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| 15 Mai |
15 mai
Le 15 mai est le 135 jour de l'année (136 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 756 : fondation de l'émirat de Cordoue
- 1364 : Charles V le Sage rend ses devoirs à son père, Jean II le Bon, dont les restes mortels ont été ramenés de Londres.
- 1525 : En Thuringe, défaite de Thomas Münzer, chef des paysans, ce qui met un terme à la guerre des Paysans.
- 1582 : tentative d'assassinat contre le prince Guillaume d'Orange à Anvers
- 1610 : Louis XIII devient roi de France
- 1756 : début de la guerre de Sept Ans
- 1768 : le roi Louis XV achète la Corse à la République de Gênes sur proposition du ministre Choiseul
- 1891 : publication de l'encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII.
- 1902 : Présentation du Voyage dans la lune de Georges Méliès, premier film de fiction avec trucages.
- 1930 : Ellen Church, américaine, première Hôtesse de l'air.
- 1955 : Signature du Staatsvertrag au palais du Belvédère à Vienne (Autriche). Par ce traité, les 4 alliés de la Seconde Guerre mondiale cessent d'occuper l'Autriche qui devient libre, souveraine et démocratique.
Naissances
- 1859 : Pierre Curie, physicien français († 1906, 47 ans)
- 1898 : Arletty, actrice française († 1992, 94 ans)
- 1909 : James Mason, acteur britannique († 1984, 75 ans)
- 1915 :
- Paul Samuelson, économiste américain
- Mario Monicelli scénariste et réalisateur italien
- 1920 : Michel Audiard, scénariste, réalisateur et acteur français († 1985, 65 ans)
- 1923 : Richard Avedon, photographe américain († 2004, 81 ans)
- 1930 : Jasper Johns, peintre et sculpteur américain
- 1937 :
- Madeleine Albright, femme politique américaine
- Trini López, chanteur américain
- 1938 : Mireille Darc, actrice française
- 1948 : Brian Eno, musicien et compositeur britannique
- 1953 : Mike Oldfield, musicien et compositeur britannique
Décès
- 925 : Nicolas Mystikos, patriarche de Constantinople
- 1634 : Hendrick Avercamp, peintre néerlandais (° 1585).
- 1826 : Johann Baptist von Spix, zoologiste et explorateur allemand (° 1781).
- 1959 : Max d'Ollone, chef d'orchestre, compositeur et musicographe français (° 13 juin 1875).
- 2004 : Robert Morgan, colonel commandant de bord du B-17 Memphis Belle (° 1918).
Célébrations
Prénoms
- Denise
- Primaël
- Victorin, Victorine
Saints catholiques du jour
- Sainte Césarie
- Sainte Denise
- Sainte Dymphne
- Saint Euphrase
- Saint Indalèce
- Saint Isidore le Laboureur
- Saint Libérateur
- Saint Primaël
Catégorie:Jour de l'année
ja:5月15日
ko:5월 15일
simple:May 15
th:15 พฤษภาคม
Jourals:Tag ja:日 simple:Day
Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h).
Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]).
Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire).
Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral).
À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.
Voir aussi
- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales
- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où]
Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier
Année bissextileCatégorie:Calendrier
Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».
Règle actuelle
Depuis l'instauration du calendrier grégorien :
# Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres.
# Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles.
# Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles.
Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3.
Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle.
La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.
Histoire des années bissextiles
Les mois intercalaires de l'année de Numa
L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.
Le jour intercalaire de Jules
En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis).
Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait).
Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ».
C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.
29 février
Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.
30 février
En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans.
Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février.
als:Schaltjahr
ja:閏年
ko:윤년
simple:Leap year
th:ปีอธิกสุรทิน
756Catégorie:756
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Années 730 | Années 740 | Années 750 | Années 760 | Années 770
751 | 752 | 753 | 754 | 755 | 756 | 757 | 758 | 759 | 760 | 761
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Cette page concerne l'année 756 du calendrier julien.
Événements
Europe
- 15 mai : Fondation de l'émirat de Cordoue, par un survivant des Omeyyades, Abd al-rahman Ier. l'Espagne devient le premier royaume musulman indépendant. L'émirat sera transformé en califat en 929. Le règne de Abd al-rahman Ier se termine en 788.
- Deuxième expédition franque en Italie. Aïstulf viole la trêve et met le siège devant Rome (). Bloqué une deuxième fois dans Pavie par Pépin, il demande de nouveau à traiter et rend les territoires (traité de Pavie).
- Début du règne de Didier, dernier roi des Lombards (fin en 774).
- Fin du royaume indépendants des Lombards.
- La donation de Pépin jette les bases de la formation des États de l'Église ou États pontificaux.
- Georges, ambassadeur de l’empereur d’Orient demande à Pépin de lui abandonner Ravenne et l’exarchat. Pépin refuse, malgré l’importante somme promise, et remet le territoire de Rome et la Pentapole au pape.
- Pépin le Bref transfère l’assemblée annuelle des hommes libres, le champ de mars ou plaid général, du 1er mars au 1er mai (champ de mai). Cette mesure s’explique par l’importance prise par la cavalerie (il faut attendre que l’herbe soit assez haute pour nourrir les chevaux et les bœufs).
Asie
- Règne de Krishna, roi Rastrakuta de Malkhed, en Inde (fin en 775).
- Krishna, oncle de Dantidurga lui succède et soumet complètement le royaume Châlukya de Bâdâmi (760). Il envahit le pays Ganga (Mysore) et Konkan (Goa). Les Rastrakuta dominent le sud de l’Inde jusqu’en 972.
- Krishna fait construire le temple de Kailâsanâtha, taillé dans la pierre à Ellorâ, dédié à Siva (le plus grand monument monolithique du monde.
- Au Japon, première offrande des trésors impériaux au Shôsô-in.
- 18 juillet : An Lushan s'empare de la capitale chinoise Chang'an et se proclame empereur.
- L'empereur de Chine Xuanzong (Hiuan Tsong), inconsolable après le décès de sa concubine Yang Guifei, abdique en faveur de son fils Suzong (Su Tsong) qui prend la tête de la résistance loyaliste dans le Gansu.
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- Aïstulf, roi des Lombards.
- Cuthred II, roi du Wessex.
- Shomu, Empereur du Japon.
ko:756년
Émirat
Émir est un titre de noblesse arabe.
- étymologie : en arabe amir est celui qui donne des ordres ; mot lui-même dérivé du verbe amar: commander.
Le terme amiral est dérivé du terme amir al Bahr (« émir/roi de la mer »)
Le territoire dirigé par un émir se somme émirat.
Voir aussi
- Structure du pouvoir musulman
Emir
Emir
ja:アミール
Cordoue
Cordoue (Córdoba en espagnol) est une ville située dans le sud de l'Espagne, en Andalousie. Cordoue est la capitale de la province du même nom.
province
La ville est située sur le Guadalquivir. Elle compte 321.000 habitants. Son centre historique est classé depuis 1984 patrimoine mondial de l'UNESCO.
UNESCO
Histoire
Elle est fondée par Claudius Marcellus, un Romain, au premier siècle avant l'ère chrétienne.
Les Maures conquièrent la ville en 711. À l'apogée de la domination musulmane, la ville compte plus de mille mosquées. Elle devient le centre d'un califat après avoir rompu tout lien avec les Abbassides de Bagdad.
