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1800Catégorie:1800
Cette page concerne l'année 1800 du calendrier grégorien.
Événements
- La population de la Terre s'élève à quelque 900 millions d'Hommes.
- 21 mars : Élu le 14 mars, le cardinal Barnaba Chiaramonti devient pape sous le nom de Pie VII. Fin du pontificat en 1823).
Europe
- Acte d'Union rattachant l'Irlande au Royaume-Uni. Le parlement irlandais acheté par l'Angleterre décide l'union avec celle-ci.
France
- Bonaparte crée les fonctions de préfet et de sous-préfet. Il demande à Cambacérès de composer le Code des Lois.
- Création de la Banque de France.
- 16 mai (26 floréal an VIII) : Premier recensement général de la population en France
- 24 décembre (3 nivôse an IX): Attentat manqué à la « machine infernale » contre le Premier Consul Napoléon rue Saint-Nicaise à Paris.
lkih
Guerres napoléoniennes
- 15 mai : Napoléon Bonaparte traverse les Alpes et envahit l'Italie
- 14 juin : Victoire de Bonaparte et de Desaix à la bataille de Marengo contre l'armée autrichienne
- 5 septembre : L'île de Malte, qui était occupée par les Français, est conquise par les troupes britanniques.
- 3 décembre : Bataille de Hohenlinden : l'armée française inflige une défaite aux troupes autrichiennes.
- Les Autrichiens occupent la région de Nice.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- L'esclave noir Gabriel mène un soulèvement infructueux à Richmond, en Virginie aux États-Unis.
- La France récupère de l'Espagne le territoire américain de Louisiane par le traité secret de San Ildefonso.
- Le siège du gouvernement américain est transféré à Washington.
- Fin de la construction de la maison blanche, elle est dès lors habité par le président John Adams et sa femme.
Amérique latine
Asie
- Les Anglais commencent à importer de l'opium en Chine.
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & Monde arabe
- 27 juin : Le pacha de Tripoli, Youssouf Karamanli déclare la guerre à la Suède en coupant le mât du drapeau qui flottait sur le consulat.
Arts & cultures
- Fondation de la Bibliothèque du Congrès américain.
- Jacques-Louis David peint le portrait de Mme Récamier.
Sciences et techniques
- Le rayonnement infrarouge est découvert par l'astronome anglais Wilhelm Herschel
- Le chimiste anglais Sir Humphry Davy annonce les propriétés anesthésiques de l'oxyde nitreux (gaz hilarant).
- Le savant italien Alessandro Volta construit la première pile électrique.
- 7 janvier : Millard Fillmore, futur président des États-Unis († 1874).
- 1 février : Brian Houghton Hodgson, servant civile, ethnologiste et naturaliste anglais († 1894).
- 12 février : John Edward Gray, zoologiste britannique († 1875).
- 23 février : William Jardine, naturaliste écossais († 1874).
- 3 mars : Heinrich Georg Bronn, géologue allemand († 1862).
- 28 mars : Johann Georg Wagler, herpétologiste et ornithologue allemand († 1832).
- 5 mai : Louis Hachette, édteur français, († 1864).
- 22 septembre : George Bentham, botaniste anglais († 1884).
- 23 octobre : Henri Milne-Edwards, zoologiste français († 1885).
- 25 décembre : John Phillips, géologue anglais († 1874).
- Charles-Michel Billard, pionnier français de la pathologie infantile († 1832).
- 1 janvier : Louis Jean-Marie Daubenton, naturaliste français (° 1716).
- 14 juin :
- Jean-Baptiste Kléber, (assassiné en Égypte) général en chef français (° 1753).
- Louis Charles Antoine Desaix de Veygoux, général en chef français, mort à la bataille de Marengo (° 1768).
- 10 septembre : Johann David Schoepff, zoologiste, botaniste et médecin allemand (° 1752).
Voir aussi
- an VIII, an IX du calendrier républicain
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Catégorie:1800
Article principal : 1800
Catégorie:Chronologie du XVIIIe siècle
Terre
La Terre ou planète bleue (en raison de l'importance des étendues d'eau) est la troisième planète du système solaire.
La Terre est la seule planète du système solaire dont le nom ne provient pas de la mythologie grecque ou romaine. C'est aussi le seul endroit connu de l'Univers à abriter la vie.
Selon l'hypothèse Gaïa de James Lovelock, la Terre est aussi appelée Gaïa.
Histoire
L'âge de la Terre est actuellement estimé à 4550 millions d'années, début de l'Hadéen (premier éon).
Les roches les plus anciennes connues ont un âge d'environ 4 milliards années ; rares sont celles dont l'âge dépasse 3 milliards années. Les plus anciens fossiles témoignent de l'existence d'organismes il y a 3,9 milliards d'années.
Les différentes périodes de l'histoire de la Terre sont résumées dans le tableau de l'échelle des temps géologiques.
Structure géologique
La Terre est constituée de plusieurs couches internes identifiables à peu près concentriques : la croûte terrestre, le manteau supérieur (qui forme, avec la croûte terrestre, la lithosphère), l'asthénosphère, le manteau inférieur, le noyau.
Voir l'article détaillé: structure interne de la Terre
Cette structure est connue au moyen de l'étude de la propagation des onde sismiques entre une source et différents points de la surface terrestre.
La vitesse d'une onde sismique change en effet assez brutalement au passage entre deux couches de composition différentes. Ces limites ont parfois reçu des noms particuliers, tels que la discontinuité de Mohorovicic ou la discontinuité de Gutenberg.
La constitution de la Terre s'explique par son mode de formation, par accrétion de météorites, qui a produit une stratification en phase fluide par masse volumique décroissante depuis les couches internes vers les couches externes.
La surface de la Terre est très jeune. Pendant la période relativement courte de 500 millions d'années où l'érosion et les processus tectoniques ont détruit, puis recréé la plupart des couches superficielles de roches à la surface de la Terre, la presque totalité des traces de l'histoire géologique de sa surface (cratères d'impact, par exemple) ont disparu.
Croûte terrestre
Sa surface est divisée en plusieurs plaques tectoniques :
- la plaque Amérique du Nord - Amérique du Nord, Atlantique Nord-Ouest et Groenland
- la plaque Amérique du Sud - Amérique du Sud et Sud-Ouest de l'Atlantique
- la plaque Antarctique - Antarctique
- la plaque Eurasienne - Atlantique Nord-Est, l'Europe et l'Asie à l'exception d'Inde
- la plaque Africaine - Afrique, Sud-Est de l'Atlantique et l'ouest de l'Océan Indien
- la plaque Inde-australienne - Inde, Australie, Nouvelle Zélande et la plupart de l'Océan Indien
- la plaque de Nazca - Est de l'Océan Pacifique qui est adjacent à Amérique du Sud
- la plaque du Pacifique - la plupart de l'Océan Pacifique
Il existe également une vingtaine de plaques plus petites telles que l'Arabie, la plaque des Philippines.
Atmosphère
La Terre est entourée d'une enveloppe gazeuse qu'elle retient par attraction gravitationnelle : l'atmosphère.
Constitution
Cette enveloppe, dont la masse globale est de l'ordre de 510 kg (un millionième de la masse de la Terre), est contenue à 99 % dans les 30 premiers kilomètres (50 % dans les 5 premiers kilomètres).
La basse atmosphère (du niveau de la mer jusqu'à environ 45 km) est composée de gaz « permanents », gaz dont les proportions restent constantes, et de gaz de concentration variable avec l'altitude.
L'azote, l'oxygène et l'argon constituent, en volume, 99,997 % des gaz permanents (cf. tableau ci-dessus) ; le brassage vertical de l'air permet de conserver une répartition constante à tous les niveaux, même pour les gaz les plus légers tels que l'hélium ou l'hydrogène.
Les gaz à concentration variable sont essentiellement la vapeur d'eau H2O, le dioxyde de carbone CO2, le dioxyde de soufre SO2 et l'ozone O3.
Les particules liquides, solides, liquides ou mixtes en suspension dans l'atmosphère constituent l'aérosol atmosphérique.
Ces particules jouent un rôle primordial dans les phénomènes de condensation (nuages) et de formation de cristaux de glace, ainsi qu'à différents processus physico-chimiques dans l'atmosphère.
Leur concentration varie de plusieurs puissances de 10 en fonction du lieu et du temps ; en concentration élevée, elles constituent un facteur de pollution.
Les particules se classent en :
- particules d'Aitken : 1 nm < d < 0,1 µm
- grosses particules : 0,1 µm < d < 5 µm
- particules géantes : 5 µm < d < 50 µm environ
L'atmosphère atténue de façon importante le rayonnement solaire reçu au sol ; suivant l'importance de la couverture nuageuse, le sol reçoit de 68 % jusqu'à 28 % (ou moins) du rayonnement solaire parvenant sur Terre.
