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12 janvier
Le 12 janvier est le 12 jour de l'année du calendrier grégorien.
Événements
- -49 : Jules César franchit le Rubicon
- 1922 : démission d'Aristide Briand de la présidence du Conseil. Il est remplacé par Raymond Poincaré.
- 1933 : soulèvements anarchistes en Espagne
- 1992 : Adoption par un référendum constitutionnel de la Constitution de la IIIe République du Mali.
Naissances
- 1628 : Charles Perrault, académicien français († 1703)
- 1715 : Jacques Duphly, compositeur français († 1789)
- 1726 : François-Henri D'Harcourt, académicien français († 1802)
- 1767 : Pierre Daru, académicien français († 1829)
- 1849 : Jean Béraud, peintre impressionniste français († 4 octobre 1935)
- 1852 : Joseph Joffre, militaire français († 1931)
- 1853 : Gregorio Ricci-Curbastro, mathématicien italien
- 1861 : James Mark Baldwin, psychologue américain († 1934)
- 1876 : Jack London, écrivain américain († 1916)
- 1893 : Hermann Goering, homme politique allemand († 1946)
- 1894 : Georges Carpentier, boxeur français († 1975)
- 1903 : Pierre Brossolette, journaliste français († 1944)
- 1906 : Kurt August Hirsch, mathématicien allemand
- 1908 : Jean Delannoy, réalisateur français
- 1910 : Luise Rainer, actrice allemande
- 1914 : Orlando Villas Boas, explorateur brésilien († 2002)
- 1916 : Peter-William Botha, homme politique sud-africain
- 1919 : Jacques Mauclair, acteur français († 2001)
- 1923 : John Chambers, maquilleur américain († 2001)
- 1928 : Daniel Filipacchi, éditeur français
- 1928 : André Labarrère, homme politique français
- 1929 : Jaakko Hintikka, philosophe finlandais
- 1937 : Marie Dubois, actrice française
- 1937 : Shirley Eaton, actrice britannique
- 1941 : Frank Alamo, chanteur français
- 1942 : Michel Mayor, astrophysicien suisse
- 1943 : Jean-Louis Bianco, homme politique français
- 1944 : Guy Fischer, homme politique français
- 1950 : Patrice Dominguez, joueur de tennis français
- 1951 : Kristie Alley, actrice américaine
- 1951 : Paul Dhaille, homme politique français
- 1952 : Frédéric Valabrègue, écrivain français
- 1953 : Brigitte Girardin, femme politique française
- 1954 : Howard Stern, acteur américain
- 1957 : John Lasseter, réalisateur de films d'animation
- 1960 : Guido Bontempi, cycliste français
- 1960 : Elie Kakou, acteur français († 1999)
- 1962 : Françoise Chodron de Courcel, femme d'affaire française
- 1962 : Emanuele Pirro, pilote italien
- 1964 : Johan Capiot, cycliste belge
- 1964 : Blanca Li, chorégraphe espagnol
- 1964 : Valdo, footballeur brésilien
- 1966 : Olivier Martinez, acteur français
- 1968 : Heather Mills, mannequin britannique
- 1976 : Delfynn Delage, actrice porno française.
- 1979 : David Zabriskie, coureur cycliste américain.
- 1982 : Paul-Henri Mathieu, joueur de tennis français
Décès
- 1665 : Pierre de Fermat, mathématicien français.
- 1822 : Johann Gottlob Schneider, philologue et naturaliste allemand (° 1750).
- 1909 : Hermann Minkowski, mathématicien russe (lithuanien).
- 1976 : Agatha Christie, romancière, la créatrice des personnages d'Hercule Poirot et de Miss Marple.
- 1977 : Henri-Georges Clouzot, cinéaste français.
- 1986 : Marcel Arland, écrivain français.
- 1987 : Jacques Herold, peintre français d'origine roumaine.
- 1996 : Bartel Leendert van der Waerden, mathématicien hollandais.
- 1997 : Jean-Edern Hallier, écrivain français.
- 1998 : Ferdinand Gross.
- 2001 : Luis Floriano Bonfa, guitariste et compositeur brésilien.
Célébrations
- Yennayer - Nouvel an Berbère
Saints catholiques et orthodoxes du jour
- Sainte Tatiana (ou Tatienne)
Catégorie:Jour de l'année
ja:1月12日
ko:1월 12일
ms:12 Januari
simple:January 12
th:12 มกราคม
Jourals:Tag ja:日 simple:Day
Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h).
Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]).
Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire).
Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral).
À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.
Voir aussi
- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales
- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où]
Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier
Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
als:Gregorianischer Kalender
ja:グレゴリオ暦
ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
simple:Gregorian calendar
th:ปฏิทินเกรกอเรียน
Jules César ko:율리우스 카이사르 ja:ガイウス・ユリウス・カエサル simple:Julius Caesar
Jules César (Caius Iulius Caesar) était un général, homme politique et écrivain romain, né à Rome le 13 juillet 101 ou 100 av. J.-C. et mort le 15 mars 44 av. J.-C., assassiné sur les marches du sénat de Rome, le coup fatal venant de son fils adoptif, Brutus. Les derniers mots de César furent pour ce dernier Kaï sù, tèknon, soit « Toi aussi, mon fils » en grec, langue d'apprentissage des riches romains, et donc langue de son enfance.
Il fut nommé dictateur et fut assassiné sous prétexte qu'il aspirait à la couronne (fait qui reste improuvé).
Biographie
Brutus
César affirmait avoir pour ancêtre Iule (ou Ascagne), fils d'Énée et de Créüse, amené en Italie par son père après la chute de Troie. Ce fondateur d'Albe la Longue était considéré comme le créateur de la vieille famille patricienne des Julia. Par ce lignage, César revendiquait une ascendance remontant à Vénus.
Homme politique, il a choisi le parti des populares plutôt que de faire carrière dans l'oligarchie sénatoriale, notamment en raison de l'influence de sa tante Julia, qui avait épousé le général et consul Marius, et des liens avec les milieux plébéiens qui s'ensuivirent.
Militairement, il a principalement conduit de 58 à 50 av. J.-C. la guerre des Gaules, qui permit l'intégration des trois Gaules au sein de l'Empire romain.
