:: wikimiki.org ::
| 1795 |
1795Catégorie:1795
Cette page concerne l'année 1795 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 16 mai : Traité de la Haye : les Pays-Bas cèdent la Flandre Hollandaise et deviennent la République batave.
- En octobre, troisième partage de la Pologne.
- La Lituanie est partagée entre la Russie et la Prusse.
- En janvier, Pichegru en Hollande.
- 21 février / 3 Ventôse an III : Rétablissement de la liberté du culte en France.
- En février, Accord de La Jaunaye entre Hoche et Charette pour les Chouans suspendant la guerre de Vendée
- En février, créations des écoles Centrales.
- 1 avril : Journée de protestations sans violence du peuple parisien contre la chereté des denrées. La convention thermidorienne en profite pour déporter sans jugement d'anciens montagnards.
- 5 avril : Traité de Bâle, paix avec la Prusse, qui reconnaît l'occupation par la France de la rive gauche du Rhin.
- 7 avril : La Convention adopte le système métrique en France.
- 20 mai / 14 Prairial an III : Insurrections populaires violemment réprimées à Paris (20-25 mai).
- 20 mai / Floréal-Prairial an III : Terreur Blanche (mai juin) : exécution entre autre de Fouquier-Tinville le 7 mai.
- 30 mai : Restitution des églises.
- 31 mai : Suppression du Tribunal révolutionnaire.
- 1 juillet : Annexion de la Belgique.
- 15 juillet : Tentative de débarquement des émigrés (royaliste) et des Anglais à Quiberon.
- 22 juillet : Traité de Bâle avec l'Espagne.
- 22 août / 5 Fructidor an III : Constitution de l'an III).
- 30 août : Décret des deux-tiers.
- 18 septembre : Séparation de l'Église et de l'État et suppression du budget de l'Église assermentée.
- 5 octobre / 13 Vendémiaire an IV : Insurrection royaliste contre la Convention.
- 5 octobre : L'insurrection royaliste est écrasée par Napoléon Bonaparte, à l'église Saint-Roch
- 26 octobre : Séparation de la Convention, début du Directoire (fin en 1799).
- En octobre, création de l'Institut.
- En octobre, Loi Lakanal sur l'enseignement.
- La France annexe les Pays-Bas autrichiens.
- Le Luxembourg devient le département des Forêts français jusqu'en 1814.
Afrique
- L'explorateur écossais Mungo Park atteint les rives des fleuves Niger et Gambie.
- Les Anglais prennent la province du Cap en Afrique du Sud aux Hollandais.
Amériques
- Les Espagnols cèdent à la France l'île d'Hispaniola (Haïti) dans les Caraïbes.
Asie
- Après le décès de l'empereur de Chine Qianlong, le Tibet retrouve peu à peu sa liberté.
- Le royaume du Siam s'empare de Luang Prabang au Laos.
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & Monde arabe
Arts & cultures
- Le philosophe allemand Emmanuel Kant publie La paix éternelle.
- Le compositeur autrichien Franz Joseph Haydn termine ses 12 symphonies londoniennes
Sciences et techniques
- Le géologue anglais William Smith fonde la géologie historique.
- Le Mathématicien John Playfair publie sa version annoté des Éléments d'Euclide dans laquelle il utilise une notation algébrique pour abréger les démonstrations.
- 3 février : Le général Antonio José de Sucre né à Cumaná au Venezuela. C'est le futur héros de l'indépendance des colonies espagnoles des amériques († 1830).
- 19 avril : Christian Gottfried Ehrenberg naturaliste, zoologiste, spécialiste en anatomie comparée et en microscopie allemand († 1876).
- 13 mai : Gérard Paul Deshayes, géologue et conchyliologue français († 1875).
- 2 novembre : James K. Polk, futur Président des États-Unis († 1849).
- 3 janvier : Josiah Wedgwood, céramiste anglais.
- 9 mars : John Walsh, scientifique britannique.
- 8 juin : l'ex-dauphin Louis (10 ans) de France, aîné des Capétiens et chef de la maison de France (° 1785).
- 28 juillet : Pierre-Paul Botta, général de brigade français (° 1741).
- 31 août : Philidor (François-André Dunican), joueur d'échecs et compositeur (° 1726).
Voir aussi
- an III, an IV
__NOTOC__
ko:1795년
ms:1795
Catégorie:1795
Article principal : 1795
Catégorie:Chronologie du XVIIIe siècle
16 mai
Le 16 mai est le 136 jour de l'année (137 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1328 : Jean l'Aveugle (Comte du Luxembourg, roi de Bohême, 1296-1346) confère à la ville d' Esch-sur-Alzette (Luxembourg) le statut de « ville libre ».
- 1364 : Bataille de Cocherel : Bertrand Du Guesclin bat Charles le Mauvais et ses alliés anglais ; il reçoit en récompense le comté de Longueville.
- 1770 : Mariage de Marie-Antoinette d'Autriche avec le futur Louis XVI, roi de France
- 1703 : Fondation de Saint-Pétersbourg
- 1800 : Premier recensement général de la population en France
- 1916 : Accord secret Sykes-Picot sur le partage des colonies turques du Proche-Orient entre la France et l'Angleterre.
- 1920 : Canonisation de Jeanne d'Arc
- 1929 : Première cérémonie des Oscars à Hollywood
- 1943 : opération Chastise, 19 Lancaster du 617 Squadron, menés par Guy Gibson, bombardent les barrages de la Möhne, de l'Eder et de la Sorpe
- 1950 : Création de "La Cantatrice Chauve" d'Eugène Ionesco.
- 1966 : Début de la "Révolution Culturelle" en Chine.
- 2002 : L'Attaque des clones, l'épisode II de la saga La Guerre des étoiles sort dans les salles de cinéma de la planète entière
Naissances
- 1905 : Henry Fonda, acteur américain († 1982).
- 1906 : Arturo Uslar Pietri, écrivain vénézuelien († 2001).
- 1922 : Martine Carol, actrice française († 1967).
- 1922 : Michel Poniatowski, ancien ministre et historien français († 2002).
- 1934 : Roy Kerr, mathématicien néo-zélandais.
- 1935 : Carol Shields, romancière canadienne († 2003).
- 1946 : Robert Fripp, compositeur britannique.
- 1951 : Christian Lacroix, couturier français.
