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11 Avril

11 avril

Le 11 avril est le 101 jour de l'année (102 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1241 : Les Hongrois de Béla IV sont écrasés par les Mongols commandés par Subotai à la bataille de Mohi
- 1713 : Signature du Traité d'Utrecht
- 1803 : Le ministre français Charles Talleyrand propose la vente de la Louisiane aux États-Unis d'Amérique.
- 1814 : Napoléon abdique et est exilé à Elbe.
- 1814 : Bataille de Toulouse, dans laquelle le général Taupin meurt.
- 1916 : Arrivée à Marseille, où elle reçoit un accueil triomphal, de la 1ère brigade russe constituée (2 régiments) partie de Moscou par le transsibérien le 13 février, via la Mandchourie, où elle a embarqué pour la France sur des navires français.
- 1945 : Libération du camp de concentration de Buchenwald.
- 1947 : Jackie Robinson est le premier noir américain à jouer un match dans la ligue professionnelle de Base-ball aux États-Unis d'Amérique.
- 1951 : le général Douglas MacArthur est relevé de son commandement en Corée par le président Truman
- 1981 : Révolte de Brixton (Brixton riot) (1981).
- 1992 : Signature à Bamako (Mali) du «Pacte National» consacrant le règlement du conflit du Nord du Mali.
- 1970 : Apollo 13 est lancé.
- 2002 : Déclenchement du coup d'État contre Hugo Chávez au Vénézuela.

Naissances


- 1780 : Léon Jean Marie Dufour, médecin et naturaliste français († 1865).
- 1825 : Ferdinand Lassalle, politicien († 1864).
- 1879 : Bernhard Schmidt, astronome et opticien estonien.
- 1914 : Norman McLaren, réalisateur écossais de films d'animation.
- 1974 : Natacha Régnier, actrice belge.
- 1987 : Joss Stone, Chanteuse.

Décès


- 1779 : Joseph de Jussieu, botaniste français (° 1704).
- 1814 : général Taupin.
- 1944 : Gabriel Hanotaux, historien, diplomate, homme politique et académicien français
- 1977 : Jacques Prévert, poète français
- 1987 : Primo Levi, chimiste, compositeur et écrivain italien (° 1919).
- 1988 : Alan Paton, écrivain sud-africain
- 2005 : Lucien Laurent, footballeur, premier buteur de l'histoire de la Coupe du Monde de football en 19301907).

Almanach

Saint fêté: saint Stanislas Le 11 avril 1982, on fêtait Pâques sous de régulières averses de pluie, de neige et de grêle en Belgique. Le 11 avril 1986, aux heures les plus douces de la journée, le mercure ne dépassait pas -2,2 degrés à Saint-Hubert (Ardenne) et 0,5 degré à Middelkerke (côte belge). S'il gèle à la saint-Stanislas, on aura deux jours de glace Catégorie:Jour de l'année ja:4月11日 ko:4월 11일 ms:11 April simple:April 11 th:11 เมษายน

Jour

als:Tag ja:日 simple:Day Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h). Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]). Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire). Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral). À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.

Voir aussi


- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales

Liens externes


- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où] Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier

Année

L'année est une unité de temps qui s'appuie sur une expérience fondamentale de la vie humaine sur terre : le retour régulier des saisons. Cette « année du retour des saisons », s'appelle l'année tropique. Puisque la durée de l'année tropique n'est pas un nombre entier de jours, l'homme doit établir des calendriers avec leurs règles. La durée d'une année calendaire et son commencement peuvent varier selon le calendrier considéré. Dans le calendrier grégorien, une année est une période de 365 ou 366 jours. Une année est composée de 4 saisons et 12 mois. Dix années forment une décennie, cent un siècle et mille un millénaire. Les poètes appellent lustre une période de cinq années, quatre années forment une olympiade.

Historique et d'autres types d'année en astronomie

Dans la longue quête de la mesure et de la maîtrise de cette unité de temps, l'année, l'homme s'est longtemps contenté d'une coïncidence et d'une approximation fortuite, pourtant réellement observable, bien que sans cause à effet : Étant donnée qu'une lunaison moyenne dure approximativement 29,53 jours, douze lunaisons durent environ 354,36 jours, donc environ 11 jours de moins que l'année tropique qui, elle, détermine réellement la durée de l'année des saisons. Les premiers à se détacher de la « lune trompeuse », en essayant de donner une valeur concrète à l'année tropique, furent les anciens Égyptiens, il y a plus de 5000 ans, avec leur calendrier dit vague de 365 jours exactement. Depuis, l'homme, successivement, a pu affiner sa connaissance de la durée de l'année tropique. Sur le chemin de la connaissance de la durée exacte de l'année tropique, les astronomes ont pu trouver encore d'autres types d'années, tel que :
- L'année sidérale correspond au temps qui sépare deux passages consécutifs du soleil par le même point (point défini par rapport à trois axes partant du soleil vers trois étoiles lointaines) de son orbite sur l'écliptique ; c.-à-d. une révolution vraie de la terre autour du soleil, sans tenir compte de la précession des équinoxes.
En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 9 minutes 10 secondes ou bien 365,256 365 67 jours, soit 20 minutes 24,7 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année anomalistique est la durée qui sépare deux passages consécutifs de la Terre au périhélie.
En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 13 minutes 53 secondes ou bien 365,259 644 38 jours, soit 25 minutes et 8 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année draconitique (ou année écliptique) est l'intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du Soleil par le nœud ascendant de l'orbite lunaire.
En 2000, elle valait 346 jours 14 heures 52 minutes 54 secondes ou bien 346,620 075 jours. Deux cycles astronomiques plus longs sont appelés, parfois, abusivement aussi, « année » :
- Le cycle draconitique de la Lune, des éclipses solaire et lunaires, qui dure 18,6 ans, est parfois appelé année draconitique.
- Le cycle équinoxial qui dure environ 25 800 ans est nommé, quelques fois en language non-scientifique, année platonique. Toutes ces durées sont données en jours de 86 400 secondes (voir aussi temps solaire)

Les différentes années liées à l'année calendaire ou civile


- Lannée commune compte exactement 365 jours.
- Lannée bissextile
compte exactement 366 jours.
- Lannée civile commence au 1janvier et termine au 31 décembre.
- Lannée scolaire
commence au mois de septembre et termine au moins de juin.
- Lannée fiscale dépend des pays : en France, c'est une année civile ; au Canada, elle commence le 1 avril (poisson d'avril) ; aux États-Unis, le 1 octobre ; en Grande-Bretagne, le 6 avril.

