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1769Catégorie:1769
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Années 1740 | Années 1750 | Années 1760 | Années 1770 | Années 1780
1764 | 1765 | 1766 | 1767 | 1768 | 1769 | 1770 | 1771 | 1772 | 1773 | 1774
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Cette page concerne l'année 1769 du calendrier grégorien.
Événements
- Cugnot construit son fardier, premier véhicule automobile à vapeur.
- Début du pontificat de Clément XIV (fin en 1775).
- Début du séjour en Éthiopie de l'explorateur écossais James Bruce à la recherche des sources du Nil (fin en 1772).
- L'ingénieur écossais James Watt dépose le brevet d'un condenseur qui améliore les performances de la machine à vapeur.
- La Birmanie devient une dépendance chinoise.
- La Comtesse du Barry devient la maîtresse officielle de Louis XV, roi de France.
- Le shintoïsme devient la religion d'état au Japon.
- Le chef des outaouais, Pontiac, allié des Français, est assassiné.
- Le céramiste anglais Josiah Wedgwood invente la poterie mécanique.
- Le mécanicien anglais Richard Arkwright met au point une machine semi-mécanique à filer le coton.
- Les Gurkhas font la conquête du Népal.
- Les forces françaises défont Pasquale Paoli. La Corse devient une province française.
- 10 janvier : Michel Ney, maréchal d'Empire, qui sera surnommé le « Brave des Braves ».
- 13 février : Ivan Andreïévitch Krylov, écrivain russe
- 23 mars : William Smith géoloque anglais
- 15 août : Napoléon Bonaparte, Premier Consul puis Empereur des Français.
- 23 août : Georges Cuvier, paléontologiste et naturaliste français († 1832)
- 14 octobre : Antoine-Marie Chamans Comte de Lavalette, Directeur Général des Postes sous le Premier Empire et proche de Napoléon 1er († 1830)
- 2 février, Clément XIII , Pape
- 20 avril, Pontiac, Chef des outaouais
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Catégorie:1769
Article principal : 1769
Catégorie:Chronologie du XVIIIe siècle
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Catégorie:Décennie
Évènements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Catégorie:Décennie
Évènements
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Personnages significatifs
- Duhamel de Querlonde
Inventions, découvertes, introductions
-
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Années 1780 ko:1780년대 ja:1780年代
Catégorie:Décennie
Évènements
- Révolution américaine
- Début de la Révolution française
Personnages significatifs
- Louis XVI
Inventions, Découvertes, Introductions
- Montgolfières
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1765Catégorie:1765
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Années 1740 | Années 1750 | Années 1760 | Années 1770 | Années 1780
1760 | 1761 | 1762 | 1763 | 1764 | 1765 | 1766 | 1767 | 1768 | 1769 | 1770
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Cette page concerne l'année 1765 du calendrier grégorien.
Événements
- 12 août : En Inde, Robert Clive signe un traité grâce auquel l'Angleterre obtient la collecte des impôts au Bengale, en Orissa et au Bihar.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Début du ministère whig du Charles Watson-Wentworth, marquis de Rockingham, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1766).
- Début du règne de Joseph II, empereur des Romains (fin en 1790).
- L'Amérique du Nord refuse de payer l'impôt sur les publications (Stamp Act) à l'Angleterre.
- L'architecte français Jacques Soufflot construit le Panthéon de Paris.
- Machine à filer de James Hargreaves.
- Jean-Jacques Rousseau se rend en Angleterre.
- Réhabilitation de Calas, protestant accusé d'avoir assassiné son fils pour l'empêcher de se convertir au catholicisme, et exécuté à tort en 1762, grâce à une efficace campagne de Voltaire. Cette affaire représente l'un des tout premiers engagements d'un "intellectuel" (même si le mot n'apparaîtra qu'avec l'affaire Dreyfus) dans la défense d'un innocent, et plus généralement dans le débat public.
- 7 mars : Joseph Nicéphore Niépce, inventeur français de la photographie
- 21 août : Guillaume IV d'Angleterre.
- 22 août : Carl Ludwig von Willdenow, botaniste et pharmacien allemand († 1812).
- 18 septembre : Bartolomeo Alberto Cappellari, futur pape Grégoire XVI
- 29 septembre : Karl Ludwig Harding, astronome allemand.
- 30 septembre : José Maria Morelos y Pavon, prêtre et insurgé mexicain.
- Louis-Antoine Dornel, compositeur français
- du Dauphin Louis, père de Louis XVI.
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1767Catégorie:1767
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Années 1740 | Années 1750 | Années 1760 | Années 1770 | Années 1780
1762 | 1763 | 1764 | 1765 | 1766 | 1767 | 1768 | 1769 | 1770 | 1771 | 1772
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Cette page concerne l'année 1767 du calendrier grégorien.
Événements
- Les Jésuites sont expulsés d'Espagne, du Paraguay et de France.
Europe
Asie
- Début de la guerre chinoise de conquête en Birmanie. (fin en 1769).
- Prise d'Ayuthia par les Birmans.
Afrique
Amériques
Océanie
- 19 juin : Samuel Wallis, capitaine anglais (1728-1795), aborde l’île de Tahiti, au cours d’un voyage autour du monde.
Arts
- Le compositeur allemand Christoph Willibald Gluck écrit son opéra Alceste.
- Wolfgang Amadeus Mozart écrit son premier opéra Apollo et Hyacinthus.
Sciences et techniques
- L'horloger français Pierre Le Roy perfectionne les montres marines.
- Machine à vapeur de James Watt.
- Métier à tisser de Arkwright.
Économie
- 29 janvier : Girodet-Trioson (Anne-Louis Girodet de Roncypeintre), lithographe et écrivain français
- 15 mars : Andrew Jackson, futur Président des États-Unis
- 25 mars : Joachim Murat, Maréchal de France, roi de Naples
- 7 avril : Michel Adanson, botaniste français († 1806)
- 11 avril : Jean-Baptiste Isabey, peintre français
- 11 juillet : John Quincy Adams, futur Président des États-Unis
- 17 août : Taupin.
- 25 août : Louis Saint-Just, homme politique français
- 26 novembre : Ange François Blein, général d'Empire
- 25 juin : Georg Philipp Telemann, compositeur
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1768Catégorie:1768
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Cette page concerne l'année 1768 du calendrier grégorien.
Événements
Asie & monde indien
- Les Gurkha prennent Katmandou au Népal.
Europe
- 15 mai : Traité de Versailles, Gênes cède la Corse à la France, la colonisation commence.
- Début de la guerre russo-turque (fin en 1774).
- Début du ministère whig du duc de Grafton, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1770).
- Le Commissariat aux colonies anglais devient un véritable secrétariat d'État.
- Confédération de Bar de la noblesse polonaise contre l'ingérence russe, massacre de Polonais par des Ukrainiens à Human. Le soulèvement échoue.
Océanie & Pacifique
- Début du premier voyage de James Cook (fin en 1771).
- Début du voyage de Bougainville dans le Pacifique, escale à Tahiti (fin en 1769).
Arts & cultures
- Début de la parution hebdomadaire de lEncyclopædia Britannica (fin en 1771).
- Le peintre anglais Joshua Reynolds devient le premier président de la Royal Academy de Londres.
- Horace Walpole tient son Journal.
Sciences & techniques
- En France : découverte des gisements de kaolin de Saint-Yrieix qui permettront l'essor de la porcelaine de Limoges.
