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| 1807 |
1807Catégorie:1807
Cette page concerne l'année 1807 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 31 mars : Début du ministère tory du William Henry Cavendish Bentinck, duc de Portland, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1809).
- L'esclavage est interdit dans tout l'Empire britannique.
- Edit de libération des paysans en Prusse.
- Pologne : Napoléon fonde le grand duché de Varsovie.
France
- 16 septembre : Création de la Cour des comptes.
Guerres napoléoniennes
- 8 février : Victoire de Napoléon à la bataille d'Eylau, contre l'armée russe.
- 26 mars : Napoléon decide la création du Train des Equipages militaires qui deviendra en 1945 l'Arme du TRAIN.
- 14 juin : Victoire de Napoléon à la bataille de Friedland, contre l'armée russe
- 7 juillet : Traité de Tilsit : fin de la quatrième coalition.
- Le Portugal refuse de respecter le Blocus Continental. La France l'envahit. Le prince-régent transfère le siège du royaume au Brésil, où il se réfugie avec la famille royale.
Afrique
- Des cyclones mettent fin à la culture du caféier à l'île de la Réunion.
Amériques
Amérique du Nord
Amérique latine
- Novembre 1807, fuyant les avancées de l'armée napoléonnienne, le prince-régent et la famille royale quitte le Portugal pour le Brésil et y transfère le siège du royaume.
Asie
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & Monde arabo-musulman
- Les Janissaires déposent le sultan ottoman Sélim III. Début du sultanat ottoman de Mustafa IV (fin en 1808).
Arts & cultures
- Le philosophe allemand Friedrich Hegel publie sa « Phénoménologie de l'esprit ».
- Le compositeur allemand Ludwig van Beethoven termine sa cinquième symphonie et commence la sixième, la Pastorale.
Sciences et techniques
- Le chimiste anglais Sir Humphry Davy isole les éléments chimiques sodium et potassium.
- L'ingénieur suisse François Isaac de Rivaz dépose le premier brevet pour machine avec moteur à explosion à gaz (hydrogène).
- Le danois Bertel Sanders invente le bouton-pression.
- La Geological Society of London est fondé.
- L'astronome allemand Heinrich Olbers découvre l'astéroïde 4 Vesta.
- 28 mai : Louis Agassiz, zoologiste, ichtyologue et géologue américain d'origine suisse.
- 28 juin : Gustav Heinrich Emil Ohlert, zoologiste allemand († 1871).
- 12 août : George Busk, chirurgien, zoologiste et paléontologiste anglais.
- 15 août : Jules Grévy, futur président de la République française.
- 24 août : Jules Verreaux, ornithologue français († 1873).
- 5 février : Pascal Paoli, patriote et Chef d'Etat corse (° 5 avril 1725)
- 27 juillet : Pierre Marie Auguste Broussonet, naturaliste français (° 19 janvier 1761).
- 11 juillet : George Atwood, physicien anglais
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Article principal : 1807
Catégorie:Chronologie du XIXe siècle
31 mars
Le 31 mars est le 90 jour de l'année (91 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1146 : Saint Bernard de Clairvaux prêche à Vézelay pour une deuxième croisade devant le roi de France et sa cour. Louis VII se croise et décide d'emmener son épouse, Aliénor, en Orient.
- 1492 : Reconquista, les Juifs d'Espagne sont mis en demeure de se convertir au christianisme, ou de quitter le pays.
- 1496 : Le pape Alexandre VI constitue la Sainte Ligue
- 1814 : Les troupes de la sixième coalition occupent Paris
- 1889 : Inauguration de la Tour Eiffel
- 1905 : discours de Tanger, par le kaiser Guillaume II : première crise marocaine entre la France et l'Allemagne.
- 1992 : Présentation publique du long courrier L'Airbus A330.
- 1998 : Netscape donne le code source de son navigateur conformément à une licence libre et a créé une organisation à but non lucratif, mozilla.org, pour surperviser le développement.
- 2005 : Lancement, en France, de la télévision numérique terrestre.
Naissances
- 250 : Constance Chlore, empereur romain
- 1499 : Pie IV, pape
- 1519 : Henri II, roi de France
- 1591 : Françoise de La Tour, la première petite-fille de Michel de Montaigne, un an et demi avant la mort du grand écrivain.
- 1596 : René Descartes, philosophe, mathematicien et physicien français († 1650)
- 1675 : Benoît XIV, pape
- 1730 : Étienne Bézout, mathématicien français
- 1732 : Franz Joseph Haydn, compositeur autrichien
- 1809 : Nikolaï Gogol, écrivain russe
- 1850 : Charles Doolittle Walcott, paléontologiste américain.
- 1894 : Sylvio Kirouak (+ 1977), curé de la cathédrale de Chicoutimi au Saguenay
- 1909 : Robert Brasillach, écrivain français († 1945)
- 1911 : Elisabeth Grümmer, artiste lyrique allemande, de colorature soprano († 6 novembre 1986)
- 1920 : Arthur Conte, écrivain français
- 1926 : Sydney Chaplin, producteur américain
- 1926 : John Robert Fowles, né à Leigh-on-Sea Essex Angleterre, est un écrivain anglais appartenant au courant postmoderniste
- 1935 : Richard Chamberlain, acteur américain
- 1936 : Jean Bertolino, journaliste français
- 1938 : David Steel, chanteur
- 1938 : Jean-Louis Bernard, homme politique français, né à Saulieu en Côte-d'Or.
- 1943 : Christopher Walken, acteur américain
- 1944 : Pascal Danel, chanteur français
- 1950 : Al Gore, homme politique américain
- 1953 : Jacques Bascou, homme politique français né à Castelnaudary dans l'Aude.
- 1954 : Isabella Ferrari, actrice italienne
- 1955 : Angus Young, guitariste du groupe rock AC/DC
- 1956 : François Brottes, homme politique français né à Valence dans la Drôme.
- 1957 : Kent, chanteur et compositeur français
- 1958 : Annick Lepetit, femme politique française, née à Boulogne-Billancourt en Hauts-de-Seine.
- 1964 : Jean-Claude Perez, homme politique français, né à Carcassonne dans l'Aude.
- 1971 : Ewan McGregor, acteur britannique
Décès
- 1204 : Aliénor d'Aquitaine.
- 1275 : Béatrix d'Angleterre, (° 2 juillet 1242), fille du roi Henri III d'Angleterre, duchesse de Bretagne après son mariage avec le duc Jean II de Bretagne.
- 1547 : François I.
- 1727 : Sir Isaac Newton, philosophe et scientifique anglais, né le 4 janvier 1643. Il fut à l'origine de théories scientifiques notamment dans les domaines de l'optique, des mathématiques, et surtout de la mécanique.
- 1814 : Pierre Sonnerat, naturaliste et explorateur français (° 18 août 1748).
- 1855 : Charlotte Brontë, romancière britannique (° 21 avril 1816).
- 1940 : Carlo Bugatti, décorateur Art nouveau (° 16 février 1856).
- 1995 : Madeleine Sologne, actrice française (° 27 octobre 1912).
- 1997 : Lyman Spitzer, astrophysicien américain.
- 2001 : Jean-Marc Bory, acteur suisse (° 17 mars 1934).
- 2005 : Terri Schiavo, américaine plongé dans le coma pendant 15 ans. (° 3 décembre 1963).
À vérifier :
- Claude Darget, journaliste français.
