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Événement

Événement

Un événement (l'orthographe évènement est actuellement recommandée) est un fait qui survient à un moment donné. Il se caractérise par une transition, voire une rupture, dans le cours des choses, et par son caractère relativement soudain ou fugace, même s'il peut avoir des répercussions par la suite. Au sens général, il signifie tout ce qui arrive et possède un caractère peu commun, voire exceptionnel. On parle d'un évènement dans différents domaines :
- dans la presse, il désigne un fait d'actualité notable ;
- en histoire, un évènement est tout fait notable, c'est-à-dire méritant d'être relaté par les historiens ;
- en sciences, il désigne un changement d'état ou de contexte, lié à une modification substantielle de la valeur d'un paramètre mesurable, dans un intervalle de temps bref à l'échelle de l'expérience ;
- en probabilités ou en statistiques, un évènement est une partie de l'univers sur lequel porte l'étude. Par exemple, la phrase « la personne choisie est une femme » définit un évènement. Le terme sert également par métonymie à désigner pudiquement un contexte de troubles (guerre civile, émeutes par exemple) par la population qui les a subis. Il est alors utilisé au pluriel : les Libanais par exemple désignent la période 1973-1992 par les évènements. Étymologiquement, le terme provient du mot latin eventus (évènement), venant lui-même du verbe evenire (arriver).

Voir aussi


- Événement (mathématiques) Catégorie:Événement

Rectifications orthographiques

Catégorie:Langue française À de nombreuses reprises au cours des derniers siècles, l'orthographe française — tout comme les orthographes des autres langues — a connu des réformes, plus ou moins importantes. Les récentes rectifications orthographiques ont été proposées dans toute la francophonie et sont officiellement recommandées, sans être toutefois imposées. Elles constituent plus un modeste « toilettage » qu'une véritable réforme.

Un peu d'histoire…

L'orthographe française n'a cessé d'évoluer. On peut citer de nombreux exemples de réformes.
- Au milieu du , plus d'un tiers des mots changent d'orthographe.
- De nombreuses modifications interviennent dans la première moitié du (j'avois devient j'avais…).
- Au début du , le trait d'union remplace l'apostrophe dans grand-mère, grand-messe, etc. Cette évolution semble inéluctable : la langue évolue d'elle-même (en permanence, des néologismes) ; il paraît logique qu'il en aille de même de son orthographe, qui peut être considérée comme le « vêtement » de la langue.

Les rectifications actuelles

En octobre 1989, Michel Rocard, alors Premier ministre français, met en place le Conseil supérieur de la langue française à Paris. Il charge alors des experts — parmi lesquels des représentants de l'Académie française et des instances belges et québécoises concernées — de proposer des ajustements sur quelques points (le trait d'union, le pluriel des mots composés, l'accent circonflexe, le participe passé, diverses anomalies). Rapidement, les experts se mettent au travail. Lorsqu'ils rendent leurs conclusions, en juin 1990, certains crient au scandale, et la presse se déchaîne. Il est alors décidé d'attendre un certain temps avant de publier officiellement les rectifications orthographiques, de manière à pouvoir prendre en compte les avis qui se seront fait jour. Finalement, les rectifications orthographiques ont été publiées au Journal officiel de la République française et ont été diffusées par différents canaux, également dans les autres pays francophones (Belgique, Suisse, Canada…). Aujourd'hui, les rectifications orthographiques sont officiellement recommandées, sans toutefois être contraignantes.

Les modifications proposées

Les rectifications orthographiques sont présentées en détail sur le site francophone (mis en place par le groupe de modernisation de la langue, qui regroupe des représentants de plusieurs pays de la francophonie) [http://www.orthographe-recommandee.info/ Orthographe-recommandee.info]. En résumé, elles concernent les points suivants.
- Les nombres en français.
  - Tous les éléments sont reliés par des traits d'union (vingt-et-un, cent-deux).
- Le pluriel de certains mots composés.
  - Il est régularisé (des après-midis, un compte-goutte).
- L'emploi des accents.
  - On supprime certains accents circonflexes (boite, gout).
  - On modifie certains accents (évènement sur le modèle de avènement).
- La conjugaison des verbes en -eler ou -eter.
  - Il n'y a plus que deux exceptions (appeler, jeter et leurs dérivés).
- Les mots empruntés.
  - Ils ont un pluriel régulier (des matchs, des scénarios).
  - Ils sont mieux accentués (révolver).
- Les mots avec trait d'union.
  - Certains sont soudés (entretemps, portemonnaie sur le modèle de portefeuille).
- Diverses anomalies (charriot sur le modèle de charrue, corole sur le modèle de bestiole).

La diffusion des rectifications orthographiques

Autrefois, la diffusion des réformes orthographiques se faisait auprès des imprimeurs, des gens de lettres… Aujourd'hui, la situation est sans conteste différente, puisque l'orthographe concerne tout le monde. Aussi, les moyens déployés pour diffuser les rectifications orthographiques doivent-ils être à la hauteur.
- Les rectifications orthographiques ont été publiées en France au Journal officiel et ont fait l'objet de plusieurs circulaires, tant en France que dans d'autres pays francophones.
- Évolution des technologies oblige, [http://www.orthographe-recommandee.info/ un site web] a été mis en place. Il regroupe des informations à destination du grand public (présentation des nouvelles règles, FAQ…) et des professionnels.
- Les correcteurs informatiques sont mis à jour.
- Des directives sont adressées aux enseignants et aux éditeurs de manuels scolaires.
- Etc. Il faudra plusieurs années pour que la nouvelle orthographe passe véritablement dans l'usage, car toute modification de ce type prend du temps.

Voir aussi

Article connexe


- Texte du rapport

Histoire

zh-min-nan:Le̍k-sú ko:역사 ms:Sejarah ja:歴史 simple:History th:ประวัติศาสตร์ L'histoire est à la fois l'étude des faits, des événements du passé et, par synecdoque, l'ensemble de ces faits, de ces événements. Le nom a pour origine les « Enquêtes » (Ἱστορίαι [Historiai] en grec) d'Hérodote, mais c'est Thucydide qui lui applique le premier des méthodes critiques, notamment le croisement de sources différentes. __TOC__ Avertissement : cet article a pour vocation d'offrir une introduction générale à l'histoire . Les différents aspects de la définition de l'histoire font l'objet d'articles séparés :
- histoire (périodes)
- histoire (discipline intellectuelle)
- histoire de l'histoire

Les périodes

Si l'histoire de la terre commence avec la formation géologique du globe terrestre et si l'histoire de l'humanité commence avec l'apparition du genre homo, on limite traditionnellement l'emploi du mot « Histoire » (avec une majuscule) pour les périodes qui nous sont connues par l'intermédiaire de sources écrites, quel que soit le support de ces sources et quels que soient les moyens par lesquels elles nous sont parvenues. Les périodes pour lesquelles de telles sources n'existent pas ayant été nommées, quant à elles, préhistoire et protohistoire. Les périodes majeures de l'histoire sont, par convention :
- Avant l'Histoire :
  - la préhistoire (de l'apparition de l'homme jusqu'à l'émergence des premières civilisations)
  - la protohistoire (période intercalaire des « peuples sans histoire », c'est-à-dire des civilisations postérieures à l'invention de l'écriture mais n'en faisant pas usage ; par exemple, les Celtes, les civilisations pré-coloniales de l'Afrique noire ou les « Indiens » d'Amérique entrent dans cette « période ».
- L'Histoire :
  - l'Antiquité (des premières civilisations jusqu’à la disparition de l'empire romain d'occident, en 476),
  - le Moyen Âge (jusqu'à la découverte de l'Amérique, en 1492),
  - la période moderne (jusqu'à la Révolution française, en 1789),
  - la période contemporaine (jusqu'à nos jours). (Les limites données entre parenthèses sont celles de l'historiographie française traditionnelle ; l'article détaillé concernant chaque période indique quelles peuvent être les autres limites retenues pour un découpage chronologique.) Un débat sur la pertinence de ce découpage et sur les limites exactes de chaque période existe. Article détaillé : histoire (périodes)

La discipline

L'histoire, en tant que discipline intellectuelle, ne fait pas partie des sciences dites exactes ou dures mais des sciences dites sociales et humaines, avec la sociologie, l'ethnologie, la psychologie, etc. L'histoire fait également partie des disciplines littéraires au même titre que la philosophie. L'histoire se distingue de l'archéologie par la référence essentielle à l'écrit. Et sa distinction avec le journalisme, tient théoriquement à ce que l'historien se doit d'employer des archives. Cependant la notion d'« histoire immédiate » tend à rendre plus floue cette distinction. Article détaillé : histoire (discipline intellectuelle)