- 7 janvier : Joseph Bonaparte, roi de Naples et d'Espagne († 1844)
- 28 janvier : roi Frédérick VI du Danemark
- 4 mars : August Friedrich Wilhelm Holtzhausen, ingénieur († 1827)
- 21 mars : Jean Baptiste Joseph Fourier, mathématicien et physicien français
- 6 juin : Jean-Baptiste Bessières, maréchal d'empire
- 9 juin : Samuel Slater, homme d'industrie américain
- 27 juillet : Charlotte Corday, personnalité de la Révolution française, meurtrière de Jean-Paul Marat
- 17 août : Louis Charles Antoine Desaix de Veygoux, général français
- 4 septembre : François-René de Chateaubriand, écrivain français
- 18 novembre : Zacharias Werner, poète allemand
- 21 novembre : Friedrich Schleiermacher, théologien allemand
- Marie-Guillemine Benoist (†1826), peintre française
- 1 mars : Hermann Samuel Reimarus, philosophe et écrivain allemand (né en 1694)
- 10 avril : Canaletto (Giovanni Antonio Canal), peintre et graveur italien
- 8 juin : Johann Joachim Winckelmann, archéologue et historien de l'art allemand
- 24 juin : Marie Leszczyńska, reine de France.
- 31 octobre : Francesco Maria Veracini, compositeur
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1770Catégorie:1770
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Années 1750 | Années 1760 | Années 1770 | Années 1780 | Années 1790
1765 | 1766 | 1767 | 1768 | 1769 | 1770 | 1771 | 1772 | 1773 | 1774 | 1775
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Cette page concerne l'année 1770 du calendrier grégorien.
Événements
- Début du ministère tory de lord North, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1782).
- Le futur Louis XVI épouse Marie-Antoinette d'Autriche.
- Le navigateur anglais James Cook explore la Nouvelle-Zélande et les côte est de l'Australie.
- Le voyageur anglais James Bruce découvre les sources du Nil bleu.
- Massacre de Boston : les troupes anglaises tirent sur la foule manifestant contre les taxes d'importation.
- Conflit entre le roi et le parlement à propos du procès du duc d'Aiguillon.
- 24 décembre : Disgrâce de Choiseul.
- Thomas Gainsborough : L'Enfant en bleu.
- Oliver Goldsmith : The deserted village.
- Fondation de la ville de Bandiagara(Mali)
- 10 février : Alexandre Brongniart, minéraliste et naturaliste français († 1847).
- 2 mars : Louis Gabriel Suchet, maréchal de France († 1826).
- 7 mars : Gabriel Jean Joseph Molitor, maréchal de France.
- 20 mars : Friedrich Hölderlin, poète allemand († 1843).
- 7 avril : William Wordsworth, poète anglais († 1850).
- 9 avril : Thomas Johann Seebeck, physicien allemand découvreur de la thermoélectricité
- 4 mai : François Gérard, peintre français.
- 10 juin : George Caley, botaniste et explorateur britannique († 1829).
- 27 août : Hegel, philosophe († 1831).
- 19 novembre : Bertel Thorvaldsen, sculpteur danois († 1844).
- 17 décembre : Ludwig van Beethoven, compositeur († 1827).
Mariages
- 16 mai : Le Dauphin avec Marie-Antoinette d'Autriche
- 12 février - Christopher Midlleton, explorateur britannique.
- 27 mars : Giambattista Tiepolo peintre et graveur italien.
- 30 mai : François Boucher peintre et graveur français.
- 8 juillet : Suzuli Harunobu (Hozumi Jihei), peintre et graveur japonais
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1772Catégorie:1772
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Cette page concerne l'année 1772 du calendrier grégorien.
Événements
Asie & monde indien
- L'empereur moghol Shah Alam II est remis sur le trône par les Anglais en Inde.
Europe
- Pologne :
- 25 juillet : Premier partage (démembrement) de la Pologne entre la Russie, l'Autriche et la Prusse : par le traité de Saint-Pétersbourg, la tsarine Catherine II s'entend avec le roi de Prusse Frédéric II et l'archiduchesse d'Autriche Marie-Thérèse pour enlever à la Pologne un tiers de son territoire.
- La population juive atteint le demi-million de personnes, soit 4% de la population estimée à 12 millions, dont seulement 3,5 millions de Polonais « ethniques ».
- Début d'une révolte de paysans en Russie menée par le cosaque Pougatchev.
Océanie & Pacifique
- 12 février : Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec aperçoit les îles qui portent son nom.
- Début du deuxième voyage de James Cook (fin en 1775).
Arts & cultures
- Le peintre anglais Joshua Reynolds peint son Portrait de Samuel Johnson.
Sciences et techniques
- découverte de l'azote par Daniel Rutherford.
- 7 avril : Charles Fourier
- 15 avril : Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, naturaliste français († 1844).
- 18 avril : David Ricardo, agent de change et économiste
- 12 décembre : Bertrand Clausel, maréchal de France
- Sans précision: Henri de la Rochejacquelein, chef vendéen.
- 22 mars : John Canton, physicien britannique.
- 26 mars : Charles Pinot Duclos, écrivain
- 15 juin : Louis-Claude Daquin, compositeur français
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1774Catégorie:1774
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Années 1750 | Années 1760 | Années 1770 | Années 1780 | Années 1790
1769 | 1770 | 1771 | 1772 | 1773 | 1774 | 1775 | 1776 | 1777 | 1778 | 1779
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Cette page concerne l'année 1774 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
France
- Jean-Paul Marat publie à Londres The Chains of Slavery (Les Chaînes de l'esclavage)
- Début du règne de Louis XVI de France (fin en 1792).
- 12 mai :Maurepas, conseillé intime du roi.
- juin : Vergennes, nommé aux Affaires étrangères.
- 20 juillet : Turgot à la Marine, puis aux Finances (24 août).
- 13 septembre : Turgot établit la libre cirulation des grains, réduit les attibutions de la ferme générale (25 septembre) et rétablit le Parlement (12 novembre).
Asie
- 21 janvier : Mort du Sultan ottoman Mustafa III, auquel succède son frère Abdhulhamid I (fin du règne en 1789).
- Le traité de Kucuk Kainarji (Kaïnardji) met fin à la guerre russo-turque. La Russie gagne Azov et devient la protectrice des pays orthodoxes des Balkans.
Afrique
Amériques
- Début de la guerre d'indépendance américaine (1774-1783).
- Le Quebec Act accorde la liberté religieuse aux catholiques romains du Canada et leurs institutions aux Canadiens français.
- Premier congrès continental à Philadelphie (États-Unis).
- Rhode Island devient le premier état d'Amérique à abolir l'esclavage.
Océanie
- Le navigateur anglais James Cook découvre l'île de la Nouvelle-Calédonie.
Arts
- L'écrivain allemand Johann Wolfgang von Goethe publie Les souffrances du jeune Werther.
Sciences et techniques
- : Le chimiste anglais Joseph Priestley découvre le gaz dioxygène.
- Lavoisier détermine la composition de l'air.
- découverte du chlore par le chimiste suédois Carl Wilhelm Scheele.
- découverte du manganèse par Johan Gottlieb Gahn
Économie
- 13 septembre : Édit de Turgot sur la liberté du commerce du grain.
Sport
Divers/incertain
- 1 janvier : André Marie Constant Duméril, zoologiste français († 1860).
- 25 mars : François Marie Daudin, zoologiste français († 1804).
- 26 avril : Leopold von Buch, géologue allemand.
- 12 août : Robert Southey, écrivain anglais († 1843).
- 5 septembre : Caspar David Friedrich, peintre allemand.
- 26 septembre : John Chapman, botaniste et pionnier américain († 1847).
- 21 janvier : Mustafa III, Sultan ottoman.
- 8 mai : Henry Baker, naturaliste anglais.
- 10 mai : Louis XV, roi de France
- 27 juillet : Samuel Gottlieb Gmelin, médecin, naturaliste et explorateur allemand (° 1744).
