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1859

1859

Catégorie:1859 Cette page concerne l'année 1859 du calendrier grégorien.

Événements


- Le Suisse Jean Henri Dunant lance l'idée de la Croix Rouge.
- Saint Bosco fonde l'ordre des Salésiens.

Europe


- Début du deuxième ministère libéral du Edward Geoffrey Smith Stanley, vicomte Palmerston, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1865).
- La Hollande abolit l'esclavage.
- La Prusse mobilise sur le Rhin.
- La Russie contrôle totalement le Caucase.
- Début du règne de Charles XV, roi de Suède (fin en 1872).

France


- 1 janvier : Incident avec l'ambassadeur d'Autriche en France, lors de la réception du corps diplomatique.
- 22 avril : Le maréchal et comte Achille Baraguey d'Hilliers est nommé commandant du 1 corps d'armée, et le général Niel, commandant du 4 corps de l'armée.
- 23 avril : Le général Le Bœuf reçoit le commandement en chef de l'artillerie. Le maréchal Pélissier reçoit le commandement d'une armée d'observation à Nancy, et le maréchal Randon est nommé major général de l'armée des Alpes.
- 5 mai : Le maréchal Randon est nommé ministre secrétaire d'État à la Guerre (jusqu'en 1867).
- 30 juin : Charles Blondin traverse les chutes du Niagara sur un câble tendu entre les deux rives.
- 15 août : De retour d'Italie, les troupes françaises défilent sous les applaudissements populaires. Le 16 août, pour célébrer sa victoire en Italie, Napoléon III signe une amnistie générale. Victor Hugo refuse d'en profiter.
- L'urbaniste Eugène Haussmann crée les vingt arrondissements de Paris. Les onze communes phériphériques de Paris sont annexées au territoire parisien.

Italie


- 24 avril : Le général de Mac-Mahon est mis à la tête du 2 corps de l'armée d'Italie. Le général Forey est nommé commandant de la 1 division du 1 corps de l'armée d'Italie.
- 29 avril : L'Autriche attaque le Piémont, allié de la France.
- 3 mai : Napoléon III aide l'Italien Camillo Benso di Cavour dans sa guerre contre l'Autriche. La France déclare la guerre à l'Autriche. Le maréchal Vaillant commande en chef l'armée d'Italie.
- 10 mai : Napoléon III prend le commandement de l'armée qui doit libérer l'Italie.
- 20 mai : Bataille de Montebello di Casteggio remportée par le maréchal Bararguey d'Hilliers.
- Du 30 au 31 mai : Bataille de Palestro en Lombardie, entre les Sardes de du roi Victor-Emmanuel II, secondés par le troisième régiment français de zouaves du colonel de Chabron, et les Autrichiens de Guylay. Victoire des Franco-Piémontais.
- 3 juin : Bataille de Turbigo en Lombardie remportée par le général de Mac-Mahon sur les Autrichiens de Clam-Gallas.
- 4 juin : Bataille de Magenta : remportée par les Piémontais du royaume du Piémont-Sardaigne, et par l'armée française d'Italie, commandée par le général de Mac-Mahon et Napoléon III, contre les Autrichiens commandés par Guylay.
- 5 juin : Le général Edme de Mac-Mahon est nommé maréchal de France, de même que le général Auguste Regnault de Saint-Jean-d'Angely (68 ans), commandant en chef de la garde impériale.
- 6 juin : Napoléon III nomme le maréchal de Mac-Mahon, duc de Magenta.
- 8 juin :
  - L'empereur Napoléon III et le roi Victor-Emmanuel II font une entrée triomphale dans Milan.
  - Bataille de Melegnano remportée par le général Forey contre les Autrichiens.
- 24 juin : Bataille de Solférino en Lombardie : victoire française et Piémontaise contre les Autrichiens. La victoire s'est notamment jouée grâce à un mouvement du maréchal Canrobert.
  - Henri Dunant, futur fondateur de la Croix Rouge, y secourt les blessés.
- 25 juin :
  - Le général Adolphe Niel (57 ans) est nommé maréchal de France.
  - Suite à un incident, une partie de la cavalerie française est prise de panique.
- 8 juillet : Signature de la suspension d'armes entre le maréchal Vaillant et le général autrichine Hesse.
- 11 juillet : Rencontre à Villafranca Di Verona (Vénétie) entre les empereurs de France et d'Autriche.
- 12 juillet : L'armistice et les préliminaires de paix qui mettent fin à la campagne d'Italie sont signés à Villafranca Di Verona entre l'Autriche, la France et le royaume de Piémont-Sardaigne.
  - Modène, Parme et la Romagne se soulèvent.
- Du 10 au 11 novembre : Négociations et paix conclue au traité de Zurich suite à la victoire des troupes Franco-Sardes sur les Autrichiens :
  - L'Autriche cède la Lombardie à la France mais conserve la Vénétie.
  - La France rétrocède la Lombardie au royaume de Piémont-Sardaigne mais acquiert le comté de Nice et le duché de Savoie.
- 22 décembre : Napoléon III fait publier une brochure dans laquelle il conseille au Pape Pie IX de contribuer à la solution du problème national italien en consentant au démembrement de ses États (le Pape condamnera cette brochure).

Afrique


- L'explorateur Écossais David Livingstone, lors de sa grande exploration entre 1858 et 1864 découvre l'immense lac Nyassa (Lac Malawi) d'une surface de 26 000 km² (45 fois le lac Léman).
- Epidémies de choléra et de variole à la Réunion.

Amériques

Amérique du Nord


- Découverte de pétrole à Titusville en Pennsylvanie aux États-Unis par un cheminot, Edwin Drake, qui marque traditionnellement le début de l'âge du pétrole.
- L'Oregon devient le trente-troisième État de l'Union américaine.

Amérique latine

Asie

Vietnam


- 18 février : L'armée française occupe la ville de Saïgon pour faire pression sur l'empereur d'Annam après le meurtre de plusieurs missionnaires européens. Début de l'installation française en Cochinchine.
- 22 avril : Le corps expéditionnaire français bat l'armée annamite (Viet-nam).
- 30 octobre : Le vice-amiral Rigault de Genouilly quitte son commandement en Annam sous les acclamations de ses hommes.

Corée


- Fondation du mouvement Tonghak

Océanie & Pacifique


- Le Queensland devient une colonie séparée en Australie.

Proche-Orient & Monde arabe


- Du 31 octobre au 6 novembre : Défaites des tribus arabes qui avaient attaquées les positions françaises en Algérie.
- Expédition française en Syrie (1859-1860).
- Début du percement du canal de Suez par Ferdinand de Lesseps (fin en 1869).

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1859 dans les chemins de fer
- Sports : 1859 en sport
- Art & culture :
  - L'écrivain provençal Frédéric Mistral compose son épopée Mireille.
  - Le compositeur allemand Richard Wagner compose son opéra Tristan et Isolde.
  - Le compositeur français Charles Gounod compose son opéra Faust.
- Sciences et techniques :
  - Gaston Planté invente la première batterie rechargeable
  - Création de l'analyse spectrale par les physiciens Gustav Kirchhoff et Robert Bunsen.
  - L'inventeur français Ferdinand Carré conçoit un système de réfrigération.
  - 1 septembre : L'astronome anglais Richard Carrington est le premier à observer une éruption solaire.
  - 24 novembre : Le naturaliste anglais Charles Darwin publie De l'origine des espèces.
  - Paul Du Chaillu est le premier homme blanc à rencontrer un gorille.

