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Cette page concerne l'année -330 du calendrier julien proleptique.
Événements
Monde romain
- À Rome, consulat de L. Papirius Crassus, L. Plautius Venno.
- Le territoire de Rome est de 6400 km². L’Etrurie méridionale fournit de riches terres à blé. Les populations du Latium et de la montagne sont liées à la cause de Rome, qui apparaît comme la principale puissance de l’Italie centrale.
Monde grec
- Révolte du stratège macédonien de Thrace contre Antipater. Agis III de Sparte assiège Mégalopolis et défait le chef macédonien Corragos. Antipater obtient la soumission de la Thrace, puis descend dans le Péloponnèse et vainc Agis à Mégalopolis. Agis est tué (printemps).
- À Athènes, procès de la couronne intenté par Eschine contre Démosthène, qui est acquitté (cf. Sur la couronne).
- Disette à Athènes provoquée par des difficultés de ravitaillement.
- le roi d'Épire Alexandre Ier d'Épire, dit Alexandre le Molosse, est tué en Italie du Sud dans une bataille contre les peuples de la région.
Proche-Orient
- Avril : Défaite de Darius III devant Alexandre le Grand qui incendie Persépolis, selon la légende pour plaire à sa maîtresse Thaïs et pour venger la destruction de l'Acropole en 480 av. J.-C.
- Alexandre le Grand occupe Pasargades et Ecbatane, puis se proclame roi d’Asie.
- Assassinat de Parménion et exécution de son fils Philotas sur ordre d’Alexandre à Ecbatane.
- Darius III, en fuite, est assassiné par Bessus, le satrape de Bactriane et de Sogdiane à Hécatompylos. Bessus prend le titre de Grand Roi. Alexandre célèbre des funérailles royales à Darius et déclare qu’il continue la guerre pour le venger.
Art & culture
- Les deux livres des chroniques de l'Ancien Testament sont consignés.
- Sur la couronne de Démosthène.
- Buste d’Alexandre le Grand, de Lysippe.
Science & techniques
- Le philosophe et savant grec Aristote écrit un Traité sur la connaissance du temps (météorologie).
- Travaux de l’astronome Autolycos de Pythane Sur les levers et couchers des étoiles fixes et Sur la sphère.
Naissances
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- Antiphane, poète comique, auteur de 300 comédies (né v. 405 av. J.-C.)
- Darius III
- Alexandre le Molosse, roi d'Épire, tué en luttant contre les peuples d'Italie du sud.
Catégorie:330
Article principal : 330
Catégorie:Chronologie du IVe siècle
Années 340
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Années 320
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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335Catégorie:335
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Années 310 | Années 320 | Années 330 | Années 340 | Années 350
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Cette page concerne l'année 335 du calendrier julien.
Événements
- 13 septembre : consécration de la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem.
- 17 septembre : ouverture d’un concile à Jérusalem qui réhabilite Arius.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Constantin, soucieux de régler sa succession, divise l’empire entre ses trois fils et deux de ses neveux, Delmatius et Hanniballianus. Constantin II, l’aîné, devait recevoir la Bretagne, la Gaule et l’Espagne ; Constance, l’Asie, la Syrie et l’Égypte ; Constant, l’Italie, l’Illyricum et l’Afrique ; Delmatius, les Balkans ; Hanniballianus l’Asie orientale avec le titre de roi.
- Juillet-septembre : synode arien de Tyr réuni par Constantin I. Les partisans d’Eusèbe de Césarée et les mélétiens condamnent et déposent Saint Athanase l’évêque d’Alexandrie qui est exilé à Trèves (jusqu'en 337).
- Les lettres d’Apsyrte fondent la médecine vétérinaire.
- Début du règne de Samudragupta, roi indien, créateur d’un vaste empire dans la plaine du Gange. >375
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Flavius Rufinus (parfois appelé Rufin), préfet du prétoire de l' empereur romain Théodose Ier et régent de l’ empire romain d'Occident pendant la minorité d'Honorius. († le 27 novembre 395).
Décès
- 31 décembre : mort du pape Sylvestre Ier
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333Catégorie:333
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Années 310 | Années 320 | Années 330 | Années 340 | Années 350
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Cette page concerne l'année 333 du calendrier julien.
Événements
- Un habitant de Bordeaux se rend en pèlerinage à Jérusalem et en laisse un récit qui est parvenu jusqu'à l'époque contemporaine : [http://www.jerusalem-pedibus.net/site_fr/borde_fr.html L'Itinéraire de l'Anonyme de Bordeaux vers Jérusalem]. Le pèlerin gaulois passe par la vallée du Danube, Constantinople et l’Asie Mineure.
- Constantin I règle les rites de la cour (cérémonial byzantin).
- « Matheseos libri VIII » de l’astrologue sicilien Firmicus Maternus.
- Construction de la première basilique de Saint-Pierre à Rome (222-227).
- Ezana est converti au christianisme par un missionnaire copte nomme Frumentius.
- Frumentius est consacre alors Abuna, c'est-à-dire évêque d'Éthiopie par Athanase le patriarche d'Alexandrie.
Naissances
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Décès
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ko:333년
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Années -350 | Années -340 | Années -330 | Années -320 | Années -310
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Cette page concerne l'année -331 du calendrier julien proleptique.
Événements
Chine
- Qin fait prisonnière l’armée de Wei. 80 000 hommes sont décapités.
Monde romain
- À Rome, consulat de C. Valerius Potitus (Flacus), M. Claudius Marcellus.
- Traité de Rome avec les Gaulois Sénons.
Monde grec
Levant
- Printemps : Alexandre le Grand, roi de Macédoine, quitte l'Egypte et gagne la ville de Tyr conquise un an plus tôt. Il y reçoit une délégation d'Athènes qui implore et obtient la libération des prisonniers athéniens qui avaient combattu dans les rangs perses lors de la bataille du Granique.
- fin du printemps/début de l'été : Alexandre quitte la ville de Tyr et remonte vers le nord afin de rencontrer son adversaire Darius III.
- A la mort du gouverneur de Samarie, Sanballât, Parménion nomme Andromachos gouverneur grec de Samarie ou de Coelésyrie. Cette nomination est mal accueillie par les Samaritains qui s’emparent d’Andromachos et le brûlent vif. A son retour d’Egypte, Alexandre marche sur Samarie, et après avoir châtié les assassins du préfet, il nomme Memnon à la place d’Andromachos.
- Les représailles d’Alexandre contre Samarie et la construction du temple sur le mont Garizim expliquent la renaissance de Sichem au début de l’époque Hellénistique.
Mésopotamie
- Fin juillet/début août : Alexandre franchit l'Euphrate.
- 20 septembre : Alexandre le Grand franchit le Tigre.
- : Alexandre défait le roi perse Darius III à la bataille de Gaugamèles.
- Alexandre est proclamé roi de l'Asie. Il prend Babylone où il est accueilli en libérateur. Il honore les dieux du pays et nomme satrape de Babylonie le Perse Mazaios. Suse tombe sans résistance. A Suse, Alexandre retrouve le butin que Xerxès avait pris à Athènes et le renvoie aux Athéniens. En marchant sur Persépolis, il se heurte à un peuple montagnard, les Uxiens, puis au satrape Ariobarzanès, et subit de lourdes pertes. Il livre Persépolis au pillage de ses troupes et y passe l’hiver.
Grèce
- Répression par Antipater, général d'Alexandre le Grand d'une révolte spartiate à Mégalopolis. Le roi de Sparte Agis III est tué.
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328 ko:328년
Catégorie:328
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Années 300 | Années 310 | Années 320 | Années 330 | Années 340
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Cette page concerne l'année 328 du calendrier julien.
Événements
- Début de l'ancien empire maya, daté par la plus ancienne stèle commémorative, à Vaxactun.
- Une partie des chrétiens d'Afrique du Nord suivent Donat (Donatistes).
- Axide : l'alliance catholique avec l'Empire romain trahit l'universalisme chrétien.
- 18 avril : mort de l'évêque d'Alexandrie, Saint Alexandre (312), qui est remplacé le 8 juin par Saint Athanase pour une durée de près de 45 ans. >(373)
- Athanase (295-373), évêque d’Alexandrie. Son intransigeance envers les ariens (Constantin lui a demandé d’admettre à nouveau Arius dans la communauté chrétienne) lui vaudra d’être exilé cinq fois de son siège épiscopal au profit du patriarche Georges. Alexandrie est plongée dans la guerre civile entre chrétiens.
Naissances
- Valens, empereur romain.
