Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
1778

1778

Catégorie:1778 Cette page concerne l'année 1778 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 3 juillet : La Prusse déclare la guerrekkk à l'Autriche : c'est le début de la guerre de succession de Bavière.

France


- 30 mars : Voltaire retourne à Paris quelque temps avant sa mort, qui surviendra le 30 mai.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- En janvier, entrée en guerre de la France et la Hollande aux côtés des insurgés américains.
- Le navigateur James Cook, à la recherche d'un passage nord-ouest, remonte la côte occidentale des Amériques jusqu'en Alaska.

Amérique latine


- Le Chili devient capitainerie générale de l'empire espagnol.

Asie

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures


- Ouverture de l'opéra de La Scala à Milan.

Sciences et techniques


- Le médecin autrichien Franz Anton Mesmer ouvre un cabinet de traitement des patients par le magnétisme.
- Publication de Recherches et considérations sur la population de la France de J.-B. Moheau, considéré comme un des pionniers de la démographie, en l'occurrence à caractère populationniste.
- découverte du molybdène par Carl Wilhelm Scheele

Naissances en 1778


- 1 janvier : Charles-Alexandre Lesueur, naturaliste, un artiste et un explorateur français († 1846).
- 4 février : Augustin Pyrame de Candolle, botaniste suisse († 1841).
- 21 septembre : Carl Ludwig Koch naturaliste allemand († 1857).
- 6 décembre : Louis Joseph Gay-Lussac, physicien et chimiste français († 9 mai 1850)
- Pauline Fourès dite "Bellilote", que Bonaparte rencontre en Egypte.

Décès en 1778


- 10 janvier : Carl von Linné, naturaliste suédois
- 20 mai : Charles de Géer, biologiste et homme politique suédois
- 30 mai : Voltaire (François-Marie Arouet) écrivain, philosophe, poète et historien français
- 2 juillet : Jean-Jacques Rousseau, écrivain, philosophe, français
- 20 novembre : Francesco Cetti, prêtre jésuite, zoologiste et mathématicien italien1726). __NOTOC__ ko:1778년 ms:1778

Catégorie:1778

Article principal : 1778 Catégorie:Chronologie du XVIIIe siècle ko:분류:1778년 simple:Category:1778

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

3 juillet

Le 3 juillet est le 184 jour de l'année (185 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 987 : Hugues Capet est sacré roi des Francs.
- 1187 : Bataille de Hattin
- 1194 : Perte des archives royales à la bataille de Frèteval. Philippe-Auguste les fait en partie reconstituer en double et en laisse désormais une copie en permanence à Paris.
- 1250 : Défaite des Croisés à la bataille de Mansourah en Égypte, au cours de laquelle Louis IX est fait prisonnier.
- 1478 : Giuliano della Rovere, futur pape Jules II, est nommé évêque de Mende (Lozère, France).
- 1583 : Le tsar de Russie Ivan IV le Terrible tue son fils Ivan dans un accès de colère
- 1608 : Fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain
- 1778 : La Prusse déclare la guerre à l'Autriche : c'est le début de la guerre de succession de Bavière.
- 1793 : Le naturaliste Louis Jean-Marie Daubenton prend la direction du Muséum d'histoire naturelle.
- 1844 : Le dernier couple de grands pingouins est exterminé.
- 1863 : Dernier jour de la bataille de Gettysburg (1-3 juillet)
- 1866 : Les Prussiens écrasent les Autrichiens à Sadowa.
- 1940 : La flotte française est coulée à Mers El-Kébir.
- 1962 : Le président français Charles de Gaulle proclame officiellement l'indépendance de l'Algérie.
- 1978 : Antenne 2 diffuse le premier épisode du dessin animé Goldorak
- 1993 : Après quelques heures de tergiversations, le président en exil Jean-Bertrand Aristide accepte finalement de signer à Governors Island l'accord de l'ONU ouvrant la voie au rétablissement de la démocratie en Haïti
- 1996 : Le président russe Boris Ieltsine est réélu à la tête de la confédération de Russie avec 53,5% des suffrages.
- 1996 : Le gouvernement français annonce l'interdiction de fabriquer, d'importer et de mettre en vente des produits contenant de l'amiante

Naissances


- 1423 : Louis XI, roi de France de 1461 à († 1483).
- 1567 : Samuel de Champlain, explorateur et navigateur français († 1608).
- 1782 : Pierre Berthier, minéralogiste et géologue français.
- 1878 : George M. Cohan, scénariste et compositeur américain, († 1942).
- 1883 : Franz Kafka, écrivain tchèque († 1924).
- 1906 : George Sanders, acteur britannique († 1972).
- 1912 : Folco Lulli, acteur italien († 1970).
- 1922 : François Reichenbach, réalisateur et scénariste français († 1993).
- 1925 : Tony Curtis, acteur américain.
- 1927 : Ken Russell, réalisateur, scénariste, producteur et acteur britannique.
- 1942 : Eddy Mitchell, compositeur, chanteur et acteur français.
- 1944 : Michel Polnareff, compositeur et chanteur français.
- 1949 : Roland Magdane, comique français.
- 1950 : Elie Chouraqui, réalisateur, français.
- 1951 : Jean-Claude Duvalier, homme politique haïtien.
- 1957 : Laura Branigan, chanteuse américaine.
- 1960 :
  - Vince Clarke, musicien compositeur anglais des groupes Depeche Mode, Yazoo, puis Erasure.
  - Perrine Pelen, skieuse, française.
- 1962 : Tom Cruise, acteur américain.
- 1973 : Patrick Wilson, acteur étatsunien.
- 1973 : La Grimouille, acteur québécois, acteur principal du film Dr. No
- 1979 : Ludivine Sagnier, actrice française.

Décès


- 1249 : Guillaume de Sonnac, grand maître des Templiers à la bataille de Mansourah
- 1642 : Marie de Médicis, reine de France, morte en exil à Cologne.
- 1672 : Francis Willughby, un ornithologue et un ichthyologiste britannique (° 1635)
- 1935 : André Citroën, industriel français
- 1969 : Brian Jones, musicien britannique, guitariste des Rolling Stones
- 1971 : Jim Morrison, compositeur américain, chanteur des Doors

Célébrations

Prénom


- Thomas, Tom

Saints catholiques du jour


- Saint Anatole
- Saint Dathe
- Saint Goulven
- Saint Guthiern
- Saint Thomas (apôtre) Catégorie:Jour de l'année ja:7月3日 ko:7월 3일 ms:3 Julai simple:July 3 th:3 กรกฎาคม

Prusse

ko:프로이센 ja:プロイセン simple:Prussia Catégorie:Ancien pays d'Europe
-
Catégorie:Histoire de l'Allemagne Catégorie:Histoire de l'Allemagne La Prusse (allemand: Preußen) était un territoire de l'Est de l'Europe qui constitua le noyau d'un royaume, lequel pesa sur l'histoire de l'Europe de 1701 à 1918, puis, de 1918 à 1947 elle fut une partie de l'Allemagne. Aujourd'hui la Prusse évoque le souvenir d'un état fortement militarisé. Mirabeau disait : "La Prusse n’est pas un État qui possède une armée, c’est une armée qui a conquis une nation".

