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| 1803 |
1803Catégorie:1803
Cette page concerne l'année 1803 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- Le chef irlandais Robert Emmet conduit une révolte infructueuse contre le pouvoir anglais. Il est exécuté.
- Les cantons d'Argovie et des Grisons se joignent à la Confédération Helvétique
- Troisième coalition : Royaume-Uni, Autriche, Prusse et Russie contre la France napoléonienne.
France
- 28 mars : Instauration du franc germinal (7 germinal an XI).
- Institution du livret ouvrier.
- 5 mai : Ouverture de l'école spéciale de Saint-Cyr, installée dans une aile du palais de Fontainebleau. Elle retrouvera en 1808 la Maison royale de Saint-Cyr où elle y restera jusqu'en 1840.
- 24 novembre : Inauguration du pont des Arts à Paris
Suisse
- 14 avril : Adhésion du canton de Vaud à la Confédération suisse.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- La Louisiane est vendue par la France aux États-Unis d'Amérique, dirigé par Thomas Jefferson, pour quatre-vingt millions de francs.
- L'Ohio devient le dix-septième état de l'Union américaine.
Amérique latine
- La Grande Bretagne achète la Guyane britannique, Tobago et Sainte-Lucie.
Asie
- Début des guerres anglo-maratha en Inde (fin en 1818).
- Les Anglais prennent Delhi et Âgrâ en Inde.
Océanie & Pacifique
- L'explorateur Matthew Flinders fait la circumnavigation de l'Australie.
Proche-Orient & Monde arabe
Arts & cultures
Sciences et techniques
- L'inventeur américain Robert Fulton fait naviguer le bateau à vapeur Clermont sur la Seine. Mais Napoléon ne croit pas en l'avenir de la machine à vapeur.
- Le savant anglais John Dalton expose sa théorie de la structure atomique de la matière.
- 20 janvier : Heinrich Daniel Ruhmkorff, physicien allemand.
- 15 février : Karl Friedrich Schimper, botaniste et géologue allemand († 1867).
- 10 avril : Johann Jakob Kaup, naturaliste allemand († 1873).
- 24 juillet : Adolphe Adam, compositeur français.
- 28 septembre : Prosper Mérimée, écrivain français.
- 29 septembre : Charles Sturm, mathématicien français.
- 29 novembre : Christian Doppler, physicien autrichien.
- 11 décembre : Hector Berlioz, compositeur français.
- 6 avril : William Hamilton, diplomate, antiquaire, archéologue et volcanologue britannique
- 7 avril : Toussaint Louverture meurt au Fort de Joux.
- 17 septembre : Franz Xaver Sussmayr, compositeur autrichien
- 13 octobre : Louis-Claude de Saint-Martin, philosophe français.
- date exacte inconnue : Peter Woulfe, chimiste et minéralogiste irlandais.
Voir aussi
- an XI, an XII
__NOTOC__
ko:1803년
ms:1803
Catégorie:1803
Article principal : 1803
Catégorie:Chronologie du XIXe siècle
ArgovieCatégorie:Canton d'Argovie
L'Argovie (en allemand Aargau) est un canton suisse.
Histoire
Géographie
Statistiques
Sources [http://www.statistik.admin.ch/stat_ch/ber00/fkan_ag.htm Office federal de la statistique]
Revenu : 25 358 M fr.
Communes
Liste des communes du canton d'Argovie
- http://www.ag.ch/
als:Kanton Aargau
ko:아르가우 주
Grisons
Les Grisons (en allemand Graubünden, en romanche Grischun, en italien Grigioni) sont un canton suisse.
Histoire
Occupé très tôt par les Rhètes le canton fut annexé en 15 av. J.C. par l'Empire Romain et Coire fut le premier évéché fondé dans le nord des Alpes. Il est rattaché en 536 au royaume des Francs puis plus tard au Saint Empire Romain. Les Walser immigrent de l'Ouest au 13ème Siècle et s'installent sur les plateaux d'Alpage pendant que la germanisation se répand progressivement du nord dans la région de Coire, d'où l'origine des 2 dialectes cantonnaux -le suisse allemand et le romanche- qui appartiennent à des groupes linguistiques très différents. A la fin du Moyen-Age se forment plusieurs ligues qui combattent les influences extérieures constituant ainsi un Etat fédéral dont les membres souverains sont les communes juridictionnelles (ce sont aujourd'hui les communes et les districts qui les remplacent) . En 1498 est formée la première Ligue fédérale (Bündnis) . A l'époque de la Réforme plus de la moitié des communes (dont la ville de Coire) adhèrent au mouvement réformiste. La bible traduite est le premier livre en rhéto-roman. Durant la Guerre de Trente Ans le peuple s'oppose sur la prise de parti pour l'Autriche ou la France menaçant ainsi l'unicité du pays. Le Pasteur et commandant militaire Jürg Jenatsch est considéré comme le pacificateur des Grisons qui sont ensuite intégrés en 1798 avec la région sattelite française à la République Hélvétique et reconnus comme canton indépendant de l'actuelle Conféfération Helvétique en 1803. La Constitution cantonale transférant la souveraineté des communes juridictionnelles au peuple date de 1854. Une constitution de 1892 remplaçait le scrutin majoritaire par le scrutin proportionnel auprès du Sénat fédéral mais elle a été abrogée par une constitution récente de 2003.
Géographie
Districts
Le canton des Grisons est divisé en 11 districts :
- District d'Albula
- District de Bernina
- District de Hinterrhein
- District d'Imboden
- District d'Inn
- District de Landquart
- District de Maloja
- District de Moesa
- District de Plessur
- District de Prättigau/Davos
- District de Surselva
Communes
Liste des communes du canton des Grisons
Divers
C'est dans le canton des Grisons et lui seul qu'est parlé le romanche, quatrième langue officielle de la Suisse. On y parle aussi l'allemand et l'italien (dans les vallées méridionales) ; ainsi, c'est le seul canton suisse trilingue.
