:: wikimiki.org ::
| 1743 |
1743Catégorie:1743
|
|
Années 1720 | Années 1730 | Années 1740 | Années 1750 | Années 1760
1738 | 1739 | 1740 | 1741 | 1742 | 1743 | 1744 | 1745 | 1746 | 1747 | 1748
----
Cette page concerne l'année 1743 du calendrier grégorien.
Événements
- Début du ministère whig d'Henry Pelham, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1754).
- L'écrivain français Saint-Simon rédige ses mémoires sur la vie de la cour de Versailles.
- Les Hollandais prennent le contrôle de L'île de Java.
- L'Autriche à Dettingen bat la France. Deuxième alliance franco-prussienne
- Épidémie à Paris; une maladie nouvelle que l'on appelera la grippe.
- Benjamin Franklin fonde la société américaine de philosophie à Philadelphie en Pennsylvanie.
- En décembre, un Edit du roi Louis XV, donné à Versailles, accorde aux officiers des bureaux des finances la survivance de leurs offices, en faisant par eux le rachat du droit annuel.
- 18 janvier : Louis-Claude de Saint-Martin, philosophe français († 1803).
- 19 février : Luigi Boccherini, compositeur italien.
- 28 février : René Just Haüy, minéralogiste français († 1822).
- 13 avril : Thomas Jefferson, futur président des États-Unis.
- 24 mai : Jean-Paul Marat, membre de la Convention nationale.
- 26 août : Antoine Laurent de Lavoisier, chimiste français.
- 17 septembre : Marquis de Condorcet, mathématicien.
- 8 novembre : Johann Christian Ludwig Hellwig, entomologiste allemagne († 1831).
- 1er décembre : Martin Heinrich Klaproth, chimiste allemand.
- 27 décembre : Hyacinthe Rigaud, peintre
- Cardinal de Fleury, premier ministre de Louis XV, à l'âge de 90 ans.
ko:1743년
ms:1743
Catégorie:1743
Article principal : 1743
Catégorie:Chronologie du XVIIIe siècle
ko:분류:1743년
simple:Category:1743
Années 1720 ko:1720년대 ja:1720年代
Catégorie:Décennie
Évènements
- x
Personnages significatifs
- x
Inventions, Découvertes, Introductions
- Construction du canal du Loing
__NOTOC__
Années 1740 ko:1740년대 ja:1740年代
Catégorie:Décennie
Évènements
-
Personnages significatifs
-
Inventions, Découvertes, Introductions
-
__NOTOC__
Années 1760 ko:1760년대 ja:1760年代
Catégorie:Décennie
Évènements
-
Personnages significatifs
- Duhamel de Querlonde
Inventions, découvertes, introductions
-
__NOTOC__
1738Catégorie:1738
-
|
|
Années 1710 | Années 1720 | Années 1730 | Années 1740 | Années 1750
1733 | 1734 | 1735 | 1736 | 1737 | 1738 | 1739 | 1740 | 1741 | 1742 | 1743
----
Cette page concerne l'année 1738 du calendrier grégorien.
Événements
- 2 août : La France propose sa médiation à l'empereur germanique Charles VI dans sa guerre avec la Turquie.
- François Boucher peint Le déjeuner.
- Bulle In eminenti : le pape excommunie la franc-maçonnerie.
- France : Fondation de la manufacture de porcelaine de Vincennes (transférée ensuite à Sèvres).
- France : Institution de la milice royale pour la construction des routes.
- Okumura Masanobu produit des estampes en couleur.
- Jacques Thomson compose le Rule Britannia.
- L'Académie de Paris détermine le rapport entre vitesse du son et intensité du vent.
- Saint-Denis devient chef-lieu de l'île Bourbon au détriment de Saint-Paul.
- 4 juin : George III, roi de Grande-Bretagne puis du Royaume-Uni
- 22 juin : Jacques Delille, Homme d'église, poète, académicien français (élu en 1774) († 1813)
- 15 novembre : William Herschel, astronome britannique
- 17 janvier : Jean-François Dandrieu, musicien français
- 23 septembre : Hermann Boerhaave, médecin et botaniste néerlandais (° 1668)
ko:1738년
ms:1738
1739Catégorie:1739
-
|
|
Années 1710 | Années 1720 | Années 1730 | Années 1740 | Années 1750
1734 | 1735 | 1736 | 1737 | 1738 | 1739 | 1740 | 1741 | 1742 | 1743 | 1744
----
Cette page concerne l'année 1739 du calendrier grégorien.
Événements
- Traité de Belgrade fixant la frontière austro-turque sur la Save.
- Pauline de Mailly, sœur de Louise, devient la nouvelle maîtresse de Louis XV.
- 17 janvier : Johann Christian Daniel von Schreber, botaniste, mycologue et zoologiste allemand († 1810).
- 20 avril : William Bartram, naturaliste américain († 1823).
-
ko:1739년
ms:1739
1740Catégorie:1740
-
|
|
Années 1720 | Années 1730 | Années 1740 | Années 1750 | Années 1760
1735 | 1736 | 1737 | 1738 | 1739 | 1740 | 1741 | 1742 | 1743 | 1744 | 1745
----
Cette page concerne l'année 1740 du calendrier grégorien.
Événements
- Création du métier à tisser de Jacques de Vaucanson.
- Début de la guerre de Succession d'Autriche (fin en 1748).
- Début du pontificat de Benoît XIV (fin en 1758).
- Début du règne de Frédéric II de Prusse (fin en 1786).
- Début du règne de Marie Thérèse, impératrice germanique (fin en 1780).
- La Prusse institue la tolérance religieuse et supprime la torture.
- Le Bengale se déclare indépendant en Inde.
- Le peintre français Jean Siméon Chardin peint le Benedicite.
- Première publication du Fragment de Muratori.
- 4 février : Adam Philippe Custine, général français, († 1793).
- 17 février : Horace-Bénédict de Saussure, Naturaliste et géologue, il est considéré comme le fondateur de l'alpinisme. († 1799)
- 2 juin : Marquis de Sade, écrivain français, († 1814).
- 24 juin : Père Juan Ignacio Molina, prêtre jésuite et naturaliste chilien († 1829).
- 27 juin : John Latham, médecin, naturaliste et écrivain britannique († 1837).
- 23 août : Ivan VI de Russie, tsar de Russie de 1740 à 1741 († 1764)
- 26 août : Joseph-Michel Montgolfier, inventeur français, († 1810).
- 20 octobre : Belle de Zuylen, écrivain français, († 1805).
- 29 octobre : James Boswell, écrivain anglais, († 1795)
- 9 février : Vincent Lübeck, organiste allemand, (° 1656).
- 20 octobre : Charles VI d'Autriche, empereur germanique, (° 1685).
- 28 octobre : Anna Ivanovna, tsarine de Russie.
ko:1740년
ms:1740
simple:1740
1742Catégorie:1742
Cette page concerne l'année 1742 du calendrier grégorien.
Événements
- Création des ateliers métallurgiques du Creusot.
- Début du ministère whig du comte de Wilmington, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1743).
- Début du règne de Charles VII Albert, empereur romain germanique (fin en 1745).
- Joseph Dupleix devient le Directeur Général des comptoirs français aux Indes (Pondichéry).
- L'Autriche cède la Silésie à la Prusse.
- Le pape condamne la politique des Jésuites en Chine.
- Le savant suédois Anders Celsius invente l'échelle de températures qui porte son nom.
- Les Juifs sont expulsés de Russie.
- Les Russes explorent l'Alaska.
- Première du Messie de Haendel à Dublin.
- Formulation de la conjecture de Goldbach
- Traités de Berlin. L'Autriche renonce à la Silésie, se retourne contre la Bavière et s'allie à la Savoie, la Saxe et la Grande-Bretagne.
- Marie-Anne de Mailly devient la maîtresse de Louis XV. Elle est nommée dame d'honneur de la reine.
- 6 mai : Jean Senebier, prêtre et botaniste suisse († 1809).
