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1832Catégorie:1832
Cette page concerne l’année 1832 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- Le Reform Act donne le droit de vote à la classe moyenne anglaise. C’est la prise de pouvoir de la bourgeoisie sur la noblesse.
- Occupation des détroits du Bosphore et des Dardanelles par les Russes.
- Épidémie de choléra, premiers cas décelé en France.
France
- Début de la répression contre la révolte des Canuts (tisserands lyonnais), des ouvriers de Saint-Étienne et de Paris (fin en 1834).
- 21 mars : La loi Soult impose un service militaire de sept années. L’armée est constituée d’appelés incorporés et de conscrits formant la réserve.
Afrique
- Le premier Conseil général est élu sur l'île Bourbon.
Amérique
- En novembre, élection de Andrew Jackson comme Président des États-Unis, Van Buren vice-président.
- La guerre du faucon noir (Black Hawk War) est la dernière guerre indienne importante à l’est du Mississippi, en Amérique du Nord.
- Le parti démocrate américain se forme comme force politique nationale.
Asie
- Début d'une famine générale en Inde (fin en 1834).
- Japon : la famine sévit jusqu'en 1837.
Chronologies thématiques
- Art & culture :
- L’artiste japonais Hiroshige commence à travailler sur ses « Cinquante-trois étapes de la Tokaido ».
- L’écrivain danois Hans Christian Andersen écrit ses « Contes ».
- Science et techniques :
- Frédéric Sauvage invente l’hélice.
- Sports :
- Fondation en Suisse de la Société Fédérale de Gymnastique.
- 6 janvier : Gustave Doré, graveur et sculpteur français († 1883).
- 23 janvier : Édouard Manet, peintre français († 1883).
- 27 janvier : Lewis Carroll, écrivain et photographe anglais († 1898).
- 1 mars : Alexander Strauch zoologiste russe († 14 août 1893).
- 26 mars : Michel Bréal, linguiste français († 1915).
- 15 avril : Wilhelm Busch, dessinateur anglais († 1908).
- 17 juin : Sir William Crookes, inventeur anglais († 1919).
- 6 juillet : Maximilien de Habsbourg, Empereur du Mexique († 1867).
- 7 octobre : William Thomas Blanford, géologue et naturaliste anglais († 1905).
- 24 novembre : Henry Woodward, géologue et paléontologue britannique
- 15 décembre : Gustave Eiffel, ingénieur français († 1923).
- Émile Gaboriau, écrivain français († 1873).
- 4 mars : Jean-François Champollion, égyptologue français.
- 22 mars : Johann Wolfgang von Goethe, écrivain allemand (° 1749).
- 13 mai : Georges Cuvier, paléontologiste et naturaliste français.
- 31 mai : Évariste Galois, mathématicien français.
- 22 juillet : François Bonaparte, « l’Aiglon », fils de Napoléon Bonaparte.
- 23 août : Johann Georg Wagler, herpétologiste et ornithologue allemand (° 1800).
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Article principal : 1832
Catégorie:Chronologie du XIXe siècle
Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
als:Gregorianischer Kalender
ja:グレゴリオ暦
ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
simple:Gregorian calendar
th:ปฏิทินเกรกอเรียน
DardanellesLes Dardanelles sont un détroit qui relie la mer de Marmara à la mer Égée. Aujourd’hui, les deux rives sont turques.
Géographie
Par habitude, en géographie, les Dardanelles sont une des limites entre le continent européen et le continent asiatique.
Histoire
Près des Dardanelles (anciennement nommées Hellespont) se trouve le site de Troie.
Le détroit se situant entre la mer Noire et la mer Méditerranée, il a souvent été un point de passage commercial et militaire stratégique. Des terres environnant la mer Noire venaient du bois, des fourrures et des esclaves à destination des marchés européens.
Dans l'Antiquité, elle fut le théâtre de 2 campagnes navales: en -411 / -410 s'y déroulèrent les batailles de Cynosséma, d' Abydos et de Cysique, tandis qu'en -405 eut lieu la bataille d' Aigos Potamos.
Pendant la Première Guerre mondiale, en 1915, la Bataille des Dardanelles vit les forces de la Triple Entente tentèrent un débarquement pour attaquer la Triple Alliance du côté de l’Empire ottoman et de la Bulgarie, alliés de l’Empire d'Allemagne.
Catégorie:Détroit de Turquie
ja:ダーダネルス海峡
ko:다르다넬스 해협
Choléra
Le choléra est une toxi-infection entérique épidémique contagieuse due à Vibrio cholerae, ou bacille virgule, découvert par Koch en 1883, et caractérisée par des diarrhées banales ou cataclysmiques. La forme majeure classique est fatale dans plus de la moitié des cas, en l’absence de traitement (de quelques heures à trois jours).
La contamination est orale, d’origine fécale, par l’eau de boisson ou des aliments souillés.
