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1852

1852

Catégorie:1852 Cette page concerne l'année 1852 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Camillo Cavour devient Premier ministre du Piémont-Sardaigne.
- Début du ministère de la Peelite coalition du comte d'Aberdeen, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1855).
- Ministère tory du comte de Derby, Premier ministre d'Angleterre.
- Affaire des Lieux Saints opposant la Russie et la Turquie (voir aussi: guerre de Crimée).

France


- 14 janvier : Nouvelle constitution de la France.
- 29 février : Élections législatives marquant la victoire absolue de Louis-Napoléon Bonaparte : 257 sièges sur 260.
- 9 octobre : Louis-Napoléon Bonaparte s'efforce de rassurer l'Europe sur le nouveau régime : « L'Empire, c'est la Paix ».
- 7 novembre : Rétablissement de l'Empire en France, par senatus-consulte. (fin en 1870).
- 21 novembre : Plébiscite approuvant le rétablissement de l'Empire (7 824 189 voix contre 253 145).
- 2 décembre : Entrée solennelle de Louis-Napoléon Bonaparte à Paris, il prend le nom de Napoléon III.
- Ouverture du premier grand magasin de Paris, « le Bon Marché ».

Amérique latine


- Cayenne en Guyane devient une colonie pénitenciaire française.

Asie


- Deuxième guerre anglo-birmane. Les Anglais prennent Pegu et contrôle le delta de l'Irrawaddy.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1852 dans les chemins de fer
- Sports : 1852 en sport
- Art & culture :
  - L'auteur français Gérard de Nerval écrit Aurélia.
  - Le philosophe français Auguste Comte publie son Catéchisme positiviste.
  - Les frères Grimm commencent la publication de leur dictionnaire allemand, le Deutsches Worterbuch.
- Science et techniques :
  - Le médecin allemand Robert Remak découvre la division cellulaire.
  - Les physiciens britanniques James Prescott Joule et Lord Kelvin établissent qu'un gaz en expansion rapide refroidit.
  - L'ingénieur français Henri Giffard invente le premier dirigeable non-rigide.

Naissances en 1852


- 12 janvier : Joseph Joffre, Maréchal de France
- 16 février : Charles Taze Russell pasteur fondateur du mouvement témoins de Jéhovah
- 25 juin : Antoni Gaudí, architecte espagnol
- 30 août : Jacobus Henricus van 't Hoff, physicien et chimiste néerlandais (prix Nobel de chimie 1901)
- 18 septembre : Octave Callandreau, astronome français
- 28 septembre : Henri Moissan, chimiste français (prix Nobel de chimie 1906)
- 2 octobre : William Ramsay, chimiste britannique
- 15 décembre : Henri Becquerel, physicien français
- 19 décembre : Albert Abraham Michelson, physicien américain.
- Paul Bourget : écrivain, académicien français

Décès en 1852


- 8 mars : Nicolas Gogol, écrivain
- 26 avril : Charles Athanasie Walckenaer, est naturaliste français1771).
- 4 juin : Jean-Jacques Pradier, (James Pradier) sculpteur suisse
- 10 novembre : Gideon Mantell, obstétricien, géologue et paléontologue anglais
- 28 novembre : Ludger Duvernay, imprimeur bas-canadien __NOTOC__ ko:1852년 ms:1852 simple:1852 th:พ.ศ. 2395

Catégorie:1852

Article principal : 1852 Catégorie:Chronologie du XIXe siècle

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Angleterre

L'Angleterre est l'une des quatre nations qui composent le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.

Histoire

Voir article détaillé : Histoire de l'Angleterre Le nom Angleterre, qui remplaça celui de Bretagne tire son origine de l'invasion des Anglo-Saxons dans l'île de Bretagne qui entre les et s, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne. Les Bretons furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne et ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l' Angleterre. Ils y étaient établis depuis le À partir du milieu du , les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Radia avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise, des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne. Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussi à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles. En même temps, jusque récemment on a largement cru et pendant longtemps que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations Bretonnes ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avance. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux. En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (voir le C. Capelli et autres. 'un recensement de chromosome de Y des îles britanniques '. Biologie Courante 13, 979â€"984, (2003)). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l' Université de Birmingham; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux ont été seulement très légèrement colonisé par les Angles et les Saxons. Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans la Bretagne qui allait devenir l’Angleterre et qu’ ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre semble-t-il (c.f.Pr Evans) et aient ainsi contribué, à donner sa physionomie originale au peuple anglais, physionomie au demeurant bien plus celtique que germanique. D'autres, notamment les Cornouaillais et le Combriens s'apparentent aux Bretons; d'où, une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être Anglais mais Cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais ont été influencés par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot rêve est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont scandinaves d'origine. Le leg principal laissé à l' Angletterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Ecosse sont dérivés des noms de lieux bretons d' origine, y compris Londres , Dumbarton , York , Dorchester , Douvres et Colchester . On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie ou d'origine bretonne, en particulier "bre", "bal" ,pour les collines, "carr" pour un endroit rocheux élevé, "coomb" pour une petite vallée profonde. L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcellée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais reperdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex. En 1066 la Normandie a conquis l'Angleterre, ce qui a ouvert le pays aux influences continentales. La Guerre civile anglaise (1135-1154) s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche. La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre. L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne. La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés partout dans le monde laissant une petite, mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre aussi.

Symboles

Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc. La fleur nationale est la rose rouge. Les armoiries d'Angleterre sont de gueules à trois léopards d'or, c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive: selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (de gueules à deux léopards d'or) et de l'Aquitaine (de gueules à un léopard d'or). Voir:Armorial de l'Angleterre.

Voir aussi


- Liste d'Anglais célèbres
- Subdivisions de l'Angleterre
- Villes de l'Angleterre

Liens externes


- [http://www.i-uk.com/france Angleterre sur i-UK]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Angleterre Angleterre sur Wikitravel]
- [http://www.england.net/ Hotels et Voyage en Angleterre]
- [http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/Iles_Britanniques/Angleterre.htm Présentation de l'Angleterre] ---- Catégorie:Ancien pays d'Europe
-

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als:England ja:イングランド ko:잉글랜드 ms:England simple:England th:แคว้นอังกฤษ zh-min-nan:England

Angleterre

L'Angleterre est l'une des quatre nations qui composent le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.

