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-612

-612

Catégorie:-612
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---- Cette page concerne l'année -612 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Athènes prend Salamine à Mégare
- Cylon, auteur d'une conspiration pour installer la tyrannie à Athènes en -632, est assassiné, probablement par des menbres de la famille des Alcméonides

Proche-Orient


- Effondrement de l'Assyrie. Les villes de Nimrod et Ninive sont prises et mises à sac par l'alliance militaire entre les Médes et les Babyloniens. Début de l'hégémonie militaire de Babylone au Moyen-Orient.
  - La coalition des Scythes, des Mèdes et des Chaldéens de Babylone prend Khalkhu puis Ninive, qui est pillée et détruite après trois mois de siège. L’empire assyrien n’est plus. Après la mort ou la fuite de Sîn-shar-ishkun, un de ses officiers prend le pouvoir sous le nom d’Ashur-ubalit. Il s’enferme dans Harran avec ce qui reste de l’armée et quelques troupes égyptiennes.

Arts & cultures

Sciences et techniques


- C’est la supériorité des cavaliers Scythes et Mèdes sur l’infanterie lourde qui a pu entraîner l’effondrement de la puissance militaire des Assyriens.

Naissances


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Décès


- Alcman, un des premiers poètes grecs du lyrisme amoureux, né à Sardes en Lydie en -672 et mort à Sparte.

Catégorie:612

Catégorie:Chronologie du VIIe siècle Article principal : 612

Années 630

ja:630年代 Catégorie:Décennie
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 620

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Événements


- En 622: Hégire musulmane

Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 610

ko:610년대 ja:610年代 Catégorie:Décennie
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 600

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Événements


- La population de la Terre s'élève à quelque 208 millions d'hommes.

Europe


- Les Anglo-Saxons sont dominants en Grande Bretagne. Des poches de romanisation subsistent dans l'Ouest.
- Les missionnaires irlandais sont à l'œuvre en Écosse et en Allemagne.

Asie


- Au Japon, des sculptures du Bouddha sur le modèle chinois commencent à être produites.

Amériques


- En Amérique du Nord, Hopewell a cesse d'être la culture dominante dans le midwest et a presque disparu comme style culturel.
- Sur l'île de Marajo dans l'embouchure de l'Amazone, l'organisation sociale s'est développée jusqu'au niveau du clan. Des styles de poteries nombreux et élaborés y sont produits.

Océanie & Pacifique


- Sumatra, Java et les îles environnantes sont converties au bouddhisme.

Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


- La variole arrive en Europe, en provenance de l'Inde.
- Le jeu d'échecs est inventé en Inde.
- Les moulins à vent sont utilisé en Perse pour l'irrigation.
- Les timbales sont inventées au Proche Orient dans ces années. Catégorie:Décennie ja:600年代 ko:600년대

Années 580

ja:580年代 Catégorie:Décennie
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Années 560 | Années 570 | Années 580 | Années 590 | Années 600
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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617

Catégorie:617
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Années 590 | Années 600 | Années 610 | Années 620 | Années 630
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---- Cette page concerne l'année 617 du calendrier julien.

Événements


- Le Khan des Avars franchit le mur d’Athanase et pille les faubourgs de Constantinople. Les tribus Slaves qui accompagnent les Avars occupent progressivement la péninsule Balkanique jusqu’au Péloponnèse et l’Egée, poussant les Grecs vers les côtes, la Sicile ou la Calabre.
- Les Perses débarquent à Chypre.
- Edwin (585-632), roi de Northumbrie (saint).
- Attaque picte contre la mission de Donnan à Eigg aux Hébrides. Donnan est tué avec 52 compagnons.

Naissances


- Srong-btsan sgam-po (songtsen gampo), empereur du Tibet

Décès


- ko:617년

615

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Années 590 | Années 600 | Années 610 | Années 620 | Années 630
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---- Cette page concerne l'année 615 du calendrier julien.

Événements


- Exode des musulmans en Abyssinie.
  - Othman, neveu de Mahomet, se réfugie en Ethiopie, et le prophète, en conflit avec sa tribu, aurait demandé au roi d’Aksoum de lui envoyer une armée pour lui prêter main forte. Quelques années plus tard, la persécution des Qoréïchites amène des musulmans d’Arabie à s’exiler à la cour d’Aksoum. Un troisième groupe de musulmans se serait réfugié en Ethiopie au moment de l’Hégire.
- Le roi Ella-Tsaham règne sur Aksoum (mort en 630).
- Début du pontificat de saint Dieudonné Ier ou Adéodat Ier (fin en 618).
- Le roi Wisigoth Sisebut reprend le sud de l’Espagne à Byzance.
- Les Perses atteignent Chalcédoine et menacent Constantinople.
- Frappe d’une pièce d’argent, le miliarision ou l’hexagramme dans l'empire byzantin.
- En Chine, l'empereur Jangdi est assiégé pendant un mois par les Turcs au cours d’une tournée d’inspection le long de la grande muraille.

Naissances


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Décès en 615


- Saint Colomban.
- Boniface IV, pape als:615 ko:615년

614

Catégorie:614
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Années 590 | Années 600 | Années 610 | Années 620 | Années 630
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---- Cette page concerne l'année 614 du calendrier julien.

Événements


- Persécution de Mahomet et de ses proches à La Mecque.
- Les armées perses de Chosroès II, dirigées par le général Charbaraz prennent Césarée de Syrie puis pillent Jérusalem. Elles emmènent en captivité le patriarche et la population.
- Opposition vigoureuse à la sinisation au Japon.
- L'empereur d'Orient Héraclius épouse sa nièce Martine.
- Édit de Clotaire II ou Edit d’Octobre (18/10) sur l’administration publique (tous les hauts fonctionnaires doivent être originaires du territoire administré). Clotaire tente de rétablir l’ordre et l’équité dans son royaume. La charte précise qu’en l’absence du roi, l’évêque peut condamner un juge coupable.
  - L’édit d’Octobre intervient contre les abus des comtes qui cherchent à établir de nouveaux tonlieux à leur profit.
- Concile de Paris (liberté des élections épiscopales, privilèges du for ecclésiastique, inviolabilité des biens de l’Eglise).
- Décret de Clotaire II interdisant de marier les femmes contre leur gré.
- Edit défendant aux Juifs d’intenter des actions publiques contre les chrétiens.
- Pas d’évêque mentionné à Die de 614 à 788.
- Fondation d’un ermitage par le moine irlandais Gallus où se développe une abbaye bénédictine et un lieu d’érudition important (Saint-Gall).

Naissances


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Décès


- ko:614년

613

Catégorie:613
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Années 590 | Années 600 | Années 610 | Années 620 | Années 630
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---- Cette page concerne l'année 613 du calendrier julien.

Événements


- Débuts de la prédication publique et des ennuis de Mahomet à La Mecque.
- Supplice de la reine Brunehaut par Clotaire II : Clotaire II envahit l’Austrasie et fait torturer et assassiner Brunehaut, qui est attachée à la queue d’un cheval. Clotaire réalise l’unité des royaumes Francs.
- Début du règne de Clotaire II, roi des Francs (fin en 629).
- Warnachaire, maire du Palais en Bourgogne (613-628).
- L’orfèvre Limousin Eloi réalise le trône d’or incrusté de pierreries de Clotaire II (il fait en réalité deux trônes avec l’or prévu pour un seul).
- « Premier Mal » : le roi des Wisigoths Sisebut force les Juifs à se convertir sous peine de bannissement et de confiscation de leurs biens, ce qui lui attire le blâme d’Isidore de Séville. 90 000 Juifs auraient embrassé la religion chrétienne. De nombreux autres se réfugient en Gaule.

Naissances


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Décès en 613


- Brunehaut : reine d'Austrasie (naissance 534) als:613 ko:613년

611

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Années 590 | Années 600 | Années 610 | Années 620 | Années 630
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---- Cette page concerne l'année 611 du calendrier julien.

Événements


- Le général perse Charbaraz occupe Antioche, puis Damas (612).
- Victoire des Arabes à Dhou Qar.

Naissances


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Décès


- ko:611년

609

Catégorie:609
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Années 580 | Années 590 | Années 600 | Années 610 | Années 620
604 | 605 | 606 | 607 | 608 | 609 | 610 | 611 | 612 | 613 | 614
---- Cette page concerne l'année 609 du calendrier julien.

Événements


- Le général perse Chahin prend Chalcédoine aux Byzantins.
- Soulèvement sanglant des Juifs à Antioche.

