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1799

1799

Catégorie:1799 Cette page concerne l'année 1799 du calendrier grégorien.

Événements


- 22 juin : Présentation du mètre étalon par les savants Méchain et Delambre.
- En juillet, Découverte dans le delta du Nil de la pierre de Rosette, clef du déchiffrage des hiéroglyphes.
- 25 juillet : Bataille d'Aboukir
- 22 août : Bonaparte quitte l'Égypte pour retourner en France, Jean Baptiste Kléber lui succède en Orient.
- 9 novembre (18 brumaire an VII) : coup d'État du 18 Brumaire : Bonaparte renverse le Directoire
- 12 décembre : Début du Consulat : Napoléon prend le pouvoir et se nomme Premier Consul.
- Bonaparte attaque la Syrie pour se protéger de l'Empire ottoman mais est vaincu à Acre.
- Disparition de la Société Hollandaise des Indes Orientales (Dutch East India Company)
- Début des explorations sud-américaines de Friedrich von Humbold (fin en 1804).
- Début du gouvernement du Consulat (fin en 1804).
- La Grande-Bretagne est le premier état à introduire l'impôt sur le revenu.
- Le chimiste anglais Joseph Priestley découvre l'oxyde carbonique.
- Pierre Simon de Laplace publie son Traité de mécanique céleste.
- Ranjit Singh établit un royaume Sikh au nord-ouest de l'Inde.
- Seconde coalition : Royaume-Uni Autriche Russie Turquie Deux-Siciles.
- Un mammouth congelé vieux de 33 000 ans est retrouvé dans le delta de la Léna en Russie.

Naissances en 1799


- 22 janvier : Ludger Duvernay, imprimeur bas-canadien († 1852).
- 27 février : Frederick Catherwood, Illustrateur anglais († 1854).
- 20 mai : Honoré de Balzac, romancier français († 1850).
- 21 mai : Mary Anning, paléontologiste anglaise († 1847).
- 26 mai : Alexandre Pouchkine, poète, dramaturge et romancier russe († 1837).
- 26 mai : Felipe Poey, zoologiste cubain († 1891).
- 18 juin : William Lassell, astronome anglais († 1880).
- 19 juillet : Comtesse de Ségur (Sophie Rostopchine), romancière française († 1874).
- 11 août : Joachim Barrande, géologue et paléontologue français († 1883).
- 17 décembre : Antoine-Joseph Jobert, médecin et chirurgien français, président de l' Académie des sciences. († 1867).

Décès en 1799


- 22 janvier : Horace-Bénédict de Saussure, naturaliste et géologue, il est considéré comme le fondateur de l'alpinisme. (° 1740)
- 4 février : Étienne-Louis Boullée, architecte et théoricien français (° 1745).
- 12 février : Lazzaro Spallanzani, biologiste italien1729)
- 1 avril : Jacques-Étienne Montgolfier, inventeur français (° 1745).
- 18 mai : Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, dramaturge français (° 1732).
- 21 août : Johann Julius Walbaum, médecin et naturaliste allemand1724).
- 7 septembre : Louis-Guillaume Le Monnier, botaniste français (° 1717).
- 7 septembre : Jan Ingenhousz, médecin et botaniste d'origine anglaise (° 1730).
- 6 octobre : William Withering, médecin et botaniste britannique, célèbre pour sa découverte de la digitaline († 1741).
- 14 décembre : George Washington, ancien Président des États-Unis1732).
- 31 décembre : Jean-François Marmontel, Encyclopédiste et Académicien français (° 1723).

Voir aussi


- an VII, an VIII __NOTOC__ ko:1799년 ms:1799 th:พ.ศ. 2342

Catégorie:1799

Article principal : 1799 Catégorie:Chronologie du XVIIIe siècle ko:분류:1799년 simple:Category:1799

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

22 juin

Le 22 juin est le 173 jour de l'année (174 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Signe du zodiaque : 1er jour du Cancer

Événements


- 972 : Première prière dans la grande mosquée Al-Azhar, dont la construction vient d'être achevée au Caire, après seulement deux ans de travaux.
- 1476 : Bataille de Morat, victoire des Suisses sur Charles Le Téméraire, duc de Bourgogne.
- 1799 : Présentation du mètre étalon par les savants Méchain et Delambre.
- 1815 : Nouvelle abdication de Napoléon qui sera éxilé à Sainte-Hélène.
- 1940 : la France signe l'armistice avec l'Allemagne, marquant ainsi le début du régime de Vichy.
- 1941 : l'Allemagne attaque l'URSS
- 1945 : Création de l'ENA
- 1976 : Abolition de la peine de mort par la chambre des communes canadienne
- 1989 : Réception officielle du commandant Cousteau à l'Académie française
- 1990 :
  - Dernière diffusion de l'émission Apostrophes présentée par Bernard Pivot.
  - Disparition à Berlin de Checkpoint Charlie, point de passage entre l'est et l'ouest depuis 1961.
- 1992 : Ouverture du procès du « sang contaminé », mettant en cause des ministres français et des responsables de la santé en charge du dossier du Sida.

Arts et Cultures


- 1580 : Michel de Montaigne part en voyage en Italie, en partie pour des raisons de santé : il doit se rendre dans des villes d'eau pour se soigner

Naissances


- 1738 : Jacques Delille, homme d'église, poète, académicien français (élu en 1774) († 1813)
- 1837 : Paul Morphy Phénoménal joueur d'échecs américain († 1884).
- 1860 : Lucien Lacaze (Marie Lucien Lacaze), amiral, haut fonctionnaire et académicien français († 1955).
- 1866 : Lord Carnarvon, égyptologue britannique († 1923).
- 1926 : Tadeusz Konwicki, écrivain et réalisateur polonais.
- 1930 : Xavier Grall, écrivain français.
- 1933 : Jacques Martin, imitateur et présentateur de télévision française.
- 1949 : Meryl Streep, actrice américaine.
- 1958 : Bruce Campbell, acteur, producteur, réalisateur et scénariste américain.
- 1959 : Nicola Sirkis, chanteur du groupe Indochine.
- 1959 : Stéphane Sirkis, guitariste du groupe Indochine.
- 1962 : Stephen Chow, acteur et réalisateur hong-kongais.
- 1966 : Emmanuelle Seigner, actrice française.

Décès


- 1527 : Nicolas Machiavel, écrivain italien (° 1469)
- 1875 : William Edmond Logan, géologue canadien
- 1987 : Fred Astaire, acteur et danseur américain (° 1899). Catégorie:Jour de l'année ja:6月22日 ko:6월 22일 ms:22 Jun simple:June 22 th:22 มิถุนายน

Mètre

utilisé comme prototype du mètre de 1889 à 1960]] Le mètre (symbole m, du grec metron, mesure) est l'unité de base de longueur du Système international. Il est défini comme la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1/299 792 458 seconde.