- 4 juin : Ignacio Jordán Claudio de Asso y del Rio, naturaliste, juriste et historien espagnol († 1814).
- 9 décembre : Carl Wilhelm Scheele, chimiste suédois découvreur de nombreux élements chimiques († 1786).
- Philip Astley, le père du cirque moderne.
- 14 janvier : Edmond Halley, astronome anglais (° 1656).
ko:1742년
ms:1742
1745Catégorie:1745
|
|
Années 1720 | Années 1730 | Années 1740 | Années 1750 | Années 1760
1740 | 1741 | 1742 | 1743 | 1744 | 1745 | 1746 | 1747 | 1748 | 1749 | 1750
----
Cette page concerne l'année 1745 du calendrier grégorien.
Événements
- 11 mai : victoire française à la Bataille de Fontenoy
- 13 septembre : François-Stéphane de Lorraine est couronné empereur d'Allemagne à Francfort.
- Début du règne de François I, empereur romain germanique (fin en 1765).
- Fondation des Manufactures de porcelaines de Chelsea à Londres.
- L'explorateur danois Béring explore les îles Aléoutiennes au nord-ouset de l'Amérique.
- Le peintre italien Giovanni Battista Piranesi commence les croquis pour ses « Carceri d'Invenzione » (les prisons imaginaires).
- Le savant allemand Ewald von Kleist découvre fortuitement le phénomène de l'accumulation de l'électricité (la bouteille de Leyde).
- À Fontenoy, le 11 mai, l'armée Française, placée sous le commandement du maréchal et compte de Saxe, remporte une victoire sur les armées Britannique, Hanovrienne, Hollandaise et Autrichienne aux ordres du duc de Cumberland, général Anglais et troisième fils du Roi Georges.
- Louis XV prend Madame de Pompadour comme maîtresse officielle.
- Second soulèvement en Écosse des Jacobites, partisans de Charles Edward Stuart (Bonnie Prince Charlie), aux trônes d'Angleterre et d'Écosse.
- Jeanne Antoinette Poisson, dame Le Normant d'Étiolles, est faite marquise de Pompadour.
- Naissance du savant italien Alessandro Volta.
- 7 janvier : Johan Christian Fabricius, entomologiste et économiste danois († 1808).
- 16 janvier : Jacques-Étienne Montgolfier, inventeur français
- 20 janvier: mort de l'empereur d'Allemagne Charles VII
ko:1745년
ms:1745
simple:1745
1747Catégorie:1747
|
|
Années 1720 | Années 1730 | Années 1740 | Années 1750 | Années 1760
1742 | 1743 | 1744 | 1745 | 1746 | 1747 | 1748 | 1749 | 1750 | 1751 | 1752
----
Cette page concerne l'année 1747 du calendrier grégorien.
Événements
- Création de l'école des ponts et chaussées.
- Début de la conquête du Dahomey (Bénin) par les Yorubas (fin en 1748).
- Découverte en Guyane de l'hévéa, l'arbre à caoutchouc par le français François Fresneau.
- Fondation de l'École des Ponts et Chaussées à Paris.
- Le médecin anglais James Lind découvre que les agrumes permettent de prévenir le scorbut.
- Le palais de Sans-Soucis près de Potsdam est achevé.
- L'empereur Momozono succède à l'empereur Sakuramachi et prend la tête du Japon.
- Le 2 juillet, à Lawfeld, l'armée Française, placée sous le commandement du maréchal et comte de Saxe, remporte une victoire sur les armées Britannique et Autrichienne aux ordres du duc de Cumberland, général Anglais et troisième fils du Roi Georges.
- Benjamin Franklin découvre le principe du paratonnerre.
- 24 décembre : Naufrage en baie de Morlaix du bateau «Alcide», corsaire à Saint-Malo.
-
- 13 avril : Johann Jacob Dillenius ou Dillen, botaniste anglais d'origine allemand (° 1684)
ko:1747년
ms:1747
1748Catégorie:1748
|
|
Années 1720 | Années 1730 | Années 1740 | Années 1750 | Années 1760
1743 | 1744 | 1745 | 1746 | 1747 | 1748 | 1749 | 1750 | 1751 | 1752 | 1753
----
Cette page concerne l'année 1748 du calendrier grégorien.
Événements
- Découverte des ruines de Pompéi.
- Le mathématicien suisse Leonhard Euler publie son « Introduction aux infiniment petits » ou « Introductio ad infinitorum ».
- Le mathématicien suisse Leonhard Euler découvre la formule eip + 1 = 0. La légende raconte qu'Euler vit une apparition divine en écrivant cette formule.
- Le peintre anglais Thomas Gainsborough peint son « Robert Andrews et Marie, sa femme ».
- Le traité d'Aix-la-Chapelle met fin à la guerre de Succession d'Autriche.
- Les Anglais reprennent Madras en Inde aux Français. Le siège de Pondichéry par les Anglais est un échec. Une intense rivalité franco-anglaise commence en Inde.
- Montesquieu écrit « L'esprit des Lois ».
- Voltaire écrit « Zadig ».
- L'astronome anglais James Bradley publie ses travaux sur la nutation terrestre, qu'il avait mise en évidence une vingtaine d'années plus tôt.
- 1 janvier : Gottfried August Burger, poète allemand († 1794).
- 10 mars :
- John Playfair, mathématicien Écossais ;
- Gabriel Bexon, connu sous le nom d’Abbé Bexon, naturaliste français († 1784).
- Emmanuel-Joseph Sieyès, Homme politique, académicien français (fauteuil 31) ( † 1836)
- 10 mai : Louis Jean Pierre Vieillot, ornithologue français († 1831).
- 23 avril : Félix Vicq d'Azir, médecin et anatomiste français († 1794).
- 30 avril : Jacques-Louis David, peintre français.
- 7 mai : Olympe de Gouges, théoricienne du féminisme.
- 8 août ; Johann Friedrich Gmelin, naturaliste allemand ( † 1804).
- 18 août : Pierre Sonnerat, naturaliste et explorateur français († 1814).
- 9 décembre : Claude Louis Berthollet, chimiste français († 1822).
-
ko:1748년
ms:1748
AngleterreL'Angleterre est l'une des quatre nations qui composent le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.
Histoire
Voir article détaillé : Histoire de l'Angleterre
Le nom Angleterre, qui remplaça celui de Bretagne tire son origine de l'invasion des Anglo-Saxons dans l'île de Bretagne qui entre les et s, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne.
Les Bretons furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne et ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l' Angleterre. Ils y étaient établis depuis le
À partir du milieu du , les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Radia avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise, des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne.
Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussi à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles.
En même temps, jusque récemment on a largement cru et pendant longtemps
que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations Bretonnes ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avance. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux.
En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (voir le C. Capelli et autres. 'un recensement de chromosome de Y des îles britanniques '. Biologie Courante 13, 979â€"984, (2003)). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l' Université de Birmingham; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux ont été seulement très légèrement colonisé par les Angles et les Saxons.
Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans la Bretagne qui allait devenir l’Angleterre et qu’ ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre semble-t-il (c.f.Pr Evans) et aient ainsi contribué, à donner sa physionomie originale au peuple anglais, physionomie au demeurant bien plus celtique que germanique.
D'autres, notamment les Cornouaillais et le Combriens s'apparentent aux Bretons; d'où, une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être Anglais mais Cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais ont été influencés par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot rêve est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont scandinaves d'origine.
Le leg principal laissé à l' Angletterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Ecosse sont dérivés des noms de lieux bretons d' origine, y compris Londres , Dumbarton , York , Dorchester , Douvres et Colchester . On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie ou d'origine bretonne, en particulier "bre", "bal" ,pour les collines, "carr" pour un endroit rocheux élevé, "coomb" pour une petite vallée profonde.
L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcellée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais reperdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex.
En 1066 la Normandie a conquis l'Angleterre, ce qui a ouvert le pays aux influences continentales. La Guerre civile anglaise (1135-1154) s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche.
La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre.
L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne.
La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés partout dans le monde laissant une petite, mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre aussi.