Histoire

Voir article détaillé : Histoire de l'Angleterre Le nom Angleterre, qui remplaça celui de Bretagne tire son origine de l'invasion des Anglo-Saxons dans l'île de Bretagne qui entre les et s, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne. Les Bretons furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne et ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l' Angleterre. Ils y étaient établis depuis le À partir du milieu du , les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Radia avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise, des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne. Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussi à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles. En même temps, jusque récemment on a largement cru et pendant longtemps que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations Bretonnes ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avance. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux. En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (voir le C. Capelli et autres. 'un recensement de chromosome de Y des îles britanniques '. Biologie Courante 13, 979â€"984, (2003)). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l' Université de Birmingham; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux ont été seulement très légèrement colonisé par les Angles et les Saxons. Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans la Bretagne qui allait devenir l’Angleterre et qu’ ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre semble-t-il (c.f.Pr Evans) et aient ainsi contribué, à donner sa physionomie originale au peuple anglais, physionomie au demeurant bien plus celtique que germanique. D'autres, notamment les Cornouaillais et le Combriens s'apparentent aux Bretons; d'où, une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être Anglais mais Cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais ont été influencés par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot rêve est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont scandinaves d'origine. Le leg principal laissé à l' Angletterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Ecosse sont dérivés des noms de lieux bretons d' origine, y compris Londres , Dumbarton , York , Dorchester , Douvres et Colchester . On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie ou d'origine bretonne, en particulier "bre", "bal" ,pour les collines, "carr" pour un endroit rocheux élevé, "coomb" pour une petite vallée profonde. L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcellée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais reperdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex. En 1066 la Normandie a conquis l'Angleterre, ce qui a ouvert le pays aux influences continentales. La Guerre civile anglaise (1135-1154) s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche. La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre. L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne. La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés partout dans le monde laissant une petite, mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre aussi.

Symboles

Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc. La fleur nationale est la rose rouge. Les armoiries d'Angleterre sont de gueules à trois léopards d'or, c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive: selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (de gueules à deux léopards d'or) et de l'Aquitaine (de gueules à un léopard d'or). Voir:Armorial de l'Angleterre.

Voir aussi


- Liste d'Anglais célèbres
- Subdivisions de l'Angleterre
- Villes de l'Angleterre

Liens externes


- [http://www.i-uk.com/france Angleterre sur i-UK]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Angleterre Angleterre sur Wikitravel]
- [http://www.england.net/ Hotels et Voyage en Angleterre]
- [http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/Iles_Britanniques/Angleterre.htm Présentation de l'Angleterre] ---- Catégorie:Ancien pays d'Europe
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Turquie

|- valign="top" | Président | Ahmet Necdet Sezer |- valign="top" | Premier ministre | Recep Tayyip Erdoğan |- valign="top" | Fondation | 29 octobre 1923 |{{{{{{{{{{{commons|Category:Turkey|la Turquie{wikitravel|la Turquie|Turquie{fr{fr{fr{en{tr{en{en{tr{tr{en{en{tr{en{fr{tr{tr{tr{en{en{tr{tr{tr{tr{fr{fr{fr{Pays d'Europe (COE){Pays d'Asie{lien AdQ|ja{lien AdQ|de

14 janvier

ko:1월 14일 ms:14 Januari ja:1月14日 simple:January 14 th:14 มกราคม Catégorie:Jour de l'année Le 14 janvier est le 14 jour de l'année du calendrier grégorien.

Événements


- 850 : Gauzbert, descendant de Rorgon, l'un des plus puissants fidèles de Charles le Chauve, devenu comte du Maine, donne à l'abbé de Saint-Florent deux manses et demi de terre, avec les serfs qui y sont installés, situés au lieu appelé Criptas, c'est-à-dire les Grottes à Saint-Hilaire (aujourd'hui Saint-Florent-le-Vieil), qu'il avait reçu du roi, ainsi que d'autres biens, en échange de la villa Nimiacum.
- 1784 : traité de paix entre les États-Unis et l'Angleterre mettant fin à la guerre d'indépendance américaine.
- 1797 : bataille de Rivoli
- 1814 : la Norvège est cédée à la Suède par le Danemark.
- 1858 : Attentat raté d'Orsini contre Napoléon III et l'impératrice Eugénie.
- 1907 : Tremblement de terre à Kingston, Jamaïque qui fit 800 morts.
- 1943 : conférence à Casablanca sur l'ouverture d'un deuxième front, avec Churchill, de Gaulle, Roosevelt et Giraud
- 1963 : le général de Gaulle s'oppose à l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun et refuse l'autorisation du stationnement en France des fusées Polaris étatsuniennes.
- 1966 : l'Indonésie, qui s'apprête à quitter les Nations unies, ferme le siège de sa représentation auprès de l'organisation mondiale.
- 1971 : le chancelier Willy Brandt propose la négociation d'un pacte de non-agression entre les deux Allemagnes.
- 1986 : le chanteur français Daniel Balavoine et Thierry Sabine, organisateur du rallye Paris-Dakar, trouvent la mort dans un accident d'hélicoptère au Mali
- 1994 : Bill Clinton et Boris Eltsine signent avec le président ukrainien Leonid Kravtchouk un accord prévoyant le démantèlement de l'arsenal nucléaire ukrainien.
- 2005 : le module Huygens de l'Agence spatiale européenne atterrit sur Titan, le plus gros satellite de Saturne.