Décès
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327Catégorie:327
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Années 300 | Années 310 | Années 320 | Années 330 | Années 340
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Cette page concerne l'année 327 du calendrier julien.
Événements
- Début de la construction de la cathédrale d'Antioche. (Fin en 341)
- Eglise Saint Pierre du Vatican.
- Parution d'une Lettre à l'empereur Constantin, écrite par Arius.
- Devant la pénurie de main-d’œuvre dans les campagnes, Constantin ordonne que les esclaves ruraux ne soient vendus qu’à l’intérieur même de la province où ils résident.
Naissances
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Décès
- Arnobe de Sicca, rhéteur né vers 245.
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325
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Cette page concerne l'année 325 du calendrier julien.
Événements
- Constantin assure personnellement la protection du Danube. Il bat les Goths, les Vandales et les Sarmates.
- Constantin rappelle sa mère sainte Hélène et la proclame Augusta.
- Le chrétien Acilius devient préfet de Rome.
- Constantin I supprime les combats de gladiateurs et interdit de condamner les criminels aux jeux du cirque.
- 29 mai : Loi interdisant de séparer dans les ventes les familles d'esclaves.
- Les classes sociales du Bas-empire sont figées et deviennent héréditaires. Constantin, par la loi du 7 octobre 325 et la circulaire du 24 octobre 326, attache définitivement les membres des Sénats municipaux, les curiales, à leurs fonctions administratives et financières ; c’est aussi le cas pour les personnels des bureaux (les officiales), les soldats dont les fils sont astreint au service comme leur pères.
- Traité d'Arius sur les contradictions du dogme de la Trinité. Arius affirme que le Christ ne possède qu’une divinité secondaire, qu’il n’est pas « de même nature que le Père ».
- Un culte orthodoxe est établi.
- Constantin I convoque et préside le concile œcuménique mondial des évêques à Nicée, en Asie Mineure. Le Concile s'ouvre le 20 mai en présence de 318 évêques et de légats du pape Sylvestre Ier.
- L'arianisme est déclaré hérétique, l'identité de nature de Dieu et du Christ ayant été reconnue au cours du concile. Arius est exilé provisoirement ainsi qu'Eusèbe de Césarée.
- Publication du Symbole de Nicée
- Clôture du Concile le 19 juin.
- L'Église catholique fixe définitivement la fête de Pâques au premier dimanche après la pleine lune de printemps.
- Début de la diffusion du christianisme en Géorgie après la conversion du roi Miriam (vers 325, la date est imprécise).
- En Perse, un synode fixe le texte de l’Avesta, perdu depuis la conquête d’Alexandre et reconstitué à partir de traditions orales.
- Le roi d’Aksoum Ella-Amida abat définitivement ce qui reste du royaume de Méroé et érige une stèle commémorant sa victoire dans les ruines de la capitale. Il est assez puissant pour se permettre, en représailles d’opérations ordonnées par Constantin contre les Blemmyes, ses alliés du Nord, de capturer près d’Adoulis des navires romains. Son règne s’achève vers 320-325.
- Son fils mineur Ezana lui succède, sous la régence de sa mère et règne jusqu'en 390. Son père lui laisse comme conseillers les deux jeunes chrétiens d’origine syrienne, Frumentius et Aedesius, amenés naguère dans le pays par un naufrage. Ceux-ci fondent à Aksoum une communauté chrétienne gréco-syrienne.
- Dynastie pallava dans le Sud-Ouest de l'Inde (325-897).
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- Mort probable de Lactance, rhéteur et apologiste chrétien.
Catégorie:325
ja:325年
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Rome antique
La Rome antique est le cadre de la naissance, de l'avènement et de la disparition de la civilisation romaine antique. Débutant comme un simple assemblage de villages, l'humble bourgade vit ensuite son histoire se confondre avec celle du monde méditerranéen du début de l'ère chrétienne à la fin de l'Antiquité.
C'est pourquoi vous ne trouverez ici qu'une synthèse de l'histoire romaine, développée dans des articles plus conséquents sur les pages adéquates.
La fondation de Rome (-753)
D'après la légende latine, Romulus fonda la ville de Rome à l'emplacement du Mont Palatin près du Tibre vers -753 et y regroupa des groupes de latins, de sabins, et peut-être d'étrusques. L'archéologie a établie que le peuplement des collines de Rome a commencé vers le , et s'est accéléré à partir du .
Se référer à l'article Fondation de Rome.
Après Romulus et ses successeurs légendaires, ce sont les rois Étrusques qui en occupant la région vont faire de Rome une véritable ville vers 600 av. J.-C., en la dotant d'une muraille, en aménageant le Forum et en bâtissant le sanctuaire du Capitole.
C'est probablement sous la Royauté que s'élabore la religion romaine, mélange d'archaïsmes indo-européens et d'influences grecques et étrusques. Les anciens Romains attribueront leurs succès militaires à la qualité scrupuleuse de leur piété envers les dieux.
Se référer à l'article sur la monarchie romaine.
Se référer aux articles sur la religion romaine, la mythologie romaine, les fêtes religieuses romaines.
La République romaine (-509 à -27)
-27
De res publica (lat.) « la chose publique ».
Tarquin le Superbe est le dernier roi de Rome. Tyrannique, autoritaire, il fut chassé par les Romains en -509 ; la République romaine est fondée, gouvernée par le Sénat romain et les magistrats élus du peuple romain (populus ne désigne, à l'époque, qu'une partie de la population, les patriciens).
À ses débuts, la République romaine est déchirée par les conflits entre la plèbe et le patriciat. Elle finit par se doter en -367 d'institutions qui équilibrent le pouvoir du patriciat et modèrent celui des consuls.
Rome commence son expansion par la conquête de l'Italie centrale par la prise de Véies en -396. Le sac de Rome en -390 est le début d'une longue période où Rome ne fut jamais prise par ses ennemis, jusqu'en 410 et le sac de Rome par Alaric.
Progressivement, Rome affronte ses voisins et agrandit peu à peu son territoire, tandis que les plébéiens obtiennent en -300 l’égalité politique. Rome domine toute l'Italie en -272.
À partir de -264, dans son affrontement contre Carthage lors de la première guerre punique et de la deuxième guerre punique, Rome conquiert la Sicile, la Corse et la Sardaigne, l'Hispanie et devient la première puissance de la Méditerrannée occidentale en -202. Tributaire de Rome, Carthage est finalement détruite en -146.
Les légions romaines, de plus en plus efficaces, interviennent en Grèce, en Macédoine, en Asie Mineure. Durant le IIe siècle av J.-C., Rome soumet la Grèce et en retire une grande influence culturelle. Les élites connaissent la richesse des butins, tandis que la crise sociale monte en Italie. La République qui dût son succès à un équilibre entre ses différentes composantes sombre devant son agrandissement trop brutal, ses institutions prévues pour une ville se révélent inadaptées à la gestion d'un empire. A partir de -133, les tensions se multiplient (cf. les Gracques), des ambitieux luttent pour le pouvoir : Marius contre Sylla, Cinna, Pompée contre Jules César, Octave contre Marc Antoine.
Se référer à l'article sur les Institutions de la République romaine pour connaître l'organisation politique de la République.
Se référer aux articles Histoire de la République romaine et à la liste des consuls pour la chronologie.
Se référer à l'article sur la Société de la République romaine pour connaître l'organisation sociale de la République.
L'Empire romain (-27 à 395)
L'Empire romain commence après la mort de Jules César avec l'avènement d'Octave Auguste. Ménageant l'ordre sénatorial, il assoit son pouvoir personnel. Grâce aux légions, il agrandit considérablement le territoire romain, et l'organise en provinces romaines, qu'il gère avec la collaboration de l'ordre équestre.
Ses successeurs les empereurs Julio-Claudiens, les Flaviens et les Antonins mènent l'Empire romain à son apogée. Au , la superficie de l'Empire romain est à son maximum. Rome est avec un million d'habitants la plus grande ville du monde méditerrannéen, avec une organisation spécifique.
La pax romana favorise la prospérité, les colonies se développent grâce à l'évergétisme de leurs élites, les grandes métropoles comme Carthage, Antioche, Alexandrie refleurissent.
Se reporter à l'article Organisation de la ville de Rome pour découvrir les solutions mises en place pour gérer cette gigantesque agglomération
L'empire romain tardif
La défense contre la pression croissante des peuples germaniques contribue à la militarisation de l'Empire, qui connaît après les Sévères une terrible crise politique et économique au , et parvient à se redresser au au prix de transformations considérables : partage du pouvoir entre empereurs (tétrarchie, puis Auguste assistés de Césars), transfert de la capitale à Constantinople, absolutisme, alourdissement de l'admnistration, germanisation de l'armée. La montée du christianisme accompagne cette transformation.