- 1952 : Pierce Brosnan, acteur irlandais.
- 1966 : Janet Jackson, chanteuse américaine.
- 1973 : Tori Spelling, actrice américaine.
- 1974 : Laura Pausini, chanteuse italienne.
Décès
- 1211 : Mieszko IV Jambes Mêlées, duc de Cracovie.
- 1703 : Charles Perrault, écrivain français (° 1628)
- 1910 : Henri-Edmond Cross, peintre naturaliste puis pointilliste français (° 1856).
- 1953 : Django Reinhardt, guitariste de jazz français (° 1910).
- 1957 : Eliot Ness policier de Chicago qui arrêta Al Capone.
- 1994 : Alain Cuny, acteur français (° 1908).
Célébrations
Prénom
- Honoré
Saints catholiques du jour
- Saint Fort
- Saint Honoré d'Amiens
- Saint Jean Népomucène
- Saint Pérégrin
- Saint Ubald Baldassini
- Saint Victorien
Catégorie:Jour de l'année
ja:5月16日
ko:5월 16일
ms:16 Mei
simple:May 16
th:16 พฤษภาคม
République batave
La République batave (en néerlandais Bataafse Republiek ) (1795 - 1806) était une république qui englobait la majeure partie du territoire actuel des Pays-Bas. Cette république soeur était formée d'après le modèle de la République française, dont la République batave était de fait pratiquement vassale.
La République batave a été proclamée le 19 janvier 1795, le lendemain de la fuite du stadhouder Guillaume V d'Orange-Nassau vers l'Angleterre.
À la différence de la France, les modifications révolutionnaires furent introduites de façon assez pacifique. le pays était déjà depuis 200 ans une république, et avait donc peu de nobles. La révolution en France était aussi entrée dans une phase plus modérée après la chute de Robespierre.
La République tenait son nom des Bataves, une tribu germanique qui du temps de Jules César habitait le delta du Rhin et de la Meuse.
À la différence de la France, la nouvelle République ne connut pas de régime de Terreur. Elle fut même une sorte de démocratie précoce. La Nationale Vergadering '("Assemblée nationale")', la première représentation populaire néerlandaise, tint sa toute première séance le 1 mars 1796. En 1805, Napoléon installa Rutger Jan Schimmelpenninck comme raadpensionaris ("pensionnaire conseiller") afin d'augmenter le pouvoir exécutif. En 1806 toutefois, Napoléon perdit confiance en la République, et força Schimmelpenninck à démissionner. Il rebaptisa la pays Royaume de Hollande, et nomma son frère Louis Bonaparte comme nouveau roi.
Quelques coups d'État étaient les seuls signe d'instabilité politique. Le premier coup d'État éclata en 1798 parce que les dirigeants révolutionaires étaient irrités par la lenteur des réformes démocratiques. Le second coup d'État se passa en 1801. Un commandant français avec le soutien de Napoléon voulait contrer les reformes de 1798.
Voir aussi
- Révolution française
- Samuel Iperusz Wiselius
Lien externe
- [http://home.wxs.nl/~vera0000/costuymen.html en néerlandais : La constitution (Staatsregeling) de la République batave]
Republique batave
Republique batave
Batave
Lituanie
|- valign="top"
| Capitale || Vilnius
|- valign="top"
| Président Premier ministre
| Valdas Adamkus Algirdas Brazauskas
|{{{entête tableau charte{nwt|Nom français{nwt|Nom local{ligne grise
Prusse ko:프로이센 ja:プロイセン simple:Prussia
Catégorie:Ancien pays d'Europe
-
Catégorie:Histoire de l'Allemagne
Catégorie:Histoire de l'Allemagne
La Prusse (allemand: Preußen) était un territoire de l'Est de l'Europe qui constitua le noyau d'un royaume, lequel pesa sur l'histoire de l'Europe de 1701 à 1918, puis, de 1918 à 1947 elle fut une partie de l'Allemagne. Aujourd'hui la Prusse évoque le souvenir d'un état fortement militarisé.
Mirabeau disait : "La Prusse n’est pas un État qui possède une armée, c’est une armée qui a conquis une nation".
Histoire
Origine
Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)
La Prusse est à l'origine un territoire aux confins de l'actuelle Pologne et de la Russie. Sa colonisation est due aux Chevaliers Teutoniques qui la disputèrent aux Polonais. La déformation du nom du peuple balte autochtone, les Borusses donna son nom à la Prusse. Finalement, en 1410, les Polono-Lituaniens commandé par Ladislas II Jagellon, écrasèrent les Chevaliers Teutoniques à la bataille de Tannenberg (ou de Grunwald).
Parallèlement, en 1415, l’Électeur de Brandebourg, de la famille des Luxembourg, meurt et, comme il est endetté vis à vis d’un représentant de la famille des Hohenzollern, petits burgraves du sud de l’Allemagne, il donne à Frédéric de Hohenzollern l’électorat et la marche de Brandebourg. Frédéric VI est donc nommé gouverneur de la marche du Brandebourg et est investi électeur du Brandebourg par le Concile de Constance. En 1525, le grand maître de l'Ordre Teutonique, Albert de Brandebourg Ansbach, de la famille souabe des Hohenzollern, adopte le protestantisme et transforme la Prusse, possession de l'Ordre, en duché héréditaire et vassal du royaume de Pologne (traité de Cracovie du 8 avril 1525). Cet état devait rester aux Hohenzollern durant cinq siècles, jusqu’en 1918.
En 1539, Joachim II se convertit au protestantisme.
De 1576 à 1611, plus de 9 000 personnes meurent de la peste.
right
En 1614, le Brandebourg acquiert le duché de Clèves, le comté de Mark et le comté de Ravensberg puis, en 1618, deux événements déterminants pour l’histoire des Hohenzollern ont lieu, d’une part, le dernier duc de Prusse meurt sans héritier, et ce duché revient à Jean Sigismond de Hohenzollern, et d’autre part la Guerre de Trente ans se déclenche en Allemagne jusqu’en 1648. Un an plus tard, Jean Sigismond meurt et Georges-Guillaume hérite de l’électorat. Sous son règne, le Brandebourg est décimé par la guerre, il sert de principal champ de bataille. Mais aussi un début de révolte se manifeste parmi les parlements provinciaux.
