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Cette page concerne l'année -410 du calendrier julien proleptique.
Événements
Monde grec
- Alcibiade est victorieux de Sparte sur terre et sur mer à Cyzique. La flotte de Sparte (60 vaisseaux) est capturée par les 86 trières Athéniennes. Le navarque spartiate Mirandos meurt dans la bataille. Sparte propose alors une paix fondée sur le « statu quo post bellum », avec échange de Décélie contre Pylos. Athènes, qui devrait renoncer à une grande partie de l’empire, refuse.
- Cléophon instaure la diobélie à Athènes, qui accorde deux oboles par jour aux miséreux.
- Archélaos de Macédoine établit sa capitale à Pella.
Monde romain
- À Rome, consulat de Manius Aemilius Mamercinus, C. Valerius Potitus Volusus.
Art & culture
- Sophocle : Œdipe à Colone.
- Iphigénie en Tauride, d’Euripide.
- Monument des Néréides, à Xanthos.
- Premier horoscope babylonien conservé concernant un enfant de particulier et non plus un personnage royal.
Naissances
- Timoléon, homme politique grec.
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Catégorie:410Catégorie:Chronologie du Ve siècle
Article principal : 410
Années 430
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Événements
Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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415 ko:415년
Catégorie:415
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Cette page concerne l'année 415 du calendrier julien.
Événements
- Règne de Kumaragupta, empereur Gupta des Indes (fin en 455).
- Kumaragupta fonde l’université de Nâlandâ, qui deviendra le centre spirituel du Grand Véhicule bouddhique.
- Guerre des Huns contre la Perse dans les années 415-420. Des objets d’orfèvrerie sassanide et des monnaies d’or sassanides, kouchanes, bactriennes et même indiennes, trouvés dans les établissements hunniques du bassin des Carpates, prouvent que les Huns pénétrants dans la vallée du Danube sont les mêmes que ceux qui guerroyait précédemment en Asie centrale.
- Règne de Wallia, roi des Wisigoths.
- Les Wisigoths, pourchassés par les Romains d’Honorius, entrent en Espagne. Ils sont soumis par le blocus naval de Barcelone où leur roi Athaulf est assassiné par l'un de ses officiers. Son frère Wallia lui succède. Affamé par le blocus des ports, Wallia cherche à passer en Afrique, mais est rejeté par une tempête.
- Adversum Paganos du polygraphe espagnol Paulus Orosius (415-417).
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- Hypatie, philosophe et mathématicienne grecque, assassinée dans l'église par des chrétiens.
- Athaulf, roi Wisigoths.
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Cette page concerne l'année 413 du calendrier julien.
Événements
Europe
- Le préfet du prétoire Anthémius termine les fortifications de Constantinople, connues sous le nom de Mur Théodosien.
- Jovin, usurpateur en Gaule, est tué.
- Règne de Gondicaire, roi des Burgondes (fin en 436)
- Les Burgondes, vaincus après avoir soutenus un usurpateur romain malheureux, s’installent entre Rhin et Alpes (Royaume de Worms).
- Les Burgondes semblent compter 25 000 âmes dont 5000 guerriers.
- Athaulf, roi des Wisigoths tente en vain de prendre Marseille.
- Saint Jean Cassien, moine à Bethléem puis en Égypte et à Constantinople fonde l’abbaye Saint-Victor de Marseille.
Afrique du Nord
- Saint Augustin justifie la persécution des hérétiques.
Asie
- Changsu Wang, fils de Kwanggaet'o Wang le Grand monte sur le trône du royaume de Koguryŏ (Corée) (roi jusqu'en 491)
- Au Japon, les Wa versent un tribut à la dynastie chinoise des Jin orientaux. Cinq autres « rois des Wo » seront enregistrés par les archivistes chinois. Des Japonais iront jusqu’à Nankin apporter une pétition à la dynastie des Liu-Song (420-479) pour faire reconnaître leurs pouvoirs et légitimer leur droits en Corée.
Naissances
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Décès
- Kumarajiva, traducteur indien.
- Kwanggaet'o Wang, roi de Koguryŏ (Corée).
Catégorie:413
ja:413年
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Catégorie:412
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Cette page concerne l'année 412 du calendrier julien.
Événements
- L’usurpateur Jovin prend le pouvoir en Gaule.
- Les Wisigoths pénètrent dans le sud de la Gaule, mais se cantonnent en Aquitaine dès 418.
- Athaulf conduit les Wisigoths en Gaule (100 000 personnes) où il s’empare de la Provence et de l’Aquitaine. Narbonne, Toulouse et Bordeaux sont ravagées.
- Edit d’Honorius contre les Donatistes.
- Emeute à Constantinople. Incendie du siège du préfet de la ville, Monaxios.
- Les Romains restaurent les fortins de la rive droite du Danube détruits par les Huns et créent une nouvelle flotte danubienne au printemps.
- Olympiodore signe un armistice avec le roi des Huns Karaton, dans la région du Don (fleuve).
- Cyrille succède à son oncle Théophile comme patriarche d’Alexandrie (414-444). Il s’opposera au patriarche de Constantinople, Nestorius, au nom de l’orthodoxie chrétienne (430).
- Basilique Saint Démétrios à Salonique.
- Concile de Carthage en 411 ou 412.
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Décès
- Alaric Ier, roi des Wisigoths en Lucanie.
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catégorie:409
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Cette page concerne l'année 409 du calendrier julien.
Événements
- Règne en Chine du Nord de Mingyandi, de son nom personnel Tuoba Si (T'o-Pa Sseu), roi des Tabghatch (fin en 423).
- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- Les envahisseurs Vandales, Alains et Suèves se partagent l'Espagne en tirant au sort. Les Vandales obtiennent l'Andalousie, les Suèves la Galice et les Alains la Lusitanie.
- Alaric, rejoint par son beau-frère Athaulf avec les forces gothiques du nord de la Pannonie, rompt les négociations de Rimini avec Honorius et investit les magasins à grains du Portus près de Rome. Il fait proclamer empereur le sénateur Priscus Attalus qui le hausse au grade de Magister utriusque militiae praesentialis (maître de la milice). Alaric installe ses cantonnements en Etrurie, trahit Attalus pour se rapprocher d’Honorius, lui demandant un établissement en Norique pour son peuple. Honorius refuse.
- Les Romains quittent la Pannonie, en Europe centrale.
- Emeute à Constantinople.
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Décès
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408 ko:408년
Catégorie:408
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Cette page concerne l'année 408 du calendrier julien.
Événements
- Début du règne de Théodose II le Jeune, empereur byzantin. >450. En réalité du fait du jeune âge de l'empereur c'est le préfet du prétoire Anthémius qui exerce le pouvoir. >414. Son long règne sera marqué par l’influence de sa sœur Pulchérie et de sa femme Eudoxie. Sa minorité est troublée par les rivalités opposant les chefs mercenaires, les querelles religieuses et le réveil des nationalités (Égypte et Syrie). Byzance demeure néanmoins en dehors des migrations.
- Les Huns d'Uldin attaquent l’Empire d’Orient. Ils occupent et incendient les contre-fortins romains orientaux de la rive nord du bas Danube, de l’embouchure de l’Olt jusqu’à la Porte de Fer (mai-juin). Puis ils traversent le bas Danube et commencent une guerre pour la possession de Castra Martis (Kula, Bulgarie) que les auxiliaires skires occupent par la ruse. Les Romains tentent de négocier, mais Uldin réclame un tribut annuel en or trop important pour se retirer. Finalement, les Romains orientaux chassent les Skires de Castras Martis puis rejettent Uldin au nord du Danube (409).
- Théodose II empereur d'Orient restaure l'administration et rédige son Code.
- Avec l'empereur Honorius, l'aristocratie et les troupes romaines contre lui, Stilicon est arrêté et exécuté.
- Stilicon achète le départ des Wisigoths d’Alaric d’Italie pour 4000 livres d’or et les envoie contre Arcadius en Orient. A la mort d’Arcadius en mai, la rumeur se répand que Stilicon veut faire de son fils, Eucherius, un empereur. Il se fait assassiner à Ravenne sur ordre de son gendre, Honorius (24 août). Le pouvoir tombe entre les mains des favoris de l’empereur, Olympius, Jovius, Eusèbe, Allobichius. Alaric reprend le chemin de l’Italie. Il pille Aquilée et Crémone, puis marche sur Rome (octobre).
- Les troupes romaines massacrent stupidement les familles des mercenaires barbares qui avaient rejoint l'armée d'Alaric Ier.
- Constantin III déplace la capitale de la Gaule de Trèves à Arles et étend son autorité sur l'Espagne.
Naissances
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- : Arcadius, premier empereur byzantin.
- 24 août : Stilicon, assassiné.