Histoire

Le mètre est un enfant de l'esprit des Lumières et de la Révolution française. Auparavant, les longueurs étaient mesurées en référence à l'humain (le pouce, le pied, la toise) ; comme chaque être humain est différent, on prenait souvent comme référence le souverain, ce qui était un symbole monarchique fort. Il fut donc décidé, afin de supprimer toute référence à un homme particulier et pour faciliter la diffusion du savoir, de choisir un étalon non-humain unique, et d'utiliser des multiples et sous-multiples de 10. Exit ainsi le pied qui valait 12 pouces et la verge qui valait 3 pieds. Le mètre fut défini pour la première fois en 1791 par l'Académie des Sciences comme étant la dix-millionième partie d'un quart de méridien terrestre. Il fut adopté par la France le 7 avril 1795 comme mesure de longueur officielle. Quelques années plus tard, en 1799, un mètre étalon en platine fut créé à partir de cette définition et devint la référence. De février 1796 à décembre 1797, la Convention fit placer dans Paris seize mètres-étalons gravés dans du marbre pour familiariser la population avec la nouvelle mesure. Aujourd'hui, il n'en subsiste que deux : l'un est au 36 de la rue de Vaugirard, à droite de l'entrée ; l'autre, replacé en 1848, est au 13 de la place Vendôme, à gauche de l'entrée du ministère de la Justice. En juin 1792 Jean-Baptiste Delambre est chargé de mesurer la distance entre Dunkerque et Rodez pendant que Pierre Méchain mesure celle de Rodez à Barcelone. Cela permettra d'établir précisément la valeur du mètre. En 1793, à Montjouy a Barcelone, Méchain détecte une incohérence entre les longueurs relevées et le relevé astronomique de la position des étoiles. La guerre franco-espagnole l'empêche de réitérer ses mesures. Cet écart (qui n'était en fait pas dû à une erreur de manipulation mais à l'incertitude des instruments utilisés) le plonge dans un profond trouble et il met tout en œuvre pour éviter de devoir rendre compte de ses travaux à Paris. En 1799, il se résigne à se rendre à une conférence internationale qui salue son œuvre scientifique. Il maquille alors ses résultats, ce qui rendra le mètre trop court de 0,2 mm. La « fraude » ne sera découverte par Delambre qu'en 1806, années ou il ré-étudiera l'ensemble des résultats lors de la rédaction de Base du système métrique. En 1889, le Bureau des poids et mesures redéfinit le mètre comme étant la distance entre deux points sur une barre d'un alliage de platine-iridium. Cette barre est toujours conservée à Sèvres en France. En 1960, grâce à l'avènement des lasers, la 11 Conférence générale des poids et mesures (CGPM) définit le mètre comme 1 650 765,73 longueurs d'onde d'une radiation orangée émise par l'isotope 86 du krypton. Enfin la conférence de 1983 se fonda sur la lumière et redéfinit le mètre comme étant la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1/299 792 458 seconde. La vitesse de la lumière dans le vide étant la même en tout point (selon la théorie de la relativité), c'est une définition plus facile à communiquer et universelle. C'est surtout une distance plus facile à mesurer qu'une distance entre deux points, la seconde étant l'unité du Système international (SI) la mieux mesurée.

Relation avec d'autres unités de mesures

Il existe une corrélation entre l'unité de mesure (mètre), l'unité de masse (kilogramme), les unités de surface (mètre-carré) et les unités de volume (mètre-cube ou litre, utilisé souvent pour désigner le volume des liquides).
- Un mètre-carré (m²) est la surface d'un carré dont chaque côté mesure un mètre
- Un mètre-cube (m³) est le volume d'un cube dont chaque côté mesure un mètre

Quelques points de repères


- Un homme adulte mesure environ 1,70 mètre.
- La taille d'un pied est d'environ 0,30 mètre.
- On parcourt environ 5 000 mètres en une heure de marche.
- Un grand pas fait plus ou moins un mètre.

Multiples

Décamètre


- 1 dam = 10 m Cette unité est adaptée au calcul de la superficie d'un terrain, par le biais de l'are, superficie d'un carré d'un décamètre de côté.

Hectomètre


- 1 hm = 100 m

Kilomètre


- 1 km = 1 000 m C'est le multiple du mètre le plus fréquemment utilisé pour mesurer les distances terrestres (comme par exemple entre les villes). Le long des routes, les bornes kilométriques sont placées tous les kilomètres.

Mégamètre


- 1 Mm = 106 m

Gigamètre


- 1 Gm = 109 m C'est un multiple du mètre utilisé pour mesurer les distances interplanétaires courtes, par exemple entre une planète et ses satellites naturels. La Lune orbite à 0,384 gigamètre de la Terre.

Téramètre


- 1 Tm = 1012 m C'est un multiple du mètre utilisé pour mesurer les grandes distances interplanétaires. Par exemple la planète Pluton orbite à une moyenne de 5,9 téramètres du Soleil.

Pétamètre


- 1 Pm = 1015 m Une année-lumière vaut environ 9,46 Pm.

Examètre


- 1 Em = 1018 m C'est une distance interstellaire typique dans la périphérie galactique.

Zettamètre


- 1 Zm = 10 21 m Notre galaxie mesure quelques zettamètres de diamètre.

Yottamètre


- 1 Ym = 1024 m C'est une bonne unité de mesure des distances intergalactiques.

Sous-multiples

Décimètre


- 1 dm = 0,1 m Au cours du XX siècle, la règle graduée standard des écoliers était le double-décimètre et les programmes scolaires se référaient à cette appellation.

Centimètre


- 1 cm = 0,01 m Le centimètre est une des unités de base du système CGS : voir centimètre.

Millimètre


- 1 mm = 0,001 m Une représentation graphique manuelle précise nécessite l'utilisation de papier millimétré.

Micromètre


- 1 µm = 10-6 m Le micromètre était autrefois appelé micron (symbole : µ). L'utilisation du micron a été interdite par la 13 CGPM en 1968.

Nanomètre


- 1 nm = 10-9 m

Angström


- 1 Å = 10 -10 m Attention cette mesure ne fait pas partie du système international ... Pour en savoir plus : Angström

Picomètre


- 1 pm = 10-12 m

Femtomètre


- 1 fm = 10-15 m Le femtomètre fut d'abord nommé fermi en l'honneur du physicien italien Enrico Fermi (le fermi comme tel ne fait pas partie du Système international). Le femtomètre est fréquemment utilisé pour mesurer le diamètre d'un noyau atomique. Le diamètre d'un noyau atomique peut aller jusqu'à 15 fm. Le neutron et le proton ont un diamètre d'environ 2,5 fm.

Attomètre


- 1 am = 10-18 m

Zeptomètre


- 1 zm = 10-21 m

Yoctomètre


- 1 ym = 10-24 m L'unité tombe dans le « vide » séparant la longueur de Planck (~4×10-11 ym) des longueurs significatives.

Voir aussi

Articles connexes


- Unités de longueur
- Système international d'unités
  - Unité de base du système international
  - Préfixe du système international
- Ordre de grandeur

Liens externes


- [http://www.industrie.gouv.fr/metro/aquoisert/metre.htm histoire du mètre], par le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie de France
- [http://histoire.du.metre.free.fr/ L'Histoire du Mètre], site complet sur l'histoire du mètre, de la Révolution à nos jours
- [http://www.bipm.fr/fr/convention/ La convention du mètre] qui instituera le BIPM, institution initiatrice du système international Metre Metre ja:メートル ko:미터 ms:Meter simple:Metre th:เมตร

