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1812Catégorie:1812
Cette page concerne l'année 1812 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 29 mars : Exil de Mikhail Mikhailovich Speranski en Russie.
- 11 mai : Assassinat du premier ministre britannique Spencer Perceval.
- Début du ministère tory Robert Banks Jenkinson, comte de Liverpool, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1827).
- Émancipation des Juifs en Prusse.
France
- 23 février : Concordat annulé par Napoléon.
- juin : Napoléon fait transporter le pape à Fontainebleau.
- 23 octobre : Seconde conspiration de Malet.
Guerres Napoléoniennes
- 23 février : Alliance franco-prussienne.
- 4 mars : Alliance franco-autrichienne.
- 8 avril : Le tsar Alexandre Ier de Russie adresse un ultimatum à Napoléon.
- 9 avril : Traité russo-suédois.
- 23 juin : Début de la campagne de Russie. Napoléon envahit la Russie à la tête de 450.000 hommes. Il occupe Moscou puis se retire. 40.000 hommes seulement rentreront en France.
- 28 mai : Traité russo-turc de Bucarest.
- 24-25 juin : Napoléon franchit le Niémen.
- 26 juin : Napoléon prend Vilna.
- 18 juillet : Traité d'Örebro anglo-russo-suédois.
- 24 juillet : Napoléon prend Vitebsk.
- 17 août : Bataille de Smolensk
- 7 septembre : Bataille de la Moskowa.
- 14 septembre : Entrée de la Grande Armée dans Moscou.
- 15-18 septembre : Incendie de Moscou.
- 19 octobre : Début de la retraite de Russie.
- 26-28 novembre : Passage de la Bérésina.
- 30 décembre : Les Prussiens signent une convention de neutralité avec les Russes.
- Le duc de Wellington défait les Français à la bataille de Salamanque en Espagne et libère Madrid.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- 18 juin : La Guerre de 1812 : déclaration de la seconde guerre entre les États-Unis et le Royaume-Uni, (fin en 1815).
- La Louisiane devient le dix-huitième état de l'Union américaine.
Amérique latine
- 25 juillet : capitulation du général vénézuélien Francisco de Miranda.
- 31 juillet : Les Espagnols occupent la toute jeune République du Venezuela.
- Le prètre et chef rebelle mexicain José María Morelos défait les troupes royales mexicaines à Oaxaca.
- Un tremblement de terre détruit la ville de Caracas au Venezuela, faisant douze mille victimes.
Asie
- Début du voyage de l'explorateur William Moorcroft dans l'Himalaya, au Tibet et au Cachemire (fin en 1825).
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & Monde arabe
- L'explorateur suisse Jakob Burckhardt découvre la cité antique de Petra.
Arts & cultures
- Les Frères Grimm publient des Contes enfantins.
- Les marbres d'Elgin (la frise du Parthénon) arrivent en Angleterre.
- Lord Byron publie Childe Harold.
- William Turner peint Le passage des Alpes par Hannibal.
- Beethoven compose ses 7 symphonie et 8 symphonie.
- Jean de Paris, opéra de François-Adrien Boïeldieu.
Sciences et techniques
- Frédéric Koenig invente la presse cylindrique.
- La première usine de production de gaz d'éclairage au charbon ouvre à Londres.
- Le naturaliste et anatomiste français Georges Cuvier développe, d'après l'étude de fossiles, une théorie catastrophiste de l'histoire de la Terre. Il publie Recherches sur les ossements fossiles.
- 7 février : Charles Dickens, écrivain anglais.
- 6 mars : Aaron Lufkin Dennison à à Freeport, Main., U.S.A. initiateur du American System of Watch Manufacturing.
- 7 mai : Robert Browning, poète anglais.
- 25 mars : Alexandre Ivanovitch Herzen, écrivain russe.
- 12 mars : Joseph Prestwich, géologue britannique.
- 15 avril : Théodore Rousseau, peintre français.
- 9 juin : Johann Galle, astronome allemand.
- 30 novembre : Auguste Duméril, zoologiste français († 1870).
- 10 juillet : Carl Ludwig von Willdenow, botaniste et pharmacien allemand (° 1765).
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Article principal : 1812
Catégorie:Chronologie du XIXe siècle
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Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
als:Gregorianischer Kalender
ja:グレゴリオ暦
ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
simple:Gregorian calendar
th:ปฏิทินเกรกอเรียน
11 mai
Le 11 mai est le 131 jour de l'année (132 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 330 : Constantinople devient officiellement la capitale de l'empire romain.
- 1573 : Henri, duc d'Anjou, est élu roi de Pologne (Henri Ier)
- 1745 : victoire française à la bataille de Fontenoy [http://www.chez.com/praetiritifides/Anc_Reg/DocHist/Succ_Autr/1745/Ftn_Chabannes.htm Projet de relation de la bataille de Fontenoy]
- 1798 : coup d'État du 22 Floréal an VI
- 1865 : Création à Paris du grand magasin Au Printemps par Jules Jaluzot.
- 1893 : Le Français Henri Desgrange établit à 35,235 km le record de l’heure. Ce record cycliste a pour cadre le Vélodrome Buffalo à Paris.
- 1997 : le champion du monde d'échecs Garry Kasparov est battu par l'ordinateur IBM Deep Blue
- 2000 : L'Inde compte officiellement 1 milliard d'habitants
Naissances
- 483 : Justinien, futur empereur de Byzance. († 565)
- 1752 : Johann Friedrich Blumenbach, anthropologue et biologiste allemand († 1840).
- 1801 : Henri Labrouste, architecte français († 1875)
- 1892 : Margaret Rutherford, actrice britannique († 1972)
- 1894 : Martha Graham, danseuse et chorégraphe américaine († 1991).
- 1904 : Salvador Dali, peintre espagnol († 1989)
- 1914 : Haroun Tazieff, volcanologue et géologue français († 1998)
- 1916 : Camilo José Cela, écrivain espagnol († 2002)
- 1918 : Richard Feynman, physicien américain († 1988)
- 1928 : Marco Ferreri, réalisateur, scénariste et producteur italien († 1997)
- 1930 : Edsger Dijkstra, mathématicien et informaticien néerlandais († 2002)
- 1938 : Carla Bley, pianiste, compositrice et arrangeuse de jazz américaine
- 1941 : Eric Burdon, chanteur britannique du groupe The Animals
- 1946 : Georges Bereta, footballeur français
- 1951 : Corinne Lepage, femme politique française
- 1952 : Renaud (Renaud Séchan), chanteur français
- 1957 : Fanny Cottençon, actrice française
- 1963 : Natasha Richardson, actrice britannique
- 1974 : Benoît Magimel, acteur français
- 1978 : Lætitia Casta, mannequin et actrice française
- 1984 : Simond Colaone, Journaliste français
Décès
- 994 : Maïeul, quatrième abbé de Cluny.
- 1633 : Catherine de Clèves, comtesse d'Eu, veuve de Henri I de Guise, dit « le Balafré », duc de Guise, et mère de Louis III, cardinal de Guise.
- 1696 : Jean de La Bruyère, écrivain et moraliste français (° 1645)
- 1849 : Jeanne-Françoise Récamier, femme de lettres française
- 1857 : Eugène-François Vidocq, aventurier français (° 1775)
- 1871 : John Herschel, scientifique et un astronome anglais.