Sénateur, il codirigea la république de Rome quand il accéda à la fonction de consul en 59 av. J.-C., aux côtés de Pompée et de Crassus (ils avaient formé une alliance secrète qu'on appelle Premier Triumvirat).
Utilisant son prestige acquis lors de la guerre des Gaules, et profitant de la disparition de Crassus, tué par les Parthes, il affronta Pompée dans une lutte d'influence pour le pouvoir absolu à la tête de ce qui allait devenir l'Empire romain. Quand Jules César, à la tête de son armée victorieuse en Gaule, revint vers Rome, le sénat voulut l'empêcher d'amener toute son armée dans la ville pour son triomphe. Il n'hésita pas alors à outrepasser ses droits, et il décida en 49 av. J.-C. de franchir le Rubicon, rivière marquant la frontière entre l'Italie et les provinces et que les consuls en fonction ne pouvaient franchir accompagnés de leur légions, pour s'approcher de Rome. On lui attribue à cette occasion la citation « Alea jacta est » (plus probablement en grec Anerrifthô Kubos, « Le sort en est jeté. »), signifiant qu'il prenait ainsi un risque politique qui relevait du jeu de hasard, et qui pourtant lui réussit. La guerre civile qui s'ensuivit entre les partisans de César et les partisans de Pompée s'acheva par la fuite de ce dernier suite sa défaite à la bataille de Pharsale en 48 av. J.-C., et par l'assassinat de l'ancien consul réfugié en Égypte. Au commencement de cette guerre, Jules César put imposer au sénat de le nommer dictateur, ce qui lui donnait les pleins pouvoirs.
Il obtint également le prænomen d'Imperator, ce qui inaugura un titre qui allait se transmettre par la suite, créant ainsi des dynasties impériales, et mettant fin à la république dirigée par le Sénat. Ainsi, Jules César, sans avoir été empereur, a été à l'origine de ce titre.
Il est mort le 15 mars en 44 av. J.-C. (Ides de mars, dans le calendrier romain), assassiné de vingt-trois coups de couteau (selon Suétone, Vie de César, LXXXII) par une coalition de sénateurs dont faisait partie Marcus Junius Brutus. Poignardé par ce dernier, il dit en mourant en grec : καὶ σύ, τέκνον (kaì sú, téknon), traduit en latin par Suétone Tu quoque, fili mi, « Toi aussi, mon fils ! ». Les avis divergent quant à la signification de cette phrase :
- L'interprétation la plus courante est que César aurait été surpris de voir parmi les conjurés son fils adoptif.
- Pour d'autres, c'est une malédiction : il appelle sur Brutus le même sort que le sien.
- Une autre interprétation se fonde sur l'état de santé de César : peut-être épileptique, donc sujet à des diarrhées, des vomissements violents, il n'écoute pas les mises en garde de ses proches et se rend volontairement à son propre assassinat afin de mettre un terme à son état dégradant. La phrase est alors à comprendre dans le sens « Toi aussi, mon fils, tu seras vieux et faible et subiras le même sort ».
- Enfin, P. Arnaud propose l'interpretation suivante : on trouve chez Suétone ce καὶ σύ, τέκνον dans la bouche d'Auguste s'adressant à Galba enfant : « Toi aussi, mon fils, tu prendras notre pouvoir » ; de même chez Dion Cassius dans celle de Tibère s'adressant au même Galba. Ainsi, officiellement assassiné pour défendre la République, César accuse Brutus d'aspirer au même pouvoir que lui, et donc annonce (en le justifiant) l'assassinat futur de Brutus, pour les mêmes raisons.
Le complot n'atteignit cependant pas ses objectifs, car l'État romain, après la constitution du deuxième triumvirat dont Octavien, petit-neveu et fils adoptif de Jules César, était membre, finit par devenir, en 31 av. J.-C., un Empire. Octavien devenu Auguste en fut le premier empereur, et le Sénat ne retrouva jamais tous les droits que Jules César lui avait pris, même si Auguste fut plus conciliant.
Héritage
Comme Auguste et tous les empereurs à sa suite, Jules César fut divinisé après sa mort. Après la mort de César, il y eut encore 15 ans de guerre civile.
On doit à César deux écrits en forme de commentaires (Commentarii rerum gestarum) :
- De Bello ciuile, « Commentaires sur la Guerre civile » ;
- De Bello Gallico, « Commentaires sur la Guerre des Gaules ».
Il a aussi donné son nom au calendrier julien, issu du calendrier romain qu'il fit réformer pour que la durée moyenne de l'année soit exactement de 365,25 jours, meilleure approximation connue à l'époque. Son nom est devenu par la suite le titre des empereurs romains. Il a aussi donné le nom « Kaiser » en allemand, ainsi que celui de « Tsar » (ou « Czar ») en russe.
Le surnom de Caesar pourrait venir du fait qu'il soit né par césarienne (caesar, aris : enfant né par incision).
Sa vie inspira à William Shakespeare, l'une de ses plus célèbres tragédies.
Sources
- Plutarque, Vie des douze Césars ;
- Suétone, Vie de César http://bcs.fltr.ucl.ac.be/SUET/CAES/trad.html lire en ligne.
Voir aussi
Articles connexes
- Lucterius
- Rome antique
Bibliographie
- C. Iulii Caesaris Commentariorum de bello Gallico, libri VIII, Civili Pompeiano, lib. III, Alexandrino, lib. I, Africano, Lib. I. Hispaniensi, lib. I. (…). Lugduni, apud Seb. Gryphium (Lyon, Sébastien Gryphe), 1547.
- Jérôme Carcopino, Jules César ;
- Luciano Canfora, Jules César;
- Max Gallo, Cesar Imperator;
- Yann le Bohec, César chef de Guerre.
Liens externes
- [http://www.histoire-en-ligne.com/article.php3?id_article=134 Biographie]
- [http://wikisource.org/wiki/La_guerre_des_Gaules La guerre des Gaules]
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Rubicon
Le Rubicon, Rubico en latin, est une petite rivière du Nord de l'Italie.
La rivière avait une résonnance toute particulière dans le droit romain car aucun général n'avait l'autorisation de le franchir avec une armée. À partir de 59 av. J.-C., il servit de frontière entre les provinces romaines et la Gaule cisalpine ; la loi protégeait ainsi Rome de menaces militaires internes.