Histoire

Origine

Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) La Prusse est à l'origine un territoire aux confins de l'actuelle Pologne et de la Russie. Sa colonisation est due aux Chevaliers Teutoniques qui la disputèrent aux Polonais. La déformation du nom du peuple balte autochtone, les Borusses donna son nom à la Prusse. Finalement, en 1410, les Polono-Lituaniens commandé par Ladislas II Jagellon, écrasèrent les Chevaliers Teutoniques à la bataille de Tannenberg (ou de Grunwald). Parallèlement, en 1415, l’Électeur de Brandebourg, de la famille des Luxembourg, meurt et, comme il est endetté vis à vis d’un représentant de la famille des Hohenzollern, petits burgraves du sud de l’Allemagne, il donne à Frédéric de Hohenzollern l’électorat et la marche de Brandebourg. Frédéric VI est donc nommé gouverneur de la marche du Brandebourg et est investi électeur du Brandebourg par le Concile de Constance. En 1525, le grand maître de l'Ordre Teutonique, Albert de Brandebourg Ansbach, de la famille souabe des Hohenzollern, adopte le protestantisme et transforme la Prusse, possession de l'Ordre, en duché héréditaire et vassal du royaume de Pologne (traité de Cracovie du 8 avril 1525). Cet état devait rester aux Hohenzollern durant cinq siècles, jusqu’en 1918. En 1539, Joachim II se convertit au protestantisme. De 1576 à 1611, plus de 9 000 personnes meurent de la peste. right En 1614, le Brandebourg acquiert le duché de Clèves, le comté de Mark et le comté de Ravensberg puis, en 1618, deux événements déterminants pour l’histoire des Hohenzollern ont lieu, d’une part, le dernier duc de Prusse meurt sans héritier, et ce duché revient à Jean Sigismond de Hohenzollern, et d’autre part la Guerre de Trente ans se déclenche en Allemagne jusqu’en 1648. Un an plus tard, Jean Sigismond meurt et Georges-Guillaume hérite de l’électorat. Sous son règne, le Brandebourg est décimé par la guerre, il sert de principal champ de bataille. Mais aussi un début de révolte se manifeste parmi les parlements provinciaux. En 1640, son fils, Frédéric-Guillaume devient électeur. Il sera, privilège rare, surnommé le Grand Électeur. D’éducation protestante, il a étudié dans les Provinces-Unies, il se montrera soucieux de consolider son état après sa reconstruction et surtout d’atténuer les particularismes entres les seigneurs de son état, se révélant le fondateur de la Prusse moderne. En 1648, la Guerre de Trente ans prend fin, mais le Brandebourg est dévasté, Berlin a perdu 9 000 habitants sur les 13 000 d’avant la guerre, la population totale a diminué de moitié, dans certaines régions des deux tiers, et en compensation, lors des Traités de Westphalie (1648), Frédéric-Guillaume obtient l’archevêché de Magdebourg, celui de Halle, les évêchés de Minden et de Kamien, mais aussi la Poméranie orientale, il conquiert aussi la Poméranie orientale suédoise mais doit la restituer. Enfin, grâce à son alliance avec le roi de Pologne Jean Casimir, il obtient de celui-ci, en 1657, l’affranchissement de la suzeraineté polonaise sur la Prusse par le Traité de Welhau. Dans le domaine de la politique intérieure, le Grand Électeur unifie tous ses territoires en les soumettant à l’impôt permanent et en instaurant une armée permanente de 30 000 hommes, troisième d’Europe par sa qualité. Habilement, par l'Édit de Potsdam en 1686]] Frédéric-Guillaume concède des terres et des avantages financiers aux immigrants, dont 20 000 protestants français (x) qui quittent la France après la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685. Le Grand-Électeur accueille ce sang nouveau dont son État a bien besoin, et Berlin doit beaucoup à ces hommes. A la fin du XVIIIe siècle le tiers des habitants de Berlin est d'origine française.

Le royaume de Prusse

Berlin Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) En 1688, Frédéric III devient prince-électeur de Brandebourg. Il a une idée principale : se faire couronner roi de Prusse. D’abord réticent, l’empereur Léopold Ier est contraint d’accepter, afin de bénéficier de l’aide militaire du Brandebourg dont il a cruellement besoin pour la Guerre de Succession d’Espagne; par le « Traité de la Couronne », l’Empereur accorde finalement le droit si longtemps convoité : le 18 janvier 1701 Frédéric III, électeur du Saint-Empire Romain Germanique, devient Frédéric Ier, roi en Prusse (la Prusse ne faisant pas partie de l’Empire, mais les Hohenzollern balaieront bien vite cette nuance pour se faire appeler Rois de Prusse), il se couronne lui-même dans la chapelle du château de Königsberg. Désormais toutes les possessions des Hohenzollern seront réunies dans le Royaume de Prusse. En 1698, Frédéric avait demandé à Andreas Schlüter la transformation du château de Berlin, en prévision de son élévation à la dignité impériale, puis en 1700, sur l'initiative de Leibniz, Berlin accueille la troisième Académie des sciences en Europe. Il fait également construire pour sa femme Sophie Charlotte le somptueux palais de Charlottenbourg à Berlin. Mais toute cette politique d'apparat, due en partie aux appétits de prestige du nouveau roi coûte cher : la cour dépense la moitié des revenus annuels. Enfin en 1711 Antoine Pesne, d'origine française, devient peintre de la Cour. En 1713, Frédéric-Guillaume Ier devient roi en Prusse. Il est resté comme le Soldatenkönig, le Roi-Sergent. C’est un roi qui aime les beuveries, les tabagies et les chants guerriers. Il s’entoure d’une garde de géants, célèbre dans toute l’Europe, pour laquelle il fait recruter de gré ou de force des géants partout sur le continent. Mais Frédéric-Guillaume se caractérise par un sens aigu du devoir envers l’État. Il consolide le royaume, renfloue les caisses par une économie austère, et fait de l’armée prussienne l’une des plus fortes du continent avec 76 000 hommes (à cette époque la France compte à peine le double et elle est beaucoup plus peuplée que la Prusse). Malgré son implication dans la Guerre du Nord, et l’acquisition de Stettin et de la Poméranie occidentale, Frédéric-Guillaume s’occupe surtout de perfectionner son armée, notamment en organisant des recrutements et un nouveau découpage en cantons : désormais (1711) chaque régiment se voit attribué un canton dans lequel il peut effectuer ses recrutements. Ce faisant il lègue à son fils un puissant instrument.

La Prusse de Frédéric le Grand

Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) Frédéric devient roi en 1740 sous le nom de Frédéric II, le Grand Frédéric. C’est un jeune homme de vingt-huit ans, d’éducation et de culture française, admirant Voltaire. Son père l’a souvent traité de fillette et il semble mal préparé pour le trône de son père, mais il se révélera un redoutable stratège et un véritable despote éclairé. Grâce à l’armée de son père, il peut attaquer l’Autriche de Marie-Thérèse, et en 1742 il conquiert la Silésie, région très riche qui augmente considérablement le territoire de la Prusse et sa population, ainsi que le comté de Glatz. C’est le déclenchement de la Guerre de Succession d'Autriche, ou Première Guerre de Silésie qui trouve son origine dans la Pragmatique Sanction. Charles VI d’Autriche était devenu empereur du Saint-Empire après la mort de son frère, n’ayant pas d’héritier mâle, il réussit en 1713 à faire accepter par les chancelleries européennes la Sanction qui permettait à sa fille Marie-Thérèse d’hériter de ses possessions en Europe centrale. À sa mort en 1740, Marie-Thérèse devint donc archiduchesse d’Autriche, mais les pays européens ne l’entendirent pas de cette oreille, Frédéric le premier. Après une guerre de huit ans, l’acquisition du duché de Silésie est confirmée à Frédéric II. Mais soucieuse de reconquérir la Silésie, Marie-Thérèse s’allie avec la Tsarine Élisabeth, de son côté George II, roi d’Angleterre et électeur de Hanovre s’allie avec la Prusse. Sentant l’encerclement le menacer, Frédéric prend l’initiative et envahit la Bohême et la Saxe en 1756. La guerre de Sept Ans, ou Seconde Guerre de Silésie, commence. La guerre oppose l’Autriche, la France, la Suède, la Russie, l’Espagne et la Saxe d’une part et la Prusse ainsi que l’Angleterre d’autre part. Très vite la situation devient dramatique, pratiquement seul contre tous, le Brandebourg est envahit, Berlin assiégée. Mais le jour de Noël 1761 la Tsarine Élisabeth meurt, et son neveu, Pierre III est couronné Tsar en janvier 1762. Admirateur de la Prusse et en premier lieu de Frédéric, Pierre conclut la paix avec le Hohenzollern et peu après la guerre se termine ; la Prusse est sauvée, et le traité d’Hubertsburg en 1763 officialise définitivement la possession de la Silésie à la Prusse. Cependant le royaume reste, vu son étendue d’Aix-la-Chapelle à Königsberg, divisé en trois parties : à l’est, la Prusse, au centre le Brandebourg et à l’ouest les possessions occidentales, incluses dans le Kleinstaaterei, terme intraduisible décrivant la mosaïque de principautés de l’Allemagne à cette époque, et l’un des facteurs empêchant la réalisation de l’unité. left Durant son règne de despote éclairé, Frédéric, aussi surnommé le vieux Fritz, confie à Georg Wenzelaus von Knobelsdorff la construction à Potsdam, au sud-ouest de Berlin, du château de Sans-Souci où il fait venir Voltaire et d’autres philosophes constituant une cour disparate et pittoresque. En 1744, il nomme le mathématicien malouin Maupertuis à la tête de l’Académie des Sciences de Berlin, laquelle compte également Leonhard Euler. Voltaire en fera partie et, à sa mort, après que Louis XVI aura refusé à l'Académie française le droit de célébrer une messe pour le repos de son âme, il en fera solennellement célébrer une à l'église catholique de Berlin, à laquelle assisteront tous les membres catholiques de son Académie. La même année Frédéric obtient le comté de Frise orientale, mais surtout, en 1772, d’un commun accord Russie, Autriche et Prusse se partagent une partie de la Pologne : Frédéric obtient la Prusse polonaise, sauf Thorn et Danzig. Désormais, la Prusse est réunie au Brandebourg. A la fin du règne de Frédéric, le territoire de la Prusse a presque doublé, et le trésor royal a été multiplié par huit.