Naissances en 1859


- 11 janvier : George Nathaniel Curzon, homme d'État anglais.
- 15 janvier : Nathaniel Lord Britton, botaniste américain, († 1934).
- 27 janvier : Guillaume II d'Allemagne, dernier empereur Allemand et dernier roi de Prusse de 1888 à 1918 († 1941)
- 5 février : Louis-Joseph Maurin, archevêque de Lyon, († 1936).
- 10 février : Alexandre Millerand, futur président de la République française, († 1943).
- 19 février : Svante August Arrhenius, chimiste suédois, († 1927).
- 15 mai : Pierre Curie, phycisien français, († 1906).
- 23 mai : Arthur Conan Doyle, véritable inventeur du roman policier avec son héros Sherlock Holmes, († 1930).
- 23 juin : Alfred William Alcock, naturaliste britannique, († 1933).
- 24 juillet : Louis d'Iriart d'Etchepare, homme politique français, († 1945).
- 4 août : Knut Hamsun, écrivain norvégien, († 1952).
- 3 septembre : Jean Jaurès, homme politique français, († 1914).
- 9 octobre : Alfred Dreyfus (voir l'affaire Dreyfus), († 1935).
- 18 octobre : Henri Bergson, philosophe français, († 1941).
- 29 octobre : Ernst Hartert, ornithologue allemand, († 1933).
- 2 décembre Georges Seurat, peintre français, († 1891).
- 15 décembre : Lejzer Ludwik Zamenhof, médecin ophtalmologue polonais, initiateur de l'Espéranto, († 1917).

Décès en 1859


- 28 janvier : Carl Adolph Agardh, botaniste, mathématicien, économiste et homme politique suédois1785).
- 29 janvier : William Cranch Bond, astronome américain.
- 26 février : Carl Ludwig Doleschall (ou Doleschal) naturaliste autrichien1827).
- 16 avril : à Cannes, Alexis de Tocqueville (54 ans), écrivain français et homme politique visionnaire.
- 10 décembre : Thomas Nuttall, botaniste et ornithologue américain (° 1786). __NOTOC__ ko:1859년 ms:1859 simple:1859 th:พ.ศ. 2402

Catégorie:1859

Catégorie:Chronologie du XIXe siècle Article principal : 1859

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Croix-Rouge

Les termes Croix-Rouge et Croissant-Rouge sont souvent utilisés comme nom court pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
---- La croix rouge est un symbole qui, d'après les Conventions de Genève, doit être placé sur les véhicules et bâtiments humanitaires et médicaux, afin de les protéger contre une attaque militaire. Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge se compose du Comité international de la Croix-Rouge, de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et des Sociétés nationales (Croix-Rouge ou Croissant-Rouge, selon les pays).

Histoire

À l'origine, en 1864, la croix rouge (qui est le drapeau de la Suisse aux couleurs inversées) devait être le seul symbole des Conventions de Genève. L'unicité et l'universalité de l'emblème protecteur vont de pair avec sa neutralité. Cependant, l'Empire ottoman, qui avait pourtant à l'origine accepté le symbole neutre de la croix-rouge, considéra en 1876 qu'il s'agissait d'un symbole chrétien et qui rappelait l'emblème des Croisés ; les Turcs créèrent alors l'emblème du croissant rouge. Ils seront suivis par d'autres pays musulmans et le croissant finit par être accepté comme emblème alternatif en 1929. Le lion-et-soleil rouge iranien a également été reconnu comme emblème mais, après la révolution islamique en 1979, est tombé en désuétude. Le jeudi 8 décembre 2005, le Cristal, qui sera utilisé par Israël en remplacement de "l'étoile de David" (non reconnu) est crée par 98 pays pour, 27 contre et 10 abstentions. Pour plus d'information sur l'emblème, voir la section Les emblèmes de l'article : Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge

Propriété et description

L'emblème de la croix rouge est la propriété du Comité international de la Croix-Rouge et de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui en autorisent l'usage aux Sociétés nationales de la Croix-Rouge, aux services sanitaires militaires et au personnel religieux militaire. Toute représentation d'une croix rouge sur fond blanc hors de ce champ - et en temps de paix - est une usurpation caractérisée. En France, jusqu'aux années 1950, les pharmacies avaient souvent comme enseigne une croix rouge mais la loi (qui datait de 1913) a fini par leur imposer l'usage de la croix verte qu'ils déposent officiellement comme marque collective en 1984.

Règles d'utilisation

En temps de guerre, toute personne ou organisation ne participant pas au conflit et portant assistance aux blessés peut porter le signe de la croix-rouge, sous réserve qu'elle ne soit pas accompagnée d'une inscription faisant référence au Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge. De même, en temps de guerre, la croix n'est pas soumise à des conditions graphiques. Ainsi qu'il est prévu par les Conventions de Genève, le symbole de la croix rouge peut être utilisé uniquement pour :
- l'apport d'une aide aux membres des forces armées blessés ou malades,
- les personnels et équipements médicaux des forces armées,
- les aumôniers militaires,
- groupes de la Croix-Rouge, telles que le Comité international de la Croix-Rouge, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ou les sociétés nationales. Les conventions de Genève imposent à leurs signataires d'interdire l'usage non-autorisé du nom et de l'emblème en temps de paix comme en temps de guerre, afin d'assurer le respect universel du symbole. Cependant, la croix, avec des couleurs variables, est un symbole international indiquant les premiers secours, le matériel médical... comme par exemple en France la croix verte qui figure sur les armoires à pharmacie, et la croix blanche qui est dans le logo de deux associations de secourisme, la Fédération des Secouristes Français Croix Blanche et la Fédération Nationale de Protection Civile.

Voir aussi


- Henry Dunant, fondateur de la Croix-Rouge
- Conventions de Genève

Liens externes

Belgique francophone


- [http://www.croix-rouge.be Site officiel de la Croix-Rouge de Belgique - Communauté francophone]
- [http://www.croixrouge-anderlecht.be Section locale d'Anderlecht - Bruxelles-Capitale]
- [http://www.cretterbeek.org Section locale d'Etterbeek - Bruxelles-Capitale]

France


- [http://www.croix-rouge.fr Site officiel de la Croix-Rouge française]
- [http://sites.croix-rouge.fr Annuaire des sites web de la Croix-Rouge française]
- [http://paris06.croix-rouge.fr Croix-Rouge de Paris 6]
- [http://suresnes.croix-rouge.fr Croix-Rouge de Suresnes]
- [http://limours.croix-rouge.fr Croix-Rouge de Limours]
- [http://www.croix-rouge.nc Site officiel de la Délégation de Nouvelle-Calédonie]

Luxembourg (Grand-Duché)


- [http://www.croix-rouge.lu Site officiel de la Croix-Rouge luxembourgeoise]

Suisse


- [http://www.redcross.ch Site officiel de la Croix-Rouge suisse] Croix-Rouge catégorie:société catégorie:aide humanitaire ja:赤十字社

Saint Bosco

Catégorie:Saint catholique Catégorie:Saint catholique Jean Bosco, né à Becchi/Piémont le 16 août 1815 et mort à Turin le 31 janvier 1888, prêtre et éducateur catholique. D'abord prêtre en Italie, il fonde le 26 janvier 1854 la congrégation des Salésiens, chargée de l'éducation des enfants pauvres, ainsi nommée en hommage à François de Sales. Elle est approuvée en 1869 par Pie IX. En 1872, dom Bosco fonde la congrégation des Filles de Notre-Dame auxiliatrice (Salésiennes). Il est béatifié par Pie XI en 1929 et canonisé par Pie XI le 1934, jour de la clôture de l'année sainte. Bosco, Jean Bosco, Jean ja:ヨハネ・ボスコ ko:요한 보스코 th:นักบุญยอห์น บอสโก

Angleterre

L'Angleterre est l'une des quatre nations qui composent le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.