Le choléra a été la première maladie pestilentielle à faire l’objet, dès le , d’une surveillance internationale.
En France, on compte quelques de cas de choléra chaque année ; dans la plupart des cas, la maladie a été contractée à l'étranger, on a dénombré cinq cas de choléra autochtone entre 1970 et 1996 [http://www.invs.sante.fr/bea/1996/do_p24.html].
Principales épidémies
La première description historique par un Européen est faite en 1503 par un officier de Vasco de Gama, qui décrit une épidémie de diarrhées cataclysmiques rapidement mortelles (en 8 heures) et provoquant 20 000 morts à Calicut (Inde).
Limitées initialement à l'Asie (Inde, Chine et Indonésie), les épidémies se développent au XIXe siècle en véritables pandémies qui atteignent le Moyen-Orient, l'Europe et les Amériques.
Sept pandémies sont recensées :
- 1re pandémie (1817-1824) : partie de l'Asie elle touche l'Afrique orientale et à partir de 1823 l'Asie Mineure et dans la foulée, la Russie, et l'Europe.
- 2e pandémie (1826-1841) : l'épidémie se propage à partir de la Mecque vers l'Égypte puis l'Europe.
- 3e pandémie (1846-1861) : l'épidémie partie de la Chine touche le Maghreb (en particulier l'Algérie) puis l'Europe.
- 4e pandémie (1863-1876) : elle touche l'Europe du Nord, puis la France, l'Afrique du Nord et l'Amérique du Sud.
- 5e pandémie (1883-1896) : l'épidémie diffuse à partie de l'Inde vers l'est et l'ouest sur plusieurs continents.
- 6e pandémie (1899-1923) : à partir de l'Asie, l'épidémie se répand en Russie et de là en Europe centrale et occidentale.
- 7e pandémie (depuis 1961) : la 7e pandémie, partie de l'Indonésie en 1961, envahit l'Asie (1962), puis le Moyen-Orient et une partie de l'Europe (1965), et s'étend ensuite en 1970 au continent africain, et en 1991 à l'Amérique latine. C'est en Afrique, où le choléra sévit désormais de façon endémique, que la situation est la plus préoccupante aujourd'hui.
Prévention contre le choléra
Il existe un vaccin dont l'efficacité est loin d'être absolue et qui n'est obligatoire dans aucun pays. Il n'est d'ailleurs pas disponible en France.
Dans les zones endémiques, la prévention du choléra consiste essentiellement en des mesures d'hygiène, et notamment empêcher le croisement de la chaîne alimentaire avec la chaîne des excréments.
Sur le plan personnel, il convient de se laver soigneusement les mains. Il faut nettoyer et désinfecter tout ce qui a été au contact avec de la matière fécale (NB : de malade ou de non malade, il existe en effet des porteurs sains). Il existe également un vaccin, mais qui ne protège qu'environ la moitié des sujets vaccinés, et dont l'efficacité est de six mois à un an.
En ce qui concerne la nourriture, il convient d'utiliser une eau saine pour l'hygiène, la boisson et le lavage des aliments : si le pays ne dispose pas d'un réseau d'élimination des eaux usagées et de traitement des eaux, utiliser de l'eau livrée dans une bouteille encapsulée (qui sera descellée devant soi) ou à défaut une eau bouillie ou javellisée. Il faut se méfier des sources « cachées » d'eau contaminée : fruits et légumes pouvant avoir été lavé avec de l'eau souillée (il faut les peler), glaçons, crèmes glacées et sorbets. Il faut éviter les fruits de mer.
En ce qui concerne les mesures collectives, il faut éliminer les mouches, vecteurs de vibrions, et organiser l'élimination des selles afin que celles-ci ne croisent pas la chaîne alimentaire.
Diagnostic et thérapie
Dans les cas bénins, le choléra se manifeste par une entérite, qui n'est en général pas diagnostiquée comme étant le choléra. Il se manifeste de manière aiguë par des vomissements ainsi que des diarrhées liquides abondantes et fréquentes (50 à 100 par jour), qui entraîne une déshydratation ainsi qu'une perte de sels minéraux et une augmentation de l'acidité du sang. Les selles sont incolores et inodores (aspect « d'eau de riz »). Dans les cas graves, cette modification métabolique peut entraîner la mort en un jour ou deux.
Le diagnostic exact se fait par culture de germes à partir de selles.
Le traitement consiste essentiellement en une réhydratation, qui maintient le patient en vie le temps qu'il guérisse spontanément en quelques jours. La réhydratation est si possible associée à des antibiotiques.