L'avènement d'une puissance

En 1786, Frédéric-Guillaume II, neveu du vieux Fritz, est couronné roi de Prusse. C’est un roi médiocre qui laisse la réalité du pouvoir à ses ministres (notamment Wöllner), mais sous son règne, la Pologne est partagée une deuxième et une troisième fois. La Prusse y obtient la Posnanie et la région de Varsovie. Sous son règne, Langhans construit la porte de Brandebourg à Berlin (1791), Kant publie Critique de la raison pratique (1788). En 1797, Frédéric-Guillaume III devient roi de Prusse. Il est confronté aux dernières Guerres de Révolution puis aux Guerres napoléoniennes. Allié dans un premier temps à la France, il se retourne bientôt contre elle. En 1806, la Prusse déclare la guerre à la France : l’armée prussienne, malgré sa réputation, est vite défaite, notamment à Iéna et Auerstedt. Napoléon entre à Berlin ; le roi se replie à Königsberg. En 1807, la Prusse doit signer le traité de Tilsit : l’armée prussienne est réduite à 47 000 hommes et la Prusse est contrainte de procéder à des réformes intérieures (abolition du servage en 1807 ; autonomie accordée aux villes en 1808). Mais un profond sentiment germanique s’éveille alors et les Prussiens conservent et entraînent en secret une puissante armée. Mais plus que Frédéric-Guillaume, c’est surtout sa femme Louise qui incarna la résistance face à Napoléon et au français. Après la défaite de Russie, l’armée prussienne fond sur les restes de la Grande Armée. Finalement la Prusse et les autres puissances vainqueurs de 1815 remodèlent l’Europe au Congrès de Vienne. La Prusse doit céder les territoires acquis lors du troisième partage de la Pologne et une partie des territoires qu’elle a acquis lors du deuxième partage. Mais elle obtient pratiquement toute la Rhénanie et toute la Westphalie ainsi que toute la partie nord de l'ancien électorat de Saxe. Ainsi, les énormes bassins houillers de la Ruhr et de la Sarre lui permettront un essor économique considérable et lui permettra de réaliser l’Unité allemande. Une unité qui aurait pu être faite d’ailleurs lors du Congrès de Vienne mais qui, du fait des réticences des rois et des princes a été retardée d’un demi-siècle. En 1840, Frédéric-Guillaume IV est couronné Roi de Prusse. L’événement majeur de son règne est la Révolte de 1848 à Berlin. Les parlements sont dissous et les nouvelles assemblées proposent au Roi la couronne impériale d’Allemagne. Ce dernier refuse car l’assemblée n’est pas légitime et la Révolution est réprimée. A la fin de son règne, le roi est déclaré inapte à régner du fait de l’altération de ses facultés mentales ; c’est son frère Guillaume qui assure la régence jusqu’à la mort du roi.

La Prusse dans l'Empire allemand

Empire allemand] En 1861, Guillaume de Hohenzollern est couronné roi sous le nom de Guillaume Ier. Un an plus tard il fait appel à Bismarck, qui s’installe à la Chancellerie. C’est lui qui réalisera l’Unité allemande en évinçant les Habsbourg de l'Allemagne du Nord. Par une guerre commune avec l’Autriche contre le Danemark en 1864, la Guerre des Duchés, qui donne conjointement à la Prusse et à l’Autriche la gestion des duchés de Schleswig et de Holstein. Puis, prenant prétexte de la mauvaise gestion autrichienne, Bismarck déclare la guerre à l’Autriche en 1866. Ceux qui prévoyaient que la Guerre austro-prussienne serait longue et se solderait par la victoire de l’Autriche, ont vu leurs prévisions complètement bouleversées, en moins de trois semaines, avec les batailles de Langensalza et de Sadowa, ou Königgrätz. L’armée prussienne grâce à son armement de pointe, notamment Krupp, n’a fait qu’une bouchée de l’armée autrichienne, mal commandée et mal entraînée. La Prusse annexe donc les duchés de Schleswig-Holstein mais aussi le Hanovre, Francfort, la Hesse et Nassau. Désormais la Prusse est un territoire d’un seul tenant du Rhin au Niemen. Il ne reste plus à Bismarck qu'à parachever l'Unité allemande grâce à la Guerre franco-allemande de 1870. A cause de la Dépêche d'Ems, la France déclare la guerre à la Prusse. Là aussi l’armée prussienne, mais également bavaroise et wurtembergeois, sous le commandement de Von Moltke écrase l’armée française en deux semaines. Les Prussiens assiègent Paris et par le traité de Francfort (1871) annexent l’Alsace-Lorraine et obligent la France à payer une indemnité de cinq milliards de francs-or. Alsace-Lorraine. Tableau d'Anton von Werner]] Le 18 janvier 1871, 170 ans après que Frédéric Ier eut été couronné roi de Prusse, Guillaume Ier reçoit la couronne de l’Empire Allemand des mains des princes allemands, réunis dans la Galerie des Glaces du château de Versailles. Bismarck à atteint son but : l’Unité Allemande est achevée. Mais l’Empire est une fédération de 25 états réunis sous l’égide de la Prusse, et certains états conservent un particularisme très fort, comme la Bavière. Cette Bavière de Louis II, qui s’est fait octroyer par Bismarck des droits importants pour prix de son adhésion à l’Unité. En 1888, Frédéric III est couronné roi de Prusse et empereur d’Allemagne, mais il meurt trois mois plus tard, et son fils Guillaume lui succède sous le nom de Guillaume II. En 1890 il renvoie Bismarck et nomme des chanceliers qui lui sont dévoués, tel Bethmann-Hollweg. La guerre balaie l’Empire allemand et les Hohenzollern ; Guillaume abdique en novembre 1918, désormais, l’Allemagne est une république.

Les dernières années de la Prusse

Après la fin de la Première Guerre mondiale et la disparition de l'Empire allemand, la Prusse devient un Land de la nouvelle République de Weimar. Malgré les amputations territoriales qu'elle a subies (Perte d'Eupen et Malmédy, du Schleswig danois et des territoires polonais) elle demeure le plus grand des dix-sept länder allemands de l'époque. Son Landtag demeure longtemps socialiste ce qui retarde l'arrivée des nazis au pouvoir, mais aux élections de 1932 la Prusse tombe directement sous la coupe des nazis. Avec la venue d'Hitler au pouvoir, elle perd ses dernières institutions autonomes et s'intègre dans le IIIe Reich. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les puissances occupantes décidèrent la disparition symbolique de ce qu'elles considéraient comme le berceau du militarisme allemand : le 25 février 1947 leurs représentants proclamèrent la dissolution de l'État prussien.

