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Équateur (pays) -
La république d’Équateur est un pays d’Amérique latine, a l'ouest de l’Amérique du Sud, entouré par le Pérou et la Colombie. Il a fait partie avec la Colombie et le Venezuela de la Grande Colombie. Il occupe une surface de 283 560 km², soit environ la moitié de la surface de la France et 9 fois la surface de la Belgique. Le nom du pays vient de sa position sur l’Équateur.
La capitale est Quito, mais la plus grande ville est Guayaquil, l’un des ports les plus importants d’Amérique du Sud. Le pays compte 13 millions d’habitants (2001) et est divisé en 22 provinces (îles Galapagos comprises).
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Équateur
Histoire de l'Équateur
L’Équateur fut nommé ainsi en Europe, à la suite d’une mission scientifique dirigée par Louis Godin, Charles Marie de La Condamine et Pierre Bouguer au .
Après avoir été dominé dans un premier temps par les Incas puis par les Espagnols, l’Équateur prit son indépendance le 24 mai 1822.
L’histoire du pays est troublée depuis par des périodes d’instabilité politique avec l’instauration régulière de dictatures militaires : 55 dirigeants se sont succédés depuis 1900. Par ailleurs de nombreuses guerres ont opposé le pays au Pérou pendant plus d’un siècle.
En 1990, les indigènes manifestèrent pacifiquement pour la reconnaissance de leurs droits, bloquant le pays en s’asseyant par terre. Le président Borja dut accorder à la confédération des Shuars la propriété de 11.000 km² de territoire en Amazonie, même si au même moment des escarmouches étaient lancées contre les leaders indiens.
Enfin en 2000, à la suite de la dollarisation de l’économie, la population manifesta, bientôt suivie par l’armée, au point de renverser le président Jamil Mahuad.
Politique
Article détaillé : Politique de l'Équateur
Le 24 novembre 2002, Lucio Gutiérrez remporte les élections présidentielles. Il entre en fonction le 15 janvier 2003. Son programme politique est marqué par la volonté d’endiguer la corruption dans la haute administration, de clarifier et de rétablir une économie saine. Cependant, élu en partie grâce aux voix des partis indigénistes et paysans (Pachacutik), il mènera une politique économique orthodoxe, dans la ligne de ses prédecesseurs et suivant les recommandations du Fonds Monétaire International. Cela amène la rupture avec les ministres issus des secteurs les plus à gauche, qui sont évincés du gouvernement en août 2004.
Du point de vue de la politique extérieure, Gutiérrez a pris des engagements fondamentaux, parmi lesquels le refus de l’intégration à la Zone de libre-échange des Amériques et de l’implication de l’Équateur dans le conflit colombien en fonction des intérêts des États-Unis d'Amérique (qui veulent faire arrêter la production de cocaïne dans ce pays). Cependant, il n'a pas remis en question, la cession de la base de Manta à l'armée américaine, ce qui lui a valu les critiques de ses alliés du Pachacutik.
Mais le 20 avril 2005, il est destitué par le parlement et c’est le vice-président Alfredo Palacio qui lui succède.
Subdivisions
Article détaillé : Subdivisions de l'Équateur
L’Équateur est divisé en 22 provinces. Ces provinces ont un gouverneur et un conseil provincial élu par le peuple. Elles sont autonomes par rapport au gouvernement central au niveau économique et social, ainsi que pour l’utilisation des ressources naturelles.
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! Province
! Capitale
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| Loja
| Loja
|-
| Los Ríos
| Babahoyo
|-
| Manabí
| Portoviejo
|-
| Morona-Santiago
| Macas
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| Napo
| Tena
|-
| Orellana
| Puerto Francisco de Orellana
|-
| Pastaza
| Puyo
|-
| Pichincha
| Quito
|-
| Sucumbíos
| Nueva Loja
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| Tungurahua
| Ambato
|-
| Zamora-Chinchipe
| Zamora
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Catégorie:Équateur
Equateur
Equateur
ja:Category:エクアドル
ko:분류:에콰도르
Amérique latine
L'Amérique latine est l'ensemble des pays du continent américain où l'on parle des langues latines (langues romanes), essentiellement l'espagnol ou le portugais et dans une bien moindre mesure le français (Haiti, Guyane Française, Guadeloupe, Martinique, dominé par la culture anglo-saxonne). L'Amerique latine comprend donc la majeure partie de l'Amérique du Sud et de l'Amérique centrale plus le Mexique en Amérique du Nord.
Étymologie
Pays
Avec Pays-Population-Capitale.
#Argentine : 38 millions ; Buenos Aires
#Bolivie : 8,3 millions, La Paz (de facto) et Sucre (de jure, seul le pouvoir judiciaire y siège)
#Brésil : 176 millions, Brasilia
#Chili : 15,5 millions, Santiago du Chili
#Colombie : 41 millions, Bogotá
#Costa Rica : 4 millions, San José (en)
#Cuba : 11 millions, La Havane
#Équateur : 13,18 millions, Quito
#Guatemala : 13 millions, Guatemala Ciudad
#Honduras : 6,5 millions, Tegucigalpa
#Mexique : 103 millions, Mexico
#Nicaragua : 5 millions, Managua
#Panama : 3 millions, Panama (ville)
#Paraguay : 6 millions, Asunción
#Pérou : 28 millions, Lima
#Porto Rico : 3,8 millions, San Juan
#République dominicaine : 8,6 millions, Saint-Domingue
#Salvador : 6,3 millions, San Salvador
#Uruguay : 3,4 millions (2000), Montevideo
#Venezuela : 24,3 millions, Caracas
#Haiti : 8,1 millions, Port-au-Prince
Le Belize et le Guyana sont anglophones, le Suriname est néerlandophone. Ils ne sont donc pas inclus dans le concept d'"Amérique latine"
Histoire
:Article détaillé: Histoire de l'Amérique latine
Politique
Histoire de l'Amérique latine
Economie
:Article détaillé: Économie de l'Amérique latine
Démographie
:Article détaillé: Population de l'Amérique latine
Voir aussi
- Groupe de Rio
- Mercosur
- Organisation des États Américains
Pour en savoir plus
- Culture de l'Amérique latine
- Géographie de l'Amérique latine
- Histoire de l'Amérique centrale
- Histoire de l'Amérique du sud
- Histoire des Caraïbes
- Politique de l'Amérique latine
Liens externes et références
- CEPALC : organisme de l'ONU qui publie des statistiques sur l'économie et la pauvreté dans la zone.
- l'Amérique du Sud en ébullition : [http://www.alencontre.org/page/page2/05/01-5.html L'argentinazo dans le cadre continental sud américain (fin 2002)]
- [http://www.thowra.com/indexfr.html Voyages en Amérique Latine] - Témoignage d'un voyage en Amérique Latine (en Français et en Anglais)
- [http://www.americas-fr.com Americas] - Site d'information en français sur l'Amérique Latine
- [http://www.americas-fr.com/histoire/histoire.html Americas-histoire] - La partie histoire du même site.
- [http://www.atlas-historique.net/1815-1914/cartes/AmeriqueSudIndependance.html Cartes des Indépendances (début XIXème)]
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-
ja:ラテンアメリカ
ko:라틴아메리카
simple:Latin America
th:ละตินอเมริกา
zh-min-nan:Latin Bí-chiu
Amérique du SudL'Amérique du Sud est un continent ou la partie méridionale de l'Amérique, selon le point de vue.
Amérique
Elle est composée des pays suivants :
- l'Argentine ;
- la Bolivie ;
- le Brésil ;
- le Chili ;
- la Colombie ;
- l'Équateur ;
- le Guyana ;
- le Paraguay ;
- le Pérou ;
- le Suriname ou Guyane hollandaise ;
- l'Uruguay ;
- le Venezuela.
Ces douze pays ont lancé le 8 décembre 2004 (Déclaration de Cuzco) un projet de Communauté sud-américaine de nations (CSAN) sur le modèle de l'Union européenne.
Ce continent inclut par ailleurs la Guyane française, au statut de département d'outre-mer.
