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1841Catégorie:1841
Cette page concerne l'année 1841 du calendrier grégorien.
Événements
- 13 juillet : Traité de Londres pour la convention des détroits.
Europe
- Début du ministère whig de Sir Robert Peel, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1846).
- Inauguration de la première ligne de chemins de fer internationale en Europe : Strasbourg - Bâle.
- L'Anglais Thomas Cook invente la première agence de voyages.
France
- 22 mars : France : loi limitant le travail des enfants dans l'industrie : interdit pour les moins de 8 ans, limité à 8 heures par jour entre 8 et 12 ans.
Afrique
- Le missionnaire écossais David Livingstone fait son premier voyage d'exploration en Afrique.
Amériques
Amérique du Nord
- janvier : L'affaire de l'Amistad trouve son terme à la Cour suprême des États-Unis, dont l'arrêt US v. Amistad est favorable aux Africains, qui sont libérés. L'affaire a encore envenimé les relations entre les États du Nord et du Sud.
- Début de la présidence Whig de John Tyler aux États-Unis (fin en 1845).
- Présidence Whig de William H. Harrison aux États-Unis.
Asie
- Première occupation de Hong-Kong par la Grande-Bretagne.
Océanie & Pacifique
- L'explorateur britannique Edward Eyre traverse le continent australien d'Adélaïde à Perth.
Proche-Orient & Monde arabe
- L'Égypte perd la Syrie au bénéfice de la Turquie ottomane.
- La création du poste de grand Rabbinat de Jérusalem est l'une des conséquences directes de l'affaire de Damas,
Chronologies thématiques
- Art & culture :
- L'écrivain américain Edgar Allan Poe écrit la première nouvelle policière, Double assassinat dans la rue Morgue.
- Science et techniques :
- Inauguration de la première ligne de chemins de fer internationale en Europe : Strasbourg - Bâle.
- Le savant anglais William Talbot dépose le brevet du premier système de négatif photographique, le calotype.
- Michael Thonet fait breveter l'invention de la courbure chimico-mécanique du hêtre qui lui permettra de créer ses célèbres chaises.
- Mise au point du premier colorant synthétique en Allemagne.
- Sports :
- Le Kent est sacré champion de cricket en Angleterre.
- 14 janvier : Berthe Morisot, peintre français
- 23 janvier : Constant Coquelin, comédien français
- 28 janvier : Henry Morton Stanley, explorateur continent d'Afrique
- 30 janvier : Félix Faure futur président de la République française
- 25 février : Pierre-Auguste Renoir, peintre et sculpteur français
- 22 mai : Catulle Mendès, écrivain français
- 8 septembre : Antonín Dvořák compositeur
- 28 septembre : Georges Clemenceau, homme d'État français
- 16 octobre : Ito Hirobumi, homme politique japonais
- 6 novembre : Armand Fallières futur président de la République française
- 9 novembre : Édouard VIII, futur roi d'Angleterre
- 20 novembre : Wilfrid Laurier, futur Premier ministre du Canada
- 6 décembre : Jean-Frédéric Bazille, peintre français
- 15 janvier : Arend Friedrich August Wiegmann, zoologiste allemand (° 1802).
- 4 avril : William Henry Harrison, Président des États-Unis.
- 9 septembre : Augustin Pyrame de Candolle, botaniste suisse (° 1778).
- 9 novembre : Victor Audouin, naturaliste, entomologiste et ornithologue français (° 1797)
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Article principal : 1841
Catégorie:Chronologie du XIXe siècle
Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
als:Gregorianischer Kalender
ja:グレゴリオ暦
ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
simple:Gregorian calendar
th:ปฏิทินเกรกอเรียน
13 juillet ko:7월 13일 ms:13 Julai ja:7月13日 simple:July 13 th:13 กรกฎาคม
Catégorie:Jour de l'année
Le 13 juillet est le 194 jour de l'année (195 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1558 : Défaite française à Gravelines face aux Espagnols.
- 1822 : Les Grecs battent les Turcs au défilé des Thermopyles
- 1870 : Dépêche d'Ems, qui déclenchera la Guerre de 1870
- 1906 : Une loi rend le repos hebdomadaire obligatoire en France
- 1919 : Première traversée aller-retour de l'Atlantique par un dirigeable
- 1965 : La loi française autorise les femmes à travailler sans l'accord de leur mari
- 1967 : Création de l'ANPE
- 1989 : Inauguration de l'Opéra Bastille
Naissances
- 1608 : Ferdinand II de Habsbourg, empereur germanique
- 1718 : John Canton, physicien britannique.
- 1918 : Maurice Blondel, footballeur
- 1924 : Michel Constantin, acteur français († 2003)
- 1927 : Simone Veil, femme politique française
- 1932 : Hubert Reeves, astrophysicien canadien
- 1942 : Harrison Ford, acteur américain
- 1948 : Catherine Breillat, réalisatrice et scénariste française
- 1953 : Johnny Clegg, chanteur sud-africain
- 1961 : Pascal Fouthier, Footballeur
- 1967 : Olivier Cléach, Sociologue
- 1987 : Nicolas Julliand.
- 1985 : Pierrick Lilliu, chanteur
Décès
- 1762 : James Bradley, astronome britannique.
- 1793 : Jean-Paul Marat, journaliste et polémiste français, assassiné par Charlotte Corday
- 1889 : Victor Adolphe Malte-Brun, géographe et cartographe français (° 1816)
- 1951 : Arnold Schönberg, compositeur autrichien (° 1874)¨
- 1967 : le coureur cycliste anglais Tom Simpson meurt d'un arrêt cardiaque dans l'ascension du Mont Ventoux.
- 1983 : Gabrielle Roy, écrivaine canadien
Robert Peel
Sir Robert Peel (1788-1850) était un homme politique britannique, Premier ministre de Grande-Bretagne de 1834 à 1835 et de 1841 à 1846, qui favorisa le passage de son pays au système du libre-échange.
Né près de Bury (Lancashire), et fils de Robert Peel, industriel et parlementaire il fait ses études à Christchurch et à l'université d'Oxford. Le jeune Peel fait son entrée en politique à 21 ans, candidat conservateur, à la chambre des communes pour le « rotten borough » (petite circonscription dont on peut contrôler l'électorat) irlandais de Cashel, dans le comté de Tipperary.
Avec seulement 24 électeurs inscrits dans cette ville de poche (voir bourgs pourris, il est élu sans opposition. Son soutien à l'élection, outre son père, est Arthur Wellesley, futur duc de Wellington. Son premier discours aux Communes fait sensation, et est décrit par le speaker de la Chambre des Communes comme « le meilleur premier discours depuis celui de William Pitt, le jeune ». Il entre au gouvernement en 1811 en qualité de sous-secrétaire d'État à la Guerre et aux Colonies. Secrétaire pour l'Irlande de 1812 à 1818, il réprime l'agitation provoquée par les catholiques irlandais. Ensuite, il préside le comité chargé de stabiliser les finances britanniques après les guerres napoléoniennes. Il est peu à peu considéré comme l'étoile montante du parti Tory, et est nommé en 1822, ministre de l'Intérieur. Il met en œuvre une série de réformes importantes du droit pénal britannique.
