Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
1578

1578

Catégorie:1578
| |
Années 1550 | Années 1560 | Années 1570 | Années 1580 | Années 1590
1573 | 1574 | 1575 | 1576 | 1577 | 1578 | 1579 | 1580 | 1581 | 1582 | 1583
---- Cette page concerne l'année 1578 du calendrier julien.

Événements


- 21 février : Louis II de Guise, Archevêque-Duc de Reims depuis 1574, est créé cardinal par le Pape Grégoire XIII.
- 16 mars : Lettres patentes du roi de France Henri III autorisant la construction du Pont Neuf sur la Seine à Paris.
- 27 avril : Duel des Mignons
- 31 mai : Le roi Henri III pose la première pierre du Pont Neuf à Paris, en présence de la reine-mère Catherine de Médicis.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Ahmed al Mansur de Fez établit la dynastie chérifienne au Maroc.
  - Guillaume d'Orange abandonne le trône des Pays-Bas.
  - Henri III crée l'ordre du Saint-Esprit, encore plus prestigieux que l'ordre de Saint-Michel.
  - L'explorateur anglais Francis Drake sillonne la côte occidentale de l'Amérique du Sud.
  - La Diète d'Empire refuse son aide aux Pays-Bas contre l'Espagne.
  - Le dramaturge anglais John Lyly écrit Euphues et l'Anatomie de l'esprit.
  - Le roi Sebastian du Portugal est tué par les musulmans à Al-Ksar al-Kabir au Maroc. Là commence sa légende: on prétend qu'il ne serait pas mort, et qu'il ressurgira un jour pour sauver le Portugal.
  - Les catacombes chrétiennes sont redécouvertes à Rome.
  - Le géographe flamand Gerardus Mercator publie la deuxième section de son Atlas

Naissances en 1578


-

Décès en 1578


- Gilles de Gouberville, noble campagnard normand célèbre par son Journal. ko:1578년

Catégorie:1578

Catégorie:Chronologie du XVIe siècle Article principal : 1578

Années 1560

ko:1560년대 Catégorie:Décennie
| |
Années 1510 | Années 1520 | Années 1530 | Années 1540 | Années 1550 | Années 1570 | Années 1580 | Années 1590
1560 | 1561 | 1562 | 1563 | 1564 | 1565 | 1566 | 1567 | 1568 | 1569
----

Évènements


- Début des guerres de religion en France.
- Edition du premier traité de géométrie en langue polonaise.

Personnages significatifs


-

Inventions, Découvertes, Introductions


-

Années 1570

ko:1570년대 Catégorie:Décennie
| |
Années 1550 | Années 1560 | Années 1570 | Années 1580 | Années 1590
1570 | 1571 | 1572 | 1573 | 1574 | 1575 | 1576 | 1577 | 1578 | 1579
----

Évènements


-

Personnages significatifs


-

Inventions, Découvertes, Introductions


-

Années 1580

ko:1580년대 Catégorie:Décennie
| |
Années 1560 | Années 1570 | Années 1580 | Années 1590 | Années 1600
1580 | 1581 | 1582 | 1583 | 1584 | 1585 | 1586 | 1587 | 1588 | 1589
----

Évènements


-

Personnages significatifs


-

Inventions, Découvertes, Introductions


-

Années 1590

ko:1590년대 Catégorie:Décennie
| |
Années 1570 | Années 1580 | Années 1590 | Années 1600 | Années 1610
1590 | 1591 | 1592 | 1593 | 1594 | 1595 | 1596 | 1597 | 1598 | 1599
----

Évènements


-

Personnages significatifs


-

Inventions, Découvertes, Introductions


-

1574

Catégorie:1574
| |
Années 1550 | Années 1560 | Années 1570 | Années 1580 | Années 1590
1569 | 1570 | 1571 | 1572 | 1573 | 1574 | 1575 | 1576 | 1577 | 1578 | 1579
---- Cette page concerne l'année 1574 du calendrier julien.

Événements


- 24 janvier-18 juin : le futur Henri III règne sur la Pologne sous le nom d'Henri I.
- 18 avril : Début du siège de Saint-Lô, où, après la Saint-Barthélemy, Montgommery et Colombières se sont enfermés, après leur débarquement avec l'appui des anglais à Linverville près de Coutances.
- 30 mai : Début du règne de Henri III, roi de France (fin en 1589).
- 10 juin : le maréchal Matignon enlève Saint-Lô, malgré une résistance énergique poursuivie pendant deux mois ; ce siège rend célèbre le courage d'une jeune fille, Julienne Couillard, mais coûte la vie à Colombières qui a refusé de rendre la ville, même pour sauver son beau-père, Montgomery, fait prisonnier à Domfront et exécuté à Paris.
- 26 décembre : Louis II de Guise, le futur cardinal, est nommé Archevêque-Duc de Reims, et le restera jusqu'à sa mort en 1588.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Début de la période de suzeraineté birmane sur le Laos (fin en 1591).
  - Début du sultanat ottoman de Murad III (fin en 1595).
  - Les Portugais colonisent l'Angola.
  - Les Turcs reprennent Tunis aux Espagnols.

Naissances en 1574


- 5 mars : William Oughtred mathématicien anglais

Décès en 1574


- 30 mai : Charles IX, roi de France
- 30 octobre : Marie de Clèves, princesse de Condé.
- 26 décembre : cardinal Charles de Lorraine ko:1574년 simple:1574

1576

Catégorie:1576
| | | |
Années 1550 | Années 1560 | Années 1570 | Années 1580 | Années 1590
../.. | 1571 | 1572 | 1573 | 1574 | 1575 | 1576 | 1577 | 1578 | 1579 | 1580 | 1581 | ../..
---- Cette page concerne l'année 1576 du calendrier julien.

Événements

Asie & monde indien


- Campagne d'Akbar pour l'annexion du Bengale en Inde.
- Construction du château d'Azuchi au Japon.

Europe


- Saint-Empire : début du règne de Rodolphe II, empereur romain germanique. Sa cour s'installe à Prague (fin en 1611).
- Pologne : début du règne du roi Étienne (Stefan) Batory.
- Les Provinces hollandaises s'unissent contre l'Espagne.
- Les Russes commencent à se répandre au-delà des monts de l'Oural.

France


- 6 mai : Traité d'Étigny également appelé Paix de Monsieur
- 7 mai : Édit de Beaulieu
- En décembre, réunion des États généraux, à Blois, qui inspireront l'Ordonnance de Blois de 1579 (déc. 1576-mars 1577), condamnent l'hérésie protestante.
- Formation de la « Sainte Ligue » à Paris.
- Henri III interdit le protestantisme en France.
- Le duc Henri de Guise organise la « Sainte Ligue » catholique.

Arts & cultures


- Le « Theater », première salle de théâtre publique est ouverte à Londres par l'acteur James Burbage.

Sciences & Techniques


- Début de l'expédition de Martin Frobisher à la recherche du passage du Nord-Ouest (fin en 1577).
- L'astronome danois Tycho Brahé construit l'observatoire Uranienbourg sur l'île de Hven.

