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1360

1360

Catégorie:1360
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---- Cette page concerne l'année 1360 du calendrier julien.

Événements

Europe


- 8 mai : la paix franco-anglaise de Brétigny met fin à la première partie de la guerre de Cent Ans.
- Nuit du 27 au 28 décembre : les Grandes compagnies prennent la ville de Pont-Saint-Esprit.
- En octobre, Louis, deuxième fils de Jean le Bon et frère du futur Charles V, reçoit le droit d'hérédité sur son apanage d'Anjou, ainsi que le titre de duc et pair, son budget propre, sa Chambre des Comptes et le droit de nommer les hauts officiers royaux.
- En Catalogne, Jaime et Perre Serra peignent le retable de Palau (type des Vierges de lait).
- John Hawkwood est à la tête de sa Compagnie Blanche de mercenaires en Italie.

Asie


- En Chine, révolte des Turbans rouges, qui ravagent également la Corée.

Arts


- Enluminures de l'histoire de Saint Louis.
- Construction en Pologne de la cathédrale de Lwow.

Naissances en 1360


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Décès en 1360


- ko:1360년

Catégorie:1360

Catégorie:Chronologie du XIVe siècle Article principal : 1360

Années 1350

ko:1350년대 Catégorie:Décennie
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Climat


- Réchauffement : remontée des glaciers dans les Alpes (jusqu’en 1550-1600).
- Climat humide en Grande-Bretagne (1350-1380).

Évènements

Amérique


- Chute de la civilisation Pueblo, due à des guerres (invasion de nomades Athabaska, Navajos ou Apaches) ou à un changement de climat (sécheresse). La culture de Mogollon est absorbée dans la sphère d’influence des Pueblo occidentaux. Les habitats Anasazi des falaises du canyon de Chaco sont abandonnés.
- Les cultures Pueblo laissent des descendants : Indiens Pecos et Hopis (Anasazi), Pimas et Papagos (Hohokam), Zunis (Mogollon).

Afrique


- Mort en Ethiopie au milieu du siècle du moine Eustathéos, fondateur du couvent de Debra-Maryam, duquel sortiront de nombreux monastères, concurrents de Debra-Libanos. Il fait détruire de nombreux arbres sacrés et de sanctuaires païens. A la fin de sa vie il se rend en pèlerinage dans le désert monastique de Scété, en Haute-Egypte, puis en Arménie où il meurt et est enterré en grande pompe.
- Le métropolite Abba Salama (mort en 1390) est envoyé en Ethiopie par le patriarche copte d’Egypte. Sous son épiscopat, et grâce à l’activité de moines traducteurs du couvent égyptien de Saint-Antoine, la littérature dogmatique et hagiographique copte pénètre en Ethiopie. Des recueil de droit civil et canonique, Sénodos, Didasqaléya, le Fétha-Nagast, ou Droit des Rois, sont traduits de l’arabe. Saint Georges est cité dès cette époque comme patron du pays (Evangéliaire de Saint-Etienne du Lac Haïk). Les moines éthiopiens composent parallèlement de nombreuses biographie de leurs saints fondateurs (Abba Libanos, Abbo) et des vies des rois Zagoué (Lalibela, Naakouéto-la-Ab, Amda-Syon). Siméon, le moine copte de Saint-Antoine, dans le désert égyptien, traduit en guèze le Synaxaire, où sont rassemblées les vies des Saints coptes.

Océanie


- Début de la période classique maorie dans l’île du nord de la Nouvelle-Zélande. La population s’accroît rapidement et les tribus sont constamment en guerre. Les pa, des forteresses massives de terre pisé avec terrasses sont érigés sur les flancs des volcans éteints, sur les crêtes et promontoires, mais aussi en terrain plats et dans les marécages. Ils se renforcent et deviennent de plus en plus nombreux avec le temps. Des systèmes d’exploitation des sols sont mis au point.

Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


- Utilisation du canon sur la mer.

Économie & société

Amérique


- Chez les tribus zunis du Sud-Ouest américain, la famille élargie (en réalité des clans assez vastes) repose sur la femme dans la famille de laquelle le mari vient s’installer. Les femmes possèdent les maisons et les terres appartenant aux clans. Femmes et hommes ont un droit égal sur les biens produits et la situation de la femme est mieux assurée, puisqu’elle vit dans sa propre famille et est autorisée à « divorcer » tout en conservant ses biens.

Europe


- Crise financière au milieu du XIVe siècle en Italie. La plupart des villes ont leurs caisses vides, malgré une pression fiscale considérable, à cause des guerres incessantes nécessitant outre les hommes du matériel (bombardes…) de plus en plus sophistiqué.
- En France, après 1350, en conséquence des ravages de la guerre, de la pression fiscale et des désastres démographiques, les paysans n’hésitent plus à déserter leurs villages pour aller où il y a des terres libres et de meilleurs salaires. Les terres laissés en friche sont d’abord les parcelles éloignés où infertiles. Les terres les plus pauvres, défrichés au débuts du siècle lors du pic démographique, sont abandonné tandis que les riches plaines du bassin parisien gardent de fortes densités. Le déclin des peuplements ruraux induit une phase de concentration foncière.
- Offensive seigneuriale pour maintenir le servage (villainage) en Angleterre (1350-1380). Les corvées complètes sont réintroduite dans les domaines du prieuré cathédral de Cantorbéry entre 1340 et 1390. Les redevances et taxes casuelles sont fortement augmentés. Des procès sont intentés aux paysans qui nient leur condition de « villain ».
- Diminution du nombre des serfs au Pays-Bas : « les hommes de maisnie » appartenant au duc de Hainaut ont diminués de 70% depuis 1317. Leur nombre se réduira encore de moitié à la fin du siècle.
- Après la peste et les révoltes nobiliaires en Crète, Venise doit y faire venir des Grecs insulaires et des Arméniens.
- Régression du vignoble parisien entre 1350 et 1400, due à l’augmentation du coût de la main-d’œuvre.

Années 1370

Catégorie:Décennie
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Évènements

Personnages significatifs


- Charles V : né en 1338, roi de France de 1364 à 1380,
- Le Prince Noir
- Urbain V, pape
- Bertrand du Guesclin, connétable de France
- Charles le Mauvais, roi de Navarre
- Grégoire XI, pape (1371-1378)
- Édouard III d'Angleterre
- Richard II d'Angleterre
- Urbain VI, pape (1378-1389)
- Clément VII, pape (1378-1394)
- Jean IV de Bretagne

Inventions, Découvertes, Introductions


- ---- Voir aussi
- Guerre de Cent Ans ---- ---- Liens extérieurs
- http://www.bnf.fr/enluminures/accueil.htm : La Bibliothèque nationale de France présente :
  - Le roi Charles V et son temps, 1000 enluminures du Département des Manuscrits

1355

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---- Cette page concerne l'année 1355 du calendrier julien.