Choléra et… choléra
Le « choléra des poules » (et des volailles ) est du à un germe du genre Pasteurella, nommé ainsi ultérieurement en hommage à Louis Pasteur, et non au germe Vibrio cholerae qui est responsable du choléra classique
Voir aussi
Articles connexes
- choléra à Marseille
- Arles au XIX siècle
Liens externes
- [http://www.oms.ci/cholera.html OMS-Organisation Mondiale de la Santé / Choléra]
- [http://www.pasteur.fr/actu/presse/documentation/cholera.htm Institut Pasteur Paris / Choléra]
- [http://www.microbes-edu.org/etudiant/vibrio.html Cours de bactériologie médicale]
- [http://www.itg.be/itg/Uploads/MedServ/fgezond.pdf Institut de médecine tropicale (Belgique) : Conseils aux voyageurs] (fichier PDF)
- [http://www.liste-hygiene.org/CHOLERA.html Choléra], article du site [http://www.liste-hygiene.org/ Liste-hygiene.org]
- InVS
- [http://www.invs.sante.fr/beh/2001/08/index.html Le choléra à Mayotte], 2001
- [http://www.invs.sante.fr/presse/2005/le_point_sur/cholera_230605/index.html Epidémie de choléra au Sénégal — Point au 23 juin 2005]
- [http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1450_cholera.htm Doctissimo : Choléra]
- [http://www.medecine-et-sante.com/voyages/CHOLERA.html Le choléra en voyage]
- [http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/cholera/sommaire.htm Ministère français de la Santé : choléra]
- [http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Cholera Encyclopédie Agora : Choléra]
Bibliographie
- Patrice Bourdelais et Jean-Yves Raulot, "Une peur bleue, histoire du choléra en France, 1832-1854" (Paris, Payot, 1987).
- La Peste ou le Choléra. Récits de deux épidémies en Mayenne (16e et 19e s.). Archives départementales de la Mayenne. 1993.
- Françoise Hildesheimer, "Fléaux et société : de la Grande Peste au choléra (XIVe-XIXe s.)", 1993.
Références littéraires
- Le philosophe allemand Hegel mourut lors d'une épidémie de choléra à Berlin en 1831.
- La Mort à Venise de Thomas Mann
- Le hussard sur le toit de Jean Giono
Catégorie:Maladie bactérienne
Catégorie:Intoxication alimentaire
Catégorie:Neurotoxine
ja:コレラ
ko:콜레라
ms:Penyakit Taun
simple:Cholera
Saint-Étienne
Saint-Étienne est une ville française, située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Stéphanois.
Géographie
La ville est située sur le Furan (ou Furens), au pied du Pilat, à environ 59 km de Lyon et 53 km de Vienne. Vers l'ouest, le Puy-en-Velay est à 81 km et Clermont-Ferrand distant de 147 km.
Communes limitrophes
Villars, Saint-Priest-en-Jarez, la Tour-en-Jarez, la Talaudière, Saint-Jean-Bonnefonds, Saint-Chamond, la Valla-en-Gier, le Bessat, Tarentaise, Saint-Genest-Malifaux, Planfoy (limitrophes de la commune associée de Rochetaillée pour ces cinq dernières), la Ricamarie, Roche-la-Molière et Saint-Genest-Lerpt.
De plus, la commune associée de Saint-Victor-sur-Loire, non limitrophe de Saint-Étienne a pour communes limitrophes, en plus de Roche-la-Molière et Saint-Genest-Lerpt qui font le lien avec Saint-Étienne, Saint-Just-Saint-Rambert, Chambles, Çaloire et Unieux.
Limites de la ville
La ville s'est agrandie à plusieurs reprises, annexant les communes suivantes :
- en 1855, Beaubrun, Montaud, Outre-Furens et Valbenoîte
- en 1969, Saint-Victor-sur-Loire (non contiguë au reste de Saint-Étienne, avec le statut de commune associée)
- en 1970, Terrenoire
- en 1973, Rochetaillée (avec le statut de commune associée, 757 habitants en 1999)
Administration
- Voir l'article sur l'administration de Saint-Étienne
- Voir la liste des maires de Saint-Étienne
Économie
La ville a connu dans la deuxième moitié du de nombreuses restructurations et fermetures dans sa sphère industrielle. Après la fermeture de Manufrance, des Mines, du Giat, et les difficultés de l'industrie du cycle, Saint-Étienne était décrite comme une ville en péril. Son activité économique connaît aujourd'hui un renouveau, grâce à des initiatives locales et régionales de pôle d'innovation, de manifestations artistique, et de renforcement de son influence économique.
Les principales activités économiques sont :
- les services ;
- la grande distribution : le Groupe Casino dont Geoffroy Guichard est le fondateur va encore renforcer son lien avec Saint-Étienne dans la construction de son nouveau siège social sur le pôle de Châteaucreux ;
- la santé (hôpitaux, cliniques, maisons de retraite), notamment avec un nouveau pôle hospitalier remplaçant la "Muraille de Chine"
- Les Chocolateries (Chocolat Weiss, Chocolat des Princes…) ;
- l'Optique (avec notamment le Pôle optique et vision) ;
- le Design célébré depuis quelques années déjà avec la Biennale internationale du Design. Ce domaine va d'ailleurs être renforcé avec la construction sur l'ancien site du Giat de la Cité du Design.