Naissances en 1576


-

Décès en 1576


- Décès à Venise du peintre italien Tiziano Vecellio, dit Titien. ko:1576년

1579

Catégorie:1579
| |
Années 1550 | Années 1560 | Années 1570 | Années 1580 | Années 1590
1574 | 1575 | 1576 | 1577 | 1578 | 1579 | 1580 | 1581 | 1582 | 1583 | 1584
---- Cette page concerne l'année 1579 du calendrier julien.

Événements


- 28 février : Traité de Nérac
- 6 janvier : Séparation des Pays-Bas entre l'Union d'Arras au sud (6 janvier) et l'Union d'Utrecht au nord (23 janvier).
- Mai : Ordonnance de Blois.
- 17 août : Prise de Cambrai par Monsieur
- 29 novembre : Le prince de Condé prend La Fère-en-Tardenois.
- Début de la guerre des Amoureux
- Formation des Provinces-Unies, Union d'Utrecht.
- L'absolutisme est condamné par Mornay du Plessis, seigneur huguenot.
- L'explorateur anglais Francis Drake découvre la baie de San Francisco.
- Un comptoir de commerce hollandais est ouvert au Bengale, en Inde.
- François Viète développe le calcul des fractions décimales dans le Canon des mathématiques.

Naissances en 1579


- 2 mai : Tokugawa Hidetada, empereur du Japon

Décès en 1579


- ko:1579년

1580

Catégorie:1580
| |
Années 1560 | Années 1570 | Années 1580 | Années 1590 | Années 1600
../.. | 1575 | 1576 | 1577 | 1578 | 1579 | 1580 | 1581 | 1582 | 1583 | 1584 | 1585 | ../..
---- Cette page concerne l'année 1580 du calendrier julien.

Événements


- L'explorateur anglais Francis Drake achève sa circumnavigation.

Europe


- 26-31 mai :Siège et prise de Cahors par Henri de Navarre, futur Henri IV.
- Juillet-septembre : La Fère-en-Tardenois est reprise par les troupes royales (cf. 1579).
- 19 septembre : Traité de Plessis-les-Tours entre Monsieur et les Pays-Bas.
- 26 novembre : Paix de Fleix.
- Le roi Philippe II d'Espagne hérite de la couronne du Portugal, et envahit le Portugal pour le réunir à l'Espagne. Cet événement marque jusqu'en 1640, une période d'union des deux royaumes.

Afrique


- Début de la guerre entre Portugais et royaumes indigènes en Angola (fin en 1625).
- Début du règne d'Idris Alouma, le plus grand des rois de Kanem-Bornou, près du lac Tchad (fin en 1617).

Amérique


- Fondation de la Floride occidentale (Alabama actuel) et de la Floride orientale (Floride actuelle) par les Espagnols.

Arts & culture


- 22 juin : Michel de Montaigne part en voyage en Italie, en partie pour des raisons de santé : il doit se rendre dans des villes d'eau pour se soigner
- À Vicence, Palladio construit le Théâtre Olympique.
- Le mariage civil sans prêtre est autorisé en Hollande.
- Michel de Montaigne publie ses Essais.

Sciences & techniques


- Bernard Palissy écrit son Discours admirable sur les émaux.
- Campagne de persécution contre les sorcières dans toute l'Europe de l'Ouest.

Naissances en 1580


- Naissance à Anvers du peintre hollandais Frans Hals.
- Naissance du physicien et mathématicien néerlandais Willebrord Snell.

Décès en 1580


- Décès à Vicense de l'architecte italien Andrea di Pietro della Gondola, dit Palladio.
- Décès à Lisbonne du poète portugais Luis de Camões ko:1580년

1582

Catégorie:1582
| |
Années 1560 | Années 1570 | Années 1580 | Années 1590 | Années 1600
1577 | 1578 | 1579 | 1580 | 1581 | 1582 | 1583 | 1584 | 1585 | 1586 | 1587
---- Cette page concerne l'année 1582 des calendriers julien et grégorien.

Événements


- 10 août : Trève de la guerre de Livonie : Ivan IV cède l'Estonie à la Suède;
- 22 août : Le roi Jacques VI d'Ecosse est enlevé pendant une partie de chasse par des partisans de la couronne d'Angleterre. Il est retenu captif jusqu'en juin 1583.
- 4 octobre : Mort de Thérèse d'Avila.
- 4 octobre : (du calendrier julien) : mise en place du calendrier grégorien en Italie, en Espagne, au Portugal, et en Pologne. (Passage du jeudi 4 au vendredi 15)
- 9 décembre : (du calendrier julien) : adoption du calendrier grégorien par la France. (Passage du dimanche 9 au lundi 20)
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Au Japon, avènement au pouvoir de Hideyoshi Toyotomi.
  - Des Jésuites arrivent en Chine.
  - Famine dans le nord-ouest de l'Inde.
  - L'Academia della Crusca, première académie de langue italienne est fondée à Florence.
  - Le calendrier grégorien est introduit dans les pays catholiques par le pape Grégoire XIII.
  - Le géographe anglais Richard Hakluyt écrit un compte rendu de la découverte de l'Amérique.
  - Les ligueurs français sont subventionnés par le roi d'Espagne.
  - Pour la première fois, des condamnés russes sont exilés en Sibérie.
  - Une flotte française tente de s'emparer des Açores pour y établir Antoine, prétendant au trône portugais, mais est vaincue par une flotte espagnole.
  - Le grand moghol Akbar tente une synthèse des grandes religions

Naissances en 1582


- Shâh Jahân, empereur moghol des Indes.

Décès en 1582


- 21 juin : Oda Nobunaga, daimyō japonais (né en 1534) ko:1582년 simple:1582

Calendrier julien

Calendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes. Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel. Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.

Compte des années

Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.

- Dioclétien a institué lanno Diocletiani
, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.

- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).

Évolution historique

Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de
pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain. Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans. Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an. Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion
.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier. Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc. En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C.. L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février. Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis. De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:

Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (30 jours) # October (31 jours) # November (30 jours) # December (30 jours) La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour. Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).

Les douze mois du calendrier julien

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (31 jours) # October (30 jours) # November (31 jours) # December (30 jours) La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui. Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.

Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII

Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire. Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.

Coexistence des calendrier julien et grégorien

Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date. La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).