- http://www.gr.ch/
Catégorie:Canton des Grisons
als:Kanton Graubünden
Royaume-Uni
|- valign="top"
| Reine
| Élisabeth II
|- valign="top"
| Premier ministre
| Tony Blair
|{{{{{{{{{{{{commons|Category:United Kingdom|le Royaume-Uni{wikitravel|les Royaume-Uni|Royaume-Uni{fr{en{en{fr{Pays d'Europe (UE)
Prusse ko:프로이센 ja:プロイセン simple:Prussia
Catégorie:Ancien pays d'Europe
-
Catégorie:Histoire de l'Allemagne
Catégorie:Histoire de l'Allemagne
La Prusse (allemand: Preußen) était un territoire de l'Est de l'Europe qui constitua le noyau d'un royaume, lequel pesa sur l'histoire de l'Europe de 1701 à 1918, puis, de 1918 à 1947 elle fut une partie de l'Allemagne. Aujourd'hui la Prusse évoque le souvenir d'un état fortement militarisé.
Mirabeau disait : "La Prusse n’est pas un État qui possède une armée, c’est une armée qui a conquis une nation".
Histoire
Origine
Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)
La Prusse est à l'origine un territoire aux confins de l'actuelle Pologne et de la Russie. Sa colonisation est due aux Chevaliers Teutoniques qui la disputèrent aux Polonais. La déformation du nom du peuple balte autochtone, les Borusses donna son nom à la Prusse. Finalement, en 1410, les Polono-Lituaniens commandé par Ladislas II Jagellon, écrasèrent les Chevaliers Teutoniques à la bataille de Tannenberg (ou de Grunwald).
Parallèlement, en 1415, l’Électeur de Brandebourg, de la famille des Luxembourg, meurt et, comme il est endetté vis à vis d’un représentant de la famille des Hohenzollern, petits burgraves du sud de l’Allemagne, il donne à Frédéric de Hohenzollern l’électorat et la marche de Brandebourg. Frédéric VI est donc nommé gouverneur de la marche du Brandebourg et est investi électeur du Brandebourg par le Concile de Constance. En 1525, le grand maître de l'Ordre Teutonique, Albert de Brandebourg Ansbach, de la famille souabe des Hohenzollern, adopte le protestantisme et transforme la Prusse, possession de l'Ordre, en duché héréditaire et vassal du royaume de Pologne (traité de Cracovie du 8 avril 1525). Cet état devait rester aux Hohenzollern durant cinq siècles, jusqu’en 1918.
En 1539, Joachim II se convertit au protestantisme.
De 1576 à 1611, plus de 9 000 personnes meurent de la peste.
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En 1614, le Brandebourg acquiert le duché de Clèves, le comté de Mark et le comté de Ravensberg puis, en 1618, deux événements déterminants pour l’histoire des Hohenzollern ont lieu, d’une part, le dernier duc de Prusse meurt sans héritier, et ce duché revient à Jean Sigismond de Hohenzollern, et d’autre part la Guerre de Trente ans se déclenche en Allemagne jusqu’en 1648. Un an plus tard, Jean Sigismond meurt et Georges-Guillaume hérite de l’électorat. Sous son règne, le Brandebourg est décimé par la guerre, il sert de principal champ de bataille. Mais aussi un début de révolte se manifeste parmi les parlements provinciaux.
En 1640, son fils, Frédéric-Guillaume devient électeur. Il sera, privilège rare, surnommé le Grand Électeur. D’éducation protestante, il a étudié dans les Provinces-Unies, il se montrera soucieux de consolider son état après sa reconstruction et surtout d’atténuer les particularismes entres les seigneurs de son état, se révélant le fondateur de la Prusse moderne.
En 1648, la Guerre de Trente ans prend fin, mais le Brandebourg est dévasté, Berlin a perdu 9 000 habitants sur les 13 000 d’avant la guerre, la population totale a diminué de moitié, dans certaines régions des deux tiers, et en compensation, lors des Traités de Westphalie (1648), Frédéric-Guillaume obtient l’archevêché de Magdebourg, celui de Halle, les évêchés de Minden et de Kamien, mais aussi la Poméranie orientale, il conquiert aussi la Poméranie orientale suédoise mais doit la restituer. Enfin, grâce à son alliance avec le roi de Pologne Jean Casimir, il obtient de celui-ci, en 1657, l’affranchissement de la suzeraineté polonaise sur la Prusse par le Traité de Welhau.
Dans le domaine de la politique intérieure, le Grand Électeur unifie tous ses territoires en les soumettant à l’impôt permanent et en instaurant une armée permanente de 30 000 hommes, troisième d’Europe par sa qualité. Habilement, par l'Édit de Potsdam en 1686]] Frédéric-Guillaume concède des terres et des avantages financiers aux immigrants, dont 20 000 protestants français (x) qui quittent la France après la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685. Le Grand-Électeur accueille ce sang nouveau dont son État a bien besoin, et Berlin doit beaucoup à ces hommes. A la fin du XVIIIe siècle le tiers des habitants de Berlin est d'origine française.