Naissances


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Décès


- Mort de l’évêque de Poitiers Fortunat.
- Le roi des Wisigoths Witteric est assassiné. ko:609년

607

Catégorie:607
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Années 580 | Années 590 | Années 600 | Années 610 | Années 620
602 | 603 | 604 | 605 | 606 | 607 | 608 | 609 | 610 | 611 | 612
---- Cette page concerne l'année 607 du calendrier julien.

Événements

Asie


- Au Japon, l'impératrice Suiko et le régent Shotoku Taishi font du bouddhisme la seconde religion d'état.
- Au Japon, à Nara, érection du temple bouddhique en bois de Horyu-ji. Il s'agit de la structure en bois la plus vieille au monde.
- Shotoku taishi envoie une ambassade en Chine, à la cour des Souei (Sui), dirigée par Ono no Omoko (607-608).

Proche Orient


- Les Perses commencent à investir une à une les villes de Syrie et d’Asie Mineure.

Europe


- Début du pontificat de Boniface III (fin en 608).
- Le Lombard Agiluft, arien, se convertit au catholicisme. Il fixe sa cour à Pavie.
  - La conversion au catholicisme progressive des Lombards favorise leur fusion avec les Romains durant le VII° siècle jusqu’au début du VIII°. L’action des papes, de la reine Téolinde, qui entretient des relations épistolaires avec le pape Grégoire, et celle de Byzance qui envoie des missions de moines d’Orient en Lombardie, active le processus.

Naissances


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Décès en 607


- 23 mai : Saint Didier Saint Catholique évêque de Langres.
- Sabinien, pape als:607 ko:607년

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Salamine

Salamine (en grec Σαλαμίς / Salamís) est une île grecque de l'Attique, fermant la baie d'Éleusis. Elle compte 19 000 habitants pour 95 km². Le chef-lieu du nome est la ville éponyme. Salamine est connue pour être la patrie des héros grecs de la guerre de Troie, Ajax et Teucros, les fils de Télamon. En 480 av. J.-C., l'île a également été le theâtre de la bataille de Salamine opposant la flotte grecque menée par Eurybiade et Thémistocle à la flotte perse de Xerxès. Catégorie:Cité grecque Catégorie:Île grecque

Cylon

Cylon (en grec ancien Κύλων / Kýlôn) est un conspirateur athénien du début du Selon Hérodote et Thucydide, Cylon est issu des Eupatrides, l'aristocratie athénienne. Gendre de Théagène, tyran de Mégare, il est également ancien champion olympique. Avec l'appui de son beau-père, il tente vers 632 av. J.-C. (la date exacre est impossible établir) de s'emparer du pouvoir à Athènes et d'imposer une tyrannie. Thucydide indique qu'il se détermine sur la foi de l'oracle de Delphes. Cylon réussit à s'emparer de l'Acropole mais il cède face à la détermination des Athéniens, principalement ceux des campagnes. Assiégé et poussé par la faim, Cylon et son frère se placent sous la protection d'Athéna, au pied de son autel. Selon Thucydide, neuf archontes (les trois archontes et six thesmothètes) sont alors chargés de la surveillance des insurgés et dotés des pleins pouvoirs. Chez Hérodote, ce sont les prytanes des naucrares, qui gouvernent alors à Athènes selon lui, qui prennent en main l'affaire. On promet aux conjurés la vie sauve mais ceux-ci sont mis à mort aussitôt après leur reddition alors que certains, note Thucydide, s'étaient pourtant réfugiés auprès des Augustes Déesses. Plutarque décrit la scène en détail : les conjurés auraient attaché un fil à la statue d'Athéna, pour rester sous sa protection ; le fil s'étant rompu devant le temple des Augustes Déesses, ils auraient été massacrés sur-le-champ sous prétexte que la protection divine leur avait été refusée. Si Thucydide ne mentionne aucun nom particulier à cette occasion, Hérodote nomme les Alcméonides, l'une des grandes familles eupatrides. C'est Plutarque qui précise que Mégaclès, un Alcméonide, est alors archonte. Les sacrilèges sont ensuite exilés et on fait appel à Épiménide le Crétois pour purifier la cité et ramener la concorde. La « malédiction des Alcméonides » sera ensuite une rengaine de l'Athènes classique : elle est reprise par le roi de Sparte Cléomène I, qui soutient l'Athénien Isagoras contre Clisthène à l'élection pour la magistrature d'archonte éponyme. Il demande en effet l'exil des Alcméonides pour permettre à Isagoras d'accéder à la charge. Alcibiade et Périclès subiront à leur tour des rappels du sacrilège. Il est difficile d'interpréter la tentative de Cylon. Une explication souvent avancée est celle de la résistance de l'aristocratie athénienne au courant réformiste qui aboutira aux décrets de Solon.

Notes

Les prytanes des naucrares sont des magistrats chargés de l'administration de la marine à Athènes ; on ne sait quasiment rien sur eux. Les « Augustes Déesses » sont les Érinyes ou Euménides, divinités persécutices des criminels. Leur temple se situe au pied de l'Acropole.

Sources


- (V, 71) ;
- (Solon, XII, 1–2) ;
- (I, 126) ;
- (III, 5, 1). Catégorie:Athènes antique Catégorie:Religion grecque antique

632

Catégorie:632
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---- Cette page concerne l'année 632 du calendrier julien.

Événements


- 26 février : Le prophète Mahomet, suivi d'une foule de cent mille pélerins, se met en route pour La Mecque, où il va effectuer son pélerinage d'adieu.
- 5 mars : Le prophète Mahomet arrive à La Mecque pour accomplir le pélerinage, et il y est rejoint par Ali, qui revenait du Yemen avec ses hommes.
- 15 mars : Faisant ses adieux à sa ville natale, le prophète Mahomet quitte La Mecque pour Médine.
- 19 mars : Au retour de son pélerinage d'adieu à La Mecque, le prophète Mahomet fait une halte à Ghadir Khum, où il prononce un sermon, au cours duquel il révèle que Dieu lui a commandé de désigner son successeur, et qu'il a choisi Ali.
- 8 juin : Mort du prophète Mahomet à Médine.
- Mahomet (Mohammed) prêche la Guerre sainte contre les païens.
- Abou Bakr, premier calife de l'Islam.
- Le calife Abou Bakr soumet les tribus arabes révoltées. Il progresse vers la Syrie et la Perse (fin en 634).
- Sous le règne d’Abou Bakr commence la collecte du Coran. Zayd, secrétaire de Mahomet, est chargé du travail.
- Invasions Arabes à Chypre (632-964) qui ruinent les anciennes villes.
- Début du règne de Yazdgard III, dernier roi sassanide de Perse (fin en 651).
- Le roi du Khotan dans le Tarim accepte la suzeraineté chinoise.
- En Espagne, Sisenand offre 200 000 sous d’or au roi des Francs Dagobert pour son soutien contre Swentila. Les Francs interviennent à Saragosse où Sisenand est couronné roi des Wisigoths contre Swentila.
- Dagobert Ier de retour en Austrasie prend une concubine, Ragnétrude, qui lui donne un fils, Sigebert, qui est proclamé vice-roi d’Austrasie.
- Pépin et Cunipert (évêque de Cologne), maires d’Austrasie.
- Félix, patrice d’Aquitaine (?).
- Penda, roi de Mercie (632-654).
- Le roi des Francs Dagobert crée la foire de Saint-Denis, grand marché de 4 semaines.

Naissances


-

Décès en 632


- 8 juin : Mahomet (Mohammed), fondateur de l'Islam.
- Ormizd V, roi de Perse, est assassiné par les troupes de Yazdgard III, qui restaure la dynastie Sassanide. als:632 ko:632년

Assyrie

L'Assyrie est un ancien empire du nord de la Mésopotamie, dont la capitale fut d'abord la ville d'Assur, puis en 879, Kalkhu, et en 745, Ninive, sur le Tigre. L'Assyrie contrôlait des territoires qui s'étendent sur quatre pays actuels : Syrie, Turquie, Iran et Irak. Pour les Assyriens d'aujourd'hui, voir l'article Assyriens.

Histoire

Assyriens, en Assyrie]]

Chronologie


- Période paléo-assyrienne (?- début )
- Période médio-assyrienne (1365–911)
- Période néo-assyrienne (911–609) Note : Les dates citées ici sont souvent approximatives, surtout pour la période paléo-assyrienne. Elles sont assurées à partir du .

Origines de l’Assyrie

La liste royale assyrienne débute par l’énumération de « rois vivant sous la tente », ce qui a laissé penser que les origines de l’État assyrien étaient à rechercher dans le monde nomade. Dans les faits, cette ascendance paraît être une pure construction historiographique, incluant les ancêtres nomades amorrites du roi Samsi-Addu d’Ekallatum, qui intégra Assur dans son royaume au , et qui inclut ses propres ancêtres dans la liste royale assyrienne aux côtés des rois ayant réellement dirigé Assur. Car c’est en fait de cette ville qu’est né le royaume assyrien, dans un milieu urbain.