Pierre de Rosette

Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Hiéroglyphe Catégorie:Campagne d'Égypte Catégorie:Antiquité égyptienne Catégorie:Antiquité égyptienne La pierre de Rosette est un fragment de stèle en granite noir, fréquemment assimilée à tort à du basalte, découverte dans le village de Rachïd en juillet 1799 durant la campagne de Napoléon en Égypte. C'est un jeune officier du génie, Pierre-François-Xavier Bouchard, qui remarqua cette pierre noire de près d'un mètre de haut lors de travaux de terrassement dans une ancienne forteresse turque. Lors de la capitulation de 1801, les Anglais victorieux exigèrent la livraison des monuments antiques, dont la pierre de Rosette. Mais dès 1800, une reproduction du texte avait été envoyée en France pour y être étudiée. Les inscriptions portées sur cette pierre se sont révélées être le même texte reproduit selon trois systèmes d'écritures différentes: des hiéroglyphes, du démotique et du grec. On crut, à ce moment-là, que le mystère des hiéroglyphes allait être rapidement percé. Ackerblad et Silvestre de Sacy se lancèrent dans la première tentative de déchiffrement, mais elle demeura vaine. Ce fut ensuite au tour d'un savant anglais, Thomas Young, de se lancer dans un travail qui sembla promis au succès. Hélas, Young ne connaissait pas le copte et peu de textes anciens. Sur les signes hiéroglyphiques pour lesquels il proposa une valeur, 5 seulement s'avéraient exacts, et il s'obstinait à lire sur la pierre de Rosette Arsinoé, alors qu'y était mentionné, en réalité, Autocrator. Si certains des signes présents dans les cartouches étaient assez simples à trouver, ce fut parce qu'ils avaient été créés pour rendre les voyelles des noms d'origine étrangère des derniers souverains (Ptolémée, Cléopâtre, Alexandre). Jean-François Champollion, qui avait dix ans au moment de la découverte de la pierre, se lança très jeune dans la bataille du déchiffrement des hiéroglyphes. Il pressentit que la clé étaient la connaissance des textes anciens et surtout du copte, langue parlée en Égypte, et descendant de l'ancien égyptien. Un ami, l’architecte Jean-Nicolas Huyot, avait envoyé des documents à Champollion le jeune. Dans un cartouche, ce dernier repéra le signe solaire de Râ, un signe qu'il savait être MS et 2 S : RâMSS, donc Ramsès, ce qui en même temps veut dire Râ l’a mis au monde. Idem pour ThôtMS, Thoutmosis.Après huit années de travail acharné, en 1822, il peut annoncer à la communauté scientifique qu'il a percé le secret. Sa méthode était bonne, puisqu'elle s'appliqua à la traduction d'autres textes hiéroglyphiques. Le texte inscrit sur la pierre est un décret ptolémaïque de 196 av. J.-C. La partie grecque de la pierre de Rosette commence ainsi: Basileuontos tou neou kai paralabontos tén basileian para tou patros... (Le nouveau roi, ayant reçu le royaume de son père...). C'est un décret de Ptolémée V Epiphane, décrivant des impôts qu'il abrogea (dont l'un est mesuré en ardebs (grec artabai) par aroure) et instituant l'ordre d'ériger des statues dans des temples. La dernière phrase indique que ce décret devra être inscrit sur une stèle de pierre dure dans l'écriture des mots des dieux (hiéroglyphes), l'écriture populaire (démotique) et la langue grecque. La pierre de Rosette mesure 112 cm de hauteur pour 76 cm de largeur et environ 28 cm d'épaisseur. Elle est exposée au British Museum à Londres, où elle est conservée depuis 1802. Photo de la pierre de Rosette en haute résolution (1,3 Mo)

Lien externe


- [http://www.ancientegypt.co.uk/writing/rosetta.html La pierre de Rosette au British Museum]
- [http://oupouaout.org/pierre-rosette.php La pierre de Rosette] ja:ロゼッタ・ストーン ko:로제타석

Hiéroglyphe

Catégorie:Écriture Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Symbolique Catégorie:Hiéroglyphe Catégorie:Ancien égyptien Catégorie:Ancien égyptien] Un hiéroglyphe est la représentation graphique d'un caractère du système d'écriture de l'Égypte antique servant à noter la langue égyptienne.

Définition

Le mot hiéroglyphe est formé à partir du mot grec ἱερογλύφος / hieroglúphos, composé à partir des racines grecques ἱερός / hierós (« sacré ») et γλύφειν / glúphein (« graver »). Les Grecs nommèrent ainsi l'écriture égyptienne qu'ils rencontrèrent gravée sur les parois des monuments (stèles, temples et tombeaux). Le mot ἱερογλύφος désignait en grec « celui qui trace des hiéroglyphes » et non les hiéroglyphes eux-mêmes, qui se disaient τὰ ἱερογλυφικά (γράμματα) / tà hierogluphiká (grámmata), c'est-à-dire « les (lettres) hiéroglyphiques ». Hiéroglyphe provient du reste de l'adjectif hiéroglyphique. Ces mots nous ont été transmis par le latin. Les Égyptiens de l'Antiquité, eux, nommaient leur écriture Medouneter (« les paroles divines ») soit, en transcription scientifique mdw nṯr : R8-S43-Z3 Par extension, on qualifie souvent de hiéroglyphique une écriture utilisant le principe logographique propre à celle des Égyptiens. Ainsi, on parle de hittite hiéroglyphique. Il est cependant incorrect de dire des caractères chinois qu'ils sont des hiéroglyphes.

Histoire et évolution

On fait remonter l'apparition des premiers hiéroglyphes vers 3500 av. J.-C. D'abord exclusivement figurative, l'écriture hiéroglyphique s'enrichit avec le temps de signes en rendant la lecture symbolique. Alors qu'il existe environ 700 hiéroglyphes à l'époque archaïque, on n'en dénombre pas moins de 5000 à l'époque la plus tardive (époque gréco-romaine). Quelle que soit leur fonction, les hiéroglyphes sont tous figuratifs, c'est-à-dire qu'ils représentent quelque chose de tangible, assez souvent facilement reconnaissable, même pour quelqu'un qui en ignore le sens d'utilisation. Les égyptiens de l'Antiquité ont puisé les dessins des hiéroglyphes dans leur environnement : objets du quotidien, animaux, plantes, parties du corps. Les détails nécessaires à la différenciation de tel ou tel hiéroglyphe (par exemple reconnaître deux oiseaux différents) étaient cependant tellement importants qu'ils limitèrent leur utilisation aux domaines où l'esthétique avait une grande importance (fresques, textes officiels). Une version simplifiée des hiéroglyphes vit donc rapidement le jour, ce sont les hiéroglyphes linéaires. Ils conservent leurs aspects représentatifs, mais réduisent le nombre de traits au minimum pour que l'on puisse les écrire plus rapidement et plus facilement sur des surfaces autres que la pierre. Pour rédiger les nombreux rapports nécessaires à la vie économique de l'Égypte antique, les scribes eurent recours à une version cursive des hiéroglyphes encore plus simplifiée, qui leur fit perdre du coup leur aspect figuratif. C'est le hiératique. hiératique L'écriture hiéroglyphique a été utilisée pendant 3400 ans pour les textes monumentaux, essentiellement religieux et politiques. Le hiératique, écriture de la vie courante, a été détrônée à l'époque saïte où le démotique a pris le dessus. L'écriture hiératique n'a alors plus été utilisée que pour noter les textes anciens (essentiellement religieux), en concurrence avec les hiéroglyphes. C'est à l'époque Ptolémaïque que, peu à peu, le grec a remplacé le démotique comme langue administrative ; à partir de 146 av. J.-C. les contrats écrits uniquement en démotique ont perdu leur valeur légale. Le dernier nom de pharaon écrit en hiéroglyphes se trouve dans le temple d'Esna et date de 249 ap. J.-C. La dernière inscription hiéroglyphique connue est datée du 24 août 394, et se trouve au temple de Philae. Le copte, langue issue de l'égyptien, est encore utilisé de nos jours mais uniquement comme langue liturgique. Bien qu'assez éloigné de la langue des pharaons, c'est cependant son unique descendant. Il s'écrit au moyen de l'alphabet copte, graphie particulière de l'alphabet grec auquel on a ajouté quelques signes tirés de la démotique pour en combler les lacunes. Si l'écriture égyptienne n'est aujourd'hui plus utilisée pour noter quelque langue moderne que ce soit, il faut noter que c'est elle qui aurait inspiré l'ancêtre possible de la grande majorité des écritures du Monde, hormis l'Extrême-Orient, via le proto-sinaïtique, alphabet tiré de formes simplifiées de hiéroglyphes.

