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| Écrivain |
Écrivain ja:作家
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Métier de celui qui écrit. Un écrivain pratique l'écriture. On qualifie généralement d'écrivain celui dont les textes sont publiés, qui touche des droits d'auteur.
Le nom du métier peut être précisé. Le poète écrit des poèmes. Le romancier des romans. Le nouvelliste des nouvelles. Le journaliste des articles de journaux. Quand une personne cumule plusieurs de ces qualités, on utilisera le terme générique écrivain, ou auteur.
Pour désigner les femmes écrivains, on emploie parfois en France, depuis les années 1980, le mot écrivaine, introduit d'abord au Québec où son emploi s'est généralisé (parallèlement au mot auteure).
Écrivant et écrivante existent aussi. Au péjoratif, on trouvera écrivaillon, scribouillard. Le terme littérateur est parfois péjoratif, dans certains contextes.
Un écrivain public est une personne qui met à disposition du public, souvent des gens illettrés ou de faible culture, sa capacité à écrire. De nos jours, cette profession, qui n'a pas totalement disparu, s'occupe surtout d'aider les gens dans leurs démarches administratives.
Un nègre est une personne qui écrit pour le compte d'une autre, sans être mentionnée.
Listes d'écrivains / auteurs
Par langue
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- Écrivains de langue tchèque(ordre alphabétique)
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Par nationalité
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Par genre
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Liens internes
- Écriture littéraire
- :Catégorie:écrivain
Liens externes
- [http://www.biblioweb.org Biblioweb]
- [http://www.republique-des-lettres.com/ La République des Lettres]
- [http://fr.groups.yahoo.com/group/Auteurs_et_Editeurs_La_Rencontre Forum visant à permettre à des auteurs de prendre contact avec des éditeurs]
Écriture littéraire
Définition générale
L'écriture, c'est l'acte d'écrire. En littérature, c'est l'acte de l'auteur qui produit un texte.
L'écriture littéraire obéit aux normes de l'orthographe et de la grammaire, mais aussi de la rhétorique, de la poétique. L'écrivain utilise des outils de langages qui lui permettent de se façonner un style, et il s'autorise également des licences poétiques, des digressions, des néologismes, de manière à appuyer son discours, à rendre esthétique sa prose. C'est ainsi qu'il se différencie et devient artiste.
L'écriture est l'ensemble des outils de langage qui permettent de construire un texte qui produit du sens.
Dans les parties qui suivent, nous tentons de présenter ce qu'est le travail de l'écriture.
Écritures
L’écriture peut se définir par ses volontés, ses buts, ses attentes et à travers cela peut être divisée en trois formes, tout d’abord il y a l’écriture romanesque ou narrative qui est une volonté de raconter une histoire, de la faire vivre chez ses lecteurs sans forcément d’autres buts, ce peut être une histoire de crimes, d’amour ou de science-fiction, l’objectif est le même, offrir un espace hors du temps, hors de la réalité, qui permet de s’évader, de rêver, cette écriture est nécessaire au lecteur qui a un besoin, inéluctablement, de vivre d’autres histoires que la sienne, certains s’extasieront, d’autres rêveront, certains autres réfléchiront et d’autres, certains, compareront l’histoire à la leur pour progresser. L’écriture n’en est pas le seul moyen, la télévision, la musique ou le cinéma ont aujourd’hui pris part sur beaucoup d’autres arts qui, tous, permettent cette évasion, cette réflexion.
L’écriture peut également être documentaire ou informative, c’est alors une volonté de transmettre sa culture, son savoir-faire, ses analyses ou même ses impressions. Le lecteur y cherchera une source de culture dans laquelle il puisera volontiers, mais aussi des points de vue différents sur diverses choses qui lui permettront de se forger une opinion, quoi qu’il en soit, cette écriture-ci est une forme de conseil ou d’aide.
Enfin, l’écriture peut, après l’évasion, la réflexion, la culture et le débat servir l’émotion par la poésie. L’écriture la plus complexe elle est pour l’auteur, une volonté de témoigner une impression, un sentiment ou une émotion, mais aussi un besoin de se libérer d’une partie trop prenante de soi, enfin c’est une volonté de justifier son existence dans une recherche d’une forme d’immortalité. L’objectif de la poésie est de transporter le lecteur dans un autre univers ou de lui ouvrir les yeux sur son propre univers, lui montrer les beautés qu’il rencontre à longueur de journée sans même les regarder. Sa particularité tient du fait qu’elle s’exprime en utilisant musiques et images, elle créé un lien entre les arts et en cela est souvent considérée comme la forme d’art la plus aboutie. Bien sûr toutes ces formes d’écriture ne sont nullement séparées par des cloisons, ni enfermées, les boîtes sont simplement créees pour la simplicité de l’explication, les objectifs, les volontés, les envies de chacune d’entre elles peut se retrouver dans chaque autre et même, bien souvent, plusieurs de ces descriptions sont présentes dans un même texte.
L'écriture est pour l'écrivain le moyen de transmettre un récit, une intrigue, une description, un portrait, un sentiment, une émotion.
C'est aussi le moyen de créer sa propre langue. Chaque écrivain possède son style, sa manière de construire l'histoire, de construire les phrases, d'utiliser les mots.
L'écriture littéraire a pour but (désiré ou non) de se retrouver dans l'univers social, d'être publié.
Selon les écritures, l'écrivain utilisera l'écriture (les figures de style, la rhétorique, les expressions, les mots) pour servir son histoire; ou alors il utilisera l'histoire pour servir son écriture. Dans le second cas, le style sera plus probablement original, plus proche de l'invention singulière, car la matière même de l'écriture aura été le but du façonnage. Dans le premier cas, le texte sera une fabrication dont la fin sera l'histoire. Dans les deux cas, la frontière sera bien sûr toujours ténue, chaque écriture étant une combinaison de fabrications et d'inventions. Écrire en langage peut aussi être écrire un langage. Ce langage sera bien sûr dépendant de la langue de départ, du contexte socio-culturel, tout texte est une imitation.
Cette transmission de pensées par l'abstraction des mots est par essence approximative: le mot ne touche pas l'objet. Le lecteur a tout loisir d'interpréter ce qu'il lit. Sachant cela, l'écrivain utilise donc l'écriture par ses évocations, par les sens possibles d'un mot.
Ratures
Parlant de cette abstraction des mots, nous pouvons évoquer les infinies combinaisons de mots dans une langue. La possibilité de pouvoir tout représenter par des mots, chaque possibilité restant personnelle à celui qui l'écrira. Ce vertige est celui qui saisit l'écrivain lorsqu'il travaille un texte, la manifestation de ce vertige se trouve dans les brouillons d'écrivains, bien souvent remplis de corrections, de ratures, d'ajouts. [http://expositions.bnf.fr/brouillons/ Brouillons d'écrivains à la BNF]
Un roman, une nouvelle, un poème, ne sont jamais un premier jet. La volonté du mot juste, la recherche du rythme parfait, de la sonorité exacte, de la cohérence d'un personnage, d'une scène, provoquent des ajouts, des variations, des suppressions, des retours. La recherche dans ses souvenirs, dans ses connaissances, dans ses références, dans son imaginaire, dans les livres, dans les dictionnaires (synonymes, définitions, rimes, analogies, symboles...), l'idée qui surgit quand on ne l'attend pas et qu'il faut noter, tout cela fait partie du travail d'écriture. La cohérence dans un roman ne peut se faire qu'au prix d'un travail scrupuleux d'écriture, de relectures, de ré-écritures.
- « Le difficile en littérature, c'est de savoir quoi ne pas dire. » Gustave Flaubert.
- «lis tes ratures» Jean-Paul Chanteau
Jets
On distingue le premier jet. Dans l'écriture automatique des surréalistes, cela est devenu la contrainte. Ce premier jet est celui des émotions. On peut dire que l'inconscient écrit. Il est celui sans retenu, que l'on ne relit pas.
Pourtant, nombre d'écrivains se corrigent pendant le premier jet, revenant immédiatement sur un mot, ou quelques lignes plus tôt sur une phrase.
Le second jet (et les suivants) seront ceux, reposés, de la reprise en main du texte, quand l'écrivain donne la cohérence, et travaille le style.