Voir aussi

Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février

Liens externes


- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel] Julien Catégorie:Rome antique als:Julianischer Kalender ko:율리우스력 ja:ユリウス暦 zh-cn:儒略历

Louis II de Guise

Louis II de Lorraine de Guise, dit le cardinal de Guise (né le 6 juillet 1555 à Dampierre - mort le 24 décembre 1588, au château de Blois), appartenait à la célèbre maison de Guise, branche cadette de la maison de Lorraine, qui joua un rôle de premier plan dans la vie politique française au . Il était le deuxième fils de François I de Lorraine, duc de Guise, et d’Anne d'Este-Ferrare, comtesse de Gisors (1531 - 1607). Il fut archevêque-duc de Reims de 1574 à 1588. Louis de Guise, alors âgé de seulement dix-neuf ans, a été nommé archevêque-duc de Reims le 26 décembre 1574. Il a été créé cardinal par le pape Grégoire XIII le 21 février 1578. Il prend le nom de "cardinal de Guise". Louis II de Guise a pris, aux côtés de son frère le duc de Guise une part active aux guerres menées par la Sainte-Ligue. Il est mort assassiné sur ordre du roi Henri III, au château de Blois, le 24 décembre 1588, au lendemain de l'assassinat dans ce même lieu de son frère, le duc de Guise Henri I, dit le Balafré. Henri III, tenta de justifier ces actes en prétextant des dangers que les Guise auraient représenté pour la couronne. Cependant le pape Sixte Quint, qui ne pouvait accepter et n'accepta jamais le crime de Louis de Guise, excommunia le roi de France le 5 mai 1589. Guise, Louis 02, Cardinal de Guise, Louis 02, Cardinal de Guise, Louis 02, Cardinal de Guise, Louis 02, Cardinal de Guise, Louis 02, Cardinal de Guise, Louis 02, Cardinal de Guise, Louis 02, Cardinal de Guise, Louis 02, Cardinal de Guise, Louis 02, Cardinal de Guise, Louis 02, Cardinal de

1574

Catégorie:1574
| |
Années 1550 | Années 1560 | Années 1570 | Années 1580 | Années 1590
1569 | 1570 | 1571 | 1572 | 1573 | 1574 | 1575 | 1576 | 1577 | 1578 | 1579
---- Cette page concerne l'année 1574 du calendrier julien.

Événements


- 24 janvier-18 juin : le futur Henri III règne sur la Pologne sous le nom d'Henri I.
- 18 avril : Début du siège de Saint-Lô, où, après la Saint-Barthélemy, Montgommery et Colombières se sont enfermés, après leur débarquement avec l'appui des anglais à Linverville près de Coutances.
- 30 mai : Début du règne de Henri III, roi de France (fin en 1589).
- 10 juin : le maréchal Matignon enlève Saint-Lô, malgré une résistance énergique poursuivie pendant deux mois ; ce siège rend célèbre le courage d'une jeune fille, Julienne Couillard, mais coûte la vie à Colombières qui a refusé de rendre la ville, même pour sauver son beau-père, Montgomery, fait prisonnier à Domfront et exécuté à Paris.
- 26 décembre : Louis II de Guise, le futur cardinal, est nommé Archevêque-Duc de Reims, et le restera jusqu'à sa mort en 1588.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Début de la période de suzeraineté birmane sur le Laos (fin en 1591).
  - Début du sultanat ottoman de Murad III (fin en 1595).
  - Les Portugais colonisent l'Angola.
  - Les Turcs reprennent Tunis aux Espagnols.

Naissances en 1574


- 5 mars : William Oughtred mathématicien anglais

Décès en 1574


- 30 mai : Charles IX, roi de France
- 30 octobre : Marie de Clèves, princesse de Condé.
- 26 décembre : cardinal Charles de Lorraine ko:1574년 simple:1574

Cardinal (religion)

Les cardinaux sont de hauts dignitaires de l'Église catholique chargés d'assister le pape. Ils forment le Collège des cardinaux.

Nomination

Ils sont choisis par décret du pape publié devant le Collège des cardinaux, en tant qu'« hommes remarquables par leur doctrine, leurs mœurs, leur piété et leur prudence dans la conduite des affaires » (Code de droit canonique, 1987, can.351). En fait, la nomination de cardinaux est une indication politique sur le pontificat en cours et la future élection, les cardinaux étant chargés d'élire le pape. Dans l'histoire, elle a aussi été une manière d'honorer les cadets de grandes familles royales ou nobles et de récompenser des proches. Le pape peut également choisir de ne pas divulguer le nom du nouveau cardinal, c'est ce qu'on appelle un cardinal in pectore (« gardé secret », littéralement « dans le secret de son cœur »). Cette formule est généralement adoptée pour honorer des prélats dont la nomination présente des risques, par exemple en raison de la situation politique du pays dont il est ressortissant ou résident.

Histoire

pape A l'origine, le terme de « cardinal » a désigné, à Rome, n'importe quel prêtre attaché à une paroisse de manière permanente. Puis il a été utilisé pour parler des curés des églises importantes et des cathédrales, qui formaient le cardo ecclésiastique. Au , Sixte Quint dans sa bulle Immensa æternis Dei a restreint la nomination des cardinaux à ceux qui ont les ordres mineurs depuis au moins un an. En 1917, le nouveau Code de droit canonique a réservé la dignité aux prêtres. Depuis 1962 (bulle Cum Gravissima de Jean XXIII), les simples prêtres nommés cardinaux doivent être ordonnés évêques. Cette mesure a été confirmée par l'actuel Code de droit canonique en date de 1983 (can. 351-1). Il faut pourtant remarquer que Jean-Paul II a promus cardinaux des prêtres qui n'ont pas été ordonnés évêques par la suite, par exemple les pères conciliaires Henri de Lubac et Yves Congar, ainsi qu'un certain nombre de cardinaux récents non électeurs. En revanche, tous les cardinaux actuellement électeurs sont des évêques.

Nombre

Le nombre de cardinaux a varié au cours de l'histoire. Il a d'abord été restreint aux 25 églises cardinalices de Rome, aux 7 diocèses suburbicaires et aux 6 diaconats palatins et 7 diaconats régionaux. En 1586, par sa constitution Postquam verus, le pape Sixte Quint fixe leur nombre à 70. Enfin, par consistoire secret en 1973, Paul VI a limité le nombre des cardinaux électeurs à 120. Néanmoins en 2003, sous le pontificat de Jean-Paul II, le nombre des cardinaux a atteint 194 (dont 135 électeurs). Aujourd'hui, le collège est constitué de 183 cardinaux (120 électeurs) plus un cardinal in pectore.

Hiérarchie

Jean-Paul II Les cardinaux sont répartis en trois grades :
- cardinaux-évêques, titulaires d'un évêché suburbicaire — l'un des sept anciens diocèses situés autour de Rome : Albano, Frascati (anciennement Tusculum), Ostie et Velletri, Palestrina, Porto et Santa Rufina, et enfin Sabina. L'ordre accueille également les patriarches orientaux.
- cardinaux-prêtres, titulaires d'une paroisse romaine
- cardinaux-diacres, titulaires d'une diaconie romaine Le Collège des cardinaux a à sa tête le cardinal-doyen qui porte le titre d'évêque d'Ostie. Le cardinal camerlingue, quant à lui, est chargé d'administrer les biens. Parmi les cardinaux, on distingue les cardinaux de curie, qui assistent le pape dans le gouvernement de l'Église, et les cardinaux en résidence, qui exercent des fonctions pastorales dans le monde.

Insignes

L'insigne distinctif des cardinaux est la couleur rouge rappelant le sang versé par le Christ. Ils portent soit la soutane rouge avec une barrette (ou biretta, c'est un chapeau de forme carrée) rouge et une mozette rouge, soit une soutane et une mozette noires avec des liserés et des boutons rouges. Dans le passé, l'insigne de cardinal était le galero rouge, chapeau d'où pendait des houppes de chaques côtés. C'est ce dernier que l'on retrouve dans les armoiries des cardinaux.