Voir aussi
Liens internes
- Situation linguistique de l'Amérique du Sud
- Communauté sud-américaine de nations
Liens externes
- [http://wikitravel.org/fr/article/Amérique_du_Sud Amérique du Sud sur Wikitravel]
- [http://www.americas-fr.com Americas] - Site d'information sur l'Amérique Latine
- [http://www.geographicguide.com/brazil.htm Brazil]
- [http://www.geographicguide.com/south-america.htm South America]
-
ja:南アメリカ
ko:남아메리카
simple:South America
th:ทวีปอเมริกาใต้
zh-min-nan:Lâm Bí-chiu
Pérou
|- valign="top"
| Président
| Alejandro Toledo Manrique
|- valign="top"
| Premier ministre
| Pedro Pablo Kuczynski
|{{{{{{{{{{{{{
Colombie
|- valign="top"
| Capitale || Bogotá
|- valign="top"
| Président || Álvaro Uribe Vélez
|{| border="0"
|-----
|
- Amazonas (Leticia)
- Antioquia (Medellín)
- Arauca (Arauca)
- Atlántico (Barranquilla)
- Bolívar (Cartagena)
- Boyacá (Tunja)
- Caldas (Manizales)
- Caquetá (Florencia)
- Casanare (Yopal)
- Cauca (Popayán)
- Cesar (Valledupar)
- Chocó (Quibdó)
- Córdoba (Montería)
- Cundinamarca (Bogotá)
- Guainía (Puerto Inírida)
- Guajira (Riohacha)
- Guaviare (San José del Guaviare)
| valign="top" |
- Huila (Neiva)
- Magdalena (Santa Marta)
- Meta (Villavicencio)
- Nariño (Pasto)
- Norte de Santander (Cúcuta)
- Putumayo (Mocoa)
- Quindío (Armenia)
- Risaralda (Pereira)
- San Andres y Providencia (San Andres)
- Santander (Bucaramanga)
- Sucre (Sincelejo)
- Tolima (Ibagué)
- Valle del Cauca (Cali (Colombie))
- Vaupés (Mitú)
- Vichada (Puerto Carreño)
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Colombie
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- Huila (Neiva)
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- Putumayo (Mocoa)
- Quindío (Armenia)
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- San Andres y Providencia (San Andres)
- Santander (Bucaramanga)
- Sucre (Sincelejo)
- Tolima (Ibagué)
- Valle del Cauca (Cali (Colombie))
- Vaupés (Mitú)
- Vichada (Puerto Carreño)
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Grande ColombieLa Grande Colombie ou République de Colombie est un pays né de l'indépendance d'une partie de l'Amérique du Sud envers l'Espagne.
Le 10 juillet 1810, les habitants de Bogotá instaurèrent la première assemblée représentative à défier l'autorité espagnole. L'indépendance ne fut proclamée qu'en 1813 et la République fut proclamée le 17 janvier 1819
Simón Bolívar en fut le président et Francisco de Paula Santander le vice-président.
Elle fut scindée en 3 pays en 1830 après la déclaration du Général José Antonio Páez :
- l'actuelle Colombie ;
- l'Équateur ;
- le Venezuela.
En 1903 les États-Unis séparèrent Panama et son canal, de l'actuelle Colombie.
Catégorie:Colombie
ja:大コロンビア
Belgique
|- valign="top"
| Roi
| Albert II
|- valign="top"
| Premier ministre
| Guy Verhofstadt
|- valign="top"
| Fête nationale
| 21 juillet
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Équateur (ligne équinoxiale)
En géographie, l'équateur est un parallèle, c'est-à-dire une ligne imaginaire tracée autour d'une planète, à mi-chemin des pôles. L'équateur marque la séparation entre l'hémisphère nord et l'hémisphère sud. La latitude de l'équateur est 0° par définition. La longueur de l'équateur terrestre est d'environ 40 070 km.
Climat
Sur l'équateur, le Soleil est exactement au zénith à midi les jours d'équinoxe. En outre, chaque jour de l'année y est d'une durée de près de 12 heures. La nuit, toutes les étoiles traversent le ciel d'Est en Ouest, traçant un demi-cercle centré au point le plus au Sud ou le plus au Nord de l'horizon.
Entre l'équinoxe de printemps et celle d'automne, les latitudes au nord du tropique du Cancer sont inclinées vers le Soleil, c'est donc l'été dans l'hémisphère nord. Dans l'hémisphère sud, la situation est inversée : les latitudes au sud du tropique du Capricorne sont inclinées vers le Soleil entre l'équinoxe d'automne et celle de printemps.
Les climats régnant dans les zones situées autour de l'équateur se regroupent sous le terme climat équatorial (une seule saison humide). On parle de climat tropical aux environs des tropiques dans lequel on distingue deux saisons : une saison sèche et une saison humide.
Toutefois, les climats varient en fonction de nombreux facteurs comprenant l'altitude et la proximité d'une étendue d'eau (océan). Ainsi plus on est proche de l'océan plus la saison sèche devient humide.
Astroports
C'est sur l'équateur que l'on trouve les meilleurs emplacements pour les astroports ou les ascenseurs spatiaux. En effet, à l'équateur la poussée centrifuge due à la rotation de la Terre sur elle-même est maximale, ce qui réduit d'autant l'énergie nécessaire au lancement d'un vaisseau spatial.
L'emplacement de la base de l'Agence spatiale européenne, d'où sont lancées les fusées Ariane, à Kourou en Guyane française, a été choisi en raison de sa proximité de l'équateur (5° Nord) et car la direction de tir la plus favorable est située au-dessus de l'océan.
Pays traversés
Sur Terre, l'équateur coupe principalement des océans. Les pays traversés par l'équateur sont, en partant de 0° de longitude, les suivants :
- São Tomé-et-Príncipe (Ilhéu das Rôlas, à 5 km au sud de l'île de São Tomé, se trouve juste sur l'équateur)
- Le Gabon
- La République du Congo
- La République démocratique du Congo à Wangata, faubourg de Mbandaka
- L'Ouganda
- Le Kenya
- La Somalie
- Les Maldives (l'équateur ne traverse aucune terre, mais passe dans le bras de mer entre l'atoll de Suvadiva et l'île de Fua Mulaku, au sud de l'archipel).
- L'Indonésie :
- Pini, une petite île à l'ouest de Sumatra (à vérifier)
- Sumatra
- Lingga, à l'est de Sumatra (à vérifier)
- Bornéo
- Sulawesi
- Dans l'archipel des Moluques du nord :
- Kayoa, une île à l'ouest d'Halmahera (l'équateur semble couper également quelques îlots à l'ouest de Kayoa)
- Halmahera, l'île principale
- Gebe, à une centaine de km à l'est d'Halmahera.
- Waigeo, au nord de l'Irian Jaya (il est possible que l'équateur ne fasse qu'effleurer le nord de cette île, cependant)
- Les Kiribati (l'équateur ne traverse aucune île, mais passe au plus près entre les îles Aranuka et Nonouti, dans l'archipel des îles Gilbert)
- Au sud de l'île Baker, dans sa zone économique exclusive
- Les Kiribati une deuxième fois, dans la zone économique exclusive au nord des îles Phœnix
- Au nord de l'île Jarvis, là encore dans sa zone économique exclusive
- Les Kiribati une troisième fois, dans l'archipel des Îles de la Ligne, entre les îles Christmas et Malden
- Les Îles Galapagos (traverse l'île d'Isabela)
- L'Équateur
- La Colombie
- Le Brésil
Note : Le point le plus au nord du Pérou n'est situé qu'à quelques kilomètres au sud de l'équateur.
Équateur céleste
L'équateur céleste est la projection de l'équateur sur la sphère céleste.
Voir aussi
- Équinoxe
- Grand cercle
- Hémisphère (géographie)
- Latitude
- Tropique
- Arc boréaux
Equateur (ligne équinoxiale) Equateur (ligne équinoxiale)
ja:赤道
ms:Garisan Khatulistiwa
th:เส้นศูนย์สูตร
zh-min-nan:Chhiah-tō
Quito
Quito est la capitale de l'Équateur et de la province de Pichincha. Elle compte environ 1,6 million d'habitants. La ville s'étend du nord au sud sur 20 km de long à 2 850 m d'altitude, sur les flancs du volcan Guagua Pichincha. Son nom vient des tribus Quitus qui précédèrent les Caras. Elle fut fondée en 1534.
Le centre névralgique de Quito se situe au nord, la où se trouve l'aéroport international Mariscal Sucre.
Plus au sud se trouve le centre colonial historique, un point de passage obligé pour tous les touristes. l'UNESCO a d'ailleurs déclaré Quito Patrimoine de l'Humanité en 1979 pour son architecture coloniale.
Voir aussi : Villes d'Équateur
[http://www.in-quito.com/teleferico-quito-ecuador/teleferico.htm Teleferico Quito]
La ville est située près du volcan Pinchincha qui entra en éruption en 1999 et fit plusieurs morts et beaucoup de gens tristes.
