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1791

1791

Catégorie:1791 Cette page concerne l'année 1791 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 12 janvier : Liège occupée par les Autrichiens.
- 3 mai : A la suite du premier partage, La diète de Pologne adopte une constitution proche de celle de la France de Louis XVI, mais les monarchies absolues voisines s'empareront de ce prétexte pour partager définitivement le pays, en 1793, puis en 1795.
- Le parlement anglais vote la motion de William Wilberforce pour l'abolition de l'esclavage.
- 27 août : Déclaration de Pillnitz : menaces des puissances à la France, si elle ne redonne pas à Louis XVI tous ses pouvoirs.
- 29 novembre : Ultimatum de l'Assemblée législative française contre l'Électeur de Trèves.

France


- 16 février : Loi relative à l'organisation de la Gendarmerie nationale
- 10 mars : bulle Quod Alicantum : le pape condamne la Constitution civile du clergé.
- 15 mars : Rupture des relations diplomatiques de la France avec le Saint-Siège.
- 2 avril : Décès de Mirabeau. Les conseillers de la Cour seront Barnave, Duport et Lameth.
- 3 avril : L'église Sainte-Genevièvre est transformée en Panthéon.
- 21 avril : Démission de La Fayette de la Garde Nationale.
- mai : suppression de l'octroi à Paris.
- 13 juin : Un décret permet de recruter au sein de la Garde nationale des volontaires pour participer à des conflits extérieurs.
- 14 juin : Loi Le Chapelier instaure la liberté d'entreprendre et proscrit les coalitions notamment ouvrières, interdiction de la grève (1791-1884).
- 20 juin : Fuite du roi à Varenne.
- 21 juin : Arrestation de Louis XVI à Varennes
- 11 juillet : Treize ans après sa mort, la dépouille de Voltaire est transférée au Panthéon.
- 16 juillet : Fondation du Club des Feuillants.
- 17 juillet : Massacres du Champ-de-Mars, qui marque la rupture entre la Constituante et les Sans-Culottes.
- Un décret de la Constituante, prévoit que les grands hommes de la France seront inhumés au Panthéon de Paris.
- 3 septembre : Achèvement de la Constitution, promulguée le 14.
- 8 septembre : Lettre de la reine à son frère Léopold II, empereur du Saint-Empire : « il n'y a que la force armée qui puisse tout réparer ».
- 13 septembre : Louis XVI approuve la Constitution.
- 14 septembre : Rattachement d'Avignon à la France.
- 30 septembre : Dissolution de l'Assemblée constituante.
- 1 octobre : Ouverture de l'Assemblée législative et première réunion.
- 14 octobre : Décrets rendant obligatoire l'appartenance à la Garde nationale pour tous les citoyens électeurs de 18 à 60 ans.
- 31 octobre : Décret contre les Émigrés.
- 17 novembre : Jérôme Pétion maire de Paris
- 29 novembre : Décret contre les prêtres réfractaires
- Jean-Baptiste Bessières, futur maréchal d'empire est envoyé dans la Garde constitutionnelle de Louis XVI

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- 23 août : Début de Révolution haïtienne, menée par les esclaves.
- 3 novembre : à la bataille de Fort-Wayne, les Indiens Miamis surprennent et battent le major Arthur Saint-Clair, qui perd 610 de 1300 hommes ; les Indiens ont 66 morts. C'est la pire défaite des Étatsuniens dans leurs guerres contre les Indiens.
- 5 décembre : Washington pour la seconde fois président des États-Unis.
- Le Bill of Rights (Déclaration des Droits), les dix premiers amendements de la constitution américaine, sont ratifiés.
- L'architecte et ingénieur français Pierre Charles L'Enfant conçoit la ville de Washington, capitale fédérale des États-Unis.
- La province de Québec est divisée en Haut Canada et Bas Canada.
- Le Vermont devient le quatorzième état de l'union américaine.
- Le chef indien miami Petite Tortue défait les troupes américaines conduites par le général Arthur Saint-Clair.

Amérique latine


- François Dominique Toussaint Louverture conduit une révolte d'esclaves haïtiens contre la France.

Asie


- Début de la guerre sino-tibétaine (fin en 1792).

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures


- L'architecte et ingénieur français Pierre Charles L'Enfant conçoit la ville de Washington, capitale fédérale des États-Unis.
- L'opéra La flûte enchantée du compositeur autrichien Wolfgang Amadeus Mozart est représenté pour la première fois.
- L'écrivain chinois Cao Xueqin (Ts'ao Hsueh-Ch'in) publie Le rêve de la chambre rouge.

Sciences et techniques


- Nicolas Leblanc invente un procédé permettant d'obtenir de la soude à partir d'eau de mer.

Naissances en 1791


- 15 janvier : Franz Grillparzer, écrivain autrichien
- 21 janvier : Padre Davide da Bergamo, compositeur et organiste italien
- 9 mars : Nicolas Prosper Levasseur, chanteur d'opéra
- 23 avril : James Buchanan, futur président des États-Unis
- 26 avril : Théodore Géricault, peintre français
- 27 avril : Samuel Morse, invente le télégraphe
- 10 juillet : Wolfred Nelson, futur maire de Montréal
- 5 septembre : Giacomo Meyerbeer, compositeur
- 22 septembre : Michael Faraday, physicien anglais
- 26 décembre : Charles Babbage, mathématicien anglais

Décès en 1791


- 2 mars : John Wesley, théologien, fondateur des Méthodistes.
- 2 avril : Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau.
- 5 décembre : Wolfgang Amadeus Mozart, compositeur. __NOTOC__ ko:1791년 ms:1791

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Article principal : 1791 Catégorie:Chronologie du XVIIIe siècle ko:분류:1791년 simple:Category:1791

12 janvier

Le 12 janvier est le 12 jour de l'année du calendrier grégorien.

Événements


- -49 : Jules César franchit le Rubicon
- 1922 : démission d'Aristide Briand de la présidence du Conseil. Il est remplacé par Raymond Poincaré.
- 1933 : soulèvements anarchistes en Espagne
- 1992 : Adoption par un référendum constitutionnel de la Constitution de la IIIe République du Mali.