- 1916 : Karl Schwarzschild, astrophysicien allemand
- 1927 : Juan Gris, peintre espagnol (° 1887)
- 1933 : John G. Adolfi, réalisateur américain
- 1976 : Alvar Aalto, architecte finlandais (° 1898)
- 1981 : Bob Marley, chanteur de reggae et guitariste jamaïcain (° 1945)
- 1987 : Emmanuel Vitria, doyen des greffés du cœur français
- 2001 : Douglas Adams, écrivain anglais (° 1952)
Almanach
Saints fêtés: sainte Estelle et saint Mamert
Au Moyen Âge, l'été commençait immédiatement après les fêtes de saints Mamert, Pancrace et Servais (11, 12 et 13 mai), les plus célèbres, mais aussi les plus redoutés des saints de glace.
Le 11 mai 1987, la température minimale sous abri dégringolait encore jusqu'à 2 degrés à Bruxelles.
Les saints Servais, Pancrace et Mamert font à eux trois un petit hiver
Catégorie:Jour de l'année
ja:5月11日
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simple:May 11
th:11 พฤษภาคม
1827Catégorie:1827
Cette page concerne l'année 1827 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- Début du ministère tory du Frederick John Robinson, vicomte Goderich, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1828).
- En Angleterre, Augustus Charles Pugin conçoit du mobilier néogothique pour le roi George IV.
- La flotte alliée détruit la flotte turque à Navarino en Grèce.
- Le Royaume-Uni, la France et la Russie demande à la Turquie de mettre fin à la guerre contre la Grèce.
- Ministère tory de George Canning, Premier ministre d'Angleterre.
France
- La Garde Nationale de Paris, révoltée contre le pouvoir, est dissoute.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- Davy Crockett est élu au Congrès américain.
Amérique latine
Asie
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & Monde arabe
Arts & culture
- Jean-Baptiste Camille Corot peint Le pont de Narni.
- Eugène Delacroix peint Sardanapale.
- Jean Auguste Dominique Ingres peint L'apothéose d'Homère.
- Le naturaliste et peintre franco-américain John James Audubon commence la publication de ses Oiseaux d'Amérique.
- Victor Hugo écrit Cromwell.
Sciences et techniques
- Le botaniste anglais Robert Brown observe le mouvement du pollen et de la teinture dans l'eau ; ce « mouvement brownien » permettra de modéliser de nombreux phénomènes physiques par la suite.
- Johann Dreyse met au point le fusil à aiguille.
- Le physicien allemand Georg Simon Ohm établit la loi qui porte son nom et qui met en relation le voltage électrique, la résistance et l'intensité du courant.
- Le navigateur anglais William Parry essaie d'atteindre le pôle Nord mais échoue à 800 km.
- Le savant germano-russe Karl Ernst von Baer découvre l'ovule des mammifères.
- L'inventeur anglais John Walker fabrique les premières allumettes à friction.
- Le chimiste allemand Friedrich Wöhler fabrique des lingots d'aluminium.
- Ouverture au trafic de la première ligne de chemin de fer d'Europe continentale (Saint-Étienne - Andrézieux) France. cf > [http://vieux.saint.etienne.club.fr/chemindefer/expo200A.htm Saint-Étienne, berceau du réseau européen de chemin de fer (exposition musée du vieux Saint-Étienne)]
Sport
- Fondation du club de cricket canadien de Toronto Cricket Club.
- Le Sussex est désigné champion de cricket en Angleterre par un pool de journalistes spécialisés. Cette méthode reste valable pour l’attribution des titres nationaux de cricket jusqu’en 1890. Certaines années, les journalistes ne parviennent pas à se mettre d’accord ; ces palmarès prêtent à controverses…
- 2 avril : William Holman Hunt, peintre anglais.
- 21 mars : Andrew Leith Adams, médecin, naturaliste et géologue († 1882).
- 10 avril : Lewis Wallace, écrivain.
- 10 mai : Alphonse de Rothschild, banquier († 1905).
- 11 mai : Jean-Baptiste Carpeaux, sculpteur et peintre français († 1875).
- 15 juillet : Carl Ludwig Doleschall naturaliste autrichien († 1859).
- 16 septembre : Albert Gaudry, géologue et paléontologiste français († 1908).
- 5 mars :
- Alessandro Volta, inventeur de la première pile électrique. (° 18 février 1745).
- Pierre-Simon Laplace, mathématicien, astronome et physicien. (° 23 mars 1749).
- 26 mars : Ludwig van Beethoven, compositeur allemand (° 17 décembre 1770).
- 2 avril : Ludwig Heinrich Bojanus, médecin et naturaliste allemand (° 1776).
- 14 juillet : Augustin Fresnel, physicien français (° 10 mai 1788)
- 12 août : William Blake, poète, peintre et graveur anglais (° 28 novembre 1757).
- 19 septembre : Morten Thrane Brünnich, zoologiste et minéralogiste danois (° 1737).
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ko:1827년
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simple:1827
Juif אומתנו איננה אומה כי אם בתורותיה « Notre Nation n’est nation qu’au travers de ses lois » Rabbenou Saadia Gaon (Emounoth Vede’oth 3,7).
Cet article traite des Juifs en tant que peuple. Pour la culture et la religion juive, veuillez vous référer à l'article Judaïsme
Le terme Juif (en hébreu : יהודי, yehoudi) recouvre un large champ sémantique, et désigne généralement une personne de confession juive, une personne d'ascendance Juive matrilinéaire (qui est un critère interne au judaïsme), ou une référence à la culture développée par les membres de la communauté ou du 'Peuple Juif'.
Le Juif est étymologiquement un citoyen de Juda, vivant selon les lois et coutumes en vigueur dans le royaume de Juda, étant entendu que ces lois et coutumes ont été dictées à Moïse par Dieu et consignées dans la Torah .
Cependant, le sens a évolué, au cours des siècles et des déplacements des populations d'origine juive, pour désigner au-delà d'une communauté de croyance, l'ensemble des individus qui se reconnaissent comme appartenant au peuple juif, quels que soient leur groupe ethnique, leur langue, leur nationalité ou le pays dans lequel ils vivent.
La grande majorité des Juifs se considèrent comme un peuple unique, membres d'une nation disséminée dans les pays du monde (Diaspora) mais descendant tous des anciens Hébreux ou de ceux "qui les ont ralliés" au cours des époques. Il faut entendre par là conversion au Judaïsme, mais ce processus s'apparente davantage à une véritable naturalisation.
La cohésion de cette communauté est largement liée au patrimoine historique commun, constitué de tentatives d'émancipation, d'isolement, de ségrégation ou d'intégration au sein de leurs sociétés d'accueil, de reconnaissances ou de privations de leurs droits, et régulierement au cours de leur histoire, de déportations ou de persécutions.
Etymologie
En français, le mot "Juif" viendrait du vieux français "giu" ou "juieu" depuis le latin "iudeus" et le grec "Ioudaios" (Ιουδαίος). Le terme latin signifierait simplement "Judéen", c'est-à-dire du pays de Judée.
Le nom hébreu de "Yehoudi" ("Yehoudim" au pluriel) vient de l'époque antique du schisme du Royaume d'Israël en deux royaumes rivaux: le Royaume de Judée au sud (capitale: Jérusalem) et le Royaume d'Israël au nord (capitale: Samarie), plus puissant mais qui disparaît plus tôt que son voisin sous les attaques assyriennes. Lorsque la population du Royaume de Judée fut à son tour déportée dans l'empire babylonien, le terme de "Yehoudi" a recouvert alors plus globalement l'ensemble des familles de foi juive plutôt que celles qui ne venaient que de ce royaume. Quant au Royaume de Juda, il tire son nom de la Tribu de Juda, elle même nommée d'après son ancêtre éponyme Juda, quatrième fils de Jacob.