- Jerry Paris.
- Agnes Brand Leahy.
- Antonio Cervi, italien.
Célébrations
-
Saints catholiques du jour
Les personnes suivantes sont honorées par l'Église catholique :
- Saint Acace (évêque, Proche-Orient)
- Saint Amos
- Sainte Balbine
- Saint Benjamin (IVe-s)
- Saint Daniel (ermite camaldule)
- Saint Fergus (évêque de Downpatrick) - La date de la fête est incertaine : 30 ou 31 mars
- Saint Guy (Ravenne)
- Saint Léonard Murialdo
- Saint Machabéon
- Saint Renovat
- Saint Théodule (Afrique proconsulaire), Saint Anèse, Saint Félix (Afrique proconsulaire), Sainte Cornélie et autres compagnons non nommés
Catégorie:Jour de l'année
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AngleterreL'Angleterre est l'une des quatre nations qui composent le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.
Histoire
Voir article détaillé : Histoire de l'Angleterre
Le nom Angleterre, qui remplaça celui de Bretagne tire son origine de l'invasion des Anglo-Saxons dans l'île de Bretagne qui entre les et s, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne.
Les Bretons furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne et ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l' Angleterre. Ils y étaient établis depuis le
À partir du milieu du , les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Radia avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise, des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne.
Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussi à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles.
En même temps, jusque récemment on a largement cru et pendant longtemps
que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations Bretonnes ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avance. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux.
En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (voir le C. Capelli et autres. 'un recensement de chromosome de Y des îles britanniques '. Biologie Courante 13, 979â€"984, (2003)). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l' Université de Birmingham; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux ont été seulement très légèrement colonisé par les Angles et les Saxons.
Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans la Bretagne qui allait devenir l’Angleterre et qu’ ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre semble-t-il (c.f.Pr Evans) et aient ainsi contribué, à donner sa physionomie originale au peuple anglais, physionomie au demeurant bien plus celtique que germanique.
D'autres, notamment les Cornouaillais et le Combriens s'apparentent aux Bretons; d'où, une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être Anglais mais Cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais ont été influencés par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot rêve est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont scandinaves d'origine.
Le leg principal laissé à l' Angletterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Ecosse sont dérivés des noms de lieux bretons d' origine, y compris Londres , Dumbarton , York , Dorchester , Douvres et Colchester . On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie ou d'origine bretonne, en particulier "bre", "bal" ,pour les collines, "carr" pour un endroit rocheux élevé, "coomb" pour une petite vallée profonde.
L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcellée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais reperdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex.
En 1066 la Normandie a conquis l'Angleterre, ce qui a ouvert le pays aux influences continentales. La Guerre civile anglaise (1135-1154) s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche.
La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre.
L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne.
La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés partout dans le monde laissant une petite, mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre aussi.
Symboles
Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc.
La fleur nationale est la rose rouge.
Les armoiries d'Angleterre sont de gueules à trois léopards d'or, c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive: selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (de gueules à deux léopards d'or) et de l'Aquitaine (de gueules à un léopard d'or).
Voir:Armorial de l'Angleterre.
Voir aussi
- Liste d'Anglais célèbres
- Subdivisions de l'Angleterre
- Villes de l'Angleterre
Liens externes
- [http://www.i-uk.com/france Angleterre sur i-UK]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Angleterre Angleterre sur Wikitravel]
- [http://www.england.net/ Hotels et Voyage en Angleterre]
- [http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/Iles_Britanniques/Angleterre.htm Présentation de l'Angleterre]
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Catégorie:Ancien pays d'Europe
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Pologne
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| Capitale || Varsovie
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| Président Premier ministre
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16 septembre
Le 16 septembre est le 259 jour de l'année (260 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Sainte Edith et Saint Cyprien.
Événements
- 1598 : Victoire navale du Coréen Yi Sun-sin à Myong-Yang sur la flotte japonaise
- 1620 : Départ de la Mayflower.
- 1810 : Révolte du Grito de Dolores au Mexique contre la domination espagnole.
- 1908 : Fondation de la compagnie General Motors par William C. Durant.
- 1920 : Explosion d'une bombe dans le quartier de Wall Street (New York), tuant 40 personnes et en blessant des centaines d'autres.
- 1943 : À Nantes (France), suite à un bombardement des Alliés, 1 400 civils sont tués.
- 1970 : Hussein de Jordanie déclare la loi martiale.
- 1975 : Indépendance de la Papoue Nouvelle Guinèe.
- 1978 : Tremblement de terre dans le nord-est de l'Iran. Il y a eu plus de 60.000 victimes.
- 1978 : Muhammad Zia-ul-Haq est élue président du Pakistan.
- 1979 : En Afghanistan, Hafizullah Amin fait étrangler l'ancien président Nour Mohammed Taraki, rentrant de Moscou.
- 1982 : Massacre de Sabra et Chatila, au Liban.
- 1988 : Ouverture officielle des Jeux de la XXIVe Olympiade à Séoul, capitale de la Corée du sud.
Naissances
- 1827 : Albert Gaudry, géologue et paléontologiste français († 27 novembre 1908)
- 1886 : Jean Arp, sculpteur français († 7 juin 1966)
- 1893 : Sir Alexander Korda, cinéaste britannique d'origine hongroise († 23 janvier 1956)
- 1897 : Georges Bataille, écrivain français († 9 juillet 1962)
- 1913 : Félicien Marceau, scénariste, écrivain et académicien français
- 1922 : Mouloudji, chanteur (Un jour tu verras - La complainte des infidèles) et acteur (Les Inconnus dans la maison, Nous sommes tous des assassins). († 14 juin 1994)
- 1924 : Lauren Bacall, actrice américaine.
- 1927 : Peter Falk, acteur (Columbo).
- 1943 : Oskar Lafontaine, homme politique allemand
- 1956 : Mickey Rourke, acteur américain (9 semaines 1/2, Animal Factory, The Pledge).
- 1956 : David Copperfield, illusionniste américain.
- 1957 : Pierre Moscovici, homme politique.
- 1979 : Lorenzo Fanfani à Milan, journaliste.
Décès
- 655 : Martin Ier, pape.
- 1380 : Charles V, roi de France.
- 1498 : Torquemada
- 1701 : Roi Jacques II d'Angleterre = roi Jacques VII d'Écosse
- 1803 : Nicolas Baudin, naturaliste.
- 1902 : Alexander Willem Michiel Van Hasselt, médecin et naturaliste hollandais (° 1814).
- 1936 : Jean-Baptiste Charcot, explorateur français.
- 1946 : Mamie Smith, danseuse de revue, chanteuse de jazz et de blues et actrice américaine (° 1883).
- 1977 : Maria Callas, cantatrice italienne d'origine grecque.
- 1994 : Albert Decourtray, archevêque de Lyon, cardinal et académicien français (° 1923).
- 2001 : François Bédarida, historien français.
- 2001 : Albert Rakoto Ratsimamanga, scientifique.
- 2004 : Dolly Rathebe, chanteuse de jazz sud-africaine.
Célébrations
- Mexique : Jour de l'indépendance
Catégorie:Jour de l'année
ja:9月16日
ko:9월 16일
ms:16 September
simple:September 16
th:16 กันยายน
8 février
Le 8 février est le 39 jour de l'année du calendrier grégorien.