Le royaume de Prusse
Berlin
Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)
En 1688, Frédéric III devient prince-électeur de Brandebourg. Il a une idée principale : se faire couronner roi de Prusse. D’abord réticent, l’empereur Léopold Ier est contraint d’accepter, afin de bénéficier de l’aide militaire du Brandebourg dont il a cruellement besoin pour la Guerre de Succession d’Espagne; par le « Traité de la Couronne », l’Empereur accorde finalement le droit si longtemps convoité : le 18 janvier 1701 Frédéric III, électeur du Saint-Empire Romain Germanique, devient Frédéric Ier, roi en Prusse (la Prusse ne faisant pas partie de l’Empire, mais les Hohenzollern balaieront bien vite cette nuance pour se faire appeler Rois de Prusse), il se couronne lui-même dans la chapelle du château de Königsberg. Désormais toutes les possessions des Hohenzollern seront réunies dans le Royaume de Prusse. En 1698, Frédéric avait demandé à Andreas Schlüter la transformation du château de Berlin, en prévision de son élévation à la dignité impériale, puis en 1700, sur l'initiative de Leibniz, Berlin accueille la troisième Académie des sciences en Europe. Il fait également construire pour sa femme Sophie Charlotte le somptueux palais de Charlottenbourg à Berlin. Mais toute cette politique d'apparat, due en partie aux appétits de prestige du nouveau roi coûte cher : la cour dépense la moitié des revenus annuels. Enfin en 1711 Antoine Pesne, d'origine française, devient peintre de la Cour.
En 1713, Frédéric-Guillaume Ier devient roi en Prusse. Il est resté comme le Soldatenkönig, le Roi-Sergent. C’est un roi qui aime les beuveries, les tabagies et les chants guerriers. Il s’entoure d’une garde de géants, célèbre dans toute l’Europe, pour laquelle il fait recruter de gré ou de force des géants partout sur le continent. Mais Frédéric-Guillaume se caractérise par un sens aigu du devoir envers l’État. Il consolide le royaume, renfloue les caisses par une économie austère, et fait de l’armée prussienne l’une des plus fortes du continent avec 76 000 hommes (à cette époque la France compte à peine le double et elle est beaucoup plus peuplée que la Prusse). Malgré son implication dans la Guerre du Nord, et l’acquisition de Stettin et de la Poméranie occidentale, Frédéric-Guillaume s’occupe surtout de perfectionner son armée, notamment en organisant des recrutements et un nouveau découpage en cantons : désormais (1711) chaque régiment se voit attribué un canton dans lequel il peut effectuer ses recrutements. Ce faisant il lègue à son fils un puissant instrument.
La Prusse de Frédéric le Grand
Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)
Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)
Frédéric devient roi en 1740 sous le nom de Frédéric II, le Grand Frédéric. C’est un jeune homme de vingt-huit ans, d’éducation et de culture française, admirant Voltaire. Son père l’a souvent traité de fillette et il semble mal préparé pour le trône de son père, mais il se révélera un redoutable stratège et un véritable despote éclairé.
Grâce à l’armée de son père, il peut attaquer l’Autriche de Marie-Thérèse, et en 1742 il conquiert la Silésie, région très riche qui augmente considérablement le territoire de la Prusse et sa population, ainsi que le comté de Glatz. C’est le déclenchement de la Guerre de Succession d'Autriche, ou Première Guerre de Silésie qui trouve son origine dans la Pragmatique Sanction. Charles VI d’Autriche était devenu empereur du Saint-Empire après la mort de son frère, n’ayant pas d’héritier mâle, il réussit en 1713 à faire accepter par les chancelleries européennes la Sanction qui permettait à sa fille Marie-Thérèse d’hériter de ses possessions en Europe centrale. À sa mort en 1740, Marie-Thérèse devint donc archiduchesse d’Autriche, mais les pays européens ne l’entendirent pas de cette oreille, Frédéric le premier. Après une guerre de huit ans, l’acquisition du duché de Silésie est confirmée à Frédéric II.
Mais soucieuse de reconquérir la Silésie, Marie-Thérèse s’allie avec la Tsarine Élisabeth, de son côté George II, roi d’Angleterre et électeur de Hanovre s’allie avec la Prusse. Sentant l’encerclement le menacer, Frédéric prend l’initiative et envahit la Bohême et la Saxe en 1756. La guerre de Sept Ans, ou Seconde Guerre de Silésie, commence. La guerre oppose l’Autriche, la France, la Suède, la Russie, l’Espagne et la Saxe d’une part et la Prusse ainsi que l’Angleterre d’autre part. Très vite la situation devient dramatique, pratiquement seul contre tous, le Brandebourg est envahit, Berlin assiégée. Mais le jour de Noël 1761 la Tsarine Élisabeth meurt, et son neveu, Pierre III est couronné Tsar en janvier 1762. Admirateur de la Prusse et en premier lieu de Frédéric, Pierre conclut la paix avec le Hohenzollern et peu après la guerre se termine ; la Prusse est sauvée, et le traité d’Hubertsburg en 1763 officialise définitivement la possession de la Silésie à la Prusse.
Cependant le royaume reste, vu son étendue d’Aix-la-Chapelle à Königsberg, divisé en trois parties : à l’est, la Prusse, au centre le Brandebourg et à l’ouest les possessions occidentales, incluses dans le Kleinstaaterei, terme intraduisible décrivant la mosaïque de principautés de l’Allemagne à cette époque, et l’un des facteurs empêchant la réalisation de l’unité.
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Durant son règne de despote éclairé, Frédéric, aussi surnommé le vieux Fritz, confie à Georg Wenzelaus von Knobelsdorff la construction à Potsdam, au sud-ouest de Berlin, du château de Sans-Souci où il fait venir Voltaire et d’autres philosophes constituant une cour disparate et pittoresque. En 1744, il nomme le mathématicien malouin Maupertuis à la tête de l’Académie des Sciences de Berlin, laquelle compte également Leonhard Euler. Voltaire en fera partie et, à sa mort, après que Louis XVI aura refusé à l'Académie française le droit de célébrer une messe pour le repos de son âme, il en fera solennellement célébrer une à l'église catholique de Berlin, à laquelle assisteront tous les membres catholiques de son Académie.