L'Empire romain adoptera définitivement le christianisme au .
Se référer à l'article sur l'Empire romain et à la Liste des empereurs romains.
Se référer à l'article sur Province romaine et à la série d'articles consacrés à chaque province
La dissolution de l'Empire romain (après 395)
Après une ultime réunification en 394 sous Théodose I, l'Empire est divisé en deux moitiés :
- L'Empire romain d'Occident est submergé en l'espace de deux générations par les peuples germaniques et s'efface en 476, ce qui marque la fin conventionelle de l'Antiquité,
- L'Empire romain d'Orient résiste et s'adapte, devenant progressivement l'Empire byzantin qui subsistera jusqu'en 1453.
Se référer à l'article sur Empire romain d'Occident, Empire romain d'Orient et Empire byzantin.
Organisation militaire, politique, religieuse et institutions romaines
Voir aussi :
- Cursus honorum
- Relations de la religion romaine aux autres religions
Art
Issu des influences italiques, l'art romain prend son essor au contact de l'art grec qu'il va longtemps imiter.
Voir l'article détaillé : art romain
Architecture
L'architecture romaine s'épanouit dans les villes, les romains innovent dans la généralisation de la voûte en plein cintre, et l'emploi systématique du mortier (opus caementicium).
Voir la typologie des monuments dans la catégorie Architecture romaine
Voir la liste des monuments dans la catégorie Liste de monuments romains
Voir l'article sur l'Épigraphie latine
Littérature
Les Romains révolutionnèrent le support écrit des livres, en lui donnant la forme moderne que nous connaissons : ils généralisèrent le codex, volume de feuilles reliées, plus maniable et plus aisé à lire que le traditionnel rouleau.
Voir l'article sur la littérature latine, et la catégorie:Littérature grecque d'époque romaine.
Vie quotidienne
- Les noms romains (système des tria nomina) et les prénoms romains
- le costume : la toge, la stola
- l'habitat : domus, insula et villa
- Le calendrier julien
- Les chiffres romains
- Les jeux du cirque
- Les thermes romains
- La monnaie romaine
- Les unités de mesure romaines
- Les ergastules (Prisons et cachots)
Bibliographie
- La civilisation romaine de Pierre Grimal, 1960, réédité en 1981 chez Flammarion
- Histoire générale de l’Empire romain de Paul Petit, 1974, édition du Seuil
- L’art de l’ancienne Rome, Bernard Andreae, 1973, éditions d’Art André Mazenod
- [http://perso.wanadoo.fr/revuesocialisme/s10empireromaine.htm L'impérialisme romain - une analyse marxiste] par l'archéologue anglais Neil Faulkner
Liens externes
- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/ Parcours virtuels de Rome] : panoramas virtuels et galeries de photos (ita/ing/fr)
- [http://www.insecula.com Site insecula (Égypte, Rome, et Grèce antique).]
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Consul Les consuls de Rome
Consul est le titre donné aux deux magistrats principaux élus chaque année par les Romains sous la République.
Après la chute de la monarchie romaine, des magistrats succèdent aux rois. Selon certaines sources, le consulat n'est pas une institution latine, car l'habitude à la chute de la royauté était plutôt d'instituer un dictateur, c'est à dire un homme seul qui a un pouvoir immense mais pour une durée limitée.
Dans les premiers temps de la République, les premiers magistrats, toujours deux (principe de collégialité, ou imperium duplex), s'appelaient praetores (préteur). Ce terme se retrouve ensuite dans le nom que porte les officiers à la tête des armées romaines, dans la désignation de la tente principale d'un camp légionnaire (praetorium), dans la garde de certains généraux en chef à l'époque républicaine, la Garde prétorienne, ou dans la porta praetoria. A partir de -305 environ, le terme consules est introduit. Il signifie vraisemblablement "ceux qui vont ensembles" (alors que praetor signifie "celui qui va de l'avant"), et provient étymologiquement de con (ensemble) et de salio.
Les Consuls sont élus par les Comices centuriates, présidés pour l'occasion par un Consul, un Dictateur ou un Interrex.
Jusqu'en -366 le consulat est strictement patricien. La loi de C. Licinus permet à L. Sextius de devenir le premier consul plébéien.
Dans un premier temps les Consuls sont détenteurs de tous les pouvoirs du roi, sauf celui de Rex sacrorum, fonction sacerdotale. Leur imperium consulaire était le pouvoir suprême à Rome, figuré par les douze licteurs qui précède le Consul. Néanmoins, cet imperium est suspendu le temps de la dictature (vingt quatre licteurs). Détenteur également au début des pouvoirs judiciaires, ils s'en sépareront ensuite quand la préture sera organisée en magistrature distincte, dotée de l'imperium minus. Le pouvoir du census, c'est à dire de tenir l'album sénatoriale, passera également des mains des Consuls à celles du Censeur, en -443. L'imperium proconsulaire, c'est à dire le pouvoir consulaire sur une province définie, est quasiment illimité.
Les Consuls à Rome sont supérieurs à tous les autres magistrats, sauf aux Tribuns de la Plèbe. Ils convoquent le Sénat, exécutent ses décisions, convoquent les assemblées du peuple et les président, surveillent les élections... Ils peuvent même sanctionner un magistrat inférieur en rang. Ce sont également les commandants suprêmes de l'armée.
Ils donnent leur nom à l'année de leur mandat (on parle de consul éponyme). Sous l'empire, la magistrature est vidée de son pouvoir, et seuls subsistent des consuls dits suffects. Seul l'empereur exerce l'imperium lié au consulat.
Enfin, quand la dictature est tombée en désuétude, les pleins pouvoirs étaient remis aux Consuls par un sénatus-consulte ultimum : viderent operam consules, ne quid respulica detrimenti caperet (prenez garde Consuls à ce que la République ne souffre aucun dommage). Par ce sénatus-consulte, les consuls étaient investis du pouvoir dictatorial, sans restriction du sénat, mais pour un temps limité.
Clovis reçu en son temps les insignes consulaires, selon Edward Gibbon.
Le mot consul dans le contexte romain s'abrège couramment en : COS, suivant le modèle des épigraphes antiques.
Pour désigner une personne ayant été huit fois a cette charge, on écrit COSVIII : Consul pour la huitième fois.
Voir aussi
Fastes consulaires (liste des consuls) - Cursus honorum
Significations ultérieures
- Au Moyen Âge, le nom de consul est donné à certains échevins du midi de la France.
- Le Consulat est une période clôturant la Révolution française : la direction du pays revint à trois consuls, mais dans les faits les pouvoirs se concentrèrent progressivement dans les mains du seul Premier consul Napoléon Bonaparte jusqu'à son couronnement impérial en 1804.
- Aujourd'hui, le consulat est une fonction diplomatique, inférieure à celle d'ambassadeur. On distingue le consul général, chargé des questions diplomatiques dans certaines grandes villes ne disposant pas d'ambassade (donc généralement autres que la capitale) et le consul, chargé de l'appui aux ressortissants de son pays.
Catégorie:Politique de la Rome antique
ja:執政官
ko:집정관
Latium
Le Latium, ou Lazio en italien, est une région de l'Italie Centrale peuplée d'environ 5 millions d'habitants, et a comme capitale Rome. Elle est délimitée par la Toscane, l'Ombrie, les Abruzzes, la Molise, la Campanie et la mer Tyrrhénienne.
Histoire
Le Latium est habité depuis le par les Latins qui subissent la domination étrusque. Pour lutter contre celle-ci, ils ont formé la Ligue latine, qui comprenait une trentaine de cités, dont Albe. Au , le Latium fut soumis par Rome et ses habitants devinrent des citoyens romains.
Géographie
Le Latium est drainé par le Tibre au nord et le Garigliano au sud, elle comprend trois zones géographique. À l'est, l'Apennin abruzzais (monts Sabins, Ernici et de la Meta, dépassant tous 2 000 m) domine les vallées de la Sabine qui est la région du nord, et de la Ciociaria qui est celle du sud. Au centre, une zone de collines s'allonge du nord au sud sous la forme de reliefs volcaniques (monts Albains, Cimini, Volsini), s'élevant au-dessus des lacs (Bracciano, Bolsena), ou des massifs calcaires (mont Lepini). À l'ouest, la vallée du Tibre et la campagne romaine annoncent la plaine littorale, sablonneuse et marécageuse (en partie asséchée dans les marais Pontins).