Événements
- 1250 : Capture de Louis IX par les Mamelouks à la Mansourah
- 1587 : Exécution de Marie Stuart
- 1807 : Victoire de Napoléon à la bataille d'Eylau, contre l'armée russe
- 1861 : Création des États confédérés d'Amérique
- 1867 : Naissance de l'Autriche-Hongrie
- 1873 : Le Tribunal des conflits rend l'arrêt Blanco, fondement du droit administratif français
- 1904 : Attaque de Port-Arthur par les Japonais : début de la guerre russo-japonaise.
- 1916 : Naissance du mouvement dada par Tristan Tzara
- 1919 : première liaison commerciale aérienne Toussus le Noble à Kenley
- 1945 : Bombardement de Dresde en Allemagne par les États-Unis, 135 000 morts.
- 1962 : La police française tue 8 manifestants anti-OAS au métro Charonne à Paris.
- 1974 : Coup d'État militaire au Burkina Faso
Naissances
- 411 : Proclus Diadochus ou Proclus Diadoque, philosophe byzantin
- 1291 : Alphonse IV, roi du Portugal, à Lisbonne
- 1552 : Théodore Agrippa d'Aubigné, écrivain français
- 1627 : Jonas Moore, clerc et mathématicien anglais
- 1677 : Jacques Cassini, physicien et mathématicien français
- 1700 : Daniel Bernoulli, mathématicien hollandais
- 1804 : Eugène Sue, écrivain français, auteur de romans-feuilletons
- 1805 : Auguste Blanqui, socialiste français
- 1810 : Alphonse-Louis Constant, dit Eliphas Lévi, occultiste français
- 1815 : Auguste Lacaussade, poète français
- 1819 : John Ruskin, écrivain et réformateur social anglais
- 1828 : Jules Verne, écrivain français
- 1845 : Francis Ysidro Edgeworth, mathématicien irlandais
- 1875 : Thomas John l'Anson Bromwich, mathématicien anglais
- 1883 : Joseph Schumpeter, théoricien et économiste austro-américain
- 1924 : Irving Reiner, mathématicien américain
- 1925 : Jack Lemmon, acteur américain
- 1928 : Ennio De Giorgi, mathématicien italien
- 1931 : James Dean, acteur américain
- 1932 : John Williams, compositeur américain
- 1980 : Lee Jae-eun, actrice sud-coréenne
Décès
- 1296 : Przemysl II, roi de Pologne.
- 1529 : Baldassare Castiglione, écrivain et diplomate italien.
- 1856 : Agostino Bassi, biologiste italien (° 25 septembre 1773).
- 1921 : Pierre Alexeiévitch Kropotkine, aristocrate russe, officier en Sibérie, explorateur puis scientifique, plus connu comme anarchiste.
- 1942 : Lucien Barbedette, anarchiste et professeur français.
- 1957 : John von Neumann, logicien et informaticien hongrois (° 28 décembre 1903).
- 1972 : Fritz Zwicky, astrophysicien suisse.
- 1998 : Halldór Kiljan Laxness, plus grand écrivaint islandais.
- 2005 : Gaston Rahier, pilote de moto (cross et rallye-raid) belge.
- 2005 : Jimmy Smith, organiste de jazz américain (° 8 décembre 1925 (ou 1928).
Célébrations
- La Nouvelle-Zélande célèbre la fête de Waitangi
- 2005 : Mardi Gras
Fêtes
Jackie, Jacotte, Jacoumeto, Jacquemine, Jacquette, Jacquine, Jacquotte, Jakeza, Jamila
Saints catholiques et orthodoxes du jour
- Sainte Dorothée
- Saint Cuthman (889)
- Saint Jacut abbé de Landoac (Vème siècle)
- Saint Meingold (892)
- Saint Paul (649)
- Saint Théodore le Stratilate ()
- Le Prophête Zacharie (-6 av JC.)
Saints catholiques du jour
- Saint Étienne de Grandmont (1124), fondateur de Grandmont
- Sainte Jacqueline
- Bienheureuse Jacqueline de Septisoles (1274), disciple de saint François d'Assise
- Saint Jean de Matha, (1160-1213), fondateur de la Congrégation des Trinitaires
- Saint Jérôme Émilien (1537), militaire vénitien, évêque de Venise
- Sainte Joséphine Bakhita (1947), soudanaise, religieuse
- Saint Pietro d'Igneo (1089), moine vallombrosain, cardinal-évêque d'Albano
- Sainte Quinte (249)
Saints orthodoxes du jour
- Saint Sabas de Serbie (1271), moine au mont Athos, archevêque de Pec
Catégorie:Jour de l'année
ja:2月8日
ko:2월 8일
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simple:February 8
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Napoléon Bonaparte
Napoléon Bonaparte (Ajaccio, 15 août 1769 – Sainte-Hélène, 5 mai 1821), général de la Révolution, dirigea la France à partir de la fin 1799 et fut Empereur des Français, sous le nom de Napoléon I, de 1804 à 1814, puis à nouveau en 1815. Il conquit et gouverna la plus grande partie de l'Europe continentale et plaça ses maréchaux et ses frères sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Espagne, Naples, Westphalie, Hollande, et Suède.
Incapable de mettre un terme au cycle de guerre que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792, et face aux diverses coalitions montées et financées par l'Angleterre, les conquêtes s'ajoutant aux conquêtes, Napoléon vit l'Empire s'effondrer, dix ans après son avènement. Il ne reste aujourd'hui que la grande œuvre administrative, qu'entreprit cet homme hors du commun.
Toute tentative d'écrire avec impartialité l'histoire de ce personnage relèverait de la gageure selon l'historien Steven Englund qui écrivit « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l'étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »
Jeunesse et ascension dans l'armée
Napoléon Bonaparte naquit à Ajaccio en Corse, le 15 août 1769, un an après l'achat par la France de l'île à Gênes (1768). Issu d'une famille faisant partie de la petite noblesse corse. Il était le deuxième enfant de Charles Bonaparte, Avocat au Conseil Supérieur de l'île, et de Maria-Letizia Ramolino. Alors qu'il n'était agé que de neuf ans, son père s'arrangea pour qu'il suive des études sur le continent, où il s'établit, en compagnie de son frère ainé Joseph Bonaparte. Napoléon se considèra tout d'abord comme un étranger. Après des études dans les écoles militaires (Autun, Brienne et l'école Militaire de Paris), il entre avec son ami Grenier dans l'artillerie, au sein du régiment de La Fere, à Auxonne. Il est affecté comme lieutenant en second à Valence en 1787.
D'un tempérament ombrageux, romantique dans ses écrits et d'une curiosité sans borne alliée à une mémoire surprenante, le jeune Bonaparte, à la veille de 1789, est autant homme de lettres qu'homme de guerre.
Lorsque la Révolution éclata en 1789 le lieutenant Bonaparte était présent à Paris ; spectateur des événements, il regarda avec répulsion l'invasion des Tuileries par le peuple. Napoléon retourna en Corse où les luttes de clans (paolistes soutenant la monarchie modérée à l'anglaise, les Bonaparte soutenant la Révolution) avaient repris. Napoléon se fit élire à la tête de la Garde nationale en 1792 en arrachant de force l'accord du commissaire du gouvernement. Mais l'exécution du roi provoqua une révolte des indépendantistes. Une guerre civile éclata et la famille de Napoléon fut obligée de fuir vers la France.
