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| 18 Mars |
18 mars
Le 18 mars est le 77 jour de l'année (78 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1314 : Supplice de Jacques de Molay, grand maître des templiers, à Paris.
- 1662 : Les premiers transports en commun sont mis en place : 7 carrosses publics sont mis en service entre la Porte Saint-Antoine et le Luxembourg.
- 1796 : Les assignats sont retirés de la circulation en France.
- 1871 : Début du soulèvement de la Commune de Paris.
- 1874 : Hawaii reçoit droits du commerce avec les États-Unis via une traité.
- 1937 : Sursis pour les Républicains espagnols. Après 10 jours de bataille près de Guadalajara, les troupes du gouvernement républicain alliées aux brigades internationales repoussent les rebelles carlistes et leurs alliés italiens, qui tentaient de s'emparer de Madrid. Mais ce succès est sans lendemain et la guerre civile espagnole se solde deux ans plus tard par la victoire totale de Franco.
- 1950 : Lancé par le communiste Frédéric Joliot-Curie et le Mouvement mondial pour la paix, l'appel de Stockholm contre la bombe atomique recueille 3 millions de signatures en France.
- 1959 : Hawaii devient le 50e état des États-Unis. Il serait officiel le 21 août.
- 1962 : Accords d'Évian accordant l'indépendance à l'Algérie : cessez-le-feu le 19 mars.
- 1965 : Le cosmonaute soviétique Alexei Leonov effectue la première sortie dans l'espace.
- 2001 : Deuxième tour des élections municipales en France. Malgré un contexte général de reflux de l'audience de la gauche, les listes menées par Bertrand Delanoë et Gérard Collomb remportent la majorité des sièges à Paris et à Lyon.
- 2003 : Invasion de l'Irak par une coalition menée par les Etats-Unis.
Naissances
- 1634 : Madame de La Fayette, écrivain français († 1693)
- 1690 : Christian Goldbach, mathématicien allemand
- 1874 : Jérôme Tharaud, écrivain français
- 1842 : Stéphane Mallarmé, poète français
- 1844 : Nikolaï Rimsky-Korsakoff, compositeur russe (+ 1908)
- 1858 : Rudolf Diesel, inventeur (+ 1913)
- 1869 : Neville Chamberlain, premier ministre britannique de 1937à 1940 (+ 1940)
- 1913 : René Clément, réalisateur français
- 1930 : Hector Bianciotti, écrivain et académicien français d'origine italo-argentine
- 1932 : John Updike, écrivain américain
- 1940 : Arlette Laguiller, politicienne française
- 1947 : Patrick Chesnais, acteur français, né à La Garenne-Colombes, en Hauts-de-Seine en France
- 1951 : Bill Frisell, chanteur américain
- 1959 : Luc Besson, réalisateur français
- 1970 : Queen Latifah, actrice américaine
Décès
- 978 : Édouard le Martyr, , roi d'Angleterre de 975 à 978, canonisé en 1001
- 1768 : Laurence Sterne, écrivain britannique (° 24 novembre 1713).
- 1900 : George Burritt Sennett, ornithologue américain (° 1840).
- 1907 : Marcellin Berthelot, chimiste, essayiste, historien des sciences, homme politique et académicien français (° 1827).
- 1945 : Louis d'Iriart d'Etchepare, homme politique français (° 1859).
- 1964 : Sigfrid Edström, ex-président du Comité international olympique.
- 1965 : Le roi Farouk I d'Égypte.
- 1970 : William Beaudine, réalisateur américain.
- 1977 : Marien Ngoubi, président du Congo.
- 1983 : l'ex-roi Humbert II d'Italie mort en exil.
- 2001 : John Philips, musicien (The Mamas and the Papas).
Célébrations
- Ajaccio : La Madunuccia
Saints catholiques du jour
- Saint Cyrille (315-386)
18 février < 17 mars < > 19 mars > 18 avril
Catégorie:Jour de l'année
ja:3月18日
ko:3월 18일
ms:18 Mac
simple:March 18
th:18 มีนาคม
Jourals:Tag ja:日 simple:Day
Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h).
Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]).
Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire).
Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral).
À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.
Voir aussi
- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales
- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où]
Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier
Année bissextileCatégorie:Calendrier
Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».
Règle actuelle
Depuis l'instauration du calendrier grégorien :
# Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres.
# Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles.
# Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles.
Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3.
Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle.
La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.
Histoire des années bissextiles
Les mois intercalaires de l'année de Numa
L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.
Le jour intercalaire de Jules
En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis).
Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait).
Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ».
C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.
29 février
Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.
30 février
En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans.
Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février.
als:Schaltjahr
ja:閏年
ko:윤년
simple:Leap year
th:ปีอธิกสุรทิน
1314Catégorie:1314
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Années 1290 | Années 1300 | Années 1310 | Années 1320 | Années 1330
1309 | 1310 | 1311 | 1312 | 1313 | 1314 | 1315 | 1316 | 1317 | 1318 | 1319
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Cette page concerne l'année 1314 du calendrier julien.