Il démissionne du gouvernement lorsque Lord Liverpool, frappé d'incapacité en 1827, cède sa place à George Canning. Canning, favorable à l'émancipation catholique qui accorde aux catholiques romains l'égalité politique, trouve en Peel un farouche adversaire. Canning meurt moins de quatre mois plus tard, et après un bref cabinet Goderich, Peel retourne au ministère de l'intérieur dans le gouvernement de son allié de toujours, le duc de Wellington. Il devient, à ce moment-là, le numéro 2 du parti Tory, derrière Wellington lui-même.
Les pressions exercées sur le nouveau gouvernement par les avocats de l'émancipation catholique sont grandes et Peel prend progressivement conscience du caractère explosif de la situation irlandaise. Il fait voter en 1829, l'acte d'émancipation. Robert Peel, était fermement opposé depuis 1815 à l'idée d'émancipation (il provoque en duel Daniel O'Connell, le plus farouche partisan de l'émancipation), ce qui lui a permis, en 1817, d'obtenir facilement un siège aux Communes dans le « rotten borough » de l'université d'Oxford. Seulement, son revirement, l'oblige en 1830, à changer de fief, un autre rotten borough, Westbury.
Sous son ministère, en 1829, il procède à la réorganisation des forces de police métropolitaines de Londres, dont les membres seront ensuite appelés « bobbies », de son prénom. Cependant, Wellington, opposé à toute réforme parlementaire, mène une politique réactionnaire qui le fait surnommer « duc de fer ». Son refus de toute réforme ayant déclenché des troubles sociaux, il est contraint de démissionner, en 1830, en faveur des libéraux. Les années suivantes sont extrêmement agitées, la proximité des élections et le sentiment que suffisamment de réformes ont abouti, amène le roi George IV à inviter le parti Tory dans la formation d'un nouveau gouvernement, en 1834. Wellington décline l'offre du roi et Peel est choisi naturellement comme Premier ministre. Alors qu'il est en Italie, Wellington assure l'interim pendant trois semaines. Ce nouveau ministère Tory est un gouvernement minoritaire dont l'existence dépend de la bonne volonté libérale. Les Tory sont battus aux élections générales de janvier 1835.
Peel s'attache pendant les six années suivantes à réorganiser le parti Tory y attirant notamment Disraeli et Gladstone. Le manifeste de Tamworth publié par Peel pendant la campagne pour les élections générale de 1835 est considéré comme le point à partir duquel le parti Tory est devenu parti conservateur. En mai 1839, le nouveau monarque, la Reine Victoria propose à Peel de former un nouveau gouvernement. Cependant, face à la majorité libérale, Peel juge nécessaire un autre signe de confiance de la reine. Lord Melbourne est un confident de Victoria depuis plusieurs années, et plusieurs des postes les plus élevés dans l'entourage royal sont tenus par des épouses et des parents de leaders libéraux. Peel a le sentiment que Victoria est très étroitement liée au parti libéral. Il propose alors qu'une partie de cet entourage soit remplacée par des proches du parti conservateur, provoquant la crise de Bedchamber. Victoria refuse la proposition malgré les plaidoiries du duc de Wellington, et compte sur les appuis des libéraux. Peel refuse de former un gouvernement, et les libéraux gardent le pouvoir.
Aux élections de juillet 1841, les conservateurs remportent la majorité et Peel est nommé Premier ministre d'un gouvernement exclusivement conservateur. Il fait voter l'impôt sur le revenu et la révision des lois bancaires britanniques. En 1844, la loi sur le travail limite le temps de travail des enfants et des femmes en usine, et fixe des normes de sûreté pour les machines. D'abord opposé à la liberté du commerce et favorable au protectionnisme, il modifie sa position sous l'influence de Cobden et obtient l'abolition des lois du maïs, ouvrant ainsi la voie au libre-échange. Cette coupure radicale avec le protectionnisme des conservateurs est déclenchée par l'épouvantable famine irlandaise. Cette mesure soutenue par les libéraux, peu efficace face au désastre humanitaire en Irlande est violemment combattue par les partisans de Derby et Disraeli, provoque une scission au sein du parti conservateur et entraîne la démission de Peel.
Par la suite, Peel continue à animer un noyau dur des défenseurs du libre-échange, groupe connu sous le nom de Peelites, jusqu'à être courtisé en 1849, par la coalition Whig/Radical. Il continue à tenir ses engagements conservateurs et refuse la proposition. Néanmoins, il reste influent sur plusieurs questions importantes, notamment la promotion du libre échange britannique avec l'abrogation des Lois de navigation. Le 29 juin 1850, Peel fait une grave chute de cheval en montant au sommet de la colline de la constitution à Londres, il décède trois jours plus tard à l'age de 62 ans. Ses partisans conduits par Lord Aberdeen et William Gladstone, après une première coalition en 1852, finiront par rejoindre le camp libéral.
Peel Robert
Peel, Robert
Peel, Robert
ja:ロバート・ピール
AngleterreL'Angleterre est l'une des quatre nations qui composent le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.
Histoire
Voir article détaillé : Histoire de l'Angleterre
Le nom Angleterre, qui remplaça celui de Bretagne tire son origine de l'invasion des Anglo-Saxons dans l'île de Bretagne qui entre les et s, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne.
Les Bretons furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne et ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l' Angleterre. Ils y étaient établis depuis le
À partir du milieu du , les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Radia avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise, des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne.
Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussi à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles.
En même temps, jusque récemment on a largement cru et pendant longtemps
que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations Bretonnes ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avance. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux.
En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (voir le C. Capelli et autres. 'un recensement de chromosome de Y des îles britanniques '. Biologie Courante 13, 979â€"984, (2003)). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l' Université de Birmingham; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux ont été seulement très légèrement colonisé par les Angles et les Saxons.
Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans la Bretagne qui allait devenir l’Angleterre et qu’ ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre semble-t-il (c.f.Pr Evans) et aient ainsi contribué, à donner sa physionomie originale au peuple anglais, physionomie au demeurant bien plus celtique que germanique.
D'autres, notamment les Cornouaillais et le Combriens s'apparentent aux Bretons; d'où, une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être Anglais mais Cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais ont été influencés par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot rêve est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont scandinaves d'origine.
Le leg principal laissé à l' Angletterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Ecosse sont dérivés des noms de lieux bretons d' origine, y compris Londres , Dumbarton , York , Dorchester , Douvres et Colchester . On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie ou d'origine bretonne, en particulier "bre", "bal" ,pour les collines, "carr" pour un endroit rocheux élevé, "coomb" pour une petite vallée profonde.
L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcellée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais reperdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex.
