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Église Catholique

Église catholique

Par le nombre de ses fidèles, l'Église catholique romaine est la principale religion du monde et la branche la plus importante du christianisme. Elle se définit, notamment dans les paroles du Credo, comme « une » (en elle subsiste l'unique institution fondée par le Christ pour y rassembler le peuple de Dieu), « sainte » (par son lien unique avec Dieu, d'« Épouse du Christ »), « catholique » (répandue par toute la Terre et portant l'intégralité du dépôt de la foi) et « apostolique » (fondée par les apôtres et poursuivant leur mission). Les catholiques sont les chrétiens baptisés dans cette Église. Un des traits qui les caractérisent est la reconnaissance de l'évêque de Rome, appelé pape, comme successeur direct de l'apôtre Pierre et comme vicaire de Jésus-Christ. Un chrétien de l'Église catholique est de rite latin (dit « romain ») ou de rite oriental (maronite, melkite, syriaque, etc., voir Églises catholiques orientales). L'épithète « romain » est utilisé couramment par ailleurs pour distinguer l'Église catholique (les chrétiens en union avec le pape) des autres formes de catholicisme apparues au cours de l'histoire récente. Mais couramment les membres de cette Église n'utilisent pas le qualificatif « romain », se dénommant simplement « catholiques ».

Ecclésiologie

L’Église catholique considère que par la succession apostolique, elle est la continuatrice des apôtres (Église apostolique). En effet, les Apôtres ont désigné des évêques, leurs successeurs, qui ont eux-mêmes nommé d'autres successeurs, le tout constituant une succession ininterrompue d’évêques jusqu'à aujourd'hui. Pour l’Église catholique, tout évêque est le successeur des apôtres : il a en charge une Église locale (son diocèse) sur lequel il doit veiller. En fait, l'Église catholique se considère comme l'unique Église de Pentecôte, ayant survécu jusqu'à nos jours à travers les âges sans aucune solution de continuité, et ayant préservé sa foi intégrale, son espérance et sa charité dans l'unité des frères. Le pape est l’évêque de Rome, successeur de Pierre. À ce titre il est le premier des évêques et doit veiller à l’unité de l’Église. L’Église catholique romaine est constituée de toutes les Églises locales dont l’évêque est en communion avec le pape. La direction universelle, ou internationale, de l’Église est assumée par le pape et par l’ensemble des évêques, réunis en concile œcuménique sur convocation du pape. Les conciles sont rares, convoqués à des moments exceptionnels. L’essentiel du gouvernement de l’Église se trouve au Saint-Siège qui réside principalement dans la Cité du Vatican (voir Gouvernement de l'Église catholique romaine), dont le pape est également le chef d’État. L’Église catholique romaine se reconnaît comme « la seule subsistance de l’Église primitive fondée par Jésus-Christ » (Dominus Jesus) par « succession apostolique continue » du christianisme des premiers siècles (cf. Christianisme Primitif). Elle considère détenir, seule, « la plénitude du dépôt de la foi » dont la doctrine a été fixée lors des sept premiers conciles œcuméniques. Elle considère également être, seule, « pleinement médiatrice de salut ». Tout territoire où elle est installée est entièrement son territoire canonique. Elle affirme avoir autorité sur toutes les autres Églises chrétiennes et revendique de celles-ci qu’elles lui reconnaissent la primauté en dignité (Pastor Æternus, 1870, titre III). C’est une des raisons pour lesquelles elle décline pour l'instant toute adhésion au Conseil œcuménique des Églises bien que depuis le Concile Vatican II elle ait adhéré au principe de l'œcuménisme.

Ordination et sacerdoces

Tous les catholiques ont reçu de par l’onction du baptême, complété par la chrismation ou confirmation, le sacerdoce baptismal qui les fait « prêtres, prophètes et rois ». En outre le sacrement de l’ordre donne à certains de ses membres un sacerdoce ministériel. Ces deux sacerdoces sont différents et complémentaires. ::« Alors que le sacerdoce commun des fidèles se réalise dans le déploiement de la grâce baptismale, vie de foi, d’espérance et de charité, vie selon l’Esprit, le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce commun, il est relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens ». (Instruction sur quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres, Libreria editrice vaticana, cité du Vatican 1997). En outre, en vertu de certains vœux, certains baptisés s’engagent de façon particulière au service de Dieu, de l’Église et du monde, notamment dans les ordres religieux. On distingue ainsi :
- les ministres ordonnés,
- les baptisés laïcs,
- les consacrés. voir clercs et laïcs de l'Eglise catholique romaine

La foi de l’Église catholique romaine

Les deux sources de la foi

L’Église catholique professe que Dieu s'est révélé définitivement en la personne de Jésus-Christ. L’accès à cette révélation se fait par deux sources, l’Écriture et la Tradition.

Les Écritures

Pour l’Église catholique, la Bible est une parole humaine inspirée divinement; par conséquent elle est vraiment la Parole de Dieu. L’Écriture (la Bible) est constituée de la première et la nouvelle Alliance. La première Alliance est constituée de textes religieux juifs antérieurs à Jésus de Nazareth. Elle correspond à la bible juive augmentée des livres deutérocanoniques (apocryphes pour les Églises réformées). Les textes de la Nouvelle Alliance (Évangiles, Épîtres, Apocalypse) sont postérieurs à Jésus. Son contenu est le même que celui des autres Églises chrétiennes. L’Église catholique reste particulièrement attachée à la traduction latine de la Bible par saint Jérôme, appelée Vulgate, qui a été encore mise à jour en 1979 par Jean-Paul II. Mais depuis plus d'un siècle les traductions catholiques de la Bible en langues vernaculaires se sont multipliées. Parcours spécialisé : Écritures
- Canon (Bible)
- Ancien Testament
- Nouveau Testament

La Tradition

Nouveau Testament catholique actuel]] Étant exprimée dans le langage culturel des communautés de l’époque de sa rédaction, la Bible est d’une part sujette à interprétation et d’autre part ne peut pas répondre immédiatement à des questionnements formulés dans des contextes différents. La manière d’interpréter l’Écriture et la foi sont donc aussi contenues dans ce que l’Église se transmet de génération en génération. Le concile Vatican II réaffirme que la Tradition explique les Écritures (constitution dogmatique Dei Verbum) constituant une autre source de ses doctrines.
Par « Tradition de l’Église catholique romaine », il faut entendre d'une part la tradition proprement apostolique, remontant aux apôtres et également inspirée, tandis que la tradition ecclésiastique, ou interprétative, jouit seulement, quand elle est unanime du privilège de l'infaillibilité.Le magistère de l'Eglise (conciles oecuméniques, pontifes romains) bénéficie lui aussi du charisme de l'infaillibilité quand il se prononce d'une manière définitive en matière de foi ou de principes moraux.
- les Pères et Docteurs de l’Église,
- la liturgie (lex orandi, lex credendi)
- le Magistère de l'Église. Les Écritures constituent la première tradition. Un exemple de doctrine issue de la tradition :
- la doctrine de la Rédemption ou de l’expiation vicaire, fut formulée par Anselme de Canterbury : le sens de la venue du Christ est de racheter les péchés de l’humanité afin que chaque homme qui croit en lui soit sauvé et promis à la vie éternelle (après la mort). Le Christ mourra crucifié sur la croix, devenue le symbole le plus courant des chrétiens, et ressuscitera. Cette idée est la croyance essentielle qui apparaît dans les Évangiles et les Epitres de l’Apôtre Paul. Si le concept de Rédemption n’est pas un dogme (au sens du code de droit canonique), elle est bien un article de foi auquel il est nécessaire de croire pour être catholique. Elle témoigne du questionnement ininterrompu sur la foi et de l’élaboration constante des définitions de foi au travers des siècles. Parcours spécialisé : la tradition La base de la théologie et de l’ecclésiologie catholiques trouvent leur origine dans :
- Paul de Tarse,
- Origène,
- Augustin d'Hippone,
- Thomas d'Aquin, etc. La théologie médiévale catholique est un filon de la philosophie médiévale.
- Anselme de Canterbury
- Abélard
- Nicolas de Cues
- Maître Eckhart

Confessions de foi, ou professions de foi

Dans l’Évangile déjà, de nombreux contemporains de Jésus disent leur foi en lui. À Césarée de Philippe, Pierre professe : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu Vivant » (Matthieu, 8,16). Après la résurrection de Jésus et la Pentecôte, il annonce : « Ce même Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a fait le Seigneur et le Christ.» (Actes 2, 36). À partir de ces embryons et face aux questionnements, l’Église a élaboré différentes synthèses de la foi. De nos jours, deux sont restées :
- le Symbole des apôtres, formule baptismale de certaines communautés que la tradition romaine généralise et date environ de l’an 170. Une pieuse légende le fait remonter aux apôtres.
- le Symbole de Nicée-Constantinople, mis au point par les quatre premiers conciles après les grands débats trinitaires et christologiques des IIIe et s ; ce texte met un terme au débat et en formule les conclusions. Le concile de Contantinople développe la profession de foi en l’Esprit Saint et en l’Église. Il contient notamment l’article : « je crois en l’Église une, sainte, catholique et apostolique ». L’interprétation de « catholique » dans ce texte fait l’objet de débats entre les chrétiens selon les Églises et les époques. Elle va de « universelle » à proprement « romaine ». Les professions de foi ont un rôle non seulement doctrinal mais aussi mystique et liturgique. Par elles, l’Église redit sa confiance (foi) en Dieu et réaffirme les grands mystères de la foi chrétienne :
- la Trinité (un Dieu unique en trois personnes distinctes),
- l’Incarnation (Jésus, vrai Dieu et vrai homme, né de Marie),
- la Rédemption (Jésus nous sauve par sa mort sur la croix et sa résurrection). C’est pourquoi l’adhésion à ces textes et à ce qu’ils affirment est une condition nécessaire pour faire partie de l’Église catholique romaine. Ainsi, non seulement ils sont étudiés (voir le Catéchisme de l'Église catholique (1992)), mais ils sont aussi repris par les catholiques lors de leur baptême et leur confirmation et redits à chaque messe dominicale. Antérieurs au Grand Schisme de 1054, ces textes sont utilisés par de nombreuses autres Églises chrétiennes.

