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18 janvier
Le 18 janvier est le 18 jour de l'année du calendrier grégorien.
Événements
Jour de la Sirène dans le calendrier Philippéen
- 532 : Révolte populaire contre l'empereur Justinien
- 1535 : fondation de Lima, au Pérou.
- 1650 : Début de la Fronde des princes.
- 1701 : Frédéric III de Hohenzollern se fait couronner roi en Prusse
- 1778 : James Cook découvre l'archipel des Hawaii
- 1800 : Création de la Banque de France
- 1871 : Proclamation de l'Empire allemand
- 1932 : en Catalogne, dans la région minière du Haut Llobregat, communisme libertaire d'une semaine (réprimé par l'état)
- 1996 : élection d'Hector Bianciotti (né en 1930) à l'Académie française
Naissances
- 1689 : Charles de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu, philosophe et académicien français († 1755).
- 1743 : Louis-Claude de Saint-Martin, philosophe français († 1803).
- 1750 : Johann Gottlob Schneider, philologue et naturaliste allemand († 1822).
- 1782 : Daniel Webster, homme d'état, sénateur et orateur américain († 1852).
- 1840 : Austin Dobson, poète anglais († 1921).
- 1841 : Emmanuel Chabrier, compositeur français († 1894).
- 1856 : Luigi Bianchi, mathématicien italien.
- 1872 : Paul Léautaud, écrivain français († 1966).
- 1879 : Henri Giraud, militaire français († 1949).
- 1880 : Paul Ehrenfest, mathématicien autrichien.
- 1881 : Gaston Gallimard, éditeur français († 1975).
- 1882 : Gaston Caudron, aviateur français († 1915).
- 1882 : Alan Alexander Milne, écrivain et humoriste britannique († 1956).
- 1882 : Sylvia Pankhurst, fille du Dr. Richard Pankhurst et suffragette britannique († 1960).
- 1892 : Oliver Hardy, acteur américain († 1957).
- 1896 : Ville Ritola, athlète, champion olympique finlandais († 1982).
- 1901 : Ivan Georgievich Petrovsky, mathématicien russe.
- 1902 : Alida van den Bos, gymnaste néerlandaise.
- 1904 : Cary Grant, acteur américain († 1986).
- 1904 : Archibald Alexandre Leach connu sous le pseudonyme de Cary Grant, acteur américain († 1986).
- 1905 : Joseph Bonanno, gangster américain († 2002).
- 1906 : Leslie Southwood, champion olympique d'aviron de Grande-Bretagne.
- 1908 : Jacob Bronowski, mathématicien et biologiste polonais.
- 1910 : Pierre Jacquinot, physicien français († 2002).
- 1913 : Danny Kaye, acteur américain († 1987).
- 1914 : Arno Schmidt, écrivain allemand.
- 1915 : Roger Bésus, écrivain français († 1994).
- 1925 : Gilles Deleuze, philosophe français († 1995).
- 1932 : Robert Anton Wilson, philosophe américain.
- 1933 : John Boorman, réalisateur, producteur et scénariste britannique.
- 1933 : Jean Vuarnet, skieur français.
- 1936 : Hugh Anderson, pilote de moto néo-zélandais.
- 1941 : David Ruffin, musicien américain († 1991).
- 1946 : Kirk Varnedoe, historien américain († 2003).
- 1947 : Bertrand Auban, homme politique français.
- 1947 : Lyne Cohen-Solal, femme politique française.
- 1947 : Takeshi Kitano, réalisateur japonais.
- 1948 : Jacques Briat, homme politique français.
- 1949 : Franz-Olivier Giesbert, journaliste français.
- 1949 : Philippe Starck, Designer et architecte français.
- 1950 : Gilles Villeneuve, pilote de F1 canadien († 1982).
- 1954 : Thierry Foucaud, homme politique français.
- 1954 : Bernard Vallet, cycliste français.
- 1955 : Kevin Costner, acteur américain.
- 1955 : Fernando Trueba, réalisateur espagnol.
- 1956 : Mark Collie, acteur américain.
- 1956 : Elli Medeiros, chanteuse uruguayenne.
- 1956 : Paul Young, chanteur anglais.
- 1958 : Bernard Genghini, sportif français.
- 1966 : Alexander Khalifman, joueur d'échec russe.
- 1966 : Alexandre Varaut, homme politique français.
- 1967 : Cristi Mujdei, écrivain et politologue.
- 1971 : Christian Fittipaldi, pilote de F1 brésillien.
- 1971 : Nicholas Minassian, pilote français.
- 1974 : Claire, princesse de Belgique.
- 1977 : Jean-Patrick Nazon, cycliste français.
- 1978 : Thor Hushovd, cycliste norvégien.
- 1981 : Olivier Rochus, joueur de tennis
Décès
- 639 : Dagobert Ier, roi des Francs
- 1367 : Pierre Ier (° 1320), dit Pierre le Justicier, roi de Portugal (1357-1367).
- 1782 : John Pringle, médecin écossais.
- 1862 : John Tyler, 10 président américain (° 1790).
- 1873 :
- Edward G. Bulwer-Lytton, politicien, poète et critique britannique (° 1803).
- Pierre Charles François Dupin, mathématicien français.
- 1880 : Anton Menge, naturaliste allemand (° 1808).
- 1936 : Joseph Rudyard Kipling, écrivain anglais (° 1865)
- 1939 : Ivan Mosjoukine, acteur et cinéaste russe
- 1942 : Carole Lombard, actrice française (° 1909)
- 1952 : Enrique Jardiel Poncela, écrivain espagnol (° 1901)
- 1963 : Edward Charles Titchmarsh, mathématicien anglais
- 1966 : Kathleen Norris, écrivaine religieuse américaine (° 1880)
- 1980 : Cecil Beaton, photographe et designer anglais (° 1904)
- 1997 : Paul Tsongas, sénateur du Massachusetts (° 1941)
Célébrations
-
Saints catholiques du jour
- Sainte Prisca (ou Prisque)
Catégorie:Jour de l'année
ja:1月18日
ko:1월 18일
ms:18 Januari
simple:January 18
th:18 มกราคม
Jourals:Tag ja:日 simple:Day
Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h).
Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]).
Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire).
Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral).
À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.
Voir aussi
- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales
- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où]
Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier
Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
als:Gregorianischer Kalender
ja:グレゴリオ暦
ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
simple:Gregorian calendar
th:ปฏิทินเกรกอเรียน
Sirène
- La sirène est une créature fantastique malfaisante des mers, présente dans plusieurs traditions ;
- En héraldique, la sirène est une figure imaginaire ;
- En médecine, une sirène est un individu atteint des déformations fœtales graves liées à la sirenomelia (dont une fusion des membres inférieurs qui peut évoquer la sirène du folklore marin) ;
- La sirène est également un avertisseur sonore :
- dispositif d'alerte aux populations, souvent installé près des mairies en France,
- avertisseur sonore spécial des véhicules d'urgence (ambulances, pompiers, police).