En 1640, son fils, Frédéric-Guillaume devient électeur. Il sera, privilège rare, surnommé le Grand Électeur. D’éducation protestante, il a étudié dans les Provinces-Unies, il se montrera soucieux de consolider son état après sa reconstruction et surtout d’atténuer les particularismes entres les seigneurs de son état, se révélant le fondateur de la Prusse moderne.
En 1648, la Guerre de Trente ans prend fin, mais le Brandebourg est dévasté, Berlin a perdu 9 000 habitants sur les 13 000 d’avant la guerre, la population totale a diminué de moitié, dans certaines régions des deux tiers, et en compensation, lors des Traités de Westphalie (1648), Frédéric-Guillaume obtient l’archevêché de Magdebourg, celui de Halle, les évêchés de Minden et de Kamien, mais aussi la Poméranie orientale, il conquiert aussi la Poméranie orientale suédoise mais doit la restituer. Enfin, grâce à son alliance avec le roi de Pologne Jean Casimir, il obtient de celui-ci, en 1657, l’affranchissement de la suzeraineté polonaise sur la Prusse par le Traité de Welhau.
Dans le domaine de la politique intérieure, le Grand Électeur unifie tous ses territoires en les soumettant à l’impôt permanent et en instaurant une armée permanente de 30 000 hommes, troisième d’Europe par sa qualité. Habilement, par l'Édit de Potsdam en 1686]] Frédéric-Guillaume concède des terres et des avantages financiers aux immigrants, dont 20 000 protestants français (x) qui quittent la France après la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685. Le Grand-Électeur accueille ce sang nouveau dont son État a bien besoin, et Berlin doit beaucoup à ces hommes. A la fin du XVIIIe siècle le tiers des habitants de Berlin est d'origine française.
Le royaume de Prusse
Berlin
Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)
En 1688, Frédéric III devient prince-électeur de Brandebourg. Il a une idée principale : se faire couronner roi de Prusse. D’abord réticent, l’empereur Léopold Ier est contraint d’accepter, afin de bénéficier de l’aide militaire du Brandebourg dont il a cruellement besoin pour la Guerre de Succession d’Espagne; par le « Traité de la Couronne », l’Empereur accorde finalement le droit si longtemps convoité : le 18 janvier 1701 Frédéric III, électeur du Saint-Empire Romain Germanique, devient Frédéric Ier, roi en Prusse (la Prusse ne faisant pas partie de l’Empire, mais les Hohenzollern balaieront bien vite cette nuance pour se faire appeler Rois de Prusse), il se couronne lui-même dans la chapelle du château de Königsberg. Désormais toutes les possessions des Hohenzollern seront réunies dans le Royaume de Prusse. En 1698, Frédéric avait demandé à Andreas Schlüter la transformation du château de Berlin, en prévision de son élévation à la dignité impériale, puis en 1700, sur l'initiative de Leibniz, Berlin accueille la troisième Académie des sciences en Europe. Il fait également construire pour sa femme Sophie Charlotte le somptueux palais de Charlottenbourg à Berlin. Mais toute cette politique d'apparat, due en partie aux appétits de prestige du nouveau roi coûte cher : la cour dépense la moitié des revenus annuels. Enfin en 1711 Antoine Pesne, d'origine française, devient peintre de la Cour.
En 1713, Frédéric-Guillaume Ier devient roi en Prusse. Il est resté comme le Soldatenkönig, le Roi-Sergent. C’est un roi qui aime les beuveries, les tabagies et les chants guerriers. Il s’entoure d’une garde de géants, célèbre dans toute l’Europe, pour laquelle il fait recruter de gré ou de force des géants partout sur le continent. Mais Frédéric-Guillaume se caractérise par un sens aigu du devoir envers l’État. Il consolide le royaume, renfloue les caisses par une économie austère, et fait de l’armée prussienne l’une des plus fortes du continent avec 76 000 hommes (à cette époque la France compte à peine le double et elle est beaucoup plus peuplée que la Prusse). Malgré son implication dans la Guerre du Nord, et l’acquisition de Stettin et de la Poméranie occidentale, Frédéric-Guillaume s’occupe surtout de perfectionner son armée, notamment en organisant des recrutements et un nouveau découpage en cantons : désormais (1711) chaque régiment se voit attribué un canton dans lequel il peut effectuer ses recrutements. Ce faisant il lègue à son fils un puissant instrument.
La Prusse de Frédéric le Grand
Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)
Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)
Frédéric devient roi en 1740 sous le nom de Frédéric II, le Grand Frédéric. C’est un jeune homme de vingt-huit ans, d’éducation et de culture française, admirant Voltaire. Son père l’a souvent traité de fillette et il semble mal préparé pour le trône de son père, mais il se révélera un redoutable stratège et un véritable despote éclairé.
Grâce à l’armée de son père, il peut attaquer l’Autriche de Marie-Thérèse, et en 1742 il conquiert la Silésie, région très riche qui augmente considérablement le territoire de la Prusse et sa population, ainsi que le comté de Glatz. C’est le déclenchement de la Guerre de Succession d'Autriche, ou Première Guerre de Silésie qui trouve son origine dans la Pragmatique Sanction. Charles VI d’Autriche était devenu empereur du Saint-Empire après la mort de son frère, n’ayant pas d’héritier mâle, il réussit en 1713 à faire accepter par les chancelleries européennes la Sanction qui permettait à sa fille Marie-Thérèse d’hériter de ses possessions en Europe centrale. À sa mort en 1740, Marie-Thérèse devint donc archiduchesse d’Autriche, mais les pays européens ne l’entendirent pas de cette oreille, Frédéric le premier. Après une guerre de huit ans, l’acquisition du duché de Silésie est confirmée à Frédéric II.
Mais soucieuse de reconquérir la Silésie, Marie-Thérèse s’allie avec la Tsarine Élisabeth, de son côté George II, roi d’Angleterre et électeur de Hanovre s’allie avec la Prusse. Sentant l’encerclement le menacer, Frédéric prend l’initiative et envahit la Bohême et la Saxe en 1756. La guerre de Sept Ans, ou Seconde Guerre de Silésie, commence. La guerre oppose l’Autriche, la France, la Suède, la Russie, l’Espagne et la Saxe d’une part et la Prusse ainsi que l’Angleterre d’autre part. Très vite la situation devient dramatique, pratiquement seul contre tous, le Brandebourg est envahit, Berlin assiégée. Mais le jour de Noël 1761 la Tsarine Élisabeth meurt, et son neveu, Pierre III est couronné Tsar en janvier 1762. Admirateur de la Prusse et en premier lieu de Frédéric, Pierre conclut la paix avec le Hohenzollern et peu après la guerre se termine ; la Prusse est sauvée, et le traité d’Hubertsburg en 1763 officialise définitivement la possession de la Silésie à la Prusse.
