationale] est l'organisme responsable de la toponymie martienne
- [http://www.nirgal.net Site d'un passionné de la planète rouge] (Le site français le plus complet sur Mars)
- [http://orbitmars.futura-sciences.com Un site sur la planète Mars avec de nombreuses images récentes]
- [http://www.astrosurf.com/pioneerastro/mars.htm Mars - pioneer-astro]
- [http://www.le-systeme-solaire.net/modules.php?name=syssol&page=mars Le Système Solaire - Mars]
(navigateur satellitaire) | Mars | Phobos | ...
-
als:Mars (Planet)
ja:火星
ko:화성
ms:Marikh
simple:Mars (planet)
th:ดาวอังคาร
SHARPLe mouvement S.H.A.R.P (Skinheads Against Racial Prejudice) désigne un mouvement de skinheads dits traditionnels se positionnant contre le racisme (contrairement aux boneheads).
Ce mouvement, né aux États-Unis au début des années 1980 est, comme le mouvement skinhead originel, sans aucune affiliation politique. Ils sont pas spécialement antifascistes, mais provenant de divers horizons et se positionnant communément contre le racisme.
Les skinheads RASH (Red and Anarchist Skinheads, souvent appellés skinheads rouges et noirs) et les SHARP sont parfois en conflit.
Voir aussi
- Anarcho-skinhead
- RASH
- Redskin
Catégorie:Sous-culture
Catégorie:Skinhead
Électronique
__NOTOC__
=Introduction=
L’électronique est une science appliquée, c'est aussi l’un des arts de l’ingénieur. En raison du succès des appareil fonctionnant grâce à l'électronique et de leur impact sur la vie courante, le grand publique confond souvent l’électronique avec la cybernétique, ou science des automatismes, aussi bien que l'informatique dans sa partie matériel (hardware).
- Cet article commence par décrire l’électronique comme une branche de la connaissance. Les contributeurs se sont attachés à donner des renseignements sur l’état actuel de l’électronique, ne s’intéressant à l’électronique qu’en tant que discipline scientifique. Ils en fournissent une description selon le schéma suivant :
# Objet d’étude;
# Structures de connaissance;
# Méthodes.
- L’article se poursuit ensuite avec des informations et des descriptions d'ordres pratiques, renvoyant bien souvent le lecteur à des articles plus détaillés sur de tel ou tel domaine particulier.
__TOC__
=1ère Partie=
Définition
: L’électronique est une science technique ou science de l’ingénieur, qui étudie et conçoit les structures effectuant un traitement non linéaire des signaux électriques, c-à-d. courant électrique ou tension électrique, porteurs d’information ou d’énergie.
Dans cette définition la notion de l’information est considérée dans le sens le plus large : elle désigne toute grandeur (physique, telle la température ou la vitesse, ou abstraite, tel un son, une image, un code) qui évolue en temps réel selon une loi inconnue à l’avance.
Comme tous les automatismes, les systèmes électroniques bien conçus comportent deux parties :
- l’une, opérative, gère les signaux de puissance porteurs d'énergie (courants forts) ;
- l’autre, informationnelle, gère les signaux porteurs d’information (courants faibles).
Dans les systèmes électroniques classiques traitant l’information, celle-ci est codée par les tensions et les courants électriques. Les applications de l’électronique peuvent être subdivisées selon la finalité de l’action qu’elles visent : le traitement de l’information à proprement parler ou la commande. Les premières englobent les domaines comme l’informatique, les télécommunications, les mesures (prélèvement et stockage de l’information), etc.
Les applications de commande ont pour objet le contrôle du fonctionnement d’un système naturel ou technogène. Un contrôle implique généralement une mesure du paramètre contrôlé, sa comparaison avec le modèle et, en cas d’erreur, la génération d’une consigne de correction. Ainsi, un contrôle peut être vu comme une succession d’opérations de traitement du signal : ceci renvoie à la définition générale donnée plus haut.
Structure de la science : disciplines de l’électronique
L’électronique est une famille de disciplines se distinguant suivant le type de signal
traité, la famille d’application ou encore le niveau hiérarchique qu’occupe l’élément étudié dans le système global.