Voir aussi
- La Petite Sirène est un conte de Hans Christian Andersen ;
Justinien
Justinien Ier, 483-565, est empereur byzantin de 527 à 565.
La fin d'une époque
Le long règne de Justinien, près de 40 années, ne marque pas, contrairement à ce qui est souvent avancé, le début d'une ère nouvelle mais représente la dernière tentative du vieil empire romain pour refaire l'unité impériale, tant par la reconquête militaire que par la codification du droit et la volonté d'imposer le pouvoir du souverain à l'Église. Les indéniables succès du règne vont, en particulier dans le domaine militaire et territorial, se révéler sans lendemains car démesurés pour les structures et les ressources de l'empire. Ce n'est qu'au prix de profondes transformations sociales et politiques, qui en font l'empire byzantin sous le règne d'Héraclius, que celui-ci va trouver les moyens de surmonter les nombreux adversaires et dangers auxquels il est confronté.
Les origines
Héraclius
Justinien (Flavius Petrus Sabbatius Justinianus) est né en Illyrie le 11 mai 482 à Taurésium (près de l'actuelle Skopje) dans une famille assez modeste d'Illyriens romanisés. Sa chance est d'être le neveu d'un soldat à qui une brillante carrière permet d'accèder au trône impérial en 518 sous le nom de Justin Ier, succèdant à l'empereur Anastase I.
Justin adopte son neveu et lui fait donner, alors qu'il est lui-même sans grande culture, la meilleure éducation possible — l'éducation d'alors se base sur le droit, la rhétorique et théologie. Devenu empereur, Justin associe rapidement Justinien aux affaires et le nomme patrice puis consul. Il est rarissime dans l'histoire politique byzantine de voir un homme né aussi loin du trône, à ce point préparé à régner. Quand il accède au pouvoir en 527, à l'âge de 45 ans, c'est un homme mûr à la personnalité contrastée.
En effet Justinien possède d'indéniables qualités : un grand sens de l'État et de l'idée impériale, une forte puissance de travail, une relative simplicité de mœurs assez atypique à l'époque (il est végétarien et ne boit pas d'alcool), et une culture réputée. Ses qualités intellectuelles sont cependant parfois gâchées par un caractère soupçonneux, influençable, un autoritarisme qui se change brutalement en pusillanimité (comme lors de la sédition Nika) et, surtout après la mort de l'impératrice Théodora en 548, un manque de persévérance dans l'action.
Il sait aussi, et c'est une de ses qualités premières, s'entourer de collaborateurs remarquables, quoique souvent sans scrupules, tels Bélisaire, Narsès, Tribonien ou le préfet du prétoire Jean de Cappadoce. Justinien n'hésite pas à favoriser les hommes en qui il a confiance, l'exemple de Narsès, eunuque d'extraction modeste devenu l'un des plus grands chefs militaires de son temps en est la meilleure illustration.
Enfin, et même s'il ne faut pas exagérer son influence, le rôle de Théodora, ancienne actrice de très humble origine (à tel point que Justin Ier fit modifier la loi interdisant à un sénateur d'épouser une actrice pour permettre le mariage de son neveu), épouse de Justinien depuis environ 523, est indéniable.
Œuvre législative et administrative
À son accession au pouvoir Justinien trouve une situation économique et financière saine grâce à la sage politique suivie par ses prédécesseur tels Anastase I. Cela lui laisse les mains libres afin d'appliquer son programme de restauration et d'unification du monde romain. Dès le début de son règne il s'applique à une grande réforme juridique.
Diverses commissions, dirigées par le juriste Tribonien, compétent mais détesté pour sa vénalité, sont chargées de remettre de l'ordre dans l'ensemble des constitutions impériales publiées depuis Hadrien. Cette réorganisation, le Corpus Juris Civilis, est ce que nous appelons le Code Justinien (529) écrit en latin, la langue vernaculaire de l'Empire romain, qui n'était pas compris par la plupart des citoyens de l'empire d'Orient. Une seconde version, le Codex retitae praelectionis, la seule que nous ayons, celle de 529 étant perdue, est publiée en 534.
En 533 est publiée aussi le Digeste (ou Pandectes), qui correspond à une modernisation de toute la législation antique ainsi qu'à une synthèse de la jurisprudence antique. À cela s'ajoute
un manuel pour enseigner le droit, les Institutes (533). Enfin les lois nouvelles, voulues par Justinien, les Novelles, sont écrites en grec, la langue véhiculaire de l'empire, après 534. Cette œuvre législative prend une importance fondamentale en Occident car c'est sous cette forme reçue de Justinien que l'Occident médièval, à partir du adopte le droit romain.
Justinien entreprend aussi de nombreuses réformes administratives, contenues surtout dans les grandes Novelles de la période 535-536. Leur objectif est essentiellement de renforcer le pouvoir de l'empereur en démembrant les grands offices, de lutter contre l'inquiétant développement de la grande propriété foncière ainsi que contre la corruption endémique des fonctionnaires impériaux. Aussi, souvent pour des raisons fiscales, Justinien regroupe diverses provinces, considérées de taille insuffisante et, afin de simplifier l'administration locale, supprime un certain nombre de diocèses et regroupe parfois, comme en Égypte agitée par des troubles réguliers, les pouvoirs civils et militaires entre les mains de commandants militaires.
Politique religieuse
Égypte
L'action législative de Justinien s'inscrit donc dans la durée avec une attention toute particulière pour l'Église. En effet l'empereur est un chrétien sincère et il s'estime, dans la tradition césaro-papiste héritée de Constantin I, le dirigeant suprême de l'Église. Le christianisme est, d'un point de vue institutionnel et juridique, religion d'État . C'est en cela qu'il règle avec une minutie pointilleuse les conditions de recrutement des membres du clergé, leurs statuts, l'organisation de l'administration des biens ecclésiastiques. C'est lui qui légalise le contrôle des évêques sur les autorités civiles locales, ce qui a comme curieuse conséquence d'atténuer les excès centralisateurs de nombre de ses décisions. En effet les notables provinciaux, qui participent aux élections épiscopales, peuvent ainsi exprimer leurs avis et contrôler pour partie l'emploi de certains fonds publics.
Justinien est confronté aux dernieres résurgences du paganisme contre lequel il agit avec vigueur. C'est ainsi qu'il met fin à l'Académie de Platon à Athènes, alors présidée par Damase et interdit l'adoration des dieux païens en particulier dans certaines régions reculée de l'Anatolie. Il persécute les Juifs bien que la contrainte employée ne donne guère de conversions.