Catégorie:Capitale de pays
Catégorie:Ville d'Équateur
Catégorie:Patrimoine mondial en Équateur
ja:キト
Îles Galapagos
Les Îles Galápagos constituent une subdivision de l'Équateur depuis 1832. La capitale en est Puerto Baquerizo Moreno.
La province est divisée en 3 cantons :
Canton (Capital)
# Isabela (Puerto Villamil)
# San Cristóbal (Puerto Baquerizo Moreno)
# Santa Cruz (Puerto Ayora)
L'archipel est composé de 5 grandes îles (Fernandina, Isabela, San Cristobal, Santa Cruz et Santiago), 14 moyennes et petites îles et 42 îlots (surface totale de 8000 km²). Il est situé à 960 km des côtes équatoriennes.
Ce groupe d'îles constitue la partie émergée d'une grande cordillère volcanique. Le sommet en est le volcan Wolf, situé sur l'île d'Isabela. La dernière éruption eut lieu en 1991.
Ces terres furent découvertes le 10 mars 1535 par le frère Tomas de Berlanga, évêque de Panama. En 1710, Alexandre Selkirk, qui servit de modèle au personnage de fiction Robinson Crusoé, y fit un court séjour juste avant de rentrer en Angleterre où Daniel Defoe rendit fameuse son histoire.
Daniel Defoe
Les Galápagos sont avant tout une réserve naturelle exceptionnelle (classée en 1959). La flore et plus particulièrement la faune y sont uniques : tortues géantes, fous à pattes bleues, iguanes marins, cormorans aptères, baleines à bosses, reptiles endémiques des îles.... On parle de ces îles comme étant enchantées ou d'un paradis oublié par le temps.
Charles Darwin, biologiste britannique y étudia longuement la diversité des espèces présentes. Il publia d'ailleurs, à partir de ses observations, sa fameuse étude sur l'évolution et la sélection naturelle en 1859. Aujourd'hui, à Puerto Ayora, la plus grande ville de l'Archipel (située sur l'île Santa Cruz), se trouve un centre de recherche à son nom : [http://www.darwinfoundation.org/iles_galapagos.html La Fondation Darwin] [http://www.darwinadventure.com Galapagos]
D'un point de vue touristique, les Galapagos sont évidemment une mine d'or pour l'économie équatorienne. Des milliers de touristes visitent ces îles. Malgré la grande affluence, elles sont extrêmement protégées et seulement une cinquantaine de sites sont accessibles aux touristes.
Galapagos, Îles
Galapagos, Îles
Galapagos, Îles
ja:ガラパゴス諸島
ko:갈라파고스 제도
th:หมู่เกาะกาลาปาโกส
zh-min-nan:Galápagos Kûn-tó
Europe
L'Europe est un continent ou une partie de l'Eurasie (péninsule occidentale), voire de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Elle est parfois qualifiée de « Vieux Continent » (ou « Ancien Monde »), par opposition au « Nouveau Monde » (Amérique).
Amérique
Dans la mythologie grecque, Europe fille d'Agénor (Ευρώπη en grec) est une princesse phénicienne qui fut enlevée par Zeus métamorphosé en taureau blanc, et emmenée sur l'île de Crète où elle donna naissance à Minos. Dans les œuvres d'Homère, Ευρώπη est une reine mythologique de Crète et pas un terme géographique. Plus tard, le mot signifiait la Grèce continentale et depuis l'année -500 sa signification contient toute la terre au nord.
L'analyse la plus répandue de ce mot le considère comme une composition des mots grecs eurys (« large ») et ops (« visage »), mais il s'agit sans doute d'une étymologie incertaine. D'autres linguistes pensent qu'il vient du mot sémitique ereb, qui signifie « coucher du soleil » (donc occident). Dans une perspective asiatique ou moyen-orientale, le soleil se couche effectivement en Europe, la terre à l'ouest. Et la princesse phénicienne (donc sémitique) a bien été enlevée par Zeus vers le couchant.
Géographie
Géographie
Les limites terrestres de l'Europe sont parfois floues. Celle-ci serait, dans la vision européenne traditionnelle, séparée de l'Asie à l'est par le massif de l'Oural, le fleuve Oural, la mer Caspienne et le massif du Caucase. Les détroits du Bosphore et de Gibraltar séparent l'Europe respectivement de l'Asie et de l'Afrique. Le continent est bordé à l'ouest par l'océan Atlantique et au nord par l'Arctique. La mer Méditerranée délimite le continent au sud. Sont considérées européennes l'Islande et les principales îles de la Méditerranée - le cas de Chypre est le plus sujet à caution, au moins sur le plan géographique. Jusqu'ici la délimitation est claire, mais elle se complique avec les cas de la Russie et la Turquie, classées politiquement en Europe, qui ont une bonne partie de leur territoire en asie.
Dans la vision actuelle, qui fait unanimité, le contour de l'Europe peut s'affiner et s'imaginer à partir des États membres du Conseil de l'Europe.
Quelques îles de l'Atlantique (Madère, Canaries, Açores) que la géographie ne rattache pas à ce continent sont considérées comme européennes par l'origine de leur peuplement et de leur culture. C'est aussi le cas du Groenland, qui appartient au Danemark. On n'oubliera pas enfin que certains pays d'Europe occidentale ont conservé quelques colonies lointaines dont les habitants se retrouvent de facto européens, par exemple pour la France les départements et territoires d'outre-mer.
L'Europe a une superficie d'un peu plus de 10 millions de kilomètres carrés, précisément 10 392 855 km². Cela représente un tiers de l'Afrique ou un quart de l'Asie ou de l'Amérique.
On peut distinguer cinq grandes régions géographiques : Europe de l'Est, Europe centrale, Balkans, Europe de l'Ouest et Scandinavie.
Il faut noter que les frontières orientales de l'Europe sont avant tout politiques : la limite de l'Oural est due aux cartographes du tsar Pierre I le Grand au . De même, la frontière fut déplacée des hautes crêtes du Caucase vers la Caspienne au début du pour justifier l'annexion de la Géorgie et de l'Arménie dans l'empire russe. D'un point de vue plus scientifique, si l'on se réfère à la tectonique des plaques, l'Europe et la partie continentale de l'Asie ne sont qu'un seul et même continent, dénommé Eurasie. Aussi, quelques géographes éminents, tels que Alexander von Humboldt, considéraient-ils l'Europe comme une simple presqu'île de l'Asie.
Voir également les formations géologiques d'Europe.
L'Europe est caractérisée par un grand nombre de pénétrations de bras de mer entre des péninsules, qui contribuent ainsi à tempérer le climat du continent, par ailleurs réchauffé sur sa façade occidentale par le Gulf Stream.
La majeure partie du continent est située sous des latitudes tempérées et connaît donc quatre saisons bien marquées. Les régions côtières de la façade atlantique connaissent un climat océanique, adouci par le Gulf Stream, tandis que la grande plaine du nord-est est caractérisée par un climat continental. On peut aussi distinguer le climat montagnard des régions d'altitude (Alpes, Pyrénées, Alpes scandinaves) ainsi que le climat méditerranéen particulièrement clément du contour de la Méditerranée.
Des fouilles réalisées ces dernières années en Géorgie puis en Bulgarie permettent de dire que le genre Homo existe en Europe depuis environ 1,5 million d'années. Il est en effet probable que ses représentants aient peuplé l'Europe depuis le Caucase en suivant la voie danubienne.
On appelle anténéandertaliens les populations qui ont vécu en Europe il y a 800 000 à 400 000 ans. Ils sont notamment représentés par l'homme de Tautavel (- 450 000 ans), le « Français le plus ancien ».
Les premières traces de peuplement néandertalien en Europe remontent à 300 000 ans. Cette espèce humaine, très spécialisée, semble n'avoir existé qu'en Europe et au Proche-Orient. Elle a disparu il y a près de 35 000 ans.
L'homme moderne (dont les premières traces africaines remontent à 120 000 ans) apparaît en Europe il y a 40 000 ans, représenté notamment par l'homme de Cro-Magnon.
C'est aux Grecs qu'on doit le mot Europe, attesté pour la première fois au Il semble qu'il ait d'abord désigné pour eux la région continentale située au nord du golfe de Corinthe, puis les terres qu'ils découvraient peu à peu au nord du bassin méditerranéen.