Naissances


- 1628 : Charles Perrault, académicien français († 1703)
- 1715 : Jacques Duphly, compositeur français († 1789)
- 1726 : François-Henri D'Harcourt, académicien français († 1802)
- 1767 : Pierre Daru, académicien français († 1829)
- 1849 : Jean Béraud, peintre impressionniste français († 4 octobre 1935)
- 1852 : Joseph Joffre, militaire français († 1931)
- 1853 : Gregorio Ricci-Curbastro, mathématicien italien
- 1861 : James Mark Baldwin, psychologue américain († 1934)
- 1876 : Jack London, écrivain américain († 1916)
- 1893 : Hermann Goering, homme politique allemand († 1946)
- 1894 : Georges Carpentier, boxeur français († 1975)
- 1903 : Pierre Brossolette, journaliste français († 1944)
- 1906 : Kurt August Hirsch, mathématicien allemand
- 1908 : Jean Delannoy, réalisateur français
- 1910 : Luise Rainer, actrice allemande
- 1914 : Orlando Villas Boas, explorateur brésilien († 2002)
- 1916 : Peter-William Botha, homme politique sud-africain
- 1919 : Jacques Mauclair, acteur français († 2001)
- 1923 : John Chambers, maquilleur américain († 2001)
- 1928 : Daniel Filipacchi, éditeur français
- 1928 : André Labarrère, homme politique français
- 1929 : Jaakko Hintikka, philosophe finlandais
- 1937 : Marie Dubois, actrice française
- 1937 : Shirley Eaton, actrice britannique
- 1941 : Frank Alamo, chanteur français
- 1942 : Michel Mayor, astrophysicien suisse
- 1943 : Jean-Louis Bianco, homme politique français
- 1944 : Guy Fischer, homme politique français
- 1950 : Patrice Dominguez, joueur de tennis français
- 1951 : Kristie Alley, actrice américaine
- 1951 : Paul Dhaille, homme politique français
- 1952 : Frédéric Valabrègue, écrivain français
- 1953 : Brigitte Girardin, femme politique française
- 1954 : Howard Stern, acteur américain
- 1957 : John Lasseter, réalisateur de films d'animation
- 1960 : Guido Bontempi, cycliste français
- 1960 : Elie Kakou, acteur français († 1999)
- 1962 : Françoise Chodron de Courcel, femme d'affaire française
- 1962 : Emanuele Pirro, pilote italien
- 1964 : Johan Capiot, cycliste belge
- 1964 : Blanca Li, chorégraphe espagnol
- 1964 : Valdo, footballeur brésilien
- 1966 : Olivier Martinez, acteur français
- 1968 : Heather Mills, mannequin britannique
- 1976 : Delfynn Delage, actrice porno française.
- 1979 : David Zabriskie, coureur cycliste américain.
- 1982 : Paul-Henri Mathieu, joueur de tennis français

Décès


- 1665 : Pierre de Fermat, mathématicien français.
- 1822 : Johann Gottlob Schneider, philologue et naturaliste allemand1750).
- 1909 : Hermann Minkowski, mathématicien russe (lithuanien).
- 1976 : Agatha Christie, romancière, la créatrice des personnages d'Hercule Poirot et de Miss Marple.
- 1977 : Henri-Georges Clouzot, cinéaste français.
- 1986 : Marcel Arland, écrivain français.
- 1987 : Jacques Herold, peintre français d'origine roumaine.
- 1996 : Bartel Leendert van der Waerden, mathématicien hollandais.
- 1997 : Jean-Edern Hallier, écrivain français.
- 1998 : Ferdinand Gross.
- 2001 : Luis Floriano Bonfa, guitariste et compositeur brésilien.

Célébrations


- Yennayer - Nouvel an Berbère

Saints catholiques et orthodoxes du jour


- Sainte Tatiana (ou Tatienne) Catégorie:Jour de l'année ja:1月12日 ko:1월 12일 ms:12 Januari simple:January 12 th:12 มกราคม

Autrichien

|- valign="top" | Président | Heinz Fischer |- valign="top" | Chancelier | Wolfgang Schüssel |{{{{{{{{{{{{{{{{{Commons|Category:Austria|l'Autriche{wikitravel|l'Autriche|Autriche{de{de{en{fr{de{fr{Pays d'Europe (UE){lien AdQ|de

Diète

En politique, diète désigne une assemblée officielle.
En cuisine, Diète méditerranéenne désigne un régime spécifique.

Pologne

|- valign="top" | Capitale || Varsovie |- valign="top" | Président
Premier ministre | style="white-space:nowrap" | Aleksander Kwaśniewski
Kazimierz Marcinkiewicz |{{{{{{{{{{{{{{{{commons|Category:Poland|la Pologne{wikitravel|la Pologne|Pologne{e{Pays d'Europe (UE)

Constitution polonaise du 3 mai 1791

Catégorie:Histoire de la Pologne La Constitution du 3 mai 1791, première constitution libérale en Europe, fut rédigeé pendant la Diète de 4 ans, par des nobles sous le règne du dernier roi de Pologne Stanislas Poniatowski. Elle fut un acte législatif majeur, une référence dans l'histoire de la Pologne. Elle aborde plusieurs points importants :
- Les bourgeois sont désormais représentés à la Diète, et ont la possibilité de faire carrière dans l'administration ;
- Un noble ou bourgeois pauvre ne peut pas assurer le rôle de représentant, car il pourrait être tenté de servir des interêts des puissants ;
- On rétablit la monarchie héréditaire : la famille de Saxe est choisie pour gourverner ;
- Les paysans sont désormais soumis à la juridiction de l'État et non plus à celle de leurs seigneurs. Il est également permis aux paysans de quitter les terres sur lesquelles ils travaillent, et ceux ayant servi dans l'armée sont libres, c’est-à-dire qu'ils ne sont plus serviles et n'ont plus de corvée à accomplir ;
- L'armée, objet de toutes les pressions de la part des co-partageants, voit son nombre fixé à 100 000 soldats ;
- Au niveau de la gestion territoriale, on institue des commissions locales pour administrer le droit public et veiller au bon respect des lois ;
- Pour assurer la garde du pouvoir exécutif, la « Garde des Lois de la Nation » est assurée par le roi, le primat et 5 ministres. Herbert, ministre prussien, qualifie cette Constitution de « coup de grâce contre la Prusse ». Le 3 mai est depuis devenu fête nationale en Pologne.

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France

Louis XVI

Louis XVI, roi de France et de Navarre (17741789) puis roi des Français (17891792). Né le 23 août 1754 à Versailles, mort le 21 janvier 1793 à Paris.

Biographie

Il est le fils du dauphin Louis de France (1729-1765) et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe (17311767), et le petit-fils de Louis XV. Il est d'abord titré duc de Berry jusqu'au 20 décembre 1765, date de la mort de son père, à partir de laquelle il devient dauphin, son frère aîné Louis Joseph Xavier (1751-1761), duc de Bourgogne, étant mort. Il devient roi le 10 mai 1774. Sacré à Reims le dimanche 11 juin 1775 par l'archevêque de Reims, M de La Roche-Aymon.