Symboles
Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc.
La fleur nationale est la rose rouge.
Les armoiries d'Angleterre sont de gueules à trois léopards d'or, c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive: selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (de gueules à deux léopards d'or) et de l'Aquitaine (de gueules à un léopard d'or).
Voir:Armorial de l'Angleterre.
Voir aussi
- Liste d'Anglais célèbres
- Subdivisions de l'Angleterre
- Villes de l'Angleterre
Liens externes
- [http://www.i-uk.com/france Angleterre sur i-UK]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Angleterre Angleterre sur Wikitravel]
- [http://www.england.net/ Hotels et Voyage en Angleterre]
- [http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/Iles_Britanniques/Angleterre.htm Présentation de l'Angleterre]
----
Catégorie:Ancien pays d'Europe
-
-
als:England
ja:イングランド
ko:잉글랜드
ms:England
simple:England
th:แคว้นอังกฤษ
zh-min-nan:England
1754Catégorie:1754
|
|
Années 1730 | Années 1740 | Années 1750 | Années 1760 | Années 1770
1749 | 1750 | 1751 | 1752 | 1753 | 1754 | 1755 | 1756 | 1757 | 1758 | 1759
----
Cette page concerne l'année 1754 du calendrier grégorien.
Événements
- Début du ministère whig du Thomas Pelham-Holles, duc de Newcastle, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1756).
- Début du sultanat ottoman de Osman III (fin en 1757).
- L'architecte italien Bartolommeo Rastrelli conçoit le Palais d'Hiver de Saint-Petersbourg.
- L'ébéniste anglais Thomas Chippendale crée un nouveau style qui portera son nom.
- Le Royal and Ancient Golf Club est créé à Saint-Andrews en Écosse.
- Le peintre français François Boucher fait le portrait de Madame de Pompadour.
- Le savant et homme politique américain Benjamin Franklin compose un projet de constitution.
- Les douanes intérieures sont abolies dans tout l'Empire russe.
- Une attaque française contre les Anglais sur la piste de l'Ohio entraîne le début de la dernière guerre franco-indienne.
- 2 février : Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, homme d'État français.
- 30 mars : Jean-François Pilâtre de Rozier, premier aérostier français.
- 23 août : Louis XVI, futur roi de France.
- 26 novembre : Georg Forster, botaniste et artiste polonais d'origine allemande († 1794).
-
ko:1754년
ms:1754
Louis de Rouvroy]
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, plus connu sous le nom de Saint-Simon, est un écrivain né à Paris le 15 janvier 1675, mort en 1755. C'est le fils de Claude de Rouvroy, duc de Saint-Simon et de sa seconde femme, Charlotte de L'Aubespine.
Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon (1760-1825), philosophe et industriel français fondateur du saint-simonisme, est un parent éloigné du mémorialiste.
Biographie
Jeunesse
Titré vidame de Chartres, il reçoit une éducation soignée. Il devient à cet époque ami du duc de Chartres, le Régent. Autre personnage qui joue un grand rôle dans sa vie : Rancé, l'abbé de La Trappe, voisin percheron proche de son père et qui joue pour Saint-Simon le rôle de mentor en matière de religion. Il s'intéresse surtout à l'histoire et aime la lecture, en particulier celles de mémoires, qui lui donnent l'« envie d'écrire aussi [les mémoires] de ce qu'[il] verrai[t], dans le désir et l'espérance d'être de quelque chose, et de savoir le mieux qu'[il] pourrai[t] les affaires de [s]on temps. » Il commencera à écrire ses futurs Mémoires en juillet 1694. Il ne néglige pas pour autant les exercices physiques équitation et escrime et manifeste le désir de servir à l'armée. En 1691, alors qu'il a 16 ans, son père, déjà âgé (86 ans) intrigue pour le faire entrer dans les mousquetaires gris et il participe en 1692 au siège de Namur. Peu de temps après, Louis XIV lui donne la troisième compagnie de cavalerie du Royal-Roussillon.
En avril 1693, son père meurt et il devient duc et pair à 18 ans. Peu de temps après, Louis achète le régiment Royal-Carabiniers et devient mestre de camp. Ses responsabilités militaires passent pourtant au second plan face aux responsabilités de la pairie. Saint-Simon prend son nouveau rang très à cœur, et s'engage rapidement dans un grand procès contre le maréchal-duc de Luxembourg, qui veut faire modifier son rang parmi les pairs. Il s'indigne aussi du « rang intermédiaire » accordé aux bâtards de Louis XIV (le duc du Maine et le comte de Toulouse), qui les fait passer au-dessus des pairs. En 1695, il épouse Marie-Gabrielle de Durfort de Lorge, fille aînée du maréchal-duc de Lorge, dont la mère, née Frémont, vient d'une famille roturière mais fournit une dot importante. Le mariage semble particulièrement heureux pour l'époque. Le 8 septembre 1696 naît sa première fille Charlotte. L'enfant est contrefaite et reste toute sa vie à la charge de ses parents. Cette naissance, suivie de celles des deux fils de Saint-Simon, aussi peu reluisants intellectuellement que physiquement, blesse cruellement Saint-Simon dans son orgueil de père et de duc. Dans ses Mémoires il n'évoque qu'à peine ses enfants. En 1697 il mène sous le maréchal de Choiseul une expédition en Alsace. C'est son dernier séjour aux armées : il supporte de plus en plus mal l'obligation qui lui est faite de passer deux mois par an à son régiment. D'ailleurs, le sien est réformé et il n'est plus que « mestre de camp à la suite », sous les ordres d'un simple gentilhomme. En jullet 1698 naît le premier fils de Saint-Simon, Jacques-Louis titré vidame de Chartres. Cet enfant, encore plus petit que son père, à tel point que l'on le surnomme « basset », est une des grandes peines de son père, dont il semble n'avoir hérité ni les qualités intellectuelles ni l'honnêteté. En 1699, préoccupé par l'ampleur que prennent ses Mémoires dont son premier projet avait été qu'ils soient brûlés à sa mort, il consulte Rancé pour savoir quelle règle adopter. Ce dernier ne l'incite sans doute pas à continuer un journal mais plutôt à collecter des documents sans donner libre cours à ses émotions sur le papier, signe d'orgueil envers Dieu. Il est alors possible qu'à partir de cette date Saint-Simon constitue des dossiers documentaires, complétés de notes personnelles. Ces dossiers auquel il ajoute les anecdotes dont il se souvient sont la base des Mémoires rédigés quarante ans après. Le 12 août naît son second fils Armand-Jean qu'il titre marquis de Ruffec. En 1702, alors qu'il néglige son régiment pour la vie de Cour, Louis se voit dépassé pour une promotion par des officiers plus récents que lui dans leur grade. Parmi eux, le comte d'Ayen, futur duc de Noailles, qui fut sa vie durant l'ennemi juré du duc (le serpent qui tenta Ève, qui renversa Adam par elle, et qui perdit le genre humain, est l'original dont le duc de Noailles est la copie la plus exacte et la plus fidèle déclare ce dernier dans les Mémoires). Devant ce qu'il considère comme une injustice flagrante, Saint-Simon quitte l'armée prétextant des raisons de santé. Louis XIV lui tiendra longtemps rigueur de cette défection.
À Versailles
En 1702, toujours, il obtient un appartement pour lui et sa femme au château de Versailles : c'est l'ancien appartement du maréchal de Lorge, dans l'aile nord. Il l'occupera jusqu'en 1709. Désormais, il est en plein cœur de la société de cour, qu'il observe et consigne avec passion dans ses Mémoires. En 1706, son nom est proposé pour celui de l'ambassadeur à Rome, en remplacement du cardinal de Janson. Mais au dernier moment, une promotion de cardinaux ayant été faite, Louis XIV décide d'envoyer plutôt le tout nouveau cardinal de La Trémoïlle.