Sur les rives de la Méditerranée, après l'essor de la Grèce, vient celui de la civilisation romaine. Plus au nord se développent des civilisations protohistoriques : Celtes, Germains, etc.
La constitution de l'Empire romain, puis le développement du christianisme, permettent une première ébauche d'unité européenne dont le centre politique et économique est la Méditerranée.
La lente désagrégation de cet empire et son incapacité à résister face aux incursions répétées des peuples germaniques entraînent sa dislocation puis l'effondrement de sa moitié occidentale. Divers peuples germaniques accaparent alors le pouvoir dans de nouvelles entités territoriales aux frontières mouvantes, préludes à la création des actuels États européens de l'ouest.
À l'est, l'empire romain d'Orient, ayant pour capitale Constantinople, subsiste et mue en un empire chrétien d'Orient où les habitants persistent à se considérer « Romains ».
Charlemagne est considéré comme le « père de l'Europe ». C'est en effet avec lui que le mot Europe prend une signification politique. On l'appelle de son vivant Pater Europae, et on trouve aussi l'expression Europa vel regnum Caroli (l'Europe, ou le royaume de Charles). L'Europe de Charlemagne, c'est d'abord une Europe franque, dans laquelle Rome ne joue plus le rôle majeur : s'il est sacré empereur d'Occident à Rome, c'est Aix-la-Chapelle qu'il choisit comme capitale de son empire. C'est aussi une Europe chrétienne : Charles se considère comme couronné par Dieu, et le fait que son sacre à Rome ait eu lieu un 25 décembre a valeur de symbole. C'est enfin une Europe occidentale, les projets d'union avec l'empire d'Orient envisagés vers l'an 800 ayant échoué.
Le Moyen Âge est, presque partout en Europe, l'époque de la féodalité d'où émergeront, sous l'impulsion de rois énergiques et ambitieux, les ébauches des premiers États modernes, souvent antagonistes comme la France et l'Angleterre.
L'empire d'Occident se désagrège rapidement après la mort de Charlemagne, puis disparaît au début du . En 962, Otton Ier crée le Saint Empire romain germanique, mais celui-ci ne peut s'étendre, contrecarré par la montée des nationalismes (France, Angleterre), par ses luttes avec la papauté, puis par le développement de l'empire ottoman lors de l'époque moderne.
L'empire byzantin, chrétien mais de culture essentiellement grecque, connaît d'importantes fluctuations de sa force et par conséquent de l'emprise de son territoire. Celui-ci s'étendra à son apogée sur une grande partie du rivage méditerranéen, d'abord sous Justinien Ier, puis sous les empereurs macédoniens, du IXe au .
La montée en puissance des Musulmans, puis le Grand Schisme (1054) entre le catholicisme et l'orthodoxie - suivi d'une croisade dirigée en 1202 à son encontre - affaiblissent l'empire d'Orient. Il est dépecé morceaux par morceaux par l'empire ottoman avant de disparaître lors de la chute de Constantinople en 1453.
En fait, c'est le terme de Chrétienté qui, durant quelques siècles, unira culturellement la plupart des Européens catholiques alors que le mot Europe disparaît des propos et des esprits. Les croisades sont l'une des rares concrétisations politique et militaire de ce sentiment d'appartenance.
A l'époque où l'Empire Byzantin s'effondre, la Reconquista touche à sa fin. 1492 est l'année de l'Espagne, avec la reconquête du dernier royaume maure (Grenade) en péninsule ibérique et le premier voyage de Christophe Colomb, sous l'égide des Rois catholiques qui va ouvrir la voie à l'établissement des hégémonies européennes.
Le rêve d'un grand empire européen renaît au , avec l'affrontement entre François Ier et Charles Quint, qui tous deux se disputent le trône du Saint-Empire. Grâce à l'appui des banquiers Fugger, Charles Quint l'emporte, se retrouvant à la tête d'un domaine très vaste, mais aussi très morcelé. Les diverses guerres menées contre la France ne donnent aucun résultat et, durant deux siècles, le découpage de l'Europe va évoluer au gré des alliances matrimoniales et des guerres entre États. Plus grave, le ciment du christianisme catholique, qui donnait un semblant d'union à cette Europe, éclate en morceaux avec la Réforme (ou plutôt les Réformes), dont l'impact politique est considérable, entraînant notamment la formation des Provinces-Unies et de la Confédération helvétique. Les guerres de religion, la guerre de Trente Ans, les guerres de Louis XIV rythment les XVI et XVII siècles. Les traités de Westphalie (1648) redessinent durablement la carte politique de l'Europe et l'équilibre des forces en présence.
L'Époque moderne est donc finalement marquée par un renforcement des nationalismes. C'est aussi l'époque où l'Europe s'étend très loin de ses frontières naturelles par la constitution des premiers empires coloniaux sur le continent américain, puis en Inde.
La Révolution française inaugure un bouleversement politique très important : les idées démocratiques apparaissent sur le devant de la scène et les campagnes de Napoléon Ier puis le Congrès de Vienne vont remodeler profondément la carte de l'Europe et les mentalités.
À la fin d'un long processus, le voit se réaliser l'unité de l'Italie et de l'Allemagne, ainsi que la constitution de plusieurs nouveaux pays dans les Balkans, issus du démembrement de l'Empire ottoman, appelé alors l'homme malade de l'Europe.
C'est aussi l'apparition de nouveaux mouvements politiques prônant plus d'égalité (socialismes), voire le démantèlement du pouvoir des États (anarchismes). Ces idées se diffuseront par la suite, et avec plus ou moins de retard, largement hors des frontières de l'Europe.
La domination politique et économique de l'Europe sur le reste du monde s'est affirmée après qu'elle a bouleversé son économie lors des révolutions industrielles, développant sa productivité et amorçant une forte explosion démographique. Leur avance technologique, et notamment militaire, permit aux pays européens, en concurrence les uns contre les autres, d'étendre leur emprise sur les autres continents. Cette colonisation connut son apogée au début du (cette apogée s'acheve en 1914), avant que les deux guerres mondiales ne bouleversent l'ordre établi. La Seconde Guerre mondiale laisse l'Europe exsangue (voir l'article Europe sous domination nazie). Alors que la suprématie des pays européens occidentaux disparaît au profit de deux nouvelles super-puissances (les États-Unis et l'Union soviétique), des rébellions se développent dans les colonies, aboutissant à l'indépendance de nombreux pays, notamment au cours du troisième quart du .
Parallèlement, alors que l'excédent démographique de l'Europe était tel qu'elle constituait un réservoir d'émigration massive tout au long du et au début du , les pays du continent furent confrontés à une stabilisation, voire une régression démographique à partir de la Première Guerre mondiale. Cela, combiné au développement continu de l'économie, dont principalement l'industrie de production et de transformation, provoqua un appel de main d'œuvre qui transforma l'Europe en une terre d'immigration, notamment au cours des Trente glorieuses.
Religion
On peut distinguer de façon générale trois ensembles de religion :
- L'Europe du nord protestante (Royaume-Uni, Scandinavie, Allemagne du Nord…)
- L'Europe de l'est orthodoxe (Grèce, Russie, Ukraine, Roumanie, Serbie…)
- L'Europe du sud, de l'ouest et du centre catholique (Portugal, Espagne, Italie, France, Belgique, Allemagne du sud, Pologne, Autriche…)
Les catholiques sont majoritaires dans 23 pays, les orthodoxes dans 10 pays, les protestants dans 9 pays, les musulmans 3 pays (Bosnie-Herzégovine, Albanie, Turquie)
Il existe des minorités religieuses à l'intérieur de ces grands ensembles :
- les juifs sont présents en Europe depuis l'Empire romain, ils ont été persécutés depuis le Moyen Âge et pendant la Seconde Guerre mondiale (voir shoah) avec en France, des groupes issus de l'immigration du Maghreb (depuis 1962 surtout) et du Moyen Orient au XIXe siècle.
- les musulmans sont fortement présents dans les Balkans, autrefois sous l'ancien Empire ottoman (Albanie, Bosnie, Kosovo, Macédoine), en Turquie et, des suites de l'immigration, en France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Belgique…
- les religions extrêmes orientales, connaissant un succès grandissant, par goût de l'exotisme ou par les communautés asiatiques immigrées en Europe.