Histoire

Voir article détaillé : Histoire de l'Angleterre Le nom Angleterre, qui remplaça celui de Bretagne tire son origine de l'invasion des Anglo-Saxons dans l'île de Bretagne qui entre les et s, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne. Les Bretons furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne et ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l' Angleterre. Ils y étaient établis depuis le À partir du milieu du , les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Radia avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise, des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne. Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussi à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles. En même temps, jusque récemment on a largement cru et pendant longtemps que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations Bretonnes ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avance. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux. En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (voir le C. Capelli et autres. 'un recensement de chromosome de Y des îles britanniques '. Biologie Courante 13, 979â€"984, (2003)). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l' Université de Birmingham; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux ont été seulement très légèrement colonisé par les Angles et les Saxons. Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans la Bretagne qui allait devenir l’Angleterre et qu’ ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre semble-t-il (c.f.Pr Evans) et aient ainsi contribué, à donner sa physionomie originale au peuple anglais, physionomie au demeurant bien plus celtique que germanique. D'autres, notamment les Cornouaillais et le Combriens s'apparentent aux Bretons; d'où, une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être Anglais mais Cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais ont été influencés par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot rêve est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont scandinaves d'origine. Le leg principal laissé à l' Angletterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Ecosse sont dérivés des noms de lieux bretons d' origine, y compris Londres , Dumbarton , York , Dorchester , Douvres et Colchester . On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie ou d'origine bretonne, en particulier "bre", "bal" ,pour les collines, "carr" pour un endroit rocheux élevé, "coomb" pour une petite vallée profonde. L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcellée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais reperdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex. En 1066 la Normandie a conquis l'Angleterre, ce qui a ouvert le pays aux influences continentales. La Guerre civile anglaise (1135-1154) s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche. La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre. L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne. La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés partout dans le monde laissant une petite, mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre aussi.

Symboles

Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc. La fleur nationale est la rose rouge. Les armoiries d'Angleterre sont de gueules à trois léopards d'or, c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive: selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (de gueules à deux léopards d'or) et de l'Aquitaine (de gueules à un léopard d'or). Voir:Armorial de l'Angleterre.

Voir aussi


- Liste d'Anglais célèbres
- Subdivisions de l'Angleterre
- Villes de l'Angleterre

Liens externes


- [http://www.i-uk.com/france Angleterre sur i-UK]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Angleterre Angleterre sur Wikitravel]
- [http://www.england.net/ Hotels et Voyage en Angleterre]
- [http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/Iles_Britanniques/Angleterre.htm Présentation de l'Angleterre] ---- Catégorie:Ancien pays d'Europe
-

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als:England ja:イングランド ko:잉글랜드 ms:England simple:England th:แคว้นอังกฤษ zh-min-nan:England

1865

Catégorie:1865 Cette page concerne l'année 1865 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Du 4 au 11 octobre : Entrevue de Biarritz entre le chancelier Bismarck et Napoléon III qui soutiendra la politique anti-autrichienne de la Prusse.
- Début du ministère libéral John Russell, Premier ministre du Royaume-Uni, (fin en 1866).
- La ville de Florence devient la capitale du royaume d'Italie, jusqu'à l'intégration de Rome dans le royaume en 1870.
- Union douanière entre la France et la principauté de Monaco.

France


- Après le décès, en mars, du duc de Morny, demi frère de Napoléon III et président du corps législatif, l'influence de l'impératrice Eugénie devient prépondérante.
- 3 mai : Début d'une longue visite de Napoléon III en Algérie, pendant laquelle l'impératrice Eugénie devient régente.
- 21 juin : La loi Duruy institue un enseignement secondaire spécial, intermédiaire entre l'école primaire et les études secondaires classiques.
- Le phylloxéra, maladie de la vigne, arrive d'Amérique en France.
- Le comte Alexandre Walewski, fils de Napoléon Ier, devient président du Corps Législatif.

Afrique


- Faidherbe n'est plus gouverneur du Sénégal.
- Épidémie de typhus à la Réunion.

Amériques

Amérique du Nord


- 9 avril : La défaite du général sudiste Robert Edward Lee marque la fin de la guerre de Sécession (début en 1861).
- Début de la présidence républicaine d'Andrew Johnson aux États-Unis (fin en 1869).
- L'esclavage est aboli aux États-Unis par le treizième amendement à la constitution.
- Fondation du Ku Klux Klan.

Amérique latine

Mexique

- En février : Siège d'Oaxaca, dirigé par le maréchal Bazaine, et par lequel il obtient la reddition du chef mexicain Porfirio Diaz.
- 3 octobre : Le maréchal Bazaine fait endosser par l'archiduc Maximilien un décret condamnant à la peine de mort, dans les 24 heures, les défenseurs de la République et leurs complices.
- Octobre : Bataille de Bagdad (Mexique) (fin en janvier 1866).

Asie & monde indien


- Création d'un ministère de l'Instruction publique à Ceylan.
- Famine dans l'état d'Orissa en Inde.

Océanie & Pacifique


- Découverte de nickel en Nouvelle-Calédonie.

Proche-Orient & Monde arabe


- 3 mai : Début d'une longue visite de Napoléon III en Algérie (jusqu'en juin).
- 14 juillet : Sénatus-consulte laissant « le libre choix de la citoyenneté française aux Algériens tout en leur assurant sans condition les droits civils des Français ». Ce texte est considéré comme le plus libéral de la législation coloniale française.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1865 dans les chemins de fer
- Sports : 1865 en sport
- Littérature :
  - L'écrivain anglais Lewis Carroll écrit Alice au pays des merveilles.
  - L'écrivain Jules Verne publie De la Terre à la Lune.
  - L'écrivain russe Fedor Dostoïevski publie Crime et Châtiment.
  - L'écrivain russe Léon Tolstoï commence à travailler sur Guerre et Paix.
  - Le lexicographe Émile Littré publie son dictionnaire.
- Science et techniques :
  - John Wesley Hyatt met au point le celluloïd.
  - Le physiologiste français Claude Bernard édite son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale.
  - Le savant français Louis Pasteur publie ses travaux sur l'origine microbienne des maladies.
  - Utilisation des premiers chèques en France.

Naissances en 1865


- 31 mai : István Chernel, ornithologue hongrois († 1922).
- 3 juin : George V d'Angleterre
- 13 juin : William Butler Yeats, poète irlandais
- 14 juin : Bernard Lazare, écrivain, journaliste
- 10 juillet : John Gilbert, acteur américain
- 27 août : James Henry Breasted, archéologue
- : Georges Charpy, chimiste, métallurgiste français († 1945)
- 23 septembre : Suzanne Valadon, modèle et peintre française
- 2 novembre : Warren G. Harding, futur président des États-Unis
- 8 décembre : Jean Sibelius, compositeur finlandais
- 30 décembre : Rudyard Kipling, écrivain anglais
- : Paul Dukas, compositeur français

Décès en 1865


- 19 janvier : à Paris, Pierre-Joseph Proudhon (56 ans), théoricien socialiste, père de l'anarchisme.
- 10 mars : à Paris, duc de Morny, demi-frère de Napoléon III et président du corps législatif.
- 13 avril : Achille Valenciennes, zoologiste français spécialiste des poissons (° 1704).
- 14 avril : Rafael Carrera : président du Guatemala?
- 15 avril : Abraham Lincoln, président des États-Unis.
- 18 avril : Léon Jean Marie Dufour, médecin et naturaliste français1780).
- 25 mai : à Paris, Sainte Sophie (86 ans), fondatrice des Sœurs du Sacré-Cœur en 1800.
- 29 mai : à Paris, Bernard Pierre Magnan (74 ans), maréchal de France, il laisse des dettes considérables.
- 2 septembre : William Rowan Hamilton, mathématicien, physicien et astronome irlandais.
- 25 octobre : Christophe-Alexis-Adrien de Jussieu, homme politique français (° 1802).
- 10 décembre : Léopold Ier de Belgique. __NOTOC__ ko:1865년 ms:1865 simple:1865 th:พ.ศ. 2408

Hollande

Catégorie:Géographie des Pays-Bas Catégorie:Territoire dans les Pays-Bas Le nom Hollande est souvent et abusivement utilisé pour désigner les Pays-Bas. La Hollande est le nom de deux provinces des Pays-Bas (la Hollande septentrionale et la Hollande méridionale créées en 1840). C'est un ancien comté du Saint Empire romain germanique, aussi une province des Pays-Bas bourguignons et espagnols, et puis l'un des principaux membres des Provinces-Unies (1579 - 1795). Le nom Holland vient de holt land (« terre boisée »). La province était le cœur culturel, économique et politique des Provinces-Unies. Les plus importantes cités y étaient situées tel Amsterdam (la capitale), Rotterdam, Leyde (Leiden), La Haye (Den Haag) (siège du gouvernement), Delft et Haarlem. Des grands ports de la province d'Hollande, les marchands néerlandais parcouraient toute l'Europe et les marchands européens se rassemblaient dans les maisons de commerce d'Amsterdam. Ainsi, la plupart des Européens entendirent parler des Provinces-Unies comme « Hollande » plutôt que « République des sept provinces unies ». Cette tradition perdure. Bien qu'officiellement incorrect, le mot Hollande est souvent utilisé par les néerlandais et les étrangers pour désigner les Pays-Bas. Lors de l'occupation française les Provinces-Unies étaient réunies sous la République batave de 1795 à 1806, puis sous le Royaume de Hollande de 1806 à 1810.