C'est aux dissenssions internes aux églises chrétienne que Justinien tente de mettre fin pour maintenir la cohésion de l'Empire. C'est pourquoi il tente un rapprochement avec les monophysites, nombreux dans la partie orientale de l'empire (en Syrie et en Égypte), d'autant que les convictions religieuses de Théodora sont notoirement proches de ces derniers. L'impératrice en 537 n'hésite pas à ordonner à Bélisaire, qui combat alors en Italie, de s'emparer du pape Silvère pour le remplacer par Vigile supposé moins intransigeant envers ce que la papauté considère comme une hérésie. Cependant Justinien doit aussi composer avec les divers papes dont il a besoin dans son entreprise de reconquête de l'Italie.
Cette politique de bascule s'illustre dans l'affaire dite des Trois Chapitres. Justinien fait condamner la mémoire de trois théologiens détestés par les monophysites, dans l'espoir de rallier ces derniers à l'Église officielle, sous l'accusation de nestorianisme (Théodore de Mopsueste, Ibas d'Édesse et Théodore d'Édesse). Le V concile œcuménique de 553 qui officialise cette condamnation voit ses décrets fort mal accueillis en Occident, surtout par le pape Vigile que Justinien fait enlever afin de le contraindre à accepter les Trois Chapitres, sans pour cela rallier les monophysites.
Il reconstruit l'église de Sainte-Sophie, détruite dans la sédition Nika en janvier 532. Bien plus tard, en 1054, la basilique nouvelle deviendra l'un des cœurs de l'orthodoxie à Constantinople.
Conquêtes
Dès le début de son règne Justinien semble avoir comme objectif de reconstituer l'ancien empire romain autour de la Méditerranée. Mais pour cela il doit d'abord mettre fin à la lutte contre la Perse dont les troupes sont aux portes d'Antioche en 529. Bélisaire remporte quelques succès entre 529 et 531 mais Justinien préfère finalement en 532 acheter la paix qui lui est nécessaire pour réaliser ses objectifs de reconquête en Occident.
L'empereur s'attaque dans un premier temps au royaume des Vandales en Afrique du nord. Il craint que la flotte de ces derniers ne pertube plus tard ses opérations militaires en Italie et les liaisons commerciales. Outre cet aspect il y a une raison plus politique : Hildéric, roi des Vandales vient d'être renversé par Gélimer. Hildéric était le représentant de la tendance pro-byzantine et favorable à un rapprochement avec les catholiques. Aussi Bélisaire à la tête d'une forte armée pour l'époque, sans doute 18 000 hommes, débarque entre Sfax et Sousse en 533. La bataille de l'Ad Decimum en 533, puis le 15 septembre 533 la prise de Carthage et du roi Gélimer sonnent le glas du royaume fondé par Genséric. Dans la foulée les armées byzantines s'emparent de la Corse, de la Sicile et de la Sardaigne.
L'assassinat, par son mari Théodat, de la fille de Théodoric Ier le Grand, la reine Amalasonthe, est le prétexte évoqué par Justinien pour envahir l'Italie en 535. Deux armées prennent en tenaille les armées des Ostrogoths, l'une venant de Dalmatie l'autre de Sicile, sous la direction de l'indispensable Bélisaire. Celui-ci s'empare de Naples, puis occupe Rome le 10 décembre 536 et enfin Ravenne en 540 malgré la résistance opiniâtre du nouveau roi Vitigés. Ce dernier est fait prisonnier et envoyé à Constantinople où Justinien le traite avec honneur. Mais l'empereur commet l'erreur en 540 de disgrâcier Bélisaire, dont il craint visiblement la popularité et qu'il avait déjà tenté de contrôler en lui envoyant Narsès comme second vers 538. L'échec cuisant de cette tentative avait abouti au rappel de Narsès un an plus tard.
En 540 le rappel de Bélisaire dans la capitale, où il se voit confier des missions plus honorifiques que de réels commandements, correspond aussi à une nouvelle offensive de la Perse dans le Caucase et en Syrie. La paix n'est définitivement signée qu'en 562 et aboutit à une progression de l'influence byzantine en Arménie et dans le Caucase. Toujours en 540, la capitale est menacée par les Bulgares dont Justinien ne se débarasse qu'en lançant contre eux les Avars qui vont s'établir dans la vallée du Danube. Ces difficultés permettent aux Ostrogoths, dirigés par Totila, de reprendre l'offensive et de vaincre à deux reprises les Byzantins (Faenza, puis Mugillo en Italie centrale). La ville de Naples est reprise en 543, celle de Rome le 17 décembre 546.
Il faut attendre l'arrivée de Narsès en 552 pour voir la situation tourner à l'avantage des troupes de Justinien. Narsès, seul commandant en chef cette fois et pourvue d'une forte armée, se révèle un excellent chef de guerre et inflige aux Ostrogoths la défaite de Taginae (552) en Ombrie où Totila est tué. Les dernières résistances sont balayées en 553 au mont Lactarus, près du Vésuve, où leur dernier roi, Téias est tué. En 555 Narsès écrase une invasion alamande près de Capoue. L'Italie est redevenue romaine mais au prix de la ruine de la péninsule.
Profitant de l'appel à l'aide du roi wisigoth Athanagild en lutte contre un compétiteur, Agila, Justinien se fait céder pour prix de son soutien l'ancienne province de Bétique (l'actuelle Andalousie) en 554 et impose la suzeraineté byzantine au royaume des Wisigoths.
Justinien est le dernier empereur à avoir tenté de réunir les deux parties de l'ancien Empire romain. Ses successeurs, s'ils ne renonceront pas au titre, prendront acte de la séparation définitive entre l'Orient et l'Occident.
Prospérité commerciale et vie culturelle et artistique
Wisigoths
La destruction du royaume vandale, et la baisse de la piraterie qui en découle, entraîne un dynamisme économique plus fort. Les marchands d'Égypte et de Syrie entretiennent un commerce assez dynamique avec l'Occident dont la Gaule mérovingienne où ils vendent de l'huile, des fruits secs, des vins réputés, des verreries de Syrie et du papyrus. L'empire est ravitaillé en esclaves par la Mer Noire. Il entretient des relations commerciales avec Ceylan par l'intermédiaire du royaume éthiopien d'Axoum, avec la Chine par la route de la soie. La nécessité d'approvisionner les ateliers byzantins en soie, et la volonté de contourner la Perse des Sassanides, explique en partie la politique entreprise par Justinien pour faire entrer les peuples caucasiens dans la sphère d'influence de l'empire. À partir de 552-553, grâce à des vers à soie importés clandestinement de Chine, Byzance commence d'ailleurs elle-même à produire de la soie.