- l'athéisme est minoritaire. Anciennement en Albanie, la religion était prohibée : selon l'ouvrage de J. Baudérot (dir.), Religion et laïcité dans l'Europe des 12, 1994, page 259 : un quart de la population de l'Union européenne serait « non religieuse » et 5 % des Européens seraient des athées convaincus. Une enquête menée dans 21 pays sur 21 000 personnes et publiée en décembre 2004 annonce que 25 % des Européens de l'ouest se disent athées contre 12 % dans les pays d'Europe centrale et orientale. Toujours selon cette enquête publiée dans le Wall Street Journal version européenne, 4 % des Roumains et 8 % des Grecs se disent athées. Au contraire, 49 % des Tchèques et 41 % des Néerlandais sont athées. Selon une récente enquête du Centre public de recherches sociologiques (Le Monde, juillet 2005), 82,4 % des Espagnols se disent catholiques et 47,7 % d'entre eux pratiquants.
- la laïcité reste une spécificité française, mais la séparation des Églises et des États est établie dans presque tous les pays. Cependant, au sein de l'Union européenne, le Royaume-Uni, le Danemark, la Finlande et la Grèce ont des systèmes confessionnels, c'est-à-dire que l'état reconnaît une religion officielle ou dominante. Dans ces cas, il n'y a pas égalité de traitement entre les religions mais des prérogatives d'ordre financier sont accordées à l'une d'entre elles. Des débats préparatoires à la constitution européenne ont évoqué la possibilité d'inscrire les racines chrétiennes dans le texte, mais cela fut rejeté.
Pendant longtemps, le continent a été ravagé par l'intolérance religieuse et les guerres de religion (France, Guerre de Trente Ans, pogroms).
Politique
Les pays qui ont tout ou partie de leur territoire en Europe (selon les limites géographiques définies plus haut) sont au nombre de 49 :
Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Biélorussie, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, ancienne République yougoslave de Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie-et-Monténégro, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine, Vatican.
Voir article détaillé Politique de l'Europe
Les dates de la construction de l'Union européenne
L'unité européenne, rêve et réalité
L'Europe n'a jamais connu d'unité politique totale. Certaines périodes d'une durée variable ont cependant été marquées par la domination d'une vaste partie du continent par un pouvoir unique, qui s'est en général imposé par la force. Ce fut ainsi le cas de l'empire romain, de l'empire carolingien, de l'empire napoléonien, et du III Reich. Certaines familles royales ont également, par le biais de relations dynastiques, gouverné un grand nombre de pays européens, au premier rang desquelles la famille des Habsbourg.
Victor Hugo a souvent rêvé qu'un jour existeraient les États-Unis d'Europe, faisant pendant aux États-Unis d'Amérique. Son discours prononcé le 21 août 1849, à l'occasion de l'ouverture du Congrès de la Paix à Paris, est resté célèbre [http://crdp.ac-lille.fr/crdp2003/archives/texte_hugo_2_txt.htm]. Il y évoque une Europe enfin pacifiée, unie dans un même gouvernement. La suite de l'Histoire lui donne tort, avec la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales. Puis arrive la guerre froide, qui divise l'Europe en deux blocs antagonistes. Malgré tout, le général de Gaulle conserve l'espoir, parlant à plusieurs reprises d'une vaste Europe allant de l'Atlantique à l'Oural. La chute du mur de Berlin et l'effondrement du bloc soviétique pourraient un jour lui donner raison.
En effet, depuis la deuxième moitié du , un mouvement d'union politique est en construction, avec pour particularité sa mise en place pacifique et démocratique. La forme actuelle de ce nouveau pouvoir qu'est l'Union européenne n'est cependant pas encore arrêtée et laisse aujourd'hui une grande liberté politique aux pays membres, de plus en plus nombreux. L'Union européenne comprend maintenant 25 États membres, dont 12 qui font partie de la zone euro.
Pour l'actuel gouvernement des États-Unis, la « vieille Europe » comprend les pays de l'ouest du continent, et la « nouvelle Europe » les pays du centre et de l'est, récemment libérés du communisme.
L'Europe est le continent comptant le plus de monarchies.
Les monarchies européennes sont démocratiques, les rois et reines n'ont qu'un rôle symbolique et le plus souvent c'est le premier ministre, élu, et son gouvernement qui ont le véritable pouvoir politique sur le pays concerné.
Organisations européennes
- conseil de l'Europe : cour européenne des Droits de l'Homme
- AELE : Association européenne de libre-échange
- CE : Communauté européenne qui remplace la CEE depuis 1993
- CEE : Communauté économique européenne
- EEE : Espace économique européen
- UE : Union européenne : zone euro, Cour de justice européenne, Banque centrale européenne, Convention de Schengen
Voir la liste des grands groupes industriels européens.
Le 2005 est entré en vigueur la nouvelle norme européenne pour limiter la pollution atmosphérique : les agglomérations de plus de 250 000 habitants de l'Union européenne ne doivent pas dépasser certaines valeurs limites : 50 microgrammes (0,05 mg) de particules par mètre cube d'air ambiant doit être le seuil maximum pour 35 jours par an, et la valeur moyenne annuelle ne doit pas aller au-delà de 40 microgrammes. Cependant, les normes anti-pollution déjà en vigueur n'étaient déjà pas respectées : en 2002, 11 pays sur 15 ont dépassé la marge autorisée.
Voir aussi
- Eurojust
- Limites de l'Europe
- Union européenne
Cartes
En français :
- [http://www.histoirealacarte.com Cartes animées sur le thème l'Europe et les Nations 1815-1914]
- [http://www.st-petersbourg.org/pays_europe/europe.htm Création de l'Europe Cartes Europe 1919-1945]
En anglais :
- [http://www.europe-countries.com Europe Countries]
- [http://www.europe-atlas.com Europe Atlas]
Liens externes
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Europe/ Catégorie Europe] sur l'annuaire Dmoz
- [http://www.populationdata.net/europe.php PopulationData.net - Europe]
-
Catégorie:Géographie
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Charles Marie de La CondamineLa Condamine, Charles Marie de La Condamine, Charles Marie de La Condamine, Charles Marie de La Condamine
La Condamine
Charles Marie de La Condamine, né le 28 janvier 1701 à Paris et mort le 4 février 1774 à Paris, est un célèbre explorateur français.
Après des études suivies à Paris au lycée Louis-le-Grand, Charles-Marie de La Condamine se tourne vers une carrière militaire. Il quitte néanmoins l'armée dès 1719 et se consacre aux études scientifiques et 1730 participe aux travaux de l'Académie des sciences.
Passionné par les voyages, il fait de nombreuses expéditions en Afrique du nord et au Proche-Orient (1731) qui lui permettent de publier ses observations scientifiques.
Il est chargé en avril 1735, par l'Académie des sciences, de conduire une expédition au Pérou afin de mesurer la longueur d'un arc de méridien d'un degré à proximité de l'équateur. La partie scientifique est placée sous la responsabilité de Louis Godin et Pierre Bouguer.
L'expédition se déroule dans un climat difficile et les trois hommes se séparent. La Condamine atteint Quito, descend l'Amazone et finit par rejoindre Cayenne. Il est le premier scientifique à avoir descendu l'Amazone.
Ce voyage permet la première description du quinquina dont est extrait la quinine, de la découverte du caoutchouc et du curare, poison utilisé par les Amérindiens pour leurs flèches.
Il revient à Paris en février 1745 et rapporte avec lui plus de deux cents objets d'histoire naturelle qu'il offre à Buffon.
Il est élu en 1760 à l'Académie des sciences où il est reçu par Buffon.
La Condamine est un ami proche de Maupertuis et de Voltaire.
Il passe le reste de sa vie à faire campagne pour la vaccination, notamment contre la petite vérole, maladie qui l'avait contaminé étant enfant.
La Condamine, Charles Marie de
La Condamine, Charles Marie de
Inca
Le mot inca désigne aujourd'hui tout ce qui se rapporte à l'histoire et à la civilisation des divers peuples sur lesquels régna une dynastie de treize souverains, de son fondateur semi-légendaire, l'Inca Manco Capac, à Atahualpa, vaincu en 1532 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro. Avec une majuscule, l'Inca était le chef suprême de cette civilisation. C'est un des trois grands empires de l'Amérique précolombienne.
Constitué en un peu moins d'un siècle, cet Empire (Tahuantinsuyu, « les quatre quartiers » en quechua), étendit son pouvoir sur une vaste région de l'Amérique andine. A son apogée il s'étendait de l'actuelle Colombie jusqu'à l'Argentine et du Chili, par delà l'Équateur, le Pérou, la Bolivie - c’est-à-dire la partie occidentale de l'Amérique du Sud, longeant l'océan Pacifique et la cordillère des Andes. Cela représentait un territoire long de 4 000 km et couvrant une superficie de plus de 3 millions de km². La capitale était Cuzco, ville de l'actuel Pérou.