Histoire
Saint-Étienne fut longtemps une ville secondaire, moins influente — sur le plan administratif et politique — que Montbrison, qui fut préfecture avant elle, et même que Feurs, chef-lieu de la Loire de 1793 à 1795. Ce n'est qu'en 1855 que Saint-Étienne, en raison de son rapide développement industriel et démographique, devint chef-lieu du département.
Ce fut en revanche dès le un centre important de production métallurgique (armes blanches puis armes à feu dès les guerres d'Italie de François Ier) mais aussi de petite métallurgie, à la production très variée, appelée "clincaillerie". Se développa aussi la fabrication de rubans (passementerie) dès le .
Au moment de la Révolution industrielle s'y développèrent les métiers de métallurgie lourde et l'exploitation massive des mines de charbons.
Au début du XXe siècle, l'industrie de l'arme était dominée par la Manufacture d'Armes de Saint-Étienne (MAS) pour le matériel militaire, et la Manufacture française d'armes et cycles (Manufrance) ainsi que de nombreux artisans pour les fusils civils.
Malgré la fermeture de Manufrance il reste encore quelques artisans.
Le premier chemin de fer français y fut construit à partir de 1823. Il reliait Saint-Étienne à Andrézieux et servait à évacuer le charbon des mines vers les bords de la Loire à partir de 1827. Un deuxième fut construit en 1832 entre Saint-Étienne et Lyon : il transportait fret et voyageurs.
Barthélemy Thimonnier y conçut la première machine à coudre en 1830.
La ville fut touchée par le bombardement du 26 mai 1944.
Depuis les années 1970, les industries stéphanoises ont connu de nombreuses difficultés et la ville a connu un important repli économique et démographique. D'une population de 225 825 habitants en 1968, dans ses limites actuelles, elle est passée à 201 569 en 1990 et 183 522 en 1999.
1999
1999
Nom de la ville
La légende rapporte qu'au temps des romains, la bourgade portait le nom de Furanum, du nom du Furan, la rivière qui la traverse. Ce nom se serait changé en Furania, nom qu'elle aurait porté jusqu'au Moyen Âge.
Les premières traces écrites (en 1258) de la ville mentionnent Sancti Stephani de Furano (Saint-Étienne de Furan).
La ville étant connue pour ses fabriques d'armes, elle fut momentanément renommée Armeville ou Commune d'Armes pendant la Révolution française.
Personnages célèbres
- Artistes :
- Écrivains :
- Pierre Charras (1945)
- Charles Exbrayat (1906-1989) (Charles Durivaux)
- Claude Fauriel (1772-1844)
- Jean Guitton (1901-1999), écrivain, philosophe
- Jules Janin (1804-1874), écrivain, critique théatral.
- Marius Bailly
- Gilbert Simondon 1924-1989, philosophe
- Marcellin Allard 1550-1618
- Alain Cahen 1950-1978
- Comédiens :
- Bruno Gaccio (14 décembre 1958-)
- Roger Planchon (1926-), auteur dramatique
- Muriel Robin, comédienne et humoriste
- Musiciens :
- Jules Massenet (1842-1912), compositeur
- Mickael Furnon, chanteur du groupe Mickey 3D
- Norma Ray (1970-), chanteuse
- Raoul Volfoni, groupe de musique
- Bartone, chanteur
- Bernard Lavilliers (1946-) (Bernard Ouillon), chanteur
- Graphiques :
- Philippe Favier (1957-), plasticien
- Piem (1923-) (Pierre De Barrigue de Mont Vallon), dessinateur
- Militaires :
- Francis Garnier (1835-1873), Officier de Marine.
- Politiques :
- Charles Fiterman (1933), électricien, ministre d'Etat et des Transports (1981-1983).
- Antoine Pinay (1891-1994)
- Ravachol (1859-1892) (François Claudius Koeningstein), anarchiste
- Scientifiques :
- Benoît Fourneyron (1802-1867), ingénieur, il inventa la première turbine hydraulique.
- Jules Garnier (1839-1904), ingénieur, découvreur du nickel en Nouvelle-Calédonie
- Emile Jaboulay (1879-1961), chimiste spécialisé sur les alliages.