Rôle

Les cardinaux réunis en consistoire assistent le pape dans ses décisions. Les consistoires peuvent être :
- ordinaires : ils rassemblent les cardinaux présents à Rome. Quand le consistoire a d'autres invités (lors des solennités), il est public.
- extraordinaires : ils rassemblent tous les cardinaux En outre, les cardinaux ont des responsabilités dans la Curie romaine, l'administration de l'Église, à la tête des dicastères (départements). Les cardinaux de la Curie, ainsi que le doyen et le vice-doyen, doivent résider à Rome.

Élection du pape

Depuis 1059 (décret du pape Nicolas II confirmé par le concile de Latran III, en 1179), le Collège des cardinaux réuni en conclave est le seul électeur du pape. Depuis Paul VI et le motu proprio Ingravescentem ætatem, seuls les cardinaux de moins de 80 ans peuvent voter. La limite des cardinaux électeurs est également fixée à 120. Actuellement, le nombre des cardinaux de moins de 80 ans est de 117. Les cardinaux doivent élire le pape à la majorité des deux tiers. Depuis 1274, l'élection est secrète, et les cardinaux doivent garder le secret sur ses circonstances sous peine d'excommunication. Le vote a lieu grâce à des bulletins où est imprimé Eligo in Summum Pontificem, c'est à dire « J'élis comme Souverain Pontife », le cardinal inscrit ensuite son candidat et scelle son bulletin. L'élection a lieu dans la chapelle Sixtine où les cardinaux sont enfermés. Depuis 1986, ils sont en fait logés dans la résidence Sainte-Marthe, située derrière la salle des audiences. Le résultat des scrutins successifs est annoncé au public par une fumée noire quand le scrutin n'est pas concluant, blanche quand il l'est. Depuis 2005, les cloches de la basilique Saint-Pierre sonnent pour indiquer l'élection d'un nouveau pape. Les cardinaux peuvent choisir théoriquement n'importe quel baptisé mâle, bien que depuis longtemps le nouveau pape soit toujours cardinal lui-même. Quand le nouveau pape est élu et a accepté ses fonctions, le cardinal proto-diacre annonce le résultat de l'élection du haut de la loge des bénédictions de la basilique Saint-Pierre.

Voir aussi

Articles connexes


- pape, évêque, liste des cardinaux;
- conclave, conclave de 2005.
-
catégorie:Titre ja:枢機卿 ko:추기경 th:พระคาร์ดินัล

Pape

On appelle pape un certain nombre de chefs d'Églises chrétiennes. Parmi celles-ci :
- l'Église catholique romaine dont le pape est l'évêque de Rome, chef spirituel des catholiques dits romains et chef temporel de l'État du Vatican. Le pape catholique actuel est Benoît XVI, élu à l'âge de 78 ans le 19 avril 2005.
- l'Église copte dont le pape actuel est Shenouda III ; elle affirme que sa lignée remonte à Marc l'évangéliste.
- l'Église arménienne, dont le pape porte aussi le titre de catholicos. L'actuel (2004) pape se nomme Garéguine II. __TOC__ Pour les catholiques, la lignée des papes remonte à l'apôtre Pierre qui aurait été le premier évêque de Rome, jusqu'à sa mort en 64 ou 67. Selon l'évangile, le rôle de dirigeant de l'Église a été énoncé par le Christ : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église... je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Mt 16,18-19), et par les paroles:"Pais mes agneaux...Pais mes brebis...Pais mes brebis" selon l'évangile de st Jean (cf. Jn 21,15.16.17).

Origine du mot

Le mot pape (en grec πάππας, pappas) n’a rien d’un titre officiel, c’est une appellation d’affection respectueuse, celle que l’enfant donne à son père (« papa »). La première attestation de ce mot pour désigner un chef religieux de premier plan remonte à 306 à Alexandrie : la population chrétienne de cette ville le décerna comme titre à son évêque Pierre d'Alexandrie. Il n’est pas impossible que cette simple appellation familière soit devenue par la suite traditionnelle à propos du titulaire du siège d’Alexandrie. A l'origine le titre "Pape" était attribué à tous les évêques, comme une marque d'affection. En Occident, il fut progressivement réservé à l'évêque de Rome, vers le IV e siècle. Aujourd’hui encore, les Grecs appellent pappas les simples prêtres de l’Église orthodoxe (ce mot grec est à l'origine du mot russe pop utilisé péjorativement pour désigner les prêtres orthodoxes, qui est lui-même à l'origine du mot français « pope »). L’application du même titre à l'évêque du siège de Rome s’est faite parallèlement ou par imitation de ce qui prévalait à Alexandrie, suite au concile de Constantinople de 325.
- Selon les propos d'une dame russe recueillis par Xavier Ternisien et transcrits dans son article publié dans le Monde du 26 Mai 2001 [http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=706918]