Structure de l'atmosphère
La composition chimique de l'atmosphère, sa température, ou les phénomènes qui y sont observés présente des discontinuités marquées lorsque l'altitude augmente. Ces discontinuités correspondent à des couches homogènes dont les propriétés évoluent de façon continue ; ce sont (par altitude croissante) :
- la troposphère
- la stratosphère
- la mésosphère
- la thermosphère
- l'exosphère
Les limites de ces couches (d'altitude variable) ont reçu des désignations particulières : tropopause, stratopause, mésopause et thermopause.
Satellites
La Terre possède un satellite naturel, la Lune, et de nombreux satellites artificiels. On lui associe aussi l'astéroïde 3753 Cruithne et d'autres astéroïdes géocroiseurs.
L'interaction entre la Terre et la Lune ralentit la rotation de la Terre de 2 millisecondes par siècle. Nous pensons qu'il y a approximativement 900 millions d'années il y avait 481 jours de 18 heures par an.
Les marées sont provoquées par la Lune et le Soleil.
Voir aussi
- Cycle biogéochimique
- Écologie
- Liste des pays du monde
- Liste des pays du monde par continent
- Sciences de l'Univers : Astronomie
- Sciences de la Terre : Cartographie | Géodésie | Géophysique
- Structure interne du globe terrestre
- Monde
Liens externes
- [http://www.astrofiles.net/article6.html Astrofiles : Terre]
- [http://www.populationdata.net PopulationData.net - Informations, cartes et statistiques sur la Terre]
- [http://www.le-systeme-solaire.net/modules.php?name=syssol&page=terre Le Système Solaire - La Terre]
catégorie:géographie
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21 mars
Le 21 mars est le 80 jour de l'année (81 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1884 : Loi Waldeck-Rousseau autorisant les syndicats.
- 1980 : en protestation à l'invasion soviétique en Afghanistan, le président américain Jimmy Carter annonce un boycott des Jeux Olympiques de 1980 à Moscou
- 1985 : création à San Francisco (États-Unis) de «Harmonielehre» de John Adams par le San Francisco Symphony, sous la direction d'Edo de Waart.
- 1999 : atterrissage de Breitling Orbiter 3 en Égypte après 19 jours, 21 heures et 47 minutes pour le premier tour du monde en ballon. Piloté par Bertrand Piccard et Brian Jones, il était parti le 1 mars de Château-d'Œx en Suisse
- 2004 : en France, premier tour des élections régionales et premier tour des élections cantonales, nette avance de la gauche confirmée au second tour.
Naissances
- 1685 : Jean-Sébastien Bach, compositeur († 1750).
- 1736 : Claude Nicolas Ledoux, architecte († 1806).
- 1768 : Jean Baptiste Joseph Fourier, mathématicien français († 1830).
- 1827 : Andrew Leith Adams, médecin, naturaliste et géologue († 1882).
- 1877 : Maurice Farman, pionnier français de l'aviation.
- 1926 : André Delvaux, réalisateur belge.
- 1944 : Marie-Christine Barrault, actrice française.
- 1957 : Youssef Rzouga, poète tunisien.
- 1958 : Gary Oldman, acteur américain.
- 1959 : Nobuo Uematsu, compositeur japonais.
- 1960 : Ayrton Senna, coureur automobile brésilien († 1994).
- 1978 : Rani Mukherjee, actrice indienne.
Décès
- 1110 : Robert de Molesme, Saint Catholique fêté le 30 avril
- 1461 : Bertrand V de La Tour d'Auvergne, comte d'Auvergne.
- 1595 : Ernest de Habsbourg, Gouverneur de la Belgique, fils de l'empereur Maximilien II et de Marie d'Espagne.
- 1762 : Nicolas-Louis de Lacaille, astronome français
- 1987 : Robert Preston, acteur américain (+ 1918)
- 1990 : Lev Yachine, gardien de football soviétique
- 2004 : Ludmila Tcherina, danseuse française (âgée de 79 ans)
Célébrations
- Tunisie : Fête de la jeunesse
- Japon : Shunbun no hi (Jour de l'équinoxe de printemps)
- Mexique : Anniversaire de la naissance de Benito Juárez
- Sainte chrétienne du jour : Bienheureuse Clémence ()
- Naw Ruz : Premier jour de l'an du calendrier persan et de la Foi Baha'ie
Catégorie:Jour de l'année
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PapeOn appelle pape un certain nombre de chefs d'Églises chrétiennes. Parmi celles-ci :
- l'Église catholique romaine dont le pape est l'évêque de Rome, chef spirituel des catholiques dits romains et chef temporel de l'État du Vatican. Le pape catholique actuel est Benoît XVI, élu à l'âge de 78 ans le 19 avril 2005.
- l'Église copte dont le pape actuel est Shenouda III ; elle affirme que sa lignée remonte à Marc l'évangéliste.
- l'Église arménienne, dont le pape porte aussi le titre de catholicos. L'actuel (2004) pape se nomme Garéguine II.
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Pour les catholiques, la lignée des papes remonte à l'apôtre Pierre qui aurait été le premier évêque de Rome, jusqu'à sa mort en 64 ou 67. Selon l'évangile, le rôle de dirigeant de l'Église a été énoncé par le Christ : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église... je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Mt 16,18-19), et par les paroles:"Pais mes agneaux...Pais mes brebis...Pais mes brebis" selon l'évangile de st Jean (cf. Jn 21,15.16.17).
Origine du mot
Le mot pape (en grec πάππας, pappas) n’a rien d’un titre officiel, c’est une appellation d’affection respectueuse, celle que l’enfant donne à son père (« papa »). La première attestation de ce mot pour désigner un chef religieux de premier plan remonte à 306 à Alexandrie : la population chrétienne de cette ville le décerna comme titre à son évêque Pierre d'Alexandrie. Il n’est pas impossible que cette simple appellation familière soit devenue par la suite traditionnelle à propos du titulaire du siège d’Alexandrie.
A l'origine le titre "Pape" était attribué à tous les évêques, comme une marque d'affection. En Occident, il fut progressivement réservé à l'évêque de Rome, vers le IV e siècle.
Aujourd’hui encore, les Grecs appellent pappas les simples prêtres de l’Église orthodoxe (ce mot grec est à l'origine du mot russe pop utilisé péjorativement pour désigner les prêtres orthodoxes, qui est lui-même à l'origine du mot français « pope »).
L’application du même titre à l'évêque du siège de Rome s’est faite parallèlement ou par imitation de ce qui prévalait à Alexandrie, suite au concile de Constantinople de 325.
- Selon les propos d'une dame russe recueillis par Xavier Ternisien et transcrits dans son article publié dans le Monde du 26 Mai 2001 [http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=706918]
Origine de la fonction du pape romain
Le prestige éminent que l'évêque de Rome a tenu dans l'Eglise catholique depuis la plus haute antiquité (voir par exemple l'épître de saint Clément romain de la fin du Ier siècle) tient avant tout à la présence des tombeaux des coryphées des apôtres, Pierre et Paul, l'un au Vatican, près de l'ancien cirque de Néron, et l'autre sur la voie d'Ostie, aux portes de Rome.
Cette Eglise a toujours affirmé une fondation apostolique, que dans l'Eglise ancienne on ne contestait pas, ni en Occident ni en Orient. D'où son autorité magistérielle, que d'autre part les titulaires du siège de Rome ont toujours affirmée tranquillement.
Il ne faut pas oublier qu'en quittant Rome l'empereur Constantin a remis, de fait, à l'évêque de Rome non seulement le palais du Latran, mais encore les insignes de la dignité impériale: le manteau rouge qu'on voit encore aujourd'hui sur les épaules du pape, et qui procède donc, en droite ligne, de Jules César. (A ne pas confondre avec la Donation de Constantin, qui est une légende).
L'origine de la fonction papale est avant tout d'ordre spirituel, ou mystique, bien avant d'être politique (elle ne l'est que secondairement). C'est la fonction pétrinienne de pasteur universel...celle-là même que revendique aujourd'hui Benoît XVI devant tous les écrans de télévision du monde, et qu'on lui reconnaît en fait, quoique en le critiquant.
Dans l'Eglise catholique, si le pape a une quelconque autorité c'est uniquement parce qu'il est l'Evêque de Rome. De là découle qu'il est successeur de saint Pierre, et donc Vicaire de Jésus-Christ, et donc chef visible (à la place du Christ invisible) de l'Eglise universelle.
La seule titulature officielle du pape, dans l'antiquité, c'était le mot "Evêque",(sous-entendu: de la Ville). Aujourd'hui encore, dans ses bulles les plus solennelles, le pape signe de ce seul titre d'"Evêque", accompagné de la formule grégorienne: "Ego, N., episcopus, servus servorum Dei".
Du point de vue de l’administration civile, l’Empire romain était divisé en provinces, chacune étant dirigée à partir de sa métropole (littéralement « ville-mère », en grec). Du point de vue de l'administration des églises, cette désignation ne s'appliquait qu'à Antioche,Alexandrie, Nicomédie puis Constantinople qui la remplace. À la fin du ou au tout début du , l’évêque de chaque métropole, ou métropolite, a pris de l’ascendant sur les autres évêques de la province.