Voir aussi


- Liste des comtes de la Hollande
- Liste des grands-pensionnaires zh-min-nan:Hô-lân (tē-tài)

Esclavage

L'esclavage désigne la condition sociale de l'esclave, travailleur non libre et non rémunéré qui, au même titre qu'un objet, est juridiquement la propriété d'une autre personne. Au sens large, il désigne le système social reposant sur cette pratique. Les esclaves sont tenus d'obéir à tous les ordres de leur maître depuis leur naissance (ou capture, ou passage à l'état d'esclave) jusqu'à leur mort (ou parfois leur libération, ou affranchissement). En tant que propriété, l'esclave peut faire l'objet des transferts inhérents à la notion de propriété : on peut donc l'acheter, le vendre, et même le louer. L’esclave se distingue du captif ou du forçat, conditions voisines dans l'exploitation, et de la bête de somme, par un statut juridique propre, déterminé par les règles et les lois en vigueur dans le pays et l’époque considérés. Au fil du temps, les civilisations successives ont élaboré des visions et des pratiques différentes de l’esclavage :
- Comment la société considère-t-elle l’esclave et quelle position lui confère-t'elle?
- Comment devient-on esclave?
- Quel travail attribue-t-on à l’esclave?
- L'esclave peut-il sortir de cette condition et comment? société

Étymologie

Le terme esclavage vient du latin médiéval sclavus déformation de slavus (le slave). Le mot « esclave » serait apparu au Haut Moyen Âge à Venise, où la plupart des esclaves étaient des Slaves des Balkans (une région qui s'est longtemps appelée « Esclavonie » et qui est récemment devenue indépendante, sous le nom de « Slovénie »). Rome pratiquant l'esclavage, le latin disposait évidemment d'un terme pour désigner l'esclave : servus, qui a conduit aux termes servile et servilité (relatifs à l'esclave et à sa condition), ainsi qu'aux termes serf du moyen-âge et aux modernes service, serviteur, etc. (avec des évolutions dans le sens).

Esclavage dans l'Antiquité

Venise L'esclavage existe à l'époque antique, il est mentionné dans les toutes premières traces écrites, comme le Code d'Hammourabi et d'autres écrits analysés comme des transcriptions d'histoires orales. Les critères de propriété liés à l’esclavage impliquent un certain niveau d’organisation des sociétés, ce qui rend incertain l’existence de l’esclavage pour les temps préhistoriques. Les preuves sures de l’existence de l’esclavage commencent avec les sociétés historiques possédant l’écriture, et peuvent être extrapolées, avec prudence, pour les civilisations protohistoriques qui les précèdent. Les déductions uniquement basées sur l’ampleur impressionnante de certains vestiges (pyramides, monuments, digues, etc.) restent conjecturales. On pouvait être réduit à l'esclavage pour dettes, en cas de nécessité on pouvait se vendre soit même comme esclave (dans ces deux cas, l'esclavage pouvait être temporaire). Mais le plus souvent, on devenait esclave à la suite d'une razzia, d'une invasion réussie (réduisant toute la population initiale au statut d'esclave), ou après avoir été pris sur le champ de bataille. L'esclavage pouvait enfin être héréditaire. Certains artistes de l'Antiquité, comme le fabuliste grec Ésope ( av. J.C.), sont des esclaves affranchis. Le latin Térence (-184,-159) est esclave, ce qui étonne Diderot. Le philosophe grec Epictète (50, vers 130) est également esclave.

Mésopotamie

À Sumer, si l'on en croit le livre L'Histoire commence à Sumer, la condition d'esclave aurait été assez souple : un esclave aurait pu par exemple y épouser une femme libre, ou même posséder par ailleurs une petite entreprise.

Grèce

Dans l'Antiquité gréco-latine, les esclaves européens étaient presque toujours Européens eux-mêmes. Il faut comprendre l'esclavage grec comme une déshumanisation de la personne, puisqu'on parle de « cheptel humain » (Aristote). Il faut souligner que c'est l'esclavage qui seul permet le fonctionnement de la « démocratie grecque », dans les périodes où celle-ci est en vigueur. En effet, comme cette démocratie est directe, la plupart des décisions sont prises par l'ensemble des citoyens réunis sur l'Agora. Il faut donc, pour que les hommes libres puissent passer leurs journées à discuter ou à voter, qu'ils disposent d'esclaves pour travailler à leur place aux champs, à la mine ou dans leurs commerces. À Athènes à l'époque classique, la population est composée aux trois quarts d'esclaves. Cet esclavage apparaît alors parfaitement normal et naturel. D'autant que les machines n'existent pratiquement pas, et les relations de type économique (salariat) très limitées, la main d'œuvre servile est indispensable pour toutes les tâches (construction, travaux des champs, artisanat, etc.). Voir Esclavage en Grèce antique

Rome, période de la République

En latin, l'esclave se dit servus ou encore ancillus. Les Romains considèrent en effet l'esclavage comme infamant, et un soldat romain préfère se suicider que de tomber en esclavage dans un peuple « barbare », ou plutôt non-romain. Souvent, les personnes réduites en esclavage, ou maintenues dans cette condition d'esclave, proviennent d'autres peuples conquis, ce qui se manifeste souvent par une couleur de peau, ou une langue, etc., différente de celle des maîtres. Toutes les campagnes militaires se traduisent par l'importation d'une grande quantité d'esclaves, parfois toute la population vaincue comme lors de la destruction de Carthage en -146. Certaines personnes sont contraintes à devenir esclaves à cause de leur pauvreté extrême ou de leur endettement (adictus, esclave pour dettes). Il est à noter que l'esclave romain est ambivalent : il est à la fois un homme et marchandise. Sa valeur monétaire incite le maître à prendre soin de ses esclaves pour que son investissement soit rentable. De même, il a des devoirs envers ceux-ci : les nourrir, les vêtir et les loger. Les privations sont les châtiments les plus courants, mais les coups, les mutilations, ou même, à certaines époques, la mort, pouvaient être pratiqués sans qu'il y ait de recours à la justice. Caton l'Ancien, que ses contemporains considéraient comme dur voire excessif, disait « l'esclave doit travailler ou dormir ». La situation de l'esclave romain varie beaucoup selon son affectation :
- L'esclave rural exécute les travaux agricoles, et vit une condition pénible, surtout dans les grands domaines agricoles. Les révoltes d'esclaves de la Rome républicaine sont qualifiées de révoltes serviles ou révoltes ancillaires, et sont parties des régions d'agriculture intensive : Sicile, Campanie. La plus célèbre fut celle menée par le gladiateur Spartacus en 73 av. J.-C.. Spartacus vainquit plusieurs armées romaines avant d'être à son tour vaincu. La répression féroce servit d'exemple dissuasif à de futurs révoltés.
- L'esclave en ville est généralement mieux loti. Dans les maisons modestes, les quelques esclaves étaient proches du maître et faisaient partie plus ou moins de la famille. Dans les grandes maisons (domus), les tâches nombreuses et variées permettent une spécialisation, distinguant des emplois « nobles » (magister) : secrétaire, comptable, pédagogue, etc. et des emplois ménagers mineurs (minister). La prostitution, peu évoquée par les historiens, est une réalité constatée par exemple à Pompéi par les graffitis et les lupanars.
- l'esclave public appartient à l'État (la cité ou Rome). Il assure les tâches d'intérêt général, et travaille pour les services municipaux : là encore, les situations sont contrastées selon que l'on est affecté à la voirie, au service des bâtiments publics, ou au contraire aux tâches de bureau de l'administration. En bas de l'échelle, les esclaves affectés aux mines sont de véritables forçats. Les Romains de la République connaissait un système incitatif pour l'esclave : c'est le peculium (d'où vient le mot pécule), épargne que se constitue l'esclave sur les gains d'une activité le plus souvent artisanale ou commerciale. En droit, le peculium appartient au maître, mais l'esclave en dispose à terme pour racheter sa liberté..