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Cugnot ja:ジョゼフ・キュニョー
Cugnot Cugnot Catégorie:Modèle d'automobile
Cugnot, Joseph
Cugnot, Joseph
Cugnot, Joseph
Nicolas-Joseph Cugnot (1725 - 1804) est un ingénieur connu pour avoir créé la première automobile.
Il est né le 23 février 1725 à Void dans la Meuse, d'un couple de cultivateurs. Il fait des études d’ingénieur militaire et poursuit sa carrière à Bruxelles puis à Paris où il mourra le 7 octobre 1804.
Le jeune Joseph Cugnot sert comme ingénieur dans l’armée de l’impératrice Marie-Thérèse. La Lorraine est rattachée à l'époque à l’empire autrichien.
Il publie plusieurs ouvrages de génie militaire :
- Éléments de l’art militaire ancien et moderne - 1766
- La Fortification de campagne théorique et pratique - 1769
- Théorie de la fortification - 1778
1778
Ses inventions et à ses traités permettent à Cugnot d'être connu dans les milieux militaires. Aussi, son projet de construire un « chariot à feu » pour transporter des canons attire l’attention des autorités. Dès 1769, il est le premier à appliquer le principe de la machine à vapeur perfectionnée par James Watt à la locomotion. Il propose au ministre de la Guerre, le duc de Choiseul, une traction remplaçant avantageusement le cheval. Lors de son essai, il ne put être arrêté avant de défoncer un mur en brique. Cela et des difficultés budgétaires bloquèrent le projet.
Les premières locomotives sur rails développées par les ingénieurs anglais virent le jour une vingtaine d’années après le fardier de Cugnot.
Cette machine a été sauvée de justesse de la casse. Elle est encore aujourd’hui exposée au musée des arts et métiers à Paris.
Le fardier de Cugnot est encore utilisé jusqu'au premier semestre 2005 comme empreinte sur la carte grise française afin de valider la visite technique périodique de poids-lourds ou d'autocars réalisée par les DRIRE (l'ancien Service des Mines).
Documentation
Rauck, Max J. B.: Cugnot, 1769 - 1969: der Urahn unseres Autos fuhr vor 200 Jahren. München: Münchener Zeitungsverlag 1969.
PontificatOn appelle pape un certain nombre de chefs d'Églises chrétiennes. Parmi celles-ci :
- l'Église catholique romaine dont le pape est l'évêque de Rome, chef spirituel des catholiques dits romains et chef temporel de l'État du Vatican. Le pape catholique actuel est Benoît XVI, élu à l'âge de 78 ans le 19 avril 2005.
- l'Église copte dont le pape actuel est Shenouda III ; elle affirme que sa lignée remonte à Marc l'évangéliste.
- l'Église arménienne, dont le pape porte aussi le titre de catholicos. L'actuel (2004) pape se nomme Garéguine II.
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Pour les catholiques, la lignée des papes remonte à l'apôtre Pierre qui aurait été le premier évêque de Rome, jusqu'à sa mort en 64 ou 67. Selon l'évangile, le rôle de dirigeant de l'Église a été énoncé par le Christ : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église... je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Mt 16,18-19), et par les paroles:"Pais mes agneaux...Pais mes brebis...Pais mes brebis" selon l'évangile de st Jean (cf. Jn 21,15.16.17).
Origine du mot
Le mot pape (en grec πάππας, pappas) n’a rien d’un titre officiel, c’est une appellation d’affection respectueuse, celle que l’enfant donne à son père (« papa »). La première attestation de ce mot pour désigner un chef religieux de premier plan remonte à 306 à Alexandrie : la population chrétienne de cette ville le décerna comme titre à son évêque Pierre d'Alexandrie. Il n’est pas impossible que cette simple appellation familière soit devenue par la suite traditionnelle à propos du titulaire du siège d’Alexandrie.
A l'origine le titre "Pape" était attribué à tous les évêques, comme une marque d'affection. En Occident, il fut progressivement réservé à l'évêque de Rome, vers le IV e siècle.
Aujourd’hui encore, les Grecs appellent pappas les simples prêtres de l’Église orthodoxe (ce mot grec est à l'origine du mot russe pop utilisé péjorativement pour désigner les prêtres orthodoxes, qui est lui-même à l'origine du mot français « pope »).
L’application du même titre à l'évêque du siège de Rome s’est faite parallèlement ou par imitation de ce qui prévalait à Alexandrie, suite au concile de Constantinople de 325.
- Selon les propos d'une dame russe recueillis par Xavier Ternisien et transcrits dans son article publié dans le Monde du 26 Mai 2001 [http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=706918]
Origine de la fonction du pape romain
Le prestige éminent que l'évêque de Rome a tenu dans l'Eglise catholique depuis la plus haute antiquité (voir par exemple l'épître de saint Clément romain de la fin du Ier siècle) tient avant tout à la présence des tombeaux des coryphées des apôtres, Pierre et Paul, l'un au Vatican, près de l'ancien cirque de Néron, et l'autre sur la voie d'Ostie, aux portes de Rome.
Cette Eglise a toujours affirmé une fondation apostolique, que dans l'Eglise ancienne on ne contestait pas, ni en Occident ni en Orient. D'où son autorité magistérielle, que d'autre part les titulaires du siège de Rome ont toujours affirmée tranquillement.
Il ne faut pas oublier qu'en quittant Rome l'empereur Constantin a remis, de fait, à l'évêque de Rome non seulement le palais du Latran, mais encore les insignes de la dignité impériale: le manteau rouge qu'on voit encore aujourd'hui sur les épaules du pape, et qui procède donc, en droite ligne, de Jules César. (A ne pas confondre avec la Donation de Constantin, qui est une légende).
L'origine de la fonction papale est avant tout d'ordre spirituel, ou mystique, bien avant d'être politique (elle ne l'est que secondairement). C'est la fonction pétrinienne de pasteur universel...celle-là même que revendique aujourd'hui Benoît XVI devant tous les écrans de télévision du monde, et qu'on lui reconnaît en fait, quoique en le critiquant.
Dans l'Eglise catholique, si le pape a une quelconque autorité c'est uniquement parce qu'il est l'Evêque de Rome. De là découle qu'il est successeur de saint Pierre, et donc Vicaire de Jésus-Christ, et donc chef visible (à la place du Christ invisible) de l'Eglise universelle.
La seule titulature officielle du pape, dans l'antiquité, c'était le mot "Evêque",(sous-entendu: de la Ville). Aujourd'hui encore, dans ses bulles les plus solennelles, le pape signe de ce seul titre d'"Evêque", accompagné de la formule grégorienne: "Ego, N., episcopus, servus servorum Dei".
Du point de vue de l’administration civile, l’Empire romain était divisé en provinces, chacune étant dirigée à partir de sa métropole (littéralement « ville-mère », en grec). Du point de vue de l'administration des églises, cette désignation ne s'appliquait qu'à Antioche,Alexandrie, Nicomédie puis Constantinople qui la remplace. À la fin du ou au tout début du , l’évêque de chaque métropole, ou métropolite, a pris de l’ascendant sur les autres évêques de la province.
En 325, le Concile de Nicée entérine cet état de fait : nul évêque ne peut ordonner un prêtre ou un autre évêque sans l’accord de son métropolite. Le même concile affirme aussi, pour trancher le conflit mélitien et en se référant, dit-il, à un usage déjà constitué, que trois métropolites ont des compétences qui dépassent le cadre de leur province, ceux d’Alexandrie, de Rome et d’Antioche. La circonscription qui dépend d’Alexandrie regroupe toutes les provinces d’Égypte et de Libye. Bien que le concile ne précise pas quelles sont les limites des deux autres, on peut supposer qu’Antioche avait la responsabilité de la Syrie, de la Palestine et des provinces limitrophes, et que Rome dominait l’Italie, (avec, peut-être, une certaine influence en Gaule et en Afrique, comme en avait témoigné le Concile d’Arles en 314).