Historiographie

L'historiographie (1550), littéralement « écriture de l'histoire », est un nom dérivé de l'« historiographe », c'est-à-dire « celui qui écrit l'histoire ». Le nom désignait originellement un ensemble d'ouvrages historiques. Plusieurs ensembles cohérents d'ouvrages historiques – ou « historiographies » – existent pour une même période, offrant généralement des points de vue différents sur l'Histoire. Jusqu'à la deuxième moitié du XX siècle, une « historiographie » revêt souvent un caractère national, dans la mesure où elle rapporte un point de vue politique sur des événements. Par exemple, il est possible de citer pour le Moyen Âge l'historiographie byzantine et l'historiographie franque : celles-ci présentent très différemment le problème de la querelle des Images qui opposa un temps l'Église romaine et l'Église byzantine à l'époque de Charlemagne. Par extension, l'historiographie a désigné l'histoire de l'écriture de l'histoire. Érigée en spécialité de la discipline historique, l'historiographie (allemand Geschichtswissenschaft ou Geschichtsschreibung, anglais historical writing) présente généralement le regard d'un historien sur ses prédécesseurs et sur leur travail : historiens et historiographies. La plupart des historiens célèbres du XX siècle ont publié au moins un ouvrage à caractère historiographique, généralement en fin de carrière. L'historiographie traite les mêmes problèmes que la méthodologie, mais l'approche de ces questions est nécessairement différente : schématiquement, on peut dire que la méthodologie a pour objet d'étude le travail que l'historien réalise en amont pour écrire l'histoire, alors que l'historiographie s'attache au travail fini des historiens. Aussi, l'historiographie a souvent un caractère plus polémique. Enfin, les conclusions des études historiographiques sont généralement à l'origine des changements méthodologiques. Article détaillé : histoire de l'histoire

Citations

Quelques citations sur l'histoire :
« Voici l'exposé de l'enquête entreprise par Hérodote d'Halicarnasse pour empêcher que les actions accomplies par les hommes ne s'effacent avec le temps... » Prologue des Histoires d'Hérodote
« L'histoire est un mensonge que personne ne conteste. » Napoléon Bonaparte
Variante de la précédente (même auteur) :
« La vérité historique est souvent une fable convenue »
« La vérité de l'histoire ne sera probablement pas ce qui a eu lieu, mais seulement ce qui sera raconté » Napoléon Bonaparte
« La science que les hommes s’efforcent d’élaborer de leur devenir » Raymond Aron
« L'histoire fait le deuil de l'oralité. » Michel de Certeau, s.j.
« L'histoire est la connaissance du passé humain. », Henri-Irénée Marrou
« L'histoire commence à Sumer » Samuel Noah Kramer
« Nul ne sait ce qui deviendra encore de l'histoire. » Nietzsche

Articles en histoire


- Histoire par aire géographique
- Histoire par thème

historiens célèbres

Liste des historiens célèbres : Historiens célèbres

historiens contemporains

Liste des historiens contemporains : Historiens contemporains

Voir aussi


- BPBCECELes sept merveilles du mondePersonnages célèbres Deux projets Wikipédia tentent d'organiser un certain nombre d'informations historiques selon un axe chronologique :
- L'éphéméride vise à recenser année par année et jour par jour les principaux événements du monde dans tous les domaines (politique, économique, culturel, scientifique, sportif, etc.), ainsi que les naissances et les décès de personnalités.
- La « ligne du temps » ou flèche du temps vise à présenter les tendances de moyenne et de longue durée ; elle inclut des éléments qui ne ressortent pas de l'histoire strictement événementielle, tels que l'histoire culturelle (prise en charge le plus souvent par l'histoire littéraire ou l'histoire de l'art) et l'histoire des sciences et des techniques. Elle propose de situer l'événement historique dans un ensemble à la fois synchronique et diachronique.

Bibliographie et liens

généralistes


- Paul Veyne, Comment on écrit l’histoire, Paris, Seuil, 1979.
- Collectif : Christian Delacroix, François Dosse et Patrick Garcia, Histoire et historiens en France depuis 1945, Paris, ADPF, 2004. (les introductions de l'ouvrage peuvent être consultées en ligne sur le site de « l'association pour la diffusion de la pensée française » : http://www.adpf.asso.fr/adpf-publi/folio/histoire/index.html ) ----
- [http://www.memo.fr/index.htm Mémo, le site de l'Histoire] (initiation)
- [http://www.clio.fr/CHRONOLOGIE/ Chronologies] et [http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/ Bibliothèque d'articles] avec des contributions d'universitaires, sur le site de la société [http://www.clio.fr/ Clio] (organisateur de conférences et de voyages culturels, sans rapport avec la revue homonyme)
- [http://www.histoire-image.org/ L'histoire par l'image 1789 – 1939], site réalisé avec le soutien de diverses institutions, dont la Réunion des Musées nationaux
- [http://www.histoirealacarte.com/ L'histoire à la carte], des cartes animées pour mieux comprendre l'histoire (site commercial)
- [http://www.passion-histoire.net/ Passion Histoire], forums dédiés à l'histoire
- [http://atheisme.free.fr/Themes/Histoire.htm Histoire] des religions et de l'athéisme.

Institutions


- [http://www.enc.sorbonne.fr/ Site de l'École nationale des Chartes]
- [http://www.msh-paris.fr/ Site de la Maison des sciences de l'Homme]
- [http://www.cnrs.fr/SHS/ Département des Sciences de l'Homme et de la Société] du CNRS

Enseignement supérieur et recherche


- [http://www.canal-u.education.fr/canalu/affiche_programme.php?vHtml=1&programme_id=95 Conférence sur l'Histoire] (vidéo l'Université de tous les savoirs) sur le site de [http://www.canal-u.education.fr/ Canal U : web television de l'enseignement supérieur et de la recherche]. D'autres conférences filmées sont disponibles aux formats REAL et AVI.
- Le site de la [http://revues.org/ Fédération de revues en sciences humaines et sociales revues.org] accueille plusieurs périodiques d'histoire en ligne, comprenant notamment :
  - les [http://ahrf.revues.org/ Annales historiques de la Révolution française]
  - les [http://ch.revues.org/ Cahiers d'histoire]
  - [http://clio.revues.org/ CLIO, revue francophone d'histoire des femmes]
  - la [http://www.revues.org/remmm/ REMM, revue des mondes musulmans et de la Méditerrannée]
  - la [http://rhr.revues.org/ Revue de l'histoire des religions]
  - la [http://rh19.revues.org/ Revue d'histoire du XIX siècle]
  - etc. À noter sur le même site, [http://album.revues.org/ l'album des sciences sociales] qui offre un répertoire de ressources très complet.
- l'[http://halshs.ccsd.cnrs.fr/ Archive ouverte en Sciences de l'Homme et de la Société] sur le site du [http://www.ccsd.cnrs.fr/ Centre pour la Communication Scientifique Directe] du CNRS propose regroupe plusieurs sites offrant des ressources, en particulier, des [http://tel.ccsd.cnrs.fr/view-thes-huss-schu-hist_fr.html thèses en histoire], disponibles sur le site [http://tel.ccsd.cnrs.fr/ thèses-EN-ligne].
- [http://www.cybertheses.org/ Cyberthèses] est un dépôt de thèses en ligne, fruit d'un projet de coopération entre les Presses de l'Université de Montréal et l'Université Lumière, Lyon 2.
-
fiu-vro:Aolugu

Science

Historiquement, la science était une branche de la philosophie, connue sous le nom de "philosophie naturelle". La philosophie, dans son ancienne acception, prétendait regrouper toute la pensée humaine. Au cours du Moyen-Age, la science s'en est progressivement détachée, mais cela n'a pas été sans heurts ( Galilée, Giordano Bruno,...). Finalement, un modus vivendi a été trouvé :
- la science cherche à répondre aux « Comment ? » ( Comment les oiseaux volent-ils ? Comment fait-on marcher les locomotives ? Comment la matière se comporte-t-elle ? ...);
- la philosophie cherche à répondre aux « Pourquoi ? » ( Pourquoi les oiseaux volent-ils ? Pourquoi fait-on marcher les locomotives ? Pourquoi la matière existe-t-elle ? ...). Plus précisément, la science ( du latin scientia, connaissance ) consiste en :
- la recherche et l'acquisition systématique de connaissances sur les objets et le monde qui nous entourent ;
- l'organisation et la synthèse de ces connaissances par le moyen de principes généraux a priori (théories, lois, mesure, méthode, etc.) ;
- la diffusion des résultats de ces démarches. Selon le philosophe Karl Popper, une théorie n'est scientifiquement acceptable que si, telle qu'elle est présentée, elle peut être réfutable, c’est-à-dire soumise à des tests expérimentaux. La connaissance scientifique est ainsi l'ensemble des théories qui ont jusqu'alors résisté à la réfutation. La science est donc par nature soumise en permanence à la remise en question. Au cours de son développement, la science a fait apparaître une diversité de phénomènes à étudier, créant autant de disciplines, comme la chimie, la biologie, la thermodynamique, l'homme, etc. Certaines de ces disciplines a priori hétéroclites ont pour socle commun la physique, pour langage les mathématiques et comme principe élémentaire la méthode scientifique. La science est donc un découpage métaphysique du réel en plusieurs domaines d'investigations, qui forment un ensemble plus ou moins organisé de connaissances idéalement universelles. Par leur structuration et leur tendance à l'universalité, ces connaissances se distinguent des connaissances vagues de l'expérience personelle (terme à ne pas confondre avec expérimentation) qui sont des connaissances qui ne concernent que les individus ou les cas particuliers, et que l'on peut rencontrer au hasard ce qui interdit toute généralisation. La démarche méthodique pour acquérir et organiser ces connaissances est la méthode scientifique. méthode scientifique

Science appliquée, fondamentale, expérimentale, ...