Événements


- Début du deuxième règne de Jean V, empereur byzantin (jusqu'en 1376).
- L'île de Samothrace devient possession de la famille génoise des Gattilusi.
- La réunion des États généraux, demandés par Jean le Bon pour obtenir des subsides dans la guerre contre les Anglais, marquent un renforcement du Parlement.

Naissances en 1355


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Décès en 1355


- ko:1355년

1356

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---- Cette page concerne l'année 1356 du calendrier julien.

Événements


- 10 janvier : L'empereur Charles IV promulgue la Bulle d'Or, qui fixe les conditions d'élection à la tête du Saint Empire.
- 18 octobre : Bâle ainsi qu'environ 80 châteaux aux alentours sont détruits.
- La bataille de Poitiers : Édouard de Woodstock dit le Prince Noir, défait les Français à Poitiers et capture le roi Jean II le Bon.
- En octobre, réunis après la capture de Jean II le Bon par les Anglais, les États généraux en profitent pour se démarquer du pouvoir royal.
- Début de la révolte communale d'Étienne Marcel à Paris contre le dauphin Charles (jusqu'en 1358).
- Guilhem Molinier achève Las Leyes d'amor.

Naissances en 1356


- Yung-Lo (empereur Ming)

Décès en 1356


- 21 juin : Bolko II, le duc d'Opole. ko:1356년

1358

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---- Cette page concerne l'année 1358 du calendrier julien.

Événements


- 13 février : Réunion sans grande importance des États généraux.
- 22 février : Les émeutiers parisiens, sous la conduite d'Étienne Marcel, le prévôt des marchands, pénètrent dans la chambre du dauphin Charles, futur Charles V, qui gère le royaume en l'absence de son père, Jean II le Bon, captif en Angleterre. Les conseillers du prince, Jean de Conflans et Robert Clermont, sont égorgés sous ses yeux dans la galerie du palais royal (La Conciergerie et l'actuel palais de Justice).
- 9 juin : Les chevaliers, conduits par Charles d'Evreux, écrasent l'armée de paysans, mal équipée et mal commandée, de la Jacquerie, à la bataille de Mello.
- La ville de Lubeck devient le quartier général de la Ligue Hanséatique.
- Mort d'Etienne Marcel, prévôt des marchands de Paris.
- Rhône : inondations catastrophiques

Naissances en 1358


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Décès en 1358


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1359

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---- Cette page concerne l'année 1359 du calendrier julien.

Événements


- 25 mai : Les États généraux rejettent les traités de paix signés par Jean le Bon avec les Anglais.
- Début du sultanat ottoman de Murad Ier (jusqu'en 1389).

Naissances en 1359


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Décès en 1359


- ko:1359년

1361

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---- Cette page concerne l'année 1361 du calendrier julien.

Événements


- Le Danemark est défait par la Ligue Hanséatique.

Naissances en 1361


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Décès en 1361


- 9 juin : Philippe de Vitry, compositeur, théoricien et poète français
- 21 septembre : Jeanne de Boulogne
- Philippe de Rouvres ko:1361년

1362

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---- Cette page concerne l'année 1362 du calendrier julien.

Événements


- Début du pontificat d'Urbain V (jusqu'en 1370).
- L'emploi des vitraux dans les maisons des particuliers se répand en Europe.
- L'État russe commence à se construire autour de la principauté de Moscou (Prince Dimitri Donskoi).
- La langue anglaise devient langue des tribunaux en Angleterre.
- La mosquée du Sultan Hassan est achevée au Caire.

Naissances en 1362


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Décès en 1362


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1364

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---- Cette page concerne l'année 1364 du calendrier julien.

Événements

Europe


- 15 mai : Charles V le Sage rend ses devoirs à son père, Jean II le Bon, dont les restes mortels ont été ramenés de Londres.
- 16 mai : Bataille de Cocherel : Bertrand Du Guesclin bat Charles le Mauvais et ses alliés anglais ; il reçoit en récompense le comté de Longueville.
- 19 mai : Sacre de Charles V à Reims.
- 29 septembre : Bataille d'Auray entre Jean de Montfort et Charles de Blois pour la couronne du duché de Bretagne. Blois est tué; Du Guesclin est fait prisonnier.
- Début du règne de Charles V le Sage, roi de France (jusqu'en 1380).
- Fondation de l'université de Cracovie par le roi Casimir III de Pologne.

Naissances en 1364


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Décès en 1364


- 8 avril : Jean II Le Bon, roi de France, en captivité à Londres.
- 29 septembre : Charles de Blois, duc de Bretagne, lors de la bataille d'Auray. ko:1364년

Calendrier julien

Calendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes. Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel. Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.

Compte des années

Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.

- Dioclétien a institué lanno Diocletiani
, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.

- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).

Évolution historique

Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de
pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain. Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans. Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an. Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion
.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier. Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc. En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C.. L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février. Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis. De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:

Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (30 jours) # October (31 jours) # November (30 jours) # December (30 jours) La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour. Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).

Les douze mois du calendrier julien

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (31 jours) # October (30 jours) # November (31 jours) # December (30 jours) La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui. Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.

Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII

Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire. Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.

Coexistence des calendrier julien et grégorien

Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date. La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).

Voir aussi

Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février

Liens externes


- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel] Julien Catégorie:Rome antique als:Julianischer Kalender ko:율리우스력 ja:ユリウス暦 zh-cn:儒略历

Traité de Brétigny

Catégorie:France médiévale Catégorie:Royaumes anglo-saxons Brétigny Catégorie:Guerre de Cent Ans Le traité de Brétigny est signé le 8 mai 1360, à Brétigny, (un village près de Chartres), entre Édouard III d'Angleterre et Jean II le Bon, à la fin d'une chevauchée, interrompue après un terrible orage de grêle. Il ne fut pas durable, mais permis une trève de neuf ans pendant la Guerre de Cent Ans (1337-1453). dont il marque la fin de la première phase. Le traité met un terme aux quatre années de captivité à Londres de Jean II le Bon, prisonnier à la bataille de Poitiers le 19 septembre 1356, libéré contre une rançon de 3 000 000 de livres. Des otages sont livrés pour garantir le paiement, dont le plus important est sans doute son ambassadeur et conseiller : Bonabes IV, sire de Rougé et de Derval. Durant cette captivité le Dauphin, futur Charles V avait du faire face à une révolte d'Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, et à une jacquerie paysanne qui avaient affaibli le pouvoir de négociation français. L'Anglais obtient la Guyenne et la Gascogne en toute souveraineté ainsi que Calais, le Ponthieu et le comté de Guines. Il obtient également le Poitou - dont l'un des fils de Jean II, Jean, est pourtant comte -, le Périgord, le Limousin, l'Angoumois et la Saintonge. Enfin, il devient souverain de toutes les terres du comte d'Armagnac en recevant l'Agenais, le Quercy, le Rouergue, la Bigorre et le comté de Gaure. Les années suivantes, l'armée française commandée par Bertrand Du Guesclin, bat le roi de Navarre Charles le Mauvais et ses alliés anglais à Cocherel le 16 mai 1364, mais sera vaincu à la bataille d'Auray et fait prisonnier.