Famille

Marié le mercredi 16 mai 1770 à Versailles par Mgr de La Roche-Aymon, achevêque de Reims, à Marie-Antoinette-Josèphe-Jeanne de Lorraine, (17551793), archiduchesse d'Autriche, onzième fille des seize enfants de l'empereur des Romains François I (François-Étienne III de la maison de Lorraine) et de son épouse Marie-Thérèse I, « roi » de Hongrie et reine de Bohême, archiduchesse souveraine d'Autriche (de la maison de Habsbourg), père de quatre enfants :
- Louis-Joseph-Xavier (22 octobre 1781 - 1789), premier dauphin ;
- Marie-Thérèse (19 décembre 1772 - 19 octobre 1851), dite « Madame Royale », qui épouse en 1799 Louis-Antoine d'Artois, duc d'Angoulême (1775-1844) ;
- Marie-Sophie-Hélène (29 juillet 1786 - 19 juin 1787) ;
- Louis-Charles (27 mars 1785 - 8 juin 1795) duc de Normandie, 2 dauphin et futur « Louis XVII ». Il était passionné de géographie et de serrurerie. Il mandata La Pérouse pour faire le tour du monde et le cartographier. Bien sûr ses intentions étaient aussi de contrer l'avance des Anglais sur ce sujet.

Un roi simple?

Louis XVI a longtemps été caricaturé comme un roi un peu simplet, manipulé par ses conseillers, peu à même des questions de pouvoir, avec des petites marottes ridicules comme la serrurerie. En fait, cette image est en partie due à son attitude envers la Cour. Depuis Louis XIV, la noblesse est domestiquée via la Cour. Des principes, l'étiquette, régissent la vie de la cour, en faisant du Roi, et surtout de la Reine, le centre d'un cérémonial très strict. Cette construction de Louis XIV rendait un rôle à une noblesse en crise : la Fronde l'avait profondément marqué alors qu'il était enfant. Louis XVI hérite donc de ce système : grâce à la Cour, la noblesse voyait son rôle, sa participation à la vie de la nation, légitimée : la noblesse servait le Roi et aidait ainsi la Couronne. Même si la majorité des nobles n'avait pas les moyens de vivre à la Cour, les textes montrent bien l'attachement des nobles de province au rôle de la Cour. Cette élite nobiliaire représentait l'ensemble de l'ordre. Louis XVI n'entra jamais dans cette logique. Ce n'était pas par manque d'éducation : premier monarque français à parler couramment anglais, nourri des philosophes des Lumières, il aspirait à trancher avec l'image « Louisquatorzienne » du roi en constante représentation. Cette image du Roi simple rejoint celle des despotes éclairés de l'Europe, comme Frédéric II de Prusse. Le refus d'entrer dans le grand jeu de l'étiquette explique la très mauvaise réputation que lui fera la noblesse : en la privant du cérémonial, le roi la privait de son rôle dans la société. Ce faisant, il se protégeait également : si à l'origine la Cour servait à contrôler la noblesse, la situation devint très vite différente : le Roi se trouvait lui-même prisonnier du système établi par lui. Pour assoir son contrôle, il devait avoir un rôle actif dans l'étiquette, centrée sur lui, et ne disposait guère de possibilité d'évasion. Louis XIV et Louis XV se réservaient quelques moments de ce type, comme les dîners d'après la chasse, quand le roi sélectionnait les convives selon son désir et non selon le protocole, il s'aménageait un espace de liberté où il restait le maître. La mauvaise gestion de Louis XVI de cette cour, en fait sa non-adaptation à un système bien établi depuis Louis XIV, le desservira dans son image : beaucoup de pamphlets le ridiculisant viennent de la noblesse, le décrivant non pas comme le roi simple qu'il était, mais comme un roi simplet.

Sous la Révolution

Louis XIV L'Assemblée nationale décréta le 10 octobre 1789, lors de la discussion sur le mode de promulgation des lois, que la formule serait : Louis, par la grâce de Dieu, & la loi constitutionnelle de l'État, Roi des Français à tous présents et à venir, salut. Pour certains, le nouveau titre du chef de l'État serait donc roi des Français à partir de cette date. Rien pourtant d'anormal qu'à partir du 6 novembre 1789, il fit commencer ses actes officiels (lettres patentes, lois, etc.) par la formule Louis, par la grâce de Dieu, & par la Loi constitutionnelle de l'État, Roi des François, puisqu'il se conformait à la formule de promulgation qui avait été décrétée le 10 octobre par l'Assemblée constituante. Le nouveau sceau royal, utilisé à partir de février 1790, porta l'inscription : Louis XVI par la grâce de Dieu et par la loy constitutionnelle de l'État roy des François. Pour d'autres, il n'aurait été déclaré roi des Français que par la [http://www.conseil-constitutionnel.fr/textes/constitution/c1791.htm Constitution du 3 septembre 1791] (chapitre II, article 2 : « [le seul titre du roi] est Roi des Français »), « acceptée » par le roi le 13 septembre 1791. Les pouvoirs du roi y sont en effet limités et précisés. Louis XVI n'est plus roi par la grâce de Dieu, mais roi des Français, c'est-à-dire non plus un souverain de droit divin, mais en quelque sorte le chef, le premier représentant du peuple français. Cette constitution maintenait en outre le changement du titre du dauphin en prince royal (qui avait eu lieu le 14 août 1791). Le 14 septembre 1791, Louis XVI jure fidélité à ladite constitution. L'épisode célèbre de la fuite du roi à Varennes est célèbre. Un plan de fuite avait été étudié par la reine à la fin de l'année 1790. En avril 1791, les évenements entrainent sa réalisation : un décret interdit au Roi de quitter la capitale. Au mois de juin, une manifestation l'empèche de se rendre à une messe donnée par un prêtre réfractaire à Saint-Cloud. Le Roi quitte alors la ville le 20 juin avec sa femme, sa sœur et ses deux enfants, Marie-Thérèse et Louis-Charles. Il est arrêté à Varennes le 21 juin. Une déclaration qu'il avait laissée à Paris en quittant la ville, stigmatisant les Jacobins, fut mal reçue. Les caricaturistes s'en donnèrent à cœur joie. Jacobins Un mouvement important réclamait le départ du roi. Les Cordeliers rédigent plusieurs pétitions contre le roi, soutenus par des journaux comme Le Républicain. Les Jacobins décidèrent de suivre les Cordeliers, ce qui crée une rupture en leur sein. Une partie de leurs membres créèrent le club des Feuillants. C'est dans ce contexte que la constitution du 13 septembre 1791, évoquée ci-dessus, est proclamée. Le jeu politique extrêmement complexe de l'année qui suivit conduisit à la déchéance du roi. Le pays subissait de très fortes tensions : dans les campagnes, les récoltes furent bonnes, mais la politique libérale conduite par l'assemblée entraina un stress alimentaire et de nombreuses émeutes, malgré des réserves souvent excédentaires. En plus de ces tensions sociales, la guerre fut le principal facteur des difficultés de la monarchie. Les défaites de l'armée française entrainèrent le vote de décrets plus radicaux auxquels le roi opposa son veto. Les débats qui s'en suivirent obligèrent l'Assemblée législative à décréter la suspension du roi. Louis XVI est donc suspendu par l'Assemblée le 10 août 1792, à la chute de la monarchie et détrôné lors de la première séance de la Convention nationale qui décréte, le 21 septembre 1792 que « la royauté est abolie en France » et que « l'An I de la République française » partira du 21 septembre 1792. Il est déclaré coupable de « conspiration contre la liberté publique et la sûreté générale de l'État » par la Convention, auto-instituée en tribunal et condamné à mort, au manège du château des Tuileries, à la suite de la « séance permanente du mercredi 16 et du jeudi 17 janvier 1793 », et du scrutin rectificatif du 18.