En 1066 la Normandie a conquis l'Angleterre, ce qui a ouvert le pays aux influences continentales. La Guerre civile anglaise (1135-1154) s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche.
La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre.
L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne.
La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés partout dans le monde laissant une petite, mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre aussi.
Symboles
Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc.
La fleur nationale est la rose rouge.
Les armoiries d'Angleterre sont de gueules à trois léopards d'or, c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive: selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (de gueules à deux léopards d'or) et de l'Aquitaine (de gueules à un léopard d'or).
Voir:Armorial de l'Angleterre.
Voir aussi
- Liste d'Anglais célèbres
- Subdivisions de l'Angleterre
- Villes de l'Angleterre
Liens externes
- [http://www.i-uk.com/france Angleterre sur i-UK]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Angleterre Angleterre sur Wikitravel]
- [http://www.england.net/ Hotels et Voyage en Angleterre]
- [http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/Iles_Britanniques/Angleterre.htm Présentation de l'Angleterre]
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Catégorie:Ancien pays d'Europe
-
-
als:England
ja:イングランド
ko:잉글랜드
ms:England
simple:England
th:แคว้นอังกฤษ
zh-min-nan:England
1846Catégorie:1846
Cette page concerne l'année 1846 du calendrier grégorien.
Événements
- Début du pontificat de Pie IX (fin en 1878).
Europe
- L'Autriche annexe la Ville libre de Cracovie.
- Création de l'École française d'Athènes
France
- Évasion de Louis-Napoléon Bonaparte du fort de Ham, avec les habits du maçon Badinguet.
Grande-Bretagne
- Abolition des lois protectionnistes sur le blé (Anti Corn Law League) par Robert Peel, grâce à la croisade menée par Richard Cobden. Le protectionnisme est abolie en Angleterre et l'importation de blé devient libre.
- Début du ministère whig de Lord John Russel, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1852).
Irlande
- Début de La Grande Famine : la disparition de la pomme de terre (aliment quasi exclusif de la plupart des irlandais de l'époque) provoque la plus grande famine connue en Europe, et le début d'une vaste vague d'émigration.
Afrique
- Début de la traversée par l'explorateur anglais David Livingstone du continent africain d'ouest en est (fin en 1854).
- Les Anglais défont les Bantous en Afrique du Sud.
Amériques
Canada
- La frontière entre le Canada et les États-Unis est fixée.
- Le Canada se dote d'un Parlement.
États-Unis
- Occupation de la Californie par les États-Unis au détriment du Mexique.
- Première opération sous anesthésie, à Boston, aux États-Unis.
Chronologies thématiques
- Art & culture :
- L'artiste français Honoré Daumier compose sa gravure Nos bons bourgeois.
- Musique :
- Le compositeur allemand Robert Schumann écrit sa Quatrième symphonie.
- Le compositeur français Hector Berlioz écrit son opéra La damnation de Faust.
- Le flûtiste français Adolphe Sax dépose à Paris le brevet du saxophone.
- Science et techniques :
- Édition posthume des travaux mathématiques d'Évariste Galois.
- L'industriel allemand Carl Zeiss ouvre son usine d'optique de précision à Iéna.
- Le dentiste américain William Morton fait la première extraction dentaire sous anesthésie d'éther.
- Le facteur d'instruments de musique belge Adolphe Sax dépose à Paris le brevet du saxophone.
- L'officier anglais Sir Henry Creswicke Rawlinson déchiffre l'écriture cunéiforme mésopotamienne.
- Astronomie :
- L'astronome français Urbain Le Verrier prédit l'existence et la position de la planète Neptune grâce à des irrégularités de l'orbite d'Uranus.
- L'astronome allemand Johann Galle confirme l'existence de la planète Neptune.
- L'astronome britannique William Lassell découvre Triton, le plus gros satellite de Neptune.
- Sports :
- 19 juin. Premier match de baseball aux USA. Le New York Base-Ball Club bat les Knickerbockers 23 à 1. Ce match fonde de fait le base-ball qui se distingue désormais clairement de ses ascendants tel le cricket ou le rounders.
- Fondation du club professionnel de cricket anglais : « The All England ». Cette formation effectue des tournées qui font beaucoup pour la popularisation du jeu.
- Première compétition de natation en Australie. W. Redman remporte l’épreuve longue de 1440 yards en 8 minutes et 43 secondes.
- 1 janvier : Léon Denis, chantre français de la philosophie spirite († 1927)
- 26 février : Buffalo Bill (William Frederick Cody), américain († 1917)
- 4 avril : Comte de Lautréamont (Isidore Ducasse), écrivain français († 1870)
- 24 juin : Gaston Maspero, égyptologue français († 1916)
- 28 octobre : Auguste Escoffier, chef cuisinier français († 1935)
- 2 décembre : Pierre Waldeck-Rousseau, homme politique français († 1904)
- Karl Verner, linguiste danois et découvreur de la loi phonétique du même nom
- 22 janvier : Louis-Pierre Baltard, architecte, graveur et peintre français (° 1764).
- 17 mars : Friedrich Wilhelm Bessel, astronome et mathématicien allemand (° 1784).
- 1 juin : le pape Grégoire XVI (° 1765).
- 15 août : Sylvain Charles Valée, maréchal de France
- 27 octobre : Louis de Ghaisne, comte de Bourmont, maréchal de France (1773)
- 12 décembre : Charles-Alexandre Lesueur, naturaliste, un artiste et un explorateur français (° 1778).
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Strasbourg
Strasbourg (Straßburg en allemand, prononcé Strossburi en alsacien, venant du latin Stratisburgum, littéralement "la ville des routes" ) est une ville située dans l'est de la France, sur la rive gauche du Rhin. C'est le chef-lieu de la région Alsace et du département du Bas-Rhin.
Ses habitants sont appelés les Strasbourgeois (Straßburger ou Steckelburjer).
Elle est la septième ville de France et l'une des seules villes au monde dont le centre soit entièrement classé patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO (depuis décembre 1988). C'est également l'une des seules villes, avec Genève et New York, à abriter le siège d'organisations internationales (Conseil de l'Europe depuis 1949, Parlement européen…) sans être capitale d'un État.
L'agglomération transfrontalière comprend principalement sur la rive gauche du Rhin la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS), et sur la rive droite la ville de Kehl, en Allemagne.
Étymologie
Le premier nom de la ville fut en celte Argentorate, romanisé en Argentoratum. L'étymologie de ce terme est discutée, certains y voyant un lien avec la déesse celte d'argent (Argent-, épîthète lié à Argentia), identifiée avec la lune. L'acceptation la plus courante voudrait que la racine Argento (argent, luisant) désigne un cours d'eau (cf l'Argens, l'Arques, l'Arc...), en l'occurrence, l'Ill (Ainos en gaulois). Cette hypothèse est renforcée par l'ancien nom de Horbourg (Argentovaria), commune également située sur l'Ill.