Cependant le royaume reste, vu son étendue d’Aix-la-Chapelle à Königsberg, divisé en trois parties : à l’est, la Prusse, au centre le Brandebourg et à l’ouest les possessions occidentales, incluses dans le Kleinstaaterei, terme intraduisible décrivant la mosaïque de principautés de l’Allemagne à cette époque, et l’un des facteurs empêchant la réalisation de l’unité.
left
Durant son règne de despote éclairé, Frédéric, aussi surnommé le vieux Fritz, confie à Georg Wenzelaus von Knobelsdorff la construction à Potsdam, au sud-ouest de Berlin, du château de Sans-Souci où il fait venir Voltaire et d’autres philosophes constituant une cour disparate et pittoresque. En 1744, il nomme le mathématicien malouin Maupertuis à la tête de l’Académie des Sciences de Berlin, laquelle compte également Leonhard Euler. Voltaire en fera partie et, à sa mort, après que Louis XVI aura refusé à l'Académie française le droit de célébrer une messe pour le repos de son âme, il en fera solennellement célébrer une à l'église catholique de Berlin, à laquelle assisteront tous les membres catholiques de son Académie.
La même année Frédéric obtient le comté de Frise orientale, mais surtout, en 1772, d’un commun accord Russie, Autriche et Prusse se partagent une partie de la Pologne : Frédéric obtient la Prusse polonaise, sauf Thorn et Danzig. Désormais, la Prusse est réunie au Brandebourg.
A la fin du règne de Frédéric, le territoire de la Prusse a presque doublé, et le trésor royal a été multiplié par huit.
L'avènement d'une puissance
En 1786, Frédéric-Guillaume II, neveu du vieux Fritz, est couronné roi de Prusse. C’est un roi médiocre qui laisse la réalité du pouvoir à ses ministres (notamment Wöllner), mais sous son règne, la Pologne est partagée une deuxième et une troisième fois. La Prusse y obtient la Posnanie et la région de Varsovie. Sous son règne, Langhans construit la porte de Brandebourg à Berlin (1791), Kant publie Critique de la raison pratique (1788).
En 1797, Frédéric-Guillaume III devient roi de Prusse. Il est confronté aux dernières Guerres de Révolution puis aux Guerres napoléoniennes. Allié dans un premier temps à la France, il se retourne bientôt contre elle. En 1806, la Prusse déclare la guerre à la France : l’armée prussienne, malgré sa réputation, est vite défaite, notamment à Iéna et Auerstedt. Napoléon entre à Berlin ; le roi se replie à Königsberg. En 1807, la Prusse doit signer le traité de Tilsit : l’armée prussienne est réduite à 47 000 hommes et la Prusse est contrainte de procéder à des réformes intérieures (abolition du servage en 1807 ; autonomie accordée aux villes en 1808).
Mais un profond sentiment germanique s’éveille alors et les Prussiens conservent et entraînent en secret une puissante armée. Mais plus que Frédéric-Guillaume, c’est surtout sa femme Louise qui incarna la résistance face à Napoléon et au français.
Après la défaite de Russie, l’armée prussienne fond sur les restes de la Grande Armée. Finalement la Prusse et les autres puissances vainqueurs de 1815 remodèlent l’Europe au Congrès de Vienne. La Prusse doit céder les territoires acquis lors du troisième partage de la Pologne et une partie des territoires qu’elle a acquis lors du deuxième partage. Mais elle obtient pratiquement toute la Rhénanie et toute la Westphalie ainsi que toute la partie nord de l'ancien électorat de Saxe. Ainsi, les énormes bassins houillers de la Ruhr et de la Sarre lui permettront un essor économique considérable et lui permettra de réaliser l’Unité allemande. Une unité qui aurait pu être faite d’ailleurs lors du Congrès de Vienne mais qui, du fait des réticences des rois et des princes a été retardée d’un demi-siècle.
En 1840, Frédéric-Guillaume IV est couronné Roi de Prusse. L’événement majeur de son règne est la Révolte de 1848 à Berlin. Les parlements sont dissous et les nouvelles assemblées proposent au Roi la couronne impériale d’Allemagne. Ce dernier refuse car l’assemblée n’est pas légitime et la Révolution est réprimée. A la fin de son règne, le roi est déclaré inapte à régner du fait de l’altération de ses facultés mentales ; c’est son frère Guillaume qui assure la régence jusqu’à la mort du roi.
Empire allemand]
En 1861, Guillaume de Hohenzollern est couronné roi sous le nom de Guillaume Ier. Un an plus tard il fait appel à Bismarck, qui s’installe à la Chancellerie. C’est lui qui réalisera l’Unité allemande en évinçant les Habsbourg de l'Allemagne du Nord. Par une guerre commune avec l’Autriche contre le Danemark en 1864, la Guerre des Duchés, qui donne conjointement à la Prusse et à l’Autriche la gestion des duchés de Schleswig et de Holstein. Puis, prenant prétexte de la mauvaise gestion autrichienne, Bismarck déclare la guerre à l’Autriche en 1866. Ceux qui prévoyaient que la Guerre austro-prussienne serait longue et se solderait par la victoire de l’Autriche, ont vu leurs prévisions complètement bouleversées, en moins de trois semaines, avec les batailles de Langensalza et de Sadowa, ou Königgrätz. L’armée prussienne grâce à son armement de pointe, notamment Krupp, n’a fait qu’une bouchée de l’armée autrichienne, mal commandée et mal entraînée. La Prusse annexe donc les duchés de Schleswig-Holstein mais aussi le Hanovre, Francfort, la Hesse et Nassau. Désormais la Prusse est un territoire d’un seul tenant du Rhin au Niemen. Il ne reste plus à Bismarck qu'à parachever l'Unité allemande grâce à la Guerre franco-allemande de 1870. A cause de la Dépêche d'Ems, la France déclare la guerre à la Prusse. Là aussi l’armée prussienne, mais également bavaroise et wurtembergeois, sous le commandement de Von Moltke écrase l’armée française en deux semaines. Les Prussiens assiègent Paris et par le traité de Francfort (1871) annexent l’Alsace-Lorraine et obligent la France à payer une indemnité de cinq milliards de francs-or.