Événements
Afrique
- Début du règne de Amda-Syon, roi d’Ethiopie (fin en 1344)
Asie
- En Inde, Hammîr (mort en 1378), libére l’Etat de Mewâr (Rajasthan), qui après la découverte de mines d’argent au XIVe siècle deviendra une puissance commerciale importante.
Proche-Orient
Europe
- Début du règne de Louis IV, empereur romain germanique (jusqu'en 1346).
- Louis IV de Bavière assoie la puissance des Wittelsbach.
- Guerre entre Frédéric de Habsbourg et Louis IV de Bavière pour le pouvoir au Saint-Empire (fin en 1322).
- Robert Ier Bruce, roi d'Écosse défait les Anglais à Bannockburn.
- Evrard de Médicis devient gonfalonier de Justice à Florence
- Dictature de Castruccio Castracani à Lucques (fin en 1328). Il combat en France, en Lombardie puis rentre à Lucques en 1320.
France
- 18 mars : Le grand maître de l'ordre des Templiers, Jacques de Molay est brûlé sur l'ordre de Philippe IV le Bel sur l’île des Javiaux, à Paris.
- 27 avril : Mort du conseiller du roi Philippe IV le Bel Guillaume de Nogaret, véritable maître d'œuvre de la politique royale. Selon la légende, Jacques de Molay lui aurait prédit cette mort, sur le bûcher, en lui disant, qu'il paraîtrait quarante jours plus tard devant le tribunal de Dieu.
- Août : Annexion de la Flandre par Philippe IV le Bel.
- Adultère des belles-filles du roi à la tour de Nesle : leurs amants sont châtrés, écorchés vifs. Les princesses coupables sont enfermées à Château-Gaillard. Marguerite de Bourgogne est répudiée. Louis X la fera étrangler (1315). Jeanne de Bourgogne sera reprise par son mari Philippe le Long.
- 29 novembre : La mort inattendue du roi de France Philippe IV le Bel entraîne l'arrivée sur le trône de son fils Louis X, dit le Hutin, dont le règne sera court (jusqu'en 1316). Il était déjà roi de Navarre depuis 1305. La Champagne, qui faisait partie de la dot de la reine mère est définitivement rattachée à la couronne de France.
Art & culture
- Début de la construction de Notre-Dame de Palma de Majorque (jusqu'en 1596).
- Le peintre italien Giotto peint la Madone à l'enfant.
- Dante écrit la Divine Comédie (fin en 1321).
Science & technique
- La première horloge publique de France est installée à Caen.
Économie & société
- Mauvaises récoltes au Nord-ouest de l’Europe de 1314 à 1316.
-
- 4 mars : Jakub Świnka, archevêque de Gniezno.
- 18 mars : Jacques de Molay, 23e et dernier Grand Maître des Templiers (sous le règne de Philippe le Bel et du Pape Clément V), condamné au bûcher par Philippe IV le Bel, roi de France.
- 20 avril : Clément V, (Bertrand de Got), 195e Pape de l'Eglise catholique, (° 1264).
- 27 avril : Guillaume de Nogaret, juriste et professeur de droit français, conseiller du roi Philippe IV le Bel, qui fut, depuis 1306, le véritable maître d'œuvre de la politique royale.
- 29 novembre : Philippe IV le Bel, roi de France d'une attaque cérébrale lors d'une partie de chasse.
- À Sienne du sculpteur et architecte italien Giovanni Pisano.
ko:1314년
Jacques de MolayCatégorie:Homme croisé
Molay, Jacques de
Molay, Jacques de
Jacques de Molay, né en 1243, fut le 23e et dernier Grand Maître de l'ordre des Templiers.
Il est aujourd'hui communément admis que le lieu de naissance du fameux templier se situe bien dans le canton de Vitrey en Haute Saône, à la limite de la Haute-Marne, mais le doute a longtemps subsisté au sein de l'ancien Comté de Bourgogne.
Arrêté avec plusieurs autres Templiers le 13 octobre 1307, il est brûlé vif sur l'île de la Cité à Paris le 18 mars 1314.
Dans le premier tome des Rois maudits de Maurice Druon (le Roi de fer), il professe sur le bûcher la fameuse malédiction :
:« Pape Clément… chevalier Guillaume de Nogaret… roi Philippe… avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment !… Maudits ! Maudits ! vous serez tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !… » Elle donnera son titre à la saga.
Selon le témoignage du chroniqueur Geoffroy de Paris, Jacques de Molay est mort dignement. Il a demandé à garder sa chemise, et être face au cloché de Notre Dame. La vrai malédiction est :
:« Dieu sait qui a tort et a péché, et le malheur s'abattra bientôt sur ceux qui nous condamnent à tort. Dieu vengera notre mort. Seigneur sachez que, en vérité, tous ceux qui nous sont contraires par nous auront à souffrir »
Les morts du pape Clément, déjà agé, et du roi Philippe ensuite, auraient contribué à renforcer la légende de la malédiction, mais il ne faut pas oublier que Guillaume de Nogaret était mort 1 an plus tôt, en mars 1313.