La même année Frédéric obtient le comté de Frise orientale, mais surtout, en 1772, d’un commun accord Russie, Autriche et Prusse se partagent une partie de la Pologne : Frédéric obtient la Prusse polonaise, sauf Thorn et Danzig. Désormais, la Prusse est réunie au Brandebourg.
A la fin du règne de Frédéric, le territoire de la Prusse a presque doublé, et le trésor royal a été multiplié par huit.
L'avènement d'une puissance
En 1786, Frédéric-Guillaume II, neveu du vieux Fritz, est couronné roi de Prusse. C’est un roi médiocre qui laisse la réalité du pouvoir à ses ministres (notamment Wöllner), mais sous son règne, la Pologne est partagée une deuxième et une troisième fois. La Prusse y obtient la Posnanie et la région de Varsovie. Sous son règne, Langhans construit la porte de Brandebourg à Berlin (1791), Kant publie Critique de la raison pratique (1788).
En 1797, Frédéric-Guillaume III devient roi de Prusse. Il est confronté aux dernières Guerres de Révolution puis aux Guerres napoléoniennes. Allié dans un premier temps à la France, il se retourne bientôt contre elle. En 1806, la Prusse déclare la guerre à la France : l’armée prussienne, malgré sa réputation, est vite défaite, notamment à Iéna et Auerstedt. Napoléon entre à Berlin ; le roi se replie à Königsberg. En 1807, la Prusse doit signer le traité de Tilsit : l’armée prussienne est réduite à 47 000 hommes et la Prusse est contrainte de procéder à des réformes intérieures (abolition du servage en 1807 ; autonomie accordée aux villes en 1808).
Mais un profond sentiment germanique s’éveille alors et les Prussiens conservent et entraînent en secret une puissante armée. Mais plus que Frédéric-Guillaume, c’est surtout sa femme Louise qui incarna la résistance face à Napoléon et au français.
Après la défaite de Russie, l’armée prussienne fond sur les restes de la Grande Armée. Finalement la Prusse et les autres puissances vainqueurs de 1815 remodèlent l’Europe au Congrès de Vienne. La Prusse doit céder les territoires acquis lors du troisième partage de la Pologne et une partie des territoires qu’elle a acquis lors du deuxième partage. Mais elle obtient pratiquement toute la Rhénanie et toute la Westphalie ainsi que toute la partie nord de l'ancien électorat de Saxe. Ainsi, les énormes bassins houillers de la Ruhr et de la Sarre lui permettront un essor économique considérable et lui permettra de réaliser l’Unité allemande. Une unité qui aurait pu être faite d’ailleurs lors du Congrès de Vienne mais qui, du fait des réticences des rois et des princes a été retardée d’un demi-siècle.
En 1840, Frédéric-Guillaume IV est couronné Roi de Prusse. L’événement majeur de son règne est la Révolte de 1848 à Berlin. Les parlements sont dissous et les nouvelles assemblées proposent au Roi la couronne impériale d’Allemagne. Ce dernier refuse car l’assemblée n’est pas légitime et la Révolution est réprimée. A la fin de son règne, le roi est déclaré inapte à régner du fait de l’altération de ses facultés mentales ; c’est son frère Guillaume qui assure la régence jusqu’à la mort du roi.
Empire allemand]
En 1861, Guillaume de Hohenzollern est couronné roi sous le nom de Guillaume Ier. Un an plus tard il fait appel à Bismarck, qui s’installe à la Chancellerie. C’est lui qui réalisera l’Unité allemande en évinçant les Habsbourg de l'Allemagne du Nord. Par une guerre commune avec l’Autriche contre le Danemark en 1864, la Guerre des Duchés, qui donne conjointement à la Prusse et à l’Autriche la gestion des duchés de Schleswig et de Holstein. Puis, prenant prétexte de la mauvaise gestion autrichienne, Bismarck déclare la guerre à l’Autriche en 1866. Ceux qui prévoyaient que la Guerre austro-prussienne serait longue et se solderait par la victoire de l’Autriche, ont vu leurs prévisions complètement bouleversées, en moins de trois semaines, avec les batailles de Langensalza et de Sadowa, ou Königgrätz. L’armée prussienne grâce à son armement de pointe, notamment Krupp, n’a fait qu’une bouchée de l’armée autrichienne, mal commandée et mal entraînée. La Prusse annexe donc les duchés de Schleswig-Holstein mais aussi le Hanovre, Francfort, la Hesse et Nassau. Désormais la Prusse est un territoire d’un seul tenant du Rhin au Niemen. Il ne reste plus à Bismarck qu'à parachever l'Unité allemande grâce à la Guerre franco-allemande de 1870. A cause de la Dépêche d'Ems, la France déclare la guerre à la Prusse. Là aussi l’armée prussienne, mais également bavaroise et wurtembergeois, sous le commandement de Von Moltke écrase l’armée française en deux semaines. Les Prussiens assiègent Paris et par le traité de Francfort (1871) annexent l’Alsace-Lorraine et obligent la France à payer une indemnité de cinq milliards de francs-or.
Alsace-Lorraine. Tableau d'Anton von Werner]]
Le 18 janvier 1871, 170 ans après que Frédéric Ier eut été couronné roi de Prusse, Guillaume Ier reçoit la couronne de l’Empire Allemand des mains des princes allemands, réunis dans la Galerie des Glaces du château de Versailles. Bismarck à atteint son but : l’Unité Allemande est achevée. Mais l’Empire est une fédération de 25 états réunis sous l’égide de la Prusse, et certains états conservent un particularisme très fort, comme la Bavière. Cette Bavière de Louis II, qui s’est fait octroyer par Bismarck des droits importants pour prix de son adhésion à l’Unité.
En 1888, Frédéric III est couronné roi de Prusse et empereur d’Allemagne, mais il meurt trois mois plus tard, et son fils Guillaume lui succède sous le nom de Guillaume II.