- Sportifs :
- Louis Hostin (1908-1999), haltérophile
- Alain Prost (1955-), coureur automobile
- Roger Rivière (1936-1976), coureur cycliste
Éducation, Arts et Culture
Éducation
- Enseignement secondaire :
- Lycée général Claude Fauriel (avec classes préparatoires)
- Lycée général et technologique Honoré d'Urfé
- Lycée général et technologique Jean Monnet
- Lycée professionnel Benoît Charvet
- Lycée professionnel et technologique Benoît Fourneyron
- Lycée professionnel Joseph Haubtmann
- Lycée professionnel et technique Sainte Barbe
- Lycée professionnel, général et technologique Étienne Mimard (avec classes préparatoires)
- Enseignement supérieur :
- Université de Saint-Étienne
- École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne (EMSE ou ENSMSE)
- École nationale d'ingénieurs de Saint-Étienne (ENISE)
- Institut supérieur des techniques avancées de Saint-Étienne (ISTASE)
- Ecole d'architecture de Saint-Etienne (EASE)
Monuments et lieux touristiques
Le patrimoine architectural remarquable de Saint-Étienne, du au , lui a valu le label Ville d'Art et d'Histoire. label Ville d'Art et d'Histoire
La Tour de la Droguerie, la Bourse du Travail, l'Hôtel de Ville, la Préfecture, la Manufacture d'Armes et bien d'autres édifices sont autant d'exemples de ce patrimoine exceptionnel.
Aussi, Saint-Etienne offre plus de 700 hectares de parcs et espaces verts, parsemés de sculptures, oeuvres d'art, essences d'arbres... idéal pour la détente, la promenade et pour découvrir la ville sous un autre angle. La ville possède aussi une riche statuaire.
Musées
- Le Musée d'art moderne.
- Le Musée d'art et d'industrie.
- Le Musée de la mine.
- Le Musée du vieux Saint-Étienne.
- Le Conservatoire et les ateliers des meilleurs ouvriers de France expose de nombreuses œuvres originales créées dans les ateliers situés dans le même site.
- Le Mémorial de la résistance et de la déportation, petit musée exposant l'histoire douloureuse de la résistance et de la déportation lors de la guerre 1939/1945 dans la région.
- Le Musée des transports urbains de Saint-Étienne et sa région, situé à Saint-Priest-en-Jarez (une commune de la banlieue stéphanoise) dans le site du dépôt principal de la STAS (exploitant du réseau urbain stéphanois) expose l'histoire des transports urbains de l'agglomération et abrite quelques uns des anciens matériels de transports urbains de la ville (tramways, trolleybus, bus).
Cependant, la ville souffre encore, et de manière injuste, d'une mauvaise image, de ville noire, sale et morte. La ville (qui se situe parmi les 20 principales agglomérations françaises en terme de population) ne figure sur quasiment aucune carte météo, et fait l'objet d'une ignorance cruelle de la part des médias en général. Si ce n'est pour de grands evenements comme pour la Coupe du Monde de Football en 1998 ou le Tour de France en 2005, ou alors pour évoquer quelques faits divers (crimes, délinquence...), ou pour l'ASSE, on ne parle quasiment jamais de Saint-Etienne en terme de culture locale, d'histoire, de patrimoine, de tourisme, du renouveau urbain et des grands projets de la ville et de l'agglomération...
Églises et chapelles
Cathédrale Saint-Charles
Fondée de 1912 à 1923, style néogothique primitif, plan de la croix latine avec transept et triple nef, clocher en façade, elle mesure 80 mètres de long, 30 mètres de large et 17 mètres sous la voûte, orgue de chœur de 1930, imposant orgue de A.Durand de 1968, beau tabernacle, intérieur intéressant.
Grand'Église
Fondée au , style gothique forézien en grès houiller, choeur gothique flamboyant, mise au tombeau polychrome, imposant orgue « Mutin-Cavaillé Coll » de 1922, Tableau du Voeu de Peste.
La Grand'Église est classée Monument historique.
Église Notre-Dame
Érigée au , belle façade de style jésuite du , à l'intérieur : bel orgue « Callivet » de 1837 classé Monument Historique, une chaire sculptée par Claude Désiré, une épine de la couronne du Christ, une lettre autographe de Saint-Louis.
Église Sainte-Marie
Son intérieur recèle des tableaux et des peintures murales ; elle date du , étonnante architecture néo-byzantine, orgue de 1801.
L'Église Sainte-Marie est classée Monument historique.
Chapelle de la Charité
Très belles boiseries du , bel escalier du , magnifique décor Empire, autel à baldaquin en marbre de style baroque italien.
La Chapelle de la Charité ainsi que ses escaliers sont classés Monuments historiques.
Festivals
- Fête du Livre de Saint-Étienne (tous les ans dans la deuxième quinzaine d'octobre pendant trois jours : vendredi, samedi et dimanche)
- Foire économique de Saint-Étienne (tous les ans dans la deuxième quinzaine de septembre pendant onze jours du vendredi au lundi en huit)
- Biennale internationale du Design de Saint-Étienne (tous les deux ans dans la première quinzaine de novembre pendant une dizaine de jours)
- Festival Paroles et Musiques (tous les ans)
- Festival des Résistances et des Alternatives (concerts, cinéma, ateliers, débats, conférences, etc. fin avril - début mai)
- Festival des musiques innovatrices (fin mai)
Saint-Étienne a ceci de particulier qu'il y existe un patois local appelé « gaga », encore très vivace bien qu'à proprement parler ce ne soit pas un patois, parce qu'il n'y a pas de grammaire spécifique. En revanche, le vocabulaire est plutôt riche, à quoi il faut ajouter un fort accent.