Classement selon le type du signal traité
La discipline s’intéressant au traitement des signaux analogiques, c’est-à-dire évoluant d’une façon continue dans le temps et pouvant prendre des valeurs appartenant à un espace de valeurs continu s’appelle « électronique analogique ». La plupart des systèmes physiques le sont, car les grandeurs physiques évoluent le plus souvent d’une façon continue (par exemple, la température).
Par opposition, l’électronique numérique s’intéresse au traitement des signaux dont l’espace de valeurs est discret. Ainsi le nombre de valeurs que peuvent prendre ces signaux est limité. Celles-ci sont codées par des nombres binaires. Dans le cas le plus simple, un signal numérique ne peut prendre que deux valeurs : 1 et 0.
L’électronique numérique est utilisée le plus souvent dans des systèmes contenant un microprocesseur ou un microcontrôleur. Par exemple, un ordinateur est un appareil constitué dans sa plus grande partie par de l’électronique numérique.
A l’heure actuelle les circuits en électronique numérique sont en train de remplacer tous les circuits en électronique analogique. On peut observer ce changement directement en regardant les caméscopes ou les appareils photo numériques mais c’est vrai dans tous les domaines.
Par contre, il ne faut pas oublier que comme les valeurs discrètes n’existent pas physiquement, des phénomènes d’électronique analogique peuvent survenir dans les circuits numériques, notamment dans les hautes fréquences.
La fréquence (ou fréquence d’horloge), exprimée en Hertz (Hz) d’un circuit numérique représente le nombre de changements d’état possibles d’une valeur par seconde.
Électronique mixte
On parle également de l’électronique mixte, il s’agit alors d’un système dans lequel coexistent les signaux numériques et analogiques. Les modules particuliers à cette discipline sont le Convertisseur Numérique-Analogique (CNA) et le Convertisseur Analogique-Numérique (CAN). Ils permettent de transformer un signal analogique en signal numérique et vice versa, en réalisant ainsi une interface entre les modules purement analogiques et purement numériques.
Par exemple, un thermomètre à affichage numérique prélève la température (qui est une grandeur analogique), mesure sa valeur, la code en une séquence numérique et puis l’affiche sur un écran. Ainsi, les deux premières opérations sont effectuées par des modules de l’électronique analogique, la troisième nécessite une conversion numérique-analogique et la dernière relève d’un traitement numérique.
L’électronique de puissance est l’ensemble des techniques qui s’intéressent à l’énergie contenue dans les signaux électriques, contrairement aux autres disciplines électroniques, qui elles s'intéressent principalement à l’information contenue dans ces signaux. La gamme de puissance traitée en électronique de puissance varie de quelques micro Watt à plusieurs Mégawatts.
L’électronique de puissance repose sur des dispositifs permettant de changer la forme de l’énergie électrique, (convertisseurs) et des dispositifs transducteurs (le plus couramment des turbines et des moteurs électriques). L’électronique de puissance a comme champ d’application l’électrotechnique domestique et industrielle où elle remplace les anciennes solutions électromécaniques.
Classement suivant la hiérarchie de l’objet d’étude
D’une façon indépendante de l’application, certaines disciplines de l’électronique sont définies suivant la place qu’occupe l’objet de l’étude dans la hiérarchie d’un système électronique.
Physique des composants - technologies de l’électronique
Au niveau le plus bas se situe un composant, ou un dispositif électronique. La branche s’intéressant à la conception et à l’étude d’un composant électronique élémentaire s’appelle « physique des composants ». Elle est connexe au savoir-faire technologique, qui lui regroupe l’ensemble des connaissances et outils nécessaires pour fabriquer un composant. On parle ainsi de la « technologie de l’électronique ». Les domaines de la technologie et de la physique des composants électroniques font essentiellement appel aux compétences dans les sciences fondamentales, telles que la physique du solide et des procédés chimiques. Même si ces activités sont vitales pour l’électronique, elles ont peu à voir avec l’électronique en tant que génie du traitement du signal. On devrait plutôt les gérer comme une porte d’entrée du monde de la physique fondamentale vers la science appliquée qu’est l’électronique.