Pendant le , le siège de Rome resta un peu à l’écart des principaux débats théologiques, pour des raisons linguistiques et géographiques : les principaux conciles eurent lieu en Orient et en grec ; le pape n’y envoya souvent que de simples prêtres ou des évêques mineurs pour le représenter et ceux-ci ne prenaient pas part aux votes. Malgré cette faible implication et l’absence d’autorité sur la chrétienté orientale, Rome réclamait un certain prestige, équivalent à celui des métropoles orientales. Sa faible implication conduisit à lui demander à plusieurs reprises son arbitrage, lors de la crise arienne, puis à propos des discussions sur la nature du Christ (ce qui ne veut pas dire que ses avis aient été écoutés). Elle servit surtout de soutien, dans les querelles doctrinales, au siège d’Alexandrie et Théodose, à son avènement, proclama pour loi religieuse de tout l’empire, « la foi de l’évêque de Rome et de l’évêque d’Alexandrie ».
Les conciles de Constantinople (381) et de Chalcédoine (451) accordèrent le même statut de « super métropolite » (ce qui devait devenir la dignité de patriarche) aux sièges de Jérusalem et de Constantinople. Le premier échappait au pouvoir d’Antioche, arien, et devenait autonome, le second obtint un rang égal à celui de Rome, celui-ci ne gardant qu’une « primauté d’honneur ». Ce système était calqué sur l’administration civile : Constantinople était la capitale de l'empire d'Orient, Rome se voulait son égale en Occident, insistant spécifiquement sur une première place symbolique, tandis qu'Alexandrie demeurait une capitale économique incontournable. Au même moment, le siège d’Antioche voyait sa circonscription rognée par ses deux voisines (Constantinople et Jérusalem).
Au cours des siècles suivants ( - ), le siège de Rome prit de plus en plus d’autonomie et d’influence en Occident. Plusieurs facteurs ont favorisé cette évolution :
- Le prestige de Rome, ancienne capitale de l’Empire, et qui le resta dans les esprits longtemps après la chute de l’Empire d’Occident. C’est en ce sens que Michel Butor a pu parler au du Pape comme le « fantôme des empereurs hantant leur ville éternelle ». À ce prestige s’ajoutait celui conféré par le titre de « successeur de saint Pierre » (qu’il fût ou non justifié).
- L’éloignement de la puissance civile et militaire : les empereurs s'installèrent d’abord à Ravenne, puis il ne resta plus que l’empereur installé à Constantinople.
- L’absence d’autre chef religieux de premier plan en Occident. Tous les patriarches sont en Orient et le seul siège de métropolite qui eût quelque importance, celui de Carthage, fut longtemps entre les mains des Vandales ariens, puis perdit sa puissance.
- La politique active menée par des papes de forte personnalité (en particulier Léon).
- Mais surtout, il faut le rappeler, le prestige éminent de la Ville de Rome en tant que lieu de sépulture des apôtres Pierre et Paul, les fondateurs de l'Eglise selon le mot de saint Irénée. Rome était, et reste encore, un lieu de pélerinage très fréquenté (même par des non-catholiques) sur la tombe des apôtres: "Ad limina apostolorum".
Fonction politique (catholiques romains)
Le pape est le souverain des États pontificaux, actuellement l'État de la Cité du Vatican. Il est aussi le chef de l'Église catholique romaine.
Son mode de désignation est électif sur le mode oligarchique par le collège de ses électeurs, les cardinaux de la Sainte Eglise romaine, réunis en conclave (lieu fermé). Les cardinaux ont eux-mêmes été "créés" par les papes, et sont électeurs jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 80 ans. Le pape est élu à vie. Un pape bien connu, Célestin V a démissionné pour aller vivre dans un monastère — il y fut peut-être incité par son successeur, Boniface VIII.
Il est par ailleurs bien connu qu'un autre pape a démissionné: Grégoire XII en 1415 au sein du Concile de Constance, dans le but louable de mettre fin au grand schisme.Il l'a fait non pas en personne, mais par la voix d'un procurateur, le 4 juillet 1415. Son successeur fut Martin V élu plus de deux ans après, le 11 novembre 1417.
Le règne d'un pape se nomme pontificat. L'origine de ce mot tient à l'un des titres des papes : souverain pontife. La filiation de cette expression doit se trouver dans le titre du principal prêtre dans la Rome antique pontifex maximus, porté jusqu'au par l'empereur de Byzance.
C'est seulement à partir du XI e siècle que l'élection du pape fut réservée aux cardinaux romains, (décret de Nicolas II en date du 13 avril 1059). Antérieurement, pendant le premier millénaire, l'élection du pontife romain revenait canoniquement à l'Eglise de Rome, clercs et laïcs confondus. Mais bien souvent le pouvoir politique interférait et se prévalait de ce droit.
Évolution du rôle du pape
Jusqu'en 800
L'histoire de la papauté est inséparable de l'évolution doctrinale de la christologie et de la baisse de puissance des empereurs romains d'Orient.
- La querelle du Filioque
- La Donation de Constantin
(Source : Le monde de la Bible, Bayard, numéro hors-série : « Aux origines de la papauté moderne »)
La réforme grégorienne
- 1054 : le Grand Schisme d'Orient
- 1059 : le décret de Nicolas II, renouvelé en 1060
- 1076 : le dictatus papæ
La lutte du sacerdoce et de l'Empire
(à suivre)
(à suivre)
- enyclique Pastor Æternus (à suivre)
(à suivre)
Quelques dates
en travail sur : Discuter:Pape/Dates
Titres pontificaux
- Évêque de Rome ;
- Vicaire de Jésus-Christ ;
- Successeur du Prince des Apôtres ;
- Chef suprême de l'Église Catholique Romaine ;
- Souverain Pontife de l'Église universelle
- Patriarche d'Occident ;
- Primat d'Italie ;
- Archevêque métropolite de la Province romaine ;
- Souverain de l'État de la Cité du Vatican ;
- Souverain de l'Ordre de Malte;
- Serviteur des serviteurs de Dieu.
En droit canonique, le pape est désigné sous l'appellation de « Pontife romain » (Pontifex Romanus).
La signature papale prend la forme « NN. PP. x » (ainsi, le pape Paul VI signait « Paulus PP. VI »), et son nom est fréquemment accompagné dans les inscriptions par les abréviations « Pont. Max » ou « P.M. » — abréviation de l'ancien titre hérité de l'Antiquité latine Pontifex Maximus, littéralement « le grand faiseur de ponts ». Le Pontifex Maximus ou Grand Pontife était le plus haut prêtre de Rome. Concernant le pape, ce titre est habituellement traduit en français par « Souverain Pontife ».
Les bulles papales sont signées « NN. Episcopus Ecclesia Catholicæ » (« NN. Évêque de l'Église catholique »), alors qu'elles débutent par l'appellation « NN. Episcopus Servus Servorum Dei » (« NN. Évêque serviteur des serviteurs de Dieu »), ce dernier titre datant du pape Grégoire I le Grand.
D'autres circonstances officielles voient l'usage de titres tels que Summus Pontifex, Sanctissimus Pater (Très Saint Père), Beatissimus Pater, Sanctissimus Dominus Noster (Notre Très Saint Père), et à l'époque médiévale Dominus Apostolicus (Seigneur Apostolique).