Bonaparte soutint la Révolution, et fut envoyé en 1793, en tant que capitaine d'artillerie, au siège de Toulon qui s'était livré aux Anglais. Le plan qu'il soumit au général Dugommier permit la reprise de la ville aux troupes royalistes et britanniques. Ses amitiés avec les Jacobins lui valurent d'être brièvement arrêté après la chute de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794).
Libéré, il fut un temps sans commandement effectif, puis Barras, lui permit d'écraser l'insurrection royaliste de Vendémiaire contre la Convention en 1795. À cette occasion Bonaparte a sous ses ordres un jeune officier, Joachim Murat,son futur beau-frere. L'opération fut un succès, la canonnade de Saint-Roch dispersant les forces royalistes.
Bonaparte avait un esprit lucide et discret, capable d'absorber l'essence de la connaissance militaire et stratégique de son temps et de l'appliquer à des situations réelles. Officier d'artillerie de formation, il innova dans l'utilisation de l'artillerie (canon de Gribeauval) comme force mobile d'appui des attaques d'infanterie.
Campagne d'Italie]
Nommé commandant en chef de l'armée d'Italie, mal nourrie et mal vêtue, il entraîne avec fougue ses hommes et bat à plusieurs reprises une armée autrichienne plus nombreuse et mieux équipée : Montenotte, Lodi, ou Arcole — où Napoléon prend lui-même la tête de l'assaut, sous la pluie de feu qui tue son ami et aide-de-camp, Muiron ; cet homme « qui est partout et qui voit tout, volant comme l'éclair et frappant comme la foudre » séduit ses subalternes, Sérurier, Masséna, Berthier, par son ascendant sur les hommes, son audace et son sang-froid. Il perçoit la valeur d'un officier encore anonyme, Lannes. Durant ces batailles, les peintures d'époque de son quartier général montrent qu'il utilisa (comme tous les généraux de la Révolution) le premier système de télécommunications au monde, le télégraphe Chappe. L'Autriche, dirigée par l'archiduc Charles, dut négocier un traité défavorable à Campo-Formio.
En Italie, le général Bonaparte prend conscience de ses forces, et de la situation qui est la sienne. Il règne sur les champs de bataille et a la faveur du public (italien comme français) : c'est une véritable petite cour qui se forme autour du général républicain à Milan. Le Directoire est loin pour celui qui règle le sort de la riche Italie et maîtrise superbement son adversaire. En 1797, par le truchement du général Augereau, Bonaparte organisa une manœuvre politique qui permit d'écarter plusieurs royalistes du pouvoir à Paris et de préserver la république jacobine.
Campagne d'Égypte
Paris]]
- Voir l'article détaillé Campagne d'Égypte
- En 1798, inquiet de la popularité de Bonaparte, le Directoire, sous prétexte de barrer aux Anglais la route des Indes, le charge d'envahir l'Égypte. Admirateur du Siècle des Lumières, Bonaparte décide d'emmener des scientifiques, et fonde l'Institut. En outre, il est accompagné du général Kléber. Découverte par un jeune officier du génie, Pierre-François-Xavier Bouchard, la pierre de Rosette permettra à Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes. Victorieuse à la bataille du Mont-Thabor le 16 avril 1799, l'expédition en Syrie est décimée par la peste puis arrétée a Saint jean d'acre. Bonaparte régle de manière expéditive le sort des pestiférés de Jaffa. Le 1 et 2 août, la flotte française est presque entièrement détruite à Aboukir par les navires de Nelson.
-
- La situation du Directoire lui paraissant favorable à un coup de force, Bonaparte abandonne le commandement de l'armée d'Égypte à Kléber, et rentre en France. Sur le chemin qui le mêne à Paris, il est acclamé par la population. Kléber capitulera le 31 août 1801 après avoir perdu 13 500 hommes, principalement victimes des épidémies.
Le coup d'État
Arrivé dans la capitale, le général s'entretient avec Talleyrand, homme politique d'expérience et fin connaisseur des forces en jeu.
Le schéma du coup d'État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) (cf. l'article) prévoit les opérations suivantes : Bonaparte aura le commandement en chef de l'armée pour le maintien de l'ordre dans Paris et dans les assemblées. On envisage de déplacer les assemblées à Saint-Cloud sous le prétexte d'un péril jacobin. En effet, depuis 1789, les assemblées se trouvent toujours sous la menace de la population parisienne.
L'essentiel des événements se déroule le 19 brumaire à Saint-Cloud. Les révisionnistes avaient envisagé une démission collective des cinq directeurs, mais les assemblées ont du retard car cette idée ne fait pas l'unanimité ; Bonaparte s'impatiente et décide d'intervenir.
Il tient un discours maladroit devant le Conseil des Cinq-Cents, discours très mal perçu par les députés qui l'accusent de vouloir instaurer la dictature. Bonaparte est alors contraint de quitter l'assemblée. Mais il prend rapidement la situation en main avec l'aide de son frère Lucien qui préside les cinq-cents. Lucien évite que Napoléon soit mis en cause par les députés qui veulent voter pour mettre Hors-la-loi Bonaparte.Lucien retarde le vote et va chercher Murat qui vient avec la troupe et met de l'ordre dans les assemblées, disant que certains députés voulaient poignarder Bonaparte pour justifier une intervention de l'armée.
Les représentations des députés sortant par les fenêtres et voulant poignarder Napoléon sont très répandues. Bonaparte est de fait l'homme fort de la situation, qui fait basculer un coup d'État parlementaire en un coup d'État militaire.
Mais Bonaparte reste attaché aux formes juridiques et dans la soirée du 19 brumaire, les députés restent à Saint-Cloud pour voter la décision de nommer deux commissions pour préparer une nouvelle constitution. On constate alors une volonté d'appuyer le régime sur le vote des représentants du peuple.
Le 20 brumaire les trois consuls sont désignés : Bonaparte, Sieyès et Ducos.
C'est le début du Consulat
La Constitution
Le 25 décembre 1799, mise en vigueur de la Constitution de l'an VIII. Bonaparte établit la Constitution sous des apparences démocratiques, mais organise un pouvoir autocratique, toutes les évolutions du régime ne feront qu'accentuer le caractère autocratique du pouvoir.
Le pouvoir législatif est divisé en 3 assemblées (parlement tricaméral) :
- le tribunat discute les lois sans les voter
- le corps législatif ou corps des muets adopte ou rejette les lois
- le sénat est chargé de vérifier que la loi est conforme à la constitution
Le pouvoir fonctionne de manière autoritaire, les procédés de démocratie semi directe (quelque peu fictive) sont soigneusement organisés et contrôlés. L'empereur corrige lui-même les résultats si non satisfaisants. L'empire est une forme de despotisme éclairé.
L'Oeuvre législative
Comment évoquer Bonaparte sans parler du Code civil ? Bonaparte opéra dès les débuts du Consulat de nombreuses réformes dans l'éducation, la justice, la finance et le système administratif.
Son ensemble de lois civiles, rédigé par Jean-Jacques Régis de Cambacérès et connu sous le nom de Code Napoléon de 1804, a encore une forte influence dans de nombreux pays de nos jours.
Le Code civil est toutefois très largement inspiré d'un éventail de lois et coutumes diverses déjà existantes sous l'Ancien Régime qu'il unifiait. Son oeuvre administrative se prolongea jusqu'en 1814 : il créa les écoles de droit (érigées en Facultés en 1808) et la Capacité en droit pour mieux diffuser le Code civil, mais aussi les lycées et le nouveau Baccalauréat, la Banque de France, le Franc germinal, les préfets, le Conseil d'Etat, initia le travail de cadastration du territoire français, et institua la Légion d'honneur.