Naissances


- 1708 : Charles-Armand-René De La Trémoille, académicien français († 1741)
- 1762 : Pierre-Édouard Lémontey, académicien français († 1826)
- 1801 : Adolphe Brongniart, botaniste français († 1876)
- 1836 : Henri Fantin-Latour, peintre français († 1904)
- 1841 : Berthe Morisot, peintre français († 1895)
- 1850 : Pierre Loti, écrivain français († 1923)
- 1873 : André Bloch, compositeur français († 7 août 1960)
- 1875 : Albert Schweitzer, médecin allemand († 1965)
- 1878 : Victor Segalen, écrivain français († 1919)
- 1880 : Pierre Gerlier, archevêque de Lyon
- 1882 : Nina Ricci, styliste française († 1970)
- 1888 : Émile Bachelet
- 1888 : Maurice Dommanget, historien du mouvement ouvrier et militant syndicaliste révolutionnaire
- 1892 : Hal Roach, réalisateur américain († 1992)
- 1896 : John Dos Passos, écrivain américain américain († 1970)
- 1902 : Alfred Tarski, logicien polonais
- 1906 : William Bendix, acteur américain († 1964)
- 1909 : Joseph Losey, réalisateur américain († 1984)
- 1914 : Jean Meyer, metteur en scène français († 2003)
- 1915 : André Frossard, journaliste, essayiste et académicien français († 1995)
- 1917 : Billy Butterfield, trompétiste jazz américain († 1988)
- 1917 : Janine Darcey, actrice française († 1993)
- 1919 : Giulio Andreotti, homme politique italien
- 1920 : Jean Dutourd, romancier, essayiste et académicien français
- 1921 : Murray Bookchin, écrivain libertaire américain
- 1924 : Jean Danet, metteur en scène français († 2001)
- 1924 : Guy Williams, acteur américain († 1989)
- 1925 : Jean Beton, homme d'affaire français
- 1925 : Yukio Mishima, écrivain japonais († 1970)
- 1929 : Jean-Pierre Ronfard, dramaturge canadien († 2003)
- 1931 : Caterina Valente, chanteuse française
- 1932 : Bernard Huet, architecte français († 2001)
- 1932 : Antonio Maspes, cycliste italien
- 1933 : Stan Brakhage, réalisateur américaine († 2003)
- 1934 : Yves Berger, écrivain français († 2004)
- 1934 : Pierre Darmon, joueur de tennis français
- 1937 : Jean Faure, homme politique français
- 1941 : Roland Metzinger, homme politique français
- 1941 : Faye Dunaway, actrice américaine
- 1942 : Pierre Hellier, homme politique français
- 1943 : Christian Gailly, écrivain français
- 1943 : Holland Taylor, actrice française
- 1947 : Aïssa Dermouche, haut fonctionnaire français
- 1949 : Lawrence Kasdan, réalisateur américain
- 1955 : Dominique Rocheteau, footballeur français
- 1956 : Étienne Daho, chanteur français
- 1957 : Joël Bats, footballeur français
- 1963 : Steven Soderbergh, réalisateur américain
- 1963 : Gert-Jan Theunisse, cycliste néerlandais
- 1965 : Desirée Nosbusch, actrice luxembourgeoise
- 1967 : Emily Watson, actrice britannique
- 1968 : LL Cool J, rappeur américain
- 1970 : Fabien Remblier, acteur français
- 1973 : Giancarlo Fisichella, pilote de F1 italien
- 1974 : Kate Moss, modèle et actrice anglaise
- 1981 : Myriam Baverel, sportive française
- 1988 : Jordy, chanteur français

Décès


- 1301 : André III, roi de Hongrie.
- 1679 : Jacques de Billy, professeur jésuite français.
- 1687 : Nicolaus Mercator, astronome danois.
- 1742 : Edmond Halley, astronome anglais.
- 1753 : George Berkeley, philosophe irlandais.
- 1814 : Charles Bossut, physicien et encyclopédiste français.
- 1857 : Johann Ludwig Christian Carl Gravenhorst, zoologiste allemand1777).
- 1867 : Victor Cousin, philosophe et académicien français (° 28 novembre 1792).
- 1898 : Charles Lutwidge Dodgson alias Lewis Carroll, mathématicien, logicien et écrivain anglais1832).
- 1901 : Charles Hermite, mathématicien français
- 1905 : Ernst Abbe, physicien opticien allemand
- 1923 : Pierre Loti, écrivain français
- 1931 : William Ernest Johnson, logicien anglais
- 1949 : Joaquín Turina, pianiste et compositeur espagnol (° 9 décembre 1882)
- 1951 : Maxence Van Der Meersch, écrivain français
- 1966 : Sergueï Pavlovitch Korolev, ingénieur russe, père de l'astronautique soviétique
- 1970 : William Feller, mathématicien croate
- 1972 : Adrien Perrissaguet, militant et propagandiste anarchiste
- 1977 : Henri Langlois, fondateur de la cinémathèque française
- 1977 : Anaïs Nin, écrivain américaine
- 1978 : Kurt Gödel, logicien autrichien
- 1986 :
  - Daniel Balavoine, chanteur français (° 5 février 1952)
  - Thierry Sabine, organisateur du rallye Paris-Dakar
- 1988 : Gueorgui Malenkov, homme politique soviétique
- 1994 : Federica Montseny, féministe et anarchiste espagnole
- 2000 : Alphonse Boudard, écrivain français

Célébrations


- Inde : fête des cerf-volants

Saints catholiques du jour


- Sainte Nina

29 février

Le 29 février est le 60 jour de l'année du calendrier grégorien et du calendrier julien en cas d'année bissextile. Le 29 février n'existe que tous les quatre ans (rythme des années bissextiles), sauf (pour le calendrier grégorien) les années divisibles par 100, mais existe bien les années divisibles par 400 (comme par exemple l'an 2000).

Événements


- 596 : La "Décrétion de Childebert" est publiée. Inspiré par la reine mère Brunehaut, ce texte organise et modernise la justice et la police en Austrasie. (La date exacte de cette publication importante est controversée.)
- 888 : Le comte de Paris, Eudes est élu roi par ses pairs, les grands seigneurs de la Francie occidentale.
- 1768 : Sous la menace de la Russie, les patriotes polonais se regroupent dans la confédération de Bar.
- 1848 : Guigue de Champvans est nommé préfet de l'Ain.
- 1960 : Un tremblement de terre ravage Agadir, au sud du Maroc. L'ensemble de la ville est détruite, à l'exception du fort historique, et le bilan officiel fait état de plus de 3 000 victimes.

Naissances


- 1468 : le pape Paul III (Alessandro Farnese), 220e pape de l'Église catholique. († 10 novembre 1549).
- 1784 : Leo von Klenze, architecte allemand († 1864).
- 1792 : Gioacchino Rossini, compositeur italien, à Pesaro en Italie.
- 1844 : Sapeur Camember, célèbre héros imaginaire du .
- 1908 : Balthus, peintre.
- 1908 : Dee Brown, romancier et historien américain († 12 décembre 2002)
- 1920 : Michèle Morgan, actrice française.
- 1960 : Khaled, chanteur algérien.

Décès


- 1744 : Jean-Théophile Desaguliers, scientifique anglais
- 1980 : Gil Elvgren artiste américain.

Célébrations


- Saint Cassien de Marseille (Vème siècle).