L'une des grandes singularités de cet Empire, fut d'avoir intégré, dans une organisation étatique originale, la multiplicité socioculturelle des populations hétérogènes qui le composaient. Ainsi l'empire inca regroupait de nombreux peuples différents et jusqu'à plus de 700 langues différentes furent parlées sur son territoire; cependant les Incas imposèrent le quechua comme langue officielle.
Pérou
Histoire de l'empire inca
Origines des Incas
Différents témoignages ont été recueillis quant à l'origine des Incas. Selon la légende de Manco Capac et Mama Ocllo, les Incas descendent de Manco Capac. Celui-ci serait sorti du lac Titicaca avec sa sœur-épouse Mama Ocllo, envoyés par Viracocha, le dieu créateur, pour apporter la civilisation aux hommes après le grand déluge qui avait tout dévasté.
Ils voyagèrent jusqu'à ce que le bâton magique en or de Manco s'enfonce totalement dans la terre pour leur désigner le lieu où s'établir : la terre de ce lieux serait suffisamment riche pour les accueillir. C'est là qu'ils fondèrent la première ville inca qui deviendra Cuzco, c'est-à-dire le « nombril du monde » en quechua. Manco Capac enseigna alors aux hommes l'agriculture et l'artisanat, et Mama Ocllo enseigna aux femmes l'art du tissage.
À l'heure actuelle, l'origine géographique des premiers Incas reste discutée, l'hypothèse la plus probable étant qu'ils provenaient des rives du Lac Titicaca. Il s'agirait d'un groupe d'hommes menés par Manco Capac ; après une migration vers le nord, celui-ci s'allie avec quelques communautés quechuas pour déloger les habitants de la vallée du Cuzco. Ce sont dès lors tous les descendants de ces premiers colons ainsi que leurs alliés qui sont considérés comme Incas.
Création et expansion de l'empire
Cuzco
La région de Cuzco n'est pas inhabitée, de nombreux autres peuples y vivent et les Incas, à leur arrivée, n'y sont qu'un groupe parmi d'autres. Quelques querelles surviennent entre les différents peuples mais elles sont bénignes. Les Incas participent à une confédération avec d'autres groupes en occupant un rang subordonné et non dominateur. Ils adoptent la langue Quechua de leurs suzerains, la propageant ensuite sur tout le territoire.
La confédération repose sur deux moitiés : Le Hanan, la moitié du haut, et le Hurin, la moitié du bas dont font partie les Incas. Le Hanan détient les pouvoirs politiques et religieux, et le Hurin, les pouvoirs militaires. Cette répartition des pouvoirs explique en partie la montée en puissance par les armes du groupe Inca. Petit à petit, ils prennent de plus en plus d'importance dans la confédération. Pendant près de trois siècles, les populations avoisinantes leur versent des tributs mais ce n'est véritablement qu'au milieu du que les Incas créent un État à leur nom.
Sous Sinchi Roca, puis Lloqui Yupanqui, Mayta Capac et Capac Yupanqui, il renforcent leur position dans le bassin de Cuzco. Pour avoir pillé les villages aux alentours et repoussé les attaques adverses, on leur reconnaît un rôle prépondérant dans la confédération. Ainsi, à la mort de Capac Yupanqui, Inca Roca s’empare du contrôle de la confédération, et les Incas imposent leurs lois à toutes les tribus.
Son successeur, Yahuar Huacac, n'est pas aussi brillant et une conspiration met fin à son règne. Mais vers 1400 les Incas reprennent leur expansion avec Viracocha Inca. Malgré tout, leur territoire ne dépasse pas un rayon de 40 kilomètres autour de Cuzco.
Avec Viracocha l'empire Inca conforte sa domination sur la région et étend son territoire. Personne dans les environs ne peut résister à la puissance inca hormis les Chancas qui la mette en danger en 1438. Mais eux aussi seront défaits et soumis aux Incas par Pachacutec, le fils de Viracocha. Après cette victoire, l'expansion de l'empire continue bien au-delà des territoires voisins malgré des querelles intestines pour le pouvoir.
De 1445 à 1450 Pachacutec étendit son territoire jusqu’au lac Titicaca, en 1463, il lève une armée qu’il confie à son fils Tupac Yupanqui afin de soumettre à l’autorité des Incas les immenses territoires séparant Cajamarca de Cuzco.
Enfin en 1523 les Kara, dernière tribu à s’opposer aux Incas, capitulent. Plus rien ne peut arrêter l’expansion de l’empire et l’empereur parvient jusqu’au sud de l’actuelle Colombie.
À son apogée, l'empire inca s'étend sur le Pérou (berceau originel), la Bolivie, l'Équateur et une partie de la Colombie, de l'Argentine et du Chili.
La conquête espagnole et la fin de l'empire
Chili
Mais déjà l’empire va devoir affronter un nouveau fléau : l'arrivée des Espagnols en 1527 affaiblit l'empire en apportant des maladies. L'empereur Huayna Capac en meurt sans choisir de successeur. Ses deux fils se disputent la succession et l'empire se divise en deux : Atahualpa au Nord et Huascar au Sud. La guerre civile fait rage et Atahualpa prend le dessus et élimine Huascar. Lorsque Francisco Pizarro et ses hommes sont de retour au Pérou en 1532, ils ne sont pas perçus comme une menace, au contraire : selon une légende, le dieu Viracocha devait revenir sur terre de par delà la mer pour rétablir paix et prospérité dans l'empire. Pizarro ressemble à ce personnage mythique et est accueilli sans crainte.
Lors d'une rencontre entre Pizarro et l'empereur, ce dernier est capturé par les Espagnols. Les Incas n'osent pas les attaquer de peur de mettre en danger la vie de leur empereur-dieu. Alors que Atahualpa est aux mains des Espagnols, ses armées prennent enfin le contrôle de tout le territoire et réunifient l'empire. Mais Pizarro alimente les querelles et encourage la rébellion des peuples dominés par les Incas. L'empire se morcelle… Toutefois, les Incas espèrent encore et souhaitent retrouver leur empereur. Pizarro propose une rançon : la pièce où est enfermé Atahualpa doit être remplie d'or. Les Incas obéissent mais Pizarro ne tient pas sa promesse et fait exécuter l'empereur déchu le 29 août 1533.
Les Espagnols se lancent alors à la conquête de tout le territoire, soutenus par les peuples rebelles. Arrivés à Cuzco, ils pillent la ville et mettent sur le trône le demi-frère de Huascar, Manco Inca. Celui-ci est à la solde des Espagnols et est totalement impuissant face à la dislocation de l'empire inca.
À partir de 1548, on peut dire que l'hégémonie espagnole est totale.
La résistance des incas continuera durant plusieurs décennies, avec à leur tête : Tisoc, Manco Inca, Sayry Túpac, Tito Cusi et Túpac Amaru, qui sera décapité par les espagnols quarante ans après leur arrivée. La résistance aura un sursaut aux et s, le plus important épisode sera celui de Túpac Amaru en 1780, toujours avec l’objectif avorté de restaurer l’antique empire du Tawantinsuyo.
La conquête espagnole s'accompagne de pillages, d'apport de maladies qui déciment les populations, de la famine (ce que les Incas, un peuple prospère, n'avaient jamais connu du fait de l'utilisation de silos pour faire face aux mauvaises années), de l'asservissement des indiens et de l'évangélisation de la population. Celle-ci va se faire essentiellement en langue quechua (prononcer quetchua) et des peuples jusqu'alors insoumis aux Incas devront eux aussi apprendre cette langue qui est aujourd'hui encore parlée par sept millions de personnes en Amérique du Sud.
La démographie indigène durant la colonisation est la suivante :
- 1525 : 12 000 000 habitants
- 1553 (après la première phase de la conquête) : 8 200 000 habitants
- 1575 (gouvernement du vice-roi Rancisco de Toledo) : 8 000 000 habitants
- 1586 : 1 800 000 habitants
- 1754 : 615 000 habitants
La terrible chute de population, enregistrée à partir de 1575, correspond à la « pacification » définitive du Pérou et à la généralisation du travail forcé dans les encomiendas et les mines, où près de cinq millions d'indiens furent engloutis en moins d'un quart de siècle.
