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1840

1840

Catégorie:1840 Cette page concerne l'année 1840 du calendrier grégorien.

Événements


- L'explorateur français Jules Dumont d'Urville découvre le pôle Sud (6 continent).
- En photographie, le nombre de tirages positifs devient illimité.
- Les postes britanniques émettent le premier timbre postal à l'effigie de la reine Victoria, le Penny Black.

Europe


- Effort de François Guizot pour rétablir de bonnes relations entre la France et l'Angleterre (fin en 1847).
- L'homme politique irlandais O'Connell fait campagne pour la suppression de l'Union.

France


- Adolphe Thiers fait commencer les nouvelles fortifications de Paris.
- Le système métrique, supprimé par Napoléon Ier en 1812, est restauré.
- Les cendres (le cadavre) de Jean-Baptiste Kléber sont enterrées dans un caveau au cœur de la place Kléber à Strasbourg.
- Les cendres (le cadavre) de Napoléon Ier sont transférées aux Invalides.
- Tentative menée par Louis-Napoléon Bonaparte pour soulever les troupes à Boulogne-sur-Mer, arrêté, il est enfermé au fort de Ham, dont il s'évadera en 1846.
- Rhône : crue d'automne (début novembre); débit estimé à 12000 m³/s.

Grande-Bretagne


- La reine Victoria d'Angleterre épouse le prince Albert de Saxe-Cobourg.
- Le 18 juin, un jeune anarchiste de 17 ans tire deux coups de feu sur le carrosse royal, mais sans atteindre ni la reine Victorie, ni le prince consort.

Afrique


- 2 février : Bataille de Mazagran, victoire française en Algérie contre les troupes d'Abd El-Kader.
- Esclave de l'île Bourbon, Edmond Albius découvre un procédé de fécondation artificielle de la vanille.

Amériques

Amérique du Nord


- La Grande-Bretagne impose l'Acte d'Union au Canada (gouvernement, Conseil législatif nommé par la couronne, Assemblée élue).

Asie

Proche-Orient & monde arabe


- 15 juillet : Traité de Londres pour la pacification du Levant.
- Affaire de Damas, à un moment (1840-1841) où la Syrie est occupée par les troupes de l’Egyptien Ibrahim Pacha.

Océanie & Pacifique


- Par le traité de Waitangi, les chefs maoris de Nouvelle-Zélande donnent toute souveraineté à la Grande-Bretagne.

Chronologies thématiques


- Art & culture :
  - L'écrivain américain Edgar Allan Poe écrit ses Histoires extraordinaires.
  - Le flûtiste français Adolphe Sax invente le saxophone.
  - Le philosophe anarchiste français Pierre Joseph Proudhon publie son Qu'est-ce que la propriété ?
- Science et techniques :
  - Le naturaliste américano-suisse Louis Agassiz expose sa théorie des âges glaciaires.
  - Justus Liebig met au point les engrais chimiques.
  - William Henry Fox Talbot invente le Calotype (négatif sur papier).
  - L'archéologue français Paul-Emile Botta entreprend des fouilles à Ninive, en ancienne Mésopotamie.
  - Le premier timbre adhésif, le Black Penny, est mis en circulation à Londres.
  - Louis Agassiz publie ses Études sur les glaciers.
- Sports :
  - La pratique de la gymnastique est désormais obligatoire dans l’armée française.
  - Fondation à Londres de la British Swimming Society, fédération de natation concurrente de la National Swimming Society.
  - Mr Hounslow enlève le titre national anglais de natation organisé par la National Swimming Society en remportant une course sur 400 yards en rivière.

Naissances en 1840


- 18 février : John Wesley Judd, géologue anglais.
- 2 avril : Émile Zola, écrivain français.
- 22 avril : Odilon Redon, peintre, graveur et écrivain français.
- 7 mai : Piotr Ilitch Tchaïkovski, compositeur russe.
- 13 mai : Alphonse Daudet, écrivain français.
- 28 juillet : George Burritt Sennett, ornithologue américain († 1900).
- 12 novembre : Auguste Rodin, sculpteur français.
- 14 novembre : Claude Monet, peintre français.
- 21 novembre : Victoria Adélaïde, fille de la reine Victoria.
- Zéphyrin Camelinat : homme politique français

Décès en 1840


- 22 janvier : Johann Friedrich Blumenbach, anthropologue et biologiste allemand1752).
- 7 mai : Caspar David Friedrich, peintre allemand
- 27 mai : Niccolò Paganini, violoniste et compositeur italien
- 29 juin : Lucien Bonaparte, académicien français) (fauteuil 32) (° 21 mars 1775)
- 25 avril : Siméon Denis Poisson, mathématicien français décède à Sceaux __NOTOC__ ko:1840년 ms:1840 th:พ.ศ. 2383

Catégorie:1840

Article principal : 1840 Catégorie:Chronologie du XIXe siècle

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Jules Dumont d'Urville

Jules Sébastien César Dumont d'Urville (Condé-sur-Noireau, 23 mai 1790 - Meudon, 8 mai 1842) fut un explorateur qui mena de nombreuses expéditions, notamment à bord de lAstrolabe. En 1820, alors qu'il faisait partie d'une expédition dans les îles grecques, il découvre une statue récemment déterrée dont il perçoit immédiatement l'inestimable valeur. C'est la fameuse Vénus de Milo, sculptée en -130 environ, qui est maintenant exposée au Louvre à Paris. Il organisa l'achat par la France de ce qui est devenu l'une des statues les plus célèbres au monde. En 1822, il fit un voyage autour du monde, sur la Coquille, sous le commandement du capitaine Louis Isidore Duperrey, et ramena chez lui une très belle collection d'animaux et de plantes. En 1826, il fut envoyé dans l'océan Pacifique pour arpenter les côtes de la Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Zélande et d'autres îles et trouva la place probable du naufrage et la mort de La Pérouse. Il contribue alors à la cartographie de cette région du globe, notamment en proposant à la Société de Géographie la subdivision devenue traditionnelle de l'Océanie en Polynésie, Micronésie et Mélanésie (dont il invente le nom) - et en Malaisie. Ces subdivisions sont désormais contestées par les géographes et les linguistes mais continuent d'être utilisées. En 1837, dans une expédition dans les régions de l'Océan Antarctique, il navigua le long d'une côte de l'Antarctique qu'il nomma la terre Adélie d'après le prénom de son épouse. À son retour en 1840, il fut promu contre-amiral. Lui, sa femme et son fils furent tués dans le premier accident de chemin de fer français près de Meudon. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris. Plus tard, en l'honneur de ses cartographies de qualité, on donna son nom à la mer d'Urville près de l'Antarctique, au cap d'Urville en Irian Jaya (Indonésie) et à l'île D'Urville en Nouvelle-Zélande. Le récit de ces voyages fut publié en 24 volumes avec six volumes d'illustrations. Une rue du 8 arrondissement de Paris porte son nom. Paris [http://www.alabordache.com/marine/espacemarine/marine/autresbatiments/dumontdurville/index.php Dumont d'Urville - Alabordache]

Liens externes

[http://history-nz.org/french/fredecouverte5.html Exploration de la Nouvelle-Zélande] Dumont d'Urville, Jules Dumont d'Urville, Jules Dumont d'Urville Dumont d'Urville, Jules Dumont d'Urville, Jules Dumont d'Urville, Jules Dumont d'Urville, Jules Dumont d'Urville


Timbre postal

]] Le timbre postal ou timbre-poste est un morceau de papier enduit d'un adhésif et qui sert à prouver que l'expéditeur a payé l'affranchisement d'un courrier. La collection des timbres postaux et fiscaux est appelée la philatélie.