L'année tropique

L'année tropique (aussi appelée « solaire », ou encore plus improprement : « naturelle », « équinoxiale » ou « astronomique ») — de manière erronée — fut jadis considérée étant le temps qui sépare deux passages du soleil au point vernal. Dans son acception scientifique moderne, est retenue la définition de l'astronome français André Danjon (Caen 1890 – Suresnes 1967) qui dit que l'année tropique est le temps que met le soleil moyen pour accomplir 360° de longitude sur l'écliptique. Ce qui fait dans la pratique la moyenne et des deux points d'équinoxe et des deux points de solstice, car la longueur des saisons entre elles n'est pas constante à travers des siècles. La durée de l'année tropique, depuis plus de 5000 ans, a toujours intéressé l'homme. Car grâce à la connaissance de la durée de l'année tropique et moyennant des règles adaptées à cette valeur, on parvient à maintenir les début des saisons aux mêmes dates dans les calendriers solaires. Pour l'année 2000.0 l'année tropique fut mesuré par Pierre Bretagnon égale à 365,242 190 517 jours, soit 365 jours 5 heures 48 minutes 45,26 secondes environ. Cependant, à cause de nombreuses interactions gravitationnelles entre la terre, la lune et les autres planètes la durée de l'année tropique a constamment, mais très, très lentement diminué à travers des siècles et des millénaires. Actuellement la durée de l'année tropique diminue d'une demi-seconde environ par siècle. D'ici quelques décennies, elle doit atteindre exactement la valeur de l'année tropique conventionnelle de l'astronome allemand von Mädler (
voir plus bas), trouvée, formulée et publiée il y a près de 150 ans déjà.

Les différentes années tropiques conventionnelles


- Lannée vague
compte exactement 365 jours, une valeur conventionnelle de l'année tropique appliquée durant plus de 3000 dans le calendrier vague égyptien.
- Lannée julienne s'appuie sur l'année tropique conventionnelle selon Sosigène (1er siècle av. J.C.), compte exactement 365,25 jours. (Cycle de quatre ans : trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours). Cette unité de mesure est souvent utilisée encore lorsqu'une période est donnée en années.
- Lannée grégorienne
se réfère à l'année tropique conventionnelle selon Christopher Clavius (1537–1612) qui compte exactement 365,242 5 jours. (Cycle de 400 ans : les années séculaires sont exceptionnellement années communes sauf celle dont le nombre de siècle est divisible par quatre.)
- L'année tropique conventionnelle selon Simon Newcomb (1835–1909) est l'année tropique conventionnelle utilisée traditionnellement en astronomie depuis près de 150 ans. Sa valeur de 365,242 2 jours est beaucoup plus proche de la valeur de l'année tropique réelle que la valeur de Clavius (qui était astronomiquement correcte il y a près de 6000 ans). Néanmoins, la valeur de Newcomb est un arrondi, bien que correct mais grossier, se faussant de plus en plus encore dans l'avenir.
- L'année tropique conventionnelle selon Johann Heinrich von Mädler (1794–1874) est sans aucun doute l'année tropique conventionnelle scientifiquement la plus exacte, bien que toujours largement méconnue. Avec sa valeur de 365,242 187 5 jours exactement, soit exactement 365 jours 5 heures 48 minutes 45 secondes ou bien 365 jours et 6 heures moins 11 minutes et 15 secondes (voir le temps hexadécimal), elle implique une année exceptionnellement commune tous les 128 ans.
- D'autres années tropiques conventionnelles, plus ou moins bien calculées, ont pu avoir été appliquées dans différents calendriers religieux ou nationaux.

Liens internes


- Éphéméride
- Chronologie
- Histoire
- Décennie
- Siècle
- Millénaire Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier Catégorie:Chronologie ja:年 ms:Tahun simple:Year zh-min-nan:Nî

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

1241

Catégorie:1241

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---- Cette page concerne l'année 1241 du calendrier julien.

Événements

Europe

Pologne


- 13 février : Le chef mongol Batu Qân franchit la Vistule sur la glace puis fait incendier Cracovie désertée par ses habitants.
- 9 avril : Batu vainc une coalition de Polonais et d’Allemands dirigée par Henri II le Pieux, duc de Silésie, à la bataille de Wahstatt près de Legnica en Silésie où Henri II trouve la mort. La Basse-Silésie est morcelé. La défaite de la chevalerie allemande et polonaise entraîne la conquête mongole de la Hongrie et de la Pologne.

Hongrie


- 11 avril : Victoire des Mongols sur les Hongrois à Mohi, pointe extrême de l'avancée mongole en Europe.
- Batu qan prend Pest. Les Mongols pillent le pays et massacrent une partie de la population. Béla IV de Hongrie doit se réfugier auprès du prince Frédéric d’Autriche, qui au lieu de l’aider, profite de l’occasion pour lui arracher trois comtés. Il prend alors le chemin de la Dalmatie et s’installe à Trau (Torgir), en attendant l’aide de l’Occident.
- Juillet : Batu atteint Neustadt prés de Vienne.

Russie


- L’évêque de Przemysl, Memmon, doit fuir la ville pour avoir comploté contre le prince. Rattrapé par les troupes de Daniel, il est arrêté en possession de nombreuses richesses.
- Les chevaliers Porte-Glaive prennent Izborsk et Pskov et menacent Novgorod.
- Début du règne de Batu Khan, chef mongol de la Horde d'Or (jusqu'en 1245).
  - Batu qan établit sa capitale à Saraï sur la basse Volga (près de l’actuelle Volgograd) et fonde la Horde d'Or ou khanat de Qiptchaq. Les khans de la Horde d’Or régneront sur la Sibérie occidentale et le sud de la Russie jusqu’au XVIe siècle (1241-1480). Les coutumes, les lois et le gouvernement des Tatars sont partout imposés. La région de Kiev est presque complètement dépeuplée en raison des massacres et de la fuite vers l’ouest des survivants. Un groupe, influencé culturellement par les Polonais et les Lituaniens, devient les Biélorusses ou Russes Blancs. Un deuxième groupe, formé par la population slave de Kiev et des régions environnantes, devient les Petits-Russes ou Malorusses. La région de la Kiévie, influencée par des langues et coutumes étrangères qui se superposèrent aux traditions initiales, est appelée Ukraine. Les habitants de la Russie du Nord deviennent le principal groupe de Russes slaves, les Grands-Russes, principalement influencé par les diverses branches de la population finno-ougrienne.
  - L’oulous de Batu se divise en trois parties indépendantes. Batu et sa cour s’établissent en été sur le territoire central dans la région de la Volga, près de la Kama et de l’ancienne Bolgar. En hiver, ils établissent leurs campements plus au sud, à l’emplacement de Saraï sur la basse Volga. Le frère de Batu, Orda, reçoit en apanage la région est de l’Aral jusqu’au villes de Sugnak et d’Otrar et au nord jusqu’aux montagnes Oulogtag. Un autre frère de Batu, Cheyban, reçoit les territoires du sud et du sud-est de l’Oural méridional.