Origine de la fonction du pape romain

Le prestige éminent que l'évêque de Rome a tenu dans l'Eglise catholique depuis la plus haute antiquité (voir par exemple l'épître de saint Clément romain de la fin du Ier siècle) tient avant tout à la présence des tombeaux des coryphées des apôtres, Pierre et Paul, l'un au Vatican, près de l'ancien cirque de Néron, et l'autre sur la voie d'Ostie, aux portes de Rome. Cette Eglise a toujours affirmé une fondation apostolique, que dans l'Eglise ancienne on ne contestait pas, ni en Occident ni en Orient. D'où son autorité magistérielle, que d'autre part les titulaires du siège de Rome ont toujours affirmée tranquillement. Il ne faut pas oublier qu'en quittant Rome l'empereur Constantin a remis, de fait, à l'évêque de Rome non seulement le palais du Latran, mais encore les insignes de la dignité impériale: le manteau rouge qu'on voit encore aujourd'hui sur les épaules du pape, et qui procède donc, en droite ligne, de Jules César. (A ne pas confondre avec la Donation de Constantin, qui est une légende). L'origine de la fonction papale est avant tout d'ordre spirituel, ou mystique, bien avant d'être politique (elle ne l'est que secondairement). C'est la fonction pétrinienne de pasteur universel...celle-là même que revendique aujourd'hui Benoît XVI devant tous les écrans de télévision du monde, et qu'on lui reconnaît en fait, quoique en le critiquant. Dans l'Eglise catholique, si le pape a une quelconque autorité c'est uniquement parce qu'il est l'Evêque de Rome. De là découle qu'il est successeur de saint Pierre, et donc Vicaire de Jésus-Christ, et donc chef visible (à la place du Christ invisible) de l'Eglise universelle. La seule titulature officielle du pape, dans l'antiquité, c'était le mot "Evêque",(sous-entendu: de la Ville). Aujourd'hui encore, dans ses bulles les plus solennelles, le pape signe de ce seul titre d'"Evêque", accompagné de la formule grégorienne: "Ego, N., episcopus, servus servorum Dei". Du point de vue de l’administration civile, l’Empire romain était divisé en provinces, chacune étant dirigée à partir de sa métropole (littéralement « ville-mère », en grec). Du point de vue de l'administration des églises, cette désignation ne s'appliquait qu'à Antioche,Alexandrie, Nicomédie puis Constantinople qui la remplace. À la fin du ou au tout début du , l’évêque de chaque métropole, ou métropolite, a pris de l’ascendant sur les autres évêques de la province. En 325, le Concile de Nicée entérine cet état de fait : nul évêque ne peut ordonner un prêtre ou un autre évêque sans l’accord de son métropolite. Le même concile affirme aussi, pour trancher le conflit mélitien et en se référant, dit-il, à un usage déjà constitué, que trois métropolites ont des compétences qui dépassent le cadre de leur province, ceux d’Alexandrie, de Rome et d’Antioche. La circonscription qui dépend d’Alexandrie regroupe toutes les provinces d’Égypte et de Libye. Bien que le concile ne précise pas quelles sont les limites des deux autres, on peut supposer qu’Antioche avait la responsabilité de la Syrie, de la Palestine et des provinces limitrophes, et que Rome dominait l’Italie, (avec, peut-être, une certaine influence en Gaule et en Afrique, comme en avait témoigné le Concile d’Arles en 314). Pendant le , le siège de Rome resta un peu à l’écart des principaux débats théologiques, pour des raisons linguistiques et géographiques : les principaux conciles eurent lieu en Orient et en grec ; le pape n’y envoya souvent que de simples prêtres ou des évêques mineurs pour le représenter et ceux-ci ne prenaient pas part aux votes. Malgré cette faible implication et l’absence d’autorité sur la chrétienté orientale, Rome réclamait un certain prestige, équivalent à celui des métropoles orientales. Sa faible implication conduisit à lui demander à plusieurs reprises son arbitrage, lors de la crise arienne, puis à propos des discussions sur la nature du Christ (ce qui ne veut pas dire que ses avis aient été écoutés). Elle servit surtout de soutien, dans les querelles doctrinales, au siège d’Alexandrie et Théodose, à son avènement, proclama pour loi religieuse de tout l’empire, « la foi de l’évêque de Rome et de l’évêque d’Alexandrie ». Les conciles de Constantinople (381) et de Chalcédoine (451) accordèrent le même statut de « super métropolite » (ce qui devait devenir la dignité de patriarche) aux sièges de Jérusalem et de Constantinople. Le premier échappait au pouvoir d’Antioche, arien, et devenait autonome, le second obtint un rang égal à celui de Rome, celui-ci ne gardant qu’une « primauté d’honneur ». Ce système était calqué sur l’administration civile : Constantinople était la capitale de l'empire d'Orient, Rome se voulait son égale en Occident, insistant spécifiquement sur une première place symbolique, tandis qu'Alexandrie demeurait une capitale économique incontournable. Au même moment, le siège d’Antioche voyait sa circonscription rognée par ses deux voisines (Constantinople et Jérusalem). Au cours des siècles suivants ( - ), le siège de Rome prit de plus en plus d’autonomie et d’influence en Occident. Plusieurs facteurs ont favorisé cette évolution :
- Le prestige de Rome, ancienne capitale de l’Empire, et qui le resta dans les esprits longtemps après la chute de l’Empire d’Occident. C’est en ce sens que Michel Butor a pu parler au du Pape comme le « fantôme des empereurs hantant leur ville éternelle ». À ce prestige s’ajoutait celui conféré par le titre de « successeur de saint Pierre » (qu’il fût ou non justifié).
- L’éloignement de la puissance civile et militaire : les empereurs s'installèrent d’abord à Ravenne, puis il ne resta plus que l’empereur installé à Constantinople.
- L’absence d’autre chef religieux de premier plan en Occident. Tous les patriarches sont en Orient et le seul siège de métropolite qui eût quelque importance, celui de Carthage, fut longtemps entre les mains des Vandales ariens, puis perdit sa puissance.
- La politique active menée par des papes de forte personnalité (en particulier Léon).
- Mais surtout, il faut le rappeler, le prestige éminent de la Ville de Rome en tant que lieu de sépulture des apôtres Pierre et Paul, les fondateurs de l'Eglise selon le mot de saint Irénée. Rome était, et reste encore, un lieu de pélerinage très fréquenté (même par des non-catholiques) sur la tombe des apôtres: "Ad limina apostolorum".

Fonction politique (catholiques romains)

Le pape est le souverain des États pontificaux, actuellement l'État de la Cité du Vatican. Il est aussi le chef de l'Église catholique romaine. Son mode de désignation est électif sur le mode oligarchique par le collège de ses électeurs, les cardinaux de la Sainte Eglise romaine, réunis en conclave (lieu fermé). Les cardinaux ont eux-mêmes été "créés" par les papes, et sont électeurs jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 80 ans. Le pape est élu à vie. Un pape bien connu, Célestin V a démissionné pour aller vivre dans un monastère — il y fut peut-être incité par son successeur, Boniface VIII. Il est par ailleurs bien connu qu'un autre pape a démissionné: Grégoire XII en 1415 au sein du Concile de Constance, dans le but louable de mettre fin au grand schisme.Il l'a fait non pas en personne, mais par la voix d'un procurateur, le 4 juillet 1415. Son successeur fut Martin V élu plus de deux ans après, le 11 novembre 1417. Le règne d'un pape se nomme pontificat. L'origine de ce mot tient à l'un des titres des papes : souverain pontife. La filiation de cette expression doit se trouver dans le titre du principal prêtre dans la Rome antique pontifex maximus, porté jusqu'au par l'empereur de Byzance. C'est seulement à partir du XI e siècle que l'élection du pape fut réservée aux cardinaux romains, (décret de Nicolas II en date du 13 avril 1059). Antérieurement, pendant le premier millénaire, l'élection du pontife romain revenait canoniquement à l'Eglise de Rome, clercs et laïcs confondus. Mais bien souvent le pouvoir politique interférait et se prévalait de ce droit.