Administration de la Prusse en 1914

Seconde Guerre mondiale
La Prusse en 1905
La Prusse était divisée en 12 (14) provinces: # Prusse orientale, capitale Königsberg # Prusse occidentale, capitale: Dantzig # Ville de Berlin # Brandebourg, capitale: Potsdam # Poméranie, capitale: Stettin # Posnanie, capitale: Posen # Silésie, capitale: Breslau # Saxe (aujourd'hui Saxe-Anhalt), capitale: Magdebourg # Schleswig-Holstein, capitale: Kiel - conquise en 1864 # Province d'Hanovre, capitale: Hanovre - conquise en 1866 # Westphalie, capitale Münster # Hesse-Nassau, capitale: Kassel - conquise en 1866 # Rhénanie, capitale: Coblence # Hohenzollern, capitale: Sigmaringen mais qui fait partie de la Rhénanie Les 12 provinces comprennent des Régences ou Présidences (Bezirke) et celles-ci des Cercles (Kreise). Chaque province a un parlement élu par celui des cercles.

Voir aussi


- Bleu de Prusse
- Preussag
- Liste des souverains de Brandebourg puis de Prusse

Autriche

|- valign="top" | Président | Heinz Fischer |- valign="top" | Chancelier | Wolfgang Schüssel |{{{{{{{{{{{{{{{{{Commons|Category:Austria|l'Autriche{wikitravel|l'Autriche|Autriche{de{de{en{fr{de{fr{Pays d'Europe (UE){lien AdQ|de

Guerre de succession de Bavière

La Guerre de succession de Bavière fut terrible, et l'Allemagne la gagna. Un accord de reddition de l'Autriche fut signé le 7 septembre 1778 à Hambourg par Andreas Brodschön (Prusse) et Mathieu Lassalle (Autriche) qui était d'ailleur candidat français sous la bannière autrichienne à la succession du trône de Bavière. Succession de Bavière

Voltaire

Écrivain et philosophe français, Voltaire, de son vrai nom François Marie Arouet, est né le 21 novembre 1694 à Paris, où il meurt le 30 mai 1778. Il est admis à l'Académie française en 1746. Voltaire serait :
- l'anagramme de Arouet LJ (Le Jeune) en lettres anciennes où J s'écrit I et U s'écrit V, AROVET LI donne VOLTAIRE
- ou le nom d'un petit fief que possédait sa mère. Il change d'identité à l'occasion de son incarcération en 1717.

Biographie

Dernier enfant d'un riche notaire, François-Marie Arouet fait ses études au collège des Jésuites, futur lycée Louis-le-Grand, et fréquente la haute société libertine. Accusé d'avoir rédigé des pamphlets contre le régent Philippe III d'Orléans, il est emprisonné à la Bastille pendant près d'un an en 1717 et 1718. C'est là qu'il adopte le nom de Voltaire et qu'il achève Œdipe, sa première pièce, qui rencontrera le succès quelques mois après sa sortie de prison. En 1726, à la suite d'une altercation avec le Chevalier de Rohan, il est dans un premier temps emprisonné une nouvelle fois à la Bastille puis il s'exile par la suite en Angleterre de 1726 à 1729 où il découvre la philosophie de John Locke et les théories scientifiques d'Isaac Newton, dont il assurera la vulgarisation en France dans les Lettres philosophiques. Voltaire partage ensuite la vie d'Emilie du Châtelet, puis rentre à Paris où il mène une carrière de courtisan avant de tomber en disgrâce. De 1750 à 1753, il voyage à la cour de Berlin et se brouille avec Frédéric II. En 1755, il s'installe aux « Délices », près de Genève. Enfin, en 1758, il achète un domaine à Ferney et Tournay, en territoire français mais sur la frontière franco-helvétique. Il va aménager la région, bâtir, planter, semer et développer l'élevage. En compagnie de M Denis, sa nièce, gouvernante et compagne, il fait vivre un millier de personnes, se fait agriculteur, architecte, fabricant de montres et de bas de soie. Avec son sens de la formule, il résume l'entreprise : « Un repaire de 40 sauvages est devenu une petite ville opulente habitée par 1200 personnes utiles ». Voltaire n'est plus seulement l'homme le plus célèbre de son époque : il est devenu un mythe. De Saint-Pétersbourg à Philadelphie, on attend ses publications comme des oracles. Artistes, savants, princes, ambassadeurs ou simples curieux se rendent en pèlerinage à Ferney chez cet « aubergiste de l'Europe ». En 1778, il revient à Paris : le peuple de la capitale l'accueille avec un tel enthousiasme que certains historiens voient dans cette journée du 30 mars « la première des journées révolutionnaires ». Deux mois avant sa mort, le 7 avril 1778, il devient franc-maçon, dans la loge parisienne « Les Neuf Sœurs ». Il est possible que Voltaire ait été franc-maçon avant cette date, mais aucune preuve formelle n'existe. Il meurt à Paris le 30 mai 1778. En février, 4 mois avant sa mort, il déclarait publiquement : " Je meurs en adorant Dieu, en aimant mes amis, en ne haïssant pas mes ennemis, en détestant la superstition.” Ses cendres sont transférées au Panthéon le 11 juillet 1791 après une grandiose cérémonie.

Sa morale

Dans la pensée du philosophe anglais John Locke, Voltaire trouve une doctrine qui s'adapte parfaitement à son idéal positif et utilitaire. Locke apparaît comme le défenseur du libéralisme en affirmant que le pacte social ne supprime pas les droits naturels des individus. En outre, c'est l'expérience seule qui nous instruit ; tout ce qui la dépasse n'est qu'hypothèse ; le champ du certain coïncide avec celui de l'utile. libéralisme en Château Sans Souci, Potsdam, Alte Nationalgalerie, Berlin.]] Voltaire tire de cette doctrine la ligne directrice de sa morale : la tâche de l'homme est de prendre en main sa destinée, d'améliorer sa condition, d'assurer, d'embellir sa vie par la science, l'industrie, les arts et par une bonne « police » des sociétés. Ainsi, la vie en commun ne serait pas possible sans une convention où chacun trouve son compte. Bien que s'exprimant par des lois particulières à chaque pays, la justice, qui assure cette convention, est universelle. Tous les hommes sont capables d'en concevoir l'idée, d'abord parce que tous sont des êtres plus ou moins raisonnables, ensuite parce qu'ils sont tous capables de comprendre que ce qui est utile à la société est utile à chacun. La vertu, « commerce de bienfaits », leur est dictée à la fois par le sentiment et par l'intérêt. Le rôle de la morale, selon Voltaire, est de nous enseigner les principes de cette « police » et de nous accoutumer à les respecter. Étranger à tout esprit religieux, Voltaire se refuse cependant à l'athéisme d'un Diderot ou d'un d'Holbach. Il ne cessera de répéter son fameux distique : :L'univers m'embarrasse, et je ne puis songer
:Que cette horloge existe et n'ait point d'horloger. De nos jours encore (2005), cette interrogation subsiste, transférée sur la raison des "bonnes valeurs" des constantes universelles; (voir principe anthropique) Ainsi, selon Voltaire, l'ordre de l'univers peut nous faire croire à un « éternel géomètre ». Toutefois, s'il reste attaché au déisme, il dénonce comme dérisoire le providentialisme (dans Candide par exemple) et repose cette question formulée dès Saint Augustin et qu'il laisse sans réponse : « Pourquoi existe-t-il tant de mal, tout étant formé par un Dieu que tous les théistes se sont accordés à nommer bon ? ». On lui attribue par ailleurs aussi cette phrase : « Nous pouvons, si vous le désirez, parler de l'existence de Dieu, mais comme je n'ai pas envie d'être volé ni égorgé dans mon sommeil, souffrez que je donne au prélable congé à mes domestiques ». Il a en tout cas lutté contre le fanatisme, celui de l'Église catholique comme celui du protestantisme, symboles à ses yeux d'intolérance et d'injustice. Tracts, pamphlets, tout fut bon pour mobiliser l'opinion publique européenne. Il a aussi misé sur le rire pour susciter l'indignation : l'humour, l'ironie deviennent des armes contre la folie meurtrière qui rend les hommes malheureux. Les ennemis de Voltaire avaient d'ailleurs tout à craindre de son persiflage, mais parfois les idées nouvelles aussi. Quand en 1755, il reçoit le Discours sur l'Inégalité de Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, qui désapprouve l'ouvrage, répond en une lettre aussi habile qu'ironique : :« J'ai reçu, monsieur, votre nouveau livre contre le genre humain, je vous en remercie. [...] On n'a jamais employé tant d'esprit à vouloir nous rendre bêtes ; il prend envie de marcher à quatre pattes, quand on lit votre ouvrage. Cependant, comme il y a plus de soixante ans que j'en ai perdu l'habitude, je sens malheureusement qu'il m'est impossible de la reprendre, et je laisse cette allure naturelle à ceux qui en sont plus dignes que vous et moi. [...] » (Lettre à Rousseau, 30 août 1755) Le « patriarche de Ferney » représente éminemment l'humanisme militant du . Comme l'a écrit Sainte-Beuve : « [...] tant qu'un souffle de vie l'anima, il eut en lui ce que j'appelle le bon démon : l'indignation et l'ardeur. Apôtre de la raison jusqu'au bout, on peut dire que Voltaire est mort en combattant. » Sa correspondance compte plus de 20 000 lettres tandis qu'il laisse à la postérité un gigantesque Dictionnaire philosophique qui reprend les axes principaux de son œuvre, une trentaine de contes philosophiques et des articles publiés dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. De nos jours, son théâtre (tragédie, comédie) est oublié. C'est à Voltaire, avant tout autre, que s'applique ce que Condorcet disait des philosophes du , qu'ils avaient « pour cri de guerre : raison, tolérance, humanité » .