Baltique/Scandinavie


- Un pacte est signé entre Hambourg et Lübeck pour la sécurité du commerce dans le cadre de la Hanse Teutonique. Le traité prévoit le contrôle commun de la voie reliant la Baltique à la mer du Nord. Cette alliance, renforcée plus tard par d’autres accords, donne à ses signataires une position de force dans le commerce avec le nord-ouest de l’Europe.
- Règne de Erik IV Plogpenning (1216-1250), roi de Danemark. Il fait en même temps la guerre à son frère Abel et en Estonie.
- Après la mort de Valdemar II, le Danemark travers une longue crise : abaissement politique, régression économique spécialement dans les campagnes tandis que les cités danoises subissent la concurrence des villes allemandes de la Hanse.
- Les ducs de Slesvig se comportent comme des souverains indépendants.
- Loi jutlandaise.
- L’écrivain et politicien islandais Snorri Sturluson, accusé de trahison à la cause norvégienne, est assassiné dans sa ferme de Reykjaholt par ses propres gendres sur ordre du roi de Norvège Haakon IV. Le roi confisque ses terres.

Italie


- Enzio, fils naturel de Frédéric II bat le pape Grégoire IX et les Génois sur mer à la Meloria.
- Frédéric II empêche la réunion du concile qui devait le condamner en faisant arrêter en pleine mer, les cardinaux qui s'y rendaient et met le siège devant Rome.
- octobre/novembre : Début du pontificat de Célestin IV (jusqu'en 1243).

France


- Le roi de France Louis IX tient une « grande cour » à Saumur.
- Révolte contre le roi de France Louis IX du comte de la Marche, Hugues de Lusignan, du comte de Toulouse, Raymond VII, avec le soutien du roi d'Angleterre, Henri III.
- Alphonse de France, frère du roi, devient comte de Poitou et d’Auvergne.

Empire byzantin


- L'empereur de Nicée Jean III Vatatzès reprend aux Bulgares la Macédoine et la Thrace, Thessalonique, et place l’Epire sous sa dépendance.

Asie


- 11 décembre : La mort du grand khan Ögödei entraîne la retraite subite des Mongols ce qui sauve l'Europe. Sa veuve Töregene devient régente en 1242 jusqu'en 1246 pour son fils Güyük (fin de règne en 1248).

Proche-Orient


- Révolte turkmène socio-religieuse en Anatolie (Baba Ishak).
- Richard de Cornouaille, parent de Frédéric II, partisan de l’alliance égyptienne, obtient du sultan Malik as-Salih Ayyoub (1240-1249) le renouvellement du traité de 1229 et la restitution de territoires supplémentaires (la région de Sidon, la Galilée orientale avec Tibériade, le pays de Jaffa et d’Ascalon) qui rendent au royaume de Jérusalem ses frontières de 1187. Après son départ les barons guelfes se tournent au contraire vers le sultan de Damas menacé par as-Salih Ayyoub et en obtiennent la promesse de restitutions supplémentaires.

Naissances en 1241


-

Décès en 1241


- 11 décembre : Grand khan Ögödei au cours d’une crise de delirium tremens. Retraite subite des Mongols vers l'Orient, ce qui sauve l'Europe.
- Grégoire IX, Pape
- Henri II le Pieux, duc de Cracovie.
- Valdemar II de Danemark.
- Snorri Sturluson, historien islandais (né en 1179), auteur de Heimskingla (« l’Univers »), qui relate l’histoire de la Norvège des origines à 1177, découpée en différentes sagas. Il compose aussi des poèmes scaldiques et une Edda rédigée en prose, comportant une mythologie, un vocabulaire poétique et traité de métrique scaldique. ko:1241년

Hongrie

|- valign="top" | Capitale || Budapest |- valign="top" | Président
Premier ministre | László Sólyom
Ferenc Gyurcsány |{{{{{{{{Commons|Category:Hungary|la Hongrie{wikitravel|la Hongrie|Hongrie{Pays d'Europe (UE)



1803

Catégorie:1803 Cette page concerne l'année 1803 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Le chef irlandais Robert Emmet conduit une révolte infructueuse contre le pouvoir anglais. Il est exécuté.
- Les cantons d'Argovie et des Grisons se joignent à la Confédération Helvétique
- Troisième coalition : Royaume-Uni, Autriche, Prusse et Russie contre la France napoléonienne.

France


- 28 mars : Instauration du franc germinal (7 germinal an XI).
- Institution du livret ouvrier.
- 5 mai : Ouverture de l'école spéciale de Saint-Cyr, installée dans une aile du palais de Fontainebleau. Elle retrouvera en 1808 la Maison royale de Saint-Cyr où elle y restera jusqu'en 1840.
- 24 novembre : Inauguration du pont des Arts à Paris

Suisse


- 14 avril : Adhésion du canton de Vaud à la Confédération suisse.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- La Louisiane est vendue par la France aux États-Unis d'Amérique, dirigé par Thomas Jefferson, pour quatre-vingt millions de francs.
- L'Ohio devient le dix-septième état de l'Union américaine.

Amérique latine


- La Grande Bretagne achète la Guyane britannique, Tobago et Sainte-Lucie.

Asie


- Début des guerres anglo-maratha en Inde (fin en 1818).
- Les Anglais prennent Delhi et Âgrâ en Inde.

Océanie & Pacifique


- L'explorateur Matthew Flinders fait la circumnavigation de l'Australie.

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures

Sciences et techniques


- L'inventeur américain Robert Fulton fait naviguer le bateau à vapeur Clermont sur la Seine. Mais Napoléon ne croit pas en l'avenir de la machine à vapeur.
- Le savant anglais John Dalton expose sa théorie de la structure atomique de la matière.

Naissances en 1803


- 20 janvier : Heinrich Daniel Ruhmkorff, physicien allemand.
- 15 février : Karl Friedrich Schimper, botaniste et géologue allemand († 1867).
- 10 avril : Johann Jakob Kaup, naturaliste allemand († 1873).
- 24 juillet : Adolphe Adam, compositeur français.
- 28 septembre : Prosper Mérimée, écrivain français.
- 29 septembre : Charles Sturm, mathématicien français.
- 29 novembre : Christian Doppler, physicien autrichien.
- 11 décembre : Hector Berlioz, compositeur français.

Décès en 1803


- 6 avril : William Hamilton, diplomate, antiquaire, archéologue et volcanologue britannique
- 7 avril : Toussaint Louverture meurt au Fort de Joux.
- 17 septembre : Franz Xaver Sussmayr, compositeur autrichien
- 13 octobre : Louis-Claude de Saint-Martin, philosophe français.
- date exacte inconnue : Peter Woulfe, chimiste et minéralogiste irlandais.