En 1890 il renvoie Bismarck et nomme des chanceliers qui lui sont dévoués, tel Bethmann-Hollweg.
La guerre balaie l’Empire allemand et les Hohenzollern ; Guillaume abdique en novembre 1918, désormais, l’Allemagne est une république.
Les dernières années de la Prusse
Après la fin de la Première Guerre mondiale et la disparition de l'Empire allemand, la Prusse devient un Land de la nouvelle République de Weimar. Malgré les amputations territoriales qu'elle a subies (Perte d'Eupen et Malmédy, du Schleswig danois et des territoires polonais) elle demeure le plus grand des dix-sept länder allemands de l'époque. Son Landtag demeure longtemps socialiste ce qui retarde l'arrivée des nazis au pouvoir, mais aux élections de 1932 la Prusse tombe directement sous la coupe des nazis. Avec la venue d'Hitler au pouvoir, elle perd ses dernières institutions autonomes et s'intègre dans le IIIe Reich.
A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les puissances occupantes décidèrent la disparition symbolique de ce qu'elles considéraient comme le berceau du militarisme allemand : le 25 février 1947 leurs représentants proclamèrent la dissolution de l'État prussien.
Administration de la Prusse en 1914
Seconde Guerre mondialeLa Prusse en 1905
La Prusse était divisée en 12 (14) provinces:
# Prusse orientale, capitale Königsberg
# Prusse occidentale, capitale: Dantzig
# Ville de Berlin
# Brandebourg, capitale: Potsdam
# Poméranie, capitale: Stettin
# Posnanie, capitale: Posen
# Silésie, capitale: Breslau
# Saxe (aujourd'hui Saxe-Anhalt), capitale: Magdebourg
# Schleswig-Holstein, capitale: Kiel - conquise en 1864
# Province d'Hanovre, capitale: Hanovre - conquise en 1866
# Westphalie, capitale Münster
# Hesse-Nassau, capitale: Kassel - conquise en 1866
# Rhénanie, capitale: Coblence
# Hohenzollern, capitale: Sigmaringen mais qui fait partie de la Rhénanie
Les 12 provinces comprennent des Régences ou Présidences (Bezirke) et celles-ci des Cercles (Kreise). Chaque province a un parlement élu par celui des cercles.
Voir aussi
- Bleu de Prusse
- Preussag
- Liste des souverains de Brandebourg puis de Prusse
Russie
La Fédération de Russie est le pays le plus vaste du monde et s'étend sur deux continents : l'Europe et l'Asie. La Russie possède des frontières terrestres avec les pays suivants (dans l'ordre inverse des aiguilles d'une montre, en partant du plus au nord) : la Norvège, la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Biélorussie, la Lituanie, la Pologne, l'Ukraine, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Chine, la Mongolie et la Corée du Nord. Ses côtes s'étendent de l'océan Arctique au nord à l'océan Pacifique à l'est. Elle est aussi baignée par la mer Baltique, la mer Noire, la mer Caspienne, la mer Blanche, la mer de Barents, la mer de Kara, la mer de Laptev, la mer de Sibérie la mer d'Okhotsk la mer de Bering et la mer du Japon.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Russie
Voir aussi : Liste des monarques de Russie
Politique
Article détaillé : Politique en Russie
- Régime : République fédérale à régime présidentiel fort.
- Chef de l’Etat (élu au suffrage universel direct pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois) : Vladimir Poutine depuis 1999, par intérim, puis élu en 2000, et réélu en 2004.
- Le pouvoir législatif est représenté par l'Assemblée fédérale composée par
- La Douma (Дyмa) ou, plus précisément Douma d'État, formée par 450 députés élus au suffrage universel direct pour 4 ans. La Duma est présidée par Boris Gryzlov.
- Le Conseil de la Fédération (Совет Федерации) formée de 178 représentants des Sujets de la Fédération (collectivités locales). (voir Russie#Subdivisions). Le Conseil de la Fédération est présidé par Sergueï Mironov.
Voir aussi : Géostratégie de la Russie
Subdivisions
Articles détaillés : ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~
La Fédération de Russie est constituée de 89 Sujets :
- 21 républiques
- 49 oblasts (régions)
- 6 kraïs (territoires)
- 10 okrougs (districts)
- 2 villes d'importance fédérale (Moscou et Saint-Pétersbourg)
- 1 oblast autonome (Birobijian)
Forte de ses 128 nationalités, la Fédération a découpé son territoire en de nombreuses parcelles juridiques :
selon la nationalité pour les républiques ou okroug, pour des raisons administratives pour les krais et les oblasts.
Le Birobijan garde un statut particulier, il avait été prévu par Staline comme une terre d'accueil (ou d'exil plus ou moins volontaire selon certains) des juifs d'URSS.
Chacun des 89 sujets envoie au Conseil de la Fédération 2 représentants. Chaque sujet a sa propre législation, mais seules les républiques ont une Constitution, les autres sujets n'ont le droit qu'à une Charte.
La Douma représente la population de la Fédération.
Villes en Russie
Article détaillé : Villes de Russie
- Moskva, la capitale de la Russie
- Saint-Pétersbourg, anciennement Petrograd (la ville de Pierre), puis Léningrad (jusqu'en 1991)
- Iekaterinbourg, anciennement Sverdlovsk
- Grozny
- Iaroslavl
- Irkutsk
- Kaliningrad anciennement Königsberg
- Kazan
- Kirov
- Nijni-Novgorod anciennement Gorki
- Novosibirsk
- Oufa
- Rostov sur le Don
- Samara
- Vladivostok
- Volgograd anciennement Stalingrad
Géographie
Volgograd
Article détaillé : Géographie de la Russie
Économie
Article détaillé : Économie de la Russie
Le pays possède de grandes ressources minières mais il est parfois difficile de les exploiter en raison du climat.