Dogmes et doctrines

À partir du Concile de Chalcédoine, l’Église n’a plus ajouté d’articles aux professions de foi. Les papes et les conciles ont formulé un certain nombre de dogmes à partir de l’Écriture et de la Tradition. L’articulation des dogmes est juridiquement codifiée. Parmi les dogmes spécifiques à l’Église catholique romaine promulgués depuis 1054, on trouve :
- l’immaculée conception, 1854
- l’infaillibilité pontificale, 1870
- l’Assomption de la Vierge, 1950, concept connu également des Églises orthodoxes sous le nom de Dormition sans bénéficier d’une définition dogmatique.

Parcours spécialisé : dogmes et doctrines


- Dogmes et doctrines qui précise l’articulation des uns et des autres.
- les dogmes catholiques listent les conciles ayant donné lieu à l’élaboration de ceux-ci. Une partie de ces dogmes, christologiques pour la plupart, sont partagés ou en débat dans les autres églises chrétiennes.

Articles spécialisés


- profession de foi
- confessions de foi
- la suite des conciles est recensée dans Dogmes catholiques, où « catholique » signifie « universel »
- christologie

Liturgie

Le point culminant de la liturgie catholique est la fête de Pâques, fête de la résurrection de Jésus. Elle est précédée du temps du Carême qui se termine par la Semaine Sainte, avec le Jeudi Saint (avec la messe chrismale où est béni le Saint-Chrême), le Vendredi Saint et la Veillée Pascale (où ont lieu de nombreux baptêmes). Cette fête est suivie d’une période de cinquante jours appelée « temps pascal » qui se termine par la Pentecôte. La résurrection de Jésus est aussi célébrée chaque dimanche, et chaque semaine est couronnée liturgiquement par le dimanche. L’année liturgique débute par l’Avent, temps de préparation à la Nativité (Noël) qui commence quatre semaines avant ; elle se termine par la fête du Christ-roi. À chaque jour de l'année est associé un passage des Évangiles. Une année ne suffisant pas, la lecture de l'ensemble des textes liturgiques s'étale sur trois ans, appelés années A, B et C. Le lectionnaire est le nom du livre qui regroupe ces lectures dans l'ordre chronologique.

Messe

La messe est la célébration centrée autour de l’Eucharistie. Toute la vie liturgique gravite autour de cette célébration. Ceci est particulièrement vrai pour la messe dominicale qui a lieu le dimanche ou le samedi soir. Il est demandé aux catholiques d’y participer chaque dimanche (l’obligation dominicale). Le rituel d’une messe catholique est le même pour tous les diocèses. Jusqu’au Concile de Vatican II, la messe était célébrée en latin selon le rite de Pie V (messe tridentine). Depuis lors elle est aussi et majoritairement célébrée selon le rite de Paul VI soit en latin soit en langue vernaculaire (voir ordo novus). En fonction de leurs théologies et spiritualités, certaines Églises locales ont quelques aménagements de rites (rite ambrosien à Milan), de même que les Églises orientales (rites byzantin, copte, syriaque, arménien, etc.) et certaines congrégations religieuses. Il existe également des aménagements liés aux circonstances, par exemple s'il s'agit d'une messe dominicale, d'une messe de mariage ou d'une messe d'enterrement. Ces aménagements sont codifiés. Dans le rite latin, la messe comporte deux parties principales : la liturgie de la Parole et la liturgie de l'Eucharistie. Une messe selon le rite de Paul VI dure environ 3/4 d'heure, temps variable qui dépend de l'ampleur donnée à la liturgie, aux chants, à l'homélie. Selon les époques, le fidèle a été amené à communier (recevoir l’Eucharistie) plus ou moins fréquemment. Depuis le concile du Latran IV, il est obligatoire de communier au moins une fois lors de la fête de Pâques.

Sacrements

Les sacrements, sont des signes de l’action de Dieu dans la vie d’un croyant et de l’Église. L’Église catholique romaine en distingue sept: #Le baptême. Le sacrement est dit ex opere operato, c’est-à-dire qu’il agit « de lui-même » en dépit de qui le confère (voir donatisme). Il est réputé faire le chrétien. #La confirmation, par laquelle l’évêque confirme le baptême. #L’eucharistie ou communion : manger le corps et le sang de Jésus-Christ sous forme du pain (l’hostie) et du vin consacrés (transubstancié). Elle est considérée comme étant le plus important sacrement de l’Eglise. #Le sacrement de pénitence et de réconciliation, ou confession des péchés à un prêtre qui peut conférer « l’absolution », c’est-à-dire la remise des péchés. Récemment les cérémonies pénitentielles collectives, pratique ancienne, ont été remises à l’ordre du jour ; cependant elles ne sont admises que dans des cas urgents, voir motu proprio Misericordia Dei du 2 mai 2002. #Lextrême-onction, appelée plus récemment le « sacrement des malades ». #Le mariage, sacrement indissoluble depuis le (concile du Latran IV, 1215). L’annulation est toutefois possible dans certains cas exceptionnels, notamment la non-consommation du mariage. Les personnes séparées qui se remettent en couple sont considérés comme adultères si elles ne vivent pas « comme frère et sœur » c’est-à-dire dans l’abstinence. #Lordination des évêques, prêtres et diacres, ou sacrement de l’ordre. Les trois premiers constituent les sacrements de l’initiation chrétienne. Le baptême et la confirmation ne sont conférés qu’une seule fois à une même personne. L’Église distingue également des sacramentaux, comme les bénédictions d’une maison, d’un rosaire, d’une voiture, de catéchistes, les funérailles chrétiennes, le sacre des rois (qui n’est plus pratiqué par l’Église catholique romaine depuis ...)

Liturgie des Heures

La liturgie des heures est la prière commune de l’Église catholique. Le contenu des offices, récités ou chantés seul ou en communauté est commun à l’Église. Depuis la réforme liturgique de Vatican II, Les offices sont
- l’office des lectures,
- l’office du matin (laudes),
- l’office du milieu du jour (rassemblant tierce, sexte et none),
- l’office du soir (vêpres),
- l’office des complies. Les offices du matin et du soir sont qualifiés d’heures majeures, et sont plus long que les autres. Sur une période de quatre semaines, l’ensemble des psaumes sont chantés. Certains ordres ou congrégations ont une liturgie des heures propre.

Autres dévotions

1. la prière individuelle
- prière personnelle, ou oraison : temps où le croyant se met à l’écoute de Dieu, souvent en silence et dans un endroit retiré.
- vénération des images saintes, partagée avec l’Orthodoxie, depuis 786, 2. la prière collective
- les rogations : prière pour les récoltes partout où la ruralité est importante,
- les assemblées et veillées de prière, les plus importantes étant celles de Pâques et de Noël. 3. les autres dévotions
- l’adoration du Saint Sacrement : temps de prière et d’adoration devant l’hostie (pain consacré devenu corps du Christ) ;
- les pèlerinages, voyages en Terre Sainte, à Rome ou à Compostelle ainsi que dans d'autres lieux de l’action de l’amour de Dieu par la présence de reliques ou le souvenir d'événements de la vie de saints ou par des apparitions, notamment celles de la Vierge Marie (apparitions dites « mariales ») ;
- la vénération des reliques de saints, en relation avec leur béatification puis leur canonisation ;
- le jubilé (voir indulgence et pèlerinage) ;
- les indulgences (le commerce qui en était fait fut une des causes de la Réforme) ;
- le chemin de croix, effectué le Vendredi Saint, qui rappelle les souffrances du Christ au cours de sa Passion ;
- le rosaire, récitation du chapelet, prière en l’honneur de la Vierge Marie. Parcours spécialisé liturgie
vocabulaire catholique

Théologie morale

Voir article spécialisé Théologie morale (catholicisme)

Courants à l’intérieur de l’Église catholique romaine

Outre les diverses Églises se réclamant du catholicisme, le catholicisme romain abrite plusieurs courants :
- Conservateurs :
  - Opus Dei, prélature personnelle et organisation politique
  - Légion du Christ
  - Fraternité Saint-Pierre, courant catholique traditionaliste constitué par la branche ralliée (motu proprio Ecclesia Dei) de la fraternité créée par Mgr Marcel Lefebvre, la Fraternité Saint-Pie X, déclarée schismatique en 1988.
- Charismatiques : Mouvements créés après Vatican II qui accordent une large place à l'action de l'Esprit Saint dans leur vie en s'inspirant des assemblées pentecôtistes américaines. On recense (liste non exhaustive) :
  - le mouvement des Focolari,
  - les communautés de l'Arche,
  - la Communauté du Chemin Neuf,
  - la Communauté de l'Emmanuel,
  - la Communauté des Béatitudes, initialement dénommée Lion de Juda.
- Réformateurs, dont l’emblème en Europe est NSAE (« Nous sommes aussi l’Église »). Ce mouvement né dans les pays germanophones (« Wir sind Kirche »), lutte pour un plus grand rôle des croyants laïcs au sein de l’église et pour des réformes sur la question des personnes remariées, des homosexuels, du célibat du clergé et pour l’admission des femmes parmi les prêtres; l’Association Marcel Légaut, un courant libéral au sein du catholicisme. Voir l’article Catholiques réformateurs.
- Cas particulier de la Théologie de la libération : ce courant latino-américain d’inspiration marxiste fut condamné dans un premier temps par Jean-Paul II puis accepté par la suite moyennant certaines mises au point.

Situation de l’Église catholique dans le monde

Politique

Du fait de l’ambition politique des papes et du caractère nobiliaire des dignités et grades ecclésiastiques, l’histoire temporelle de l’Église catholique romaine s’entremêle étroitement avec l’histoire de l’Occident, jusqu’au printemps des peuples. Longtemps puissance temporelle, l’Église catholique romaine se concentre progressivement sur sa mission spirituelle. Depuis Pastor Æternus, 1870, l’ambition de primauté symbolique se substitue à l’exercice temporel du pouvoir, progressant suivant les relations qu’elle entretient avec les gouvernements comme avec les autres religions. Voir Lutte du Sacerdoce et de l'Empire. En 1929, le pape Pie XI signera les accords du Latran avec l'État italien qui lui concédera l'existence de l'État du vatican. L'Église catholique est toujours présente dans les institutions politiques internationales (ONU, Europe). Elle joue parfois un rôle de médiation dans certains conflits.