Rome, période impériale

Les lois romaines évoluent avec le temps, et vers le le maître perd son droit de vie et de mort sur son esclave. Sous l'Empire romain, les lois améliorent la situation de l'esclave, certains mauvais traitements sont interdits et lourdement condamnés, il est également interdit de revendre un esclave vieux pour s'en débarrasser. Les conditions de l'esclave rural s'améliorent légèrement (plus aucune guerre servile n'a lieu) car l'approvisionnement massif en esclaves lors des grands conflits s'est tari. La ville de Rome compte probablement plusieurs centaines de milliers d'exclaves. On peut distinguer une nouvelle catégorie d'esclaves, les esclaves impériaux. Propriété de l'empereur, ils travaillent ses domaines et servent dans les Palais comme les précédentes catégories, mais investissent également les postes de l'administration d'État, soit comme esclave soit comme affranchi. Le développement de l'affranchissement offrit une espérance de sortie de la condition d'esclave. Il devint usuel dans les grandes maisons que le maître affranchisse dans son testament une partie de la maisonnée. Pour les Romains, l'esclave affranchi prend le statut social de son ancien maître, et devient soit citoyen latin soit citoyen romain, avec toutefois une restriction : l'accès aux honneurs de la cité (magistratures) ne lui est pas ouvert. Le sommet de l'ascension sociale est pour les plus riches affranchis l'appartenance aux seviri augustales. La pleine citoyenneté commence à être prise en compte pour les enfants de l'affranchi. L'affranchi devient le client de son ex maître, qui devient son patron, et qui l'intègre à sa famille élargie en lui donnant son nom de famille (nomen). Il faut noter que la pratique de l'affranchissement dans la période impériale romaine est courante, au point d'engendrer sous Auguste un impôt sur les affranchissements et un plafonnement du nombre d'affranchissements accordés par les testaments. Au , l'Empire Romain devient chrétien, sans que le principe de l'esclavage ne soit remis en cause. Notons qu'aucune discussion ne sera nécessaire pour établir que l'esclave possède une âme et peut être baptisé, question qui agitera l'Église ultérieurement face aux indiens ou aux noirs. Saint Augustin apportera au début une justification théologique à l'esclavage : on est ou devient esclave en raison de ses péchés (théorie qui n'est pas sans rappeler la conception hindouiste des castes), ou à défaut en raison du péché originel. À la chute de l'Empire romain d'Occident, l'esclavage perdure, mais régresse dans une économie essentiellement rurale. Plusieurs siècles après, le serf médiéval le remplace.

Israël

Israël est le seul pays où, dans l'Antiquité, la durée de l'esclavage est limitée — à six ans pour les Hébreux (Bible, Exode XXI, 2-6 et Deut. XV 12-18). Les esclaves juifs ne sont pas marqués excepté par un poinçon à l'oreille et le maître qui fait périr son esclave est puni (Exode XXI, 20-21).

Esclavage au Moyen Âge

Dans l'Orient byzantin

Entre 529 et 533, l'empereur d'Orient Justinien Ier fait publier une mise à jour complète des lois romaines, connue sous l'appellation de Code Justinien. Dans les divers statuts sociaux réglementés, l'esclavage continue d'avoir sa place, malgré le contexte chrétien. Le traitement de l'esclave est néanmoins amélioré, et l'affranchissement est facilité, voire recommandé. Malgré la condamnation formelle de l'Église, se maintient et se développe la pratique de la castration de jeunes esclaves pour en faire des eunuques, candidats potentiels à de hautes positions dans l'administration.

Dans le monde arabo-musulman

Comme le christianisme, l’Islam s’étend dans un monde dont l’esclavage est une composante, et comme lui, s’y adapte sans révolution sociale. En principe, le Coran interdit seulement l'esclavage des musulmans, car il fait la différence entre les pays « des infidèles » et les pays de l'Islam.
- Cela explique partiellement le fait que jusqu'au début du , des pays musulmans comme l'Arabie saoudite, le Soudan ou la Mauritanie acceptent l'esclavage des noirs chrétiens et animistes.
- Malgré les interdictions formelles concernant les musulmans, les califes et les sultans n'hésitent pas à réduire en esclavage les rebelles ou les « mauvais musulmans », notamment en Espagne au temps d'al-Andalus, et en Afrique du nord (les Berbères réduits à l'esclavage par les envahisseurs arabes). D’où vient l’esclave dans le monde musulman ? Du respect de l’interdiction d’asservir un musulman, découle la nécessité de s’approvisionner en esclaves aux marges du monde islamisé : chacun des pôles du monde musulman (Bagdad, Al-Andalus, Maghreb) va mettre en place ses filières d’approvisionnement. Le califat de Bagdad a les besoins les plus élevés en esclaves, et la richesse nécessaire pour en acquérir massivement.
- Les guerres quasi continuelles contre l’Empire byzantin procurent pendant des siècles des captifs réduits en esclavage. L’Empire byzantin pratique de même lorsqu’il a le dessus. D’autres circuits d’importation se développent, moins aléatoires que les expéditions militaires, donc plus lucratifs pour les intermédiaires. Des circuits de traite se créent avec leurs divers « gisements » :
- Les esclaves européens principalement des slaves (Esclavons) : apparus par petits groupes dans les Balkans vers le , combattus par les Francs et les Byzantins, ils alimentent les marchés d’esclaves. Les commerçants vénitiens assurent l’acheminement vers l’Espagne musulmane et le moyen-Orient. Cette source se tarit vers le avec la christianisation et l’organisation d’États slaves organisés et capables de se défendre.
- les esclaves blancs (en arabe Mamelouk), Circassiens du Caucase ou Turcs d’Asie centrale, avec Samarcande comme grand marché.
- les esclaves noirs (en arabe Zendj, africain) du Sud Soudan ou collectés sur les côtes d’Afrique noire, organisant une première traite des noirs. Que fait l’esclave dans le monde musulman ? À la différence de la société gréco-romaine strictement hiérarchisée qui les cantonnaient aux seules tâches d’exécution, les esclaves sous la califat accèdent à des postes qu’ils n’ont encore jamais connu : en plus des classiques travaux domestiques, artisanaux ou agricoles , les esclaves sont favoris, conseillers, chambellans, et même … soldat ! Aucune civilisation précédente n’avait tenté de créer des milices d’esclaves. Les cas d’esclaves que l’on arme ne sont évoqués par les anciens auteurs qu’en cas de crise extrême, et s’accompagnent d’affranchissement. L’avantage d’armer une population déracinée sans autre attache que son maître et donc réputée dévouée l’emporte aux yeux des dirigeants sur le danger d’une telle pratique.
- Les mamelouks turcs sont les soldats les plus appréciés : acquis jeunes, ils sont formés et encasernés, autant pour créer un esprit de corps militaire que pour les isoler de la population. Le mot mamelouk qui veut simplement dire esclave blanc deviendra synonyme de soldat turc.
- la garde personnelle du calife al-Mu’tasim (843-842) comptait de nombreux esclaves soldats (entre 4 000 et 70 000 selon les sources).
- le calife Jafar al-Mutawakkil (846-861) met des esclaves turcs à tous les postes de son gouvernement, mais finit assassiné par sa garde mamelouk. Trois de ses quatre successeurs subissent la même fin.
- Ahmad Ibn Touloun, turc envoyé au Caire en 868, se constitue une armée de grecs, de soudanais et de turcs et se rend indépendant en Égypte (dynastie des Toulounides).
- à l’autre extrémité du monde musulman, les esclavons armés prennent une part active aux luttes qui divisent l’Espagne en taifas, et se créent même un royaume à Valence. Enfin, le califat de Bagdad connaît entre 869 et 883 sa grande révolte d'esclaves noirs, la révolte des Zanj dans les plantations du sud de l’Irak. À la différence de la révolte de Spartacus contre Rome, cette révolte d'esclaves a un fondement idéologique, car elle est animée par un mouvement qui prône violemment un islam égalitaire, les Kharidjites. Les soldats noirs envoyés contre eux désertent et rallient la révolte ; les mamelouks mettront des années pour en venir à bout.