De 785 à 987, les Musulmans entreprennent la construction de la grande mosquée. L'apogée de la ville est atteinte en 929, lorsque l'omeyyade 'Abd al-Rahmān III établit le califat de Cordoue.
La ville reste sous influence musulmane jusqu'en 1236, date de la prise de la ville par Ferdinand III de Castille. Les Musulmans y restent tolérés, mais la grande mosquée est aussitôt convertie en cathédrale. En 1523, l'édification d'une cathédrale est entreprise au cœur du bâtiment de l'ancienne mosquée.
Cependant, en plus de construire la cathédrale en plein milieu de la mosquée (mezquita en espagnol), les Chrétiens en ont muré toutes les ouvertures, car à l'origine toute sa surface était ouverte sans mur laissant libre cours à douce intrusion de la lumière naturelle. De ce fait, ce magnifique bâtiment a perdu quelque peu de sa superbe, tout en restant un monument exceptionnel, aujourd'hui visité chaque année par des millions de visiteurs. Voir l'article Grande mosquée de Cordoue.
En 1808, au cours des guerres napoléoniennes, la ville est mise à sac par les troupes françaises.
Personnages illustres
Trois grands philosophes naquirent à Cordoue, Sénèque le stoïcien romain, l'Arabe, Averroes, et le Juif Maïmonide. Le poète latin Lucain y est également né.
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ja:コルドバ
1364Catégorie:1364
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Cette page concerne l'année 1364 du calendrier julien.
Événements
Europe
- 15 mai : Charles V le Sage rend ses devoirs à son père, Jean II le Bon, dont les restes mortels ont été ramenés de Londres.
- 16 mai : Bataille de Cocherel : Bertrand Du Guesclin bat Charles le Mauvais et ses alliés anglais ; il reçoit en récompense le comté de Longueville.
- 19 mai : Sacre de Charles V à Reims.
- 29 septembre : Bataille d'Auray entre Jean de Montfort et Charles de Blois pour la couronne du duché de Bretagne. Blois est tué; Du Guesclin est fait prisonnier.
- Début du règne de Charles V le Sage, roi de France (jusqu'en 1380).
- Fondation de l'université de Cracovie par le roi Casimir III de Pologne.
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- 8 avril : Jean II Le Bon, roi de France, en captivité à Londres.
- 29 septembre : Charles de Blois, duc de Bretagne, lors de la bataille d'Auray.
ko:1364년
Jean II de France
Jean II de France, dit Jean le Bon, (né le 16 avril 1319 à Château de Gué-Maulny (Le Mans) - mort à Londres le 8 avril 1364), fut roi de France de 1350 à 1364, le deuxième de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne.
Fils de Philippe VI et de Jeanne de Bourgogne, il fut marié, à l'âge de treize ans, à Bonne de Luxembourg le 28 juillet 1332 à Melun. Ils eurent onze enfants :
# Blanche (1336-1336)
# Charles V (1337-1380)
# Catherine (1338-1338)
# Louis (1339-1384) duc d'Anjou épouse Marie de Blois-Châtillon (?-1404)
# Jean (1340-1416) duc de Berry épouse en 1360 Jeanne d'Armagnac (?-1387)
# Philippe II le Hardi (1342-1404) duc de Bourgogne épouse en 1369 Marguerite de Flandre (1350-1405)
# Jeanne (1343-1373) épouse en 1352 Charles II le Mauvais, roi de Navarre (1332-1387)
# Marie (1344-1404) épouse Robert 1 duc de Bar.
# Agnes de Valois (1345-1349)
# Marguerite (1347-1352)
# Isabelle (1348-1372) épouse Jean-Galéas Visconti (1351-1402) duc de Milan
En 1350, Jean II le Bon se remarie à Nanterre avec Jeanne d'Auvergne (1326-1361) fille de Guillaume comte d'Auvergne. Ils eurent :
#Blanche (1350-1350)
#Catherine (1352-1352)
#un fils (1354-1354)
Jeanne d'Auvergne des XIVe / XVe siècles, BNF]]
En 1355, la guerre reprend contre les Anglais menés par Édouard, le Prince Noir et, en 1356, il est battu à Poitiers. Fait prisonnier, il est emmené à Londres. Bien qu'au terme du traité de Brétigny en 1360 la liberté lui soit rendue contre une rançon de 3 000 000 de livres, il revient se constituer prisonnier en 1364 lorsqu'il apprend la fuite de son fils, Louis d'Anjou, otage de l'Angleterre.
Irréfléchi et prodigue, mal conseillé, manquant de sens politique, il fut cependant courageux.
Le roi Jean II le bon est à l'origine du franc. En effet, les premiers francs or furent frappés sous son règne; il s'agit du franc à cheval.
Après sa mort à Londres, son corps fut restitué à la France et il fut inhumé dans la basilique Saint-Denis. Sa sépulture, comme celle de tous les autres princes et dignitaires reposant en ce lieu, fut profanée par les révolutionnaires en 1793.
Jean 02 de France
Jean 02 de France
Jean 02 de France
Jean 02 de France
Jean 02 de France
Jean 02 de France
Jean 02 de France
Jean 02
Jean 02
ja:ジャン2世 (フランス王)
1525Catégorie:1525
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Années 1500 | Années 1510 | Années 1520 | Années 1530 | Années 1540
1520 | 1521 | 1522 | 1523 | 1524 | 1525 | 1526 | 1527 | 1528 | 1529 | 1530
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Cette page concerne l'année 1525 du calendrier julien.
Événements
- 24 février : Le roi de France, François Ier, est fait prisonnier à Pavie par l'empereur Charles Quint (V), et est embarqué pour l'Espagne à Villefranche près de Nice. Le siège de Pavie verra la mort de nombreux cadres de l'armée française, dont Jacques de La Palice et aussi le duc d'Alençon.
- Babur conquiert le Punjab.
- William Tyndale traduit les évangiles en anglais.
- Répression de la révolte des rustauds
- 26 septembre : Jacques Goyon de Matignon, Maréchal de France, Gouverneur de Guyenne, maire de Bordeaux. († 27 juillet 1598)
- Naissance du compositeur italien Giovanni Pierluigi da Palestrina.
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ko:1525년
1582Catégorie:1582
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Années 1560 | Années 1570 | Années 1580 | Années 1590 | Années 1600
1577 | 1578 | 1579 | 1580 | 1581 | 1582 | 1583 | 1584 | 1585 | 1586 | 1587
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Cette page concerne l'année 1582 des calendriers julien et grégorien.
Événements
- 10 août : Trève de la guerre de Livonie : Ivan IV cède l'Estonie à la Suède;
- 22 août : Le roi Jacques VI d'Ecosse est enlevé pendant une partie de chasse par des partisans de la couronne d'Angleterre. Il est retenu captif jusqu'en juin 1583.
- 4 octobre : Mort de Thérèse d'Avila.
- 4 octobre : (du calendrier julien) : mise en place du calendrier grégorien en Italie, en Espagne, au Portugal, et en Pologne. (Passage du jeudi 4 au vendredi 15)
- 9 décembre : (du calendrier julien) : adoption du calendrier grégorien par la France. (Passage du dimanche 9 au lundi 20)
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Au Japon, avènement au pouvoir de Hideyoshi Toyotomi.
- Des Jésuites arrivent en Chine.
- Famine dans le nord-ouest de l'Inde.
- L'Academia della Crusca, première académie de langue italienne est fondée à Florence.