En 325, le Concile de Nicée entérine cet état de fait : nul évêque ne peut ordonner un prêtre ou un autre évêque sans l’accord de son métropolite. Le même concile affirme aussi, pour trancher le conflit mélitien et en se référant, dit-il, à un usage déjà constitué, que trois métropolites ont des compétences qui dépassent le cadre de leur province, ceux d’Alexandrie, de Rome et d’Antioche. La circonscription qui dépend d’Alexandrie regroupe toutes les provinces d’Égypte et de Libye. Bien que le concile ne précise pas quelles sont les limites des deux autres, on peut supposer qu’Antioche avait la responsabilité de la Syrie, de la Palestine et des provinces limitrophes, et que Rome dominait l’Italie, (avec, peut-être, une certaine influence en Gaule et en Afrique, comme en avait témoigné le Concile d’Arles en 314).
Pendant le , le siège de Rome resta un peu à l’écart des principaux débats théologiques, pour des raisons linguistiques et géographiques : les principaux conciles eurent lieu en Orient et en grec ; le pape n’y envoya souvent que de simples prêtres ou des évêques mineurs pour le représenter et ceux-ci ne prenaient pas part aux votes. Malgré cette faible implication et l’absence d’autorité sur la chrétienté orientale, Rome réclamait un certain prestige, équivalent à celui des métropoles orientales. Sa faible implication conduisit à lui demander à plusieurs reprises son arbitrage, lors de la crise arienne, puis à propos des discussions sur la nature du Christ (ce qui ne veut pas dire que ses avis aient été écoutés). Elle servit surtout de soutien, dans les querelles doctrinales, au siège d’Alexandrie et Théodose, à son avènement, proclama pour loi religieuse de tout l’empire, « la foi de l’évêque de Rome et de l’évêque d’Alexandrie ».
Les conciles de Constantinople (381) et de Chalcédoine (451) accordèrent le même statut de « super métropolite » (ce qui devait devenir la dignité de patriarche) aux sièges de Jérusalem et de Constantinople. Le premier échappait au pouvoir d’Antioche, arien, et devenait autonome, le second obtint un rang égal à celui de Rome, celui-ci ne gardant qu’une « primauté d’honneur ». Ce système était calqué sur l’administration civile : Constantinople était la capitale de l'empire d'Orient, Rome se voulait son égale en Occident, insistant spécifiquement sur une première place symbolique, tandis qu'Alexandrie demeurait une capitale économique incontournable. Au même moment, le siège d’Antioche voyait sa circonscription rognée par ses deux voisines (Constantinople et Jérusalem).
Au cours des siècles suivants ( - ), le siège de Rome prit de plus en plus d’autonomie et d’influence en Occident. Plusieurs facteurs ont favorisé cette évolution :
- Le prestige de Rome, ancienne capitale de l’Empire, et qui le resta dans les esprits longtemps après la chute de l’Empire d’Occident. C’est en ce sens que Michel Butor a pu parler au du Pape comme le « fantôme des empereurs hantant leur ville éternelle ». À ce prestige s’ajoutait celui conféré par le titre de « successeur de saint Pierre » (qu’il fût ou non justifié).
- L’éloignement de la puissance civile et militaire : les empereurs s'installèrent d’abord à Ravenne, puis il ne resta plus que l’empereur installé à Constantinople.
- L’absence d’autre chef religieux de premier plan en Occident. Tous les patriarches sont en Orient et le seul siège de métropolite qui eût quelque importance, celui de Carthage, fut longtemps entre les mains des Vandales ariens, puis perdit sa puissance.
- La politique active menée par des papes de forte personnalité (en particulier Léon).
- Mais surtout, il faut le rappeler, le prestige éminent de la Ville de Rome en tant que lieu de sépulture des apôtres Pierre et Paul, les fondateurs de l'Eglise selon le mot de saint Irénée. Rome était, et reste encore, un lieu de pélerinage très fréquenté (même par des non-catholiques) sur la tombe des apôtres: "Ad limina apostolorum".
Fonction politique (catholiques romains)
Le pape est le souverain des États pontificaux, actuellement l'État de la Cité du Vatican. Il est aussi le chef de l'Église catholique romaine.
Son mode de désignation est électif sur le mode oligarchique par le collège de ses électeurs, les cardinaux de la Sainte Eglise romaine, réunis en conclave (lieu fermé). Les cardinaux ont eux-mêmes été "créés" par les papes, et sont électeurs jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 80 ans. Le pape est élu à vie. Un pape bien connu, Célestin V a démissionné pour aller vivre dans un monastère — il y fut peut-être incité par son successeur, Boniface VIII.
Il est par ailleurs bien connu qu'un autre pape a démissionné: Grégoire XII en 1415 au sein du Concile de Constance, dans le but louable de mettre fin au grand schisme.Il l'a fait non pas en personne, mais par la voix d'un procurateur, le 4 juillet 1415. Son successeur fut Martin V élu plus de deux ans après, le 11 novembre 1417.
Le règne d'un pape se nomme pontificat. L'origine de ce mot tient à l'un des titres des papes : souverain pontife. La filiation de cette expression doit se trouver dans le titre du principal prêtre dans la Rome antique pontifex maximus, porté jusqu'au par l'empereur de Byzance.
C'est seulement à partir du XI e siècle que l'élection du pape fut réservée aux cardinaux romains, (décret de Nicolas II en date du 13 avril 1059). Antérieurement, pendant le premier millénaire, l'élection du pontife romain revenait canoniquement à l'Eglise de Rome, clercs et laïcs confondus. Mais bien souvent le pouvoir politique interférait et se prévalait de ce droit.
Évolution du rôle du pape
Jusqu'en 800
L'histoire de la papauté est inséparable de l'évolution doctrinale de la christologie et de la baisse de puissance des empereurs romains d'Orient.
- La querelle du Filioque
- La Donation de Constantin
(Source : Le monde de la Bible, Bayard, numéro hors-série : « Aux origines de la papauté moderne »)
La réforme grégorienne
- 1054 : le Grand Schisme d'Orient
- 1059 : le décret de Nicolas II, renouvelé en 1060
- 1076 : le dictatus papæ
La lutte du sacerdoce et de l'Empire
(à suivre)
(à suivre)
- enyclique Pastor Æternus (à suivre)
(à suivre)
Quelques dates
en travail sur : Discuter:Pape/Dates
Titres pontificaux
- Évêque de Rome ;
- Vicaire de Jésus-Christ ;
- Successeur du Prince des Apôtres ;
- Chef suprême de l'Église Catholique Romaine ;
- Souverain Pontife de l'Église universelle
- Patriarche d'Occident ;
- Primat d'Italie ;
- Archevêque métropolite de la Province romaine ;
- Souverain de l'État de la Cité du Vatican ;
- Souverain de l'Ordre de Malte;
- Serviteur des serviteurs de Dieu.
En droit canonique, le pape est désigné sous l'appellation de « Pontife romain » (Pontifex Romanus).
La signature papale prend la forme « NN. PP. x » (ainsi, le pape Paul VI signait « Paulus PP. VI »), et son nom est fréquemment accompagné dans les inscriptions par les abréviations « Pont. Max » ou « P.M. » — abréviation de l'ancien titre hérité de l'Antiquité latine Pontifex Maximus, littéralement « le grand faiseur de ponts ». Le Pontifex Maximus ou Grand Pontife était le plus haut prêtre de Rome. Concernant le pape, ce titre est habituellement traduit en français par « Souverain Pontife ».
Les bulles papales sont signées « NN. Episcopus Ecclesia Catholicæ » (« NN. Évêque de l'Église catholique »), alors qu'elles débutent par l'appellation « NN. Episcopus Servus Servorum Dei » (« NN. Évêque serviteur des serviteurs de Dieu »), ce dernier titre datant du pape Grégoire I le Grand.
D'autres circonstances officielles voient l'usage de titres tels que Summus Pontifex, Sanctissimus Pater (Très Saint Père), Beatissimus Pater, Sanctissimus Dominus Noster (Notre Très Saint Père), et à l'époque médiévale Dominus Apostolicus (Seigneur Apostolique).
Insignes pontificaux
Dans l'Église catholique romaine, un certain nombre d'insignes sont réservés au pape :
- la tiare : coiffure non liturgique, à triple couronne (pouvoir terrestre sur les États pontificaux, pouvoir spirituel sur les âmes, pouvoir moral sur les princes). Elle n'est plus portée depuis Paul VI
- l'anneau du Pêcheur, symbolisant saint Pierre, utilisé pour sceller les brefs et les encycliques, personnel à chaque pape (le cardinal camerlingue le brise solennellement après la mort du pape en titre)
- les clefs de Saint Pierre : elles figurent sur les armes pontificales
- la soutane blanche : depuis Pie V, en hommage à son origine dominicaine
- la sedia gestatoria : chaise à porteurs, qui n'est plus utilisée depuis la mort de Jean-Paul I, et que Jean-Paul II a remplacée par la papamobile.