Le système d'écriture

Les hiéroglyphes sont tous, ou peu s'en faut, figuratifs : ils représentent des éléments concrets et tangibles, souvent stylisés et simplifiés, qui peuvent cependant ne plus être compris comme tel car les égyptologues ne peuvent pas déterminer pour chaque hiéroglyphe ce qu'il désigne. Pour certains, c'est cependant très évident. Champollion, que beaucoup considèrent comme le père de l'égyptologie et le déchiffreur des hiéroglyphes, donne une très bonne définition du système hiéroglyphique : :« C'est un système complexe, une écriture tout à la fois figurative, symbolique et phonétique, dans un même texte, une même phrase, je dirais presque dans un même mot. », Champollion, Lettre à M. Dacier, 27 septembre 1822. En effet, un même caractère peut, selon le contexte, être interprété de diverses manières, que l'on peut regrouper en deux types de lectures : la lecture phonétique (le caractère note principalement un ou des sons et non un sens seul) et la lecture sémantique (il donne un sens, parfois sans lien avec quelque son que ce soit). Note : dans les parties qui suivent, les hiéroglyphes seront transcrits selon la notation scientifique détaillée dans l'article consacré. Le lecteur s'y reportera pour en comprendre le fonctionnement parfois déroutant.

Lecture phonétique

article consacré On l'a dit, la lecture phonétique constitue la majorité des cas. On lit le caractère indépendamment de son sens, selon le principe du rébus. Il fournit un certain nombre de consonnes : une (signes dit unilitères, qui constituent le pseudo-alphabet hiéroglyphique ; voir plus bas), deux (signes bilitères) ou trois (trilitères), selon les hiéroglyphes et, parfois, selon le contexte. On peut approximativement chiffrer le nombre de caractères servant (pas exclusivement) de phonèmes :
- 30 unilitères ;
- 80 bilitères ;
- 50 trilitères. Il faut donc bien noter que les hiéroglyphes s'apparentent à un abjad et ne notent pas les voyelles, ou du moins pas de manière directe. Les hiéroglyphes constituent une écriture défective. Par exemple, l'hiéroglyphe représentant un canard se lit z3 car telles étaient les consonnes du mot pour désigner cet animal. On peut cependant utiliser le signe du canard sans rapport avec le sens pour représenter les phonèmes z et 3 à la suite (indépendamment des voyelles qui pourraient s'intercaler entre ces consonnes) et ainsi écrire des mots comme z3, « fils » ou, en complétant avec d'autres signes phonétiques et autres qu'on détaillera plus loin, z3w, « surveiller », z3ṯ.w, « terre ferme » :
-
-
-
-

L'« alphabet » hiéroglyphique

Ainsi, on peut obtenir une sorte d'« alphabet » hiéroglyphique, qui, cependant, n'a jamais été utilisé comme tel en remplacement des autres hiéroglyphes, bien que c'eût été possible : en effet, tous les mots égyptiens pourraient être écrits au moyen de ces seuls unilitères. Les Égyptiens, cependant, n'ont jamais franchi le pas de la transformation de leur écriture complexe en alphabet : seuls quelques mots s'écrivent exclusivement ainsi. Le pseudo-alphabet égyptien est donc composé de caractères ne notant qu'une seule consonne bien qu'à l'origine ils aient pu en transcrire plus et que ce soit le cas quand on désigne ce qu'ils représentent. Cet « alphabet » est constitué de signes très fréquents. Le voici dans l'ordre alphabétique des dictionnaires et les grammaires :
Image:Pseudo_alphabet_hieroglyphique.png

Les compléments phonétiques


-
- La présence de compléments phonétiques permet de savoir quelle lecture suivre :
- st :
  -
  -
- ws :
  -
- ḥtm :
  -
  - Enfin, il arrive parfois que des mots aient changé de prononciation entre l'ancien égyptien et le moyen égyptien : dans ce cas, il n'est pas rare que l'écriture adopte un compromis dans la notation phonétique : les deux lectures sont indiquées conjointement. Par exemple, l'adjectif bnj, « doux » est devenu bnr.

Lecture sémantique

Outre une interprétation phonétique, les caractères peuvent être lus pour leur sens : on parle de sémogrammes. On doit distinguer plusieurs cas de figure.

Logogrammes

Un hiéroglyphe utilisé comme logogramme (signe unique notant un mot) désigne ce qu'il représente directement (les logogrammes sont donc le plus souvent des noms) ; dans ce cas, l'hiéroglyphe est souvent accompagné d'un trait vertical muet indiquant sa valeur de logogramme (l'utilisation du trait vertical est détaillée plus bas) ; en théorie, tout hiéroglyphe pourrait servir de logogramme. Ils peuvent être accompagnés de compléments phonétiques. Voici quelques exemples :
-
-
-
- Dans quelques cas, le rapport sémantique est indirect (métonymique ou métaphorique) :
-
-
-

Déterminatifs

Entrent dans la catégorie des sémogrammes les déterminatifs, caractères muets servant à préciser le domaine sémantique du mot, à préciser son sens : les cas d'homophonies étant très fréquents (d'autant plus que seules les consonnes sont écrites), le recours aux déterminatifs est primordial. Les caractères servant de déterminatifs peuvent aussi jouer le rôle de logogrammes ou de phonogrammes. Les déterminatifs se placent le plus souvent en fin de mot. On peut se représenter ce procédé à celui qui consisterait à faire suivre les mots d'un indice qu'on ne lirait pas pour préciser leur sens : « vers [poésie] » et « vers [animal] » seraient ainsi distingués. Voici quelques exemples d'utilisation des déterminatifs empruntés à l'ouvrage Je lis les hiéroglyphes de Jean Capart permettant d'illustrer leur importance dans l'interprétation des homophones :
- Le mot possède deux déterminatifs :
-
-
-
- Notons que le dictionnaire du vieil égyptien de Carl Richard Lepsius compte 113 mots se lisant nfr.

Exemple de la richesse de caractères

[En préparation]

Sens de lecture

Le point suivant à connaître est le sens dans lequel on doit lire les hiéroglyphes : ceux-ci s'écrivent indifféremment de la droite vers la gauche ou de la gauche vers la droite. Le lecteur, pour connaître le sens de lecture, doit considérer la direction dans laquelle sont tournés les hiéroglyphes asymétriques : c'est la direction de départ. Par exemple, quand les figures humaines et les animaux, facilement repérables même par le profane, sont tournés vers la gauche, c'est qu'il faut lire de gauche à droite, et inversement. D'autre part, les mots ne sont pas séparés ; certains signes apparaissant cependant surtout en fin de mot, il est parfois possible de les distinguer par ce biais. Seule la connaissance de la langue et de sa syntaxe permet de découper un texte en mots.

Le quadrat

Les hiéroglyphes ne sont cependant pas écrits de manière entièrement linéaire : ils doivent, en effet, se répartir harmonieusement dans un carré virtuel (c'est-à-dire non tracé), ou quadrat (aussi écrit cadrat), à la manière de celui des sinogrammes. À la différence des sinogrammes, cependant, tout caractère ne remplit pas entièrement le quadrat : On doit donc procéder à divers aménagements de l'espace en superposant les signes. Ainsi, dans un texte écrit de gauche à droite, on lit en réalité l'enchaînement des quadrats de gauche à droite et les signes constituant un quadrat de gauche à droite et de haut en bas. Cette répartition en quadrats permet d'autre part l'écriture verticale : dans ce cas, les quadrats sont simplement empilés les uns sur les autres.

Contraintes calligraphiques et religieuses

Il existe plusieurs contraintes calligraphiques qu'il faut connaître, dont voici les principales : # les caractères doivent se répartir en quadrats (voir plus haut) ; # pour éviter que des quadrats soient incomplets, on inverse parfois des signes afin de rendre l'ensemble plus compact. De même, on choisit avec soin les compléments phonétiques, fussent-ils redondants ; # on inverse parfois les hiéroglyphes d'oiseaux tenant en un quadrat suivis d'un signe d'un quart de quadrat de façon à ce que l'oiseau soit après le petit caractère, qui occupera alors tout le quadrat ; # on peut omettre des signes, surtout ceux notant les phonèmes 3 et j ; # les signes désignant les dieux sont placés en tête d'énoncé, de syntagme ou de mot composé, par déférence. Dans tous les cas, même si les hiéroglyphes sont inversés, la lecture, elle, n'en tient pas compte, ce qui constitue l'une des difficultés pour la transcription.