27 décembre

Le 27 décembre est le 361 jour de l'année (362 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 537 : Inauguration de la basilique Saint-Sophie à Constantinople.
- 1146 : Prédication de la deuxième croisade à Spire par Saint Bernard, devant l'empereur Conrad III, qui, séduit par l'homme, se croise aussitôt.
- 1373 : Jean de Vienne, nommé amiral de France par le roi Charles V, prête serment.
- 1594 : Jean Châtel tente d'assassiner le roi Henri IV.
- 1794 : L'armée française envahit les Pays-Bas.
- 1831 : Départ de Charles Darwin sur le Beagle.
- 1867 : Le député conservateur Joseph-Godric Blanchet devient président de l'assemblée nationale du Québec.
- 1944 : La bataille du Saillant des Ardennes, prend fin.
- 1979 : Les troupes soviétiques envahissent l'Afghanistan.
- 1991 : La Seine et la cathédrale de Reims sont classées par l'UNESCO patrimoine mondial.

Naissances


- 1571 : Johannes Kepler, astronome allemand il a découvert les lois du mouvement des planètes
- 1822 : Louis Pasteur, chimiste et biologiste français inventeur de la pasteurisation et du vaccin contre la rage
- 1901 : Marlène Dietrich, actrice américaine d'origine allemande
- 1915 : William Howell Masters, sexologue américain
- 1923 : Péter Hajdú, linguiste hongrois
- 1925 : Michel Piccoli, comédien français
- 1929 : Philippe Curval, auteur français de science-fiction
- 1948 : Gérard Depardieu, acteur français
- 1951 : Ernesto Zedillo Ponce de León, président du Mexique entre 1994 et 2000
- 1952 : David Knopfler, co-fondateur avec son frère Mark du groupe de rock britannique «Dire Straits».
- 1960 : Maryam d'Abo, actrice britannique
- 1963 : Gaspar Noé, cinéaste français
- 1967 : Blutch, auteur de bandes dessinées

Décès


- 1914 : Ottó Herman, scientifique et homme politique hongrois1835).
- 1923 : Gustave Eiffel, ingénieur et architecte français
- 1940 : Louis Hayet, peintre français (° 29 août 1864).
- 1978 : Houari Boumédienne, président algérien
- 1991 : Hervé Guibert, écrivain français
- 1995 : Choura Tcherkassky, pianiste américain d'origine ukrainienne
- 1999 : Pierre Clémenti, comédien
- 2002 : George Roy Hill, cinéaste américain (né le 20 décembre 1922)

Célébrations


-

Saints catholiques et orthodoxes du jour


- Saint Étienne, premier martyr(date orthodoxe)
- Saint Jean l'Évangéliste(date catholique)
- Saint Théodore le Marqué confesseur des saintes icônes
- Saint Théodore patriarche de Constantinoplee (+685) Catégorie:Jour de l'année ja:12月27日 ko:12월 27일 ms:27 Disember simple:December 27 th:27 ธันวาคม

28 décembre

Le 28 décembre est le 362 jour de l'année (363 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 856 : Raid des Vikings sur Paris qui incendient la ville.
- 1836 : L'Espagne reconnaît l'indépendance du Mexique
- 1857 : Les Franco-Anglais bombardent Canton
- 1895 : Première projection publique payante de cinéma a Paris
- 1908 : Violent tremblement de terre dans les villes italienne de Messine et de Reggio de Calabre, bilan 84.000 morts
- 1942 : Des avions japonais bombardent la ville de Calcutta
- 1950 : L'armée chinoises franchit le 38ème parallèle en Corée
- 1988 : création du syndicat SUD PTT
- 1995 : Le cinéma fête officiellement ses 100 ans

Naissances


- 1755 : François Fabre d'Églantine poète révolutionnaire
- 1835 : Archibald Geikie, géologue écossais
- 1849 : Herbert von Bismarck
- 1856 : Woodrow Wilson, 28e président des États-Unis
- 1882 : Sir Arthur Eddington, astronome et physicien anglais
- 1888 : Friedrich Wilhelm Murnau, réalisateur allemand († 11 mars 1931)
- 1903 : John von Neumann, un des pères de l'informatique († 8 février 1957)
- 1922 : Stan Lee, scénariste et directeur de publication américain
- 1924 : Milton Obote, Président de l'Ouganda (1966-1971 et 1980-1985)
- 1931 : Guy Debord, l'un des fondateurs de l'Internationale Situationniste
- 1933 : Charles Fiterman
- 1936 : Jacques Mesrine, criminel français
- 1956 : Nigel Kennedy, violoniste britannique
- 1962 : Michel Petrucciani, jazzman français
- 1969 : Linus Torvalds, initiateur de Linux

Décès


- 1503 : Pierre II de Médicis1471)
- 1708 : Joseph Pitton de Tournefort, botaniste français (° 1656)
- 1898 : Martin Nadaud, homme politique français (° 1815)
- 1937 : Maurice Ravel, compositeur français
- 1947 : Victor-Emmanuel III1869), ancien roi d'Italie, empereur d'Éthiopie et roi d'Albanie
- 1948 : Nokrachi Pacha, premier ministre égyptien
- 1963 : Paul Hindemith, compositeur allemand (° 16 novembre 1895)
- 1993 : Youssef Sebti, poète, enseignant intellectuel algerien
- 1999 : Louis Féraud, couturier français
- 2004 : Susan Sontag, écrivain américain

Célébrations


-

Saints catholiques et orthodoxes du jour


- Les Innocents

Saints catholiques du jour

Saints orthodoxes du jour


- Saint Simon le Myroblite fondateur du monastère de Simonos Pétra Catégorie:Jour de l'année ja:12月28日 ko:12월 28일 ms:28 Disember simple:December 28 th:28 ธันวาคม

Pont-Saint-Esprit

Pont-Saint-Esprit Pont-Saint-Esprit est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon. Les habitants et habitantes de Pont-Saint-Esprit sont les Spiripontains et Spiripontaines.