Deux aspects de Voltaire

Une erreur d'appréciation

La présence de fossiles marins au sommet des montagnes était considérée à son époque comme une preuve de leur submersion et donc du déluge. Voltaire n'admettait pas cette interprétation, ni même l'idée qu'il y ait pu avoir un jour des fonds marins là où se trouvaient des montagnes. Il se gaussa de l'idée dans le Dictionnaire philosophique en se montrant surpris que personne n'ait pensé à une explication selon lui bien plus simple : que des croisés ou pélerins aient abandonné des coquilles dont ils s'étaient munis comme provisions pour leur voyage. À la décharge de Voltaire on n'oubliera pas que les idées étaient encore floues au sujet de la formation des montagnes : on n'imaginait pas que leurs roches eussent pu se trouver à un moment au-dessous du niveau de la mer et c'est au Déluge biblique qu'on attribuait la découverte de coquilles marines dans les hautes montagnes. Il répondait donc avec une apparence de bon sens qu'on ne comprenait pas alors pourquoi on ne découvrait pas ce genre de coquilles partout et il cherchait une explication raisonnable.

Voltaire, précurseur du RMI

La nouvelle de Voltaire l'homme aux quarante écus part de la mesure en arpents du royaume et de la valeur moyenne locative de la terre par arpent. Si l'on répartissait cette somme entre tous les sujets du royaume, cela ferait à chacun la rente de quarante écus, dont il munit son héros. Ce principe est exactement celui qui est implicitement sous-jacent au RMI, à savoir la part inhérente de rente, minimale, que peut espérer tout un chacun du fait du patrimoine constitué par les générations antérieures. Il peut aider à survivre, mais dans des conditions seulement très modestes.

Citations


- « Jamais vingt volumes in-folio ne feront de révolution ; ce sont les petits livres portatifs à trente sous qui sont à craindre. Si l'Évangile avait coûté douze cents sesterces, jamais la religion chrétienne ne se serait établie », in lettre à d'Alembert, 5 avril 1766.
- Petite digression : « Dans les commencements de la fondation des Quinze-Vingts... ...aux sourds de juger de la musique. »
- « Il vaux mieux hasarder de sauver un coupable plutôt que de condamner un innocent. »
- « Que répondre à un homme qui vous dit qu'il aime mieux obéir à Dieu qu'aux hommes, et qui, en conséquence, est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ? » (Dictionnaire philosophique, article Fanatisme)
- « Je commence mon nom vous finissez le vôtre » (Voltaire s'adressant au chevalier de Rohan)
- « Le fanatique aveugle, et le chrétien sincère. Ont porté trop souvent le même caractère; Ils ont même courage, ils ont mêmes désirs. Le crime a ses héros, l'erreur ses martyrs. Du vrai zèle et du faux vains juges que nous sommes ! Souvent les scélérats ressemblent aux grands hommes. » (La Henriade, ch. 5, 169-202)
- « Nous laisserons ce monde-ci aussi sot et aussi méchant que nous l'avons trouvé en y arrivant. » (cité par Schopenhauer)
- « quelques arpents de neige »

Bibliographie


-
Œdipe, 1718
-
La Henriade, 1728
-
Histoire de Charles XII, 1730
-
Brutus, 1730
-
Zaïre, 1732
-
Le temple du goût, 1733
-
Lettres anglaises ou Lettres philosophiques, 1734
-
Adélaïde du Guesclin, 1734
-
Mahomet, 1736
-
Mondain, 1736
-
Epître sur Newton, 1736
-
Traité de métaphysique, 1736
-
L’enfant prodigue, 1736
-
Essai sur la nature du feu, 1738
-
Eléments de la philosophie de Newton, 1738
-
Zulime, 1740
-
Le fanatisme ou Mahomet, 1741
-
Mérope, 1743
-
Zadig, 1748
-
Le monde comme il va, 1748
-
Le Siècle de Louis XIV, 1751
-
Micromégas, 1752
-
Poème sur le désastre de Lisbonne, 1756
-
Étude sur les mœurs, 1756
-
Candide, 1759
-
La Pucelle d'Orléans, 1762
-
Ce qui plait aux dames, 1764
-
Dictionnaire philosophique, 1764
-
Jeannot et Colin, 1764
-
De l'horrible danger de la lecture, 1765
-
Traité sur la tolérance, 1767
-
Le Philosophe ignorant, 1766
-
L'ingénu, 1767
-
Les lettres de Memmius, 1771
-
Il faut prendre un parti, 1772
-
Le Cri du Sang Innocent, 1775
-
De l’âme, 1776
-
Dialogues d’Euhémère, 1777

À voir


- Pour les diverses tentatives de récupérations politiques et religieuses du personnage de Jeanne d'Arc voir l'article Jeanne d'Arc, une canonisation opportune et la naissance d'un mythe politique.
- Il est paru en l'an 2000 un roman sur l'adoption par Voltaire d'une descendante de la famille Corneille, "La jeune fille et le philosophe", par Frédéric Lenormand. L'anecdote est tirée du récit qu'en fit Voltaire dans sa correspondance. Hanté par l'ombre de Corneille, il lui sembla extraordinaire de devenir le père adoptif d'une de ses descendantes. C'est pour constituer une dot à cette jeune fille qu'il publia une nouvelle édition des pièces de Corneille, vendue par souscription à tous les princes d'Europe. A noter que la fille de sa pupille fut emprisonnée à Paris sous la Terreur, comme Belle et Bonne, et comme la belle-fille de la belle Emilie, la duchesse du Châtelet, qui fut même guillotinée.