- Claudien poète païen né à Alexandrie en 365, assassiné peut être en même temps que Stilicon, son protecteur.
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Catégorie:407
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Cette page concerne l'année 407 du calendrier julien.
Événements
- Invasion générale de la Gaule par les Germains : Vandales, Alains, Suèves.
- L'usurpateur Constantin III quitte la Grande Bretagne où il a été déclaré empereur par l'armée et se propose de libérer la Gaule des Barbares.
- Il débarque à Boulogne et colmate la frontière avec l’aide des Francs fédérés. Vandales et Suèves sont bloqués dans l’Empire. Les Alamans prennent pied dans le Palatinat et en Alsace, puis en Franche-Comté et en Suisse alémanique.
- Marcus puis Marcianus, se font proclamer empereur par leurs troupes en Bretagne, puis tombent successivement sous les coups de leurs propres soldats.
- Le préfet des Gaules (Espagne, Gaule, Bretagne) quitte Trèves pour Arles à la suite des invasions de Vandales, Suèves, Burgondes et Alains.
- Prise de Bordeaux par les Vandales.
Naissances
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- Saint Jean Chrysostome, docteur de l’Eglise en exil ( né en 344 ou 354).
- Saint Nicaise, évêque de Reims, est massacré par les Vandales sur le parvis de sa cathédrale.
405 ko:405년
Catégorie:405
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Cette page concerne l'année 405 du calendrier julien.
Événements
- Première mention des Khitan par les chroniques chinoises en 405-406. Ils nomadisent sur les bords du Kara-muren, et font partie de la confédération Donghu (Tong-hou).
- Niall des Neuf Otages, premier roi d’Irlande.
- Les Huns parviennent en Pannonie.
- Stilicon, nommé consul, est chargé de défendre l’Italie envahie par une armée de Germains (Burgondes, Suèves, Vandales), de Slaves (Alains) et de Celtes conduits par le chef germain Radagaise. Florence est assiégée (405-406). Stilicon doit demander l’aide du chef hun Uldin, lui promettant argent et butin.
- Stilicon dispose de seulement 30 000 hommes pour battre Radagaise. Pour sauver l’Italie, il a dû dégarnir les provinces, ce qui entraînera l’évacuation de la Bretagne (410) et l’affaiblissement de la frontière rhénane, qui rendra possible la ruée de 406.
- Saint Jérôme achève la traduction de la Bible en latin (Vulgate).
- En Afrique, Augustin parvient à faire admettre que le donatisme est une hérésie.
- Invention de l’alphabet arménien par le moine Saint Mesrob Machtots. Auparavant, les Arméniens utilisaient le grec comme langue littéraire et le persan comme langue administrative. Le premier ouvrage original écrit en arménien est la vie de Mesrob Machtots.
Naissances
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Décès
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Alcibiade
Alcibiade, en grec ancien Ἀλκιϐιάδης / Alkibiadês, né à Athènes vers 450, mort à Melissa (Phrygie) en 404, homme d'État et général athénien.
Biographie
Il était le fils aîné de Clinias, un Eupatride, et de Dinomaché, fille de l'Alcméonide Mégaclès. Il appartenait donc aux plus éminentes familles aristocratiques d'Athènes. Après que son père eut été tué à Coronée en 446, il fut éduqué par son tuteur Périclès, et il devint le disciple et l'ami de Socrate. Il mena la vie de la jeunesse dorée d'Athènes, multipliant les scandales. Il était renommé pour sa grande beauté. Plutarque écrivit ainsi au début de la Vie qui lui est consacrée :
« Quant à sa beauté physique, il n'y a sans doute rien à en dire, sinon qu'elle s'épanouit et conserva son éclat à tous les âges de sa vie : enfant, adolescent, homme fait, il fut toujours d'un aspect aimable et charmant. Il n'est pas vrai, quoi qu'en dise Euripide que chez tous les hommes beaux, l'arrière-saison même soit belle. Mais tel fut le privilège d'Alcibiade et de quelques autres. Il le dut à l'heureuse nature et à l'excellence de sa constitution physique. Quant à sa manière de parler, on dit que même son défaut de prononciation lui seyait et prêtait à son langage une grâce qui contribuait à la persuasion. »
Sa carrière militaire commença lors du siège de Potidée, auquel Socrate participait également, et il était présent à la bataille de Délion en 424, où les Athéniens furent mis en déroute par les Thébains.
Grâce à son expérience, il fut élu stratège en 420 ; il était alors déjà chef des démocrates extrêmes. Son impérialisme ambitieux contribua en majeure partie à la rupture de la paix de Nicias et à l'envoi, en 415, de l'expédition de Sicile, dont il fut un des trois chefs.
La mutilation des Hermai juste avant le départ de l'expédition passa pour être l'œuvre d'Alcibiade et de ses partisans (cf. Hermocopides), et il fut aussi accusé d'avoir profané les mystères d'Éleusis ; il fut néanmoins décidé qu'il pouvait s'embarquer et qu'il serait jugé plus tard.
Lorsqu'il fut convoqué à Athènes pour le procès, on lui permit de faire le voyage sur son propre vaisseau, mais il s'échappa à Thourioi. Il fut condamné à mort en son absence, et ses biens furent confisqués.
Il se rendit à Sparte, où il donna aux Spartiates deux conseils précieux : Sparte devait envoyer le général Gylippe aider les Siciliens, et il fallait occuper Décélie en Attique, qui serait une menace permanente pour Athènes.
En 412, il partit en Ionie et, avec une armée spartiate, il fomenta une révolte contre Athènes, d'abord à Chios, et ensuite dans d'autres cités, mais les Spartiates ne tardèrent pas à se méfier de lui.
Il entreprit des négociations avec Tissapherne, le satrape perse qui, par extraordinaire, ne semblait soutenir ni Athènes, ni Sparte.
Alcibiade avait désormais très envie de revenir à Athènes. Après des mois de diplomatie délicate, la flotte athénienne à Samos le fit général pendant l'été 411, et depuis cette date jusqu'en 406 il dirigea les opérations militaires.
En 407, le régime démocratique restauré à Athènes le rappela, espérant trouver en lui un capitaine capable et un moyen d'alliance avec les Perses, mais en 406 la défaite de la flotte grecque à la bataille de Notion lui fit perdre son prestige et il ne fut pas élu stratège pour 406-405.
Il se retira en Chersonèse de Thrace, où les recommandations qu'il donna aux commandants athéniens avant la bataille d'Aigos-Potamos en 405 furent ignorés ; les Athéniens furent battus.
Il finit par mourir assasiné en Phrygie à l'instigation de Lysandre en 404.
Sources
- Andocide, Sur son retour
- Lysias, premier Contre Alcibiade (le discours est prononcé contre le fils homonyme d'Alcibiade, il contient des allusions au père)
- Platon, Premier Alcibiade, Second Alcibiade, Le Banquet
- Plutarque, Vie d'Alcibiade (comparée à celle de Lysandre dans les Vies parallèles)
- Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, livre V à la fin
- Xénophon, Hélléniques, Mémorables
Voir aussi
Bibliographie
- Jean Hatzfeld, Alcibiade. Étude sur l'histoire d'Athènes à la fin du Ve siècle, PUF, 1951 ;
- Jacqueline de Romilly, Alcibiade ou les dangers de l'ambition, De Fallois, 1995.
Liens externes
- [http://bcs.fltr.ucl.ac.be/fe/06/AlcIntro.html La Vie d'Alcibiade de Plutarque. L'auteur, l'œuvre, le sujet, par M.-P. Loicq-Berger] ;
- [http://bcs.fltr.ucl.ac.be/fe/10/Lion/Lion1.html Survie d'un lion : Alcibiade, par M.-P. Loicq-Berger].
Catégorie:Athènes antique
Catégorie:Personnage de la Grèce antique
Alcibiade
SparteSparte (en grec ancien Σπάρτη / Spártê, en dorien Σπάρτα / Spárta), ou Lacédémone (en grec Λακεδαίμων / Lakedaímôn) est une ancienne ville grecque du Péloponnèse, située sur l'Eurotas, dans la plaine de Laconie, entre le Taygète et le Parnon. Elle était la capitale de la Laconie et l'une des cités-États les plus puissantes de la Grèce antique, avec Athènes et Thèbes.
Thèbes
Histoire
Pendant l'époque archaïque, Sparte émerge comme la première des cités grecques, championne de la Grèce pendant les Guerres médiques. Au , elle devient rivale d'Athènes, livrant contre elle la longue Guerre du Péloponnèse. La victoire lui donne l'hégémonie, mais celle-ci est de courte durée : rapidement, l'irruption de la Macédoine dans le jeu politique des cités grecques la relègue au même rang que les autres. Une décadence de ses institutions et de ses coutumes la plonge dans un marasme qui la conduit à être vaincue et occupée suite à la bataille de Leuctres en 371, puis à subir l'hégémonie de la Ligue achéenne, et enfin la domination de Rome.