Histoire

Sur le timbre fiscal et le droit de timbre dont l'invention a précédé et inspiré celle du timbre-poste, voir timbre fiscal, papier timbré et timbre fiscal mobile. Le timbre-poste est une invention des Britanniques Rowland Hill et James Chalmers. Le premier timbre mobile fut émis par les postes royales anglaises en 1840 sous la forme d'un portrait de la reine Victoria et valant un penny, de couleur noire. penny Cette invention était une révolution dans le système postal. Avant 1840, c'est le destinataire qui paye le coût de transport par les postes du pli qui lui est adressé, et à un prix très élevé. De ce fait, beaucoup de destinataires refusent les lettres trop coûteuses, tandis que des transporteurs privés à meilleur marché concurrencent indûment la poste. La petite histoire veut que Rowland Hill prit conscience des effets pervers de ce système pour les revenus des postes lorsqu'un jour, dans une auberge, il remarqua la serveuse recevant d'un facteur un pli de son fiancé. La jeune femme ne pouvant, semble-t-il, se permettre la dépense, Hill se proposa de la régler. Elle lui avoua que pour correspondre gratuitement, son fiancé et elle dessinaient de petits symbôles sur l'enveloppe pour communiquer. Pour éviter le transport à perte des plis, Hill proposa de faire payer l'expéditeur, mais à un prix très réduit. Ce dernier prouve qu'il a bien acquitté de l'affranchissement en collant un timbre postal sur l'enveloppe, que l'administration des postes oblitère avec un cachet encré pour éviter toute réutilisation. Le succès fut immédiat. Rapidement les pays suivants réformèrent leur système postal et émirent des timbres postaux :
- 1843 : les cantons suisses de Zurich et de Genève, le Brésil ;
- 1847 : les États-Unis, Maurice ;
- 1849 : la France ;
- 1853 : Le Cap, le Chili, le Portugal.

Matières

La quasi-totalité des timbres sont imprimés sur du papier.
- Quelques pays d'Afrique et du Golfe persique ont émis des timbres sur feuilles d'or.
- Des métaux précieux peuvent aussi être utilisés ponctuellement. En 2000, la poste française a émis un timbre en l'honneur de la métallurgie représentant une tour Eiffel en argent (couche déposée à chaud de 0,3mm) et la fusée Ariane.

Techniques d'impression


- L'héliogravure
- L'offset
- La taille-douce
- La typographie

Originalité de l'impression

Les administrations postales font preuve d'originalité dans l'impression des timbres, en utilisant les techniques modernes d'impression:
- Effet de gauffrage créant un relief en pressant le papier.
- Impression avec une encre gonflante: timbre sur la dentelle en France.
- Timbre servant de ticket de loterie avec numéro au Japon ou à gratter.
- Utilisation de l'encre fluorescente pour des timbres sur Halloween (France).

Les variétés

Un timbre postal devient une variété lorsqu'il est différent de la version normale du timbre, à cause d'un problème d'impression. Les variétés sont recherchées par les philatélistes en raison de leur rareté puisqu'elles sont accidentelles et que les contrôles à l'imprimerie devraient les détruire toutes. Exemples de variétés:
- Changement de couleurs: de la variation (de l'orangé pâle à l'orange vif pour un timbre orange) à l'erreur (bleu au lieu de rouge).
- Omission d'une couleur: timbre polychrome où manque une couleur.
- Tête-bêche: un timbre a été imprimé à l'envers sur une feuille.
- Changement du figuré du dessin: un cliché en métal servant à l'impression a pu être mal gravé ou détérioré. Par exemple, « MAROC » devient à l'impression « MAROO ». Le cliché peut avoir été rayé et laissé un fin trait d'encre sur le timbre en plus de ceux du dessin d'origine.

Formes

timbre postal Les différentes administrations postales ont fait preuve d'originalité au long de leur histoire dans la forme de leurs émissions de timbres postaux, surtout avec le développement de la philatélie.
- Le quadrilatère est la forme de la majeure partie des timbres-postes, surtout rectangle. Le Penny Black britannique et le 20 centimes noir français sont de forme rectangulaire. Le trapèze est plus rare.
- Le triangle servit dans certains pays francophones d'Afrique dans les années 1960, et reste célèbre pour une émission de la colonie britannique du Cap.
- Le timbre rond est popularisé en France avec l'émission du timbre commémorant la Coupe du monde de football 1998. L'imprimerie des timbres-poste a d'ailleurs rentabilisé sa machine de fabrication des timbres ronds en émettant en 1998 sur le même sujet un timbre andorran, puis ensuite un pour la Nouvelle-Calédonie et en 2002 pour la Coupe du monde suivante. L'avènement des timbres auto-collants permet l'utilisation des systèmes habituels d'impression et de découpe, tout en incitant à diversifier les formes possibles de certains timbres: cœur (fête de la Saint-Valentin en France),...

Mise en page

En général, chaque timbre est une unité d'image, ne débordant pas sur le timbre le voisinant sur la feuille d'impression.
- Les variétés de mise en page sont des erreurs involontaires de l'imprimeur, et sont donc très recherchées des collectionneurs:
  - Les tête-bêche lorsqu'un timbre est à l'envers par rapport au reste de la feuille.
  - Les erreurs de valeur: au , chaque timbre de la feuille est imprimé à partir d'une plaque de métal. L'imprimeur a inclus par erreur une plaque d'une autre valeur.
- Mise en page originale et volontaire:
  - Les postes des Pays-Bas sont coutumières des timbres liés. Par exemple, pour célébrer l'élevage bovin national, deux vaches brune et noire sont à cheval sur deux timbres. Le collectionneur, s'il veut les vaches au complet, doit acheter plusieurs timbres.
  - Pour la série sur les jardins, la poste française créa un bloc-feuillet intégrant les paysages des deux jardins timbrifiés et les parties externes du feuillet ayant la forme de portail de jardins publics que le collectionneur pouvait replier sur les deux jardins.
- Les blocs-feuillets mettent en scène un ou plusieurs timbres autour d'un thème. Pour une série sur les animaux de la ferme (France, 2003), le dessinateur prépara une scène de ferme avec quatre animaux qui formeront quatre timbres inclus sur ce feuillet.

Formes de vente


- Les timbres à l'unité sont généralement découpés par les agents des postes au sein de feuilles de plusieurs dizaines de timbres. Dans les années 1840-1850, les timbres sont découpés au ciseau, puis sont inventées des techniques pour trouer les feuilles par des lignes verticales et horizontales. Ces trous permettent de détacher plus facilement les timbres, et leur ont donné des dents (formes laissées par les trous après découpe).
- Les carnets de timbres ont permis aux clients d'avoir sur un support cartonné des timbres à sa libre disposition. Le carnets de timbres courants sont recherchés pour les publicités qu'ils portent ou la composition des timbres à l'intérieur.
  - Il existe aussi des carnets de timbres commémoratifs. En France, il en est émis actuellement deux par an (personnalités célèbres et fête du timbre).
  - Par leur côté plus pratique, les timbres autocollants sont souvent fournis en carnet.
- Les blocs-feuillets (voir ci-dessus Mise en page).

Manifestations de promotion

Pour assurer la promotion de leurs émissions et tirer des revenus supplémentaires, les administrations postales organisent des manifestations.
- Les Premier jour d'émission : la veille et aussi l'avant-veille de son émission officielle, le timbre peut être acheté dans certains lieux, généralement liés au sujet du timbre. Sur place, le bureau de poste temporaire oblitère le timbre avec un cachet spécial pouvant porter une illustration et la mention « Premier Jour ».
- Dans plusieurs pays, ont lieu des journées du timbre. En France, une fois par an, cette journée devenue la Fête du timbre est l'occasion d'une émission Premier jour disponible dans une centaine de villes françaises. La Poste utilise un même thème plusieurs années d'affilée pour fidéliser les collectionneurs, en particulier les jeunes. Depuis le début des années 2000, ce sont les personnages de bandes-dessinées qui sont à l'honneur: Lucky Luke, Astérix, Mickey Mouse et Donald Duck dernièrement. Auparavant, il y eut les voitures postales, le cheminement du courrier et les anciens types d'usage courant.
- Les expositions internationales où, en marge des collections exposées, sont aussi présents des marchands de timbres et des administrations postales. Elles sont également le prétexte à l'émission par de nombreux pays d'émissions spéciales portant le logo de l'exposition. En France, la principale exposition philatélique internationale a été dénommée Philexfrance.

Voir aussi

Liens internes


- Liste des articles sur la philatélie
- :Catégorie:Images de timbres pour les images présentes sur Wikipédia francophone.