La cité-État d’Assur

La ville d’Assur est un très ancien centre urbain. Elle apparaît dans les sources de l’Empire d'Akkad et de la Troisième Dynastie d’Ur, qui la dominent temporairement. Mais sa position excentrée par rapport aux grands centres politiques lui permet de préserver son indépendance, Puzur-Assur regagnant son autonomie lors de l’effondrement du royaume d’Ur (Mésopotamie) vers 2010, et fondant par la même une nouvelle dynastie. A l’époque amorrite (XIX–XVII) siècles, elle apparaît comme une puissance politique assez faible, mais elle est une très importante ville marchande, qu'on a pu comparer aux républiques marchandes de l'Italie de la Renaissance. Les marchands d’Assur entretiennent un réseau commercial très étendu, qui leur permet d’établir de très fructueux comptoirs en Cappadoce, bien connus par les archives qu’ils ont laissé à Kanesh (Kültepe). Ce système dure tout au long du siècle, puis connaît un arrêt au début du , avant de reprendre momentanément sous le règne de Samsi-Addu, et de s’arrêter définitivement quand la ville de Kanesh est brûlée, sans doute au cours de guerres opposant les royaumes d’Anatolie.

Aléas politiques

La ville d’Assur reste indépendante jusqu’à environ 1800, quand le roi Samsi-Addu d’Ekallatum s’en empare, et l’incorpore dans son royaume (le Royaume de Haute-Mésopotamie). Après sa mort et l’effondrement de sa construction politique, son fils Ishme-Dagan serait parvenu à conserver Assur, sans doute sous l’égide de Hammourabi de Babylone. Après le recul des Babyloniens, Assur regagne son indépendance. Si l’expulsion des souverains d’Ekallatum a représenté dans un premier temps une délivrance pour les Assyriens, l’expérience de l’intégration au Royaume de Haute Mésopotamie reste forte pour l’histoire de l’Assyrie, qui expérimente alors l’idéologie impérialiste avec Samsi-Addu, qui est toujours considéré comme un roi assyrien par l’historiographie de ce pays, en raison de son grand prestige. La vie politique d’Assur à la fin de l’époque amorrite n’est pas connue. On sait seulement qu’elle fait face à l’expansion du royaume hourrite du Mitanni, dès le . On ne sait pas exactement quand ni comment Assur devient vassale de cet empire, mais on sait qu’elle est mise à sac par Shaushtatar vers le milieu du siècle, sans doute en raison d’une rébellion, à moins que ce ne soit là que commence la domination mitanienne sur la ville.

La formation et l’affirmation du royaume assyrien

Quelques années plus tard, le Mitanni subit plusieurs lourdes défaites face au roi hittite Suppiluliuma I, qui affaiblissent son assise sur ses vassaux. C’est sans doute à ce moment-là que le roi d’Assur, Assur-uballit I, cesse de verser le tribut aux Hourrites. On ne sait pas exactement comment cela est arrivé, mais Assur apparaît à ce moment comme une grande puissance politique : Assur-uballit soumet la riche région du Haut Tigre, en s’emparant notamment de Ninive. Il réussit à vaincre le Mitanni, qui se déchire alors dans des guerres intestines, et à faire passer sa partie orientale sous sa vassalité, retournant ainsi la situation qui prévalait auparavant. Fort de ses succès, il peut se prétendre « Grand roi », égal des Hittites, Babyloniens et Égyptiens. Les Babyloniens en particulier voient mal cette situation, et n’acceptent qu’avec réticence ce nouvel état de fait. Une alliance dynastique est finalement scellée entre Assur-uballit et le roi kassite de Babylone, Burna-Buriash II, et c’est le point de départ d’une série de conflits qui va opposer les deux royaumes, sans que l’un ne puisse prendre le dessus sur l’autre. Vers l’ouest, les Hittites disputent les dépouilles du Mitanni aux Assyriens. Les rois Adad-nerari I et Salmanazar I doivent affirmer leurs prétentions par les armes, pour faire leur place entre leurs deux puissants adversaires. Une politique de contrôle du territoire et même de colonisation est mise en place en Haute-Mésopotamie, qui devient peu à peu une région assyrienne. Plusieurs sites de cette région ont livré des archives pour la période, les plus importants étant Tell Sheik Hamad (Dur-Katlimmu) et Tell Rimah (Qattara) L’apogée du premier royaume assyrien est le règne de Tukulti-Ninurta I. Celui-ci écrase l’armée hittite de Tudhaliya IV, et réussit à s’emparer de Babylone. Ces deux succès font de l’Assyrie la plus grande puissance de son temps. Mais le règne de ce roi s’achève dans le chaos, et il meurt assassiné à la suite d’un complot à la cour d’Assur. Après une crise dynastique, l’Assyrie est affaiblie, et le nouveau roi Enlil-kudurri-usur est vaincu et capturé par le roi babylonien Adad-shum-usur. Après une nouvelle révolution de palais, une nouvelle dynastie monte sur le trône avec Ninurta-apil-Ekur, issu de la lignée des rois assyriens du Hanigalbat (donc lié à la famille royale). Son successeur Assur-dan voit ses positions menacées dans le Zagros par le roi élamite Shilhak-Inshushinak, mais ce dernier n’arrive pas à faire durer sa domination. Son successeur Assur-resh-ishi réussit quelques campagnes victorieuses dans le Zagros, contre Babylone, et aussi face à des nouveaux ennemis, les Araméens. Après lui, Teglath-Phalasar I monte sur le trône. C’est le dernier grand roi de cette période : il combat maintes fois en Syrie du Nord, où il repousse les attaques des Araméens, et parvient à atteindre la côté méditerranéenne. Mais il échoue face à Babylone, et ne peut endiguer les assauts araméens.

Le recul de l’Assyrie

Après la mort de Teglath-Phalasar en 1077, les rois assyriens sont subjugués par les attaques des Araméens, qui leur enlèvent leurs possessions en Haute-Mésopotamie en quelques années, et coupent leurs voies de communication vers l’ouest. Le royaume assyrien se replie autour d’Assur et de Ninive, mais parvient à se maintenir, à l’inverse de la plupart de ses anciens rivaux : les Hittites ont disparu complètement dans le courant du , tandis que Babylone est incapable de stabiliser sa situation politique, et sombre dans l’anarchie.

Les débuts du royaume néo-assyrien

Après un morose, l’Assyrie reprend de sa superbe vers 911, quand monte sur le trône Adad-Nirari II, qui est le premier à repousser les Araméens. Il lance ensuite des attaques dans toutes les directions, et finit par mener une campagne victorieuse contre Babylone. Avec lui débute une nouvelle dynamique, et se constitue le royaume néo-assyrien. Sans adversaire à la mesure de l'Assyrie, le polycentrisme qui prévalait à la période précédente n'a plus court, ce royaume va se hisser au rang d’empire, instaurant l’ère des empires orientaux, dont la Perse achéménide et sassanide, les Parthes, etc. seront les émules. Les successeurs d’Adad-Nirari II poursuivent dans sa lancée : les Araméens en particulier subissent plusieurs lourdes défaites. Les royaumes qu’ils ont établis aux abords de l’Assyrie sont subjugués. Le Zagros est aussi un terrain de campagnes pour les Assyriens. En 883, Assurnasirpal II devient roi, et se lance dans une série de guerres victorieuses à l’ouest, contre les royaumes araméens et néo-hittites (Bit-Adini, Bit-Agusi, Suhu, Laqe, Karkemish, Kummuhuh et Gurgum). Il déplace sa capitale d’Assur à Kalkhu, qu’il repeuple en y déportant des habitants des royaumes vaincus. Parallèlement, la domination assyrienne sur la Haute-Mésopotamie reprend sur les bases de la période médio-assyrienne. Salmanazar III combat à son tour les royaumes de Syrie du Nord. Après quelques premiers succès (prise de Til-Barsip), il est vaincu à Qarqar par une coalition dirigée par le roi Bar-Hadad de Damas, regroupant des rois de Syrie du Nord, de Phénicie et du Levant. Quelques années plus tard, Salmanazar prend sa revanche en battant le roi de Damas et ses alliés, mais il ne peut par garder sa mainmise sur la Syrie orientale. Son fils Shamshi-Adad V fait face à une révolte de palais, qu’il réprime tant bien que mal.