Voir l'article Histoire de Sparte.
Organisation sociale
Population
Au , les Spartiates à proprement parler (Ὃμοιοι / Hòmoioi, « les Pairs ») représentent une faible partie de la population globale de la cité. En 480, le roi Démarate estime le nombre des hoplites mobilisables à un peu plus de 8 000 (Hérodote, VII, 234). Ce nombre chute tout au long du Ve siècle, principalement en raison du tremblement de terre de 464, qui selon Plutarque (Cimon, 16, 4-5), détruit le gymnase, tuant ainsi tous les éphèbes, et de la révolte des Hilotes (10 ans de guérilla). Ainsi, à la bataille de Leuctres (371), il n'y a plus que 1 200 hoplites mobilisables, dont 400 meurent au cours du combat.
Le nombre de Périèques est supérieur au nombre d'Égaux. On peut penser qu'il y avait environ cent agglomérations périèques (Sparte était surnommée, dit Strabon, la « cité aux cent villes »). Les Hilotes (Εἵλωτες / Heílôtes, esclaves), eux, peuvent être estimés de 150 000 à 200 000. D'après Thucydide, c'est le plus important groupe servile de Grèce.
Les citoyens
Grèce
Seuls jouissent de droits politiques les Spartiates à proprement parler, aussi appelés ἄστοι / astoi (« citadins ») — terme plus aristocratique que l'habituel πολίτης / politês — ou encore Ὃμοιοι (Hòmoioi), traduit traditionnellement par « les Égaux », qui signifie plutôt « les Pairs ». Il n'est pas certain que tous les Spartiates soient des Homoioi : certains citoyens, considérés comme des lâches (κακοί / kakoí) au combat, sont soumis à toutes sortes de brimades et de vexations : obligation de payer la taxe des célibataires, rejet dans les équipes de ballon et les chœurs. L'historiographie les appelle traditionnellement les tresantes, les tremblants. Ils ne cessent pas d'être citoyens, mais deviennent de seconde zone.
De même, pour être véritablement spartiate, il faut :
- être issu de deux Spartiates (les bâtards, νόθοι / nóthoi, sont distingués des citoyens normaux) ;
- avoir subi l'éducation spartiate ;
- participer aux repas collectifs (syssities) ;
- posséder un domaine (kléros) permettant de payer son écot à ces repas.
Le terme Homoioi témoigne, selon Thucydide, du fait qu'à Sparte « s'est instaurée la plus grande égalité dans les genres de vie entre les possédants et le grand nombre » (I, 6, 4) : tous mènent une vie commune et austère.
Les inférieurs
Du citoyen à l'esclave, Sparte possède une variété d'inférieurs, les hypomeiones.
Les Hilotes sont les paysans de Sparte. Leur statut est créé avec la réforme de Lycurgue. Ils ne sont pas à proprement parler des esclaves-marchandises, mais des serfs :
- ils sont attachés au kléros qu'ils cultivent ;
- ils se marient et ont des enfants ;
- la différence entre la rente du kléros servie au citoyen et la récolte lui revient.
Exceptionnellement, ils sont enrôlés pour combattre, et peuvent être affranchis ensuite. Plus nombreux que les Égaux, ils ont subi la réforme de Lycurgue en étant mis à l'écart. Craignant leur révolte, les Spartiates leur déclarent solennellement la guerre chaque année, les avilissent en permanence, les terrorisent.
Voir l'article Hilotes.
De la même façon, les Périèques (habitants du pourtour) ne sont pas intégrés au corps civique par la réforme, et ne bénéficient d'aucun droit politique au sein de l'État lacédémonien. Pour autant, ils sont libres et citoyens de leurs propres villes. Ils détiennent le monopole du commerce et partagent celui de l'artisanat avec les Hilotes. Ils comptent également des paysans, refoulés sur les terres médiocres.
Voir l'article Périèques.
Parallèlement à ces deux grands statuts, Sparte possède de nombreuses catégories intermédiaires : citoyens déchus par pauvreté ou par lâcheté (cf. tresantes), Hilotes affranchis (cf. néodamodes), Skirites, etc.
L'éducation spartiate
L'éducation, à partir de Lycurgue, présente les particularités d'être :
- obligatoire ;
- collective ;
- organisée par la cité.
D'abord, le nouveau-né spartiate est examiné par une commission d'anciens au Lesché pour déterminer s'il est beau et bien formé. Sinon, il est considéré comme une bouche inutile, une charge pour la cité : il est jeté dans le gouffre.
Ensuite, de 7 à 20 ans, le jeune Spartiate vit en groupe, dans des conditions para-militaires, hors de la tutelle parentale. Cette éducation, ἀγωγή / agôgế, est caractérisée par sa dureté et vise à former des soldats obéissants, efficaces et attachés au bien de la cité, avant leur gloire ou leur bien-être personnel. Elle s'étend également aux filles, dans le but de produire des mères fortes et saines, aptes à engendrer des enfants vigoureux. Symbole de l'« exception spartiate », elle est également mal connue, les auteurs ayant insisté sur ses points les plus particuliers et sans doute les plus tardifs.
Voir l'article Éducation spartiate.
Système politique
Le système politique spartiate, ainsi que le système d'éducation, sont censés être l'œuvre du mythique Lycurgue au , bien que Plutarque le situe au IX ou au Fils d'un roi spartiate, ce dernier serait allé au sanctuaire de Delphes consulter la Pythie, et en aurait rapporté la future constitution spartiate, la Grande Rhêtra (μεγάλη ρήτρα / megálê rhếtra). Probablement non écrite, cette constitution est élaborée à l'issue des longues guerres de Messénie, qui fragilisent l'aristocratie et l'ensemble de la cité. Pour permettre à la cité de subsister, l’eunomia (égalité de la loi pour tous) est alors instituée, censée résoudre mécontentements et privilèges. Mais à la différence d'Athènes, l’eunomia est synonyme de grande discipline. Toutes les composantes de la cité font des sacrifices : la royauté, l'aristocratie, le peuple.
Le système de Lycurgue fait coexister des éléments de trois régimes :
- monarchie : existence de deux rois
- oligarchie : la gérousie
- tyrannie : les éphores
- démocratie : l'assemblée
Leunomia totale
Il est évident que la crise du n'a pu être résolue que par la création d'une armée d'hoplites, succédant aux guerriers à cheval ou en chars peu nombreux. C'est la création de cette classe de citoyens, par l'absorption de l'aristocratie foncière dans la masse populaire, qui fonde l'εὐνομία / eunomía (de εὖ / eũ, « bien » et νόμος / nómos, « la coutume, la loi »).
Cette absorption a été poussée très loin, afin de créer une égalité totale :
- les aristocrates ont totalement renoncé à leurs privilèges : au VI, le corps civique spartiate compte 7 000 à 8 000 Égaux (Homoioi) ;
- l'aristocratie foncière a renoncé à ses terres, pour les mettre en commun ; chacun reçoit un lot égal, le κλῆρος / klễros (« lot, héritage »), inaliénable ; il ne peut le mettre en vente ou l'hypothéquer ; ce kléros est non-héréditaire, cultivé par les esclaves d'État (les Hilotes), et le produit est reversé en nature au propriétaire, qui nourrit ainsi sa famille, mais ne peut s'enrichir ; il est également interdit de commercer ; ainsi, chacun est entièrement disponible pour la seule activité civique, la guerre ;
- l'éducation est la même pour tous (voir plus bas) et uniquement tournée vers la guerre.
- égalité des droits politiques : tous les citoyens participent à l'Assemblée.
L'assemblée
L'assemblée est le rassemblement des Égaux. Elle est rassemblée à dates fixes.
Les projets mis en forme par la gérousie lui sont soumis. Elle approuve ou non, sans les discuter (aucun citoyen ne prend la parole), les amendements proposés par les éphores. Elle vote les décisions par acclamations, ou, beaucoup plus rarement, par déplacement des votants, mais son vote ne lie pas la gérousie qui peut considérer que le peuple s'est trompé.
Elle élit également les éphores et les gérontes, par un procédé qui paraît puéril à Aristote : des individus enfermés dans un lieu clos mesurent l'intensité des acclamations. Son fonctionnement réel nous est peu connu. On ignore si tous les Spartiates pouvaient y prendre la parole, par exemple pour proposer une loi ou un amendement, ou si l'assemblée se contentait d'élire les éphores et des gérontes.
Pour Aristote, l'assemblée a un pouvoir si faible qu'il ne la mentionne même pas comme élément démocratique du régime spartiate.
Voir l'article Assemblée.