La science est divisée, par convention, en deux grands ensembles qui se distinguent par leur finalité: Les sciences appliquées et les sciences fondamentales. Les sciences expérimentales, sont opposables aux sciences d'observation.
- Les sciences appliquées
  - Définition : l'utilisation de connaissances scientifiques issues de nombreuses disciplines et de savoir-faire en vue de la réalisation d'un objectif pratique.
  - Les disciplines de sciences appliquées se définissent à partir d'objectifs communs.
  - Exemples : la médecine a pour objectif de rendre un individu en santé. Pour y arriver, elle utilise les connaissances issues de différentes disciplines telles que la biologie, la biochimie, la physiologie, etc. La pédagogie et l'ingénierie sont d'autres exemples de sciences appliquées. :Les sciences appliquées doivent être distinguées de la technique (ou art, dans son sens premier ancien) en tant que pratique empirique. Voir l'article détaillé applications de la science.
- Les sciences fondamentales
  - Finalité : l'acquisition et l'organisation des connaissances en elles-mêmes (sans rechercher d'applications pratiques).
  - Exemple : la biologie, qui s'intéresse à l'étude des êtres vivants, l'astronomie, qui étudie les corps célestes.
- Les sciences expérimentales repose sur une démarche active du scientifique, qui construit et contrôle un dispositif expérimental reproduisant certains aspect des phénomènes naturels étudiés. Les résultats des expériences ne sont pas toujours quantifiés (exemple : l'expérience de Konrad Lorenz avec les oies grises, en éthologie).
- Lorsqu'il n'est pas possible de contrôler un environnement expérimental, les scientifiques peuvent avoir recours à l'observation. lorsqu'une discipline se forme autour de cette démarche, on parle de sciences d'observation. L'astronomie ou l'économie sont des exemples classiques. Mais la frontière n'est jamais nette : il existe une économie expérimentale, et la physique des hautes énergies permet d'une certaine façon de tester expérimentalement certaines théories astronomiques. Des questions éthiques peuvent également être en jeu : Comment reproduire, par exemple, les conséquences des abus physiques chez des enfants sans contrevenir aux plus élémentaires règles de base de l'éthique ? Dans ces cas, l'étape de l'expérimentation est remplacée par une étape d'observation systématique. À ce diptyque expérimentation/observation s'ajoute aujourd'hui les simulations informatiques. Naturellement, science appliquée et science fondamentale ne sont pas strictement cloisonnées. Les découvertes issues de la science fondamentale trouvent des fins utiles, de même que certains problèmes techniques mènent parfois à de nouvelles découvertes en science fondamentale. La recherche en science fondamentale repose sur la technologie issue de la science appliquée. Les laboratoires de recherche et les chercheurs peuvent même faire parallèlement de la science appliquée et de la science fondamentale. Des pressions économiques et sociales s'exercent sur les sciences fondamentales, qui tentent de préserver leur autonomie.

La méthode scientifique

La question de l'unicité de la méthode scientifique est problématique (Feyerabend). Cette (ces) méthode(s) devrait (doivent) garantir la validité l'objectivité de ses résultats. On associe généralement méthode scientifique et méthode hypothético-déductive: #Formulation d'une hypothèse #Expérimentation ou observation #Correction, confirmation ou infirmation de l'hypothèse #Questionnement sur les conclusions : on recommence le cycle à l'étape 1 Le mot science ne peut être rattaché à un domaine de connaissance que si la méthode scientifique propre à ce domaine est généralement acceptée et que les résultats répondent aux conditions de reproductibilité, indépendamment de l'équipe de chercheurs qui réalise l'expérimentation ou l'observation. Un exemple célèbre où les résultats d'une expérimentation n'ont pas pu être reproduits par d'autres équipes de chercheurs est celui de la mémoire de l'eau. Comme personne n'est à l'abri de l'erreur ou de la supercherie, cet exemple montre à quel point l'étape de la diffusion des résultats est cruciale et fait partie intégrante de la méthode scientifique.

Histoire des sciences

La science, en tant qu'institution, ensemble de pratiques ou rapport au monde, est une invention de l'Homme dont on peut retracer la génése. Voir l'article Histoire des sciences.

La recherche

L'ensemble des actions entreprises en vue d'améliorer et d'augmenter l'état des connaissances dans un domaine scientifique constitue la recherche scientifique. L'organisation et la prise en charge des activités de recherche constituent un enjeu important pour toutes les sociétés. Voir l'article détaillé recherche scientifique.

Science et rationalité

La science se revendique comme l'application du raisonnement à l'exploration du monde qui nous entoure. C'est par exemple le cas de l'évolutionnisme et de la théorie de l'évolution. Il est évident que la stricte compatibilité avec les résultats scientifiques, donne à ces recherches un poids particulier. Elles mettent en cause des points trop importants pour les religions monothéistes toutes confondues (épisode de la Genèse).

Science et croyance

Nous avons vu qu'en science, une théorie est normalement incomplète, car elle ne peut décrire exhaustivement la complexité du monde réel. Il en est ainsi de toutes les théories, comme celle du Big Bang ou de l'évolution des espèces. Même si aujourd'hui celles-ci ont le soutien de beaucoup de spécialistes, des théories concurrentes sont discutées. Pour autant, la création du monde en sept jours décrite par la Bible ne peut plus être perçue comme un possible, et bien des croyants reconnaissent qu'une lecture littérale est peu compatible avec l'état actuel de nos connaissances et qu'il est plus sage de l'interpréter comme une parabole. Si la science ne fournit jamais de réponse définitive, il n'est plus possible de ne pas en tenir compte. La foi religieuse, les croyances superstitieuses et pseudo-scientifiques donnent au contraire des explications des phénonèmes d'une toute autre nature puisqu'elles relèvent en général d'une conviction personnelle ou sociale invérifiable. Les progrès de la connaissance entraînent donc parfois une remise en cause des dogmes religieux par la science. L'exécution de Giordano Bruno est un exemple des luttes d'influences que durent affronter les scientifiques. A contrario, sauf à prétendre imposer sa foi (qui n'est autre qu'une conviction intimement personnelle et subjective) aux autres, il faut se défier de la tentation naturelle de qualifier de fait « scientifiquement prouvé » les extrapolations des modèles scientifiques au-delà de leur champ d'application.

Emploi abusif du mot science

Le mot « science » est parfois utilisé pour soutenir qu'il existe des preuves scientifiques là où il n'y a que croyance. Selon ses détracteurs, c'est le cas du mouvement de scientologie. Pour ces cas, on devrait plutôt parler de sciences occultes ou pseudo-sciences.

Le problème de l'induction

La science ne fonctionne pas par méthode déductive pure. Une série d'expériences ne validerait en effet des résultats qu'effectués à une date et en un endroit particuliers, sans possibilité logique de les généraliser. Bertrand Russell mentionne dans son ouvrage Science et religion (chapitre La science est-elle superstitieuse ?) ce qu'il nomme le scandale de l'induction, et qu'il voit comme un mal nécessaire.

Portée de la science

La méthode scientifique hypothético-déductive n'a pas pour vocation de fournir des vérités absolues mais uniquement daffiner si besoin est des modèles antérieurs. En d'autres termes, pour parvenir à une théorisation fiable, il faut forcément au départ prendre appui sur quelque chose, qui pourra se révéler plus tard une erreur. Cela n'a rien qui doive alarmer, et rappelle simplement qu'en science on avance dans la compréhension sur le réel en éliminant les hypothèses erronées. Cela permet de démarrer un processus, et de le réorienter dans la bonne direction ensuite. Un principe est réputé vrai (« jusqu'à plus ample informé ») quand un consensus se dégage dans la communauté scientifique pour estimer que suffisamment d'indices convergent en faveur de ce résultat et que aucun résultat expérimental ne le contredit. La démarche est ici intersubjective, ce qui a suscité des mises en garde importantes de Thomas Kuhn aussi bien que de Paul Feyerabend. La démarche scientifique, de par la remise en cause permanente des connaissances, admet que ces connaissances puissent comporter des aspects incomplets, voire inexacts ; mais il faudra attendre de les avoir mis en évidence pour le savoir. Pour cette raison, on observe que lorsqu'une loi scientifique existante est violée, c'est le signe qu'une nouvelle découverte se profile. Il y a donc lieu de s'en réjouir et non de le déplorer. Utiliser une théorie que l'on sait inexacte ne pose aucun problème dans certains cas :
- Les calculs balistiques utilisent la
mécanique newtonienne, sans faire intervenir le modèle d'Einstein, et n'en mettent pas moins les satellites sur orbite sans le moindre problème, ... à l'approximation requise L'essence de la science, à travers les générations, reste la remise en question permanente. Mais parfois aussi des idées nouvelles n'arrivent à bien se répandre qu'après le décès d'autres scientifiques devenus inconsciemment dépendants d'un modèle donné, dans lequel ils ont beaucoup investi, et qu'il ne souhaitent pas voir brusquement se dévaluer. Les voilà devenus en conséquence moins aptes à discerner les intérêts (éventuels) de nouveaux paradigmes qui en diffèrent trop. Leur attachement aux théories existantes a pu prendre un caractère, dans certains cas, que l'on pourrait qualifier de quasi religieux. Il se ne passe pas de génération sans qu'apparaissent quelques cas de ce genre. Il arrive aussi, cela dit, que ce soit des théories nouvellement énoncées qui se révèlent être des impasses. Voir Trofim Lyssenko. Voir aussi :
- l'article détaillé sur le scientisme
- paradoxe ; l'étude des paradoxes constitue un excellent exercice de souplesse mentale.
- épistémologie

Pseudo-sciences

Sont désignées sous le nom de pseudo-sciences les pratiques qui se réclament de la science tout en s'écartant de la méthode scientifique mais en en
mimant certains aspects. On peut citer par exemple l'astrologie, l'homéopathie, la morphopsychologie (voir culte du cargo). Les sciences occultes et sciences traditionnelles existent depuis l'Antiquité, elles consistent en un ensemble de connaissances et de pratiques mystérieuses ayant pour but de pénétrer et dominer les secrets de la nature. Au cours des derniers siècles, elles ont été progressivement exclues du champ de la science. Le philosophe Karl Popper s'est longuement interrogé sur la nature de la démarcation entre science et pseudo-science. Dans son ouvrage Conjecture et réfutations, après avoir remarqué qu'il est possible de trouver des observations pour confirmer à peu près n'importe quelle théorie, il propose une méthodologie fondée sur la réfutabilité.