Crise de croissance

Le royaume assyrien connaît de sérieuses difficultés sous les règnes des successeurs de Salmanazar III : Shamshi-Adad V, Adad-nirari III, et ses fils Salmanazar IV, Assur-dan III et Assur-nirari. La domination assyrienne sur les royaume vaincus restait faible, car on se contentait de demander une soumission par serment et le versement d’un tribut. La mainmise sur ces territoires passait par la répétition d’expéditions visant à affirmer la puissance assyrienne chez ses vassaux, qui cessaient de verser le tribut si la pression se relâchait. De plus, cette période voit la montée en puissance d’un ennemi de la trempe de l’Assyrie : l’Urartu, qui bouscule la domination des Assyriens en Anatolie. Malgré leurs volontés, les rois assyriens sont incapables d’endiguer ces problèmes, et perdent une partie de leur autorité face aux nobles assyriens, qui se sont enrichis au cours des conquêtes et se sont pour certains constitués un patrimoine important qui leur donne un grand pouvoir à la cour. Le cas le plus représentatif est Shamshi-ilu, grand général de l’Assyrie, qui dispose d’un grand apanage en Haute-Mésopotamie autour de Til-Barsip.

Reprise de l’expansion, et formation de l’empire néo-assyrien

En 745, le trône d’Assyrie est usurpé par Teglath-Phalasar III, sans doute un autre fils d’Adad-nirari III. Celui-ci réussit à restaurer la puissance assyrienne en initiant une série de réformes structurelles qui vont renforcer l’emprise de son royaume sur les territoires dominés en remplaçant certains royaumes vassaux par des provinces administrées directement par un gouverneur assyrien. Il réforme aussi l’armée, et remporte de grandes victoires : il bat l’Urartu, plusieurs royaumes syriens et palestiniens (annexions de Damas et de Gaza), et s’empare aussi de Babylone, dont il devient roi sous le nom de Pulû. Il meurt en 727, et son fils Salmanazar V monte sur le trône. Son règne est marqué par l’annexion du royaume d’Israël. Mais il est détrôné après cinq années de règnes par Sargon II (son frère ?).

Les Sargonides : l’apogée de l’Assyrie

Sargon II et ses successeurs, Sennacherib, Assarhaddon et Assurbanipal, vont mener l’Assyrie à un degré de puissance jusqu’alors jamais atteint. Aucune puissance n’est en mesure de faire face à ce royaume. Certains grands royaumes cherchent à appuyer des révoltes dans l’empire assyrien même pour l’affaiblir, mais ils subissent chacun à leur tout une cuisante défaite sur leur sol même : l’Urartu est écrasé par Sargon II en 714, et se concentre alors sur la région arménienne ; l’Égypte est envahie par Assarhaddon, qui prend Memphis, puis Assurbanipal, qui prend Thèbes ; l’Élam, après avoir soutenu de nombreuses révoltes de Babylone, et finalement envahit par Assurbanipal, qui pille Suse en 646. Si aucun de ces royaumes n’est incorporé durablement dans l’empire assyrien, il n’empêche que les rois de ce pays témoignent d’une puissance et d’un rayon d’action impressionnants. La situation interne de l’empire n’en est pas pour autant très stable. La cour assyrienne connaît quelques remous, notamment l’assassinat de Sennacherib et la guerre que son fils Assarhaddon doit mener pour monter sur le trône. De nombreuses révoltes se produisent en divers points de l’empire, et doivent être réprimées. Le plus gros problème reste la Babylonie, dominée par les Assyriens depuis Teglath-Phalasar III. De nombreuses révoltes s’y produisent, dirigées par des Babyloniens de souche, des Chaldéens (dont la figure la plus importante est Merodach-baladan), soutenus par les Élamites. Plusieurs conflits se produisent, marqués par des moments de grande violence. Babylone est détruite par Sennacherib en 689, puis restaurée par Assarhaddon, qui tente de rétablir la paix en mettant son fils Shamash-shum-ukin sur le trône de la ville, sous la tutelle de son cadet Assurbanipal, roi d’Assyrie. Cette situation ne dure pas, et Shamash-shum-ukin se révolte, et n’est vaincu qu’après un long conflit. Au cours du temps, la cohésion des Babyloniens opposés à l’Assyrie augmente, ainsi que leurs moyens d’action. L’Assyrie est alors un très vaste ensemble, qui s’étend de l’Iran oriental à la Méditerranée, de l’Anatolie au nord du désert d’Arabie. L’empire est constitué d’un grand nombre de provinces et de royaumes vassaux. Sa grande capitale, Ninive, rebâtie par Sennacherib, en est le cœur, et est l’une des plus grande villes du monde à cette période. Le règne d’Assurbanipal marque l’apogée de la puissance assyrienne : il a vaincu en Babylonie, a assuré sa domination en Syrie, au Levant, jusqu’en Anatolie. La fin de son règne reste très mal connue, et peut avoir été assez difficile. On sait notamment qu’une attaque des Cimmériens a ravagé plusieurs régions de l’empire, avant d'être repoussée avec difficulté. Puis ils sont remplacés par les Scythes qui lancent un raid en plein territoire assyrien, et jusqu’en Égypte, où Psammétique I leur achète la paix à prix fort.

Chute

Qu’en quelques années l’Assyrie passe de la situation qui prévalait sous le règne d’Assurbanipal à sa destruction totale a suscité beaucoup d’incompréhension. En fait, il est probable que des signes annonçant la crise existaient déjà. On peut ainsi souligner les problèmes démographiques du cœur de l’empire, dominé par les grands centres urbains que sont Ninive, Assur et Kalkhu, qui paraissent trop importants pour les capacités d’une région qui n’a jamais été fortement urbanisée, et qui est d’ailleurs en partie peuplée de manière artificielle, par les déportations. Les nombreuses guerres entreprises par l’armée assyrienne ont sûrement constitué un frein démographique important, qu’il a fallu compenser par l’arrivée de déportés. Les fronts d’où va venir la chute de l’Assyrie sont les points faibles de cet empire : la Babylonie est la région où se sont produites les révoltes les plus dangereuses, et la frontière avec l’Iran mède est l’une des moins fortes de l’empire, qui concentre ses troupes ailleurs. L’événement déclencheur de la chute de l’Assyrie est pourtant interne, et c’est sans doute là le facteur le plus important. A la mort d’Assurbanipal en 627, son fils Assur-etil-ilani règne sur l’empire. Son frère Sin-shar-ishkun, sans doute roi de Babylone (comme Shamash-shum-ukin avant lui), se révolte contre son frère, et parvient à l’éliminer en 624. Cette révolte à profité en Babylonie à deux autres personnages : Sin-shum-limur, vite éliminé ; et Nabopolassar, gouverneur du Pays de la Mer, qui réussit à monter sur le trône de Babylone, avec l’assentiment de Sin-shar-ishkun parti prendre le pouvoir en Assyrie. Quand il décide de rétablir la situation en Babylonie vers 620, il ne peut vaincre Nabopolassar, qui le repousse avant de l’attaquer en Assyrie. En 616, un nouvel intervenant apparaît en la personne de Cyaxare, roi des Mèdes, qui s’allie au roi de Babylone contre l’Assyrie. L’affaire est alors entendue : Assur tombe en 614, puis Ninive en 612, et Sin-shar-ishkun disparaît. Un militaire assyrien du nom de Assur-uballit II tente de résister, et se réfugie à Harran, où il espère combattre les Mèdes et les Babyloniens avec l’aide de l’Égypte. Mais son règne est de courte durée, puisqu’il est vaincu en 609. La fin de l’empire néo-assyrien marque la fin de l’ancienne nation assyrienne, qui disparaît, et l’Assyrie devient un territoire ethniquement araméen (les Assyriens de l’époque moderne étant de langue et de culture araméenne). La culture assyrienne survit quelques temps, notamment autour de son foyer originel, Assur. La région est délaissé par les grands empires qui dominent alors le Proche-Orient, sur le modèle instauré en Assyrie même, et n’est plus alors que d’une importance très secondaire dans l’histoire de cette partie du monde.