Quelques exemples de mots stéphanois :
- « gaga » : le stéphanois, l'habitant ou la langue
- « beauseigne » : c'est l'équivalent du « peuchère » de Marseille
- « fouilla » : interjection, exclamation
Quelques liens vers des dictionnaires gaga-français :
- http://www.chez.com/gagaweb/
- http://shagma.chez.tiscali.fr/ville/gaga.html
- http://mc42.free.fr/patois.htm qui traite plus du patois forézien (la plaine et les monts du Forez situés au Nord et à l'Ouest de « Sainté »)
Gastronomie stéphanoise
- Bugnes, s'apparentant aux beignets (que l'on consomme aussi à Lyon).
- Sarasson : fromage blanc, à l'origine tiré du bas-beurre (sorte de petit lait résultant de la fabrication du beurre). Il est assaisonné aux herbes (ciboulette, éventuellement ail) et accompagne les pommes de terre cuites à l'eau ou à la vapeur. À Lyon, on appelle alors cette préparation la cervelle de canut.
- Rapée : galette de pommes de terre, équivalente à la crique ardéchoise (ou lyonnaise).
Jumelages
- Rapée Annaba (Algérie) depuis 1981
- 1981 Ben Arous (Tunisie) depuis 1994
- 1994 Coventry (Royaume-Uni) depuis 1955
- 1955 Des Moines (États-Unis) depuis 1984
- 1984 Ferrare (Italie) depuis 1960
- 1960 Geltendorf (Allemagne) depuis 1966
- 1966 Granby (Québec, Canada) depuis 1960
- 1960 Katowice (Pologne) depuis 1994
- 1994 Lougansk (Ukraine) depuis 1959
- 1959 Nazareth-Illit (Israël) depuis 1974
- 1974 Oeiras (Portugal) depuis 1995
- 1995 Patras (Grèce) depuis 1990
- 1990 Tamatave (Madagascar) depuis 1967
- 1967 Windsor (Canada) depuis 1963
- 1963 Wuppertal (Allemagne) depuis 1960
- 1960 Xu-Zhou (Chine) depuis 1984
Sport
Équipements sportifs
à faire
- stade Geoffroy-Guichard
- patinoire
- terrains de football
- terrains de tennis
- gymnases
- piscines
- etc.
Associations sportives
à faire
- ASSE
- CASE
- etc.
Football
L'équipe de football du club de Saint-Étienne (ASSE, pour Association Sportive de Saint-Étienne) a dominé le football français à la fin des années 1970 et au début des années 1980, remportant 10 fois le championnat de France, 6 fois la coupe de france, et perdant 1 à 0 la finale de la coupe d'Europe en 1976 à Glasgow. Les joueurs sont surnommés les Verts (de la couleur de leur maillot), et le stade de l'équipe (stade Geoffroy-Guichard), est parfois surnommé le chaudron (ou l'enfer vert pour ceux qui viennent l'y affronter). Beaucoup des joueurs les plus renommés du football français de l'époque ont joué dans cette équipe, comme par exemple Michel Platini.
Sarbacane
L'autre sport « typique » de Saint-Étienne est la sarbacane, qui a été développée et imposée par les houillères, pour que les mineurs expulsent toute la crasse qu'ils avaient dans leurs poumons, pour essayer d'enrayer la silicose. En stéphanois, un joueur de sarbacane s'appelle un « baveux » et le sport est encore pratiqué de nos jours dans les cafés.
Voir aussi
Articles connexes
- Les Ségusiaves, le peuple celte du Forez.
Liens externes
Officiels
- [http://www.mairie-st-etienne.fr/ Site de la ville de Saint-Étienne]
- [http://www.asse.fr/ Site de l'Association Sportive de Saint-Étienne]
Histoire
- [http://www.forez-info.com/ Forez.Info, Portail régional Saint-Etienne Forez]
- [http://www.emse.fr/AVSE/sf.htm Une histoire de Saint-Étienne]
- [http://www.vieux-saint-etienne.com Laissez-vous surprendre par l'histoire de la ville et son Musée du vieux Saint-Étienne]
- [http://vieux.saint.etienne.club.fr/hsf16.htm Un point de vue sur l'histoire et le paysage de Saint-Étienne]
- [http://monsite.wanadoo.fr/enfantsdupendule7/page6.html Quelques mots du parler forézien.]
- [http://www.loire.fr/display.jsp?id=c_183860 Conseil général de la Loire-Le dico des Babets.]