Dans l'usage moderne, le terme "juif" inclut à la foi l'individu qui pratique le Judaïsme et l'individu qui, même sans pratiquer cette religion, s'identifie quand même comme juif en vertu de son héritage familial et culturel juif.
Identité juive
La question מיהו יהודי (qui est juif ?) est assez complexe et sujette à controverses ; la réponse varie selon le point de vue envisagé, ethnique, national ou religieux, et dans ce dernier cas, selon la mouvance interrogée. Le judaïsme orthodoxe étant majoritaire, l'on dira qu'est juif toute personne née de mère elle-même juive, indépendamment de son degré d'observance, ou qu'il ait été converti par des autorités reconnues compétentes en la matière.
Un judaïsme, des Juifs
Culture juive
Le Judaïsme n'est pas, loin s'en faut, qu'une religion, mais aussi un "mode de vie", ce qui ne facilite pas la délimitation des frontières entre "judaïsme" - la religion, "judéité" - la culture et "appartenance au peuple Juif".
C'est ainsi qu'on a pu observer de tous temps des phénomènes typiquement Juifs, sans être spécifiquement religieux : ainsi l'humour juif, la cuisine juive, la musique juive, etc. Les Juifs ont également créés des épiphénomènes qui leur étaient indiscutablement propres sur un terrain incontestablement universel. Ainsi en est-il de la philosophie juive,particulièrement à l'époque des Lumières (voir la Haskalah), ou de la poésie juive dans l'Al-Andalus.
Si certaines de ces particularités sont inhérentes au judaïsme, d'autres proviennent d'échanges interculturels, d'autres encore de facteurs intraculturels non attenants à la religion.
Les groupes et les courants
Anecdote
:Tel-Aviv, 1964
:Moshe (ex-Maurice) Sebbag, fraîchement émigré du Maroc, n'en croit pas ses yeux ni ses oreilles! C'est bien Max Marciano à qui on vient de dire "Rentre chez toi, sale Marocain!" qui sourit comme ça? Max qu'il devait toujours retenir au pays dès qu'on froissait un peu sa susceptibilité?
:Trop intrigué, Moshe demande à Max : "Alors, Max, tu t'es ramolli? T'as pas entendu c'qu'il t'a dit là, l'autre de son coin là ?"
:Alors, Max : "Ah, salut, Momo! Je suis heureux, oh que je suis heureux!"
:Moshe (qui croit mal entendre) : "Eh?"
:Et Max : "Ah, c'que je suis heureux. Là-bas, au pays, ils me disaient :'Rentre chez toi, sale Juif!' Ici, on me considère enfin comme un Marocain!"
Cette anecdote illustre bien la situation des Juifs de Diaspora, particularisés par la population de leur terre d'accueil (ou d'exil, c'est selon), mais leur ressemblant plus qu'à un coreligionnaire d'une autre origine (c'est en ces moments qu'on entrevoit à quel point le judaïsme est un principe fédérateur...).
Groupes
Les principaux groupes du peuple juif sont :
- les Ashkénazes (à la base un des descendants de Japhet, et de la nation qu'il a fondée, Ashkenaz a été assimilé par les autorités rabbiniques à la "Germanie") : Juifs originaires d'Europe Centrale. Le courant a toutefois bel et bien débuté en Allemagne, dans les communautés de Worms, Spire et Mayence, sous l'influence de Rabbenou Guershom Meor Hagola;
- les Sépharades ("Ibérie" en Hébreu) : Juifs originaires d'Espagne et du Portugal, et après 1492 d'Afrique du Nord. A noter que de nombreux Sépharades s'appellent Ashkénazi, que de nombreux Rappaport, originairement portugais (Rofe da Porto, médecin du port) ont émigré en terre d'Ashkenaz, et que la famille Abravanel était établie à Séville, bien avant que les Juifs dits Sépharades n'y débarquent.
Cependant, les choses ne sont pas si simples : tous les Juifs orientaux ne sont pas Sépharades, tous les Juifs de Hongrie ne sont pas Ashkénazes, et de toute façon, le Juif tunisien ne comprend pas le Judéo-Arabe du Juif marocain.
C'est ainsi que l'on distingue :
- Les Juifs Mizrahim ("Juifs Orientaux"), comprenant les Maghrebim), les Teimanim (Juifs du Yemen et d'Oman)
- Les Grouzim (ou Grouzinim), Juifs de Géorgie, les Youhourim, autres Juifs du Caucase,
- Les Bene Israël, Juifs de Cochin et de Telugu (Bnei Menashe) parmi les Juifs en Inde,
- Les Juifs Romaniotes en Grèce,
- Les Italkim (Bnei Roma) en Italie,
- Les Beta Israël en Ethiopie,
- Les Juifs de Boukharan, d'Iran, etc.
Langues et Langages
L'Hébreu fut la langue du peuple d'Israël tant qu'il demeura sur sa terre. Son importance est attestée dans le livre des Juges : afin de différencier l'Israélite du Philistin, il est demandé "comment s'appelle ceci". Si l'infortuné répond "Sibolet", et non "Shibolet", il est passé au fil de l'épée sur-le-champ.
Au contact de Babylone, l'Hébreu se matine de plus en plus d'Araméen. L'un des arguments des critiques bibliques est de retrouver dans le Deutéronome des "mots d'origine persane" (en réalité, il s'agit de notions-clés répandues dans tout le Moyen Orient antique). Seules quelques familles appartenant à l'élite utilisent encore l'Hébreu dans la vie quotidienne. Le Talmud rapporte que des érudits (ayant perdu l'usage de l'Hébreu) se pressent auprès de Juda HaNassi pour connaître la signification du mot srougin, tant et si bien que sa servante s'exclame : "Jusqu'à quand comptez-vous venir sirougin sirougin ?!" (jusqu'à quand comptez-vous défiler l'un à la suite de l'autre?), ce qui leur permet de comprendre la signification du mot.
Après l'extinction de l'Hébreu en tant que langue quotidienne, naissent plusieurs "langages", qui sont en fait la langue du terroir mâtinée de quelques mots d'Hébreu, et rédigées dans cet alphabet. Tel est par exemple le cas des fameuses gloses de Rachi, témoignage vivant de la langue d'oïl, ou le judéo-arabe utilisé par les Juifs d'"Eretz Islam", de Maïmonide à Juda Halevi.
De ces langues, deux survivent : le Yiddish, pratiqué originellement par les Ashkénazes, et le Ladino par les Sépharades. Les autres, Dhzidi, Judéo-Arabe, Judéo-Provençal,etc. ne dépassent pas le stade de dialecte : un Juif Tunisien ne comprend pas le patois de son voisin et correligionnaire Algérien et vice versa, alors qu'aux variations locales près, le Yiddish peut servir de lingua franca à tous les Juifs qui le parlent, quelles que soient leurs origines. Le Ladino, ou Judéo-Castillan, tend, lui, à s'éteindre.
L'Hébreu, considéré comme langue sainte (lashon ha-kodesh), par lequel le monde a été créé,n'est pratiqué durant tout le Moyen Age que par les érudits.