Insignes pontificaux
Dans l'Église catholique romaine, un certain nombre d'insignes sont réservés au pape :
- la tiare : coiffure non liturgique, à triple couronne (pouvoir terrestre sur les États pontificaux, pouvoir spirituel sur les âmes, pouvoir moral sur les princes). Elle n'est plus portée depuis Paul VI
- l'anneau du Pêcheur, symbolisant saint Pierre, utilisé pour sceller les brefs et les encycliques, personnel à chaque pape (le cardinal camerlingue le brise solennellement après la mort du pape en titre)
- les clefs de Saint Pierre : elles figurent sur les armes pontificales
- la soutane blanche : depuis Pie V, en hommage à son origine dominicaine
- la sedia gestatoria : chaise à porteurs, qui n'est plus utilisée depuis la mort de Jean-Paul I, et que Jean-Paul II a remplacée par la papamobile.
- le flabellum : éventail à long manche, en plumes d'autruches, supprimé par Paul VI
- le gonfalon : étendard des armées pontificales
Dans le domaine liturgique, seul le pape a le droit de célébrer sur l'autel pontifical des basiliques majeures, la basilique Saint-Pierre, Saint-Jean du Latran, Saint-Paul hors les murs, et Sainte-Marie majeure.
Jusqu'à Paul VI, le pape possédait des ustensiles particuliers :
- la nappe Incarnatus est : nappe constituée de 13 morceaux de toile damassée et frangée d'or. Repliée au début de la messe, elle est dépliée après l’« Incarnatus est » du symbole de Nicée-Constantinople
- le chalumeau en or utilisé pour boire au calice
Voir aussi
Listes de papes
- Liste des papes
- Liste détaillée des papes
- Liste des primats de l'Église copte orthodoxe
- Liste des primats de l'Église apostolique arménienne
Autres liens internes
- Liste des dix règnes pontificaux les plus longs
- Liste des dix règnes pontificaux les plus courts
- Vatican
- Gouvernement de l'Église catholique romaine
- Papauté d'Avignon
- Nom de règne des papes
- Antipape
- Pape africain
- Pape (tarot)
Liens externes
- Une [http://www.france-spiritualites.com/PChronologiedespapes1.htm liste des papes], qui indique en face de la liste officielle des papes reconnus par le Vatican, les antipapes et les papes de Pise et de Constance
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne], nombreux écrits de papes
-
Catégorie:Chef religieux
Catégorie:Institution de l'Église catholique
als:Papst
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1775Catégorie:1775
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Cette page concerne l'année 1775 du calendrier grégorien.
Événements
- Début du pontificat de Pie VI (fin en 1799).
Europe
- France, « guerre des farines, troubles organisés par les spéculateurs contre les réformes de Turgot.
- Allemagne : Dernière exécution d'une « sorcière ».
- Russie : Écrasement de la révolte des Cosaques d'Iemelian Pougatchev.
- La Turquie cède la Bucovine à l'Autriche.
Amériques
- 19 avril : Batailles de Lexington et de Concord, début de la guerre d'indépendance américaine des États-Unis (fin en 1783).
- 17 juin : Affrontements de Bunker Hill dans la guerre d'indépendance américaine.
- Brésil : L'esclavage des indiens est aboli, remplacé par une main d'œuvre servile en provenance de l'Angola, autre colonie portugaise des côtes africaines. Jusqu'en 1850, la traite des esclaves noirs, va toucher près de trois millions et demi d'êtres humains, qui seront arrachés du continent africain pour être asservis et vendus aux planteurs brésiliens.
Arts & cultures
- Denis Diderot : Plan d'une université.
- Jean Siméon Chardin peint son Autoportrait.
- Première représentation du Barbier de Séville de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais.
Sciences & techniques
- Le chimiste français Antoine Laurent Lavoisier découvre le rôle de l'oxygène dans la combustion.
- 20 janvier : André-Marie Ampère, physicien français
- 3 février : Louis-François Lejeune, peintre et militaire français († 29 février 1848)
- 21 mars : Lucien Bonaparte, académicien français) (fauteuil 32) († 29 juin 1840)
- 23 avril : Joseph Mallord William Turner, peintre anglais
- 23 juillet : Eugène-François Vidocq
- 10 septembre : John Kidd physicien, chimiste et géologue anglais
- 16 décembre : Jane Austen, écrivain britannique
- 16 décembre : François-Adrien Boïeldieu, compositeur français
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ko:1775년
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James Bruce
Bruce, James
Bruce
Bruce, James
Bruce, James
Bruce, James
James Bruce est un explorateur et géographe écossais, né en 1730 et mort en 1794.
Il voyage d'abord en Europe puis part en 1768 en Abyssinie (aujourd'hui l'Éthiopie) et atteint, en 1770, les sources du Nil bleu.
Il retourne en Grande-Bretagne en 1774 et publie en 1790 son récit de voyage sous le titre de Travels to Discover the Source of the Nile (cinq volumes). Sa vanité notoire, les singulières aventures qu'il relate et sa narration excessive ont fait que ce livre a été accueilli avec un grand scepticisme et ont inspiré de nombreuses satires. On mesure mieux aujourd'hui la contribution de James Bruce a l'enrichissement des connaissances géographiques.
1772Catégorie:1772
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Cette page concerne l'année 1772 du calendrier grégorien.
Événements
Asie & monde indien
- L'empereur moghol Shah Alam II est remis sur le trône par les Anglais en Inde.
Europe
- Pologne :
- 25 juillet : Premier partage (démembrement) de la Pologne entre la Russie, l'Autriche et la Prusse : par le traité de Saint-Pétersbourg, la tsarine Catherine II s'entend avec le roi de Prusse Frédéric II et l'archiduchesse d'Autriche Marie-Thérèse pour enlever à la Pologne un tiers de son territoire.
- La population juive atteint le demi-million de personnes, soit 4% de la population estimée à 12 millions, dont seulement 3,5 millions de Polonais « ethniques ».
- Début d'une révolte de paysans en Russie menée par le cosaque Pougatchev.
Océanie & Pacifique
- 12 février : Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec aperçoit les îles qui portent son nom.
- Début du deuxième voyage de James Cook (fin en 1775).
Arts & cultures
- Le peintre anglais Joshua Reynolds peint son Portrait de Samuel Johnson.
Sciences et techniques
- découverte de l'azote par Daniel Rutherford.
- 7 avril : Charles Fourier
- 15 avril : Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, naturaliste français († 1844).
- 18 avril : David Ricardo, agent de change et économiste
- 12 décembre : Bertrand Clausel, maréchal de France
- Sans précision: Henri de la Rochejacquelein, chef vendéen.
- 22 mars : John Canton, physicien britannique.
- 26 mars : Charles Pinot Duclos, écrivain
- 15 juin : Louis-Claude Daquin, compositeur français
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Condenseur
La condensation est le nom donné au phénomène physique où un gaz change d'état pour passer à un état condensé (solide ou liquide). Par abus de langage, la condensation désigne aussi le passage d'un gaz à l'état liquide, mais cette transformation s'appelle la liquéfaction.
Dans le langage courant, si l'on parle simplement de condensation, c'est à la condensation liquide que l'on fait référence. Mais pour plus de précision, il vaut mieux employer les expressions :
- condensation liquide (liquéfaction) ;
- condensation solide.
Un dispositif de condensation est présent dans les systèmes de pompe à chaleur, utilisés notamment dans les dispositifs de climatisation et de froid industriel.
Le terme sublimation est encore parfois utilisé pour désigner le changement d'état du gaz vers le solide, ou l'inverse, sans passer par l'état liquide.
voir aussi
- Condensat de Bose-Einstein.
- Distillation : la condensation du distillat s'obtient par le passage au travers d'un serpentin immerge dans un bain d'eau froide.
Catégorie : Thermodynamique
Birmanie
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| Premier ministre
| Soe Win
|{{{{{wikitravel|Myanmar|Myanmar{fr{Pays d'Asie
Louis XV
Louis XV dit le Bien-Aimé, roi de France ( 1715– 10 mai 1774).