- Voir Code civil
Du Consul à l'Empereur
Code civil]
En 1800, Bonaparte attaqua et vainquit l'Autriche une nouvelle fois. Battus à Marengo par Napoléon et à Hohenlinden par Moreau, les Autrichiens durent signer le traité de Lunéville le 9 février 1801, ce qui amena les Britanniques à signer la paix d'Amiens en (mars 1801). Si son pouvoir était fragile au lendemain de Brumaire, la victoire de Marengo et ses suites consolident fortement la situation de Napoléon.
Il envoya une armée forte de 34 000 hommes à Saint-Domingue sous les ordres du général Leclerc pour rétablir l'autorité de la France. Après quelques succès, notamment la capture de Toussaint Louverture (qui mourut au Fort de Joux, dans le Doubs, le 7 avril 1803), son armée fut anéantie par une épidémie de fièvre jaune. Bonaparte vendit la Louisiane, immense territoire d'Amérique du Nord, aux États-Unis.
Le 24 décembre 1800, une « machine infernale » (bombe) l'attendait rue Saint-Nicaise. Le cocher du Premier consul passa au grand galop. La bombe explosa trop tard et seules les vitres du véhicule furent soufflées. Sur place, en revanche, ce fut le carnage. On dénombra une dizaine de morts. Fouché, alors ministre de la Police, réussit à prouver que l'attentat était l'œuvre des royalistes, alors que Bonaparte était persuadé avoir affaire aux Jacobins. L'exécution du duc d'Enghien en sera une conséquence.
En 1802, il rétablit l'esclavage dans les colonies à la demande de sa femme, Joséphine de Beauharnais (une béké de Martinique). Ce rétablissement devait faire repartir une économie défaillante dans les colonies des Antilles.
Il fallut attendre 1848 pour que l'abolition définitive de l'esclavage soit promulguée.
Après que Bonaparte eut étendu son influence sur la Suisse, qui mit en place les institutions décentralisées actuelles, et sur l'Allemagne, une dispute à propos de Malte servit de prétexte aux Britanniques pour déclarer une nouvelle fois la guerre à la France en 1803, et pour soutenir l'opposition royaliste à Bonaparte. Napoléon réagit : l'idée d'une invasion de la Grande-Bretagne se fait jour, et pour ramener à la raison les royalistes, qui, peut-être, complotent dans l'ombre, le premier Consul fait exécuter le duc d'Enghien, prince Bourbon.
L'exécution qui se déroule à Vincennes après un simulacre de procès, ne suscite pas d'autre protestation que celle de l'Angleterre, la Russie et l'Autriche s'en tenant à quelques timides reproches. Voilà cependant qui assoit la réputation de « Robespierre à cheval » de Napoléon (à Sainte-Hélène, Napoléon assumera cet acte, malgré la très probable implication de Talleyrand). Après ce gage donné aux républicains, dans la mesure où le premier Consul réitère le crime des régicides, celui-ci se couronne Empereur le 2 décembre 1804.
1804 1805 à Milan]]
À proprement parler, l'Empire naît à la demande du Sénat. Steven Englund se rallie à l'opinion selon laquelle il s'agissait, initialement, de protéger la République. Bonaparte abattu, l' ordre se serait effondré avec lui. Empereur, il devenait une institution, scellant la pérennité des valeurs républicaines. Il pouvait mourir : l'hérédité du titre était censé protéger le pays des bouleversements et de la perte des acquis révolutionnaires (avec, en premier lieu, l' égalité, loin devant la liberté). C'est ainsi que les monnaies impériales portent, sans hypocrisie, la mention « Napoléon Empereur - République française ».
Par suite seulement, cet Empire « républicain », protégeant les acquis révolutionnaires, se fera « impérialisme ».
Le Sacre de Napoléon, sous les yeux du Pape réduit à bénir le couronnement du maître de la France, est également l'occasion de revenir sur les rapports entre la France et le Vatican. La signature du Concordat par le premier Consul en 1801 reconnaît le catholicisme comme la religion « de la majorité des Français », et non plus religion d'État ; les prêtres reçoivent désormais un traitement de la part de l'État. Restauration catholique, moins de dix ans après la confiscation des biens de l'Eglise ? Napoléon préserve les apparences : il « accueille » le pape en forêt de Fontainebleau, à cheval et en habit de chasse, mettant ainsi en scène le caractère fortuit de la rencontre. De même en 1804 : ce n'est pas l'Empereur qui ira se faire sacrer à Rome, à l'image des Empereurs germaniques, mais ce sera le pape que l'on fera venir à Paris, comme un vulgaire aumônier.
On voit bien que le rapprochement entre Bonaparte et l'Eglise est le fruit d' intérêts particuliers (se rallier les catholiques de France ; assoir l'Empire sur une légitimité égale à celle des Rois), et quand le Pape se montrera rétif aux injonctions de Napoléon, celui-ci n'hésitera pas à le retenir prisonnier à Fontainebleau.
L'Empire victorieux
Fontainebleau
En 1804 l'heure n'est donc pas encore aux vastes conquêtes, et, persuadé depuis longtemps que le seul moyen d'obtenir une paix définitive était de neutraliser le Royaume-Uni, Napoléon mit au point, avec l'amiral Latouche Tréville (qui mourra avant d'avoir pu l'exécuter), un plan visant à l'invasion de l'Angleterre. Celui-ci échoua définitivement à la Bataille de Trafalgar la flotte franco-espagnole commandée par l'amiral de Villeneuve fut disloquée par l'amiral Nelson. Le Royaume-Uni en tira la domination des mers pendant le siècle suivant.
Cette même année 1805, la troisième coalition se forma en Europe contre Napoléon. L'Empereur, qui, à Boulogne, supervisait les préparatifs en vue de l'invasion de la Grande-Bretagne, dut faire face à une guerre soudaine, et à l'autre bout de l'Europe. Il mena une offensive immédiate, acheminant la Grande Armée en Autriche à marches forcées, et s'assura une brillante victoire contre l'Autriche et la Russie à la bataille d'Austerlitz, dite « bataille des Trois-Empereurs ». En 1806, la Prusse provoque un nouveau conflit : la campagne que mène Napoléon est impressionnante de rapidité : « l'Âme du monde » (Hegel) balaie l'armée prussienne à la bataille d'Iéna (doublée de la brillante victoire de Davout à Auerstedt). L'année suivante Napoléon traverse la Pologne et finit par signer, à Tilsit, en une mise en scène travaillée pour frapper les esprits (au milieu du Niemen), un traité avec le tsar Alexandre I, divisant l'Europe entre les deux puissances.
Cet homme formé dans les écoles et par les maîtres d'Ancien Régime, officier de l'armée royale, brise les anciennes conceptions militaires : il ne s'agit plus de livrer une guerre de siège à l'aide de 30 à 50 000 hommes, mais de rechercher la bataille décisive, engageant plus de 100 000 hommes s'il le faut ; il ne s'agit plus de rester maître du champ de bataille, mais danéantir l'ennemi.
En 1808 il crée la noblesse d'Empire : bientôt ses maréchaux et généraux arboreront les titres de Comte d'Empire, prince de Neuchâtel, duc d'Auerstaedt, duc de Montebello, duc de Dantzig, duc d'Elchingen, Roi de Naples...