La vie culturelle est intense sous Justinien et profondément marquée par la personnalité et les préoccupations de l'empereur. On retrouve chez l'historien Procope, qui écrit l'histoire du règne de Justinien, cette recherche de la grandeur romaine qui anime le couple impérial (dont pourtant il médit beaucoup). Les hymnes (poésie religieuse) de Romanos le Mélode sont un écho fidéle de la foi chrétienne profonde, quoique intolérante, de Justinien et Théodora. Il fait reconstruire Antioche, sous le nom de Théopolis après sa destruction par un terrible tremblement de terre en 526 et le pillage de la ville par les Perses en 538.
Justinien est aussi un grand bâtisseur. Le plus beau monument de son règne est bien-sûr l'église Sainte-Sophie (dédiée à la Sagesse divine, Sophia en grec) élevée entre 532 et 537 par Anthemius de Tralles et Isidore de Milet. La première coupole s'étant effondrée en 558, une seconde est refaite en 562. Mais dans tout l'empire Justinien finance la construction de villes, de ponts, de thermes, de routes.
Justinien meurt le 15 novembre 565 après avoir désigné son neveu, Justin II, comme successeur.
Justinien et Théodora sont représentés dans leurs ornements impériaux, avec les dignitaires de leur cour par deux fameux panneaux de mosaïque dans l'église San Vitale à Ravenne.
Sources
- Procope, Guerres de Justinien.
- Procope, Traité des édifices.
- C Diehl, Justinien et la civilisation byzantine au VI siècle, Paris, 1901.
- Encyclopédia Universalis, tome 13, article Justinien, pages 224/226, édition de 1989.
- Michel Mourre, Dictionnaire encyclopédique d'histoire, article Justinien, édition 1996.
Justinien 01
Justinien
Justinien
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1535Catégorie:1535
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Cette page concerne l'année 1535 du calendrier julien.
Événements
Europe
- 6 juillet : En Angleterre, décapitation de Sir Thomas More.
- Lübeck échoue à rétablir la puissance de la Hanse.
France
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- Début du deuxième voyage de Jacques Cartier, explorateur français, au Canada (fin en 1536).
- La Californie est déclarée par Hernán Cortés possession espagnole.
Amérique latine
- 18 janvier : fondation de Lima (Pérou)
- Début de la conquête de la Colombie par Jiménez de Quesada (fin en 1538).
- Le conquistador espagnol Diego de Almagro découvre le Chili.
- Le conquistador espagnol Francisco Pizarro fonde la ville de Lima au Pérou.
- Les Espagnols découvrent les îles Galapagos.
- Les Espagnols fondent la ville de Buenos Aires Argentine.
Asie
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & Monde arabe
- Charles Quint (V) prend Tunis durant sa campagne contre l'amiral ottoman Khayreddin (Barberousse).
Arts & cultures
Sciences et techniques
- L'anatomiste hollandais André Vésale (Vesalius) exécute des dissections à Paris.
- Le mathématicien italien Nicolas Tartaglia développe une méthode pour résoudre les équations cubiques.
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- 6 juillet : Thomas More, chancelier d'Angleterre
ko:1535년
th:พ.ศ. 2078
Lima (Pérou)Lima est la capitale et la plus grande ville du Pérou (2005: 8 393 728 habitants). Elle est située sur la côte ouest du pays près du port de Callao. Environ un tiers de la population vit dans des bidonvilles.
La capitale péruvienne loge environ un tiers du total de la population nationale. Ses 8,4 millions d'habitants, proviennent principalement de la migration rurale et urbaine des dernières décennies, en particulier depuis les années 1950 du . La capitale péruvienne fait partie des 28 villes les plus peuplées du monde.
Géographie
La ville comprend les vallées des rivières Chillón (un mot qui signifie « criard »), Rímac et Lurín. Avec une superficie de de 2 664,67 km², Lima est considérée comme étant la ville la plus étendue sur un désert, avant Le Caire.
Histoire
La ville est fondée par Francisco Pizarro le 18 janvier 1535, avec le nom de « Ville des rois » (Ciudad de los Reyes), toutefois, avec le temps a persisté son nom original qui provient de la langue aymara, (lima-limaq : fleur jaune) ou du quechua (rimaq, bavard) par sa rivière, le Rímac. Dans les premières cartes du Pérou on peut conjointement voir le nom de Lima avec celui de la Ville des Rois. Elle devient la principale place forte du pouvoir hispanique au Pérou.
Administration
Le maire actuel de Lima est Luis Castañeda Lossio qui a été élu en 2003 pour un mandat se terminant en 2006.
Lieux et monuments
Presque tous les monuments remarquables se trouvent au centre historique y compris l'université nationale San Marcos (1551).
Économie
L'industrie est composée de la production de véhicules motorisés, de textile, papier, peinture et agroalimentaire.
Galerie
Image:Situationsplan von Lima.jpg|Carte historique de Lima
Image:Lima Cathedral.jpg|Cathédrale de Lima
Image:San Isidro (Lima, Peru).jpg|San Isidro
Image:LimaMonastèreSanFrancisco.jpg|Monastère de Saint-François-d'Assise
Image:Square in Lima Peru 01.jpg|Place de Armas
Image:Torre Tagle Lima.jpg|Palais de Torre Tagle
Voir aussi
Articles connexes
- Liste du patrimoine mondial
- Patrimoine de l'humanité au Pérou
- Musées de Lima
Liens externes
- [http://www.munlima.gob.pe/ Site officiel de la ville de Lima]
- [http://www.limaperunet.com/climate/CLIMATELIMACELSIUS.htm Le Climat du Lima]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Lima Lima sur Wikitravel]
- [http://www.islaspalomino.com Islas Palomino]
Catégorie:Capitale de pays
Catégorie:Mégapole
Catégorie:Ville du Pérou
ja:リマ
ko:리마
1650Catégorie:1650
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Cette page concerne l'année 1650 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- La Pologne est ramenée à 750 000 km² et à 7,5 millions d'habitants.
Arts & cultures
- Publication de Annales veteris testamenti, a prima mundi origene deducti (Annales de l ’Ancien Testament, retracées depuis l ’origine du monde). Dans cet ouvrage, le prélat irlandais James Ussher calcule l'âge de la Terre. En reconstituant la généalogie des personnages de la Bible il détermine que la terre a été crée la nuit précédant le 23 octobre -4004. Ce calcul ne sera pas remis en cause avant la seconde moitié du .
Sciences & technologies
- La « chambre noire » devient portable et sert aux utilisateurs.
- Naissance de Guillaume III (William III) d'Angleterre.
- Nicolas de Malézieu, mathématicien et littérateur français académicien français (fauteuil 33)
- 8 juillet : Nicolas de Bellièvre, président à mortier du Parlement de Paris.
- 11 février : René Descartes, philosophe, mathématicien et physicien français, à Stockholm, où la reine Christine de Suède l'avait fait venir.