Divers


- Parution du journal français La Bougie du sapeur. Le sapeur Camember, de Christophe, est en effet né un 29 février, ce qui lui a valu très logiquement une incorporation l'année de son cinquième anniversaire.
- 30 février Catégorie:Jour de l'année ja:2月29日 ko:2월 29일 ms:29 Februari simple:February 29 th:29 กุมภาพันธ์

Napoléon III

Louis-Napoléon Bonaparte (1808 - 1873) est le premier président de la République française(1848) et devient suite à un coup d'État le troisième empereur de France(1852) sous le nom de Napoléon III. Issu de la maison Bonaparte, il est le fils de Louis Bonaparte, frère de Napoléon Ier et roi de Hollande, devenu l'aîné des Napoléon après les morts successives de son frère aîné et du Duc du Reichstadt («l'Aiglon»). Il fait connaître sa philosophie politique dans Idées napoléoniennes, mélange de romantisme, de libéralisme autoritaire, et de socialisme utopique. Ses premières tentatives de révolte, mal conçues et sans bases populaires, ont échoué ; c'est la vague révolutionnaire de 1848 qui le reconduit à la prééminence politique.

Jeunesse


- Le 1er janvier 1816, une loi bannit tous les Bonaparte du territoire français. Hortense se résigne et achète, en 1817, le château d'Arenenberg((Suisse) qui domine le lac de Constance.
- Gymnase(Lycée) d'Augsbourg.
- Des professeurs de Constance lui complete son éducation.
- Un ancien officier de Napoléon Ier lui enseigne l'art de la guerre.
- 1830, il est volontaire dans l'armée suisse où il obtiendra le grade de capitaine d'artillerie en 1834.

Premières tentatives

Il tente un coup d'état à Strasbourg au mois d'octobre 1836. Le gouvernement de Louis-Philippe l'envoie en exil aux États-Unis. Héritant de sa mère en 1839, il a les moyens d'imprimer à 500 000 exemplaires une brochure détaillant son programme politique. Après un second coup d'état en 1840, il sera condamné à la réclusion à perpétuité à la forteresse de Ham. Il s'évadera de sa prison six ans plus tard et s'établira à Londres avant de revenir pendant la révolution de février pour se présenter à de nouvelles élections.

Prince-Président

En 1848, il est élu et siège à l'Assemblée en septembre. À la suite de la promulgation, le 4 novembre 1848, de la constitution de la II République, il est candidat à l'élection présidentielle, la première au suffrage universel en France, il est élu pour quatre ans le 10 décembre 1848, avec près de 75% des voix. 20 décembre 1848 : il prête serment à l'Assemblée constituante et s'installe le soir même à l'Élysée. Les premières initiatives politiques du président sont plutôt conservatrices : il envoie à Rome des troupes pour mater une rébellion contre le pape et ne s'oppose pas au vote par l'Assemblée nationale de la loi Falloux, favorable à l'enseignement religieux, qui déplaît aux républicains. Louis-Napoléon Bonaparte entre progressivement en conflit avec l'Assemblée nationale, devenue en majorité royaliste, à la suite des élections de mai 1849. Le 31 mai 1850, l'Assemblée vote une loi électorale qui abolit le suffrage universel en imposant une résidence de trois ans pour les électeurs ce qui élimine 3 millions de personnes du corps électoral dont des artisans et des ouvriers saisonniers. Au début de l'année 1851, Louis-Napoléon fait pression pour augmenter la durée de son mandat tandis que l'Assemblée nationale est opposée à tout projet de révision constitutionnelle.

Coup d'État du 2 décembre 1851

:Voir Coup d'État du 2 décembre 1851 Dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851, soit 47 ans jour pour jour après le sacre de Napoléon, dit Napoléon 1er, un décret dissout l'Assemblée nationale et rétablit le suffrage universel. Malgré quelques soulèvements vigoureusement réprimés, le coup d'État est approuvé et le plébiscite sur les nouvelles institutions reçoit une majorité d'avis favorables. En mars 1852, une nouvelle constitution étend le mandat du président à 10 ans.

Empereur


- 7 novembre 1852 : un sénatus-consulte rétablit le régime impérial qui est confirmé par un plébiscite.
- 2 décembre 1852 : début du Second Empire, Louis Napoléon Bonaparte devient Napoléon III.
- 29-30 janvier 1853 : il épouse Eugénie de Montijo, comtesse de Teba, dont il aura un fils, Eugène, né le 16 mars 1856.

Politique étrangère

À l'occasion de la guerre de Crimée (1854-1856) Napoléon III confirme le retour de la France dans la vie politique européenne avec plus ou moins de succès. L'empereur, buté dans ses choix, connait des réussites dans un premier temps d'autant plus qu'il doit composer avec une haute administration et des diplomates majoritairement monarchistes et opposés au césarisme de Napoléon III. Cela renforce l'isolement de l'Empereur alors que les personnels étrangers et métropolitains ne sont pas mis forcément au courant de la ligne politique du gouvernement de Napoléon III. La politique italienne de l'Empereur - en faveur de l'unification et au détriment de l'Autriche - permet à la France d'annexer, après plébiscite, le comté de Nice et la Savoie (1860), l'empereur ayant « payé de sa personne » pendant la campagne d'Italie. L'échec de l'Expédition du Mexique (1861-1867) et l'attitude de neutralité monnayée (politique des « pourboires ») face aux conflits entre l'Autriche et la Prusse affaiblit le régime et met fin à cette politique étrangère volontariste de l'Empereur alors que celui-ci commence à être rongé par la maladie et par les discordes de son entourage.

Politique intérieure

Sous l'Empire, la France connaît des années de progrès économiques (création d'un système bancaire, développement des chemins de fer, transformation des grandes villes). Influencé par son séjour à Londres, Napoléon III décide de transformer Paris et d'en faire une grande capitale européenne, salubre et fonctionnelle. Il confie au baron Haussmann le chantier de Paris. L'Empereur veillera de très près au tracement des nouveaux boulevards, de nouveaux édifices (dont le Palais Garnier qu'il ne verra jamais abouti), au développement du réseau des égouts et surtout à la constructions de dizaines de nouveaux squares et espaces verts (Montsouris, Buttes-Chaumont, Boucicaut ...). Ces travaux du Second Empire ont modelé le visage du Paris du . Parallèlement, il encourage cette politique dans les autres grandes et moyennes villes de France, de Lyon à Biarritz en passant par Dieppe (les nombreuses rues impériales alors tracées seront souvent par la suite rebaptisées "rue de la République"). À partir des années 1860, le régime se libéralise quelque peu. Capitale de l'Europe au même titre que la Londres victorienne, Paris accueille de grandes réunions internationales telles que l'Exposition universelle de 1867. Son ministre Victor Duruy ouvre l'enseignement secondaire aux jeunes filles. En 1869, Napoléon III fait appel à un nouveau "premier ministre" de fait, Emile Ollivier, issu des bancs de l'opposition républicaine à l'Assemblée nationale. C'était la reconnaissance du principe parlementaire. Ollivier constitua alors un gouvernement d'hommes nouveaux en associant bonapartistes libéraux (centre droit) et orléanistes ralliés à l'Empire libéral (centre gauche), mais en excluant les bonapartistes autoritaires (droite). Il prit lui-même le ministère de la Justice et des Cultes, le premier dans l'ordre protocolaire et apparut comme le véritable chef du ministère. Cherchant à concilier ordre et liberté, il convaint l'Empereur de procéder à une révision constitutionnelle d'ensemble pour mettre sur pied un système semi-parlementaire. Un sénatus-consulte proposant un régime plus libéral est soumis à référendum et est plébiscité par plus de 7 millions de voix en dépit de l'opposition des opposants monarchistes et républicains qui appellent à voter non. C'est ainsi que se met en place la constitution du 21 mai 1870. Les procédés de candidature officielle furent abandonnés et le préfet Haussmann, jugé trop autoritaire, fut renvoyé. Cependant, lâché par les républicains et contesté par les bonapartistes autoritaires, Ollivier était de plus en plus isolé et ne se maintenait plus que grâce à la faveur de Napoléon III.