- Le calendrier grégorien est introduit dans les pays catholiques par le pape Grégoire XIII.
- Le géographe anglais Richard Hakluyt écrit un compte rendu de la découverte de l'Amérique.
- Les ligueurs français sont subventionnés par le roi d'Espagne.
- Pour la première fois, des condamnés russes sont exilés en Sibérie.
- Une flotte française tente de s'emparer des Açores pour y établir Antoine, prétendant au trône portugais, mais est vaincue par une flotte espagnole.
- Le grand moghol Akbar tente une synthèse des grandes religions
- Shâh Jahân, empereur moghol des Indes.
- 21 juin : Oda Nobunaga, daimyō japonais (né en 1534)
ko:1582년
simple:1582
Anvers
Anvers (en néerlandais : Antwerpen) est une ville de Belgique (contrairement à la prononciation courante en France, il faut faire entendre le S final).
Ses 450 000 habitants (Anversois), son agglomération en comptant 800 000, font d'elle la deuxième ville du pays après Bruxelles et la première de Flandre. Anvers est aussi le chef-lieu d'une province qui porte le même nom.
Anvers est connue pour être l'un des principaux ports d'Europe, sur l'Escaut (elle a longtemps été le premier du monde) et pour ses diamantaires. Une importante communauté juive y réside.
On prétend que son nom néerlandais Antwerpen viendrait de « hand werpen », ce qui signifie « jeter la main ». Il vient d'une légende bien connue dans le ville selon laquelle Brabo aurait coupé la main d'un géant qui terrorisait les bateliers en leur faisant payer une taxe de passage. Si les bateliers refusaient, le géant leur coupait la main et la jetait dans l'Escaut. En fait, il s'agirait plutôt d'« aan het werpen », qui signifie « à la jetée ». Le nom français est un simple dérivé du nom original.
Anvers a été une des villes d'Europe les plus florissantes jusqu'au : ceci explique que c'est une ville d'art importante, où ont vécu le peintre Pierre-Paul Rubens et l'imprimeur Plantin, un des plus fameux de la Renaissance. C'est également à Anvers qu'était établie la famille des Ruckers, la plus célèbre dynastie de facteurs de clavecins. Elle possède de très beaux monuments parmi lesquels se remarquent particulièrement son hôtel de ville et sa cathédrale gothique, la plus vaste de toute la Belgique.
Au niveau politique, Anvers est connue pour le score important qu'y fait le Vlaams Blok, un parti d'extrême droite nationaliste flamand (plus de 30 % aux élections communales de 2000).
Nouvelle-Anvers était le nom porté par Makanza, l'un des premiers postes fondés sur le Congo par l'État indépendant du Congo, à mi-chemin entre Léopoldville et Stanleyville.
Stanleyville
Armoiries
Blasonnement : parti au 1 de gueules, au château d'argent, accompagné de 2 mains coupées de même, une à dextre et l'autre à senestre ; au chef d'or, à l'aigle à deux têtes de sable ; au 2 d'or, à trois pals de gueules. Sur le tout d'or, à l'aigle à deux têtes de sable. En pointe, d'argent, au pal d'azur. Les premiers sceaux de la ville (1239) représentaient un château orné de drapeaux où des mains étaient dessinées. La plus ancienne représentation (1459) des armes de la ville a la même physionomie que les armes actuelles. À l'époque napoléonienne, un aigle fut rajouté au dessus du château. Les armes furent officiellement accordée en 1837.
Le port et le diamant
Anvers est le deuxième port d'Europe (après Rotterdam) et le quatrième du monde. Chaque année y transitent plus de 150 millions de tonnes de marchandises (dont plus de 40 % en conteneurs). Les spécialités du port sont le fer, l'acier, les fruits, les produits du bois, les voitures de tourisme et le sucre. Des sociétés industrielles se sont également implantées au port d'Anvers, notamment Opel Belgium et de nombreuses industries chimiques et pétrochimiques (ce qui fait d'Anvers le plus grand centre d'industrie chimique et pétrochimique d'Europe). Les activités du port génèrent environ 125 000 emplois.
Anvers est connu aussi comme le centre mondial du diamant. Il y environ 1500 compagnies du diamant; 70% de la production mondiale de diamant se négocie à Anvers.
Jumelages
- Mulhouse (France), en 1956
Population
- 1575 : environ 100 000 habitants
- 1590 : moins de 40 000
- 1800 : 45 500
- 1830 : 73 500
- 1856 : 111 700
- 1880 : 179 000
- 1900 : 275 100
- 1925 : 308 000
- 2004 : 468 717
Personnages célèbres
Anvers est le lieu de naissance de:
- Paul de Roubaix (1914-), réalisateur
- Sidi Larbi Cherkaoui (1976-), chorégraphe et danseur
Voir aussi
Liens internes
- Jeux Olympiques d'été de 1920
Liens externes
- Site officiel (en néerlandais) : http://www.antwerpen.be
- [http://www.plus-hotel.com/plan-ville Carte des quartiers de Anvers]
Catégorie:Ancienne préfecture
Catégorie:Beffroi de Belgique et de France
Catégorie:Brabant
Catégorie:Béguinage flamand
Catégorie:Capitale européenne de la culture
Catégorie:Port maritime
Catégorie:Province d'Anvers
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Catégorie:Ville olympique
ja:アントワープ
Louis XIII
Louis XIII (27 septembre 1601, Fontainebleau-14 mai 1643, Saint-Germain-en-Laye), roi de France et de Navarre (1610-1643). Il est le fils de Henri IV et de Marie de Médicis.
Enfance
L'enfance de Louis XIII nous est assez bien connue grâce au journal qu'a laissé son médecin, Héroard. Tous les détails de sa santé et de sa vie intime y sont notés. On sait ainsi que le jeune roi reçoit une éducation assez superficielle de la part de son précepteur, Gilles de Souvré. Peu intéressé par le latin et les lettres, le jeune roi est plutôt passionné de chasse et de musique (il composera plusieurs ballets). Louis XIII se révèle aussi excellent dessinateur.
Louis XIII grandit avec ses frères et sœurs au château de Saint-Germain-en-Laye. Il est élevé à côté des bâtards de son père, dans une atmosphère semble t-il, assez dissolue. En 1608, un diplomate italien écrira n'avoir jamais vu un plus grand bordel que la cour de France. Le petit roi en concevra très vite une grande aversion pour le désordre et la dépravation. En 1609, le dauphin Louis quitte enfin Saint-Germain, pour vivre au Louvre au côté de son père et y apprendre son futur métier de roi.
A la mort d'Henri IV en 1610, Louis XIII monte sur le trône. Il n'a que 9 ans. Le pouvoir est alors assuré par sa mère Marie de Médicis, qui gouverne le royaume comme régente. La majorité du roi est proclamé en 1614, mais Marie déclare que Louis est « trop faible de corps et d'esprit » pour assumer les devoirs de sa charge, l'écarte du Conseil, et laisse gouverner ses favoris Concino Concini et Léonora Galigaï qui s'accaparent les plus hautes charges de l'Etat.
Traumatisé par la mort brutale d'un père qu'il chérissait, le petit roi n'aura pas une enfance très joyeuse. Tout d'abord, il n'a trouvé aucun substitut à l'amour paternel auprès de sa mère Marie de Médicis qui le considère comme quantité négligeable. Louis se renferme assez vite sur lui même. La régente n'accepte pas trop qu'il se fasse des amis personnels. Par ailleurs, le mépris des favoris italiens à son égard accroit son mal-être. En grandissant, Louis XIII devient un être taciturne et ombrageux.
