:: wikimiki.org ::
| 1867 |
1867
Cette page concerne l'année 1867 du calendrier grégorien.
Événements
- Publication par Karl Marx du premier volume de son ouvrage Le Capital.
Europe
- Compromis austro-hongrois. La Hongrie gagne son autonomie.
- Fondation de la société Nestlé à Vevey en Suisse.
- La Prusse forme l'Union de l'Allemagne du Nord et Bismarck en devient le chancelier.
- 11 mai : à la Conférence de Londres, Napoléon III se voit refuser le duché du Luxembourg (en compensation pour sa neutralité pendant la guerre austro-prussienne). Le Luxembourg devient indépendant et neutre.
- 19 janvier : lettre de Napoléon III annonçant des réformes libérales.
- 20 janvier :
- les députés de l'opposition obtiennent le droit d'interpellation ;
- le maréchal Niel est nommé ministre secrétaire d'État à la Guerre.
- 14 mars : Senatus-consulte donnant au Sénat le droit de demander au Corps législatif, par une résolution motivée, de délibérer de nouveau sur une loi.
- 10 avril : loi Victor Duruy organisant l'enseignement primaire féminin, et ouvrant la voie vers la gratuité de l'enseignement.
- 1 avril : l'exposition universelle ouvre ses portes à Paris et regroupe 50 000 exposants, fin en novembre.
- Visiteurs illustres : la reine du Portugal, le prince Oscar de Suède, le roi et la reine des belges, le tsar Alexandre, Bismarck et Von Moltke ;
- En avril, échec de la politique de compensation de Napoléon III.
- 6 juin : le tsar de Russie Alexandre II et Napoléon III échappent à la tentative d'assassinat de Berezowski, au Bois de Boulogne, à Paris. Cet attentat entraîne une brouille avec la Russie.
- 12 novembre : le maréchal Bazaine, en semi-disgrâce depuis son retour du Mexique, reçoit le commandement du 3e corps d'armée à Nancy.
- Jules Ferry attaque la gestion financière du baron Haussmann, en l'appelant « les comptes fantastiques du baron Haussmann ».
- Antoine d'Abbadie d'Arrast devient membre de l'Académie des Sciences.
- Troisième tentative sur Rome de Giuseppe Garibaldi.
- 29 octobre : des troupes françaises débarquent à Civitavecchia pour empêcher Giuseppe Garibaldi de prendre Rome.
- 3 novembre : Bataille de Mentana, les troupes françaises du général de Failly battent les troupes de Garibaldi et arrêtent Giuseppe Garibaldi.
- Découverte de gisement de diamants en Afrique du Sud.
Amériques
Amérique du Nord
- 29 mars : l'Acte de l'Amérique du Nord britannique est voté par le parlement britannique, il crée le dominion du Canada formé par la Confédération du Canada dont John A. Macdonald devient le premier ministre.
- 1 juillet : entrée en vigueur de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique qui unit la Province du Canada, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, cette date événement est commémoré par la fête nationale car il marque l'indépendance du Canada.
=
- 27 décembre : le député conservateur Joseph-Godric Blanchet devient président de l'assemblée nationale du Québec
- Le Nebraska devient le trente-septième état de l'Union américaine.
- Les États-Unis achètent l'Alaska à la Russie pour sept millions de dollars.
- Les États-Unis mettent la main sur les îles Midway.
- Début de la dictature de Sylvain Salnave en Haïti (fin en 1870).
- L'expédition du Mexique se termine de façon pitoyable en février. Les troupes française sont expulsées et l'empereur Maximilien est exécuté.
- 12 mars : le maréchal Bazaine quitte le Mexique avec les dernières troupes françaises.
- 19 juin : l'archiduc Maximilien, placé par Napoléon III, empereur du Mexique, et ses généraux sont fusillés à Queretaro.
- Le traité d'Ayacucho fixa la frontière entre le Brésil et la Bolivie sur les rivières Beni et Mamoré
Asie & monde indien
- 25 juin : la France annexe les trois provinces (Cochinchine) concédées par l'Annam en 1862.
- 15 juillet : traité franco-siamois : le Siam reconnaît le protectorat français sur le Cambodge, mais obtient les provinces de Battambang, Siem Reap et Sisophon. Ratifié le 24 octobre.