Au 17ème siècle, les organisateurs de la Haskala souhaitant faire disparaître le Yiddish, langue du ghetto, pour apprendre aux Juifs résidant en Allemagne l'Allemand et l'Hébreu. Celui-ci est bientôt abandonné.
La deuxième tentative de revivescence de l'Hébreu est réalisée en 1881 par un modeste instituteur, Eliezer ben Yehuda, qui y consacre toute son énergie, par tous les moyens. Il va jusqu'à refuser de laisser sa femme entrer si elle ne le demande pas en Hébreu, ou son chien de se nourrir s'il ne répond pas aux ordres de son maître intimés en Hébreu. Jugé blasphématoire, Ben Yehuda est conspué. Cependant, lorsque sa tombe est profanée, sa famille considère comme une victoire le fait que les injures soient écrites en Hébreu et non en Yiddish...
L'hébreu a depuis lors pris une connotation nationale : il s'agit de la langue officielle de l'Etat d'Israël, comme l'Anglais est la langue officielle des Juifs dces Etats-Unis.
Histoire
Le judaïsme connut son lot de schismes, et ce avant même son établissement en Judée : la Genèse raconte que pour préserver la paix dans le clan des 'Ivrim (les Apirou?), Abraham se dirige vers le Nord tandis que Loth s'établit à Sodome. De nombreux soubresauts traversent aussi les Hébreux durant la traversée du désert, l'épisode le plus connu étant la révolte de Kora'h (Koré) : celui-ci affirme que le peuple d'Israël est déjà sain, tandis que Moïse et Aaron expliquent qu'il doit devenir saint, en se conformant aux prescriptions de l'Eternel.
Le schisme fondamental se produit à la mort de Salomon : refusant de plier au joug de Roboam, le fils de Salomon, les tribus préfèrent se fédérer autour de Jéroboam ben Nébat, qui instaure les cultes païens en dehors du temple de Jérusalem, fondant le royaume d'Israël, avec pour capitale Samarie. Les rois d'Israël ouvrant beaucoup plus volontiers leurs portes aux étrangers, le royaume d'Israël se bigarre. La proportion d'étrangers augmente avec la chute du royaume d'Israël et l'exil assyrien, Sennachérib repeuplant le territoire avec des peuples étrangers.
C'est pourquoi le peuple de Samarie ne sera pas admis à participer à la reconstruction du Temple, après l'exil babylonien. Ainsi naît le Samaritanisme.
Une autre division se produit concommitamment au sein même des "Hébreux de Judée" : ceux qui sont revenus en Terre d'Israël, et ceux qui sont restés en Babylonie. Bien que leurs Torah soit la même, leurs rites diffèrent quelque peu. Selon certains, ceux qui sont restés à Babylone, les "exilés du Premier Temple" émigreront pour la plupart en Ashkenaz, alors que ceux qui sont revenus, les "exilés du Second Temple", iront s'installer en Espagne, c'est-à-dire en Sfarad.
Bien sûr, cette division est hautement schématique, et facilement prise en défaut :
Abravanel, par exemple, écrit avec fierté que sa famille compte parmi les plus vieilles d'Espagne, installée bien avant l'arrivée des Sépharades. Ashkénazim et Sefardim voyagèrent beaucoup les uns chez les autres. Une importante partie de la communauté de Babylone y resta établie, et forma la communauté des Bagdadi et des Juifs d'Iran, jouissant de conditions privilégiées, eu égard au reste du peuple Juif, jusqu'au début du vingtième siècle. Le Rav Ovadia Yossef vient d'Irak.
En Israël, de nombreuses « sectes » (ici au sens premier de nouveau courant religieux formé par un faible nombre d'adeptes) émergent en réponse à l'hellénisme apparu au , les quatre principales sont : les Sadducéens, rejetant toute loi orale, influents dans le clergé et la vie sacerdotale, dont Anne et Caïphe des Evangiles seraient membres, les Zélotes, dont l'histoire finira tragiquement à Massada, les Esséniens, secte mineure par le nombre de ses adeptes, mais ayant laissé des documents d'une importance capitale pour l'archéologie, et qui pourrait bien avoir compté Jean-Baptiste (voire Jésus) parmi ses adhérents; enfin, les Pharisiens, du sein desquels sortira la Mishna et le judaïsme rabbinique.
En Orient, suite à la conquête Arabe et le choc de l'islam avec les religions et croyances plus anciennes au cours des septième et huitième siècles, on assiste à une floraison de sectes et dissidences par rapport aux mouvements religieux traditionnels. Le Judaïsme n'échappe pas au phénomène et on observe, outre une brève reviscence du sadducianisme et des Esséninens, l'apparition de nouveaux mouvements : les Issawites, les Yudganites, les Shadganites, les Malakites, les Mishawaïtes, etc. Ces mouvements de peu d'ampleur auraient dû disparaître, ou retourner dans le giron du judaïsme pharisien, s'il ne s'étaient regroupés sous la bannière d'Anan ben David. Selon certaines sources, celui-ci, opposé à la nomination de l'exilarche, se serait autoproclamé anti-exilarche, ce qui aurait été interprété par le califat comme un acte de rébellion. Pour échapper à la mort, Anan ben David n'aurait eu d'autre choix que de faire sécession avec le judaïsme officiel, qui suivait l'autorité des Rabbanim du Talmud, d'où l'appellation de judaïsme rabbinique (ou rabbanite), par opposition à "son" judaïsme, qui ne se basait que sur l'interprétation du Tanakh, le Miqra (traduit par "Texte", mais il faudrait comprendre "Lecture" dans un sens analogue à Coran), d'où son nom de judaïsme karaïte
Le Judaïsme connut de profondes modifications en 1492. Le judaïsme rabbinique fit de l'unité du peuple juif un point central de la Loi, et de fait, ne connut plus de changements majeurs, à l'exception de variations liturgiques dans les différentes communautés, grâce, entre autres, à la rédaction de codes légaux, dont la production culmina avec le Shoulhan Aroukh. Quelques Faux Messies, dont Jacob Franck et Sabbataï Zvi exaltèrent les foules, entraînant quelques personnes dans des mouvements dissidents, qui devraient aboutir à leur conversion à l'islam ou au christianisme.
Le judaïsme ashkénaze fut néanmoins encore une fois remué à l'avènement des Lumières, qui entrainèrent de vives controverses de la Haskala, à la suite de quoi s'exacerba la querelle entre Hassidim et "Mitnagdim" en Europe de l'Est, que cherchèrent à apaiser les "modérés", les "intermédiaires", comme le Rav Samson Raphaël Hirsch, dont la devise était "Torah ouMadah" (Torah et science). La fin du XIXème siècle voit la montée du sionisme : les premiers pionniers, chassés par les pogroms russes et soutenus par de riches philanthropes occidentaux, défrichent les marécages de la plaine côtière de Palestine, alors sous souveraineté ottomane ; l’Affaire Dreyfus suscite la vocation du journaliste viennois Theodor Herzl. Mais l'émigration en Palestine suscite le scepticisme des Juifs "assimilés" d'Europe occidentale et l'opposition de la plupart des rabbins orthodoxes.
Le 2 novembre 1917, le gouvernement anglais publie la Déclaration Balfour. En 1922, la Société des Nations confie l’administration de la Palestine (“ Mandat ”) à la Grande-Bretagne. Les convulsions politiques en Europe, consécutives à la dislocation des Empires russe, austro-hongrois, allemand et ottoman, vont bientôt s’exacerber avec la montée des régimes fascistes et antisémites, qui débouche sur le cataclysme de la Shoah. L' immigration juive a beau impulser un vif progrès économique, agricole et sanitaire et de stimuler l'emploi arabe ainsi que l'immigration des pays voisins, naît une opposition arabe, souvent violente, qui obtient de l’administration britannique plusieurs limitations successives de l’immigration juive légale, ce qui ne fait que développer l’immigration juive clandestine.