Les rois
À partir de la réforme de Lycurgue au , Sparte possède deux rois (ἀρχαγέται / arkhagétai, de ἀρχή / archế, le commandement). L'un fait partie de la famille des Agiades (Ἀγιάδαι / Agiádai), l'autre celle des Eurypontides (Εὐρυποντίδαι / Eurupontídai), deux familles issues, selon la légende, de jumeaux descendants d'Héraclès. Les familles ne peuvent se marier entre elles, et leurs tombeaux se trouvent en des endroits différents. Les deux rois sont supposés égaux.
Le pouvoir royal se transmet au « plus proche descendant du plus proche détenteur du pouvoir le plus royal » (Pierre Carlier, La royauté en Grèce avant Alexandre, AECR, 1984), c'est-à-dire que le fils passe avant le frère, qu'il y a droit d'aînesse mais que le fils né quand le père est déjà roi prime sur ceux pour lesquels tel n'est pas le cas. Néanmoins, il semble que les Spartiates interprètent de manière libérale cette règle de succession.
Les pouvoirs des rois sont essentiellement militaires et religieux. Aux débuts, les rois peuvent mener la guerre contre le pays de leur choix, et leur pouvoir est collégial. En 506, c'est le fameux « divorce d'Éleusis » et par la suite, les rois mènent campagne seuls. Au , en outre, c'est l'Assemblée qui vote la guerre, et les éphores qui décident de la mobilisation. Quoi qu'il en soit, le roi en campagne est le commandant en chef (ἡγεμών / hêgemốn). Il prime sur les autres généraux, peut conclure les trêves, et combat au premier rang à l'aile droite, protégé par sa garde d'honneur de cent hommes, les Ἱππείς / Hippeís.
Voir l'article Rois de Sparte
La gérousie
La gérousie (γερουσία / gerousía) est une assemblée de 28 hommes âgés de plus de 60 ans, élus à vie par acclamation à l'Assemblée, après acte de candidature, et des deux rois. Choisis en fonction de leur vertu militaire, la plupart des gérontes appartiennent aux grandes familles de Sparte. Cependant, chaque citoyen, sans condition de fortune ou de rang, peut se porter candidat. Ces différents critères de choix en font l'instrument du conservatisme.
Ils jouent un rôle politique éminent : ils sont seuls à pouvoir préparer les lois, et à en avoir l'initiative. Ils ont l'équivalent d'un droit de veto sur les votes de l'Assemblée. Ils gèrent toutes les affaires de politique intérieure. Ils jugent les rois. Ils ne rendent pas de comptes. Jusqu'au , on ne connaît aucun veto de la gérousie.
Ils constituent également le tribunal suprême, qui juge les crimes et prononce la peine de mort et la perte des droits civiques.
Voir aussi l'article gérousie.
Les éphores
Les éphores (ἔφοροι / éphoroi) sont un directoire qui constitue de véritables antagonistes aux rois. Ils étaient présents avant la réforme de Lycurgue. Ils sont élus pour un an par l'assemblée, et non rééligibles.
Comme leur nom l'indique (de ὁράω / oráô, surveiller), ils sont chargés de surveiller les rois, dédoublés, et également les habitants de la cité, et notamment de s'assurer du respect des traditions. Ils peuvent infliger des amendes, des peines de prison (même aux rois) et ordonner des exécutions (notamment, faire exécuter sans jugement des Hilotes, comme pendant la kryptie). Ils sont également chargés des affaires étrangères, exécutent les décisions de l'assemblée (qu'ils président), ordonnent la mobilisation et prennent d'eux-mêmes des décisions urgentes. L'un d'entre eux (on ne sait comment il est choisi) donne son nom à l'année. Choisis parmi les citoyens d'extraction modeste, ils sont un élément d'égalitarisme dans la société spartiate.
Leur pouvoir est si grand qu'Aristote le qualifie d'égal à celui des tyrans (ἰσοτύραννος / isotúrannos). En fait, ils sont censés représenter le peuple. Cicéron, dans La République, les compare aux tribuns de la plèbe. Tous les mois, les rois jurent de respecter les lois, et les éphores de maintenir la royauté. Leur pouvoir a des bornes : ils ne sont pas rééligibles, ils sont soumis à reddition de comptes sur initiative de leurs successeurs et peuvent être mis à mort à cette occasion.
Voir l'article éphore.
La religion à Sparte
La religion occupe à Sparte une place plus importante que dans les autres cités. En témoigne le nombre de temples et de sanctuaires : 43 temples de divinités (ἱερόν / hiéron), 22 temples de héros (ἡρῷον / hêrỗion), une quinzaine de statues de dieux et quatre autels. Il faut y ajouter les monuments funéraires, nombreux puisque Sparte enterre ses morts à l'intérieur de son enceinte, dont certains sont aussi des lieux de culte : c'est le cas de ceux de Lycurgue, Léonidas I ou encore Pausanias I.
Cultes et divinités
Les divinités féminines jouent un rôle plus important qu'ailleurs : sur 50 temples mentionnés par Pausanias, 34 sont consacrés à des déesses. Athéna, sous un grand nombre d'épiclèses, est la plus honorée de toutes. Apollon n'a que peu de temples, mais son importance est cruciale : il joue un rôle dans toutes les grandes fêtes spartiates, et le plus important monument religieux de Laconie est le trône d'Apollon à Amyclées.
Un autre trait particulier est le culte voué aux héros de la guerre de Troie. Achille est, selon Anaxagore, « honoré comme un dieu », et il a deux sanctuaires. De même, sont vénérés Agamemnon, Cassandre (sous le nom d'Alexandra), Clytemnestre, Ménélas ou encore Hélène.
Sparte rend également un culte important à Castor et Pollux, les Dioscures, jumeaux de Zeus. Pindare en fait les « intendants de Sparte », et la tradition fait de la cité leur lieu de naissance. Leur dualité rappelle celle des rois. Un certain nombre de miracles leur est attribué, surtout dans la défense des armées spartiates (ils partent en campagne aux côtés des rois, représentés par des amphores jumelles).
Enfin, Héraclès est également à Sparte une sorte de héros national. Il est réputé avoir aidé Tyndare à recouvrer son trône. C'est lui qui aurait bâti dans la cité le temple d'Asclépios. Les douze travaux sont amplement représentés dans l'iconographie spartiate. C'est typiquement la divinité des jeunes.
Sacrifices et signes divins
Par conséquent, les prêtres jouissent d'une place particulièrement importante. Les deux rois eux-mêmes ont un statut de prêtres : ils ont la charge des sacrifices publics, qui sont très importants, surtout en temps de guerre. Avant le départ d'une expédition, on sacrifie à Zeus Agétor, au moment de passer la frontière, c'est à Zeus et Athéna, avant la bataille à Arès Ényalios. Le respect des rites, des fêtes religieuses et des signes divins se manifeste dans beaucoup d'anecdotes, où les Spartiates renoncent au combat devant des augures défavorables, ou des manifestations comme des tremblements de terre.
Caractères archaïques
La religion à Sparte frappe également par ses aspects archaïques. Ainsi, on trouve des survivances de cultes non anthropomorphiques (Boiai, en Laconie, vénère un myrte sous le nom d'Artémis sôteira). Pausanias parle également de 15 ξόανα / xoana en Laconie, dont 6 à Sparte — ce sont des statues de bois à la représentation grossière, antérieure à la religion olympique. L'archaïsme se retrouve également dans les fêtes religieuses spartiates (voir Gymnopédies, Hyacinthies et Karneia), et dans certains sacrifices (sacrifice à Hélios de chevaux sur le mont Taygète).
Un « mirage spartiate » ?
Taygète
L'éducation spartiate et de manière générale le militarisme ambiant, a fait l'objet de beaucoup de curiosité, devant une civilisation si étrangère aux coutumes du reste de la Grèce. Elle a également engendré beaucoup d'admiration, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, à la fois devant les réussites militaires et la longévité du système politique.
La sclérose intellectuelle fut totale : l'éloquence fut remplacée par le laconisme ; la céramique spartiate, élégante au , devient brouillonne et rustique ; le poète Tyrtée () n'a pas de successeurs ; la sculpture se réduit à quelques traits schématiques.
Les aristocrates athéniens du comme Xénophon, étaient des admirateurs convaincus de Sparte. Platon se servit de Sparte comme modèle de cité idéale dans La République et dans Le traité des lois.
Les philosophes français comme Rousseau admiraient le dévouement du Spartiate à sa patrie, et seul un Voltaire préférait la démocratie d'Athènes. Une partie de l'érudition allemande (Karl Ottfried Müller, particulièrement dans Les Doriens, et Werner Jäger), et certains Français comme Maurice Barrès (Le voyage de Sparte) y ont vu le génie de la « race » dorienne, l'« incarnation d'une politique consciemment raciste, guerrière et totalitaire » (H.I. Marrou, Histoire de l'éducation dans l'Antiquité).