Tourisme
- [http://www.mairie-st-etienne.fr/goodies/goodies_home.html Saint-Étienne en images, vues panoramiques]
- [http://www.forez-info.com/photo/index.php Plus de 700 photographies sur le thème de Saint-Etienne et sa région]
- [http://loaded.enterprise.free.fr/cam.html Une webcam en direction des crassiers]
- [http://www.frankreich-sued.de/saint-etienne-server/bilder.htm Quelques photos des rues de la ville]
Business
- [http://www.saint-etienne.biz Répertoire Web de Saint-Étienne]
Catégorie:Saint-Étienne
ja:サン=テチエンヌ
Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
|----- align="center"
!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
|----- align="center"
!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
|----- align="center"
!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
|{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro
1834Catégorie:1834
Cette page concerne l'année 1834 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- Début du règne de Marie II de Portugal (fin en 1853).
- Les zones douanières à l'intérieur de la Confédération Germanique sont supprimées.
Angleterre
- : Abolition de l'esclavage dans les colonies anglaises.
- De juin à décembre, premier ministère whig de Lord Melbourne, Premier ministre d'Angleterre.
- Début du ministère tory de Robert Peel, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1835). Robert Peel fonde cette même année le parti conservateur.
- Le palais de Westminster, siège du parlement anglais, est détruit par un incendie.
Belgique
- 20 novembre : Création de l'Université libre de Bruxelles par Pierre-Théodore Verhaegen
France
- Soulèvements républicains à Lyon et à Paris.
- 13 avril : Répression de la révolte des canuts à Lyon
- 15 avril : Répression d'une émeute républicaine à Paris, sur la rue Transnonain
Afrique
- Les Anglais abolissent l'esclavage dans la province du Cap, début du Grand Trek des fermiers Boers (1834-1837) qui se dirigent vers le Natal, l'Orange et le Transvaal.
Amériques
Amérique du Nord
- Les leaders des deux communautés du Canada, Louis-Joseph Papineau et William Lyon Mackenzie, exigent un régime parlementaire.
Amérique latine
- Brésil : Un acte additionnel à la Constitution permet l'instauration d'un véritable régime parlementaire dirigé par un régent-citoyen, en l'occurrence l'abbé Diego Antonio Feijó. Ce régime dura jusqu'en 1840, année lors de laquelle Pierre II atteint sa majorité et commença son règne personnel.
- Pierre Ier du Brésil meurt en exil au Portugal.
Chronologies thématiques
- Art & culture :
- Eugène Delacroix peint les Femmes d'Alger.
- Honoré de Balzac écrit Eugénie Grandet.
- Katsushika Hokusai peint Cent vues du Mont Fuji (fin en 1835).
- Science et techniques :
- L'ingénieur français Benoît-Pierre Clapeyron présente une formulation de la deuxième loi de la thermodynamique.
- L'inventeur américain Jacob Perkins dépose le brevet d'une première machine efficace à fabriquer de la glace.
- Le géologue allemand Friedrich August von Alberti défini la période du Trias.
- Sports :
- 14 juillet. Tenue à Ramsola (Suède) des « Jeux Olympiques Scandinaves » avec de la lutte, des courses, du saut en hauteur et du saut à la perche, notamment.
- 1 janvier : Ludovic Halévy, académicien français († 1908)
- 19 janvier : Alexander von Homeyer, ornithologue allemand († 1903)
- 7 février : Dmitri Mendeleïev, chimiste russe
- 17 mars : Gottlieb Daimler, ingénieur allemand, conçoit la première voiture
- 24 mars : William Morris, peintre, écrivain et décorateur anglais
- 22 avril : Gaston Planté, physicien français
- 30 avril : John Lubbock, préhistorien, biologiste et politicien anglais
- 4 juillet : Christopher Dresser, architecte anglais
- 10 juillet : James Whistler, peintre américain
- 19 juillet : Edgar Degas, peintre français
- 19 juillet : Jean-Marie Déguignet, soldat, écrivain breton († 1905)
- 2 août : Frédéric Auguste Bartholdi, sculpteur français
- 20 mai : Marquis de La Fayette, militaire
- 31 août : Karl Ludwig Harding, astronome allemand.
- - Jacques Balmat dit Le Mont Blanc : premier ascencionniste du Mont-Blanc avec Michel Paccard
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ko:1834년
ms:1834
simple:1834
th:พ.ศ. 2377
21 mars
Le 21 mars est le 80 jour de l'année (81 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1884 : Loi Waldeck-Rousseau autorisant les syndicats.
- 1980 : en protestation à l'invasion soviétique en Afghanistan, le président américain Jimmy Carter annonce un boycott des Jeux Olympiques de 1980 à Moscou
- 1985 : création à San Francisco (États-Unis) de «Harmonielehre» de John Adams par le San Francisco Symphony, sous la direction d'Edo de Waart.
- 1999 : atterrissage de Breitling Orbiter 3 en Égypte après 19 jours, 21 heures et 47 minutes pour le premier tour du monde en ballon. Piloté par Bertrand Piccard et Brian Jones, il était parti le 1 mars de Château-d'Œx en Suisse
- 2004 : en France, premier tour des élections régionales et premier tour des élections cantonales, nette avance de la gauche confirmée au second tour.