Il devint célèbre quand Jules César traversa la rivière avec ses légions en armes le 10 janvier 49 av. J.-C. sur les traces de Gnaeus Pompeius Magnus. Il viola la loi du Sénat romain. Si l'on en croit Suétone, il lança en franchissant la rivière la célèbre formule : « Le sort en est jeté » (« Alea jacta est »).
De cet épisode est née l'expression « franchir le Rubicon » qui a survécu jusqu'à nos jours. Elle évoque une personne se lançant irrévocablement dans une entreprise aux conséquences risquées.
A l'ère Romaine, le Rubicon se déversait dans la mer Adriatique entre Ariminum et Caesena. Le cours d'eau moderne correspondant est souvent contesté. On l'associe en général au Pisciatello pour le haut de la rivière et au Fiumicino jusqu'à la mer.
Voir aussi
- Rome antique
- République romaine
- Jules César
- Pompée
Catégorie:Géographie de la Rome antique
ja:ルビコン川
1922
Cette page concerne l'année 1922 du calendrier grégorien.
Événements
- 6 février : Accord de Washington sur les armements navals.
- 15 février : Installation de la Cour Internationale de Justice à La Haye.
- 10 avril : Ouverture de la conférence de Gênes (avril-mai 1922), sur le système monétaire mondial.
- 19 mai : Conférence de Gênes adoptant le Gold Exchange Standard.
- Début du pontificat de Pie XI (fin en 1939).
Afrique
Amériques
- Brésil, après 4 années de répit, début d'une nouvelle grave crise économique.
- 8 février : Le Président Warren Harding s'installe une radio à la Maison Blanche.
Asie & monde indien
- 4 février : Traité sino-japonais, par lequel le Japon renonce à ses avantages en Chine, acquis pendant la Première Guerre mondiale.
- L'Inde se soulève contre l'Angleterre. Le Mahatma Gandhi est emprisonné pour désobéissance civile.
- 16 avril : Traité de Rapallo entre l'Allemagne et la Russie soviétique, mettant fin au contentieux germano-russe et rompant l'isolement des deux puissances.
- Le roi Constantin Ier de Grèce abdique. Son fils aîné Georges II lui succède.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au norvégien Fridtjof Nansen.
- Début du ministère conservateur d'Bonar Law, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1923).
Allemagne
- Début de l'hyper-inflation : en janvier, un mark-or = 46 marks-papier, en juillet 1 mark-or = 24 millions de marks-papier.
- 24 juin : Assassinat du ministre des Affaires étrangères Walter Rathenau par l'extrême droite (l'Organisation Consul).
France
- 5 janvier : Conférence de Cannes (France) (5-12 jan).
- 12 janvier : Démission du Président du Conseil Aristide Briand.
- 15 janvier : Raymond Poincaré Président du Conseil (2).
- 25 février : Execution de Henri Landru.
Irlande
- Le révolutionnaire irlandais Michael Collins est assassiné.
- William T. Cosgrave devient le premier premier ministre de l'Irish Free State (État libre d'Irlande).
Italie
- 28 octobre : Marche sur Rome de Mussolini et ses « Chemises noires. »
- 29 octobre : Le Roi Victor Emmanuel III nomme Benito Mussolini Président du Conseil d'Italie.
- 5 décembre : Création du « Grand Conseil du Fascisme ».
URSS
- 6 février : La Tchéka, police politique russe, est remplacée par le Guépéou (GPU).
- 3 avril : Joseph Staline succède à Lénine à la tête de l'Union soviétique.
- 30 décembre : Fondation de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).
- La famine de 1922 en Ukraine fait environ cinq millions de morts.
Océanie & pacifique
Proche-Orient & monde arabo-musulman
- Mustafa Kemal abolit le Sultanat ottoman en Turquie et proclame la république.
Égypte
- Fin du protectorat britannique sur l'Égypte qui devient une monarchie avec à sa tête Fouad I.
- 28 février : Indépendance de l'Égypte.
- Découverte de la tombe de Toutankhamon
Arts & culture
- L'écrivain irlandais James Joyce publie « Ulysse ».
Cinéma
- Allan Dwan et Douglas Fairbanks réalisent « Robin Hood » (Robin des Bois).
- Friedrich Murnau réalise son « Nosferatu ».
- Le cinéaste allemand Fritz Lang réalise « Le Docteur Mabuse ».
- Robert Flaherty réalise « Nanook of the North » (Nanouk) le premier fil documentaire important.
Sciences & techniques
- 5 novembre : L'égyptologue anglais Howard Carter dégage la tombe de Toutankhamon.
- Le naturaliste américain Roy Chapman Andrews découvre les premiers œufs fossiles de dinosaures dans le désert de Gobi.
Sports
- 1 janvier : André Bergeron, dirigeant syndicaliste français
- 2 janvier : Maurice Faure, homme politique français
- 17 janvier : Luis Echeverría Álvarez, président du Mexique de 1970 à 1976
- 1 février : Renata Tebaldi, soprano italienne
- 5 mars : Pier Paolo Pasolini, écrivain, scénariste et réalisateur italien
- 12 mars : Jack Kerouac (Jean-Louis Kerouac), écrivain romancier américain
- 19 mars : Paul Sérant, journaliste, essayiste et romancier français
- 23 mars : Ugo Tognazzi, acteur de cinéma et réalisateur italien, († 1990, 68 ans)
- 4 avril : Armand Jammot, producteur de télévision français
- 16 avril : Boby Lapointe, chanteur français
- 2 mai : Serge Reggiani, comédien chanteur français
- 16 mai : Martine Carol, actrice française
- 29 mai : Iannis Xenakis, compositeur français
- 31 mai : Denholm Elliott, acteur britannique
- 2 juin : Juan Antonio Bardem, cinéaste espagnol
- 3 juin : Alain Resnais, réalisateur français
- 11 juin : Erving_Goffman, sociologue américain
- 19 juin : Aage Niels Bohr, physicien danois, Prix Nobel de Physique en 1975.