Alsace-Lorraine. Tableau d'Anton von Werner]]
Le 18 janvier 1871, 170 ans après que Frédéric Ier eut été couronné roi de Prusse, Guillaume Ier reçoit la couronne de l’Empire Allemand des mains des princes allemands, réunis dans la Galerie des Glaces du château de Versailles. Bismarck à atteint son but : l’Unité Allemande est achevée. Mais l’Empire est une fédération de 25 états réunis sous l’égide de la Prusse, et certains états conservent un particularisme très fort, comme la Bavière. Cette Bavière de Louis II, qui s’est fait octroyer par Bismarck des droits importants pour prix de son adhésion à l’Unité.
En 1888, Frédéric III est couronné roi de Prusse et empereur d’Allemagne, mais il meurt trois mois plus tard, et son fils Guillaume lui succède sous le nom de Guillaume II.
En 1890 il renvoie Bismarck et nomme des chanceliers qui lui sont dévoués, tel Bethmann-Hollweg.
La guerre balaie l’Empire allemand et les Hohenzollern ; Guillaume abdique en novembre 1918, désormais, l’Allemagne est une république.
Les dernières années de la Prusse
Après la fin de la Première Guerre mondiale et la disparition de l'Empire allemand, la Prusse devient un Land de la nouvelle République de Weimar. Malgré les amputations territoriales qu'elle a subies (Perte d'Eupen et Malmédy, du Schleswig danois et des territoires polonais) elle demeure le plus grand des dix-sept länder allemands de l'époque. Son Landtag demeure longtemps socialiste ce qui retarde l'arrivée des nazis au pouvoir, mais aux élections de 1932 la Prusse tombe directement sous la coupe des nazis. Avec la venue d'Hitler au pouvoir, elle perd ses dernières institutions autonomes et s'intègre dans le IIIe Reich.
A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les puissances occupantes décidèrent la disparition symbolique de ce qu'elles considéraient comme le berceau du militarisme allemand : le 25 février 1947 leurs représentants proclamèrent la dissolution de l'État prussien.
Administration de la Prusse en 1914
Seconde Guerre mondialeLa Prusse en 1905
La Prusse était divisée en 12 (14) provinces:
# Prusse orientale, capitale Königsberg
# Prusse occidentale, capitale: Dantzig
# Ville de Berlin
# Brandebourg, capitale: Potsdam
# Poméranie, capitale: Stettin
# Posnanie, capitale: Posen
# Silésie, capitale: Breslau
# Saxe (aujourd'hui Saxe-Anhalt), capitale: Magdebourg
# Schleswig-Holstein, capitale: Kiel - conquise en 1864
# Province d'Hanovre, capitale: Hanovre - conquise en 1866
# Westphalie, capitale Münster
# Hesse-Nassau, capitale: Kassel - conquise en 1866
# Rhénanie, capitale: Coblence
# Hohenzollern, capitale: Sigmaringen mais qui fait partie de la Rhénanie
Les 12 provinces comprennent des Régences ou Présidences (Bezirke) et celles-ci des Cercles (Kreise). Chaque province a un parlement élu par celui des cercles.
Voir aussi
- Bleu de Prusse
- Preussag
- Liste des souverains de Brandebourg puis de Prusse
Jean-Charles Pichegru
Pichegru, Jean-Charles
Pichegru, Jean-Charles
Pichegru, Jean-Charles
Pichegru, Jean-Charles
Jean-Charles Pichegru, général français de la Révolution, né à Arbois le 16 février 1761 et mort à Paris le 5 avril 1804. Après s'être couvert de gloire et avoir sauvé la Révolution, il trahit et fut déporté en Guyane.
Né au sein d'une famille de paysans, il reçoit une solide éducation puis devient répétiteur de mathématiques au Collège militaire de Brienne, où il enseigne Napoléon Bonaparte. Il s'engage ensuite au 1 régiment d'artillerie, prend part à la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique et en revient adjudant. Président du club révolutionnaire de Besançon en 1791, il se fait élire commandant d'un bataillon de volontaires du Gard qui rejoignait l'armée du Rhin. Dès les premières batailles, son habileté manœuvrière et son esprit de décision se révélent.
L'appui de Saint-Just et de Robespierre l'aide également à franchir les échelons : général de division le 4 octobre 1793, puis commandant en chef des armées du Rhin et de la Moselle le 23 décembre de la même année. En février 1794, il remplace Jourdan à la tête de l'armée du Nord, et mène une très belle campagne en Flandre, entre le 7 juillet à Anvers, à Amsterdam le 20 janvier 1795 et conclut la campagne par la capture de la flotte hollandaise au Helder. Le 14 février 1795, il entre à Groningue, dans le nord des Pays-Bas : l'ensemble du pays est occupé.
À noter qu'il sut maintenir une discipline exemplaire dans ses troupes, qui ne se rendirent coupables d'aucun pillage à Amsterdam, une des plus riches villes d'Europe.
Il réprime l'insurrection du 12 Germinal an III (1 avril 1795), et reçoit alors le titre de Sauveur de la Patrie, et est alors nommé général en chef des armées du Rhin, du Nord et de Sambre-et-Meuse. Après avoir pris Mannheim en septembre, il est contacté par un agent royaliste, et trahit. Le parti blanc lui promettait un million au comptant, une rente de 200 000 francs, le maréchalat, le gouvernement d'Alsace et le château de Chambord. Son inertie contraignit Jourdan qui marchait sur Düsseldorf à repasser sur la rive gauche du Rhin. Soupçonné de trahison, il dut démissionner en Ventôse an IV (mars 1796). Restant populaire, il obtient l'ambassade de Suède.
Convaincu de collusion avec le prince de Condé, il est arrêté après le coup d'État du 18 fructidor an V. Il fut condamné à la déportation en Guyane, s'échappe et gagne Londres en Prairial an VI (juin 1798). Il participe à la conspiration de Cadoudal, débarque en Normandie en janvier 1804, mais est livré par un de ses anciens officiers, Le Blanc.
Il fut opportunément «suicidé» par pendaison dans sa prison du Temple.