Jean Guenot distingue l'écriture du roman en « couches minces » de l'écriture en « couches épaisses ». Dans le premier cas, l'écriture du roman se fait en entier, mais d'abord par allusions, par notes, par mots clefs. Ensuite les couches s'étoffent, tout au long du roman. Et ainsi de suite, jusqu'à ce que chaque couche soit complètement terminée. Dans le second cas, l'écriture du roman se fait par partie, chaque partie étant terminée avant de passer à la suite.
Styles
Toute écriture est personnelle: on reconnaît le style d'un écrivain.
- « « Je vais me tuer ! » qu'il me prévenait quand sa peine lui semblait trop grande. Et puis il parvenait tout de même à la porter sa peine un peu plus loin comme un poids bien trop lourd pour lui, infiniment inutile, peine sur une route où il ne trouvait personne à qui en parler, tellement qu'elle était énorme et multiple. Il n'aurait pas su l'expliquer, c'était une peine qui dépassait son instruction. Lâche qu'il était, je le savais, et lui aussi, de nature espérant toujours qu'on allait le sauver de la vérité, mais je commençais cependant, d'autre part, à me demander s'il existait quelque part, des gens vraiment lâches... On dirait qu'on peut toujours trouver pour n'importe quel homme une sorte de chose pour laquelle il est prêt à mourir tout de suite et bien content encore. Seulement son occasion ne se présente pas toujours de mourir joliment, l'occasion qui lui plairait. Alors il s'en va mourir comme il peut, quelque part... Il reste là l'homme sur la terre avec l'air d'un couillon en plus et d'un lâche pour tout le monde, pas convaincu seulement, voilà tout. C'est seulement en apparence la lâcheté. » - Le style parlé, un peu vociférant, de Louis-Ferdinand Céline, dans Voyage au bout de la nuit
- « Il n'y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré. Tout ce qui, semblait-il, les remplissait pour les autres et que nous écartions comme un obstacle vulgaire à un plaisir divin; le jeu pour lequel un ami venait nous chercher au passage le plus intéressant, l'abeille ou le rayon de soleil gênants qui nous forçaient à lever les yeux de sur la page ou à changer de place, les provisions de goûter qu'on nous avait fait emporter et que nous laissions à côté de nous sur le banc, sans y toucher, tandis qu'au-dessus de notre tête le soleil diminuait de force dans le ciel bleu, le dîner pour lequel il avait fallu rentrer et où nous ne pensions qu'à monter tout de suite après, finir le chapitre interrompu, tout cela, dont la lecture aurait dû nous empêcher de percevoir autre chose que l'importunité, elle en gravait au contraire en nous un souvenir tellement doux, tellement plus précieux --à notre jugement actuel-- que ce que nous lisions alors avec tant d'amour que, s'il nous arrive encore aujourd'hui de feuilleter ces livres d'autrefois, ce n'est plus que comme les seuls calendriers que nous ayons gardés des jours enfuis, et avec l'espoir de voir reflétés sur leurs pages les demeures et les étangs qui n'existent plus. » - Ce style coulé, fluide, au milieu de la Nature et dans le souvenir, c'est Marcel Proust, Extrait de Sur la lecture.
- Début d'un roman américain:
: « They sent him to Dallas to kill a nigger pimp named Wendell Durfee. He wasn't sure he could do it.
:The Casino Operator's Council flew him. They supplied first-class fare. They tapped their slush fund. They greased him. They fed him six cold.
:Nobody said it:
:Kill that coon. Do it good. Take our hit fee.
:The flight ran smooth. À stew served drinks. She saw his gun. She played up. She asked dumb questions. »
:Un style à la mitraillette, des phrases de quatre mots blanches comme la mort, c'est James Ellroy, le début de The cold six thousands (titre français: American death trip).
Fond et forme
Dans un texte, quand la forme correspond au fond, la puissance évocatrice est démultipliée, ou au moins confirmée. Un texte évoquant la douce puissance, la force et l'immanente beauté de la nature sera, avec bonheur, lyrique. Une phrase annonçant l'arrivée trépidante d'un taureau battant le sol de ses sabots, sera tapante et frappante de p, de b, de t...
Pour parvenir à cela, l'écriture fait appel à la poétique, à la rhétorique, aux figures de styles: assonance, allitération, métaphore, métonymie, comparaison, répétition, oxymore, anacoluthe... Mais aussi à des formes plus simples d'artifices: placement des mots, utilisation des temps (présent, futur, passé simple, plus que parfait...), emploi de l'adjectif, de l'adverbe...
- « La bonne prose pourtant doit être aussi précise que le vers, et sonore comme lui. » Gustave Flaubert.
- « Quand je n'essaye pas d'écrire, je lis. Très lentement. À haute voix dans ma tête. Je lis en écoutant des mots. Quand j'écris aussi, j'entends les mots. L'écriture, c'est d'abord un texte que j'écoute. J'écris et je prononce en même temps. Il faut que je m'entende. » Nathalie Sarraute, dans Le Monde.
- « La forme est la chair même de la pensée, comme la pensée est l'âme de la vie. » Gustave Flaubert.
- « Plus une idée est belle, plus la phrase est sonore. » Gustave Flaubert.
Écriture et Histoire
Écrire s'inscrit dans une époque. L'écrivain s'inscrit dans une lignée. Il est influencé par ses lectures, par son temps, par sa classe sociale. Roland Barthes remarque que la forme choisi par des écrivains varie avec le temps, que des contemporains peuvent avoir des styles proches ou différents, que tout sépare. « Gide et Queneau, Mallarmé et Céline, Claudel et Camus, qui ont parlé le même état historique de notre langue avaient des écritures profondément différentes. ».
« Placés au cœur de la problématique littéraire qui ne commence qu'avec elle, l'écriture est essentiellement la morale de la forme, c'est le choix de l'aire sociale au sein de laquelle l'écrivain décide de situer la nature de son langage. ». Dans le degré zéro de l'écriture, Barthes aborde l'écriture blanche, les écritures politiques, l'écriture du roman, l'utopie du langage, y a-t-il une écriture poétique, triomphe et rupture de l'écriture bourgeoise, écriture et révolution.
Sources et bibliographie
- Roland Barthes, Le degré zéro de l'écriture (ISBN 2-02000-610-3)
- Jean Guenot, Ecrire, guide pratique de l'écrivain, avec des exercices (ISBN 2-85405-079-7)
- Michel Volkovitch, Le verbier (ISBN 2-86231-157-X)
- [http://www.citationsdumonde.com Citations du monde] pour les citations de Flaubert
Ecriture litteraire
ja:筆記
Droit d'auteur ko:저작권 ja:著作権 simple:Copyright
Catégorie:Propriété intellectuelleCatégorie:Droit civilCatégorie:Droit des affaires
Le droit d'auteur fait partie du patrimoine de celui-ci. Juridiquement, il forme une catégorie autonome de droits patrimoniaux, car il n'est ni un droit réel, ni un droit de créance. L'auteur, titulaire de droits patrimoniaux et d'un droit moral, ne les exerce pas contre un débiteur, ni sur une chose corporelle, c'est-à-dire matérielle, mais sur un objet incorporel (immatériel) ; par exemple, une œuvre de l'esprit.
En droit anglo-saxon, on utilise la notion de copyright, qui ne recouvre que la part patrimoniale du droit d'auteur (voir supra pour la distinction entre ces deux notions).
Ces droits constituent l'élément essentiel de la propriété littéraire et artistique, bien qu'ils soient tout à fait distincts du droit de propriété puisque ce ne sont pas des droits réels (c'est-à-dire portant sur des choses, res en latin). L'usage de terme propriété intellectuelle est né d'une traduction approximative de l'anglais « property » signifiant « bien » et non « propriété ». Comme l'a souligné Edmond Picard, il convient d'utiliser le terme droit intellectuel qui est plus correct du point de vue juridique.
Quand il s'agit d'un droit intellectuel qui porte sur une création de l'esprit, il est attaché à la personne de son auteur. Le droit d'auteur donne à l'auteur un droit exclusif d'exploitation sur son œuvre. Par exemple, un écrivain a des droits sur ses œuvres littéraires. Il a le monopole d'exploitation de ses œuvres, qui lui permet de négocier la publication de l'œuvre par un éditeur, moyennant rémunération (droits d'auteur). Cette exploitation de son œuvre est un droit patrimonial car il en tire un profit pécuniaire. En outre, l'auteur a encore un droit moral sur son œuvre, qui est extrapatrimoniale, et rangée dans la catégorie des droits de la personnalité. Ce droit moral permet à l'auteur de faire respecter son œuvre, par exemple d'en faire interdire la contrefaçon.