Dans al-Andalus (Espagne)

Avec les conquêtes musulmanes (al-Andalus), la traite concerne l'Espagne et les côtes du bassin méditerranéen. Répondant aux tentatives de reconquête des chrétiens du nord de la péninsule ibérique, les califes de Cordoue lancent des expéditions de représailles, source de prisonniers : en 985, les musulmans pillent Barcelone et en 997 Saint-Jacques-de-Compostelle. En 1185, une attaque musulmane sur Lisbonne fait de nombreux captifs. La piraterie des barbaresques menace le littoral et occasionne des captures d'esclaves : c'est le cas au sac de Rome en 846, de Gênes en 933 et de Tarragone en 1185. en Europe orientale, les raids musulmans contre l'empire byzantin sont encore une source d'approvisionnement en esclaves. Les esclaves européens du monde musulman viennent aussi des marchés de Verdun ou de Kiev pendant le Haut Moyen Âge. Les marchands musulmans ou juifs viennent y acheter de la main d'œuvre servile. Un recensement fait état de 10 000 esclaves européens amenés à Cordoue entre 912 et 961. La traite dure longtemps car les maîtres musulmans ont sans cesse besoin de renouveler leurs esclaves : ces derniers n'ont pas d'enfants (mariage interdit et eunuques).

En Égypte

L'Égypte islamique a largement fait usage des esclaves soldats, les Mamelouks, capturés ou achetés parmi les chrétiens et les tribus païennes, puis instruits au métier des armes et affranchis. En 1260, leur chef Baybars prit le pouvoir. Les Mamelouks le conservèrent jusqu'à la conquête par les Turcs en 1516-1520. Il faut remarquer que même lorsqu'ils furent les maîtres de l'Égypte, les mamelouks conservèrent leur mode de recrutement, à partir d'esclaves.

Dans l'Empire Turc

L'esclavage et la traite continuent avec les attaques des Turcs ottomans : par les pirates musulmans au , dans les Balkans au et lors des expéditions navales turques en Espagne et en Italie, au siècle suivant. Les Ottomans ont créé à partir du des unités d'élites avec des esclaves chrétiens, les janissaires, de yeni çeri, « nouvelle armée ». Ces esclaves étaient encasernés très jeunes, entraînés et convertis à l'islam. Ils formaient ainsi une communauté extrêmement soudée, armée redoutée qui comme les mamelouks se mit à intervenir dans la vie politique d'Istanbul. Enfin, la pratique des eunuques, héritée de Byzance, se poursuit à la cour du sultan.

Inde

L'Inde connaît au une dynastie des esclaves fondée par Qûtb ud-Dîn Aibak en 1206 et qui garde le pouvoir sur la vallée du Gange jusqu'en 1290. Les sultans musulmans du Deccan opèrent de nombreuses razzias d'esclaves en Inde.

Afrique noire

L'approvisionnement en esclaves noirs se fait par les deux extrémités du Sahara :
Afrique orientale
Dès le , plusieurs expéditions musulmanes montent vers la Nubie, en descendant le Nil. Les vainqueurs exigent des esclaves comme tribut : en 642, le roi de Nubie Kalidurat doit livrer 360 esclaves par an aux musulmans. Selon le même processus, une série de raids musulmans menacent l'Abyssinie chrétienne. Les Arabes traversent la Mer Rouge et s'installent sur la côte éthiopienne, en fondant d'abord quelques comptoirs de traite négrière (archipel des Dahlaks, Aydab et Souakim par exemple). Les marchands arabes y échangent les produits asiatiques contre des esclaves noirs. Puis les Arabes pénètrent davantage dans les terres et finissent par installer de petits sultanats autonomes en Éthiopie : celui d'Adal par exemple exportait les esclaves du pays. Ces sultanats disparurent au . Au , les raids viennent à nouveau d'Égypte où les Turcs s'installent. Le négus d'Éthiopie appelle les chrétiens d'Occident à l'aide. L'Espagne, l'Italie et le Portugal envoient des hommes. Les Portugais voulant contrôler la route des Indes orientales attaquent les comptoirs arabes : en 1517, ils incendient le comptoir arabe de Zeila. Christophe de Gama mène une expédition en Abyssinie vers 1542-1543. Les renforts portugais refluent les Turcs vers le nord de l'Abyssinie.
Afrique de l'Ouest
Avec l'avancée de l'islam, l'esclavage se développe. Dès le , sans parler de conquêtes, les premiers raids arabes dans le Sahara approvisionnent les marchés aux esclaves. Au , le trafic caravanier augmente et les chefs de tribus africaines se convertissent. En 1077, Abou Bahr Ben Omar lance une expédition sanguinaire au Ghana. Mais les Berbères] Almoravides du Maroc n'arrivent pas à s'installer durablement. En 1222, Sundjata Keïta abolit l'esclavage en créant l'Empire du Mali (Charte du Manden). Au , les expéditions menées par les gouverneurs d'Alger se multiplient dans le Sahara central. L'effondrement de l'empire Songhaï entraîne une chasse aux esclaves dans les pays du Niger. Mais en Guinée l'un de ceux qui résistent à la conquête française est Samory Touré, ancêtre de Sekou Touré, qui est un grand trafiquant d'esclaves.

Au

Malgré son interdiction par les colonisateurs, à la fin du , l'esclavage continue d'exister dans le monde arabo-musulman jusqu'en 1980, date de l'abolition officielle de celui-ci par la Mauritanie. À noter que l'Arabie saoudite ne l'a aboli officiellement qu'en 1960. Cet esclavage fait partie de la traite dite orientale qui aurait déplacé environ 17 millions de noirs - fragilisant ainsi l'Afrique. :::Voir aussi l'article traite musulmane

En Occident

Le mot Slave a donné celui d'esclave (slave en Anglais) car les peuples Slaves au Haut Moyen Âge ne sont pas très organisés et il est facile pour les régions avoisinantes de s'y ravitailler en esclaves. De plus, il est difficile aux chrétiens de posséder d'autres chrétiens comme esclaves, car selon le dogme chrétien tous les hommes sont égaux dans l'Église. Le Concile de Lyon (567-570) interdit ainsi de réduire en esclavage un homme libre. Ainsi, les esclaves sont uniquement importés en France et son principal marché aux esclaves se situe à Verdun (). Dans les années 780, Charlemagne combat les Saxons et réduit une partie de la population en esclavage. À noter qu'à l'époque mérovingienne plusieurs esclaves deviennent reines : la plus célèbre étant Frédégonde. Un esclave, Leudaste, devient connétable et comte de Tours. L'Allemagne des - siècles développe même une classe de nobles esclaves, les ministériaux. Au siècle l'esclavage disparaît totalement en France mais perdure dans le bassin méditerranéen. Les Français, au même titre que tous les autres riverains de la Méditerranée, sont victimes d'enlèvements et sont réduits en esclavage. Les « Barbaresques » n'hésitent pas à mener des razzias dans les villages côtiers. On recense plus de 20 000 esclaves français à Alger en 1350. Les autorités françaises ne peuvent réagir militairement car le contrôle complet du littoral est alors illusoire, et se contentent de multiplier les missions à Alger afin de racheter les esclaves chrétiens. Ces esclaves libérés effectuent une véritable procession, à pied, des ports méditerranéens où ils débarquent, jusqu'à Paris. Le trafic des esclaves avec le monde arabo-musulman fait en partie la richesse des Républiques maritimes italiennes comme celles de Gênes et de Venise. Les « négrillons » vendus dans les cours d'Europe, les odalisques et autres servantes mauresques proviennent de ce trafic.