- le flabellum : éventail à long manche, en plumes d'autruches, supprimé par Paul VI
- le gonfalon : étendard des armées pontificales
Dans le domaine liturgique, seul le pape a le droit de célébrer sur l'autel pontifical des basiliques majeures, la basilique Saint-Pierre, Saint-Jean du Latran, Saint-Paul hors les murs, et Sainte-Marie majeure.
Jusqu'à Paul VI, le pape possédait des ustensiles particuliers :
- la nappe Incarnatus est : nappe constituée de 13 morceaux de toile damassée et frangée d'or. Repliée au début de la messe, elle est dépliée après l’« Incarnatus est » du symbole de Nicée-Constantinople
- le chalumeau en or utilisé pour boire au calice
Voir aussi
Listes de papes
- Liste des papes
- Liste détaillée des papes
- Liste des primats de l'Église copte orthodoxe
- Liste des primats de l'Église apostolique arménienne
Autres liens internes
- Liste des dix règnes pontificaux les plus longs
- Liste des dix règnes pontificaux les plus courts
- Vatican
- Gouvernement de l'Église catholique romaine
- Papauté d'Avignon
- Nom de règne des papes
- Antipape
- Pape africain
- Pape (tarot)
Liens externes
- Une [http://www.france-spiritualites.com/PChronologiedespapes1.htm liste des papes], qui indique en face de la liste officielle des papes reconnus par le Vatican, les antipapes et les papes de Pise et de Constance
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne], nombreux écrits de papes
-
Catégorie:Chef religieux
Catégorie:Institution de l'Église catholique
als:Papst
ja:ローマ教皇
ko:교황
ms:Paus (Katholik)
simple:Pope
th:พระสันตะปาปา
Pie VII
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Barnaba (en religion Gregorio) Chiaramonti, né le 14 août 1742 à Cesena (Romagne), mort le 20 août 1823 à Rome, pape sous le nom de Pie VII (en latin Pius VII, en italien Pio VII).
Jeunesse
Fils du comte Scipione Chiaramonti et de la marquise Giovanna Ghini, il appartient à une famille de vieille noblesse ruinée, apparentée aux Braschi (famille dont est issu Pie VI). Il est donné à l'âge de 9 ans à l'abbaye bénédictine de Santa-Maria del Monte, à Césène. En 1756, à l'âge de 14 ans, il est admis comme novice. Deux ans plus tard, il prend l'habit sous le nom de Gregorio. Il étudie au monastère Santa-Giustina de Padoue, suspecté de jansénisme par l'Inquisition vénitienne, puis à Sant' Anselmo, à Rome.
Le 21 septembre 1765, il est ordonné prêtre et peu après, reçoit son doctorat de théologie. Il enseigne ensuite à l'abbaye San-Giovanni de Parme, duché ouvert aux idées nouvelles. Il souscrit alors à l'Encyclopédie de Diderot et se montre curieux des idées de Locke et Condillac, dont il traduit l’Essai sur l'origine des connaissances humaines. En 1775, il retourne au collège Sant' Anselmo, cette fois en tant que professeur. Il est ensuite nommé abbé titulaire du monastère dont il avait été oblat dans son enfance.
Expérience pastorale
En 1782, il reçoit de son cousin et compatriote Pie VI l'archevêché de Tivoli. Deux ans plus tard, alors qu'il n'a que 42 ans, il reçoit le chapeau de cardinal et le diocèse d'Imola.
En 1796, son diocèse est envahi par les troupes françaises menées par Napoléon Bonaparte. Rappelé à Rome en 1797, il se rang dans le camp des modérés et soutient l'établissement des négociations menant au traité de Tolentino. Dans une lettre adressée aux habitants de son diocède, il leur demande de se soumettre, « dans les circonstances actuelles de changement de gouvernement (…) à l'autorité du victorieux général en chef de l'armée française. » Dans son homélie de Noël 1797, il affirme même :
:« La forme de gouvernement démocratique adoptée parmi vous, frères très aimés, ne contredit nullement aux maximes que j'ai précédemment énoncées ni ne répugne à l'Évangile ; elle exige au contraire toutes les vertus sublimes qui ne s'apprennent qu'à l'école de Jésus-Christ. (…) Oui ! mes chers frères, soyez de bon chrétiens, et vous serez d'excellents démocrates. »
Pontificat
Jésus-Christ
Le conclave
Le 28 août 1799, Pie VI meurt à Valence. Le 1 décembre, le cardinal Chiaramonti prend part au conclave hébergé par l'Autriche, qui rassemble 35 cardinaux dans l'île de Saint-Georges-Majeur, à Venise. Dès les premiers tours de scrutin, il soutient le cardinal Bellisomi, protégé de Pie VI et candidat du parti Braschi. Cependant, une active minorité menée par les Français et les Autrichiens y font obstacle. Le parti Braschi change alors plusieurs fois de candidat, sans succès. La candidature du cardinal savoyard Gerdil fait l'objet d'une exclusive de la part de l'Autriche.
Le jeune secrétaire du conclave, M Consalvi, pousse alors en avant Chiaramonti, qui est élu le 14 mars 1800, après 104 jours de conclave. Il prend le nom de Pie VII en hommage à son prédecesseur, surnommé le « pape martyr ». Immédiatement, il nomme Consalvi pro-secrétaire d'État. Le 21 mars, il est couronné à Saint-Georges-Majeur, l'Autriche lui ayant refusé la basilique Saint-Marc. En conséquence, il décline l'invitation de l'empereur François II et refuse de se rendre à Vienne. Il entre à Rome le 3 juillet 1800.
La restauration des États pontificaux
En entrant à Rome, Pie VII trouve sa capitale occupée par les Napolitains. Les États pontificaux sont profondément déstabilisés par les guerres révolutionnaire. Pie VII demande donc au cardinal Consalvi, son secrétaire d'État, de s'atteler à leur restauration. Il s'entourent de prélats réformateurs et commence par amnistier les partisans des Français. Il forme quatre congrégations cardinalices pour examiner la réforme de l'État.
Leurs travaux sont synthétisés dans la bulle Post diuturnas du 30 octobre 1800 : les institutions de Pie VI sont remises en place, mais réformées. Ainsi, des fonctionnaires laïques font leur entrée dans l'administration pontificale, en particulier à l'anonne ou dans l'armée. Un bref établit la liberté du commerce pour les denrées alimentaires. Une réforme monétaire tente, en 1801, de limiter l'inflation. Elle est suivie par une réforme fiscale, qui fond 32 impôts et taxes en une taille personnelle et réelle, la dativa. Ces réformes se heurtent à la résistance du Sacré Collège et des évêques. Malgré la création de la garde noble, la noblesse romaine reste insatisfaite. Lorsque Consalvi doit quitter son poste en 1806, sa politique hardie a été oubliée.
Côté liturgie, il a donné en 1801 son indulgence apostolique aux louanges en réparation des blasphêmes, dites par les catholiques lors de la bénédiction du Saint-Sacrement pour pardonner les injures faites à Dieu.
Face à Napoléon
- En 1801 il signe le concordat négocié par le cardinal Consalvi avec Napoléon.
- 2 décembre 1804 - Il sacre Napoléon Bonaparte empereur.
- 10 juin 1809 Privé de ses États pontificaux annexés par la France, il excommunie Napoléon qui le fait arrêter. Il ne recouvrera la liberté qu'en 1814.
- 1812 : Il est fait transporté a Fontainebleau par l'Empereur Napoléon premier.
- 1813 Il signe le Concordat de Fontainebleau, qu'il dénoncera par la suite comme étant extorqué sous la violence.
- 6 octobre 1822 - Bulle papale restaurant 30 diocèses en France. C'est après de longues tractations avec le gouvernement de Louis XVIII que Pie VII accepte de restaurer 30 des diocèses supprimés lors de la Constitution civile du clergé pendant la Révolution française.
- Il meurt à Rome le 20 août 1823, et son successeur est Léon XII.
Voir aussi
Bibliographie
- O. Fusi Pecci, La Vita del Papa Pio VI, Rome, 1965 ;
- Y-M. Hilaire (s. dir.), Histoire de la papauté, Seuil, coll. « Points Histoire », 2003 ;
- P. Levillain (s.dir.), Dictionnaire historique de la papauté, Fayard, 2003.
Liens externes
- [http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/letters/2000/documents/hf_jp-ii_let_20000814_pie-vii_fr.html Message du Pape Jean-Paul II pour le bicentenaire de l'élection de Pie VII (14 août 2000)]
Pie 07
Pie 07
Pie 07
ja:ピウス7世 (ローマ教皇)
ko:교황 비오 7세
PontificatOn appelle pape un certain nombre de chefs d'Églises chrétiennes. Parmi celles-ci :
- l'Église catholique romaine dont le pape est l'évêque de Rome, chef spirituel des catholiques dits romains et chef temporel de l'État du Vatican. Le pape catholique actuel est Benoît XVI, élu à l'âge de 78 ans le 19 avril 2005.