Démographie
Avec ses 5 100 000 habitants, la Lazio est une région importante d'Italie. Sa densité de 297 hab./km² est élevée et le taux d'urbanisation (nombre de villes) l'est aussi.
Économie
L'économie du Latium est basée sur la polyculture dans la campagne (avec les vignobles de Frascati), bovins dans les vallées, ovins sur les collines, grande culture mécanisée sur les terres asséchées des marais Pontins. À Rome l'industrie domine, la région de Latina possède la centrale nucléaire de Foce Verde, des usines de pneumatiques, de tabac, de céramique). À Gaète, il y a une importante raffinerie de pétrole, à Civitavecchia c'est de la cimenterie, à Rieti les textiles synthétiques et enfin à Tarquinia la chimie domine.
Culture
La culture du Latium se compose de la culture romaine et étrusque.
Politique
Tourisme
Le Latium est bien desservi dans les transports et reçoit ainsi des millions de touristes et de pèlerins car le Vatican est la capitale du Christianisme.
Administration
Il est subdivisé en cinq provinces : Frosinone, Latina, Rieti, Rome, Viterbe.
- Communes de la province de Frosinone (91)
- Communes de la province de Latina (33)
- Communes de la province de Rieti (73)
- Communes de la province de Rome (121)
- Communes de la province de Viterbe (60)
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Catégorie:Région italienne
ja:ラツィオ州
Antipater (général)
Antipater, en grec ancien Ἀντίπατρος / Antipatros (397–319 av. J.-C.), l'un des plus grand généraux de Philippe II de Macédoine, puis de son fils Alexandre le Grand.
Pendant qu'Alexandre était en Orient, il fut gouverneur de Macédoine et des États grecs. Il remplit sa mission avec succès etouffant les rebellions de Sparte et de la Thrace. Cependant les intrigues d'Olympias, la mère du roi, entraînèrent son remplacement par Cratère. Après la mort d'Alexandre, il reprit la direction de la Macédoine et de la Grèce et dut faire face à un soulèvement d'une ligue de cités grecques, appelé guerre lamiaque (323/322). Assiègé en 323 dans la ville de Lamia il parvint, non sans difficultés, à se dégager et écrasa la flotte grecque au printemps de 322 à Amorgos imposant la paix à Athènes. Il poussa l'orateur athénien Démosthène, l'un des chefs de la révolte avec Hypéride, au suicide en exigeant sa reddition. Il resta loyal à la dynastie macédonienne, et fut choisi comme régent à la mort de Perdiccas en 321 par les diadoques. Mais il était déjà âgé et sa mort naturelle en 319 précipita le démantèlement de l'empire d'Alexandre.
Il eut pour fils Cassandre de Macédoine.
Catégorie:Époque hellénistique
Catégorie:Macédoine antique
Catégorie:Personnage de la Grèce antique
Antipater
Antipater
SparteSparte (en grec ancien Σπάρτη / Spártê, en dorien Σπάρτα / Spárta), ou Lacédémone (en grec Λακεδαίμων / Lakedaímôn) est une ancienne ville grecque du Péloponnèse, située sur l'Eurotas, dans la plaine de Laconie, entre le Taygète et le Parnon. Elle était la capitale de la Laconie et l'une des cités-États les plus puissantes de la Grèce antique, avec Athènes et Thèbes.
Thèbes
Histoire
Pendant l'époque archaïque, Sparte émerge comme la première des cités grecques, championne de la Grèce pendant les Guerres médiques. Au , elle devient rivale d'Athènes, livrant contre elle la longue Guerre du Péloponnèse. La victoire lui donne l'hégémonie, mais celle-ci est de courte durée : rapidement, l'irruption de la Macédoine dans le jeu politique des cités grecques la relègue au même rang que les autres. Une décadence de ses institutions et de ses coutumes la plonge dans un marasme qui la conduit à être vaincue et occupée suite à la bataille de Leuctres en 371, puis à subir l'hégémonie de la Ligue achéenne, et enfin la domination de Rome.
Voir l'article Histoire de Sparte.
Organisation sociale
Population
Au , les Spartiates à proprement parler (Ὃμοιοι / Hòmoioi, « les Pairs ») représentent une faible partie de la population globale de la cité. En 480, le roi Démarate estime le nombre des hoplites mobilisables à un peu plus de 8 000 (Hérodote, VII, 234). Ce nombre chute tout au long du Ve siècle, principalement en raison du tremblement de terre de 464, qui selon Plutarque (Cimon, 16, 4-5), détruit le gymnase, tuant ainsi tous les éphèbes, et de la révolte des Hilotes (10 ans de guérilla). Ainsi, à la bataille de Leuctres (371), il n'y a plus que 1 200 hoplites mobilisables, dont 400 meurent au cours du combat.
Le nombre de Périèques est supérieur au nombre d'Égaux. On peut penser qu'il y avait environ cent agglomérations périèques (Sparte était surnommée, dit Strabon, la « cité aux cent villes »). Les Hilotes (Εἵλωτες / Heílôtes, esclaves), eux, peuvent être estimés de 150 000 à 200 000. D'après Thucydide, c'est le plus important groupe servile de Grèce.
Les citoyens
Grèce
Seuls jouissent de droits politiques les Spartiates à proprement parler, aussi appelés ἄστοι / astoi (« citadins ») — terme plus aristocratique que l'habituel πολίτης / politês — ou encore Ὃμοιοι (Hòmoioi), traduit traditionnellement par « les Égaux », qui signifie plutôt « les Pairs ». Il n'est pas certain que tous les Spartiates soient des Homoioi : certains citoyens, considérés comme des lâches (κακοί / kakoí) au combat, sont soumis à toutes sortes de brimades et de vexations : obligation de payer la taxe des célibataires, rejet dans les équipes de ballon et les chœurs. L'historiographie les appelle traditionnellement les tresantes, les tremblants. Ils ne cessent pas d'être citoyens, mais deviennent de seconde zone.
De même, pour être véritablement spartiate, il faut :
- être issu de deux Spartiates (les bâtards, νόθοι / nóthoi, sont distingués des citoyens normaux) ;
- avoir subi l'éducation spartiate ;
- participer aux repas collectifs (syssities) ;
- posséder un domaine (kléros) permettant de payer son écot à ces repas.
Le terme Homoioi témoigne, selon Thucydide, du fait qu'à Sparte « s'est instaurée la plus grande égalité dans les genres de vie entre les possédants et le grand nombre » (I, 6, 4) : tous mènent une vie commune et austère.
Les inférieurs
Du citoyen à l'esclave, Sparte possède une variété d'inférieurs, les hypomeiones.
Les Hilotes sont les paysans de Sparte. Leur statut est créé avec la réforme de Lycurgue. Ils ne sont pas à proprement parler des esclaves-marchandises, mais des serfs :
- ils sont attachés au kléros qu'ils cultivent ;
- ils se marient et ont des enfants ;
- la différence entre la rente du kléros servie au citoyen et la récolte lui revient.
Exceptionnellement, ils sont enrôlés pour combattre, et peuvent être affranchis ensuite. Plus nombreux que les Égaux, ils ont subi la réforme de Lycurgue en étant mis à l'écart. Craignant leur révolte, les Spartiates leur déclarent solennellement la guerre chaque année, les avilissent en permanence, les terrorisent.
Voir l'article Hilotes.
De la même façon, les Périèques (habitants du pourtour) ne sont pas intégrés au corps civique par la réforme, et ne bénéficient d'aucun droit politique au sein de l'État lacédémonien. Pour autant, ils sont libres et citoyens de leurs propres villes. Ils détiennent le monopole du commerce et partagent celui de l'artisanat avec les Hilotes. Ils comptent également des paysans, refoulés sur les terres médiocres.
Voir l'article Périèques.
Parallèlement à ces deux grands statuts, Sparte possède de nombreuses catégories intermédiaires : citoyens déchus par pauvreté ou par lâcheté (cf. tresantes), Hilotes affranchis (cf. néodamodes), Skirites, etc.
L'éducation spartiate
L'éducation, à partir de Lycurgue, présente les particularités d'être :
- obligatoire ;
- collective ;
- organisée par la cité.
D'abord, le nouveau-né spartiate est examiné par une commission d'anciens au Lesché pour déterminer s'il est beau et bien formé. Sinon, il est considéré comme une bouche inutile, une charge pour la cité : il est jeté dans le gouffre.