- 26 février : Claude Favre de Vaugelas, grammairien, académicien français (fauteuil 32)
ko:1650년
simple:1650
1701Catégorie:1701
-
Cette page concerne l'année 1701 du calendrier grégorien.
Événements
Premier trimestre
- 1 janvier
- Entrée en vigueur de l'union entre l'Angleterre et l'Irlande créant le Royaume-Uni.
- Légende : Tournefort raconte, dans le tome Ier de son voyage au Levant, la manière dont il vit exhumer un broucolaque dans l'ile de Mycone, où il se trouvait le 1er janvier 1701. [http://users.net1plus.com/vyrdolak/hist210.htm]
- 18 janvier : Frédéric III de Brandebourg électeur de Saxe se proclame premier roi de Prusse. Début du règne de Frédéric Ier, roi de Prusse (fin en 1713). Berlin hérite au passage du statut de capitale.
- 26 janvier : Rétablissement de la Milice en France.
- 10 février : Le Parlement anglais vote l'Acte d'établissement excluant les catholiques du trône anglais, Jacques Stuart au premier chef.
- 22 février : Les Provinces-Unies reconnaissent Philippe V comme roi d'Espagne.
- 9 mars : Signature de l'alliance entre la France, l'Espagne et la Bavière.
- 20 mars : L'Angleterre reconnaît Philippe V comme roi d'Espagne.
- mars : Fondation en France du Journal de Trévoux. Ce célèbre journal créé par les jésuites Michel Le Tellier et Philippe Lalleman, porte le nom de la petite ville où il fut fondé.
Deuxième trimestre
- 23 mai - Le pirate William Kidd est pendu en place publique à Londres.
Troisième trimestre
- 20 juillet : Interrogés sur l'affaire dite du « Cas de conscience », quarante théologiens de la Sorbonne répondent que l'on peut accorder l'absolution sur son lit de mort à un ecclésiastique réfutant clairement les Cinq propositions attribuées à Jansenius, même si le mourant garde le silence quand il est interrogé sur l'auteur des fameuses propositions. Les Jésuites sont horrifiés par cette décision qu'ils jugent trop laxiste pour les Jansénistes ; une très vive polémique éclate. Elle ne sera réglée qu'en 1709 avec l'écrasement de l'opposition politico-religieuse basée autour de Port-Royal.
- 24 juillet : Fondation d'un centre de colonisation français à Detroit dans le Michigan actuel entre les lacs Érié et Huron sous le nom de Fort Ponchartrain.
- 4 août : Signature de la Grande paix de Montréal, traité de paix entre les Français et les Iroquois en Nouvelle-France (Amérique du Nord).
- 27 août : Signature à Madrid du contrat de l'Asiento, concédé à la France.
- 7 septembre : Coup d'envoi de la Guerre de Succession d'Espagne avec la signature de la « Grande Alliance » contre la France. Les membres de cette coalition sont les Provinces-Unies, l'Angleterre, l'Empire allemand, rejoints ensuite par le Portugal et la Savoie.
Quatrième trimestre
- 9 octobre : Fondation de l'Université de Yale à New Haven dans le Connecticut.
- 1 décembre : Début de la Seconde guerre du Nord (1701-1721) mettant notamment aux prises la Suède et la Russie.
Chronologies thématiques
- Arts
- L'artiste japonais Korin produit des peintures et des laques.
- Sciences
- 18 janvier : En guise d'inauguration de son règne, Frédéric Ier fonde l'Académie des sciences de Berlin.
- Le mathématicien suisse Jacques Bernoulli établit la loi des grands nombres dit « théorème de Bernoulli ».
- 28 janvier : Charles Marie de La Condamine, géographe français († 1774)
- 9 juillet : Comte de Maurepas, ministre de Louis XVI.
- 27 novembre : Anders Celsius, astronome, physicien et mathématicien suédois († 1744)
- 5 janvier : Louis François Marie Barbezieux, secrétaire d'état à la guerre de Louis XIV
- 28 mai : Anne-Hilarion de Costentin, comte de Tourville, amiral français
- 2 juin : Madeleine de Scudéry, écrivain française
- 9 juin : Monsieur, duc d'Orléans, frère de Louis XIV, au château de Saint-Cloud
- 16 septembre : le roi Jacques II d'Angleterre, en exil, à Saint-Germain-en-Laye
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1778Catégorie:1778
Cette page concerne l'année 1778 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 3 juillet : La Prusse déclare la guerrekkk à l'Autriche : c'est le début de la guerre de succession de Bavière.
France
- 30 mars : Voltaire retourne à Paris quelque temps avant sa mort, qui surviendra le 30 mai.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- En janvier, entrée en guerre de la France et la Hollande aux côtés des insurgés américains.
- Le navigateur James Cook, à la recherche d'un passage nord-ouest, remonte la côte occidentale des Amériques jusqu'en Alaska.
Amérique latine
- Le Chili devient capitainerie générale de l'empire espagnol.
Asie
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & Monde arabe
Arts & cultures
- Ouverture de l'opéra de La Scala à Milan.
Sciences et techniques
- Le médecin autrichien Franz Anton Mesmer ouvre un cabinet de traitement des patients par le magnétisme.
- Publication de Recherches et considérations sur la population de la France de J.-B. Moheau, considéré comme un des pionniers de la démographie, en l'occurrence à caractère populationniste.
- découverte du molybdène par Carl Wilhelm Scheele
- 1 janvier : Charles-Alexandre Lesueur, naturaliste, un artiste et un explorateur français († 1846).
- 4 février : Augustin Pyrame de Candolle, botaniste suisse († 1841).
- 21 septembre : Carl Ludwig Koch naturaliste allemand († 1857).
- 6 décembre : Louis Joseph Gay-Lussac, physicien et chimiste français († 9 mai 1850)
- Pauline Fourès dite "Bellilote", que Bonaparte rencontre en Egypte.
- 10 janvier : Carl von Linné, naturaliste suédois
- 20 mai : Charles de Géer, biologiste et homme politique suédois
- 30 mai : Voltaire (François-Marie Arouet) écrivain, philosophe, poète et historien français
- 2 juillet : Jean-Jacques Rousseau, écrivain, philosophe, français
- 20 novembre : Francesco Cetti, prêtre jésuite, zoologiste et mathématicien italien (° 1726).
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James Cook
James Cook (27 octobre 1728, Marton Yorkshire Angleterre - 14 février 1779, Hawaii) était navigateur et explorateur anglais.
Il découvrit, notamment, la Nouvelle-Calédonie le 4 septembre 1774, ainsi que les îles Sandwich (Hawaii).
James Cook n'était pas seulement un grand navigateur, mais aussi un véritable explorateur qui s'intéressait sincèrement aux peuples qu'il rencontrait s'efforçant de comprendre leur mode de vie et d'établir des relations amicales avec eux.