Les composants de base de l’électronique sont les transistors, les résistances, les condensateurs, les diodes, etc.
Génie électronique : théorie et conception des circuits électroniques
Un circuit électronique est le principal objet d’étude de la science de l’électronique. Un circuit électronique est un système incluant plusieurs composants électroniques associés. Le mot circuit vient du fait que le traitement s’effectue grâce à des courants électriques circulant dans les composants interconnectés.
La branche étudiant les propriétés des circuits électroniques s’appelle « théorie des circuits ».
La discipline qui étudie la méthodologie permettant de réaliser une fonction de traitement particulière à base d’un circuit s’appelle « conception des circuits électroniques ».
Les systèmes électroniques modernes comportent des centaines de millions de composants élémentaires. Pour cette raison le génie des circuits électroniques ne s’intéresse qu’à la réalisation de fonctions (ou modules) relativement simples, nécessitant quelques dizaines de composants.
Classement suivant la taille des circuits électroniques
Le classement précédent se recoupe avec un classement suivant la taille des circuits électroniques considérés.
Électronique des tubes à vide
Comme son nom l’indique, elle recourt à des tubes à vide, ou tubes électroniques comme composants actifs élémentaires (diodes à vide, triodes, tétrodes, pentodes...). Elle ne subsiste guère plus aujourd’hui que sous la forme des tubes cathodiques des récepteurs de télévision et de certains composants d’émetteurs radio de très forte puissance, et ces tubes-là sont d’ailleurs eux aussi en voie de disparition.
Électronique individuelle
Elle recourt à des composants élémentaires individuels ( non-intégrés) assemblés le plus souvent sur des cartes électroniques. Cette électronique n’est plus guère utilisée que pour des montages expérimentaux ou dans le cadre de l’électronique de loisir, car elle a été supplantée par la micro-électronique.
Ce vocable est né du processus de la miniaturisation des composants électroniques élémentaires. Cette miniaturisation a commencé dans les années cinquante avec la naissance des semi-conducteurs, elle a atteint une phase presque extrême aujourd’hui. En effet, depuis six décennies la taille des composants élémentaires n’a cessé de diminuer, pour atteindre des dimensions de l’ordre de quelques dizaines de nanomètres. Ces progrès sont devenus possibles grâce aux avancées dans les procédés de traitement des matériaux semi-conducteurs, notamment du silicium, qui ont permis de réaliser plusieurs millions de composants élémentaires sur une surface de quelques millimètres carrés. Ainsi, la micro-électronique s’intéresse aux systèmes électroniques utilisant des composants de dimensions micrométriques et nanométriques. L’expression « électronique intégrée » est un synonyme de ce vocable : elle évoque une ensemble de composants « intégrés » sur une seule puce de semi-conducteur.
Nano-électronique et électronique moléculaire
Par ailleurs, en parlant des systèmes de l’électronique moderne, le préfixe « micro » commence à être obsolète, dans la mesure où l’on voit apparaître des composants dont la taille se mesure en nanomètres et parfois comparable à celle des molécules. On évoque ainsi la nano-électronique, les nanotechnologies et l’électronique moléculaire. Des avancées techniques récentes permettent même d’envisager la conception de composants basés sur la propriété des électrons et de leur spin : la spintronique.
Microsystèmes
Depuis quelques années, avec les progrès dans les micro- et nano-technologies, on observe une fusion des systèmes appartenant à différents domaines techniques (mécaniques, thermiques, optiques...) autour des circuits et systèmes électroniques. Ces fusions sont souvent appelées « systèmes à traitement de signal multi-domaine », ou « systèmes multi-domaines ». A l’origine de ces progrès sont les procédés d’usinage du silicium très évolués, qui permettent de réaliser des structures tridimensionnelles sur les mêmes cristaux de silicium avec les circuits électroniques. Cette proximité offre une interpénétration des traitements traditionnellement se déroulant dans des domaines différents, et une coexistence des signaux de différentes natures physiques (thermique, mécanique, optique...) dans un même système.