HollandeCatégorie:Géographie des Pays-Bas
Catégorie:Territoire dans les Pays-Bas
Le nom Hollande est souvent et abusivement utilisé pour désigner les Pays-Bas.
La Hollande est le nom de deux provinces des Pays-Bas (la Hollande septentrionale et la Hollande méridionale créées en 1840). C'est un ancien comté du Saint Empire romain germanique, aussi une province des Pays-Bas bourguignons et espagnols, et puis l'un des principaux membres des Provinces-Unies (1579 - 1795).
Le nom Holland vient de holt land (« terre boisée »).
La province était le cœur culturel, économique et politique des Provinces-Unies. Les plus importantes cités y étaient situées tel Amsterdam (la capitale), Rotterdam, Leyde (Leiden), La Haye (Den Haag) (siège du gouvernement), Delft et Haarlem. Des grands ports de la province d'Hollande, les marchands néerlandais parcouraient toute l'Europe et les marchands européens se rassemblaient dans les maisons de commerce d'Amsterdam. Ainsi, la plupart des Européens entendirent parler des Provinces-Unies comme « Hollande » plutôt que « République des sept provinces unies ». Cette tradition perdure.
Bien qu'officiellement incorrect, le mot Hollande est souvent utilisé par les néerlandais et les étrangers pour désigner les Pays-Bas.
Lors de l'occupation française les Provinces-Unies étaient réunies sous la République batave de 1795 à 1806, puis sous le Royaume de Hollande de 1806 à 1810.
Voir aussi
- Liste des comtes de la Hollande
- Liste des grands-pensionnaires
zh-min-nan:Hô-lân (tē-tài)
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
center
Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
|-
|
| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
|-
| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
|-----
| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
|-
| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
|-----
| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
|-
| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
|-----
| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
|-
| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
|-----
|
| Toussaint || Fête de tous les saints
|-
| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
|-----
| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
|-----
| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|-
| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France
Charette
Localités
- Charette, municipalité canadienne du Québec
- Charette, commune française de l'Isère
Personnalités
- Christiane Charette (1952-), animatrice de télévision (Québec)
- François de Charette (1763 - 1796), chef de l'insurrection contre-révolutionnaire de Vendée en France
- Hervé de Charette (1938-), homme politique français
Guerre de Vendée
Au cours de la révolution française, la révolte vendéenne entre les an I et IV (1793 et 1796), fut la plus grande « contre-révolution » de la nouvelle république. Selon les calculs de l'historien Reynald Secher, 117 000 Vendéens sont morts dans la guerre, sur une population totale de 815 000 personnes. Gracchus Babeuf désigna ce massacre par le terme « populicide » et le présenta comme étant l'exécution d'un « affreux plan d'extermination et de dépeuplement général ». La guerre de Vendée constitue un épisode de la Terreur.
Contexte
La société vendéenne (actuel département de Vendée et une partie des départements limitrophes) avait la même constitution sociale que le reste de la France, mais elle était très monarchique, très attachée au catholicisme et aux valeurs traditionnelles. Ainsi, il y eut peu de violence en 1789 de la part des paysans profondément pieux.
La constitution civile du clergé, qui demandait aux prêtres fonctionnarisés de prêter serment à la République, fut massivement rejetée par la population, ce qui souda les communautés paysannes, qui ne percevaient pas d'amélioration de leur situation depuis la Révolution. Les autorités révolutionnaires interdisent au clergé existant de pratiquer le culte. Les prêtres non jureurs sont obligés de se cacher et s'ils sont pris, déportés au bagne en Espagne. Le nouveau clergé constitutionnel n'arriva pas à s'imposer. Le mécontentement se transforma en insurrection en mars 1793 quand la Convention ordonna une « levée » de 300 000 hommes pour aller combattre les ennemis de la Nation.
Organisation et premiers faits d'armes
L'insurrection était emmenée par la petite noblesse locale (Charette, d'Elbée, Lescure, La Rochejaquelein) et quelques roturiers (Stofflet et Cathelineau) au cri de « Pour Dieu et pour le Roi ». Les paysans composaient l'essentiel des troupes réunies sous le titre de l'Armée catholique et royale. Cette armée est peu centralisée, mal équipée et non permanente, les paysans retournant sur leurs terres dès qu'ils le pouvaient après les combats. Elle est composée de trois corps d'armée :
- l'Armée d'Anjou, à l'est de la rivière Sèvre (40 000 hommes)
- l'Armée du Centre, au cœur de la Vendée (10 000 h.)
- l'Armée du Marais, entre la Sèvre et l'océan Atlantique (15 000 h.)
Pour assurer la cohésion de l'ensemble, leurs chefs élisent Cathelineau généralissime. La stratégie des combats s'organise autour des atouts que procure le bocage, partout présent : composé de haies et de chemins creux, il facilite les opérations d'embuscade et gêne la manœuvre des grandes unités de l'armée révolutionnaire. Les premières opérations sont un succès pour les Blancs : prise de Cholet, Clisson et Fontenay-le-Comte, puis Thouars et Saumur, enfin Angers. Mais en juin, ils échouent à prendre Nantes et Cathelineau est tué, remplacé par d'Elbée.
Devant les succès des contre-révolutionnaires et par crainte de contagion, la Convention réagit vivement et envoie des troupes fraîches, les « Bleus », conduits par Kléber, Marceaux et Cancleaux. Battus à Cholet le 17 octobre et leur chef gravement blessé, les Vendéens décident alors de s'allier à la Chouannerie et d'aider des renforts anglais à débarquer sur les côtes de la Manche. En une nuit, le 18 octobre, La Rochejacquelein, le nouveau généralissime, fait traverser la Loire à toutes ses troupes, accompagnées de civils, femmes et enfants, soit entre 60 000 et 100 000 personnes. C'est le début de la « Virée de Galerne » (nom francisé de gwalarn, le vent de noroît en breton). En route pour Granville, il est rejoint en Mayenne par Jean Chouan à la tête d'environ 6 000 hommes. Mais mal soutenue par une population locale aussi pauvre qu'elle, la troupe s'épuise et perd beaucoup d'hommes. À Granville, aucun bateau anglais n'attend les insurgés et la ville, républicaine, se défend vaillamment. La troupe repart alors en sens inverse. Epuisée moralement et amoindrie (il ne reste que 40 000 personnes), elle perd une bataille au Mans le 13 décembre. Les 15 000 survivants se font tailler en pièce à Savenay près de Nantes le 23 décembre, seuls quelques centaines d'entre eux parviendront à retraverser la Loire.