Rate désignant une enceinte, une fortification, cette hypothèse affirme donc qu'Argentoratum est l'enceinte sur l'Argenta, in extenso la cité de la rivière, du fleuve. Ce nom était alors en parfaite cohérence avec la perception de ce lieu frontière, situé à proximité du Rhin, partie intégrante du réseau de camps défendant le limes nord de l'empire romain.
Puis, suite à son intégration dans l'entité germanique, cette ville n'était plus frontalière, mais au cœur du réseau des cités allemandes. Sa perception n'était dès lors plus sur un axe fluvial et orienté nord-sud, mais routière et sur un axe est-ouest. Strasbourg était en effet au niveau d'un des rares ponts permettant de franchir le Rhin et de ce fait placée sur une route majeure est-ouest. Son nom évolua alors en Straßburg, le bourg fortifié situé sur la rue (die Straße), la route, découlant de Stratiburg, évoqué pour la première fois au siècle par saint Grégoire.
Géographie
saint Grégoire (180°)]]
Traversée par l'Ill, affluent du Rhin, qui se divise pour former jusqu'à cinq bras au centre-ville (dans le secteur de la Petite France), elle est composée de quartiers à l'identité forte (le quartier allemand, la Robertsau, Cronenbourg, Koenigshoffen, Hautepierre, l'Elsau, la Krutenau, le Neudorf, la Meinau, le Neuhof…).
Située à une altitude moyenne de 140 mètres au-dessus du niveau de la mer, Strasbourg est caractérisée par un relief relativement plat. Ainsi au centre-ville, on ne perçoit que de très légères ondulations du terrain, culminant notamment à proximité de la cathédrale et à la croisée de la Grand-Rue et de la rue du Fossé-des-Tanneurs, correspondant aux zones d'habitation les plus anciennes.
L'est du territoire communal, le long du Rhin, est constitué en partie de plusieurs îles, découpées par des bras (canalisés) du Rhin, des canaux du port autonome et la rencontre avec l'Ill.
Le nord-est et le sud-est de la commune sont couverts de vastes forêts, témoins de l'ancienne forêt rhénane.
Ill
La densité importante de l'hydrographie cumulée à l'affleurement de la nappe phréatique contribue à rendre le secteur très sensible aux inondations. C'est pourquoi la plupart des extensions urbaines de la ville puis de l'agglomération se sont faites au moyen de remblais conséquents (notamment pour la construction du quartier allemand), accompagnées du comblement ou de la canalisation des multiples bras d'eau, réduisant d'autant les surfaces d'épandage et augmentant la rapidité et le débit des eaux en cas de crue.
La ville est donc aujourd'hui confrontée à une contrainte d'inondabilité importante, pesant d'autant sur les projets d'extension urbaine.
Histoire
Antiquité
Le site de Strasbourg était occupé par une bourgade celte du nom dArgentorate. Des fouilles ont montré une occupation du site sporadique avant cela.
inondation pour les 2000 ans de la ville en 1988]]
En -12, le général romain Drusus, frès de Tibère, fonde une nouvelle ville et romanise son nom en Argentoratum. C'était alors un camp militaire fortifié positionné sur le limes (frontière de l'empire romain) du Rhin faisant partie des castella Drusi, les forts de Drusus. Un canabae (agglomération d'habitations civiles) s'est développé autour du camp et vers l'ouest, prélude au développement durable de la ville.
Après la soumission des tribus germaniques à Rome, le limes est repoussé à l'Est, Argentoratum devient alors la base arrière des Romains jusqu'à la fin du . En 352, la ville est détruite par les Alamans et les Francs ; Julien l'Apostat reconquit la ville en 357, court répit avant une nouvelle poussée expansionniste des Germains.
En 406, Huns, Burgondes, Vandales et Suèves envahissent la Gaule. La ville est détruite en 451 par Attila et cette période sombre de la décadence romaine fait qu'on ne sait rien de la ville de ce temps-là.
Moyen Âge
La ville est restaurée en 496 par les Francs, sous le nom de Strateburgum, qui favorisent le développement de la ville, après la conversion de Clovis au christianisme. En effet, Argentoratum est l’une des rares villes de la région à être le siège d'un évêque, véritable gouverneur de l’époque.
Les et sont prospères, la ville voit sa population doubler, une nouvelle cathédrale est construite et le commerce se développe, toujours sous la tutelle de l’évêque qui a les pleins pouvoirs. De nouvelles paroisses sont créées.
En 842, la ville accueille Charles le Chauve et Louis le Germanique qui s’allient contre leur frère Lothaire pour le partage de l’Empire légué par leur grand-père Charlemagne et prononcent les Serments de Strasbourg, plus ancien texte rédigé en langue romane (ancêtre du français) et en langue tudesque (ancêtre de l’allemand).
A l’issue de ce conflit en 843, le traité de Verdun attribue Strasbourg à Lothaire mais à sa mort, la ville revient à la Germanie.
En 962, Otton le Grand fonde le Saint Empire Romain Germanique et s’appuie sur l’Eglise en lui octroyant des pouvoirs temporels fort. Strasbourg obtient alors le droit de justice et celui de battre monnaie.
La ville continue à prospérer et à s’étendre. Une nouvelle enceinte est construite au , qui sera agrandie un siècle plus tard.
De 1202 à 1220, la ville s'enrichit de quartiers autour des églises Saint-Pierre-le-Jeune et Saint-Pierre-le-Vieux. De nombreuses tours de fortification sont construites à cette époque, et ne disparaissent du paysage urbain qu'au .
A partir de 1228, ce sont les quartiers maraîchers qui ont fait, à leur tour, partie intégrante de la cité. Le Finkwiller, le quai des Bateliers, la rue des Bouchers ou la rue d'Or témoignent des nombreuses corporations présentes à l'époque et indispensables à la vie quotidienne des strasbourgeois.
1228
Ces axes sont entourés de murailles à la même époque. Le système défensif des Ponts Couverts est également élaboré à ce moment. Les quatre tours actuelles faisaient partie des remparts et étaient reliées par des ponts couverts d'une toiture en bois, disparue au . Elles abritaient les corps de garde mais servaient aussi de prisons. Autre vestige : la Porte de l'Hôpital. Cet aggrandissement n'est terminé qu'en 1344.
Les bourgeois, écartés du pouvoir, souhaitent s’impliquer dans la vie politique et obtiennent en 1214 le droit de créer un conseil avant de prendre le pouvoir en 1262. S’ensuit une période trouble pendant laquelle les luttes de pouvoirs sont source de nombreux conflits. Le point culminant de ces conflits est la lutte de deux familles rivales, les Zorn et les Mullenheim, véritable guerre civile provocant une révolte des Strasbourgeois. Le pouvoir revient alors à la classe marchande.
Suite à cette longue période de troubles, une nouvelle organisation politique se crée au : le conseil de la ville s’appuie sur les conseils des XIII, des XV, et des XXI, un Ammeister (maire) est nommé par le conseil tandis que quatre Stettmeister nommés par les nobles complètent l’administration.