Organisation politique

Le roi

Égypte Dès l’époque paléo-assyrienne, le pouvoir est exercé à Assur par un roi. Ce dernier porte le titre de « vicaire d’Assur » (ishiak Assur), qui résume bien la théologie assyrienne du pouvoir : le véritable maître du royaume est le dieu Assur, qui délègue son pouvoir à un représentant sur terre qu’il choisit lui-même. A cette période, les autorités municipales d’Assur, notamment le conseil des Anciens, tempèrent sans doute un peu le pouvoir du roi. Après la période de domination de Samsi-Addu, le pouvoir royal se renforce. Avec la création du royaume assyrien à la période médio-assyrienne, la figure royale prend une nouvelle dimension : le roi prend le titre traditionnel de « roi » (sharru), même s’il conserve le titre de « vicaire d’Assur ». Le lien avec ce dieu est renforcé par l’utilisation de l’expression « prêtre d’Assur » (shangu). Les rois sont d’ailleurs représentés à cette période le plus souvent en posture de prière. Mais leur rôle s’étoffe et leur pouvoir s’affirme, dans les inscriptions royales qui commémorent leur hauts faits (victoires militaires et constructions). Tukulti-Ninurta I est le premier à avoir des prétentions universalistes en se nommant « Roi de la totalité (du Monde) ». En tant que gérant du territoire du dieu Assur, donc du royaume assyrien, le roi s’arroge le droit de redistribuer les terres conquises en apanage aux grands du royaume. Après la crise que connaît l’Assyrie au tournant du et du , la nouvelle expansion que le royaume connaît à l’époque néo-assyrienne entraîne de nouvelles modifications dans la conception du pouvoir royal. Si le roi est toujours considéré comme le représentants du dieu Assur, l’accent est de plus en plus mis sur ses hauts faits militaires, commémorés dans de longs textes, les Annales royales, rapportant toutes ses victoires. Le pouvoir royal est cependant contesté par les grands nobles assyriens, ce qui explique la période de faiblesse que connaît le royaume entre 800 et 745. Teglath-Phalasar III reprend la situation en main, et avec lui le roi prend définitivement le pas sur les grands du royaume, qu’il affaiblit en réduisant leurs charges. Les Sargonides poursuivent son action, en s’attachant des eunuques, qui leur sont plus fidèles. L’idéologie impériale atteint alors son paroxysme, que ce soit dans les Annales, ou bien sur les reliefs des grands palais royaux, consacrés quasiment uniquement aux victoires militaires des rois assyriens (qui paradoxalement participent de moins en moins aux expéditions de l’armée). Le rôle du successeur désigné du roi augmente, puisqu’on le charge à partir du règne de Sargon II des affaires intérieures routinières du royaume. Les rites suivant la mort du roi, puis l’intronisation de son successeur, bien attestés pour les Sargonides, se passent à Assur, comme le veut la tradition assyrienne. Pour s’assurer la fidélité de ses sujets, le roi a recours à la pratique des serments collectifs (adê). Le souverain conserve également un rôle religieux important, en tant que grand prêtre d’Assur, et doit effectuer de nombreux rituels.

Les épouses royales et le harem

Comme le veut la tradition de l'Orient ancien, le roi pratique la polygamie. Ses épouses sont aussi bien des filles de rois de rang égal (quand il y en a) ou de vassaux, des filles de nobles assyriens ou encore des femmes enlevées lors de conquêtes. De ce fait, le harem du roi voit sa taille croître proportionnellement à la puissance de celui-ci. Le harem royal occupe une grande partie du secteur privé des palais royaux. Il est régi par un ensemble de principes, qui sont codifiés dans un édit sous Teglath-Phalasar I. On y apprend ainsi que les épouses sont classées hiérarchiquement. Au premier rang se trouvent la reine-mère, et les « épouses royales », parmi lesquelles le roi a une favorite, qui est souvent la mère de l'héritier présomptif. Après se trouvent les épouses de rang secondaire, puis un ensemble de servantes. Les règles du harem sont très strictes, et visent à limiter les contacts des épouses du roi avec l'extérieur, ainsi que les querelles intestines qui troublent le harem, grand lieu d'intrigues. Souvent des reines pouvaient voir leur position menacée par d'autres cherchant à acquérir les faveurs du roi. Les épouses de premier rang pouvaient parfois quitter le harem, tandis que les épouses secondaires y étaient visiblement recluses à vie. Les grandes épouses royales disposaient d'un domaine foncier parfois important, qu'elles géraient elles-mêmes avec leur propre service administratif, constitué essentiellement d'eunuques. Le harem était par ailleurs placé à l'époque néo-assyrienne sous l'autorité du chef des eunuques. Certaines reines ont réussit à exercer un rôle très important à la cour d'Assyrie, en particulier en tant que reines-mères. Les deux cas les plus connus sont ceux de Sammuramat, mère d'Adad-Nirari III, passée à la postérité sous le nom de Sémiramis, et celui de Zakutu, épouse de Sennacherib, qui réussit à faire de son fils Assarhaddon l'héritier de son royal époux, avant de permettre à son petit-fils Assurbanipal de monter à son tour sur le trône.

Les grands du royaume

La noblesse du pays assyrien a accru considérablement son pouvoir avec l’expansion du royaume. Ce sont ses membres qui constituent l’entourage du roi, auquel ils sont souvent liés par des liens matrimoniaux. Ils occupent les plus hautes charges dans l’administration du royaume et l’armée. Les grands nobles obtiennent des propriétés foncières importantes pendant les phases de conquêtes, en échange de leur services, selon la vieille tradition du Proche-Orient antique. Certains peuvent se constituer un très grand patrimoine, et avoir de formidables richesses. Pendant les phases d’expansion de l’époque médio-assyrienne et des débuts de l’époque néo-assyrienne, certains personnages acquièrent un pouvoir considérable dans le royaume, en obtenant des charges très importantes, et un domaine foncier qui va avec. Ils constituent alors une menace pour l’autorité royale. Les cas les plus représentatifs sont ceux de la dynastie des « Rois du Hanigalbat » à l’époque médio-assyrienne, dont un des descendants, Ninurta-apil-Ekur, finit par prendre le pouvoir à Assur, et celui de Shamshi-ilu, grand général de l’Assyrie dans la première moitié du VIII siècle, qui se constitue quasiment son propre royaume autour de Til-Barsip. A partir de Teglath-Phalasar III, le roi va prendre le pas sur les grands de son royaume, en diminuant leur pouvoir. Les rois Sargonides détiennent un pouvoir absolu sur les nobles, et ils font et défont le pouvoir de ceux-ci à leur guise.

Administration centrale

L’administration du royaume assyrien est centralisée autour du roi, dans le palais royal. Les charges évoluent dans le temps, que ce soient les titres ou la fonction qu’ils recouvrent, que l’on a par ailleurs bien souvent du mal à comprendre. A titre d’exemple, sous les Sargonides, le chef cuisinier (rab nuhhatimi), avait la charge de réceptionner les messages royaux. Les autres grands dignitaires sont le vizir (sukallu), sorte de « premier ministre », le grand échanson (rab shaqē), le grand intendant (mashennu), le héraut du palais (nāgiru ekalli), le chef des eunuques (rab rēshē) et le majordome du palais (sha pān ekalli), qui gère l’administration du palais royal. Le grand général (turtanu) dispose souvent d’un rôle considérable. Cette charge est d’ailleurs dédoublée pour éviter qu’il ne concurrence le roi. A l’époque des Sargonides, le dauphin, installé dans la Maison de succession (bīt redūti), y exerçait des charges importantes, concernant les affaires de routine (le roi gérant les affaires exceptionnelles), et la surveillance des fonctionnaires du royaume.

Administration du territoire

Le royaume assyrien, aussitôt constitué, est divisé en provinces (pahatu), administrées par un gouverneur (bēl pahati ou shaknu). Il veillait au versement du tribut, et à la sécurité de la province. Quelquefois, une charge à l’administration centrale entraînait l’administration d’une province précise. Les provinces étaient divisées à leur tour en districts, gérés par une administration locale. Tout ce système faisait sans doute l’objet d’une surveillance par le pouvoir central. A côté des provinces administrées directement par des gouverneurs assyriens, on trouvait un ensemble de royaumes vassaux. Leurs rois avaient signé un traité de vassalité avec le roi assyrien, auquel ils avaient prêté serment de fidélité (adē), en échange de sa protection. Ils devaient verser un tribut fixé précisément lors de la signature du traité. A l'époque néo-assyrienne, de nombreux royaumes vassaux sont transformés en province après des rébellions. Les Assyriens éliminent leurs élites ou les déportent pour les remplacer par un gouvernement pro-assyrien (quand le gouverneur n'est pas lui-même assyrien). Quelques villes disposaient de situation privilégiées : le roi leur avait accordé des franchises (zakūtu). C’est le cas des grandes villes d’Assyrie, de certaines en Babylonie. Le roi accordait souvent ce privilège en remerciement du soutient que lui avaient apporté ces cités lors de révoltes.