Liens externes
- [http://www.france-pittoresque.com/perso/52.htm Jacques de Molay et la légende des "Rois Maudits"]
- [http://en.wikipedia.org/wiki/Guillaume_de_Nogaret article Wikipedia en anglais]
Templiers
L'Ordre du Temple ou Ordre des Templiers était un ordre religieux et militaire qui fut créé lors des Croisades. Fondé en 1118, il disparaît en 1312.
Fondation de l'Ordre du Temple
En 1118, neuf chevaliers francs, menés par Hugues de Payns offrent à Baudouin II, roi de Jérusalem de créer un ordre militaire qui protégerait les pèlerins, sous le nom de « Pauvres chevaliers du Christ ». Le roi leur accorde une résidence dans son palais situé sur le site de l'ancien Temple de Salomon — aujourd'hui recouvert par la Mosquée Al-Aqsa — et leur nom évolue en « chevaliers du Temple » puis en Templiers. L'ordre est officialisé par la bulle pontificale Omne datum optimum le 29 mars 1139.
1139]]
Particularités des Templiers
L'ordre des Templiers accueillait les jeunes nobles désireux de s'investir dans la défense de la foi chrétienne au Moyen-Orient. Il formait un ordre militaire à la hiérarchie très stricte. Ses membres faisaient vœu de pauvreté, d'obéissance et de chasteté. Ils abandonnaient à l'ordre toutes leurs possessions et héritages. Ils partageaient leur existence austère entre la prière et la guerre et devinrent de fins connaisseurs des mœurs et coutumes guerrières du Moyen-Orient : très riche, l'ordre fit bâtir de nombreuses forteresses indépendantes, les kraks, mi-couvents, mi forteresses. Ils firent également bâtir un réseau de commanderies à travers tous les pays de la Chrétienté à fins de recrutement. Ils se vêtaient simplement et passaient par-dessus leurs effets une robe blanche frappée d'une croix rouge. Leur fortune, leur état d'intermédiaires entre l'Orient et l'Occident, leur découverte de nouvelles pratiques les conduisirent peu à peu à se transformer en financiers et banquiers prospères et à s'éloigner de leur mission première.
Disparition du Temple
Occident
La disparition de l'Ordre du Temple est le fait du roi de France, Philippe IV le Bel.
Depuis 1291 et la chute du royaume chrétien de Jérusalem, les Templiers, comme du reste tous les Latins, ne possèdent plus de places fortes en Palestine. Les projets de croisade générale du Grand Maître Jacques de Molay n'aboutirent pas par suite d'un manque d'attention des souverains occidentaux et de la papauté. Alors que les autres ordres militaires peuvent se reconcentrer sur d'autres fronts, les Teutoniques étant en train de bâtir un état théocratique en Prusse et les Hospitaliers de songer à une guerre navale contre l'infidèle par le contrôle du Dodécanèse et de Rhodes, les Templiers se trouvent en porte-à-faux face à leur mission première. Ils restent un ordre militaire mais ne peuvent plus mener leur guerre. De plus, dans un contexte international de renforcement des monarchies qu'incarnent parfaitement Philippe le Bel et son conseiller Guillaume de Nogaret, la puissance d'un ordre militaire possédant des biens à travers toute la Chrétienté et ne répondant qu'au pape inquiète les gouvernants. Les critiques qui ont toujours eu cours sur les ordres militaires, celle de richesse et d'avarice, celle de lâcheté voire de trahison, gagnent en force et se concentrent sur le Temple, qui prête le plus le flanc à ces attaques.
Le 13 octobre 1307, Philippe le Bel fait arrêter tous les Templiers du royaume de France. Le 22 novembre 1307, le pape Clément V par la bulle Pastoralis præminentiæ ordonne l'arrestation de tous les Templiers de la Chrétienté, pour reprendre l'initiative. Le conflit est d'abord celui qui oppose le pape et le roi de France. En effet, le Temple ne relevant que de la papauté, il a toujours été une force sur laquelle celle-ci s'appuyait. De plus la perspective de mettre la main sur les biens des Templiers, pas de fabuleux trésor mais un réseau de commanderies bien administrées, ne déplaît pas au roi, toujours en quête de fonds. L'accusation est mise sur pied par Guillaume de Nogaret, qui recrute des témoins à charge parmi d'anciens Templiers, et qui décide de mobiliser les attaques sur une hérésie supposée des Templiers, ce qui ne peut que forcer le pape à suivre le mouvement. Tous les royaumes latins, à l'exception notable du Portugal, font arrêter les Templiers et mener des enquêtes selon l'ordre de la bulle pontificale. Seuls les Templiers français seront reconnus coupables des crimes d'hérésie et de sodomie qu'on leur impute.
Le 12 août 1308 par la bulle Faciens misericordam il définit les accusations portées contre le Temple. Il supprime l'ordre par la bulle Vox in excelso du 3 avril 1312 pour transférer ses biens à l'Ordre de l'Hôpital le 2 mai suivant — bulle Ad providam. Le 18 mars 1314, Jacques de Molay, dernier Grand Maître de l'ordre meurt sur un bûcher à Paris. En effet il avait d'abord confessé ses « crimes », espérant obtenir de meilleures conditions pour la survie de l'ordre, puis s'était rétracté voyant l'intransigeance de la position royale. Il est donc condamné au bûcher comme relaps (étant retombé dans un crime déjà confessé).