Naissances
- 1685 : Jean-Sébastien Bach, compositeur († 1750).
- 1736 : Claude Nicolas Ledoux, architecte († 1806).
- 1768 : Jean Baptiste Joseph Fourier, mathématicien français († 1830).
- 1827 : Andrew Leith Adams, médecin, naturaliste et géologue († 1882).
- 1877 : Maurice Farman, pionnier français de l'aviation.
- 1926 : André Delvaux, réalisateur belge.
- 1944 : Marie-Christine Barrault, actrice française.
- 1957 : Youssef Rzouga, poète tunisien.
- 1958 : Gary Oldman, acteur américain.
- 1959 : Nobuo Uematsu, compositeur japonais.
- 1960 : Ayrton Senna, coureur automobile brésilien († 1994).
- 1978 : Rani Mukherjee, actrice indienne.
Décès
- 1110 : Robert de Molesme, Saint Catholique fêté le 30 avril
- 1461 : Bertrand V de La Tour d'Auvergne, comte d'Auvergne.
- 1595 : Ernest de Habsbourg, Gouverneur de la Belgique, fils de l'empereur Maximilien II et de Marie d'Espagne.
- 1762 : Nicolas-Louis de Lacaille, astronome français
- 1987 : Robert Preston, acteur américain (+ 1918)
- 1990 : Lev Yachine, gardien de football soviétique
- 2004 : Ludmila Tcherina, danseuse française (âgée de 79 ans)
Célébrations
- Tunisie : Fête de la jeunesse
- Japon : Shunbun no hi (Jour de l'équinoxe de printemps)
- Mexique : Anniversaire de la naissance de Benito Juárez
- Sainte chrétienne du jour : Bienheureuse Clémence ()
- Naw Ruz : Premier jour de l'an du calendrier persan et de la Foi Baha'ie
Catégorie:Jour de l'année
ja:3月21日
ko:3월 21일
ms:21 Mac
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Conseil général Catégorie:Administration territoriale françaiseCatégorie:Département français Catégorie:Institution française
France
Le conseil général est l'assemblée délibérante d'un département.
Les conseillers généraux sont élus au suffrage universel direct uninominal à deux tours, à raison d'un conseiller par canton. Les mandats sont de six ans, avec renouvellement par moitié tous les trois ans.
Le conseil général élit en son sein une commission permanente, composée d'un président et de plusieurs vice-présidents, qui est l'exécutif du département. Le président est le chef de l'administration départementale.
On compte actuellement 96 départements en métropole et 4 outre-mer, le tout composé de 3 978 cantons.
Compétences
Les principales compétences du conseil général sont :
- l'action sociale
- les routes départementales et les transports par autocar
- les collèges
- la culture (archives départementales et bibliothèque départementale de prêt)
La loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales a engagé une nouvelle vague de décentralisation. Les conseils généraux se voient à cette occasion attribuer de nouvelles compétences en matière de :
- voirie : gestion des routes nationales
- action sociale : aide aux personnes âgées et aux jeunes
- logement : gestion du fonds solidarité pour le logement et du fonds d'aide à l'énergie
- éducation : recrutement et gestion des personnels techniques, ouvriers et de services (les TOS)
- culture : transferts de certains domaines patrimoniaux.
Histoire
La loi du 22 décembre 1789 prescrit la création dans chaque département d'une assemblée composée de 36 membres élus : le conseil de département. Mais le conseil de département fut supprimé par la loi du 14 frimaire An 2 (4 décembre 1793).
Il sera rétabli sous le nom de conseil général par la loi du 28 pluviôse de l'An 8 (17 février 1800). Cependant, les membres n'en sont plus élus mais nommés par le gouvernement. Ce n'est qu'en 1833 que les conseils généraux deviendront à nouveau des corps élus, au suffrage censitaire. L'élection au suffrage universel ne sera instituée qu'après la loi du 3 juillet 1848.
Le président de l'assemblée était à l'origine renouvelé chaque année. Depuis la loi du 10 août 1871, le conseil général élit son président lors de chaque renouvellement des conseillers généraux.
Le nom de conseil général, difficile à comprendre aujourd'hui, s'explique par le fait que les conseils généraux étaient, avant la loi instaurant les conseils régionaux (décentralisation, 1982), la plus haute assemblée « locale », donc « générale ».
Voir aussi
- Administration territoriale
- Élections cantonales (France)
Andrew Jackson
Jackson, Andrew
Jackson, Andrew
Jackson, Andrew
Andrew Jackson (1767 - 1845), est le septième président des États-Unis d'Amérique. Il est élu pour deux mandats de 1829 à 1837.
Premier président né dans une cabane de bois, Jackson est un héros de la Guerre de 1812 contre le Royaume-Uni, un combattant des Indiens et un juriste dans son État, le Tennessee. Ni particulièrem | | |