L’armée

Société

La société assyrienne est coupée en deux groupes : libres et non-libres. Des divisions existent au sein de ces deux ensembles. Parmi les premiers, l’entourage du roi dispose de la position la plus élevée, tandis qu’après se trouvent plusieurs autres groupes, définis par leur niveau économique, allant des personnes ayant un niveau assez aisé jusqu’aux dépendants, travaillant pour le compte d’un grand organisme (temple, palais), ou dans le domaine d’un noble. Les esclaves sont aussi un groupe hétérogène : on trouve les esclaves domestiques, des artisans, des esclaves de grand domaine agricole, et aussi ceux dont les conditions de vie sont les moins enviables, chargés des grands travaux et aménagements pour le compte du roi.

Économie

Agriculture

L'agriculture était le secteur dominant de l'économie assyrienne. Elle concernait essentiellement la culture céréalière, mais aussi l'horticulture, et l'élevage. Les champs étaient généralement divisés en deux ensembles distincts : des terres communes, et des grandes propriétés gérées par le palais, qui pouvait les redistribuer à des temples ou bien à des fonctionnaires royaux. A l'époque des grandes conquêtes médio-assyriennes, et surtout néo-assyriennes, les grands dignitaires assyriens ont pu se constituer de très importants domaines agricoles, souvent constitués de parcelles se trouvant sur divers terroirs.

Artisanat

L'artisanat est uniquement documenté dans le cadre urbain. Pour l'époque paléo-assyrienne, on dispose d'informations sur la production textile effectuée dans des ateliers d'Assur, dans le but de les exporter en Anatolie. Il s'agit là d'industries privées. Mais la majeure partie de la production artisanale se faisait dans le cadre des grands organismes, le temple et surtout le palais. Les artisans sont payés par des rations. A l'époque néo-assyrienne est mis au point un système permettant à l'artisan de se procurer auprès du palais la matière première dont il a besoin contre une somme en argent.

Commerce

A l'époque paléo-assyrienne, la ville d'Assur est avant tout une puissante ville marchande. Les marchands assyriens entretiennent un commerce à longue distance avec la Cappadoce, qui peut être très fructueux puisqu'au cours d'un voyage aller-retour on triplait en moyenne sa mise de départ. On sécurisait les routes en passant des accords avec les royaumes se situant sur les axes commerciaux. En Cappadoce même, le commerce était organisé autour d'un centre principal, Kanesh, où a été retrouvé un lot de plus de 20000 fragments de tablettes cunéiformes, qui mettent au jour toute l'organisation de ce commerce. Les Assyriens acheminaient en Anatolie de l'étain venu d'Iran, mais aussi des textiles confectionnés à Assur, et ils s'y procuraient divers métaux, avant tout le cuivre, qui avec l'étain servait à la fabrication d'ojets en bronze. Les marchands assyriens pouvaient organiser divers types d'associations commerciales, sur court ou long terme, et entraînant des implications diverses pour le(s) bailleur(s) de fonds, ou le(s) marchand(s). Le commerce est assez peu documenté pour les époques ultérieures. On sait que le palais royal assyrien devient le centre d'un commerce acheminant une quantité importante de produits divers provenant des territoires vassaux et des provinces, surtout à l'époque impériale. Mais il s'agit là plus d'une forme de tribut ou d'impôt que d'un véritable commerce.

Justice et droit

De nombreux membres de l’administration assyrienne disposent de prérogatives judiciaires. Les juges à part entière n’apparaissent que très rarement dans les sources, et sont même absents des documents juridiques de l’époque néo-assyrienne. Le premier juge du royaume est d’abord le roi, pour qui on a recours dans les affaires les plus graves. Dans d’autres cas complexes, on peut aussi s’en remettre directement aux dieux par le biais de l’ordalie. A l’époque paléo-assyrienne, on connaît essentiellement des affaires de litiges commerciaux entre les marchands qui font des affaires en Cappadoce. C’est alors le conseil de la Ville d’Assur qui règle les affaires. D’une manière générale, les autorités municipales gardent toujours un rôle judiciaire important, notamment le conseil de la Ville, mais aussi le maire. Certains membres de l’administration royale peuvent aussi procéder à des jugements. Avec le temps, le personnel judiciaire s’étoffe, et des avoués, ou des accusateurs (des sortes de procureurs au service du roi) apparaissent. Un code de lois assyriennes a été rédigé sous le règne de Teglath-Phalasar I au siècle. Il s’agit en fait d’une compilation d’anciennes décisions prises par des rois précédents, rangées par thème (mariage, propriété, esclavage). Comme pour les autres codes mésopotamiens, il s’agit en fait d’une sorte de traité visant à servir d’exemple pour les jugements à venir, et non d’un code à appliquer systématiquement comme nos Codes. Ces jugements apparaissent plus rudes que ceux des autres régions de Mésopotamie.

Religion

Assur, le dieu national

La divinité principale de l’Assyrie était Assur, dieu éponyme de la ville à partir de laquelle s’est formé ce royaume, où se trouve son grand temple, l’Esharra. Dans la théologie assyrienne, il est le véritable maître du royaume, et le roi n’est que son « vicaire », et son « grand-prêtre ». C’est le dieu qui lui ordonne ce qu’il doit faire, et le souverain doit lui rendre des comptes, comme en témoignent les rapports de campagnes qui lui sont parfois adressés par des rois. Assur prend une dimension de plus en plus importante au fur et à mesure que son royaume grandit, jusqu’à devenir une sorte de « divinité impérialiste ». Sur le modèle de ce qui se passe à Babylone pour Mardouk, le clergé d’Assur fait de lui le Roi des Dieux.

Les autres divinités importantes

D’autres divinités ont une certaine importance en Assyrie. Le grand dieu traditionnel de Haute-Mésopotamie est le dieu de l’Orage, Adad pour les Assyriens (mais Addu pour les Amorrites, Teshub pour les Hourrites et Hadad pour les Araméens). Il occupe une place importante en Assyrie. Mention doit être aussi faite de la déesse Ishtar, qui dispose de deux grands lieux de culte en Assyrie, à Ninive et à Arbélès.

Spécificités de la religion assyrienne

La religion assyrienne reprend les aspects traditionnels de la religion mésopotamienne. La théologie assyrienne du pouvoir est issue de cette matrice, et le panthéon de l’Assyrie est le même que celui de Babylonie, exception faite d’Assur. Le Sud mésopotamien exerce d’ailleurs une forte influence sur l’Assyrie dans le domaine culturel, et dans la religion. L’Assyrie dispose pourtant de particularités, outre la présence d’Assur, en particulier dans le domaine du clergé, dont les titres et sans doute les fonctions varient par rapport à la Babylonie.

Architecture

Urbanisme

L'urbanisme assyrien est difficile à étudier étant donnée la longue histoire des villes assyriennes, et par conséquent du fait de la complexité des stratigraphies. Les villes de Kar-Tukulti-Ninurta et Dur-Sharrukin, construites ex-nihilo, sont exemplaires de l'urbanisme programmé par les souverains assyriens. Peu de quartiers d'habitation ont été fouillés dans les villes assyriennes. Seule Assur fait figure d'exception, puisque plusieurs résidences y ont été dégagées. Les maisons suivent le plan traditionnel des résidences mésopotamiennes : organisation autour d'un espace central, qui ouvre sur plusieurs salles. Les rues sont souvent étroites et tortueuses, sauf dans les cas de villes construites d'un coup, où le plan est organisé le long d'artères principales qui sont vaguement perpendiculaires, et aussi quand on procède à des aménagements urbains et qu'on crée de grandes avenues, comme lorsque Sennacherib rénove Ninive.

Les palais assyriens

:Article détaillé : Palais assyriens Le plus ancien palais assyrien est le « Vieux Palais » d'Assur, construit à l'époque paléo-assyrienne. Ce bâtiment se présente alors selon le même plan qu'une résidence normale, seule sa taille confirme sa fonction de résidence royale. A l'époque médio-assyrienne, Tukulti-Ninurta I fait construire à Assur le « Nouveau Palais », situé dans l'angle nord-ouest de la citadelle. Il n'a pas pu être fouillé, mais on sait par les textes qu'il s'agit du précurseur des grands palais royaux de l'époque néo-assyrienne. On y trouve déjà la division entre espace public (babānu) et espace privé (bītānu), et sans doute aussi les premiers bas-reliefs sculptés sur des orthostates. Le premier grand palais royal de l'époque néo-assyrienne est bâti à Kalkhu par Assurnasirpal II. A sa suite, d'autres souverains vont construire ou restaurer des palais dans la citadelle de cette ville : Adad-Nerari III, Teglath-Phalasar III, Sargon II et Assarhaddon. Sargon II construit à son tour un grand palais dans sa capitale, Dur-Sharrukin. Cette construction est vite supplantée par le grand « Palais Nord-Est » construit par Sennacherib dans la nouvelle capitale assyrienne, Ninive. C'est sans doute le plus grand palais royal néo-assyrien. Assurbanipal fait à son tour restaurer un palais à l'angle opposé de la citadelle de Ninive. Un exemple de palais de province a été retrouvé à Til-Barsip, dans la région du Khabur. Les palais royaux assyriens suivent tous un même plan. On entre par une porte monumentale qui dirige vers une première cour autour de laquelle s'organise l'espace public du palais (babānu) : magasins, ateliers, bureaux de l'administration palatiale. La salle du trône sépare cette zone de l'espace privé (bītānu), comprenant les appartements royaux et le harem, lui aussi organisé autour d'un grand espace central. La décoration des palais royaux consistait en de longs bas-reliefs sculptés sur des orthostates. A Til-Barsip, palais provincial, on leur avait substitué des fresques peintes. D'une manière générale les sujets avaient un but identique : glorifier la personne du roi.