Exécution

Voir aussi : exécution de Louis XVI Les bourreaux voulurent dépouiller Louis XVI de ses habits. Il les repoussa fièrement, se déshabilla lui-même et défit le col de sa chemise. Ils voulurent lui lier les mains. Cette humiliation le révolta. « Que prétendez-vous ? », demanda-t-il. « Vous lier », lui fut-il répondu. Louis XVI reprit : « Me lier ? Non je n'y consentirai jamais. Faites ce qui vous est commandé, mais vous ne me lierez pas ; renoncez à ce projet. » Ils allaient l'empoigner quand l'abbé Henri Edgeworth de Firmont lui dit : « Sire, dans ce nouvel outrage je ne vois qu'un dernier trait de ressemblance entre Votre Majesté et le Dieu qui va être votre récompense. » Louis XVI leva les yeux au ciel. « Assurément, dit-il, il ne faut rien de moins que son exemple pour que je me soumette à un tel affront. » Et se tournant vers les bourreaux : « Faites ce que vous voudrez ; je boirai le calice jusqu'à la lie. » Il se laissa dès lors lier les mains et couper les cheveux. S'appuyant sur l'abbé Henri Edgeworth de Firmont il monta calmement les marches qui conduissaient à l'échafaud. L'abbé Henri Edgeworth de Firmont craignait que le courage commença à lui manquer. Mais, parvenu au pied de la guillotine, Louis XVI considéra un instant les instruments de son supplice et demanda si les tambours s'arrêteraient de battre. Il s'avança pour dire : « Je meurs innocent des crimes qu'on m'impute, je pardonne aux auteurs de ma mort et je prie Dieu que le sang qui coulera après ma mort ne retombe jamais sur la France ». Il voulut poursuivre mais les tambours couvrirent ses dernières paroles. On cria aux bourreaux de faire leur office. Il fut guillotiné le 21 janvier 1793 à Paris, place de la Révolution (actuelle place de la Concorde). Le couperet siffla à 10 heures 22. Il fut enterré au cimetière de la Madeleine, rue d'Anjou-Saint-Honoré et exhumé le 19 janvier 1815. Ses restes sont transportés le 21 janvier à Saint-Denis avec les restes de Marie-Antoinette, retrouvés le 18 janvier. Le 3 mai 1826 place de la Concorde, Charles X pose la première pierre du monument à la mémoire de Louis XVI. Mais la statue ne sera en fait jamais édifiée. Son socle servira de base à l'obélisque de Louxor dressé en 1836.

Voir aussi

Articles connexes


- Bourbons
- Prétendants au trône de France depuis 1830
- Exécution de Louis XVI

Bibliographie


- Evelyne Lever, Louis XVI, Grand livre du mois, Paris, 1991.
- Jean-Christian Petitfils, Louis XVI, Perrin, Paris, 2005.
- « Faut-il réhabiliter Louis XVI ? », dossier paru dans L'Histoire n°303, France, novembre 2005. Le dossier fait un point sur le personnage au cours de son règne.

Liens externes


- [http://roilouis16.free.fr Site dédié à la vie de Louis XVI]
- [http://xaviersoleil.free.fr/article/louis-xvi-jean-de-viguerie.htm Louis XVI le Roi bienfaisant (Jean de Viguerie)]
- [http://www.histoforum.org/histobiblio/article.php3?id_article=72 Madame de Rambaud qui s'est occupée de l'éducation du fils cadet de Louis XVI]
- [http://www.histoire-en-ligne.com/article.php3?id_article=230 Courte biographie, résumé général]
- [http://wikisource.org/wiki/Testament_de_Louis_XVI Testament de Louis XVI] sur [http://wikisource.org/ Wikisource]. Louis France 16 Louis France 16 Louis France 16 Louis France 16 Louis France 16 Louis France 16 Louis France 16 Louis France 16 ja:ルイ16世 (フランス王) ko:루이 16세

1793

Cette page concerne l'année 1793 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 23 janvier : Second partage de la Pologne.
- 1 février : La France déclare la guerre à l'Angleterre et à la Hollande : début de la 1re coalition : Angleterre, Autriche, Prusse, Russie, Espagne, Piémont-Sardaigne, Deux-Siciles.
- 17 mars : Annexion par la France de la Belgique et de la Rhénanie.
- 18 mars : Défaite française de Neerwinden.
- 23 mars : Annexion française de Bâle.
- 5 avril : Charles François Dumouriez, vainqueur de la Bataille de Valmy, passe aux coalisés et trahit ainsi la république française.
- En juillet, Les Français perdent Mayence.
- En juillet, Prise de Condé et Valenciennes par les Autrichiens.
- 8 septembre : Victoire française à Hondschoote.