Notons l’arrivée des esclaves africains, utilisés dans les mines de Potosí, car l'hécatombe dans la population indigène affecte les autres secteurs d'activités tels que l'agriculture et l'élevage.
Les empereurs incas
La liste des empereurs incas s'appelle la Capaccuna (en quechua les plus puissants parmi les êtres humains).
Avant Viracocha Inca les empereurs incas sont semi légendaires et les dates de leurs règnes sont incertaines.
- Manco Capac
- ~1230 - ~1260 : Sinchi Roca
- ~1260 - ~1290 : Lloque Yupanqui
- ~1290 - ~1320 : Mayta Capac
- ~1320 - ~1350 : Capac Yupanqui
- ~1350 - ~1380 : Inca Roca
- ~1380 - ~1400 : Yahuar Huacac
- ~1400 - 1438 : Viracocha Inca
- 1438 - 1471 : Pachacuti Yupanqui ou Pachacutec
- 1471 - 1493 : Tupac Yupanqui
- 1493 - 1527 : Huayna Capac
- 1527 - 1532 : Huascar
- 1532 - 1533 : Atahualpa
Les rois de Vilcabamba
Entre 1533 et 1572 une partie des fils de Huayna Capac se révolte contre les Espagnols et se réfugie dans la région de Vilcabamba. Leur pouvoir reste théorique.
- 1533 - 1533 : Topa Hualpa
- 1533 - 1545 : Manco Inca
- 1545 - 1560 : Sayri Tupac
- 1560 - 1571 : Titu Cusi Yupanqui
- 1571 - 1572 : Tupac Amaru
Religion
Le culte du Soleil
Tupac Amaru
Dans les Andes, chaque communauté avait pour tradition de se réclamer originaire ou descendante de tel lieu sacré, de telle étoile ou de tel animal. C'est dans ce contexte que les Incas se veulent être les fils du soleil appelé Inti en quechua. Pour leur contemporains, les victoires militaires et la politique éclairée des souverains incas semblent confirmer cette origine merveilleuse. Les Incas imposent donc le culte du soleil comme culte officiel dans l'empire : l'idole solaire cotoiera la myriade de divinité adorées dans l'empire. Il ne s'agit pas pour autant d'un culte monothéiste mais plutôt d'un animisme d'État.
Pour instituer le culte, les Incas bâtissent des temples dédiés principalement au soleil. Le plus célèbre de tous est le Coricancha, temple du Soleil de Cuzco. Ce temple, principal dans l'empire, servait aussi de lieu de culte à d'autres entités divines comme Mama Quilla, la lune et Illapa divinité de la foudre, de l'éclair et du tonnerre.
Le temple du Soleil à Cuzco, véritable saint des saints de l'empire n'a pas subsisté aux ravages de la conquête. Il n'en reste aujourd'hui que quelques descriptions ainsi que quelques murs témoins de la splendeur de l'ouvrage. Il fut construit avec des pierres de taille s'ajustant parfaitement les unes dans les autres, sans ciment. Sa circonférence faisait plus de 365 mètres. À l'intérieur du temple trônait, entre autres trésors, un disque d'or représentant le Soleil ainsi qu'une représentation du panthéon Inca. Il s'y trouvait également un jardin sacré où tous les éléments de la nature étaient représentés sous la forme de statuettes entièrement en or, métal symbolique du soleil.
En signe d'allégeance ou de véritable vénération, les peuples soumis par les Incas bâtirent dans leurs provinces de nombreux lieux de culte du soleil. Certains sont encore visibles de nos jours, ils témoignent de l'extension géographique du culte. Au Pérou, on trouvera le temple de Vilcashuaman. Près du plus haut sommet du Pérou, le Huascaran, se trouvait un temple où avaient lieu des sacrifices. En Bolivie, un temple du Soleil avait aussi été érigé sur la isla del Sol du lac Titicaca. À Caranqui, Équateur, se trouve un temple qui autrefois contenait des jarres pleines d'or et d'argent.
La principale fête de l'empire était l'Inti-Raymi. Elle se déroulait au solstice d'hiver pour eux, le 21 juin, et était le jour le plus court. En remerciement à toutes les bonnes choses de l'année précédente, elle servait également à demander la protection du soleil pour les semences qui allaient commencer bientôt.
Pour l'office du culte, les chroniqueurs nous rapportent qu'un tiers des terres cultivées dans les communautés étaient attribuées au Soleil. La mise en culture de ces terres constituait à la fois une forme de culte et une forme d'imposition économique.
Adoration de Viracocha
Bien que le culte du soleil soit apparu comme le culte officiel institué dans l'empire, il apparaît au travers de nombreux récits et témoignages que les Incas observaient une vénération envers un dieu créateur/civilisateur désigné sous le nom de Pachacamac sur les côtes du Pérou et Viracocha dans les hautes terres de l'empire. Ce dieu bénéficiait d'une situation toute différente de celle du Soleil; en effet, pour ce dieu, ni terres consacrées, ni temples, tout juste le fameux temple de Pachacamac au Pérou. Les prières incas qui nous sont parvenues attestent pourtant d'une ferveur et de considérations spirituelles se rapprochant d'un culte monothéiste. Garcilaso de La Vega, nous rapporte que Viracocha aurait été le véritable dieu des Incas, le Soleil étant quant à lui une divinité de vitrine dans les Andes animistes.
Toutefois, il est bon de préciser que Viracocha, ou Wiracocha, est dieu bien antérieur aux Incas, commun à toutes les cultures pré-incas. Pachacamac est un dieu de la côte centrale du Pérou, dont les origines sont incertaines. Quoiqu'il en soit, les premières traces du site de Pachacamac remontent à l'époque de la civilisation Lima. C'est cependant avec la civilisation Ishmay, civilisation locale qui se situait entre les fleuves Rimac et Lurin (100-1450 après J.C.), que ce site connaît son apogée.
Culte aux Huacas
Lorsque les Incas imposent le culte du Soleil, ils « destituent » les dieux locaux mais n'interdisent pas l'exercice des croyances animistes qui dans l'ensemble conforte et renforce le culte du Soleil qui se pose en clé de voûte du système. Parmi les croyances tolérées figure le culte aux Huacas. Dans la langue Quechua, le terme Huaca peut désigner tout ce qui sort de l'ordinaire et par extension, cela désigne tout ce qui est susceptible de faire l'objet d'un culte dans le contexte animiste. Les huacas sont des personnages, ou un lieu de l'espace géographique (comme une montagne, une rivière ou même un arbre), sacrés ou divins, associés à une divinité particulière, plus exactement des lieux où réside un esprit, comme dans toutes les religions animistes. Il en existait partout sur le territoire inca. Ces sites sont parmi les lieux saints les plus importants pour la population de l'empire inca. De nombreux sacrifices y étaient pratiqués, quotidiennement, saisonnièrement, et annuellement, pour satisfaire ces dieux. Sacrifices et intermédiaires permettaient aussi aux chefs spirituels de la communauté de communiquer avec les huacas (les esprits), afin d'obtenir des conseils ou de l'aide.
Prêtres et « femmes choisies »
Les prêtres vivaient dans tous les temples et autres sanctuaires religieux importants. Ils remplissaient les fonctions de devins, sorciers, et médecins. Le titre de prêtre en chef à Cuzco était Villac umu. Celui-ci était marié et son autorité était en concurrence avec celle de l'Inca. Villac umu avait le pouvoir sur tous les temples et édifices religieux, et il pouvait nommer ou révoquer les prêtres.
Les « femmes choisies », appelées aclla (« vestales » ou, pour les Espagnols, « vierges du Soleil ») étaient au service du Dieu-Soleil (Intip-aclla) ou de l'Inca (Incap-aclla). Elles devaient suivre une formation particulière et seules les plus qualifiées étaient choisies dès leur plus jeune âge. Elles vivaient dans la aclla-huasi (« maison des aclla ») et consacraient la plupart de leur temps à tisser les vêtements portés par l'Inca et les prêtres.
Les princesses de sang royal étaient les Nustas, et l'une d'entres elles était appelée à devenir la Coya, l'épouse principale de l'Inca.
Divination
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La divination tenait une place prépondérante dans la civilisation inca. Avant chaque action, on faisait appel à celle-ci et rien d'important ne pouvait être entrepris sans avoir auparavant consulté les auspices. La divination était utilisée aussi bien pour diagnostiquer des maladies que pour prédire le déroulement des batailles, exorciser ou punir un crime. La divination permettait aussi de déterminer quels sacrifices devaient être faits à quels dieux. Les Incas croyaient que la vie était contrôlée par des forces invisibles. Pour les représenter, les prêtres avaient recours à la divination.