Esclavage de la Renaissance aux Lumières

odalisque comme dans les États sudistes nord-américains. Le chemin des marchands d'esclaves partait des ports atlantiques; ils échangeaient camelote, bibelots et armes à feu contre le bois d'ébène et revendait les survivants dans les plantations. Les nations principales le pratiquant étaient dans l'ordre l'Angleterre, le Portugal, puis la France.]]

et siècles


- Europe Les Turcs ottomans lancent régulièrement des attaques sur les côtes européennes et sur les vaisseaux des pays chrétiens, et en ramènent des esclaves.
- Amérique Au Paraguay, les Jésuites s'opposent aux esclavagistes occidentaux au travers du système des réductions . Les bulles pontificales Sublimus Dei (29 mai 1537)et Veritas ipsa du pape Paul III (2 juin 1537) condamnent l'esclavage des indiens ainsi que « toute mise en doute de la pleine humanité de ceux-ci ». Ce qui n'empêche pas cependant leur extermination totale dans les Antilles espagnoles. 1550 : Controverse de Valladolid opposant le dominicain Bartolomé de Las Casas qui défend la cause des Indiens au philosophe Sépulvéda qui conteste leur caractère humain.

Le commerce triangulaire

La découverte du Nouveau Monde marque la renaissance de l'esclavage et le coup d'envoi de la traite atlantique. Les nations européennes, en particulier le Portugal, la France, la Hollande et l'Angleterre se lancent dans le commerce triangulaire entre la façade atlantique de l'Europe, le Golfe de Guinée et les Amériques (Brésil, Antilles). La motivation première des négriers est économique et l'esclave noir n'est plus considéré que comme une marchandise. Par ce système, les négriers européens viennent s'approvisionner en esclaves sur les cotes africaines. Des rafles meurtrières et fréquemment accompagnées de viols sont organisées afin de capturer les individus qui sont ensuite entassés dans des bateaux. Afin de s'assurer la collaboration de trafiquants et souverains locaux, les négriers apportent d'Europe des verroteries, des alcools et des armes. Ils transportent ensuite les cargaisons d'esclaves ainsi obtenues aux Amériques, et, avec le produit de leurs ventes, y achètent du rhum, du sucre ou du coton, avec lesquels ils reviennent en Europe. Ainsi recommencent-ils leur périple chaque année.

Bois d'ébène

La traite atlantique s'accompagne de la création d'une nouveau type d'esclave : c'est le statut de « bois d'ébène ». L'esclave perd toute humanité et par conséquent traité au mieux comme une bête de somme. Le bois d'ébène est considéré comme un bien périssable, sa durée de vie dans les colonies excède rarement six ans. Comme tout bien, son propriétaire peut l'assurer afin d'être indemnisé en cas de décès, ce qui l'incite souvent à précipiter celui-ci si l'esclave est indiscipliné ou de rendement insuffisant. Le maître a droit de vie et de mort absolu sur ses esclaves que lui garanti un ensemble de dispositif aussi bien religieux, juridique que moraux. Cette réification du bois d'ébène, garantie par la société, autorise son propriétaire à lui infliger les pires sévices.

Le Code Noir

coton En 1685, Louis XIV, roi de France, promulgue le « Code noir », réglementant le traitement des esclaves et des « marrons » dans les Antilles françaises. C'est le premier texte de ce type depuis les conciles chrétiens du siècle. Louis XIV était défavorable à l'esclavage, mais il n'avait pas la capacité de l'interdire hors du territoire métropolitain. Faute de pouvoir le faire disparaître, il en encadre la pratique, afin de limiter les abus. Tous les esclaves ont ainsi droit au baptême chrétien et n'ont pas le droit de travailler le dimanche et les jours fériés à caractère religieux (plus de 120 pendant l'Ancien Régime). Le texte prévoit également une formule d'affranchissement. Les châtiments infligés aux esclaves récalcitrants sont sévères, mais ils ont en phase avec la sévérité qui encadre les lois des hommes libres. La peine de prison n'existant pas d'un point de vue juridique, tous les châtiments sont corporels. Le Code Noir confirme l'interdiction de toute pratique esclavagiste en France métropolitaine en se référant à une « vieille loi » qui transforme en homme libre tout esclave foulant la terre de France. Cette loi sera scrupuleusement respectée comme en attestent toutes les décisions de justice de l'Ancien Régime. Il est ainsi de facto interdit aux marchands d'esclaves de faire débarquer leur « marchandise » en France, sous peine de perdre leurs esclaves. Voir par ex. le procès perdu par Isaac Mendès-France, trafiquant du siècle, contre la Couronne de France, pour « importation » des esclaves congolais Gabriel Pampy et Amynte Julienne, et qui purent donc reprendre leur liberté.

Siècle des Lumières

La machine infernale esclavagiste atteint son rendement maximum et le crime contre l'humanité atteint ici des sommets. On considère qu'il faut capturer dix hommes ou femmes pour en embarquer un seul en esclavage. 90 % des capturés préfèrent en effet mourir ou fuir que devenir esclave. Le nombre déjà important d'esclaves déportés d'un continent à l'autre ne prend pas en compte ces morts sur le continent africain. Ainsi, à quelques exceptions près trop mises en exergue, ceux qui embarquent sur les bateaux sont les plus dociles et les tentatives de fuite ou de suicide sont rares à ce stade. Les dernières études sur ce sujet montrent que la mortalité est plus importante chez les marins que chez les esclaves transportés.

Abolition de l'esclavage

Ancien Régime Voir l'article détaillé : Abolition de l'esclavage À partir du le servage remplace l'esclavage en Europe. Le servage disparaît en Europe occidentale au siècle, mais il faudra attendre la fin du siècle pour qu'il disparaisse de l’Europe orientale. La traite se poursuit de façon clandestine et il faut attendre l'abolition de l'esclavage pour que ce trafic cesse au cours du siècle :
- le 2 mars 1807 pour l'Angleterre ;
- lors du congrès de Vienne de 1815 pour les autres puissances européennes ;
- et le 18 décembre 1865 pour les États-Unis. Certains pays arabes maintiennent l'esclavage jusqu'au milieu du siècle : Arabie Saoudite et Oman mais également chez les Maures de certaines colonies françaises, en Mauritanie et au Soudan français, et ce malgré sa suppression officielle. L'esclavage réapparaît au au Soudan, au détriment des Chrétiens du sud, avec la complicité du gouvernement.

En France

En 1789, les villages et villes de France eurent à rédiger leurs cahiers de doléances pour la convocation des États Généraux. Les habitants de Champagney mettent dans leur cahier un article unique en son genre (l'article 29), dit Vœu de Champagney qui condamne avec énergie la traite des Noirs et réclame fermement son abolition. La Convention abolit l'esclavage le 4 février 1794 grâce à l’action de l’abbé Grégoire, mais il est rétabli par Napoléon Bonaparte, le 10 mai 1802. L'abolition officielle de la traite date du 27 avril 1848 pour la France notamment grâce à l'action de Victor Schoelcher. Le 10 mai 2001, le Parlement Français vote la loi Taubira qui reconnaît l'esclavage comme crime contre l'humanité.