À noter que dans le royaume de Valence l'ordre du Temple ne fut pas fondu dans celui de l'Hôpital (les Hospitaliers), mais que les deux ordres fusionnèrent pour créer l'Ordre de Montesa. Au Portugal, les biens de l'ordre furent donnés à l'ordre du Christ, fondé pour l'occasion, et ses membres retrouvèrent leur premier nom de « chevaliers du Christ ».
Grands Maîtres de l'Ordre du Temple
ordre du Christ
Voir aussi
- Liste des commanderies de Templiers
- La prison du Temple, à Paris
- Krak des Chevaliers
Bibliographie
- Alain Demurger, Vie et mort de l'ordre du Temple
- Georges Bordonove, La tragédie des Templiers
- Alain Demurger, Les Templiers. Une chevalerie chrétienne au Moyen Age, Le Seuil, 2005 (édition entièrement refondue de Vie et mort de l'ordre du Temple).
- Jean Richard, Histoire des croisades, Fayard, 1996.
- Laurent de Vargas, Histoire mystérieuse des Templiers, Editions du Rocher, 2000.
- Jean-Luc Alias, Acta Templarorium ou la Prosopographie des Templiers, Trois spirales, 2002.
- Daeg Edition, Revues Templarium, 1999 à 2004.
Autour des Templiers
L'histoire des Templiers a été souvent utilisée dans la littérature :
- Les Rois maudits, de Maurice Druon (« le Roi de fer », 1970)
- Le Pendule de Foucault, de Umberto Eco (1988)
- Da Vinci Code, de Dan Brown (2003)
- Les Chevaliers, de Juliette Benzoni (2002/2003)
L'existence d'un supposé trésor des Templiers a suscité bon nombre de supputations :
- Il serait enfoui dans le château de Gisors en Normandie.
- Il serait en relation avec le mystère de Rennes-le-Château.
Les Templiers auraient vénéré une idole, le Baphomet qui serait le Saint-Suaire qu'ils auraient obtenu à Constantinople.
Les Templiers sont aussi la toile de fond d'un jeu d'aventure très instructif :
- Les Chevaliers de Baphomet, par Revolution Software sur Playstation et PC (1996)
L'Ordre du temple solaire (reconnu comme secte) s'est servit de l'Ordre du Temple pour bâtir sa mythologie.
Liens externes
- [http://www.templarium.com/ Site des revues Templarium (première revue sur l'ordre du Temple)]
- [http://www.templiers.org/ Projet Beaucéant (très complet)]
Catégorie:Croisade
Catégorie:Catholicisme
Catégorie:Palestine
Temple
ja:テンプル騎士団
Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
|----- align="center"
!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
|----- align="center"
!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
|----- align="center"
!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
|{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro
Transports en communCatégorie:Transport en commun
Généralités
- Le transport en commun, ou transport collectif, est un mode de déplacement de personnes, utilisant des véhicules étudiés pour transporter un grand nombre de personnes en même temps.
- Ils sont accessibles au plus grand nombre, généralement en contrepartie du paiement soit d'un billet pour un trajet simple, ou d'un abonnement (semaine, mois, année).
- Ils sont souvent exploités dans le cadre d'un service public, soit par une entreprise publique ou un Établissement Public à caractère Industriel ou Commercial (ÉPIC), soit par une entreprise privée, sous la responsabilité d'une collectivité, l'autorité organisatrice des transports. Celle-ci définit la consistance du service, les tarifs, assure tout ou partie du financement sur fonds publics et gère par la suite les recettes et les dépenses.
Catégories
Les modes de transports en commun peuvent être classés en :
- D'un point de vue technique :
- en modes guidés :
- train, RER ;
- métro ;
- monorail, aérotrain ;
- tramway, tramway sur pneus ;
- tram-train et train-tram ;
- funiculaire, chemin de fer à crémaillère, téléphérique.
- et modes non guidés :
- l'autobus (services urbains), l'autocar (services interurbains) ;
- le trolleybus ;
- le taxi (transport public, mais pas collectif) ;
- le bateau-mouche, le paquebot, le ferry ;
- l'avion.
- en mode non guidé, mais sur site propre : il s'agit de l'autobus classique sur voie réservée, ou du métro de surface.
- d'un point de vue fonctionnel :
- transports urbains ;
- transport interurbains ;
- transports touristiques.
- d'un point de vue règlementaire :
- transports relevant d'un service public :
- métros, tramways,
- autobus, certaines lignes d'autocars locales et régionales,
- transilien et TER ;
- transports relevant du domaine concurrentiel et commercial :
- trains de grandes lignes, TGV,
- lignes d'autocars interurbaines,
- lignes aériennes,
- paquebots de croisière.