:« il n'y a plus de Vendée , elles est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles-là n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas de prisonnier à me reprocher, j'ai tout exterminé. [...] Nous ne faisons plus de prisonnier, il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n'est pas révolutionnaire. » Rapport du général Westermann à la Convention.
Les massacres en Vendée
La fin tragique de la Virée de Galerne marque le début d'une véritable politique de représailles : entre janvier et juillet 1794, la population vendéenne, sans distinction de conviction politique, est pourchassée et massacrée par les « Colonnes infernales » du général Turreau, pendant qu'à Nantes Jean-Baptiste Carrier organise les « mariages républicains », noyade massive des « brigands » de l'insurrection.
La paix
Après Thermidor et la chute de Robespierre, le général Hoche conclut un accord de paix avec les insurgés à La Jaunaye le 17 février 1795. Les derniers chefs vendéens (Stofflet puis Charette) furent pris et fusillés début 1796. La signature du Concordat favorisa le retour au calme et le 15 juillet 1796 le Directoire put annoncer que « les troubles dans l'Ouest sont apaisés ». Mais pendant longtemps, la Vendée, exsangue, garda les stigmates des combats. Le professeur Henri Laborit la mentionne explicitement en 1980 en introduction du film d'Alain Resnais Mon oncle d'Amérique qui s'interroge sur les dysfonctionnements humains.
La ou les Guerre(s) de Vendée ?
Etalée entre 1793 et 1796, l'insurrection eut plusieurs épisodes. Après la défaite de Savenay, l'Armée Vendéenne cesse d'exister, mais il reste Charette qui n'a pas participé à la Virée de Galerne et continue les combats avec une troupe réduite, jusqu'au traité de La Jaunaye, qu'il signe. Stofflet refuse ce traité et continue le combat, puis conclut à son tour un traité quelques mois plus tard, laissant Charette reprendre les armes suite à la promesse d'un débarquement d'émigrés à Quiberon, débarquement qui tourne court. Le combat des Vendéens ne s'est donc jamais vraiment arrêté pendant ces années.
Bien qu'ayant des points communs, les Guerres Vendéennes doivent être distinguées des actions de la Chouannerie. Les premières se passent essentiellement au sud de la Loire et opposent deux armées encadrées, l'autre rassemble une multitude de résistances locales ponctuelles organisées en guérillas en Bretagne, dans le Maine et en Normandie.
Bibliographie
- Abbé Deniau, Dom Chamard et Abbé Uzereau, Histoire de la Guerre de la Vendée, J. Siraudeau éditeur à Angers, 1978. Histoire de la Guerre de la Vendée par le Chanoine Deniau (mort en 1909), Curé de Saint-Macaire-en-Mauges, Dom Chamard (mort en 1908), Prieur de l'Abbaye de Saint-Martin de Ligugé (exilé à Chevetogne, en Belgique), et l'Abbé Uzureau, Directeur de L'Anjou Historique. L'un des principaux ouvrages sur les Guerres de Vendée, et auquel tous les historiens se réfèrent. Cette histoire générale des Guerres de Vendée est considérée comme l'une des meilleures et des plus complètes avec celle de Chassin. Bien que vue du côté des « Blancs », elle est rédigée avec une impartialité qui honore ces auteurs.
- Reynald Secher et René Le Honzec, Vendée, 1789-1801, bande dessinée, éditions Reynald Secher.
Voir aussi
Liens externes
- [http://gvendee.free.fr/ Les Guerres de Vendée]
- [http://www.sprev.org/article.php3?id_article=108 Les Guerres de Vendée], par Pierre Laurent Constentin
Catégorie:Histoire de France
Catégorie:Révolution française
-
5 avril
Le 5 avril est le 95 jour de l'année (96 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Évènements
- 1097 : Le jour de Pâques, Godefroy de Bouillon, son frère Baudouin de Boulogne et leurs principaux vassaux acceptent, après de longues hésitations, de prêter le serment d'allégeance à l' empereur byzantin Alexis Ier Comnène, promettant solennellement de restituer à l'empire les terres récemment perdues et de reconnaître le basileus comme suzerain pour leurs conquêtes futures.
- 1242 : Bataille du lac Peïpous en Estonie, le prince de Novgorod, Alexandre Nevski arrête la progression des Chevaliers Teutoniques
- 1794 (16 germinal an II) : Exécution de Danton et de ses partisans.
- 1795 (16 germinal an III) : Traité de Bâle, paix avec la Prusse, qui reconnaît l'occupation par la France de la rive gauche du Rhin.
- 1829 : Couronnement du pape Pie VIII.
- 1973 : Désignation de Pierre Messmer comme premier-ministre de France
- 2005 : Date prévue par la résolution 1528 de l'ONU pour le renouvellement de la présence française en Côte d'Ivoire
Naissances
- 1588 : Thomas Hobbes, philosophe anglais. († 1679).
- 1725 : Pascal Paoli, patriote et Chef d'Etat corse († 1807)
- 1732 : Jean-Honoré Fragonard, peintre français († 1806).
- 1777 : Jules-César Savigny, zoologiste français († 1851).
- 1820 : Nadar (Félix Tournachon), photographe français († 1910)
- 1832 : Jules Ferry, homme politique français († 1893)
- 1845 : Jules Cambon, diplomate, administrateur et académicien français († 1935)
- 1900 : Spencer Tracy, acteur américain († 1967)
- 1905 : Waldeck Rochet, homme politique français († 15 février 1983), secrétaire général du PCF de 1964 à 1972
- 1908 : Bette Davis, actrice américaine († 1989)
- 1908 : Herbert von Karajan, chef d'orchestre autrichien († 1989)
- 1909 : Albert R. Broccoli, producteur américain († 1996)
- 1916 : Gregory Peck, acteur américain († 2003)
- 1926 : Roger Corman, producteur, réalisateur et acteur américain
- 1937 : Colin Powell, homme politique américain
- 1942 : Peter Greenaway, réalisateur britannique
- 1955 : Charlotte De Turckheim, actrice française
- 1958 : Christophe Looten, compositeur français
- 1964 : Bertrand Cantat, chanteur du groupe rock français Noir Désir
- 1965 : Fabrice Benichou, boxeur français
- 1973 : Elodie Bouchez, actrice française
Décès
- 1871 : Paulo Savi, géologue et ornithologue italien (° 1798).