Arts

Sculpture

Les Assyriens ont surtout manifesté leur goût pour les bas-reliefs, retrouvés en grande quantité dans les palais royaux néo-assyriens. Assez peu d'exemples de ronde-bosse nous sont parvenus. Les bas-reliefs des palais assyriens étaient sculptés sur des orthostates, de grandes pierres placées contre les murs du bâtiment. Les sujets étaient représentés de profil. On peut observer l'évolution artistique des sculpteurs assyriens entre le palais d'Assurnasirpal II à Kalkhu et ceux de Sennacherib et d'Assurbanipal à Ninive, qui constituent le summum de l'art des bas-reliefs assyriens, impressionnants de réalisme (notamment dans la représentation des mouvements). Les sujets représentés sur les bas-reliefs sont essentiellement profanes. Les célèbres taureaux-ailés protégeant les entrées du palais contre les démons, ainsi que quelques représentations de génies et de scènes cultuelles constituent les rares exemples de sujets proprement religieux. Le reste des bas-reliefs est tout dédié à la gloire du souverain, et consacre ses actes pacifiques (constructions de monuments, de jardins, scènes de banquet) et surtout ses victoires militaires. Les scultpeurs ont représenté le déroulement de nombreuses batailles, rajoutant parfois des inscriptions expliquant ce qui est représenté (à la manière de bulles de bande-dessinées). Souvent on peut comparer les représentations de batailles sur les bas-reliefs aux récits qu'on en a fait dans les Annales des souverains. Ces représentations n'épargnent aucun détail quand au châtiment qu'encourrent les personnes récalcitrantes à l'autorité assyrienne, et sonne comme un avertissement aux ambassadeurs étrangers séjournant dans le palais.

Peinture

Les bas-reliefs des palais-assyriens étaient peints, mais cela fait bien longtemps qu'ils ont perdu toutes leurs couleurs. On a retrouvé quelques exemples de murs peints à Assur ou à Kalkhu. Mais la plus impressionnante série de peintures assyriennes a été retrouvée dans le palais de Til-Barsip dans les années 1930. Malheureusement, une grande partie a été dégradée et a disparu, et n'est connue que par les copies qui en ont été faites à l'époque. Le style et le sujet étaient les mêmes que ceux des bas-reliefs des grands palais royaux. L'usage de la peinture devait avoir été privilégié car cette technique était moins coûteuse que la scultpure sur orthostate, jugée superflue pour un simple palais provincial.

Ivoire

Til-Barsip]] De nombreux objets en ivoire sculptés ont été retrouvés dans les grandes capitales néo-assyriennes, surtout Kalkhu. Ce sont sans doute parmi les plus belles œuvres d'art retrouvées dans ces sites. L'ivoire était celui de dents d'hippopotame ou de défenses d'éléphant, importées d'Afrique. Les objets en ivoire sculpté présentent pour la plupart des caractéristiques artistiques propres à la Syrie et à la Phénicie, et non à l'Assyrie, que ce soit par leur style ou par les sujets représentés. Il s'agit donc de réalisations faites par des artistes venant de ces pays, qui ont peut-être travaillé dans les ateliers royaux d'Assyrie. La quantité d'objets en ivoire retrouvés en Assyrie même montre qu'ils étaient très appréciés par l'élite de ce pays. Les objets en ivoire sont de divers types : boîtes à fard, éléments de mobilier, plaquettes décoratives.

Langues et écriture

Les Assyriens ont utilisé deux langages au cours de leur histoire : d'abord une variante de l'akkadien, l'assyrien, écrit en cunéiforme, puis l'araméen, introduit à l'époque néo-assyrienne.

Voir aussi

Articles connexes


- Souverains d'Assyrie
- Villes assyriennes :
  - Assur (ville) (Qalaat Sherqat)
  - Ninive (Quyunjik)
  - Kalkhu (Nimrud)
  - Dur-Sharrukin (Khorsabad)
  - Arbélès (Erbil)
  - Imgur-Enlil (Balawat)
  - Tarbisu (Sherif-Han)
  - Kar-Tukulti-Ninurta (Tulul al-'Aqar)
  - Dur-Katlimmu (Tell Sheikh Hamad)
  - Qattara (Tell Rimah)
  - Til-Barsip (Tell Ahmar)

Bibliographie


- A. K. Grayson (dir.), The Royal inscriptions of Mesopotamia. Assyrian periods, 3 volumes publiés, University of Toronto Press, 1987- ;
- State archives of Assyria (SAA), Helsinky University Press, 1987- ;
- F. Joannès :
  - (dir.), Dictionnaire de la civilisation mésopotamienne, Robert Laffont, 2001,
  - La Mésopotamie au millénaire avant J.-C., Armand Colin, 2000 ;
- A. Harrak, Assyria and Hanigalbat, a historical reconstruction of bilateral relations from the middle of the fourteenth to the end of the twelfth centuries B.C, Hildesheim, 1987. Catégorie:Empire assyrien catégorie:Province romaine ja:アッシリア

Nimrod

Nimrud ou Nimrod, Nemrod (en hébreu נִמְרוֹד du verbe maradh, qui dérive du verbe Mered, qui signifie « se rebeller »). Nimrod peut signifier également « Celui qui a vaincu le léopard » en partant sur la signification de Nimr, « léopard » et Rad, « dompter ».

L'ancêtre éponyme dans la Bible

Fils de Koush, lui-même premier-né de Cham, fils de Noé d'après la Bible. Nimrud fut le fondateur et le roi du premier empire venu à l’existence après le déluge. Il se distingua en qualité de puissant chasseur « devant » (dans un sens défavorable ; héb. : liphné ; « contre » ou « en opposition avec » ou « en face de » Dieu, Jéhovah (Gn 10:9). Bien que dans ce cas certains spécialistes prêtent un sens favorable à la préposition hébraïque qui signifie “ en face de ”, les targoums juifs, les Antiquités juives de l’historien Josèphe ainsi que le contexte de Genèse chapitre 10 laissent entendre que Nimrud était un puissant chasseur qui provoquait Dieu.

Histoire

À son commencement, le royaume de Nimrud comprenait les villes de Babel, Érek, Akkad et Kalné, toutes au pays de Shinéar. Par conséquent, ce fut probablement sous sa direction que débuta la construction de Babel et de sa tour. Cette déduction est également en accord avec l’opinion juive traditionnelle. Josèphe écrivit : « [Nimrud] peu à peu transforme l’état de choses en une tyrannie. Il estimait que le seul moyen de détacher les hommes de la crainte de Dieu, c’était qu’ils s’en remissent toujours à sa propre puissance. Il promet de les défendre contre une seconde punition de Dieu qui veut inonder la terre : il construira une tour assez haute pour que les eaux ne puissent s’élever jusqu’à elle et il vengera même la mort de leurs pères. Le peuple était tout disposé à suivre les avis de [Nimrud], considérant l’obéissance à Dieu comme une servitude ; ils se mirent à édifier la tour [...] ; elle s’éleva plus vite qu’on eût supposé. » — Antiquités judaïques, I, 114, 115 (IV, 2, 3). Étant un des plus anciens rois d'Assyrie, puissant chasseur, inaugurateur des guerres, il fut aussi un des premiers à regrouper les hommes en tribus et à construire des cités (Babylone et Ninive sont les plus importantes).