En 1709, il perd son logement. Pontchartrain lui en prête un autre, situé au 2e étage de l'aile droite des ministres, puis en 1710, Saint-Simon — ou plutôt sa femme, nommée femme d'honneur de la duchesse de Berry — obtient un grand appartement, attribué auparavant à la duchesse Sforza et à la duchesse d'Antin. Le nouvel appartement possède en outre des cuisines, ce qui permettra à Saint-Simon de donner fréquemment soupers et dîners, et d'enrichir encore ses Mémoires.
En 1711, Monseigneur, fils de Louis XIV, meurt. Saint-Simon, ami du duc de Bourgogne, premier dans la ligne de succession, espère accéder au pouvoir par son intermédiaire, mais en 1712, le duc de Bourgogne meurt à son tour. Pour se consoler, Saint-Simon se lance dans l'écriture de projets de réforme dans la lignée du libéralisme aristocratique. Il rêve d'une monarchie moins absolue, mais n'est pas pour autant un chantre de l'égalitarisme : il veut redonner à la noblesse, strictement hiérarchisée, un rôle politique majeur, voire hégémonique. Ses écrits, signés ou non, se diffusent à la cour et il y devient une sorte de personnage. Parallèlement, il continue à se quereller pour des questions de préséance et à fulminer contre les bâtards, le duc du Maine au premier chef, surtout après l'édit de 1714 insérant les bâtards dans la ligne de succession.
La réflexion politique de Saint-Simon est fondée sur le rôle qu'il accorde au groupe des pairs de France auquel il appartient. Pour lui, ce groupe, expression la plus haute de la noblesse et donc de la société française, a le rôle et la fonction naturelle de conseiller du roi. Le système ministérial, ébauché dès le règne de Henri IV mais mis en place avec force sous Louis XIV, est chargé de tous les maux, puisque substituant au « gouvernement de conseil » du roi et de ses nobles, d'ailleurs largement fantasmé par Saint-Simon, un « gouvernement d'exécution » où le roi décide seul et fait exécuter ses ordres par des ministres et secrétaires d'État, « gens de peu », roturiers ou de fraîche noblesse. Saint-Simon n'ose-t-il reprocher au roi, dans une lettre anonyme composée après la mort du duc de Bourgogne, d'avoir eu un règne « pour soi tout seul » ?
Dans l'ombre du Régent
En septembre 1715, Louis XIV s'éteint. Le duc d'Orléans, ami d'enfance de Saint-Simon, devient régent. Pour Saint-Simon, c'est le moment de faire triompher ses théories politiques. Membre du conseil de régence, il est à l'origine du système de la polysynodie, instituant à la place des ministères des conseils où domine l'aristocratie. Pour Saint-Simon, ce rôle est le seul digne d'un pair de France, conseiller né du roi, mais non fonctionnaire, même de haut vol. Ainsi il refuse la présidence du conseil des Finances, qu'il confie même à un de ses ennemis jurés, le duc de Noailles. En revanche, il accepte les honneurs les plus prestigieux de la cour : le justaucorps à brevet et les grandes entrées chez le roi. Il se fait également attribuer une croix de Saint-Louis, normalement réservée aux militaires. L'honnêteté de Saint-Simon l'empêche aussi de profiter de ce passage au pouvoir pour résoudre sa difficile situation financière. En revanche, il répare son orgueil brisé en participant à l'éviction des bâtards de leur rang de princes du sang.
Peu apte aux manœuvres politiques, il est de plus en plus supplanté par le cardinal Dubois, ancien précepteur du Régent et futur premier ministre. Philippe d'Orléans lui conserve son amitié et lui prête même en 1719 le château de Meudon, honneur considérable, suivi de plusieurs propositions de poste que Saint-Simon refuse sous des prétextes divers. En 1721, il accepte néanmoins l'ambassade en direction de l'Espagne, pays qu'il admire beaucoup, dans le but de marier Louis XV à une infante d'Espagne, mais cet épisode doré qui le voit revenir grand d'Espagne est son chant du cygne : quand il en rentre en 1722, c'est Dubois qui est nommé premier ministre. En 1723, la mort du Régent lui fait perdre tout accès au pouvoir et en le privant de son dernier ami, l'éloigne de la Cour.
Saint-Simon se retire alors sur ses terres, où il mène une vie de gentilhomme campagnard, relativement soucieux des conditions de vie de ses paysans, et tentant de moderniser leurs techniques. Il se fera même maître de forges. Il se consacre également à la rédaction de traités historico-généalogiques. Il lit le Journal de Dangeau et, à partir de 1739, il rassemble ses notes et s'attelle à la rédaction proprement dite de ses Mémoires. En 1749, il achève leur rédaction, les faisant s'arrêter en 1723, à la mort du Régent. Il envisage un moment une suite, qui ne sera jamais écrite. Il meurt en 1755.
Œuvre
Œuvre majeure de Saint-Simon, les Mémoires ont longtemps attendu leur publication. Elle n'est pas le fait des héritiers directs, obérés par la succession. Le manuscrit sera gardé chez un notaire et il faudra attendre le neveu du petit duc, le général de Saint-Simon, pour commencer le grand travail de publication. La première grande édition est celle de Chéruel, à partir de 1858, suivie par celle de Boislile, de 1879 à 1930. Ce sont ces éditions qui feront la gloire de Saint-Simon, détrônant le cardinal de Retz au panthéon des mémorialistes et le consacrant comme source historique majeure pour le règne de Louis XIV.
Aspects littéraires
Mieux encore, Saint-Simon a gagné le titre de véritable écrivain. Les admirateurs de sa prose sont nombreux parmi les auteurs francophones, et c'est l'un des rares mémorialistes à être lu pour son style. Pourtant, Saint-Simon lui-même avoue : « Je ne me pique pas de bien écrire. » D'un point de vue académique, il dit vrai. Sa grammaire n'est pas toujours rigoureuse, et son vocabulaire est archaïque : celui-ci reste figé à la première partie du règne de Louis XIV.
C'est cela même qui fait l'originalité du style de Saint-Simon : il ne se surveille pas, et chez lui la phrase se bouscule, hachée et fiévreuse, toute en ellipses, à tel point que Chateaubriand dira de lui : « Il écrit à la diable pour la postérité ». Sa phrase semble parfois, comme chez Proust, vouloir embrasser tous les aspects d'une question et ne s'éteindre que lorsque le sujet a été épuisé. Tantôt, au contraire, il supprime le verbe et accumule les notations rapides. C'est aussi un bon conteur, narrant avec clarté et minutie des histoires souvent embrouillées, sachant ménager ses effets et son suspense, transformant une anecdote mineure en véritable comédie. Enfin, Saint-Simon se distingue par la fougue de son discours. Il a l'indignation facile, l'insulte retorse et la plume bien aiguisée. Bien peu trouvent grâce à ses yeux, offrant ainsi au lecteur un panorama parfois injuste, mais souvent réjouissant, de la cour de Louis XIV.
L'œuvre n'est pas homogène. À des passages d'anthologie (portrait des personnalités disparues, veillée funèbre de Louis XIV) s'opposent des « tunnels » auxquels le lecteur moderne est moins sensible : ainsi rédige-t-il de longues dissertations sur la hiérarchie relative des grands du royaume. C'est que Saint-Simon n'écrit pas seulement pour raconter son époque, mais aussi pour promouvoir ses idées politiques.
Postérité littéraire de Saint-Simon
De grands écrivains français ont été influencés par l’œuvre de Saint-Simon. On peut citer, à titre d’exemples, Stendhal et Proust.
Le premier a pu connaître les Mémoires par les publications d’extraits réalisées entre 1781 et 1819, avant que les héritiers ne rentrent en possession des manuscrits à cette date et n’autorisent une première publication en 1829, complète mais très perfectible. Stendhal a été fasciné par les Mémoires, ce qu’il a résumé par la célèbre boutade : « j’ai deux passions, les épinards et Saint-Simon ! ». Il lui emprunte de nombreux procédés littéraires « modernes » qu’utilise le duc en dépit de sa réputation d’archaïsme, en particulier la description subjective, qui consiste à décrire une scène uniquement à travers les détails qu’en perçoit un personnage. Dans La Chartreuse de Parme de Stendhal, les descriptions des intrigues de cour et les portraits de nombreux personnages secondaires sont ouvertement inspirés de Saint-Simon, qui est d’ailleurs expressément cité.