Systèmes microélectromécaniques
Ainsi, dans les années 1990 la véritable révolution technologique a eu lieu avec l’apparition des systèmes micro-électro-mécaniques (en anglais MEMS comme MicroElectroMechanical Systems). Il s’agit de mécanismes classiques tels que des résonateurs, poutres, micromoteurs etc. réalisés sur silicium à l’échelle micrométrique. Ces différents éléments mécaniques sont mis en mouvement (actionnés) grâce aux forces générées par des transducteurs électromécaniques. Ceux-ci sont alimentés par des tensions produites avec des circuits électroniques avoisinants. Les transducteurs électromécaniques jouent alors le rôle de l’interface entre les domaines mécanique et électrique. Les transducteurs électrostatiques ou capacitifs y sont utilisés le plus souvent, bien que l’on puisse rencontrer des interfaces électromécaniques basées sur des phénomènes magnétiques et thermomécaniques.
=2eme Partie=
Historique rapide
Depuis le début du 19 siècle, au fur et à mesure des découvertes des possibilités de l’électricité, les composants et applications électroniques ont vu le jour, (parfois sans possibilité d’application immédiate ou de fabrication industrielle, ces découvertes ne seront utilisées que plus tard).
Sans électronique et bien évidemment l’alimentation en électricité indispensable à son fonctionnement, la vie dans notre société moderne serait bien différente.
Voir aussi les composants électroniques en général.
Base théorique
Un composant est un élément permettant de construire un circuit électrique où circule un courant électrique.
Composants passifs
- Un composant est dit passif quand il obéit à la Loi D'ohm généralisée, c’est-à-dire quand la tension U aux bornes du composant varie linéairement avec l’intensité I du courant qui y circule, ou que :
:
- Ils n'ont pas pour fonction de modifier la nature du courant électrique qui les traverssent.
- Les composant dits passifs (résistance, condensateur, bobine, connecteur) ont vu leurs techniques de fabrication évoluer très sensiblement, suivant de près les améliorations technologiques.
- Par contre leur principe fondamentaux n’ont jamais été remis en question.
Composants actifs
- Un composant est dit actif lorsque celui-ci a pour but de modifier le ou les courants qui le traverse. Par exemple, les diodes, triode, les transistors, les thyristors, etc. sont des composants actifs.
- Au début, les composants actifs comprenaient uniquement des tubes électroniques.
- Depuis avec l'utilisation des semi-conducteur et entre autres l’invention du transistor en 1948, l’électronique grand public a envahie nos maisons, nos automobiles, le téléphone et toutes les machines de la vie courante.
- Les circuits intégrés, évolution intégré du transistor, gagnent de jour en jour en densité. Ceux-ci ont favorisé l’explosion de l’électronique moderne: analogique et surtout numérique.
- L’ère des micro-ordinateurs a pu voir le jour grâce aux avancées de l’électronique numérique.
- Lors des deux dernières décennies du , l’électronique a été associée aux possibilités de la lumière et de l’optique (laser et fibre optique) : l’Opto-électronique, pour fabriquer de nouvelles générations de machines électroniques.
Articles décrivant l’électronique
- Amplificateur
- Bobine
- Commutateur
- Condensateur
- Filtre
- Inductance
- Radioélectricité
- Radiophonie
- Résistance
- Téléphonie
- Télévision
- Transistor
- Tube
- Diode
- Automate
- DSP
- Fonction logique, TTL CMOS
- Microprocesseur
- Microcontrôleur
- Ordinateur
- Réseau informatique
- Réseaux logiques programmables
- Semi-conducteur
- Table de Karnaugh
- Télécommunication
- Transistor
- Fibre optique
- LED
- Laser
externe
- [http://www.stielec.ac-aix-marseille.fr/cours/abati/opto.htm Optoélectronique]
Métiers de l’électronique
- Électronicien
- Ingénieur en électronique
- Technicien en fabrication électronique
- De base
- Alimentation réglable
- Fer à souder
- Multimètre
- Jeux de pinces
- Jeux de tournevis
- Évolué
- Analyseur logique, Émulateur
- Echomètre
- Générateur de signaux
- Oscilloscope
- Programmateur logique
- Simulateur logique
- Synthese logique
- Testeur de composant
Divers
- Alimentation.