Évolution du rôle du pape

Jusqu'en 800

L'histoire de la papauté est inséparable de l'évolution doctrinale de la christologie et de la baisse de puissance des empereurs romains d'Orient.
- La querelle du Filioque
- La Donation de Constantin (Source : Le monde de la Bible, Bayard, numéro hors-série : « Aux origines de la papauté moderne »)

La réforme grégorienne


- 1054 : le Grand Schisme d'Orient
- 1059 : le décret de Nicolas II, renouvelé en 1060
- 1076 : le dictatus papæ

La lutte du sacerdoce et de l'Empire

(à suivre)

Le concile de Trente

(à suivre)

La crise moderniste et le concile Vatican I


- enyclique Pastor Æternus (à suivre)

Le concile Vatican II et la collégialité

(à suivre)

Quelques dates

en travail sur : Discuter:Pape/Dates

Titres pontificaux


- Évêque de Rome ;
- Vicaire de Jésus-Christ ;
- Successeur du Prince des Apôtres ;
- Chef suprême de l'Église Catholique Romaine ;
- Souverain Pontife de l'Église universelle
- Patriarche d'Occident ;
- Primat d'Italie ;
- Archevêque métropolite de la Province romaine ;
- Souverain de l'État de la Cité du Vatican ;
- Souverain de l'Ordre de Malte;
- Serviteur des serviteurs de Dieu. En droit canonique, le pape est désigné sous l'appellation de « Pontife romain » (Pontifex Romanus). La signature papale prend la forme « NN. PP. x » (ainsi, le pape Paul VI signait « Paulus PP. VI »), et son nom est fréquemment accompagné dans les inscriptions par les abréviations « Pont. Max » ou « P.M. » — abréviation de l'ancien titre hérité de l'Antiquité latine Pontifex Maximus, littéralement « le grand faiseur de ponts ». Le Pontifex Maximus ou Grand Pontife était le plus haut prêtre de Rome. Concernant le pape, ce titre est habituellement traduit en français par « Souverain Pontife ». Les bulles papales sont signées « NN. Episcopus Ecclesia Catholicæ » (« NN. Évêque de l'Église catholique »), alors qu'elles débutent par l'appellation « NN. Episcopus Servus Servorum Dei » (« NN. Évêque serviteur des serviteurs de Dieu »), ce dernier titre datant du pape Grégoire I le Grand. D'autres circonstances officielles voient l'usage de titres tels que Summus Pontifex, Sanctissimus Pater (Très Saint Père), Beatissimus Pater, Sanctissimus Dominus Noster (Notre Très Saint Père), et à l'époque médiévale Dominus Apostolicus (Seigneur Apostolique).

Insignes pontificaux

Dans l'Église catholique romaine, un certain nombre d'insignes sont réservés au pape :
- la tiare : coiffure non liturgique, à triple couronne (pouvoir terrestre sur les États pontificaux, pouvoir spirituel sur les âmes, pouvoir moral sur les princes). Elle n'est plus portée depuis Paul VI
- l'anneau du Pêcheur, symbolisant saint Pierre, utilisé pour sceller les brefs et les encycliques, personnel à chaque pape (le cardinal camerlingue le brise solennellement après la mort du pape en titre)
- les clefs de Saint Pierre : elles figurent sur les armes pontificales
- la soutane blanche : depuis Pie V, en hommage à son origine dominicaine
- la sedia gestatoria : chaise à porteurs, qui n'est plus utilisée depuis la mort de Jean-Paul I, et que Jean-Paul II a remplacée par la papamobile.
- le flabellum : éventail à long manche, en plumes d'autruches, supprimé par Paul VI
- le gonfalon : étendard des armées pontificales Dans le domaine liturgique, seul le pape a le droit de célébrer sur l'autel pontifical des basiliques majeures, la basilique Saint-Pierre, Saint-Jean du Latran, Saint-Paul hors les murs, et Sainte-Marie majeure. Jusqu'à Paul VI, le pape possédait des ustensiles particuliers :
- la nappe Incarnatus est : nappe constituée de 13 morceaux de toile damassée et frangée d'or. Repliée au début de la messe, elle est dépliée après l’« Incarnatus est » du symbole de Nicée-Constantinople
- le chalumeau en or utilisé pour boire au calice

Voir aussi

Listes de papes


- Liste des papes
- Liste détaillée des papes
- Liste des primats de l'Église copte orthodoxe
- Liste des primats de l'Église apostolique arménienne

Autres liens internes


- Liste des dix règnes pontificaux les plus longs
- Liste des dix règnes pontificaux les plus courts
- Vatican
- Gouvernement de l'Église catholique romaine
- Papauté d'Avignon
- Nom de règne des papes
- Antipape
- Pape africain
- Pape (tarot)

Liens externes


- Une [http://www.france-spiritualites.com/PChronologiedespapes1.htm liste des papes], qui indique en face de la liste officielle des papes reconnus par le Vatican, les antipapes et les papes de Pise et de Constance
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne], nombreux écrits de papes
-
Catégorie:Chef religieux Catégorie:Institution de l'Église catholique als:Papst ja:ローマ教皇 ko:교황 ms:Paus (Katholik) simple:Pope th:พระสันตะปาปา

Grégoire XIII

Gregoire 13 Ugo Boncompagni, né à Bologne le 7 janvier 1502, mort à Rome le 10 avril 1585. Il succède au pape Pie V le 14 mai 1572 sous le nom de Grégoire XIII (en latin Gregorius XIII, en italien Gregorio XIII). Après des études de droit canonique et civil à l'Université de Bologne, il entre à la Curie romaine en 1539. Paul III lui donne les postes d'abréviateur de la Chancellerie apostolique et de référendaire du Tribunal suprême de la Signature apostolique. En 1545, il participe comme juriste au concile de Trente. En 1558, il est nommé évêque, et doit être ordonné prêtre auparavant. En 1566, il est nommé secrétaire des brefs pontificaux. Enfin, en 1572, il est élu pape à la mort de Pie V. Son conclave est exceptionnellement bref : il ne dure qu'une journée. Son œuvre principale est l'institution du calendrier grégorien par la bulle Inter gravissimas, en 1582, fixant le premier jour de l'année au 1er janvier. Il se distingue aussi par ses nombreuses fondations de séminaires, qu'il pense être une arme efficace contre la Réforme. Il fonde ainsi le Collège allemand, le Collège grec, le Collège maronite ou encore le Collège des néophytes (réservé aux Juifs et musulmans convertis). Il donne un bâtiment au Collegium romanum, tenu par les Jésuites. ja:グレゴリウス13世 (ローマ教皇) ko:교황 그레고리오 13세

16 mars

Le 16 mars est le 75 jour de l'année (76 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 597 av. J-C. : Prise de Jérusalem par Nabuchodonosor II.
- 1244 : Reddition des cathares de Montségur
- 1578 : Lettres patentes du roi de France Henri III autorisant la construction du Pont Neuf sur la Seine à Paris.
- 1871 : Une insurrection éclate en Kabylie; la répression par l'armée française fait 20 000 victimes.
- 1915 : interdiction de la liqueur d'absinthe en France

Naissances


- 1756 : Jean-Baptiste Carrier, homme politique français
- 1794 : Ami Boué, géologue autrichien.
- 1839 : Sully Prudhomme, poète français.
- 1868 : Maxime Gorki, écrivain russe.
- 1872 : Aubrey Beardsley, illustrateur anglais.
- 1918 : Frederick Reines, physicien, Prix Nobel de physique 1995.
- 1923 : Heinz Wallberg, chef d'orchestre allemand.
- 1926 : Jerry Lewis, cinéaste américain.
- 1928 : Christa Ludwig, artiste lyrique allemande (mezzo-soprano, pour l'opéra et les lieder).
- 1930 : Tommy Flanagan, pianiste et jazzman américain († 16 novembre 2001).
- 1935 : Teresa Berganza mezzosoprano espagnole
- 1953 : Isabelle Huppert, comédienne française.
- 1953 : Richard Stallman, initiateur du projet GNU et créateur de la FSF.
- 1966 : Christiana Reali, actrice et comédienne française.