- PIB : 309,95 milliards $ (2002)
- Structure du PIB : primaire 7% - secondaire 37% - tertiaire 56%
- Dette publique : 22,2% du PIB (2002)
- Population : 143,4 millions dont 73% urbain
- Âge : 70,4% entre 15 et 64 ans
- Densité : 8,5 hab./km²
- Indice de fécondité : 1,2
- Taux de natalité : 8,7‰
- Taux de mortalité : 15,4‰
- Espérence de vie : femmes 73 ans - hommes 67 ans
- PNB/habitant : 1 750 $ (2002)
- Taux de chomâge : 7,7% (2002)
- Population en dessous du seuil de pauvreté : 15% (2002)
- Croissance :
- Taux de croissance : 6,4% (2002)
- Taux de croissance total 1990-2001 : 3,7%
- Taux d'inflation : 10,2% (2002)
(A titre de comparaison, son taux était de 18,6% en 2001, 20,2% en 2000, 36,5% en 1999)
- Taux de couverture énergétique : 157,7% (2002)
- Échanges commerciaux :
- Exportations : 99,20 milliards $ (2002)
- Importations : 41,53 milliards $ (2002)
- Monnaie : rouble russe (100 RUB = 2,95 € au 9 décembre2005)
- Forces militaires :
- Effectifs : 988 000 personnes
- Budget : 8300 millions $
Démographie
2005
Article détaillé : Démographie de la Russie
La population de la Russie s'établit à 143,4 millions d'habitants avec un fort taux d'urbanisation (73% de la population).
Les grandes villes russes sont aussi celles qui reçoivent le plus de subventions de l'État fédéral. Il existe 12 villes avec plus d'un million d'habitants en Russie, d'ouest en est :
Saint-Pétersbourg, Moskva, Rostov sur le Don, Nijni-Novgorod, Volgograd, Samara, Oufa, Kazan, Perm, Iekaterinbourg, Tchéliabinsk et Novosibirsk.
La Russie voit sa population baisser continuellement depuis 1970. Ce phénomène s'explique par les conséquences de la Seconde Guerre mondiale pendant laquelle une génération entière est disparue, ne permettant point le baby-boom comme en Europe occidentale. L'éspérance de vie des hommes étant aujourd'hui de l'ordre de 67 ans.
D'après une étude récente par un spécialiste de gynécologie de l’Académie des sciences de Russie, Vladimir Koulakov, fortement contesté par ses pairs, la Russie perd chaque année 700 000 habitants. Avec une natalité de 10,3/1000 et une mortalité de 16/1000, la Russie fait face à un « fossé démographique ». L’expert met en cause les conditions économiques, qui n’incitent pas les jeunes couples à procréer, et note le fait que selon lui, sur 39,1 millions de femmes en âge de procréer, 6 millions sont stériles, en partie à cause des avortements (en forte baisse depuis la chute de l’URSS où la contraception était prohibée) . Mais ces données sont très contestables, car le niveau de vie augmente chaque année et la croissance économique de Russie est bien supérieure à celle des pays occidentaux, mais moindre que celle de la Chine qui connaît un véritable boom.
Culture
Articles détaillés : Culture de la Russie ~ Matriochka ~ Littérature Russe
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! !! !! Remarques
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| ||Nouvel an || ||
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| 13 janvier ||Nouvel an « ancien » || ||
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| 7 janvier ||Noël orthodoxe || ||
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| 23 février ||Fête de l'Armée Rouge || ||
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| 8 mars ||Fête internationale de la Femme || ||
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| 12 avril ||Journée des cosmonautes || ||
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| ||Fête du travail || ||
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| 9 mai ||Jour de la Victoire 1945 || ||
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| 19 septembre ||Fête de Moscou || || non pas férié
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| 4 novembre || Jour de l'unité nationale || ||
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| 7 novembre || Jour de Réconciliation (Anniversaire de la Révolution d'Octobre 1917) || || non pas férié
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28 mars
Le 28 mars est le 87 jour de l'année (88 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Signe du zodiaque : 6 jour du Bélier
Événements
- 1417 : Saint-Lô se rend sans combat, au duc de Gloucester, qui commande les troupes anglaises d'Henri V.
- 1797 : Invention de la machine à laver par l'américain Nathaniel Briggs.
- 1803 (7 germinal An XI) : naissance du franc germinal qui restera en vigueur jusqu'en 1914.
- 1910 : Premier vol d'un hydravion, inventé par l'ingénieur français Henri Fabre.
- 1930 : Constantinople devient Istanbul.
- 1933 : Le réalisateur allemand, en qui Hitler voit "L'homme qui créera le cinéma national-socialiste", refuse de collaborer avec le régime nazi.
- 1939 : La 1ère armée nationaliste du général Franco entre dans la capitale espagnole. A midi les militaires occupent les bâtiments officiels.
- 1979 : Accident nucléaire à Three Mile Island, États-Unis.
- 2004 : En France, second tour des élections régionales et second tour des élections cantonales.
Naissances
- 1483 : Raphaël, peintre italien.
- 1800 : Johann Georg Wagler, herpétologiste et ornithologue allemand († 1832).
- 1811 : John Neumann, premier saint américain, né en Bohême, décédé le 5 janvier 1860, canonisé en juin 1977.
- 1814 : Arsène Houssaye, poète, journaliste et auteur dramatique français.
- 1862 : Aristide Briand, homme politique et diplomate français, né à Nantes (Loire-Atlantique), décédé le 7 mars 1932 à Paris.
- 1868 : Maxime Gorki, écrivain russe.
- 1897 : Sepp Herberger, entraîneur allemand de football. († 1977)
- 1921 : Dirk Bogarde, acteur anglais.