Guerre de 1870

Bien que tous deux personnellement favorable à la paix, Ollivier et Napoléon III se laissèrent dépasser par les partisans de la guerre dont l'Impératrice Eugénie. Ollivier et Napoléon III se rallièrent tous deux à l'opinion majoritaire pro-guerre exprimée au sein du gouvernement et au parlement, y compris chez les républicains, le plus résolus à en découdre avec la Prusse. A la suite de tensions avec la Prusse à propos de la succession d'Espagne et abusée par la fameuse Dépêche d'Ems -version dédaigneuse par Bismarck, d'une annonce polie de Guillaume de Prusse-, la France déclare la guerre à la Prusse. Débute la Guerre franco-allemande de 1870. Les premiers revers sont imputés à Napoléon III et à Ollivier fournissant à la Chambre l'occasion de renverser Ollivier, à une écrasante majorité, le 9 août 1870, laissant l'Empereur seul sur la ligne de front, qu'elle soit politique ou militaire. Le 2 septembre 1870, c'est la capitulation de Sedan. L'empereur est fait prisonnier. Le 4 septembre 1870, à Paris, des députés (dont Léon Gambetta) proclament la République mais la déchéance de Napoléon III n'est votée par la Chambre que le 1871. En Mars 1871, l'empereur déchu s'exile en Angleterre. Le 8 janvier 1873, Napoléon III meurt et est inhumé à Chislehurst. Par la suite l'Impératrice Eugénie lui construisit un mausolée à l'Abbaye St Michael de Farnborough où il repose à ce jour au côté de sa femme (décédée en 1920) et de leur fils unique, le Prince Impérial Eugène-Louis, tué en Afrique du Sud en 1879 à l'age de 23 ans.

Un règne florissant

Mal connu de nos jours, le Second Empire correspond pourtant à l'une des plus formidables époques de développement et de prospérité que la France ait connue. Au niveau économique, le pays s'est doté d'infrastructures modernes, d'un système financier, bancaire et commercial novateur et a rattrapé en 1870 son retard industriel sur le Royaume-Uni, en partie grâce à la politique volontariste de l'empereur et à son choix du libre-échange. Au niveau de l'urbanisme, Napoléon III est le commanditaire des travaux d'Haussmann à Paris, qui ont fait de cette ville réputée pour sa saleté au milieu du XIXe siècle l'une des plus belles capitales du monde. Cette période fut aussi très productive au niveau littéraire, de Flaubert à Sand ou aux frères Goncourt. L'Opéra Garnier illustre l'importance accordée au monde du spectacle, élément de la "fête impériale". Passionné d'histoire (on lui doit une monumentale "Histoire de Jules César), l'Empereur a aussi joué un rôle-clé dans la mise sur pied d'une véritable archéologie nationale, avec la création du musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye et l'essor donné aux fouilles de Gergovie, Alésia et Bibracte. Les progrès sociaux furent aussi indéniables: droit de grève et d'organisation des salariés (ancêtres de syndicats) accordés en 1864, élévation du niveau de vie des ouvriers et des paysans, soupes populaires organisées pour les pauvres, premiers systèmes de retraites et d'assurance-handicap pour les ouvriers, développement de l'éducation de masse, notamment pour les filles sous l'impulsion de l'impératrice Eugénie, qui a aussi fortement soutenu les travaux de Louis Pasteur et de Ferdinand de Lesseps, qui aboutiront respectivement au vaccin contre la rage et au canal de Suez, inauguré en 1867.

Caricatures

Napoléon III était surnommé par ses opposants L'homme du 2 décembre, Napoléon le Petit (Victor Hugo) ou encore Badinguet. Victor Hugo 79 / 17 mai 1871]] Durant son règne Napoléon III fut beaucoup caricaturé (même s'il avait aboli la liberté de la presse). Ci-contre, Napoléon III en chauve-souris soupesant Thiers et la République. Allusion à la position de Napoléon III au moment de la Commune de Paris. -Napoléon:
De gouverner, toujours avide,
Voilà mon plan: - Il est splendide!-
Je les fais battre tous les deux,
J'attends qu'ils se mangent entr'eux
Et quand la mort a fait le vide
Je rentre à Paris..., si je PEUX !
Devant ce plan lâche et stupide
Chacun de nous, avec esprit,
A ce monstre chauve... sourit!

Voir aussi

Bibliographie


- Louis Girard,
Napoléon III ; Fayard, 1986.
- Victor Hugo,
Histoire d'un crime, écrit en 1852, publié en 1877. Le récit du coup d'État du 2 décembre par l'écrivain et élu de la République.
- Victor Hugo,
Napoléon le Petit, 1852
- Maurice Joly,
Dialogue aux enfers, analyse de la politique de Napoléon III
- Thierry Lentz,
Napoléon III ; Que sais-je, PUF, 1995.
- Philippe Séguin,
Louis Napoléon le Grand ; Grasset, 1990.