La ville compte alors plus de 16 000 habitants, frappe monnaie et obtient le statut de ville libre d’Empire, ce qui en fait une véritable principauté.
Ammeister]
Vers 1370-1390, à la fin de la Guerre de Cent Ans, la population redoute l'invasion des bandes de pillards qui parcourent la région. Ainsi la municipalité décide de protéger les parties Ouest et Nord de la ville.
La dernière extension de la cité médiévale date de 1387-1441. Elle concerne le quartier de la Krutenau, habité par de nombreux pêcheurs et maraîchers. La ville ne connaît pas d'autre aggrandissement avant le .
Le Moyen Âge est l'âge d'or de Strasbourg. Sa richesse croissante est dûe à l'activité des bourgeois, mais surtout à sa topographie.
Grâce à ses nombreuses voies fluviales et routières, cette ville, entourée d'eau, est un centre de commerce particulièrement actif.
Ainsi, dès l'aube du Moyen Âge, le vin d'Alsace est connu en Allemagne, aux Pays-Bas et jusqu'en Angleterre et en Scandinavie. Strasbourg exporte également textiles et céréales, mais importe en revanche de nombreux produits de luxe tels que le verre, les peaux, les fourrures, les soieries et les épices.
L'Ancienne Douane est un des rares témoins de ce commerce fluvial florissant. Situé sur les bords de l'Ill, à l'emplacement de l'ancien port de Strasbourg, ce bâtiment est construit en 1358 pour stocker et prélever des taxes sur les marchandises transitant par Strasbourg.
Entièrement détruit par les bombardements de 1944, l'édifice a été restitué dans son style original en 1956.
1956]
Le symbole le plus significatif de cette opulence est la Cathédrale. Quatre siècles sont nécessaires à la construction de cet édifice, érigé à la gloire de Notre-Dame. Les travaux démarrent en 1015 sur les fondations d'une ancienne basilique romane. Sa flèche n'est achevée qu'en 1439. Cette longue édification fait de ce chef d'œuvre une synthèse des courants artistiques du Moyen Âge.
Toute la cité est un véritable chantier d'églises, fondées par des moines ou des familles nobles. Parmi les plus anciennes, Saint-Pierre-le-Vieux, Saint-Pierre-le-Jeune, Saint-Thomas.
Chacune a sa particularité. Saint-Pierre-le-Vieux est constituée de deux édifices perpendiculaires : une église protestante du et une église catholique rajoutée en 1886. Saint-Pierre-le-Jeune abrite un remarquable jubé et des fresques du . Saint-Thomas répond à un type architectural très particulier puisqu'il s'agit d'une église-halle à cinq nefs d'égale hauteur, s'opposant ainsi à la conception basilicale habituelle. Elle conserve dans son chœur le célèbre tombeau du Maréchal de Saxe, dont l'auteur est le sculpteur Pigalle du . A côté des églises, de nombreux couvents ont vu le jour : une vingtaine au total. De cet ensemble demeure le cloître de l'église Sainte-Madeleine.
Ces nombreux monuments expliquent que, durant tout le Moyen Âge, l'art est essentiellement au service de la foi. C'est le chantier de la Cathédrale qui a drainé tous les artistes de renom. Une grande majorité d'entre eux sont anonymes. Il faut attendre le pour que se développe l'art de la peinture. Toute une école alsacienne, spécialisée dans les retables, s'épanouit à cette période.
Quant à la vie intellectuelle, elle est marquée au par la révolution de l'imprimerie. En effet, Jean Gensfleisch, dit Gutenberg, profite des dix années qu'il passe à Strasbourg pour y concevoir l'imprimerie à caractères mobiles. Strasbourg ne tarde pas à devenir un des grands centres de l'imprimerie.
Elle compte une cinquantaine d'officines d'imprimeurs à la fin du Moyen Âge. Cette invention favorise le courant humaniste qui fait jour à Strasbourg. Jacques Wimpheling, Geiler de Kaysersberg ou Sébastien Brant sont des grands noms de l'Humanisme strasbourgeois. Cependant, aucun n'adhère à la Réforme, mais par leur esprit critique et leur dénonciation des abus de l'Église, ils ont préparé l'avènement de la Réforme protestante.
Renaissance
La Renaissance est pour la ville une période troublée. L'Humanisme et la Réforme sont les faits marquants de l'époque. Strasbourg est une des premières villes qui appelle au changement.
Dès 1518, les thèses de Luther sont affichées aux portes de la Cathédrale. Les écrits luthériens se propagent grâce aux imprimeurs. La ville adopte la Réforme en 1524 et attribue les églises aux protestants. Strasbourg accueille les dissidents religieux et propage leurs idées grâce à l’imprimerie. La ville est alors à son apogée.
Parallèlement au mouvement de la Réforme s'étend la révolte des paysans. Ils sont 50 000 en 1525, et excédés par les abus des nobles et du clergé. Ils parcourent la campagne mettant à feu et à sang châteaux et abbayes qui se trouvent sur leur passage. Strasbourg se refuse à intervenir, ni en les aidant, ni en les combattant.
Mais le déclin arrive avec les guerres. L’empereur Charles Quint, catholique, mène la guerre contre les princes protestants et leurs alliés (Strasbourg). La ligue protestante est vaincue et la ville restitue la Cathédrale Notre-Dame et deux églises aux catholiques. La ville connaît aussi des difficultés financières.
En 1592 enfin, les finances de la ville vont être complètement épuisées par la longue et ridicule guerre des évêques. Elle a pour origine l'élection d'un nouvel évêque, pour laquelle catholiques et protestants ne parviennent pas à se mettre d'accord. La guerre fait rage pendant près de 20 ans, semant la désolation dans les alentours.
L'introduction de la Réforme met fin à la production artistique qu'elle a privée de son mécène habituel : l'Église catholique. Une quarantaine d'autels disparaissent de la Cathédrale. L'art se détourne donc de la religion pour se consacrer aux monuments profanes. En architecture, les transformations se font lentement.
architecture]]
Le style Renaissance n'est introduit que dans les années 1550-1580. Au , le classicisme à l'italienne fait place à une architecture ornementale et maniériste, notamment dans les réalisations en bois. L'Hôtel du Corbeau en est un exemple. Fermé au , il reçoit des hôtes illustres comme Frédéric le Grand de Prusse, Jean-Jacques Rousseau ou encore Alexandre Dumas.
Du style simplifié du Moyen Âge succède le décor sculpté. La Maison Kammerzell illustre parfaitement ce goût pour la sculpture en abondance. Situé place de la Cathédrale, cet édifice doit son nom à l'épicier Jean-François Kammerzell qui l'acquiert au cours du . Ses façades comportent de nombreuses sculptures de bois réparties sur trois étages autour de soixante-quinze fenêtres. Une iconographie variée y est représentée. Tout comme la Maison des Tanneurs, la Maison Kammerzell rappelle la prédominance du colombage qui apparaît à cette époque.