Enfance
Fils de France
1774
Louis XV naquit le 15 février 1710 à Versailles. Fils de Louis, duc de Bourgogne et de Marie-Adélaïde de Savoie, petit-fils du Grand Dauphin, arrière-petit-fils de Louis XIV, il fut titré à sa naissance duc d'Anjou. Conformément à la coutume, il fut élevé jusqu'à ses 7 ans par une femme, la gouvernante des Enfants de France, depuis 1704 la duchesse de Ventadour.
Le 14 avril 1711, il perdit son grand-père, puis en février 1712, ses deux parents. En mars de la même année, les deux enfants du couple défunt contractèrent la même maladie, une forme de rougeole. Les médecins s'acharnèrent sur le frère aîné, anciennement duc de Bretagne, qui mourut le 8 mars. Le duc d'Anjou fut sauvé par sa gouvernante qui l'arracha aux médecins et refusa énergiquement qu'on le saignât. À 2 ans, le duc d'Anjou devint le nouveau dauphin.
En 1714, il reçut un instituteur, l'abbé Perot. Celui-ci lui apprit à lire et à écrire, ainsi que des rudiments d'histoire et de géographie et, bien sûr, un enseignement religieux empreint de sulpicisme. En 1715, le jeune prince reçut également un maître à danser, puis un maître à écrire. C'est M de Maintenon qui se trouvait derrière toutes ces nominations. Elle surveilla dans l'ombre l'éducation du prince. En février 1715, il participa à sa première cérémonie, la réception d'un ambassadeur de Perse à Versailles. À 5 ans, on le jugeait bel enfant, doué d'une intelligence vive et d'une bonne mémoire, gai et farceur. Il était particulièrement attiré par l'histoire et la géographie. Rescapé d'une famille décimée, il trouva en M de Ventadour sa seule source d'affection, l'appelant « Maman Ventadour », voire « maman » tout court.
Le 1 septembre 1715, Louis XIV mourut, non sans lui avoir donné ses derniers conseils, principalement contre la guerre, « la ruine des peuples ». Le duc d'Anjou se retrouva roi à cinq ans, sous le nom de Louis XV. Le lendemain, le duc d'Orléans, neveu du feu roi, fut nommé régent.
la Régence du Duc d'Orléans
le duc d'Orléans
Les 3 et 4 septembre 1715, Louis XV accomplit ses premiers actes de roi, d'abord en se rendant à la messe de requiem célébrée pour le feu roi, à la chapelle de Versailles, ensuite en recevant l'assemblée du clergé venue célébrer son avènement. Le 12, il enchaîna sur un lit de justice, l'une des cérémonies les plus solennelles de la monarchie, le 14, sur les harangues du Grand Conseil, de l'Université de Paris et de l'Académie française, les jours suivants, sur les réceptions d'ambassadeurs venus présenter leurs condoléances, etc. Malgré son jeune âge, il dut se plier à la mécanique du gouvernement et de la cour et jouer son rôle de représentation.
Il continua d'être élevé par M de Ventadour, qui lui donna comme compagnons de jeux le fils d'un savetier parisien, et un jeune Iroquois. En 1717, il atteint l'âge de raison, quitta ses lisères (sorte de laisse utilisée pour guider les enfants en bas âge) et les mains des femmes. Son éducation fut désormais confiée à un gouverneur, le duc de Villeroy, et un précepteur, André Hercule de Fleury, évêque de Fréjus. On lui apprit désormais le latin, les mathématiques, la cartographie, le dessin, des rudiments d'astronomie, mais aussi à chasser. L'éducation manuelle ne fut pas non plus négligée : en 1717, il apprit un peu de typographie, et en 1721, il s'initia à tourner le bois. Depuis 1719, il avait des maîtres de musique. Contrairement à Louis XIV, il n'avait que peu d'affinités pour la musique, et chantait faux.
Dès 1721, on songea à le marier. Philippe V, son oncle, roi d'Espagne, propose sa fille, l'infante Marie Anne Victoire, à peine âgée de 3 ans — Louis XV lui-même n'en ayant que 11 ! Néanmoins, le régent accepta, et le 9 janvier 1722, les deux fiancés se rencontrèrent sur la Bidassoa, comme l'avaient fait Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche en 1660. Celle qu'on appelait désormais l'« Infante-Reine » s'installa au château de Versailles. En août 1722, Louis XV reçut la confirmation. Villeroy, qui tentait de protéger le roi du Régent, fut congédié peu après et remplacé par le duc de Charost. Ce fut désormais à lui qu'il incomba de donner au roi des notions de finance et de stratégie militaire.
Le règne
Le ministère du Duc de Bourbon
Le 25 octobre 1722, le roi entrant dans sa treizième année, âge de la majorité (depuis une ordonnance de 1374 de Charles V), il fut couronné et sacré à Reims. C'est la fin de la Régence, mais le duc d'Orléans resta le plus important personnage du royaume après le roi. Le cardinal Dubois fut confirmé dans sa fonction de premier ministre, mais il mourut en août 1723. Le duc d'Orléans le suivit peu de temps après. C'est alors le duc de Bourbon qui le remplaça auprès du jeune roi. Pour se distraire, comme l'avaient fait presque tous les membres de sa famille, Louis XV se jeta à corps perdu dans la chasse. Le 3 novembre 1724, la chasse royale de la Saint-Hubert rassembla ainsi une centaine de sonneurs de trompe, plus de 900 chiens et un millier de chevaux.
Le roi devenant adulte, et apte à procréer, se posa la question de l'héritier du trône. L'Infante-reine n'avait alors que six ans. En 1725, on prit la décision de la renvoyer en Espagne, et de chercher une nouvelle fiancée. Ce fut, faute de mieux, et à la grande déception de la cour, Marie Leszczyńska, la fille du roi détrôné de Pologne Stanislas Leszczyński. Le mariage fut célébré le 5 septembre 1725 à Fontainebleau. Les deux jeunes mariés paraissaient alors très attachés l'un à l'autre, et le mariage fut consommé la nuit même.
Dès la rentrée de la cour à Versailles, Louis XV décida de se débarrasser du duc de Bourbon, qui était extrêmement impopulaire. M de Fleury partit alors de la cour, bien décidé à être rappelé. En effet, quelques jours plus tard, Louis XV le fit rappeler, et exila le duc de Bourbon sur ses terres, à Chantilly. Le 16 juin 1726, Louis XV déclara au Conseil d'En haut sa décision de gouverner seul.
Le ministère du Cardinal de Fleury
1726
De 1726 jusqu'à sa mort en 1743, le Cardinal dirigea la France avec l'accord du roi. C'est la période la plus pacifique et prospère du règne de Louis XV, malgré quelques troubles avec le Parlement de Paris et les Jansénistes. Après les pertes humaines et financières subies à la fin du règne de Louis XIV, le gouvernement de Fleury a souvent été qualifié de "réparateur". Il est difficile de déterminer avec exactitude le degré d'intervention du roi dans les décisions de Fleury, mais il est certain que Louis XV a soutenu son ancien précepteur contre les intrigues de la cour et les conspirations de ses ministres.
Avec l'aide des controleurs généraux des finances Michel Robert Le Peletier des Forts (1726-1730) et surtout Philibert Orry (1730-1745), Fleury parvint à stabiliser la monnaie française (1726) et finit par équilibrer le budget du royaume en 1738. L'expansion économique était au cœur des préoccupations du gouvernement. Les voies de communications furent améliorées, avec l'achèvement du canal de Saint-Quentin (reliant l'Oise à la Somme) en 1738, étendu ultérieurement vers l'Escaut et les Pays-Bas, et principalement la construction systématique d'un réseau routier sur l'ensemble du territoire national. Le corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées construisit un ensemble de routes modernes, partant de Paris selon le schéma en étoile qui forme encore l'ossature des routes nationales actuelles. Au milieu du XVIIe siècle, la France s'était dotée de l'infrastructure routière la plus moderne et la plus étendue du monde. Le commerce fut également stimulé par le Bureau et le Conseil du Commerce. Le commerce maritime extérieur de la France grimpa de 80 à 308 millions de livres entre 1716 et 1748. Cependant, les lois rigides édictées auparavant par Colbert ne permirent pas à l'industrie de profiter pleinement de ce progrès économique.