Ensuite, de 7 à 20 ans, le jeune Spartiate vit en groupe, dans des conditions para-militaires, hors de la tutelle parentale. Cette éducation, ἀγωγή / agôgế, est caractérisée par sa dureté et vise à former des soldats obéissants, efficaces et attachés au bien de la cité, avant leur gloire ou leur bien-être personnel. Elle s'étend également aux filles, dans le but de produire des mères fortes et saines, aptes à engendrer des enfants vigoureux. Symbole de l'« exception spartiate », elle est également mal connue, les auteurs ayant insisté sur ses points les plus particuliers et sans doute les plus tardifs.
Voir l'article Éducation spartiate.
Système politique
Le système politique spartiate, ainsi que le système d'éducation, sont censés être l'œuvre du mythique Lycurgue au , bien que Plutarque le situe au IX ou au Fils d'un roi spartiate, ce dernier serait allé au sanctuaire de Delphes consulter la Pythie, et en aurait rapporté la future constitution spartiate, la Grande Rhêtra (μεγάλη ρήτρα / megálê rhếtra). Probablement non écrite, cette constitution est élaborée à l'issue des longues guerres de Messénie, qui fragilisent l'aristocratie et l'ensemble de la cité. Pour permettre à la cité de subsister, l’eunomia (égalité de la loi pour tous) est alors instituée, censée résoudre mécontentements et privilèges. Mais à la différence d'Athènes, l’eunomia est synonyme de grande discipline. Toutes les composantes de la cité font des sacrifices : la royauté, l'aristocratie, le peuple.
Le système de Lycurgue fait coexister des éléments de trois régimes :
- monarchie : existence de deux rois
- oligarchie : la gérousie
- tyrannie : les éphores
- démocratie : l'assemblée
Leunomia totale
Il est évident que la crise du n'a pu être résolue que par la création d'une armée d'hoplites, succédant aux guerriers à cheval ou en chars peu nombreux. C'est la création de cette classe de citoyens, par l'absorption de l'aristocratie foncière dans la masse populaire, qui fonde l'εὐνομία / eunomía (de εὖ / eũ, « bien » et νόμος / nómos, « la coutume, la loi »).
Cette absorption a été poussée très loin, afin de créer une égalité totale :
- les aristocrates ont totalement renoncé à leurs privilèges : au VI, le corps civique spartiate compte 7 000 à 8 000 Égaux (Homoioi) ;
- l'aristocratie foncière a renoncé à ses terres, pour les mettre en commun ; chacun reçoit un lot égal, le κλῆρος / klễros (« lot, héritage »), inaliénable ; il ne peut le mettre en vente ou l'hypothéquer ; ce kléros est non-héréditaire, cultivé par les esclaves d'État (les Hilotes), et le produit est reversé en nature au propriétaire, qui nourrit ainsi sa famille, mais ne peut s'enrichir ; il est également interdit de commercer ; ainsi, chacun est entièrement disponible pour la seule activité civique, la guerre ;
- l'éducation est la même pour tous (voir plus bas) et uniquement tournée vers la guerre.
- égalité des droits politiques : tous les citoyens participent à l'Assemblée.
L'assemblée
L'assemblée est le rassemblement des Égaux. Elle est rassemblée à dates fixes.
Les projets mis en forme par la gérousie lui sont soumis. Elle approuve ou non, sans les discuter (aucun citoyen ne prend la parole), les amendements proposés par les éphores. Elle vote les décisions par acclamations, ou, beaucoup plus rarement, par déplacement des votants, mais son vote ne lie pas la gérousie qui peut considérer que le peuple s'est trompé.
Elle élit également les éphores et les gérontes, par un procédé qui paraît puéril à Aristote : des individus enfermés dans un lieu clos mesurent l'intensité des acclamations. Son fonctionnement réel nous est peu connu. On ignore si tous les Spartiates pouvaient y prendre la parole, par exemple pour proposer une loi ou un amendement, ou si l'assemblée se contentait d'élire les éphores et des gérontes.
Pour Aristote, l'assemblée a un pouvoir si faible qu'il ne la mentionne même pas comme élément démocratique du régime spartiate.
Voir l'article Assemblée.
Les rois
À partir de la réforme de Lycurgue au , Sparte possède deux rois (ἀρχαγέται / arkhagétai, de ἀρχή / archế, le commandement). L'un fait partie de la famille des Agiades (Ἀγιάδαι / Agiádai), l'autre celle des Eurypontides (Εὐρυποντίδαι / Eurupontídai), deux familles issues, selon la légende, de jumeaux descendants d'Héraclès. Les familles ne peuvent se marier entre elles, et leurs tombeaux se trouvent en des endroits différents. Les deux rois sont supposés égaux.
Le pouvoir royal se transmet au « plus proche descendant du plus proche détenteur du pouvoir le plus royal » (Pierre Carlier, La royauté en Grèce avant Alexandre, AECR, 1984), c'est-à-dire que le fils passe avant le frère, qu'il y a droit d'aînesse mais que le fils né quand le père est déjà roi prime sur ceux pour lesquels tel n'est pas le cas. Néanmoins, il semble que les Spartiates interprètent de manière libérale cette règle de succession.
Les pouvoirs des rois sont essentiellement militaires et religieux. Aux débuts, les rois peuvent mener la guerre contre le pays de leur choix, et leur pouvoir est collégial. En 506, c'est le fameux « divorce d'Éleusis » et par la suite, les rois mènent campagne seuls. Au , en outre, c'est l'Assemblée qui vote la guerre, et les éphores qui décident de la mobilisation. Quoi qu'il en soit, le roi en campagne est le commandant en chef (ἡγεμών / hêgemốn). Il prime sur les autres généraux, peut conclure les trêves, et combat au premier rang à l'aile droite, protégé par sa garde d'honneur de cent hommes, les Ἱππείς / Hippeís.
Voir l'article Rois de Sparte
La gérousie
La gérousie (γερουσία / gerousía) est une assemblée de 28 hommes âgés de plus de 60 ans, élus à vie par acclamation à l'Assemblée, après acte de candidature, et des deux rois. Choisis en fonction de leur vertu militaire, la plupart des gérontes appartiennent aux grandes familles de Sparte. Cependant, chaque citoyen, sans condition de fortune ou de rang, peut se porter candidat. Ces différents critères de choix en font l'instrument du conservatisme.
Ils jouent un rôle politique éminent : ils sont seuls à pouvoir préparer les lois, et à en avoir l'initiative. Ils ont l'équivalent d'un droit de veto sur les votes de l'Assemblée. Ils gèrent toutes les affaires de politique intérieure. Ils jugent les rois. Ils ne rendent pas de comptes. Jusqu'au , on ne connaît aucun veto de la gérousie.
Ils constituent également le tribunal suprême, qui juge les crimes et prononce la peine de mort et la perte des droits civiques.
Voir aussi l'article gérousie.
Les éphores
Les éphores (ἔφοροι / éphoroi) sont un directoire qui constitue de véritables antagonistes aux rois. Ils étaient présents avant la réforme de Lycurgue. Ils sont élus pour un an par l'assemblée, et non rééligibles.
Comme leur nom l'indique (de ὁράω / oráô, surveiller), ils sont chargés de surveiller les rois, dédoublés, et également les habitants de la cité, et notamment de s'assurer du respect des traditions. Ils peuvent infliger des amendes, des peines de prison (même aux rois) et ordonner des exécutions (notamment, faire exécuter sans jugement des Hilotes, comme pendant la kryptie). Ils sont également chargés des affaires étrangères, exécutent les décisions de l'assemblée (qu'ils président), ordonnent la mobilisation et prennent d'eux-mêmes des décisions urgentes. L'un d'entre eux (on ne sait comment il est choisi) donne son nom à l'année. Choisis parmi les citoyens d'extraction modeste, ils sont un élément d'égalitarisme dans la société spartiate.
Leur pouvoir est si grand qu'Aristote le qualifie d'égal à celui des tyrans (ἰσοτύραννος / isotúrannos). En fait, ils sont censés représenter le peuple. Cicéron, dans La République, les compare aux tribuns de la plèbe. Tous les mois, les rois jurent de respecter les lois, et les éphores de maintenir la royauté. Leur pouvoir a des bornes : ils ne sont pas rééligibles, ils sont soumis à reddition de comptes sur initiative de leurs successeurs et peuvent être mis à mort à cette occasion.
Voir l'article éphore.