Cependant, même si l'architecture en bois est prépondérante, la brique crépie est un matériau très employé dans les constructions publiques et privées. La Chambre de Commerce en est un échantillon. Construit en 1585, cet édifice en pierres de taille sert d'abord d'Hôtel de Ville. Son architecture est originale. La façade comporte trois ordres grecs, mais le toit qui la surmonte est pentu avec de nombreuses lucarnes, trait typique des bâtiments strasbourgeois.
La Chambre de Commerce fait partie des nombreuses commandes publiques, faites par le Magistrat de la Ville.
Ancien Régime
La Guerre de Trente Ans éclate en 1618, guerre de religion européenne opposant les protestants et les catholiques. L’Alsace est ravagée, mais Strasbourg reste neutre dans ce conflit.
A l’issue de la guerre en 1648, par les traités de Westphalie, l’Alsace revient à la France, mais Strasbourg demeure ville libre Impériale.
La ville est isolée, affaiblie, n’a rien à attendre de l’Empire germanique vaincu, et lorsqu’elle est assiégée par les troupes de Louis XIV, le 30 septembre 1681, Strasbourg signe la Capitulation, traité par lequel elle reconnaît la suzeraineté de la France. Le roi fait alors abattre symboliquement un pan de la fortification de la ville. Ceci crée une ouverture par laquelle il pénètre à Strasbourg, marquant ainsi la soumission de la cité au pouvoir royal.
Un accord est passé entre Louis XIV et l'ammestre : dix articles visent à préserver les libertés essentielles de la cité, sur les plans politique, administratif et religieux. Par contre, elle est privée de son artillerie et de ses milices et doit accepter l'installation d'une troupe de garnison.
Echappant de ce fait à la souveraineté municipale, de nombreux et nouveaux habitants s'établissent à Strasbourg, attirés par la vie brillante de société qui s'y développe. Tous construisent leur hôtel. Un de ces nobles, le cardinal Armand Gaston de Rohan-Soubise, fils naturel de Louis XIV, fait construire un nouveau palais épiscopal, appelé plus tard Palais des Rohan, sur les rives de l'Ill, face aux maisons des bourgeois.
Strasbourg conserve néanmoins la plupart de ses avantages. La ville devient hautement stratégique pour la France, véritable bastion sur le Rhin et accueille alors une importante garnison.
Mandaté par Louis XV, Jacques François Blondel dessine un plan d'embellissement de Strasbourg, qui, faute de moyens, ne sera que partiellement réalisé. Strasbourg lui doit notamment la construction de l'Aubette sur la place Kléber et l'aménagement de la place du Marché-Gayot.
Mais ce seront surtout les fortifications de Vauban qui marqueront cette période, avec notamment la construction d'une protection ingénieuse à l'amont de l'Ill, en face des Ponts Couverts, et celle d'une imposante citadelle au sud-est, placée face à l'Allemagne.
Peu à peu le paysage urbain se modifie. Toutes ces nouvelles demeures constituent aujourd'hui plus de la moitié du patrimoine architectural de la vieille ville. Elles s'inspirent à l'époque des hôtels Allemagne venus d'Allemagne, d'Angleterre, de Suède ou de Suisse envahissent les bancs de l'Université, tels que Goethe.
Des arts somptuaires se développent, tel que la faïencerie Hannong. L'orfèvrerie strasbourgeoise connaît un regain accru. La ferronnerie est également très prospère, grâce à la construction des hôtels particuliers.
Mais à l'opulence des uns s'oppose la misère des autres. Un cinquième de la population a recours à la mendicité. La ville est surpeuplée, engoncée dans ses murailles médiévales. Strasbourg connaît pourtant au le développement de nouvelles activités économiques.
Brasseries et ateliers de tabac s'ouvrent en grand nombre. Mais le commerce de la cité périclite en raison des fortes taxations et de l'insécurité des routes. Le trafic fluvial s'éteint également.
Histoire moderne
En 1789, lorsqu'éclate la Révolution, la ville compte entre 55 000 et 60 000habitants. L'Hôtel de Ville est pris d'assaut. L'autorité de l'ammestre est ébranlée et il démissionne. Les privilèges sont abolis.
La Révolution est assez bien accueillie par la population et les nouvelles institutions sont rapidement adoptées. La ville connaît néanmoins le contre coup de cette époque troublée, notamment pendant la Terreur qui sévit durant deux années.
A cette époque incertaine, le système défensif est important. La présence militaire dans la ville est grande après la Capitulation. Forte garnison et haut commandement s'installent. L'Aubette, construite de 1765 à 1778, abrite les corps de garde. Vauban, de son côté, entreprend la construction d'une vaste citadelle en forme d'étoile, à mi-chemin du Rhin et de la ville, destinée à surveiller cette dernière. Le barrage Vauban est une autre de ses réalisations. Bâti pour fortifier le système des Ponts Couverts, il permet d'inonder le sud de la ville en cas d'attaque.
En 1792, le capitaine Claude Joseph Rouget de Lisle compose un chant pour l’armée du Rhin, qui deviendra la Marseillaise. Strasbourg sort fortement affaiblie de cette période de troubles.
Sous l'Empire, Strasbourg connaît un nouveau développement. Après la Révolution, la prospérité est grande. Le passage continuel des troupes produit une activité étonnante. Le goût du luxe reprend et s'étend à la classe moyenne.
Le préfet Lezay-Marnésia contribue fortement à l'essor de la ville et du département. Il favorise le développement de la culture de la garance, de la betterave sucrière, du houblon et du tabac. La cité devient un véritable entrepôt pour toutes ces marchandises. Lezay-Marnésia développe également le réseau routier.
L'époque est aux grandes réalisations : le canal du Rhône au Rhin et le pont routier entre Strasbourg et Kehl sont construits. Le style romantique révèle l'entrée de la ville dans une ère nouvelle et dans le monde moderne.
La technologie est désormais présente dans l'architecture. Des ponts de fer et de fonte apparaissent en ville comme le Pont Saint-Thomas. Construit en 1841, il est constitué d'un tablier reposant sur des arcs creux, en fonte.
L'heure est aussi aux hôtels cossus et aux réalisations industrielles. L'ancien Hôtel du Rhin ou la Manufacture des Tabacs illustrent parfaitement cette activité prospère.
Le remarquable mouvement de construction engendré par la modernité est présent dans tous les domaines. L'église Saint-Pierre-le-Vieux est un édifice supplémentaire voué au culte catholique.
La construction du Nouvel Opéra et la fondation du Conservatoire conforte l'image de Strasbourg comme cité intellectuelle. La politique municipale dans les domaines universitaire et scolaire est conséquente. L'Université, abolie par la Révolution, renaît sous forme d'Académie. Les arts et sciences sont protégés.
De 1800 à 1870, Strasbourg change de physionomie, non seulement grâce aux grandes réalisations mais aussi parce que l'on a la volonté de l'embellir. Les jardins de l'Orangerie et la promenade Broglie sont achevés. En 1840, les statues de Gutenberg et Kléber sont réalisées par le sculpteur Philippe Grass. Même les rues font l'objet de transformations : elles sont équipées de trottoirs et de lampadaires.