Par pays


- Catholicisme en Belgique sur Wikinations.be
- Catholicisme en France

Débats contemporains

Une procédure de non réception est en cours que peu de catholiques ont remarquée. On supprime, sans bruit et sans débat, le Filioque du symbole de Nicée-Constantinople. Cette procédure est en cours depuis la publication de la déclaration Dominus Jesus, en 2000 dont il fut absent 4 jours durant dans la version française publiée sur le site du Vatican. Rétabli dans la version française, il est toujours absent des versions dans les autres langues européennes de la confession de foi qui ouvre le document. Les observateurs ont remarqué que dans les prières publiques, le pape Jean-Paul II l’omettait systématiquement. Le Filioquisme, un ajout de Charlemagne, matérialise une série de ressentiments entre les christianismes orientaux et occidental, qui aboutit au Grand Schisme de 1054. L’actuelle procédure de non-réception est significative des efforts de l’église romaine en directions des églises orthodoxes. C’est la première fois qu’elle consent un compromis doctrinal. Parcours débats contemporains
- crise moderniste
- Concile Vatican II
- catholicisme libéral
- Catholiques réformateurs
- Relations du catholicisme avec les autres religions
- Relations de l'Église catholique romaine avec les autres Églises
- Théologie catholique du XXe siècle
- sectaire : lire [http://www.monde-diplomatique.fr/1995/09/NORMAND/1758 Opus Dei]

Organisations catholiques


- caritatives : Caritas, Ordre de Malte
- presse : La Croix, l’Osservatore Romano, [http://www.france-catholique.fr/ France Catholique], Télérama, Famille chrétienne
- agence de presse : [http://infocatho.cef.fr/fichiers_html/panoramique/10panoramique.html InfoCatho], [http://www.zenit.org/french/ Zénith]
- éditions : [http://www.editionsdujubile.com/ Editions du Jubile (ex-Sarment)], Mâme, Ad Solem, Bayard Presse, Le Monde

Sites externes


- [http://www.vatican.va/ Site officiel du Vatican]
- [http://fr.wikikto.org/index.php/Accueil Wikikto] (prononcer
wiki-catéo), l'encyclopédie catholique libre (site non officiel)
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Eglise, Conciles, Magistère] Eglise catholique romaine simple:Roman Catholicism

Religion

ko:종교 ms:Agama ja:宗教 simple:Religion th:ศาสนา Catégorie:ReligionCatégorie:Philosophie de la religion Catégorie:Philosophie de la religion

Définition

Le dictionnaire en donne les définitions suivantes : # Ensemble de croyances et de dogmes définissant le rapport de l'humain avec le sacré. #Ensemble de pratiques et de rites propres à chacune de ses croyances. Pour tenter de définir la religion, on peut déjà établir les différences de sens entre le terme religion et ceux de foi et de superstition. La religion suppose un groupe, contrairement à la foi purement individuelle. La religion se distingue de la superstition, qui se résume à invoquer des causes surnaturelles pour expliquer des phénomènes naturels : si les religions incorporent bien souvent des éléments qui procèdent de la superstition, on ne saurait réduire la religion à cela. D'autre part, Jonathan Smith (écrivain américain) dit dans Critical terms for religious studies : « Le mot « religion » n'est pas un terme trouvé sur le terrain ; c'est un terme créé par les chercheurs pour leur propre besoin ; en conséquence c'est à eux que revient la tâche de le définir. Il s'agit d'un concept générique, de second degré, qui joue le même rôle dans la mise-en-place de l'horizon disciplinaire de l'étude de la religion que les concepts de « langage » et « culture » en linguistique et anthropologie. Sans un tel horizon, il n'y a pas de discipline de l'étude de la religion. » En Occident, on dit volontiers que le mot religion vient du mot latin re-ligare : pour re-joindre ou re-lier, classiquement compris pour signifier la relation de l'humain au divin, mais aussi les hommes les uns aux autres. Religare est l'étymon proposé par Lactance. Mais cette signification est tardive. Une autre voie, proposée par Augustin d'Hippone, suggère l'étymologie archaïque suivante : relegere, « relire, reprendre », par opposition à negletentia, fait de ne pas se soucier ; et aussi le mot religio, « scrupule » qui est de Cicéron (De natura deorum, II, 10). Cette étymologie évoque l'idée de scrupule dans l'observation des rites et la peur face aux forces surnaturelles. Ainsi en est-il en Extrême-Orient, où à l'arrivée des missionnaires chrétiens au début du , les Chinois traduisirent le mot religion par les deux sinogrammes Zong et Jiao (宗教) qui associent l'enseignement et les ancêtres, mettant l'accent sur la transmission d'un savoir et surtout de rites, d'une tradition, de légendes, en quelque sorte ou d'un enseignement religieux. De même, les Japonais ont-ils forgé le mot shûkyô, signifiant l'enseignement de l'essentiel, c'est-à-dire d'un catéchisme. On comprend ainsi qu'il s'agit à la fois des croyances d'un groupe humain et des pratiques qui en découlent.

Transmission

Il faut, toutefois, rester conscient que parler de « puissance divine » (Littré) ou de « divin », c'est répéter le vocabulaire des
ventriloques de Dieu , celui de la théologie ; parler de nature supérieure qu'on appelle divine (Cicéron), c'est parler régional ; au contraire, parler de surhumain ou de non humain ne suppose pas d'autre point d'observation que celui où se tient le commun des mortels. Depuis que l'homme est au monde, il ne cesse de se poser des questions :
- sur la façon dont le monde fonctionne,
- sur la place qu'il occupe dans celui-ci,
- sur les raisons qu'il a d'être au monde, dans une tentative d'expliquer l'univers et les phénomènes physiques qui l'effraient, souvent impliquant un ou plusieurs déités ou d'autres forces surnaturelles. Il donne un sens au monde où le mot sens doit s'entendre à la fois comme herméneutique et direction. Au-delà de la distinction (une distinction n'est pas une explication ; ce n'est qu'un procédé typologique), la « religion » tout court pose les questions :
- du rapport à l'autre humain ou non,
- du rapport au monde, en particulier à la nature, dans les animismes, où toute les forces de la nature sont sacralisées,
- du rapport à Dieu ou aux dieux,
- et du rapport à son autre, c'est-à-dire, au non-religieux dont elle se réserve le privilège de tracer les contours
  - assez nets quand elle les nomme, tour à tour païen, agnostique, incroyant, infidèle, ou athée,
  - plus flous quand il s'agit d'hérésie ou d'hétérodoxie. Ces deux derniers concepts suggèrent leur désir de participer à l'organisation de la société sous forme de théocratie ou de théonomie. On peut penser ce rapport en termes essentialistes, ceux de sacré et de profane, ce que font, en fait, tous les théologiens qui n'osent plus parler de leurs convictions que par le détour d'un métalangage. Mais on peut aussi aller plus loin, ne pas s'arrêter là où la théologie le demande, et aborder la
religion comme on le fait pour n'importe quel autre aspect de la vie sociale. Dans cette approche, la religion ne se pense plus comme une option mais comme l'un des procédés non-optionnels, universels, par lesquels une société se perçoit, trouve et prend sa place dans le monde. Ici, la religion, c'est la société elle-même en train de s'auto-légitimer.

Contenus

Les religions cherchent à répondre à la soif de sens de l'homme, mais aussi à expliquer - du moins à éclaircir - ce que son savoir ne peut expliquer. Parmi les phénomènes qui effraient l'homme, se dresse en premier lieu la mort. Les différences de perception de la mort constituent le phénomène dirimant. Les chercheurs préhistoriens distinguent pratique l'homme des anthropoïdes. Les religions (espérance)pour compenser ce qui semble scandaleux dans cet événement, conçue sous la forme de vie éternelle, de réincarnation, de résurrection, d'immortalité, d'éternité. Elles montrent aussi un intérêt pour les mystères de la vie. En témoignent les images, qu'elles soient idoles, icônes ou symbole.

Méthodes

Les religions, et plus exactement leurs fidèles, relatent et transmettent dans des récits oraux, que ce soit sous forme d'épopées ou de livres saints, de traditions orales ou écrites, les rites adéquats pour le culte. L'ensemble de ses rites constituent une liturgie. Ils transmettent aussi des enseignements et des codes de lois religieuses, censés montrer le juste et l'injuste aux fidèles et donc les doter d'une morale, plus ou moins contraignante, mais censée à tout le moins orienter le croyant vers son bonheur. La religion inspire l'art (peinture, littérature...), qui lui-même exalte la religion et toute une tradition, si bien que ce ne sont plus seulement les livres saints ou les mythes originels qui entretiennent parfois une religion, mais l'ensemble d'une culture. Il arrive qu'un clergé soit chargé d'interpréter, de diffuser et de maintenir le message d'une religion. En particulier pour l'Eglise catholique, le clergé s'est établi dans la continuité des apôtres du Christ, et s'est hiérarchisé plus tardivement sur le modèle de l'Empire romain, suite à la conversion des empereurs. On sera donc amené à s'interroger sur le sens de la conversion religieuse, sur le rôle des missionnaires comme à envisager le concept de guerre sainte, qu'elle se nomme croisade ou djihad, de l'inquisition et toute autre forme de coercition à caractère religieux. Les croyants ou fidèles tendent à se réunir ensemble pour célébrer des jours saints par la prière, mais la pratique isolée est également reconnue juste dans la spiritualité. La plupart des religions ont également un code de lois religieuses. Souvent, avec l'organisation des sociétés, le pouvoir spirituel se mêle au pouvoir temporel transformant son parti en patrie. La plupart des religions ont cela de commun avec les nations (et de façon plus générale avec tout groupe d'hommes) qu'elles ont souvent besoin d'une ennemi pour se fédérer et se construire. C'est dans cette mesure que Daniel Lindenberg en vient à se poser la question de savoir si les religions « sont naturellement intolérantes ». En outre, on ne peut nier qu'un clergé constitue dans certaine religion à certaines époques une force politique, un État dans l'État, qui peut pratiquer l'obscurantisme. Depuis le début du , on observe dans le monde occidental un clivage plus ou moins sévère entre ces deux pouvoirs religieux et politiques, avec l'apparition du concept laïcité, en particulier en France. Ce phénomène a pu laisser penser à la disparition progressive des religions, mais la laïcité a plutôt remis à sa place la religion. La diffusion d'une culture religieuse laïque, donc pluraliste, est une base indispensable à la connaissance mutuelle des fidèles des diverses religions. Il ne faut pas
plus de religion, mais mieux de religion.