- l'Église copte dont le pape actuel est Shenouda III ; elle affirme que sa lignée remonte à Marc l'évangéliste.
- l'Église arménienne, dont le pape porte aussi le titre de catholicos. L'actuel (2004) pape se nomme Garéguine II.
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Pour les catholiques, la lignée des papes remonte à l'apôtre Pierre qui aurait été le premier évêque de Rome, jusqu'à sa mort en 64 ou 67. Selon l'évangile, le rôle de dirigeant de l'Église a été énoncé par le Christ : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église... je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Mt 16,18-19), et par les paroles:"Pais mes agneaux...Pais mes brebis...Pais mes brebis" selon l'évangile de st Jean (cf. Jn 21,15.16.17).
Origine du mot
Le mot pape (en grec πάππας, pappas) n’a rien d’un titre officiel, c’est une appellation d’affection respectueuse, celle que l’enfant donne à son père (« papa »). La première attestation de ce mot pour désigner un chef religieux de premier plan remonte à 306 à Alexandrie : la population chrétienne de cette ville le décerna comme titre à son évêque Pierre d'Alexandrie. Il n’est pas impossible que cette simple appellation familière soit devenue par la suite traditionnelle à propos du titulaire du siège d’Alexandrie.
A l'origine le titre "Pape" était attribué à tous les évêques, comme une marque d'affection. En Occident, il fut progressivement réservé à l'évêque de Rome, vers le IV e siècle.
Aujourd’hui encore, les Grecs appellent pappas les simples prêtres de l’Église orthodoxe (ce mot grec est à l'origine du mot russe pop utilisé péjorativement pour désigner les prêtres orthodoxes, qui est lui-même à l'origine du mot français « pope »).
L’application du même titre à l'évêque du siège de Rome s’est faite parallèlement ou par imitation de ce qui prévalait à Alexandrie, suite au concile de Constantinople de 325.
- Selon les propos d'une dame russe recueillis par Xavier Ternisien et transcrits dans son article publié dans le Monde du 26 Mai 2001 [http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=706918]
Origine de la fonction du pape romain
Le prestige éminent que l'évêque de Rome a tenu dans l'Eglise catholique depuis la plus haute antiquité (voir par exemple l'épître de saint Clément romain de la fin du Ier siècle) tient avant tout à la présence des tombeaux des coryphées des apôtres, Pierre et Paul, l'un au Vatican, près de l'ancien cirque de Néron, et l'autre sur la voie d'Ostie, aux portes de Rome.
Cette Eglise a toujours affirmé une fondation apostolique, que dans l'Eglise ancienne on ne contestait pas, ni en Occident ni en Orient. D'où son autorité magistérielle, que d'autre part les titulaires du siège de Rome ont toujours affirmée tranquillement.
Il ne faut pas oublier qu'en quittant Rome l'empereur Constantin a remis, de fait, à l'évêque de Rome non seulement le palais du Latran, mais encore les insignes de la dignité impériale: le manteau rouge qu'on voit encore aujourd'hui sur les épaules du pape, et qui procède donc, en droite ligne, de Jules César. (A ne pas confondre avec la Donation de Constantin, qui est une légende).
L'origine de la fonction papale est avant tout d'ordre spirituel, ou mystique, bien avant d'être politique (elle ne l'est que secondairement). C'est la fonction pétrinienne de pasteur universel...celle-là même que revendique aujourd'hui Benoît XVI devant tous les écrans de télévision du monde, et qu'on lui reconnaît en fait, quoique en le critiquant.
Dans l'Eglise catholique, si le pape a une quelconque autorité c'est uniquement parce qu'il est l'Evêque de Rome. De là découle qu'il est successeur de saint Pierre, et donc Vicaire de Jésus-Christ, et donc chef visible (à la place du Christ invisible) de l'Eglise universelle.
La seule titulature officielle du pape, dans l'antiquité, c'était le mot "Evêque",(sous-entendu: de la Ville). Aujourd'hui encore, dans ses bulles les plus solennelles, le pape signe de ce seul titre d'"Evêque", accompagné de la formule grégorienne: "Ego, N., episcopus, servus servorum Dei".
Du point de vue de l’administration civile, l’Empire romain était divisé en provinces, chacune étant dirigée à partir de sa métropole (littéralement « ville-mère », en grec). Du point de vue de l'administration des églises, cette désignation ne s'appliquait qu'à Antioche,Alexandrie, Nicomédie puis Constantinople qui la remplace. À la fin du ou au tout début du , l’évêque de chaque métropole, ou métropolite, a pris de l’ascendant sur les autres évêques de la province.
En 325, le Concile de Nicée entérine cet état de fait : nul évêque ne peut ordonner un prêtre ou un autre évêque sans l’accord de son métropolite. Le même concile affirme aussi, pour trancher le conflit mélitien et en se référant, dit-il, à un usage déjà constitué, que trois métropolites ont des compétences qui dépassent le cadre de leur province, ceux d’Alexandrie, de Rome et d’Antioche. La circonscription qui dépend d’Alexandrie regroupe toutes les provinces d’Égypte et de Libye. Bien que le concile ne précise pas quelles sont les limites des deux autres, on peut supposer qu’Antioche avait la responsabilité de la Syrie, de la Palestine et des provinces limitrophes, et que Rome dominait l’Italie, (avec, peut-être, une certaine influence en Gaule et en Afrique, comme en avait témoigné le Concile d’Arles en 314).
Pendant le , le siège de Rome resta un peu à l’écart des principaux débats théologiques, pour des raisons linguistiques et géographiques : les principaux conciles eurent lieu en Orient et en grec ; le pape n’y envoya souvent que de simples prêtres ou des évêques mineurs pour le représenter et ceux-ci ne prenaient pas part aux votes. Malgré cette faible implication et l’absence d’autorité sur la chrétienté orientale, Rome réclamait un certain prestige, équivalent à celui des métropoles orientales. Sa faible implication conduisit à lui demander à plusieurs reprises son arbitrage, lors de la crise arienne, puis à propos des discussions sur la nature du Christ (ce qui ne veut pas dire que ses avis aient été écoutés). Elle servit surtout de soutien, dans les querelles doctrinales, au siège d’Alexandrie et Théodose, à son avènement, proclama pour loi religieuse de tout l’empire, « la foi de l’évêque de Rome et de l’évêque d’Alexandrie ».
Les conciles de Constantinople (381) et de Chalcédoine (451) accordèrent le même statut de « super métropolite » (ce qui devait devenir la dignité de patriarche) aux sièges de Jérusalem et de Constantinople. Le premier échappait au pouvoir d’Antioche, arien, et devenait autonome, le second obtint un rang égal à celui de Rome, celui-ci ne gardant qu’une « primauté d’honneur ». Ce système était calqué sur l’administration civile : Constantinople était la capitale de l'empire d'Orient, Rome se voulait son égale en Occident, insistant spécifiquement sur une première place symbolique, tandis qu'Alexandrie demeurait une capitale économique incontournable. Au même moment, le siège d’Antioche voyait sa circonscription rognée par ses deux voisines (Constantinople et Jérusalem).
Au cours des siècles suivants ( - ), le siège de Rome prit de plus en plus d’autonomie et d’influence en Occident. Plusieurs facteurs ont favorisé cette évolution :
- Le prestige de Rome, ancienne capitale de l’Empire, et qui le resta dans les esprits longtemps après la chute de l’Empire d’Occident. C’est en ce sens que Michel Butor a pu parler au du Pape comme le « fantôme des empereurs hantant leur ville éternelle ». À ce prestige s’ajoutait celui conféré par le titre de « successeur de saint Pierre » (qu’il fût ou non justifié).
- L’éloignement de la puissance civile et militaire : les empereurs s'installèrent d’abord à Ravenne, puis il ne resta plus que l’empereur installé à Constantinople.
- L’absence d’autre chef religieux de premier plan en Occident. Tous les patriarches sont en Orient et le seul siège de métropolite qui eût quelque importance, celui de Carthage, fut longtemps entre les mains des Vandales ariens, puis perdit sa puissance.
- La politique active menée par des papes de forte personnalité (en particulier Léon).
- Mais surtout, il faut le rappeler, le prestige éminent de la Ville de Rome en tant que lieu de sépulture des apôtres Pierre et Paul, les fondateurs de l'Eglise selon le mot de saint Irénée. Rome était, et reste encore, un lieu de pélerinage très fréquenté (même par des non-catholiques) sur la tombe des apôtres: "Ad limina apostolorum".
Fonction politique (catholiques romains)
Le pape est le souverain des États pontificaux, actuellement l'État de la Cité du Vatican. Il est aussi le chef de l'Église catholique romaine.