Géographie

Histoire

Administration

Démographie

Lieux et monuments

- Pont médiéval à 25 arches sur le Rhône le pont mesure 919 mètres de long construit de 1265 à 1309 - Le prieuré Saint-Pierre (12éme-18ème siècles) - L'église Saint-Saturnin (15ème siècle) - La Citadelle et la Collégiale (14ème-18ème siècles) - La Maison des Chevaliers (12ème siècle) - Le musée de l'Art Sacré du Gard et le musée Paul Raymond

Personnalités liées à la commune

Voir aussi


- Communes du Gard

Liens externes


- [http://www.ot-pont-saint-esprit.fr/ Office de Tourisme de Pont-Saint-Esprit]
- [http://www.ign.fr/affiche_rubrique.asp?rbr_id=1087&CommuneId=31795 Pont-Saint-Esprit sur le site de l'Institut Géographique National]
- [http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/co_navigation.co_page?nivgeo=C&codgeo=30202&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR&quelcas=LISTE Pont-Saint-Esprit sur le site de l'Insee]
- [http://www.quid.fr/communes.html?mode=detail&id=18854&req=Pon&style=fiche Pont-Saint-Esprit sur le site du Quid]
- [http://www.lion1906.com/Pages/ResultatProximiteCoord.php?RadLat1=0.772439093742945&RadLong1=0.0811432658116683 Communes les plus proches de Pont-Saint-Esprit]
- [http://www.lion1906.com/Pages/ResultatLocalisation.php?InseeVille=300202 Localisation de Pont-Saint-Esprit sur une carte de France]
- [http://www.mapquest.com/maps/map.adp?latlongtype=decimal&latitude=44.2575&longitude=4.64916666666667&zoom=8 Plan de Pont-Saint-Esprit sur Mapquest] ja:ポン=サン=テスプリ

Charles V de France

Charles V de France, dit Charles le Sage (né à Vincennes, le 31 janvier 1338 - mort à Beauté-sur-Marne, le 16 septembre 1380) fut Roi de France de 1364 à 1380.

Généalogie

Il est le fils de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg. Il est le père entre autres de Charles VI.

Biographie

Il est le troisième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne. Il est le premier héritier à utiliser le titre dauphin, après que son père acquit la province du Dauphiné. Le 8 avril, 1350, il se marie avec Jeanne de Bourbon. Charles est sacré roi de France en 1364 dans la cathédrale de Reims. Il règne au milieu de la Guerre de Cent Ans. Son conseiller Philippe de Mézières essaya d'organiser une croisade qui serait menée par Charles, mais le roi la refuse. En 1358, le prévôt des marchands de Paris, Étienne Marcel se révolte contre Charles, et il force le roi à fuir la cité. Charles revient à sa mort le . L'armée française commandée par Bertrand Du Guesclin bat le roi de Navarre Charles le Mauvais et ses alliés anglais à Cocherel le 16 mai 1364. Par le traité d'Avignon en mars 1365, Charles le Mauvais abandonne à Charles V ses possessions en basse-seine (comté d'Evreux) en échange de la ville de Montpellier. Il reconstruisit le mur sur la rive gauche pour protéger Paris de l'Anglais. Il reconstruisit aussi le mur sur la rive droite, qui fut étendu vers une nouvelle fortification, la Bastille. Charles est un patron des arts, et il reconstruit le Louvre en 1367. Il crée aussi la première bibliothèque royale de France. Charles V mourut le 16 septembre 1380 à Beauté-sur-Marne. Il fut enterré avec sa femme Jeanne dans la basilique de Saint-Denis. Sa tombe, comme celle de tous les princes et dignitaires reposant en la basilique, fut profanée par les révolutionnaires en 1793. Son fils Charles VI lui succéda.

Liens externes


- [http://obsdeparis.nouvelobs.com/articles/p90/a26726.htm Etienne Marcel] Charles 05 de France Charles 05 de France Charles 05 de France Charles 05 de France Charles 05 France Charles 05 France ja:シャルル5世 (フランス王)

Anjou

Catégorie:Pays de la Loire Catégorie:Ancienne province de France Catégorie:Ancienne province de France Catégorie:Ancienne province de France Catégorie:Ancienne province de France L'Anjou est une ancienne province française, correspondant à l’actuel département de Maine-et-Loire. Il est resté partiquement intact, peu touché au sud et à l'ouest, il a été amputé du craonnais et de du pays de Céan (la Flèche) au Nord, et du canton de Bourgueil à l'est. Sa capitale est Angers. Elle doit son nom au peuple gaulois des Andécaves. l'Anjou était partagé en Anjou supérieur, au nord de la Loire et comprenant :
- le Baugeois, à l'est de la Sarthe
  - le pays de Baugé,
  - le pays de Céans (cant. de la Flèche)...
- le Segréen, à l'ouest de la Sarthe
  - la Bouère (Château-Gontier),
  - le Craonnais... et en Anjou inférieur, au sud de la Loire, et formé
- du Saumurois à l'est du Layon
  - du Bourg (cant. de Montreuil-Bellay),
  - le Vaux (cant. de Gennes) etc.
- des Mauges Ce fut au Moyen Âge un comté, puis un duché. Le comté d’Anjou assujettit les comtés voisins : Nantais, Vendôme, Maine, Mayenne et fut compté parmi les grandes principautés françaises. L’un de ses comtes, Geoffroy Plantagenêt, épousa Mathilde, la fille du roi d’Angleterre et duc de Normandie Henri I. Leur fils Henri II réunit sous son autorité l’Angleterre, la Normandie, l’Anjou et leurs dépendances ainsi que l’Aquitaine par son mariage avec Aliénor, l’épouse répudiée du roi de France Louis VII. Ce fut l’origine de la rivalité séculaire des royaumes d'Angleterre et de France. Henri II ajouta à ses possessions la Bretagne qu'il contrôla militairement et à qui il donna pour duc son fils encore enfant Geoffroi II. L’Anjou est aussi une importante région viticole.

Héraldique

Les armoiries des Ingelgeriens ne sont pas connues. On suppose que les armes de la première maison d'Anjou étaient d'azur, au chef de gueules, aux rais d'escarbouble d'or, brochants sur le tout. Mais cela tient plus du mythe, car les armes n'avaient, à cette époque, pas encore de caractère héréditaire attaché au nom. On connaît par contre celles de Geoffroy Plantagenêt, d'azur, à six lions d'or posés 3, 2 et 1 La première maison capétienne d’Anjou portait : d’azur semé de fleurs de lys d’or, un lambel de gueules brochant sur le tout La seconde maison capétienne d’Anjou portait : d’azur aux trois fleurs de lys d’or posées 2 et 1 et à la bordure de gueules. Après les Plantagenêts devenus rois d'Angleterre, les deux maisons d'Anjou françaises, qui se sont succédées (1246-1480), portèrent à partir de 1270 un semé de fleurs de lys à la bordure de gueules. Le roi Charles V remplaça le semé des armes de France par trois fleurs et, plus tard en 1480, son descendant, Louis XI, réunit définitivement l'Anjou à la Couronne. L'Anjou, conservant sa brisure (la bordure), reprit donc les armes de France nouvelles.