- 28 juin : Mauro Bolognini, réalisateur italien
- 3 juillet : François Reichenbach, réalisateur français
- 26 juillet : Blake Edwards, scénariste, réalisateur et producteur américain
- 14 août : Frédéric Rossif, réalisateur français
- 1 septembre : Vittorio Gassman, acteur italien
- 14 septembre : Michel Auclair, acteur français
- 27 septembre : Arthur Penn, réalisateur américain
- 17 octobre : Luis Floriano Bonfa, guitariste et compositeur brésilien
- 27 octobre : François Jean Joseph Aldenhoff, fils d'agriculteur et commerçant
- 31 octobre : Illinois Jacquet, saxophoniste de jazz américain
- 8 novembre : Christiaan Barnard, médecin sud-africain
- 9 novembre : Raymond Devos, humoriste belge
- 16 novembre : José Saramago, écrivain portugais, prix Nobel littérature 1998
- 8 décembre : Lucian Freud, peintre anglais
- 23 décembre : Micheline Ostermeyer, sportive et pianiste française
- 24 décembre : Ava Gardner, actrice américaine
- 22 janvier : Benoît XV, pape catholique italien
- 23 janvier : Arthur Nikisch, chef d'orchestre, violoniste et pédagogue hongrois
- 21 février : István Chernel, ornithologue hongrois (° 1865, 57 ans)
- 1 avril : Charles Ier d'Autriche, empereur
- 28 avril : Paul Deschanel, ancien Président de la République française
- 18 novembre : Marcel Proust, écrivain français
- 21 décembre : Eliezer Ben-Yehuda, sociologue et linguiste lituano-palestinien, fondateur de l'hébreu moderne
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Catégorie:1922
ja:1922年
ko:1922년
ms:1922
simple:1922
th:พ.ศ. 2465
Aristide Briand
Aristide Briand, né le 28 mars 1862 à Nantes (Loire-Atlantique), mort le 7 mars 1932 à Paris, était un homme politique et diplomate français. Onze fois président du Conseil — l'équivalent du Premier ministre sous la troisième République —, vingt fois ministre, prix nobel de la Paix en 1926, son nom est pourtant moins connu que d'autres personnalités de cette période, tels Jean Jaurès, Raymond Poincaré, Léon Blum, Georges Clemenceau, ou même Édouard Herriot et Édouard Daladier.
Son grand œuvre, qu'il poursuivit sans relâche, jusqu'en 1932, sera la réconciliation entre la France et l'Allemagne. Pour cela il recevra avec son homologue allemand Gustav Stresemann, le prix Nobel de la Paix en 1926, après les accords de Locarno. En 1928, poursuivant son rêve de la paix par la sécurité collective dont l'axe serait la Société des Nations, il signe avec l'américain Kellogg, un pacte qui veut mettre la guerre hors-la-loi. Finalement, la construction diplomatique, patiemment élaborée par Aristide Briand, était seulement un château de sable qui s'est écroulé sous les coups de butoir de la crise économique de 1929, de la montée du nazisme et du communisme. Briand a agit au mieux dans les circonstances qui lui étaient données et son grand rêve renaîtra après-guerre dans l'ONU et dans l'Union européenne.
Union européenne, Brünings en face: Briand, Laval, André François-Poncet en train pour Londres, Juillet 1931]]
Biographie
Il naquit au sein d'une famille bourgeoise (ses parents exerçant la profession d'aubergistes), il fait des études d'avocat.
Célibataire, il multiplie les conquêtes et aura un temps pour compagne la psychanalyste, disciple de Freud, Marie Bonaparte.
Carrière politique
D’abord proche du syndicalisme-révolutionnaire, il devint député socialiste en 1902. En 1904, il quitte son poste de secrétaire général du Parti socialiste français.
C'est à Briand plus qu'à Combes que l'on doit, en 1905, la loi de séparation des Églises et de l'État et surtout sa mise en application. Ses talents d'homme pragmatique et de négociateur ont finalement permis une application mesurée et un accord de fait entre la République laïque et l'Église catholique.
En mars 1906, il se voit confier le ministère de l'Instruction publique dans le gouvernement du radical Sarrien. Plus encore que celle de Millerand en 1889, cette initiative fut très mal perçue dans les rangs socialistes qui crièrent à la trahison. H.-P. Gassier signa quand Briand devenu ministre, brisa des grèves, une affiche désignée par le titre « Le Jaune ».
Bien que socialiste, il s'était montré hostile sur la question du droit de grève aux fonctionnaires et a brisé une importante grève des cheminots. Jean Jaurès l'apostropha : « Pas ça ou pas vous » ajoutant que Briand par son « jeu de duplicité, souille et décompose successivement tous les partis. », alors que Maurice Barrès le qualifie de « monstre de souplesse». Lors de la bataille de Verdun, il fut un efficace Président du Conseil montrant ses capacités à faire face dans les moments les plus difficiles.
Figure de la III République, Briand a en effet été tour à tour ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Intérieur. Plus de vingt fois ministre, cet avocat était réputé pour son éloquence et sa capacité de persuasion. Personnage phare pendant l'entre-deux guerres, avec son rival Raymond Poincaré, il a également été président du Conseil — chef du gouvernement — à onze reprises. C'est surtout à son action de ministre des Affaires étrangères qu'Aristide Briand doit sa renommée. Partisan de la politique de paix et de collaboration internationale, (accords de Locarno), coauteur du pacte Briand-Kellogg qui mettait « la guerre hors la loi (...) arrière les fusils, arrière les mitrailleuses et les canons ».
Le Prix Nobel de la paix lui fut décerné en 1926, ensemble avec son homologue allemand Gustav Stresemann, en reconnaissance de ses efforts pour l'établissement d'une paix durable résultant de négociations librement consenties.
Ainsi pour les socialistes, il est un « renégat », un « traître », pour les monarchistes de l'Action française, il est l'incarnation de la « démocrasouille » républicaine, pour Léon Daudet, il est un « voyou de passage », une « fille publique, avec ses ruses, sa veulerie, son ignorance, sa sentimentalité banale et son souple avachissement ». Par rapport à la politique de rapprochement qu'il désire avec l'Allemagne, on l'accuse d'oublier le « péril germanique » dénoncé par Jacques Bainville. Mais l'opinion française, majoritairement pacifique, l'approuve et l'acclame comme « pélerin et apôtre de la paix », pensant que cette politique de paix à des chances de réussir. Mais il semble que Briand ait lui-même des doutes quand à la paix : « La paix j'y travaille, mais je n'en suis pas le maître. S'il y a la guerre, il faut être prêt ». Son successeur trouvera un irréel petit magot de 23 millions de francs-or, « mois par mois, économisé sur les fonds spéciaux. »
Le grand reproche qui a été fait à Briand est qu'en prophétisant inlassablement la paix en faisant croire que la « guerre était hors-la-loi », en ne mettant pas en garde les peuples contre les illusions d'une paix éternelle immédiate, en laissant monter les sentiments pacifistes, alors que les conséquences du traité de Versailles, comme l'analysait justement un Jacques Bainville, ne pouvaient aboutir qu'à une nouvelle guerre, attisée par la grande crise économique de 1929 et la montée des idéologies extrêmistes.