Son mode de désignation est électif sur le mode oligarchique par le collège de ses électeurs, les cardinaux de la Sainte Eglise romaine, réunis en conclave (lieu fermé). Les cardinaux ont eux-mêmes été "créés" par les papes, et sont électeurs jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 80 ans. Le pape est élu à vie. Un pape bien connu, Célestin V a démissionné pour aller vivre dans un monastère — il y fut peut-être incité par son successeur, Boniface VIII.
Il est par ailleurs bien connu qu'un autre pape a démissionné: Grégoire XII en 1415 au sein du Concile de Constance, dans le but louable de mettre fin au grand schisme.Il l'a fait non pas en personne, mais par la voix d'un procurateur, le 4 juillet 1415. Son successeur fut Martin V élu plus de deux ans après, le 11 novembre 1417.
Le règne d'un pape se nomme pontificat. L'origine de ce mot tient à l'un des titres des papes : souverain pontife. La filiation de cette expression doit se trouver dans le titre du principal prêtre dans la Rome antique pontifex maximus, porté jusqu'au par l'empereur de Byzance.
C'est seulement à partir du XI e siècle que l'élection du pape fut réservée aux cardinaux romains, (décret de Nicolas II en date du 13 avril 1059). Antérieurement, pendant le premier millénaire, l'élection du pontife romain revenait canoniquement à l'Eglise de Rome, clercs et laïcs confondus. Mais bien souvent le pouvoir politique interférait et se prévalait de ce droit.
Évolution du rôle du pape
Jusqu'en 800
L'histoire de la papauté est inséparable de l'évolution doctrinale de la christologie et de la baisse de puissance des empereurs romains d'Orient.
- La querelle du Filioque
- La Donation de Constantin
(Source : Le monde de la Bible, Bayard, numéro hors-série : « Aux origines de la papauté moderne »)
La réforme grégorienne
- 1054 : le Grand Schisme d'Orient
- 1059 : le décret de Nicolas II, renouvelé en 1060
- 1076 : le dictatus papæ
La lutte du sacerdoce et de l'Empire
(à suivre)
(à suivre)
- enyclique Pastor Æternus (à suivre)
(à suivre)
Quelques dates
en travail sur : Discuter:Pape/Dates
Titres pontificaux
- Évêque de Rome ;
- Vicaire de Jésus-Christ ;
- Successeur du Prince des Apôtres ;
- Chef suprême de l'Église Catholique Romaine ;
- Souverain Pontife de l'Église universelle
- Patriarche d'Occident ;
- Primat d'Italie ;
- Archevêque métropolite de la Province romaine ;
- Souverain de l'État de la Cité du Vatican ;
- Souverain de l'Ordre de Malte;
- Serviteur des serviteurs de Dieu.
En droit canonique, le pape est désigné sous l'appellation de « Pontife romain » (Pontifex Romanus).
La signature papale prend la forme « NN. PP. x » (ainsi, le pape Paul VI signait « Paulus PP. VI »), et son nom est fréquemment accompagné dans les inscriptions par les abréviations « Pont. Max » ou « P.M. » — abréviation de l'ancien titre hérité de l'Antiquité latine Pontifex Maximus, littéralement « le grand faiseur de ponts ». Le Pontifex Maximus ou Grand Pontife était le plus haut prêtre de Rome. Concernant le pape, ce titre est habituellement traduit en français par « Souverain Pontife ».
Les bulles papales sont signées « NN. Episcopus Ecclesia Catholicæ » (« NN. Évêque de l'Église catholique »), alors qu'elles débutent par l'appellation « NN. Episcopus Servus Servorum Dei » (« NN. Évêque serviteur des serviteurs de Dieu »), ce dernier titre datant du pape Grégoire I le Grand.
D'autres circonstances officielles voient l'usage de titres tels que Summus Pontifex, Sanctissimus Pater (Très Saint Père), Beatissimus Pater, Sanctissimus Dominus Noster (Notre Très Saint Père), et à l'époque médiévale Dominus Apostolicus (Seigneur Apostolique).
Insignes pontificaux
Dans l'Église catholique romaine, un certain nombre d'insignes sont réservés au pape :
- la tiare : coiffure non liturgique, à triple couronne (pouvoir terrestre sur les États pontificaux, pouvoir spirituel sur les âmes, pouvoir moral sur les princes). Elle n'est plus portée depuis Paul VI
- l'anneau du Pêcheur, symbolisant saint Pierre, utilisé pour sceller les brefs et les encycliques, personnel à chaque pape (le cardinal camerlingue le brise solennellement après la mort du pape en titre)
- les clefs de Saint Pierre : elles figurent sur les armes pontificales
- la soutane blanche : depuis Pie V, en hommage à son origine dominicaine
- la sedia gestatoria : chaise à porteurs, qui n'est plus utilisée depuis la mort de Jean-Paul I, et que Jean-Paul II a remplacée par la papamobile.
- le flabellum : éventail à long manche, en plumes d'autruches, supprimé par Paul VI
- le gonfalon : étendard des armées pontificales
Dans le domaine liturgique, seul le pape a le droit de célébrer sur l'autel pontifical des basiliques majeures, la basilique Saint-Pierre, Saint-Jean du Latran, Saint-Paul hors les murs, et Sainte-Marie majeure.
Jusqu'à Paul VI, le pape possédait des ustensiles particuliers :
- la nappe Incarnatus est : nappe constituée de 13 morceaux de toile damassée et frangée d'or. Repliée au début de la messe, elle est dépliée après l’« Incarnatus est » du symbole de Nicée-Constantinople
- le chalumeau en or utilisé pour boire au calice
Voir aussi
Listes de papes
- Liste des papes
- Liste détaillée des papes
- Liste des primats de l'Église copte orthodoxe
- Liste des primats de l'Église apostolique arménienne
Autres liens internes
- Liste des dix règnes pontificaux les plus longs
- Liste des dix règnes pontificaux les plus courts
- Vatican
- Gouvernement de l'Église catholique romaine
- Papauté d'Avignon
- Nom de règne des papes
- Antipape
- Pape africain
- Pape (tarot)
Liens externes
- Une [http://www.france-spiritualites.com/PChronologiedespapes1.htm liste des papes], qui indique en face de la liste officielle des papes reconnus par le Vatican, les antipapes et les papes de Pise et de Constance
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne], nombreux écrits de papes
-
Catégorie:Chef religieux
Catégorie:Institution de l'Église catholique
als:Papst
ja:ローマ教皇
ko:교황
ms:Paus (Katholik)
simple:Pope
th:พระสันตะปาปา
IrlandeCatégorie:Île britannique -
L'Irlande est une île située à l'ouest de la Grande-Bretagne. Elle comprend la République d'Irlande ou Éire, un état indépendant, et l' Irlande du Nord, appelée aussi (à tort) Ulster, et qui reste encore aujourd'hui une partie du Royaume-Uni.
Royaume-Uni
Géographie
Située à l'ouest de la Grande-Bretagne, l'île d'émeraude couvre une superficie totale de 84 421 km2 pour environ 5,7 millions d'habitants - dont 1,7 millions pour les 14 139 km² de l'Irlande du Nord.
La distance maximale du nord au sud est de 483 km, et la largeur d'ouest en est, de 275 km.
Sa géologie s'étant structurée sur plusieurs centaines de millions d'années, l'île porte l'empreinte des volcans et la marque des glaciers, lui donnant une physionomie très variée.
On rencontre des paysages doux sur la côte est et des côtes tourmentées sur la côte ouest, des massifs montagneux recouverts de forêts denses creusés de vallées et de cirques.
L'intérieur de l'île et une grande partie de la côte ouest sont le domaine des tourbières exploitées pour la tourbe, combustible d'assez bonne qualité qui fournit actuellement environ 14% de l'énergie électrique de l'Irlande.
Des pluies abondantes (en moyenne 1 000 mm par an) alimentent un réseau hydrographique très important (26 000 km de fleuves et rivières). De nombreux lacs recouvrent 1 450 km2 de territoire.
L'Irlande bénéficie d'un climat océanique tempéré par le Gulf Stream qui irrigue toute sa côte ouest; dans toute l'île la flore et la faune extrêmement variées profitent du climat propice.
Pour plus de détails voir aussi l'article thématique : Géographie de l'Irlande.
Histoire
- Voir l'article détaillé Histoire de l'Irlande.