En guise de conclusion provisoire

Sans aucun doute, l'être humain éprouve donc un besoin vital de concrétiser ses craintes, ses angoisses, mais également ses aspirations, sa quête de sens et ses intuitions, bref son
sens religieux, dans une discipline, une métaphysique, une croyance, des pratiques, des rites, etc. Aussi l'apparente désaffection des religions dans l'Europe du , et du christianisme en particulier, n'a-t-elle pas tari le profond besoin de religion de l'homme (ce qui se manifeste notamment par l'apparition de nombreuses sectes ou bien l'inclination pour des religions exotiques, mais encore par la survivance, voire le renouveau, du christianisme). Comme l'a dit René Girard, même si le sentiment religieux n'est pas raisonnable, la raison ne peut ni récuser ni supprimer celui-ci. Il fait partie de l'Homme. L'Homme essaie-t-il, grâce à la religion, de se rassurer devant une nature toute-puissante et pleine de mystères ? Peut-on néanmoins réduire les religions à de simples pis-aller qui permettent d'expliquer grâce à la supersitition et au fantastique les phénomènes que nous ne parvenons pas à nous expliquer ? C'est qu'on ne peut nier en outre l'aspect identitaire d'une religion : professer une religion, c'est affirmer son appartenance à un groupe et adhérer à ses moeurs et valeurs. Le renouveau des courants fondamentalistes, plus ou moins liés aux courants politiques les plus extrémistes, procède de cette idée. Les fondamentalismes s'apparentent aux nationalismes les plus virulents. Certes, la religion fut et demeure le prétexte de massacres et de la mise en place de discriminations constantes, de même que les mouvements nationalistes, de même plus généralement que tout facteur identitaire (cf. La Violence et le Sacré de René Girard). Toutefois, la religion, phénomène social, est aussi l'expression d'un profond besoin individuel.

Grandes familles de religions

À travers l'histoire, les hommes ont élaboré de multiples religions. Certaines se sont répandues dans le monde entier et sont très pratiquées. Divers types de classements des religions sont possibles.

Principales religions

A l'heure actuelle, les religions qui comptent le plus grand nombre de fidèles sont :
- Le christianisme (2,0 milliard)
- l'islam (1,2 milliard)
- l'hindouisme (0,8 milliard)
- le bouddhisme (0,6 milliard)
- le taoïsme (0,4 milliard)
- Le judaïsme (15 millions)
- Le jaïnisme
- Le sikhisme
- Les religions africaines (0,7 milliard)

Autres religions


- Le bahaisme
- Le bön
- Le rastafarisme
- La religion traditionnelle chinoise
- Le shintoisme
- Le zoroastrisme
- Les nouveaux mouvements religieux
- Les sectes

Aires culturelles et géographiques

On peut distinguer quelques grandes familles du point de vue des aires culturelles et géographiques :
- Les religions antiques (généralement éteintes)
- Religions de l'Inde : hindouisme et religions qui en sont issues (bouddhisme et jaïnisme)

Classement idéologique

On entend signaler par idéologie la représentation du divin promue par chacune des religions :
- monothéisme, polythéisme, panthéisme,
- syncrétisme, monooriginisme ou le projet sur les relations qu'elles entendent entretenir entre elles :
- Dialogue inter-religieux
- Œcuménisme
- Arbre des religions abrahamiques

Annexes

Philosophie


- Les notions de Dieu et dieux
- L'athéisme

Histoire des religions


- Les mythologies
  - Sumer
  - Babylone
  - Dieux égyptiens

Sociologie des religions


- Organisations et institutions
- Les religions reconnues par l'état belge, sur Wikinations.be
- Clergé (le mot est compris au sens de catégorie socio-professionnelle)
- Fondamentalisme

Spiritualité

Doctrines et croyances


- Les sept péchés capitaux
- Les signes du zodiaque

Divers


- Ikuan Tao
- Jeûne
- Laïcité
- Ministères ecclésiastiques
- Noachite
- Petit lexique des idées fausses sur les religions
- Prêtrise et pédophilie
- Religion et alimentation
- Religions et violence
- Wikipédia:Projet/Religion
- humanisme


Credo

Le symbole des apôtres est une profession de foi chrétienne. Elle est aussi connue sous le nom de Credo (je crois, son premier mot en latin). D'après la légende, le credo fut dicté aux apôtres sous l'influence de l'Esprit saint. C'était l'opinion générale avant l'apparition de l'exégèse critique. L'auteur Kattenbusch retrace l'origine du credo jusqu'à l'époque de Tertullien. L'auteur Harnack affirme que sa forme finale correspondait à la confession baptismale du sud de la Gaule du , mais il laisse aussi entendre qu'elle aurait pu venir de Rome au . Le concile de Trente avait accepté l'origine apostolique du credo. Rufinus a défendu son origine apostolique. Au , on faisait mention de la confession de foi sous d'autres désignations (regula fidei, doctrina, traditio).

Historique


- Date de rédaction :
- Contexte de la rédaction (concile ?)
- Modifications éventuelles ?

Églises concernées

Toutes les Églises trinitariennes occidentales (Église catholique romaine, Communion anglicane, Églises protestantes).
On notera simplement que, dans ces dernières, il existe parfois un courant libéral allergique aux confessions de foi... et tenté par l'unitarisme. À l'opposé, les Églises évangéliques, parfaitement trinitariennes, n'ont pas l'habitude d'utiliser des formulaires tels que le Symbole pour demander à leurs membres de professer personnellement leur foi.

Le texte de la confession de foi

Français

:Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. :En Jésus-Christ son Fils unique, notre Seigneur ; :Qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie ; :[Variante : Il a été concu de l'Esprit saint / Il est né de la Vierge Marie] :[Il] A souffert sous Ponce Pilate, [il] a été crucifié, [il] est mort, [il] a été enseveli, :[Il] est descendu aux enfers ; :Le troisième jour, [il] est ressuscité des morts ; :[Il] est monté au ciel, :Est assis [variante : "Il siège"] à la droite de Dieu, le Père tout-puissant ; :D'où il viendra [variante : "Il viendra de là"] pour juger les vivants et les morts. :Je crois en l'Esprit-Saint ; :Je crois la Sainte Église catholique, :[Version protestante : « Je crois la Sainte Église universelle »] :La communion des saints, :La rémission des péchés, :La résurrection de la chair :[Et] La vie éternelle. :Amen Les variantes se rapportent plus souvent à la version protestante du Credo qui, par souci de clarté ou de traduction, est différente dans une certaine mesure. L'adjectif catholique du dernier article, en français, prête à confusion (dans les autres pays, on précise pour parler des catholiques Église catholique romaine).

Latin

:Credo in Deum, Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae. :Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum: :qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, :passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus, :descendit ad inferos, :tertia die resurrexit a mortuis, :ascendit ad caelos, :sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis, :inde venturus est iudicare vivos et mortuos. :Credo in Spiritum Sanctum, :sanctam Ecclesiam catholicam, :sanctorum communionem, :remissionem peccatorum, :carnis resurrectionem, :vitam aeternam. :Amen.

Références


- Catéchisme de l'église catholique (ou autre ?) ? (édition ?, date ?)

Voir aussi


- Symbole de Nicée
- Notre Père | Je vous salue Marie | Gloire à Dieu

Lien externe


- [http://www.newadvent.org/cathen/01629a.htm Article de l'encyclopédie catholique] Catégorie:Confession de foi chrétienne ms:Pengakuan Iman Rasuli


Christ

Jésus dit Jésus de Nazareth appelé également Jésus-Christ par les chrétiens (grec: Ιησούς Χριστός (Iesous Christos), Christ signifiant étymologiquement oint) est le personnage central du christianisme ; il est considéré par les chrétiens comme le Messie et le Fils de Dieu (vrai Dieu et vrai homme, en une seule personne). Les catholiques, les protestants et les orthodoxes le célèbrent religieusement, et même l'adorent en tant que Dieu (deuxième personne de la Trinité) ; d'autres courants chrétiens le célèbrent religieusement en développant des christologies plus variées. Les musulmans le considérent comme le dernier grand prophète avant Mahomet.