Il apparaît avec le recul comme le joueur de flûte de la fable qui charme les enfants par sa douce musique et les entraîne dans la rivière où ils vont imanquablement se noyer. La musique de Briand se nomme « pacifisme » et la rivière « guerre mondiale », d'autres joueurs de flûte le rejoignent : Léon Blum au moment de Munich exprime son « lâche soulagement », Marcel Déat clame qu'il ne veut pas « mourir pour Dantzig », Édouard Daladier signe les honteux accords de Munich et il reçoit un triomphe à sa descente d'avion, alors qu'il pensait que la foule était là pour le lyncher, Pierre Laval « souhaite la victoire de l'Allemagne. »
Max Gallo, l'analyse comme « le modèle le plus achevé de parlementaire français de la IIIe République », illustrant « l'incapacité de toute une classe politique à saisir la nouvelle donne qui change le jeu du monde ». Briand (né en 1862), comme Pétain (né en 1856), étaient des hommes, nés sous le Second Empire, qui n'ont pas eu à « passer le témoin à des hommes » plus jeunes — morts dans les tranchées de 14-18 — et ils « tenaient encore la barre » dans les années 1930 et 1940. Finalement de « trop vieux capitaines pour une mer déchainée. Elle les a engloutis.»
Mandats électifs
- Élu et réélu : député de la Loire en 1902, 1906, 1910 et 1914.
- Élu et réélu : député de la Loire-Inférieure en 1919, 1924 et 1928 jusqu'à son décès.
Il joue un rôle important dans le processus de laïcisation de l'Etat français. Aristide Briand le 9 décembre 1905 saura avant tout parvenir à l’achèvement d’un affrontement violent qui aura duré presque vingt-cinq ans et qui aura opposé deux visions de la France : la France catholique royaliste et la France républicaine et laïque (conflit des "deux frances").
Fonctions gouvernementales
Les chiffres habituellement retenus concernant la carrière ministérielle d'Aristide Briand sont : 11 fois président du Conseil et 23 fois ministre.
Sans même tenir compte des cabinets éphémères tels que le gouvernement Alexandre Ribot (4) (9-12 juin 1914), le gouvernement Frédéric François-Marsal (8-10 juin 1924) et le gouvernement Édouard Herriot (2) (19-21 juillet 1926), dont nous ignorons la composition, force est de constater que le nombre de postes ministériels (en dehors de la présidence du Conseil) atteint les 26. On peut supposer que les auteurs de décompte ont considéré les cabinets Laval terminant la présidence Doumergue et commençant la présidence Doumer comme un seul gouvernement, mais il reste des différences...
Livres sur
- Aristide Briand de Gérard Unger - éd. Fayard, 2005 - 541 pages, 27 €
Liens externes
- [http://www.unog.ch/library/archives/french/briandsom.htm Sur le site de l'Office des Nations-unies à Genève, plusieurs chapitres consacrés à Aristide Briand]
Briand, Aristide
Briand, Aristide
Briand, Aristide
Briand, Aristide
Briand, Aristide
Briand, Aristide
Raymond Poincaré
Poincaré, Raymond
Poincaré, Raymond
Poincaré, Raymond
Poincaré, Raymond
Poincaré, Raymond
Raymond Poincaré, né le 20 août 1860 à Bar-le-Duc (Meuse) et mort le 15 octobre 1934, était un homme d'État français.
Il fut président de la République française entre 1913 et 1920, dans une période marquée par la Première Guerre mondiale pendant laquelle il fut l'artisan de l'Union Sacrée politique et sociale, aux côtés de René Viviani ou Georges Clemenceau.
Son mandat terminé, il ne quitta pas la politique mais accepta de redevenir président du conseil, à la place d'Aristide Briand qu'Alexandre Millerand, président nouvellement élu en 1920, avait démis de ses fonctions, n’approuvant pas la façon dont il menait sa politique étrangère. Face à l’Allemagne qui refusait de payer les « réparations de guerre », il eut recours à la force, faisant occuper la Ruhr ; mais sa politique de rigueur budgétaire le rendit impopulaire et, en 1924, après la victoire du Cartel des Gauches, il dut présenter sa démission, tout comme le président Millerand.
On le rappela en 1926 devant l’ampleur de la crise financière ; il forma alors un ministère d’union, en conservant Briand aux Affaires Étrangères, et en revenant à une politique d’austérité financière ; le franc Germinal fut remplacé par le franc Poincaré d’une valeur cinq fois moindre, dévaluation qui se bornait à entériner le change réel. Malade et fatigué il se retira en 1929, et mourut en 1934.
Mandats électifs
Il fut député de la Meuse.
Fonctions gouvernementales
- ministre de l'Instruction publique en 1893
- ministre des Finances en 1894.
Il fut quatre fois président du Conseil :
- du 14 janvier 1912 au 21 janvier 1913
- du 15 janvier 1922 au 29 mars 1924
- du 29 mars 1924 au 1 juin 1924
- du 23 juillet 1926 au 20 juillet 1929
Voir aussi
1924]
- Historique des gouvernements de la France
1933
Cette page concerne l'année 1933 du calendrier grégorien.
Événements
- Le prix Nobel de la paix est attribué au britannique Sir Norman Angell.
Europe
- 16 février : Signature du pacte de la Petite Entente.
- 20 juin : En Autriche, le chancelier Dollfuss interdit les partis communiste et nazi.
- 20 juillet : Le pape Pie XI signe le Concordat passé entre l'Église catholique allemande et le pouvoir nazi.
- 2 septembre : L'Italie et l'Union soviétique signent un pacte de non agression.
- En novembre, les États-Unis reconnaissent le gouvernement soviétique.
- Fondation la Phalange en Espagne par José Primo de Riviera.