Biographie
Voyages
Première expédition
De 1768 à 1771, James Cook explore l'océan Pacifique sud avec pour ordres principaux, l'observation du transit de Vénus de 1769 et la recherche d'un hypothétique continent austral. Ce continent se serait trouvé d'après les savants dans les hautes latitudes au sud de cet océan. Cook ne le découvrit pas, d'ailleurs il était sceptique sur son existence ; d'ailleurs, dans son journal, il confronte ses explorations avec les connaissances rapportées par les explorateurs précédents.
Au cours de cette expédition, en 1769, il séjourna à Tahiti et les îles de la Société. Puis, il explora les mers au sud de Tahiti, puis mit le cap à l'ouest faute d'avoir découvert le mythique continent austral. Il fit la découverte de la Nouvelle-Zélande, puis compléta les connaissances d'explorations précédentes sur la Nouvelle-Hollande (aujourd'hui connue sous le nom d'Australie) depuis la Nouvelle-Galles du Sud jusqu'à la Grande Barrière de corail qui mit en péril son navire. En septembre 1770, il fait réparer son navire à Batavia dans les Indes néerlandaises, avant de regagner l'Angleterre.
Ce voyage lui permit de tirer nombre d'enseignements sur la navigation d'exploration:
- Il mit en application les conseils de médecins pour lutter contre le scorbut. La majorité des morts dans son équipage l'ayant été de dysenterie au cours du séjour à Batavia. Les méthodes inovantes qu'il utilise pour préserver la santé de son équipage lui valent la Médaille Copley en 1776.
- Après l'épisode de la Grande Barrière de corail, il conseilla de ne pas explorer de nouveaux océans et mers avec un seul bateau.
Deuxième expédition
Médaille Copley
De 1772 à 1775, James Cook reçut à nouveau pour mission avec deux navires d'explorer les parties les plus australes des océans afin de trouver un supposé continent. Ses équipages et lui virent seulement des icebergs, et s'approchèrent cependant de l'Antarctique sans le découvrir.
Faute de parvenir à trouver ce continent ou des îles découvertes par d'autres, Cook fit route vers les îles du Pacifique. Il se servit de la Nouvelle-Zélande et de Tahiti qu'il avait déjà explorées comme de bases de ravitaillement pour ses deux tours complets de la zone:
- juillet 1773 à septembre 1773 : de la Nouvelle-Zélande à Tahiti et retour via les îles de l'Amitié.
- décembre 1773 à septembre 1774 : exploration de l'océan Antarctique, puis séjour sur l'île de Pâques, et enfin retour aux îles de la Société et à la Nouvelle-Zélande.
En novembre 1774, il fait route vers l'est pour rentrer au Royaume-Uni tout en explorant l'Atlantique Sud.
Comme il l'annonçait dans son récit du premier voyage, Cook partit avec deux navires, même si rapidement en 1773, les deux sont définitivement séparés.
Il continue à utiliser les méthodes de prévention et de guérison du scorbut : ravitaillement régulier en fruits et viande fraîche, fabrication de bière au fur et à mesure et avec les moyens du moment. Cela a supposé la poursuite des bonnes relations entre l'équipage et les peuples rencontrés, notamment ceux des îles de la Société. Cependant, dans les relations du deuxième voyage, Cook semble parfois avoir une vision utilitariste des peuples rencontrés:
- il est déçu du peu de cochons échangés avec les Polynésiens, à cause d'une guerre.
- l'île de Pâques lui déplaît fortement car il n'y a presque pas de ressources; l'eau est tirée grâce à un puits filtrant l'eau de mer avec du sable.
Troisième expédition
De 1776 à 1779, avec le Discovery et le Resolution, James Cook découvrit les îles Sandwich (Hawaii) et explora le détroit de Béring en quête d'une route au nord-est pour tenter de relier le Pacifique et l'Atlantique. Il mourut lors d'une escale dans les îles Hawaii où les indigènes qui l'avaient considéré comme un dieu, découvrirent qu'il n'était qu'un homme et attaquèrent l'expédition du navigateur.
Au cours de ce troisième voyage, Cook reconnut le jour de Noël 1776 les Îles Kerguelen. Il fit escale en Nouvelle-Zélande où plusieurs de ses hommes d'équipage furent pris et mangés par une tribu. Ensuite, il rallia les îles de la Société ([ou de l'Amitié, à vérifier]) où il rendit aux siens l'indigène qui avait accepté de le suivre en Angleterre.
Ensuite, il se dirigea vers le nord de l'océan pour la mission de trouver la route du nord-est dans l'océan Arctique. Il décrit dans son journal les tribus indiennes de l'île de Vancouver, des côtes de l'Alaska, des îles Aléoutiennes et des deux rives du détroit de Béring. Il échoua à trouver une voie à cause de la masse de glace présente même au mois d'août.
Explorant pour la deuxième fois les îles Sandwich, il a pris le risque d'abuser de l'hospitalité des peuples locaux à cause de séjours répétés. Le 14 février 1779, souhaitant prendre un chef en otage pour récupérer un des canots volés, Cook est tué dans une émeute entre les indigènes et ses hommes. Son équipage parvint à se faire remettre des parties de son corps, que les chefs locaux s'étaient partagées. Ses cendres furent jetées à la mer avec les honneurs militaires.
Le capitaine Clerke poursuit l'expédition : il profite de l'hospitalité d'un port russe de la Kamchatka, échoue également à trouver la route au nord-est du détroit de Béring. À la mort de Clerke en août 1779 de phtisie, le lieutenant Gore poursuit le retour par les côtes asiatiques, comme prévu par Cook, mais en décembre 1779, à l'escale à Macao et Canton, les journaux de bord sont confisqués à cause de la guerre d'indépendance des États-Unis. Gore parvient à en cacher un exemplaire. Les deux navires parvinrent en Angleterre le 4 octobre 1780.
Parmi les conseils et enseignements de ce voyage, Cook et ses officiers en second validèrent leurs idées sur l'alimentation pour éviter le scorbut, ainsi que l'usage d'« écorce du Pérou », un équivalent de la quinine.
Sources
- James Cook, Relations de voyages autour du monde, 1768-1779; choix, introduction et notes de Christopher Lloyd; traduction française par Gabrielle Rives, édition La Découverte, collection Poche Littérature et voyages, 1977, rééd., 1998. Le récit du troisième voyage est poursuivi par un extrait de celui du capitaine King du 17 janvier au 20 février (du contexte des relations avec les habitants jusqu'aux funérailles).
- John Robson, Captain Cook's World, 1 édition chez Random House, Nouvelle-Zélande, 2000 ; éd. britannique, Chatham Publishing, 2001. En anglais, cet atlas de cartes et plans reprend les voyages de Cook depuis sa jeunesse jusqu'aux explorations de l'océan Pacifique.