Signes annexes

Trait de remplacement
transcription Les caractères offensants, funestes, tabous, rares ou complexes peuvent être remplacés par un trait :
Cartouche
D'autre part, on place dans un cartouche les noms de dieux et de rois :
Trait de remplissage
On fait usage du trait de remplissage pour terminer un quadrat qui serait, sinon, incomplet.
Signes agglutinés
Il existe des signes qui sont la contraction de plusieurs autres. Ils ont cependant une existence propre et fonctionnent comme de nouveaux signes.
Redoublement
Le redoublement d'un signe indique son duel, le triplement son pluriel.
Signes grammaticaux

- Le trait de lecture pictographique ;
- Les deux traits du duel et le trois de pluriel ;
-

L'orthographe

La notion d'orthographe pour l'écriture hiéroglyphique est assez différente que celle touchant les écritures latines. On trouve :
- les omissions de graphèmes : bien qu'elles soient souvent intentionnelles;
- les substitutions d'un graphème par un autre : mais il est parfois difficile de reconnaître les fautes des orthographes « alternatives »;
- les erreurs ou omissions dans le tracé : d'autant plus problématique que l'écriture est cursive. Le problème de l'orthographe, c'est surtout posé pour l'écriture hiératique ou la schématisation extrême des images rend chaque trait d'autant plus important (surtout au regard du très grand nombre de glyphes).

Divers


- code ISO 15924 : Egyp
- Lexique d'égyptien hiéroglyphique

Annexes

Articles connexes


- Système d'écriture dérivés :
  - hiératique ;
  - démotique ;
- Pour en savoir plus :
  - transcription des hiéroglyphes ;
  - translittération des hiéroglyphes ;
  - lexique d'égyptien hiéroglyphique ;
  - grammaire d'égyptien hiéroglyphique ;
  - tracé des hiéroglyphes ;
  - classification des hiéroglyphes ;
  - exemples de Hiéroglyphes ;
- Égypte antique ;
- pictogramme, idéogramme, logogramme ;
- écriture ;
- SignWriting
- module d'insertion de hiéroglyphes dans les articles de Wikipédia.

Liens externes


- [http://www.lib.uchicago.edu/cgi-bin/eos/eos_page.pl?DPI=100&callnum=PJ1135.C45&ident=1 Grammaire égyptienne de Champollion en ligne] (Édition 1836)
- [http://aoineko.free.fr/ Convertisseur] ja:ヒエログリフ ko:이집트 상형문자 th:เฮียโรกลิฟ

Bataille d'Aboukir (1799)

La bataille d’Aboukir eut lieu le 1799 entre l'Armée française d'Orient et les Turcs ottomans en Égypte. Le général Napoléon Bonaparte y remporte une victoire sur l'Empire ottoman. Pour l'autre bataille d'Aboukir (1798) et le siège d'Aboukir, voir Bataille d'Aboukir. « Général, vous êtes grand comme le monde, mais le monde n’est pas assez grand pour vous ! » C’est par ces mots que Kléber, interpelle le général Bonaparte le soir de la victoire.

Campagne précédent la bataille et enjeux

L’Empire ottoman, poussé par l’Angleterre, a déclaré la guerre à la France. Deux armées doivent attaquer l’Égypte : l’une transportée par la flotte britannique, l’autre concentrée au nord de la Syrie actuelle.
Bonaparte a choisi de prendre, comme à son habitude, l’initiative : en février 1799, il s’est emparé de Gaza, d’El-Arich et de Jaffa, mais il a échoué devant la ville de Saint-Jean-d’Acre, après deux mois de siège éreintant. Cette ville était défendue par son gouverneur Djezzar Pacha et son ancien condisciple de l’École militaire de Paris, Antoine de Phéllipeaux, un excellent artilleur. De plus, la ville étant continuellement ravitaillée en hommes, nourriture, eau et matériel par la marine anglaise et l’armée française étant décimée par la peste noire, Bonaparte mit fin à ses rêves de conquêtes en Orient. En effet, il rêvait de prendre Constantinople puis de fondre sur l’Inde afin d’aider l’insurrection locale contre les Anglais. Il rêvait aussi qu’une fois arrivé à Constantinople, il retournerait avec toute son armée en France en passant par Vienne. Le 14 juillet 1799, une flotte anglaise de 60 vaisseaux met à terre 16 000 hommes, sous le commandement de Mustapha pacha et ceux-ci prennent d’assaut les fortifications du port et mettent 300 Français, sous les ordres du chef de bataillon Godart, hors de combat. La presqu’île change de camp et les étendards turcs flottent sur les bastions de la ville. Fier de ce succès, Mustapha pacha ne se presse pas de marcher sur le Caire. À Mourad-Bey, qui a réussi à s’échapper et à le rejoindre, il déclare :
« Ces Français tant redoutés dont tu n’as pu soutenir la présence, je me montre, et les voilà qui fuient devant moi »
Mourad lui réplique :
« Pacha, rends grâce au Prophète qu’il convienne à ces Français de se retirer, car s’ils se retournaient, tu disparaîtrais devant eux comme la poussière devant l’aquilon ».

Les forces

Napoléon rassemble le plus de troupes possibles. Sans attendre Kléber, il marche sur Aboukir avec les divisions de Lannes, de Desaix, et la cavalerie de Murat, soit 10 000 hommes et 1 000 cavaliers. Les Turcs rassemblent 18 000 hommes, dont 8 000 sont en état de combattre.

La bataille

Le 25, les Turcs se mettent sur la défensive et s’appuient sur une solide redoute, entre leurs lignes et la mer. Les Anglais, trop loin des côtes à cause des hauts fonds, ne pouvent utiliser leur artillerie contre les Français. Bonaparte place son artillerie sur les hauteurs mais la première attaque qu’il lance est un échec : Desaix, piétine, Murat n’ose pas trop charger, vu la mitraille qui s’abat au-dessus de sa tête. Puis survient un événement totalement loufoque, mais qui provoque un véritable déclic dans l’armée d’Égypte : le pacha sort du fort avec ses hommes et coupe les têtes des soldats français morts. Une rage s’empare des Français, qui sans ordres, se ruent sur les rangs ennemis. Murat, avec sa cavalerie, opère un mouvement tournant puis parachève la manœuvre en chargeant si rapidement qu’il traverse toutes les lignes adverses et débouche derrière la ville, coupant la retraite à Mustapha qu’il capture en combat singulier : il lui coupe trois doigts, et lui lance : :«
Si tu refait ça à mes soldats, je te jure par Allah, je te couperai d’autres choses plus importantes. » Pendant ce temps, le reste de l’armée turque se jette à la mer et périt noyé en tentant de regagner les vaisseaux. Pendant plusieurs marées, le rivage est couvert des turbans des Turcs. Trois mille Ottomans réussissent à se retrancher dans le fort, mais ils se rendent quelques jours plus tard, vaincus par la soif et la faim. Murat, la mâchoire traversée d’un coup de pistolet, est promu le soir même général de division. Il n’est pas le seul à avoir fait des prodiges : le colonel Bertrand, blessé deux fois dans la bataille, est stupéfait d’entendre Bonaparte lui ordonner de prendre 25 hommes et de charger cette canaille, en se voyant désigner une colonne d’un millier de cavaliers Mamelouks.

Le bilan

La « furia » française s’est révélée payante : 220 morts et 600 blessés seulement. Les pertes turques sont énormes : 2000 morts sur le champ de bataille, auxquels s’ajoutent 4000 hommes noyés et puis enfin les 1000 morts et les 1500 prisonniers du fort d’Aboukir.