- Instauration de l'Estado Novo au Portugal, sous l'impulsion de António de Oliveira Salazar, alors premier ministre.
- 30 janvier : Adolf Hitler devient Chancelier.
- : Dissolution du parlement (Reichstag) par le Président Hindenburg.
- 4 février : Dernière édition du journal du SPD Vorwärts.
- 22 février : la SA, la SS et le Stahlhelm deviennent « police auxiliaire ».
- Aussitôt commence un déferlement de violences contre les communistes.
- 27 février : Incendie du Reichstag
- 28 février : Décret présidentiel pour la protection du peuple et de l'État. (Reichstagsbrandverordnung)
- Abrogation des droits fondamentaux : Début de la révolution.
- Mise en place de la dictature nazie et début du Troisième Reich.
- 3 mars : Arrestation d'Ernst Thälmann, chef du KPD (parti communiste).
- 5 mars : Élections (parlementaires) au Reichstag.
- Résultats : NSDAP 43,9%, SPD 18,3%, KPD 12,3%, Zentrum 11,2%, DNVP 8%.
- Le soir même du scrutin, les nazis prennent le contrôle de Hambourg, de Lübeck et de Hesse.
- Du 6 au 9 mars, c'est le tour des Länder de Saxe, Wurtemberg, Bade et Bavière.
- 11 mars : Joseph Goebbels est nommé ministre de la propagande.
- 21 mars : Journée de Potsdam : 1 mise en scène de la propagande nazie de Joseph Goebbels
- 21 mars : Début de la construction de Dachau, 1 camp de concentration allemand.
- 23 mars : Vote du Reichstag, Hitler obtient les pleins pouvoirs pour quatre ans. Ermächtigungsgesetz
- À cette occasion, il obtient le soutien nécessaire du Zentrum, le parti catholique. Seul le SPD ose s'opposer. (La séance a lieu en présence de forces armées SA et SS).
- 28 mars : Déclaration de Fulda : Les évêques appellent à soutenir le nouveau régime.
- 31 mars : Début de la Gleichschaltung : Mise au pas des Länder et de toute la société allemande.
- : Début des violences anti-juives et boycott des magasins juifs.
- 7 avril : Loi sur le rétablissement du système des fonctionnaires de profession :
- Légalisation de l'élimination des juifs de la fonction publique.
- Début de l'émigration juive; à fin de l'années, 35 000 juifs auront quitté le pays.
- 7 avril : Interdiction du KPD (Parti communiste). Ses biens sont saisis.
- 26 avril : Hermann Göring fonde la Gestapo.
- 27 avril : Le Stahlhelm (Casque d'acier), Freikorps d'extrême-droite fusionne avec le NSDAP.
- 30 avril : le SPD se retire de l'Internationale
- : Le jour du travail devient jour du travail national.
- 2 mai : Les locaux du syndicat ADGB sont occupés, ses biens sont saisis et ses dirigeants arrêtés.
- 10 mai : Autodafé de Berlin : 20 000 livres sont brûlés.
- 22 juin : Interdiction du SPD, suivie par celle des autres partis : Staatspartei, DVP, DNVP...
- 5 juillet : Le Zentrum se dissout.
- 6 juillet : Fin de la révolution.
- Hitler déclare qu'il faut conduire le courant incontrôlé de la révolution dans le lit tranquille de l'évolution.
- Premières frictions avec Ernst Röhm, le chef des SA, selon lequel après la révolution nationale, il faut faire la révolution national-socialiste.
- 8 juillet : Signature du concordat avec l'Église catholique, au terme duquel les prêtres doivent se tenir éloignés de la politique.
- 14 juillet : Le NSDAP devient officiellement parti unique.
- 14 octobre : L'Allemagne se retire de la Société des Nations.
- 12 novembre : « Élections » pour le renouvellement du Reichstag.
- : Le NSDAP devient institution d'état.
- 28 janvier : Chute du président du Conseil Joseph Paul-Boncour.
- 31 janvier : Édouard Daladier président du Conseil (1).
- 19 février : Création de la Loterie Nationale.
- 16 avril : Congrès socialiste d'Avignon voyant l'opposition Blum-Renaudel (16-17 avril).
- 1 mai : Instauration de la fête du travail national.
- 24 octobre : Chute du président du Conseil Daladier.
- 26 octobre : Sarraut président du Conseil.
- 5 novembre : Exclusion des néo-socialistes de la SFIO.
- 7 novembre : Le premier tirage de la Loterie Nationale a lieu. Paul Bonhoure emporte cinq millions de francs.
- 23 novembre : Chute du président du Conseil Sarraut.
- 26 novembre : Chautemps président du Conseil (2).
- 29 décembre : Révélation de l'affaire Stavisky.
- Création de la compagnie Air France.
- La propagande allemande se développe en France, particulièrement active dans la presse, sous l'impulsion d'Otto Abetz.
Amériques
Amérique du Nord
- 15 février : Tentative d'assassinat contre le Président Franklin Delano Roosevelt à Miami (Floride).
- 20 février : 21 amendement de la constitution des États-Unis, supprimant la prohibition de l'alcool.
- 4 mars : Franklin Delano Roosevelt (démocrate) devient le 32 président des États-Unis d'Amérique (fin en 1945).
- 9 mars : Début de la nouvelle politique économique américaine, le « New Deal ».
- 7 avril : La prohibition de l'alcool est officiellement levée.
- 12 mai : Vote de l'Acte de l'ajustement agricole (Agricultural Adjustment Act), volet agricole du New Deal.
- Le nombre de chômeurs atteint 13 600 000.
- Les États-Unis abandonnent l'étalon-or.
Amérique latine
Asie
- 23 février : Le Japon occupe la Chine
- 27 mars : Le Japon quitte la Société des Nations.
- 26 décembre : Fondation de la société japonaise Nissan.
Océanie & Pacifique
- 26 mai : L'Australie revendique un tiers du continent antarctique.
Proche-Orient & Monde arabe
Arts & cultures
- 17 février : Première parution du magazine « Newsweek ».
- 7 mars : Invention du jeu « Monopoly » commercialisé en 1935.
- Aux États-Unis, Calder produit ses premiers mobiles.
- En Allemagne, Paul Joseph Goebbels devient le ministre de la propagande nazie. Il déclenche la campagne d'autodafés des livres et de destruction des œuvres d'art « dégénérés ».