Les premières populations sont arrivées en Irlande il y a 9 000 ans. La préhistoire est assez mal connue, nos connaissances se précisent avec l'installation des Celtes. Après les Celtes, les Vikings ont attaqué et colonisé la terre. La toponymie, noms de villes, par exemple Dublin, Wexford et Wicklow viennent des Vikings. Après celà les Normands ont colonisé avec beaucoup de succès mais à la fin, ils sont devenus plus irlandais que les irlandais eux-même et Henri VIII d'Angleterre a dû les attaquer pendant les Plantations. L' Angleterre a dès lors colonisé le pays complètement; les irlandais ont tenté de lutter contre les Anglais et il y a eu beaucoup de révolutions. En 1800 le gouvernement britannique cherche par tous les moyens la voie de l'intégration jusqu'à ce que le Premier Ministre Pitt fasse proclamer l'union de l'Irlande et de l'Angleterre. En 1829 le député irlandais Daniel O'Connor, adepte de la résistance passive, obtient l'émancipation des catholiques. De 1846 à 1848 une maladie de la pomme de terre (aliment de base en Irlande) provoque une effroyable famine : environ un tiers des Irlandais meurent de faim. C'est La Grande Famine, qui provoquera la plus formidable émigration de l'époque : la moitié des survivants s'embarque pour le Nouveau Monde, particulièrement au Canada. En 1921 après une guerre d' indépendance, il y eut partition de l'île : l' Irlande du Sud a gagné son indépendance, l' Irlande du Nord est restée dans le Royaume-Uni. La République d' Irlande est restée très pauvre jusque dans les années 1990. Depuis son entrée dans l' Union Européene, son développement économique extêmement dynamique la place en tête des pays européens. En Irlande du Nord, les Républicains (catholiques) sont en lutte contre les autorités britanniques, leur but étant de quitter le Royaume-Uni, pour s'intégrer dans la République d'Irlande. Les Unionistes (protestants), pour leur part, ont une position exactement contraire.
Politique
L' Irlande est séparée en deux parties :
- la République d'Irlande ;
- l'Irlande du Nord.
La République d'Irlande est un État indépendant formé de 26 comtés, sa capitale est Dublin. On l'appelle souvent suivant ses noms officiels, « Ireland » en anglais ou « Éire » en irlandais.
L'Irlande du Nord est formée de 6 comtés (à majorité protestante) dans le nord-est de l'île et sa capitale est Belfast. Elle est, parfois, appelée « le Nord » (surtout par les Nationalistes), « les six comtés » ou « Ulster », car elle est formée des deux tiers de la province irlandaise d'Ulster qui comprend en réalité 9 comtés dont 3, le Donegal, le Cavan et le Monaghan sont laissés à la République par les Anglais après le traité anglo-irlandais de 1921. Les Nationalistes l'appellent un « statelet », ce qu'il faut considérer comme une insulte. Les Unionistes l'ont souvent appelée une province ou un pays. En réalité elle forme avec la Grande-Bretagne, le Royaume-Uni.
L'Irlande du Nord est encore une partie du Royaume-Uni, mais sa position est contestée. Les Nationalistes veulent quitter le Royaume-Uni, pour s'intégrer dans la République d'Irlande. Les Unionistes, pour leur part, ont une position qui va à l'opposé. Ce conflit est à la base de troubles dans la région et s'est étendu de 1969 à l' accord de Stormont. Dès lors, il existait un parlement décentralisé à Belfast mais à cause des conflits persistants entre les Nationalistes et les Unionistes, il a été suspendu et c'est actuellement le gouvernement du Royaume-Uni qui le gouverne directement.
Malgré la séparation politique, beaucoup d'organisations travaillent sur une base tout-Irlande, par exemple l'Union irlandaise de rugby ou encore le GAA (Gaelic Athletics Association) qui regroupe les sports traditionnels du "hurling" et du "football gaélique" (sports dont les finales jouées les premiers et troisièmes dimanches de septembre à Croke Park à Dublin rassemblent invariablement 82 500 spectateurs, sans compter tous les téléspectateurs irlandais, qu'ils soient du nord ou du sud).
Voir l'article détaillé: Élection présidentielle en Irlande.
Économie
- Avec 4,8 de croissance du PIB en 2004, la République d' Irlande est devenue un des pays les plus prospères d'Europe.
Culture
L' Irlande est un pays où la religion(catholique en Irlande du sud, protestante en Irlande du nord) est très présente.
En effet, le divorce n'est légal dans la République que depuis 1997 et un réel débat s’amorce sur l’avortement, l’homosexualité et la contraception.
Les pubs tiennent eux aussi leur place, l'authenticité des pubs irlandais est réputée dans le monde entier. Depuis 2004, l'interdiction de fumer dans tout lieu public (dans la République) n'a pas altéré la fréquentation (ni la consommation) dans ces endroits si sympathiques.
- Fête Nationale Irlandaise: 17 mars (Saint-Patrick) Les Irlandais sont très attachés à cette fête
- Symboles nationaux irlandais: trèfles à trois feuilles, moutons et harpes.
- Cuisine irlandaise
- Littérature irlandaise
- Musique traditionnelle irlandaise
Démographie
Population : 5.700.000 (République en 2005 et Irlande du Nord en 2001)
Densité : 56,4hab./km²
Espérance de vie des Hommes : 73 ans (en 2002)
Espérance de vie des Femmes : 78,5 ans (en 2002)
Taux d'accroissement naturel (par 1000 habitants): 31,1
Taux de fécondité : 2,0 (L'Irlande est le pays d'Europe ayant le plus fort)
Population urbaine : 59%
Solde migratoire (par 1000 habitants) ( - ) : 7,0
( - ) Différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l'année.
Voir aussi
articles connexes
- Histoire de l'Irlande
- Chronologie de l'Irlande
- Provinces d'Irlande
- Comtés d'Irlande
- Liste des universités irlandaises
- Saint Patrick
- musique celtique
- Villes d'Irlande
Liens externes
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Irlande Irlande sur Wikitravel]
- [http://www.festivalcherbourg.com l'Irlande au cinéma]
ja:アイルランド島
ko:아일랜드 섬
simple:Ireland
th:ไอร์แลนด์
Jean-Jacques Régis de Cambacérès
Jean-Jacques Régis de Cambacérès est un homme politique français, né le 20 octobre 1753, à Montpellier et mort le 8 mars 1824 à Paris.
Né dans une famille de magistrats, il fait ses études de droit à Aix-en-Provence et devient avocat, puis conseiller à la Cour des Comptes, Aides et Finances, à Montpellier.
Sous la Révolution
Dés 1789,il participa activement à la Révolution, au conseil municipal de Montpellier, puis comme procureur syndic du district et président du tribunal criminel de l'Hérault.
En 1792, il est élu député de l'Hérault à la Convention nationale, il vote la mort de Louis XVI de France, mais son exécution après la fin des hostilités. Entré au Comité de sûreté générale, il vote l'arrestation des Girondins (juin 1793). Il rédige de nombreuses lois, il est chargé de coordonner la rédaction du Code civil, dont la version définitive n'aboutira qu'en 1804, après plusieurs projets sans suite.
Sous le Directoire
Elu au Conseil des Cinq-Cents en 1795, non réélu en 1797, son élection est annulée en 1798. Le 20 juillet 1799, il devient ministre de la Justice.
Sous le Consulat
En 1799, après le coup d'État du 18 brumaire, il est nommé deuxième consul.
Sous le Premier Empire
Il est nommé prince-archichancelier, lors de la proclamation du Premier Empire (1804). Lors des nombreux déplacements de l'empereur sur les théâtres des opérations militaires, il assure la présidence du Sénat et du Conseil d'État, ainsi que la direction de l'administration. Nommé duc de Parme(1808), il accumule une fortune considérable et sa table est renommée pour ses fastes. On lui prête le mot: «En public appelez-moi: “Votre Altesse Sérénissime”, en privé “Monseigneur” suffira.» En 1814, il est sans le titre, le véritable régent de France, ce qui ne l'empêche pas de voter, au Sénat, la déposition de Napoléon Ier. Retiré de la vie politique lors du retour de la monarchie, en 1814, il reprend du service pendant les Cent-Jours, ce qui lui vaut l'exil à Bruxelles après la chute définitive de Napoléon.
Il se réfugie alors dans la piété et un certain Baron écrit de lui (cité par Pierre Larousse dans Flore Latine): «Quand je dis Cambacérès, il faut vous figurer un vieillard respectable, en perruque et en habit marron, allant tous les matins à Sainte-Gudule, notre cathédrale, près de laquelle il était logé; un domestique le suivait portant un gros livre d'heures. Là, Cambacérès s'agenouillait sur la terre nue, entendait la messe et restait plongé dans de longues méditations: Quantum mutatus ab illo! » Il est autorisé à rentrer en France en 1818 et meurt à Paris en 1824.
Notons que grâce à son homosexualité, le code civil ne contient pas spécifiquement de condamnation de l'homosexualité, contrairement aux législations d'autres pays de l'époque. Comme pour la majeure partie du Code civil, directement inspiré des différents droits coutumiers français, Cambacérès s'est en réalité contenté de perpétuer une situation déjà existante, sous l'Ancien Régime, où les coutumes (codes coutumiers) ignoraient tout simplement cette question.
Place Chabaneau à Montpellier se trouve la maison natale de Cambacérès.
Liens externes
- http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/biographies/files/cambaceres.asp - Biographie sur le site de la Fondation Napoléon
- http://mapage.noos.fr/eprunaux/ - Cambacérès (1753-1824) : site dédié à l'homme d'Etat : sa vie, son œuvre.