- Protection.
- Codes DTMF.
- Micro-électronique.
- Électrotechnique.
Articles connexes
- Électrocinétique
- Électricité
- Algèbre de Boole
- Connectique
- Fonction logique
- Systèmes embarqués
- Langage de description matériel (HDL)
= Liens externes =
- [http://perso.wanadoo.fr/f6crp/elec/index.htm Un traité d’électronique par F6CRP]
- [http://www.powerdesigners.com/InfoWeb/resources/pe_html/contents.htm Interactive Power Electronics Online course]
- [http://stielec.ac-aix-marseille.fr/ Ressources en génie électronique]
catégorie:Électricité
-
Electronique
ja:電子工学
ko:전자공학
ms:Elektronik
simple:Electronics
th:อิเล็กทรอนิกส์
2002
Cette page concerne l'année 2002 du calendrier grégorien. Pour le nombre, voir 2002 (nombre).
2002 est également le titre d'un film hong-kongais réalisé en 2001 par Wilson Yip.
Événements
Premier trimestre
- Détails : Janvier 2002 - Février 2002 - Mars 2002
- 1 janvier : entrée en circulation des billets et pièces de la nouvelle monnaie unique européenne créée en 1999 : l'euro.
- 6 janvier : Argentine, dévaluation du peso de 28% par rapport au dollar.
- 18 janvier : Congo (RDC) : éruption du volcan Nyiragongo dévastant la ville de Goma.
- 31 janvier : À New York, ouverture du Forum économique mondial qui se tient habituellement à Davos en Suisse. Laurent Fabius y représente la France.
- 31 janvier : À Porto Alegre au Brésil, ouverture du contre-forum Forum social mondial
- 8 au 24 février : Jeux Olympiques d'hiver à Salt Lake City (États-Unis).
- 23 février : Colombie : Enlèvement par les FARC d'Ingrid Betancourt, candidate aux élections présidentielles.
- 4 mars : loi n° 2002-303 sur la nouvelle organisation du système de santé en France : les chiropraticiens sont reconnus officiellement (art. 75)
- 15 mars : Sommet UE à Barcelone. Nombreuses manifestations.
- 18 au 22 mars : Conférence internationale sur le financement du développement organisé par l'ONU à Monterrey.
- 26 mars : tuerie de Nanterre : un forcené, Richard Durn, tue huit membres du conseil municipal de Nanterre avant d'être ceinturé. Il se suicidera le surlendemain en se jetant de la fenêtre du commissariat.
Deuxième trimestre
- Détails : Avril 2002 - Mai 2002 - Juin 2002
- 12 avril : Hugo Chávez, président du Venezuela, est brièvement chassé du pouvoir par un coup d'État.
- 21 avril : premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national, arrive derrière Jacques Chirac, candidat du RPR ; contre toute attente, Lionel Jospin, candidat du PS est éliminé ; une manifestation spontanée s'organise le soir même.
- 29 avril : Diane Pretty se voit refuser son droit à mourir par la Cour européenne des droits de l'homme.
- : une manifestaion réunit à Paris plus d'un million de personnes selon les organisateurs, tout parti et tout groupuscule confondu.
- 5 mai : Élection de Jacques Chirac, avec 82 % des suffrages contre 18 % à Jean-Marie Le Pen.
- 6 mai : en France, Jean-Pierre Raffarin est nommé Premier ministre.
- 8 juin : Amadou Toumani Touré devient président du Mali.Le lendemain, Ahmed Mohamed ag Hamani est nommé premier ministre.
- 20 mai : le Timor oriental devient un pays indépendant de l'Indonésie.
- 9 juin et 16 juin : en France, premier et second tour des élections législatives, victoire de l'UMP, parti du président Jacques Chirac.