- En Allemagne, le Bauhaus est fermé par les Nazis.
- Le peintre Paul Klee, accusé de bolchevisme culturel quitte l'Allemagne et retourne à Berne en Suisse.
Littérature
- L'écrivain américain Erskine Caldwell publie Le Petit Arpent du Bon Dieu.
- L'écrivain britannique Aldous Huxley publie Le Meilleur des mondes.
- L'écrivain espagnol Federico Garcia Lorca publie Les Noces de sang.
- L'écrivain et homme politique français André Malraux publie La Condition humaine.
- La femme de lettres américaine Gertrude Stein publie Autobiographie d'Alice G. Toklas.
- Le révolutionnaire russe Léon Trotsky publie La Révolution russe.
Cinéma
Films remarquables
- King Kong réalisé par Merian Cooper et Ernest Schoedsack avec Fay Wray et Robert Armstrong.
- L'Homme invisible de James Whale
- Cavalcade de Frank Lloyd - Oscar du meilleur film.
- La soupe au canard (Duck soup) réalisé par Leo McCarey avec les Marx Brothers et Margaret Dumont.
- Pour être aimé drame de Jacques Tourneur avec Pierre Richard-Willm, Suzy Vernon et Marguerite Moreno.
- Zéro de conduite comédie dramatique de Jean Vigo avec Louis Lefebvre, Jean Dasté et Gérard de Bédarieux.
- Le Petit Jouet (Xiao wanyi) drame de Sun Yu (Chine).
- 42nd Street comédie musicale de Lloyd Bacon avec Ruby Keeler, Dick Powell et Warner Baxter.
Sciences & techniques
- 16 janvier : L'aviateur français Jean Mermoz traverse l'Atlantique sud à bord d'un Spitfire (3 moteurs, 650 chevaux) en 14 heures et 17 minutes.
- Edwin Armstrong invente la modulation de fréquence pour améliorer la transmission radio.
- Enrico Fermi donne leur nom aux neutrinos.
- Premier survol de l'Everest par des avions britanniques.
- André Parrot entreprend des fouilles archéologiques de Mari (Tell-Hariri) en Syrie.
Sports
- 29 juin : Primo Carnera devient champion du monde des poids lourds à la boxe en battant Jack Sharkey par K.O. au 6e round à Long Island.
- Le Tour de France cycliste est remporté par le français Georges Speicher, deuxième l'italien Learco Guerra et troisième l'italien Giuseppe Martano.
- 22 octobre : Le champion Primo Carnera conserve son titre de champion du monde des poids lourds à la boxe en battant Paolino Uzcudun aux points en 15 round à Rome.
- Article détaillé : 1933 en sport
- 9 janvier : Wilbur Smith, écrivain sud-africain.
- 13 janvier : Janet Kear, ornithologue britannique († 2004).
- 17 janvier : Dalida, chanteuse († 1987).
- 18 janvier :
- John Boorman, réalisateur anglais.
- Jean Vuarnet, skieur français.
- 25 janvier : Cory Aquino, femme politique philippine
- 29 janvier : Sacha Distel, chanteur français, († 2004).
- 13 février : Costa-Gavras, réalisateur français d'origine grecque.
- 13 février : Paul Biya, président de la république camerounais
- 15 mars : Philippe de Broca, réalisateur français († 2004).
- 30 mars : Jean-Claude Brialy, acteur et réalisateur français.
- 9 avril : Jean-Paul Belmondo, acteur français.
- 15 avril :
- Elizabeth Montgomery, actrice américaine, († 1995).
- David Hamilton, photographe britannique.
- 19 avril : Jayne Mansfield, actrice américaine
- 10 mai :
- Jean Becker, réalisateur français.
- Françoise Fabian, actrice française.
- 21 mai : Maurice André, trompettiste français.
- 29 mai : Marc Carbonneau, terroriste québécois.
- 11 juin : Harald Szeeman, critique d'art et commissaire d'exposition suisse († 2005).
- 22 juin : Jacques Martin, imitateur et présentateur de télévision française.
- 26 juin : Claudio Abbado, chef d'orchestre, italien.
- 18 juillet : Jean Yanne, acteur et réalisateur français († 2003).
- 15 août : Stanley Milgram, psychologue américain († 1984).
- 18 août :
- Just Fontaine, footballeur français.
- Roman Polanski, réalisateur né en France.
- 29 novembre : Roger Leloup, auteur belge de la série de bande dessinée Yoko Tsuno
- 5 janvier : Calvin Coolidge, ancien Président des États-Unis (° 1872).
- 17 février : Disparition inexpliquée de l'écrivain Julien Torma (° 1902).
- 24 mars : Alfred William Alcock, naturaliste britannique (° 1859).
- 11 mai : John G. Adolfi, réalisateur américain (° 1888).
- 20 juin : Clara Zetkin, féministe et communiste allemande.
- 29 juin : Roscoe « Fatty » Arbuckle, acteur et réalisateur américain.
- 27 septembre : Jean-Francisque Delmas, chanteur d'opéra français.
- 11 novembre : Ernst Hartert, ornithologue allemand (° 1859)
- Ludovic Arrachart, aviateur français, pionnier des raids intercontinentaux..
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Constitution
La constitution (d'un État) est la loi fondamentale qui régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein d’un même espace politique. La constitution détermine ipso facto et de manière fondamentale la dimension démocratique de l'État ainsi constitué. Elle est située au sommet de son système juridique et les traités internationaux, les lois, les décrets et les arrêtés doivent être conformes à ses principes (théorie développée par Hans Kelsen (1881-1973), juriste américain d'origine autrichienne également à l'origine de la création de la notion de Conseil Constitutionnel). Elle peut prendre la forme d'un texte unique ou d'un ensemble de lois constitutionnelles. Cependant, aujourd'hui, la quasi totalité des pays ont une constitution écrite. Seul le Royaume-Uni possède encore une constitution coutumière.
Coutumière ou écrite
Le premier texte constitutionnel est la Magna Carta de 1215, édictée en Angleterre. La Constitution corse de 1735 constitue la toute première constitution écrite de l'Histoire, elle sera suivie par les textes constitutionnels américains (1787) et français (1789).