Marcel Proust a été un admirateur fervent du mémorialiste, dont il a d’ailleurs fait un long et savoureux pastiche (Pastiches et mélanges, 1919). L’évocation dans À la recherche du temps perdu des salons aristocratiques du début du doit autant aux souvenirs mondains de Proust lui-même qu’aux scènes de la Cour de Louis XIV qu’il avait lues dans Saint-Simon, très souvent cité dans le roman, notamment lors des passages où apparaît le personnage haut en couleurs du baron de Charlus. Proust a aussi cherché à recréer dans ces passages une certaine manière de parler que Saint-Simon appelait, mais sans donner d’exemples, l’« esprit Mortemart », du nom d’une grand famille noble à laquelle appartenait la marquise de Montespan : « (…) une éloquence naturelle, une justesse d’expression, une singularité dans le choix des termes qui coulait de source et qui surprenait toujours, avec ce tour particulier à M de Montespan et à ses sœurs, et qui n’a passé qu’aux personnes de sa familiarité ou qu’elle avait élevées. » (Mémoires, portrait de la duchesse d’Orléans.) Proust chercha à illustrer cet esprit à travers son personnage de la duchesse de Guermantes, sans d’ailleurs être pleinement satisfait du résultat. Mais de manière plus profonde, Proust a été fasciné par la réussite du projet littéraire de Saint-Simon, qui ressuscite par l’écriture un monde disparu depuis trente ans : comme le duc-mémorialiste, le Narrateur de la Recherche comprend sur le tard que les déceptions de la vie et la certitude de la mort peuvent être transcendées par la littérature.
Aspects historiques
L'histoire selon Saint-Simon
C'est un dessein historique que poursuit Saint-Simon. Il s'en justifie dans un avant-propos qui n'est pas sans rappeler la préface de lAb Urbe condita de Tite-Live. Il commence par rappeler que l'histoire est « étude recommandée », pratiquée par les saints et, mieux encore, par le Saint-Esprit (allusion aux livres dits historiques de la Bible). Insistant que la pertinence de lire et d'écrire l'histoire quand on est chrétien, Saint-Simon s'oppose vigoureusement à l'obscurantisme : il n'y a pas lieu de taire les défauts et les vices de ses prédécesseurs au nom de la charité. « Ne mettons point le salut que le Rédempteur nous a acquis au prix indigne de l'abrutissement absolu ». Il conclut que l'histoire, loin d'être contraire à la charité, peut la servir.
Saint-Simon définit ensuite ce que doit être l'histoire, non pas la simple énumération des événements, mais aussi « leurs origines, leurs causes, leurs suites et leurs liaisons des uns aux autres ». Et pour lui, cela ne peut se faire sans raconter aussi l'histoire des acteurs, leur personnalité, ce qui les meut, leurs relations entre eux. Enfin, qui peut mieux dépeindre l'histoire, sinon quelqu'un qui l'a lui-même vécue ?
:« Écrire l'histoire de son pays et de son temps, c'est repasser dans son esprit avec beaucoup de réflexion tout ce qu'on a vu, manié, ou su d'original sans reproche, qui s'est passé sur le théâtre du monde, les diverses machines, souvent les riens apparents, qui ont mû les ressorts des événements qui ont eu le plus de suite et qui en ont enfanté d'autres. »
Tout cela montre, selon Saint-Simon, la vanité des existences et le néant des ambitions. L'histoire remplit donc un but moral, mieux que les livres de morale eux-mêmes, car l'histoire marque plus le lecteur : « ce sont des avis et des conseils que reçoivent [les lecteurs] de chaque coup de pinceau à l'égard des personnages, et de chaque événement par le récit des occasions et des mouvements qui l'ont produit. » Enfin, l'histoire parlant généralement de gens morts, elle peut se permettre d'être vraie tout en ne choquant personne.
Saint-Simon et l'historiographie
[à compléter]
Éditions
- Mémoires. De nombreuses éditions existent. Celle de Boislile, en 43 volumes parus de 1879 à 1930, est l'édition de référence des historiens. Celle d'Yves Coirault, en 8 volumes parus à partir de 1983 (collection « La Pléiade », Gallimard) est la plus pratique et la plus utile à l'amateur. La première édition intégrale conforme au manuscrit original, l'édition Chéruel de 1856, est disponible ici [http://rouvroy.medusis.com/] en texte intégral cherchable.
- Traités politiques et autres écrits, Gallimard, « Pléiade », 1996. Papiers épars de Saint-Simon sur divers sujets, le plus souvent des questions de cérémonial ou de généalogie.
Voir aussi
Bibliographie
- Jean de La Varende, M. le duc de Saint-Simon et sa comédie humaine, Perrin, 2003 ;
- Emmanuel Le Roy Ladurie, Saint-Simon ou le système de la Cour, Fayard, 1997 ;
- Georges Poisson :
- Monsieur de Saint-Simon, Mazarine, Paris, 1987 pour la première édition, réedité en 2000 chez Flammarion,
- Georges Poisson, Album Saint-Simon coll. la Pléiade, Gallimard (collection de documents divers autour de Saint-Simon et des Mémoires).
Lien interne
Pour comprendre les noms sous lesquels Saint-Simon désigne les principaux personnages de la Cour, voyez l'article Appellations des princes du sang.
Saint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de
Saint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de
Saint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de
Saint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de
Saint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de
Saint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de
Saint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de
Île de Java
L'île de Java est une île d'Indonésie qui fait partie de l'archipel de la Sonde.
Sa superficie est de 138 800 km² et le nombre d'habitants est d'environ 93,6 millions. Elle s'étire d'est en ouest sur plus de 1000 km. Son climat est équatorial.
La capitale de l'Indonésie, Jakarta, est située sur Java.
La ville de Yogyakarta, au centre de l'île de Java, fut longtemps la capitale du royaume de Java et reste le centre de la culture indonésienne.
[http://www.hernan.ameijeiras.com/indonesie-indonesia.html Photos de Jakarta]
Java
ja:ジャワ島
ko:자와 섬
ms:Jawa
Grippe
La grippe est une maladie virale provoquée par un virus à un ARN, Myxovirus influenza, agent infectieux naturel de l'homme et de nombreux animaux tels que le porc, le cheval, et de nombreux oiseaux. Il existe trois grands groupes de virus influenza nommés A, B et C.
Virologie
Chez l'homme, on recense, en général, deux épidémies de grippe :
- la première et la plus virulente, en général en novembre-décembre, causée par des virus de type A ;
- la seconde, en janvier-février, causée par des virus de type B.
Les virus de la grippe sont hautement mutatoires et changent rapidement. C'est pourquoi, un nouveau vaccin doit être produit chaque année. Un individu infecté va développer, après la maladie, une immunité au type de virus qu'il a contracté, et cette immunité va durer plusieurs années, mais en s'affaiblissant. S'il rencontre un virus de la grippe très différent, son système immunitaire ne parviendra pas à la contenir.
Les virus de type A et B possèdent deux protéines majeures à leur surface, au sommet de spicules : la neuraminidase et l'hémagglutinine qui existent en plusieurs allèles. On note en général ces virus avec la notation :
<type>(H<allèle de l'hémagglutinine>N<allèle de la neuraminidase>)
Ainsi, par exemple, A(H1N2) signifie virus de la grippe type A, avec l'allèle n°1 de l'hémagglutinine et l'allèle n°2 de la neuraminidase.
Il existe 16 allèles différents de l'hémagglutinine, tous sont présents dans les virus circulant chez les oiseaux ; seuls les hémagglutinines H1, H2 et H3 sont présents dans les virus pathogènes pour l'homme. De même, des neufs allèles de la neuraminidase présents chez les virus aviaires (N1 à N9) seuls deux types se retrouvent chez l'homme (N1 et N2). Les virus de type C, moins connus et moins étudiés, n'ont qu'un seul type de spicule.