Une œuvre entre dans le domaine public lorsque les droits patrimoniaux sont épuisés. C'est la cas, par exemple en droit européen, 70 ans après la mort de son auteur. Cette œuvre devient alors utilisable gratuitement, la seule contrainte étant due aux droits extrapatrimoniaux. Il suffit de citer le titre et l'auteur de l'œuvre utilisée.
Droit d'auteur et Copyright
Le droit d'auteur et le copyright constituent deux conceptions de la propriété littéraire et artistique. La première relève de la famille du droit français, alors que la seconde relève du droit anglo-saxon. Le droit d'auteur repose sur l'idée d'un droit personnel de l'auteur, fondé sur une forme d'identité entre l'auteur et sa création. Le droit moral est ainsi constitutif de l'attachement du droit d'auteur à la personne de l'auteur plutôt qu'à l'œuvre : il reconnaît dans l'œuvre l'expression de la personne de l'auteur, et la protège donc au même titre. La protection du copyright, elle, se limite à la sphère stricte de l'œuvre, sans considérer d'attribut moral à l'auteur en relation avec son œuvre, sauf sa paternité ; ce n'est plus l'auteur proprement dit, mais l'ayant droit qui détermine les modalités de l'utilisation d'une œuvre.
Principes
Fondements
Tout comme le droit de la propriété intellectuelle dont il procède, le droit d'auteur est fondé sur la conception lockienne de la propriété. En tant qu'être conscient et pensant, l'homme est propriétaire de lui même. Or, par son travail, l'homme mêle à ce que la nature lui a donné une partie de lui-même. Dès lors, il est propriétaire du résultat de son travail, en tant que celui-ci incorpore une partie de lui-même (Les deux Traités du gouvernement civil (1690), Essai sur l'entendement humain (II, 27, 9)). L'idée originale, mêlant la conscience de son auteur à des données de la nature, est donc soumise à la forme la plus pure de la propriété.
Toutefois, cette conception, dont est directement issue la notion de copyright, ne recouvre qu'une partie du droit d'auteur.
Champ d'application
Si la protection du droit d'auteur s'étend aux expressions, elle ne comprend pas les idées, procédures, méthodes de fonctionnement ou concepts mathématiques. Ce principe a été confirmé par l'Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) de l'Organisation Mondiale du Commerce, ainsi que le Traité de l'OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) sur le droit d'auteur. Le brevet, quant à lui, confère un droit exclusif sur une invention, qui est un produit ou un procédé offrant une nouvelle manière de faire quelque chose ou apportant une nouvelle solution technique à un problème. En ce qui concerne les programmes d'ordinateurs, le principe généralement accepté est que les programmes sont sous protection du droit d'auteur tandis que les appareils qui utilisent les programmes ou les inventions liées aux programmes doivent être protégées par le brevet.
Le logiciel est protégé par le droit d'auteur. La directive européenne du 14 mai 1991 consacre la protection juridique des programmes d'ordinateurs par le droit d'auteur. Cette directive européenne clôt le débat sur le type de protection à adopter pour le logiciel. Les « atermoiements doctrinaux » furent nombreux et longs, mais un certain nombre de décisions convergèrent vers une reconnaissance du logiciel comme œuvre intellectuelle relevant du droit d'auteur. Le logiciel ainsi que le matériel de conception préparatoire, c'est-à-dire l'ensemble des travaux de conception aboutissant au développement d'un programme (à la condition toutefois qu'ils soient de nature à permettre la réalisation d'un programme d'ordinateur à un stade ultérieur) revêtent donc le caractère d'œuvre de l'esprit et bénéficient à ce titre d'une protection fondée sur le droit d'auteur, à la seule condition qu'ils soient originaux, et donc qu'ils portent la marque intellectuelle de leur auteur.
Histoire du droit d'auteur
Article principal : Histoire du droit d'auteur
L'émergence du droit d'auteur est étroitement liée à deux éléments, d'une part l'amélioration des techniques de reproduction des écrits, et d'autre part la constitution de la notion même d'auteur et de l'unité fondamentale de l'auteur et de l'œuvre.
Le droit moral
Le droit moral de l'auteur constitue une notion a géométrie variable, liée aux capacités de reproduction des œuvres. Peut-on en effet parler de plagiat quand la reproduction d'un livre implique d'en faire un copie complète à la main ? Cependant, l'existence de la notion de droit moral d'un auteur peut être reliée à l'attribution des œuvres à un auteur bien précisé. En ce sens, le droit moral existait déjà dans l'Antiquité, avec l'attribution de L'Illiade à Homère. Toutefois, il faut noter que la notion d'un tel droit n'était pas systématique, et variait en fonction de l'opinion prévalente concernant l'œuvre en tant qu'expression personnelle d'un individu. Ainsi, l'ensemble du corpus des chants grégoriens est anonyme. On peut cependant considérer que la figure de l'auteur comme créateur, et par là même propriétaire de sa création, s'affirme à partir de la fin du Moyen-Âge, pour devenir incontournable en Europe à la Renaissance.
Le droit patrimonial
Jusqu'au XVIIe siècle, l'essentiel de la création reposait sur le mécénat ou sur les ressources propres des artistes. Avec l'amélioration des technique de reprographie et la généralisation de l'accès à l'écrit émerge une nouvelle classe d'auteurs dont la capacité à être diffusés dans un premier temps, puis les revenus dans un deuxième temps, sont de plus en plus liés à la capacité à faire un profit sur la vente des livres. Ce profit étant partagé entre l'éditeur et l'auteur, les intérêts des uns et des autres sont, dès le en Angleterre, présentés comme solidaires. Cette image de solidarité explique ainsi l'écart existant dès l'origine entre les fondements philosophiques du copyright et la forme juridique que prend ce droit, avec l'éditeur comme intermédiaire incontournable.
Les législations sur les droits d'auteur
Toute œuvre intellectuelle a un auteur qui est le seul juge de sa diffusion pendant un temps donné. Pendant cette période, toute copie, toute republication sans le consentement de l'auteur sont interdites. La loi prévoit un certains nombre d'exceptions à ce principe.
En France
En France, c'est le Code de la propriété intellectuelle qui définit le les droits d'auteur. Cette législation se conforme à la directive 2001/29/CE qui harmonise la protection des droits d'auteur dans l'Union Européenne. Elle recouvre « toutes les œuvres de l'esprit, quels qu'en soient le genre, la forme d'expression, le mérite ou la destination » (article L.112-1 du Code de la propriété intellectuelle). « L'œuvre est réputée créée, indépendamment de toute divulgation publique, du seul fait de la réalisation, même inachevée, de la conception de l'auteur » (article L.111-2 du CPI).
L'auteur possède sur sa création deux types de droit :
- les droits moraux,
- les droits patrimoniaux.
Droit moral
Le droit moral vise à protéger « la personnalité » de l'auteur au travers de son œuvre et à respecter celle-ci. Il consiste pour l'auteur au droit au « respect de son nom, de sa qualité, de son œuvre » (Art. L. 121-1).
Le droit moral regroupe plusieurs droits, ce qui a conduit parfois la doctrine à parler de « droits moraux » plutôt que de « droit moral » :
- Le droit de divulgation : il permet à l'auteur de décider quand son œuvre est terminée et qu'elle peut être divulguée au public.
- Le droit de paternité : l'auteur a le droit de revendiquer la paternité de son œuvre. Cela se traduit généralement par la mention de l'auteur lors de l'exploitation de l'œuvre.
- Le droit au respect de l'intégrité de l'œuvre : l'auteur peut s'opposer à toutes modifications, déformations ou mutilations de son œuvre (L'application de ce droit est cependant nuancée dans la jurisprudence récente).
- Le droit de retrait et de repentir qui consiste au retrait par l'auteur de son œuvre déjà divulguée de la sphère du marché en contrepartie d'une compensation financière à hauteur du préjudice subi par le diffuseur.
- Le droit à s'opposer à toute atteinte préjudiciable à l'honneur et à la réputation.
Le droit moral est attaché à la personne de l'auteur.
- Il est inaliénable : il n'est donc pas cessible (l'auteur ne peut pas le vendre). En revanche, il est transmissible à sa mort aux héritiers ou à des exécuteurs testamentaires.
- Il est perpétuel.
- Il est imprescriptible.
Droit patrimonial
Il existe par ailleurs des droits patrimoniaux, qui eux sont cessibles, et portent sur l'exploitation de l'œuvre.