France


- 20 janvier : Assassinat de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, député de la Convention, parce qu'il avait voté la mort de Louis XVI.
- 21 janvier : Exécution de Louis XVI, guillotiné.
- 31 janvier : Le comté de Nice est rattaché à la France après vote de la population et devient le 85 département sous le nom d'Alpes-Maritimes.
- 21 février : La Convention supprime la dignité de Maréchal de France.
- 23 février : La Convention vote la levée en masse. Cette décision déclenche un soulèvement en Vendée dans la région des Mauges.
- En février, Loi militaire de l'Amalgame.
- 10 mars : Création du tribunal révolutionnaire.
- 11 mars : Début de la Guerre de Vendée. La Vendée fidèle au roi et réticente aux idées nouvelles s'insurge contre le gouvernement révolutionnaire.
- La France lève la première armée de conscrits pour faire face à la coalition anti-française.
- : Trahison de Dumouriez.
- 6 avril : Création du Comité de salut public.
- 24 avril : Jean-Paul Marat acquitté triomphalement par le Tribunal révolutionnaire.
- 4 mai : Loi sur le maximum des grains.
- 18 mai : Commission d'enquête sur la Commune.
- 26 mai : Les Vendéens s'emparent de Fontenay.
- 29 mai : Révolte de Lyon.
- 31 mai-2 juin : Montagne et Commune contre les Girondins.
- 2 juin : Arrestation de 31 députés Girondins (voir aussi Journée du 2 juin 1793)
- 24 juin : Constitution de l'An I.
- En juin, Les armées vendéennes prennent Saumur et Angers.
- 29 juin : Bataille de Nantes.
- 13 juillet : Assassinat de Jean-Paul Marat par Charlotte Corday.
- 31 juillet : Sur rapport de Bertrand Barère, la Convention décrète que les tombeaux et mausolées des « ci-devant rois », élevés dans l'église Saint-Denis, « dans les Temples et autres lieux », dans toute l'étendue de la République, seront détruits le 10 août qui suit.
- 8 août : Lyon se révolte contre la Convention montagnarde.
- 23 août : Levée en masse.
- 29 août : Révolte de Toulon, qui va se donner aux Anglais. Le gouvernement français décrète la liberté de tous les esclaves.
- 3 septembre : La Comédie-Française est fermée et tous les membres de la troupe emprisonnés.
- 5 septembre : La Terreur mise à l'ordre du jour. Création du tribunal révolutionnaire en France. Début de la Terreur (fin en l'an III–1794).
- 11 septembre : Maximum national des grains et farine.
- 17 septembre : Vote de la Loi des suspects
- 29 septembre : Institution du maximum général des denrées et salaires.
- 9 octobre : Reprise de Lyon.
- 10 octobre : (19 vendémiaire II) le gouvernement est déclaré révolutionnaire jusqu'à la paix.
- 10 octobre : Adoption du calendrier révolutionnaire.
- 14 octobre : Comparution de Marie-Antoinette devant le Tribunal.
- 16 octobre : Prononciation du verdict par le président Herman. Marie-Antoinette, condamnée à mort, est guillotinée vers 11 heures du matin.
- 16 octobre : Bataille de Wattignies.
- 17 octobre : Défaite des Vendéens à Cholet.
- 25 octobre : François-Armand de Saige, maire de Bordeaux est guillotiné.
- 31 octobre : Exécution des Girondins.
- 10 novembre : Culte de la Raison.
- 12 novembre : Interdiction du vouvoiement, en France
- 12 décembre : (22 frimaire II) Les Vendéens sont vaincus au Mans.
- 19 décembre : Reprise de Toulon sur les Anglais.
- 23 décembre : (3 nivôse an II) Les Vendéens sont écrasés à Savenay. Fin de la Virée de Galerne.

Afrique


- L'île de la Réunion prend son nom actuel.

Amériques

Amérique du Nord

Amérique latine

Asie

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures

Sciences et techniques


- 9 janvier : Le Français Jean-Pierre Blanchard vole en montgolfière entre Philadelphie et Woodbury, New Jersey.
- 3 juillet : Le naturaliste Louis Jean-Marie Daubenton prend la direction du Muséum d'histoire naturelle.
- : Adoption du système métrique.

Naissances en 1793


- 3 janvier : Lucretia C. Mott, militante féministe américaine
- 2 février : William Hopkins, géologue et mathématicien anglais
- : Edouard Corbière, marin, écrivain, journaliste et armateur français.
- 8 avril : Karl Ludwig Hencke, astronome amateur allemand.
- 22 octobre : Nikolaï Ivanovitch Lobatchevski, mathématicien russe.
- 15 novembre : Michel Chasles, mathématicien français.

Décès en 1793


- 1 janvier : Francesco Guardi, peintre italien
- 21 janvier : Louis XVI, roi de France (° 23 août 1754)
- 2 février : William Aiton, botaniste britannique (° 1731)
- 20 mai : Charles Bonnet, biologiste et philosophe suisse (° 13 mars 1720)
- 26 juin : Gilbert White, naturaliste et ornithologue britannique18 juillet 1720).
- 13 juillet : Marat, pamphlétaire et député (° 24 mai 1743)
- 17 juillet : Charlotte Corday, meurtrière de Marat27 juillet 1748)
- 28 août : Adam Philippe Custine, général français (° 4 février 1740)
- 26 septembre : Pierre Bulliard, botaniste français (° vers 1742)
- 16 octobre : Marie-Antoinette, reine de France (° 2 novembre 1755)
- 25 octobre : François-Armand de Saige, maire de Bordeaux, guillotiné.
- 29 octobre : Antoine Barnave, homme politique français (° 22 octobre 1761)
- 31 octobre : Jacques Pierre Brissot, personnalité politique de la Révolution (° 1754)
- 3 novembre : Olympe de Gouges, théoricienne du féminisme7 mai 1748)
- 12 novembre : Jean Sylvain Bailly guilotiné, astronome, homme politique et académicien français (fauteuil 31) (° 15 septembre 1736)
- 15 septembre .
- 8 décembre : Étienne Clavière, personnalité politique de la Révolution (° 1735) __NOTOC__
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Esclavage

L'esclavage désigne la condition sociale de l'esclave, travailleur non libre et non rémunéré qui, au même titre qu'un objet, est juridiquement la propriété d'une autre personne. Au sens large, il désigne le système social reposant sur cette pratique. Les esclaves sont tenus d'obéir à tous les ordres de leur maître depuis leur naissance (ou capture, ou passage à l'état d'esclave) jusqu'à leur mort (ou parfois leur libération, ou affranchissement). En tant que propriété, l'esclave peut faire l'objet des transferts inhérents à la notion de propriété : on peut donc l'acheter, le vendre, et même le louer. L’esclave se distingue du captif ou du forçat, conditions voisines dans l'exploitation, et de la bête de somme, par un statut juridique propre, déterminé par les règles et les lois en vigueur dans le pays et l’époque considérés. Au fil du temps, les civilisations successives ont élaboré des visions et des pratiques différentes de l’esclavage :
- Comment la société considère-t-elle l’esclave et quelle position lui confère-t'elle?
- Comment devient-on esclave?
- Quel travail attribue-t-on à l’esclave?
- L'esclave peut-il sortir de cette condition et comment? société

Étymologie

Le terme esclavage vient du latin médiéval sclavus déformation de slavus (le slave). Le mot « esclave » serait apparu au Haut Moyen Âge à Venise, où la plupart des esclaves étaient des Slaves des Balkans (une région qui s'est longtemps appelée « Esclavonie » et qui est récemment devenue indépendante, sous le nom de « Slovénie »). Rome pratiquant l'esclavage, le latin disposait évidemment d'un terme pour désigner l'esclave : servus, qui a conduit aux termes servile et servilité (relatifs à l'esclave et à sa condition), ainsi qu'aux termes serf du moyen-âge et aux modernes service, serviteur, etc. (avec des évolutions dans le sens).