Résumé de la vie de Jésus

D'après les Évangiles, Jésus est né dans le village de Bethléem. Le recensement des populations sous occupation romaine ayant été ordonné par un édit de César Auguste, Marie, mère de Jésus, et son époux Joseph, furent contraints de rejoindre leur village d'origine. La naissance de Jésus à Bethléem accomplit parfaitement la prophétie de Michée ; certains pensent que cette affirmation est surtout symbolique, car Bethléem, en hébreu la maison du pain, est réputée « ville de David » où le Messie doit naître. Pour certains historiens, Jésus, connu sous le nom de « Jésus le nazaréen », serait probablement né quelques années avant l'an 1 du calendrier chrétien (et donc, devrait-on dire, « avant Jésus-Christ » !) à Nazareth (encore que l'existence de cette ville ne soit pas attestée par l'archéologie pour le premier siècle de notre ère). L'adjectif « nazaréen » entendu comme « homme du village de Nazareth » résulte d'un abus de langage de compilateurs tardifs. « De Nazareth » ou « nazaréthain » se traduit en grec par Nazarethenos, Nazarethanos, ou Nazarethaios et non par Nazarenos, Nazôraios ni même Nazarénos comme on le trouve dans les Évangiles (« nazaréen »). Le « nazaréen » se rapproche plus certainement du nazîr (hébreu : נזיר nazīr, abstinent, ermite) qui désigne un homme lié à Dieu par une promesse particulière ou de neser (hébreu : נצר neṣer, descendant ; rejeton). Les premiers disciples de Jésus furent nommés nazaréens. Le pouvoir romain ne les considérait alors que comme une dissidence juive susceptible de troubler l'ordre public. Un passage des Actes des Apôtres rapporte qu'un certain Tertulle accuse l'apôtre Paul en ces termes (Actes XXIV; 5) : :Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, qui est chef de la secte des nazaréens. Le terme a été utilisé par l'empereur Julien l'apostat sur son lit de mort : « Tu as gagné, Nazaréen! » (Julien avait essayé de restaurer, après Constantin, le culte des anciens dieux romains). Julien l'apostat Selon les Évangiles de Matthieu et Luc, cette naissance a lieu durant la dernière année du règne de Hérode I le Grand, soit 4 ans avant l'ère qui porte son nom (il est cependant précisé dans l'Évangile de Luc que cette naissance a lieu durant un recensement. Le seul connu à cette époque est celui de Quirinius, qui a eu lieu en l'an 7), et mort à Jérusalem en l'an 30 ou 33, crucifié sous le mandat du procurateur Ponce Pilate. Les Évangiles rapportent :
- la naissance virginale dans le prologue de deux des quatre évangiles (Matthieu et Luc). Ces prologues sont estimés, par une partie des spécialistes, plus tardifs que le reste du texte (mais sans preuve philologique). Les évangiles mentionnent également la correspondance du récit de sa naissance avec plusieurs prophéties de l'Ancien Testament.
- sa transfiguration entre Moïse et Élie (dans l'évangile selon Marc). L'apparition des personnages de Moïse et de Élie est considérée par certains comme hautement symbolique. Moïse est un fondateur de religion et Élie est le prophète le plus aimé du judaïsme. Élie est réputé n'avoir pas connu la mort, être monté aux cieux de son vivant et devoir revenir en même temps que le Messie. Ce fut également, toujours selon l'Ancien Testament, le sort d'Enoch.
- sa Passion, c'est-à-dire ses souffrances et sa mort sur la croix (instrument de supplice) ;
- sa Résurrection constatée au matin de Pâques ;
- son Ascension (c'est-à-dire l'enlèvement de son corps au ciel). Les quatre évangélistes font le lien avec quelques passages des prophètes des siècles antérieurs (notamment dans le livre d'Isaïe et les Psaumes) comme annonce de la passion et de la résurrection de Jésus, et de son rôle de Messie. Les Actes des Apôtres rapportent :
- la Pentecôte, 50 jours après Pâques, à la suite de laquelle les apôtres commencent la diffusion intensive de son message ;
- les débuts de l'Église et de son expansion. Beaucoup de miracles sont aussi attribués à Jésus, essentiellement des guérisons d'aveugles, de sourds et de paralytiques. En outre, plusieurs résurrections lui sont attribuées : celle de l'esclave d'un centurion romain, celle du fils unique d'une veuve de la ville de Naïn, celle de la fille d'un nommé Jaïrus, et celle de Lazare, son ami, frère de Marthe et Marie.

Message de Jésus

Marie Selon certains théologiens, le fond du message des évangiles réside dans :
- les Béatitudes (selon Matthieu et selon Luc).
- les deux commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », qui constituent un tout indissociable. Autrement exprimé dans : « En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas » (Jean VI:20). À noter que ces commandements sont présents dans l'Ancien Testament (Lévitique 19-18: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même"). La loi mosaïque reste un socle indiscutable du discours de Jésus rapporté par les évangiles.
- l'injonction d'aimer son prochain, fût-il son ennemi.
- Il prêche l'imminence du Royaume et la nécessité d'une vraie repentance : « Repentez-vous car le royaume des cieux est proche ». (Matthieu IV:17)
- L'essentiel du message se trouve certainement dans l'Évangile de Luc au chapitre 4 et aux versets 18 à 21 - un message de paix pour une humanité qui souffre non pas seulement physiquement mais surtout spirituellement à cause de sa décision d'exclure Dieu de sa vie, Jésus vient renouer ce lien au travers de ce message extraordinairement rempli d'amour pour chacun.
- Autre formulation dans l'Évangile selon Jean 3, 16 : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » Plus qu'un simple "message", Jésus représente pour les chrétiens la venue de Dieu dans l'humanité, avec l'Incarnation du Verbe, le rachat de l'humanité par la croix, et la victoire sur la mort, par la Résurrection, signifiant le salut.

Perspectives religieuses

Christianisme

Résurrection Les chrétiens croient que Dieu est un Dieu "trinitaire", c'est-à-dire un Dieu unique qui s'exprime et vit, en communion d'amour, en trois personnes (étymologiquement, le terme "personne" correspond au masque porté par un acteur de théatre). Dans la Bible, nous pouvons lire comment les êtres humains ont perdu leur relation avec Dieu (Genèse 1-3), et comment Dieu cherche à retrouver un contact avec eux. Il a utilisé plusieurs méthodes, dont les prophètes, visions et rêves pour renouer cette relation. Selon la Bible, Dieu a finalement pris la forme d'un être humain, a vécu parmi les hommes pour montrer directement qui est Dieu et quels sont son amour, ses commandements, son invitation à l'humanité. La vie de Jésus et des premiers chrétiens est racontée dans le Nouveau Testament. Les témoignages de la vie de Jésus se trouvent principalement dans les évangiles, mais il y a aussi des références dans les écrits de Paul -par exemple, la première épître aux Corinthiens. Jésus de Nazareth est souvent appelé "Jésus-Christ". Le mot "Christ" (grec - équivalent de "Messie" en hébreu) veut dire "Oint de Dieu". Les Israélites croyaient que Dieu enverrait quelqu'un pour les libérer et instaurer le "Royaume de Dieu", une transformation qui ferait que Dieu deviendrait le seul Roi de la Terre, que les péchés seraient pardonnés, le Temple restauré, que les Romains seraient renvoyés d'Israël. Ils ont appelé cette personne le Messie. Selon le Nouveau Testament, Jésus était ce Messie, mais ce n'était pas le Messie que les gens autour de lui attendaient. Il était très critique envers les autorités religieuses, ignorait les règles de la Loi quand l'amour le demandait, et passait beaucoup de temps avec les pauvres, les démunis et les rejetés de la société. Il a parlé d'une relation avec Dieu, non par l'intermédiaire des autorités, mais directement. Finalement, les autorités religieuses en ont eu assez, et ont persuadé les Romains de le crucifier. Il est mort sur cette croix et puis enterré. Ça aurait dû être la fin. Un Messie mort n'était pas un Messie du tout, les Romains étaient toujours là...Rien n'avait vraiment changé. Même si Jésus avait fait des miracles, même si plusieurs le croyaient le sauveur d'Israël, la crucifixion semblait éliminer toute possibilité d'espoir. Alors pourquoi entendons-nous toujours parler de lui ? Selon les Évangiles, Jésus est "ressuscité" le troisième jour après sa mort. Ce n'est pas une question de "revenir à la vie", comme dans certaines mythologies, mais pour les Israélites, un jour viendrait, à la fin du temps, quand tous les justes passeraient de l'autre côté de la mort, vers une vie épanouie, transformée et sans fin sur Terre. La suite de l'histoire commence quand quelques femmes visitent le tombeau et le trouvent vide. Ensuite c'est le chaos généralisé. Beaucoup de gens voient Jésus dans les jours qui suivent. Il est pareil, mais aussi différent. Il peut manger, mais aussi apparaître au milieu d'une pièce fermée. Il semble bien qu'il soit "ressuscité". Bien évidemment, d'un point de vue historique il est difficile de se prononcer sur cette suite de l'histoire, et les débats continueront, mais c'est l'explication que nous trouvons dans la Bible. Pour ceux qui croient qu’il est ressuscité, c’est comme un effet de dominos pour leurs croyances. Si Jésus est ressuscité, alors peut-être qu’il n’est pas rejeté par Dieu –un Messie raté– après tout. Les prophètes ont parlé de quelqu’un qui mourrait pour les péchés du monde. Est-ce que la mort de Jésus veut dire que le pardon est maintenant possible ? Et si le Règne de Dieu a vraiment commencé avec Jésus, alors comment ce Règne peut-il s’étendre sur la Terre ? Est-ce que, plus que juste un prophète, Jésus était Dieu lui-même comme il l’a dit ? Et qu’est-ce que cela implique pour notre relation avec Dieu ? Les premiers Chrétiens –ceux qui ont cru en Jésus– ont répondu « oui » à toutes ces questions. Pour eux, la mort et résurrection rendent possible une relation restaurée avec Dieu, non par des intermédiaires religieux, mais directement par Jésus. C’était maintenant à eux de faire avancer le règne de Dieu que Jésus a commencé, de voir les gens guéris, pardonnés, restaurés – « aimer Dieu et aimer les autres » comme Jésus l’a dit. Comment vont-ils faire ?
- Pour la suite, voir Pentecôte.