Liens externes


- [http://www.insecula.com/contact/A006122.html/ Napoléon III] Alain Carteret "Napoléon III bienfaiteur" 2003 Ed. Montmarie site internet http://perso.wanadoo.fr/carteret

Lien interne

Napoléon III (timbre)

Liens externes


- http://napoleontrois.free.fr/empereur.htm Site consacré à Napoléon III Napoléon III Napoléon III Napoléon III Napoléon III Napoléon III Napoléon III Napoléon III Napoléon III ja:ナポレオン3世 (フランス皇帝) ko:나폴레옹 3세 th:นโปเลียนที่ 3


Napoléon III

Louis-Napoléon Bonaparte (1808 - 1873) est le premier président de la République française(1848) et devient suite à un coup d'État le troisième empereur de France(1852) sous le nom de Napoléon III. Issu de la maison Bonaparte, il est le fils de Louis Bonaparte, frère de Napoléon Ier et roi de Hollande, devenu l'aîné des Napoléon après les morts successives de son frère aîné et du Duc du Reichstadt («l'Aiglon»). Il fait connaître sa philosophie politique dans Idées napoléoniennes, mélange de romantisme, de libéralisme autoritaire, et de socialisme utopique. Ses premières tentatives de révolte, mal conçues et sans bases populaires, ont échoué ; c'est la vague révolutionnaire de 1848 qui le reconduit à la prééminence politique.

Jeunesse


- Le 1er janvier 1816, une loi bannit tous les Bonaparte du territoire français. Hortense se résigne et achète, en 1817, le château d'Arenenberg((Suisse) qui domine le lac de Constance.
- Gymnase(Lycée) d'Augsbourg.
- Des professeurs de Constance lui complete son éducation.
- Un ancien officier de Napoléon Ier lui enseigne l'art de la guerre.
- 1830, il est volontaire dans l'armée suisse où il obtiendra le grade de capitaine d'artillerie en 1834.

Premières tentatives

Il tente un coup d'état à Strasbourg au mois d'octobre 1836. Le gouvernement de Louis-Philippe l'envoie en exil aux États-Unis. Héritant de sa mère en 1839, il a les moyens d'imprimer à 500 000 exemplaires une brochure détaillant son programme politique. Après un second coup d'état en 1840, il sera condamné à la réclusion à perpétuité à la forteresse de Ham. Il s'évadera de sa prison six ans plus tard et s'établira à Londres avant de revenir pendant la révolution de février pour se présenter à de nouvelles élections.

Prince-Président

En 1848, il est élu et siège à l'Assemblée en septembre. À la suite de la promulgation, le 4 novembre 1848, de la constitution de la II République, il est candidat à l'élection présidentielle, la première au suffrage universel en France, il est élu pour quatre ans le 10 décembre 1848, avec près de 75% des voix. 20 décembre 1848 : il prête serment à l'Assemblée constituante et s'installe le soir même à l'Élysée. Les premières initiatives politiques du président sont plutôt conservatrices : il envoie à Rome des troupes pour mater une rébellion contre le pape et ne s'oppose pas au vote par l'Assemblée nationale de la loi Falloux, favorable à l'enseignement religieux, qui déplaît aux républicains. Louis-Napoléon Bonaparte entre progressivement en conflit avec l'Assemblée nationale, devenue en majorité royaliste, à la suite des élections de mai 1849. Le 31 mai 1850, l'Assemblée vote une loi électorale qui abolit le suffrage universel en imposant une résidence de trois ans pour les électeurs ce qui élimine 3 millions de personnes du corps électoral dont des artisans et des ouvriers saisonniers. Au début de l'année 1851, Louis-Napoléon fait pression pour augmenter la durée de son mandat tandis que l'Assemblée nationale est opposée à tout projet de révision constitutionnelle.

Coup d'État du 2 décembre 1851

:Voir Coup d'État du 2 décembre 1851 Dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851, soit 47 ans jour pour jour après le sacre de Napoléon, dit Napoléon 1er, un décret dissout l'Assemblée nationale et rétablit le suffrage universel. Malgré quelques soulèvements vigoureusement réprimés, le coup d'État est approuvé et le plébiscite sur les nouvelles institutions reçoit une majorité d'avis favorables. En mars 1852, une nouvelle constitution étend le mandat du président à 10 ans.

Empereur


- 7 novembre 1852 : un sénatus-consulte rétablit le régime impérial qui est confirmé par un plébiscite.
- 2 décembre 1852 : début du Second Empire, Louis Napoléon Bonaparte devient Napoléon III.
- 29-30 janvier 1853 : il épouse Eugénie de Montijo, comtesse de Teba, dont il aura un fils, Eugène, né le 16 mars 1856.

Politique étrangère

À l'occasion de la guerre de Crimée (1854-1856) Napoléon III confirme le retour de la France dans la vie politique européenne avec plus ou moins de succès. L'empereur, buté dans ses choix, connait des réussites dans un premier temps d'autant plus qu'il doit composer avec une haute administration et des diplomates majoritairement monarchistes et opposés au césarisme de Napoléon III. Cela renforce l'isolement de l'Empereur alors que les personnels étrangers et métropolitains ne sont pas mis forcément au courant de la ligne politique du gouvernement de Napoléon III. La politique italienne de l'Empereur - en faveur de l'unification et au détriment de l'Autriche - permet à la France d'annexer, après plébiscite, le comté de Nice et la Savoie (1860), l'empereur ayant « payé de sa personne » pendant la campagne d'Italie. L'échec de l'Expédition du Mexique (1861-1867) et l'attitude de neutralité monnayée (politique des « pourboires ») face aux conflits entre l'Autriche et la Prusse affaiblit le régime et met fin à cette politique étrangère volontariste de l'Empereur alors que celui-ci commence à être rongé par la maladie et par les discordes de son entourage.