Dans cette catégorie de droits, on distingue :
- Le droit de reproduction : ce droit comprend la possibilité que l'auteur a d'autoriser la copie de tout ou d'une partie de son œuvre et de fixer les modalités de cette dernière.
- Le droit de représentation : par ce droit, l'auteur peut donner son autorisation à la ou représentation ou à l'exécution publique de son œuvre. Insistons sur le caractère public.
Un critère simple permet de distinguer le droit de représentation et le droit de reproduction : la maîtrise du support. Lorsque le destinataire de l'exploitation a la maîtrise du support, on parle de reproduction. Dans le cas contraire, on parle de représentation.
Ainsi sur Internet, le fait de visualiser une page est une représentation, le fait de l'enregistrer sur son disque dur est une reproduction.
Ces droits peuvent faire l'objet d'une cession. Ces droits, qui font partie du patrimoine de l'auteur, permettent à l'auteur de retirer le bénéfice économique de son œuvre: ils ouvrent droit à rémunération.
Il existe deux type de rémunération :
- une rémunaration directe des auteurs qui consiste à obtenir des revenus directs, en général par le paiement des consommateurs (livres, cd, ...) ou par celui d'intermédaires (achats de droits de télévision par les diffuseurs, part du chiffre d'affaire du diffuseur, ...)
- une rémunaration indirecte qui consister à s'assurer d'une remontée de revenus par divers mécanismes, par exemple à l'occasion de modification de reproductibilité (rémunération pour copie privée), pour des utilisations qui ne permettent pas un contrôle unitaire des exploitations (barême des discothèques) ou pour des biens non-rivaux par nature (télévision et radio par la redevance ou la licence légale). Cette rémunaration se traduit en général par une absence de paiement direct par les consommateurs des œuvres ou des programmes
Durée
La durée des droits patrimoniaux est de 70 ans après l'année du décès de l'auteur. Auxquels 70 ans peuvent s'ajouter la durée de la Première Guerre mondiale pour les œuvres qui n'ont pas été rétrocédées au domaine public à la fin de cette dernière (art. 123.8) et la durée de la Seconde Guerre mondiale pour le même cas (art. 123.9) et peuvent aussi s'ajouter 30 ans si l'auteur est « mort pour la France » (art. 123.10).
- Dans le cas d'une œuvre de collaboration, c'est la date du décès du dernier collaborateur qui sert de référence,
- Dans le cas d'une œuvre audiovisuelle, œuvre de collaboration, c'est la même chose mais les collaborateurs sont précisément nommés : scénariste, auteur des paroles, auteur des compositions musicales, réalisateur principal,
- Dans le cas d'une œuvre sous pseudonyme, anonyme ou collective, c'est la date de publication qui fait foi sauf si par après les auteurs se font connaître,
- Dans le cas des œuvres posthumes, c'est toujours 70 ans après le décès de l'auteur. Si celles-ci ne sont divulgués qu'après ce laps de temps de 70 ans, le temps de protection tombe à 25 ans à compter du 1er janvier de l'année de publication,
- Dans le cas des œuvres phonographiques (chansons par exemple), le délai n'est que de 50 ans après l'enregistrement.
Voir aussi : Domaine public, en droit de la propriété intellectuelle
Aux États-Unis
Dans les pays anglo-saxons, on trouve un concept juridique cousin du droit d'auteur, le copyright. Il protège légalement les auteurs d'œuvres originales, littéraires, dramatiques, musicales, artistiques ou répondant à d'autres qualificatifs. Cette protection s'applique aux œuvres publiées comme non publiées.
En comparaison du droit européen, il recouvre davantage la protection des droits patrimoniaux liés à une œuvre que celle des droits moraux. Dans le droit européen, le droit moral est constitutif de l'attachement du droit d'auteur à la personne de l'auteur plutôt qu'à l'œuvre : il reconnaît dans l'œuvre l'expression de la personne de l'auteur, et la protège donc au même titre. La protection du copyright, elle, se limite à la sphère stricte de l'œuvre, sans considérer d'attribut moral à l'auteur en relation avec son œuvre, sauf sa paternité ; ce n'est plus l'auteur proprement dit, mais l'ayant droit qui détermine les modalités de l'utilisation d'une œuvre.
Communément, le copyright donne à l'ayant droit le droit exclusif d'exercer et d'autoriser des tiers à exercer les actes suivants :
- la reproduction de l'œuvre,
- la préparation de travaux dérivés de l'œuvre originale,
- la distribution de copies de l'œuvre au public (vente, location, prêt, cession), sous quelque forme que ce soit,
- la représentation publique de l'œuvre, avec quelque procédé que ce soit.
Le gouvernement fédéral légifère sur les brevets et les droits d'auteur, en vertu d'une clause de l'Article I de la Constitution, section 8, qui donne au Congrès pouvoir « de favoriser le progrès de la science et des arts utiles, en assurant, pour un temps limité, aux auteurs et inventeurs le droit exclusif à leurs écrits et découvertes respectifs ». Voir aussi fair use
Au Canada
La particularité de la législation canadienne est de définir une durée des droits patrimoniaux qui ne dépasse pas 50 années suivant l'année de décès de l'auteur.
Les exceptions au droit d'auteur
Toute œuvre intellectuelle a un auteur qui est le seul juge de sa diffusion pendant un temps donné. Pendant cette période, toute copie, toute publication sans le consentement de l'auteur est interdite. La loi prévoit un certains nombre d'exceptions à ce principe.
Législation française
Les exceptions à l'exercice du droit d'auteur sont fixées par l'article L.122-5 du code de la propriété intellectuelle :
Lorsque l'œuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire :
# Les représentations privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille.
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Poète
- Poète
Le poète (ancienne orthographe : poëte) est celui qui écrit ou dit de la poésie.
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- [http://www.sisyphe.org/rubrique.php3?id_rubrique=20 Des poètes à découvrir]
Roman (littérature)
On dit couramment qu'un roman est une fiction en prose d'une certaine étendue. Il peut être d'action ou d'aventures, policier ou à l'eau de rose, il peut présenter une valeur psychologique ou d'étude sociale.
Comme le disait Raymond Queneau, « n'importe qui peut pousser devant lui comme un troupeau d'oies un nombre indéterminé de personnages apparemment réels à travers une lande longue d'un nombre indéterminé de pages ou de chapitres. Le résultat sera toujours un roman.»
Un auteur de roman est un romancier.
Les origines du roman
D’une langue à un genre
Toute tentative de définition satisfaisante du roman est étroitement liée à l’identification de ses origines. Ainsi, nombreux sont les théoriciens du roman qui ont cherché à appuyer leurs théories génériques sur des théories génétiques. Voilà pourquoi une entrée satisfaisante pour tenter de définir le terme de roman peut se trouver dans l'origine même de ce mot. Ce terme sert originellement à désigner une langue utilisée au Moyen Âge, la langue romane, issue de la langue utilisée au nord de la France, la langue d'Oïl, qui prévaudra sur la langue d'Oc (Sud de la France). Cette langue, née de l'évolution progressive du latin, remplace ce dernier dans l'usage et dans les pratiques orales du nord de la France.
Romanus (latin) > romanice (latin vulgaire) > romanz ou romans (ancien français).
Au Moyen Âge, l'usage du latin se restreint aux textes écrits tandis que les communications orales se font en langue romane. Le latin n'étant connu que d'une infime minorité de la population, constituée essentiellement de religieux et de lettrés, il faut alors transcrire ou écrire en langue romane certains textes afin de les rendre accessibles à un public plus large. Le terme « roman » est donc appliqué à tous les textes écrits en langue romane dans ce but, qu'ils soient en prose ou en vers, qu'ils soient narratifs ou non. Les romans s'opposent alors aux textes écrits en latin, notamment les textes officiels et sacrés. L’expression « mettre en roman », apparue vers 1150, signifie donc « traduire en langue vulgaire ». Pour désigner les textes qui appartiennent au genre narratif, les termes estoire et conte sont le plus souvent utilisés. Ainsi, Chrétien de Troyes écrit-il : « ore commencerai estoire ».
À l’origine dévolue à la traduction de textes hagiographiques, cette langue vulgaire - le roman - est vite utilisée par la littérature narrative. Le terme se met à désigner progressivement un genre littéraire à part entière. Ainsi, dans Le Chevalier de la Charrette, Chrétien de Troyes écrit-il : « puisque ma dame de Champagne veut que j’entreprenne un roman, je l’entreprendrai très volontiers ». Le terme commence alors à se rapprocher de son sens moderne, celui de récit fictif à épisodes centré autour d’un ou de plusieurs personnages.