L’époque napoléonienne est donc un retour à la prospérité et au faste qui dure jusqu’à la guerre de 1870.
Depuis le Moyen Âge, la ville redoute d'être assiégée et consacre une part importante de son budget à l'entretien de ses fortifications. Malheureusement, lorsqu'en 1870, elle est envahie par les troupes badoises, Strasbourg est mal préparée. Pendant trois nuits, elle est bombardée. Plusieurs bâtiments sont détruits, comme l'Aubette, la Préfecture et le Théâtre. La toiture de la Cathédrale est atteinte.
Les vivres manquants et les remparts étant endommagés, le Général Uhrich capitule. Le bilan du siège est lourd. De nombreux habitants sont tués, blessés ou malades.
Cathédrale]
L'Alsace-Lorraine est annexée à l'Empire allemand. Il s'agit alors de l'apogée de la domination politique et territoriale de Strasbourg. La ville bénéficie également de la volonté des Allemands d'en faire la vitrine du savoir-faire allemand, visant à s'attirer les populations locales tout autant qu'à montrer au monde et notamment à la France la supériorité en tout point de la culture germanique.
Strasbourg est alors dotée de nombreux édifices publics, dont le palais de l'Empereur (aujourd'hui Palais du Rhin), le parlement d'Alsace-Lorraine (aujourd'hui Théâtre National de Strasbourg), ou le palais universitaire, la gare, la poste, le parlement, la bibliothèque.
La ville se transforme en grande ville industrielle, sa population double et sa vie intellectuelle renaît. Après la Première Guerre mondiale, pendant laquelle Strasbourg est relativement épargnée, l’Alsace-Lorraine revient à la France qui cherche à franciser la région à marche forcée, en oubliant la mixité de la culture alsacienne et les nombreux progrès sociaux acquis pendant la période 1870-1914.
1914]
La plus importante extension urbaine de Strasbourg est alors planifiée, sous la direction de deux maires qui furent des administrateurs remarquables, Otto Back et Conrad Schwander, avec pour résultat un doublement de la superficie de la zone urbanisée en une trentaine d'années.
Après les bombardements, il s'agit de reconstruire. La ville étouffe dans ses remparts médiévaux. L'architecte alsacien Conrath entreprend de construire de larges artères entrecoupées d'espaces verts.
La place de la République constitue le point de jonction entre la cité historique et la nouvelle ville. Cinq édifices prestigieux y sont élevés. La Bibliothèque Universitaire est un des plus harmonieux. Des bâtiments monumentaux sont édifiés, comme le Palais du Rhin, mêlant Renaissance florentine et baroque monumental berlinois.
On prétend qu'après les destructions massives de la Seconde Guerre mondiale, c'est à Strasbourg qu'on peut admirer les plus beaux exemples de l'architecture wilhelmienne.
Dans cette fièvre de modernité, certains détails n'en conservèrent pas moins pendant longtemps un caractère bien primitif : dans les immeubles construits à la fin du , il était rare qu'on disposât d'une salle de bain; on allait une fois par semaine aux douches municipales quand on était propre. Presque toujours les W-C étaient situés à l'extérieur, sur le palier, même s'il n'y avait qu'un seul appartement à l'étage et qu'ils ne servissent donc qu'à une seule famille: il fallait les éloigner le plus possible du reste du logis.
Hans-Otto Meissner raconte dans ses souvenirs que, dans l'immeuble tout neuf où ses parents habitaient et qui avait été construit au début du , bien des visiteurs étaient choqués de voir les cabinets à l'intérieur de l'appartement. «Ce n'est pas hygiénique», disaient-ils. Mais dans cette somptueuse bâtisse, toute moderne qu'elle était, on n'avait pas craint de placer sous les toits des chambres de bonnes minuscules, sans eau courante (il fallait aller la chercher dans la cour), et où les malheureuses avaient peine à se tenir debout.
Vers 1900, le Modern Style, venu de Glasgow, fait une petite apparition, sous le nom d'Art nouveau. L'Ecole des Arts Décoratifs a une remarquable façade de ce style, qu'elle soutient. Celle de la Maison Egyptienne n'en est pas moins étonnante, mêlant Jugendstil et orientalisme. Ces immeubles apportent une note de fantaisie à l'ensemble conventionnel des autres bâtiments.
A partir de 1912, les travaux s'attaquent aux domaines du transport et de la communication. Des voies de circulation plus commodes sont créées. Places et avenues, larges et aérées, sont ornées d'arbres. Une nouvelle gare est construite.
Le port du Rhin, à vocation industrielle et commerciale, est réalisé. Une ceinture de fortifications nouvelles est entreprise.
La contestation politique du peuple alsacien s'accompagne d'une protestation culturelle. Soucieux de conserver leur particularisme, les strasbourgeois fondent un musée alsacien, préservant les traditions régionales. Le Théâtre Alsacien est né.
Mais la Seconde Guerre mondiale arrive, et l’Alsace est à nouveau annexée par l’Allemagne et une politique de germanisation est lancée, très dure : interdiction d'employer le français, changement du nom des rues et des noms de famille à consonance française.
Le 23 novembre 1944, Strasbourg est libérée par les troupes de Leclerc et l’Alsace revient à nouveau à la France. Strasbourg retrouve sa prospérité et l’Alsace est aujourd’hui l’une des régions les plus dynamiques de France.
France]
Depuis les années 1960, Strasbourg est à l'heure de la réconciliation franco-allemande. En 2004, les villes de Strasbourg et Kehl ont ainsi inauguré un Festival des deux rives de part et d'autre du Rhin. Les ponts entre les deux rives du Rhin se multiplient : le pont Pflimlin, inauguré en 2002 et la passerelle Mimram, inauguré en 2004 pour l'exposition horticole (Landesgartenschau).
Capitale européenne
2004]
De par son histoire binationale et biculturelle, la ville est très tôt devenue une des capitales européennes, en accueillant le Conseil de l'Europe, puis le Parlement européen dont elle est le siège officiel et la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
Depuis le 7 juillet 1981, le Parlement européen a adopté plusieurs résolutions concernant son siège, demandant aux gouvernements des États membres de respecter l'obligation que leur assignent les traités de fixer un siège unique pour les institutions. Devant la carence des États membres, le Parlement européen a pris un certain nombre de décisions quant à son organisation et à ses lieux de travail (Luxembourg, Strasbourg, Bruxelles).
Lors du Conseil européen d'Édimbourg, les 11 et 12 décembre 1992, les gouvernements des États membres sont parvenus à un accord sur les sièges des institutions, aux termes duquel :
- le Parlement européen a son siège à Strasbourg où se tiennent les 12 périodes mensuelles de session, y compris la session budgétaire ;
- les périodes de session plénière additionnelles se tiennent à Bruxelles ;
- les commissions parlementaires siègent à Bruxelles ;
- le Secrétariat général et ses services restent installés à Luxembourg.