Les conséquences

Kléber, n’arrive que le soir. Sidney Smith, l’amiral de la flotte britannique, fait porter la responsabilité de la défaite sur les chefs ottomans : ils n’ont pas suivi ses précieux conseils, ceux en particulier de s’emparer de la ville de Rosette pour pouvoir isoler Alexandrie. De plus, les Ottomans n’ont pas engagé toutes leurs troupes par rapport à l’objectif recherché, la prise d’Alexandrie. Aboukir donne aux Français plusieurs mois de répit. Desaix, poursuit jusqu’en Haute-Égypte Mourad Bey. Celui-ci se fait surprendre par la colonne mobile du chef de brigade Morand (11-12 août 1799), mais le chef mamelouk reste insaisissable. Le 23 août, laissant le commandement à Kléber, Bonaparte s’embarque sur la frégate Muiron, avec Berthier, Murat, Lannes et d’autres, car, à la lecture des journaux anglais, il apprend les récentes défaites du Directoire. À cette occasion, il se fait surnommer le « Général Bonne Attrape ». À moyen terme, la présence française en Égypte s’avère impossible à maintenir. Kléber, rétablit la domination française sur le pays grâce à sa victoire à Héliopolis, le 18 mars 1800. Mais moins d’un mois plus tard, il est assassiné dans son jardin du Caire par un élève en théologie. Son successeur, Menou, qui n’a pas les compétences d’un chef de guerre, est battu à Canope, et capitule le 2 septembre. Bons princes, les Anglais ramènent en France les débris de l’armée d’Orient. Restait en Égypte le souvenir d’une incroyable aventure, et deux ou trois cents traînards ou déserteurs, devenus des « Mamelouks français ». Ainsi, Chateaubriand put rencontrer des Gascons ou des Picards, renommés pour leur courage et dont les beys et les pachas se disputèrent les services. Aboukir (1799) Catégorie:Campagne d'Égypte


22 août

Le 22 août est le 234 jour de l'année (235 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Saint Fabrice. Signe du zodiaque : dernier jour du Lion

Événements


- 1389 : Premier carrosse dans les rues de Paris ; c'est celui d'Isabeau de Bavière.
- 1485 : Bataille de Bossworth qui met fin à la Guerre des Deux-Roses. Avec le couronnement de Henri VII, la dynastie des Tudor s'impose en Angleterre.
- 1559 : Bartholome de Carranza, archevêque espagnol, est arrêté pour hérésie.
- 1567 : Le duc d'Albe, gouverneur militaire espagnol des Flandres, déclenche une répression sanglante aux Pays-Bas.
- 1582 : Le roi Jacques VI d'Ecosse est enlevé pendant une partie de chasse par des partisans de la couronne d'Angleterre. Il est retenu captif jusqu'en juin 1583.
- 1642 : Début d'une guerre civile en Angleterre, la Grande Rébellion, entre les partisans du roi Charles Ier et les parlementaristes : le roi qualifie le Parlement et ses soldats de traîtres (fin en 1660).
- 1654 : Jacob Barsimson arrive à la Nouvelle Amsterdam, future New York. Il est le premier immigrant juif à s'installer aux futurs États-Unis.
- 1717 : Les troupes espagnoles débarquent en Sardaigne, sous prétexte que des Espagnols ont été arrêtés en Italie.
- 1770 : L'expédition de James Cook aborde la côte Est de l'Australie.
- 1775 : George III déclare les colonies américaines en rébellion.
- 1780 : Le navire de James Cook Resolution retourne en Angleterre après la mort de Cook à Hawaii.
- 1788 : Les Anglais établissent un comptoir en Sierra Leone, afin de servir d'asile aux esclaves.
- 1798 : Des troupes françaises débarquent en Irlande pour soutenir leur rébellion.
- 1812 : Découverte du site archéologique de Petra en Jordanie.
- 1846 : Les États-Unis annexent le Nouveau-Mexique.
- 1851 : De l'or est découvert en Australie.
- 1851 : La première Coupe de l'America est remportée par lAmerica.
- 1875 : Ratification du Traité de Saint-Pétersbourg entre le Japon et la Russie sur le statut de Sakhaline et des Îles Kouriles.
- 1864 : Douze pays signent la première Convention de Genève. Création de la Croix-Rouge.
- 1910 : Le Japon annexe la Corée. Le nom de Corée est remplacé par
Joseon.
- 1911 : La Joconde est volée au Louvre : le chef-d'œuvre de Léonard de Vinci sera retrouvé deux ans plus tard, en Italie.
- 1914 : En Belgique a lieu le premier affrontement terrestre direct de la Première Guerre mondiale entre les troupes britanniques et allemandes.
- 1926 : Découverte d'or à Johannesburg en Afrique du Sud.
- 1941 : Les troupes allemandes atteignent Leningrad. Début du siège de la ville.
- 1942 : Le Brésil declare la guerre aux pays de l'Axe.
- 1944 : Départ du dernier convoi de juifs de France vers les camps de concentration allemands.
- 1947 : création de la FFRP (Fédération Française de Randonnée Pédestre).
- 1950 : Althea Gibson devient le premier joueur de tennis en tournoi.
- 1962 : Tentative d'attentat du Petit Clamart contre Charles De Gaulle.
- 1962 : Voyage inaugural du premier sous-marin à propulsion atomique, le
NS Savannah.
- 1968 : Le pape Paul VI arrive à Bogotá en Colombie. Il est le premier pape à visiter l'Amérique latine.
- 1972 : La Rhodésie est exclue du CIO pour sa politique raciste.
- 1973 : Henry Kissinger devient secrétaire d'état du président Nixon.
- 1978 : Prise en otage de 1000 personnes par les rebelles sandinistes au Nicaragua pendant 2 jours.
- 1989 : Découverte du premier anneau de la planète Neptune.
- 2000 : Découverte dans le lac Titicaca de vestiges d'un temple appartenant à une civilisation pré-inca datant de la civilisation Tiwanaku (1500 av. JC à environ l'an 1000).
- 2004 : Le célèbre tableau d'Edvard Munch
Le Cri est volé dans un musée d'Oslo en Norvège.

Naissances


- 1601 : Georges de Scudéry, écrivain et académicien français († 14 mai 1667).
- 1624 : Jean Renaud de Segrais, écrivain français († 15 mars 1701).
- 1647 : Denis Papin, mathématicien et physicien français († 1712).
- 1679 : Pierre Guérin de Tencin, cardinal français († 14 mai 1667).
- 1760 : Le pape Léon XII († 10 février 1829).
- 1764 : Charles Percier, architecte français († 1838).
- 1765 : Carl Ludwig von Willdenow, botaniste et pharmacien allemand († 10 juillet 1812).
- 1773 : Aimé Bonpland, botaniste et explorateur français († 4 mai 1858).
- 1854 : Le Roi Milan Ier de Serbie († 1901)
- 1860 : Paul Nipkow, inventeur allemand, pionnier de la télévision († 1940)
- 1862 : Claude Debussy, compositeur français († 25 mars 1918).
- 1874 : Max Scheler, philosophe allemand († 19 mai 1928)
- 1902 : Leni Riefenstahl, réalisatrice allemande († 8 septembre 2003).
- 1904 : Deng Xiaoping, personnalité politique chinois († 19 février 1997).
- 1908 : Henri Cartier-Bresson, photographe français († 2 août 2004).
- 1917 : John Lee Hooker, bluesman américain († 21 juin 2001).
- 1920 : Ray Bradbury, auteur de science-fiction.
- 1922 : Micheline Presle, actrice française.
- 1928 : Karlheinz Stockhausen, compositeur allemand.
- 1934 : Norman Schwarzkopf, général états-unien
- 1950 : Toshiro Suga maître d'art martiaux.
- 1961 : Roland Orzabal, chanteur et guitariste du groupe Tears for Fears
- 1963 : Tori Amos (Myra Ellen Amos), chanteuse états-unienne.
- 1964 : Mats Wilander, joueur de tennis suédois

Décès


- 408 : Stilicon.
- 1241 : Grégoire IX, pape (° vers 1145).
- 1280 : Nicolas III, pape
- 1286 : Erik V, Roi du Danemark (° 1259).
- 1350 : Le roi Philippe VI de France1293).
- 1485 : Le roi Richard III d'Angleterre (33 ans). (° 2 octobre 1452).
- 1782 : Henri Louis Duhamel du Monceau, homme politique et un scientifique français (° 1700)
- 1806 : Jean-Honoré Fragonard (74 ans), peintre français (° 5 avril 1732).
- 1818 : Warren Hastings (86 ans), homme politique britannique, premier Gouverneur général des Indes. (° 6 décembre 1732).
- 1891 : Jan Neruda (57 ans), auteur tchèque (° 9 juillet 1834).
- 1922 : Michael Collins (31 ans), Partisan de l'indépendance de l'Irlande (° 16 octobre 1890).
- 1934 : Alexis d'Ugine (67 ans), prêtre russe, canonisé en 2004.
- 1958 : Roger Martin du Gard (77 ans), écrivain français, Prix Nobel de littérature en 1937 (° 23 mars 1881).
- 1967 : Gregory Pincus (64 ans), médecin et biologiste américain, co-inventeur de la pilule contraceptive (° 9 avril 1903).
- 2005 : Henri Génès (86 ans), acteur français (° 2 juillet1919).