Lieux nommés en souvenir de Cook
Plusieurs sites géographiques portent en son honneur le nom du capitaine Cook, notamment :
- les Îles Cook, état d'Océanie associé à la Nouvelle-Zélande
- le Mont Cook, point culminant (3754 m) de la Nouvelle-Zélande
- le Glacier Cook, principal glacier des Îles Kerguelen
Cook, James
Cook, James
Cook, James
Cook, James
Cook, James
ja:ジェームズ・クック
th:เจมส์ คุก
Hawaii
Hawaii ou Hawaï (Hawaii est le nom officiel en anglais, tandis que la forme en langue hawaiienne Hawai‘i est celle généralement utilisée dans l'archipel, y compris par la constitution locale) est un État des États-Unis, situé dans l'océan Pacifique, à environ 3 900 kilomètres au sud-ouest de San Francisco. Hawaii est constitué d'un archipel de 122 îles, dont les principales sont, du nord-ouest vers le sud-est, Niihau, Kauai, Oahu, Molokai, Lanai, Kahoolawe, Maui et Hawaii.
En français, on rencontre les orthographes Hawaii et Hawaï, comme dans le titre de série télévisée Hawaï police d'État. De même pour l'adjectif hawaiien ou hawaïen. En réalité, un coup de glotte, représenté par une apostrophe en hawaiien, sépare les deux i.
hawaiien]
Histoire
Les îles hawaiiennes furent habitées initalement par des Polynésiens (probablement des voyageurs des îles Marquises) il y a environ 1 500 / 2 000 ans. Malgré des contacts sporadiques avec les autres Polynésiens, cette société vécut dans un important et long isolement. Pendant la majeure partie de leur histoire, les îles Hawaii furent gouvernées indépendamment par des monarques locaux, les ali‘i. Peu après la découverte de James Cook en 1778 qui les baptisa îles Sandwich en l'honneur du 4 comte de Sandwich (mais il est possible que ce ne fût pas le 1 Européen), ce n'est qu'en 1795 que le roi Kamehameha I unifia pour la première fois toutes les îles de l'archipel sous son règne. Ce royaume se développa et fut internationalement reconnu, notamment grâce à la protection bienveillante britannique (d'où son drapeau actuel). Sa dynastie se poursuivit jusqu'en 1872, passant ensuite à la maison de Kalākaua jusqu'au coup d'État de 1893 (il devint un territoire américain le 7 juillet 1898) mais l'influence prépondérante des Américains (planteurs, commerçants) conduisit in fine à la déposition de la dernière reine et à la protection toujours plus renforcée des Américains sur l'archipel qui allait conduire à l'intégration pure et simple de l'archipel en 1959. C'est le seul État américain a avoir été un royaume et a disposer d'un palais royal. Le pouvoir des planteurs prit fin en raison du droit de vote accordé aux nombreux immigrés qui dès le ont radicalement transformé la démographie de l'archipel (Japonais, Chinois, Portugais des Açores, etc.) : la transformation du territoire en État est due notamment à l'action des organisations syndicales.
Cet archipel a notamment été impliqué dans la Seconde Guerre mondiale lors de l'attaque de la base navale de Pearl Harbor par l'aviation japonaise le 7 décembre 1941.
Hawaii est le 50 et dernier État à avoir accédé au statut d'État des États-Unis, le 21 août 1959.
Les îles Hawaii, autrefois appelées Sandwich, sont considérées aujourd'hui comme la tête de pont des États-Unis dans le Pacifique, comme la vitrine de leur réussite et de leur influence dans cette région. Leur domination sur cet archipel distant de plus de 4 000 kilomètres de leurs côtes, souvent décrite comme le résultat d'une manifest destiny, ne date pourtant que de 1898. Durant tout le XIXe siècle, Hawaii est resté indépendant, d'abord sous le régime d'un monarchie indigène jusqu'en 1893, puis d'une éphémère république contrôlée par les résidents blancs de Honolulu. Les puissances européennes s'y sont intéressées de près, trois d'entre elles en particulier : la Russie, la Grande-Bretagne et la France.
Cette dernière ne s'y implante durablement qu'à partir de 1837 lorsque le capitaine Abel Aubert Du Petit-Thouars (1793–1864) nomme un agent consulaire dans la capitale. Les intérêts français aux Sandwich sont variés : politiques et stratégiques d'abord, dans la mesure où ces îles apparaissent très tôt comme la « clé du Pacifique nord » ; religieux aussi, puisque c'est une société missionnaire française, la congrégation de Picpus, qui y introduit le catholicisme ; économiques enfin, les deux ports de Lahaina et surtout d'Honolulu se trouvant pendant une vingtaine d'années, de 1845 à 1865, au centre de la pêche baleinière française. Décrire et analyser l'action multiple de la France aux Sandwich, la comparer avec celle qu'elle a pu mener dans des territoires aujourd'hui français, Tahiti notamment, peuvent permettre d'éclairer d'un jour nouveau les origines de sa présence en Océanie et dans le Pacifique.
Géographie
Océanie
Voir aussi : Archipel d'Hawaii
Parmi les 50 États américains, Hawaii est :
- l'État le plus méridional (le seul situé sous les tropiques, à la latitude du Mexique central),
- le seul des États-Unis, avec l'Alaska, à n'être limitrophe d'aucun des 49 autres membres de l'Union.
D'une superficie totale de 16 760 km², Hawaii est peuplé de 1 211 537 habitants (2000).
Le gouvernement de Hawaii reconnaît deux langues officielles : l'anglais et le hawaiien. Bien que cette dernière soit menacée de l'extinction, elle est enseignée et des mesures de protection sont en place. C'est la seule langue indigène aux États-Unis à avoir caractère officiel.
La capitale et plus grand ville de l'État de Hawaii est Honolulu, située sur l'île d'Oahu.
Géographie physique
Honolulu
Avec Tahiti, les îles Marshall et Tuamotu, Hawaii est l’un des points chauds les plus étudiés par les géologues. Une anomalie thermique située à la base du manteau émet des panaches de magma ; comme la croûte terrestre est en mouvement (voir l’article sur la tectonique des plaques), une série de volcans voit le jour puis s’éteint lorsque le point chaud s’est déplacé. Cela explique la forme de l'archipel hawaiien, en chapelet d’îles et de guyots. Les volcans d’Hawaii sont de type « volcans-boucliers ».
Les parcs naturels d'Hawaii :
- Hawaii Volcanoes National Park
- Haleakala National Park
Haleakala National Park
Principales villes
- Honolulu
- Hilo
- Kailua
Politique
Hawai est un État de tradition démocrate.
Il participe aux élections présidentielles depuis 1960 mais seuls Richard Nixon en 1972 et Ronald Reagan en 1984 ont emporté l'État pour le compte des républicains.