- 1794 : Hérault de Séchelles, homme d'État.
- 1794 : Camille Desmoulins, révolutionnaire français.
- 1794 : Georges Jacques Danton, avocat et révolutionnaire français (° 1759).
- 1794 : Philippe Fabre d'Eglantine, poète français.
- 1923 : Lord Carnarvon, égyptologue anglais (° 1866).
- 1964 : Douglas MacArthur, militaire américain (° 1880).
- 1964 : James Paul Chapin, ornithologue américain (° 1889).
- 1975 : Tchang Kaï-chek, homme politique chinois.
- 1976 : Howard Hughes, producteur et réalisateur américain (° 1905).
- 1994 : Kurt Cobain, chanteur et leader du groupe Nirvana (° 1967).
- 2004 : Gébé, dessinateur et rédacteur de Charlie-Hebdo (° 1929).
- 2004 : Fernand Goyvaerts, footballeur international reconverti en agent de joueur.
Catégorie:Jour de l'année
ja:4月5日
ko:4월 5일
ms:5 April
simple:April 5
th:5 เมษายน
Prusse ko:프로이센 ja:プロイセン simple:Prussia
Catégorie:Ancien pays d'Europe
-
Catégorie:Histoire de l'Allemagne
Catégorie:Histoire de l'Allemagne
La Prusse (allemand: Preußen) était un territoire de l'Est de l'Europe qui constitua le noyau d'un royaume, lequel pesa sur l'histoire de l'Europe de 1701 à 1918, puis, de 1918 à 1947 elle fut une partie de l'Allemagne. Aujourd'hui la Prusse évoque le souvenir d'un état fortement militarisé.
Mirabeau disait : "La Prusse n’est pas un État qui possède une armée, c’est une armée qui a conquis une nation".
Histoire
Origine
Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)
La Prusse est à l'origine un territoire aux confins de l'actuelle Pologne et de la Russie. Sa colonisation est due aux Chevaliers Teutoniques qui la disputèrent aux Polonais. La déformation du nom du peuple balte autochtone, les Borusses donna son nom à la Prusse. Finalement, en 1410, les Polono-Lituaniens commandé par Ladislas II Jagellon, écrasèrent les Chevaliers Teutoniques à la bataille de Tannenberg (ou de Grunwald).
Parallèlement, en 1415, l’Électeur de Brandebourg, de la famille des Luxembourg, meurt et, comme il est endetté vis à vis d’un représentant de la famille des Hohenzollern, petits burgraves du sud de l’Allemagne, il donne à Frédéric de Hohenzollern l’électorat et la marche de Brandebourg. Frédéric VI est donc nommé gouverneur de la marche du Brandebourg et est investi électeur du Brandebourg par le Concile de Constance. En 1525, le grand maître de l'Ordre Teutonique, Albert de Brandebourg Ansbach, de la famille souabe des Hohenzollern, adopte le protestantisme et transforme la Prusse, possession de l'Ordre, en duché héréditaire et vassal du royaume de Pologne (traité de Cracovie du 8 avril 1525). Cet état devait rester aux Hohenzollern durant cinq siècles, jusqu’en 1918.
En 1539, Joachim II se convertit au protestantisme.
De 1576 à 1611, plus de 9 000 personnes meurent de la peste.
right
En 1614, le Brandebourg acquiert le duché de Clèves, le comté de Mark et le comté de Ravensberg puis, en 1618, deux événements déterminants pour l’histoire des Hohenzollern ont lieu, d’une part, le dernier duc de Prusse meurt sans héritier, et ce duché revient à Jean Sigismond de Hohenzollern, et d’autre part la Guerre de Trente ans se déclenche en Allemagne jusqu’en 1648. Un an plus tard, Jean Sigismond meurt et Georges-Guillaume hérite de l’électorat. Sous son règne, le Brandebourg est décimé par la guerre, il sert de principal champ de bataille. Mais aussi un début de révolte se manifeste parmi les parlements provinciaux.
En 1640, son fils, Frédéric-Guillaume devient électeur. Il sera, privilège rare, surnommé le Grand Électeur. D’éducation protestante, il a étudié dans les Provinces-Unies, il se montrera soucieux de consolider son état après sa reconstruction et surtout d’atténuer les particularismes entres les seigneurs de son état, se révélant le fondateur de la Prusse moderne.
En 1648, la Guerre de Trente ans prend fin, mais le Brandebourg est dévasté, Berlin a perdu 9 000 habitants sur les 13 000 d’avant la guerre, la population totale a diminué de moitié, dans certaines régions des deux tiers, et en compensation, lors des Traités de Westphalie (1648), Frédéric-Guillaume obtient l’archevêché de Magdebourg, celui de Halle, les évêchés de Minden et de Kamien, mais aussi la Poméranie orientale, il conquiert aussi la Poméranie orientale suédoise mais doit la restituer. Enfin, grâce à son alliance avec le roi de Pologne Jean Casimir, il obtient de celui-ci, en 1657, l’affranchissement de la suzeraineté polonaise sur la Prusse par le Traité de Welhau.
Dans le domaine de la politique intérieure, le Grand Électeur unifie tous ses territoires en les soumettant à l’impôt permanent et en instaurant une armée permanente de 30 000 hommes, troisième d’Europe par sa qualité. Habilement, par l'Édit de Potsdam en 1686]] Frédéric-Guillaume concède des terres et des avantages financiers aux immigrants, dont 20 000 protestants français (x) qui quittent la France après la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685. Le Grand-Électeur accueille ce sang nouveau dont son État a bien besoin, et Berlin doit beaucoup à ces hommes. A la fin du XVIIIe siècle le tiers des habitants de Berlin est d'origine française.
Le royaume de Prusse
Berlin
Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)
En 1688, Frédéric III devient prince-électeur de Brandebourg. Il a une idée principale : se faire couronner roi de Prusse. D’abord réticent, l’empereur Léopold Ier est contraint d’accepter, afin de bénéficier de l’aide militaire du Brandebourg dont il a cruellement besoin pour la Guerre de Succession d’Espagne; par le « Traité de la Couronne », l’Empereur accorde fi | | |