Après avoir rappelé l’évolution sémantique du terme « roman », il nous faut maintenant s’intéresser au genre littéraire que ce terme se met à recouvrir. Jusqu’au , la chanson de geste et la poésie lyrique dominent le paysage littéraire et narratif mais, progressivement, un genre nouveau fait son apparition : le roman. Bien que novateur et original, il puise pourtant de nombreux motifs dans les genres littéraires qui l’ont précédé.
Les sources du roman médiéval
La rupture littéraire amorcée par l’apparition de ce nouveau genre ne doit pas pour autant masquer une large continuité dans les thèmes et les motifs évoqués par le roman. Il hérite en premier lieu des personnages stylisés de la poésie lyrique : la dame y est une femme mariée de condition supérieure à celle de son prétendant ; l’homme vassal est obéissant à la dame, il est timide et emprunté devant elle et le losengiers est un personnage fourbe, un traître en puissance. Il reprend également le thème de la fine amor, cet amour secret, sacré et adultère dans lequel la femme est divinisée, sacralisée. Il hérite aussi de la Reverdie. La Reverdie est un retour cyclique au printemps qui entraîne la contemplation de la dame par l’amant ainsi que son portrait élogieux fait d’associations entre la beauté de la nature et celle de la femme.
Cependant, le romancier ne reprend pas ces thèmes à l’identique, très souvent il les réactualise, les modifie et les dramatise. Mais surtout, il substitue une nouvelle figure à celle du poète amoureux. Le modus operandi de la séduction évolue : la femme ne se séduit plus par des paroles et des chansons mais par des actions. Le personnage du poète est remplacé par le chevalier hérité des chansons de geste.
Ce nouveau héros de roman tient ses traits du héros épique. Il est vaillant, brave, il sait manier les armes, il allie la franchise à la loyauté et à la générosité. Par-dessus tout, il sait préserver son honneur. Parmi les nombreux motifs hérités de la chanson de geste, notons celui de la description des armes du chevalier, de ses acolytes ou de ses ennemis, celui des combats et des batailles qui s’en suivent ou bien encore ceux des embuscades, poursuites et autres pièges qui jalonnent le chemin du héros. On trouve également les scènes d’ambassade chères à la chanson de geste, les scènes de conseil entre un seigneur et ses barons ou encore le regret funèbre (lamentations sur un héros, un compagnon perdu) et la prière du plus grand péril.
Cependant, le roman s’éloigne sur plusieurs points de la chanson de geste :
; par sa forme tout d’abord: La chanson de geste est une suite de laisses assonancées psalmodiées par des jongleurs accompagnés de vielle. Le roman est bien écrit en vers mais ceux-ci sont organisés en couplets d’octosyllabes à rimes plates ;
; par l’auditoire ensuite: La chanson de geste est écoutée par des hommes installés dans la grande pièce du château alors que le roman est écouté dans la chambre des dames par des personnes plus raffinées et plus cultivées ;
; l’espace de la diégèse se restreint: On passe des immenses champs de bataille à des vergers ou à des champs, voire à de petites pièces ou des locus amoenus (= lieu intime et paradisiaque où règne la dame).
Les thèmes et les motifs que l’on peut rencontrer dans le roman ne naissent donc pas ab nihilo, le nouveau genre s’inspire largement de ceux qui l’ont précédé tout en procédant à de larges modifications et innovations.
Au-delà des thèmes et des motifs exploités, les sujets traités par le roman se caractérisent par leur originalité et leur diversité. Il est toutefois possible de les rassembler en trois grands sujets (dits matières) :
#la matière de Rome, ou antique a inspiré le roman de Thèbes, le roman d’Enéas, le roman de Troie et le roman d’Alexandrie ;
#la matière orientale et byzantine a donné le roman de Cligès de Chrétien de Troyes ;
#la matière de Bretagne, la plus féconde a inspiré tous les romans dits « arthuriens ».
Cette matière de Bretagne se développe à la cour d’Henri II Plantagenêt et de sa femme Aliénor d'Aquitaine ainsi qu’à la cour de la fille d’Aliénor, Marie de France, en Champagne. La matière de Bretagne est imprégnée des traditions et des légendes celtiques transmises oralement par les conteurs bretons et gallois. Bien que de nombreuses imprécisions demeurent sur son existence, Chrétien de Troyes apparaît comme l’auteur le plus représentatif et le plus innovant de cette matière de Bretagne. Son écriture se caractérise notamment par une attention particulière portée aux effets de structure (miroirs, parallèles, échos divers, correspondances entre des personnages ou des épisodes, etc.). Il innove également par le tour qu’il donne aux aventures de ses héros. Il les orne d’évènements imprévus et surprenants qui apparaissent souvent comme les signes du destin du chevalier. De plus, il lie étroitement ces aventures à la notion de quête. Celle-ci peut avoir pour objet un personnage disparu, un amour, une identité, une gloire ou une fin spirituelle. Ces quêtes prennent place dans un univers romanesque qui allie des éléments surnaturels et merveilleux à des effets de réel.
Le roman en prose au
Avant le , peu de textes étaient écrits en prose. Il s’agissait essentiellement de textes juridiques. C’est pourquoi, dans les mentalités de l’époque, les textes en prose pouvaient facilement être associés à une garantie de véracité. Mais à la fin du et au début du , probablement afin d’augmenter la crédibilité des aventures racontées et afin de réduire l’artificialité liée à la versification, la prose prend de plus en plus d’importance dans les textes narratifs. Ce passage à la prose permet également le développement de la lecture individuelle tandis que jusqu’alors la lecture collective était privilégiée.
Ces romans en prose s’inspirent du modèle de la Passion du Christ et se rapportent massivement au mythe du saint Graal (le Saint Calice qui aurait été utilisé par le Christ lors de la Cène).
Les romans réalistes
Ces romans apparaissent conjointement au développement de la bourgeoisie et d’un esprit progressivement plus matérialiste. La redécouverte des textes d’Aristote accompagne ce renforcement du rationalisme au détriment d’une part de spiritualité et de merveilleux. Le Roman de la rose et Jehan et Blonde illustrent cette nouvelle orientation du genre. Les auteurs de ces romans choisissent de rester dans les limites du vraisemblable et rejettent le merveilleux arthurien. La géographie des lieux devient de plus en plus familière aux lecteurs, les personnages fictifs y rencontrent des personnages historiques (réel) et les héros choisis sont de plus en plus issus de milieux modestes et sont de moins en moins légendaires. Cependant, ce genre est marqué par un fort paradoxe : alors que la prose semble être la forme la plus adaptée à transcrire le réel avec crédibilité et alors que la majorité des romans sont désormais écrits en prose, ces romans réalistes continuent à être écrits en vers (couplets octosyllabiques). Conséquence ou non de ce paradoxe, ils disparaîtront progressivement devant le succès croissant des romans en prose.
Des mouvements romanesques
;Les romans réalistes: Ils font l'objet de ce qu'on pourrait appeler un contrat, implicite, avec le lecteur : ce qui est dit est vrai, pourtant, c'est une œuvre d'imagination et tout est inventé. Voilà qui peut sembler paradoxal, mais c'est là l'essence du roman réaliste : ce que je lis aurait pu se passer. Cela permet une identification très forte du lecteur au personnage principal, pour peu qu'il y retrouve de ses propres émotions. C'est pour cela que le roman réaliste est très précis sur les termes, le contexte historique et social, les descriptions et portraits qui servent même à porter l'histoire par la métaphore. Littérature du XIX siècle. Émile Zola, Gustave Flaubert.
;Les romans surréalistes : Ce mouvement souhaite que soit accordé à ses productions, tant linguistiques que plastiques, le statut d'expérimentation scientifique : tentative pour explorer en profondeur à la fois le monde (notamment sa réalité cachée) et la pensée (notamment l'inconscient), et pour donner de l'un et de l'autre une connaissance totale.Ces œuvres appartiennent au domaine de l'impossible et jouent avec la poésie, les images et les situations, le décalage par rapport à notre monde pour mieux le comprendre et mieux le critiquer. Les romans de Boris Vian en sont un exemple, comme L'arrache-cœur. Littérature du début du XX siècle.