Islam

Contrairement aux chrétiens qui considèrent Jésus comme l'incarnation d'une personne divine, l'islam le considère comme un prophète, et comme l'un des plus importants. Il est loué à de multiples reprises dans le Coran. Le Coran précise bien qu'il est né de Marie (Coran II; 87), qu'il est le Messie, que Marie est mère et vierge (Coran III; 45-47 ou XXI; 91). Mais Jésus, selon le Coran, n'est ni Dieu, ni fils de Dieu (Coran V; 17). Jésus ne serait pas mort sur la croix, mais une autre personne a été crucifiée à sa place par erreur (« ce n'était qu'un faux semblant ») (Coran IV; 157), Dieu ayant élevé Jésus vers Lui. Il a confirmé les enseignements de la Torah et il aurait annoncé la venue de Mahomet (Coran LXI; 6) sous le nom de Ahmad. Il serait, selon le Coran, monté vivant auprès de Dieu, c'est lui qui reviendra au moment du jugement dernier (pour lutter contre l'anté-Christ et détruire les croix). Il ne reviendra pas en tant que prophète, mais en tant que musulman. Le Coran le nomme Îsâ (arabe : عِيسى `īsā), tandis que la Bible en arabe le nomme Yesû`a (arabe : يسوع yasū`a). L'historien traditionaliste Tabarî (839-923) raconte à propos de la crucifixion l'épisode suivant : :Les juifs traînèrent Îsâ à un endroit où ils avaient préparé une croix pour le crucifier, et un grand nombre de juifs se rassemblèrent autour de lui. Ils avaient un chef nommé Yesû`a, qui était également parmi eux. Quand ils voulurent attacher Îsâ à la croix, Dieu l'enleva à leurs regards et donna la forme et l'aspect de Îsâ à Yesû`a, leur chef. […] Quand ils regardèrent, ils virent Josué entièrement ressemblant à Îsâ, et ils le saisirent. Il dit : Je suis Josué. Ils répondirent : Tu mens; tu es Îsâ, tu t'es dérobé à nos regards par la magie ; maintenant la magie est passée et tu es devenu visible. Il protesta en vain qu'il était Josué ; ils le tuèrent et l'attachèrent à la croix. :Quant à Îsâ, Dieu l'éleva, au ciel comme il est dit dans le Coran : « Ils ne l'ont pas tué et ils ne l'ont pas crucifié, mais ce n'était qu'un faux semblant. » (Coran IV; 156). ::Tabarî (La Chronique, De Salomon à la chute des Sassanides) Cette croyance est héritée du docétisme, dénoncé comme une hérésie dès les premiers siècles du christianisme. Les docètes refusent l'idée que Jésus ait pu souffrir, soit parce qu'il n'a que l'apparence d'un corps, soit parce que c'est un autre qui a pris sa place sur la croix. Dans le Coran, le mot le plus fréquemment utilisé pour désigner les chrétiens est nasârâ (arabe : نَصَارَى naṣārā).

Le nom de Jésus

Jésus est une translittération grecque d'un diminutif araméen de Yehoshuah ou Yeshoua (hébreu : ישו yešū), traduit également par Josué (hébreu: יהושע yehōšu`a). Le sens du mot est Dieu sauve, Dieu est salut, salut, santé, aisance financière. Le nom Jésus est souvent utilisé pour désigner Jésus de Nazareth également nommé Jésus-Christ. Il est attesté comme prénom pour Barabbas1, le chef de guerre libéré par Ponce Pilate dans le texte de l'Évangile selon Matthieu XXVII:16-17 et comme prénom pour Ben Sirach, l'auteur du Siracide, livre de sagesse de la Bible. Le nom AbIeschwa est aussi attesté et signifie mon père est aisé. (Source BDB-THAYER) Dans ses textes, Flavius Josèphe cite plusieurs individus nommés Jésus :
- « Jésus, fils de Sapphas, un des grands-prêtres », gouverneur d'Idumée et également « premier magistrat de Tibériade » (Guerre des Juifs, Livre II, XX.4 et XXI.3 et livre III)
- Jésus, un des grands-prêtres (Guerre des Juifs, Livre VI, II.2) peut-être le même que le prêtre « Jésus, fils de Thebouthi » (Guerre des Juifs, Livre VI, VIII.3)
- « Jésus, fils d'Ananias » qui prononce des présages contre Jérusalem (Guerre des Juifs, Livre VI, V.3)
- un « Jésus, fils de Josédec, le grand-prêtre » contemporain de Darius (Antiquités juives, livre XI, III.1)
- Jésus, fils du grand prêtre Onias, qui hellenisa son nom en Jason, contemporain d'Antiochos Épiphane (Antiquités juives, livre XII, V.10) 1. La traduction œcuménique de la Bible indique « De nombreux manuscrits omettent le mot Jésus devant Barrabas. »

Citations sur Jésus


- « Jésus-Christ est le centre de tout, et le but vers lequel toutes choses tendent. », Blaise Pascal
- « Car il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. », Saint Paul - 1 Timothée 2:5-6
- « Nous avons, par la foi en Jésus-Christ, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. », Saint Paul - Éphésiens 3:16
- « Je suis le chemin, la vérité et la vie nul ne vient au père que par moi. », dixit Jésus d'après Jean 14:6. "je suis un homme à part entiere, je suis un dieu à part entiere, je suis l' Esprit saint à part entiere" [Jésus lui même]

Reliques


- Le Saint-Suaire
- Le saint Calice
- Les clous de la Passion de Jésus
- Le saint prépuce de Jésus
- La couronne d'épines de Jésus
- Les morceaux de la Croix
- Le précieux sang de Jésus

Voir aussi


- Ce que les théologiens déclarent de Jésus se nomme christologie.
- Ce que l'histoire pense de Jésus s'élabore dans les diverses quêtes du Jésus historique.
- Jésus (prénom)
- Marie-Madeleine
- Unitarisme (théologie)

Lire aussi


- Daniel Marguerat, E. Norelli, J.-M. Poffet, Jésus de Nazareth, nouvelles approches d'une énigme, Labor et Fides.
- Philip Yancey, Ce Jésus que je ne connaissais pas, Éditions Farel, ISBN 2863142534.
- Raymond E. Brown, The Death of the Messiah, 2 volumes, Éditions Doubleday, 1994 ; traduction française, La Mort du Messie. Encyclopédie de la Passion du Christ, de Gethsémani au tombeau. Un commentaire des récits de la Passion dans les quatre Évangiles, Éditions Bayard, 2005, 1 712 pages, ISBN 2227350253.
- Écrits intertestamentaires, La Pléiade.
- Écrits apocryphes chrétiens, La Pléiade.
- Charles Guignebert, Jésus, Albin Michel
- Charles Guignebert, Le Christ, Albin Michel
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Corpus christi.
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Enquête sur l'écriture des évangiles, Mille et une nuits
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus contre Jésus, Seuil.
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus illustre et inconnu, Desclée de Brouwer.
- Heindel, Max, Cosmogonie des Rose-Croix: "Le Christ et Sa Mission" (Chapitre XV), ISBN 0-88112-044-8, novembre 1909 [http://www.rosicrucian.com/foreign/rcc/rccfre15.htm www]
- Heindel, Max, Comment reconnaîtrons-nous le Christ à Son Retour?, mai 1913 (text intégral tachygraphié d'une conférence) [http://www.rosicrucian.com/foreign/mi/ti02fre33.htm www]

Liens externes


- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/jesus_christ.asp Citations, vie et portaits de Jésus-Christ]
- [http://atheisme.free.fr/Themes/Jesus.htm Jésus-Christ vu par les athées]
- [http://enigmej.free.fr/ L'énigme Jésus] (article de Patrick Dupuy, 2000).
- [http://seigneurjesus.free.fr/ Site religieux dédié à Jésus-Christ]
- [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-29523 Vie de Jésus], Ernest Renan
- [http://www.zetetique.ldh.org/jesus.html Jésus-Christ a-t-il existé?] (Paul-Éric Blanrue)
- [http://www.luigicascioli.it/home_fra.php/ La fable de Christ] (Luigi Cascioli) Jesus de Nazareth Jesus de Nazareth Jesus de Nazareth ko:예수 그리스도 ms:Yesus Kristus ja:イエス・キリスト simple:Jesus th:เยซู คริสต์ zh-cn:耶穌基督 zh-tw:耶穌基督

Dieu

ja:神 ko:하느님 simple:God Catégorie:PhilosophieCatégorie:Métaphysique Catégorie:Religion Catégorie:Philosophie de la religionCatégorie:Croyance Dieu est un mot hérité du latin deus, lui même issu d'une racine indo-européenne
- Dyeus Pitar
, « Père Ciel brillant ». Suivant les points de vues, le terme Dieu peut avoir différentes significations. C'est ainsi que :
- pour les religions monothéistes, les trois religions dites du Livre, le terme Dieu désigne un être supérieur immatériel et doué de la perfection absolue.
- pour les religions polythéistes, il n'existe pas un dieu mais plusieurs qu'ils vénèrent, dont les rôles dans l'univers sont variables selon les croyances.
- en philosophie, dans une perspective croyante, Dieu est l'Être par excellence ; on parle aussi en métaphysique de cause première. Il reçoit traditionnellement les attributs suivants : pour l'existence : infinité, immuabilité et perfection ; pour la volonté et l'entendement : toute-puissance, omniscience, sagesse, justice et bonté.
- pour les agnostiques, il n'est pas possible de se positionner sur la question de l'existence de Dieu, ce pourquoi ils demeurent dans le doute.
- pour les athées, l'existence des dieux ou de Dieu relève d'une invention humaine à but social sans fondement réel.

Définitions

Les deux premières conceptions énoncées ci-dessous sont d'auteurs modernes de confession religieuse différentes mais relevant du monothéisme. On notera leurs convergences. Une troisième conception, fondée sur la phénoménologie nous en propose une approche moins intellectualiste et plus proche de la simplicité des évangiles. Pour le concept « Dieu » dans les religions polythéistes, on consultera l'article Dieux ou Noms de Dieu.