Voir aussi


- an XI, an XII __NOTOC__ ko:1803년 ms:1803

Louisiane

Localisation

La Louisiane est un État du sud des États-Unis, entouré à l'ouest par le Texas, au nord par l'Arkansas, à l'est par le Mississippi et au sud par le golfe du Mexique. Liste des États des États-Unis

Histoire

Les Amérindiens

Premiers habitants de la région. Ils vivaient des ressources de la pêche, de la chasse et de l'agriculture. L'arrivée des Européens signifia leur déclin, notamment démographique par les contaminations virales (variole et vérole). Les tribus étaient réparties ainsi :
- Les Atacapas résidaient dans le Sud-Ouest -- les paroisses de :
  - Vermilion,
  - l'Acadie (Acadia),
  - Cameron,
  - Jefferson Davis,
  - Lafayette
  - Calcasieu.
- Les Chitimachas dans le Sud-Est ou triangle cadien -- les paroisses de :
  - l'Ibérie (Iberia),
  - l'Assomption (Assumption),
  - Sainte-Marie (St. Mary),
  - Saint-Martin d'en bas (Lower St. Martin),
  - Terrebonne,
  - la Fourche,
  - Saint-Jacques (St. James),
  - Saint-Jean-Baptiste (St. John the Baptist),
  - Saint-Charles,
  - Jefferson,
  - Orléans (Orleans),
  - Saint-Bernard,
  - Plaquemines.
- Les Bayougoulas, l'une des nations Choctaw, étaient disséminés dans les paroisses de :
  - Sainte-Héléna,
  - Tangipahoa,
  - Washington,
  - Bâton-Rouge Est et Ouest,
  - Livingston,
  - Saint-Tammany.
- Les Houmas se trouvaient sur les paroisses de Feliciana et de la Pointe Coupée. Curieusement cet localisation originelle est à 160 km au Nord de la ville d'Houma.
- Certaines zones des paroisses d'Avoyelles et de Concordia au bord du Mississippi étaient peuplées par les Avoyelles, et les Natchez.
- Au Nord-Est, les Tunicas (Paroisses de Tensas, Madison, East Caroll et West Caroll).
- Les autres régions du Nord et du centre de l'état étaient peuplées par la nation Caddo. Source : Sturdevent, William C. (1967).

La colonisation européenne

Caddo
- 1682 : Cavelier de la Salle, venu de la Nouvelle-France explore le bassin du Mississippi jusqu'à son embouchure et donne à cet immense territoire le nom de Louisiane en l'honneur du roi de France, Louis XIV.
- XVIIIème siècle : Le territoire de Louisiane s'étend des Grands Lacs jusqu'au golfe du Mexique. Il comprend alors une bonne partie de ce qui allait devenir le centre-ouest des États-Unis, dont dix États américains actuels (Arkansas, Dakota du Sud, Dakota du Nord, Iowa, Kansas, Missouri, Montana, Nebraska, Oklahoma, et la Louisiane actuelle) ainsi que des parcelles des futurs Colorado, Wyoming, Minnesota et Texas.
- 1718 : Fondation de La Nouvelle-Orléans.
- 1763 : Par suite de la défaite de la guerre de Sept Ans, la France cède la Louisiane à l'Espagne, en même temps qu'elle abandonne le Canada à l'Angleterre.
- 1800 : Restitution par l'Espagne de la Louisiane à la France dans le cadre du traité de San Ildefonso.
- 3 mai 1803 : Napoléon vend la Louisiane aux États-Unis, pour 15 millions de dollars, une somme énorme pour le jeune État américain. Article détaillé : Vente de la Louisiane.
- 1916 : Interdiction d'utiliser le français dans les écoles.
- 2005 : L'Ouragan Katrina ravage le sud de la Louisiane obligeant la totalité des habitants de La Nouvelle-Orléans à évacuer la ville. Ouragan Katrina La carte ci-dessus montre la Louisiane telle qu'elle se présentait en 1800, entre les possessions espagnoles (en jaune) et les États-Unis (en vert).
F : Floride, acquise en 1819 par les États-Unis.
M : Mississippi, limite Est de la Louisiane
L : L'État américain de Louisiane formé en 1812

Démographie

D'une superficie de 125 674 km², la Louisiane est peuplée de 4 468 976 habitants (2000). Les habitants de la Louisiane descendent des Français, Acadiens, Africains et Espagnols. Les langues parlées en Louisiane sont l'anglais et le français, mais l'anglais est la langue d'usage dans le gouvernement, dans l'enseignement et dans la vie quotidienne de l'état (voir « Culture », ci-dessous). La capitale de la Louisiane est Baton Rouge.

Administration

Voir la liste des paroisses de l'État de Louisiane. L'État de Louisiane est divisé en 64 paroisses. L'appellation 'paroisse' provient du mode d'administration français et le rôle administratif est équivalent à celui des comtés du reste des États-Unis

Villes principales


- La Nouvelle-Orléans (New Orleans).
- Baton Rouge.
- Shreveport.
- Lafayette.

Politique

La Louisiane est un état populaire, relativement pauvre, sudiste de longue tradition démocrate. Comme tous les autres états du sud, la Louisiane penche au vers les républicains. Lors de l'élection présidentielle de 1948, le Dixiecrat Strom Thurmond arrivait en tête des candidats avec 49,07% des suffrages. En 1956, Dwight Eisenhower était le premier républicain à remporter la Louisiane. En 1968, le candidat ségrégationniste George Wallace y arrivait en tête avec 48,32% des voix . Bill Clinton est le dernier démocrate à avoir gagner la Louisiane en 1996. Lors des élections présidentielles de 2004, le républicain George W. Bush y a obtenu 56,72% des voix contre 42,22% au candidat démocrate John Kerry. Kathleen Blanco est le gouverneur de la Louisiane depuis 2004. Au niveau fédéral, les deux sénateurs de l'état sont la démocrate indépendante Mary Landrieu (cataloguée comme DINO) et le républicain conservateur David Vitter. La Louisane comprend sept élus à la Chambre des Représentants des États-Unis dont cinq sont républicains et deux démocrates.

Économie

Agriculture

L'agriculture est très prospère grâce à son climat semi-tropical. Parmi les ressources agricoles, on compte le maïs, le riz, le blé, le soja, le coton, la canne à sucre, les fruits, les légumes et la patate douce. 30% des fruits de mer et des poissons des États-Unis proviennent de la Louisiane. C'est le premier État producteur de crevettes.

Industries

crevette, sur le Mississippi]] L'état concentre une partie des raffineries du pays, et est le point d'entrée d'une partie du pétrole produit dans le Golfe du Mexique. L'ouragan Katrina a sérieusement endommagé une partie des installations en 2005.

Secteur tertiaire

L'industrie touristique se concentre dans les grandes villes de la côte, et est très liée aux activités des nombreux casinos qui s'y trouvent.

Culture

Voir l'article sur le français cadien. La langue française est parlée dans le triangle cadien à l'ouest de Lafayette. Cette ville faisant figure de capitale du pays cadien ou cajun. La pratique de la langue est en net déclin, bien que depuis tout récemment, elle connaisse un regain.
- [http://www.codofil.org Conseil pour le développement du français en Louisiane]

Nature


- Le Mississippi
- Les bayous
- Les lacs
- Faune et flore

Symboles


- Animaux :
  - Oiseau : le pélican brun.
  - Mammifère : l'ours noir.
    - Chien : le catahoula (chien léopard).
  - Amphibien : la rainette verte.
  - Crustacé : l'écrevisse.
  - Insecte : l'abeille.
- Végétaux :
  - Arbre : le cyprès chauve.
  - Fleur : le magnolia.
    - Fleur sauvage : l'Iris.