D'Amsterdam à Rome, le grand Empire compte alors plus de 70 millions d'habitants dont trente seulement sont français.
Campagnes de la Péninsule Ibérique, d'Autriche et de Russie
Alexandre I, Washington DC|right]]
À la suite de l'attitude britannique vis-à-vis des bateaux de commerce français, Napoléon tenta d'imposer un blocus continental visant à asphyxier l'industrie britannique. Le Portugal, longtemps allié des Britanniques, refusa de signer ce traité. Napoléon, recherche donc l'aide de l'Espagne pour envahir le Portugal. Il finit par envahir l'Espagne et installa son frère Joseph Bonaparte comme roi, et aussi le Portugal, en 1807 fut envahi. Une partie de la population espagnole, fanatisée par les prêtres, se souleva contre les Français. Bientôt l'excellente infanterie britannique, commandée par le futur duc de Wellington mit pied en Espagne, en passant par le Portugal, en 1808 et, avec l'aide des nationalistes espagnols, poussa l'armée française hors de la Péninsule Ibérique. Alors que les meilleures troupes de l'armée française étaient engagées en Espagne, l'Autriche attaqua une nouvelle fois la France en Allemagne et fut finalement vaincue lors de la bataille de Wagram. Le maréchal Lannes, compagnon, et ami, de l'Empereur, périt à Essling. Il fut immédiatement remplacé par son fidèle LENIF, Général qui l'avait accompagné durant toute la campagne d'Italie.
Alexandre I, poussé par la noblesse russe acquise aux Britanniques, refusa de coopérer avec Napoléon pour porter le coup final au Royaume-Uni. Napoléon, croyant cette guerre inévitable, envahit la Russie en 1812. La grande Armée, appuyée des alliés italiens, allemands, autrichiens, devint gigantesque : ce sont plus de 600 000 hommes qui franchirent le Niémen.
Les Russes, dirigés par Koutousov, suivirent la stratégie de la terre brûlée, reculant sans cesse devant les troupes françaises. La bataille de la Moskowa, le 12 septembre, ne permit pas de désigner un vainqueur. Bien que les Russes abandonnent le terrain, les pertes furent presque équivalentes dans les deux camps.
Dès le lendemain de l'entrée des troupes françaises dans Moscou, les Russes incendièrent la ville et Napoléon dut faire retraite. L'hiver, soudain en ces régions, était dangereusement proche : Napoléon, espérant une démarche de la part d'Alexandre, fit retarder la retraite jusqu'au dernier moment.
Les troupes françaises effectuèrent une retraite extrêmement éprouvante vers l'Allemagne dans l'hiver russe et par les régions dévastées qu'elles avaient parcourues pour y aller. Des 500 000 hommes qui entrèrent en campagne, seules quelques dizaines de milliers franchirent la Bérézina. La Grande Armée était détruite.
Encouragés par ce dramatique échec, plusieurs rois reprirent les armes contre la France. À la suite de la trahison d'une partie de ses troupes, Napoléon subit une défaite décisive à la bataille de Leipzig, aussi appelée « Bataille des nations », qui vit s'opposer 180 000 Français à 300 000 alliés (russes, autrichiens, allemands, suédois). Le Maréchal Poniatowski, prince polonais et neveu du dernier roi de Pologne, y perdit la vie en tentant de traverser l'Elster avec ses hommes. On dénombra 100 000 morts et blessés.
La campagne de France
Poniatowski
En 1814, une alliance entre la Grande-Bretagne, la Russie, la Prusse et l'Autriche fut formée. Malgré les incroyables victoires de Champaubert et Montmirail, que Napoléon remporta à la tête d'une armée de jeunes recrues inexpérimentées (les « Marie-Louise »), Paris tomba le 31 mars et les maréchaux forcèrent Napoléon à abdiquer.
Il pensait que les alliés allaient le séparer de l'Impératrice et de son fils le Roi de Rome.
Dans la nuit du 12 au 13 avril il prit la dose de poison qui devait lui permettre de se suicider, de l'opium dans un peu d'eau. On lui avait assuré que ce poison était plus que suffisant pour tuer deux hommes.
Il a choisi cette mort parce qu'il pensait qu'on allait par la suite exposer son corps aux Français, et il voulait que sa garde reconnaisse son visage calme qu'elle lui connaissait au milieu des batailles.
Après de longues minutes d'agonie, l'Empereur se plaignait du lent effet de la préparation d'opium qu'il avait prise.
Il déclara à Armand de Caulaincourt « Qu'on a de peine à mourir, qu'on est malheureux d'avoir une constitution qui repousse la fin d'une vie qu'il me tarde tant de voir finir ! »
Les nausées de Napoléon furent de plus en plus violentes, il ne fut plus maître de s'empêcher de vomir, comme il l'avait été jusqu'alors, puis par la suite viennent les effets de vomissement, la longue agonie se poursuivit jusqu'a la venue du docteur Yvan.
Napoléon lui demanda de lui donner une autre dose de poison pour qu'il puisse mourir, le docteur refusa en disant qu'il n'était pas un assassin et qu'il ne ferait jamais quelque chose contre sa conscience.
L'agonie de l'empereur se poursuivit, Caulaincourt sortit de la pièce pour demander au valet de chambre et au service intérieur de garder le silence. Napoléon rappela Caulaincourt en lui disant qu'il préférait mourir plutôt que de signer le traité.
Les effets du poison se sont par la suite dissipés et l'Empereur a pu reprendre ses activités normales.
On ne sait pas exactement comment l'Empereur à survécu à la dose de poison qu'il a prise, soit son estomac se révulsa, soit le poison avait perdu de sa force.
Il fut exilé à l'île d'Elbe, selon le traité de Fontainebleau, conservant le titre d'Empereur mais ne régnant que sur cette petite île.
Les Cent-Jours
En France, Louis XVIII écarta « Napoléon II » et prit le pouvoir. Napoléon s'inquiéta du sort de sa femme et surtout de son fils qui était aux mains des Autrichiens. Le gouvernement royaliste refusa bientôt de lui verser la pension promise et des rumeurs circulèrent quant à sa déportation vers une petite île de l'océan Atlantique sud.
C'est alors que Napoléon, s'arrachant à sa geôle, mit pied sur le continent en mars 1815, près de Cannes. Les armées envoyées pour l'arrêter l'accueillirent en héros partout sur son trajet, sur la route qui porte désormais son nom. Le maréchal Ney, qui avait juré à Louis XVIII de lui ramener Bonaparte dans une cage de fer, s'inclina devant son ancien souverain, ce qui lui valut d'être le seul maréchal exécuté pour trahison lors de la Seconde Restauration. Napoléon arriva sans coup férir à Paris . la période dite des Cent-Jours s'ouvrait. L'échec était probable : son armée fut finalement défaite à la bataille de Waterloo le 18 juin 1815. La jonction des armées prussiennes et britanniques, que n'avait pu empêcher le maréchal Grouchy, eut raison des troupes impériales.
La Route Napoléon
1er mars 1815 : Débarqués à Golfe-Juan, Napoléon et sa petite troupe, gagnent Cannes où ils arrivent tard et d'où ils repartent tôt.