- 1941 : Bernadette Després, dessinatrice de bande dessinée française.
- 1942 : Daniel Clement Dennett, philosophe américain.
- 1956 : Steve Ballmer, chef d'entreprise, actuel pdg de Microsoft, né aux États-Unis.
- 1976 : Jennifer Capriati, joueuse de tennis américaine.
- 1981 : Julia Stiles, actrice américaine.
Décès
- 593 : Gontran, roi des Francs de Bourgogne.
- 966 : Flodoard, historien, chroniqueur et poète français d'expression latine, auteur d'une Histoire de l'église de Reims et d'Annales. (° 894).
- 1849 : Stephan Ladislaus Endlicher, botaniste et linguiste autrichien (° 1804)
- 1903 : Émile Baudot, ingénieur en télégraphie français (° 11 septembre 1845)
- 1943 : Sergueï Rachmaninov, compositeur et pianiste russe
- 1958 : W. C. Handy, compositeur américain de blues (° 16 novembre 1873)
- 1959 : André Siegfried, historien, géographe et académicien français (° 21 avril 1875)
- 1969 : Dwight D. Eisenhower, dit Ike, militaire et homme politique américain (° 14 octobre 1890) 34 président des États-Unis
- 1974 : Françoise Rosay, actrice française (° 1891)
- 1994 : Eugène Ionesco, dramaturge français d'origine roumaine.
- 2004 :
- Peter Ustinov, comédien britannique.
- Robert Merle, écrivain français.
Célébrations
-
Saints catholiques du jour
- Saint Gontran ()
27 février 27 mars 29 mars 29 avril
Catégorie:Jour de l'année
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5 mai
Le 5 mai est le 125 jour de l'année (126 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1194 : Lech le Blanc devient duc de Pologne
- 1789 : Ouverture des États généraux à Versailles (France).
- 1862 : Première bataille de Puebla, au Mexique
- 1889 : Premier numéro de « L'Est Républicain »
- 1917 : Le général Estienne engage les premiers chars dans un combat, à Laffaux (Aisne).
- 1960 : Léonid Brejnev est le nouveau chef de l'État soviétique. À 53 ans, il succède au maréchal Kliment Vorochilov.
- 1961 : Alan Shepard est le premier Américain à aller dans l'espace ; l'astronaute effectue un vol de 15 minutes à bord de la cabine spatiale Mercury III.
- 1976 : Première « nuit bleue » en Corse coïncidant avec l'apparition du Front de libération nationale de la Corse (FLNC).
- 1980 : La prise d'otages de l'ambassade iranienne à Londres prend fin tragiquement. Elle se solde par la mort de trois des terroristes et la libération de 19 otages.
- 1988 : Entre les deux tours de l'élection présidentielle française l'opération « Victor » qui met fin à la prise d'otage de gendarmes sur l'île d'Ouvéa en Nouvelle-Calédonie se solde par la mort de 19 indépendantistes et de deux militaires.
- 1992 : Drame de Furiani (Corse, France, lors d'un match de football, une tribune s'effondre faisant 17 morts et plus de 2 000 blessés. http://www.mouvement-ultra.com/phpBB2/viewtopic.php?t=8086
- 2002 : Jacques Chirac est élu président de la république française
- 2005 : Aéronautique : premier vol du Falcon 7X de Dassault Aviation, premier avion d'affaires à commandes de vol électriques.
Naissances
- 1219 : Alphonse III de Portugal, roi de Portugal
- 1800 : Louis Hachette, éditeur français († 1864)
- 1813 : Søren Kierkegaard, philosophe danois († 1855)
- 1818 : Karl Marx, philosophe, théoricien, économiste et homme politique allemand († 1883)
- 1826 : Eugénie de Montijo, Impératrice des Français († 1920)
- 1830 : John Batterson Stetson, manufacturier américain et créateur des chapeaux qui portent son nom († 1906)
- 1833 : Ferdinand von Richthofen, géographe et géologue allemand
- 1846 : Henryk Sienkiewicz, romancier polonais, prix Nobel de littérature en 1905 († 1916)
- 1869 : Hans Pfitzner, compositeur allemand († 1949)
- 1906 : Charles Exbrayat, écrivain français († 1989)
- 1908 : Jacques Massu, général français, grande figure de la France Libre et commandant la 10e division parachutiste pendant la bataille d'Alger en 1957 († 2002)
- 1911 : Gilles Grangier, réalisateur et scénariste français († 1996)
- 1913 : Tyrone Power, acteur américain († 1958)
- 1928 : Jacques Médecin, homme politique français († 1998)
- 1931 : Michel Greg (Michel Régnier), dessinateur, scénariste, rédacteur en chef et directeur littéraire de bandes dessinées belge († 1999)
- 1935 : Bernard Pivot, journaliste français
- 1935 : Dalaï Lama Lhamo Dhondurp, 14e Dalaï Lama
- 1938 : Jerzy Skolimowski, réalisateur, comédien, poète, scénariste et peintre polonais
- 1941 : Aleksandr Ragulin, hockeyeur russe, triple champion olympique (1964, 1968, 1972)
- 1943 : Michael Palin, acteur, scénariste et producteur britannique, membre de la troupe des Monty Python
- 1944 : Jean-Pierre Léaud, acteur français
Décès
- 1194 : Casimir II le Juste, duc de Pologne.
- 1821 : Napoléon Ier, empereur des Français, en exil à l'île de Sainte-Hélène
- 1981 : Bobby Sands, militant de l'IRA provisoire et député à la Chambre des Communes. Gréviste de la faim, il meurt au début de son 66e jour de jeûne à la prison de Maze, près de Belfast.