Voir aussi


- Husser
- Ouragan Katrina

Liens externes


- [http://www.consulfrance-nouvelleorleans.org/index.asp Consulat Général de France à La Nouvelle-Orléans]
- [http://www.miquelon.net/louisiane/ La Louisiane !].
- [http://www.espacefrancophone.org/louisiane/ Espace francophone - Louisiane (USA)].
- [http://www.ecltd.com/Pages/NewOrleansetLouisianne.htm La Nouvelle-Orléans et la Louisiane].
- [http://www.forray.com/louisiana Photos: De La Nouvelle-Orléans aux étroits bayous, en passant par les plantations, rencontrez le plus français des États américains].
- [http://flfa.free.fr/ Association France-Louisiane].
- [http://www.louisianealacarte.org Louisiane à la carte].
- [http://www.radiolouisiane.com/ Radio Louisiane]
- [http://www.frenchimmersionusa.org French Immersion USA].
- [http://www.louisiane.culture.fr Histoire de la Louisiane française (1682-1803) vue par le Ministère français de la Culture].
- [http://www.republiquelibre.org/cousture/NVFR.HTM La Nouvelle-France 1524 à 1763] Catégorie:Louisiane Catégorie:Francophonie Catégorie:Colonisation française ja:ルイジアナ州 ko:루이지애나 주 simple:Louisiana

1814

Catégorie:1814 Cette page concerne l'année 1814 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Création par Napoléon Bonaparte du Royaume de Pologne, qui sera rattaché à la Russie, puis aboli en 1863.
- Début du règne de Ferdinand VII d'Espagne (fin en 1833).
- Vote d'une loi sur la conscription générale et obligatoire en Prusse.
- 1 novembre : Début du Congrès de Vienne (nov. 1814-juin 1815).
  - Le Danemark perd la Norvège au bénéfice de la Suède, mais garde l'Islande, le Groenland et les Féroé.
  - Les Pays de Savoie retournent aux États de Savoie.
- Le Traité de Paris rend le comté de Nice au duc de Savoie. Les frontières de 1760 sont rétablies.
- Le pape Pie VII retourne à Rome. L'ordre jésuite est rétabli.

Guerres napoléonniennes


- 29 janvier : Victoire contre Blücher à Brienne.
- 1 février : Défaite contre Schwarzenberg à La Rothière.
- 10 février : Victoire contre Blücher à Champaubert.
- 11 février : Victoire de Napoléon Ier contre Blücher à la bataille de Montmirail.
- 14 février : Victoire contre Blücher à bataille de Vauchamps.
- 17 février : Victoire contre les Autrichiens à Mormant.
- 18 février : Victoire contre les Autrichiens à Montereau.
- 9 mars : Échec contre Blücher à Laon.
- 20 mars : Échec contre Schwartzenberg à Arcis-sur-Aube.
- 30 mars : Paris capitule.
- 1 avril : Un gouvernement provisoire composé de royalistes est composé.
- 5 avril : Abdication de Napoléon Ier.
- 5 avril : Restauration : Louis XVIII frère de Louis XVI monte sur le trône.
- 11 avril
  - Abdication sans condition de Napoléon Ier.
  - Bataille de Toulouse, dans laquelle le général Taupin meurt.
- 4 mai : Napoléon arrive à l'île d'Elbe.
- 30 mai : Exil de Napoléon à Elbe.

France


- 30 mai : Traité de Paris : La France est ramenée aux frontières de 1792, et conserve ses colonies.
- Début du règne de Louis XVIII, interrompu par les Cent-Jours (fin en 1824). Le 4 juin il proclame la Charte.
  - L'article 2 de la Charte abolit la conscription et fait appel à des engagés volontaires.

Afrique


- L'Afrique du Sud passe sous administration britannique.
- L'île Bonaparte reprend son nom d'île Bourbon.

Amériques

Amérique du Nord


- 27 mars : victoire d'Andrew Jackson à la bataille d'Horseshoe Bend (Tennessee) sur les Indiens Creek

Amérique latine


- L'Uruguay déclare son indépendance.

Asie


- Début de la guerre anglo-gurkha au Népal (fin en 1816).

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures


- L'écrivain britannique Lord Byron publie Le Corsaire. Dix mille exemplaires sont vendus immédiatement.
- L'écrivain britannique Jane Austen publie Mansfield Park.
- L'écrivain britannique Sir Walter Scott publie Waverley.
- Le peintre français Jean Auguste Dominique Ingres peint La Grande Odalisque.
- Le peintre espagnol Francisco Goya peint Dos de Mayo et Tres de Mayo.

Sciences et techniques


- L'ingénieur anglais George Stephenson construit la première locomotive à vapeur.
- Les premières presses à vapeur sont utilisées au London Times.
- St. Margaret's Westminster est le premier quartier de Londres à être éclairé au gaz.

Naissances en 1814


- 17 janvier : Hippolyte Lucas, entomologiste français († 1899).
- 27 janvier : Eugène Viollet-le-Duc, architecte, ingénieur et écrivain français († 1879).
- 31 janvier : Andrew Ramsay, géologue écossais († 1891).
- 28 mars : Arsène Houssaye, poète, journaliste et auteur dramatique français.
- 25 juin : Auguste Daubrée, géologue français († 1896).
- 9 août : Alexander Willem Michiel Van Hasselt, médecin et naturaliste hollandais († 1902).
- 13 août : Anders Jonas Ångström, astronome et physicien suédois († 1874).
- 4 octobre : Jean-François Millet, peintre français († 1875).
- 24 octobre : Rafael Carrera : président du Guatemala († 1865).

Décès en 1814


- 27 février : Julien Louis Geoffroy, critique littéraire français1743)
- 31 mars : Pierre Sonnerat, naturaliste et explorateur français1748).
- 11 avril : général Taupin.
- 21 mai : Ignacio Jordán Claudio de Asso y del Rio, naturaliste, juriste et historien espagnol1742).
- 29 mai : Joséphine de Beauharnais, femme de Napoléon Bonaparte1763).
- 1 octobre : Guillaume-Antoine Olivier, naturaliste et entomologiste français1756).
- 2 décembre : Marquis de Sade, écrivain français (° 1740). __NOTOC__ ko:1814년 ms:1814 simple:1814 th:พ.ศ. 2357

Napoléon Bonaparte

Napoléon Bonaparte (Ajaccio, 15 août 1769Sainte-Hélène, 5 mai 1821), général de la Révolution, dirigea la France à partir de la fin 1799 et fut Empereur des Français, sous le nom de Napoléon I, de 1804 à 1814, puis à nouveau en 1815. Il conquit et gouverna la plus grande partie de l'Europe continentale et plaça ses maréchaux et ses frères sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Espagne, Naples, Westphalie, Hollande, et Suède. Incapable de mettre un terme au cycle de guerre que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792, et face aux diverses coalitions montées et financées par l'Angleterre, les conquêtes s'ajoutant aux conquêtes, Napoléon vit l'Empire s'effondrer, dix ans après son avènement. Il ne reste aujourd'hui que la grande œuvre administrative, qu'entreprit cet homme hors du commun. Toute tentative d'écrire avec impartialité l'histoire de ce personnage relèverait de la gageure selon l'historien Steven Englund qui écrivit « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l'étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »

Jeunesse et ascension dans l'armée

Napoléon Bonaparte naquit à Ajaccio en Corse, le 15 août 1769, un an après l'achat par la France de l'île à Gênes (1768). Issu d'une famille faisant partie de la petite noblesse corse. Il était le deuxième enfant de Charles Bonaparte, Avocat au Conseil Supérieur de l'île, et de Maria-Letizia Ramolino. Alors qu'il n'était agé que de neuf ans, son père s'arrangea pour qu'il suive des études sur le continent, où il s'établit, en compagnie de son frère ainé Joseph Bonaparte. Napoléon se considèra tout d'abord comme un étranger. Après des études dans les écoles militaires (Autun, Brienne et l'école Militaire de Paris), il entre avec son ami Grenier dans l'artillerie, au sein du régiment de La Fere, à Auxonne. Il est affecté comme lieutenant en second à Valence en 1787. D'un tempérament ombrageux, romantique dans ses écrits et d'une curiosité sans borne alliée à une mémoire surprenante, le jeune Bonaparte, à la veille de 1789, est autant homme de lettres qu'homme de guerre. Lorsque la Révolution éclata en 1789 le lieutenant Bonaparte était présent à Paris ; spectateur des événements, il regarda avec répulsion l'invasion des Tuileries par le peuple. Napoléon retourna en Corse où les luttes de clans (paolistes soutenant la monarchie modérée à l'anglaise, les Bonaparte soutenant la Révolution) avaient repris. Napoléon se fit élire à la tête de la Garde nationale en 1792 en arrachant de force l'accord du commissaire du gouvernement. Mais l'exécution du roi provoqua une révolte des indépendantistes. Une guerre civile éclata et la famille de Napoléon fut obligée de fuir vers la France. Bonaparte soutint la Révolution, et fut envoyé en 1793, en tant que capitaine d'artillerie, au siège de Toulon qui s'était livré aux Anglais. Le plan qu'il soumit au général Dugommier permit la reprise de la ville aux troupes royalistes et britanniques. Ses amitiés avec les Jacobins lui valurent d'être brièvement arrêté après la chute de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794). Libéré, il fut un temps sans commandement effectif, puis Barras, lui permit d'écraser l'insurrection royaliste de Vendémiaire contre la Convention en 1795. À cette occasion Bonaparte a sous ses ordres un jeune officier, Joachim Murat,son futur beau-frere. L'opération fut un succès, la canonnade de Saint-Roch dispersant les forces royalistes. Bonaparte avait un esprit lucide et discret, capable d'absorber l'essence de la connaissance militaire et stratégique de son temps et de l'appliquer à des situations réelles. Officier d'artillerie de formation, il innova dans l'utilisation de l'artillerie (canon de Gribeauval) comme force mobile d'appui des attaques d'infanterie.

Campagne d'Italie

Campagne d'Italie] Nommé commandant en chef de l'armée d'Italie, mal nourrie et mal vêtue, il entraîne avec fougue ses hommes et bat à plusieurs reprises une armée autrichienne plus nombreuse et mieux équipée : Montenotte, Lodi, ou Arcole — où Napoléon prend lui-même la tête de l'assaut, sous la pluie de feu qui tue son ami et aide-de-camp, Muiron ; cet homme « qui est partout et qui voit tout, volant comme l'éclair et frappant comme la foudre » séduit ses subalternes, Sérurier, Masséna, Berthier, par son ascendant sur les hommes, son audace et son sang-froid. Il perçoit la valeur d'un officier encore anonyme, Lannes. Durant ces batailles, les peintures d'époque de son quartier général montrent qu'il utilisa (comme tous les généraux de la Révolution) le premier système de télécommunications au monde, le télégraphe Chappe. L'Autriche, dirigée par l'archiduc Charles, dut négocier un traité défavorable à Campo-Formio. En Italie, le général Bonaparte prend conscience de ses forces, et de la situation qui est la sienne. Il règne sur les champs de bataille et a la faveur du public (italien comme français) : c'est une véritable petite cour qui se forme autour du général républicain à Milan. Le Directoire est loin pour celui qui règle le sort de la riche Italie et maîtrise superbement son adversaire. En 1797, par le truchement du général Augereau, Bonaparte organisa une manœuvre politique qui permit d'écarter plusieurs royalistes du pouvoir à Paris et de préserver la république jacobine.

Campagne d'Égypte

Paris]] - Voir l'article détaillé Campagne d'Égypte - En 1798, inquiet de la popularité de Bonaparte, le Directoire, sous prétexte de barrer aux Anglais la route des Indes, le charge d'envahir l'Égypte. Admirateur du Siècle des Lumières, Bonaparte décide d'emmener des scientifiques, et fonde l'Institut. En outre, il est accompagné du général Kléber. Découverte par un jeune officier du génie, Pierre-François-Xavier Bouchard, la pierre de Rosette permettra à Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes. Victorieuse à la bataille du Mont-Thabor le 16 avril 1799, l'expédition en Syrie est décimée par la peste puis arrétée a Saint jean d'acre. Bonaparte régle de manière expéditive le sort des pestiférés de Jaffa. Le 1 et 2 août, la flotte française est presque entièrement détruite à Aboukir par les navires de Nelson. - - La situation du Directoire lui paraissant favorable à un coup de force, Bonaparte abandonne le commandement de l'armée d'Égypte à Kléber, et rentre en France. Sur le chemin qui le mêne à Paris, il est acclamé par la population. Kléber capitulera le 31 août 1801 après avoir perdu 13 500 hommes, principalement victimes des épidémies.

Le coup d'État

Arrivé dans la capitale, le général s'entretient avec Talleyrand, homme politique d'expérience et fin connaisseur des forces en jeu. Le schéma du coup d'État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) (cf. l'article) prévoit les opérations suivantes : Bonaparte aura le commandement en chef de l'armée pour le maintien de l'ordre dans Paris et dans les assemblées. On envisage de déplacer les assemblées à Saint-Cloud sous le prétexte d'un péril jacobin. En effet, depuis 1789, les assemblées se trouvent toujours sous la menace de la population parisienne. L'essentiel des événements se déroule le 19 brumaire à Saint-Cloud. Les révisionnistes avaient envisagé une démission collective des cinq directeurs, mais les assemblées ont du retard car cette idée ne fait pas l'unanimité ; Bonaparte s'impatiente et décide d'intervenir. Il tient un discours maladroit devant le Conseil des Cinq-Cents, discours très mal perçu par les députés qui l'accusent de vouloir instaurer la dictature. Bonaparte est alors contraint de quitter l'assemblée. Mais il prend rapidement la situation en main avec l'aide de son frère Lucien qui préside les cinq-cents. Lucien évite que Napoléon soit mis en cause par les députés qui veulent voter pour mettre Hors-la-loi Bonaparte.Lucien retarde le vote et va chercher Murat qui vient avec la troupe et met de l'ordre dans les assemblées, disant que certains députés voulaient poignarder Bonaparte pour justifier une intervention de l'armée. Les représentations des députés sortant par les fenêtres et voulant poignarder Napoléon sont très répandues. Bonaparte est de fait l'homme fort de la situation, qui fait basculer un coup d'État parlementaire en un coup d'État militaire. Mais Bonaparte reste attaché aux formes juridiques et dans la soirée du 19 brumaire, les députés restent à Saint-Cloud pour voter la décision de nommer deux commissions pour préparer une nouvelle constitution. On constate alors une volonté d'appuyer le régime sur le vote des représentants du peuple. Le 20 brumaire les trois consuls sont désignés : Bonaparte, Sieyès et Ducos. C'est le début du Consulat