La religion à Sparte
La religion occupe à Sparte une place plus importante que dans les autres cités. En témoigne le nombre de temples et de sanctuaires : 43 temples de divinités (ἱερόν / hiéron), 22 temples de héros (ἡρῷον / hêrỗion), une quinzaine de statues de dieux et quatre autels. Il faut y ajouter les monuments funéraires, nombreux puisque Sparte enterre ses morts à l'intérieur de son enceinte, dont certains sont aussi des lieux de culte : c'est le cas de ceux de Lycurgue, Léonidas I ou encore Pausanias I.
Cultes et divinités
Les divinités féminines jouent un rôle plus important qu'ailleurs : sur 50 temples mentionnés par Pausanias, 34 sont consacrés à des déesses. Athéna, sous un grand nombre d'épiclèses, est la plus honorée de toutes. Apollon n'a que peu de temples, mais son importance est cruciale : il joue un rôle dans toutes les grandes fêtes spartiates, et le plus important monument religieux de Laconie est le trône d'Apollon à Amyclées.
Un autre trait particulier est le culte voué aux héros de la guerre de Troie. Achille est, selon Anaxagore, « honoré comme un dieu », et il a deux sanctuaires. De même, sont vénérés Agamemnon, Cassandre (sous le nom d'Alexandra), Clytemnestre, Ménélas ou encore Hélène.
Sparte rend également un culte important à Castor et Pollux, les Dioscures, jumeaux de Zeus. Pindare en fait les « intendants de Sparte », et la tradition fait de la cité leur lieu de naissance. Leur dualité rappelle celle des rois. Un certain nombre de miracles leur est attribué, surtout dans la défense des armées spartiates (ils partent en campagne aux côtés des rois, représentés par des amphores jumelles).
Enfin, Héraclès est également à Sparte une sorte de héros national. Il est réputé avoir aidé Tyndare à recouvrer son trône. C'est lui qui aurait bâti dans la cité le temple d'Asclépios. Les douze travaux sont amplement représentés dans l'iconographie spartiate. C'est typiquement la divinité des jeunes.
Sacrifices et signes divins
Par conséquent, les prêtres jouissent d'une place particulièrement importante. Les deux rois eux-mêmes ont un statut de prêtres : ils ont la charge des sacrifices publics, qui sont très importants, surtout en temps de guerre. Avant le départ d'une expédition, on sacrifie à Zeus Agétor, au moment de passer la frontière, c'est à Zeus et Athéna, avant la bataille à Arès Ényalios. Le respect des rites, des fêtes religieuses et des signes divins se manifeste dans beaucoup d'anecdotes, où les Spartiates renoncent au combat devant des augures défavorables, ou des manifestations comme des tremblements de terre.
Caractères archaïques
La religion à Sparte frappe également par ses aspects archaïques. Ainsi, on trouve des survivances de cultes non anthropomorphiques (Boiai, en Laconie, vénère un myrte sous le nom d'Artémis sôteira). Pausanias parle également de 15 ξόανα / xoana en Laconie, dont 6 à Sparte — ce sont des statues de bois à la représentation grossière, antérieure à la religion olympique. L'archaïsme se retrouve également dans les fêtes religieuses spartiates (voir Gymnopédies, Hyacinthies et Karneia), et dans certains sacrifices (sacrifice à Hélios de chevaux sur le mont Taygète).
Un « mirage spartiate » ?
Taygète
L'éducation spartiate et de manière générale le militarisme ambiant, a fait l'objet de beaucoup de curiosité, devant une civilisation si étrangère aux coutumes du reste de la Grèce. Elle a également engendré beaucoup d'admiration, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, à la fois devant les réussites militaires et la longévité du système politique.
La sclérose intellectuelle fut totale : l'éloquence fut remplacée par le laconisme ; la céramique spartiate, élégante au , devient brouillonne et rustique ; le poète Tyrtée () n'a pas de successeurs ; la sculpture se réduit à quelques traits schématiques.
Les aristocrates athéniens du comme Xénophon, étaient des admirateurs convaincus de Sparte. Platon se servit de Sparte comme modèle de cité idéale dans La République et dans Le traité des lois.
Les philosophes français comme Rousseau admiraient le dévouement du Spartiate à sa patrie, et seul un Voltaire préférait la démocratie d'Athènes. Une partie de l'érudition allemande (Karl Ottfried Müller, particulièrement dans Les Doriens, et Werner Jäger), et certains Français comme Maurice Barrès (Le voyage de Sparte) y ont vu le génie de la « race » dorienne, l'« incarnation d'une politique consciemment raciste, guerrière et totalitaire » (H.I. Marrou, Histoire de l'éducation dans l'Antiquité).
Au contraire, l'historien Henri-Irénée Marrou dénonce le « mirage spartiate » (expression inventée par François Ollier) : « loin de voir dans l'ἀγωγή une méthode sûre pour engendrer la grandeur, j'y dénonce l'impuissance radicale d'un peuple vaincu qui s'illusionne ». Pour lui, le malheur de Sparte est d'avoir mûri trop tôt. En voulant préserver l'héritage de l'époque archaïque, où Sparte connaissait aussi bien l'éducation militaire que les arts, elle s'est « crispée dans une attitude de refus et de défense, elle n'a plus connu que le culte stérile de la différence incommunicable ».
Sources historiques
Sources textuelles
- le pseudo-Apollodore (pour la partie mythologique) ;
- Athénée, Les Deipnosophistes : citations de Myron de Priène et de Phylarchos ;
- ;
- Élien, Histoire variée ;
- ;
- Helléniques d'Oxyrhynchos ;
- lyriques spartiates : Tyrtée, Alcman ;
- (livre III « Laconie ») ;
- Platon, République (VIII) et Lois (III) ;
- (celles consacrées à Agis, Agésilas, Cléomène, Lycurgue, Lysandre, Périclès, etc.) et Moralia (compilation de divers essais) ;
- Polybe, Histoire ;
- (livre VIII) ;
- Xénophon, République des Lacédémoniens, Agésilas, Anabase, Helléniques.
Sources archéologiques
- fouilles de C. Waldstein, de l'École américaine d'Athènes, 1892–1893 ;
- fouilles de l'École anglaise d'Athènes, 1906–1910 (surtout le sanctuaire d'Artémis Orthia), 1924–1928 et 1949 ;
- fouilles commanditées par l'État grec, à partir de 1957.
Bibliographie
- Pierre Cabanes, Le monde hellénistique. De la mort d'Alexandre à la paix d'Apamée, Seuil, coll. « Points », 1995 ;
- ;
- Paul Cartledge :
- Spartan Reflections, Duckworth, 2001,
- Sparta and Lakonia: A regional history 1300-362 BC, Routledge, 2001 ;
- Hellenistic and Roman Sparta: A Tale of Two Cities, Routledge, 2003 ;
- Edmond Lévy :
- Sparte : Histoire politique et sociale jusqu'à la conquête romaine, Seuil, coll. « Points », 2003,
- La Grèce au (de Clisthène à Socrate), Seuil, coll. « Points », 1995 ;
- Henri-Irénée Marrou, Histoire de l'éducation dans l'Antiquité, t.I (« Le monde grec »), Seuil, coll. « Points », 1 édition 1948 ;
- François Ollier, Le mirage spartiate. Étude sur l'idéalisation de Sparte dans l'antiquité grecque de l'origine jusqu'aux cyniques, De Boccard, 1938, et t. II Le mirage spartiate. Étude sur l'idéalisation de Sparte dans l'antiquité grecque du début de l'école cynique jusqu'à la fin de la cité, Belles Lettres, 1943.
-
ja:スパルタ
Péloponnèse
Le Péloponnèse (en grec Πελοπόννησος / Pelopónnēsos) est la partie méridionale de la Grèce reliée à la Grèce centrale (Ἑλλάς / Hellás) par l'isthme de Corinthe à l'Est et par le pont Rion-Antirion au Nord. Il couvre 21 379 km² pour 3 millions d'habitants (2000).
Il est divisé en sept nomes :
- Achaïe
- Arcadie
- Argolide
- Corinthie
- Élide
- Laconie
- Messénie
Géographie
Le Péloponnèse s'étend sur une superficie de 21 549 km² et constitue la partie méridionale de la Grèce continentale, bien que techniquement parlant, il soit une île depuis le percement du canal de Corinthe en 1893. Il est relié au continent par l'isthme de Corinthe et par le pont Rion-Antirion, achevé en 1994.
La péninsule se caractérise par un relief montagné et des côtes très découpées ; son point culminant est le mont Cyllène (2376 m). Elle possède ell-même quatre péninsules orientées vers le Sud : la Messénie, le Magne, Épidaure et l'Argolide, à l'extrémité nord-est.