Exemples de liens externes


- [http://timbreposte.free.fr/ Magazine, conseils]
- [http://bf.shantidas.free.fr/web_mag/timbres_andorre Timbres d'Andorre]
- [http://dominique.hochereau.free.fr/bd/ La Fête du Timbre et les timbres BD]
- [http://www.values.ch/frame_fr.htm Peintures et art sur timbres-poste] Catégorie:Philatélie catégorie:système postal ja:切手 ko:우표 th:แสตมป์

Victoria du Royaume-Uni

Catégorie:Maison d'Este Catégorie:Personnalité politique britannique Catégorie:Histoire du Royaume-Uni Catégorie:Personnalité féminine Victoria du Royaume-Uni Victoria du Royaume-Uni Victoria du Royaume-Uni Victoria, née Alexandrina Victoria de Hanovre (24 mai 1819 - 22 janvier 1901) fut reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande et Impératrice des Indes du 20 juin 1837 à sa mort. Son règne a duré plus de soixante-trois ans — le plus long de tous les monarques britanniques. En plus de son titre de reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, elle fut le premier monarque à utiliser le titre d'Impératrice des Indes. Le règne de Victoria a été marqué par une grande expansion de l'Empire britannique. L'ère victorienne fut à la hauteur de la Révolution industrielle, une période de grand changement social, économique et technologique au Royaume-Uni. La reine Victoria a été le dernier monarque de la Maison de Hanovre; son successeur, le roi Edouard VII a appartenu à la Maison de Saxe-Cobourg-Gotha, de par son père, le prince Albert.

Premières années

Son Altesse Royale Princesse Victoria de Kent est née le 14 mai 1819 à Palais de Kensington. Elle est la fille unique du duc de Kent, le dernier des quatre fils du roi George III et de Marie Louise Victoire, fille du duc de Saxe-Cobourg. La légende raconte qu'en 1802, alors que le duc de Kent était en poste à Gibraltar, une gitane lui aurait prédit toutes sortes de « vicissitudes mais une fin heureuse et un grand trône pour sa fille ». Bien que son prénom de baptême soit Alexandrina Victoria, elle est officiellement dénommée « Altesse Royale Victoria de Kent » à sa naissance. Sa famille, quant à elle, l'appelle Drina. Le père de la princesse Victoria meurt d'une pneumonie huit mois après sa naissance. Son grand-père, Georges III, aveugle et dément, meurt moins d'une semaine plus tard. L'oncle de la princesse Victoria, le Prince de Galles, hérite de la Couronne, devenant le Roi Georges IV. Bien qu'elle soit bien placée dans la ligne de succession, au cours de premières années de Victoria, on ne lui parle qu'allemand, la première langue de sa mère et de sa gouvernante. Mais dès qu'elle atteint l'âge trois ans, elle poursuit sa scolarité en anglais. Elle apprend à parler italien, grec, latin et français. La princesse Victoria de Kent a onze ans quand son oncle, le roi George IV, meurt sans enfant, laissant le trône à son frère. Le duc de Clarence et de St Andrews, devient le roi Guillaume IV. Comme le nouveau roi n'a pas d'enfant, la jeune princesse Victoria devient prétendante au trône. Comme la loi ne prévoit alors aucune disposition spéciale pour un monarque de bas âge, Victoria aurait eu le droit de régner comme un adulte. Pour prévenir un tel scénario, le Parlement vote la loi de régence de 1831, selon laquelle la mère de Victoria, la duchesse de Kent et de Strathearn, prendrait, si nécessaire, la fonction de régente pendant la minorité de la reine. Ne connaissant pas de précédent, le Parlement ne crée pas de conseil pour limiter les pouvoirs du régent. La princesse Victoria n'a que seize ans quand elle rencontre son futur mari, le prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha. Le prince Albert est le cousin germain de Victoria ; son père est le frère de la duchesse de Kent et de Strathearn. L'oncle de la princesse Victoria, le roi Guillaume IV, désapprouve l'union, mais ses objections ne réussissent pas à dissuader le couple. Beaucoup d'historiens ont suggéré que le Prince Albert n'était pas amoureux de la jeune Victoria et qu'il est entré en relation avec elle pour gagner un statut social (il n'était qu'un petit prince allemand) et par sens du devoir (sa famille souhaitait l'union). Quelles que furent les raisons qui poussèrent Albert à épouser Victoria, leur mariage se révéla extrêmement heureux.

Un règne qui commence tôt

Albert de Saxe-Cobourg-Gotha Le roi Guillaume IV décède à l'âge de soixante-douze ans, le 20 juin 1837, laissant le trône à Victoria. Comme la jeune reine vient d'avoir dix-huit ans, une régence n'est pas nécessaire. Mais, selon la loi salique, une femme ne peut pas régner sur Hanovre, un royaume qui partage un monarque avec la Grande-Bretagne depuis 1714. Hanovre ne revient donc pas à Victoria, mais à son oncle, le Duc de Cumberland et de Teviotdale, qui devient le Roi Ernest-Auguste de Hanovre. Comme la jeune reine est encore célibataire et sans enfant, Ernest-Auguste est aussi l'héritier présomptif du trône britannique. Quand Victoria accède au trône, le gouvernement est contrôlé par le Parti Whig, qui est au pouvoir, à quelques interruptions près, depuis 1830. Le Premier ministre, Lord Melbourne, devient immédiatement une personnalité influente dans la vie de la Reine qui manque d'expérience politique et qui compte sur son avis dans de nombreuses décisions à tel point que certains appellent même Victoria « M Melbourne ». Le gouvernement Melbourne ne peut pas rester longtemps aux affaires ; il devient de plus impopulaire et doit faire face à des difficultés liées au gouvernement des colonies britanniques. Au Canada, le Royaume-Uni se trouve confronté à une insurrection. En Jamaïque, la législature coloniale proteste contre la politique britannique et refuse de voter certaines lois. En 1839, incapable de s'occuper des problèmes à l'étranger, le gouvernement de Lord Melbourne démissionne. La Reine charge Sir Robert Peel, un Tory, de former un nouveau gouvernement. A cette occasion, une crise politico-diplomatique connue sous le nom de Crise de la chambre à coucher se noue. À l'époque, il est d'usage que ce soit le premier ministre qui nomme les Dames de la Reine de la Chambre à coucher. Ces postes sont traditionnellement accordés à des femmes dont les maris appartiennent au parti au pouvoir. Beaucoup de Dames de la Reine de la Chambre à coucher sont des femmes de Whigs, mais Sir Robert Peel souhaite les remplacer par des femmes de Tories. Victoria s'oppose fortement à ce remplacement car elle considère davantage ces dames comme des amies proches plutôt que comme des membres d'une institution cérémonielle. Robert Peel estime qu'il ne peut pas gouverner conformément aux restrictions imposées par la Reine et démissionne de son mandat, permettant ainsi à Melbourne de revenir aux affaires.