Décès


- 1955 : Nicolas de Staël, peintre français.
- 1957 : Constantin Brancusi, sculpteur français d'origine roumaine.
- 1979 : Jean Monnet, personnalité politique française.
- 1991 : Govindan Aravindan, réalisateur indien.
- 1992 : Jean Poiret, comédien français.
- 2002 : Carmelo Bene, comédien italien.

Célébrations


-

Saints catholiques du jour


- Sainte Bénédicte (1214-1260) Catégorie:Jour de l'année ja:3月16日 ko:3월 16일 ms:16 Mac simple:March 16 th:16 มีนาคม

Henri III de France

Henri III (1551-1589) fut roi de Pologne quelques mois sous le nom d'Henri de Valois (Henryk Walezy), avant de prendre le titre de roi de France. Le futur Henri III naît le 19 septembre 1551, quatrième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis. Il est, dans un premier temps, baptisé sous les prénoms d'Alexandre-Édouard, et titré duc d'Angoulême. En 1560, suite à la mort de son frère François II et à l'avènement de son autre frère Charles IX, il devient duc d'Orléans. Le 17 mars 1564, lors de sa confirmation, il prend le prénom dHenri. En 1566, il devient duc d'Anjou. Le 11 mai (jour de la Pentecôte) 1573, il est élu roi de Pologne. Il règne sur la Pologne du 24 janvier au 18 juin 1574. Le 30 mai 1574, Charles IX étant mort, il quitte la Pologne en catimini pour le trône de France. Il est sacré à Reims le 13 février 1575 sous le nom d'Henri III et le 15 février il épouse Louise de Lorraine. Son règne est marqué par des problèmes religieux (guerres de religion), politiques et économiques.

Sa personnalité

Henri III est un homme de contrastes. Il présente deux facettes : c'est un homme pieux et calme, mais c'est aussi un homme extravagant qui aime la fête. Sa personnalité est complexe. Son apparente douceur cache un esprit souvent nerveux qui l'entraîne parfois vers des colères noires et violentes. Avant toute chose, Henri III possède la grâce et la majesté d'un roi. Toujours à la recherche de l'élégance, Henri III aime mettre en valeur son apparence. C'est un homme qui aime la mode et ses extravagances (boucles d'oreilles et fraise imposante). Henri III est aussi un homme d'une grande douceur. Il déteste la violence et évite toute confrontation belliqueuse. Il délaisse les activités physiques, bien qu'il soit une des plus fines lames du royaume. Son dégoût de la chasse et des activités guerrières, privilèges des nobles, lui vaut des critiques acerbes de la part du peuple. Henri III est un roi plus apte à s'affairer dans son cabinet avec ses ministres qu'à guerroyer sur un champ de bataille. C'est un homme très intelligent, mais de nature faible. En effet, son principal défaut reste sa trop grande mansuétude. Enfin, Henri III est un homme pieux. Profondément catholique, il s'adonne de manière ostentatoire aux processions des pénitents. Avec l'âge, sa piété se développe ainsi que son goût pour le macabre. De nature nerveuse, le roi est un très grand malade. Dans ses dernières années, Henri III croit que ses malheurs (absence d'héritiers) et ceux de son royaume sont causés par ses péchés. Il passe donc son temps à se mortifier dans des monastères où, pendant quelques jours, il fait retraite.

Sa manière de gouverner

Homme intelligent, Henri III connaît l'art de gouverner. Il reprend la politique qui fut celle de sa mère Catherine de Médicis, en écartant des affaires de l'État les nobles des grandes familles qui n'ont cessé, depuis le début des guerres de religion, de se quereller pour le pouvoir. Le roi va promouvoir à la cour des hommes de petite noblesse, à qui il va donner de très hautes responsabilités. Henri III entend s'appuyer sur ces hommes nouveaux pour gouverner. La cour d'Henri III voit donc apparaître des hommes qui connaissent, grâce au roi, une fortune fulgurante et qu'on va appeler vulgairement les mignons. Le roi a l'intention d'avoir autour de lui des hommes qui lui sont complètement dévoués. Pour concrétiser ce projet, il crée, en 1578, l'Ordre du Saint-Esprit, un ordre de chevalerie qui unit tous ses membres autour de lui. Pour s'imposer, le roi entend en plus en imposer à ses sujets. Il organise des fêtes majestueuses, comme celles données en l'honneur du duc de Joyeuse en 1581. Le roi donne également, en récompense aux serviteurs les plus zélés, des sommes importantes d'argent. Toutes ces dépenses ne manquent pas d'appronfondir la dette du royaume, mais pour le roi la restauration de la puissance royale demeure la priorité. Par ailleurs, Henri III organise plusieurs réformes importantes, notamment des réformes monétaires, devant régler les problèmes financiers du royaume. Henri III rend aussi l'étiquette de la cour plus stricte, préfigurant ainsi celle de Versailles un siècle plus tard.

La légende rose d'Henri III

Joyeuse Pendant quatre siècles, l'image véhiculée d'Henri III a été indissociable de celle de ses
mignons. Au , c'est un thème à la mode et plusieurs peintres romantiques s'y sont essayés. Henri III est alors représenté entouré d'éphèbes efféminés, aux costumes excentriques et grotesques. Cette image caricaturale du roi, très éloignée de la réalité, est demeurée très populaire. Cependant, l'homosexualité du roi est aujourd'hui sérieusement mise en doute. En effet, les contemporains d'Henri III nous ont décrit le roi comme un homme aimant beaucoup les aventures féminines. Si celles-ci furent moins connues que celles d'Henri II ou de François , c'est que par respect pour son épouse et pour sa mère, Henri III ne leur conféra jamais le titre de maîtresse officielle. Comme aucun écrit ne vient attester la moindre aventure masculine, l'homosexualité du roi s'avèrerait de la pure légende. Si une certaine image péjorative nous est parvenue du roi, elle est due aux prédications enflammées des curés parisiens qui, par haine religieuse, ont injurié et ridiculisé le roi. L'extrémisme haineux a été tel qu'à sa mort, l'image du roi était trainée dans la boue. Le changement de dynastie n'a pas vraiment permis la réhabilitation de ce roi bafoué et l'image péjorative a continué à se perpétuer.