Politique intérieure

Sous l'Empire, la France connaît des années de progrès économiques (création d'un système bancaire, développement des chemins de fer, transformation des grandes villes). Influencé par son séjour à Londres, Napoléon III décide de transformer Paris et d'en faire une grande capitale européenne, salubre et fonctionnelle. Il confie au baron Haussmann le chantier de Paris. L'Empereur veillera de très près au tracement des nouveaux boulevards, de nouveaux édifices (dont le Palais Garnier qu'il ne verra jamais abouti), au développement du réseau des égouts et surtout à la constructions de dizaines de nouveaux squares et espaces verts (Montsouris, Buttes-Chaumont, Boucicaut ...). Ces travaux du Second Empire ont modelé le visage du Paris du . Parallèlement, il encourage cette politique dans les autres grandes et moyennes villes de France, de Lyon à Biarritz en passant par Dieppe (les nombreuses rues impériales alors tracées seront souvent par la suite rebaptisées "rue de la République"). À partir des années 1860, le régime se libéralise quelque peu. Capitale de l'Europe au même titre que la Londres victorienne, Paris accueille de grandes réunions internationales telles que l'Exposition universelle de 1867. Son ministre Victor Duruy ouvre l'enseignement secondaire aux jeunes filles. En 1869, Napoléon III fait appel à un nouveau "premier ministre" de fait, Emile Ollivier, issu des bancs de l'opposition républicaine à l'Assemblée nationale. C'était la reconnaissance du principe parlementaire. Ollivier constitua alors un gouvernement d'hommes nouveaux en associant bonapartistes libéraux (centre droit) et orléanistes ralliés à l'Empire libéral (centre gauche), mais en excluant les bonapartistes autoritaires (droite). Il prit lui-même le ministère de la Justice et des Cultes, le premier dans l'ordre protocolaire et apparut comme le véritable chef du ministère. Cherchant à concilier ordre et liberté, il convaint l'Empereur de procéder à une révision constitutionnelle d'ensemble pour mettre sur pied un système semi-parlementaire. Un sénatus-consulte proposant un régime plus libéral est soumis à référendum et est plébiscité par plus de 7 millions de voix en dépit de l'opposition des opposants monarchistes et républicains qui appellent à voter non. C'est ainsi que se met en place la constitution du 21 mai 1870. Les procédés de candidature officielle furent abandonnés et le préfet Haussmann, jugé trop autoritaire, fut renvoyé. Cependant, lâché par les républicains et contesté par les bonapartistes autoritaires, Ollivier était de plus en plus isolé et ne se maintenait plus que grâce à la faveur de Napoléon III.

Guerre de 1870

Bien que tous deux personnellement favorable à la paix, Ollivier et Napoléon III se laissèrent dépasser par les partisans de la guerre dont l'Impératrice Eugénie. Ollivier et Napoléon III se rallièrent tous deux à l'opinion majoritaire pro-guerre exprimée au sein du gouvernement et au parlement, y compris chez les républicains, le plus résolus à en découdre avec la Prusse. A la suite de tensions avec la Prusse à propos de la succession d'Espagne et abusée par la fameuse Dépêche d'Ems -version dédaigneuse par Bismarck, d'une annonce polie de Guillaume de Prusse-, la France déclare la guerre à la Prusse. Débute la Guerre franco-allemande de 1870. Les premiers revers sont imputés à Napoléon III et à Ollivier fournissant à la Chambre l'occasion de renverser Ollivier, à une écrasante majorité, le 9 août 1870, laissant l'Empereur seul sur la ligne de front, qu'elle soit politique ou militaire. Le 2 septembre 1870, c'est la capitulation de Sedan. L'empereur est fait prisonnier. Le 4 septembre 1870, à Paris, des députés (dont Léon Gambetta) proclament la République mais la déchéance de Napoléon III n'est votée par la Chambre que le 1871. En Mars 1871, l'empereur déchu s'exile en Angleterre. Le 8 janvier 1873, Napoléon III meurt et est inhumé à Chislehurst. Par la suite l'Impératrice Eugénie lui construisit un mausolée à l'Abbaye St Michael de Farnborough où il repose à ce jour au côté de sa femme (décédée en 1920) et de leur fils unique, le Prince Impérial Eugène-Louis, tué en Afrique du Sud en 1879 à l'age de 23 ans.

Un règne florissant

Mal connu de nos jours, le Second Empire correspond pourtant à l'une des plus formidables époques de développement et de prospérité que la France ait connue. Au niveau économique, le pays s'est doté d'infrastructures modernes, d'un système financier, bancaire et commercial novateur et a rattrapé en 1870 son retard industriel sur le Royaume-Uni, en partie grâce à la politique volontariste de l'empereur et à son choix du libre-échange. Au niveau de l'urbanisme, Napoléon III est le commanditaire des travaux d'Haussmann à Paris, qui ont fait de cette ville réputée pour sa saleté au milieu du XIXe siècle l'une des plus belles capitales du monde. Cette période fut aussi très productive au niveau littéraire, de Flaubert à Sand ou aux frères Goncourt. L'Opéra Garnier illustre l'importance accordée au monde du spectacle, élément de la "fête impériale". Passionné d'histoire (on lui doit une monumentale "Histoire de Jules César), l'Empereur a aussi joué un rôle-clé dans la mise sur pied d'une véritable archéologie nationale, avec la création du musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye et l'essor donné aux fouilles de Gergovie, Alésia et Bibracte. Les progrès sociaux furent aussi indéniables: droit de grève et d'organisation des salariés (ancêtres de syndicats) accordés en 1864, élévation du niveau de vie des ouvriers et des paysans, soupes populaires organisées pour les pauvres, premiers systèmes de retraites et d'assurance-handicap pour les ouvriers, développement de l'éducation de masse, notamment pour les filles sous l'impulsion de l'impératrice Eugénie, qui a aussi fortement soutenu les travaux de Louis Pasteur et de Ferdinand de Lesseps, qui aboutiront respectivement au vaccin contre la rage et au canal de Suez, inauguré en 1867.

Caricatures

Napoléon III était surnommé par ses opposants L'homme du 2 décembre, Napoléon le Petit (Victor Hugo) ou encore Badinguet. Victor Hugo 79 / 17 mai 1871]] Durant son règne Napoléon III fut beaucoup caricaturé (même s'il avait aboli la liberté de la presse). Ci-contre, Napoléon III en chauve-souris soupesant Thiers et la République. Allusion à la position de Napoléon III au moment de la Commune de Paris. -Napoléon:
De gouverner, toujours avide,
Voilà mon plan: - Il est splendide!-
Je les fais battre tous les deux,
J'attends qu'ils se mangent entr'eux
Et quand la mort a fait le vide
Je rentre à Paris..., si je PEUX !
Devant ce plan lâche et stupide
Chacun de nous, avec esprit,
A ce monstre chauve... sourit!

Voir aussi

Bibliographie


- Louis Girard,
Napoléon III ; Fayard, 1986.
- Victor Hugo,
Histoire d'un crime, écrit en 1852, publié en 1877. Le récit du coup d'État du 2 décembre par l'écrivain et élu de la République.
- Victor Hugo,
Napoléon le Petit, 1852
- Maurice Joly,
Dialogue aux enfers, analyse de la politique de Napoléon III
- Thierry Lentz,
Napoléon III ; Que sais-je, PUF, 1995.
- Philippe Séguin,
Louis Napoléon le Grand ; Grasset, 1990.