La Constitution

Le 25 décembre 1799, mise en vigueur de la Constitution de l'an VIII. Bonaparte établit la Constitution sous des apparences démocratiques, mais organise un pouvoir autocratique, toutes les évolutions du régime ne feront qu'accentuer le caractère autocratique du pouvoir. Le pouvoir législatif est divisé en 3 assemblées (parlement tricaméral) :
- le tribunat discute les lois sans les voter
- le corps législatif ou corps des muets adopte ou rejette les lois
- le sénat est chargé de vérifier que la loi est conforme à la constitution Le pouvoir fonctionne de manière autoritaire, les procédés de démocratie semi directe (quelque peu fictive) sont soigneusement organisés et contrôlés. L'empereur corrige lui-même les résultats si non satisfaisants. L'empire est une forme de despotisme éclairé.

L'Oeuvre législative

Comment évoquer Bonaparte sans parler du Code civil ? Bonaparte opéra dès les débuts du Consulat de nombreuses réformes dans l'éducation, la justice, la finance et le système administratif. Son ensemble de lois civiles, rédigé par Jean-Jacques Régis de Cambacérès et connu sous le nom de Code Napoléon de 1804, a encore une forte influence dans de nombreux pays de nos jours. Le Code civil est toutefois très largement inspiré d'un éventail de lois et coutumes diverses déjà existantes sous l'Ancien Régime qu'il unifiait. Son oeuvre administrative se prolongea jusqu'en 1814 : il créa les écoles de droit (érigées en Facultés en 1808) et la Capacité en droit pour mieux diffuser le Code civil, mais aussi les lycées et le nouveau Baccalauréat, la Banque de France, le Franc germinal, les préfets, le Conseil d'Etat, initia le travail de cadastration du territoire français, et institua la Légion d'honneur.
- Voir Code civil

Du Consul à l'Empereur

Code civil] En 1800, Bonaparte attaqua et vainquit l'Autriche une nouvelle fois. Battus à Marengo par Napoléon et à Hohenlinden par Moreau, les Autrichiens durent signer le traité de Lunéville le 9 février 1801, ce qui amena les Britanniques à signer la paix d'Amiens en (mars 1801). Si son pouvoir était fragile au lendemain de Brumaire, la victoire de Marengo et ses suites consolident fortement la situation de Napoléon. Il envoya une armée forte de 34 000 hommes à Saint-Domingue sous les ordres du général Leclerc pour rétablir l'autorité de la France. Après quelques succès, notamment la capture de Toussaint Louverture (qui mourut au Fort de Joux, dans le Doubs, le 7 avril 1803), son armée fut anéantie par une épidémie de fièvre jaune. Bonaparte vendit la Louisiane, immense territoire d'Amérique du Nord, aux États-Unis. Le 24 décembre 1800, une « machine infernale » (bombe) l'attendait rue Saint-Nicaise. Le cocher du Premier consul passa au grand galop. La bombe explosa trop tard et seules les vitres du véhicule furent soufflées. Sur place, en revanche, ce fut le carnage. On dénombra une dizaine de morts. Fouché, alors ministre de la Police, réussit à prouver que l'attentat était l'œuvre des royalistes, alors que Bonaparte était persuadé avoir affaire aux Jacobins. L'exécution du duc d'Enghien en sera une conséquence. En 1802, il rétablit l'esclavage dans les colonies à la demande de sa femme, Joséphine de Beauharnais (une béké de Martinique). Ce rétablissement devait faire repartir une économie défaillante dans les colonies des Antilles. Il fallut attendre 1848 pour que l'abolition définitive de l'esclavage soit promulguée. Après que Bonaparte eut étendu son influence sur la Suisse, qui mit en place les institutions décentralisées actuelles, et sur l'Allemagne, une dispute à propos de Malte servit de prétexte aux Britanniques pour déclarer une nouvelle fois la guerre à la France en 1803, et pour soutenir l'opposition royaliste à Bonaparte. Napoléon réagit : l'idée d'une invasion de la Grande-Bretagne se fait jour, et pour ramener à la raison les royalistes, qui, peut-être, complotent dans l'ombre, le premier Consul fait exécuter le duc d'Enghien, prince Bourbon. L'exécution qui se déroule à Vincennes après un simulacre de procès, ne suscite pas d'autre protestation que celle de l'Angleterre, la Russie et l'Autriche s'en tenant à quelques timides reproches. Voilà cependant qui assoit la réputation de « Robespierre à cheval » de Napoléon (à Sainte-Hélène, Napoléon assumera cet acte, malgré la très probable implication de Talleyrand). Après ce gage donné aux républicains, dans la mesure où le premier Consul réitère le crime des régicides, celui-ci se couronne Empereur le 2 décembre 1804. 1804 1805 à Milan]] À proprement parler, l'Empire naît à la demande du Sénat. Steven Englund se rallie à l'opinion selon laquelle il s'agissait, initialement, de protéger la République. Bonaparte abattu, l' ordre se serait effondré avec lui. Empereur, il devenait une institution, scellant la pérennité des valeurs républicaines. Il pouvait mourir : l'hérédité du titre était censé protéger le pays des bouleversements et de la perte des acquis révolutionnaires (avec, en premier lieu, l' égalité, loin devant la liberté). C'est ainsi que les monnaies impériales portent, sans hypocrisie, la mention « Napoléon Empereur - République française ». Par suite seulement, cet Empire « républicain », protégeant les acquis révolutionnaires, se fera « impérialisme ». Le Sacre de Napoléon, sous les yeux du Pape réduit à bénir le couronnement du maître de la France, est également l'occasion de revenir sur les rapports entre la France et le Vatican. La signature du Concordat par le premier Consul en 1801 reconnaît le catholicisme comme la religion « de la majorité des Français », et non plus religion d'État ; les prêtres reçoivent désormais un traitement de la part de l'État. Restauration catholique, moins de dix ans après la confiscation des biens de l'Eglise ? Napoléon préserve les apparences : il « accueille » le pape en forêt de Fontainebleau, à cheval et en habit de chasse, mettant ainsi en scène le caractère fortuit de la rencontre. De même en 1804 : ce n'est pas l'Empereur qui ira se faire sacrer à Rome, à l'image des Empereurs germaniques, mais ce sera le pape que l'on fera venir à Paris, comme un vulgaire aumônier. On voit bien que le rapprochement entre Bonaparte et l'Eglise est le fruit d' intérêts particuliers (se rallier les catholiques de France ; assoir l'Empire sur une légitimité égale à celle des Rois), et quand le Pape se montrera rétif aux injonctions de Napoléon, celui-ci n'hésitera pas à le retenir prisonnier à Fontainebleau.