Si la plupart des mutations des virus humains de la grippe sont peu importantes et n'ont pas d'autres conséquences que des épidémies plus ou moins importantes, les choses sont très différentes lorsque le virus subit une mutation majeure. C'est arrivé trois fois au cours du . En 1919 (« grippe espagnole »), 1957 (« grippe asiatique »), et 1968 (« grippe de Hongkong »). Dans de tels cas, de vastes pandémies se développent et se caractérisent par une morbidité et une mortalité très importantes. Ainsi la « grippe espagnole » a fait quelque 40 millions de victimes, dont plus de la moitié chez les jeunes adultes. Le virus en cause, proche de la grippe porcine, était très différent de ceux auxquels l'humanité était accoutumée.
Diagnostic
En pratique médicale courante, le diagnostic de grippe est simple à poser : il associe une présomption clinique (fièvre élevée avec frissons, douleurs diffuses en particulier des muscles et des articulations, toux, céphalées, sensation de malaise général) à des arguments d'ordre épidémiologique (période hivernale et contact récent avec un individu grippé). L'incubation de la maladie est de 48 heures, et les symptômes s'amendent spontanément en une semaine.
La grippe grave ne doit jamais être méconnue du fait de la possibilité de décès : il faut savoir que la grippe est la seconde cause de mortalité par maladie infectieuse en France, ( 2000 à 4000 décès par an en France ) , (derrière la pneumopathie à pneumocoque). Ce tableau clinique particulier associe des signes aspécifiques de grippe avec une insuffisance respiratoire aiguë, et parfois défaillance multi-viscérale. Elle est toujours consécutive à l'infection d'un sujet fragilisé.
Le diagnostic de certitude par identification du virus est exceptionnelement nécessaire, en dehors de signes de gravité clinique ou d'étude épidémiologique : on peut alors pratiquer dans ce cas une immunofluorescence indirecte, une amplification génique (PCR), ou une culture du virus sur cellules suivie d'une réaction d'hémagglutination (HA) ou d'inhibition d'hémagglutination (IHA). Ces diagnostics sont réalisés sur des prélèvements nasopharyngés (nez, gorge, aspiration bronchique).
Prévention et traitement
La vaccination est la meilleure (taux de protection de l'ordre de 60 %) - et la seule (sauf à s'isoler) - manière de se protéger contre la grippe. Elle est gratuite en France, pour tous les sujets à risque de grippe grave : individus de plus de 65 ans, insuffisants respiratoire chronique, etc.
Il existe des antiviraux, l'oseltamivir (Tamiflu®) et le zanamivir (Relenza®), qui s'attaquent directement aux neuraminidases, glycoprotéines de l'enveloppe du virus. Ils peuvent diminuer un peu l'importance des symptômes et la durée de l'affection. Mais ils sont coûteux, ne sont pas remboursés par la sécurité sociale en France, en Belgique et en Suisse, et sont relativement peu efficaces.
Voir aussi
Articles connexes
- souches : H1N1 (Influenza A/New Caledonia/20/99) | H3N2 | H5N1
- Grippe aviaire
- Syndrome respiratoire aigu sévère
- Grippe espagnole, pandémie de 1918.
- Grippe asiatique ou « Grippe asiatique de 1957»
- Grippe de 1968 ou grippe de Hong Kong
Liens externes
- [http://www.grog.org/ Groupes Régionaux d'Observation de la Grippe (France)]
- [http://www.pasteur.fr/actu/presse/documentation/grippe.html Grippe], article de l'Institut Pasteur
- [http://www.fluwikie.com/index.php?n=Main.Fr-HomePage Flu Wiki], site dédié à tous les aspects de la grippe
- [http://www.france-infectieux.org/virus/basic/basic_vir_5.htm Virus de la grippe], Pr J.-M. Huraux, Faculté de Médecine de la Pitié-Salpêtrière, Université Paris VI
catégorie:maladie virale
ja:インフルエンザ
zh-min-nan:Liû-hêng-sèng kám-mō·
Philadelphie
Philadelphie (en anglais Philadelphia) est une ville de l'État de Pennsylvanie, aux États-Unis. La quatrième agglomération du pays, Philadelphie compte 1 479 000 habitants dans la ville même et 5 772 000 habitants avec les banlieues (estimation 2004). Centre culturel et artistique, Philadelphie est un grand port industriel sur la rivière Delaware (côte est). La ville était la capitale des États-Unis avant qu'elle ne soit établie à Washington. À présent, Philadelphie n'est même plus la capitale de son État, quoique en étant demeurée la métropole principale. Philadelphie est surnommée « la ville de l’amour fraternel » : la ville n'impose aucune taxe locale sur les produits de première nécessité comme le savon.
Philadelphie fut fondée par William Penn en 1682, qui d'ailleurs donna aussi son nom à l'État de Pennsylvanie. À l'époque coloniale, la ville était la plus importante des villes des colonies anglaises.
Géographie de la ville
PennsylvaniePennsylvanie
La ville est traversée par le fleuve Delaware, qui sépare la ville et aussi la Pennsylvanie de l’état de New Jersey. Le fleuve côtier Schuylkill traverse la zone de l’ouest de la ville. Philadelphie occupe une superficie de 369,4 km².
La zone métropolitaine de Philadelphie, connue comme « la région de la vallée de Delaware » compte près de 6 000 000 habitants.
Les quartiers de Philadelphie sont : Andorra, Roxborough, Northern Liberties, Old City, Bustleton, Brewerytown, Oxford Circle, Feltonville, Somerton, Manayunk, Center City, Queen Village, Kensington, Frankford, University City, Strawberry Mansion, Chestnut Hill, Fishtown, Port Richmond, Germantown, Mount Airy, Mayfair, Wynnefield, Chinatown de Philadelphie, Fox Chase, South Philly, Graduate Hospital/Southwest Center City, Society Hill, Museum District.
Économie
Les principales activités de l'agglomération sont :
- l'industrie,
- l'industrie agro-alimentaire,
- les services financiers et bancaires.
Philadelphie possède sa propre bourse.
Les firmes les plus importantes sont :
- Aramark,
- GlaxoSmithKline,
- Sunoco,
- Comcast,
- Pep Boys.
Le port de Philadelphie est dominé par le trafic pétrolier (57 millions de tonnes en 1996).
Histoire
Pep Boys]
La ville est l’une des plus vieilles villes importantes aux États-Unis ; elle est fondée en 1681 par William Penn, un colon anglais qui était du groupe religieux des Quakers. À 38 ans, William quitte à jamais l'Angleterre. Le roi, Charles II, vient de lui donner le territoire de la future Pennsylvanie, pour solde d'une vieille dette de la couronne envers son père. Une visée et un pays, voilà qui suffit pour réinventer la Terre promise. Elle accueillerait tous ceux qui militent pour la libre pensée, l'égalité entre les hommes, la non-violence, les vertus du travail et du mariage...
La ville était une “ville nouvelle”, avec beaucoup de parcs et de rues tirées au cordeau. William Penn lui donne une architecture inspirée de Paris et des institutions qui réinventent la démocratie. La ville était aussi un centre pour les avis utopiques et reflète la pensée du temps ; Penn, Quaker dévoué, voulait fonder une ville avec des lois plus humaines que les lois d’Angleterre en créant une atmosphère de paix et de liberté pour les habitants. Le nom de la ville, emprunté au grec, reflète cet espoir pour son futur.
Les premiers colons de la ville étaient pour la plupart des Anglais, mais des immigrés hollandais, allemands, et huguenots ont aussi peuplées la ville car attirés par la liberté religieuse régnant à Philadelphie. Beaucoup de révolutionnaires avant et pendant la Guerre d'Indépendance des États-Unis ont vécu ou sont venus de la ville, notamment Benjamin Franklin. Dès 1743, il y fonde la société américaine de philosophie. Philadelphie est l'une des villes par laquelle se diffusent les idées des Lumières : en 1765 s'ouvre une école de médecine et l'année suivante un théâtre permanent. En 1774, le premier Continental Congress a été accueilli à Philadelphie.