- Les transports en commun sont beaucoup plus efficaces que les transports individuels, en termes de consommation d'énergie, exception faite de l'avion, qui est le mode de transport le plus polluant par passager.
- Toutefois, cela dépend du taux d'occupation moyen ; dans le cas des déplacements domicile-travail, ce taux est structurellement bas car tous les déplacements se font dans un sens le matin et dans l'autre en fin de journée. On parle alors de migration pendulaire, il crée deux zones de suractivité en début et en fin de journée. La courbe de l'activité des transports en commun suit cette évolution de la demande et présente deux bosses correspondant aux heures de pointe à chaque extrémité et un creux au centre correspondant à une activité minimale pendant lesquelles les véhicules sont sous fréquentés. On appelle ce phénomène le chameau dans le jargon des transports de passagers.
- Les transports en communs permettent également de faciliter la circulation, un bus par exemple peut transporter plus de 60 personnes en utilisant la même surface que deux voitures qui elles sont en moyenne occupées par 1,08 personne. Les transports publics n'occupent en outre pas d'espace de parking.
- En revanche, les transports en communs demandent des investissements importants, variables selon la technique utilisée et, de ce fait ne se justifient que dans les zones de densité de population assez élevée.
- En outre, ils ne rendent pas le même service qu'un mode de transport individuel : ils imposent le respect d'un horaire, les correspondances sont parfois contraignantes, ils n'assurent pas le porte-à-porte, l'usager est soumis au respect d'un horaire, le transport des bagages est limité.
- Ils peuvent être plus rapides que les transports individuels, à condition que les réseaux soient assez denses et les dessertes assez fréquentes, ce qui n'est pas souvent le cas par exemple pour les déplacements de banlieue à banlieue ou en milieu rural.
Concurrence
En milieu urbain, il convient de noter que le vélo est un mode de transport dont l'efficacité dépasse dans certaines conditions les transports en commun, en termes de rapidité, de souplesse d'utilisation et de consommation d'énergie. Cependant, il n'assure pas le même service, ni le même niveau de confort notamment en cas d'intempéries.
Prix
Pour comparer les prix des transports en commun dans differentes villes de la zone Euro, on peut utiliser comme reference le prix d'un voyage.
Voir aussi
Transport | Service public | L'organisation des transports en commun en France | Pédibus | Jeepney
Lien externe
- [http://www.amtuir.org/ Musée des transports urbains, interurbains et ruraux]. Comprend une histoire des transports en commun, de nombreuses photos et des liens.
ja:公共交通機関
Palais du Luxembourg
Le palais du Luxembourg à Paris est un monument datant du début du , commandé en 1615 par Marie de Médicis à l'architecte Salomon de Brosse. Il sert actuellement de siège au Sénat français.
Le palais du Luxembourg tient plus du château rural que du palais urbain. Son plan est assez caractéristique des châteaux français, comme celui de Verneuil auquel Salomon de Brosse a participé. Il se compose d'une cour carrée, d'un corps d’entrée monumental et de pavillons redoublés dans le corps de logis.
Des nouveautés, comme le corps de logis qui prend une grande ampleur par rapport aux deux ailes, ou encore la partie centrale monumentale, marquent le château. Une influence italienne basée sur le modèle du palais Pitti et explicitement demandée par Marie de Médicis est notable, notamment à travers l'emploi du bossage de pierre plutôt que d'un mélange de brique et de pierre, comme on en trouvait par exemple dans le pavillon de chasse de Versailles.
La partie droite du palais était réservée à la reine et celle de gauche à Louis XIII. Une série de tableaux avait été commandée à Rubens pour chacun de ces appartements, mais seuls celle destinée au logement de Marie de Médicis fut réalisée.
Les jardins du palais sont ouverts au public et constituent une des principales surfaces arborées à l'intérieur de Paris.
Voir aussi
Liens internes
- Jardin du Luxembourg
- Sénat français
-
Liens externes
- [http://senat.fr/ Site officiel du Sénat français]
- [http://senat.fr/visite/photorama.html Portail du Palais du Luxembourg]
- [http://senat.fr/visite/visit.htm Visite virtuelle du Palais du Luxembourg]
- [http://senat.fr/visite/photorama.html Photos du Palais et des jardins]
Luxembourg, palais du
ja:リュクサンブール宮殿
Assignat
L'assignat était une monnaie sous la Révolution française.
Histoire
La confiscation des biens du clergé
Quelques mois après la Révolution, les finances de l'État sont catastrophiques. Si rien n'est fait, la France sera en faillite. Pour régler ce problème, le député Talleyrand à l'idée de confisquer les biens du clergé. C'est ainsi que le 2 novembre 1789, l'Assemblée nationale constituante décide que tous les biens du clergé seront « mis à disposition de la nation ». Ces biens seront dorénavant des biens nationaux, destinés à être mis aux enchères pour remplir les caisses de l'État.
Cet apport de patrimoine, évalué à environ 3 milliards de livres est une grande réserve, qui fera du bien aux finances publiques. La mise en vente est confiée à la Caisse extraordinaire, créée le 19 décembre.