De 1941 à 1945, la Shoah fait 6 millions de morts et une infinité de traumatismes physiques, psychologiques et familiaux. Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations Unies approuve le partage du territoire de la Palestine entre un État juif sur 55 % du territoire et un État arabe sur le reste. Des dispositions particulières concernent Jérusalem et Bethléem. La partie juive accepte ce partage territorial que les États arabes rejettent. L’État d’Israël est proclamé le 14 mai 1948.
De nos jours, si l'antagonisme Hassidim/Mitnagdim a disparu, celui entre Juifs "laïcs" et "religieux" reste d'actualité, et a pris une nouvelle tournure en Israël, où les partis de gauche sont majoritairement et essentiellement non-religieux, ceux de droite étant pour une petite partie religieux. En Diaspora coexistent le Judaïsme Réformé, Judaïsme Orthodoxe en Europe de l'Ouest, auxquels s'ajoute le Judaïsme Conservateur aux Etats-Unis.
Bibliographie
- Mon peuple, histoire du peuple juif, par Abba Eban, Buchet-Castel, 1970.
- Histoire d'Israël, par S. W. Baron I. Des origines au début de l'ère chrétienne II. Les premiers siècles de l'ère chrétienne Quadrige. PUF, 1986
- Une Histoire des Juifs, par Paul Johnson, JC Lattès, 1987
- Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, dir. Sylvie Anne Goldberg, Cerf-Robert Laffont (Bouquins), 1996.
Voir aussi
- Déclaration d'Indépendance de l'État d'Israël
- Diaspora juive
- Histoire d'Israël
- Histoire chronologique d'Israël
- Judaïsme
Liens externes
- [http://www.memoire-juive.org Le site Mémoire Juive et Education] évoque la Shoah
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Juif est une commune française de Saône-et-Loire
Catégorie:Judaïsme
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Catégorie:Ancien pays d'Europe
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Catégorie:Histoire de l'Allemagne
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La Prusse (allemand: Preußen) était un territoire de l'Est de l'Europe qui constitua le noyau d'un royaume, lequel pesa sur l'histoire de l'Europe de 1701 à 1918, puis, de 1918 à 1947 elle fut une partie de l'Allemagne. Aujourd'hui la Prusse évoque le souvenir d'un état fortement militarisé.
Mirabeau disait : "La Prusse n’est pas un État qui possède une armée, c’est une armée qui a conquis une nation".
Histoire
Origine
Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)
La Prusse est à l'origine un territoire aux confins de l'actuelle Pologne et de la Russie. Sa colonisation est due aux Chevaliers Teutoniques qui la disputèrent aux Polonais. La déformation du nom du peuple balte autochtone, les Borusses donna son nom à la Prusse. Finalement, en 1410, les Polono-Lituaniens commandé par Ladislas II Jagellon, écrasèrent les Chevaliers Teutoniques à la bataille de Tannenberg (ou de Grunwald).
Parallèlement, en 1415, l’Électeur de Brandebourg, de la famille des Luxembourg, meurt et, comme il est endetté vis à vis d’un représentant de la famille des Hohenzollern, petits burgraves du sud de l’Allemagne, il donne à Frédéric de Hohenzollern l’électorat et la marche de Brandebourg. Frédéric VI est donc nommé gouverneur de la marche du Brandebourg et est investi électeur du Brandebourg par le Concile de Constance. En 1525, le grand maître de l'Ordre Teutonique, Albert de Brandebourg Ansbach, de la famille souabe des Hohenzollern, adopte le protestantisme et transforme la Prusse, possession de l'Ordre, en duché héréditaire et vassal du royaume de Pologne (traité de Cracovie du 8 avril 1525). Cet état devait rester aux Hohenzollern durant cinq siècles, jusqu’en 1918.
En 1539, Joachim II se convertit au protestantisme.
De 1576 à 1611, plus de 9 000 personnes meurent de la peste.
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En 1614, le Brandebourg acquiert le duché de Clèves, le comté de Mark et le comté de Ravensberg puis, en 1618, deux événements déterminants pour l’histoire des Hohenzollern ont lieu, d’une part, le dernier duc de Prusse meurt sans héritier, et ce duché revient à Jean Sigismond de Hohenzollern, et d’autre part la Guerre de Trente ans se déclenche en Allemagne jusqu’en 1648. Un an plus tard, Jean Sigismond meurt et Georges-Guillaume hérite de l’électorat. Sous son règne, le Brandebourg est décimé par la guerre, il sert de principal champ de bataille. Mais aussi un début de révolte se manifeste parmi les parlements provinciaux.
En 1640, son fils, Frédéric-Guillaume devient électeur. Il sera, privilège rare, surnommé le Grand Électeur. D’éducation protestante, il a étudié dans les Provinces-Unies, il se montrera soucieux de consolider son état après sa reconstruction et surtout d’atténuer les particularismes entres les seigneurs de son état, se révélant le fondateur de la Prusse moderne.
En 1648, la Guerre de Trente ans prend fin, mais le Brandebourg est dévasté, Berlin a perdu 9 000 habitants sur les 13 000 d’avant la guerre, la population totale a diminué de moitié, dans certaines régions des deux tiers, et en compensation, lors des Traités de Westphalie (1648), Frédéric-Guillaume obtient l’archevêché de Magdebourg, celui de Halle, les évêchés de Minden et de Kamien, mais aussi la Poméranie orientale, il conquiert aussi la Poméranie orientale suédoise mais doit la restituer. Enfin, grâce à son alliance avec le roi de Pologne Jean Casimir, il obtient de celui-ci, en 1657, l’affranchissement de la suzeraineté polonaise sur la Prusse par le Traité de Welhau.
Dans le domaine de la politique intérieure, le Grand Électeur unifie tous ses territoires en les soumettant à l’impôt permanent et en instaurant une armée permanente de 30 000 hommes, troisième d’Europe par sa qualité. Habilement, par l'Édit de Potsdam en 1686]] Frédéric-Guillaume concède des terres et des avantages financiers aux immigrants, dont 20 000 protestants français (x) qui quittent la France après la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685. Le Grand-Électeur accueille ce sang nouveau dont son État a bien besoin, et Berlin doit beaucoup à ces hommes. A la fin du XVIIIe siècle le tiers des habitants de Berlin est d'origine française.
Le royaume de Prusse
Berlin
Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)
En 1688, Frédéric III devient prince-électeur de Brandebourg. Il a une idée principale : se faire couronner roi de Prusse. D’abord réticent, l’empereur Léopold Ier est contraint d’accepter, afin de bénéficier de l’aide militaire du Brandebourg dont il a cruellement besoin pour la Guerre de Succession d’Espagne; par le « Traité de la Couronne », l’Empereur accorde finalement le droit si longtemps convoité : le 18 janvier 1701 Frédéric III, électeur du Saint-Empire Romain Germanique, devient Frédéric Ier, roi en Prusse (la Prusse ne faisant pas partie de l’Empire, mais les Hohenzollern balaieront bien vite cette nuance pour se faire appeler Rois de Prusse), il se couronne lui-même dans la chapelle du château de Königsberg. Désormais toutes les possessions des Hohenzollern seront réunies dans le Royaume de Prusse. En 1698, Frédéric avait demandé à Andreas Schlüter la transformation du château de Berlin, en prévision de son élévation à la dignité impériale, puis en 1700, sur l'initiative de Leibniz, Berlin accueille la troisième Académie des sciences en Europe. Il fait également construire pour sa femme Sophie Charlotte le somptueux palais de Charlottenbourg à Berlin. Mais toute cette politique d'apparat, due en partie aux appétits de prestige du nouveau roi coûte cher : la cour dépense la moitié des revenus annuels. Enfin en 1711 Antoine Pesne, d'origine française, devient peintre de la Cour.