Pendant que Washington D.C. est en travaux, Philadelphie tient le rang de capitale de 1790 à 1800 des jeunes États-Unis d'Amérique.
En 1876, Philadelphie a accueilli une exposition universelle (la Centennial International Exhibition en anglais). Elle célèbre le centenaire de la Déclaration d'Indépendance donnant naissance aux États-Unis. Elle s'est tenue dans le Fairmount Park, près de la Schuylkill River et fut visitée par 9 millions de personnes. La plupart des bâtiments de l'exposition sont conservés par la Smithsonian Institution à Washington D.C.. De nouveaux produits furent montrés au public tels que le téléphone d'Alexander Graham Bell, la machine à écrire de Remington, le Ketchup Heinz et la Root Beer.
Culture
Monuments
Root Beer
Comme une ville ancienne et coloniale, Philadelphie compte de nombreux lieux culturels :
- Le Constitution Center (Centre de la Constitution)
- Independence Hall (Hall de l’indépendance)
- Liberty Bell (La cloche de la liberté)
- La maison de Betsy Ross
- Le National Constitution Center (Musée national pour la Constitution)
- Le Philadelphia Museum of Art :Le Musée des beaux-arts, abrite dans son vaste bâtiment néoclassique tous les génies de l'humanité, de l'Antiquité égyptienne à Andy Warhol, de la Conquête de l'Ouest à Dali.
- Maison du docteur Albert C. Barnes : ce richissime pharmacien (1872-1951) vouait une folle passion à la peinture européenne, française en particulier. Fin connaisseur des ateliers parisiens, il a rassemblé une exceptionnelle collection de toiles impressionnistes : 181 Renoir et 69 Cézanne, une soixantaine de Matisse, sans oublier les merveilles signées Picasso, Soutine, Manet, Modigliani, Degas, Monet, Van Gogh, Seurat, Rousseau... Barnes décida de les accrocher aux murs de sa villa, vingt-trois pièces quand même, posée dans la paisible banlieue de Merion, et de permettre à tous d'en approcher la beauté. Couché sur testament, le noble dessein fait depuis le délice des visiteurs, même si l'ensemble, plusieurs milliers d'œuvres et d'objets, ne peut être présenté d'un seul tenant.
Merion (University of Pennsylvania Museum) ; trouvé en Iran en 1957 à l'occasion du "Hasanlu Project"]]
- Fresques murales : il y a une dizaine d'années, afin d'endiguer la prolifération des graffitis, le conseil municipal décida de céder quelques murs aux taggeurs. Plusieurs façades devinrent aussitôt des terrains d'expression pour graffeurs, peintres, récupérateurs inspirés, ... Avec 2 500 fresques murales, Philadelphie se regarde donc nez en l'air.
- Université de Pennsylvanie
Cuisine
Philadelphie est aussi connue pour sa cuisine unique. Les produits pour lesquels la ville est célèbre sont les cheesesteaks (bifteks au fromage) et les sandwichs hoagies (sic). De nombreux "restaurants" se disputent l'appellation de "meilleur cheesesteak" de la ville, et il n'y a pas de consensus à ce niveau. Une bonne piste pour déguster cette spécialité culinaire (un peu déroutante pour un français...) est d'aller dans le marché Italien, dans le sud de Philadelphie, où les cheesesteaks ont été inventés dans les années 20.
Musique
Le 2 juillet 2005, Philadelphie a accueilli un concert de soutien à l'Afrique : Linkin Park, Will Smith, Marroon Five, Destiny's Child y ont participé à cette manifestation humanitaire du Live 8 devant le Museum of Art.
Sports professionnels
Live 8
- Les Eagles de Philadelphie (football américain)
- Les Phillies de Philadelphie (baseball)
- Les 76ersde Philadelphie (basket-ball)
- Les Flyers de Philadelphie (hockey sur glace)
- Les Wings de Philadelphie (Crosse)
Education et les universités
- Université de Drexel
- Université de Pennsylvanie, fondée par Benjamin Franklin
- Temple University
- Université de Thomas Jefferson
Saint joseph's university
Personnages célèbres
Université de Thomas Jefferson
À Philadelphie sont nés :
- Kevin Bacon, acteur
- Noam Chomsky
- Bill Cosby (sic)
- Thomas Eakins, peintre
- Janet Gaynor (1906 - 1984), actrice
- Richard Lester (1932 - ), réalisateur
- Will Smith, acteur
Liens externes
Le [http://www.phila.com Site officiel de la ville de Philadelphie (en anglais)]
Catégorie:Ville de Pennsylvanie
Catégorie:Mégapole
ja:フィラデルフィア
Louis XV de France
Louis XV dit le Bien-Aimé, roi de France ( 1715– 10 mai 1774).
Enfance
Fils de France
1774
Louis XV naquit le 15 février 1710 à Versailles. Fils de Louis, duc de Bourgogne et de Marie-Adélaïde de Savoie, petit-fils du Grand Dauphin, arrière-petit-fils de Louis XIV, il fut titré à sa naissance duc d'Anjou. Conformément à la coutume, il fut élevé jusqu'à ses 7 ans par une femme, la gouvernante des Enfants de France, depuis 1704 la duchesse de Ventadour.
Le 14 avril 1711, il perdit son grand-père, puis en février 1712, ses deux parents. En mars de la même année, les deux enfants du couple défunt contractèrent la même maladie, une forme de rougeole. Les médecins s'acharnèrent sur le frère aîné, anciennement duc de Bretagne, qui mourut le 8 mars. Le duc d'Anjou fut sauvé par sa gouvernante qui l'arracha aux médecins et refusa énergiquement qu'on le saignât. À 2 ans, le duc d'Anjou devint le nouveau dauphin.
En 1714, il reçut un instituteur, l'abbé Perot. Celui-ci lui apprit à lire et à écrire, ainsi que des rudiments d'histoire et de géographie et, bien sûr, un enseignement religieux empreint de sulpicisme. En 1715, le jeune prince reçut également un maître à danser, puis un maître à écrire. C'est M de Maintenon qui se trouvait derrière toutes ces nominations. Elle surveilla dans l'ombre l'éducation du prince. En février 1715, il participa à sa première cérémonie, la réception d'un ambassadeur de Perse à Versailles. À 5 ans, on le jugeait bel enfant, doué d'une intelligence vive et d'une bonne mémoire, gai et farceur. Il était particulièrement attiré par l'histoire et la géographie. Rescapé d'une famille décimée, il trouva en M de Ventadour sa seule source d'affection, l'appelant « Maman Ventadour », voire « maman » tout court.
Le 1 septembre 1715, Louis XIV mourut, non sans lui avoir donné ses derniers conseils, principalement contre la guerre, « la ruine des peuples ». Le duc d'Anjou se retrouva roi à cinq ans, sous le nom de Louis XV. Le lendemain, le duc d'Orléans, neveu du feu roi, fut nommé régent.
la Régence du Duc d'Orléans
le duc d'Orléans
Les 3 et 4 septembre 1715, Louis XV accomplit ses premiers actes de roi, d'abord en se rendant à la messe de requiem célébrée pour le feu roi, à la chapelle de Versailles, ensuite en recevant l'assemblée du clergé venue célébrer son avènement. Le 12, il enchaîna sur un lit de justice, l'une des cérémonies les plus solennelles de la monarchie, le 14, sur les harangues du Grand Conseil, de l'Université de Paris et de l'Académie française, les jours suivants, sur les réceptions d'ambassadeurs venus présenter leurs condoléances, etc. Malgré son jeune âge, il dut se plier à la mécanique du gouvernement et de la cour et jouer son rôle de représentation.