Voir aussi

Articles connexes


- Académie des Sciences
- Philosophie et science, philosophie (épistémologie, métaphysique, éthique...),
-
Qu'est-ce que cette chose qu'on appelle la Science ?, Alan Chalmers
-
Petites leçons de sociologie des sciences, Bruno Latour
- Analyse systémique
- Rationalisme
- Zététique,Pseudo-science
- Pataphysique
- Liste de scientifiques
- Liste des disciplines scientifiques
- recherche fondamentale
- Sciences humaines
- Discipline

Liens externes


- Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques ([http://www-ihpst.univ-paris1.fr IHPST])
- Centre National de Recherche Scientifique ([http://www.cnrs.fr CNRS])
- [http://www.science.gouv.fr/ Science.gouv.fr le portail francophone des sciences]
- [http://www.futura-sciences.com/ Futura-Sciences], au coeur de la science
- AFIS ([http://www.pseudo-sciences.org Association Française d'Information Scientifique])
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/Sciences/ Rubrique Sciences] de l'open directory project
- [http://www.wissen-news.de Science news] (ger.)
- [http://atheisme.free.fr/Themes/Science.htm Science et religion]
- (http://scienceworld.wolfram.com/ Eric Weissteint's World of science] et [http://www.treasure-troves.com/ Eric Weisstein's Treasure troves of science] (mathématiques, physique, astronomie, chimie etbiographies de scientifiques, en anglais)
- [http://www.bibliotheque-sonore.org/science/fse/index.html Pour une science citoyenne]
- [http://www.sciences.ch/ La science au cœur des savoirs]
- [http://www.science-advisor.net/ Revue d'articles scientifiques en ligne (en)]

Bibliographie


- Dominique Lecourt (dir.),
Dictionnaire d’histoire et philosophie des sciences (1999), 4ème réed. «Quadrige»/PUF, 2006.

Revues de vulgarisation


- La Recherche
- Pour la Science
- Science & vie
- [http://www.cybersciences.com Québec Science]
-
Pour la revue Science : Voir Science magazine
- [http://www.olscom.com/inventions/ Les 200 plus grandes inventions]
-
Catégorie:Recherche scientifique Catégorie:Épistémologie ja:科学 ko:과학 ms:Sains simple:Science th:วิทยาศาสตร์ zh-min-nan:Kho-ha̍k


Probabilités


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Probabilité vient du latin probare (prouver, ou tester). Le mot probable signifie « qui peut se produire » dans le cas de futures éventualités, ou « certainement vrai », « vraisemblable » dans le cas d'inférences de l'évidence. (Voir également la théorie des probabilités) Ce que les mathématiciens appellent probabilité est la théorie mathématique que nous utilisons pour décrire et quantifier l'incertain. Dans un plus large contexte, (voir les interprétations de la probabilité) le mot probabilité est utilisé avec d'autres soucis à l'esprit. L'incertitude peut naître de notre ignorance, être due à un embrouillement ou une incompréhension, ou provoquée par l'aspect aléatoire essentiel de la nature. Dans tous les cas, nous mesurons l'incertitude des évènements sur une échelle de zéro (pour les évènements impossibles) à un (pour les évènements certains). Les axiomes des probabilités forment les fondements de la théorie des probabilités. Le calcul d'une probabilité peut souvent être déterminé par l'utilisation de la combinatoire ou en appliquant directement les axiomes. Les applications des probabilités incluent aussi les statistiques, qui sont habituellement basées sur l'idée de distribution de probabilité et le théorème de la limite centrale, ainsi que la théorie de la décision, les stratégies mixtes en théorie des jeux, et le très vaste domaine de l'estimation optimale par usage de la loi de Bayes, qui sert de fondement à une grande partie des applications de décision automatique (imagerie médicale et astronomique, reconnaissance de caractères, filtres anti-pourriel). Il existe deux façons de considérer les probabilités. La première historiquement a consisté à effectuer des calculs combinatoires dans le cas de jeux de hasard (Pascal, Bernoulli, Pólya…). La seconde, qui a commencé à se répandre vers 1974, est plus générale et fondée sur le Théorème de Cox-Jaynes, qui démontre sous des hypothèses raisonnables que tout mécanisme d'apprentissage est soit isomorphe à la théorie des probabilités, soit inconsistant. Dans cette seconde approche, la probabilité est considérée comme la traduction numérique d'un état de connaissance et donc une valeur subjective (mais néanmoins obtenue par un processus rationnel ; la subjectivité s'explique par le fait que le contexte d'interprétation d'un évènement diffère chez chacun. C'est l'école bayésienne (I.J. Good, Myron Tribus, E.T. Jaynes…). Dans la pratique, seule l'interprétation change et les calculs sont bien entendu les mêmes. L'idée de probabilité est le plus souvent séparée en deux concepts: # la probabilité de l'aléatoire, qui représente la probabilité d'évènements futurs dont la réalisation dépend de quelques phénomènes physiques aléatoires, comme obtenir un as en lançant un ou obtenir un certain nombre en tournant une roue ; # la probabilité de l'épistémé, qui représente l'incertitude que nous avons devant des affirmations, lorsque nous ne disposons pas de la connaissance complète des circonstances et des causalités. De telles propositions peuvent avoir été vérifiées sur des évènements passés ou seront peut-être vraies dans le futur, mais ne se vérifient pas. Quelques exemples de probabilités de l'épistémé sont : :
- Assigner une probabilité à l'affirmation qu'une loi proposée de la physique est vraie, :
- Déterminer comment il est « probable » qu'un suspect ait commis un crime, en se basant sur les preuves présentées. Une probabilité est-elle réductible à notre incapacité à prédire précisément quelles sont les forces qui pourraient affecter un phénomène, ou font-elles partie de la nature de la réalité elle-même (ou plus précisément de notre perception de celle-ci), ainsi que le suggère la mécanique quantique ? La question reste à ce jour ouverte (voir aussi inégalités de Heisenberg). Bien que les mêmes règles mathématiques s'appliquent indépendamment de l'interprétation choisie, le choix a des implications philosophiques importantes : parlons-nous jamais du monde réel (et a-t-on le droit d'en parler ?) ou bien simplement des représentations que nous en avons ? Ne pouvant par définition différencier le « monde réel » de ce que nous connaissons, il est bien entendu impossible de trancher de notre point de vue : la question est pour nous, par nature, subjective (voir aussi libre arbitre).

Probabilité en mathématiques

L'existence de jeux de hasard motiva depuis la nuit des temps et jusque de nos jours l'intérêt d'estimer aussi précisément que possible une probabilité (un Centralien, Patrice des Moutis, défraya la chronique dans les années 60-70 pour arriver à s'enrichir régulièrement au PMU en utilisant des modèles bayésiens ; il ne s'agissait nullement d'une martingale, mais tout simplement d'arriver à modéliser les probabilités en fonction des informations connues un peu plus précisément que les autres joueurs travaillant simplement « au flair »). Des descriptions mathématiques rigoureuses de ce type de problèmes ne virent le jour que récemment, en particulier depuis
- Blaise Pascal au pour le déductif,
- Thomas Bayes et Pierre-Simon Laplace au pour l'inductif. Pour donner un sens mathématique possible, et par ailleurs réducteur, à une probabilité, considérez une pièce de monnaie que vous lancez. Intuitivement, nous considérons la probabilité d'obtenir face à n'importe quel lancer de la pièce égale à 1/2; mais que signifie opérationnellement cette phrase ? Si nous lançons la pièce 9 fois de suite, la pièce ne pourra évidemment pas tomber « quatre fois et demie » de chaque côté (!) ; il est même possible d'obtenir 6 « face » et 3 « pile », voire 9 « face » de suite. Que signifie dans ce cas le rapport 1/2 dans ce contexte et que pouvons-nous exactement en faire ?