La régence de Marie de Médicis se révèle catastrophique. La très mauvaise gestion des affaires de la reine entraîne de graves troubles dans le royaume et crée chez le petit roi un très lourd sentiment d'amertume. En 1615, Marie de Médicis marie le roi à Anne d'Autriche, infante d'Espagne. Pour Louis, c'est une humiliation de plus, car conformément au souvenir de son père, il ne voit en Anne qu'une espagnole et par conséquent une ennemie. Le roi, qui n'a que quatorze ans, ne consommera pas son mariage. Il faudra attendre quatre ans pour que le roi, poussé par le duc de Luynes, partage le lit de la reine.
Conflits du règne
duc de Luynes
C'est par un coup de force, le 24 avril 1617, que Louis XIII accède au pouvoir en ordonnant l'assassinat du favori de sa mère, Concino Concini. Il exile Marie de Médicis à Blois et prend enfin sa place de roi. Dans la réalité Louis XIII a remplacé Concini par son propre favori, Charles d'Albert, duc de Luynes. Il est vrai que très rapidement Luynes accumule les titres et les fortunes. Son avancement crée des mécontentements, d'autant que le favori du roi est un très mauvais homme d'état.
En 1619 la reine-mère s'échappe du château de Blois et lève une armée contre son fils qui choisit de se réconcilier avec elle et lui cède les villes d'Angers et de Chinon. En 1620, Marie de Médicis déclenche une guerre civile qui se conclura par sa défaite totale à la bataille des Ponts-de-Cé en Août 1620 où le roi commande personnellement. Par crainte de voir sa mère poursuivre des complots, le roi accepte son retour à la cour de France.
A peine la paix faite, le roi se rend à Pau en Navarre dont il est le souverain, pour y rétablir le culte catholique interdit par les protestants depuis un demi-siècle. Dès lors, Louis XIII entend mettre fin aux privilèges politiques dont bénéficient les protestants depuis les guerres de religions. De 1620 à 1628 (siège de la Rochelle), Louis XIII mène une politique de rétablissement de l'autorité militaire de l'état.
Il mène une première campagne contre les protestants en 1621 et permet la prise de Saint-Jean-d'Angély mais il échoue devant Montauban en grande partie du fait de l'incompétence de Luynes. Celui-ci meurt de la scarlatine durant le siège de Montheurt alors qu'il était déjà tombé en disgrâce.
Louis XIII, décidé à participer davantage aux affaires de l’État et de se lier à un seul ministre, gouverne avec Brûlart de Sillery et son fils, le marquis de Puisieux, ainsi qu’avec La Vieuville qui seront vite disgrâciés pour incompétence.
En 1624, Marie de Médicis parvient à faire entrer le cardinal de Richelieu au conseil du roi, prélat qui a été le représentant du clergé aux États Généraux et ministre du gouvernement Concini. La plupart des historiens mettent en évidence l'étroitesse des relations entre Louis XIII et Richelieu qui écrira "Je soumets cette pensée comme toutes les autres à votre majesté" pour signifier au roi qu'il ne tentera jamais de gouverner à sa place.
Les deux hommes partagent une même conception de la grandeur de la France et des priorités qui s’imposent dans le domaine politique.
Le programme politique de Richelieu se décline de plusieurs manières: par l'abaissement des grands féodaux, la rationalisation du système administratif et la lutte contre la maison de Habsbourg à l'extérieur.
Habsbourg
On a souvent dit que Richelieu avait combattu les Protestants à l'intérieur de façon planifiée. C'est encore une erreur : toutes les guerres contre les huguenots ont été déclenchées par le soulèvement d'un de leurs chefs (duc de Rohan, prince de Soubise). Même le siège de la Rochelle n'était sans doute pas souhaité jusqu'à ce que Rohan déclenche les hostilités.
La reddition de cette dernière ville, après un très long siège qui s'achève en 1628, est suivie de la promulgation de l’édit de grâce d’Alès (28 juin 1629), interdisant les assemblées politiques et supprimant les places de sûreté protestantes mais maintenant la liberté de culte dans tout le royaume sauf à Paris.
Louis XIII doit faire face ensuite à l’hostilité d’une partie de la famille royale à l'égard de Richelieu. La journée des Dupes (10 novembre 1630), pendant laquelle la cour croit le cardinal congédié, à la suite d’une violente altercation entre le roi et la reine mère, se termine par l'exil de la reine-mère à Moulins (le roi ne la reverra plus jamais), l'emprisonnement du chancelier Michel de Marillac et l'exécution du frère de celui-ci, le maréchal de Marillac, pour des motifs fallacieux.
Voulant rabaisser l'orgueil des Grands du royaume, le roi se montre inflexible à plusieurs reprises lors de l'exécution du comte de Montmorency-Bouteville pour avoir violé l'interdiction des duels et lors de l'exécution du duc de Montmorency pour révolte. La légende qui fait de Louis XIII un fantoche soumis à Richelieu a pour origine le refus de nombre de contemporains de donner au roi le crédit des nombreuses exécutions qui eurent lieu sous son règne.
Richelieu
Il doit faire face toute sa vie à l'hostilité de sa famille à l'égard de Richelieu. Il doit mater plusieurs révoltes organisées par Gaston d'Orléans et faire enfermer nombre de ses demi-frères comme le duc de Vendôme. Conscient des dilemmes qui agitent le roi, Pierre Corneille, lui dédie plusieurs répliques du Cid.
L'attention du roi est, à partir de 1631, obnubilée par la guerre de Trente ans. Depuis la mort de son père, la guerre contre l'Espagne a été à chaque fois reportée. Le redressement de la France par Richelieu amène l'accroissement des tensions franco-espagnoles. Pendant plusieurs années, les deux pays se contentent d'une guerre froide (passage du pas de Suse et délivrance de Mantoue). L'année 1634 marque un véritable tournant : la France déclare la guerre ouverte à l'Espagne. Désormais, jusqu'à la fin du règne, le roi est engagé dans une terrible guerre durant laquelle il commande plusieurs fois personnellement (siège de Corbie). Après quelques années difficiles, l'armée française vient peu à peu à bout de l'armée espagnole.
Œuvre politique
Roi réellement soucieux du bien-être de son peuple, Louis XIII est à l'origine de l'édit qui fait obligation aux évêques d'octroyer une rémunération aux officiers du culte. Il aide également Saint Vincent de Paul à fonder une congrégation religieuse dont le but est de venir en aide aux plus pauvres, il achève la construction du Pont Neuf, fait creuser le canal de Briare et crée le premier office de recensement des chômeurs et invalides.
Il permet également le retour de l'école des Jésuites de Clermont à Paris et ouvre celles-ci aux fils de la bourgeoisie.
Il est à l'origine de la création du corps des Intendants qui remplacent les baillis et sénéchaux dans l'administration du territoire et c'est également sous son règne qu'est frappé le premier Louis d'or.
Les difficultés qu'il rencontre en1638, l'amènent à placer la France sous la protection de la Vierge Marie. Il rédige aussi, avec son confesseur, le père Caussin, un livre de prières.