Voir aussi :


- comté d'Anjou | Liste des comtes et ducs d'Anjou | Ingelgeriens | Plantagenêts
- Première maison capétienne d'Anjou - Seconde maison capétienne d'Anjou
- La Corniche Angevine ja:アンジュー家

Catalogne

La Catalogne (Catalunya en catalan, Cataluña en castillan, Catalonha en aranais) est une communauté administrative autonome avec un statut de communauté historique, dépendant de l'État espagnol située au nord-est de la péninsule ibérique. Elle couvre une superficie de 31 950 km² et comptait 6,5 millions d'habitants en 2003. La Catalogne est entourée par les communautés autonomes de Valence et d'Aragon, la France, Andorre et la mer Méditerranée.
- Langues officielles : Le catalan, qui est la langue autochtone, et le castillan, qui a aussi un usage administratif. Dans le Val d'Aran, l'occitan aranais est aussi officiel. Les toponymes, les informations routières ou les policiales sont écrites en catalan, qui est la langue considérée commune.
- Capitale : Barcelone (Barcelona). Elle comprend quatre provinces : Barcelone, Gérone (en catalan Girona, en espagnol Gerona), Lérida (en catalan Lleida) et Tarragone (en catalan et castillan Tarragona). La Catalogne est aussi divisée en 41 comarques (comarca en catalan et castillan), niveau administratif comparable à celui des cantons français.

Héraldique

L’invention de la Moreneta, la Vierge noire de Montserrat ou d'autres faits plus ou moins légendaires sont attachés au personnage de Guifré le Velu, qui serait né en 852 à Ria en Conflent, considéré comme le fondateur de la Catalogne. Charles le Chauve, qui, en 870, vient de lui donner les comtés d'Urgel et de Cerdagne, lui demande de lui prêter main forte contre les Normands. Dans la bataille, Guifré est atteint par une flèche. Le soir, l'empereur franc se rend dans la tente du comte catalan, allongé sur sa couche près de laquelle se trouve son bouclier, un champ d'or vierge de tout décor. Il trempe quatre doigts dans la blessure ouverte de Guifré et trace, d'un geste, les quatre barres rouge donnant ainsi à la Catalogne, ses armes d’or à quatre pals de gueules. L'origine des armes des comtes de Barcelone est attribuée, avec plus de vraisemblance, à une proximité avec la papauté, dont les couleurs sont le rouge et le jaune. Une autre théorie voit dans le mariage de Raimond Bérenger III de Barcelone et de Douce de Provence l’origine de l’écu aux quatre pals. C’est en effet dans la vallée du Rhône et le pièmont alpin que les écus avec décor comportant des pals sont les plus nombreux. Les armes des comtes de Barcelone sont devenues les couleurs de la Catalogne, et forment notamment son drapeau, dans lequel les pals sont devenues des bandes horizontales (fasces en termes de blason). Elles sont communément appelées les "quatre barres".

Histoire

Romanisation

Vers 210 avant l'ère chrétienne, la Catalogne fut conquise par les Romains, intégrée aux provinces romaines de l'Hispania et latinisée.

Période Wisigothe

Au de l'ère chrétienne, les Wisigoths s'emparèrent de cette région, ce qui donna naissance à une étymologie de Catalunya venant de Ghotalonia (ce qui signifie « pays - ou Land en all. - des Goths »). Hypothèse qui semble aujourd'hui moins crédible que celle faisant venir Catalunya du pays des castlans, des habitants des châteaux, comme semble le prouver l'usage dans le Languedoc du du même mot latin cathalani pour parler des Catalans et des castlans. Ainsi le nom de Catalogne viendrait de son dense réseau castral édifié face aux Musulmans d'Al-Andalus, de la même manière que la Castille. La région fut ensuite conquise par les Arabes en 712 Divisée en de nombreux comtés (Ausone, Barcelone, comté de Besalú, Cerdagne, Empúries, Gérone, Pallars, Roussillon, Urgell) elle fut progressivement unifiée sous la houlette des comtes de Barcelone, à l'exception du Pallars qui resta indépendant jusqu'au .

La Marche Hispanique

Après la prise de Barcelone par Charlemagne en 801, l'espace qui constitue la Catalogne, le mot lui-même n'apparaissant pas avant le XIIe siècle, est intégré à la "Marche d'Espagne". Comme les autres parties de l’empire franc, il est divisé en comtés, dont certains sont d’ailleurs des héritages du royaume wisigoth. Ces comtés sont souvent modelés sur des évêchés, mais ce n’est pas toujours le cas. Les comtés sont ceux de Barcelone, Urgell, Cerdagne, Empúries, Pallars, Ausone, Roussillon et Gérone. Un certain nombre de pagus sont mentionnés sans que l’on ait la certitude que ce soient véritablement des comtés, comme le Conflent, le Berguedà et Peralada. La plupart des comtes nommés par les empereurs sont des grands aristocrates francs à la tête de larges circonscriptions territoriales. Il portent d’ailleurs souvent le titre de "marquis" qui indique leur autorité sur tous les comtes de la marche. En 878, à l'assemblée de Troyes, le comte goth Wifred (Guifré) le Velu, fils du marquis Suniefred, à la tête des comtés d'Urgell, Cerdagne et Conflent depuis au moins les années 870, est investi par Louis le Bègue des comtés de Barcelone et de Gérone. Il prend par la suite le titre de marquis, peut-être sans reconnaissance royale ; il n'en reste pas moins de facto le maître des comtés de la marche d’Espagne. Ses frères Miro et Radulf reçoivent les comtés de Roussillon et Besalú, ce dernier issu d'un démembrement du comté de Gérone. Wifred et ses frères sont les derniers comtes à recevoir de l’empereur ou du roi leur investiture. La succession à la tête de la future Catalogne devient purement héréditaire. Elle s'émancipa progressivement de la tutelle franque à partir de 985. Ni les derniers Carolingiens, ni Hugues Capet ne répondirent aux demandes de secours de Borrell II (947-992), comte de Barcelone, assiégé en 987 par Mohammed ibn-Abi Amir dit el-Mansour.