Constitution coutumière : on la définit comme l'ensemble des règles relatives à l'organisation du pouvoir, si celles-ci, ne se trouvent pas sous forme écrite, on parle de constitution coutumière. Jusqu'à la fin du , l'organisation politique des États était régie presque entièrement par la coutume, notamment dans les États monarchiques avec les règles de successions ou de catholicité du monarque. La forme coutumière a progressivement disparu en même temps que la monarchie absolue, car dès lors que l'on a voulu limiter les pouvoirs, on a rédigé des constitutions. Actuellement, parmi les grands États, seule la Grande-Bretagne est restée fidèle à une constitution coutumière, en effet, le droit de dissolution de la chambre des communes par le Premier ministre ne figure dans aucun texte !
Matérielle et formelle
Le mot constitution a deux sens : matériel et formel.
Au sens matériel, le terme de constitution est utilisé pour désigner l'ensemble des règles relatives à l'organisation du pouvoir politique. Ces règles peuvent être contenues dans des textes ou en dehors (coutume). Lorsqu'elles sont écrites, on peut les trouver dans différents types de texte (Journal Officiel, arrêtés, décrets...). Certaines sont inscrites dans un texte solannel qui a une particularité : il porte un nom qu'aucun autre texte ne porte : "Constitution", "Loi Fondamentale", "Loi suprême"... Les règles contenues dans ce texte bénéficient d'une supériorité sur toutes les règles du système juridique. C'est ce qu'on appel la constitution formelle. Mais attention, toutes les règles relatives à l'organisation du pouvoir ne sont pas dans la constitution !
Stabilité ?
Alors que les États-Unis d'Amérique n'ont connu qu'une seule constitution, certes amendée de nombreuses fois, la France en a au contraire changé très souvent. Seules la IIIe et la Ve République ont été des périodes de stabilité constitutionnelle.
Exemples de constitutions
Constitution de Belgique
Le 25 novembre 1830, le projet de constitution, élaboré par la commission désignée par le Gouvernement provisoire, est soumis au Congrès national. Le 7 février 1831, le Congrès national clôture les débats et vote la constitution belge.
La constitution belge est une synthèse voulue équilibrée des constitutions françaises de 1791, 1814 et 1830, de la constitution néerlandaise de 1814 et du droit constitutionnel anglais. Le texte constitutionnel n'est toutefois pas un amalgame juridique, mais bien une création originale. Ses principes élémentaires sont toujours en vigueur aujourd'hui.
Le texte initial de la constitution de 1831 a subi diverses modifications. Les deux premières révisions concernent le droit de vote et les conditions d'éligibilité. Les quatre réformes suivantes transforment la Belgique unitaire en État fédéral.
Constitution congolaise (RDC)
:Voir l'article détaillé : Constitution de la République démocratique du Congo
La République démocratique du Congo a une constitution de transition, celle-ci a pour objectif de résoudre une crise et d'aider vers la stabilisation du pays. Elle divise le pouvoir entre les différentes parties de la crise de la deuxième Guerre du Congo. Elle est d'une durée limitée (2 ans, depuis portée à 3 ans). Une constitution, à propre titre, a été rédigée par le Sénat, approuvé par l'Assemblée nationale et le Président. Elle attend d'être approuvé par le peuple durant le référendum constitutionel du 18 décembre 2005.
- Constitution de la République démocratique du Congo, résumé et histoire
- Projet de Constitution de la République démocratique du Congo (texte intégral) (à être approuvée par référendum)
- Constitution de la République démocratique du Congo (2003) en vigueur (texte intégral)
Projet de constitution pour l'Europe
Le projet de constitution européenne est un projet qui a été élaboré par une convention réunissant 105 représentants des 25 pays de l'Union européenne, avec une majorité d'élus des différents pays de l'Union. Cette convention s'est réunie entre le 28 février 2002 et le 18 juillet 2003.
Le projet de la convention a servi de base à la conférence intergouvernementale chargée, entre octobre 2003 et le printemps 2004, d'entériner la nouvelle réforme de l'Union européenne.
Le 29 octobre 2004 les dirigeants de l'UE signent à Rome le traité constitutionnel intitulé: « Traité établissant une Constitution pour l'Europe ».
Néanmoins, le TCE n'est pas une Constitution à proprement parler ; c'est un traité international dont les dispositions ont une valeur infra-constitutionnelle mais supra-législative (article 55 de la Constitution du 4 octobre 1958). De plus, l'Europe n'est pas un Etat et ne réunit pas les critères traditionnels d'un Etat : territoire, population et puissance gouvernante.
Ce traité réunit l'ensemble des textes existants (accords, conventions, traités) et incorpore la Charte des droits fondamentaux proclamée lors du conseil européen de Nice (décembre 2000) en les modifiant. Il vise à accroître l'efficacité des institutions (élection par le conseil européen de son président pour deux ans et demi, création d'un poste de ministre des affaires étrangères, réduction de la taille de la Commission et élection de son président par le parlement, redéfinition et extension du vote à la majorité qualifiée, extension des domaines de la coopération renforcée...). Il clarifie aussi la répartition des compétences entre l'UE et les États membres. Pour qu'elle rentre en vigueur elle doit être ratifiée par chacun des États d'ici à la fin 2006.
Comme après la signature du traité de Maastricht, les votes de ratification donnent lieu à des débats nourris entre partisans et adversaires du traité
.
voir l'article dédié à la Constitution européenne et l'article Référendum sur la constitution européenne en France
Constitutions de la France
Voir l'article détaillé : Constitutions françaises.
Depuis 1791, date de la première constitution française établissant une monarchie constitutionnelle, la France en est à sa 15 constitution en vigueur, qui établit l'actuelle Cinquième république.
Liens externes
Constitution américaine
- Constitution des États-Unis d'Amérique (traduction française) ; version originale : Constitution of the United States of America
Constitution belge
- [http://www.senate.be/doc/const_fr.html Texte intégral de la constitution belge et de ses modifications en langue française sur le site du sénat belge]
- Constitution sur Wikinations.be
Constitution canadienne
- [http://laws.justice.gc.ca/fr/const/index.html Texte intégral de la constitution canadienne et de ses modifications] en langue française sur le site du ministère de la Justice du Canada.
Constitution française
- Constitutions françaises, toutes, et en texte intégral sur wikisource. | | |