En 1713, Frédéric-Guillaume Ier devient roi en Prusse. Il est resté comme le Soldatenkönig, le Roi-Sergent. C’est un roi qui aime les beuveries, les tabagies et les chants guerriers. Il s’entoure d’une garde de géants, célèbre dans toute l’Europe, pour laquelle il fait recruter de gré ou de force des géants partout sur le continent. Mais Frédéric-Guillaume se caractérise par un sens aigu du devoir envers l’État. Il consolide le royaume, renfloue les caisses par une économie austère, et fait de l’armée prussienne l’une des plus fortes du continent avec 76 000 hommes (à cette époque la France compte à peine le double et elle est beaucoup plus peuplée que la Prusse). Malgré son implication dans la Guerre du Nord, et l’acquisition de Stettin et de la Poméranie occidentale, Frédéric-Guillaume s’occupe surtout de perfectionner son armée, notamment en organisant des recrutements et un nouveau découpage en cantons : désormais (1711) chaque régiment se voit attribué un canton dans lequel il peut effectuer ses recrutements. Ce faisant il lègue à son fils un puissant instrument.
La Prusse de Frédéric le Grand
Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)
Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)
Frédéric devient roi en 1740 sous le nom de Frédéric II, le Grand Frédéric. C’est un jeune homme de vingt-huit ans, d’éducation et de culture française, admirant Voltaire. Son père l’a souvent traité de fillette et il semble mal préparé pour le trône de son père, mais il se révélera un redoutable stratège et un véritable despote éclairé.
Grâce à l’armée de son père, il peut attaquer l’Autriche de Marie-Thérèse, et en 1742 il conquiert la Silésie, région très riche qui augmente considérablement le territoire de la Prusse et sa population, ainsi que le comté de Glatz. C’est le déclenchement de la Guerre de Succession d'Autriche, ou Première Guerre de Silésie qui trouve son origine dans la Pragmatique Sanction. Charles VI d’Autriche était devenu empereur du Saint-Empire après la mort de son frère, n’ayant pas d’héritier mâle, il réussit en 1713 à faire accepter par les chancelleries européennes la Sanction qui permettait à sa fille Marie-Thérèse d’hériter de ses possessions en Europe centrale. À sa mort en 1740, Marie-Thérèse devint donc archiduchesse d’Autriche, mais les pays européens ne l’entendirent pas de cette oreille, Frédéric le premier. Après une guerre de huit ans, l’acquisition du duché de Silésie est confirmée à Frédéric II.
Mais soucieuse de reconquérir la Silésie, Marie-Thérèse s’allie avec la Tsarine Élisabeth, de son côté George II, roi d’Angleterre et électeur de Hanovre s’allie avec la Prusse. Sentant l’encerclement le menacer, Frédéric prend l’initiative et envahit la Bohême et la Saxe en 1756. La guerre de Sept Ans, ou Seconde Guerre de Silésie, commence. La guerre oppose l’Autriche, la France, la Suède, la Russie, l’Espagne et la Saxe d’une part et la Prusse ainsi que l’Angleterre d’autre part. Très vite la situation devient dramatique, pratiquement seul contre tous, le Brandebourg est envahit, Berlin assiégée. Mais le jour de Noël 1761 la Tsarine Élisabeth meurt, et son neveu, Pierre III est couronné Tsar en janvier 1762. Admirateur de la Prusse et en premier lieu de Frédéric, Pierre conclut la paix avec le Hohenzollern et peu après la guerre se termine ; la Prusse est sauvée, et le traité d’Hubertsburg en 1763 officialise définitivement la possession de la Silésie à la Prusse.
Cependant le royaume reste, vu son étendue d’Aix-la-Chapelle à Königsberg, divisé en trois parties : à l’est, la Prusse, au centre le Brandebourg et à l’ouest les possessions occidentales, incluses dans le Kleinstaaterei, terme intraduisible décrivant la mosaïque de principautés de l’Allemagne à cette époque, et l’un des facteurs empêchant la réalisation de l’unité.
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Durant son règne de despote éclairé, Frédéric, aussi surnommé le vieux Fritz, confie à Georg Wenzelaus von Knobelsdorff la construction à Potsdam, au sud-ouest de Berlin, du château de Sans-Souci où il fait venir Voltaire et d’autres philosophes constituant une cour disparate et pittoresque. En 1744, il nomme le mathématicien malouin Maupertuis à la tête de l’Académie des Sciences de Berlin, laquelle compte également Leonhard Euler. Voltaire en fera partie et, à sa mort, après que Louis XVI aura refusé à l'Académie française le droit de célébrer une messe pour le repos de son âme, il en fera solennellement célébrer une à l'église catholique de Berlin, à laquelle assisteront tous les membres catholiques de son Académie.
La même année Frédéric obtient le comté de Frise orientale, mais surtout, en 1772, d’un commun accord Russie, Autriche et Prusse se partagent une partie de la Pologne : Frédéric obtient la Prusse polonaise, sauf Thorn et Danzig. Désormais, la Prusse est réunie au Brandebourg.
A la fin du règne de Frédéric, le territoire de la Prusse a presque doublé, et le trésor royal a été multiplié par huit.
L'avènement d'une puissance
En 1786, Frédéric-Guillaume II, neveu du vieux Fritz, est couronné roi de Prusse. C’est un roi médiocre qui laisse la réalité du pouvoir à ses ministres (notamment Wöllner), mais sous son règne, la Pologne est partagée une deuxième et une troisième fois. La Prusse y obtient la Posnanie et la région de Varsovie. Sous son règne, Langhans construit la porte de Brandebourg à Berlin (1791), Kant publie Critique de la raison pratique (1788).
En 1797, Frédéric-Guillaume III devient roi de Prusse. Il est confronté aux dernières Guerres de Révolution puis aux Guerres napoléoniennes. Allié dans un premier temps à la France, il se retourne bientôt contre elle. En 1806, la Prusse déclare la guerre à la France : l’armée prussienne, malgré sa réputation, est vite défaite, notamment à Iéna et Auerstedt. Napoléon entre à Berlin ; le roi se replie à Königsberg. En 1807, la Prusse doit signer le traité de Tilsit : l’armée prussienne est réduite à 47 000 hommes et la Prusse est contrainte de procéder à des réformes intérieures (abolition du servage en 1807 ; autonomie accordée aux villes en 1808).
Mais un profond sentiment germanique s’éveille alors et les Prussiens conservent et entraînent en secret une puissante armée. Mais plus que Frédéric-Guillaume, c’est surtout sa femme Louise qui incarna la résistance face à Napoléon et au français.