Mariage

La Reine épouse le Prince Albert le 10 février 1840 dans la Chapelle Royale du Palais de saint James ; quatre jours plus tôt, Victoria accordait à son futur mari le titre d'Altesse Royale. Le prince Albert est communément connu comme « le Prince consort », bien qu'il n'obtienne officiellement ce titre qu'en 1857. On n'a jamais accordé de dignité de pairie au prince Albert. Pendant la première grossesse de Victoria, un jeune homme de dix-huit ans, Edward Oxford, tente d'assassiner la reine tandis qu'elle se rend dans une voiture avec le Prince Albert à Londres. Oxford tire deux fois, mais les deux balles manquent leur cible. Il est jugé pour haute trahison, mais acquitté après avoir été reconnu fou. Nombreux sont ceux qui se sont interrogé sur son geste ; Oxford peut simplement avoir cherché la notoriété. Beaucoup ont suggéré qu'une conspiration Chartist était derrière la tentative d'assassinat ; d'autres ont attribué le complot à des sympatisants de l'héritier présomptif, le Roi de Hanovre. Ces soupçons de conspiration suscitent dans le pays une vague de patriotisme et de loyauté. L'attentat n'a aucun effet sur la santé de la reine ou sur sa grossesse. Le premier enfant du couple royal, appelé Victoria, naît le 21 novembre 1840. Huit autres enfants naitront pendant le mariage exceptionnellement heureux entre Victoria et Prince Albert. Albert n'est pas seulement le compagnon de la Reine, mais aussi un conseiller politique important, remplaçant Lord Melbourne comme figure dominante dans sa vie. Ayant trouvé un partenaire, Victoria ne compte plus sur les dames Whigs de sa cour pour compagnie. Ainsi, quand les Whigs sous Melbourne perdent les élections de 1841 et sont remplacés par les Tories sous Peel, la Crise de Chambre à coucher ne se répète pas. Victoria continue à correspondre secrètement avec Lord Melbourne, dont l'influence, pourtant, diminue à mesure que celle du Prince Albert augmente. Le 13 juin 1842, Victoria fait son premier voyage par le train, voyageant de la station de Slough (près du Château Windsor) au Bishop's Bridge, près de Paddington (à Londres), dans une voiture royale spéciale fournie par le Grand Chemin de fer Occidental. Son mari et l'ingénieur de la Grande ligne Occidentale, Isambard Kingdom Brunel, l'accompagnent. Trois tentatives d'assassinat contre la Reine se produisent en 1842. le 29 mai à St James's Park, John Francis (recherchant fort probablement à gagner une certaine notoriété) tire au pistolet sur la Reine (alors dans une voiture), mais est immédiatement saisi par Guillaume Trounce PC53. Il est condamné pour haute trahison, mais sa condamnation à mort est commuée en détention à vie. Le prince Albert estime que cette nouvelle tentative a été encouragée par l'acquittement d'Oxford en 1840. Le 3 juillet, juste quelques jours après que la sentence de Francis ait été commuée, un autre garçon, John William Bean, tire sur la Reine. Bien que son fusil soit chargé seulement de papier et de tabac, son crime est toujours passible de la peine de mort. Estimant qu'une telle peine serait trop dure, le Prince Albert encourage le Parlement à voter une loi, selon laquelle pointer une arme à feu vers la Reine, la frapper, lui lancer un objet ou présenter une arme à feu ou tout autre arme dangereuse en sa présence avec l'intention de la menacer, est passible d'un emprisonnement de sept ans et de la flagellation. Bean est ainsi condamné à dix-huit mois de prison. Cependant ni lui, ni n'importe quelle personne susceptible de subir cette sanction ne fut jamais fouettés.

Première politique victorienne

Le gouvernement de Peel doit affronter une crise concernant l'abrogation des Lois de Grain. Beaucoup de Tories (alors connus aussi comme Conservateurs) sont opposés à l'abrogation, mais certains Tories (les « Peeliens ») et la plupart des Whigs soutiennent ce projet. Peel démissionne en 1846, après que l'abrogation soit passée. Il est remplacé par Lord John Russell. Le gouvernement de Russell, bien que whig, n'est pas apprécié par la Reine. En particulier, le Ministre des Affaires étrangères, Lord Palmerston, agissant souvent sans consulter le Cabinet, le Premier ministre, ou la Reine, semble à la Reine Victoria d'une insolence inadmissible. En 1849, la reine s'en plaint auprès de Lord John Russell, en signalant que Palmerston a envoyé des missives officielles à des chefs d'État étrangers sans l'en avoir informée. Elle renouvelle sa plainte en 1850, mais toujours sans succès. Lord Palmerston ne quitte le gouvernement qu'en 1851 : il avait approuvé au nom du gouvernement britannique le coup d'État, en France, de Louis-Napoléon Bonaparte, sans avoir consulté préalablement le Premier ministre.

L'Irlande

La jeune Reine Victoria tombe amoureuse de l'Irlande, choisissant de passer ses vacances à Killarney, dans comté de Kerry, et en fait ainsi l'un des endroits les plus touristiques du dix-neuvième siècle. En réponse à son amour pour cette île, les Irlandais lui vouent d'abord un respect chaleureux. En 1845, l'Irlande est frappée par une épidémie de mildiou qui, en plus de quatre ans, coûte la vie à plus d'un demi-million d'Irlandais et provoque l'émigration d'un million d'autres. En réaction à ce qu'on appelle la famine irlandaise de pomme de terre (An Gorta Mor), la reine offre 5000 £ sur sa cassette personnelle et s'implique dans diverses organisations de lutte contre la famine. Bien que la politique du gouvernement de Lord John Russell soit la principale responsable de l'aggravation de la famine en Irlande, cette famine est reprochée à la reine qui perd de sa popularité. Pour les républicains extrémistes, Victoria devient la « Reine de la Famine ». Des rumeurs courent dans les milieux républicains sur la pauvreté de sa contribution à la lutte contre la famine (5 £). La première visite officielle de Victoria en Irlande, en 1849, est spécialement organisée par Lord Clarendon, représentant de la Couronne en Irlande (le chef de l'administration britannique), pour essayer à la fois d'attirer l'attention publique sur la famine et d'alerter les politiciens britanniques du sérieux de la crise en Irlande grâce à la présence de la Reine. Malgré l'impact négatif de la famine sur la popularité de la Reine, elle reste toujours suffisamment populaire pour les nationalistes aux réunions de parti qui finissent toujours par le chant God Save the Queen. Pourtant durant les années 1870 et les années 1880 , le respect pour la monarchie diminue considérablement en Irlande, en partie à la suite de la décision de Victoria de refuser de visiter l'Irlande. En effet la Corporation de Dublin ayant refusé de féliciter son fils, le Prince de Galles, pour son mariage avec la Princesse Alexandra de Danemark, La reine Victoria décide en protestation de ne plus se rendre en Irlande. Victoria résiste à la pression répétée d'un certain nombre de Premiers ministres, Lord Lieutenants et même les membres de la Famille Royale, lui conseillant d'établir une résidence royale en Irlande. En écrivant dans ses mémoires, Irlande : dupe ou héroïne ? en 1930, Lord Midleton, ancien dirigeant du parti irlandais unioniste, a décrit cette décision comme s'étant avérée désastreuse pour la monarchie et pour la règle britannique en Irlande. Victoria organise sa dernière visite en Irlande en 1900, quand elle vient appeler les Irlandais à s'enrôler dans l'Armée britannique pour combattre dans la Guerre des Boers. L'opposition nationaliste à sa visite est menée par Arthur Griffith, qui fonde une organisation appelée Cumann na nGaedheal pour unir l'opposition. Cinq ans plus tard, Griffith utilise les contacts établis dans sa campagne contre la visite de la reine pour former un nouveau mouvement politique, le Sinn Fein.

Les années 50

En 1851, la première exposition universelle, Great Exhibition of the Works of Industry of All Nations, est organisée au Crystal Palace. Orchestrée par le Prince Albert, l'exposition est officiellement inaugurée par la Reine le 1851. Malgré les craintes de certains, elle remporte un très grand succès. Les recettes permettent l'entretien du Musée de Kensington Sud, rebaptisé plus tard le Musée d'Albert et de Victoria. Le ministère de Lord John Russell s'effondre en 1852, quand le Premier ministre Whig est remplacé par un Conservateur, Lord Derby. Lord Derby ne reste pas longtemps au pouvoir, car il ne peut garder une majorité au Parlement ; il démissionne moins d'un an après être arrivé aux affaires. Victoria cherche alors à mettre fin à cette période de gouvernements faibles. La Reine ainsi que son mari encouragent vivement la formation d'une forte coalition entre les Whigs et les Tories Peelite. Un tel gouvernement est effectivement formé, avec Lord Aberdeen à sa tête. Un des actes les plus importants du nouveau gouvernement est de faire entrer le Royaume-Uni dans la Guerre de Crimée en 1854, aux côtés de l'Empire Ottoman et contre la Russie. Immédiatement avant l'entrée du Royaume-Uni, des rumeurs selon lesquelles la reine et le prince Albert préfèreraient le côté russe entament la popularité du couple royal. Pourtant, Victoria prend publiquement le parti des troupes engagées au côté de l'empire Ottoman. À la fin de la guerre, elle crée la Victoria Cross, une décoration récompensant la bravoure lors des combats. Sa gestion de la guerre de Crimée est tellement critiquée que Lord Aberdeen doit démissionner en 1855. Il est remplacé par Lord Palmerston, avec qui la Reine s'est réconciliée. Palmerston doit également quitter ses fonctions en raison de sa conduite impopulaire d'un conflit militaire, la Deuxième Guerre d'Opium, en 1857. Il est remplacé par Lord Derby. Parmi les événements remarquables de l'administration de Derby, il faut noter la Révolte des Cipayes contre la domination de la Compagnie anglaise des Indes orientales sur l'Inde. Dès que la mutinerie est écrasée, l'Inde est soumise à la gestion directe de la Couronne (bien que le titre d'« Impératrice des Indes » ne soit pas institué immédiatement). Le deuxième gouvernement de Derby ne se porte pas mieux que le premier ; il chute en 1859, permettant à Palmerston de revenir au pouvoir.