Esclavage dans l'Antiquité

Venise L'esclavage existe à l'époque antique, il est mentionné dans les toutes premières traces écrites, comme le Code d'Hammourabi et d'autres écrits analysés comme des transcriptions d'histoires orales. Les critères de propriété liés à l’esclavage impliquent un certain niveau d’organisation des sociétés, ce qui rend incertain l’existence de l’esclavage pour les temps préhistoriques. Les preuves sures de l’existence de l’esclavage commencent avec les sociétés historiques possédant l’écriture, et peuvent être extrapolées, avec prudence, pour les civilisations protohistoriques qui les précèdent. Les déductions uniquement basées sur l’ampleur impressionnante de certains vestiges (pyramides, monuments, digues, etc.) restent conjecturales. On pouvait être réduit à l'esclavage pour dettes, en cas de nécessité on pouvait se vendre soit même comme esclave (dans ces deux cas, l'esclavage pouvait être temporaire). Mais le plus souvent, on devenait esclave à la suite d'une razzia, d'une invasion réussie (réduisant toute la population initiale au statut d'esclave), ou après avoir été pris sur le champ de bataille. L'esclavage pouvait enfin être héréditaire. Certains artistes de l'Antiquité, comme le fabuliste grec Ésope ( av. J.C.), sont des esclaves affranchis. Le latin Térence (-184,-159) est esclave, ce qui étonne Diderot. Le philosophe grec Epictète (50, vers 130) est également esclave.

Mésopotamie

À Sumer, si l'on en croit le livre L'Histoire commence à Sumer, la condition d'esclave aurait été assez souple : un esclave aurait pu par exemple y épouser une femme libre, ou même posséder par ailleurs une petite entreprise.

Grèce

Dans l'Antiquité gréco-latine, les esclaves européens étaient presque toujours Européens eux-mêmes. Il faut comprendre l'esclavage grec comme une déshumanisation de la personne, puisqu'on parle de « cheptel humain » (Aristote). Il faut souligner que c'est l'esclavage qui seul permet le fonctionnement de la « démocratie grecque », dans les périodes où celle-ci est en vigueur. En effet, comme cette démocratie est directe, la plupart des décisions sont prises par l'ensemble des citoyens réunis sur l'Agora. Il faut donc, pour que les hommes libres puissent passer leurs journées à discuter ou à voter, qu'ils disposent d'esclaves pour travailler à leur place aux champs, à la mine ou dans leurs commerces. À Athènes à l'époque classique, la population est composée aux trois quarts d'esclaves. Cet esclavage apparaît alors parfaitement normal et naturel. D'autant que les machines n'existent pratiquement pas, et les relations de type économique (salariat) très limitées, la main d'œuvre servile est indispensable pour toutes les tâches (construction, travaux des champs, artisanat, etc.). Voir Esclavage en Grèce antique

Rome, période de la République

En latin, l'esclave se dit servus ou encore ancillus. Les Romains considèrent en effet l'esclavage comme infamant, et un soldat romain préfère se suicider que de tomber en esclavage dans un peuple « barbare », ou plutôt non-romain. Souvent, les personnes réduites en esclavage, ou maintenues dans cette condition d'esclave, proviennent d'autres peuples conquis, ce qui se manifeste souvent par une couleur de peau, ou une langue, etc., différente de celle des maîtres. Toutes les campagnes militaires se traduisent par l'importation d'une grande quantité d'esclaves, parfois toute la population vaincue comme lors de la destruction de Carthage en -146. Certaines personnes sont contraintes à devenir esclaves à cause de leur pauvreté extrême ou de leur endettement (adictus, esclave pour dettes). Il est à noter que l'esclave romain est ambivalent : il est à la fois un homme et marchandise. Sa valeur monétaire incite le maître à prendre soin de ses esclaves pour que son investissement soit rentable. De même, il a des devoirs envers ceux-ci : les nourrir, les vêtir et les loger. Les privations sont les châtiments les plus courants, mais les coups, les mutilations, ou même, à certaines époques, la mort, pouvaient être pratiqués sans qu'il y ait de recours à la justice. Caton l'Ancien, que ses contemporains considéraient comme dur voire excessif, disait « l'esclave doit travailler ou dormir ». La situation de l'esclave romain varie beaucoup selon son affectation :
- L'esclave rural exécute les travaux agricoles, et vit une condition pénible, surtout dans les grands domaines agricoles. Les révoltes d'esclaves de la Rome républicaine sont qualifiées de révoltes serviles ou révoltes ancillaires, et sont parties des régions d'agriculture intensive : Sicile, Campanie. La plus célèbre fut celle menée par le gladiateur Spartacus en 73 av. J.-C.. Spartacus vainquit plusieurs armées romaines avant d'être à son tour vaincu. La répression féroce servit d'exemple dissuasif à de futurs révoltés.
- L'esclave en ville est généralement mieux loti. Dans les maisons modestes, les quelques esclaves étaient proches du maître et faisaient partie plus ou moins de la famille. Dans les grandes maisons (domus), les tâches nombreuses et variées permettent une spécialisation, distinguant des emplois « nobles » (magister) : secrétaire, comptable, pédagogue, etc. et des emplois ménagers mineurs (minister). La prostitution, peu évoquée par les historiens, est une réalité constatée par exemple à Pompéi par les graffitis et les lupanars.
- l'esclave public appartient à l'État (la cité ou Rome). Il assure les tâches d'intérêt général, et travaille pour les services municipaux : là encore, les situations sont contrastées selon que l'on est affecté à la voirie, au service des bâtiments publics, ou au contraire aux tâches de bureau de l'administration. En bas de l'échelle, les esclaves affectés aux mines sont de véritables forçats. Les Romains de la République connaissait un système incitatif pour l'esclave : c'est le peculium (d'où vient le mot pécule), épargne que se constitue l'esclave sur les gains d'une activité le plus souvent artisanale ou commerciale. En droit, le peculium appartient au maître, mais l'esclave en dispose à terme pour racheter sa liberté..