Au contraire, l'historien Henri-Irénée Marrou dénonce le « mirage spartiate » (expression inventée par François Ollier) : « loin de voir dans l'ἀγωγή une méthode sûre pour engendrer la grandeur, j'y dénonce l'impuissance radicale d'un peuple vaincu qui s'illusionne ». Pour lui, le malheur de Sparte est d'avoir mûri trop tôt. En voulant préserver l'héritage de l'époque archaïque, où Sparte connaissait aussi bien l'éducation militaire que les arts, elle s'est « crispée dans une attitude de refus et de défense, elle n'a plus connu que le culte stérile de la différence incommunicable ».
Sources historiques
Sources textuelles
- le pseudo-Apollodore (pour la partie mythologique) ;
- Athénée, Les Deipnosophistes : citations de Myron de Priène et de Phylarchos ;
- ;
- Élien, Histoire variée ;
- ;
- Helléniques d'Oxyrhynchos ;
- lyriques spartiates : Tyrtée, Alcman ;
- (livre III « Laconie ») ;
- Platon, République (VIII) et Lois (III) ;
- (celles consacrées à Agis, Agésilas, Cléomène, Lycurgue, Lysandre, Périclès, etc.) et Moralia (compilation de divers essais) ;
- Polybe, Histoire ;
- (livre VIII) ;
- Xénophon, République des Lacédémoniens, Agésilas, Anabase, Helléniques.
Sources archéologiques
- fouilles de C. Waldstein, de l'École américaine d'Athènes, 1892–1893 ;
- fouilles de l'École anglaise d'Athènes, 1906–1910 (surtout le sanctuaire d'Artémis Orthia), 1924–1928 et 1949 ;
- fouilles commanditées par l'État grec, à partir de 1957.
Bibliographie
- Pierre Cabanes, Le monde hellénistique. De la mort d'Alexandre à la paix d'Apamée, Seuil, coll. « Points », 1995 ;
- ;
- Paul Cartledge :
- Spartan Reflections, Duckworth, 2001,
- Sparta and Lakonia: A regional history 1300-362 BC, Routledge, 2001 ;
- Hellenistic and Roman Sparta: A Tale of Two Cities, Routledge, 2003 ;
- Edmond Lévy :
- Sparte : Histoire politique et sociale jusqu'à la conquête romaine, Seuil, coll. « Points », 2003,
- La Grèce au (de Clisthène à Socrate), Seuil, coll. « Points », 1995 ;
- Henri-Irénée Marrou, Histoire de l'éducation dans l'Antiquité, t.I (« Le monde grec »), Seuil, coll. « Points », 1 édition 1948 ;
- François Ollier, Le mirage spartiate. Étude sur l'idéalisation de Sparte dans l'antiquité grecque de l'origine jusqu'aux cyniques, De Boccard, 1938, et t. II Le mirage spartiate. Étude sur l'idéalisation de Sparte dans l'antiquité grecque du début de l'école cynique jusqu'à la fin de la cité, Belles Lettres, 1943.
-
ja:スパルタ
Cyzique
Catégorie:Cité grecque
Cyzique (en grec ancien Κύζικος / Kýzikos) était une cité grecque de Mysie, sur la Propontide (l'actuelle mer de Marmara).
Mythologie
Elle fut fondée par les Grecs d'Ionie de la cité de Milet en 756 av. J.-C. Selon la tradition, néanmoins, la cité fut en fait fondée par Cyzique, fils d'Apollon, venu de Thessalie en compagnie de Pélasges. Ceux-ci auraient été ensuite chassés par les Étruriens, et ceux-ci à leur tour par les citoyens de Milet.
Histoire
Longtemps rivale de Byzance elle fit partie de la ligue de Délos. Alcibiade y remporta une victoire sur la flotte spartiate avec l'aide de Thrasybule et de Théramène. Elle appartint ensuite au royaume de Pergame avant de passer sous domination romaine. Elle devint une puissance commerciale maritime importante. Elle était alors célèbre pour sa beauté et sa richesse. En 75 av. J.-C., elle subit un siège de Mithridate VI, roi du Pont. En récompense de sa fidélité, Rome lui accorda l'indépendance.
Elle appartint ensuite à l'Empire byzantin, comme métropole de l'Hellespont. Prise par les Arabes en 675, elle fut détruite par un tremblement de terre en 943. De nos jours, on y trouve des ruines de théâtres et de temples.
Elle était la patrie d'origine d'Eudoxe de Cyzique, navigateur du Selon Pline l'Ancien, il aurait fait le tour de l'Afrique.
Pylos
Pylos est une ville sur la côte occidentale du Péloponnèse, en Messénie.
De tous les palais mycéniens Pylos est le seul à ne pas possèder de murailles ou de fortifications. Ainsi, on pourrait en déduire qu'il fut peut-être le premier à être détruit aux alentours de 1250 av J.C.
Cette ville, la baie voisine de Pylos et l'île de Sphactérie qui ferme presque l'entrée de la baie, furent le théâtre d'une grave défaite que les Athéniens infligèrent aux Spartiates en 425 av. J.-C.
Population
Voir aussi
425
Articles connexes
- Guerre du Péloponnèse
Liens externes
- http://www.gigamic.com/jeuxfrancais/pylosf.htm
- http://www.gigamic.com/regles/francais/rpylosf.htm
- http://perso.wanadoo.fr/spqr/pylos.htm
- En Anglais:
- [http://www.mapquest.fr/maps/map.adp?tb=1&city=Pylos&country=GR Mapquest - Pylos]
- [http://river.blg.uc.edu/prap/PRAP.html Projec Archéologique Régional du Pylos]
- [http://www.perseus.tufts.edu/cgi-bin/siteindex?entry=Pylos Perseus en Pylos]
- [http://www.culture.gr/2/21/211/21107n/e211gn01.html Le Palais de Nestor] - culture.gr
- [http://www.geocities.com/i_georganas/PYLOS.html Le Palais de Nestor] - geocities.com
- [http://clvl.cla.umn.edu/marwp/pylos.html Le Projet du Pylos] - Université de Minnesota
Catégorie:Cité grecque
Athènes
Athènes (en grec ancien Ἀθῆναι / Athễnai — le nom est toujours pluriel —, en grec moderne Αθήνα [a'θina] / Athína) est la capitale de la Grèce, ainsi que sa ville principale. La cité est renommée pour son passé glorieux, sous la Grèce antique notamment.
Grèce antique
Carte d'identité
- Population : 3 753 726 habitants au recensement de 2005 (agglomération) ; 729 137 habitants (ville) ;
- Coordonnées : 37°54' Nord ; 23°44' Est ;
- Altitude :varié - de 0 m à 1 km avec l'agglomération (il y a 3 montagnes autour de la ville) ;
- Superficie : km² ;
- Maire : Dora Bakoyannis (parti Nea Dimokratia) ;
- 54 municipalités (cf. ci-dessous).
Étymologie
- Le pluriel du mot Athènes, d'après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité (voir synœcisme).
- En grec ancien, la cité s'appelait Ἀθῆναι / Athễnai et c'est sous ce nom qu'elle est devenue la capitale de l'État grec moderne. Cependant, depuis l'abandon de la katharevousa, dans les années 1970, la forme moderne Αθήνα Athína est devenue le nom officiel de la ville (et de la mégalopole).
Population
La mégalopole athénienne est le principal foyer de population en Grèce, avec 3,7 millions d'habitants, sur un total de 10 millions de Grecs environ.
Grèce
Évolution de la population à travers les âges :
- Antiquité : 300 000
- 1853 : 30 600
- 1879 : 65 500
- 1896 : 123 000
- 1925 : 443 000
- 2001 : 3 761 810
La cité moderne d'Athènes est constituée de villes et villages autrefois distincts, qui avec l'expansion démographique du ont fini par former une mégalopole. Celle-ci comprend aujourd'hui 54 municipalités, la plus importante étant la ville d'Athènes (Dhimos Athinaïon), avec près d'un million d'habitants (la deuxième étant Le Pirée). Le nom dAthènes peut ainsi désigner la mégalopole entière (aussi appelée le grand Athènes) ou la ville d'Athènes, ou même juste le centre-ville. Voir ci-dessous la liste des municipalités.
Géographie
Athènes s'étend sur la plaine d'Attique, dominée par le mont Aegalien à l'Ouest, le mont Parnitha au nord, le mont Pentélique au nord-est, le mont Hymettus à l'est, et le golfe Saronique au sud-ouest. En raison de ces limites naturelles, il est peu probable de voir la mégalopole s'étendre beaucoup plus qu'elle ne l'est aujourd'hui. Par ailleurs, la géomorphologie d'Athènes contribue beaucoup aux problèmes de pollution atmosphérique dont elle souffre aujourd'hui (la mégalopole de Los Angeles aux États-Unis connaît la même géomorphologie et les mêmes conséquences).