Sur le plan territorial, la France s'agrandit considérablement sous son règne. Le Béarn et la Navarre sont rattachés à la couronne tandis que les Protestants cessent de former un "État dans l'État". La Catalogne en révolte contre l'Espagne est annexée à la France de même que l'ensemble de la Savoie et du Piémont ainsi que la ville de Casale Monferrat en Lombardie. Perpignan et le Roussillon sont également annexés à la France. Au nord, une grande partie du Hainaut est conquise avec la prise d'Arras. A l'est, la Lorraine est intégralement occupée par les troupes françaises. Enfin le roi subventionne les expéditions de Champlain au Canada et favorise le développement du Québec. Il écrit par la suite des articles militaires pour la Gazette de Théophraste Renaudot.
Louis XIII n'est pas un roi mécène, il subventionne surtout des œuvres de charité et des édifices religieux. La seule statue à son effigie sera fondue à la Révolution. Il a cependant protégé le peintre Georges de La Tour et promulgué plusieurs édits en faveur des troupes de théâtre.
Sa relation avec Richelieu est assez complexe et a sans doute évolué avec le temps vers une affection réelle. Il est l'auteur de cette éloge sur le cardinal : « Le cardinal de Richelieu est le plus grand serviteur que la France ait eu ».
Personnalité ambigüe
Louis XIII est un roi-soldat comme son père. Depuis toujours il est passionné par les chevaux et par les armes. Excellent cavalier, il se trouve fréquemment sur les champs de bataille où il montre un grand courage. En tant de paix, la chasse est son passe temps favori. Il ne craint pas de dormir sur de la paille, quand ses chevauchées l'emmènent loin de la ville.
Louis XIII est aussi un homme très pieux. Il est profondément catholique. Si il est tolérant envers les protestants, c'est par respect du travail de réconciliation accompli par son père. Sinon Marie de Médicis a veillé à ce que son fils ait reçu une éducation catholique sévère. Louis XIII a horreur du péché. C'est pour lui une obsession. Le roi répugne aux superfluités de la vie. Son rejet des vanités a entrainé chez lui une grande méfiance des courtisans et surtout des femmes qu'il considère comme frivoles et vicieuses.
La misogynie du roi a fait courir un certain nombre de rumeurs sur une possible homosexualité. Louis XIII eut un certain nombre de favoris (dans l'ordre : duc de Luynes, le marquis de Toiras, Barradat, le duc de Saint-Simon et marquis de Cinq-Mars). Ses contemporains ne semblent pas avoir vu dans ses amitiés masculines une preuve d'homosexualité. La source unique à cet égard est Gédéon Tallemant des Réaux, chroniqueur très hostile à Richelieu. Il est à noter que si quelques historiens ont examiné la thèse de la possible homosexualité de Louis XIII, aucun n'a apporté de preuves tangibles permettant de corroborer cette thèse, les récits de Tallemant des Réaux étant pour l'essentiel constitués de témoignages de seconde, voire de troisième main, ce dont l'auteur ne se cache pas.
Par ailleurs connaît du roi deux liaisons féminines, toutes deux platoniques bien évidemment : l'une avec Marie de Hautefort future duchesse d'Halluin, l'autre avec Louise de La Fayette avec laquelle il voulut se retirer à Versailles.
La succession du roi
Versailles
Le souci majeur de Louis XIII a été durant son règne la très longue absence d'un héritier mâle. D'une santé médiocre et secoué par de violentes maladies, le roi a manqué à maintes reprise de mourir. Le fait que le roi puisse subitement mourir sans héritier a entretenu chez les prétendants au trône de grandes espérances (Gaston d'Orléans, le comte de Soissons, le comte de Moret...). La très difficile relation qu'entretenait le roi avec la reine agrandissait les espoirs de ces princes, qui toujours mélés à des complots, espéraient bien que le roi n'ait jamais d'héritiers.
La plupart des historiens et romanciers qui soutiennent la thèse d'une non consommation du mariage de Louis XIII et Anne d'Autriche avant la naissance de Louis XIV oublient que la reine fit trois fausses couches dont l'une fut accidentelle.
En 1626, la reine, poussée par la duchesse de Chevreuse, participe au complot du comte de Chalais, ayant pour but d'assassinner le roi. À partir de cette date, le couple vit séparé. À partir du début de l'implication de la France dans la guerre de Trente Ans, Anne d'Autriche renseigne secrètement l'Espagne sur les dispositions militaires et politiques françaises. La trahison est découverte et on parle un moment de divorce mais l'affaire est finalement étouffée par le roi lui-même qui est trop pieux pour y penser sérieusement.
Dans ce contexte, le dauphin, futur Louis XIV, né en 1638 après 23 ans de mariage, alors que le roi a 38 ans et la reine 37, est-il surnommé « l'enfant du miracle ». Les mémorialistes diffèrent sur l'attitude du roi à l'égard de son héritier: Tallemant des Réaux nous dit que le roi considéra son fils d'un œil froid puis se retira. Tous les autres mémorialistes dont l'ambassadeur de Venise, Contarini, qui était présent, nous disent que le roi tomba à genoux devant son fils et l'embrassa.
Louis XIII et Anne d'Autriche auront même en 1640 un second fils, Philippe, futur duc d'Orléans.
Louis XIII meurt le 14 mai 1643, à 42 ans, d'un mal aujourd'hui identifié comme la maladie de Crohn. Il est toutefois probable que cette maladie chronique ne fit que l'affaiblir et que le coup de grâce lui est donné par son médecin, Bouvard, qui laisse le bilan de trente-quatre saignées, mille deux cents lavements et deux cent cinquante purges pratiquées sur le roi dans les deux dernières années de sa vie.
Son corps est porté à la basilique Saint Denis sans aucune cérémonie selon le désir du roi ne voulant pas accabler son peuple par une dépense excessive et inutile.
Bibliographie
- Richelieu, Armand Jean Du Plessis -- 1585-1642 -- cardinal duc de., Mémoires du cardinal de Richelieu sur le règne de louis XIII.
- Topin , Marius, Louis XIII et Richelieu : Etude historique, 1876
- P.Chevallier, Louis XIII, roi cornélien, Paris, 1979
- M.Foisil, L'enfant Louis XIII: l'éducation d'un roi (1601-1617), Paris, 1996
- C.Bouyer, Le sceptre et la pourpre, 2001
Louis France 13
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Monarques de FranceAu temps des Mérovingiens et des Carolingiens, à la mort d'un roi, le royaume était partagé entre chacun de ses fils. Le trésor public et les biens privés du souverain, en effet, se confondaient : cela s'expliquait principalement par le fait que la notion d'État - qui n'existait pas chez les Germains - s'était perdue depuis la chute de l'Empire romain. Ce n'est que plus tard que la règle changea et qu'un seul héritier fut désigné, alors que le droit écrit faisait un retour et que l'État renaissait.
D'autre part, la notion de France n'est apparue que progressivement au cours des siècles. Certains considèrent qu'on ne peut parler de la France qu'à partir du traité de Verdun qui serait aussi à l'origine de l'Allemagne (843), voire à partir de l'accession d'Hugues Capet au pouvoir (987). On suivra ici la tradition la plus commune en France, qui fait remonter l'origine du pays à l'unification des Francs par Clovis Ier.
La présente liste comporte des rois qui n'ont régné que sur une partie de la France d'alors et des rois qui ont régné sur la totalité. Les premiers sont écrits en italique.
Voir aussi
- Liste des présidents de la République française
Monarques de France, Liste des
Monarques de France, Liste des
France
France
-
-
ja:フランス君主一覧
Guerre de Sept Ans
La guerre de Sept Ans (1756-1763).