Rome, période impériale

Les lois romaines évoluent avec le temps, et vers le le maître perd son droit de vie et de mort sur son esclave. Sous l'Empire romain, les lois améliorent la situation de l'esclave, certains mauvais traitements sont interdits et lourdement condamnés, il est également interdit de revendre un esclave vieux pour s'en débarrasser. Les conditions de l'esclave rural s'améliorent légèrement (plus aucune guerre servile n'a lieu) car l'approvisionnement massif en esclaves lors des grands conflits s'est tari. La ville de Rome compte probablement plusieurs centaines de milliers d'exclaves. On peut distinguer une nouvelle catégorie d'esclaves, les esclaves impériaux. Propriété de l'empereur, ils travaillent ses domaines et servent dans les Palais comme les précédentes catégories, mais investissent également les postes de l'administration d'État, soit comme esclave soit comme affranchi. Le développement de l'affranchissement offrit une espérance de sortie de la condition d'esclave. Il devint usuel dans les grandes maisons que le maître affranchisse dans son testament une partie de la maisonnée. Pour les Romains, l'esclave affranchi prend le statut social de son ancien maître, et devient soit citoyen latin soit citoyen romain, avec toutefois une restriction : l'accès aux honneurs de la cité (magistratures) ne lui est pas ouvert. Le sommet de l'ascension sociale est pour les plus riches affranchis l'appartenance aux seviri augustales. La pleine citoyenneté commence à être prise en compte pour les enfants de l'affranchi. L'affranchi devient le client de son ex maître, qui devient son patron, et qui l'intègre à sa famille élargie en lui donnant son nom de famille (nomen). Il faut noter que la pratique de l'affranchissement dans la période impériale romaine est courante, au point d'engendrer sous Auguste un impôt sur les affranchissements et un plafonnement du nombre d'affranchissements accordés par les testaments. Au , l'Empire Romain devient chrétien, sans que le principe de l'esclavage ne soit remis en cause. Notons qu'aucune discussion ne sera nécessaire pour établir que l'esclave possède une âme et peut être baptisé, question qui agitera l'Église ultérieurement face aux indiens ou aux noirs. Saint Augustin apportera au début une justification théologique à l'esclavage : on est ou devient esclave en raison de ses péchés (théorie qui n'est pas sans rappeler la conception hindouiste des castes), ou à défaut en raison du péché originel. À la chute de l'Empire romain d'Occident, l'esclavage perdure, mais régresse dans une économie essentiellement rurale. Plusieurs siècles après, le serf médiéval le remplace.

Israël

Israël est le seul pays où, dans l'Antiquité, la durée de l'esclavage est limitée — à six ans pour les Hébreux (Bible, Exode XXI, 2-6 et Deut. XV 12-18). Les esclaves juifs ne sont pas marqués excepté par un poinçon à l'oreille et le maître qui fait périr son esclave est puni (Exode XXI, 20-21).

Esclavage au Moyen Âge

Dans l'Orient byzantin

Entre 529 et 533, l'empereur d'Orient Justinien Ier fait publier une mise à jour complète des lois romaines, connue sous l'appellation de Code Justinien. Dans les divers statuts sociaux réglementés, l'esclavage continue d'avoir sa place, malgré le contexte chrétien. Le traitement de l'esclave est néanmoins amélioré, et l'affranchissement est facilité, voire recommandé. Malgré la condamnation formelle de l'Église, se maintient et se développe la pratique de la castration de jeunes esclaves pour en faire des eunuques, candidats potentiels à de hautes positions dans l'administration.

Dans le monde arabo-musulman

Comme le christianisme, l’Islam s’étend dans un monde dont l’esclavage est une composante, et comme lui, s’y adapte sans révolution sociale. En principe, le Coran interdit seulement l'esclavage des musulmans, car il fait la différence entre les pays « des infidèles » et les pays de l'Islam.
- Cela explique partiellement le fait que jusqu'au début du , des pays musulmans comme l'Arabie saoudite, le Soudan ou la Mauritanie acceptent l'esclavage des noirs chrétiens et animistes.
- Malgré les interdictions formelles concernant les musulmans, les califes et les sultans n'hésitent pas à réduire en esclavage les rebelles ou les « mauvais musulmans », notamment en Espagne au temps d'al-Andalus, et en Afrique du nord (les Berbères réduits à l'esclavage par les envahisseurs arabes). D’où vient l’esclave dans le monde musulman ? Du respect de l’interdiction d’asservir un musulman, découle la nécessité de s’approvisionner en esclaves aux marges du monde islamisé : chacun des pôles du monde musulman (Bagdad, Al-Andalus, Maghreb) va mettre en place ses filières d’approvisionnement. Le califat de Bagdad a les besoins les plus élevés en esclaves, et la richesse nécessaire pour en acquérir massivement.
- Les guerres quasi continuelles contre l’Empire byzantin procurent pendant des siècles des captifs réduits en esclavage. L’Empire byzantin pratique de même lorsqu’il a le dessus. D’autres circuits d’importation se développent, moins aléatoires que les expéditions militaires, donc plus lucratifs pour les intermédiaires. Des circuits de traite se créent avec leurs divers « gisements » :
- Les esclaves européens principalement des slaves (Esclavons) : apparus par petits groupes dans les Balkans vers le , combattus par les Francs et les Byzantins, ils alimentent les marchés d’esclaves. Les commerçants vénitiens assurent l’acheminement vers l’Espagne musulmane et le moyen-Orient. Cette source se tarit vers le avec la christianisation et l’organisation d’États slaves organisés et capables de se défendre.
- les esclaves blancs (en arabe Mamelouk), Circassiens du Caucase ou Turcs d’Asie centrale, avec Samarcande comme grand marché.
- les esclaves noirs (en arabe Zendj, africain) du Sud Soudan ou collectés sur les côtes d’Afrique noire, organisant une première traite des noirs. Que fait l’esclave dans le monde musulman ? À la différence de la société gréco-romaine strictement hiérarchisée qui les cantonnaient aux seules tâches d’exécution, les esclaves sous la califat accèdent à des postes qu’ils n’ont encore jamais connu : en plus des classiques travaux domestiques, artisanaux ou agricoles , les esclaves sont favoris, conseillers, chambellans, et même … soldat ! Aucune civilisation précédente n’avait tenté de créer des milices d’esclaves. Les cas d’esclaves que l’on arme ne sont évoqués par les anciens auteurs qu’en cas de crise extrême, et s’accompagnent d’affranchissement. L’avantage d’armer une population déracinée sans autre attache que son maître et donc réputée dévouée l’emporte aux yeux des dirigeants sur le danger d’une telle pratique.
- Les mamelouks turcs sont les soldats les plus appréciés : acquis jeunes, ils sont formés et encasernés, autant pour créer un esprit de corps militaire que pour les isoler de la population. Le mot mamelouk qui veut simplement dire esclave blanc deviendra synonyme de soldat turc.
- la garde personnelle du calife al-Mu’tasim (843-842) comptait de nombreux esclaves soldats (entre 4 000 et 70 000 selon les sources).
- le calife Jafar al-Mutawakkil (846-861) met des esclaves turcs à tous les postes de son gouvernement, mais finit assassiné par sa garde mamelouk. Trois de ses quatre successeurs subissent la même fin.
- Ahmad Ibn Touloun, turc envoyé au Caire en 868, se constitue une armée de grecs, de soudanais et de turcs et se rend indépendant en Égypte (dynastie des Toulounides).
- à l’autre extrémité du monde musulman, les esclavons armés prennent une part active aux luttes qui divisent l’Espagne en taifas, et se créent même un royaume à Valence. Enfin, le califat de Bagdad connaît entre 869 et 883 sa grande révolte d'esclaves noirs, la révolte des Zanj dans les plantations du sud de l’Irak. À la différence de la révolte de Spartacus contre Rome, cette révolte d'esclaves a un fondement idéologique, car elle est animée par un mouvement qui prône violemment un islam égalitaire, les Kharidjites. Les soldats noirs envoyés contre eux désertent et rallient la révolte ; les mamelouks mettront des années pour en venir à bout.