Liens externes


- Plusieurs ouvrages sont disponibles sur le site du [http://www.gutenberg.org/browse/authors/v#a913 Projet Gutemberg] : # Jeannot Et Colin # Le Blanc Et Le Noir # Le Monde Comme Il Va, Vision De Babouc # La mort de César # La mort de César - Tragédie en trois actes - avec les changemens fait par le citoyen Gohier ministre de la justice # Romans — Volume 1: Zadig # Romans — Volume 2: Memnon # Romans — Volume 3: Micromegas # Romans — Volume 4: Candide # Romans — Volume 5: L'Ingenue # Romans — Volume 6: Histoire Des Voyages De Scarmentado # Vie De Molière
- [http://www.ville-ge.ch/imv/ Institut et Musée Voltaire] de Genève, dans la villa des Délices qui fut longtemps habitée par Voltaire avant son implantation à Ferney.
- [http://www.societe-voltaire.org/ Société Voltaire], qui vise à promouvoir les études et manifestations voltairiennes.
- [http://www.voltaire-integral.com/index.html Voltaire intégral] avec notamment une édition intégrale du Dictionnaire philosophique en ligne.
- [http://www.univ-lyon3.fr/philo/voltaire.htm Liens voltairiens].
- [http://www.site-magister.com/voltaire.htm Furie en Languedoc] (Voltaire dans les affaires Calas et Sirven.)
- [http://atheisme.free.fr/Biographies/Voltaire.htm Biographie et citations de Voltaire].
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/voltaire.asp Sa vie, ses portraits et ses poèmes mystiques].
- [http://www.biblioweb.org/-VOLTAIRE-.html Biographie, bibliographie et fiches de lecture des œuvres]. Voltaire Voltaire Voltaire Voltaire Voltaire Voltaire Voltaire Voltaire Voltaire Voltaire Voltaire ja:ヴォルテール ko:볼테르 simple:Voltaire th:วอลแตร์


Hollande

Catégorie:Géographie des Pays-Bas Catégorie:Territoire dans les Pays-Bas Le nom Hollande est souvent et abusivement utilisé pour désigner les Pays-Bas. La Hollande est le nom de deux provinces des Pays-Bas (la Hollande septentrionale et la Hollande méridionale créées en 1840). C'est un ancien comté du Saint Empire romain germanique, aussi une province des Pays-Bas bourguignons et espagnols, et puis l'un des principaux membres des Provinces-Unies (1579 - 1795). Le nom Holland vient de holt land (« terre boisée »). La province était le cœur culturel, économique et politique des Provinces-Unies. Les plus importantes cités y étaient situées tel Amsterdam (la capitale), Rotterdam, Leyde (Leiden), La Haye (Den Haag) (siège du gouvernement), Delft et Haarlem. Des grands ports de la province d'Hollande, les marchands néerlandais parcouraient toute l'Europe et les marchands européens se rassemblaient dans les maisons de commerce d'Amsterdam. Ainsi, la plupart des Européens entendirent parler des Provinces-Unies comme « Hollande » plutôt que « République des sept provinces unies ». Cette tradition perdure. Bien qu'officiellement incorrect, le mot Hollande est souvent utilisé par les néerlandais et les étrangers pour désigner les Pays-Bas. Lors de l'occupation française les Provinces-Unies étaient réunies sous la République batave de 1795 à 1806, puis sous le Royaume de Hollande de 1806 à 1810.

Voir aussi


- Liste des comtes de la Hollande
- Liste des grands-pensionnaires zh-min-nan:Hô-lân (tē-tài)

Alaska

zh-min-nan:Alaska ko:알래스카 주 ms:Alaska ja:アラスカ州 simple:Alaska th:มลรัฐอะแลสกา Catégorie:Alaska L'Alaska est un État des États-Unis. Comme l'État d'Hawaii, l'Alaska est séparé du bloc géographique principal formé par les États-Unis, et se situe au nord-ouest du Canada. Bordé par l'océan Arctique au nord et la mer de Béring (océan Pacifique nord) au sud, l'Alaska est séparé de l'Asie par le détroit de Béring.

Histoire

L'Alaska fut l'une des rares colonies russes d'Amérique, rachetée par les États-Unis en 1867 pour la somme de 7,2 millions de dollars. Au début du , elle a été exploitée par des trappeurs russes qui ont massacré les indigènes et chassé les loutres. L'arrivée des Européens apporta les épidémies de variole, de rougeole et de grippe qui décimèrent la population autochtone. La région fut d'abord le département de l'Alaska (sous la juridiction de l'armée jusqu'en 1877, du Trésor jusqu'en 1879 et de la Marine jusqu'en 1884). En cette fin du , les chercheurs d'or tentèrent par millier leur chance et y laissèrent parfois leur vie. En 1884, l'Alaska fut organisé en tant que District de l'Alaska jusqu'au 24 août 1912, où il devint le Territoire de l'Alaska. Ce territoire entra dans l'Union en tant que 49 État le 3 janvier 1959. La seule voie de chemin de fer relie la côte à Fairbanks au centre de l'État. Elle a été construite par l'État fédéral entre 1915 et 1923. Dans la deuxième moitié du , l'Alaska devint une position stratégique dans la guerre froide qui opposait les États-Unis à l'URSS. Vers 1975, la découverte de champs pétrolifères entraîna un afflux massif de travailleurs. Aujourd'hui, l'Alaska attire les touristes à la belle saison, venus admirer les ours et les fjords.

Les populations autochtones

URSS C'est par le détroit de Béring que les premiers habitants de l'Alaska arrivèrent pendant la préhistoire. On distingue trois groupes de population autochtone :
- les Inuits
- les Amérindiens
- les Aléoutes En 1971, on pouvait recenser 40 000 Inuits, 22 000 Amérindiens et 7 000 Aléoutes. Ils obtinrent un statut privilégié et reçurent légalement 200 000 km² de réserve ainsi qu'un milliard de dollars d'indemnités. Le mode de vie traditionnel des autochtones a été profondément bouleversé par l'arrivée des Blancs : désormais, les déplacements se font sur des motoneiges ; les jeunes profitent du confort moderne mais s'éloignent des traditions : ils vivent des revenus du pétrole.

Géographie

pétrole Plus grand État des États-Unis, l'Alaska couvre une superficie de 1 530 700 km². Il est peuplé de 626 932 habitants (2000). Cette région, que l'on appelait au l'Amérique russe, tire son nom d'une longue presqu'île, au nord ouest du continent américain, à environ 1000 km au sud du détroit de Bering, et qui se lie, vers le sud, aux îles Aléoutiennes. La capitale de l'Alaska est Juneau. L'Alaska est une grande zone sismique : deux des trois plus violents tremblements de terre jamais enregistrés ont touché l'État américain :
- à Prince William Sound, en 1964 (9,2 sur l'échelle de Richter)
- dans les îles Andreanof, en 1957 (9,1 sur l'échelle de Richter) 1957 La péninsule de l'Alaska compte de nombreux volcans en activité. Nous sommes sur la partie nord-est de la Ceinture de feu du Pacifique ; on peut citer les volcans Pavlov (2518 mètres), Augustine (1227 mètres), Redoubt (3108 mètres), Spurr (3374 mètres). Le chapelet des Îles Aléoutiennes témoignent du choc tectonique : elle ont une forme pointue (exemple : le volcan Shishaldin, 2857 mètres). En 1912, une violente explosion a décoiffé le mont Katmai de ses 600 derniers mètres. Plusieurs tonnes d'oxyde de soufre ont été projetées dans l'atmosphère, à plus de 15 kilomètres du sol et ont perturbé la mousson en Asie. Haut lieu mondial de la vulcanologie, la vallée des "dix mille fumées" a été recouverte par les cendres sur une surface de 100 Km². Le climat est glacial pendant l'hiver. L'écrivain Jack London a écrit que l'Alaska était "Le pays où le whisky gèle et peut servir de presse-papiers durant une bonne partie de l'année". La durée de l'été dépend de la latitude. L'hiver, le sol est gelé en profondeur et empêche toute forme d'agriculture (permafrost).