2 mars : Voulant éviter la voie du Rhône qu'il sait hostile, Napoléon fait prendre alors la route de Grasse pour gagner, par les Alpes, la vallée de la Durance. Au-delà de Grasse, la colonne s'engage dans de mauvais chemins muletiers et s'arrête à Saint-Vallier, Escragnolles, et Séranon.
3 mars : Après une nuit de repos, elle gagne Castellane ; dans l'après-midi, elle atteint Barrême. Le
4 mars : Napoléon trouve à Digne la route carrossable et fait étape le soir au château de Malijai, attendant avec impatience des nouvelles de Sisteron dont la citadelle, commandant le passage étroit de la Durance, peut lui barrer la route.
5 mars : Sisteron n'est pas gardée et Napoléon y déjeune, puis quitte la localité dans une atmosphère de sympathie naissante. Le soir, il arrive à Gap et y reçoit un accueil enthousiaste.
6 mars : Il couche à Corps.
7 mars : Il gagne la Mure, puis trouve en face de lui, à Laffrey, des troupes envoyées de Grenoble. C'est ici que se situe l'épisode fameux que commémore aujourd'hui, dans la "prairie de la Rencontre", un monument. Le soir même, Napoléon fait son entrée à Grenoble aux cris de "Vive l'Empereur".
1932 : La Route Napoléon est inaugurée. Des aigles volants dont le symbole est inspiré des paroles de Napoléon : « L'Aigle volera de clocher en clocher jusqu'aux tours de Notre-Dame » jalonnent ce parcours.
Déportation à Sainte-Hélène et naissance d'un mythe
Napoléon fut emprisonné et déporté par les Britanniques sur l'île Sainte-Hélène, commandé par Sir Hudson Lowe. Avec une petite troupe de fidèles, parmi lesquels le Comte de Las Cases, il se dédia à l'écriture de ses mémoires pour la postérité. Dans la seconde moitié du mois d'avril 1821, il écrivit ses dernières volontés et plusieurs codicilles lui-même, une quarantaine de pages au total. Ses derniers mots furent : « France, armée, Joséphine », ou, selon les « mémoires de Sainte Hélène » : « ...tête...armée...Mon Dieu ! ».
En 1955, le journal de Louis Marchand, le valet de Napoléon, fut publié. Il décrit les derniers mois de Napoléon jusqu'à sa mort et beaucoup en conclurent qu'il fut empoisonné à l'arsenic. En 2001, Pascal Kintz de l'Institut Légal de Strasbourg accrédita cette thèse avec une étude du niveau d'arsenic trouvé dans les cheveux de Napoléon après sa mort, de 7 à 38 fois le niveau normal. Des analyses du magazine Science & vie montrent que des concentrations similaires d'arsenic peuvent être trouvées dans des échantillons prélevés en 1805, 1814 et 1821. Il faut mentionner la coutume de l'époque de porter des perruques qui étaient poudrées. De plus, si l'on en croit des chercheurs suisses, Napoléon serait mort d'un cancer à l'estomac, même si l'empereur montrait un certain embonpoint au moment de sa mort (75,5 kg pour 1,67 m), les chercheurs ont observé les pantalons qu'il mettait à l'époque et constaté qu'au cours des 5 derniers mois avant sa mort, il avait perdu près de 11 kg. Cette hypothèse avait été avant écartée car il était tout de même un peu trop en chair pour avoir un cancer.
1821
Napoléon demanda à être enterré sur les bords de la Seine, auprès du peuple français qu'il a tant aimé, mais lorsqu'il mourut en 1821 il fut inhumé à Sainte-Hélène. En 1840, son corps fut rapatrié triomphalement et il fut placé aux Invalides à Paris dans une urne en porphyre (don de la Russie à la France).
Regards des contemporains
- Chaptal : Napoléon se servait lui-même des journaux pour faire la guerre à ses ennemis, surtout aux Anglais. Il rédigeait personnellement toutes les notes qu'on insérait dans le Moniteur, en réponse aux diatribes ou aux assertions qu'on publiait dans les gazettes anglaises. Lorsqu'il avait publié une note, il croyait avoir convaincu. On se rappelle que la plupart des notes n'étaient ni des modèles de décence, ni des exemples de bonne littérature ; mais nulle part il n'a mieux imprimé le cachet de son caractère et de son genre de talent.
"Je n'ai eu qu'un seul vrai soldat, c'est toi mon Dedes" fut sa dernière phrase.
Les réalisations de Napoléon Bonaparte
Sous le consulat
Le consulat est essentiellement une période de pacification et de stabilisation de la France, après la décennie révolutionnaire. De nombreuses institutions sont fondées, qui survivent longtemps à leur créateur ; elles reprennent certains acquis de la Révolution.
- Le 13 décembre 1799 (22 frimaire an VIII) l’article 52 de la constitution institue le Conseil d’État.
- Le 13 décembre 1799 (22 frimaire an VIII) Bonaparte crée le Sénat.
- Le 13 février 1800 (24 pluviôse an VIII) création de la Banque de France.
- Le 17 février 1800 (28 pluviôse an VIII) Bonaparte crée le corps préfectoral.
- Le 8 avril 1802 (18 germinal an X) Napoléon Bonaparte signe avec le pape Pie VII le Concordat.
- Le 1802 (11 floréal An X) le premier consul créa les lycées.
- Le 19 mai 1802 (29 floréal an X) est créée la Légion d'honneur.
- Le 24 décembre 1802 sont crées les 22 Chambres de commerce.
- Le 7 avril 1803 (17 germinal an XI) est créé le franc Germinal.
- Le 21 mars 1804 (30 ventôse an XII) le Code Civil est promulgué.
Sous l'Empire
- Le 18 mars 1806(21 germinal an IX) le premier conseil de prud'hommes est créé.
- Le 10 mai 1806 l'université est recréée, après son abolition par la Révolution, sous une forme proche de l'actuelle. La Sorbonne existait déjà depuis 1257.
- En 1806 Napoléon Ier commande l'Arc de triomphe de l'Étoile.
- Le 9 février 1807 il ressuscite la fonction de Grand Sanhédrin (ce qui facilite l'assimilation des juifs dans l'Empire).
- Le 16 septembre 1807 l'empereur Napoléon 1er crée la Cour des Comptes.
- En 1807 Napoléon confie à Alexandre Théodore Brongniart la construction de la future Bourse de Paris.
- Le 17 mars 1808 Napoléon crée par décret impérial le baccalauréat.
- Le 12 février 1810 promulgation du Code pénal.
L'esclavagisme
Napoléon fut aussi celui qui rétablit l'esclavage, aboli par la République en 1794. En mai 1802, après la signature d'un traité avec l'Angleterre restituant la Martinique à la France, « l'esclavage ainsi que la Traite des Noirs et leur importation dans lesdites colonies auront lieu conformément aux lois et règlements antérieurs à 1789 ».
Début juin, il fit arrêter et déporter Toussaint Louverture, qui avait pris la tête de la révolte des esclaves noirs de Saint-Domingue onze ans plus tôt, et qui, s'appuyant sur les idéaux de la Révolution et confiant dans les hommes censés les représenter, avait rallié l'île à la France. Il devait mourir un an plus tard au Fort de Joux, dans le Jura. Quant aux armées napoléoniennes, elles provoquèrent bien des massacres lors de la deuxième révolte des esclaves de Saint-Domingue, avant que ceux-ci en sortent victorieux et créent la première République noire indépendante en janvier 1804.