Les terres sont rocailleuses et peu fertiles. La ville antique était groupée au pied de l'Acropole. Dans l'Antiquité, le port du Pirée (en grec, Pireas) était une ville bien distincte mais il fait aujourd'hui partie de la mégalopole.
Le centre de la ville moderne est la place de la Constitution, où se situaient autrefois notamment le palais royal et le Parlement. La plupart des monuments et musées se situent également dans ce quartier.
Les parties nouvelles de la mégalopole sont pour la plupart en béton gris et souffrent d'un manque d'espaces verts.
Histoire
Antiquité
Voir l'article détaillé : Athènes antique.
Athènes antique
Des traces d'occupation humaine sont attestées dès le néolithique sur le site de l'Acropole (voir Pélasges). Mais ce n'est que suite aux invasions ioniennes que l'Attique fut organisée en cités, parmi lesquelles Cécropia, la future Athènes.
Athènes fut fondée formellement vers 800 avant notre ère par le synœcisme de plusieurs villages, partiellement préservés par l'invasion des Doriens. Ce faisant, en tirant parti de la forteresse naturelle de l'Acropole, ils purent résister aux hordes de pillards qui terrorisaient la région. Le pluriel du mot Athènes, d'après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité. Selon la légende, c'est le héros Thésée, terrasseur du Minotaure, qui dirigea cette unification de l'Attique.
Attique
Athènes était l'une des cités dominantes en Grèce au cours du I millénaire avant J.-C. Son âge d'or fut atteint sous Périclès, au , où sa domination était à la fois politique (ligue de Délos), financière (grâce aux mines d'argent du Laurion et au tribut), militaire et culturelle. C'est à cette époque qu'Athènes fut qualifiée de « capitale (ἄστυ [astu]) de la Grèce » (Isocrate). Rapidement, Athènes transforma la ligue de Délos en un véritable empire qui fut dissout à la fin de la guerre du Péloponnèse qui l'opposa à Sparte.
La bataille de Chéronée remportée en 338 av. J.-C. par Philippe II fit entrer Athènes dans le nouvel empire macédonien. La cité, qui demeura le grand foyer de la civilisation grecque, bénéficia jusqu'au de nouveaux aménagements et de travaux d'embellissement menés sous la houlette de Lycurgue. Après la mort d'Alexandre le Grand en 323 avant JC et le découpage de l'empire macédonien, la ville, encore sous domination des rois de Macédoine, sombre dans l'oubli.
Conquise par le Romain Sylla, en 86 av. JC, Athènes perdit ses remparts et son rôle politique mais resta néanmoins un véritable phare intellectuel grâce à la pax romana qui s'instaura. Séduits par la culture et l'art de vivre athéniens, les Romains en copièrent les œuvres d'art et les mœurs et ne cessèrent d'embellir la ville : la tour des Vents, le temple de Rome et d'Auguste sur l'Acropole, l'agora romaine, le théâtre de l'Odéon dans l'ancienne agora sont parmi les monuments édifiés à cette époque. Aux alentours de l'an 1, la ville comptait ainsi environ 300 000 habitants.
À partir de 53, les prêches de saint Paul devant l'Aréopage ne donnèrent qu'un faible écho au christianisme à Athènes ; il réussit cependant à convertir un membre du vénérable tribunal, Denys l'Aréopagite, premier évêque et martyr de la ville. Plus tard, l'empereur Hadrien (117-138), particulièrement attaché à la Grèce, continua les travaux d'urbanisme de ces prédécesseurs : la bibliothèque qui porte son nom, l'Olympiéion (temple de Zeus), un gigantesque stade en marbre situé au-delà de l'Ilissos, de nouvelles routes, et des aqueducs furent construits sous son règne.
Moyen Âge
Sous l'Empire byzantin, Athènes perdit une grande partie de sa gloire pour ne devenir qu'une petite ville de province. Après l'établissement de l'empire latin de Constantinople en 1204, les Français mirent en place un duché d'Athènes qui fut conquis par des aventuriers catalans, les Almugavares, avant d'être repris par des Florentins.
Renaissance
En 1458 la ville tomba entre les mains de l'Empire ottoman et sa population déclina fortement, chose qui s'aggrava avec le déclin de l'Empire lui-même. Des quartiers entiers de la ville furent détruits entre le et le dans des guerres de factions.
Ère industrielle- siècle
La ville était quasiment inhabitée lorsqu'elle fut proclamée capitale du Royaume de Grèce le 1 décembre 1834, mais elle fut rebâtie dans les décennies qui suivirent. Un afflux de réfugiés, plus d'un million, en provenance de l'Asie Mineure suite à la guerre contre la Turquie entraîna dans les années 1920 la construction de quartiers entiers. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut occupée par l'Allemagne nazie et sa croissance a été très faible pendant les premières années post-guerre. Puis la cité recommenca à croître.
L'entrée de la Grèce dans l'Union européenne en 1981 apporta de nouveaux investissements à la ville. Enfin, l'accueil des Jeux Olympiques d'été de 2004 a été le moteur de nombreux travaux d'infrastructure.
Influence culturelle
C'est à Athènes que sont notamment nées la démocratie et la philosophie. De fait, la civilisation athénienne est l'un des fondements de la culture européenne et c'est en mémoire de cela que le projet de constitution européenne cite en préambule l'historien Thucydide :
:Χρώμεθα γὰρ πολιτείᾳ [...] καὶ ὄνομα μὲν διὰ τὸ μὴ ἐς ὀλίγους ἀλλ' ἐς πλείονας οἰκεῖν δημοκρατία κέκληται.
:Notre Constitution... est appelée démocratie parce que le pouvoir est entre les mains non d'une minorité, mais du plus grand nombre.
Athènes a également été le centre culturel de la Grèce classique, et ce dans tous les domaines. Sa conception du beau et du bon a influencé durablement le reste du monde grec, puis romain, et enfin l'Occident.
- sculpture (Phidias, Céphisodote, Praxitèle, Léocharès)
- céramique
- théâtre (Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane)
- rhétorique (orateurs attiques)
- histoire (Thucydide)
- philosophie (Socrate, sophistes, Platon)
- architecture (constructions de l'Acropole).
Athènes a accueilli les premiers Jeux Olympiques modernes en 1896, en souvenir des Jeux Olympiques de la Grèce antique. La ville a accueilli de nouveau les Jeux d'été en 2004. Outre le succès sportif et médiatique de l'évènement, ils permettront peut-être d'accroître les investissments étrangers en Grèce en prouvant la capacité du pays à gérer de grands projets.
Transports
2004
Athènes dispose d'un réseau dense de trolleybus et d'autobus. Afin de lutter contre la pollution, une part croissante des autobus fonctionne au gaz naturel pour véhicules (GNV). Le métro, dont la première ligne, nommée ISAP, date de 1904, a été complété en 2000 par deux lignes modernes et s'étend jusqu'à l'aéroport. Une ligne de tramway est en construction et a été mise en service pour les Jeux olympiques de 2004. Un RER, de type français relie également la gare centrale (Larisis) à la banlieue attique en direction de l'aéroport - il emprunte la même voie que le métro entre Doukissis Plakentias et l'aéroport international Elefthérios-Vénizélos. Ce dernier, construit par une entreprise allemande, est très récent et a remplacé l'ancien Elliniko. À ces transports en commun, il faut ajouter les taxis, omniprésents dans la capitale héllène.
Avant ces développements, se déplacer à Athènes s'avérait très problématique, que ce soit à cause de la vétusté des équipements ou de la lenteur du trafic. Un apport des JO de 2004 consiste donc en ce réseau efficace métro-tramway-bus qui semble avoir apporté une solution au problème du transport athénien. Néanmoins, le tramway n'est pas prioritaire sur le reste du trafic, ce qui occasionne une certaine lenteur et entrave ainsi ses performances.
Lieux d'intérêt
Monuments et musées
JO de 2004
- le Parthénon et l'Acropole ;
- L'Agora d'Athènes (centre névralgique de la cité antique) et son temple ;
- l'Agora romaine et la Tour des Vents (une horloge hydraulique construite au );
- le Théséion ;
- le théâtre de Dionysos ;
- le stade Panathénaïque, refait par Hadrien et Hérode Atticus et rénové en 1896 ;
- le Musée national, avec ses magnifiques collections de sculptures, céramiques et poteries de la Grèce antique ;
- L' Olympion, ou temple de Zeus.
Institutions
- Université nationale capodistrienne d’Athènes
- Université d’Économie d’Athènes
- École française d'Athènes : institution renommée pour ses travaux archéologiques.
- port du Pirée.