;Les romans fantastiques: Ils touchent les sujets comme la mort, l'au-delà et les peurs. Le fantastique commence par un glissement de la réalité qui décale l'histoire du réalisme au fantastique. Tzvetan Todorov place le phénomène du doute à la base de la littérature fantastique. Selon lui, le fantastique naît de ce moment où le personnage, le narrateur ou le lecteur doute de la réalité de l'évènement raconté. L'impossibilité de décider si l'évènement narré appartient au monde connu, rationnel et rassurant ou bien à un monde dans lequel des forces inconnues et mystérieuses régnent détermine selon ce théoricien l'appartenance au genre fantastique. H.-P. Lovecraft, quant à lui, estime que l'effroi et l'horreur suscités par la narration sont les piliers fondamentaux du genre. A la vue de ces deux définition, il devient évident que l'apogée du genre se situe au XIXème siècle avec des auteurs tels que Goethe, Villiers de L'Isle Adam, Maupassant, Poe ou Hoffmann. Il est à noter que le genre réapparaît au début et à a fin du XXème siècle avec, notamment, H.-P. Lovecraft et Stephen King.
;Les romans de science-fiction : Ils utilisent la technologie scientifique comme contexte primordial pour dérouler une histoire qui souvent anticipe le temps d'écriture. Isaac Asimov.
;Les romans d'anticipation: Le récit anticipe le temps d'écriture sans faire de la technologie un sujet primordial. (1984 de George Orwell).
;Le nouveau roman : Ce terme regroupe des œuvres publiées à partir des années 1950, qui ont en commun un refus du genre romanesque classique : les intrigues et la psychologie des personnages passent au second plan. Le contrat passé avec le lecteur est plutôt : le roman est écriture, l'histoire n'a pas autant d'importance que la forme. C'est l'aventure de l'écriture qui est couchée sur le papier. Littérature du milieu du XX siècle. Marguerite Duras, Alain Robbe-Grillet.
On peut distinguer plusieurs type d'écriture du roman.
- Fiction, quand le narrateur est dissocié de l'auteur. Le narrateur peut s'exprimer à la première personne (L'Étranger d'Albert Camus), deuxième personne (La modification de Michel Butor), troisième personne (Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline).
- Autobiographique quand le narrateur est l'auteur, et parle de sa vie vécue. (Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau)
- Biographique quand l'auteur raconte la vie d'un personnage ayant existé.
: - Biographie romancée, où des évènements réels sont mis en reliefs par une reconstitution sous forme de récit (Napoléon de Max Gallo),
: - Biographie factuelle, où il n'y a qu'un récit d'évènements et une analyse de l'auteur de la biographie sur la vie et l'œuvre de l'auteur dont il rapporte la vie. (Romain Gary, le caméléon de Myriam Anissimov)
- Autofictionnel quand l'auteur prétend être le narrateur, tout en racontant des faits majoritairement non réels ou romancés à l'excès, en fait probablement plus « librement inspirés ». (Catherine Millet)
Un roman peut bien sûr être historique (contexte réel) et fictif (personnage fictif et réel dans des situations imaginées par l'auteur : Mémoires de Mike Mc Quay).
Les catégories de roman sont discutables et discutées, le roman étant lui même une catégorie de livre difficilement définissable. Les quatre types présentés ci-dessus sont déjà bien arbitraires, le quatrième pouvant s'assimiler au premier, ainsi qu'à une sous-partie du nouveau roman puisqu'il « joue » avec le lecteur sur le fait qu'un texte dit à la fois la vérité et son contraire. De même que la remarque sur la personne à laquelle s'exprime le narrateur n'a rien de spécialement propre à la fiction.
On peut aussi se poser la question suivante : un roman qui serait écrit uniquement en alexandrins est-il un roman ou un poème ? C'est le cas de L'Iliade d'Homère.
Un roman peut être (bien souvent c'est le cas) une série d'actions mettant en situation des personnages. Jean Guenot définit les romans climaxiques et les romans non-climaxiques. Les premiers, par analogie avec l'orgasme masculin, comportent le temps fort (de climax, point le plus élevé) du dénouement comme clef de voûte de la charpente du roman. Les seconds, par analogie avec l'orgasme féminin, comportent plusieurs temps forts, entre lesquels s'intercalent des temps de repos.
Une définition par opposition du roman, serait qu'un roman n'est pas un essai car il ne démontre pas. N'est pas une nouvelle car il ne s'articule pas autour d'un point de basculement de l'action et de peu de personnage. Ni un poème car il n'évoque pas des images par un phrasé rythmé, rimé, assonnancé.
Bien qu'un roman puisse être soit une compilation de tous ces styles, soit une exclusion de tous ces styles.
Pour Milan Kundera, le roman ne doit pas juger, la morale du roman est son absence de morale : les faits sont présentés au libre jugement du lecteur.
Types de romans
Marthe Robert fait la psychanalyse du roman dans son essai Roman des origines, origine du roman (ISBN 2-85181-191-6), où elle part de la théorie du « roman familial » de Freud et du complexe d'Œdipe pour définir deux grandes catégories de roman :
- le roman du « bâtard réaliste, qui seconde le monde tout en l'attaquant de front »
- le roman de « l'enfant trouvé, qui faute de connaissances et de moyens d'action, esquive le combat par la fuite ou la bouderie. »
[http://www.e-litterature.net/rabat/messages/penv_mrobert_Marthe_Robert_Roman%20des%20origines,%20origine%20du%20roman.html Présentation de la théorie de Marthe Robert]
Voir aussi
Liens internes
- Littérature
- Roman noir
- Nouveau roman
- Genres et formes littéraires
- Modèle ou schéma actantiel
- roman grec
Liens externes
- [http://gallica.bnf.fr/themes/LitMAi.htm Gallica]
Bibliographie
- Marthe Robert Roman des origines, origine du roman (ISBN 2-85181-191-6) ( [http://www.e-litterature.net/rabat/messages/penv_mrobert_Marthe_Robert_Roman%20des%20origines,%20origine%20du%20roman.html Présentation de la théorie de M.R.])
- Pierre Chartier, Introduction aux grandes théories du roman (ISBN 2-10-003245-3)
- Milan Kundera, L'art du roman (ISBN 2-07032-801-5), Les testaments trahis (ISBN 2-07075-871-0)
- Jean Guenot, Ecrire, guide pratique de l'écrivain, avec des exercices (ISBN 2-85405-079-7)
- Maurice Wilmotte, Origines du roman en France. L’évolution du sentiment romanesque jusqu’en 1240, Paris, Boivin
- Langlois Ch-V., La vie en France au moyen âge de la fin du 12e au milieu du 14e d’après des romans mondains du temps, Paris, Hachette, 1926
- Emmanuelle Baumgartner, Histoire de la littérature française : moyen âge (1050-1486), Paris, Bordas, 1987
-
ko:소설
ja:小説
th:วรรณกรรม
zh-cn:小说
Nouvelle
Une nouvelle est un récit plutôt court (le plus souvent de quelques centaines de caractères et jusqu'à une trentaine de pages, mais ce n'est pas une règle), caractérisé par une narration plus concentrée (personnages moins nombreux, trame événementielle moins complexe) que le roman. Elle a été importée d'Italie par Boccace.
Nouvelle-histoire
Le schéma type le plus répandu de la nouvelle-histoire classique (par opposition à la nouvelle-instant) est le suivant :
# Une mise en place de la situation, des personnages
# Un évènement qui modifie la situation
# Une série d'actions engendrée par cet évènement clef
# Un dénouement qui établit une nouvelle situation
Les deux premières étapes pouvant être confondues, ou alors l'évènement modificateur est le dénouement... toutes les combinaisons existent.
Les nouvelles de Guy de Maupassant, comme dans le recueil Les contes de la Bécasse, sont des nouvelles-histoire.
Une nouvelle peut être construite selon le plan classique du Modèle ou schéma actantiel.
Nouvelle-instant
La nouvelle instant est née avec le mouvement du Nouveau Roman, bien qu'une spécialiste de ce type de nouvelle, Nathalie Sarraute, ne se soit jamais réclamée du nouveau roman.
Ce genre de nouvelles est caractérisé par l'évocation, la suggestion d'émotions, par l'écriture de l'infime, mais aussi de l'infini. L'instant décrit peut être très court dans le temps déroulé du récit (un geste, une pensée), mais se déployer dans le temps de l'écriture, comme dans tropismes et ici de Nathalie Sarraute. Alors que la nouvelle-histoire peut raconter toute une vie, comme Un cœur simple, Gustave Flaubert.