Le pouvoir de la monarchie absolue s'exerça lors de la répression des oppositions Jansénistes et Gallicanes. L'agitation causée par des illuminés du cimetière Saint-Médard à Paris (un groupe de Jansénistes qui prétendait que des miracles survenaient dans le cimetière), cessa en 1732. Sur un autre front, après l'exil de 139 parlementaires en province, le Parlement de Paris dut enregistrer la bulle papale Unigenitus et fut dorénavant interdit de s'occuper des affaires religieuses.
En ce qui concerne les affaires étrangères, Fleury a recherché la paix à tout prix, en pratiquant une politique d'alliance avec l'Angleterre tout en se réconciliant avec l'Espagne. En septembre 1729, après sa troisième grossesse, la reine donna finalement naissance à un garçon, Louis de France, qui devint aussitôt dauphin. Cette arrivée d'un héritier mâle, qui assurait la pérennité de la dynastie, fut accueillie avec une immense joie et célébrée dans toutes les sphères de la société française, et également dans la plupart des cours européennes. Le couple royal était à l'époque très uni, se manifestait un amour réciproque et le jeune roi était extrêmement populaire. La naissance d'un garçon écartait également le risque d'une crise de succession et le probable affrontement avec l'Espagne qui en aurait résulté.
En 1733, malgré la politique pacifiste de Fleury, le roi, convaincu par son secrétaire d'état aux affaires étrangères Germain Louis Chauvelin (1727-1737), intervint finalement dans la guerre de succession Polonaise, pour tenter de ramener son beau-père Stanislas Leszczynski sur le trône de Pologne. L'intervention sans conviction de la France ne permit pas de renverser le cours de la guerre, et Stanislas ne retrouva pas son trône.
Parallèlement, la France décidait de récupérer le duché de Lorraine, le duc François III étant pressenti pour épouser la fille du Saint-Empereur Germanique Charles VI, ce qui aurait amené la puissance autrichienne aux portes du royaume de France. Les troupes françaises occupèrent rapidement la Lorraine et la paix revint dès 1735. Par le Traité de Vienne (novembre 1738), Stanislas obtint le duché de Lorraine en compensation de la perte de son trône polonais (avec l'objectif que le duché soit intégré au royaume de France à sa mort par le biais de sa fille), tandis que l'ancien Duc Francois III devenait héritier du Grand Duché de Toscane. Cette guerre peu coûteuse, comparativement aux ponctions humaines et financières exorbitantes des campagnes de Louis XIV, fut un franc succès pour la diplomatie française. L'annexion de la Lorraine, effective en 1766 à la mort de Stanislas, constitue la dernière expansion territoriale du royaume de France sur le continent avant la Révolution.
Peu après ce résultat, la médiation française dans le conflit entre l'Empire Autrichien et l'Empire Ottoman aboutit au Traité de Belgrade (septembre 1739), qui mit fin à la guerre avec un avantage pour le Ottomans, allié traditionnel des Français contre les Habsbourgs depuis le début du . En conséquence, l'Empire Ottoman renouvela les capitulations françaises, qui affirmèrent la suprématie commerciale du royaume au Moyen orient. Après tous ces succès, le prestige de Louis XV, arbitre de l'Europe, atteignit son sommet.
En 1740, la mort de l'empereur Charles VI et l'avènement de sa fille Marie Thérèse déclencha la guerre de Succession d'Autriche. Le vieux Cardinal de Fleury n'avait plus la force de s'y opposer et le roi succomba à la pression du parti anti-autrichien de la Cour : il entra en guerre en 1741 en s'alliant à la Prusse. Ce conflit devait durer sept longues années. La France était de nouveau entrée dans un cycle guerrier typique du règne de Louis XIV. Fleury mourut avant la fin de la guerre, en janvier 1743. Le roi, suivant finalement l'exemple de son prédécesseur, décida alors de gouverner sans premier ministre.
Premiers signes d'impopularité
A la mort du Cardinal de Fleury en 1743, le roi avait 33 ans. Il avait connu des années heureuses avec sa reine polonaise, qui l'adulait et lui était entièrement dévouée. Un enfant était né presque chaque année. Cependant, la reine finit par se fatiguer de ces grossesses à répétition, autant que le roi se lassait de l'amour inconditionnel de son épouse. De plus, la plupart de leurs enfants étaient de sexe féminin, ce qui finit par indisposer le roi. Sur leurs dix enfants, il n'eurent que deux garçons, et un seul survécut, le dauphin. En 1734, pour la première fois, la reine se plaignit à son père des infidélités du roi. Le roi tomba amoureux de Madame de Mailly, puis de sa jeune sœur Madame de Vintimille, puis à sa mort d'une autre de leurs sœurs, Madame de Châteauroux. La reine se réfugia alors dans la religion et les œuvres de charité.
Un an après la mort de Fleury se produisit un événement qui allait marquer la personnalité du roi et la suite de la vie politique française. Louis XV était parti diriger ses armées engagées sur le front de l'est dans la guerre de succession autrichienne. En août 1744, à Metz, il tomba gravement malade et ses médecins pronostiquèrent une mort imminente. Le peuple, qui adorait son roi, lui donna le surnom de "Bien-Aimé", et les prières se multiplièrent à travers le pays pour son salut. Sa maîtresse, Madame de Châteauroux, qui l'avait accompagné, dut le quitter tandis que la reine arrivait en hâte.
Sous la pression du parti dévôt, Monseigneur de Fitz-James, premier aumônier du roi, refusa de lui donner l'absolution sans une confession publique de ses pêchés, dans laquelle le roi apparaissait comme une personne immorale, indigne de porter le titre de Roi Très Chrétien. Colporté dans tous le pays par le clergé, la confession royale ternit le prestige de la monarchie. Le roi échappa à la mort, mais sa culpabilité le poussa encore davantage vers l'adultère.
La Marquise de Pompadour
absolution
Madame de Pompadour, rencontrée en 1745 dans un bal masqué donné à l'occasion du mariage du dauphin, devint la maîtresse la plus célèbre de son règne, et la plus honorable. Fille d'un agent financier, elle était assez belle, cultivée, intelligente et sincèrement attachée au roi, mais présentait l'inconvénient d'être roturière, d'origine bourgeoise, ce que la cour et le peuple ne pardonna pas à Louis XV. Les maîtresses de Louis XIV, choisies dans les hautes sphères de l'aristocratie, avaient été généralement bien acceptées, d'autant qu'elles n'exerçaient aucune influence sur le gouvernement, à l'exception de Madame de Maintenon. Le fait que le roi se compromette avec une roturière fit scandale. On vit bientôt apparaître des chansons et des pamphlets injurieux appelés "poissonades" (le nom de famille de la Marquise de Pompadour étant Poisson), qui la brocardaient comme dans l'exemple suivant :
"Fille de sangsue et sangsue elle même
Poisson d'une arrogance extrême
Etale en ce château sans crainte et sans effroi
La substance du peuple et la honte du Roi"
Malgré ces critiques, la Marquise de Pompadour eut une influence indéniable sur l'épanouissement artistique français durant le règne de Louis XV. Véritable mécène, la Marquise amassa une imposante collection de meubles et d'objets d'art dans ses diverses propriétés. Elle fut responsable du développement de la manufacture de porcelaine de Sèvres, et ses commandes assurèrent leur subsistance à de nombreux artistes et artisans. Elle joua également un rôle important en architecture, étant à l'origine de la construction de la place Louis XV (maintenant Place de la Concorde), et de l'École militaire de Paris, réalisés par Ange-Jacques Gabriel, un de ses protégés. La Marquise défendit également le projet de l'Encyclopédie contre les attaques de l'Eglise. A sa manière, elle fut représentative de l'évolution des mentalités lors de ce Siècle des Lumières, bien qu'elle ne parvienne pas complètement à convertir le roi à ses vues. L'étalage de tout ce luxe dans ses propriétés lui valut bien des reproches, bien que sa famille, très riche, fournit également une aide financière au gouvernement et sauva la monarchie de la banqueroute.