La couronne catalano-aragonnaise

Borrell II L’union définitive entre le royaume d'Aragon et la Catalogne eu lieu lorsque Ramiro II, roi d'Aragon en 1134 (1094-1157) maria le 11 août 1137 sa fille Pétronille d'Aragon à Raymond Béranger IV (1119-1162), comte de Barcelone et de Provence en 1131, ce dernier étant beacoup plus puissant que le même roi d' Aragon. Il abdiqua deux ans plus tard en faveur de son gendre. Cette union facilita la reconquête de Fraga en 1147. Le statut bicéphale de la couronne d'Aragon fait qu'elle a parfois été désignée dans l'historiographie sous le nom de confédération catalano-aragonaise et son souverain comte-roi de Barcelone, puisqu'en fait aucun des rois d' Aragon était aragonnais sinon que tous étaient catalans.

Contitutions catalanes (1283)

couronne d'Aragon] Les premières constitutions catalanes sont celles des corts de Barcelone du 1283. Les dernières ont été promulguées par les corts de 1702. Les compilations des constitutions et autres droits de la Catalogne ont suivi la tradition romaine du Codex. La première compilation a été ordonnée par Ferdinand Ier d'Aragon, sur la suggestion des corts de Barcelone de 1413.

L'expansion catalane

L'ensemble des pays catalans conserva sa propre autonomie au sein de la Couronne d'Aragon, où le roi d'Aragon était aussi comte de Barcelone, grâce aux réunions des Corts, sorte de parlement qui votait l'impôt au roi. Les Catalans se lancèrent dans une politique d'expansion en Méditerranée, faisant successivement passer sous leur autorité les îles Baléares (1229-1230), le royaume de Valence (1238), la Sicile (1282), puis la Sardaigne (1321) où ils firent de la ville d'Alghero leur capitale régionale. Au cours de cette période s'étendant du XIIIe au s, la Catalogne s'affirma comme la première puissance de l'ouest de la Méditerranée.

L'Union avec Castille: les rois Catholiques

À l'extinction de la dynastie catalane d'Aragon en 1410, l'élection du Castillan Ferdinand Ier le Juste en 1412 suscita la grogne chez certains Catalans qui finirent par s'insurger sous le règne de Jean II. Sous le royaume de son fils, Ferdinand II d'Aragon, dit le Catholique, aura lieu l'union avec Castille en 1472.

L'intégration à l'empire des Habsbourgs espagnols

Désormais intégrée à l'empire des habsbourgs espagnols, la Catalogne resta en retrait de l'aventure coloniale en Amérique et développa seule ses traits particularistes. Elle se révolta contre les excès de l' armé espagnole (guerre des "segadors" ), développa des sympathies pro-françaises, mais la France trahit la Catalogne et celle cit fut vaincue par la politique centralisatrice des Bourbons, qui lui ôterent ses dernières prérogatives en 1714 après une saglante guerre (guerre de succéssion)qui finit avec la capitulation de Barcelone après un très long siège.

Le XIXe siècle

Le Ier Statut d'Autonomie

En 1932, après la chute du roi Alphonse XIII, la Catalogne obtint un statut d'autonomie politique au sein de la IIe République espagnole.

La Guerre Civile et le régime franquiste

Au cours de la guerre civile d'Espagne, la Catalogne républicaine finit par tomber aux mains des partisans du général Francisco Franco. Sous le régime autoritaire de Franco (1939-1975), la Catalogne perdit son statut d'autonomie et le catalan fut même interdit, les livres en catalan, brûlés, tandis que les imprimeries furent sujettes à une censure brutale. Un très grand nombre d'écrivains catalans (Mercè Rodoreda, Pere Quart, Carles Riba et beaucoup d'autres) décidèrent de s'exiler. Durant une longue décennie, le catalan ne put s'employer qu'à l'intérieur du foyer familial. Les années qui suivirent se caractérisèrent par une résistance culturelle d'ordre général. Après la Seconde Guerre mondiale, le régime franquiste permit progressivement une certaine mais insuffisante restauration des droits des Catalans.

Le rétablissement de la Generalitat et le IIe Statut

Enfin, en 1978, la nouvelle Constitution espagnole de 1978 accorda à la Catalogne son autonomie politique et rétablit la Generalitat, le Parlement de Barcelone, et le gouvernement autonome. Depuis lors, la Catalogne a tout fait pour assurer au catalan son rôle de langue propre à la région devenue une Communauté autonome au sein de l'Espagne. On verra que la politique linguistique catalane est toute axée, dans un premier temps, sur la normalisation du catalan, dans un deuxième temps, sur sa promotion. Cependant, une partie de la politique linguistique actuelle porte sur une petite minorité bien circonscrite, les Aranais du Val d'Aran, au nord-ouest de la Catalogne, qui parlent l'occitan (dans sa variété gasconne) et dont les droits linguistiques sont reconnus et respectés. Els Segadors est l'hymne national officiel de la Catalogne depuis 1993.

Politique

Pasqual Maragall i Mira est depuis 2003 le 127ème président du gouvernement de la Catalogne qui se nomme Generalitat de Catalunya en catalan, Generalidad de Cataluña en espagnol. De 1980 à 2003, la vie politique catalane a longtemps été dominée par Jordi Pujol de Convergence et Union, un parti nationaliste modéré. La Catalogne dispose de sa propre autonomie dans certains domaines. Elle a en charge 33 compétences. Depuis le 3 novembre 2005, le parlement catalan a adopté le projet de loi du nouveau statut de la Catalogne. Mais pour entrer en vigueur, le projet devra être adopté par le parlement espagnol.

Voir aussi


- Circuit de Catalogne
- Liste des cantons de Catalogne
- Royaume d'Aragon
- Généralité de Catalogne
- Aragon
- liste des monarques d'Espagne
- écrivain: Manuel Vázquez Montalbán
- Copa Santa
- TV3 ---- Terme utilisé aussi au sens large et historique pour désigner l'ensemble des pays de langue catalane, appelés plus communément actuellement Països catalans ou pays catalans. Ces pays sont les suivants :
- Principat de Catalunya
- Andorre
- Îles Baléares
- Catalunya-nord (Pyrénées-Orientales)
- País Valencià (Valence)
- Franja de ponent (en Aragon)
- l'Alguer (localité de l'île de Sardaigne, Italie) Actuellement la Catalogne « officielle » comprend aussi le Val d'Aran et reconnaît la langue occitane de cette vallée, l'aranais, qui bénéficie d'un statut et d'une protection officielle.