Les cas particuliers
Annie Saumont, dans certaines de ses nouvelles, évoque une vie, ou partie de vie, en quelques pages. Dans ce cas, le formalisme voudrait que l'on appelle recueil de romans cet ouvrage, la nouvelle n'étant ni instant, ni histoire puisque les personnages sont nombreux, agissant dans des situations variées et nombreuses.
Nouvelle-roman ? Voilà peut être une étude à mener...
Quelques noms
Quelques novellistes:
A noter
A noter :
De nombreux sites internet exploitent ce format court et concis particulièrement adapté à la lecture sur écran (tout comme la poésie).
Exemples :
[http://www.monsieurtoussaintlouverture.net Monsieur Toussaint Louverture]
[http://www.pleutil.net Pleutil]
[http://www.fulgures.com Fulgures]
[http://www.1000nouvelles.com 1000Nouvelles]
[http://www.cdlivre.com CDLivre]
[http://www.bonnesnouvelles.net]
[http://site.voila.fr/medock/lire_cetois_tai.html la petite Thaïlandaise]
-
JournalisteUn journaliste est une personne dont l'activité professionnelle est le journalisme. On parle également de reporter (de l'anglais : report, rapporter) car il rapporte des faits dans l'objectif d'informer le public. Un journaliste écrit des articles ou en fait une présentation pour une diffusion ou une publication dans un média de masse comme un journal, la télévision, la radio, un magazine, un film documentaire ou l'internet.
Les faits qu'un journaliste rapporte au public sont porteurs de sens, par exemple dans le domaine de la politique, de l'économie ou de la culture. Cela confère un pouvoir aux journalistes (souvent qualifié de quatrième pouvoir, par allusion aux trois pouvoirs constitutionnels) dans le processus de la formation de l'opinion et dans l'influence que la révélation de ces faits peut avoir dans les prises de décisions de ce public.
Un journaliste peut être salarié d'une entreprise de presse ou être pigiste, c'est-à-dire payé à la tâche (souvent, au prorata de la longueur des articles fournis).
Enseignement
Pour des raisons de liberté constitutionnelle (selon les pays), aucun diplôme n'est exigé, mais en général, il est nécessaire de suivre deux années d'études et de faire des stages.
En principe, il est demandé au journaliste d'avoir conscience de ses responsabilités sociales et politiques vis-à-vis de la société (critère de déontologie), de posséder une pensée logique et analytique, de disposer de créativité ainsi que d'avoir le sens des contacts humains. Cependant les journalistes polyvalents tendent à devenir de moins en moins nombreux. Des connaissances techniques sont de plus en plus souvent nécessaires (quand elles ne sont pas exigées), en raison de la complexité croissante des sujets traités. Toutefois, les journalistes intervenant sur des sujets « pointus » tels que les sciences, surtout dans la presse généraliste, ont rarement de formation substantielle sur ces sujets, et souvent même n'ont pas de connaissances de base dans le domaine considéré.
- Université Catholique de Louvain-la-Neuve, (COMU-RECI) : Louvain-la-Neuve
- Institut de Journalisme : Bruxelles
- FJCM (Faculté de journalisme et de communication de masse) : Sofia
- École de journalisme de l'institut Mediaplan : Sarajevo
- Département d'information et de communication, Université Laval : Québec (Québec)
- Département de journalisme, Université Concordia : Montréal (Québec)
En France (contrairement à d'autres pays) sont habituellement reconnues journalistes les personnes titulaires d'une « carte de presse », dont le principal avantage est un abattement fiscal à l'impôt sur le revenu. Pour l'obtenir, il faut que plus de la moitié des revenus de la personne demandeuse soit le fruit d'une activité journalistique dans une entreprise de presse. En revanche, aucun critère de formation ou de compétence professionnelle n'est exigé.
- ESJ (École supérieure de journalisme de Lille) : Lille
- CFJ (Centre de formation des journalistes) : Paris
- IPJ (Institut pratique de journalisme) : Paris
- IFJ (Institut français de journalisme) : Paris http://www.facultefaco.com/faco.asp?rubrique=5
- CUEJ (Centre universitaire d'enseignement du journalisme) : Strasbourg
- CELSA (École des hautes études en sciences de l'information et de la communication) : Paris
- EJCM (École de journalisme de la communauté de Marseille) : Marseille
- EJT (École de journalisme de Toulouse) : Toulouse
- IUT de Tours, Département Information-Communication, Option journalisme : Tours
- IUT journalisme : Bordeaux
- ISCPA-Institut des médias (Institut Supérieur de la Communication, de la presse, et de l'Audiovisuel): Lyon - Paris
- ICM (Institut de la Communication et des Médias) : Échirolles
- IUT de Lannion, Département Information et Communication. Option journalisme : Lannion
- IFP (Institut français de presse) : Paris
- NOUVELLES : Nice
- ESJ (Ecole Supérieure de Journalisme) : Paris
- ISIC-IUP (Institut des Sciences de l'Information et de la Communication) : Bordeaux
- L'université Toulon-Var : Toulon
- L'ISFJ (Institut Supérieur de Formation au Journalisme) : Paris
- IUT de Cannes, Département Information-Communication, Option journalisme : Cannes
En Suisse romande, les journalistes-stagiaires sont engagés durant deux ans auprès d'un média tout en suivant neuf semaines de formation théorique au Centre romand de formation des journalistes (CRFJ). Les stagiaires passent ensuite un examen de fin de stage. Par ailleurs, au bout de deux ans de pratique journalistique, les candidats journalistes obtiennent le RP (registre professionnel) qui fait d'eux des journalistes professionnels.
- Université de Fribourg
- Institut de journalisme et communication : Neuchâtel
- CRJF (Centre romand de formation des journalistes) : Lausanne
- IPSI (Institut de presse et de sciences de l'information) : Tunis
Travail
À l'étranger, dans les zones difficiles, un « fixeur », un traducteur aide de camp, est l'interface indispensable avec la population. Cependant, cet intermédiaire peut devenir une cible des belligérants qui peuvent le considérer comme un « traître ».
Champs d'action spéciaux
Correspondant - Reporter - Créateur d'images - Critique - Feuilletoniste - Éditorialiste - Videojournaliste - Modérateur
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- :Catégorie:Journaliste
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- Présentateurs de journaux télévisés français
Catégorie:Métier
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ja:ジャーナリスト
Auteur ja:作家
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Métier de celui qui écrit. Un écrivain pratique l'écriture. On qualifie généralement d'écrivain celui dont les textes sont publiés, qui touche des droits d'auteur.
Le nom du métier peut être précisé. Le poète écrit des poèmes. Le romancier des romans. Le nouvelliste des nouvelles. Le journaliste des articles de journaux. Quand une personne cumule plusieurs de ces qualités, on utilisera le terme générique écrivain, ou auteur.
Pour désigner les femmes écrivains, on emploie parfois en France, depuis les années 1980, le mot écrivaine, introduit d'abord au Québec où son emploi s'est généralisé (parallèlement au mot auteure).
Écrivant et écrivante existent aussi. Au péjoratif, on trouvera écrivaillon, scribouillard. Le terme littérateur est parfois péjoratif, dans certains contextes.
Un écrivain public est une personne qui met à disposition du public, souvent des gens illettrés ou de faible culture, sa capacité à écrire. De nos jours, cette profession, qui n'a pas totalement disparu, s'occupe surtout d'aider les gens dans leurs démarches administratives.
Un nègre est une personne qui écrit pour le compte d'une autre, sans être mentionnée.