Le veuvage

Le Prince consort meurt en 1861, ce qui affecte beaucoup Victoria. Elle entre dans une condition semi-permanente de deuil et s'habille de noir pour le reste de sa vie. Elle évite les apparitions publiques et met rarement le pied à l'intérieur de Londres dans les années suivantes. Son isolement lui vaut le surnom de « Veuve de Windsor ». Elle tient son fils, le Prince du Pays de Galles, pour un jeune indiscret et frivole, lui reprochant la mort de son père. Victoria se fie de plus en plus à un domestique écossais, John Brown à tel point que l'on soupçonne une connexion romantique et même un mariage secret. Un journal récemment découvert, confession de lit de mort présumée du chapelain privé de la Reine, confirmerait qu'il aurait présidé au mariage secret entre Victoria et John Brown. Mais tous les historiens ne sont pas d'accord pour accorder du crédit à ce journal. Pourtant, quand le corps de Victoria a été posé dans son cercueil, deux objets ont été placés avec elle, à sa demande. À côté d'elle, a été placée une des robes de chambre d'Albert pendant que dans sa main gauche a été déposée une mèche de cheveux de Brown, avec son portrait. Les rumeurs d'une affaire et d'un mariage ont valu à Victoria le surnom « M Brown ». L'isolement de Victoria et son éloignement de la scène publique contribuent à diminuer la popularité de la monarchie et encouragent la croissance du mouvement républicain. Elle exécute avec sérieux ses devoirs officiels mais ne participe pas activement au gouvernement, restant isolée dans ses résidences royales, Balmoral en Écosse ou sa résidence à Osborne dans l'Île de Wight. Pendant ce temps, la part la plus importante de la législation du dix-neuvième siècle — la loi de Réforme de 1867 — est votée par le Parlement. Lord Palmerston est vigoureusement opposé à une réforme électorale, mais son gouvernement prend fin à sa mort en 1865. Il est suivi par Lord Russell (ancien Lord John Russell) et ensuite par Lord Derby, pendant le ministère duquel la loi de Réforme est votée.

Gladstone et Disraeli

Île de Wight En 1868, un homme qui s'avère être le Premier ministre préféré de Victoria, le Conservateur Benjamin Disraeli, entre en fonction. Son gouvernement, pourtant, résiste peu de temps et il est remplacé par William Ewart Gladstone, un membre du Parti libéral (c'est ainsi qu'on appelait la Coalition Whig-Peelite). Gladstone est notoirement en désaccord tant avec Victoria qu'avec Disraeli durant sa carrière politique. Une fois même, elle fait la remarque suivante : elle a le sentiment, lorsqu'il s'adresse à elle, qu'il s'adresse aux auditeurs d'un meeting politique. La Reine déteste Gladstone, ainsi bien que sa politique, autant qu'elle admire Disraeli. C'est pendant le gouvernement de Gladstone, au début des années 1870, que la Reine commence à sortir peu à peu de son état de deuil et d'isolement permanent. Encourageé par sa famille, elle devient plus active. En 1872, Victoria subit sa sixième aggression avec arme à feu. Alors qu'elle descend de voiture, un Irlandais de dix-sept ans, Arthur O'Connor, se précipite vers elle, un pistolet dans une main et une pétition pour la libération des prisonniers irlandais dans l'autre. L'arme n'est pas chargée ; le but du jeune jeune homme est très probablement de faire peur à Victoria pour qu'elle accepte la pétition. John Brown, qui se trouve à côté de la Reine, plaque le garçon au sol avant même que Victoria ait pu voir le pistolet ; il est décoré d'une médaille d'or pour sa bravoure. O'Connor est condamné à la déportation et au châtiment corporel, comme prévu par la loi de 1842, mais Victoria accorde sa grâce pour la deuxième partie de la sentence. Disraeli revient au pouvoir en 1874, à un moment où un sentiment impérialiste se fait jour dans le pays, sentiment partagé par le nouveau Premier ministre et la Reine, comme par beaucoup en Europe. En 1876, encouragé par Disraeli, la Reine prend le titre d'« Impératrice des Indes », titre officiellement reconnu par la Loi sur les titres royaux (Royal Titles Act) de 1876. Victoria récompense son Premier ministre en le faisant Comte de Beaconsfield. L'administration de Lord Beaconsfield tombe en 1880, année où les Libéraux remportent les élections générales. Gladstone a renoncé à la direction des Libéraux quatre ans plus tôt et la Reine invite Lord Hartington, le chef des Libéraux à la chambre des communes, à former un gouvernement. Mais Lord Hartington décline la proposition, en soutenant qu'aucun gouvernement libéral ne peut travailler sans Gladstone et qu'il ne servirait sous personne d'autre et Victoria ne peut que nommer Gladstone Premier ministre. La dernière tentative d'attentat sur la vie de Victoria survient en 1882. Un fou écossais, Roderick Maclean, tire une balle en direction de la Reine, alors assise dans sa voiture, mais la manque. Depuis 1842, chaque individu qui a essayé d'attaquer la Reine a été jugé pour incartade (punissable de sept ans de travaux forcés), mais Maclean est jugé pour haute trahison (passible de la peine de mort). Il est acquitté, ayant été jugé irresponsable et est enfermé dans un asile. Victoria exprime sa grande contrariété vis-à-vis du verdict « non coupable, mais dément », et encourage l'introduction du verdict « coupable, mais dément » l'année suivante. Les conflits de Victoria avec Gladstone continuent pendant ces dernières années. Elle est contrainte d'accepter les réformes électorales qu'il propose, en incluant l'acte de représentation des Gens 1884, qui augmente considérablement le corps électoral. Le gouvernement de Gladstone est remplacé en 1885, par un gouvernement dirigé par le Conservateur, Lord Salisbury. Gladstone revient au pouvoir en 1886 et il présente le Irish Home Rule Bill, qui tend à accorder une législature séparée à l'Irlande. Victoria y est opposé, car elle pressent que cela saperait l'Empire britannique. Quand le projet de loi est rejeté par la Chambre des Communes, Gladstone démissionne, permettant à Victoria de nommer Lord Salisbury pour reprendre la fonction de Premier ministre.