Le problème est que la vente de tant de biens prend du temps, au minimum un an. C'est un délai beaucoup trop long, les caisses de l'État sont alors vides et la faillite arrivera bien avant que tout ne soit vendu.
C'est ainsi qu'est décidé de créer, le jour même de la création de la Caisse extraordinaire, des billets dont la valeur est assignée, sur les biens du clergé. L'assignat est né.
Les débuts de l'assignat
19 décembre
Le fonctionnement de l'assignat est simple, comme il est impossible de vendre tout de suite les biens du clergé, des billets seront émis, qui représenteront la valeur de ces biens. Toute personne qui désire acheter des biens nationaux doit le faire avec des assignats, il faut donc avant tout que les particuliers achètent des assignats auprès de l'État, c'est ainsi que la rentrée d'argent se fait. Une fois la vente effectuée, de retour dans les mains de l'État, les assignats doivent être détruits. Ainsi, la rentrée d'argent frais est bien plus rapide que s'il fallait attendre que les biens soient véritablement vendus.
Les premiers billets émis ont une valeur de 1 000 livres. Une valeur si importante ne les destinent pas à être en circulation au sein de la population, leur but est uniquement de faire rentrer tout de suite de l'argent dans les caisses de l'État. La valeur totale de la première émission sera de 400 millions de livres.
Bien que l'idée soit simple et tout à fait réalisable, elle est loin de faire l'unanimité au sein de l'Assemblée nationale constituante. C'est ainsi que des députés comme Talleyrand, Condorcet ou encore Du Pont de Nemours sont entièrement contre. Pour eux, la grande faiblesse des assignats est qu'il ne faut pas qu'il y ait plus d'assignats en circulation que la valeur des biens nationaux. Hors, à cette époque, les billets sont facilement falsifiables. Il y a donc un fort risque de retrouver en circulation une quantité bien plus importante d'assignats que ce qu'il doit véritablement y avoir. Et si c'est le cas, les assignats ne vaudront plus rien.
Dès le début de 1790, les premiers ratés surviennent. Le 30 mars, Anne-Pierre de Montesquiou-Fezensac déclare au sujet des assignats que c'est «le plus coûteux et désastreux des emprunts».
La dépréciation de l'assignat
Le 17 avril, l'assignat est transformé en un papier-monnaie. Et l'État, toujours à court de liquidités, l'utilise pour toutes ses dépenses courantes. La machine s'emballe... L'État ne détruit pas les assignats qu'il récupère, pire, il imprime plus d'assignats que la valeur réelle des biens nationaux. Jacques Necker, alors ministre des Finances, résolument contre la transformation de l'assignat en papier-monnaie, donne sa démission en septembre.
Et ce qui devait arriver, arrive. L'assignat perd de plus en plus de sa valeur, c'est ainsi qu'en 3 ans, de 1790 à 1793, l'assignat perd 60 % de sa valeur.
Bien que l'assignat voit sa valeur réduite, les enchères des biens nationaux restent tout de même très élevées pour les classes populaires et seule la classe aisée peuvent les acheter. C'est ainsi que certains s'enrichissent énormément et achètent d'immenses terrains et bâtiments pour presque rien, en comparaison de leur valeur réelle.
Pour soutenir l'assignat, plusieurs lois sont votées, comme la fermeture de la Bourse et la fin de la publication des taux de change en 1793, de manière à limiter la spéculation. Avec le début de la Terreur la même année, la non acceptation de l'assignat est même passible de la peine de mort.
Malgré tout cela, les pouvoirs politiques ne se préoccupent pas de la crise économique qui arrive et l'État continue d'émettre de plus en plus d'assignats. C'est ainsi qu'en 1796, près de 45 milliards de livres d'assignats sont en circulation. Alors qu'elle n'aurait jamais dû dépasser les 3 milliards, valeur des biens du clergé.
L'Angleterre, alors le plus grand ennemi de la France, s'est même mise à produire des faux assignats pour accélérer la crise économique française.
La mort de l'assignat
Sur décision du Directoire, l'assignat est finalement abandonné avec faste, lorsque les planches à billets, les poinçons, les matrices et les plaques sont brûlés en public place Vendôme, le 19 février 1796.
Le 18 mars, l'assignat est retiré de la circulation contre un nouveau billet, le mandat territorial. L'échange se fait sur la base de 30 francs assignat contre 1 franc mandat. Le mandat territorial connu plus ou moins la même histoire que l'assignat, sa dépréciation se fit bien plus rapidement que pour son prédécesseur. Le 4 février 1797, il fut retiré de la circulation et la monnaie sonnante et trébuchante repris sa place.
Bien qu'à première vue l'assignat soit considéré comme un pur échec, sa création a très certainement empêché la faillite quasi immédiate de l'État français. Et les conséquences sur la Révolution française auraient certainement été très importantes.
Liens externes
- [http://www.chomage-et-monnaie.org/Documents_html/Assignats.html La folle histoire des assignats]
- [http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/assignats.htm Plusieurs images d'assignats]
Catégorie:Monnaie
Catégorie:Histoire économique
Catégorie:Révolution française
ja:アッシニア
1871
Cette page concerne l'année 1871 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 18 janvier : Proclamation de l'Empire allemand et de son Kaiser (empereur) Guillaume Ier d'Allemagne à Versailles.