Le Péloponnèse est entouré par deux groupes d'îles, les îles Saroniques à l'Est et les Îles ioniennes à l'Ouest, auxquelles se rattache l'île de Cythère, au large de la péninsule d'Épidaure.
Histoire
Son nom vient de Pélops, fils du roi de Lydie, Tantale. Il a également été appelé Apia (Ἆπια / Ápia, d'Apis, roi d'Argos) ou Argos (principale puissance de l'époque) par Homère.
À partir du , il est appelé Morée par les Croisés en raison de la forme de la péninsule, qu'on comparait à une feuille de mûrier. La Morée est conquise après la Quatrième croisade par les troupes de Guillaume de Champlitte et de Geoffroy de Villehardouin, lequel y fonde une principauté en 1248. À la mort de son fils, la Morée passe aux Angevins de Naples (1278) puis aux Navarrais (1396). Les Grecs la conquièrent au début du , avant qu'elle ne soit prise par les Turcs.
Voir aussi
Articles connexes
- civilisations : Pélasges, Ioniens, Achéens, Doriens
- cités péloponnésiennes : Argos, Corinthe, Sparte
- guerre du Péloponnèse
- Canal de Corinthe
Bibliographie
- Jean Longnon, L'Empire latin de Constantinople et la principauté de Morée, Payot, Paris, 1949 ;
Peloponnese
Catégorie:Région grecque
ja:ペロポネソス半島
ko:펠로폰네소스 반도
simple:Peloponnese
Athènes
Athènes (en grec ancien Ἀθῆναι / Athễnai — le nom est toujours pluriel —, en grec moderne Αθήνα [a'θina] / Athína) est la capitale de la Grèce, ainsi que sa ville principale. La cité est renommée pour son passé glorieux, sous la Grèce antique notamment.
Grèce antique
Carte d'identité
- Population : 3 753 726 habitants au recensement de 2005 (agglomération) ; 729 137 habitants (ville) ;
- Coordonnées : 37°54' Nord ; 23°44' Est ;
- Altitude :varié - de 0 m à 1 km avec l'agglomération (il y a 3 montagnes autour de la ville) ;
- Superficie : km² ;
- Maire : Dora Bakoyannis (parti Nea Dimokratia) ;
- 54 municipalités (cf. ci-dessous).
Étymologie
- Le pluriel du mot Athènes, d'après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité (voir synœcisme).
- En grec ancien, la cité s'appelait Ἀθῆναι / Athễnai et c'est sous ce nom qu'elle est devenue la capitale de l'État grec moderne. Cependant, depuis l'abandon de la katharevousa, dans les années 1970, la forme moderne Αθήνα Athína est devenue le nom officiel de la ville (et de la mégalopole).
Population
La mégalopole athénienne est le principal foyer de population en Grèce, avec 3,7 millions d'habitants, sur un total de 10 millions de Grecs environ.
Grèce
Évolution de la population à travers les âges :
- Antiquité : 300 000
- 1853 : 30 600
- 1879 : 65 500
- 1896 : 123 000
- 1925 : 443 000
- 2001 : 3 761 810
La cité moderne d'Athènes est constituée de villes et villages autrefois distincts, qui avec l'expansion démographique du ont fini par former une mégalopole. Celle-ci comprend aujourd'hui 54 municipalités, la plus importante étant la ville d'Athènes (Dhimos Athinaïon), avec près d'un million d'habitants (la deuxième étant Le Pirée). Le nom dAthènes peut ainsi désigner la mégalopole entière (aussi appelée le grand Athènes) ou la ville d'Athènes, ou même juste le centre-ville. Voir ci-dessous la liste des municipalités.
Géographie
Athènes s'étend sur la plaine d'Attique, dominée par le mont Aegalien à l'Ouest, le mont Parnitha au nord, le mont Pentélique au nord-est, le mont Hymettus à l'est, et le golfe Saronique au sud-ouest. En raison de ces limites naturelles, il est peu probable de voir la mégalopole s'étendre beaucoup plus qu'elle ne l'est aujourd'hui. Par ailleurs, la géomorphologie d'Athènes contribue beaucoup aux problèmes de pollution atmosphérique dont elle souffre aujourd'hui (la mégalopole de Los Angeles aux États-Unis connaît la même géomorphologie et les mêmes conséquences).
Les terres sont rocailleuses et peu fertiles. La ville antique était groupée au pied de l'Acropole. Dans l'Antiquité, le port du Pirée (en grec, Pireas) était une ville bien distincte mais il fait aujourd'hui partie de la mégalopole.
Le centre de la ville moderne est la place de la Constitution, où se situaient autrefois notamment le palais royal et le Parlement. La plupart des monuments et musées se situent également dans ce quartier.
Les parties nouvelles de la mégalopole sont pour la plupart en béton gris et souffrent d'un manque d'espaces verts.
Histoire
Antiquité
Voir l'article détaillé : Athènes antique.
Athènes antique
Des traces d'occupation humaine sont attestées dès le néolithique sur le site de l'Acropole (voir Pélasges). Mais ce n'est que suite aux invasions ioniennes que l'Attique fut organisée en cités, parmi lesquelles Cécropia, la future Athènes.
Athènes fut fondée formellement vers 800 avant notre ère par le synœcisme de plusieurs villages, partiellement préservés par l'invasion des Doriens. Ce faisant, en tirant parti de la forteresse naturelle de l'Acropole, ils purent résister aux hordes de pillards qui terrorisaient la région. Le pluriel du mot Athènes, d'après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité. Selon la légende, c'est le héros Thésée, terrasseur du Minotaure, qui dirigea cette unification de l'Attique.
Attique
Athènes était l'une des cités dominantes en Grèce au cours du I millénaire avant J.-C. Son âge d'or fut atteint sous Périclès, au , où sa domination était à la fois politique (ligue de Délos), financière (grâce aux mines d'argent du Laurion et au tribut), militaire et culturelle. C'est à cette époque qu'Athènes fut qualifiée de « capitale (ἄστυ [astu]) de la Grèce » (Isocrate). Rapidement, Athènes transforma la ligue de Délos en un véritable empire qui fut dissout à la fin de la guerre du Péloponnèse qui l'opposa à Sparte.
La bataille de Chéronée remportée en 338 av. J.-C. par Philippe II fit entrer Athènes dans le nouvel empire macédonien. La cité, qui demeura le grand foyer de la civilisation grecque, bénéficia jusqu'au de nouveaux aménagements et de travaux d'embellissement menés sous la houlette de Lycurgue. Après la mort d'Alexandre le Grand en 323 avant JC et le découpage de l'empire macédonien, la ville, encore sous domination des rois de Macédoine, sombre dans l'oubli.
Conquise par le Romain Sylla, en 86 av. JC, Athènes perdit ses remparts et son rôle politique mais resta néanmoins un véritable phare intellectuel grâce à la pax romana qui s'instaura. Séduits par la culture et l'art de vivre athéniens, les Romains en copièrent les œuvres d'art et les mœurs et ne cessèrent d'embellir la ville : la tour des Vents, le temple de Rome et d'Auguste sur l'Acropole, l'agora romaine, le théâtre de l'Odéon dans l'ancienne agora sont parmi les monuments édifiés à cette époque. Aux alentours de l'an 1, la ville comptait ainsi environ 300 000 habitants.
À partir de 53, les prêches de saint Paul devant l'Aréopage ne donnèrent qu'un faible écho au christianisme à Athènes ; il réussit cependant à convertir un membre du vénérable tribunal, Denys l'Aréopagite, premier évêque et martyr de la ville. Plus tard, l'empereur Hadrien (117-138), particulièrement attaché à la Grèce, continua les travaux d'urbanisme de ces prédécesseurs : la bibliothèque qui porte son nom, l'Olympiéion (temple de Zeus), un gigantesque stade en marbre situé au-delà de l'Ilissos, de nouvelles routes, et des aqueducs furent construits sous son règne.
Moyen Âge
Sous l'Empire byzantin, Athènes perdit une grande partie de sa gloire pour ne devenir qu'une petite ville de province. Après l'établissement de l'empire latin de Constantinople en 1204, les Français mirent en place un duché d'Athènes qui fut conquis par des aventuriers catalans, les Almugavares, avant d'être repris par des Florentins.
Renaissance
En 1458 la ville tomba entre les mains de l'Empire ottoman et sa population déclina fortement, chose qui s'aggrava avec le déclin de l'Empire lui-même. Des quartiers entiers de la ville furent détruits entre le et le dans des guerres de factions.