- 1982 : Irmgard Keun, romancière allemande
- 1992 : Jean-Claude Pascal, acteur français
- 1993 : Michael Gordon, réalisateur américain
- 1995 : Mikhaïl Botvinnik, joueur d'échecs russe
- 2001 : Boozoo Chavis, Musicien Zydeco états-unien
- 2002 : Hugo Banzer, homme politique bolivien
Célébrations
- Japon : Kodomo no Hi (Jour des enfants)
- Mexique : Jour de la victoire de Puebla
Célébrations
Prénoms
- Ange
- Endal
- Judith
Saints catholiques du jour
- Saint Ange de Jérusalem
- Sainte Jutta
- Saint Sacerdos de Saguntum
- Saint Serdon
- Sainte Teutérie
- Sainte Valdrade
Catégorie:Jour de l'année
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Pont des Arts
Le Pont des Arts (ou la Passerelle des Arts) est un pont situé à Paris et traversant la Seine. Il relie l'Institut de France et la Cour Carrée du Palais du Louvre (qui s'appelait «palais des Arts» sous le Premier Empire).
Histoire
Entre 1802 et 1804, une passerelle de neuf arches en fonte réservée aux piétons est construite à l'emplacement de l'actuel Pont des Arts : c'est le premier pont métallique de Paris. Cette innovation est dûe au premier consul Napoléon Bonaparte, suivant une réalisation anglaise. L'ingénieur Louis-Alexandre de Cessar conçoit cette passerelle pour ressembler à un jardin suspendu, avec des arbustes, des bacs de fleurs et des bancs. En 1852, suite à l'élargissement du quai Conti, les deux arches de la rive gauche deviennent une seule arche.
En 1976, l'inspecteur général des Ponts et Chaussées rapporte la fragilité de l'ouvrage, principalement dûe aux bombardements de 1918 et 1944 et à plusieurs collisions de bateaux en 1961 et 1970. Le pont sera fermé à la circulation en 1977 et s'effondrera effectivement sur 60m en 1979 lors d'un dernier choc avec une barge.
Le pont actuel est construit entre 1982 et 1984 selon les plans de Louis Arretche, respectant l'aspect de l'ancienne passerelle tout en diminuant le nombre des arches (7 au lieu de 9), ce qui permet leur alignement sur celles du Pont Neuf. La passerelle sera inaugurée par Jacques Chirac - alors maire de Paris - le 27 juin 1984.
Servant parfois de lieu d'exposition, c'est aujourd'hui un lieu attirant les peintres, dessinateurs et photographes (pour son point de vue unique), mais aussi les amateurs de Pique-niques durant l'été.
Film
Le Pont des Arts est aussi un film français réalisé par Eugène Green, avec Natacha Régnier et Denis Podalydès.
Il relate une histoire d'amour impossible entre deux jeunes gens qui ne se rencontrent jamais. L'action se déroule à Paris entre 1979 et 1980, c'est à dire au moment de l'effondrement de la passerelle.
Le film a été présenté en 2004 au 57 Festival international du film de Locarno, section "Cinéastes du présent".
Chanson
Georges Brassens dans sa chanson Le vent fait allusion au vent qui souffle sur le pont :
:Si, par hasard
:Sur l'Pont des Arts
:Tu croises le vent, le vent fripon
:Prudenc', prends garde à ton jupon
:Si, par hasard
:Sur l'Pont des Arts
:Tu croises le vent, le vent maraud
:Prudent, prends garde à ton chapeau
Liens externes
- [http://www.paris.fr/portail/deplacements/Portal.lut?page_id=230 Site de la mairie de Paris]
- [http://fr.structurae.de/structures/data/index.cfm?ID=s0000128 Structurae]
Arts
Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
|----- align="center"
!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
|----- align="center"
!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
|----- align="center"
!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
|{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro
14 avril
Le 14 avril est le 104 jour de l'année (105 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 69 : les généraux romains Caecina et Valens, soutenant Vitellius, battent à la bataille de Betriac l'armée de l'empereur romain Othon
- 1205 : Baudouin IX de Flandre est battu à la bataille d'Andrinople par les Bulgares
- 1375 : Milon de Dormans, Premier président de la chambre des comptes, évêque d'Angers, et neveu de l'ancien évêque de Beauvais Jean de Dormans, devient à son tour évêque de Beauvais.
- 1471 : bataille de Barnet, dans la guerre des Deux-Roses en Angleterre
- 1722 : Le navigateur hollandais Jacob Roggeveen découvre l'île de Pâques
- 1796 : Bataille de Millesimo (victoire française lors de la campagne d'Italie)
- 1803 : Adhésion du canton de Vaud à la Confédération suisse
- 1865 : Abraham Lincoln est assassiné par John Wilkes Booth
- 1900 : Le Président de la République Émile Loubet inaugure l'exposition universelle de Paris
- 1912 : À 23 h 40, le RMS Titanic heurte un iceberg. Le bateau terminait de couler vers 2 h 20 le jour suivant
- 1916 : la Bulgarie passe au calendrier grégorien
- 1931 : Proclamation de la République espagnole et abdication du roi Alphonse XIII d'Espagne
- 1935 : Pacte de Stresa entre la France et l'Italie
- 1945 : Bombardement massif de Tokyo
- 1949 : fin des procès de Nuremberg contre les anciens chefs nazis.
- 1988 : À Genève, accord sur un retrait des Soviétiques d'Afghanistan
- 2002 : L'ancien rebelle indépendantiste Xanana Gusmao est élu Président du Timor oriental avec plus de 82% des voix.
- 2003 : Élections générales au Québec : le Parti libéral du Québec et Jean Charest vainc le PQ de Bernard Landry
Sciences et Techniques
- 1931 : première transmission d'une image de télévision en France
- 1956 : Mise au point par Ampex du magnétophone à ruban
- 1958 : mort de la chienne Laïka en orbite
- 1999 : le train magnétique Maglev japonais | | |