Troisième trimestre
- Détails : Juillet 2002 - Août 2002 - Septembre 2002
- 14 juillet : à 9h58, lors du défilé de la fête nationale, un militant d'extrême droite lié au GUD, Maxime Brunerie, tente d'abattre le président de la République Jacques Chirac
- 8 et 9 septembre : Inondations dans le sud de la France (23 morts dont 22 dans le Gard, 1,2 millliard d'euros de dégât pour 6 départements)
- 10 septembre : Adhésion de la Suisse à l'ONU.
- 18 septembre : Maurice Papon est libéré pour des raisons médicales par la cour d'appel de Paris.
- 26 septembre aux alentours de 23h00, le "Joola", d'une capacité de 550 personnes, sombre en quelques minutes au large des côtes gambiennes. Environ 2000 sénégalais périssent.
Quatrième trimestre
- Détails : Octobre 2002 - Novembre 2002 - Décembre 2002
- 4 octobre : meurtre de Sohane Denziane, jeune fille brûlée vive à Vitry-sur-Seine, qui déclenchera une grande émotion
- 22 octobre : explosion dans une cokerie belge, faisant trois morts et une trentaine de blessés
- 17 novembre : congrès fondateur de l'UMP au Bourget (Seine-Saint-Denis) ; Alain Juppé est élu président, le parti est rebaptisé Union pour un mouvement populaire (UMP).
- 19 novembre : Naufrage du Prestige au large du Portugal et de l'Espagne.
- 29 novembre : drame de Loriol-sur-Drôme : sur l'A7, un automobiliste percute mortellement des sapeurs-pompiers qui intervenaient sur un accident.
Chronologies thématiques
- Aéronautique : 2002 en aéronautique
- Chemins de fer : 2002 dans les chemins de fer
- Cinéma : 2002 au cinéma
- Sport : 2002 en sport
- Musique : 2002 en musique
- Prix Nobel de physique : Masatoshi Koshiba, Raimond Davis, Riccardo Giacconi
- Prix Nobel de chimie : John B. Fenn, Koichi Tanaka et Kurt Wüthrich
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Sydney Brenner, H. Robert Horvitz et John E. Sulston
- Prix Nobel de littérature : Imre Kertész
- Prix Nobel de la Paix : Jimmy Carter
Naissances
-
Janvier
- 1 janvier : Nafissa Sid Cara, première femme ministre de la Ve République, première musulmane membre du gouvernement français (° 1910)
- 4 janvier : Freddy Heineken, président néerlandais de Heineken (° 1923)
- 7 janvier : Louis Mittelberg, caricaturiste et sculpteur polonais (° 1919)
- 7 janvier : René Étiemble, écrivain français (° 26 janvier 1909)
- 11 janvier : Henri Verneuil, cinéaste français (° 15 octobre 1920)
- 12 janvier : Cyrus Vance, ancien secrétaire d'État américain sous l'administration du président Carter (° 1917)
- 13 janvier : Pierre Joubert, dessinateur français
- 15 janvier : Michel Poniatowski, ancien ministre de l'Intérieur français (° 1922)
- 16 janvier : Jean Ellenstein, historien français
- 17 janvier : Camilo José Cela, écrivain espagnol (° 1916)
- 20 janvier : Jean-Toussaint Desanti, philosophe français
- 23 janvier : Pierre Bourdieu, sociologue français (° 1 août 1930)
- 24 janvier : Elie Hobeika, ex-ministre et ancien chef des milices chrétiennes libanais (° 1957)
- 28 janvier : Astrid Lindgren, écrivain suédois pour enfants (° 1907)
- 31 janvier : Karel Voous, botanique néerlandais (° 23 juin 1920)
Février
- 3 février : André Diligent, homme politique français
- 3 février : Raymond Gérôme, acteur et metteur en scène belge
- 3 février : Julien Rassam, acteur français
- 9 février : Princesse Margaret, sœur cadette de la reine Elizabeth II d'Angleterre (° 1930)
- 14 février : Geneviève de Gaulle-Anthonioz, militante caritative française
- 15 février : Daniel Pearl, journaliste américain tué par les Talibans au Pakistan
- 16 février : Raymond Lacombe, ancien président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA)