Lors des élections présidentielles de 2004, le candidat démocrate John Kerry l'a emporté avec 54,01 % des voix contre 45,26 % au président et candidat républicain George W. Bush.
Depuis 2002, le gouverneur de l'État est la républicaine Linda Lingle, laquelle doit cohabiter avec une législature de l'État contrôlée par les démocrates.
Au niveau fédéral, le deux sénateurs de l'État sont les démocrates Daniel Akaka et Daniel Inouye, alors que deux démocrates représentent l'État à la chambre des représentants.
Culture
- Massage Hawaiien : Lomilomi
- Danse Hula
- Musique
- Outrigger Canoe
Voir aussi
Liste des gouverneurs d'Hawaii
Liens externes
- [http://www.hawaii.gov/portal/ Site officiel du gouvernement d'Hawaii]
- [http://www.gohawaii.com/ Site officiel touristique d'Hawaii]
-
ja:ハワイ州
ko:하와이 주
simple:Hawaii
th:มลรัฐฮาวาย
zh-min-nan:Hawai‘i
Banque de France
Catégorie:Banque centrale
Catégorie:Banque française
La banque de France est une banque centrale nationale.
Elle s'articule avec la Banque centrale européenne.
Elle fut crée le 18 janvier 1800 par le premier consul Napoléon Bonaparte.
Articulation avec la BCE
Le SEBC : nouveau cadre institutionnel de la politique monétaire unique
Le 1er juin 1998, une nouvelle institution a été créée, la Banque centrale européenne (BCE), chargée de conduire la politique monétaire unique en euro. L'ensemble formé par la BCE et les banques centrales nationales (BCN) de tous les États membres de l'Union européenne constitue le Système européen de banques centrales (SEBC).
L'émission et l'entretien de la monnaie fiduciaire
La loi du 4 août 1993, reprenant les textes antérieurs, précise que la Banque de France est seule habilitée à émettre les billets reçus comme monnaie légale sur le territoire métropolitain. Elle précise également que la Banque veille à la bonne qualité de la circulation fiduciaire.
La fabrication des billets
Depuis son origine, la Banque de France a porté la plus grande attention à ses billets. Très tôt, elle s'est dotée d'un outil industriel capable d'en assurer la conception et la production, pour couvrir les besoins nationaux mais également pour satisfaire, le cas échéant, ceux d'autres instituts d'émission étrangers, notamment africains.
Elle a participé à la fabrication des billets européens.
Aujourd'hui encore, la Banque figure parmi les rares banques centrales qui assurent toutes les étapes du processus de production, de la fabrication du papier à l'impression des billets. Entreprise industrielle qui poursuit des objectifs de production et met en œuvre des compétences professionnelles spécialisées, ainsi que des matériels de haute précision, la direction générale de la Fabrication des billets consacre ses efforts à la création de billets de belle facture, en nombre suffisant pour maintenir la qualité de la circulation fiduciaire.
Les deux sites industriels les fabriquant sont situés à Vic-le-Comte (papeterie) et Chamalières (imprimerie), dans le Puy-de-Dôme (Auvergne).
La gestion de la monnaie fiduciaire
Outre les billets fabriqués par l'imprimerie de la Banque, la monnaie fiduciaire comprend les monnaies métalliques, appelées couramment monnaies divisionnaires, frappées par la direction des Monnaies et Médailles (ministère de l'Économie) à Pessac et que la Banque de France met en circulation pour le compte de l'État.
Distribution et entretien de la circulation fiduciaire
La répartition des billets et des pièces sur l'ensemble du territoire est assurée par le siège à Paris et les succursales en province. L'Institut d'émission des départements d'outre-mer et l'Institut d'émission d'outre-mer, alimentés en coupures par la Banque de France, assurent cette distribution dans les départements et territoires d'outre-mer ainsi que dans les collectivités territoriales de Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte.
Après avoir circulé, les billets rentrent dans les caisses de la Banque. Ils sont rapidement reconnus à l'unité, afin de vérifier leur nombre et leur authenticité, et soumis à un triage destiné à éliminer ceux qui ne peuvent pas être remis en circulation en raison de leur mauvais état (billets tachés, déchirés, revêtus d'inscriptions, usés...). Ces deux opérations, reconnaissance et triage, sont le plus souvent simultanées, grâce à l'emploi de matériels de tri automatisés.
En 1996, un peu plus de 4,3 milliards de coupures ont été reversées aux guichets de la Banque et triées. Cette activité permet de faire face aux besoins du public qui ne pourraient être satisfaits au seul moyen des billets neufs.
La Banque entretient également la circulation des monnaies divisionnaires qui rentrent dans ses caisses. Les pièces sont vérifiées pour en extraire celles qui ne peuvent être remises en circulation (pièces fausses, détériorées ou étrangères...).
Variations de la circulation fiduciaire
La circulation fiduciaire connaît des fluctuations qui suivent un rythme mensuel et un rythme saisonnier. Le paiement des salaires provoque, dans la dernière décade de chaque mois et les premiers jours du mois suivant, une sortie importante de coupures. Au contraire, entre le 10 et le 20 du mois, a lieu un reflux. Les banques et les comptables publics versent quotidiennement à la Banque de France les billets qu'ils ont reçus à leur caisse, mais ces versements sont plus importants au cours de cette décade.
L'amplitude des variations mensuelles est accrue par des facteurs saisonniers. La circulation augmente au moment des départs en vacances et à l'occasion des achats de fin d'année. Elle se contracte au mois de janvier et lors des principales échéances fiscales.
Ces fluctuations ne sont pas tout à fait identiques d'une année à l'autre. Elles peuvent cependant être prévues avec suffisamment d'exactitude sur une brève période de temps. Il est en revanche difficile d'évaluer de façon précise l'évolution probable, sur moyenne ou longue période, de la circulation fiduciaire. En effet, l'évolution économique générale, de même que les changements d'habitudes en matière de moyens de paiement, peuvent avoir sur celle-ci un impact non négligeable. Par ailleurs, les flux de monnaie fiduciaire varient géographiquement. Dans certaines régions, les entrées de billets à la Banque excèdent les sorties alors que dans d'autres le processus est complètement inversé. La Banque de France doit donc tenir compte de ces disparités pour ses prévisions et l'approvisionnement de ses succursales.
Histoire des billets français
Grâce à de nouveaux équipements plus performants, la fabrication des billets, dont les capacités de production peuvent atteindre 1 500 millions de vignettes par an, a entrepris, dans les années 1990, le renouvellement de la gamme des billets français.
Le lancement de la coupure de 50 francs à l'effigie d'Antoine de Saint-Exupéry, en 1993, a marqué le départ de cette opération qui a été poursuivie, en 1995, par l'émission du 500 francs Pierre et Marie Curie. Le billet de 200 francs à l'effigie de Gustave Eiffel a été mis en circulation le 29 octobre 1996 | | |