Esclavage aujourd'hui

Voir l'article détaillé : Esclavage moderne L'esclavage n'a cependant pas totalement disparu dans certaines régions du monde, comme la péninsule arabique ou le sous-continent indien. L'Organisation internationale du travail (OIT) estime à 25 millions le nombre de personnes vivant actuellement dans des conditions assimilables à de l'esclavage, d'où le terme d'« esclavage moderne ». Selon l'ONU, chaque année, deux millions de personnes sont réduites en esclavage. Il est important de noter que l'esclavage n'est pas uniquement présent dans les pays en voie de développement, mais l'est également dans les pays développés. Ainsi des trafics d'êtres humains comme le proxénétisme, le travail clandestin, etc. perdurent. Certains diplomates abusent de leur immunité diplomatique pour participer à ces trafics. Le tourisme sexuel de certains citoyens de pays développés favorise également ce trafic, notamment en Asie. Au Soudan, les « arabes » musulmans du nord ont rétabli la Charia lors de la décolonisation et ont voulu l'appliquer de force aux noirs chrétiens du sud. Ceux-ci, repoussés dans la Province Équatoriale, la plus insalubre, ont résisté de leur mieux depuis l'indépendance. Aussi les forces gouvernementales ont-elles massacré les populations civiles de nombreux villages et continuent à y enlever de nombreux enfants pour les convertir à l'islam et les utiliser comme esclaves à Khartoum. Dans nombre de pays, des lois réprouvent le proxénétisme mais autorisent la prostitution à condition qu'elle soit volontaire et tant que cela ne trouble pas l'ordre public, conformément à la déclaration des Droits de l'Homme autorisant chacun à faire ce qu'il veut de sa personne. En 2000, l'UNICEF estimait que 200 000 enfants étaient retenus en esclavage en Afrique centrale et occidentale. D'après l'Organisation Internationale des Migrations (OIM) quelque 200 000 femmes et enfants sont victimes de l'esclavage. La pratique des enfants soldats peut également être assimilé à une forme d'esclavage, d'autant qu'à l'emprise psychologique mise en œuvre sur des enfants, s'ajoute la dépendance physiologique obtenue par l'usage de drogues dures. Le 26 juillet 2005 : condamnation de la France qui n'a pas respecté l'article 4 de la convention européenne des droits de l'Homme sur l'esclavage. Paris n'a pas assez condamné un cas d'esclavage domestique sur une jeune Togolaise, Siwa-Akofa Siliadin, dans les années 1990. (Voir [http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3220,36-675601@51-675622,0.html Le Monde] et Wikinews).

Voir aussi

Articles connexes


- chronologie de l'esclavage
- Esclaves célèbres :Ésope - Spartacus - Frédégonde (voir la catégorie recensant les esclaves célèbres)
- Formes de l'esclavage : Esclavage en Grèce antique - Servage - Mamelouks et Janissaires- Dynastie des esclaves - Camp de concentration - Réductions - Esclavage moderne - Restavecs (enfants esclaves d'Haïti) - Verdingkinder (Suisse)
- Commerce des esclaves : Négriers - Traite des noirs - Commerce triangulaire - Traite des Blanches
- Abolition de l'esclavage : Dates d'abolitions de l'esclavage - Décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848 - La Case de l'Oncle Tom - guerre de Sécession - Ministériaux -Abolitionnistes
- Marie Weston Chapman - Lydia Child

Bibliographie

Témoignages


- Mungo Park, Voyage à l'intérieur de l'Afrique, FM/ La Découverte, Maspero, Paris 1980.
- Jehan Mousnier, Journal de la traite des Noirs, Editions de Paris, Paris, 1957.
- Théodore Canot, Les Aventures d'un négrier, éd. La Découvrance, Paris, 2004.
- Jean-Pierre Plasse, Journal de bord d'un négrier, éd. Les Mots et le Reste, Paris, 2005.
- Dieudonné Gnammankou, Abraham Hanibal, l'aïeul noir de Pouchkine, éd. Présence Africaine, Paris, 1996.
- Olaudah Equiano, La Véridique Histoire par lui-même d'Olaudah Equiano, Africain, esclave aux Caraïbes, homme libre, éd. Editions Caribéennes, Paris, 1987.

Ouvrages historiques

Examen d'ensemble


- Christian Delacampagne, Une histoire de l'esclavage, Le Livre de Poche, 2002, ISBN 2253905933.
- Olivier Pétré-Grenouilleau, La Traite des noirs, Que sais-je?, ASIN 2130484158

Esclavagisme musulman


- Jacques Heers, Les Négriers en terre d'islam, Paris, Perrin, 2003. ISBN 2262018502
- Jean-Claude Deveau, Esclaves noirs en Méditerranée, Cahiers de la Méditerranée, vol. 65, Sophia-Antipolis

Esclavagisme euro-américain


- Raymond-Marin Lemesle, Le Commerce colonial triangulaire, - siècles, Presses Universitaires de France, 1998, Que sais-je. ISBN 2130493408
- Salvador de Madariaga, Le Déclin de l'Empire espagnol d'Amérique, Ed. Albin Michel, Paris, 1958.
- Jean Meyer, Esclaves et Négriers, Gallimard, 1986, Decouverte Gallimard. ISBN 2070530183
- Louis Sala-Molins , Le Code noir, PUF, Paris, 1986

Histoire de l'abolition


- Annick Le Douget, Juges, esclaves et négriers en Basse-Bretagne, l'émergence de la pensée abolitionniste, l'auteur, s.l., 2000
- Nelly Schmidt Nelly, Victor Schoelcher et l’abolition de l’esclavage, Fayard, Paris, 1994
- Philippe Haudrère et Françoise Vergès, De l’esclave au citoyen, Gallimard, Paris, 1998
- François Renault, Libération d’esclaves et Nouvelles servitudes, Les nouvelles Editions Africaines, 1976
- Gaston Martin, L’Abolition de l’esclavage (27 avril 1848), PUF, Paris, 1996

Liens externes


- [http://www.psychanalyste-paris.com/Esclavage-moderne-et-ideologie.html Esclavage moderne et idéologie antique] par Christophe Bormans (Revue Tiers-Monde, Tome XXXVII - n° 148, Oct.-Déc. 1996, PUF, Paris, pp. 787-802).
- [http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/EH/F/manif/esclavage.html L'esclavage moderne (site web de Gérard Verna)]
- [http://www.lesanneauxdelamemoire.com/ Les Anneaux de la Mémoire : le nouveau site web de l'association nantaise à l'origine de l'exposition aux 40 0000 visiteurs de 1992 à 1994. Textes, Références, Activités pédagogiques.]
- [http://atheisme.free.fr/Citations/Esclavage.htm Citations sur la religion et l'esclavage]
- [http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Esclavage Dossier sur l'esclavage] sur le site de [http://agora.qc.ca/encyclopedie.nsf l'encyclopédie de l'Agora]
- [http://victor.schoelcher.houilles.fr/ L'esclavage : une histoire des droits de l'homme]
- [http://cf.dir.yahoo.com/Sciences_humaines/Histoire/Par_themes/Esclavage/ Annuaire Yahoo!]
- [http://www.comite-memoire-esclavage.fr/ Comité français pour la Mémoire de l'Esclavage]
-
ja:奴隷 ko:노예 simple:Slavery

Prusse

ko:프로이센 ja:プロイセン simple:Prussia Catégorie:Ancien pays d'Europe
-
Catégorie:Histoire de l'Allemagne Catégorie:Histoire de l'Allemagne La Prusse (allemand: Preußen) était un territoire de l'Est de l'Europe qui constitua le noyau d'un royaume, lequel pesa sur l'histoire de l'Europe de 1701 à 1918, puis, de 1918 à 1947 elle fut une partie de l'Allemagne. Aujourd'hui la Prusse évoque le souvenir d'un état fortement militarisé. Mirabeau disait : "La Prusse n’est pas un État qui possède une armée, c’est une armée qui a conquis une nation".

Histoire

Origine

Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) La Prusse est à l'origine un territoire aux confins de l'actuelle Pologne et de la Russie. Sa colonisation est due aux Chevaliers Teutoniques qui la disputèrent aux Polonais. La déformation du nom du peuple balte autochtone, les Borusses donna son nom