Après la défaite de Russie, l’armée prussienne fond sur les restes de la Grande Armée. Finalement la Prusse et les autres puissances vainqueurs de 1815 remodèlent l’Europe au Congrès de Vienne. La Prusse doit céder les territoires acquis lors du troisième partage de la Pologne et une partie des territoires qu’elle a acquis lors du deuxième partage. Mais elle obtient pratiquement toute la Rhénanie et toute la Westphalie ainsi que toute la partie nord de l'ancien électorat de Saxe. Ainsi, les énormes bassins houillers de la Ruhr et de la Sarre lui permettront un essor économique considérable et lui permettra de réaliser l’Unité allemande. Une unité qui aurait pu être faite d’ailleurs lors du Congrès de Vienne mais qui, du fait des réticences des rois et des princes a été retardée d’un demi-siècle.
En 1840, Frédéric-Guillaume IV est couronné Roi de Prusse. L’événement majeur de son règne est la Révolte de 1848 à Berlin. Les parlements sont dissous et les nouvelles assemblées proposent au Roi la couronne impériale d’Allemagne. Ce dernier refuse car l’assemblée n’est pas légitime et la Révolution est réprimée. A la fin de son règne, le roi est déclaré inapte à régner du fait de l’altération de ses facultés mentales ; c’est son frère Guillaume qui assure la régence jusqu’à la mort du roi.
Empire allemand]
En 1861, Guillaume de Hohenzollern est couronné roi sous le nom de Guillaume Ier. Un an plus tard il fait appel à Bismarck, qui s’installe à la Chancellerie. C’est lui qui réalisera l’Unité allemande en évinçant les Habsbourg de l'Allemagne du Nord. Par une guerre commune avec l’Autriche contre le Danemark en 1864, la Guerre des Duchés, qui donne conjointement à la Prusse et à l’Autriche la gestion des duchés de Schleswig et de Holstein. Puis, prenant prétexte de la mauvaise gestion autrichienne, Bismarck déclare la guerre à l’Autriche en 1866. Ceux qui prévoyaient que la Guerre austro-prussienne serait longue et se solderait par la victoire de l’Autriche, ont vu leurs prévisions complètement bouleversées, en moins de trois semaines, avec les batailles de Langensalza et de Sadowa, ou Königgrätz. L’armée prussienne grâce à son armement de pointe, notamment Krupp, n’a fait qu’une bouchée de l’armée autrichienne, mal commandée et mal entraînée. La Prusse annexe donc les duchés de Schleswig-Holstein mais aussi le Hanovre, Francfort, la Hesse et Nassau. Désormais la Prusse est un territoire d’un seul tenant du Rhin au Niemen. Il ne reste plus à Bismarck qu'à parachever l'Unité allemande grâce à la Guerre franco-allemande de 1870. A cause de la Dépêche d'Ems, la France déclare la guerre à la Prusse. Là aussi l’armée prussienne, mais également bavaroise et wurtembergeois, sous le commandement de Von Moltke écrase l’armée française en deux semaines. Les Prussiens assiègent Paris et par le traité de Francfort (1871) annexent l’Alsace-Lorraine et obligent la France à payer une indemnité de cinq milliards de francs-or.
Alsace-Lorraine. Tableau d'Anton von Werner]]
Le 18 janvier 1871, 170 ans après que Frédéric Ier eut été couronné roi de Prusse, Guillaume Ier reçoit la couronne de l’Empire Allemand des mains des princes allemands, réunis dans la Galerie des Glaces du château de Versailles. Bismarck à atteint son but : l’Unité Allemande est achevée. Mais l’Empire est une fédération de 25 états réunis sous l’égide de la Prusse, et certains états conservent un particularisme très fort, comme la Bavière. Cette Bavière de Louis II, qui s’est fait octroyer par Bismarck des droits importants pour prix de son adhésion à l’Unité.
En 1888, Frédéric III est couronné roi de Prusse et empereur d’Allemagne, mais il meurt trois mois plus tard, et son fils Guillaume lui succède sous le nom de Guillaume II.
En 1890 il renvoie Bismarck et nomme des chanceliers qui lui sont dévoués, tel Bethmann-Hollweg.
La guerre balaie l’Empire allemand et les Hohenzollern ; Guillaume abdique en novembre 1918, désormais, l’Allemagne est une république.
Les dernières années de la Prusse
Après la fin de la Première Guerre mondiale et la disparition de l'Empire allemand, la Prusse devient un Land de la nouvelle République de Weimar. Malgré les amputations territoriales qu'elle a subies (Perte d'Eupen et Malmédy, du Schleswig danois et des territoires polonais) elle demeure le plus grand des dix-sept länder allemands de l'époque. Son Landtag demeure longtemps socialiste ce qui retarde l'arrivée des nazis au pouvoir, mais aux élections de 1932 la Prusse tombe directement sous la coupe des nazis. Avec la venue d'Hitler au pouvoir, elle perd ses dernières institutions autonomes et s'intègre dans le IIIe Reich.
A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les puissances occupantes décidèrent la disparition symbolique de ce qu'elles considéraient comme le berceau du militarisme allemand : le 25 février 1947 leurs représentants proclamèrent la dissolution de l'État prussien.
Administration de la Prusse en 1914
Seconde Guerre mondialeLa Prusse en 1905
La Prusse était divisée en 12 (14) provinces:
# Prusse orientale, capitale Königsberg
# Prusse occidentale, capitale: Dantzig
# Ville de Berlin
# Brandebourg, capitale: Potsdam
# Poméranie, capitale: Stettin
# Posnanie, capitale: Posen
# Silésie, capitale: Breslau
# Saxe (aujourd'hui Saxe-Anhalt), capitale: Magdebourg
# Schleswig-Holstein, capitale: Kiel - conquise en 1864
# Province d'Hanovre, capitale: Hanovre - conquise en 1866
# Westphalie, capitale Münster
# Hesse-Nassau, capitale: Kassel - conquise en 1866
# Rhénanie, capitale: Coblence
# Hohenzollern, capitale: Sigmaringen mais qui fait partie de la Rhénanie
Les 12 provinces comprennent des Régences ou Présidences (Bezirke) et celles-ci des Cercles (Kreise). Chaque province a un parlement élu par celui des cercles.
Voir aussi
- Bleu de Prusse
- Preussag
- Liste des souverains de Brandebourg puis de Prusse
23 février
Le 23 février est le 54 jour de l'année du calendrier grégorien.
Événements
- 1455 : Date admise de publication de la Bible de Gutenberg, le premier livre occidental imprimé avec des caractères mobiles.
- 1660 : Charles XI de Suède devient roi.
- 1732 : Première représentation de lOrlando de Georg Friedrich Haendel à Londres.
- 1836 : Début de la Bataille de Fort Alamo à San Antonio au Texas (USA).
- 1847 : Bataille de Buena Vista au Mexique, Les troupes américaines battent l'armée du général mexicain Antonio López de Santa Anna.
- 1861 : Le président Abraham Lincoln arrive secrèrement à Washington après une tentaive d'assassinat à Baltimore (Maryland, USA)
- 1861 : Sécession du Texas dans le cadre de la guerre de Sécession
- 1887 : La Côte d'Azur est frappée par un fort séisme qui fait 2000 morts.
- 1893 : Rudolf Diesel invente le moteur diesel.
- 1898 : Émile Zola est emprisonné en France suite à la publication de "J'accuse", celèbre lettre dans laquelle il prend la défense du capitaine Alfred Dreyfus.
- 1903 : Cuba loue la baie de Guantanamo aux États-Unis "à perpétuité".