Déïfication

Il est logique de penser qu’après la mort de Nimrud les Babyloniens se sentirent poussés à l’honorer grandement en tant que fondateur, bâtisseur et premier roi de leur ville, et comme organisateur de l’Empire babylonien initial. D’après la tradition, Nimrod mourut de mort violente. Puisque le dieu Mardouk (Merodak) était tenu pour le fondateur de Babylone, certains ont émis l’hypothèse que Mardouk représente Nimrod déifié. Les dieux et les déesses tels qu’ils sont décrits dans les textes babyloniens antiques ne sont que le reflet de l’homme mortel. D’après ces récits, les divinités naissaient, aimaient, avaient des enfants, se battaient et même mouraient, tel Tammouz. Il est dit que, terrifiées par le déluge, elles « s’accroupirent comme des chiens ». On les dépeint aussi avides, mangeant souvent jusqu’à la gloutonnerie et buvant jusqu’à l’ivresse. Elles étaient violentes, vindicatives et soupçonneuses les unes envers les autres. Des haines farouches les opposaient. Ainsi, il est aisé de lier les premiers personnages que la Terre ait portée avec les dieux et déesses des Babyloniens, des Assyriens et des Égyptiens, premiers grands peuples chez qui beaucoup de croyances ont été reprises par les religions au cours du Temps.

Bibliographie

Alexandre Hislop, « Les deux babylones », 1916 Catégorie:Ancien Testament Catégorie:Personnage biblique Catégorie:Empire assyrien

Ninive

Ninive est une ancienne ville d'Assyrie, sur le Tigre, qui se trouve à l'heure actuelle non loin de la ville de Mossoul en Irak.

Histoire

C'est l'une des villes les plus anciennes de Mésopotamie : on y trouve des traces remontant à la protohistoire (). Sa première mention écrite remonte aux environs de -2100. La Bible mentionne sa création dans le livre de la Genèse, et l'attribue à Nimrod (Gn 10:11), arrière-petit-fils de Noé. Ninive était dédiée à la déesse Ishtar. Le roi assyrien Sennacherib () en fait sa capitale (). C'est de lui que date sa splendeur : il bâtit palais, fortifications et aqueducs. La ville est détruite par les Mèdes et les Babyloniens en -612. Selon la Bible, à l' époque de Yonah(ou Jonas, environ 840,850 av notre ère, la ville comportait 120 000 hommes sans compter les femmes et les enfants). La taille de la ville était estimée à trois jours de marche. Elle fut appelée la ville sanguinaire par un prophète hébreu du nom de Nahoum. Des fouilles ont été effectuées au . Une partie des bas-reliefs trouvés sont désormais au British Museum, et la bibliothèque bâtie par le roi Assurbanipal a donné des milliers de tablettes d'argile dans un bon état de conservation, témoignages uniques sur la civilisation assyrienne. Les fouilles demeurent néanmoins inachevées.

Archéologie

Parmi les découvertes figurent les ruines du palais de Sennacherib et de celui d’Assurbanipal. Ces palais étaient des édifices impressionnants. Se fondant sur ses découvertes, Sir Austen Layard a écrit : :« L’intérieur du palais assyrien devait être aussi magnifique qu’imposant. J’ai guidé le lecteur au milieu de ses ruines, et il peut juger de l’impression que ses salles étaient destinées à faire sur l’étranger qui, jadis, pénétrait pour la première fois dans la demeure des rois d’Assyrie. Il était introduit par le porche que gardaient les lions ou les taureaux colossaux d’albâtre blanc. Dans la première salle, il se retrouvait entouré de sculptures évoquant l’histoire de l’empire. Les batailles, les sièges, les triomphes, les exploits de chasse, les cérémonies religieuses étaient retracés sur les murs, sculptés dans l’albâtre et peints de couleurs fastueuses. Sous chaque représentation étaient gravées, en caractères remplis de cuivre luisant, des inscriptions décrivant la scène. Au-dessus des sculptures étaient peints d’autres événements : le roi, servi par ses eunuques et ses guerriers, recevant ses prisonniers, concluant des alliances avec d’autres monarques ou accomplissant quelque devoir sacré. Ces représentations étaient entourées de bordures de couleur, au dessin complexe et élégant. L’arbre emblématique, les taureaux ailés et les animaux monstrueux ressortaient parmi les ornements. Tout au fond de la salle se trouvait une représentation colossale du roi en adoration devant la divinité suprême, ou recevant la coupe sacrée de la main de son eunuque. Il était servi par des guerriers portant ses armes, et par les prêtres ou les divinités qui présidaient. Ses vêtements, et ceux de sa suite, étaient ornés de groupes de figures, d’animaux et de fleurs, tous peints de couleurs éclatantes. » :« L’étranger marchait sur des dalles d’albâtre, chacune portant une inscription qui rappelait les titres, la généalogie et les réalisations du grand roi. Plusieurs portes, formées par de gigantesques lions ou taureaux ailés, ou par les représentations de divinités protectrices, menaient à d’autres appartements, lesquels s’ouvraient sur d’autres salles plus éloignées. Dans chacune, il y avait de nouvelles sculptures. Les murs de certaines étaient ornés de processions de figures colossales : des hommes armés et des eunuques qui suivaient le roi, des guerriers chargés de butin, menant des prisonniers ou portant des présents et des offrandes aux dieux. Sur les murs d’autres pièces étaient représentés des prêtres avec des ailes, ou des divinités en train de présider, debout devant les arbres sacrés. » :« Les plafonds au-dessus de lui étaient divisés en compartiments carrés, dans lesquels étaient peintes des fleurs ou des représentations d’animaux. Certains étaient incrustés d’ivoire ; chaque compartiment était entouré de frises et de moulures élégantes. Les poutres ainsi que les côtés des chambres étaient peut-être recouverts d’une mince couche, voire plaqués, d’or et d’argent ; et les bois les plus rares, parmi lesquels ressortait le cèdre, servaient aux menuiseries. Des ouvertures carrées dans les plafonds des chambres laissaient passer la lumière du jour. »

Bibliographie


- Nineveh and Its Remains, 1856, partie II, p. 207-209. Catégorie:Empire assyrien Catégorie:Site archéologique

Mèdes

Les Mèdes sont un peuple de l'Iran ancien, voisin des Perses, avec lesquels ils ont souvent été confondus. Ils occupaient un territoire qui recouvre le nord-ouest de l'actuel Iran, au sud de la mer Caspienne actuel Azerbaidjan, autour de leur capitale Hangmatana/Ecbatane au 1er millénaire avant l'ère chrétienne. Les Mèdes formèrent un empire au début du qui dura jusqu'en 550 avant J.-C. Cet empire rivalisait avec le royaume de Lydie et Babylone.

Histoire

Les Mèdes apparaissent dans l'Histoire lorsque les scribes des souverains assyriens les mentionnent pour le première fois au Mais on sait grâce à l'archéologie qu'ils sont arrivés en Iran dans la seconde moitié du . Ils forment d'abord un ensemble de petits royaumes faibles dont les souverains résident dans des forteresses (sites de Godin Tepe, Nush-i Jân), mais il s'agit cependant d'une population essentiellement semi-nomade. Vers le , un premier royaume mède unifié apparaît (selon Hérodote, il est fondé par Deiocès). Le premier roi mède attesté historiquement est Phraortes (675-623 avant J.-C.), qui meurt au cours d'un combat face au roi assyrien Assarhaddon. Le royaume mède tombe ensuite sous la coupe des Scythes, avant d'être libéré par son plus grand roi, Cyaxare (623-585 avant J.-C.). Celui-ci s'allie au Babylonien Nabopolassar pour détruire l'Empire Assyrien (prise de Ninive en 612 avant J.-C.). Il se lance ensuite sans succès dans une guerre contre le royaume Lydien. Mais son règne fait du royaume mède une grande puissance politique : il détruit le royaume d'Urartu, et soumet les Perses. Son successeur Astyage (585-550 avant J.-C.) est selon la tradition un roi de faible envergure. Il sera détrôné par le roi perse Cyrus II (qui est selon Hérodote son petit-fils, sa fille ayant épousé le roi perse Cambyse Ier , qui annexe le royaume mède. Celui-ci apparaît en fait comme l'œuvre de Cyaxare, dont l'héritage est repris par les Perses, qui fondent le plus puissant Empire de leur temps. Les Mèdes n'ont pas laissé de sources écrites. Leur langue, leurs structures sociales, économiques et politiques sont donc inconnues. Leurs pratiques religieuses sont révélées par l'archéologie, qui a découvert des vestiges de temples du Feu dans certains sites mèdes, ce qui ferait de la religion mède une religion de type iranien, pré-mazdéenne.

Identité des Mèdes

Les informations à leur sujet sont assez contradictoires. Lorsqu' Hérodote en parle, il ne fait pas de différence entre eux et les Perses. Les guerres entre les Grecs et les Perses sont même appelées guerres médiques, ce qui laiss