Bibliographie
- Jean-Louis Bory Les cinq girouettes, Éditions Ramsay, Paris, 1979. ISBN 2-85956-85-8.
- Laurence Chatel de Brancion, Cambacérès : maître d'œuvre de Napoléon, Éditions Perrin, Paris, 2001. 642 p., 24 cm. ISBN 2-262-01632-1.
- Jean-Paul Delbert, Cambacérès : unificateur de la franc-maçonnerie sous le Premier Empire, préface de Jean Tulard. Éditions Athos, Lille, 2005. 120 p., 18 cm. ISBN 2-9511431-2-5.
Cambacérès
Cambacérès
Cambacérès,Jean-Jacques-Régis
Cambacérès,Jean-Jacques-Régis
Cambacérès,Jean-Jacques-Régis
Cambacérès,Jean-Jacques-Régis
Cambacérès,Jean-Jacques-Régis
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Cambacérès,Jean-Jacques-Régis
Cambacérès, Jean-Jacques Régis de
Cambacérès, Jean-Jacques Régis de
Cambacérès
Cambacérès
Banque de France
Catégorie:Banque centrale
Catégorie:Banque française
La banque de France est une banque centrale nationale.
Elle s'articule avec la Banque centrale européenne.
Elle fut crée le 18 janvier 1800 par le premier consul Napoléon Bonaparte.
Articulation avec la BCE
Le SEBC : nouveau cadre institutionnel de la politique monétaire unique
Le 1er juin 1998, une nouvelle institution a été créée, la Banque centrale européenne (BCE), chargée de conduire la politique monétaire unique en euro. L'ensemble formé par la BCE et les banques centrales nationales (BCN) de tous les États membres de l'Union européenne constitue le Système européen de banques centrales (SEBC).
L'émission et l'entretien de la monnaie fiduciaire
La loi du 4 août 1993, reprenant les textes antérieurs, précise que la Banque de France est seule habilitée à émettre les billets reçus comme monnaie légale sur le territoire métropolitain. Elle précise également que la Banque veille à la bonne qualité de la circulation fiduciaire.
La fabrication des billets
Depuis son origine, la Banque de France a porté la plus grande attention à ses billets. Très tôt, elle s'est dotée d'un outil industriel capable d'en assurer la conception et la production, pour couvrir les besoins nationaux mais également pour satisfaire, le cas échéant, ceux d'autres instituts d'émission étrangers, notamment africains.
Elle a participé à la fabrication des billets européens.
Aujourd'hui encore, la Banque figure parmi les rares banques centrales qui assurent toutes les étapes du processus de production, de la fabrication du papier à l'impression des billets. Entreprise industrielle qui poursuit des objectifs de production et met en œuvre des compétences professionnelles spécialisées, ainsi que des matériels de haute précision, la direction générale de la Fabrication des billets consacre ses efforts à la création de billets de belle facture, en nombre suffisant pour maintenir la qualité de la circulation fiduciaire.
Les deux sites industriels les fabriquant sont situés à Vic-le-Comte (papeterie) et Chamalières (imprimerie), dans le Puy-de-Dôme (Auvergne).
La gestion de la monnaie fiduciaire
Outre les billets fabriqués par l'imprimerie de la Banque, la monnaie fiduciaire comprend les monnaies métalliques, appelées couramment monnaies divisionnaires, frappées par la direction des Monnaies et Médailles (ministère de l'Économie) à Pessac et que la Banque de France met en circulation pour le compte de l'État.
Distribution et entretien de la circulation fiduciaire
La répartition des billets et des pièces sur l'ensemble du territoire est assurée par le siège à Paris et les succursales en province. L'Institut d'émission des départements d'outre-mer et l'Institut d'émission d'outre-mer, alimentés en coupures par la Banque de France, assurent cette distribution dans les départements et territoires d'outre-mer ainsi que dans les collectivités territoriales de Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte.
Après avoir circulé, les billets rentrent dans les caisses de la Banque. Ils sont rapidement reconnus à l'unité, afin de vérifier leur nombre et leur authenticité, et soumis à un triage destiné à éliminer ceux qui ne peuvent pas être remis en circulation en raison de leur mauvais état (billets tachés, déchirés, revêtus d'inscriptions, usés...). Ces deux opérations, reconnaissance et triage, sont le plus souvent simultanées, grâce à l'emploi de matériels de tri automatisés.
En 1996, un peu plus de 4,3 milliards de coupures ont été reversées aux guichets de la Banque et triées. Cette activité permet de faire face aux besoins du public qui ne pourraient être satisfaits au seul moyen des billets neufs.
La Banque entretient également la circulation des monnaies divisionnaires qui rentrent dans ses caisses. Les pièces sont vérifiées pour en extraire celles qui ne peuvent être remises en circulation (pièces fausses, détériorées ou étrangères...).
Variations de la circulation fiduciaire
La circulation fiduciaire connaît des fluctuations qui suivent un rythme mensuel et un rythme saisonnier. Le paiement des salaires provoque, dans la dernière décade de chaque mois et les premiers jours du mois suivant, une sortie importante de coupures. Au contraire, entre le 10 et le 20 du mois, a lieu un reflux. Les banques et les comptables publics versent quotidiennement à la Banque de France les billets qu'ils ont reçus à leur caisse, mais ces versements sont plus importants au cours de cette décade.
L'amplitude des variations mensuelles est accrue par des facteurs saisonniers. La circulation augmente au moment des départs en vacances et à l'occasion des achats de fin d'année. Elle se contracte au mois de janvier et lors des principales échéances fiscales.
Ces fluctuations ne sont pas tout à fait identiques d'une année à l'autre. Elles peuvent cependant être prévues avec suffisamment d'exactitude sur une brève période de temps. Il est en revanche difficile d'évaluer de façon précise l'évolution probable, sur moyenne ou longue période, de la circulation fiduciaire. En effet, l'évolution économique générale, de même que les changements d'habitudes en matière de moyens de paiement, peuvent avoir sur celle-ci un impact non négligeable. Par ailleurs, les flux de monnaie fiduciaire varient géographiquement. Dans certaines régions, les entrées de billets à la Banque excèdent les sorties alors que dans d'autres le processus est complètement inversé. La Banque de France doit donc tenir compte de ces disparités pour ses prévisions et l'approvisionnement de ses succursales.
Histoire des billets français
Grâce à de nouveaux équipements plus performants, la fabrication des billets, dont les capacités de production peuvent atteindre 1 500 millions de vignettes par an, a entrepris, dans les années 1990, le renouvellement de la gamme des billets français.
Le lancement de la coupure de 50 francs à l'effigie d'Antoine de Saint-Exupéry, en 1993, a marqué le départ de cette opération qui a été poursuivie, en 1995, par l'émission du 500 francs Pierre et Marie Curie. Le billet de 200 francs à l'effigie de Gustave Eiffel a été mis en circulation le 29 octobre 1996.
Depuis le 01-01-2002, la circulation des billets en Euro a remplacé les billets de la Banque de France. Les billet en Euro imprimés en France comportent la lettre « U » devant leur N° de série.
Voir aussi
- La Zone Franc
- La Francophonie
- Liste des gouverneurs de la Banque de France
Lien externe
- [http://www.banque-france.fr Banque de France]
16 mai
Le 16 mai est le 136 jour de l'année (137 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1328 : Jean l'Aveugle (Comte du Luxembourg, roi de Bohême, 1296-1346) confère à la ville d' Esch-sur-Alzette (Luxembourg) le statut de « ville libre ».
- 1364 : Bataille de Cocherel : Bertrand Du Guesclin bat Charles le Mauvais et ses alliés anglais ; il reçoit en récompense le comté de Longueville.
- 1770 : Mariage de Marie-Antoinette d'Autriche avec le futur Louis XVI, roi de France
- 1703 : Fondation de Saint-Pétersbourg
- 1800 : Premier recensement général de la population en France
- 1916 : Accord secret Sykes-Picot sur le partage des colonies turques du Proche-Orient entre la France et l'Angleterre.
- 1920 : Canonisation de Jeanne d'Arc
- 1929 : Première cérémonie des Oscars à Hollywood
- 1943 : opération Chastise, 19 Lancaster du 617 Squadron, menés par Guy Gibson, bombardent les barrages de la Möhne, de l'Eder et de la Sorpe
- 1950 : Création de "La Cantatrice Chauve" d'Eugène Ionesco.
- 1966 : Début de la "Révolution Culturelle" en Chine.
- 2002 : L'Attaque des clones, l'épisode II de la saga La Guerre des étoiles sort dans les salles de cinéma de la planète entière
Naissances
- 1905 : Henry Fonda, acteur américain († 1982).
- 1906 : Arturo Uslar Pietri, écrivain vénézuelien († 2001).
- 1922 : Martine Carol, actrice française († 1967).
- 1922 : Michel Poniatowski, ancien ministre et historien français († 2002).
- 1934 : Roy Kerr, mathématicien néo-zélandais.
- 1935 : Carol Shields, romancière canadienne († 2003).
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