Saint catholique et orthodoxe

Symphorien d'Autun martyr rn 178.

Saint catholique

Fabrice

Saint orthodoxe

Alexis d'Ugine (1934). Catégorie:Jour de l'année ja:8月22日 ko:8월 22일 ms:22 Ogos simple:August 22 th:22 สิงหาคม


Jean-Baptiste Kléber

Jean-Baptiste Kléber, né le 9 mars 1753 à Strasbourg, assassiné le 14 juin 1800 au Caire en Égypte, est un général français qui s'est illustré lors des guerres de la Révolution, notamment en Vendée et en Égypte.

Biographie

Jeunesse et engagements précédant la Révolution

Né au 18, Fossé-des-tanneurs à Strasbourg, baptisé en l'église Saint-Pierre-le-Vieux, Kléber est fils de Jean-Nicolas Kléber, qui meurt 3 ans après sa naissance, et de Reine Bogart. Il est élevé par son beau-père, Jean-Martin Burger et fait des études au gymnase Jean Sturm de Strasbourg. Kléber s'engage une première fois dans l'armée à l'âge de 16 ans en 1769, dans le 1 régiment de hussards. Engagement de courte durée, car il est très vite rappelé à Strasbourg par sa mère, pour reprendre ses études. De 1770 à 1771, il est étudiant à l'école de dessin pour les arts et métiers, installée au Poêle de la Tribu, tout près du logement de Goethe qui y habitait à la même époque. Kléber intègre ensuite l'atelier de l'architecte Chalgrin à Paris, de 1772 à 1774. En 1777, Kléber s'engage à nouveau, cette fois comme cadet à l'académie militaire de Munich (armée bavaroise) où il reste environ 8 mois, avant de rejoindre le fameux régiment d'infanterie de Kaunitz (armée Autrichienne), le 1777 avec le grade de privat-cadet. Il est nommé porte-enseigne le 19 novembre suivant. Le 1er avril 1779, il est nommé sous-lieutenant : c'est sa dernière promotion dans l'armée autrichienne. Il quitte le régiment de Kaunitz en 1783, n'y espérant plus aucune promotion et renonçant pour un temps à la carrière militaire. Trois raisons ont été avancées pour expliquer cet échec :
- Kléber n'est pas noble, à une époque où cette qualité est indispensable pour avancer rapidement dans le métier des armes ;
- Il a mauvais caractère et s'emporte facilement ;
- Kléber a joué de malchance pendant son temps de service : il n'a participé à aucun véritable conflit, à l'exception de la guerre des pommes de terre, suite de petites opération contre la Prusse. Sa vie aura été partagée entre les garnisons de Mons, Malines et Luxembourg.

Gloire militaire durant la Révolution

Lors de la déclaration de guerre de 1792, Kléber s'engage dans l'armée du Rhin et s'illustre dans la défense de la ville de Mayence assiégée en 1793. Devenu général de brigade, il est envoyé en Vendée à la tête de la provisoire armée de Mayence pour y écraser le soulèvement. Battu à Torfou, il remporte la victoire à Montaigu, à Cholet, au Mans et finalement à Savenay (décembre 1793). Il clôt ainsi la « grande guerre » vendéenne. Il déclara : « Les rebelles combattaient comme des tigres et nos soldats comme des lions »

Rôle durant les Batailles de Fleurus


- Bataille du 16 juin 1794 : Kléber a la charge de l'aile gauche de la future armée de Sambre-et-Meuse dont le commandant en chef est Jean-Baptiste Jourdan. Cette première bataille de Fleurus est une défaite pour les Français face au maréchal opérationel Frédéric de Saxe-Cobourg. Malgré tout, les disposition de Kléber pour l'aile gauche ont permis dans un premier temps de repousser et défaire la colonne de Wartensleben ce qui lui aurait permis d'arriver en renfort au centre ou sur la droite en difficulté; trop tard cependant. Il fut chargé de couvrir la retraite ce qui permis à l'armée française de repasser la Sambre en bon ordre et de reprendre l'offensive qui conduit à la victoire de Fleurus le 26 juin suivant.
- Bataille du 26 juin 1794 : Cette fois ci Kléber a le commandement de la réserve. Malgré cela il put influencer le cours de la bataille. Voyant le général Montaigu forcé à la retraite par le Général Latour, Kléber envoie immédiatement une division en renfort. Mais celle-ci arrivant trop tard, elle se retrouve obligée de battre en retraite également. Kléber réagit alors en faisant placer des batteries sur des hauteurs pour soutenir Montaigu et envoie la division Bernadotte en diversion de manière à sauver un poste important : « Marchiennes ». Devant cette réaction de la part des républicains (et la retraite d'une autre des colonnes autrichiennes commandées par le Prince d'Orange) les Autrichiens hésitent, ce dont profite immédiatement Kléber en se mettant à la tête d'une colonne et en attaquant la gauche de la colonne Latour. De plus il envoie la brigade Duhesme pour tourner les Autrichiens. Cette manœuvre réussit. Latour apprenant la perte de Charleroi, celui-ci donne l'ordre de battre en retraite.

La campagne d'Égypte

Lors de la campagne d'Égypte, Napoléon Bonaparte, alors qu'il s'en va regagner la France, confie le 22 août 1799 à Kléber le commandement suprême de l'armée d'Égypte. Kléber conclut alors avec l'amiral Anglais Smith la convention d'El Arich (24 janvier 1800) pour une évacuation honorable de l'Égypte par l'armée française. Mais l'amiral Keith ne respecte pas les clauses et demande aux Français de mettre bas les armes et de se constituer prisonniers. Kléber déclara à ses soldats : « on ne répond à une telle insolence que par des victoires ; soldats, préparez-vous à combattre » (déclaration inscrite au bas de son monument Place Kléber à Strasbourg). Kléber reprend alors les hostilités et remporte une ultime victoire à Héliopolis contre les 30 000 Turcs que les Anglais avaient mis en face de lui le 20 mars 1800. Il reconquiert alors la Haute-Égypte et mate avec l'artillerie une révolte au Caire. Kléber semble enfin en mesure de tenir le pays, malgré les nombreuses exactions commises à l'égard de la population, le manque de respect envers la religion et la profanation constante des mosquées par les troupes de l'expédition, quand il est assassiné par un étudiant syrien, nommé Soleyman el-Halaby, le 14 juin 1800. Celui-ci est condamné au supplice du pal. Le commandement est alors repris par le général Menou, rival de Kléber. Converti à l'islam et marié à une Égyptienne, il se fait appeler Abdallah-Jacques. Il lui appartient de liquider l'expédition d'Égypte à la suite de la défaite face aux Anglais.