Définition de John Hick

John Hick, God Has Many Names, Birmingham University Press, 1988, p. 102
Au premier cercle, nous rencontrons un problème de terminologie auquel aucune solution satisfaisante ne peut être proposée. Comment devons-nous nommer cette réalité transcendante à laquelle nous supposons que la religion constitue la réponse humaine ? On peut pencher initialement pour le rejet de « Dieu », parce que trop théiste - si l'on retient que l'éventail des religions inclut les plus grandes traditions non-théistes comme les théistes - et considérer des alternatives telles que « Le Transcendant », « Le Divin », « Le Dharma », « l'Absolu », « Le Tao », « L'Être en soi-même », « Brahman », « L'ultime réalité divine ». Le fait est que nous ne disposons pas d'un terme parfaitement libre vis à vis d'une quelconque tradition ou susceptible de les transcender. C'est pourquoi on en vient à utiliser le terme fourni par l'une de ces traditions, toutefois l'utilisant (ou ayant conscience de mal l'utiliser) d'une façon qui force ses frontières. Comme chrétien, je serais assez d'accord pour utiliser « Dieu » mais je ne l'utiliserais pas dans son sens absolument théiste. C'est donc un danger pour l'auteur comme pour le lecteur de passer sans l'avoir remarqué et de régresser au sens strict et standard de ce terme ; tous deux doivent demeurer vigilants contre cela. Je parlerai donc de Dieu dans ce qui suit, avec cette restriction importante que c'est une question ouverte de savoir à ce moment du propos, si Dieu est personnel. Nous serons conduits, je le présume, à distinguer Dieu de « Dieu comme il est conçu et perçu par les hommes ». Dieu n'est ni une personne ni un objet mais la réalité transcendante telle qu'elle est conçue et expérimentée par diverses mentalités humaines, notamment soit de façon personnelle, soit de façon non-personnelle.
La conception générale de cette distinction, d'une part, la Déité dans toute sa profondeur infinie, au-delà de la conscience et de l'expérience humaine et d'autre part, la Déité comme une expérience finie dans l'expérience humaine, est ancienne et très répandue. Peut-être la forme la plus explicite de cette distinction est celle entre Nirguna Brahman, Brahman sans attributs, au-delà du champ de langage humain et Saguna Brahman, avec des attributs, connus dans l'expérience religieuse humaine comme Ishvara, le créateur personnel et prince de l'univers. Chez le mystique occidental Maître Eckhart (Meister Eckhart) est distinguée la Déité (Deitas) et Dieu (Deus) ; et Rudolf Otto, dans son étude « Eckhart et Shankara » dit : « Ici même se rencontre la plus extraordinaire analogie entre Eckhart et Shankara : loin au-dessus de Dieu et du Seigneur personnel se trouve la Déité, entretenant une relation identique à celle que tient Brahman envers Ishvara ». Les Écritures Taoïstes, Tao Te Ching, commencent par affirmer que « Le Tao qu'on peut exprimer n'est pas le Tao éternel ». Les mystiques de la Kabbale juive distinguent entre En Soph, l'absolue divine réalité, au-delà de toute description humaine et le Dieu de la Bible ; chez les Soufis, Al Hacq, le Réel semble être un concept similaire, comme l'abyssale Déité soutenant la personnalité d'Allah. Plus récemment, Paul Tillich a parlé du « Dieu au-delà du Dieu du théisme » et dit que « Dieu est le symbole de Dieu ». Whitehead et les théologiens du Process qui l'ont suivi distinguent entre la nature primordiale et la nature conséquente de Dieu, la première étant la nature de Dieu soi-même, l'autre étant constituée de son inclusion dans le monde et la réponse du monde.

Définition de Marc-Alain Ouaknin

Marc-Alain Ouaknin, Dieu et l'art de pêcher à la ligne, Bayard, 2002, p. 12
« Dieu en cent pages. Voilà, j'ai accepté le défi. Mon premier mouvement est d'offrir à l'éditeur cent pages vides. Non par jeu mais par respect. La seule chose qu'on puisse vraiment dire sur Dieu, c'est rien. Ne rien dire ! Théologie négative radicale.
Ne rien dire mais le dire bien !
Je renonce à cette possibilité. Non parce que cela aurait pu être interprété comme une facilité, mais parce que l'idée n'est pas originale. Je retrouve un livre sur les rayons de ma bibliothèque : « tout ce que les hommes savent sur les femmes». 200 pages blanches !
Lucide ! »

Définition de Michel Henry

Le philosophe Michel Henry définit Dieu d’un point de vue phénoménologique, dans son livre C'est moi la Vérité, pour une philosophie du christianisme, Editions du Seuil, 1996, p. 40 :
« Dieu est Vie, il est l’essence de la Vie, ou, si l’on préfère, l’essence de la vie est Dieu. Disant cela nous savons déjà ce qu’est Dieu, nous ne le savons pas par l’effet d’un savoir ou d’une connaissance quelconque, nous ne le savons pas par la pensée, sur le fond de la vérité du monde ; nous le savons et ne pouvons le savoir que dans et par la Vie elle-même. Nous ne pouvons le savoir qu’en Dieu. »
La Vie dont il est question ici n’est pas la vie au sens biologique du terme définie par des propriétés objectives et extérieures, ni un concept philosophique abstrait et vide, mais la vie phénoménologique absolue, une vie radicalement immanente qui porte en elle le pouvoir de se manifester en elle-même sans distance, une vie qui se révèle elle-même à chaque instant. Une manifestation de soi et une auto-révélation qui ne consiste pas dans le fait de voir hors de soi ou de percevoir le monde extérieur, mais dans le fait de sentir et de se sentir soi-même, d’éprouver en soi sa propre réalité intérieure et affective. Comme le dit également Michel Henry dans ce même livre, « Dieu est cette Révélation pure qui ne révèle rien d’autre que soi, Dieu se révèle. La Révélation de Dieu est son auto-révélation ». Dieu est en lui-même révélation, il est la Révélation primordiale qui arrache toute chose au néant, une révélation qui est l’auto-révélation pathétique et l’auto-jouissance absolue de la Vie. Comme dit Jean, Dieu est amour, parce que la Vie s’aime elle-même d’un amour infini et éternel. Michel Henry oppose à la notion de création, qui est la création du monde, la notion de génération de la Vie. La création du monde consiste dans l’ouverture de cet horizon d’extériorité où toute chose devient visible. Alors que la Vie ne cesse de s’engendrer elle-même et d’engendrer tous les vivants dans son immanence radicale, dans son intériorité phénoménologique absolue qui est sans écart ni distance. Puisque nous sommes vivants et donc engendrés à chaque instant par la Vie infinie de Dieu, puisqu’il ne cesse de nous donner la vie, et puisque nous ne cessons de naître dans le présent éternel de la vie par l’action en nous de cette Vie absolue, Dieu est aux yeux du christianisme notre Père et nous sommes ses Fils bien aimés, les Fils du Dieu vivant. Ce qui ne veut pas dire qu’il nous a créé au moment de notre conception ou au commencement du monde, mais qu’il ne cesse de nous générer en permanence dans la Vie, qu’il est toujours à l’œuvre en nous jusque dans la moindre de nos impressions subjectives.

Du Dieu des monothéismes

« Or il y a un danger d'idolâtrie dans tout théisme. Tout théisme qui s'exprime est une idolâtrie, car l'expression le signifie et, par là, le fige ; sauf si, d'une certaine façon, son discours se nie lui-même et devient donc athée. Autrement dit, les paradoxes du langage et de ses significations sont tels que le seul discours sur Dieu qui ne soit pas idolâtre ne peut être qu'un discours athée. Ou encore, que dans tout discours, le seul Dieu qui ne soit pas une idole est un Dieu qui ne soit pas un Dieu. » (Henri Atlan, Niveaux de signification et athéisme de l'écriture, La Bible au présent, Idées/Gallimard, 1982).
On en vient donc à ne pas le représenter, même par respect, au moyen d'un objet, d'un symbole ou d'une idée revient à nier toute connaissance possible de Dieu. Cela ne nie peut-être pas l'expérience mystique, l'extase, etc. Il n'est pas inutile de se demander s'il y a une notion de « Dieu » véritablement commune aux « monothéismes ». Au-delà des élans œcuméniques et du rêve de la philosophia perennis, demeurent des différences irréconciliables. Y a-t-il quelque chose de commun, par exemple, entre Celui qu'on nomme à tout bout de phrase, au besoin pour en faire la marque du futur dans le langage parlé et Celui dont on repousse sans cesse dans le sacré les périphrases qui le désigne ? D'ailleurs, Thomas d'Aquin ne disait-il pas De Deo nihil scimus ? On peut également se demander quel sens aurait cette question avant les débats unitariens du européen où le mot monothéisme apparaît dans son acception moderne et qui naît d'une manœuvre théologique pour isoler radicalement les judaïsme, christianisme et islam du reste de l'Humanité « idôlatre », « polythéiste », bref, païenne qui, dépourvue de toute vérité primordiale, peut être objet de colonisation voire d'évangélisation. On peut penser du mot Dieu ce que Claude Lévi-Strauss disait de mana : Dieu ne serait ni une catégorie ontologique ni un substantif ; il s'agirait d'une catégorie linguistique qui a une fonction sémantique. Sa valeur symbolique de zéro pourrait recevoir divers sens et rendre possible des concepts comme Allah, YHWH, Elohim, Dieu, Ahura Mazda, etc. De ce que l'on s'entend à mettre sous le symbole algébrique de Dieu dépend forcément dieu: les dieux sont toujours des non-Dieu. Si tel est le cas, il y a autant de listes possibles de non-dieu selon lesquelles le « dieu de l'autre est toujours un faux dieu » que de version de Dieu. Inutile de souligner aussi que la valeur de vérité de chacune de ces listes n'intéresse que le théologien et ses préjugés mais non l'étude scientifique de la religion. Chacun peut dire — en mimant ou non le langage neutre de la science — que Jésus ou Simon le Magicien est ou n'est pas Dieu ; les deux énoncés n'en demeurent pas moins d'ordre théologique, i.e. non scientifique. Deux options arbitraires, en quelque sorte, car indécidables

La « mort de Dieu »

En Occident, à partir de Descartes et Pascal notamment, l'existence de Dieu est devenue sujette à la démonstration, et de plus en plus exposée à la critique, concomittante à la crise de la religion chrétienne et l'apparition du protestantisme. On doit à Friedrich Nietzsche la formule célèbre « Dieu est mort », qui fait écho aux mutations de la société occidentale moderne : le scientisme, la théorie de l'évolution de Darwin, le socialisme, la psychanalyse entre autres ont en commun une critique des dogmes religieux, qui ouvre la voie a l'athéisme qui considère la notion de Dieu comme un construct social étranger à la réalité. Le communisme a officialisé l'athéisme dans les républiques socialistes, où la religion et l'existence de Dieu sont vues comme des reliquats d'instruments d'oppression. Au , une part importante d'intellectuels ont revendiqué leur athéisme ; on remarque cependant qu'une plus grande tolérance vis-à-vis des religions et de la croyance en l'existence de Dieu s'est affichée suite à la chute des États communistes. De même, la croyance en l'existence de Dieu et l'activisme politique ont souvent été liés, comme le montrent la vie de Gandhi, les premiers militants socialiste chrétiens, ou encore la théologie de la libération dans les pays du tiers monde. La référence à Dieu reste un sujet sensible notamment en Europe, ou les origines chrétiennes de l'Union européenne ont provoqué des débats houleux lors de la rédaction de la Constitution européenne. Le laïcisme est un principe de gouvernement fortement ancré en Europe, où on compte la plus forte proportion d'athées dans le monde.