Divers
- le grand marché d'Athènes ;
- le marché aux puces de Monastiraki ;
- les rues de Kolonaki avec ses boutiques chic et ses musées d'art contemporain ;
- le mont Lycabette, d'où l'on a une vue panoramique de la ville ;
- le quartier du Plaka, l'un des plus animés d'Athènes ;
- la place Syntagma et l’ancien Palais Royal qui abrite le Parlement.
Célèbres natifs
Universités
- l'université nationale capodistrienne d’Athènes est la plus ancienne université du pays ; elle fut fondée en 1837.
- [http://www.ntua.gr École Polytechnique d’Athènes]
- Université agronomique d'Athènes
- [http://www.hua.gr/ Université de Harokopio]
- Université d’Economie d’Athènes
- [http://www.panteion.gr Université Panteion de Sciences politiques et sociales]
- [http://www.asfa.gr École des Beaux Arts d’Athènes]
- [http://www.unipi.gr Université du Pirée]
Administration
Municipalités
Les 54 municipalités (dont 45 villes — Δήμος — et 3 communautés — Κοινότητα) qui forment la mégalopole d'Athènes (l'Attique) sont (par ordre alphabétique grec, liste incomplète) :
Université d’Economie d’Athènes
- Saint Anargyron (Δήμος Αγίου Αναργύρων) ;
- Sainte Barbara (Δήμος Αγίας Βαρβάρας) ;
- Saint Dimitris (Δήμος Αγίου Δημητρίου) ;
- Sainte Paraskevi (Δήμος Αγίας Παρασκευής) ;
- Athènes (Δήμος Αθηναίων) ;
- Aigaleo (Δήμος Αιγάλεω) ;
- Alimos (Δήμος Αλίμου) ;
- Maroussi (Δήμος Αμαρουσίου) ;
- Argyroupoli (Δήμος Αργυρούπολης) ;
- Vrilissia (Δήμος Βριλησσίων) ;
- Byrona (Δήμος Βύρωνα) ;
- Galatsi (Δήμος Γαλατσίου) ;
- Glyphada (Δήμος Γλυφάδας) ;
- Daphni (Δήμος Δάφνης) ;
- Elliniko (Δήμος Ελληνικού) ;
- Zographou (Δήμος Ζωγράφου) ;
- Ilioupoli (Δήμος Ηλιούπολης) ;
- Iraklio (Δήμος Ηρακλείου) ;
- Ilion (Δήμος Ιλίου) ;
- Kallithéa (Δήμος Καλλιθέας) ;
- Kessariani (Δήμος Καισαριανής) ;
- Kamatéros (Δήμος Καματερού) ;
- Kiphissia (Δήμος Κηφισιάς) ;
- Lycovrysi (Δήμος Λυκοβρύσεως) ;
- Mélissia (Δήμος Μελισσίων) ;
- Métamorphosi (Δήμος Μεταμορφώσεως) ;
- Moschato (Δήμος Μοσχάτου) ;
- Nouvelle Érythrée (Δήμος Νέας Ερυθραίας) ;
- Nouvelle Ionie (Δήμος Νέας Ιωνίας) ;
- Nouvelle Smyrne (Δήμος Νέας Σμύρνης) ;
- Nouvelle Philadelphie (Δήμος Νέας Φιλαδέλφειας) ;
- Nouvelle Halkidona (Δήμος Νέας Χαλκηδόνας) ;
- Nouveau Psychiko (Δήμος Νέου Ψυχικού) ;
- Papagou (Δήμος Παπάγου) ;
- Peristeri (Δήμος Περιστερίου) ;
- Petroupoli (Πετρούπολης) ;
- Pefki (Δήμος Πεύκης) ;
- Phaliro (Δήμος Π.Φαλήρου) ;
- Tavros (Δήμος Ταύρου) ;
- Ymittos (Δήμος Υμηττού) ;
- Philothéi (Δήμος Φιλοθέης) ;
- Chaïdari (Χαϊδαρίου) ;
- Chalandri (Δήμος Χαλανδρίου) ;
- Cholargos (Δήμος Χολαργού) ;
- Psychiko (Δήμος Ψυχικού)
- Ekali (Κοινότητα Εκάλης).
- Nouvelle Pentéli (Κοινότητα Νέας Πεντέλης) ;
- Pentéli (Κοινότητα Πεντέλης) ;
- Le Pirée (Πειραιάς).
Jumelages
Athènes est jumelée ou a des partenariats avec les villes suivantes :
- Chicago, États-Unis, depuis 1997 ;
- Los Angeles, Californie, États-Unis ;
- Montréal, Québec, Canada, depuis septembre 1997
- Paris, France, depuis 2000.
Voir aussi
Articles connexes
- Démocratie athénienne
- Grèce
- L'Agora d'Athènes
- Complexe olympique d'Athènes
- Jeux Olympiques d'été de 1896
- Jeux Olympiques d'été de 2004
Ressources externes
- [http://www.cityofathens.gr/ Site de la ville d'Athènes] ;
- [http://www.in.gr/directory/default.asp?lngInfoChannel=4979 Sites des municipalités d'Athènes] ;
- [http://www.tv5.org/TV5Site/athenes/ Dossier Athènes sur le site de TV5] ;
- [http://wikitravel.org/fr/Ath%c3%a8nes Athènes sur Wikitravel].
-
ja:アテネ
ko:아테네
simple:Athens
th:เอเธนส์
zh-min-nan:Athína
Royaume de Macédoine
Le Royaume de Macédoine est un État antique de la péninsule balkanique, qui exista entre le milieu du et 168 av. J.-C.
Avec Alexandre le Grand, il fut à l'origine de l'expansion de l'hellénisme en Asie à la fin du Son territoire correspond aujourd'hui à la République de Macédoine, une partie de la Grèce, de l'Albanie et de la Bulgarie.
Histoire
Les origines
Bulgarie
Le règne de Philippe II : la soumission de la Grèce
En 359 av. J.-C., Perdiccas III, roi de Macédoine, meurt laissant pour héritier un enfant en bas âge, Amyntas, qui est proclamé roi, tandis que la régence et la tutelle sont confiées à Philippe frère du défunt. Dès le début de sa régence, il est aux prises avec des voisins menacant, les Illyriens, les Péoniens et les Thraces dont il viendra à bout assez rapidement.
Thrace
Alexandre : la conquête de l'Orient
Les Antigonides
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Antigone Gonatas
À la mort de son père, Démétrios Poliorcète, alors qu'il ne dispose plus que d'une flotte et de quelques possessions en Grèce, Antigone II Gonatas fait une première tentative pour s'emparer de la Macédoine : il est repoussé par Sosthène et se replie vers la Thrace. Mais après une victoire retentissante contre une bande de Galates près de Lysimacheia en 277, il en tire un prestige suffisant pour s'imposer comme roi d'une Macédoine bien affaiblie par deux décennies de guerres civiles et de pillages. Rejetant les politiques asiatiques ambitieuses mais aussi aventureuses de ses prédécesseurs, il se consacre à renforcer le royaume, désormais à l'écart des grands conflits. Il n'y a guère qu'en mer Égée et en Grèce du Sud qu'il se heurte à la puissance lagide. Symbole de son retour à la tradition, il ramène la capitale royale à Pella de Cassandréia et Démétrias où elle avait été successivement déplacée, hors du cœur historique du royaume.
Le pouvoir d'Antigone Gonatas est menacé une première fois par le roi d'Épire Pyrrhus II rentré d'Italie en 275 pour reconstituer son armée : Pyrrhus envahit la Macédoine et Antigone doit se replier sur la côte, à Thessalonique, où mouille sa flotte. Pyrrhus s'aliène toutefois rapidement les Macédoniens en laissant ses mercenaires galates piller la nécropole royale d'Aigéai. Lorsqu'il quitte la Macédoine, laissé à la garde de son fils Ptolémée, pour aller guerroyer dans le Péloponnèse, Antigone reprend vite l'offensive : battu une première fois par Ptolémée, il finit par le chasser de Macédoine en 272 et envoie des secours à Sparte menacée par Pyrrhus. Celui-ci renonce alors à prendre la cité et se replie vers le Nord et Argos où Antigone arrive avant lui, bien qu'ayant dû contourner par la mer les territoires de la Ligue étolienne qui lui est hostile. Dans la bataille d'Argos en 272, Pyrrhus est tué, et son fils et successeur Alexandre II doit abandonner pour un temps toute ambition sur la Grèce.