Les dernières années

Chambre des Communes En 1887, le Royaume-Uni célèbre le Jubilé (le cinquantième anniversaire de l'accession au trône) de Victoria. La reine marque l'événement le 20 juin 1887 par un banquet, auquel cinquante rois et princes européens sont invités. Le lendemain, elle participe à un défilé qui, selon Mark Twain, « s'étendait à perte de vue dans les deux directions ». À l'époque, Victoria est un monarque extrêmement populaire. Le scandale de ses relations supposées avec son domestique s'est apaisé après la mort de John Brown en 1883, permettant à la Reine d'être perçue comme un symbole de moralité. Victoria est contrainte de supporter un gouvernement de Guillaume Ewart Gladstone encore une fois, en 1892. Après la dernière défaite de sa loi sur l'Irlande (Irish Home Rule Bill), il prend sa retraite en 1894, pour être remplacé par Lord Rosebery, un Libéral Impérialiste. À Lord Rosebery, succède en 1895 Lord Salisbury, qui reste au pouvoir jusqu'à la fin du règne de Victoria. Le 22 septembre 1896, Victoria devient le monarque de l'histoire anglaise, écossaise, ou britannique ayant régné le plus longtemps, pulvérisant le record détenu jusqu'à présent par George III. Conformément à la demande de la Reine, toutes les célébrations publiques spéciales de l'événement sont retardées jusqu'à 1897, pour le soixantième anniversaire de la Reine. Le Ministre des colonies, Joseph Chamberlain, propose que le Jubilé devienne un festival de l'Empire britannique. Ainsi, les Premiers ministres de toutes les colonies autonomes sont invités avec leur famille. Le défilé auquel la Reine assiste comporte des troupes issues de chaque colonie britannique et des dépendances, ainsi que des soldats envoyés par les princes et les chefs indiens (qui sont des vassaux de Victoria, Impératrice des Indes). La célébration du soixantième anniversaire est une occasion marquée par de grands débordements d'affection envers une reine septuagénaire, alors clouée dans un fauteuil roulant. Pendant les dernières années de Victoria, le Royaume-Uni est impliqué dans la Guerre des Boers, qui a reçu le soutien enthousiaste de la Reine. La vie personnelle de Victoria est marquée par de nombreuses tragédies personnelles, dont la mort de son fils, le Duc de Saxe-Cobourg-Gotha, la maladie fatale de sa fille, l'Impératrice d'Allemagne et la mort de deux de ses petit-fils. Sa dernière apparition publique officielle a lieu en 1899, quand elle pose la première pierre des nouveaux bâtiments du Musée de Kensington Sud, devenu Musée d'Albert et de Victoria. Selon l'habitude qu'elle respecte depuis le début de son veuvage, Victoria passe Noël à Osborne House (que le Prince Albert a dessiné lui-même), sur l'Île de Wight. Elle y meurt le 22 janvier 1901, ayant régné durant soixante-trois ans, sept mois et deux jours, plus que n'importe quel monarque britannique auparavant ou depuis. Ses funérailles ont lieu le 2 février ; après deux jours d'exposition solennelle, son corps est inhumé dans le Mausolée Frogmore, au côté de celui de son mari. À Victoria succède son fils l'aîné, le Prince des Galles, qui règne sous le nom de Roi Edouard VII. La mort de Victoria sonne la fin du règne de la Maison de Hanovre au Royaume-Uni ; le Roi Edouard VII, comme son père le Prince Albert, appartient à la Maison de Saxe-Cobourg-Gotha. Le fils du roi Edouard VII et son successeur, le Roi Georges V, change le nom de la Maison Royale en Windsor pendant la Première Guerre mondiale. (Le nom « Saxe-Cobourg-Gotha » étant associé à l'ennemi du Royaume-Uni pendant la guerre, l'Allemagne, dirigée par son petit-fils, le Kaiser Guillaume II).

Héritage

Kaiser Guillaume II La reine Victoria fut le premier monarque britannique de l'époque moderne. Ses prédécesseurs avaient pu jouer un rôle actif dans le gouvernement du pays. Mais une série de réformes voit le pouvoir de la chambre des communes augmenter au dépens de celui des Lords et de la monarchie. Le rôle du monarque devient alors plus symbolique. À compter du règne de Victoria, le monarque selon les mots de Bagehot de Walter, avait « le droit d'être consulté, le droit de conseiller, et le droit de mettre en garde. » La monarchie de Victoria est devenue plus symbolique que politique, avec un accent porté sur la moralité et les valeurs de famille victoriennes, par opposition aux scandales sexuels, financiers et personnels qui avaient été associés aux membres précédents de la Maison de Hanovre et qui avaient discrédité la monarchie. Le règne de Victoria voit la création du concept de monarchie familiale auquel les classes moyennes naissantes peuvent s'identifier. Sur le plan international, Victoria fut une figure majeure, non seulement par l'image qu'elle incarne ou par l'influence de la Grande-Bretagne sur l'Empire, mais aussi à cause des liens familiaux qu'elle a su créer entre les familles royales d'Europe, lui valant ainsi le surnom affectueux de « grand-mère de l'Europe ». On peut citer par exemple le fait que trois des monarques principaux des pays impliqués dans la Première Guerre mondiale étaient, soit les petits-enfants de Victoria, soit des époux de petits-enfants de Victoria. Huit des neuf enfants de Victoria épousèrent des membres de familles royales européennes, et la neuvième, la Princesse Louise, se maria à un duc écossais. Victoria a transmis à sa descendance le gène de l'hémophilie, mais on ne sait pas comment elle en a hérité. Elle a pu l'acquérir à la suite d'une mutation de sperme, son père ayant cinquante-deux ans quand Victoria fut conçue. On a aussi dit que le Duc de Kent n'était pas le père biologique de Victoria, et qu'elle était en fait la fille du secrétaire particulier irlandais et amant de sa mère, Sir John Conroy. Si l'on a bien quelques preuves d'une relation entre la duchesse et Conroy (Victoria elle-même raconte au Duc de Wellington avoir assisté à un incident entre eux), l'histoire médicale de Conroy ne révèle aucune trace d'hémophilie dans sa famille, ce qui aurait dû être le cas s'il avait dû transmettre le gène. Il est beaucoup plus probable que la maladie lui a été transmise par sa mère, bien qu'il n'y ait pas eu de cas connu d'hémophilie dans sa famille maternelle. Elle n'a pas souffert de la maladie, mais l'a transmise à au moins trois de ses enfants. La victime d'hémophilie le plus célèbre dans sa descendance fut son arrière petit-fils, Alexis Nikolaïévitch, Tsarevich de Russie. En 2004, les monarques européens et anciens monarques descendants de Victoria sont : la Reine du Royaume-Uni, le Roi de Norvège, le Roi de Suède, la Reine de Danemark, le Roi d'Espagne, le Roi des Hellènes (détrôné) et le Roi de Roumanie (détrôné). La reine Victoria, impopulaire pendant les premières années de son veuvage, est devenue ensuite extrêmement bien-aimée pendant les années 1880 et 1890. En 2002, la BBC ayant organisé un sondage concernant les 100 plus grands Britanniques, Victoria décrocha la dix-huitième place. Parmi les innovations de l'ère victorienne, on peut citer les timbres postaux, dont le premier, le Penny Black (émis en 1840), présente une image de la Reine, et le chemin de fer, que Victoria fut le premier souverain britannique à prendre. Plusieurs endroits dans le monde ont été nommés Victoria, y compris un État d'Australie, les capitales de Colombie-Britannique et Saskatchewan, Canada, la capitale des Seychelles, le plus grand lac d'Afrique, et les plus grands chutes d'eau du Monde. La reine Victoria reste le monarque britannique dont le souvenir est le plus présent. De nombreuses statues la représentant sont érigées à travers tout l'empire. La statue la plus importante est le Monument Victoria situé à l'extérieur du Palais de Buckingham, érigé une dizaine d'années après sa mort au moment de la rénovation de la facade du Palais. Une statue plus controversée de la Reine Victoria, sculptée par l'Irlandais John Hughes se trouvait sur Kildare Street en face de Leinster House à Dublin, siège de la Société Royale de Dublin . Elle a été inaugurée par le roi Edouard VII. En 1924, deux années après avoir été loué pour des activités parlementaires, le bâtiment est acheté et devient le siège officiel de Oireachtas Eireann, le parlement de l'État libre d'Irlande. Pendant des années, des voix se sont élevées à l'idée de voir une statue de Victoria, connue de façon peu flatteuse par les républicains irlandais comme « la reine de famine », trôner en face du parlement d'Irlande. C'est pourquoi la statue est enlevée en 1947. Après des années d'oubli, la statue est offerte par la République d'Irlande à l'Australie dans les années 1980 et se trouve maintenant, depuis le 20 décembre 1987, devant le Queen Victoria Building dans le centre de Sydney.