Approche fréquentiste

Une approche initiale a été d'utiliser ce qui sera plus tard formalisé sous le nom de loi des grands nombres : nous supposons alors que nous effectuons un certain nombre de lancers d'une pièce, chaque lancer de la pièce étant indépendant - ce qui signifie que l'issue de chaque lancer n'est pas affectée par le lancer précédent. C'est ce que l'on nomme le modèle fréquentiste. Si nous effectuons N lancers de la pièce et que NF représente le nombre de fois où la pièce donne face, alors nous pouvons, pour n'importe quel N, considérer la proportion NF/N. À mesure que N devient de plus en plus grand, nous nous attendons dans notre exemple à ce que le rapport NF/N devienne de plus en plus proche de 1/2. Cela nous suggère de définir la probabilité P(F) d'obtenir face comme étant la limite, quand N tend vers l'infini, de la suite des proportions : :P(F) = \lim_ Dans la pratique, nous ne pouvons bien sûr pas lancer une pièce une infinité de fois ; aussi en général cette formule s'applique aux situations dans lesquelles nous avons a priori déjà assigné, à une issue particulière, une probabilité (dans ce cas, nous avons supposé que la pièce « était honnête » et donc que la probabilité d'obtenir face devait être égale à 1/2). La loi des grands nombres dit alors que, pour une probabilité P(F) donnée, et n'importe quel réel strictement positif ε arbitrairement petit, il existe un nombre n tel que pour tout N > n on ait, :\left| P(F) - \right| < \varepsilon En d'autres termes, en disant que « la probabilité d'obtenir face est égale à 1/2 », nous voulons dire que, si nous lançons notre pièce assez souvent, au final le rapport du nombre de faces par le nombre total de lancers deviendra arbitrairement proche de 1/2 ; et restera au moins aussi proche de 1/2 aussi longtemps que nous continuerons à effectuer des lancers supplémentaires de la pièce. Remarquons que la convergence ne s'effectue que de façon relative. L'écart absolu entre le nombre de « pile » et le nombre de « face » ne fait qu'augmenter à mesure du passage du temps. Dans son ouvrage Les certitudes du hasard, le professeur Marcel Boll mentionne le résultat contre-intuitif suivant : si un million de Parisiens avait décidé de jouer à pile ou face en 1789 jusqu'à ce qu'ils aient eu un nombre égal de « pile » et de « face », à raison d'un lancer par seconde, 500 000 d'entre eux auraient cessé de jouer dès la deuxième seconde, mais… plusieurs seraient encore en train de jouer aujourd'hui ! L'aspect de cette approche intuitive de la probabilité est parfois troublant quand il est appliqué à des situations du monde réel. Par exemple, dans la pièce Rosencrantz and Guildenstern are Dead de Tom Stoppard, un acteur lance une pièce qui donne répétitivement face maintes et maintes fois, disons une centaine de fois. Il n'arrive pas à décider si cet évènement est seulement le fruit du hasard - après tout, il est possible (bien que peu probable) qu'une pièce « honnête » donne ce résultat - ou s'il doit en conclure que la pièce est truquée. La possibilité néanmoins de tirer de l'observation une modification parfaitement objective de nos probabilités a priori (qui restent dans l'affaire le seul élément subjectif) est établie par la relation de Bayes, en particulier quand on l'exprime sous la forme que I. J. Good nomme weight of evidence : Ev(p) = ln(p/(1-p)). La relation de Bayes devient alors additive, le facteur à ajouter ne dépend plus des probabilités a priori, et toute observation apporte une information objective et quantifiable commune à tous les observateurs. Les weights of evidence varient de moins l'infini à plus l'infini, contrairement aux probabilités qui sont représentées par des nombres entre 0 et 1 et qui permettent très mal de distinguer des nombres proches de ces bornes (qui voit bien clairement, par exemple, la différence entre une probabilité de 0,999 et celle 0,9999 ?). Pourtant, on voit très bien si l'on considère les complémentaires que 0,001 est dix fois plus grand que 0,0001. Le passage par la notation ln (p/(1-p)) élimine cette asymétrie gênante et permet de traiter beaucoup plus commodément, en théorie de la fiabilité, les très petites probabilités. On exprime alors celles-ci en decibels (dB, comme en acoustique), qui se traitent de façon additive. L'idée en a été suggérée pour la première fois par le mathématicien britannique Alan Turing.

Limites de l'approche fréquentiste

Cette ancienne approche « fréquentiste » pose deux types de problème :

Restriction aux phénomènes répétables

Supposons une pièce ou un dé réalisés en glace : on attribue à « pile » dans un cas, à l'as dans l'autre, une probabilité respective de 1/2 et 1/6ème. On ne peut pourtant espérer les lancer, en tout cas à température ambiante, qu'un nombre très limité de fois, et il est exclu d'espérer faire quelque observation dessus avec la loi des grands nombres. Devons nous pour autant nous priver dans leur cas d'utiliser les probabilités ? Certes, on peut imaginer des lancers avec des milliers d'autres pièces ou dés similaires pour retrouver des grands nombres, mais puisqu'ils n'existent que dans notre représentation mentale, ce sont bien des états de connaissance. Il est clair qu'on a le droit en fiabilité de parler d'une probabilité de 10^-12 sans pour autant effectuer mille milliards d'essais.

Idée erronée qu'une probabilité est nécessairement objective

Cela est illustré par le paradoxe des camions prospecteurs : Un forage pétrolier coûtant cher, on se livre au préalable à des campagnes de prospection estimant une probabilité de trouver du pétrole ou non en forant à un endroit donné. Cette probabilité conduira en fonction de sa valeur, des coûts, et des réserves estimées (en probabilité elles aussi) à la décision de forer ou non. Imaginons deux camions prospecteurs l'un travaillant pour l'entreprise A et en début de campagne de mesure. Il estime la probabilité de présence de pétrole à 57%. Un autre juste en face travaillant pour l'entreprise B et en fin de campagne de mesure a ramené en fin de compte cette probabilité à 24 %. Tous les deux ont raison en fonction des mesures dont ils disposent. Quant au pétrole, il y en a, ou il n'y en a pas. Du point de vue de la roche, la « probabilité » est 1 ou 0, rien d'autre. C'est ainsi que des vérités multiples coexistent, parfois entre individus, parfois aussi chez le même individu. Cela explique le paradoxe invoqué par Auguste Detoeuf : « J'ai souvent vu des experts être d'avis contraires. Je n'en ai jamais vu aucun avoir tort » (Propos de O.L. Barenton, confiseur, 1951). Le Théorème de Cox-Jaynes conduit à considérer en fait toute probabilité comme subjective, ou plus exactement propre au vécu personnel de l'observateur, et qui évolue à mesure que ses connaissances se raffinent.

Cas du continu

Les probabilités peuvent ne pas concerner que des résultats discrets comme dans le jeu de pile ou face, mais également des résultats continus. En théorie des probabilités, un évènement se décrit comme un sous-ensemble « mesurable » d'un « univers » (ou ensemble des « possibles »). Les « évènements » sont des objets auxquels sont associées des probabilités. On nomme alors probabilité une application d'un ensemble d'évènements à valeurs dans le segment [0, 1], et l'image par cette application d'un évènement est appelée probabilité de l'évènement. Dans cette optique, des probabilités doivent être associées aux évènements de telle manière que pour des évènements deux à deux disjoints (c'est-à-dire, d'intersection deux à deux vide) A1, A2, A3…, la probabilité de leur union apparaît comme la somme de leurs probabilités, ou, avec les notations mathématiques, :P\left(A_1\cup A_2\cup A_3\cup\cdots\right) =P(A_1)+P(A_2)+P(A_3)+\cdots. Dans le cas particulier d'une « loi de probabilité discrète » l'univers est considéré comme un ensemble fini ou dénombrable \left\ de résultats à chacun desquels un nombre positif est associé en tant que sa probabilité. Les singletons \ sont des « évènements élémentaires ». L'un des univers discrets les plus simples est un ensemble fini \ à chaque élément duquel la même probabilité 1/n est associée. Un exemple d'univers qui n'est pas discret est le segment [ 0, 1 ]. À tout sous-intervalle ]a,b[ de [0, 1] la longueur de ]a, b[ est associée comme probabilité de ce sous-intervalle. La probabilité associée à n'importe quel singleton est dans ce cas 0.

Représentation et interprétation des valeurs de probabilité

Nous comprenons généralement que la valeur 0 représente des évènements pratiquement considérés comme impossibles (en toute rigueur, la définition de la probabilité par l'intégrale de Lebesgue rend théoriquement possible un évènement de probabilité zéro, par exemple celle qu'un nombre réel pris au hasard se trouve être un entier !) tandis que le nombre 1 représente au contraire des évènements pratiquement certains (bien qu'il y ait des interprétations plus avancées de la probabilité qui emploient des définitions plus précises). Les valeurs entre 0 et 1 sont des mesures de la probabilité de la réalisation, dans l'état de connaisance de l'observateur, de quelques évènements. En langage courant, ces nombres sont souvent exprimés comme des fractions ou pourcentages, et doivent être convertis sous forme de nombres à virgule, afin d'effectuer des calculs avec ceux-ci. Par exemple, si deux évènements sont tous deux équiprobables, comme obtenir pile, ou obtenir face en lançant une pièce de monnaie, nous exprimons la probabilité de chaque évènement comme étant « 1 sur 2 » ou « 50% » ou encore « 1/2 », où le numérateur de la fraction est le nombre de réalisations de l'évènement cible et le dénominateur est le nombre total des possibles relatifs à tous les évènements. Pour déterminer la probabilité, nous devons effectuer une division et l'écrire sous la forme « 0,5 ». D'autres façons pour exprimer les probabilités utilisent le mot « chance »; il y a plusieurs formulations qui font intervenir la chance :
- avec deux nombres qui représentent le nombre de réalisations de l'évènement cible et le nombre total de résultats possibles. Par exemple, il y a une chance sur deux pour que l'on obtienne face en lançant un pièce de monnaie.
- ou avec deux nombres qui représentent le nombre de réalisations d'un évènement et le nombre de réalisations de son contraire. Cela permet de comparer les chances de réalisation à celles de non réalisation. On a une chance contre une d'obtenir face en lançant une pièce de monnaie. Pour convertir en probabilité, on calcule la somme des deux nombres pour la placer au dénominateur d'une fraction, ici 1 contre 1 s'écrit 1/2 ; 3 contre 2 donnera une probabilité égale à 3/5 soit 0,6.