Hommages

Monuments

islam
- Son corps repose depuis le 15 décembre 1838 dans un caveau situé sous sa statue au centre de la place Kléber, l'ancienne place d'Armes au cœur de Strasbourg. La statue, œuvre de Philippe Grass de 1840, représente le général en pieds, tenant la lettre de l'amiral Keith qui demandait la capitulation des troupes françaises. Kléber s'adressa alors à ses troupes : « Soldats,on ne répond à une telle insolence que par des victoires. Préparez-vous à combattre ». L'armée turque acheminée par les anglais fut écrasée par les troupes de Kléber. L'inauguration de cette statue fut faite avec une certaine gêne par les autorités de l'époque. C'était en effet le temps de la Monarchie de Juillet et de la réconciliation et l'oubli des conflits passés. La ville organisa donc une grande fête pour l'inauguration de la statue de Gutenberg, sujet consensuel et rassembleur, alors que l'inauguration de la statue de Kléber se fit beaucoup plus discrètement 10 jours plus tôt en juin 1840.
- En tant que grande figure militaire de la Révolution, son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile de la place de l'Étoile à Paris.

Regard des contemporains


- Napoléon Bonaparte, sur l'île Sainte-Hélène : « Courage, conception, il avait tout (...). Sa mort fut une perte irréparable pour la France et pour moi. »
- Antoine de Jomini (général) : « Le général Kléber peut être mis au rang des meilleurs généraux de la Révolution ; et nous ne balançons pas à le placer immédiatement après Bonaparte et Moreau. Il était le plus bel homme de l'armée; une taille colossale, une figure noble, une force égale à son courage, jointe au génie de la guerre, lui donnait un grand ascendant sur ses camarades. On le retrouvera constamment sur les champs de la gloire, jusqu'a sa mort tragique sur les rives du Nil. »

Anecdote

L'Histoire connait certaines coïncidences étonnantes. Ainsi, le 14 juin 1800 voit la mort à la fois du général Kléber en Égypte et de son ami le général Desaix, tombé à la bataille de Marengo, où il offrit la victoire à Napoléon sur les troupes autrichiennes dans le cadre de la deuxième coalition.

Bibliographie


- Mémoires politiques et militaires 1793-1794 de Jean-Baptiste Kléber
- Le dieu Mars en personne de Jean-Joël Brégeon

Voir aussi


- Généraux de la Révolution et de l'Empire

Lien externe


- [http://fr.groups.yahoo.com/group/la_genealogie_alsacienne/message/513 Sur la polémique liée au cadavre de Kléber] Kleber,Jean-Baptiste Kleber, Jean-Baptiste Kleber, Jean-Baptiste Kleber, Jean-Baptiste Kleber, Jean-Baptiste Kleber, Jean-Baptiste

Coup d'État du 18 brumaire

ja:ブリュメールのクーデタ Coup d'État du 18 brumaire Coup d'État du 18 brumaire Catégorie:Consulat En France, le coup d'État du 18 brumaire (An VIII, 9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte marque la fin du Directoire et le début du Consulat. Le coup d'État est fomenté dans la demeure de Joséphine de Beauharnais , rue Chantereine , à peu près à l'emplacement entre l'actuelle rue de la Victoire et la rue de Châteaudun. Le schéma du coup d'État prevoit les opérations suivantes: Bonaparte aura le commandement en chef de l'armée pour le maintien de l'ordre dans Paris et dans les assemblées. On envisage de déplacer les assemblées à Saint-Cloud sous le prétexte d'un péril jacobin. En effet, depuis 1789, les assemblées se trouvent toujours sous la menace de la population parisienne. En déplaçant les assemblées, on s'assure que la population parisienne ne pourra pas intervenir. Paris est fermé et sous le contrôle de la police, toute entrée ou sortie est interdite. L'essentiel des évènements se déroule le 19 brumaire an VIII (10 novembre 1799) à Saint-Cloud. Les révisionnistes avaient envisagé une démission collective des députés du Conseil des Cinq-Cents mais les assemblées ont du retard car cette idée ne fait pas l'unanimité ; notamment deux Jacobins refusent de démissioner. Bonaparte s'impatiente et décide d'intervenir.

Déroulement du coup d'État

18 brumaire an VIII (9 novembre 1799)

5 heures du matin

Les convocations à une réunion à 7 heures sont envoyées au Conseil des Anciens. on néglige d'en adresser à ceux qui semblent favorables au coup d'État.

7 Heures

Une foule d'officiers en grande tenue se presse devant le domicile de Napoléon Bonaparte, rue Chantereine (rebaptisée, en son honneur, rue de la Victoire). Napoléon Bonaparte les reçoit et leur fait un tableau très sombre de la France que les "pékins", les "avocaillons" ont menée au bord de la catastrophe.

8 heures

Séance du Conseil des Anciens aux Tuileries. Un inspecteur de la salle déclare que les "anarchistes" sont prêts à renverser la représentation nationale et que, pour déjouer leur plan, il faut transporter les Conseils hors de Paris. Le décret est voté, les Conseils siègeront le lendemain à Saint-Cloud. Napoléon Bonaparte est nommé commandant de toutes les troupes et de la garde nationale de la 17e division militaire. (Paris et banlieue).

9 heures

Napoléon Bonaparte entouré de nombreux officiers se rend aux Tuileries et prête serment devant le Conseil des Anciens. Au palais du Luxembourg, les Directeurs Louis Gohier, Jean-François Moulin constatent qu'ils sont abandonnés par les trois autres et "gardés" par le général Jean Victor Marie Moreau.

11 heures

Dans le jardin des Tuileries, Napoléon Bonaparte apercevant Botot, le secrétaire de Paul Barras, lui adresse une allocution restée célèbre "Qu'avez-vous fait de cette France que je vous avais laissée si brillante ?"

midi

Le Conseil des Anciens se réunit au palais Bourbon (actuelle Assemblée nationale). Le président Lucien Bonaparte lit le décret de transfert à Saint-Cloud. Les Jacobins protestent en vain. Au luxembourg, Paul Barras signe sa démission. Emmanuel-Joseph Sieyès et Roger Ducos ont donné la leur.

14 heures

Napoléon Bonaparte et son état-major font garder par les troupes les points stratégiques de Paris et de la route de Saint-Cloud. Paris reste calme. La vie y continue comme à l'ordinaire.

10 novembre 1799 - 19 brumaire an VIII

8 heures

Les députés souvent accompagnés de leur famille, gagnent Saint-Cloud où l'animation est grande. Dans le parc bivouaquent la garde du Conseil et une dizaine de compagnie de la 79e demi-brigade. Le général Jean Mathieu Philibert Sérurier, est chargé de la "protection" des Conseils. Dans le château, les ouviers se dépêchent de disposer les bancs, les tribunes, les tentures. Au premier étage de l'aile droite du château, la galerie d'Appollon servira de salle de délibérations au Conseil des Anciens. Faute d'autres grandes salles, le Conseil des Cinq-Cents siégera dans l'Orangerie, au rez-de-chaussée, bâtiment perpendiculaire au corps du château.

9 heures 30 ; Paris

Rue de la Victoire, Napoléon discute avec les officiers et les civils importants chargés de l'opération. Le succès n'apparaît pas certain.

11 heures ; Paris

Escorté par un détachement de cavalerie, Napoléon Bonaparte part pour Saint-Cloud.

12 heures 30 ; Saint-Cloud

Napoléon Bonaparte et son escorte arrivent au château de Saint-Cloud. Ils sont accueillis par des cris variés : Vive Bonaparte ou Vive la Constitution ! (par les opposants au coup d'État).

12 heures 30, à l'Orangerie du château

Lucien Bonaparte, président du Conseil des Cinq-Cents, ouvre la séance. Des Jacobins prennent d'abord la parole. On crie : "point de dictature ! A bas les dictateurs ! Vive la Constitution!". L'un d'eux fait décider que tous les députés devront prêter serment de "fidèlité à la Constitution de l'an III".

14 heures, galerie d'Appollon

La séance du Conseil des Anciens commence. plusieurs députés jacobins demandent des explications sur