Montagnes

permafrost
- Mont McKinley, 6 194 mètres : le plus haut sommet des États-Unis
- North Peak, 5 904 mètres
- St. Elie, 5 489 mètres
- Foraker, 5 304 mètres
- Bona, 5044 mètres
- Blackburn, 4996 mètres
- Kennedy, 4964 mètres
- Sanford, 4949 mètres
- South Buttress, 4842 mètres
- Vancouver, 4785 mètres
- Churchill, 4766 mètres

Faune

Mont McKinley
- Mouflon de Dall, orignal, renard roux, ptarmigans (sortes de perdrix des neiges), loup, caribou, grizzly, lemmings, chouette harfang
- Truite arc-en-ciel et brochet nordique, saumon sockeyes

Politique


- L'Alaska est le 49 État des États-Unis d'Amérique (1959). C'est un État dominé par le Parti républicain où les électeurs sont plus libertariens que conservateurs et ne s'identifient pas aux résidents des États du midwest ou de la ceinture religieuse du sud.
- Contrairement à 48 autres États de l'Union, l'Alaska n'est pas divisé en comtés mais en boroughs, et une grande partie de son territoire n'a pas d'organisation politique d'un niveau inférieur à l'État.
- L'Alaska est représenté par 3 grands électeurs lors des élections présidentielles. Sur les douze élections auxquelles ils ont participé depuis 1960, les électeurs de l'Alaska ont toujours opté pour le candidat républicain à l'exception de l'année 1964 où ils préférèrent Lyndon Johnson à l'ultra-conservateur Barry Goldwater. En 2004, George W. Bush y a obtenu 61,07% des suffrages contre 35,52% à John Kerry.
- L'Alaska est dirigé par un gouverneur, détenteur du pouvoir exécutif, et par une législature bicamérale, détentrice du pouvoir législatif. Tant l'exécutif que le législatif sont dominés par les républicains . Depuis décembre 2002, le gouverneur est Frank Murkowski, ancien sénateur républicain au Congrès (voir Liste des gouverneurs de l'Alaska). Le sénat local est composé de 12 sénateurs républicains et de 8 sénateurs démocrates alors que l'assemblée est composée de 26 représentants républicains et de 14 représentants démocrates.
- L'Alaska est représenté au Congrès fédéral par deux sénateurs républicains, Ted Stevens et Lisa Murkowski et par un unique représentant, également républicain.

Économie

Lisa Murkowski Lisa Murkowski]] En 2000, le PIB par habitant s'élevait à 30 064 dollars, plaçant l’Alaska au quinzième rang des 50 États américains. Les principales activités du secteur primaire sont la pêche et l’exploitation des matières premières et sources d’énergie. La plupart des biens manufacturés est importée, ce qui renchérit le coût de la vie des habitants. La transformation du bois et les industries agro-alimentaires liées aux produits de la mer fournissent l’essentiel du secteur secondaire. Pour le secteur tertiaire, les services, les emplois publics et les métiers du transport occupent une place prépondérante. Le personnel militaire et civil du Pentagone représente une grande partie de la population. Enfin, depuis quelques années, l’activité touristique se développe rapidement. En novembre 2005, la Chambre des représentants a renoncé au controversé projet d'exploitation pétrolière dans un territoire protégé de l'Alaska. Alaska Le sous-sol de l’Alaska est riche en pétrole, gaz naturel, charbon, or, zinc et autres minerais.

Villes


- Anchorage
- Fairbanks
- Juneau
- Kenai

Culture

Personnages célèbres

Kenai
- Edward Lewis "Bob" Bartlett (1904–1968) est le premier sénateur de l'Alaska.
- Ernest Gruening (1886–1974) gouverneur de l'Alaska en 1939, élu sénateur en 1958.
- Jay Hammond (1922–2005) gouverneur de l'état durant la construction de l'oléoduc.
- Fran Ulmer
- Lisa Murkowski
- George Sharrock (1910–2005) maire d'Anchorage qui dut faire face au séisme de mars 1964.
- Lisa Lacy (1980- ), journaliste.

Galerie

Image:Turnagain Arm panorama.jpg

Voir aussi

Lien internes

Liens externes


- [http://www.state.ak.us/ Le site officiel de l'État de l'Alaska]
- [http://www.50states.com/alaska.htm Site d'informations sur l'État (vraie mine d'or)]
- [http://www.Untraveledroad.com/USA/Alaska.htm Tour virtuel de l'Alaska]
- [http://www.hickerphoto.com/alaska-pictures-cat.htm Alaska Pictures] Catégorie:enclave

Espagne

|- valign="top" | Capitale || Madrid |- valign="top" | Roi
Premier ministre | Juan Carlos I
José Luis Rodríguez Zapatero |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{XXe siècle{commons|Category:Spain|l'Espagne{wikitravel|l'Espagne|Espagne{es{es{es{Pays d'Europe (UE){Portail Espagne

Milan

Milan (en italien, Milano, du latin Mediolanum) est la ville principale du nord de l'Italie. Elle est située dans la plaine de Lombardie, l'une des régions italiennes les plus développées. 1,3 millions d'habitants habitent la commune, mais la zone urbaine en compte environ 5 millions; la Grande Milano compte 6,6 millions. Milan est la capitale de la région. Certains la définissent aussi comme la capitale économique de l'Italie.

Géographie

La ville est implantée dans une zone de plaine dans la partie occidentale de la Lombardie et est irriguée par de petites rivières, le Lambro, l'Olona, le Seveso, et par plusieurs canaux, Naviglio Grande, Naviglio Pavese, Martesana. Elle se trouve à 25 km à l'est du Tessin, à 25 km à l'ouest de l'Adda, à 35 km au nord du et à 50 km au sud du lac de Côme et de la frontière suisse. Milan est au carrefour de plusieurs voies de communication d'importance régionale, nationale et internationale : elle est reliée à Turin, à Gênes, à l'axe de Émilie-Romagne, à l'axe Brescia-Vénétie, à Bergame et aux vallées Orobiques, aux traversées alpines de la Valteline (Val Venosta, Engadine et haute vallée du Rhin), au Tessin (San Bernardino, Lucomagno et saint-Gothard), au col du Simplon. C'est cette position, associée à la fertilité de son territoire, qui est le principal facteur explicatif de son histoire et de son rôle tant à l'égard de la nation italienne que des pays transalpins.

Historique

D'après Tite-Live, la ville aurait été fondée par des Gaulois Bituriges emmenés par Bellovesos, neveu du roi mythique Ambigatos. En 382 Gratien déplace officiellement la cour impériale de Rome à Milan jusqu'en 402, la cour se déplace alors à Ravenne Au Moyen Âge et à l'Époque moderne ce fut la capitale d'un duché tenu par les familles Visconti; Mateo Visconti prend le pouvoir à Milan. Sa dynastie tiendra la ville jusqu'en 1447, puis elle cèdera la place à la famille Sforza. Les rois de France (Valois-Orléans) ayant des droits dynastiques participèrent aux guerres d'Italie à la Renaissance. La ville fut conquise par les Espagnols puis les Autrichiens avant de faire partie de la république cisalpine avec Napoléon Bonaparte. Milan fut également siège épiscopal. Furent évêques de Milan :
- Saint Ambroise Saint Ambroise

Chronologie


- 382 : La cour impériale s'installe à Milan jusqu'en 402
- 539 : Milan est prise par les Ostrogoths
- 1277 : Ottone Visconti dirige Milan.
- 1295 : Mateo Visconti prend le pouvoir à Milan.
- 1386 : Construction du Dôme de Milan.
- 1447 : Fin de la domination de la dynastie Visconti à Milan.
- 1450 : Francesco Sforza devient duc de Milan.
- 1848 : comme de nombreuses villes européennes, Milan se soulève.