Il continua d'être élevé par M de Ventadour, qui lui donna comme compagnons de jeux le fils d'un savetier parisien, et un jeune Iroquois. En 1717, il atteint l'âge de raison, quitta ses lisères (sorte de laisse utilisée pour guider les enfants en bas âge) et les mains des femmes. Son éducation fut désormais confiée à un gouverneur, le duc de Villeroy, et un précepteur, André Hercule de Fleury, évêque de Fréjus. On lui apprit désormais le latin, les mathématiques, la cartographie, le dessin, des rudiments d'astronomie, mais aussi à chasser. L'éducation manuelle ne fut pas non plus négligée : en 1717, il apprit un peu de typographie, et en 1721, il s'initia à tourner le bois. Depuis 1719, il avait des maîtres de musique. Contrairement à Louis XIV, il n'avait que peu d'affinités pour la musique, et chantait faux.
Dès 1721, on songea à le marier. Philippe V, son oncle, roi d'Espagne, propose sa fille, l'infante Marie Anne Victoire, à peine âgée de 3 ans — Louis XV lui-même n'en ayant que 11 ! Néanmoins, le régent accepta, et le 9 janvier 1722, les deux fiancés se rencontrèrent sur la Bidassoa, comme l'avaient fait Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche en 1660. Celle qu'on appelait désormais l'« Infante-Reine » s'installa au château de Versailles. En août 1722, Louis XV reçut la confirmation. Villeroy, qui tentait de protéger le roi du Régent, fut congédié peu après et remplacé par le duc de Charost. Ce fut désormais à lui qu'il incomba de donner au roi des notions de finance et de stratégie militaire.
Le règne
Le ministère du Duc de Bourbon
Le 25 octobre 1722, le roi entrant dans sa treizième année, âge de la majorité (depuis une ordonnance de 1374 de Charles V), il fut couronné et sacré à Reims. C'est la fin de la Régence, mais le duc d'Orléans resta le plus important personnage du royaume après le roi. Le cardinal Dubois fut confirmé dans sa fonction de premier ministre, mais il mourut en août 1723. Le duc d'Orléans le suivit peu de temps après. C'est alors le duc de Bourbon qui le remplaça auprès du jeune roi. Pour se distraire, comme l'avaient fait presque tous les membres de sa famille, Louis XV se jeta à corps perdu dans la chasse. Le 3 novembre 1724, la chasse royale de la Saint-Hubert rassembla ainsi une centaine de sonneurs de trompe, plus de 900 chiens et un millier de chevaux.
Le roi devenant adulte, et apte à procréer, se posa la question de l'héritier du trône. L'Infante-reine n'avait alors que six ans. En 1725, on prit la décision de la renvoyer en Espagne, et de chercher une nouvelle fiancée. Ce fut, faute de mieux, et à la grande déception de la cour, Marie Leszczyńska, la fille du roi détrôné de Pologne Stanislas Leszczyński. Le mariage fut célébré le 5 septembre 1725 à Fontainebleau. Les deux jeunes mariés paraissaient alors très attachés l'un à l'autre, et le mariage fut consommé la nuit même.
Dès la rentrée de la cour à Versailles, Louis XV décida de se débarrasser du duc de Bourbon, qui était extrêmement impopulaire. M de Fleury partit alors de la cour, bien décidé à être rappelé. En effet, quelques jours plus tard, Louis XV le fit rappeler, et exila le duc de Bourbon sur ses terres, à Chantilly. Le 16 juin 1726, Louis XV déclara au Conseil d'En haut sa décision de gouverner seul.
Le ministère du Cardinal de Fleury
1726
De 1726 jusqu'à sa mort en 1743, le Cardinal dirigea la France avec l'accord du roi. C'est la période la plus pacifique et prospère du règne de Louis XV, malgré quelques troubles avec le Parlement de Paris et les Jansénistes. Après les pertes humaines et financières subies à la fin du règne de Louis XIV, le gouvernement de Fleury a souvent été qualifié de "réparateur". Il est difficile de déterminer avec exactitude le degré d'intervention du roi dans les décisions de Fleury, mais il est certain que Louis XV a soutenu son ancien précepteur contre les intrigues de la cour et les conspirations de ses ministres.
Avec l'aide des controleurs généraux des finances Michel Robert Le Peletier des Forts (1726-1730) et surtout Philibert Orry (1730-1745), Fleury parvint à stabiliser la monnaie française (1726) et finit par équilibrer le budget du royaume en 1738. L'expansion économique était au cœur des préoccupations du gouvernement. Les voies de communications furent améliorées, avec l'achèvement du canal de Saint-Quentin (reliant l'Oise à la Somme) en 1738, étendu ultérieurement vers l'Escaut et les Pays-Bas, et principalement la construction systématique d'un réseau routier sur l'ensemble du territoire national. Le corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées construisit un ensemble de routes modernes, partant de Paris selon le schéma en étoile qui forme encore l'ossature des routes nationales actuelles. Au milieu du XVIIe siècle, la France s'était dotée de l'infrastructure routière la plus moderne et la plus étendue du monde. Le commerce fut également stimulé par le Bureau et le Conseil du Commerce. Le commerce maritime extérieur de la France grimpa de 80 à 308 millions de livres entre 1716 et 1748. Cependant, les lois rigides édictées auparavant par Colbert ne permirent pas à l'industrie de profiter pleinement de ce progrès économique.
Le pouvoir de la monarchie absolue s'exerça lors de la répression des oppositions Jansénistes et Gallicanes. L'agitation causée par des illuminés du cimetière Saint-Médard à Paris (un groupe de Jansénistes qui prétendait que des miracles survenaient dans le cimetière), cessa en 1732. Sur un autre front, après l'exil de 139 parlementaires en province, le Parlement de Paris dut enregistrer la bulle papale Unigenitus et fut dorénavant interdit de s'occuper des affaires religieuses.
En ce qui concerne les affaires étrangères, Fleury a recherché la paix à tout prix, en pratiquant une politique d'alliance avec l'Angleterre tout en se réconciliant avec l'Espagne. En septembre 1729, après sa troisième grossesse, la reine donna finalement naissance à un garçon, Louis de France, qui devint aussitôt dauphin. Cette arrivée d'un héritier mâle, qui assurait la pérennité de la dynastie, fut accueillie avec une immense joie et célébrée dans toutes les sphères de la société française, et également dans la plupart des cours européennes. Le couple royal était à l'époque très uni, se manifestait un amour réciproque et le jeune roi était extrêmement populaire. La naissance d'un garçon écartait également le risque d'une crise de succession et le probable affrontement avec l'Espagne qui en aurait résulté.
En 1733, malgré la politique pacifiste de Fleury, le roi, convaincu par son secrétaire d'état aux affaires étrangères Germain Louis Chauvelin (1727-1737), intervint finalement dans la guerre de succession Polonaise, pour tenter de ramener son beau-père Stanislas Leszczynski sur le trône de Pologne. L'intervention sans conviction de la France ne permit pas de renverser le cours de la guerre, et Stanislas ne retrouva pas son trône.
Parallèlement, la France décidait de récupérer le duché de Lorraine, le duc François III étant pressenti pour épouser la fille du Saint-Empereur Germanique Charles VI, ce qui aurait amené la puissance autrichienne aux portes du royaume de France. Les troupes françaises occupèrent rapidement la Lorraine et la paix revint dès 1735. Par le Traité de Vienne (novembre 1738), Stanislas obtint le duché de Lorraine en compensation de la perte de son trône polonais (avec l'objectif que le duché soit intégré au royaume de France à sa mort par le biais de sa fille), tandis que l'ancien Duc Francois III devenait héritier du Grand Duché de Toscane. Cette guerre peu coûteuse, comparativement aux ponctions humaines et financières exorbitantes des campagnes de Louis XIV, fut un franc succès pour la diplomatie française. L'annexion de la Lorraine, effective en 1766 à la mort de Stanislas, constitue la dernière expansion territoriale du royaume de France sur le continent avant la Révolution.
Peu après ce résultat, la médiation française dans le conflit entre l'Empire Autrichien et l'Empire Ottoman aboutit au Traité de Belgrade (septembre 1739), qui mit fin à la guerre avec un avantage pour le Ottomans, allié traditionnel des Français contre les Habsbourgs depuis le début du . En conséquence, l'Empire Ottoman renouvela les capitulations | | |