Cette décision a suscité des critiques de la part du Parlement Européen. Cependant la Cour de Justice (arrêt du 1er octobre 1997 - C 345/95) a confirmé qu'elle fixe bien le siège du Parlement conformément à l'art. 289 CE. Le contenu de cette décision a été inclus dans le traité d'Amsterdam sous forme d'un protocole annexé aux traités communautaires, ce que le Parlement Européen a regretté.
Le calendrier des sessions est fixé chaque année par le Parlement sur proposition de la Conférence des présidents. En 2004, le Parlement européen tient 11 périodes de session d'une semaine à Strasbourg et 5 de deux jours à Bruxelles. Le calendrier officiel pour 2005 prévoit 12 périodes de session à Strasbourg et 6 périodes de session de deux jours à Bruxelles.
Strasbourg accueille également des organismes européens comme le commandement de l'Eurocorps, le centre informatique d'Europol et la pharmacopée européenne. Enfin, on y trouve le siège social de la chaîne de télévision franco-allemande Arte.
Principaux centres d'intérêt
Arte
Arte
Strasbourg est classée ville d'art et d'histoire.
- La place de la cathédrale :
- La Cathédrale Notre-Dame à l'architecture gothique, construite entre 1176 et 1439, dont la flèche culmine à une hauteur de 142 mètres.
- La Maison Kammerzell ()
- Les Ponts couverts (fortifications médiévales à l'amont de l'Ill)
- Le quartier de la Petite France (architecture vernaculaire)
- Le Musée de l'Œuvre Notre-Dame
- Les anciennes fortifications datant du , modifiées par Vauban au .
- La place Kléber :
- L'Aubette (1765 à 1778) (architecte : Jacques François Blondel)
- Le Palais des Rohan (architecte : Robert de Cotte)
- Le Palais du Rhin
- La Gare centrale (1878)
- Le Palais universitaire (1884) (architecte : Otto Warth)
- La Cité-jardin du Stockfeld, début du
- Le Musée d'art moderne et contemporain (inauguration : 1998) (architecte : Adrien Fainsilber)
- Le Vaisseau, un espace de découverte scientifique
- Le terminus du tramway à Hoenheim (inauguration : 2001) (architecte : Zaha Hadid)
- Le Quartier européen :
- Le siège du Conseil de l'Europe (Le Palais de l'Europe) (inauguration : 1977) (architecte : Henry Bernard)
- La Cour européenne des Droits de l'Homme (inauguration : 1995) (architecte : Richard Rogers)
- Le Parlement européen (inauguration : 1999) (architecte : Architecture Studio)
Lieux de culte
Architecture Studio]]
Centre ville et historique
- Cathédrale Notre-Dame
- Église réformée dite du Bouclier
- Église Saint-Étienne, à l'intérieur du Collège épiscopal Saint-Étienne
- Église Saint-Guillaume (protestante)
- Église Saint-Jean (catholique)
- Église Saint-Louis (catholique)
- Église Saint-Nicolas (protestante, mais fermée au culte)
- Église Saint-Paul, ancienne Evangelische Garnisonskirche (Église protestante de la garnison, aujourd'hui dédiée au culte réformé)
- Église Saint-Pierre le Jeune (catholique)
- Église Saint-Pierre le Jeune (protestante)
- Église Saint-Pierre le Vieux (catholique)
- Église Saint-Pierre le Vieux (protestante)
- Église Saint-Thomas (protestante, elle est la seule de ce genre à conserver des chanoines)
- Église Sainte-Madeleine (catholique)
Quartier de l'Europe
Quartier de l'Université
Quartier de l'Orangerie
Célèbres natifs de Strasbourg
Église Sainte-Madeleine]]
- Sébastien Brant (1457-1521), poète satirique et humaniste
- François-Christophe Kellermann (1735-1820), maréchal d'empire
- Jean-Baptiste Kléber (1753-1800), général
- Gustave Doré (1832-1883), peintre
- Paul Émile Appell (1855-1930), mathématicien
- Jean Arp (1886-1966), artiste
- Tomi Ungerer (1931-), auteur-illustrateur, caricaturiste
- Herbert Léonard (1945-), chanteur
Célèbres résidents
- Johann Gutenberg (1400-1468), inventeur de l'imprimerie à caractères métalliques mobiles
- Didier Érasme, dit Erasmus (1467-1536), humaniste
- Jean Calvin (1509-1564), propagateur de la Réforme
- François-Marie Broglie (1671-1745), maréchal et gouverneur de Strasbourg
- Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832), écrivain
- Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), musicien
- Claude Joseph Rouget de Lisle (1760-1836), compositeur de la Marseillaise
- Georg Büchner (1813-1837), écrivain
- Numa Denis Fustel de Coulanges (1830-1889), historien
- Louis Pasteur (1830-1895)
- Jean-Jacques Waltz, dit Hansi (1873-1951), artiste
- Marc Bloch (1886-1944), historien et résistant
- Georg Simmel (1858-1918), philosophe et sociologue allemand, il fut l'une des grandes références de l'Ecole de Chicago. Décédé le 28 septembre 1918 à Strasbourg, il repose au cimetière de Strasbourg-Cronenbourg.
- Emmanuel Levinas (1905-1995), il fit ses études de philosophie à Strasbourg avec
Bâle
Bâle (allemand : Basel, italien : Basilea ) est une ville (les habitants sont les Bâlois), chef-lieu du canton de Bâle-Ville. Elle est située dans le nord-ouest de la Suisse, là où le lit du Rhin décrit une courbe en direction du nord. La ville compte 166 000 habitants (2004) ; (agglomération de Bâle : 690 000 habitants). Particularité de la ville de Bâle, il n'existe pas de fonction de maire.
Introduction
L'agglomération bâloise déborde les frontières franco-suisse et germano-suisse, puisqu'elle englobe notamment les villes de Saint-Louis et Huningue en Alsace et de Weil-am-Rhein et Lörrach du Bade-Wurtemberg. En allemand, la région est connue sous le nom de Dreiländereck, (litteralement : l'angle des trois pays), dit en francais (Haut-Rhin) "District des trois frontières".
Bâle constitue le dernier port du Rhin accessible aux navires de fort gabarit. En amont sont en effet situées les chutes du Rhin de Schaffhouse, obstacle majeur à la navigation.
La ville de Bâle est célèbre pour :
- son Carnaval riche en couleur et porteur d'une tradition plus que centenaire qui emprunte autant aux armées napoléoniennes qu'au carnaval de Venise
- et Art Basel, dite aussi la foire de Bâle, la plus importante foire annuelle d'art contemporain d'Europe, qui se tient vers la mi-juin
Histoire
Art Basel
Art Basel
L'ensemble de la ville a été détruite le 18 octobre 1356 par un séisme dont les effets dévastateurs se sont étendus sur un vaste territoire d'un rayon de 15 à 30 kilomètres, notam | | |