Listes d'écrivains / auteurs
Par langue
- Français (ordre alphabétique)
- Français (ordre chronologique)
- Allemand (ordre chronologique)
- Anglais (ordre alphabétique)
- Espagnol (par nationalité et par ordre alphabétique)
- Russe (par siècle)
- Latin (ordre chronologique)
- Latin (ordre alphabétique)
- Écrivains de langue serbe (ordre alphabétique)
- Écrivains de langue tchèque(ordre alphabétique)
- Écrivains de langue japonaise
Par nationalité
- Américain (ordre chronologique)
- Américain (ordre alphabétique)
- Anglais (ordre alphabétique)
- Anglais (par genre et formes littéraires)
- Belge (ordre alphabétique)
- Chinois
- Finlandais (ordre alphabétique)
- Écrivains franco-canadiens (ordre alphabétique)
- Hongrois (ordre alphabétique)
- Poètes irlandais
- Israélien (ordre chronologique)
- Japonais (ordre chronologique)
- Néerlandais (ordre alphabétique)
- Portugais (ordre alphabétique)
- Québécois (ordre chronologique)
- Québécois (ordre alphabétique)
- Rwandais (ordre alphabétique)
- Serbe (ordre alphabétique)
- Tunisiens (ordre alphabétique)
Par genre
- Auteurs de littérature de jeunesse
- Liste d'auteurs fantastiques
- Dramaturge
Liens internes
- Écriture littéraire
- :Catégorie:écrivain
Liens externes
- [http://www.biblioweb.org Biblioweb]
- [http://www.republique-des-lettres.com/ La République des Lettres]
- [http://fr.groups.yahoo.com/group/Auteurs_et_Editeurs_La_Rencontre Forum visant à permettre à des auteurs de prendre contact avec des éditeurs]
Québec:Pour visiter la page de la Ville de Québec, qui est la capitale de la province, voir la Ville de Québec.
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Le Québec est une province canadienne
dont la population compte près de 7,5 millions d'habitants. Les Québécois parlent en majorité le français, faisant du Québec le seul État officiellement de langue française (et majoritaire) en Amérique du Nord (excluant les Antilles). La capitale nationale du Québec est la ville de Québec. (On dit « à Québec » et « de Québec » pour la ville ; « au Québec » et « du Québec » pour la province.)
Géographie du Québec
Article principal : Géographie du Québec
Le Québec est situé à l'est du Canada, bordé par la province de l'Ontario et la baie d'Hudson à l'ouest, les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador et du Nouveau-Brunswick à l'est, les États-Unis (États du Maine, New Hampshire, Vermont et de l'État de New York) au sud et l'océan Arctique au nord.
océan Arctique]
La province, la plus grande du Canada, est un vaste territoire (près de trois fois la superficie de la France), dont la majeure partie est très peu densément peuplée. Plus de 90 % de la superficie du Québec fait partie du bouclier canadien, un grand territoire qui, historiquement, était appelé la région d'Ungava. Au temps de la Nouvelle-France, le Québec habitable consistait en une bande de terre de quelques dizaines de kilomètres de largeur longeant les deux rives du fleuve Saint-Laurent. C'est là que les premiers colons français se sont installés pour y cultiver la terre après l'avoir défrichée.
Le Québec possède un paysage très varié. On y retrouve différents ensembles géologiques. Il y a le Bouclier canadien, au nord, et une chaîne de montagnes au sud : les Appalaches. Deux régions de plaine sont aussi présentes : les Basses-Terres du Saint-Laurent bordant les deux rives du fleuve du même nom ainsi que les Basses-Terres de l'Arctique ceinturant la baie d'Hudson.
En 1912, un grand morceau de la région canadienne de l'Ungava fut enlevé aux Territoires du Nord-Ouest pour être intégré au Québec suite à une loi du Parlement du Canada approuvée par Londres. Cette vaste région du Nord, pratiquement inhabitée, a créé l'énorme province de Québec telle qu'on la connaît aujourd'hui. Cet ajout à la province incluait la baie James, là où se trouvent certains des plus grands projets hydroélectriques du Québec, installés sur la rivière La Grande.
hydroélectriques ]]
Le territoire du Québec est extrêmement riche en ressources naturelles avec ses forêts de conifères, de feuillus, ses lacs et ses rivières ; le papier, le bois et l'hydroélectricité sont parmi les plus importantes industries de la province. L'extrême Nord du Québec est formé d'une région subarctique appelée le Nunavik ; c'est la terre de la nation Inuit.
La région la plus peuplée est la vallée du fleuve Saint-Laurent, dans le sud, où sont situées la capitale, la Ville de Québec, et la métropole, Montréal. Au nord de Montréal se trouvent les Laurentides (montagnes), la plus vieille chaîne de montagnes au monde, et à l'est, les Appalaches se rendent jusqu'aux Cantons de l'Est (l'Estrie). La péninsule gaspésienne s'étend dans le golfe du Saint-Laurent à l'est.
La vallée du Saint-Laurent est une région fertile où l'on retrouve des cultures de fruits et de céréales ainsi que des produits laitiers, du sirop d'érable, dont le Québec est le plus important producteur du monde, ainsi que du bétail.
Histoire du Québec
Article principal : Histoire du Québec
Le Québec était habité par les Premières Nations avant l'arrivée des Français et l'est encore aujourd'hui — l'État québécois reconnaît onze nations autochtones sur son territoire : les Inuit, les Mohawks, les Innus, les Cris, les Algonquins, les Atikamekw, les Micmacs, les Hurons-Wendat, les Abénaquis, les Malécites et les Naskapis.
Le premier explorateur européen du Québec fut le Français Jacques Cartier, qui planta une croix à Gaspé en 1534 et navigua sur le fleuve Saint-Laurent en 1535. En 1608, Samuel de Champlain donna naissance à la Nouvelle-France en fondant la Ville de Québec. Celle-ci deviendra le point de départ de l'exploration française de l'Amérique du Nord.
En 1627, le roi de France Louis XIII accorda le monopole de la colonisation aux catholiques. Peu après viendra la fondation de Trois-Rivières (1634) et Montréal (1642). En incluant Québec, ces trois agglomérations furent, tout au long de l’histoire du Québec, les principaux centres politiques et économiques de la province. Bien sûr, des villes importantes en termes de population se joindront à elles sous forme de « banlieues », comme Longueuil pour Montréal, Sainte-Foy pour Québec et, plus modestement, Trois-Rivières-Ouest pour Trois-Rivières. En revanche, au cours des récentes modifications au régime municipal (fusions/défusions), plusieurs banlieues importantes se sont jointes aux nouvelles grandes villes. En 1663, la Nouvelle-France devint une colonie royale sous le règne du roi Louis XIV.
Louis XIV après l'Acte constitutionnel de 1791.]]
Acte constitutionnel
Acte constitutionnel
Les Français et les Canadiens s'allièrent avec les Hurons contre les Iroquois qui, eux, étaient les alliés des Anglais. La guerre de Sept Ans (1756–1763), entre l'Angleterre et la France, prit un tournant décisif en Amérique du Nord avec la défaite en 1759 de l'armée de Louis-Joseph de Montcalm par l'armée du général anglais James Wolfe dans la Bataille des Plaines d'Abraham, près de la Ville de Québec. La Nouvelle-France était alors perdue pour le royaume de France. Le Canada, plus grande colonie de la Nouvelle-France, ne comptait que 55 000 habitants au début de la guerre, alors que la population de la Nouvelle-Angleterre était de près d'un million de colons. La population amérindienne de l'immense territoire de la Nouvelle-France représentait alors environ 600 000 âmes.
La Grande-Bretagne prit possession de la Nouvelle-France avec le traité de Paris qui mit fin à la guerre de Sept Ans qui avait déchiré l'Europe et les colonies en 1763, lorsque le roi Louis XV et ses conseillers choisirent de conserver la Guadeloupe pour son sucre plutôt que le Québec, alors considéré comme un vaste territoire de glace sans importance par le royaume de France. Suite au traité de Paris, la plupart des aristocrates retournèrent en France.
En réponse aux agitations de ses colonies américaines, la couronne britannique instaura l'Acte de Québec en 1774, restaurant le droit civil français mais conservant le droit criminel anglais. Durant la révolution américaine, la ville de Montréal fut prise et les révolutionnaires américains tentèrent de rallier les Canadiens à leur cause. Ces derniers restèrent plutôt neutres dans le conflit, suivant les recommandations de l'Église catholique qui prenait le parti des Britanniques.
Suite à l'indépendance américaine, des Loyalistes s'installèrent au Québec. Insatisfaits des nombreux privilèges accordés aux Canadiens, ils demandèrent des réformes et obtinrent ce qu'ils voulaient dans l'Acte constitutionnel de 1791 qui divisait la Province du Québec à la rivière des Outaouais, créant le Haut-Canada (l'Ontario d'aujourd'hui) et le Bas-Canada (le Québec d'aujourd'hui). Les deux populations découvrirent le parlementarisme britannique. Très rapidement, les populations des deux Canadas se rendirent compte des limites de ce système colonial.
Les grandes idées du libéralisme de l'époque finirent par provoquer un soulèvement armé dans le Bas-Canada et le Haut-Canada en | | |