Liens externes


- [http://www.gencat.net/ Web de la Generalitat de Catalunya]
- [http://www.catalunyatourisme.com/ Tourisme ]
- [http://www.spanien-katalonien.info/ Pictures of Catalunya, Tarragona, Priorat, Correfoc] Journaux catalans :
- [http://www.vilaweb.com/ Journal électronique « Vila Web » ]
- [http://www.e-noticies.com/ Journal électronique « E-Noticies » ]
- [http://www.diariparlem.com/ Journal électronique « Diari Parlem » ]
- [http://www.avui.com/ Journal « Avui » ] Apprendre le catalan :
- [http://www.lexilogos.com/catalan_langue_dictionnaires.htm Lexilogos ]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/catalan.html Dictionnaire Freelang à télécharger ]
-
Catégorie:Communauté autonome d'Espagne ja:カタルーニャ州 ko:카탈루냐 지방 simple:Catalonia zh-min-nan:Catalunya

Chine

:Cet article concerne la civilisation chinoise. Voir les articles République Populaire de Chine et Taiwan (République de Chine) pour les États modernes correspondant au terme « Chine »Taiwan (République de Chine)
La Chine (中国/中國 Zhōngguó, Wade-Giles: Chung-kuo, EFEO : Tchong-kouo ; litt. « Pays du Milieu ») recouvre un ensemble de pays et de cultures s'étant succédés en Asie orientale depuis 4000 ans. Aujourd'hui, la Chine peut être considérée, selon les points de vue, comme une seule civilisation ou un ensemble de civilisations diverses. De même, il peut s'agir d'une nation ou de plusieurs nations distinctes. La Chine est la plus vieille civilisation existant encore actuellement ; son histoire s'est caractérisée par une suite de divisions et de réunifications, de guerres et de paix, sur un territoire changeant. Pendant des siècles, la Chine a également été une des civilisations les plus scientifiquement avancées, et son influence est présente encore aujourd'hui dans de nombreux pays d'Asie. C'est aujourd'hui le troisième pays du monde en superficie, et le premier pays par sa population : un humain sur cinq est chinois.(population résidente seulement) La dernière dynastie impériale chinoise Qing a connu sa période de déclin durant la phase d'expansion coloniale des pays occidentaux, menant le pays a la ruine après les guerres de l'Opium. Ce n'est qu'après la victoire contre l'armée japonaise en 1945 que la Chine a pu se constituer comme nation. Politiquement, deux États distincts prétendent détenir la souveraineté sur la Chine. Ce qu'il est d'usage d'appeler la « Chine continentale » est dans la pratique administrée par la République Populaire de Chine, fondée par le leader communiste Mao Zedong en 1949 à Pékin, après une victoire militaire rejetant sur l'île de Taiwan le leader nationaliste Tchang Kaï-chek et le gouvernement de la République de Chine, fondée en 1912 par Sun Yat-sen sur les décombres de l'Empire Chinois de la dynastie des Qing. Aujourd'hui, la Chine, au sens restrictif ou large du terme, est l'objet d'une fascination pour le reste du monde ; son développement économique, engagé en 1978 par les réformes de Deng Xiaoping et ses successeurs, en font aujourd'hui un des principaux acteurs économiques et géopolitiques mondiaux.

Présentation

La Chine n'est pas « un pays » au sens nationaliste étroit du terme, la Chine est un concept d'universalité, une façon d'accomplir l'humanité, un intermédiaire entre l'homme et l'harmonie cosmique. (Simon Leys, Essais sur la Chine, p. 532) La Chine est avant tout la très longue histoire d'un peuple, de sa très riche culture, de sa langue et de son écriture si particulière, de sa pensée qui continue aujourd'hui d'intriguer les occidentaux. Si ceux qui s'intéressent à tel ou tel aspect de la Chine, comme les arts martiaux, la calligraphie ou même la cuisine, sont de plus en plus nombreux, cet « Empire Céleste » si lointain et différent reste souvent difficile à comprendre. La « réalité chinoise » échappe à de nombreux observateurs occidentaux, aujourd'hui comme à l'époque de sa découverte par les premiers missionnaires. Dans la seconde moitié du XX siècle, les nombreuses querelles idéologiques autour du maoïsme et de la Révolution culturelle n'ont pas contribué à éclaircir les débats. Aujourd'hui la Chine est dans une période d'ouverture et de développement économique accéléré. Même si de nombreux problèmes restent à résoudre, il semble que les réformes en cours aient permis au peuple chinois de déployer son industrie et que sa puissance soit désormais comparable à celle des grands pays occidentaux. Elle est aujourd'hui souvent qualifiée d'« usine du monde » et des études ont montré que le panier de la ménagère française, dans sa partie non alimentaire, contenait pour moitié des produits fabriqués en Chine. Géographiquement, la Chine a progressivement atteint depuis la dynastie fondatrice des Qin en 221 av. J.-C. les proportions d'un continent. Son histoire est rythmée par des mouvements d'unifications suivis de désintégration, les longues périodes de stabilité correspondant aux grandes dynasties étant entrecoupées et reliées par des périodes de division et de chaos. C'est cependant la continuité de sa culture et sa relative unité politique qui font dire aujourd'hui que ce serait la plus vieille civilisation vivante du monde. Une de ses caractéristiques fondatrices est probablement le culte de la chose écrite, qu'on peut faire remonter aux pratiques oraculaires de la scapulomancie et au Livre des Mutations, et qui irrigue toute l'activité intellectuelle. Sur la pensée de Confucius, Maître éducateur, et sur celle de ses disciples Mencius et Xunzi, le confucianisme a été fondé, puis utilisé comme doctrine d'État par la plupart des empereurs qui se sont succédé sur le trône. D'autres courants de pensée et d'autres personnages ont contribué à informer la culture chinoise, ainsi Lao-tseu et le taoïsme, le bouddhisme, le néo-confucianisme et jusqu'au marxisme plus récemment. Les importants apports extérieurs du bouddhisme ou du marxisme montrent que, contrairement à une idée reçue, la Chine ne s'est isolée du reste du monde que pendant une courte partie de son histoire. La culture chinoise est toutefois marquée par une profonde originalité qui la rend à la fois attirante et difficile d'accès. Souvent obscure et incomprise, difficile à interpréter et à analyser, elle fait encore trop souvent office de miroir des craintes ou des espoirs fantasmatique des occidentaux. Pourtant, l'« expérience humaine » chinoise, qui s'est confrontée aux mêmes problèmes que les autres, est d'une ampleur et d'une richesse telles qu'on ne peut pas la tenir pour quantité négligeable. Pour paraphraser Simon Leys, cité en exergue, la Chine est une autre façon d'accomplir la même chose : l'humanité.