- 11 mars : Dans le cadre du Kulturkampf : Promulgation des lois scolaires dans l'Empire allemand.
- 10 mai : Par le Traité de Francfort qui met fin à la guerre franco-allemande de 1870, l'Allemagne acquiert l'Alsace et une partie de la Lorraine.
Début de la IIIe République en France : répression de la Commune de Paris.
- 8 février : Élections d'une Assemblée Nationale. Succès des conservateurs à majorité monarchiste.
- 17 février : Adolphe Thiers accède au poste de chef du pouvoir exécutif de la République française (poste différent de celui de Président de la République) (fin en 1873).
- 15 février : La garde nationale de Paris s'oppose à la Paix.
- 26 février : Signature des préliminaires de paix avec la Prusse.
- 1 mars : Symboliquement, les troupes prussiennes entrent dans Paris et défilent sur les Champs-Elysées.
- 3 mars : Constitution du Comité central de la Garde nationale.
- 10 mars : Pacte de Bordeaux, entre les différentes parties du gouvernement, suspendant toute décision sur la nature du régime.
- 17 mars : Arrestation du socialiste révolutionnaire Louis Auguste Blanqui.
- 18 mars : Commune de Paris (mars-mai 1871) : tentative de révolution prolétarienne.
- Échec de la tentative des troupes gouvernementales de s'emparer des canons de Montmartre.
- 20 mars : Le gouvernement et l'Assemblée Nationale s'installent à Versailles.
- 26 mars : Élections de la Commune de Paris.
- 28 mars : Proclamation de la Commune de Paris à l'hôtel de ville.
- 10 mai : Par le Traité de Francfort (1871) qui met fin à la guerre franco-allemande de 1870 : la France perd l'Alsace et une partie de la Lorraine, cette perte va être vécu par la France comme un profond traumatisme. de plus la France doit verser et cinq milliards d'indemnités (4,9 sont récoltés par une souscription nationale ouverte le 27 juin).
- Suite à ce traité, environ 160 000 Alsaciens et Lorrains, refusant de devenir allemands quittent les provinces perdues et s'installent sur le territoire français.
- 14 mai : Création du Territoire de Belfort à partir de l'ancien arrondissement du Haut-Rhin non annexé par l'Empire allemand.
- 16 mai : Les Communards mettent à bas la statue de Napoléon place Vendôme.
- 18 mai : L'Assemblée Nationale, réunie à Versailles, ratifie le traité de Francfort.
- Du 21 au 28 mai : « Semaine sanglante », qui verra Paris, aux mains Communards, repris par les troupes versaillaises.
- 21 mai : Entrée des troupes Versaillaises dans Paris.
- 27 mai : Chute du dernier bastion communard.
- 28 mai : Exécution des défenseurs de la Commune de Paris devant le mur des Fédérés.
- 31 août :
- L'Assemblée Nationale se proclame Assemblée Constituante.
- La loi « Rivet » donne à Adolphe Thiers le titre de Président de la République.
- 28 novembre : Exécution de Louis-Nathaniel Rossel, le seul officier rallié à la Commune de Paris, ancien Ministre délégué à Guerre.
- 13 mai : L'inviolabilité de la personne du pape et sa jouissance du Vatican sont reconnues officiellement par la loi des Garanties.
- 15 mai : Par l'encyclique Ubi nos, Pie IX refuse la loi des Garanties et se considère comme « prisonnier au Vatican ».
- 2 juillet : Victor-Emmanuel II entre triomphalement dans Rome.
- Loi reconnaissant l'existence légale des syndicats ouvriers (Trade Union Act).
- Création de l’Anglo-Jewish Association (AJA) qui sera l'alliée critique de l’Alliance israélite universelle.
- 3 janvier : Succès de l'armée du Nord (Général Faidherbe) à Bapaume.
- 10 janvier : Défaite de l'héroïque seconde armée française au Mans.
- 15 janvier : Échec à Héricourt de l'armée de l'Est (Général Bourbaki) qui doit se réfugier en Suisse.
- 19 janvier : Défaite de l'armée du Nord (Faidherbe) à Saint-Quentin.
- 19 janvier : Échec sanglant d'une tentative de sortie de l'armée de Paris à Buzenval.
- 28 janvier : Chute de Paris, après un long siège (18 septembre 1870-28 janvier 1871), début des pourparlers de paix pour une capitulation de la France.
- Occupation symbolique de Paris par les troupes prussiennes.
- 13 février : Le colonel Denfert-Rochereau, commandant de la place de Belfort, reçoit l'ordre d'évacuer la place. Les troupes françaises évacuent la ville avec armes et bagages.
- 26 février : Signature à Versailles d'un armistice avec la Prusse.
- Les établissement hollandais du Ghana sont transférés à la Grande-Bretagne.