Dès 1754, des hostilités coloniales interviennent entre armées francaise et anglaise des Amériques, avec la guerre de Sept Ans (Amérique du Nord) (1754-1763).
Tandis que l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche cherche à reprendre la Silésie - perdue en 1742 - à Frédéric II de Prusse, Louis XV répond aux provocations de la Grande-Bretagne sur mer (capture de navires de commerce français) et sollicite l'alliance autrichienne (consacrée par le mariage du futur Louis XVI avec Marie Antoinette). Ils se trouvent des alliés avec l'Espagne, la Suède et la Russie.
En 1757, les Prussiens défont les Français à Rossbach et les Autrichiens à Leuthen. Une offensive russe sur Berlin est interrompue par le décès de la tsarine Élisabeth.
La Russie change alors d'alliance en s'alliant à la Prusse (le tsar Pierre III était un admirateur de Frédéric II de Prusse). Mais ce tsar est bientôt détrôné par sa femme Catherine II (1762), et la Russie quittera définitivement le conflit.
Montcalm, commandant les troupes françaises au Canada est tué au combat en 1759. Les Français sont alliés à la majorité des tribus indiennes. Québec et Montréal tombent. En Inde, Pondichéry passe également aux mains des Britanniques.
Le traité de Paris du 10 février 1763 met fin à ce conflit à la suite duquel la France perd la quasi-totalité de ses colonies en Amérique du Nord (Canada, une partie de la Louisiane, un grand nombre d'îles, ainsi que de la plupart de ses territoires de l'Inde, à l'exception de cinq comptoirs). Le traité de Hubertsburg du 15 février confirme la possession de la Silésie par la Prusse.
Cette guerre qui fit plus de 100 000 morts, est considérée par certains comme étant la véritable Première Guerre mondiale.
En effet, les deux puissances principales de l'époque (France et Grande-Bretagne) se sont livré bataille sur les mers du globe, en Europe et aux Amériques. Le résultat du conflit a consacré la puissance de la Prusse aux dépens de l'Autriche. La suprématie maritime de la Grande-Bretagne est devenue incontestable (d'ailleurs Napoléon Bonaparte ne pourra pas la lui reprendre au siècle suivant). L'essor colonial français est stoppé et ne pourra pas être relancé avant le Second Empire et la troisième république.
Mais surtout cette guerre ruine les économies anglaises et françaises ; les tentatives de ces pays pour réformer leurs finances précipiteront les deux événements majeurs de la fin du : la constitution des États-Unis d'Amérique (à la suite du refus de nouvelles taxations par les délégués américains en 1777) et la révolution française (convocation des États généraux de 1789).
Tournants
1754 :« [http://en.wikipedia.org/wiki/French_and_Indian_War The French and Indian War] », Amérique du Nord, France/Angleterre.
1756 : La guerre devient européenne, dite guerre de Sept Ans.
1759 : L'année miraculeuse (pour les Anglais et les Prussiens), une série de défaites de la part des Français et de leurs alliés.
1763 : Traité de Paris du 10 février 1763, la France grande perdante.
Voir aussi
- Henri Bouquet
Bibliographie
Ce conflit sert de cadre au roman Le dernier des Mohicans de James Fenimore Cooper et à la bande dessinée Oumpah-Pah de René Goscinny.
catégorie:Histoire du Canada
Catégorie:Histoire militaire des États-Unis
ja:七年戦争
1768Catégorie:1768
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Cette page concerne l'année 1768 du calendrier grégorien.
Événements
Asie & monde indien
- Les Gurkha prennent Katmandou au Népal.
Europe
- 15 mai : Traité de Versailles, Gênes cède la Corse à la France, la colonisation commence.
- Début de la guerre russo-turque (fin en 1774).
- Début du ministère whig du duc de Grafton, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1770).
- Le Commissariat aux colonies anglais devient un véritable secrétariat d'État.
- Confédération de Bar de la noblesse polonaise contre l'ingérence russe, massacre de Polonais par des Ukrainiens à Human. Le soulèvement échoue.
Océanie & Pacifique
- Début du premier voyage de James Cook (fin en 1771).
- Début du voyage de Bougainville dans le Pacifique, escale à Tahiti (fin en 1769).
Arts & cultures
- Début de la parution hebdomadaire de lEncyclopædia Britannica (fin en 1771).
- Le peintre anglais Joshua Reynolds devient le premier président de la Royal Academy de Londres.
- Horace Walpole tient son Journal.
Sciences & techniques
- En France : découverte des gisements de kaolin de Saint-Yrieix qui permettront l'essor de la porcelaine de Limoges.
- 7 janvier : Joseph Bonaparte, roi de Naples et d'Espagne († 1844)
- 28 janvier : roi Frédérick VI du Danemark
- 4 mars : August Friedrich Wilhelm Holtzhausen, ingénieur († 1827)
- 21 mars : Jean Baptiste Joseph Fourier, mathématicien et physicien français
- 6 juin : Jean-Baptiste Bessières, maréchal d'empire
- 9 juin : Samuel Slater, homme d'industrie américain
- 27 juillet : Charlotte Corday, personnalité de la Révolution française, meurtrière de Jean-Paul Marat
- 17 août : Louis Charles Antoine Desaix de Veygoux, général français
- 4 septembre : François-René de Chateaubriand, écrivain français
- 18 novembre : Zacharias Werner, poète allemand
- 21 novembre : Friedrich Schleiermacher, théologien allemand
- Marie-Guillemine Benoist (†1826), peintre française
- 1 mars : Hermann Samuel Reimarus, philosophe et écrivain allemand (né en 1694)
- 10 avril : Canaletto (Giovanni Antonio Canal), peintre et graveur italien
- 8 juin : Johann Joachim Winckelmann, archéologue et historien de l'art allemand
- 24 juin : Marie Leszczyńska, reine de France.
- 31 octobre : Francesco Maria Veracini, compositeur
ko:1768년
ms:1768
Louis XV
Louis XV dit le Bien-Aimé, roi de France ( 1715– 10 mai 1774).
Enfance
Fils de France
1774
Louis XV naquit le 15 février 1710 à Versailles. Fils de Louis, duc de Bourgogne et de Marie-Adélaïde de Savoie, petit-fils du Grand Dauphin, arrière-petit-fils de Louis XIV, il fut titré à sa naissance duc d'Anjou. Conformément à la coutume, il fut élevé jusqu'à ses 7 ans par une femme, la gouvernante des Enfants de France, depuis 1704 la duchesse de Ventadour.
Le 14 avril 1711, il perdit son grand-père, puis en février 1712, ses deux parents. En mars de la même année, les deux enfants du couple défunt contractèrent la même maladie, une forme de rougeole. Les médecins s'acharnèrent sur le frère aîné, anciennement duc de Bretagne, qui mourut le 8 mars. Le duc d'Anjou fut sauvé par sa gouvernante qui l'arracha aux médecins et refusa énergiquement qu'on le saignât. À 2 ans, le duc d'Anjou devint le nouveau dauphin.