Citations le concernant


- « Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. » (Première épître de Jean 4, 16)
- « Dieu est lumière, et il n’y a point en lui de ténèbres. » (Première épître de Jean 1, 5)
- « Dieu existe pour celui qui y croit. » (Régis Debray)
- « Dieu est une diphtongue. » (d'après Commerson, Les pensées d'un emballeur.)
- « Après tout ce que les hommes ont fait pour lui, Dieu aurait tout de même pu se donner la peine d'exister, vous ne croyez pas ? » (Frédéric Beigbeder)
- « La vérité et Dieu sont deux synonymes. » (A. Bailey)
- « Il n'y a pas de dieu, il n'y a pas de dieu, il n'y a pas du tout de dieu. Celui qui a inventé dieu est un crétin. Celui qui propage l'idée de dieu est une canaille. Celui qui adore dieu est un barbare. » (phrase introductive des discours d'Erode Ramaswami, dit Periyar, leader tamoul du , un athée dans l'Inde aux 33 millions de dieux)
- « Dieu est le point tangent de zéro et de l'infini. » (Alfred Jarry, Gestes et Opinions du Docteur Faustroll, pataphysicien — Conclusion d'une suite d'équations mathématiques visant à définir la surface de Dieu)
- « La seule excuse de Dieu est qu'il n'existe pas » Stendhal
- « Si Dieu a créé l'homme à son image nous le lui avons bien rendu. » Voltaire
- « Car devant Dieu, il y a moins un problème de liberté qu'un problème du mal. On connaît l'alternative : ou nous ne sommes pas libres et Dieu tout-puissant est responsable du mal. Ou nous sommes libres et responsables, mais Dieu n'est pas tout-puissant. » Albert Camus Le mythe de Sisyphe
- « Dieu est mort » Friedrich Nietzsche
- « Dieu est mort, Marx est mort et moi-même, je ne me sens pas très bien ... » Woody Allen
- « Dieu. C'est l'être extrême, Dieu. C'est le jour sans fin et sans bornes qui dit: j'aime. » Victor Hugo
- « Quelles idées et notions indignes, ce monde a de Dieu ! Si vous testez vos idées sur Dieu selon l'enseignement des Écritures, vous verrez d'un coup d'œil ce que je veux dire. Nous manquons même du sentiment de grandeur et de puissance et de majesté de Dieu. Écoutez les hommes argumenter à propos de Dieu, et notez avec quelle désinvolture ils utilisent le terme... C'est vraiment alarmant d'observer de quelle manière nous avons tous tendance à employer le nom de Dieu. Il est évident que nous ne réalisons pas que nous parlons du Dieu à jamais béni, éternel, absolu, tout-puissant. En un sens, nous devrions ôter nos souliers à chaque fois que nous employons le nom de Dieu. » Martyn Lloyd-Jones

Voir aussi

Articles connexes


- Alfred North Whitehead
- Apophatisme
- Diable
- Athéisme
- Mythologie
- Guerre sainte
- Hiérophanie
- Inquisition
- La définition de J.Z. Smith
- Noms de Dieu
- Religion
- Secte
- Théodicée
- Théologie négative
- Théologie du Process
- Théophanie
- Théologies de la Mort de Dieu (« Dieu est mort » Friedrich Nietzsche, dans Ainsi parlait Zarathoustra)

Bibliographie


- Jean-Paul Sartre, Le diable et le bon dieu
- Régis Debray, Dieu, un itinéraire
- Régis Debray, Le Feu sacré
- Neale donald Walsch Conversations avec Dieu

Liens externes


- En espagnol, Miquel Sunyol s.j. et Mulot : [http://www.tinet.org/~fqi_sp04/apofatico.htm Hablame de Dios]
- En espagnol, Miquel Sunyol s.j : [http://www.tinet.org/~fqi_sp04/empacho.htm Empachado de teologia]
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/dieu.asp citations] de saints, théologiens, poètes et philosophes sur le thème de Dieu.
- [http://www.unisson06.org Spiritualité laïque - Unisson06.org] : Groupe d'échange, de réflexion et d'entraide sur la spiritualité et la philosophie, dans le but de réunir des personnes investies dans une recherche spirituelle, mêlant compréhension du moi et compréhension du monde, afin d'entraider chacun dans son propre cheminement personnel.

Terre

La Terre ou planète bleue (en raison de l'importance des étendues d'eau) est la troisième planète du système solaire. La Terre est la seule planète du système solaire dont le nom ne provient pas de la mythologie grecque ou romaine. C'est aussi le seul endroit connu de l'Univers à abriter la vie. Selon l'hypothèse Gaïa de James Lovelock, la Terre est aussi appelée Gaïa.

Histoire

L'âge de la Terre est actuellement estimé à 4550 millions d'années, début de l'Hadéen (premier éon). Les roches les plus anciennes connues ont un âge d'environ 4 milliards années ; rares sont celles dont l'âge dépasse 3 milliards années. Les plus anciens fossiles témoignent de l'existence d'organismes il y a 3,9 milliards d'années. Les différentes périodes de l'histoire de la Terre sont résumées dans le tableau de l'échelle des temps géologiques.

Structure géologique

La Terre est constituée de plusieurs couches internes identifiables à peu près concentriques : la croûte terrestre, le manteau supérieur (qui forme, avec la croûte terrestre, la lithosphère), l'asthénosphère, le manteau inférieur, le noyau. Voir l'article détaillé: structure interne de la Terre Cette structure est connue au moyen de l'étude de la propagation des onde sismiques entre une source et différents points de la surface terrestre. La vitesse d'une onde sismique change en effet assez brutalement au passage entre deux couches de composition différentes. Ces limites ont parfois reçu des noms particuliers, tels que la discontinuité de Mohorovicic ou la discontinuité de Gutenberg. La constitution de la Terre s'explique par son mode de formation, par accrétion de météorites, qui a produit une stratification en phase fluide par masse volumique décroissante depuis les couches internes vers les couches externes.

Croûte terrestre

La surface de la Terre est très jeune. Pendant la période relativement courte de 500 millions d'années où l'érosion et les processus tectoniques ont détruit, puis recréé la plupart des couches superficielles de roches à la surface de la Terre, la presque totalité des traces de l'histoire géologique de sa surface (cratères d'impact, par exemple) ont disparu. Croûte terrestre
Sa surface est divisée en plusieurs plaques tectoniques :
- la plaque Amérique du Nord - Amérique du Nord, Atlantique Nord-Ouest et Groenland
- la plaque Amérique du Sud - Amérique du Sud et Sud-Ouest de l'Atlantique
- la plaque Antarctique - Antarctique
- la plaque Eurasienne - Atlantique Nord-Est, l'Europe et l'Asie à l'exception d'Inde
- la plaque Africaine - Afrique, Sud-Est de l'Atlantique et l'ouest de l'Océan Indien
- la plaque Inde-australienne - Inde, Australie, Nouvelle Zélande et la plupart de l'Océan Indien
- la plaque de Nazca - Est de l'Océan Pacifique qui est adjacent à Amérique du Sud
- la plaque du Pacifique - la plupart de l'Océan Pacifique Il existe également une vingtaine de plaques plus petites telles que l'Arabie, la plaque des Philippines.

Atmosphère

La Terre est entourée d'une enveloppe gazeuse qu'elle retient par attraction gravitationnelle : l'atmosphère.

Constitution

Cette enveloppe, dont la masse globale est de l'ordre de 510 kg (un millionième de la masse de la Terre), est contenue à 99 % dans les 30 premiers kilomètres (50 % dans les 5 premiers kilomètres). La basse atmosphère (du niveau de la mer jusqu'à environ 45 km) est composée de gaz « permanents », gaz dont les proportions restent constantes, et de gaz de concentration variable avec l'altitude. L'azote, l'oxygène et l'argon constituent, en volume, 99,997 % des gaz permanents (cf. tableau ci-dessus) ; le brassage vertical de l'air permet de conserver une répartition constante à tous les niveaux, même pour les gaz les plus légers tels que l'hélium ou l'hydrogène. Les gaz à concentration variable sont essentiellement la vapeur d'eau H2O, le dioxyde de carbone CO2, le dioxyde de soufre SO2 et l'ozone O3. Les particules liquides, solides, liquides ou mixtes en suspension dans l'atmosphère constituent l'aérosol atmosphérique. Ces particules jouent un rôle primordial dans les phénomènes de condensation (nuages) et de formation de cristaux de glace, ainsi qu'à différents processus physico-chimiques dans l'atmosphère. Leur concentration varie de plusieurs puissances de 10 en fonction du lieu et du temps ; en concentration élevée, elles constituent un facteur de pollution. Les particules se classent en :
- particules d'Aitken : 1 nm < d < 0,1 µm
- grosses particules : 0,1 µm < d < 5 µm
- particules géantes : 5 µm < d < 50 µm environ L'atmosphère atténue de façon importante le rayonnement solaire reçu au sol ; suivant l'importance de la couverture nuageuse, le sol reçoit de 68 % jusqu'à 28 % (ou moins) du rayonnement solaire parvenant sur Terre.

Structure de l'atmosphère

La composition chimique de l'atmosphère, sa température, ou les phénomènes qui y sont observés présente des discontinuités marquées lorsque l'altitude augmente. Ces discontinuités correspondent à des couches homogènes dont les propriétés évoluent de façon continue ; ce sont (par altitude croissante) :
- la troposphère
- la stratosphère
- la mésosphère
- la