La Guadeloupe se revolta aussi en 1802 mais la rébellion conduite par Louis Delgrès échoua.
Il faut signaler que Napoléon 1er, de retour de l'île d'Elbe pour 3 mois, décréta une abolition immédiate de l'esclavage. Sa décision sera confirmée par le traité de Paris le 20 novembre 1815. Néanmoins, à la restauration, celle-ci restera lettre morte.
La famille
Mariages et enfants
Napoléon s'est marié deux fois :
- Le 9 mars 1796 avec Joséphine de Beauharnais qui sera couronnée impératrice. Ce mariage restant sans enfants, se terminera par un divorce.
- Le 11 mars 1810 (par procuration) avec l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche, qui lui donnera un fils : Napoléon François Joseph Charles Bonaparte (° 20 mars 1811, † 22 juillet 1832), roi de Rome, duc de Reichstadt, plus connu sous le nom de Napoléon II, bien qu'il n'ait jamais régné en pratique, son règne fut en théorie de 15 jours entre la première abdication de Napoléon et la charte de 1814. Le surnom de l'Aiglon lui vient de poèmes de Victor Hugo écrits en 1852.
Napoléon a également eu au moins deux enfants illégitimes, qui tous les deux ont eu des descendants :
- Charles, comte Léon (° 1806, † 1881), fils de Catherine Éléonore Denuelle de la Plaigne (° 1787, † 1868).
- Alexandre, comte Walewski, (° 4 mai 1810, † 27 octobre 1868), fils de la comtesse Walewska (° 1789, † 1817).
Et selon des sources plus contestées :
- Émilie Louise Marie Françoise Joséphine Pellapra, fille de Françoise-Marie Leroy.
- Karl Eugin von Mühlfeld, fils de Victoria Kraus.
- Hélène Napoléone Bonaparte, fille de la Comtesse Montholon.
- Jules Barthélemy-Saint-Hilaire (° 19 août 1805, † 24 novembre 1895) dont la mère reste inconnue.
Frères et sœurs
- Caroline Bonaparte
- Elisa Bonaparte
- Jérôme Bonaparte
- Joseph Bonaparte
- Louis Bonaparte
- Lucien Bonaparte
- Pauline Bonaparte
Neveux et nièces
- Louis-Napoléon Bonaparte, son neveu, profita de la popularité de Napoléon I, d'abord pour se faire élire Président de la République sous la II République, puis pour prendre le pouvoir et établir le Second Empire, régnant sous le nom de Napoléon III. Durant son règne de nombreuses législations sociales et modernes ont été adoptées. Il capitule et se rend aux prussiens en 1870, suite à la défaite de Sedan.
- Pierre-Napoléon Bonaparte
- Charles Lucien Bonaparte zoologiste
Descendance célèbre
- Marie Bonaparte
Divers
- Napoléon Bonaparte était épileptique.
- L'un de ses bicornes a été adjugé le 19 octobre 2005 pour 66 000 livres.
Bibliographie
- Jean Tulard, Napoléon ou le Mythe du Sauveur
- Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon
- Thierry Lentz (en collaboration), Autour de l'empoisonnement de Napoléon, préfacé par Jean Tulard, Éd. Nouveau Monde, 2002
- Thierry Lentz, le Sacre de Napoléon, Éd. Nouveau Monde, 2003
- Thierry Lentz, Napoléon, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 2003
- André Suarès, Vues sur Napoléon, Grasset, 1933
- Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et de l'Empire
- Jacques-Olivier Boudon, Histoire du Consulat et de l'Empire, Tempus
- Eric Anceau, Napoléon, librio
- Pierre Norma, Napoléon
- Chaptal, Mes souvenirs sur Napoléon
- François-René de Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe, livres XXIX à XXII
- Jacques Bainville, Napoléon, 1931
- Steven Englund, Napoléon « a political life », 2003
- Didier Le Gall, Napoléon et le Mémorial de Sainte-Hélène, Analyse d'un discours, Préface de Jean-Paul Bertaud, Editions Kimé, 2003.
- Maximilien Vox, Napoléon. Paris (France). Éditions du Seuil, collection Le temps qui court. 1959. 184 pages.
- Tolstoï, Guerre et Paix
- Stendhal, La Chartreuse de Parme
- Henri Guillemin, Napoléon, légende et vérité. Éditions Utovie.
- Patrick Rambaud, La Bataille
- Patrick Rambaud Il neigeait
- Patrick Rambaud L'absent
- Patrick Facon, Renée Grimaud et François Pernot, l'Homme d'État absolu. – Évreux : Éditions Atlas, coll. « La glorieuse épopée de Napoléon », 2004. – 128 p., 31 cm. – ISBN 2-7312-2920-9.
- Antoine Auger, Jacques Garnier, Vincent Rollin ; sous la dir. de Dimitri Casali, Napoléon Bonaparte (avec une préface de Jean Tulard). – Paris : Larousse, 2004. – 407 p., 29 cm. – ISBN 2-03-505406-0.
- Jean Defranceschi, la Jeunesse de Napoléon : les dessous de l'histoire. – Paris : Lettrage distribution, coll. « Lettrage » n° 6, 2001. – 384 p., 22 cm. – ISBN 2-9516656-0-1.
- Jacques Macé, Dictionnaire historique de Sainte-Hélène : chronologique, biographique et thématique. – Paris : Tallandier, coll. « Bibliothèque napoléonienne », 2004. – 488 p., 22 cm. – ISBN 2-84734-120-X.
Filmographie sélective
Parmi les très nombreux films et téléfilms consacrés au personnage ou le faisant figurer, avec l'acteur qui l'y incarne :
- 1912 : Napoléon de Louis Feuillade (France)
- 1927 : Napoléon d'Abel Gance avec Albert Dieudonné (France)
- 1929 : Sainte-Hélène (Napoleon auf St. Helena) de Lupu-Pick avec Werner Krauss (France)
- 1934 : Napoléon Bonaparte d'Catégorie:Premier Empire Eylau
La bataille d'Eylau (Iława) eut lieu le 8 février 1807
Prélude
Les prussiens ayant été écrasés à Iéna et Auerstaedt, Bennigsen que le Tsar avait envoyé avec 60 000 hommes pour les soutenir, se trouvait obligé de temporiser en attendant des renforts russes sous les ordres de Buxhovden. Sans faire jonction avec le corps d'armée survivant prussien du général Lestocq il se replia sur la ville d'Ostrolenka en Pologne.
Napoléon I, irrité par la reprise des hostlités par la Russie, qu'il croyait avoir relativement épargnée lors de la paix de Presbourg, franchit la Vistule et tenta alors d'envelloper la retraite des russes par un mouvement de sa gauche, qui du fait des conditions amosphériques échoua, ne provoquant que des combats d'arrière garde à Pultusk et à Golymin (26 décembre 1806).
Les renforts russes, 50 000 hommes avec Buxhovden et 30 000 de la garde impériale russe, étant arrivés, Bennigsen disposait maintenant de 140 000 hommes en Pologne et résolut de passer à l'offensive en attaquant le corps du maréchal Bernadotte, situé au nord du dispositif français et après l'avoir défait, s'engager dans les arrières des français.
Cependant Bernadotte réagit promptement en prenant l'offensive à Mohrungen, le 25 janvier 1807, ce qui permit de dégager son corps d'armée, face à des forces deux fois supérieures en nombre.
Napoléon, averti, lui ordonna ainsi qu'à | | |