Ère industrielle- siècle
La ville était quasiment inhabitée lorsqu'elle fut proclamée capitale du Royaume de Grèce le 1 décembre 1834, mais elle fut rebâtie dans les décennies qui suivirent. Un afflux de réfugiés, plus d'un million, en provenance de l'Asie Mineure suite à la guerre contre la Turquie entraîna dans les années 1920 la construction de quartiers entiers. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut occupée par l'Allemagne nazie et sa croissance a été très faible pendant les premières années post-guerre. Puis la cité recommenca à croître.
L'entrée de la Grèce dans l'Union européenne en 1981 apporta de nouveaux investissements à la ville. Enfin, l'accueil des Jeux Olympiques d'été de 2004 a été le moteur de nombreux travaux d'infrastructure.
Influence culturelle
C'est à Athènes que sont notamment nées la démocratie et la philosophie. De fait, la civilisation athénienne est l'un des fondements de la culture européenne et c'est en mémoire de cela que le projet de constitution européenne cite en préambule l'historien Thucydide :
:Χρώμεθα γὰρ πολιτείᾳ [...] καὶ ὄνομα μὲν διὰ τὸ μὴ ἐς ὀλίγους ἀλλ' ἐς πλείονας οἰκεῖν δημοκρατία κέκληται.
:Notre Constitution... est appelée démocratie parce que le pouvoir est entre les mains non d'une minorité, mais du plus grand nombre.
Athènes a également été le centre culturel de la Grèce classique, et ce dans tous les domaines. Sa conception du beau et du bon a influencé durablement le reste du monde grec, puis romain, et enfin l'Occident.
- sculpture (Phidias, Céphisodote, Praxitèle, Léocharès)
- céramique
- théâtre (Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane)
- rhétorique (orateurs attiques)
- histoire (Thucydide)
- philosophie (Socrate, sophistes, Platon)
- architecture (constructions de l'Acropole).
Athènes a accueilli les premiers Jeux Olympiques modernes en 1896, en souvenir des Jeux Olympiques de la Grèce antique. La ville a accueilli de nouveau les Jeux d'été en 2004. Outre le succès sportif et médiatique de l'évènement, ils permettront peut-être d'accroître les investissments étrangers en Grèce en prouvant la capacité du pays à gérer de grands projets.
Transports
2004
Athènes dispose d'un réseau dense de trolleybus et d'autobus. Afin de lutter contre la pollution, une part croissante des autobus fonctionne au gaz naturel pour véhicules (GNV). Le métro, dont la première ligne, nommée ISAP, date de 1904, a été complété en 2000 par deux lignes modernes et s'étend jusqu'à l'aéroport. Une ligne de tramway est en construction et a été mise en service pour les Jeux olympiques de 2004. Un RER, de type français relie également la gare centrale (Larisis) à la banlieue attique en direction de l'aéroport - il emprunte la même voie que le métro entre Doukissis Plakentias et l'aéroport international Elefthérios-Vénizélos. Ce dernier, construit par une entreprise allemande, est très récent et a remplacé l'ancien Elliniko. À ces transports en commun, il faut ajouter les taxis, omniprésents dans la capitale héllène.
Avant ces développements, se déplacer à Athènes s'avérait très problématique, que ce soit à cause de la vétusté des équipements ou de la lenteur du trafic. Un apport des JO de 2004 consiste donc en ce réseau efficace métro-tramway-bus qui semble avoir apporté une solution au problème du transport athénien. Néanmoins, le tramway n'est pas prioritaire sur le reste du trafic, ce qui occasionne une certaine lenteur et entrave ainsi ses performances.
Lieux d'intérêt
Monuments et musées
JO de 2004
- le Parthénon et l'Acropole ;
- L'Agora d'Athènes (centre névralgique de la cité antique) et son temple ;
- l'Agora romaine et la Tour des Vents (une horloge hydraulique construite au );
- le Théséion ;
- le théâtre de Dionysos ;
- le stade Panathénaïque, refait par Hadrien et Hérode Atticus et rénové en 1896 ;
- le Musée national, avec ses magnifiques collections de sculptures, céramiques et poteries de la Grèce antique ;
- L' Olympion, ou temple de Zeus.
Institutions
- Université nationale capodistrienne d’Athènes
- Université d’Économie d’Athènes
- École française d'Athènes : institution renommée pour ses travaux archéologiques.
- port du Pirée.
Divers
- le grand marché d'Athènes ;
- le marché aux puces de Monastiraki ;
- les rues de Kolonaki avec ses boutiques chic et ses musées d'art contemporain ;
- le mont Lycabette, d'où l'on a une vue panoramique de la ville ;
- le quartier du Plaka, l'un des plus animés d'Athènes ;
- la place Syntagma et l’ancien Palais Royal qui abrite le Parlement.
Célèbres natifs
Universités
- l'université nationale capodistrienne d’Athènes est la plus ancienne université du pays ; elle fut fondée en 1837.
- [http://www.ntua.gr École Polytechnique d’Athènes]
- Université agronomique d'Athènes
- [http://www.hua.gr/ Université de Harokopio]
- Université d’Economie d’Athènes
- [http://www.panteion.gr Université Panteion de Sciences politiques et sociales]
- [http://www.asfa.gr École des Beaux Arts d’Athènes]
- [http://www.unipi.gr Université du Pirée]
Administration
Municipalités
Les 54 municipalités (dont 45 villes — Δήμος — et 3 communautés — Κοινότητα) qui forment la mégalopole d'Athènes (l'Attique) sont (par ordre alphabétique grec, liste incomplète) :
Université d’Economie d’Athènes
- Saint Anargyron (Δήμος Αγίου Αναργύρων) ;
- Sainte Barbara (Δήμος Αγίας Βαρβάρας) ;
- Saint Dimitris (Δήμος Αγίου Δημητρίου) ;
- Sainte Paraskevi (Δήμος Αγίας Παρασκευής) ;
- Athènes (Δήμος Αθηναίων) ;
- Aigaleo (Δήμος Αιγάλεω) ;
- Alimos (Δήμος Αλίμου) ;
- Maroussi (Δήμος Αμαρουσίου) ;
- Argyroupoli (Δήμος Αργυρούπολης) ;
- Vrilissia (Δήμος Βριλησσίων) ;
- Byrona (Δήμος Βύρωνα) ;
- Galatsi (Δήμος Γαλατσίου) ;
- Glyphada (Δήμος Γλυφάδας) ;
- Daphni (Δήμος Δάφνης) ;
- Elliniko (Δήμος Ελληνικού) ;
- Zographou (Δήμος Ζωγράφου) ;
- Ilioupoli (Δήμος Ηλιούπολης) ;
- Iraklio (Δήμος Ηρακλείου) ;
- Ilion (Δήμος Ιλίου) ;
- Kallithéa (Δήμος Καλλιθέας) ;
- Kessariani (Δήμος Καισαριανής) ;
- Kamatéros (Δήμος Καματερού) ;
- Kiphissia (Δήμος Κηφισιάς) ;
- Lycovrysi (Δήμος Λυκοβρύσεως) ;
- Mélissia (Δήμος Μελισσίων) ;
- Métamorphosi (Δήμος Μεταμορφώσεως) ;
- Moschato (Δήμος Μοσχάτου) ;
- Nouvelle Érythrée (Δήμος Νέας Ερυθραίας) ;
- Nouvelle Ionie (Δήμος Νέας Ιωνίας) ;
- Nouvelle Smyrne (Δήμος Νέας Σμύρνης) ;
- Nouvelle Philadelphie (Δήμος Νέας Φιλαδέλφειας) ;
- Nouvelle Halkidona (Δήμος Νέας Χαλκηδόνας) ;
- Nouveau Psychiko (Δήμος Νέου Ψυχικού) ;
- Papagou (Δήμος Παπάγου) ;
- Peristeri (Δήμος Περιστερίου) ;
- Petroupoli (Πετρούπολης) ;
- Pefki (Δήμος Πεύκης) ;
- Phaliro (Δήμος Π.Φαλήρου) ;
- Tavros (Δήμος Ταύρου) ;
- Ymittos (Δήμος Υμηττού) ;
- Philothéi (Δήμος Φιλοθέης) ;
- Chaïdari (Χαϊδαρίου) ;
- Chalandri (Δήμος Χαλανδρίου) ;
- Cholargos (Δήμος Χολαργού) ;
- Psychiko (Δήμος Ψυχικού)
- Ekali ( | | |