Sa vie

Sa jeunesse

Henri duc d'Anjou est dans sa jeunesse choyé par sa mère Catherine de Médicis qui cherche pour lui toutes les occasions de le mettre en valeur. Il exerce très tôt son rôle de prince royal, comme en témoigne sa présence aux États généraux de 1561. En 1565, lors de l'entrevue de Bayonne, il est chargé à quatorze ans d'aller chercher en Espagne sa sœur la reine Elisabeth. Elisabeth Catherine de Médicis désire qu'Henri devienne le plus ferme soutien de son gouvernement. À seize ans, Henri devient donc lieutenant général. Cette très haute charge militaire fait de lui le second du royaume après le roi son frère. Malheureusement, les ambitions politiques de Louis, prince de Condé, qui convoitait cette charge, entraîne une rivalité entre lui et le prince, qui mènera à la reprise des hostilités entre le roi et le prince de Condé. Henri s'investit alors personnellement durant les deuxième et troisième guerres de religion. Il s'illustre en remportant les batailles de Moncontour et de Jarnac, au cours de laquelle le prince de Condé est tué. Les hauts faits militaires d'Henri, ainsi que son allure de prince idéal, entraînent sa popularité et rendent son frère Charles IX, à peine plus âgé que lui, jaloux. Très tôt, le duc d'Anjou est confronté à la politique. Plus proche des Guise que des Montmorency, il prône une politique de rigueur avec les protestants au sein du conseil royal où sa mère l'a introduit. Son ambition de gouverner et ses aptitudes à le faire font de lui, aux yeux de ses contemporains, un potentiel successeur très attendu. Catherine de Médicis a l'ambition de lui faire épouser une haute princesse, mais Henri n'a d'yeux que pour la belle Marie de Clèves. La reine-mère aimerait donner à son fils une couronne royale en Europe, mais les tractations avec Élisabeth , reine d'Angleterre, échouent à cause des exigences du prince. Durant les épisodes de la Saint-Barthélemy, Henri se tient du côté du duc de Guise par haine du duc de Montmorency, mais rien ne vient prouver une quelconque participation du prince au massacre.

Le début d'un règne chaotique

Saint-Barthélemy Dès son avènement (1574), Henri III est confronté à la guerre menée par Henri de Montmorency comte de Damville, dit
roi du Languedoc. À la cour, il doit faire face aux complots fomentés par son frère François d'Alençon et le roi de Navarre, le futur Henri IV, lesquels finissent par s'enfuir et par prendre les armes. La campagne qui s'engage alors est désastreuse pour le roi. Son frère François, Damville, le roi de Navarre et le prince de Condé ont fait appel au comte palatin du Rhin Jean Casimir, qui vient avec son armée menacer Paris. Henri III doit s'incliner et accorder, le 6 mai 1576, la paix appellé paix de Monsieur, tant son frère François en est le principal gagnant. Henri III lui accorde bon nombre de titres dont celui de duc d'Anjou. Les protestants obtiennent quant à eux de très nombreux avantages, ce qui renforce la rancœur des catholiques et contribue à faire apparaitre les premières ligues. Humilié, Henri III ne cherche qu'à reprendre sa vengeance. Il doit tout d'abord réunir à la fin de l'année les états généraux à Blois dans le but de combler les déficits budgétaires causés par la guerre. Sous la pression des députés catholiques, Henri III décide de reprendre la guerre contre les protestants. Auparavant, il a pris soin de se réconcilier avec son frère qui, comblé de bienfaits, marche à ses côtés. La campagne est victorieuse pour le roi. Le 17 septembre 1577, l'édit de Poitiers supprime les libertés accordées aux protestants dans l'édit précédent. Henri III laisse à sa mère Catherine de Médicis le soin de parfaire la paix. Après un séjour à Nérac où elle réconcilie le couple Navarre, elle fait un grand tour de France. Elle conseille aussi au roi de soutenir les ambitions de François d'Anjou aux Pays-Bas. Henri III ferme donc les yeux sur les activités politiques de son frère, au grand dam des Espagnols. L'hypocrisie de la diplomatie française provoque la colère de Philippe II et les tensions avec l'Espagne.

La victoire de la Ligue

Philippe II La paix relative qui s'est installée pendant quelques années dans le royaume est minée lorsque François d'Anjou meurt en 1584 sans enfants. Henri III lui-même ne parvient pas à avoir des enfants. La dynastie des Valois est donc condamnée à s'éteindre. Selon la loi salique, l'héritage de la couronne reviendrait à la maison de Bourbon dont le chef est Henri, roi de Navarre. Le fait que celui-ci soit protestant cause un énorme problème pour les consciences catholiques, pour qui il est impossible de voir un protestant monter sur le trône. Pour les catholiques, la réconciliation entre le roi de France et le roi de Navarre est en elle-même inacceptable. Sous la pression de la Ligue et de son chef, le très puissant et très populaire duc de Guise, Henri III se voit contraint de signer le traité de Nemours (7 juillet 1585). Le roi doit
bouter les hérétiques hors du royaume et faire la guerre à Henri de Navarre, son propre héritier. La huitième et dernière Guerre de religion commence. Les ambitions de la Ligue catholique et son ampleur font ombrage au roi qui prend en haine ce mouvement. Henri III tente par tous les moyens de freiner son expansion. Très vite un fossé se creuse entre lui et les milieux catholiques urbains. Les catholiques lui reprochent son manque de vitalité et d'utilité dans la guerre contre les protestants. Henri III en effet est plus préoccupé des ambitions de la Ligue que des protestants. Ridiculisé par les pamphlets de la Ligue et par les sermons des curés parisiens, l'image du roi se détériore considérablement dans les milieux populaires. Le 12 mai 1588, les extrémistes catholiques parisiens provoquent une insurrection. C'est la Journée des Barricades. Le 13 mai, le roi s'enfuit de Paris. Le roi n'a plus rien à perdre. Il convoque les États généraux à Blois et y fait assassiner Henri le Balafré. Privée de son chef, la France ligueuse destitue le roi. Henri III isolé se voît contraint de se réconcilier avec le roi de Navarre. Les troupes royales et les troupes protestantes s'unissent alors pour mettre fin à la Ligue. Malheureusement, le 1589, Henri III meurt assassiné par Jacques Clément, moine dominicain ligueur. Son cousin Henri de Navarre lui succède sous le nom de Henri IV. Henri III est le dernier roi de la dynastie des Valois, qui a régné en France de 1328 à 1589.

Voir aussi

Personnalités du règne d'Henri III

Bibliographie


- Biographies :
  - Jean- François Solnon,
Henri III: un désir de majesté, Perrin, 2001
  - Pierre Chevallier,
Henri III: roi shakespearien, Paris, Fayard, 1985
  - Pierre Champion,
La jeunesse d'Henri III, 2 tomes, Paris, B.Grasset, 1941-1942
  - Pierre Champion,
Henri III, roi de Pologne, Paris, B.Grasset, 1943-1951
- Etudes:
  - Xavier Le Person,
"Practiques" et "practiqueurs": la vie politique à la fin du règne d'Henri III(1584-1589), Genève, Droz, 2002
  -
Henri III et son temps: actes du Colloque international du Centre de la Rennaissance de Tours, octobre 1989, Paris, J.Vrin, 1992
  - Jacqueline Boucher,
La cour d'Henri III, Rennes, Ouest France, 1986 Henri 03 de France Henri 03 de France Henri 03 de France Henri 03 de France Henri 03 de France Henri 03 de France Henri 03 de France Henri 03 de France Henri 03 de France ja:アンリ3世 (フランス王)

Pont Neuf

Le Pont Neuf est, malgré son nom, le plus ancien pont de Paris qui traverse la Seine et qui soit toujours intact. Il est classé monument historique.

Histoire

Le Pont Neuf est le plus ancien et le plus grand (232m) pont de Paris. Son nom vi