Noms

Les chinois ont utilisé plusieurs noms pour désigner leur pays. Le plus courant aujourd'hui est 中国 (Zhōngguó, prononcé /tʂuŋkwo/). 中 (Zhōng) désigne le centre, l'axe, le milieu, intermédiaire, et représente une ligne traversant un carré en son milieu. 国 (Guó) désigne le pays, la nation, et représente le jade (c'est-à-dire la richesse) entouré de frontières. Le caractère Guó en graphie traditionnelle 國 représente un territoire 口 défendu par un mur 一 et des armes 戈. Ce terme a eu à l'origine un nombre de sens plus restreints, et s'est élargi ultérieurement pour désigner l'ensemble du territoire chinois. Wang Er-min (王爾敏), historien de l'Academia sinica, a recensé les sens de l'expression dans les textes pré-impériaux ; il en a identifié cinq, les trois plus fréquents étant, par ordre décroissant : région occupée par les Hua ou les Xia (ou Huaxia), premier peuple chinois selon la tradition ; territoire délimité ; ville principale, cité. Les deux autres sont : pays situés au centre et pays égaux entre eux, désignant essentiellement les principaux pays de l'époque des Royaumes combattants. Néanmoins, Zhongguo n'entra jamais dans l'appellation officielle de l'entité politique gouvernant le territoire chinois. On employait autrefois le nom de la dynastie, celui des Qin (秦) ayant donné le mot Chine et le préfixe Sino- après être passé à travers de nombreuses langues le long de la route de la soie pour atteindre finalement l'Europe. Les fondateurs du royaume chinois de Liao, ainsi que Diego Barbosa (1516) et Garcia da Orta (1563) mentionnent le mot Chine. Lorsqu'ils envisagèrent l'établissement d'une république, Sun Yat-sen et ses compagnons ne voulurent pas reprendre le terme Zhongguo, pourtant courant, car il était employé par les puissances impérialistes occidentales ; il voulaient encore moins de Shina (支那), terme réducteur utilisé par les Japonais durant les guerres sino-japonaises, imprégné de colonialisme, qu'on retrouve dans la transcription chinoise de Indochine (印度支那). Ils choisirent de combiner zhong avec hua (華chin.trad. 华 chin.simpl.). Le sinogramme hua, qui peut aussi se lire comme "magnifique", est un des éléments de Huaxia (華夏), terme qui désigne dans les écrits des Royaumes combattants les premiers Chinois, "les tribus de Huang di et de Yan Di". Qian Mu (錢穆), historien, considère qu'il s'agit du nom de leur territoire, Hua étant une montagne du Henan, Xia l'ancien nom de la rivière Han (漢水). D'autres historiens pensent que l'ethnie Xia, qui aurait donné son nom à la première dynastie de l'histoire chinoise, était qualifiée de hua, dont un des sens est "peint", du fait que ses membres se tatouaient. Le terme Zhonghua fut mentionné pour la première fois en 1894 par Sun Yat-sen à Hawaï dans un discours. Il est inclus dans les appellations de la République de Chine et de la République populaire de Chine. Dans les œuvres anciennes de la philosophie et de la littérature chinoise, on trouve souvent la métaphore 天下, tiānxià, qui veut dire sous le ciel et désigne aussi la Chine. Selon Marcel Granet, ce mot est chargé de la connotation suivante : le ciel étant rond et la terre carrée dans la cosmogonie chinoise, les quatre coins de la terre qui ne sont pas couverts par le ciel (ni donc circonscrits par les cycles du soleil et les pérégrinations de l'empereur) sont conçus comme des territoires incultes peuplés d'êtres non civilisés. 天下 désigne donc la partie civilisée de la terre. Zhongguo et Tianxia sont parfois traduits en Empire du Milieu et Céleste Empire dans les ouvrages littéraires occidentaux anciens. Marco Polo avait donné deux noms à la Chine : la Chine du Nord est appelée Cathay (nom qui vient de Kithan) alors que la Chine du Sud est désignée sous le nom de Manzi ou Manji. "Kithan" est à l'origine du nom en russe de la Chine : Китай. La Chine a également été identifiée à la "Sérica", lieu d'origine de la soie selon les Romains. Aujourd'hui, le mot "Chine" fait généralement référence a Chine continentale (中國大陸,zhōngguó dàlù en mandarin), ou parfois à la République Populaire de Chine, Hong-Kong et Macao inclus, plus rarement encore a la RPC et Taiwan, qui correspond alors à la zone économique de la "Grande Chine" (大中華地區). La traduction la plus courante de "Chinois" est Zhongguoren (中國人), "personne de Chine". Néanmoins, on lui préfère souvent Huaren (華人) pour les Chinois d'Outre-mer, terme qui a remplacé Tangren (唐人), "personne de la dynastie Tang", que s'étaient donné les immigrants chinois d'Asie et d'Amérique (pourtant arrivés sous les Ming), du fait du prestige de cette dynastie. Hanren (漢人), "personne de la dynastie Han" distingue les Chinois proprement dit des autres nationalités de Chine.

Histoire

Voir les articles détaillés : Histoire de la Chine, Histoire de la République populaire de Chine et Chronologie de la Chine "合久必分,分久必合" : "[La Chine] unie se désagrégera ; dispersée, se recomposera" (Histoire des Trois Royaumes) La Chine est un foyer majeur de civilisation. Elle est devenue dès la fondation de l'empire par la dynastie des Qin une vaste zone relativement unifiée politiquement et linguistiquement, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques. Durant deux millénaires, la Chine a subi l'influence alternée de forces centrifuges et centripètes. Lorsque le pouvoir central de l'empereur se délitait et que la cour était la proie des factions rivales et des intrigues, que l'administration ne pouvait plus remédier aux famines et aux catastrophes naturelles et qu'elle ne parvenait plus à contenir la pression des « barbares » qui opéraient de vastes razzias dans les régions frontalières, des mouvements de révolte de paysans affamés déchiraient le pays, des sectes millénaristes voyaient le jour, et les provinces lointaines se retrouvaient sous la coupe de chefs de guerre ne reconnaissant plus l'autorité de l'empereur. Enfin, ceux-ci se proclamaient eux-mêmes Fils du Ciel, divisant l'empire en royaumes rivaux se livrant à des guerres incessantes et montrant ainsi que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel. Quand un chef de guerre, parfois issu de la paysannerie comme Zhu Yuanzhang, le fondateur des Ming, se révélait plus habile que les autres et parvenait à reprendre le contrôle de l'intégralité du pays, on considérait qu'il avait reçu un nouveau Mandat du Ciel et qu'il pouvait fonder une nouvelle dynastie. En près de deux millénaires, plusieurs royaumes furent fondés sur le territoire chinois par des ethnies non-Han ou mixtes, et deux grandes dynasties sont d'origine étrangère : celle des Yuan, mongole, et celle des Qing, mandchoue. Sous les Han, les Tang, les Song, les Ming et les Qing (dynastie mandchoue) le pays connut de longues périodes de paix. A l'exception des Qing, ces dynasties correspondent à des périodes de prospérité pendant lesquelles on peut considérer que la Chine était le plus grand, le plus stable et le plus