La domination macédonienne sur la Grèce est toutefois rapidement menacée : un des chefs du parti antimacédonien à Athènes, Chrémonidès, manœuvre avec succès pour rapprocher Athènes de Sparte en 268. La première cherche à expulser les Macédoniens de l'Attique, la seconde à asseoir sa domination sur le Péloponnèse. De nombreuses cités du Péloponnèse et de Crète se rallient à cette alliance, qui jouit de surcroît du soutien de Ptolémée II Philadelphe, allié de Sparte. C'est la Guerre chrémonidéenne, dont les opérations ont lieu essentiellement autour de Corinthe, le point fort du dispositif macédonien en Grèce, et en Attique. Sparte tente par trois fois en vain entre 267 et 265 de prendre Corinthe, tenu par le demi-frère du roi, Cratère, et le roi spartiate Areus I trouve la mort dans la dernière tentative. Antigone Gonatas assiège Athènes qui trouve un bref répit dans une diversion causée par l'attaque en Macédoine du roi d'Épire Alexandre II en 262 : Antigone doit mener une campagne rapide pour le chasser de Macédoine et d'Épire, avant de revenir mettre le siège devant Athènes qui, affamée, capitule en 261.
La décennie suivante voit Antigone Gonatas, assuré de la domination sur la Grèce centrale, mener une politique agressive dans les îles et se mêler aux guerres entre Séleucides et Lagides, en allié fidèle des premiers : il remporte ainsi une victoire importe à Cos, probablement en 255 dans le cadre de la Seconde guerre syrienne, qu'il célèbre en offrant en dédicace son navire amiral au sanctuaire d'Apollon à Délos, où il est placé dans le Néôrion. Vers 250, une flotte lagide défait néanmoins de façon décisive les Macédoniens et remet en cause leur influence dans les Cyclades jusqu'à une nouvelle victoire d'Antigone, au large d'Andros en 245 dans le cadre de la guerre qui oppose les deux nouveaux rois Ptolémée III Évergète et Séleucos II à partir de 246. Antigone célèbre de nouveau cette victoire à Délos par deux fêtes, les Sôtèria et les Paneia. L'offrande monumentale du Néôrion dans le sanctuaire des Grands Dieux de Samothrace correspond aussi à l'une de ces deux victoires navales antigonides.
La fin du règne d'Antigone Gonatas est marquée par la révolte du fils et successeur de Cratère, Alexandre, et par l'ascension de la Ligue achéenne dans le Péloponnèse. Alexandre, d'abord confirmé par Antigone dans son commandement de Corinthe, se rebelle en 249 et entraîne avec lui l'Eubée, à laquelle il accorde une large autonomie dont témoigne l'apparition d'un monnayage indépendant. Cette sécession est de courte durée, car Alexandre meurt soudainement en 245 et sa veuve désemparée, Nicée, accepte la proposition d'Antigone d'épouser son fils Démétrius. À la faveur des préparatifs du mariage, Antigone s'empare de l'Acrocorinthe et restaure ainsi sa domination sur l'isthme et l'Eubée. Mais en 243, à la faveur d'un coup de main nocturne audacieux, Aratos s'empare de Corinthe et entraîne la défection de la Mégaride du côté achéen.
Antigone ne réagit pas à la perte de ce maillon essentiel du dispositif macédonien et se contente de faire la paix avec la Ligue étolienne qu'il encourage à attaquer les Achéens. Lorsqu'il meurt en 239, la Macédoine n'a pas retrouvé ses positions en Grèce centrale et doit faire face aux deux confédérations puissantes d'Étolie et d'Achaïe.
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La défaite contre Rome et la provincialisation
Antigone Dôson
Institutions
L'organisation politique du royaume de Macédoine est une pyramide à trois degrés : au sommet, le Roi et la Communauté des Macédoniens, à la base, les unité civiques (cités et ethnè), entre les deux, les districts. L'étude de ces différentes institutions a été considérablement renouvelée par l'épigraphie, qui a permis de réinterpréter les indications données par les sources littéraires telles que Tite-Live ou Polybe. Elle montre que les institutions macédoniennes en font un État très proche des États fédéraux grecs, tels que la Ligue thessalienne ou la Ligue étolienne, mais avec un principe unitaire renforcé en la personne du roi.
Le Roi (basileus) et l'administration centrale
Le Roi est le chef de l'administration centrale : il dirige le royaume depuis sa capitale de Pella et son palais où sont conservées les archives du royaume. Il est secondé par un secrétaire royal (basilikos grammateus), dont le rôle est primordial, et par le Conseil.
Le Roi est le chef de l'armée, le chef de la religion macédonienne, il dirige la diplomatie, lui seul est habilité à conclure des traités, il a le privilège exclusif de la frappe monétaire jusque sous Philippe V.
Le nombre de fonctionnaires est limité : le Roi dirige son royaume largement de façon indirecte, en s'appuyant sur des magistrats locaux, les épistates, avec lequel il entretient une correspondance importante.
Succession
La succession royale en Macédoine est héréditaire, masculine, patrilinéaire, et respecte en général le principe de primogéniture. Elle comporte de surcroît un élément électif : à la mort du roi, son héritier désigné, en général donc mais pas systématiquement, le fils aîné, doit d'abord être accepté comme le successeur par le conseil, puis présenté à l'assemblée commune pour y être acclamé comme le nouveau roi. Cette assemblée prête ensuite immédiatement serment de fidélité à son nouveau roi, et pour cette raison doit se réunir en séance plénière, de peur qu'une assemblée concurrente n'élise un autre prétendant.
La succession est donc loin d'être automatique, d'autant plus que les rois de Macédoine disparaissent souvent brutalement, avant même d'avoir pu prendre les dispositions nécessaires pour leur succession, ou s'assurer qu'elles sont respectées : c'est le cas de Perdiccas III tué par les Illyriens, de Philippe II assassiné par Pausanias, d'Alexandre III emporté soudainement par la maladie, de Lysimaque tué à Couropédion, etc. Les crises successorales sont donc fréquentes, surtout au , lorsque les grandes familles princières de Haute-Macédoine (de Lyncestide et d'Orestide notamment) ont encore l'ambition de renverser la dynastie argéade pour s'imposer sur le trône de Macédoine.
Finances
Le roi est le simple gardien et administrateur du trésor de Macédoine et des revenus royaux (basilika) qui appartiennent aux Macédoniens : les tributs prévus dans les traités accordés aux peuples vaincus sont ainsi dus aux Macédoniens et non au roi. Même s'il n'a pas de comptes à rendre de la gestion de ce patrimoine, il peut s'en sentir suffisamment moralement responsable pour la défendre en certaines circonstances. Ainsi Alexandre dans son discours lors de la rebellion d'Opis (Arrien, Anabase) en 324 détaille les possessions de son père Philippe II à sa mort pour montrer qu'il n'a pas abusé de sa charge.
D'après Tite-Live comme d'après Polybe, les basilika comprennent les sources de revenus suivantes :
- Les mines de métaux précieux (or et argent du Pangée par ex.), dont le roi a le monopole, ce qui lui permet de frapper monnaie, un privilège exclusif qu'il conserve jusqu'au règne de Philippe V. Ce dernier concède aux cités et aux districts le droit de battre monnaie, pour les dénominations les plus faibles (bronze).
- Les forêts, dont le bois de charpente est très prisé par les cités grecques pour construire leurs navires : Athènes passe ainsi des accords avec la Macédoine dès le pour importer le bois indispensable à la construction et à l'entretien de sa flotte de guerre.
- Les propriétés foncières royales, terres que le roi a annexées au domaine royal lors de la conquête, et qu'il exploite soit directement, notamment grâce à une main d'œuvre servile composée de prisonniers, soit indirectement par un système d'affermage.
- Les taxes portuaires sur le commerce (taxes d'importation et d'exportation).
Le mode d'exploitation de ces différents revenus est le plus souvent l'affermage : on sait par le Pseudo-Aristote (Economiques) que le roi Amyntas III (ou peut-être Philippe II) doubla les revenus du royaume provenant des ports grâce à l'aide de Callistratos, alors réfugié en Macédoine, qui fit passer le produit de cette ferme de 20 à 40 talents par an. Les taxes portuaires étaient ainsi mises aux enchères chaque année. On sait par Tite-Live, d'autre part, que les mines et les forêts étaient affermées pour une somme fixe sous le règne de Philippe V, et tout laisse penser qu'il en était de même avant lui sous les Argéades : ce pourrait être l'origine du système d'affermage introduit en Égypte lagide.
Hormis la terre royale soumise au tribut, la terre en Macédoine est libre : les Macédoniens sont des hommes libres et ne paient pas de taxes sur les terres privées. Il n'y a pas non plus en Macédoine d'impôt extraordinaire en temps de guerre, du type de l'eisphora athénienne. Même lorsqu'il se trouve en situation financière périlleuse, comme Alexandre en 334 ou Persée en 168, le roi n'a pas recours à l'impôt mais lève des fonds en empruntant, notamment à ses Compagnons, ou en augmentant le produit de l'affermage.
Le roi peut accorder l | | |