Enfants

Voir aussi


- Les Chutes Victoria, nommées en son honneur.
- Le Pont Victoria, nommé en son honneur.
- Victoria (Colombie-Britannique), nommée en son honneur.
- Le Penny Black, premier timbre postal de l'histoire et à l'effigie de la reine Victoria. Elle a également été le sujet de la première émission de timbres de plusieurs pays alors dépendants du Royaume-Uni. Voir Victoria du Royaume-Uni (philatélie).
- le Style Victorien (nom qu'on donna au style architecturau et de décoration qui sévit a l'époque
- Croix de Victoria décoration

Liens externes


- http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/celebrations2001/victoria.htm
- http://www.royal.gov.uk/output/Page118.asp
- http://www.britannia.com/history/monarchs/mon58.html ja:ヴィクトリア (イギリス女王) ko:영국의 빅토리아 여왕 simple:Victoria of the United Kingdom

Penny Black

Le Penny Black est le premier timbre postal de l'histoire. Il a été émis le 1 mai 1840 au Royaume-Uni, pour un usage à partir du 6 mai à l'initiative de Rowland Hill lors de la réforme du système postal britannique destinée à faire désormais payer l'expéditeur, et plus le destinataire comme auparavant.

Description

Ce timbre représente le profil de la reine Victoria. Il fut imprimé en taille-douce pour dissuader les fraudeurs avec les détails de la gravure. La couleur fut abandonnée lors de son remplacement, certains clients malhonnêtes parvenant à effacer suffisamment l'encre de l'oblitération pour réutiliser les timbres. Le premier tirage fut de 60 000 exemplaires. Lorsque le timbre a été retiré de la vente, environ 70 millions d'exemplaires avait été imprimés.

Particularités

Ce premier timbre postal fut aussi le premier objet recherché par les philatélistes à cause d'une particularité : chaque timbre porte les coordonnées de la place qu'il occupait initialement sur la feuille d'impression. Ces coordonnées sont formées de deux lettres : une pour la ligne et une pour la colonne, de AA à TL. Imprimées dans les coins du timbre, ces lettres permettent aux philatélistes de reconstituer les feuilles complètes des premiers timbres britanniques. Le système de lettres visait à compliquer le travail des faussaires. Il a par la suite compliqué le travail des dessinateurs de timbres en hommage au Penny Black. En 1990, sur les timbres soviétiques, le dessinateur commit l'erreur de lettrer les timbres britanniques avec ses initiales (« VK » pour Vladimir Koval) et celles de sa fille (TP). La poste soviétique a émis des timbres corrigés. Pour pouvoir mieux contrôler les timbres utilisés par les administrations et institutions bénéficiant de la franchise postale, un Penny Black a été préparé en 1840 avec les lettres « V » et « R » dans les coins supérieurs du timbre. Cependant, ces timbres sont restés non émis.

Hommages

Étant le premier timbre-poste jamais inventé, le Penny Black figure sur de nombreux timbres commémorant sa naissance. Ces timbres sont appelés « timbre sur timbre ». En 2004, le Penny Black apparaît sur un timbre britannique célébrant le 250 anniversaire de la Royal Society of Arts (la Société royale des Arts), dont la première médaille fut remise à Rowland Hill en 1864.

Voir aussi


- Victoria du Royaume-Uni (philatélie) Catégorie:Victoria du Royaume-Uni sur timbres Catégorie:Premier timbre d'un pays Catégorie:Timbre britannique Catégorie:Royaume-Uni Catégorie:Timbre d'usage courant ja:ペニー・ブラック

Angleterre

L'Angleterre est l'une des quatre nations qui composent le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.

Histoire

Voir article détaillé : Histoire de l'Angleterre Le nom Angleterre, qui remplaça celui de Bretagne tire son origine de l'invasion des Anglo-Saxons dans l'île de Bretagne qui entre les et s, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne. Les Bretons furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne et ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l' Angleterre. Ils y étaient établis depuis le À partir du milieu du , les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Radia avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise, des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne. Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussi à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles. En même temps, jusque récemment on a largement cru et pendant longtemps que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations Bretonnes ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avance. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux. En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (voir le C. Capelli et autres. 'un recensement de chromosome de Y des îles britanniques '. Biologie Courante 13, 979â€"984, (2003)). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l' Université de Birmingham; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux ont été seulement très légèrement colonisé par les Angles et les Saxons. Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans la Bretagne qui allait devenir l’Angleterre et qu’ ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre semble-t-il (c.f.Pr Evans) et aient ainsi contribué, à donner sa physionomie originale au peuple anglais, physionomie au demeurant bien plus celtique que germanique. D'autres, notamment les Cornouaillais et le Combriens s'apparentent aux Bretons; d'où, une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être Anglais mais Cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais ont été influencés par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot rêve est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont scandinaves d'origine. Le leg principal laissé à l' Angletterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Ecosse sont dérivés des noms de lieux bretons d' origine, y compris Londres , Dumbarton , York , Dorchester , Douvres et Colchester . On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie ou d'origine bretonne, en particulier "bre", "bal" ,pour les collines, "carr" pour un endroit rocheux élevé, "coomb" pour une petite vallée profonde. L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcellée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais reperdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex. En 1066 la Normandie a conquis l'Angleterre, ce qui a ouvert le pays aux influences continentales. La Guerre civile anglaise (1135-1154) s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche. La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre. L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne. La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés partout dans le monde laissant une petite, mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre aussi.

Symboles

Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc. La fleur nationale est la rose rouge. Les armoiries d'Angleterre sont de gueules à trois léopards d'or, c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive: selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (de gueules à deux léopards d'or) et de l'Aquitaine (de gueules à un léopard d'or). Voir:Armorial de l'Angleterre.

Voir aussi


- Liste d'Anglais célèbres
- Subdivisions de l'Angleterre
- Villes de l'Angleterre

Liens externes


- [http://www.i-uk.com/france Angleterre sur i-UK]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Angleterre Angleterre sur Wikitravel]
- [http://www.england.net/ Hotels et Voyage en Angleterre]
- [http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/Iles_Britanniques/Angleterre.htm Présentation de l'Angleterre] ---- Catégorie:Ancien pays d'Europe
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1847

Catégorie:1847 Cette page concerne l'année 1847 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Guerre civile en Suisse.
- L'homme d'état italien Cavour fonde son journal libéral Il Risorgimento.

France


- En juillet, Premier banquet réformiste à Paris.

Grande-Bretagne


- Karl Marx et Friedrich Engels rédigent le Manifeste communiste.
- Loi des dix heures pour réduire le temps de travail des ouvriers.

Afrique


- Le Liberia devient indépendant, sa capitale est Monrovia (cf. Monroe).
- 23 décembre : Reddition d' Abd El-Kader au général Lamoricière

Amériques


- Brésil : les premiers immigrants arrivent à São Paulo pour travailler dans les grandes exploitations de café.
- États-Unis, le 24 juin : Arrivée des Mormonts dans l'Utah, sous la conduite du patriarche Brigham Young successeur du fondateur du mouvement John Smith et création de leur capitale Salt Lake City.
- Haïti : Début de la dictature de Faustin Soulouque, protecteur du vaudou (fin en 1859).
- Mexique, le 12 septembre, prise de la colline de Chapultepec, au Sud-Ouest de Mexico, par les troupes des États-Unis.

Asie


- La France lance une expédition sur la Cochinchine (Nord du Viêt Nam).

Proche-Orient & Monde arabe


- L'Algérie est sous domination française après la soumission d'Abd El-Kader.

Chronologies thématiques


- Art & culture :
  - L'historien français Jules Michelet écrit son Histoire de la révolution française.
  - L'écrivain anglais William Makepeace Thackeray commence La foire aux vanités.
  - L'écrivain anglaise Emily Brontë publie Les Hauts de Hurlevent. Sa sœur Charlotte publie Jane Eyre.
  - L'écrivain français Honoré de Balzac termine La comédie humaine, ensemble de plus de cent romans.
  - Ouverture du nouveau British Museum.
- Science et techniques :
  - L'industriel allemand Alfred Krupp produit ses premiers canons en acier.
  - La première femme astronome américaine Maria Mitchell découvre une nouvelle comète.
  - La presse de Hippolyte Marinoni imprime recto verso.
  - 12 novembre : Première anesthésie au chloroforme performé par le britannique James Young Simpson.
- Sports :
  - Le Kent est sacré champion de cricket en Angleterre.
  - Inauguration du premier gymnase en Russie à Saint-Petersbourg.