Lois (ou distributions) de probabilité

Une des notions les plus importantes en probabilité est celle de variable aléatoire. Une variable aléatoire est une application qui à un résultat possible de l'expérience associe une valeur. Une variable aléatoire va donc prendre telle ou telle valeur suivant le résultat obtenu; et ce ne sont pas les valeurs possibles de la variable, ni la valeur qu'elle prend une fois que l'on connaît le résultat de l'expérience qui sont aléatoires, mais la valeur qu'elle va prendre avant d'avoir effectué l'expérience. Les variables aléatoires furent introduites à l'origine pour représenter un gain. Par exemple effectuons l'expérience suivante, lançons une pièce de monnaie et suivant que le résultat est pile nous gagnons dix euros, ou face nous perdons un euro. Soit G la variable aléatoire qui prend la valeur 10 lorsque nous obtenons pile et la valeur 1 lorsque nous obtenons face. G représente le gain à l'issue d'un lancer de la pièce. La somme des probabilités de toutes les valeurs possibles d'une variable aléatoire valant un, ces probabilités sont en quelque sorte réparties sur ces différentes valeurs. On peut représenter cette répartition par un diagramme en bâton. Toute relation qui établit correspondance entre les valeurs prises par une variable et leur probabilité s'appelle une loi (ou distribution) de probabilité. Il y a plusieurs lois discrètes importantes, telles que la loi uniforme discrète, la loi binomiale, la loi de Poisson, la loi géométrique, la loi binomiale négative et la loi de Maxwell-Boltzmann. Voir l'article loi de probabilité

Remarques sur les calculs de probabilité

Plusieurs problèmes de probabilités se ramènent à un calcul de dénombrement. La difficulté pour calculer des probabilités réside alors uniquement dans la détermination du nombre de cas possibles, du nombre de cas favorables à la réalisation d'un évènement ou du nombre de réalisations d'un évènement. Il peut être aussi particulièrement difficile de tirer des conclusions signicatives à partir des probabilités calculées. Une énigme amusante de probabilité, le problème de Monty Hall met en évidence certains pièges. Pour en apprendre plus sur les fondements de la théorie des probabilités, voyez l'article sur les axiomes des probabilités et les articles sur le théorème de Cox-Jaynes et surtout le théorème de Bayes, qui expliquent l'utilisation des probabilités conditionnelles et des probabilités dites jadis subjectives (en fait, toute probabilité est de facto conditionnelle, ainsi que subjective).

Morphologie mathématique

On nomme morphologie mathématique l'étude des fonctions aléatoires (une fonction aléatoire se définit comme l'association à tout point d'un espace à 1, 2, 3 dimensions ou plus d'une variable aléatoire - voir aussi Processus stochastiques) et la possibilité d'estimer au mieux ces fonctions aléatoires à partir de mesures (c'est-à-dire de réalisations de la fonction aléatoire). L'usage des corrélations permet d'extraire beaucoup plus d'information des mesures (voir krigeage) qu'un usage des probabilités en se privant de l'information spatiale. Cette branche des probabilités a été créée par le professeur Jean Serra de l'École des Mines de Paris et est maintenant largement utilisée pour attaquer tous les problèmes où interviennent à la fois des probabilités et des coordonnées spatiales. Elle a suscité un appareil industriel nommé l'analyseur de texture qui établit par traitement d'image les corrélations dont elle a besoin.
- Présentation très claire : http://web.ccr.jussieu.fr/urfist/image_numerique/chapitre3.htm
- Krigeage : http://www.iag.asso.fr/articles/krigeage_juillet2002.htm
- Site de référence : http://cmm.ensmp.fr/

Voir aussi


- induction de Solomonoff
- épistémologie
- inférence bayésienne
- risque
- cyndinique
- probabilité (mathématiques élémentaires) pour une première approche de la notion ja:確率 simple:Probability th:ความน่าจะเป็น

Métonymie

La métonymie (du grec metônumia, « changement de nom ») est une figure de rhétorique par laquelle un concept est dénommé à partir d'un mot désignant un autre concept. Il existe donc une relation obligée comme, par exemple, la cause pour l'effet, la partie pour le tout, ou le contenant pour le contenu. La métonymie remplace un mot A par un mot (ou une courte expression) B :
- A « englobe » souvent B ou le contraire (les grammairiens l'appellent alors « synecdoque »), mais il peut n'y avoir qu'un rapport logique entre A et B.
- A n'est pas explicité (il a disparu : il est remplacé par B)
- de même, la relation entre A et B n'est pas explicitée
- en outre, il n'y aucun mot-outil signalant l'opération. La métonymie est très fréquente, car elle est « économique » : elle permet une expression courte et frappante. Il s'agit même là d'une des façons les plus courantes dont les mots prennent de nouveaux sens. Dès que le nouveau sens s'est bien implanté, on ne peut bien sûr plus parler de figure de rhétorique : par exemple, un mot aussi courant que verre (au sens de récipient) a une origine métonymique.

Exemples


- B est une partie de A (synecdoque), comme dans « une lame » pour désigner un couteau ou un escrimeur (« c'est une fine lame »), ou « une voile » pour désigner un voilier : Toutes les gueules noires se rassemblèrent.
- B est le contenant de A : Ils burent chacun un verre ensemble.
- B est la matière dont est fait A : Par ce temps-là, mieux vaut mettre une petite laine.
- B est l'auteur de A : Je ne me lasserai jamais de lire un Zola ou un Maupassant.
- B est joué par A : Alors le premier violon de l'orchestre attaqua son solo.
- B est utilisé par A : Mon père est une sacrée fourchette !
- B est la contenance de A : À l'entrée des joueurs, le stade s'est levé.

Voir aussi


- Synecdoque et métonymie
- Méronymie en Sémantique. Catégorie:Rhétorique Catégorie:Terminologie lacanienne

Guerre civile

Les guerres internes à un pays mettant aux prises une partie de la population contre l'autre, sont qualifiées de guerres civiles. Chacun voit dans son ennemi, et même en celui qui voudrait rester neutre, un traitre avec lequel il n'est plus possible de cohabiter, et avec lequel aucun compromis territorial n'est possible (comme cela serait possible avec un ennemi étranger). C'est pourquoi l'unique issue envisagée est bien souvent l'anéantissement de l'autre et de ses alliés réels ou potentiels (y compris femmes et enfants), avec emploi de la terreur, ce qui rend ces guerres meurtrières et sans merci. La plupart des dirigeants n'hésiteront donc pas à se lancer dans une guerre étrangère plutôt que de risquer une guerre civile. L'origine d'une guerre civile peut être aussi quelconque que celui d'une autre guerre. Il est également possible que sa cause réelle soit ailleurs que dans le prétexte affiché.

Principales guerres civiles


- Guerre civile anglaise (1135-1154)
- Croisade des Albigeois, de 1209 à 1229, à l'encontre des Cathares
- Guerre des Deux-Roses, du en Angleterre
- Guerres de religion du en France
- Guerre civile anglaise (1642-1649)
- Guerres de Vendée, de l'an III à VI (1793 à 1796)
- Guerre de sécession, de 1861 à 1865 aux États-Unis
- Guerre civile mexicaine, de 1910 à 1930
- Guerre civile russe de 1918 à 1921.
- Guerre civile chinoise, de 1928 à 1937, puis de 1945 à 1949
- Guerre civile espagnole, de 1936 à 1939
- Guerre civile grecque de 1946 à 1949
- Guerre du Liban, de 1975 à 1991
- Guerres civiles au Rwanda de 1959 à 1996
- Guerre civile de Sierra Leone, de 1991 à 2002
- Dislocation de la Yougoslavie de 1991 à 2002
- Guerre civile de Côte d'Ivoire (2002-2005)

Rubriques connexes

guerre - guerres de religion Catégorie:Types de guerres ja:内戦

Émeute

Une émeute est une manifestation ou un rassemblement accompagné de violence spontanée. Il s'en suit souvent des dégradations ou des violences contre des personnes. Les émeutes sont souvent dispersées par les forces de l'ordre. Certains pays disposent même de forces paramilitaires spécialisées dans les actions anti-émeutes.

Voir aussi

Liens internes


- Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises
- Émeutes de mai 68 (France, 1968)

Liens externes


- [http://www.bellesemotions.org/BEintro.html Editions Belles Emotions, éditrices de la Bibliothèque des Emeutes]
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- [http://www.enm.justice.fr/centre_de_ressources/dossiers_reflexions/nouveaux_aspects/delinquance.htm Les jeunes et les violences urbaines] vus par Joëlle Bordet Catégorie:Violence

1973

Catégorie:1973 Cette page concerne l'année 1973 du calendrier grégorien.