Il existait plusieurs méthodes de divination : on pouvait observer des araignées se déplacer ou analyser la disposition que les feuilles de coca prennent sur une assiette plate. On pouvait boire aussi de l'ayahuasca qui a des effets hallucinogènes en affectant le système nerveux central. Cette boisson permettait d'entrer en contact avec des puissances surnaturelles. Des prophéties pouvaient être aussi faites à partir de l'étude des poumons d'un Lama blanc sacrifié.
Offrandes et Sacrifice
Les sacrifices et offrandes étaient quotidiens, dédiés aux Dieux ou aux huacuas, ils rythmaient la vie du peuple. Les Incas offraient certaines choses qu'ils considéraient honorables aux yeux des Dieu, surtout à la Pachamama, la Terre-Mère. Ces offrandes pouvaient prendre la forme d'épis de maïs ou de feuilles de coca entre autres.
Les sacrifices d'animaux
À chaque occasion importante, on offrait un sacrifice, l'animal le plus utilisé était un lama. Beaucoup de sacrifices étaient quotidiens afin de célébrer le culte du soleil.
Les sacrifices humains
Il faut noter que si sacrifices humains il y avait, ils se faisaient lors de périodes de grand troubles, lorsque l'Inca était malade ou décédé, par exemple.
Les personnes, hommes, femmes ou enfants offerts en sacrifice devaient être en bonne condition physique et de parfaite constitution. Les victimes des sacrifices étaient souvent prises parmi les peuples défaits et considérées comme une partie du tribut.
Selon la légende, une petite fille de dix ans, Tanta Carhua, avait été choisie par son père pour être sacrifiée à l'empereur Inca. L'enfant, supposée physiquement parfaite, fut donc envoyée à l'empereur à Cuzco où des fêtes et des parades étaient données en l'honneur de son courage. Elle a été enterrée vivante dans une tombe des montagnes andines.
Les enfants, considérés purs, rencontraient l'empereur et des célébrations étaient faites en leur nom. Selon les croyances des incas, l'enfant sacrifié devenait un dieu une fois emporté par la mort. Avant d'être enterré vivant, l'enfant buvait de la chicha, un alcool, apparemment pour atténuer la perception de ses sens. Pour l'honorer, les prêtres conduisaient des cérémonies qui l'accompagnaient tandis que son esprit quittait la terre. Le même genre de rites est attesté dans d'autres sociétés précolombiennes, notamment celle des Aztèques.
Société
Une société hiérarchisée
La hiérarchie dans l'empire inca reprend l'organisation traditionnelle des communautés andines. L'Inca est à la fois chef de son clan et souverain de tout l'empire. L'organisation communautaire est à la base de la structure de l'empire. Dans de nombreux cas, l'Inca conquérant veille à ne pas bousculer l'organisation traditionnelle des populations à assimiler et laisse en place les autorités traditionnelles et leur confie des instructeurs du clan inca pour les informer des lois de l'empire et les instruire dans la religion officielle. Ces autorités locales étaient donc encadrées et rendaient comptes à des supérieurs hiérarchiques qui tous étaient membres du clan Inca.
D'une manière générale, il existait trois classes : d'une part la classe laborieuse constituée des paysans et artisans, d'autre part la classe de gouvernance locale et enfin au sommet, la classe dirigeante de souche inca qui tenait toutes les rênes de l'empire. Cette classe dirigeante était organisée comme un clan ordinaire dont les membres étaient appelés aux plus hautes fonctions au sein de l'empire, qu'elles soient religieuses, militaires ou administratives.
Cette société était donc basée sur un système de castes et on ne pouvait que très difficilement et exceptionnellement changer de rang. Un individu de la classe laborieuse pouvait accéder à la classe dirigeante suite à un exploit militaire ou grâce à quelque autre mérite. Il arrivait, dans un but politique, que des dirigeants coopératifs de peuples vaincus obtiennent des postes à responsabilités, souvent celui de Kurakas.
Organisation sociale suivant la tranche d'âge :
- 1 – 9 ans : À Partir de 5 ans, ils aident aux tâches ménagères.
- 9 – 16 ans : Tâches selon leurs capacités, s'occupent des troupeaux de lamas.
- 16 – 20 ans / 20 – 25 : messagers, bergers des lamas, accompagnent les seigneurs comme pages ou serviteurs.
- 25 – 50 ans : fondent un foyer avec deux obligations :
- Payer les impôts, coloniser les régions éloignées (principe de fortification du royaume)(Mitimae)
- Effectuer le service militaire aux postes frontières ou comme réserviste.
L'administration de l'empire
L'empire est divisé en quatre régions : Chinchasuyu, Antisuyu, Cuntisuyu et Collasuyu, comme était divisée la ville de Cuzco en quatre « districts ». Les grandes zones sont elles-mêmes sous divisées en provinces, elles-mêmes sous divisées en des structures plus petites jusqu'à ce qu'on arrive à des structures de quelques familles.
Pour arriver à contrôler cet immense empire, de nombreuses voies existaient pour relier entre elles toutes les villes de l'empire et permettre à l'empereur d'exercer son contrôle jusqu'aux confins du pays. Des représentants de l'autorité de l'Inca sont présents à tous les niveaux de la structure administrative. Pour faciliter la communication, des voies sont réservées aux messagers impériaux et voyageurs officiels. Ces voies royales (plus de 25 000 km) étaient conçues pour les piétons, les population ne connaissant pas la roue, et les caravanes de lamas, la plupart étaient pavées et des auberges se trouvaient tout le long de ces routes.
Politique extérieure
Les conquêtes se faisaient soit pacifiquement, alors les souverains conquis détenaient un certain pouvoir, soit elles se faisaient avec les armes, et le peuple vaincu était en partie déplacé dans une région inconnue de lui, avec sans autre choix que de survivre à son nouvel environnement et sans pouvoir dialoguer avec les autochtones. Ces peuples étaient remplacés par des Incas, qui fortifiaient l'empire, c'étaient les Mitimaes.
- L'administration de l'empire se faisait à grande échelle et on pouvait décider de déplacer des populations dans un but économique ou politique. Le système de communication mis en place sous les Incas était d'une très grande efficacité et a permis la gestion de cet immense empire.
C'est ce qui fut une de ses faiblesse et au moment de l'arrivée des espagnols, beaucoup de ces peuples se révoltèrent aux côtés des conquérants.
Pas d'écriture mais des quipus
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Alors que l'empire inca était très structuré et bureaucratisé, l'écriture n'y existait pas. Pour le gérer, un système de quipus a été mis en place. Les quipus sont des messages codés sous la forme de nœuds de différentes sortes sur des fils de laine, coton ou autre matériau et de différentes couleurs. Ces quipus servaient aux statistiques de l'État : recensement très précis (nombre d'habitants par âge et par sexe), nombre d'animaux, état des stocks, tributs payés et dus des différents peuples, enregistrement de l'ensemble des entrées et sorties de marchandises des entrepôts de l'État, etc. Seuls les administrateurs connaissaient la clé des quipus : c'étaient les Quipucamayocs.
Il semblerait que les quipus aient aussi servi à notifier les grandes dates de l'Histoire et à consigner certains récits ou secrets religieux mais ceux-ci restent indéchiffrables de nos jours contrairement à certains quipus de statistiques.
L'importance de l'agriculture
L'empire inca était une théocratie : l'empereur, l'Inca, était considéré comme un dieu vivant et le culte du soleil, de l'Inti dont l'Inca était la représentation sur terre, était un des piliers de l'empire. Un autre pilier était constitué par l'agriculture.
L'organisation de l'agriculture
agriculture
De fait, la structure de base de l'empire était constituée par l’ayllu. Il s'agit d'une communauté villageoise dont les origines seraient une même famille regroupée. Un territoire lui appartenait qu'elle gérait comme bon lui semblait. Un kuraka était à la tête de l’ayllu.
Le Kuraka était chargé de la répartition des terres, qui se faisait sur un modèle de parts, entre chaque membre du village apte à travailler.
ayllu
Les travaux agricoles étaient divisées en trois temps :
- la part de l'Inca et de la famille royale ;
- celle de chaque détenteur de lopin de terre, pour subvenir aux besoins de sa famille ;
- celle qui appartenait au village, afin | | |