Naissances en 1847


- 4 mars : Karl Josef Bayer, chimiste autrichien
- 11 février : Thomas Edison, inventeur états-uniens
- 20 juillet : Max Liebermann, peintre allemand
- 2 octobre : Paul von Hindenburg, militaire et président de la république de Weimar (1925-1934), allemand
- 2 novembre : Georges Sorel philosophe et sociologue français
- 8 novembre : Jean Casimir-Perier futur président de la république française

Décès en 1847


- 9 mars : Mary Anning, paléontologiste anglaise
- 11 mars : John Chapman, botaniste et pionnier américain (° 1774)
- 7 octobre : Alexandre Brongniart, minéraliste et naturaliste français
- 4 novembre : Felix Mendelssohn-Bartholdy, compositeur __NOTOC__ ko:1847년 ms:1847 simple:1847

Adolphe Thiers

Louis Adolphe Thiers, plus couramment appelé Adolphe Thiers, (Marseille, 15 avril 1797 - Saint-Germain-en-Laye, 3 septembre 1877), historien et homme politique français. Il fut notamment ministre et président du Conseil sous la monarchie de Juillet, député sous le Second Empire et le premier président de la République lors de l'instauration de la Troisième République.

Biographie

Né à Marseille en 1797, Adolphe Thiers sera avocat à Aix-en-Provence puis à Paris où il fréquente les milieux libéraux et devient proche de Talleyrand. De 1823 à 1827, il publie une Histoire de la Révolution en 10 volumes qui lui vaut de nombreux éloges et son élection à l'Académie française en 1833 au fauteuil 38.
Partisan d'une monarchie parlementaire de type anglais, il commence sa carrière de journaliste par des collaborations avec le journal le Constitutionnel, puis il fonde un journal d'opposition au régime de Charles X : le National. Lors des Trois glorieuses (1830), il convainc Louis-Philippe d'Orléans de prendre le pouvoir. La monarchie de Juillet lui en sait gré. Ministre de l'intérieur puis chef du gouvernement, il est finalement écarté en 1840 en faveur de François Guizot. Il continue à siéger à la chambre des députés dans l'opposition centre gauche. De 1845 à 1862, il publie en 20 tomes Le Consulat et l'Empire, récit chronologique et très détaillé de la période correspondante. Désormais républicain, il soutient la révolution de 1848 menant à la chute du cabinet Guizot. Le 23 février 1848, il est appelé par Louis-Philippe pour prendre la place de Guizot, mais Thiers est déjà rallié au Gouvernement Provisoire de la Deuxième République où il ne va cesser de voter avec la droite conservatrice contre les socialistes. Il appuie la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence, avec le groupe du Parti de l'Ordre contre celle de Lamartine. Opposé au coup d'état du 2 décembre 1851, il fuit Napoléon III en Suisse, revient en 1852 mais se tient à l'écart de la vie politique sous le second Empire auquel il est opposé. Le régime devient plus libéral dans les années 1860. Il est élu député de Paris en 1863 et devient le chef de l'opposition libérale. Après la défaite de Sedan (1870), la France de la Défense Nationale veut continuer la guerre engagée contre la Prusse par Napoléon III. Jules Favre, en septembre-octobre 1870, le mandate pour faire la Tournée des Capitales d'Europe à la recherche d'aides diplomatiques; l'entreprise est vaine. Il est nommé chef du gouvernement par l'Assemblée nationale réfugiée à Bordeaux tandis que le roi de Prusse proclame l'Empire allemand à Versailles où il réside. Il conclut le traité de Francfort avec Bismarck en 1871 mais l'importance des réparations financières est telle que Paris se soulève et proclame la Commune. Depuis Versailles où s'est installé le gouvernement, Thiers assiège Paris et écrase l'insurrection dans le sang. Nommé président de la République (le premier de la III République) à titre transitoire (loi Rivet), il entame des réformes fiscales et militaires mais doit démissionner devant une majorité monarchiste. L'année de sa mort à Saint-Germain-en-Laye en 1877, Gambetta le proclama « libérateur du territoire ». Il repose au Père Lachaise. Père Lachaise

Mandats électifs


- 1863 : député de Paris (ou plutôt « député de la Seine »)
- 8 février 1871 : élu député dans plusieurs départements (dont le Loiret), il opte (à une date non connue, avant le 2 juillet 1871) pour le mandat de député de la Seine.

Liens externes


- [http://www.dura-web.com/mic/president/athiers.htm Discours sur les libertés nécessaires (1864)]
- [http://www.chateauversailles.fr/fr/280_Adolphe_Thiers.php Biographie]
- [http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=367 Thiers à l'Académie française]
- [http://bcs.fltr.ucl.ac.be/ENC4/11.html Extraits et note autobiographique] Thiers, Adolphe Thiers, Adolphe Thiers, Adolphe Thiers, Adolphe Thiers, Adolphe Thiers, Adolphe ja:アドルフ・ティエール

Napoléon Ier

Napoléon Bonaparte (Ajaccio, 15 août 1769Sainte-Hélène, 5 mai 1821), général de la Révolution, dirigea la France à partir de la fin 1799 et fut Empereur des Français, sous le nom de Napoléon I, de 1804 à 1814, puis à nouveau en 1815. Il conquit et gouverna la plus grande partie de l'Europe continentale et plaça ses maréchaux et ses frères sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Espagne, Naples, Westphalie, Hollande, et Suède. Incapable de mettre un terme au cycle de guerre que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792, et face aux diverses coalitions montées et financées par l'Angleterre, les conquêtes s'ajoutant aux conquêtes, Napoléon vit l'Empire s'effondrer, dix ans après son avènement. Il ne reste aujourd'hui que la grande œuvre administrative, qu'entreprit cet homme hors du commun. Toute tentative d'écrire avec impartialité l'histoire de ce personnage relèverait de la gageure selon l'historien Steven Englund qui écrivit « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l'étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »

Jeunesse et ascension dans l'armée

Napoléon Bonaparte naquit à Ajaccio en Corse, le 15 août 1769, un an après l'achat par la France de l'île à Gênes (1768). Issu d'une famille faisant partie de la petite noblesse corse. Il était le deuxième enfant de Charles Bonaparte, Avocat au Conseil Supérieur de l'île, et de Maria-Letizia Ramolino. Alors qu'il n'était agé que de neuf ans, son père s'arrangea pour qu'il suive des études sur le continent, où il s'établit, en compagnie de son frère ainé Joseph Bonaparte. Napoléon se considèra tout d'abord comme un étranger. Après des études dans les écoles militaires (Autun, Brienne et l'école Militaire de Paris), il entre avec son ami Grenier dans l'artillerie, au sein du régiment de La Fere, à Auxonne. Il est affecté comme lieutenant en second à Valence en 1787. D'un tempérament ombrageux, romantique dans ses écrits et d'une curiosité sans borne alliée à une mémoire surprenante, le jeune Bonaparte, à la veille de 1789, est autant homme de lettres qu'homme de guerre. Lorsque la Révolution éclata en 1789 le lieutenant Bonaparte était présent à Paris ; spectateur des événements, il regarda avec répulsion l'invasion des Tuileries par le peuple. Napoléon retourna en Corse où les luttes de clans (paolistes soutenant la monarchie modérée à l'anglaise, les Bonaparte soutenant la Révolution) avaient repris. Napoléon se fit élire à la tête de la Garde nationale en 1792 en arrachant de force l'accord du commissaire du gouvernement. Mais l'exécution du roi provoqua une révolte des indépendantistes. Une guerre civile éclata et la famille de Napoléon fut obligée de fuir vers la France. Bonaparte soutint la Révolution, et fut envoyé en 1793, en tant que capitaine d'artillerie, au siège de Toulon qui s'était livré aux Anglais. Le plan qu'il soumit au général Dugommier permit la reprise de la ville aux troupes royalistes et britanniques. Ses amitiés avec les Jacobins lui valurent d'être brièvement arrêté après la chute de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794). Libéré, il fut un temps sans commandement effectif, puis Barras, lui permit d'écraser l'insurrection royaliste de Vendémiaire contre la Convention en 1795. À cette occasion Bonaparte a sous ses ordres un jeune officier, Joachim Murat,son futur beau-frere. L'opération fut un succès, la canonnade de Saint-Roch dispersant les forces royalistes.