Liens externes


- [http://www.insecula.com/contact/A006122.html/ Napoléon III] Alain Carteret "Napoléon III bienfaiteur" 2003 Ed. Montmarie site internet http://perso.wanadoo.fr/carteret

Lien interne

Napoléon III (timbre)

Liens externes


- http://napoleontrois.free.fr/empereur.htm Site consacré à Napoléon III Napoléon III Napoléon III Napoléon III Napoléon III Napoléon III Napoléon III Napoléon III Napoléon III ja:ナポレオン3世 (フランス皇帝) ko:나폴레옹 3세 th:นโปเลียนที่ 3


1870

Catégorie:1870 Cette page concerne l'année 1870 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Fondation de l'association pour le Home Rule (pour l'autonomie) en Irlande.
- 31 octobre : La Russie dénonce la neutralisation de la Mer Noire.

France


- 2 janvier : Le républicain Émile Ollivier est appelé par Napoléon III à constituer un ministère.
- 10 janvier : Début de l'affaire Victor Noir.
  - Il s'agit d'un journaliste tué au domicile parisien du prince Pierre Bonaparte, cousin de Napoléon III. Venu pour arranger les conditions d'un duel, le journaliste aurait eu une attitude menaçante.
  - 12 janvier : Les funérailles du journaliste Victor Noir sont l'occasion d'une manifestation républicaine.
  - 28 mars : Après une semaine de procès, Pierre Bonaparte est acquitté par la Haute Cour de Justice siègeant à Tours, du meurtre du journaliste Victor Noir.
- 21 janvier : Émile Ollivier présente son ministère républicain.
- 24 janvier : Les républicains Jules Ferry et Léon Gambetta déposent, au nom de l'opposition républicaine, une proposition de loi selon laquelle « le titre et les fonctions de préfet de police sont supprimés ».
  - Le baron Haussmann est destitué de son poste de préfet de la Seine par Émile Ollivier.
- 24 mars : Le général Edmond Le Bœuf, ministre de la Guerre, est fait maréchal de France et sénateur.
- 20 avril : Un Sénatus-consulte met en œuvre une véritable Constitution pour un empire libéral.
  - L'empereur garde le droit de renvoyer les ministres responsables, mais il ne préside plus le Sénat ni le Conseil d'État.
  - L'Empereur ne peut nommer plus de vingt sénateurs en un an et le nombre des sénateurs ne peut excéder les deux tiers de celui des membres du Corps législatif.
  - Le Sénat ne garde plus qu'une attribution, celle de discuter et de voter les projets de loi, concurremment avec le Corps législatif. Il est nommé pour au moins six ans.
  - Le droit de pétition s'exerce auprès du Corps législatif et du Sénat. Le droit d'amendement n'est plus soumis au contrôle du Conseil d'État.
- 8 mai : Plébiscite approuvant la nouvelle constitution avec 7 358 000 oui, 1 572 000 non et 1 894 000 abstentions. L'opposition l'emporte dans la Seine, les Bouches-du-Rhône, les grandes villes, le Sud-Est et le Midi provençal.
Guerre franco-allemande de 1870

- 21 juin : Candidature de Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, au trône d'Espagne.
- 6 juillet : La France s'y oppose.
- 12 juillet : Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen retire sa candidature.
- 13 juillet : De Grammont, réclame que ce retrait soit garanti par le roi de Prusse, Guillaume Ier de Prusse refuse.
  - Le chancelier Bismarck notifie la réponse du roi par un communiqué, la dépêche d'Ems. Le gouvernement républicain prend cette dépêche pour une provocation.
- 15 juillet : Malgré les avertissements de Adolphe Thiers, le Corps législatif vote les crédits de guerre.
- 16 juillet : nomination du maréchal Bazaine à la tête du 3e corps de l'armée du Rhin.
- 17 juillet : Émile Ollivier, poussé par l'opinion publique, déclare la guerre à la Prusse (notifiée deux jours plus tard).
  - Napoléon III, pacifiste mais malade, laisse faire.
- 19 juillet : La France déclare la guerre à la Prusse.
- 20 juillet : Le maréchal Le Bœuf est nommé major général de l'armée du Rhin.
- 27 juillet : L'impératrice Eugénie est nommée régente.
- 28 juillet : Napoléon III se rend à Metz pour prendre la tête de l'armée.
- 2 août : Combats de Sarrebruck.
- 4 août : Bataille de Wissembourg dans le Bas-Rhin, qui se solde par la retraite des troupes françaises du maréchal de Mac-Mahon (division Douay) devant les troupes prussiennes du Kronprinz.
- 6 août : Bataille de Froeschwiller-Woerth, où les troupes françaises du Maréchal de Mac-Mahon sont mises en déroute.
  - Charges de Reichshoffen : charges vaines des cuirassiers français sur les villages de Morsbrunn, où ils sont anéantis, et de Elsasshausen.
  - La division du général Frossard est écrasée à Forbach.
- 12 août : Napoléon III, malade, laisse Bazaine prendre la tête de l'armée.
- 14 août : Combats indécis de l'armée du maréchal Bazaine à Borny. Les Allemands mettent le siège devant Toul.
- 16 août : Bataille de Mars-la-Tour en Moselle.
  - L'armée du maréchal de Mac-Mahon se replie sur Châlons.
  - Combats indécis à Gravelotte.
- 18 août :
  - Bataille de Saint-Privat-la-Montagne près de Metz, en Moselle, les troupes du maréchal Bazaine, défaites, se replient sur Metz.
  - Bataille de Loigny, la première armée de la Loire est battue.
- 19 août : Le maréchal Bazaine s'enferme dans Metz avec 175 000 soldats.
- 25 août : Mac-Mahon passe à l'offensive avec 140 000 soldats pour tenter de dégager Bazaine de Metz.
- 30 août : Mac-Mahon est battu à la bataille de Beaumont et se retire sur Sedan.
- 31 août : Deux armées prussiennes encerclent les troupes du maréchal de Mac-Mahon. La bataille de Noisseville commence (31 août au 1er septembre). Les armées françaises, vaincues, se replient sur Sedan. Mac-Mahon, blessé, est remplacé par le général de Wimpffen.
- 2 septembre : L'empereur Napoléon III est fait prisonnier. Le général de Wimpffen commande la reddition de la ville.
- 3 septembre : Signature de l'acte de reddition au Château de Bellevue.
- 4 septembre : Napoléon III est emmené en captivité en Allemagne (à Wilhelmshoehe, près de Cassel).
La Troisième République

- 6 et 7 août : Renouvellement des conseils municipaux, dernières élections de l'Empire.
- 9 août : Le ministère