Événements

France


- 1 janvier : Pierre Messmer présente à Provins le programme de la majorité.
- 6 février : Incendie du CES Pailleron à Paris : 21 morts.
- 4 mars : Élections législatives en France : victoire de la droite (4-11 mars).
- 2 avril : Edgar Faure président de l'Assemblée Nationale.
- 3 avril : Pierre Messmer, Premier ministre, se succède à lui-même.
- En avril, Manifestations lycéennes contre la loi Debré qui supprime les sursis longs.
- 5 mai : Manifestations pour le droit à l'avortement.
- 3 juin : un Tupolev 144 s'écrase à Goussainville faisant 14 morts, lors d'une démonstration pendant le salon du Bourget.
- 22 juin : Congrès du PS, François Mitterrand réélu premier secrétaire (22-24 juin).
- 28 juin : Dissolution de la Ligue Communiste et d'Ordre Nouveau.
- 30 juin : Eclispe totale du soleil la plus longue du siècle (6 min 20 s).
- 11 juillet : un Boeing 707 de la compagnie Varig s'écrase dans la plaine de Saulx-les-Chartreux. 124 morts, 11 survivants.
- 14 août : Évacuation par la police de l'usine Lip de Besançon.
- 25 août : Rassemblement à La Cavalerie les 25 et 26 août de 80 000 personnes par les Paysans-travailleurs contre l'extenstion du camp militaire du Larzac.
- 23 septembre : Élections cantonales, progression du PS aux dépens du PCF et de la majorité.
- 19 octobre : Vote de la loi Royer.
- En octobre, Assemblée et Sénat décident la réduction à 5 ans du mandat présidentiel, mais Georges Pompidou annule la convocation du Congrès.
- 4 décembre : Début de l'affaire des micros du Canard Enchaîné.
- 14 décembre : L'Assemblée renvoie en commission le projet de loi sur l'avortement.

Europe


- 1 janvier : Le Royaume-Uni, l'Irlande et le Danemark entrent dans la CEE.

Monde


- 8 janvier : Reprise de négociations secrètes entre les États-Unis et le Viêt Nam à Paris.
- 22 janvier : Décision de la cour suprême des États-Unis légalisant, dans certaines conditions, l'avortement.
- 27 janvier : Accord de Paris sur le Viêt Nam : les États-Unis se retirent.
- 31 janvier : Début des négociations sur les forces en Europe centrale (MBFR).
- 8 février : Le Sénat ouvre une commission d'enquête sur le scandale du Watergate.
- 11 février : 1 libération de prisonniers de guerre américains au Viêt Nam.
- 21 février : L'aviation israélienne abat un Boeing 727 des Libyan Arab Airlines au-dessus du désert du Sinaï.
- 29 mars : Les derniers soldats américains quittent le Viêt Nam.
- 1 juin : La junte militaire grecque abolit la monarchie et proclame une république.
- 7 juin : Voyage de Willy Brandt en Israël (7-11 juin).
- 27 juin : Coup d'état en Uruguay, appuyé par l'armée le président Bordaberry prend tous les pouvoirs.
- 3 juillet : Début de la conférence d'Helsinki (CSCE).
- 15 août : Fin des bombardements américains au Cambodge, marquant officiellement la fin de 12 ans d'affrontements armés dans le sud-est asiatique.
- 11 septembre : Le gouvernement du Chili est renversé par un coup d'État militaire. Le président Salvador Allende se suicide (officiellement), le général Pinochet prend le pouvoir.
- 24 septembre : la Guinée-Bissau déclare son indépendance.
- En septembre, Entrée de la RFA et de la RDA à l'ONU.
- 6 octobre : Guerre du Kippour : quatrième guerre israélo-arabe (6-22 oct)
- 6 novembre : Révélations sur la famine en Éthiopie et dans d'autres pays du Sahel.
- 11 novembre : L'Égypte et Israël signent un cessez-le-feu.
- 28 novembre : Reconnaissance par la ligue arabe de l'OLP comme seul représentant du peuple palestinien.

Arts


- Première édition du fameux Prix de Lausanne, concours de danse classique, le 19 janvier 1973.
- Federico Fellini réalise Amarcord (d’après une locution en dialecte italien de la région Emilie Romagne qui signifie je me souviens ), film autobiographique.
- John Boorman réalise Délivrance.
- L'Arnaque de George Roy Hill remporte l'Oscar du meilleur film.
- L'Épouvantail de Jerry Schatzberg et La Méprise d’Alan Bridges remportent le Grand Prix du Festival de Cannes.
- Marco Ferreri présente La Grande Bouffe au Festival de Cannes et déclenche un scandale.
- Parution de L'Archipel du Goulag de Soljenitsyne.
- Premier Festival international du film fantastique d’Avoriaz.
- 4 édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. Les mille et une nuits, de Souheil Ben Barka (Maroc) obtient le grand prix (Etalon de Yennenga).
- David Bowie annonce le 3 juillet 1973 lors d'un concert à l’Hammersmith Odeon de Londres, à la surprise générale, 4 mois après la sortie du film Ziggy Stardust and the spiders from Mars de D. A. Pennebaker la fin du personnage Ziggy Stardust et de son groupe.
- Premières publications de la bande dessinée Hägar Dünor.

Sciences et techniques


- 6 avril : Lancement de la sonde Pioneer XI.
- Début de la mission Skylab III (1214 révolutions en 84 jours, 1 heure et 16 minutes) (fin en 1974).
- La sonde russe Luna 21 dépose sur la Lune le second véhicule automatique Lunakhod 2.
- Lancement de Mariner 10, seule sonde spatiale ayant survolé Mercure.
- Le scanner est inventé par Hounsfield.

Économie


- 6 octobre : Guerre du Kippour : quatrième guerre israélo-arabe (6-22 oct); début de la Crise économique.
- 17 octobre : L'OPEP décide une réduction des livraisons de pétrole.
- 23 décembre : Doublement des prix du pétrole.
- Le dollar est détaché de l'or.

Sport

Divers


- 3 janvier : Création de la fonction de médiateur (cf. ombudsman en Suède).
- 25 avril : Inauguration du périphérique de Paris.
- 9 mai : L’Australie et la Nouvelle-Zélande déposent une plainte à La Haye contre les essais nucléaires français.
- 200 Sioux occupent la ville de Wounded Knee pour protester contre les conditions de vie dans les réserves.
- Abolition de la peine de mort au Royaume-Uni pour les crimes de droit commun.
- Cohen et Boyer modifient des bactéries en introduisant des gènes étrangers, c’est le début du génie génétique.
- Début du règne de Charles XVI Gustave, roi de Suède.
- Entrée du Danemark, de l'Irlande et du Royaume-Uni dans la CEE.
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'américain Henry Kissinger et au nord vietnamien Le Duc Tho, qui le refuse.
- Nouvelle constitution en Birmanie instituant un régime à parti unique.
- Premier choc pétrolier suite à la guerre du Kippour.
- Premier vol autour de Jupiter de la sonde américaine Pioneer X.
- Suharto est réélu président de la république d’Indonésie.
- Choc pétrolier : augmentation du prix du pétrole (prix multiplié par 5) et crise économique et énergétique.

Naissances en 1973


- 11 février : Varg Vikernes, chanteur et compositeur norvégien
- 25 février : Hélène de Fougerolles, actrice française
- 20 mai : Elsa, chanteuse française
- 16 juin : Thomas Dutronc, guitariste de jazz manouche.
- 19 juin : Nâdiya, athlète et chanteuse française
- 3 juillet : Patrick Wilson, acteur étatsunien.
- 25 août : Fatih Akin, réalisateur allemand
- 13 septembre : Christine Arron, athlète.
- 18 septembre : Mark Shuttleworth, entrepreneur sud-africain
- 3 octobre : Neve Campbell, actrice canadienne.
- 22 novembre : Chadwick Trujillo, astronome américain. voir aussi::Catégorie:Naissance en 1973

Décès en 1973


- 5 janvier : Alexandre Arnoux, écrivain français.
- 22 janvier : Lyndon Johnson, ancien président des États-Unis
- 22 février : Jean-Jacques Bertrand, ancien premier ministre du Québec
- 6 mars : Pearl Buck romancière américiane
- 8 avril : Pablo Picasso, peintre espagnol et sculpteur.
- 19 avril : Hans Kelsen, juriste américain d'origine autrichienne (
- 1881)
- 20 juillet : Bruce Lee, américano-chinois, acteur, maître en arts martiaux
- 25 juillet : Louis St. Laurent, ancien Premier ministre du Canada
- 6 août : Fulgencio Batista, dictateur cubain
- 18 août : François Bonlieu, skieur
- 31 août : John Ford, réalisateur de cinéma américain
- 2 septembre : John Ronald Reuel Tolkien, écrivain anglais
- 11 septembre : Salvador Allende, président du Chili
- 15 septembre : Gustave VI Adolphe, roi de Suède
- 23 septembre : Pablo Neruda, poète, diplomate et journaliste chilien, prix Nobel de littérature.
- 26 septembre : Anna Magnani, actrice italienne
- 28 septembre : Fernand Raynaud, humoriste français
- 10 octobre : Ludwig von Mises, économiste autrichien
- 3 novembre : Marc Allégret, réalisateur, scénariste du cinéma
- 3 décembre : Adolfo Ruiz Cortines, président du Mexique, entre 1952 et 1958.
- 13 novembre : Bruno Maderna, compositeur et chef d'orchestre italien
- 13 décembre : Fanny Heldy, chanteuse d'opéra belge
- 17 décembre : Charles Greeley Abbot, astronome américain voir aussi::Catégorie:Décès en 1973 __NOTOC__ als:1973 ja:1973年 ko:1973년 ms:1973 simple:1973 th:พ.ศ. 2516

1992

als:1992 ko:1992년 ja:1992年 nb:1992 simple:1992 th:พ.ศ. 2535 Catégorie:1992 Cette page concerne l'année 1992 du calendrier grégorien.