Monuments


- Le Dôme, il Duomo.
- L'opéra La Scala
- L'église Santa Maria delle Grazie, où l'on peut voir La Cène, tableau de Léonard de Vinci
- L'église Saint-Alexandre, qui comptait 144 000 reliques au XIXe siècle

Transports

Aéroports

Milan est desservi par l'aéroport international de Malpensa, qui est situé dans la province de Varèse et relié au centre ville par une navette ferroviaire, le Malpensa Express et par diverses lignes de bus. L'aéroport de Linate, plus proche, est réservé aux lignes intérieures et aux compagnies à bas prix. Il se trouve à l'est de la ville et est desservi par la ligne de bus n° 73. Enfin, à Bergame, se trouve l'aéroport d'Orio al Serio, utilisé principalement par les vols charters, le fret et certains services à bas prix. Globalement, les trois aéroports de Lombardie gèrent un trafic annuel de 34 millions de passagers environ, et constituent le plus important système aéroportuaire d'Italie (C'est dans cette région que se concentre la plus grande part du trafiuc aérien italien).

Métro

Le métro milanais comprend trois lignes : M1, rossa (rouge), M2, verde (verte) et M3, gialla (jaune). Le réseau est géré par l'ATM et se distingue par son logo « M » blanc sur fonds rouge. Il s'étend sur plus de 80 km. De la station de Cascina Gobba (M2), part en outre une ligne de métro automatique qui la relie à l'hôpital universitaire voisin San Raffaele (métro San Raffaele) L'extension du réseau est en cours ou programmée : prolongement en cours de la ligne M3 sur 15 km environ et 10 nouvelles stations ; construction de la nouvelle ligne M5, qui devarit entrer en service en 2008 ; les lignes M4 (liaison directe avec l'aéroport de Linate) et M6 sont en cours d'étude. ATM

Tramways

Les tramways font partie du paysage milanais. Ils se partagent, avec les voitures, la chaussée. C'est l'un des réseaux de tramways les plus étendus du monde avec 287 km de voies qui desservent l'ensemble du Grand Milan.

Chemins de fer urbains et suburbains

Le « Service ferroviaire suburbain » (Lignes « S »), composé globalement de huit lignes suburbaines (10 à partir de 2008), dessert une grande partie de l'aire métropolitaine milanaise (le Grand Milan), et d'autres centres voisins importants (Saronno, Varèse, Côme, Novare, etc.). Ce service est exploité conjoitement par Trenitalia et les Ferrovie Nord Milano. Les 8 lignes S sont candencées au miminum à la demi-heure de 6 h du matin à 0 h 30 tous les jours de l'année. Ce service, semblable à celui d'un métro, correspond au RER parisien ou au S-Bahn allemand. Les trains passent chaque heure aux mêmes minutes (horaire cadencé) et desservent toutes les stations de la ligne. À Milan, on l'emprunte avec un billet urbain. Après l'achèvement du Passante ferroviario, ligne traversant Milan et intégrée au réseau « S », est en cours d'étude une seconde transversale Passante qui traversera la ville à l'ouest.. Le « Service ferroviaire régional (Lignes « R ») relie Milan au reste de la Lombardie et au réseau ferroviaire national. Les trois réseaux de transport sont bien distincts et reconnaissables de l'extérieur des stations et aux arrêts grâce à des pannonceaux lumineux indiquant M, S ou R, facilitant ainsi les correspondances entre les systèmes.

Culture

Cuisine et gastronomie

Les restaurants sont surtout concentrés dans le centre historique, et les quartier de Brera '. En général, dans le centre historique et à Brera, on trouve des restaurants pls sophistiqués et élégants, et aux Navigli des restaurants plus rustiques, comme les trattorie et osterie. On trouve aussi de nombreux restaurants ethniques qui sont une alternative à la cuisine traditionnelle. À Milan, on mange bien, mais le prix d'un repas est moyennement élevé. Les plats typiques de la cuisine milanaise sont :
- risotto à la milanaise,
- côtelette à la milanaise,
- osso buco
- cassoeula
- panettone
- michetta

Personnalités milanaises


- Ludovico Sforza
- 1527 (Milan) - 1593 (Milan) : Giuseppe Arcimboldo.
- 1571 (Milan) - 1610 : Michelangelo Merisi dit le Caravage.

Blasonnement

::D'argent à la croix de gueules.

Jumelage

Milan est jumelée avec les villes suivantes :
- Birmingham, Angleterre, 1966
- Lyon, France, 1966
- Francfort, Allemagne, 1971
- Canton, Chine, 1988
- Montréal, Québec, Canada, Protocole d'échange et de coopération, novembre 1996

Lien externe


- [http://www.comune.milano.it Site officiel Milan]
- [http://www.atm-mi.it/giromilano/calcper.asp?place=milano&ContextName=d1ceb419-d216-4e7e-8340a8e4478123fd-42df5b22 Transports en commun: évaluer un parcours]
- [http://www.plus-hotel.com/static/fr/planville/milan-centre.html Carte des quartiers du centre de Milan]
-
Catégorie:Mégapole ja:ミラノ ko:밀라노 simple:Milan

Molybdène

Le molybdène est un élément chimique, de symbole Mo et de numéro atomique 42.

Histoire

Le molybdène (du grec molybdos, signifiant « qui ressemble au plomb ») n'existe pas à l'état natif, et ses composés naturels ont été confondus jusqu'au avec des composés d'autres éléments tels que le carbone ou le plomb. En 1778 Carl Wilhelm Scheele réussit à séparer du molybdène du graphite et du plomb, et isole l'oxyde de molybdène de la molybdénite. En 1782 Peter Jacob Hjelm obtient un métal impur en réduisant l'oxyde de molybdène par le carbone. Le molybdène ne fut que très peu utilisé en dehors du laboratoire jusqu'à la fin du , quand l'aciériste français Schneider remarqua les propriétés des alliages d'acier au molybdène, afin de les utiliser pour la réalisation de blindages.

Propriétés

Le molybdène est un métal de transition. Le métal pur est d'aspect blanc métallique et il est très dur.

Utilisation


- L'addition d'une faible quantité de molybdène durcit l'acier. Plus des deux tiers de la production de molybdène est utilisé dans les alliages. L'utilisation du molybdène grimpa en flèche pendant la Première Guerre mondiale, lorsque la demande pour le tungstène rendirent celui-ci rare et que les alliages haute résistance étaient très demandés. :Le molybdène est utilisé jusqu'a nos jours dans les alliages haute résistance et les aciers haute température. Des alliages spéciaux contenant du molybdène, comme l'Hastelloy ®, sont résistants et ne se corrodent pas à température élevée.
- Le molybdène est utilisé dans certaines partie d'avions et de missiles, ainsi que comme filament. On utilise aussi le molybdène comme catalyseur, particulièrement dans l'industrie petrolière pour éliminer les composés organiques soufrés du pétrole.
- Le 99Mo est un radioisotope utilisé dans l'industrie, en tant que précurseur du 99Tc.
- Les oranges de molybdène sont des pigments de la gamme de l'orange moyen au rouge-orangé vif, utilisés dans les peintures, les encres, les plastiques et les caoutchoucs.
- Le disulfure de molydbène est un bon lubrifiant, particulièrement à haute température. Le molybdène est un élément important pour l'alimentation des plantes et on le trouve dans certains enzymes comme la xanthine oxydase.

Gisements

Bien que l'on trouve du molybdène dans des minéraux tel que la wulfénite (MoO4Pb) ou la powellite (CaMnO4), la principale source commerciale de molybdène est la molybdénite (MoS2). Le molybdène est miné directement et est aussi un sous-produit de l'exploitation minière du cuivre ; la concentration de molybdène dans ce minerai est comprise entre 0,01 et 0,5 %. Près de la moitié de la production minière du molybdène provient des États-Unis. Catégorie:Élément chimique Catégorie:Métal de transition ja:モリブデン th:โมลิบดีนัม

Catégorie:Naissance en 1778



1er janvier

Le 1 janvier est le premier jour de l'année du calendrier grégorien.

Événements


- -753 : Fondation de la ville de Rome par Romulus.
- -45 : Entrée en vigueur du calendrier julien à Rome.
- 898 :