- En novembre, le journaliste et explorateur Anglais Sir Henry Morton Stanley retrouve, l'explorateur Écossais David Livingstone à Ujiji sur la rive Est du lac Tanganyika. Lors de la rencontre demeurée célèbre, il aurait simplement prononcé sa fameuse phrase : « Dr. Livingstone, I presume », intraduisible, en dehors du contexte de l'époque et de l'éducation britannique.
Amériques
- Brésil : une loi affranchit les enfants nés d'une mère esclave.
- 2 avril : Publication du recensement au Canada : 3,690 millions d'habitants dont 2,110 millions Britanniques d'origine et 1,083 million d'origine française.
- 1 juillet : Inauguration de la bibliothèque du Parlement à Ottawa.
- La Colombie britannique adhère à la Confédération canadienne.
- Un tiers de la ville de Chicago est détruit par un incendie.
- La Japon supprime définitivement la féodalité et instaure des districts administratifs. La noblesse est indemnisée par des pensions.
- L'état japonais favorise les études à l'étranger et a recours à des instructeurs et techniciens européens.
- Insurrections en Kabylie
Chronologies thématiques
- Chemins de fer : 1871 dans les chemins de fer
- Sports : 1871 en sport
- Arts & culture :
- 24 décembre : Première de l'opéra Aïda de Verdi
- Le théologien allemand Johann Ignaz von Döllinger, est excommunié pour avoir mis en doute l'infaillabilité du pape.
- Littérature :
- L'écrivain anglais Lewis Carroll publie Alice à travers le miroir.
- Le poète Arthur Rimbaud publie les Illuminations et le Bateau Ivre.
- Le romancier Émile Zola publie la Fortune des Rougon, premier volume du cycle des Rougon-Macquart (1871-1893),
- Sciences et techniques :
- 17 janvier : Début de la conception du premier tramway, mis en service dans les rues de San Francisco en 1873.
- 21 novembre : Invention du briquet
- Le belge Zénobe Gramme invente la première dynamo industrielle à courant continu.
- 7 janvier : Émile Borel, né à Saint-Affrique dans l'Aveyron, mathématicien et homme politique français († 1956).
- 5 mars : Rosa Luxemburg, révolutionnaire polonaise naturalisée allemande († 1919).
- 23 mars : Maurice Garin, champion cycliste français.
- 27 mars : Heinrich Mann, né à Lübeck, écrivain allemand († 1950).
- 6 mai : Victor Grignard, né à Cherbourg dans la Manche, chimiste français, prix Nobel de chimie en 1912 († 1935).
- 27 mai : Georges Rouault, né à Paris, peintre français.
- 10 juillet : Marcel Proust, né à Paris, écrivain français.
- 7 août : Abanîndranâth Tagore, écrivain indien († 5 décembre 1951).
- 29 août : Albert Lebrun, futur président de la république française.
- 30 août : Ernest Rutherford, physicien et chimiste britannique.
- 30 octobre : Paul Valéry, né à Sète dans l'Hérault, écrivain français.
- Leonid Andreïev, né à Orel, écrivain russe.
- Pietro Badoglio, né à Grazzano Monferrato, maréchal et homme d'État italien.
- Stephen Crane, né à Newark (New Jersey), écrivain américain.
- Theodore Dreiser, né à Terre Haute dans l'Indiana, écrivain américain.
- John Millington Synge, né à Rathfarnham, auteur dramatique irlandais.
- Ernest, lord Rutherford of Nelson, né à Nelson en Nouvelle-Zélande, physicien anglais, prix Nobel de Chimie en 1908.
- 25 janvier : Proby Thomas Cautley, ingénieur et paléontologiste anglais
- 3 mars : Michael Thonet, dessinateur de meubles autrichien.
- 8 mars : Gustav Heinrich Emil Ohlert, zoologiste allemand (° 1807).
- 5 avril : Paulo Savi, géologue et ornithologue italien (° 1798).
- 11 mai : John Herschel, scientifique et un astronome anglais.
- 13 juin : Jean Eugène Robert-Houdin, inventeur, producteur de spectacles et magicien français. (° 7 décembre 1805).
- 8 septembre : John Edwards Holbrook, zoologiste américain (° 1794).
- 23 septembre : Louis-Joseph Papineau (84 ans), chef québécois du parti des Patriotes.
- 18 octobre : Charles Babbage, mathématicien anglais.
- 22 octobre : Roderick Murchison géologue anglais.
- 11 novembre : William Lonsdale, géologue et paléontologue anglais.
- 28 novembre : Exécution de Louis-Nathaniel Rossel, seul officier rallié à la Commune de Paris, ancien Ministre Délégué à Guerre.
- 7 décembre : Nicolas Prosper Levasseur, chanteur d'opéra.
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1874Catégorie:1874
Cette page concerne l'année 1874 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- Fin du ministère libéral de William Gladstone, début du ministère conservateur de Benjamin Disraeli, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1880).
- Début du règne d'Alfonso XII (Alphonse XII) en Espagne (fin en 1885).
- Découverte de la grotte peinte d'Altamira
- Création de l'Union générale des postes, le 9 octobre, à | | |