L'Empire victorieux

Fontainebleau En 1804 l'heure n'est donc pas encore aux vastes conquêtes, et, persuadé depuis longtemps que le seul moyen d'obtenir une paix définitive était de neutraliser le Royaume-Uni, Napoléon mit au point, avec l'amiral Latouche Tréville (qui mourra avant d'avoir pu l'exécuter), un plan visant à l'invasion de l'Angleterre. Celui-ci échoua définitivement à la Bataille de Trafalgar la flotte franco-espagnole commandée par l'amiral de Villeneuve fut disloquée par l'amiral Nelson. Le Royaume-Uni en tira la domination des mers pendant le siècle suivant. Cette même année 1805, la troisième coalition se forma en Europe contre Napoléon. L'Empereur, qui, à Boulogne, supervisait les préparatifs en vue de l'invasion de la Grande-Bretagne, dut faire face à une guerre soudaine, et à l'autre bout de l'Europe. Il mena une offensive immédiate, acheminant la Grande Armée en Autriche à marches forcées, et s'assura une brillante victoire contre l'Autriche et la Russie à la bataille d'Austerlitz, dite « bataille des Trois-Empereurs ». En 1806, la Prusse provoque un nouveau conflit : la campagne que mène Napoléon est impressionnante de rapidité : « l'Âme du monde » (Hegel) balaie l'armée prussienne à la bataille d'Iéna (doublée de la brillante victoire de Davout à Auerstedt). L'année suivante Napoléon traverse la Pologne et finit par signer, à Tilsit, en une mise en scène travaillée pour frapper les esprits (au milieu du Niemen), un traité avec le tsar Alexandre I, divisant l'Europe entre les deux puissances. Cet homme formé dans les écoles et par les maîtres d'Ancien Régime, officier de l'armée royale, brise les anciennes conceptions militaires : il ne s'agit plus de livrer une guerre de siège à l'aide de 30 à 50 000 hommes, mais de rechercher la bataille décisive, engageant plus de 100 000 hommes s'il le faut ; il ne s'agit plus de rester maître du champ de bataille, mais danéantir l'ennemi. En 1808 il crée la noblesse d'Empire : bientôt ses maréchaux et généraux arboreront les titres de Comte d'Empire, prince de Neuchâtel, duc d'Auerstaedt, duc de Montebello, duc de Dantzig, duc d'Elchingen, Roi de Naples... D'Amsterdam à Rome, le grand Empire compte alors plus de 70 millions d'habitants dont trente seulement sont français.

Campagnes de la Péninsule Ibérique, d'Autriche et de Russie

Alexandre I, Washington DC|right]] À la suite de l'attitude britannique vis-à-vis des bateaux de commerce français, Napoléon tenta d'imposer un blocus continental visant à asphyxier l'industrie britannique. Le Portugal, longtemps allié des Britanniques, refusa de signer ce traité. Napoléon, recherche donc l'aide de l'Espagne pour envahir le Portugal. Il finit par envahir l'Espagne et installa son frère Joseph Bonaparte comme roi, et aussi le Portugal, en 1807 fut envahi. Une partie de la population espagnole, fanatisée par les prêtres, se souleva contre les Français. Bientôt l'excellente infanterie britannique, commandée par le futur duc de Wellington mit pied en Espagne, en passant par le Portugal, en 1808 et, avec l'aide des nationalistes espagnols, poussa l'armée française hors de la Péninsule Ibérique. Alors que les meilleures troupes de l'armée française étaient engagées en Espagne, l'Autriche attaqua une nouvelle fois la France en Allemagne et fut finalement vaincue lors de la bataille de Wagram. Le maréchal Lannes, compagnon, et ami, de l'Empereur, périt à Essling. Il fut immédiatement remplacé par son fidèle LENIF, Général qui l'avait accompagné durant toute la campagne d'Italie. Alexandre I, poussé par la noblesse russe acquise aux Britanniques, refusa de coopérer avec Napoléon pour porter le coup final au Royaume-Uni. Napoléon, croyant cette guerre inévitable, envahit la Russie en 1812. La grande Armée, appuyée des alliés italiens, allemands, autrichiens, devint gigantesque : ce sont plus de 600 000 hommes qui franchirent le Niémen. Les Russes, dirigés par Koutousov, suivirent la stratégie de la
terre brûlée, reculant sans cesse devant les troupes françaises. La bataille de la Moskowa, le 12 septembre, ne permit pas de désigner un vainqueur. Bien que les Russes abandonnent le terrain, les pertes furent presque équivalentes dans les deux camps. Dès le lendemain de l'entrée des troupes françaises dans Moscou, les Russes incendièrent la ville et Napoléon dut faire retraite. L'hiver, soudain en ces régions, était dangereusement proche : Napoléon, espérant une démarche de la part d'Alexandre, fit retarder la retraite jusqu'au dernier moment. Les troupes françaises effectuèrent une retraite extrêmement éprouvante vers l'Allemagne dans l'hiver russe et par les régions dévastées qu'elles avaient parcourues pour y aller. Des 500 000 hommes qui entrèrent en campagne, seules quelques dizaines de milliers franchirent la Bérézina. La Grande Armée était détruite. Encouragés par ce dramatique échec, plusieurs rois reprirent les armes contre la France. À la suite de la trahison d'une partie de ses troupes, Napoléon subit une défaite décisive à la bataille de Leipzig, aussi appelée « Bataille des nations », qui vit s'opposer 180 000 Français à 300 000 alliés (russes, autrichiens, allemands, suédois). Le Maréchal Poniatowski, prince polonais et neveu du dernier roi de Pologne, y perdit la vie en tentant de traverser l'Elster avec ses hommes. On dénombra 100 000 morts et blessés.

La campagne de France

Poniatowski En 1814, une alliance entre la Grande-Bretagne, la Russie, la Prusse et l'Autriche fut formée. Malgré les incroyables victoires de Champaubert et Montmirail, que Napoléon remporta à la tête d'une armée de jeunes recrues inexpérimentées (les « Marie-Louise »), Paris tomba le 31 mars et les maréchaux forcèrent Napoléon à abdiquer. Il pensait que les alliés allaient le séparer de l'Impératrice et de son fils le Roi de Rome. Dans la nuit du 12 au 13 avril il prit la dose de poison qui devait lui permettre de se suicider, de l'opium dans un peu d'eau. On lui avait assuré que ce poison était plus que suffisant pour tuer deux hommes. Il a choisi cette mort parce qu'il pensait qu'on allait par la suite exposer son corps aux Français, et il voulait que sa garde reconnaisse son visage calme qu'elle lui connaissa