- 1904 : Pour 10 million de dollars, les États-Unis prennent le contrôle de la zone du Canal de Panama.
- 1905 : Paul Harris et trois entrepreneurs fondent le Rotary Club, premier club de service mondial.
- 1919 : Benito Mussolini forme le Parti fasciste en Italie.
- 1934 : Léopold III devient Roi des Belges.
- 1943 : Éruption-naissance du volcan Paricutín au Mexique.
- 1945 : Libération de Manille (Philippines) par les troupes états-uniennes. Capitulation des forces allemandes à Poznań (Pologne) face aux troupes soviéto-polonaises. La ville allemande de Pforzheim est totalement détruite par un raid de 379 bombardiers britanniques.
- 1947 : Fondation de l'Organisation Internationale pour la Standardisation (ISO).
- 1954 : Première vaccination de masse d'enfants contre la polio à Pittsburgh (Pennsylvanie, USA)
- 1955 : Edgar Faure devient Premier ministre en France
- 1956 : Nikita Khrouchtchev dénonce le culte de la personnalité de Joseph Staline.
- 1966 : Coup d'état militaire en Syrie qui renverse le gouvernement.
- 1982 : Nationalisation de Rumasa, une holding de José María Ruiz Mateos. par le gouvernement dirigé par Felipe González.
- 1987 : Observation d'une supernova dans les Nuages de Magellan (Supernova 1987a).
- 1991 : Entrée des troupes états-uniennes postées en Arabie Saoudite en Irak.
- 1991 : Le général thaïlandais Sunthorn Kongsompong mène un coup d'état sanglant et dépose le Premier ministre Chatichai Choonhavan.
- 1997 : Un incendie se déclare dans la station spatiale russe Mir.
- 1998 : Une tornade en Floride fait 42 morts.
- 1998 : Oussama Ben Laden publie une fatwa déclarant le jihad contre tous les Juifs et les "Croisés".
- 1998 : Netscape announce la création de mozilla.org, pour coordonner le développement du navigateur open source Mozilla Firefox.
- 1999 : Le rebelle kurde Abdullah Öcalan est accusé de trahison à Ankara (turquie).
- 1999 : Une avalanche détruit le village autrichien de Galtür : 31 morts.
- 2004 : Un séisme de magnitude 5,3 sur l'échelle de Richter touche Besançon; aucune victime.
- 2005 : Le Parlement français vote une loi, contestée : les programmes scolaires devront expliquer "le rôle positif de la présence française outre-mer et notamment en Afrique du Nord".
Naissances
- 1417 : Paul II (Pietro Barbo), 211 ème Pape de l' Église catholique, de 1464 à 1471. († 26 juillet 1471).
- 1685 : Georg Friedrich Haendel, musicien anglais († 1759).
- 1800 : Sir William Jardine, septième baron d'Applegirth, naturaliste écossais († 1874).
- 1834 : Gustav Nachtigal, explorateur allemand.
- 1840 : Carl Menger, économiste autrichien († 26 février 1921).
- 1860 : William Louis Abbott, naturaliste et un collectionneur américain († 1936).
- 1892 : Geneviève Tabouis, journaliste française († 22 septembre 1985).
Décès
- 1824 : Blasius Merrem, zoologiste allemand (° 1761).
- 1855 : Carl Friedrich Gauss, mathématicien, astronome et physicien allemand (° 1777)
- 1903 : Jean-Baptiste Clément (° 1836), communard et auteur de la chanson le Temps des cerises
- 1955 : Paul Claudel, dramaturge et poète français (° 1868)
- 1965 : Stan Laurel, acteur américain
- 2001 : Robert Enrico, cinéaste français (° 1931)
- 2003 : Titos Vandis, acteur grec, décédé à Athènes
Célébrations
Saints catholiques du jour
- Saint Lazare (VIIIe et IXe siècle)
- Saint Madeg
Catégorie:Jour de l'année
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ms:23 Februari
simple:February 23
th:23 กุมภาพันธ์
23 octobre
Le 23 octobre est le 296 jour de l'année (297 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
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Événements
- 42 av. J.C : Bataille de Philippes, Brutus et Cassius sont vaincus par Antoine et Octave
- 1295 : Traité d'alliance défensive entre le roi d'Écosse Guillaume le Lion et Philippe le Bel. Début de la Auld Alliance.
- 1596 : L'armée turque de Mehmet III bat l'archiduc Maximilien
- 1714 : L'ambassadeur de Perse Méhémet Riza Beg et dix-huit de ses gens, embarqués clandestinement au port d'Ayas en Cilicie sur un navire français, arrivent à Marseille avec des présents du Shah de Perse Hussein Ier au roi de France Louis XIV.
- 1843 : Installation de Karl Marx à Paris
- 1847 : Reddition d'Abd El-Kader
- 1868 : Au Japon inauguration d'un décret promulguant l'ère Meiji, nouveau régime impérial.
- 1906 : Le brésilien Alberto Santos-Dumont gagne le Prix Archdeacon pour le vol d'un plus lourd que l'air autopropulsé sans mécanisme de lancement
- 1916 : La bataille de la Somme prend fin
- 1942 : Bataille d'El-Alamein
- 1956 : Insurrection anti-soviétique en Hongrie
- 1973 : Création du Parc national Rincon de la Vieja au Costa Rica
- 1982 : France, adoption en dernière lecture, devant l'Assemblée nationale, du projet de loi, voulu par François Mitterrand, « relatif au règlement de certaines conséquences des événements d'Afrique du Nord » (visant à réhabiliter 800 officiers, 800 policiers et 400 administrateurs civils renvoyés de la fonction publique entre 1961 et 1963, sans compter les huit généraux impliqués dans le putsch d'Alger (23 avril 1961), chassés du cadre de réserve). Devant la résistance des députés de gauche, le Premier ministre, Pierre Mauroy, est contraint d'engager la responsabilité du gouvernement.
- 1989 : Proclamation de la naissance de la nouvelle République de Hongrie, le jour du 33e anniversaire de l'insurrection de 1956.
- 1991 : Un accord de paix est signé a Paris mettant fin à 21 ans de guerre au Cambodge.
- 1996 : le pape Jean-Paul II reconnaît que les théories de Darwin sont plus qu'une hypothèse.
- 2002 : Prise de centaines d'otages dans un théâtre à Moscou avec 200 morts.
- 2002 : L'organisation islamiste Jemaah Islamiyah, est classée par le Département d'État américain dans sa liste d'organisations terroristes.
- 2004 : Tremblement de terre de Chuetsu (Niigata)de force 6.8
Naissances
- 1596 : Daniel Hay du Chastelet, écrivain français (académicien français, Fauteuil 37) († 1671)
- 1749 : Nicolas Appert, inventeur de l'appertisation († 1841).
- 1800 : Henri Milne Edwards, zoologiste français († 1885).
- 1817 : Pierre Larousse, lexicographe, encyclopédiste et éditeur († 1875).
- 1844 : Sarah Bernhardt, comédienne († 1923).
- 1844 : Édouard Branly, ingénieur français († 1940).
- 1852 : Louis Forain, caricaturiste.
- 1897 : Robert Rumilly, historien québécois.
- 1909 : Zellig Harris, linguiste états-unien († 1992).
- 1920 : Gianni Rodari, poète italien.
- 1930 : Boozoo Chavis, Musicien Zydeco états-unien († 2001)
- 1937 : Pierre Vassiliu, chanteur et acteur français
- 1940 : Pelé, joueur de | | |