- 21 février : Georges Vedel, académicien français et ancien membre du conseil constitutionnel
- 22 février : Jonas Savimbi, chef de l'Union Nationale pour l'Indépendance de l'Angola (UNITA)
- 22 février : Chuck Jones, dessinateur américain (Bugs Bunny)
- 25 février : François Bloch-Lainé, grand commis de l'État et ancien président du Crédit Lyonnais
Mars
- 6 mars : Ralph Rumney, artiste anglais
- 11 mars : James Tobin, économiste américain et créateur de l'idée d'une taxe sur les transactions financières
- 12 mars : Louis-Marie Billé, cardinal français, archevêque de Lyon et Primat des Gaules
- 12 mars : Jean-Paul Riopelle, peintre québécois
- 14 mars : Hans-Georg Gadamer, philosophe allemand
- 16 mars : Carmelo Bene, comédien italien
- 23 mars : Eileen Farrell, soprano américaine
- 24 mars : Claude Quin, ancien président-directeur général de la RATP
- 27 mars : Billy Wilder, réalisateur, producteur et scénariste
- 28 mars : Klaus Croissant, ancien avocat de la Fraction armée rouge (FAR) et ex-espion de la Stasi, police politique de l'ex-RDA
- 30 mars : Elizabeth Angela Marguerite Bowes-Lyons, reine mère d'Angleterre
Avril
- 8 avril : Maria Felix, actrice mexicaine
- 11 avril : Pierre Siniac, écrivain français (° 1928)
- 18 avril : Thor Heyerdahl, explorateur norvégien qui avait traversé le Pacifique sur le radeau Kon-Tiki en 1947
- 20 avril : Francis Lemarque, chanteur et auteur-compositeur français (° 1917)
- 20 avril : Pierre Rapsat, chanteur et auteur-compositeur belge (° 1948)
- 27 avril : Baron von Thyssen, un des plus grands collectionneurs d'art du monde
- 27 avril : Ruth Handler, la créatrice de la poupée Barbie
- 28 avril : Général Alexandre Lebed, gouverneur et ancien candidat à la présidence russe
Mai
- 5 mai : Antoine Riboud, fondateur et ancien président du groupe Danone
- 5 mai : Hugo Banzer, homme politique bolivien
- 6 mai : Pim Fortuyn, leader de l'ultra-droite populiste néerlandaise
- 10 mai : Yves Robert, cinéaste et comédien français (° 1920)
- 20 mai : Stephen Jay Gould paléontologue américain
- 22 mai : Niki de Saint Phalle, peintre et sculptrice franco-américaine
- 22 mai : Bertrand Boulin, fils de l'ancien ministre RPR Robert Boulin, éducateur, co-fondateur de SOS enfants
- 26 mai : Michel Jobert, ancien ministre des Affaires étrangères, gouvernement Pierre Messmer (° 1921)
Juin
- 1 juin : Jacques Fauvet, journaliste français
- 20 juin : Timothy Findley, écrivain canadien anglophone
- 27 juin : John Entwistle, musicien de rock anglais
- 28 juin : François Périer, comédien français (° 1919)
Juillet
- 2 juillet : Ray Brown, contrebassiste de jazz américain
- 4 juillet : Laurent Schwartz, mathématicien français
- 6 juillet : John Frankenheimer, cinéaste américain (° 1930)
- 9 juillet : Rod Steiger, acteur américain (° 1925)
- 14 juillet : Joachim Balaguer, homme politique dominicain
- 19 juillet : Alexandre Guinzbourg, dissident et journaliste russe
Août
- 5 août : Franco Lucentini, écrivain italien, co-auteur de romans policiers avec son compatriote Carlo Fruttero
- 5 août : Francisco Coloane, écrivain chilien
- 6 août : Edsger Dijkstra, mathématicien et informaticien néerlandais
- 19 août : Abou Nidal, Palestinien, chef du Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR), figure historique du terrorisme international
- 19 août : Eduardo Chillida, sculpteur espagnol
- 23 août : Colette Boulin, veuve de l'ancien ministre français Robert Boulin
- 31 août : Lionel Hampton, jazzman américain
Septembre
- 5 septembre : David Todd Wilkinson astronome américain pionnier de l'étude du rayonnement thermique cosmologique
- 8 septembre : Henri Rol-Tanguy, figure de la Résistance communiste et de la Libération de Paris