En 1714, il reçut un instituteur, l'abbé Perot. Celui-ci lui apprit à lire et à écrire, ainsi que des rudiments d'histoire et de géographie et, bien sûr, un enseignement religieux empreint de sulpicisme. En 1715, le jeune prince reçut également un maître à danser, puis un maître à écrire. C'est M de Maintenon qui se trouvait derrière toutes ces nominations. Elle surveilla dans l'ombre l'éducation du prince. En février 1715, il participa à sa première cérémonie, la réception d'un ambassadeur de Perse à Versailles. À 5 ans, on le jugeait bel enfant, doué d'une intelligence vive et d'une bonne mémoire, gai et farceur. Il était particulièrement attiré par l'histoire et la géographie. Rescapé d'une famille décimée, il trouva en M de Ventadour sa seule source d'affection, l'appelant « Maman Ventadour », voire « maman » tout court.
Le 1 septembre 1715, Louis XIV mourut, non sans lui avoir donné ses derniers conseils, principalement contre la guerre, « la ruine des peuples ». Le duc d'Anjou se retrouva roi à cinq ans, sous le nom de Louis XV. Le lendemain, le duc d'Orléans, neveu du feu roi, fut nommé régent.
la Régence du Duc d'Orléans
le duc d'Orléans
Les 3 et 4 septembre 1715, Louis XV accomplit ses premiers actes de roi, d'abord en se rendant à la messe de requiem célébrée pour le feu roi, à la chapelle de Versailles, ensuite en recevant l'assemblée du clergé venue célébrer son avènement. Le 12, il enchaîna sur un lit de justice, l'une des cérémonies les plus solennelles de la monarchie, le 14, sur les harangues du Grand Conseil, de l'Université de Paris et de l'Académie française, les jours suivants, sur les réceptions d'ambassadeurs venus présenter leurs condoléances, etc. Malgré son jeune âge, il dut se plier à la mécanique du gouvernement et de la cour et jouer son rôle de représentation.
Il continua d'être élevé par M de Ventadour, qui lui donna comme compagnons de jeux le fils d'un savetier parisien, et un jeune Iroquois. En 1717, il atteint l'âge de raison, quitta ses lisères (sorte de laisse utilisée pour guider les enfants en bas âge) et les mains des femmes. Son éducation fut désormais confiée à un gouverneur, le duc de Villeroy, et un précepteur, André Hercule de Fleury, évêque de Fréjus. On lui apprit désormais le latin, les mathématiques, la cartographie, le dessin, des rudiments d'astronomie, mais aussi à chasser. L'éducation manuelle ne fut pas non plus négligée : en 1717, il apprit un peu de typographie, et en 1721, il s'initia à tourner le bois. Depuis 1719, il avait des maîtres de musique. Contrairement à Louis XIV, il n'avait que peu d'affinités pour la musique, et chantait faux.
Dès 1721, on songea à le marier. Philippe V, son oncle, roi d'Espagne, propose sa fille, l'infante Marie Anne Victoire, à peine âgée de 3 ans — Louis XV lui-même n'en ayant que 11 ! Néanmoins, le régent accepta, et le 9 janvier 1722, les deux fiancés se rencontrèrent sur la Bidassoa, comme l'avaient fait Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche en 1660. Celle qu'on appelait désormais l'« Infante-Reine » s'installa au château de Versailles. En août 1722, Louis XV reçut la confirmation. Villeroy, qui tentait de protéger le roi du Régent, fut congédié peu après et remplacé par le duc de Charost. Ce fut désormais à lui qu'il incomba de donner au roi des notions de finance et de stratégie militaire.
Le règne
Le ministère du Duc de Bourbon
Le 25 octobre 1722, le roi entrant dans sa treizième année, âge de la majorité (depuis une ordonnance de 1374 de Charles V), il fut couronné et sacré à Reims. C'est la fin de la Régence, mais le duc d'Orléans resta le plus important personnage du royaume après le roi. Le cardinal Dubois fut confirmé dans sa fonction de premier ministre, mais il mourut en août 1723. Le duc d'Orléans le suivit peu de temps après. C'est alors le duc de Bourbon qui le remplaça auprès du jeune roi. Pour se distraire, comme l'avaient fait presque tous les membres de sa famille, Louis XV se jeta à corps perdu dans la chasse. Le 3 novembre 1724, la chasse royale de la Saint-Hubert rassembla ainsi une centaine de sonneurs de trompe, plus de 900 chiens et un millier de chevaux.
Le roi devenant adulte, et apte à procréer, se posa la question de l'héritier du trône. L'Infante-reine n'avait alors que six ans. En 1725, on prit la décision de la renvoyer en Espagne, et de chercher une nouvelle fiancée. Ce fut, faute de mieux, et à la grande déception de la cour, Marie Leszczyńska, la fille du roi détrôné de Pologne Stanislas Leszczyński. Le mariage fut célébré le 5 septembre 1725 à Fontainebleau. Les deux jeunes mariés paraissaient alors très attachés l'un à l'autre, et le mariage fut consommé la nuit même.
Dès la rentrée de la cour à Versailles, Louis XV décida de se débarrasser du duc de Bourbon, qui était extrêmement impopulaire. M de Fleury partit alors de la cour, bien décidé à être rappelé. En effet, quelques jours plus tard, Louis XV le fit rappeler, et exila le duc de Bourbon sur ses terres, à Chantilly. Le 16 juin 1726, Louis XV déclara au Conseil d'En haut sa décision de gouverner seul.
Le ministère du Cardinal de Fleury
1726
De 1726 jusqu'à sa mort en 1743, le Cardinal dirigea la France avec l'accord du roi. C'est la période la plus pacifique et prospère du règne de Louis XV, malgré quelques troubles avec le Parlement de Paris et les Jansénistes. Après les pertes humaines et financières subies à la fin du règne de Louis XIV, le gouvernement de Fleury a souvent été qualifié de "réparateur". Il est difficile de déterminer avec exactitude le degré d'intervention du roi dans les décisions de Fleury, mais il est certain que Louis XV a soutenu son ancien précepteur contre les intrigues de la cour et les conspirations de ses ministres.
Avec l'aide des controleurs généraux des finances Michel Robert Le Peletier des Forts (1726-1730) et surtout Philibert Orry (1730-1745), Fleury parvint à stabiliser la monnaie française (1726) et finit par équilibrer le budget du royaume en 1738. L'expansion économique était au cœur des préoccupations du gouvernement. Les voies de communications furent améliorées, avec l'achèvement du canal de Saint-Quentin (reliant l'Oise à la Somme) en 1738, étendu ultérieurement vers l'Escaut et les Pays-Bas, et principalement la construction systématique d'un réseau routier sur l'ensemble du territoire national. Le corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées construisit un ensemble de routes modernes, partant de Paris selon le schéma en étoile qui forme encore l'ossature des routes nationales actuelles. Au milieu du XVIIe siècle, la France s'était dotée de l'infrastructure routière la plus moderne et la plus étendue du monde. Le commerce fut également stimulé par le Bureau et le Conseil du Commerce. Le commerce maritime extérieur de la France grimpa de 80 à 308 millions de livres entre 1716 et 1748. Cependant, les lois rigides édictées auparavant par Colbert ne permirent pas à l'industrie de profiter pleinement de ce progrès économique.
Le pouvoir de la monarchie absolue s'exerça lors de la répression des oppositions Jansénistes et Gallicanes. L'agitation causée par des illuminés du cimetière Saint-Médard à Paris (un groupe de Jansénistes qui prétendait que des miracles survenaient dans le cimetière), cessa en 1732. Sur un autre front, après l'exil de 139 parlementaires en province, le Parlement de Paris dut enregistrer la bulle papale Unigenitus et fut dorénavant interdit de s'occuper des affaires religieuses.