Événements


- 1 janvier : Lancement du programme de réformes économiques de Egor Gaïdar en Russie.
- 9 janvier : Laurent Fabius remplace Pierre Mauroy à la tête du PS.
- 12 janvier :
  - Adoption par un référendum constitutionnel de la Constitution de la III République du Mali.
  - Naissance de HAL-9000, l'ordinateur de 2001: A Space Odyssey de Stanley Kubrick
- 15 janvier :
  - La CEE reconnaît l'indépendance de la Slovénie et de la Croatie.
  - Relance de l'affaire Urba-Sages sur le financemement du PS.
- 20 janvier : un Airbus A320 s'écrase près du Mont Sainte-Odile faisant 87 morts
- 22 janvier : Henri Emmanuelli remplace Laurent Fabius à la présidence de l'Assemblée Nationale de France.
- 31 janvier :
  - La Russie remplace l'URSS comme membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.
  - Louis Viannet remplace Henri Krasucki à la tête de la CGT.
- 7 février : Signature du traité de Maastricht par les différents pays concernés, il entrera en vigueur au 1 janvier 1993, l'Union européenne (UE) remplaçant alors la CEE ; il prévoit aussi l'Union économique et monétaire.
- 25 février : Promulgation par décret de la nouvelle Constitution du Mali, instaurant la III République.
- 29 février :
  - Référendum sur l'indépendance de la Bosnie.
  - Élections cantonales en France : recul du PS au profit de la droite.
- 1 mars : Indépendance de la Bosnie-Herzégovine
- 2 mars : Admission de l'Arménie, la Moldavie, L'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, et le Turkménistan au sein de l'ONU.
- 17 mars : Succès du référendum sur la participation des Noirs à la vie politique en Afrique du Sud.
- 22 mars :
  - L'opposition (Sali Berisha) remporte les premières élections libres en Albanie.
  - Recul du PS aux elections régionales.
- 27 mars : La CEI crée à Saint-Pétersbourg une assemblée interparlementaire.
- 31 mars : Fermeture de l'usine Renault de l'île Seguin à Boulogne-Billancourt.
- En mars, Changement de majorité en Corée du nord, le président Roh Tae-Woo démissionne au profit de Kim Young-sam.
- 2 avril : Démission du premier ministre Édith Cresson remplacée par Pierre Bérégovoy.
- 6 avril : Début de la guerre en Bosnie Herzégovine (avril 1992-août 1995).
- 8 avril : Annonce de la mise en place d'un moratoire sur les essais nucléaires français par François Mitterrand.
- 11 avril :
  - Signature à Bamako (Mali) du «Pacte National» consacrant le règlement du conflit du Nord du Mali.
- 12 avril :
  - La Cinq cesse d'émettre.
  - Premier tour de l'élection présidentielle au Mali.
  - Ouverture du parc Disneyland Paris et du complexe d'Euro Disney Resort.
- 13 avril : Non-lieu de la chambre d'accusation de Paris dans l'affaire Touvier.
- 26 avril : Deuxième tour de l'élection présidentielle au Mali : Alpha Oumar Konaré devient le premier Président de la III République.
- 29 avril : Des émeutes sanglantes commencent à Los Angeles, États-Unis, suite à l'acquittement de quatre policiers blancs qui avaient battu un automobiliste noir.
- En avril, Suspension des essais nucléaires français dans le Pacifique.
- 6 mai : Scission de la Fédération de l'éducation Nationale FEN.
- 7 mai : Signature à Bamako (Mali) du «Pacte Social pour l'amélioration des conditions de vie des travailleurs», entre l'État malien et l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM).
- 21 mai :
  - Création par Mitterrand et Helmut Kohl de l'Eurocorps (35000 à 45000).
  - Accord des Douze sur la politique agricole commune.
- 22 mai : Admission de la Croatie, de la Slovénie et de la Bosnie-Herzégovine au sein de l'ONU.
- 23 mai : Le ministre de la ville Bernard Tapie, inculpé de recel et abus de biens sociaux, démissionne.
- 26 mai : Le chômage atteint 10% de la population active.
- 30 mai : L'ONU vote un embargo contre la Yougoslavie.
- 5 juin : Fin de la période de «Transition démocratique» présidée par Amadou Toumani Touré au Mali.
- 8 juin : Au Mali, investiture du Président Alpha Oumar Konaré, premier Président de la III République, pour un mandat de cinq ans.
- 16 juin : Sommet George Bush et Boris Ieltsine sur la réduction des armements nucléaires.
- 22 juin : Ouverture du procès du « sang contaminé », mettant en cause des ministres et des responsables de la santé en charge du dossier du Sida.
- 23 juin : Accord russo-ukrainien sur le partage de la flotte de la mer Noire.
- 29 juin : Violentes manifestations des transporteurs routiers contre le permis à points.
- En juin, Refus de ratifier le traité de Maastricht par les électeurs danois : obligation de le réformer.
- 8 juillet : création de la carte à puce bancaire
- 9 juillet : Sommet de la CSCE (52 pays) à Helsinki.
- 12 juillet : M. Rocard est désigné « candidat naturel » du PS pour la prochaine élection présidentielle.
- 2 août : Révélation sur la mise en place de camps de concentration par les Serbes en Bosnie, début de l'« épuration ethnique ».
- 6 septembre : Elections législatives au Liban; succès du Hezbollah.
- 14 septembre : Inculpation de Henri Emmanuelli en tant qu'ancien trésorier du PS.
- 20 septembre : Référendum en France sur le Traité de Maastricht : courte victoire du OUI (51%).
- 22 septembre :
  - La République fédérale de Yougoslavie (Serbie-Monténégro) est exclue de l'ONU.
  - En France crue de l'Ouvèze (42 morts et 5 disparus dont la majorité à Vaison-la-Romaine)
- 28 septembre :
  - Début des émissions d'Arte, chaîne culturelle franco allemande.
  - Lancement de « Arte », chaîne culturelle franco-allemande, sur le 5e réseau hertzien.
- 4 octobre : Un avion cargo de la compagnie aérienne El Al s'écrase dans la banlieue d'Amsterdam, faisant 43 morts.
- 8 octobre : La sonde Pioneer XII se consumme lors de son entrée dans l'atmosphère vénusienne
- 9 octobre : L'accord de Bichkek (Kirhizie) maintient une zone rouble entre Russie, Biélorussie, Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizie, Arménie.
- 23 octobre : A un mille du port de Trouville-sur-Mer, le Naufrage du "Laiss'dire" provoque la mort de trois personnes.
- 23 octobre : Condamnation de deux responsables dans l'affaire du sang contaminé, l'opposition tente de mettre en cause l'ancien premier ministre L. Fabius.
- 1 novembre : Loi Evin contre le tabagisme et la publicité sur l'alcool.
- 3 novembre : Élection de William (« Bill ») Jefferson Clinton (Démocrate) comme président des États-Unis.
- 9 novembre : François Mitterrand annonce un projet de réforme constitutionnelle.
- 27 novembre : La Cour de Cassation renvoie Paul Touvier devant la justice.
- 9 décembre : Début de l'intervention humanitaire (« restore hope ») en Somalie (États-Unis, France...).
- 19 décembre :
  - Adoption du nouveau code de procédure pénale et projet de loi contre la corruption.
  - Laurent Fabius, Georgina Dufoix et Edmond Hervé sont mis en accusation dans le cadre de l'affaire du sang contaminé.
- 23 décembre : Texte annulant les procédures de licenciement non accompagnées de plan de reclassement.
- 24 décembre : Retour de Bernard Tapie au gouvernement.
- « Impitoyable » de Clint Eastwood remporte l'Oscar du meilleur film.
- La CEE reconnaît l'indépendance de la Slovénie, de la Croatie et de la Bosnie-Herzégovine.
- La Tchécoslovaquie est partagée en deux états indépendants.
- Le prix Nobel de la paix est attribué à la guatémaltèque Rigoberta Menchú Tum.
- Le nombre de domaines de l'Internet passe le cap des 1000000.
- Les meilleures intentions de Bille August remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- Tous les matins du monde d'Alain Corneau remporte le César de meilleur film.

Brésil


- Procédure de destitution du président Fernando Collor de Mello, accusé de corruption financière. Le vice-président Itamar Franco assume la présidence de la République. Il sera acquitté en 1994 faute de preuves.
- Conférence de Rio : En juin, sommet « Planète Terre » organisé par les Nations unies à Rio de Janeiro, au cours duquel est adopté une déclaration sur ls droits et responsabilités des pays dans le domaine de l'environnement.

Algérie


- 11 janvier : Annulation du second tour des élections législatives après le succès du FIS au premier en Algérie
- Conséquence, démission du Président Chadli Bendjedid remplacé par