La Marquise de Pompadour était officiellement logée au troisième niveau du château de Versailles, au dessus des appartements du roi. Elle y organisait des soupers intimes avec des invités choisis, où le roi oubliait les obligations de la cour qui l'ennuyaient. De santé fragile, et supposée frigide, la Marquise devint à partir de 1750 une simple amie et confidente, après avoir été amante. Elle parvint cependant à conserver ses relations privilégiées avec le roi, jusqu'à sa mort, ce qui est exceptionnel dans les annales des maîtresses royales.
Après 1750, Louis XV s'engagea dans une série d'histoires sentimentales et sexuelles de courte durée, la plus connue étant celle avec Marie-Louise O'Murphy. Un pavillon dans le Parc aux Cerfs de Versailles servait à abriter ces amours éphémères. La légende populaire a exagéré les évènements qui s'y sont passé, contribuant à assombrir la réputation du souverain. Cette image de roi accaparé par ses conquêtes féminines ne le quittera plus et entachera sa mémoire, bien qu'il n'ait été guère différent de François Ier ou de Henri IV de ce point de vue.
Première tentative de réforme
Toutes ces histoires amoureuses n'empêchaient pas Louis XV de travailler, mais il lui manquait l'inépuisable énergie de son arrière grand-père. Pendant les 17 années du gouvernement de Fleury, il avait enrichi son jugement mais pas sa volonté. Décidé à diriger seul le royaume, il s'évertuait à suivre les instructions de son aieul : "Ecoute le peuple, les avis du Conseil, mais décide seul". Cependant, il n'avait pas assez confiance en lui pour appliquer efficacement ce précepte. Sa correspondance politique révèle sa profonde connaissance des affaires publiques et la justesse de son raisonnement. Il éprouvait en revanche des diffultés à décider, et quand il y était obligé, se montrait alors brutal.
Henri IV
Amical et compréhensif avec ses ministres, du moins en apparence, sa disgrace tombait soudainement, sans prévenir, sur ceux qu'il estimait l'avoir desservi. Sa direction était souple, les ministres ayant une grande indépendance, mais il leur était difficile de savoir si leurs actions convenaient au souverain. La plupart du travail gouvernemental s'effectuait dans des comités auxquels le roi ne participait pas, ce dernier siégeant dans le Conseil d'en haut, créé par Louis XIV, chargé des secrets d'Etat concernant la religion , la diplomatie et la guerre. Divers partis s'affrontaient, celui des dévôts, dirigé par le Comte D'Argenson, secrétaire d'Etat à la guerre, opposé à celui du parti philosophique emmené par Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville, contrôleur général des finances, et soutenu par la Marquise de Pompadour, qui agissait comme un ministre sans portefeuille. Appuyée par de puissants financiers (Pâris-Duverney, Montmartel…) elle obtint du roi la nomination de certains ministres (Bernis, secrétaire d'Etat aux affaires étrangères en 1757) autant que leur révocation (Orry, controlleur général des finances en 1745; Maurepas, secrétaire d'Etat à la marine en 1749). Sur son conseil, le roi approuva la politique de justice fiscale de Machault d'Arnouville. Afin de combler le déficit du royaume, qui s'élevait à 100 millions de livres en 1745, Machault d'Arnouville créa un impôt prélevant un vingtième des revenus, qui concernait également les priviligiés (Edit de Marly, 1749). Cette brèche dans le statut privilégié de la noblesse et du clergé, normalement dispensé d'impôt, était une première dans l'histoire de France, bien qu'elle ait été déjà envisagée par des esprits visionnaires comme Vauban au temps de Louis XIV. Cette nouvelle taxe fut accueillie avec hostilité par les états provinciaux qui avaient encore le pouvoir de décider de leur politique fiscale. Le clergé et le parlement s'opposèrent également violemment au nouvel impôt. Pressé par son entourage et par la cour, Louis XV abandonna la partie et en exempta le clergé en 1751. Finalement, le "vingtième" finit par se fondre dans une augmentation de la taille, qui ne touchait pas les classes privilégiées. Ce fut la première défaite de la "guerre des impôts" engagée contre les privilégiés.
A la suite de cette tentative de réforme, le parlement de Paris, s'emparant du prétexte de la querelle entre le clergé et les Jansénistes, adressa des remontrances au roi (avril 1753). Le parlement, constitué d'aristocrates privilégiés et de roturiers anoblis, s'y proclamait le "défenseur naturel des lois fondamentales du royaume" contre l'arbitraire de la monarchie.
Politique extérieure
1753
A l'étranger, la politique du roi devenait inconhérente. Cette période était dominée par la Guerre de succession d'Autriche(1740-1748) qui avait débuté sous le gouvernement de Fleury. Cette guerre opposait les Français et les Prussiens contre les Autrichiens, les Anglais et les Hollandais. La denière partie de la guerre fut marquée par une série de victoires françaises : bataille de Fontenoy (1745), bataille de Rocourt (1746), bataille de Lawfeld (1747). En particulier, la bataille de Fontenoy, remportée par le Maréchal de Saxe, est considérée comme une des plus éclatantes victoires des français contre les anglais. A la suite de cet épisode, la France occupait tout le territoire de l'actuelle Belgique (à cet époque la région la plus prospère d'Europe), et Louis XV n'était pas loin de réaliser le vieux rêve français d'établir la frontière septentrionale du pays le long du Rhin.
Cependant, avec le Traité d'Aix-la-Chapelle en 1748, la France rendit toutes ses conquêtes à l'Autriche, à la stupéfaction du peuple et à la surprise des puissances européennes. Louis XV, qui n'avait pas le tempérament belliqueux de son prédecesseur, se satisfaisait d'un royaume hexagonal, qu'il appelait son pré carré. Il préférait cultiver son pré carré plutôt que de chercher à l'étendre. Louis déclara qu'il avait conclu la paix "en roi et non en marchand". Son geste fut salué en Europe, dont il devint l'arbitre. Cependant, en France sa popularité en pâtit largement. Le peuple avait pardonné à Louis XIV ses impôts, ses maîtresses et ses dépenses somptuaires, tant qu'il était victorieux à la guerre. De la même façon, pour Louis XV, l'incident de Metz (1744) comptait peu aux yeux de la population en regard des victoires de la guerre de succession Autrichienne. Mais la nouvelle de l'abandon du sud des Pays-Bas à l'Autriche fut accueillie avec incrédulité et amertume. Les parisiens utilisèrent alors l'expression "bête comme la paix". On peut à ce titre considérer que 1748 fut marquée par la première manifestation d'une opinion publique française, portée par un nationalisme émergent que le monarque n'avait pas compris. Après cette année, sa popularité ne cessa de décroitre.
Retournement d'alliances
De plus, en 1756, le roi opéra un retournement d'alliance impromptu en rupture avec l'alliance Franco-Prussienne traditionnelle. Un nouveau conflit européen était en préparation, la paix d'Aix-la-Chapelle ne constituant qu'une sorte de trêve. Les anglais et les français se combattaient déjà en Amérique du Nord, sans déclarati | | |