- 19 septembre : Général Robert Gueï, auteur d'un coup d'État en Côte d'Ivoire en 1999 puis dirigeant de la junte au pouvoir jusqu'à octobre 2000
- 25 septembre : Joffre Dumazedier, sociologue français (° 1915)
- 26 septembre : Philippe Tailliez, dernier des « Mousquemers », trio de pionniers de la plongée sous-marine dont faisait partie Jacques-Yves Cousteau (° 1905)
Octobre
- 2 octobre : Paul Sérant, journaliste, essayiste et romancier
- 4 octobre : André Delvaux, réalisateur belge
- 5 octobre : Brigitte Massin, musicologue et mélomane française
- 6 octobre : Prince Claus des Pays-Bas, époux de la reine Béatrix
- 15 octobre : Jean Jacques Mack, humaniste Alsacien
- 19 octobre : Manuel Alverez Bravo, photographe mexicain
- 20 octobre : Bernard Fresson (71 ans), comédien
- 21 octobre : François Soubeyran, membres du quatuor vocal Les Frères Jacques
- 22 octobre : Richard Helms, ancien directeur de la CIA (1966-1973)
- 25 octobre : Christine Gouze-Rénal, productrice de cinéma française
- 25 octobre : René Thom, mathématicien français, père de la « théorie des catastrophes » (° 1923)
- 26 octobre : Général Jacques Massu (94 ans).
- 30 octobre : Pierre Aigrain, physicien et homme politique français
- 30 octobre : Juan Antonio Bardem, cinéaste espagnol
- 31 octobre : Raymond Savignac, publicitaire français
- 31 octobre : Lionel Poilâne, boulanger français (° 1945)
Novembre
- 1 novembre : Pierre Fédida, psychanalyste français
- 7 novembre : Rudolf Augstein, fondateur et propriétaire de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel
- 8 novembre : Zoé Oldenbourg, romancière russe
- 12 novembre : Raoul Diagne, international de football français. 92 ans.
- 14 novembre : Charles Dupuis, belge, un des pionniers de la bande dessinée, éditeur du journal Spirou
- 17 novembre : Abba Eban, diplomate israélien, ancien minsitre travailliste des Affaires étrangères (1966-1974)
- 18 novembre : James Coburn, acteur américain
- 23 novembre : Maritie Carpentier, productrice française d'émissions de variétés
- 23 novembre : Roberto Matta, peintre chilien considéré comme le dernier des surréalistes
- 24 novembre : Aminata Fall, jazzwoman et comédienne sénégalaise
- 24 novembre : John Rawls, philosophe américain
- 29 novembre : Daniel Gélin, acteur français
Décembre
- 1 décembre : Pierre Peugeot, industriel, président du conseil de surveillance du groupe automobile PSA Peugeot-Citroën
- 2 décembre : Ivan Illich, prêtre catholique, spécialiste des questions de l'éducation
- 21 décembre : Patrick Bourrat, reporter de TF1
- 22 décembre : Joe Strummer, la tête du groupe The Clash et un héros de la classe ouvrière
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Allemagne
L'Allemagne (nom officiel en français : République fédérale d'Allemagne) est un pays d'Europe, membre du Conseil de l'Europe (1951), de l'OCDE, de l'Union de l'Europe Occidentale (1954), de l'OTAN (1955), de l'Union européenne (1958), de l'ONU (1973), de l'OSCE et de la zone euro.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Allemagne
Même si l'allemand et le sentiment national germanique datent de plusieurs siècles, le territoire connu maintenant comme l'Allemagne ne fut créé qu'en 1871, lorsque la Confédération de l'Allemagne du Nord, alors dominée par la Prusse, et les États du sud (le grand-duché de Bade, les royaumes de Wurttemberg et Bavière) devinrent l'Empire allemand.
L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, le Kaiser dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut jugée responsable de la guerre.
Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le res | | |