En ce qui concerne les affaires étrangères, Fleury a recherché la paix à tout prix, en pratiquant une politique d'alliance avec l'Angleterre tout en se réconciliant avec l'Espagne. En septembre 1729, après sa troisième grossesse, la reine donna finalement naissance à un garçon, Louis de France, qui devint aussitôt dauphin. Cette arrivée d'un héritier mâle, qui assurait la pérennité de la dynastie, fut accueillie avec une immense joie et célébrée dans toutes les sphères de la société française, et également dans la plupart des cours européennes. Le couple royal était à l'époque très uni, se manifestait un amour réciproque et le jeune roi était extrêmement populaire. La naissance d'un garçon écartait également le risque d'une crise de succession et le probable affrontement avec l'Espagne qui en aurait résulté.
En 1733, malgré la politique pacifiste de Fleury, le roi, convaincu par son secrétaire d'état aux affaires étrangères Germain Louis Chauvelin (1727-1737), intervint finalement dans la guerre de succession Polonaise, pour tenter de ramener son beau-père Stanislas Leszczynski sur le trône de Pologne. L'intervention sans conviction de la France ne permit pas de renverser le cours de la guerre, et Stanislas ne retrouva pas son trône.
Parallèlement, la France décidait de récupérer le duché de Lorraine, le duc François III étant pressenti pour épouser la fille du Saint-Empereur Germanique Charles VI, ce qui aurait amené la puissance autrichienne aux portes du royaume de France. Les troupes françaises occupèrent rapidement la Lorraine et la paix revint dès 1735. Par le Traité de Vienne (novembre 1738), Stanislas obtint le duché de Lorraine en compensation de la perte de son trône polonais (avec l'objectif que le duché soit intégré au royaume de France à sa mort par le biais de sa fille), tandis que l'ancien Duc Francois III devenait héritier du Grand Duché de Toscane. Cette guerre peu coûteuse, comparativement aux ponctions humaines et financières exorbitantes des campagnes de Louis XIV, fut un franc succès pour la diplomatie française. L'annexion de la Lorraine, effective en 1766 à la mort de Stanislas, constitue la dernière expansion territoriale du royaume de France sur le continent avant la Révolution.
Peu après ce résultat, la médiation française dans le conflit entre l'Empire Autrichien et l'Empire Ottoman aboutit au Traité de Belgrade (septembre 1739), qui mit fin à la guerre avec un avantage pour le Ottomans, allié traditionnel des Français contre les Habsbourgs depuis le début du . En conséquence, l'Empire Ottoman renouvela les capitulations françaises, qui affirmèrent la suprématie commerciale du royaume au Moyen orient. Après tous ces succès, le prestige de Louis XV, arbitre de l'Europe, atteignit son sommet.
En 1740, la mort de l'empereur Charles VI et l'avènement de sa fille Marie Thérèse déclencha la guerre de Succession d'Autriche. Le vieux Cardinal de Fleury n'avait plus la force de s'y opposer et le roi succomba à la pression du parti anti-autrichien de la Cour : il entra en guerre en 1741 en s'alliant à la Prusse. Ce conflit devait durer sept longues années. La France était de nouveau entrée dans un cycle guerrier typique du règne de Louis XIV. Fleury mourut avant la fin de la guerre, en janvier 1743. Le roi, suivant finalement l'exemple de son prédécesseur, décida alors de gouverner sans premier ministre.
Premiers signes d'impopularité
A la mort du Cardinal de Fleury en 1743, le roi avait 33 ans. Il avait connu des années heureuses avec sa reine polonaise, qui l'adulait et lui était entièrement dévouée. Un enfant était né presque chaque année. Cependant, la reine finit par se fatiguer de ces grossesses à répétition, autant que le roi se lassait de l'amour inconditionnel de son épouse. De plus, la plupart de leurs enfants étaient de sexe féminin, ce qui finit par indisposer le roi. Sur leurs dix enfants, il n'eurent que deux garçons, et un seul survécut, le dauphin. En 1734, pour la première fois, la reine se plaignit à son père des infidélités du roi. Le roi tomba amoureux de Madame de Mailly, puis de sa jeune sœur Madame de Vintimille, puis à sa mort d'une autre de leurs sœurs, Madame de Châteauroux. La reine se réfugia alors dans la religion et les œuvres de charité.
Un an après la mort de Fleury se produisit un événement qui allait marquer la personnalité du roi et la suite de la vie politique française. Louis XV était parti diriger ses armées engagées sur le front de l'est dans la guerre de succession autrichienne. En août 1744, à Metz, il tomba gravement malade et ses médecins pronostiquèrent une mort imminente. Le peuple, qui adorait son roi, lui donna le surnom de "Bien-Aimé", et les prières se multiplièrent à travers le pays pour son salut. Sa maîtresse, Madame de Châteauroux, qui l'avait accompagné, dut le quitter tandis que la reine arrivait en hâte.
Sous la pression du parti dévôt, Monseigneur de Fitz-James, premier aumônier du roi, refusa de lui donner l'absolution sans une confession publique de ses pêchés, dans laquelle le roi apparaissait comme une personne immorale, indigne de porter le titre de Roi Très Chrétien. Colporté dans tous le pays par le clergé, la confession royale ternit le prestige de la monarchie. Le roi échappa à la mort, mais sa culpabilité le poussa encore davantage vers l'adultère.
La Marquise de Pompadour
absolution
Madame de Pompadour, rencontrée en 1745 dans un bal masqué donné à l'occasion du mariage du dauphin, devint la maîtresse la plus célèbre de son règne, et la plus honorable. Fille d'un agent financier, elle était assez belle, cultivée, intelligente et sincèrement attachée au roi, mais présentait l'inconvénient d'être roturière, d'origine bourgeoise, ce que la cour et le peuple ne pardonna pas à Louis XV. Les maîtresses de Louis XIV, choisies dans les hautes sphères de l'aristocratie, avaient été généralement bien acceptées, d'autant qu'elles n'exerçaient aucune influence sur le gouvernement, à l'exception de Madame de Maintenon. Le fait que le roi se compromette avec une roturière fit scandale. On vit bientôt apparaître des chansons et des pamphlets injurieux appelés "poissonades" (le nom de famille de la Marquise de Pompadour étant Poisson), qui la brocardaient comme dans l'exemple suivant :
"Fille de sangsue et sangsue elle même
Poisson d'une arrogance extrême
Etale en ce château sans crainte et sans effroi
La substance du peuple et la honte du Roi"
Malgré ces critiques, la Marquise de Pompadour eut une influence indéniable sur l'épanouissement artistique français durant le règne de Louis XV. Véritable mécène, la Marquise amassa une imposante collection de meubles et d'objets d'art dans ses diverses propriétés. Elle fut responsable du développement de la manufacture de porcelaine de Sèvres, et ses commandes assurèrent leur subsistance à de nombreux artistes et artisans. Elle joua également un rôle important en architecture, étant à l'origine de la construction de la place Louis XV (maintenant Place de la Concorde), et de l'École militaire de Paris, réalisés par Ange-Jacques Gabriel, un de ses protégés. La Marquise défendit également le projet de l'Encyclopédie contre les attaques de l'Eglise. A sa manière, elle fut représentative de l'évolution des mentalités lors de ce Siècle des Lumières, bien qu'elle ne parvienne pas complètement à conver | | |