Dans al-Andalus (Espagne)

Avec les conquêtes musulmanes (al-Andalus), la traite concerne l'Espagne et les côtes du bassin méditerranéen. Répondant aux tentatives de reconquête des chrétiens du nord de la péninsule ibérique, les califes de Cordoue lancent des expéditions de représailles, source de prisonniers : en 985, les musulmans pillent Barcelone et en 997 Saint-Jacques-de-Compostelle. En 1185, une attaque musulmane sur Lisbonne fait de nombreux captifs. La piraterie des barbaresques menace le littoral et occasionne des captures d'esclaves : c'est le cas au sac de Rome en 846, de Gênes en 933 et de Tarragone en 1185. en Europe orientale, les raids musulmans contre l'empire byzantin sont encore une source d'approvisionnement en esclaves. Les esclaves européens du monde musulman viennent aussi des marchés de Verdun ou de Kiev pendant le Haut Moyen Âge. Les marchands musulmans ou juifs viennent y acheter de la main d'œuvre servile. Un recensement fait état de 10 000 esclaves européens amenés à Cordoue entre 912 et 961. La traite dure longtemps car les maîtres musulmans ont sans cesse besoin de renouveler leurs esclaves : ces derniers n'ont pas d'enfants (mariage interdit et eunuques).

En Égypte

L'Égypte islamique a largement fait usage des esclaves soldats, les Mamelouks, capturés ou achetés parmi les chrétiens et les tribus païennes, puis instruits au métier des armes et affranchis. En 1260, leur chef Baybars prit le pouvoir. Les Mamelouks le conservèrent jusqu'à la conquête par les Turcs en 1516-1520. Il faut remarquer que même lorsqu'ils furent les maîtres de l'Égypte, les mamelouks conservèrent leur mode de recrutement, à partir d'esclaves.

Dans l'Empire Turc

L'esclavage et la traite continuent avec les attaques des Turcs ottomans : par les pirates musulmans au , dans les Balkans au et lors des expéditions navales turques en Espagne et en Italie, au siècle suivant. Les Ottomans ont créé à partir du des unités d'élites avec des esclaves chrétiens, les janissaires, de yeni çeri, « nouvelle armée ». Ces esclaves étaient encasernés très jeunes, entraînés et convertis à l'islam. Ils formaient ainsi une communauté extrêmement soudée, armée redoutée qui comme les mamelouks se mit à intervenir dans la vie politique d'Istanbul. Enfin, la pratique des eunuques, héritée de Byzance, se poursuit à la cour du sultan.

Inde

L'Inde connaît au une dynastie des esclaves fondée par Qûtb ud-Dîn Aibak en 1206 et qui garde le pouvoir sur la vallée du Gange jusqu'en 1290. Les sultans musulmans du Deccan opèrent de nombreuses razzias d'esclaves en Inde.

Afrique noire

L'approvisionnement en esclaves noirs se fait par les deux extrémités du Sahara :
Afrique orientale
Dès le , plusieurs expéditions musulmanes montent vers la Nubie, en descendant le Nil. Les vainqueurs exigent des esclaves comme tribut : en 642, le roi de Nubie Kalidurat doit livrer 360 esclaves par an aux musulmans. Selon le même processus, une série de raids musulmans menacent l'Abyssinie chrétienne. Les Arabes traversent la Mer Rouge et s'installent sur la côte éthiopienne, en fondant d'abord quelques comptoirs de traite négrière (archipel des Dahlaks, Aydab et Souakim par exemple). Les marchands arabes y échangent les produits asiatiques contre des esclaves noirs. Puis les Arabes pénètrent davantage dans les terres et finissent par installer de petits sultanats autonomes en Éthiopie : celui d'Adal par exemple exportait les esclaves du pays. Ces sultanats disparurent au . Au , les raids viennent à nouveau d'Égypte où les Turcs s'installent. Le négus d'Éthiopie appelle les chrétiens d'Occident à l'aide. L'Espagne, l'Italie et le Portugal envoient des hommes. Les Portugais voulant contrôler la route des Indes orientales attaquent les comptoirs arabes : en 1517, ils incendient le comptoir arabe de Zeila. Christophe de Gama mène une expédition en Abyssinie vers 1542-1543. Les renforts portugais refluent les Turcs vers le nord de l'Abyssinie.
Afrique de l'Ouest
Avec l'avancée de l'islam, l'esclavage se développe. Dès le , sans parler de conquêtes, les premiers raids arabes dans le Sahara approvisionnent les marchés aux esclaves. Au , le trafic caravanier augmente et les chefs de tribus africaines se convertissent. En 1077, Abou Bahr Ben Omar lance une expédition sanguinaire au