- Abdication de Tokugawa Yoshinobu, dernier shogun.
- Début de l'ère Meiji, du fait de l'Empereur Mutsuhito.
- Monseigneur Charles Lavigerie devient évêque d'Alger. Il était précédemment à Nancy.
Chronologies thématiques
- Chemins de fer : 1867 dans les chemins de fer
- Sports : 1867 en sport
- Art & culture :
- 2 septembre : enterrement du poète Charles Baudelaire au Cimetière du Montparnasse (Paris). Allocutions déchirantes de Banville et d'Asselineau.
- 16 octobre : Émile Garet fonde à Pau (Pyrénées-Atlantiques) le journal L'Indépendant.
- L'écrivain norvégien Henrik Ibsen écrit Peer Gynt.
- Le peintre français Jean-François Millet peint l'Angélus.
- L'ingénieur Gustave Eiffel crée ses ateliers.
- Science & techniques :
- Le chirurgien anglais Joseph Lister découvre les bienfaits de l'aseptie.
- Le savant français Louis Pasteur met en évidence la destruction des germes par la chaleur.
- Alfred Nobel met au point la dynamite.
- Antoine d'Abbadie d'Arrast devient membre de l'Académie des Sciences.
- 21 janvier : Maxime Weygand, général français.
- 10 mars : Hector Guimard, architecte français († 1942).
- 25 mars : Arturo Toscanini, chef d'orchestre († 1957).
- 8 juin : Frank Lloyd Wright, l'architecte américain († 1959).
- 27 juillet : Enrique Granados, compositeur espagnol.
- 3 octobre : Pierre Bonnard, peintre français († 1947).
- 7 novembre : Marie Curie, physicienne et chimiste († 1934).
- 13 décembre : Kristian Birkeland, physicien norvégien († 1917).
- 11 janvier : Marguerite Weimer (80 ans), alias M George, comédienne et ancienne maîtresse de Napoléon 1.
- 14 janvier :
- Jean Auguste Dominique Ingres, peintre français (° 1780).
- à Cannes, Victor Cousin (75 ans), philosophe français, ministre de l'Éducation en 1840 (° 1792).
- 3 février : Maximilian zu Wied-Neuwied naturaliste, ethnologue et explorateur allemand (° 1782).
- 13 avril : Jean-Bernard Rousseau dit Frère Scubilion (70 ans) (° 1797).
- 25 août : à Hampton Court, Michael Faraday (75 ans), physicien et chimiste anglais (° 1791).
- 31 août : à Paris, Charles Baudelaire (46 ans), poète et écrivain français, des suites d'une paralysie générale (° 1821).
- 21 décembre : Karl Friedrich Schimper, botaniste et géologue allemand (° 1803).
__NOTOC__
Catégorie:1867
ja:1867年
ko:1867년
ms:1867
simple:1867
th:พ.ศ. 2410
Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
als:Gregorianischer Kalender
ja:グレゴリオ暦
ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
simple:Gregorian calendar
th:ปฏิทินเกรกอเรียน
Karl Marx
Karl Heinrich Marx (5 mai 1818 à Trèves en Rhénanie (aujourd'hui en Allemagne)-14 mars 1883) est un philosophe et théoricien, célèbre pour sa critique du capitalisme et sa vision de l'histoire comme résultat de la lutte des classes - opposant les capitalistes et le prolétariat - à l'origine du marxisme.
Citations marquantes
« Ce sont les hommes qui font l'histoire, mais dans des conditions qui ne sont pas déterminées par eux. »
« Avant tout, nous constatons que les droits dits de l’homme, les droits de l’homme par opposition aux droits du citoyen, ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la collectivité. » (Sur la question juive)
« Pour ce qui me concerne, ce n'est pas moi qui ai découvert l'existence des classes dans la société moderne ou la lutte qui les oppose. Bien longtemps avant moi, les historiens bourgeois ont décrit le développement historique de cette lutte des classes et les économistes bourgeois l'anatomie économique des classes. Tout ce que j'ai fait de neuf a été de prouver :
1) que l'existence des classes est seulement liée aux phases particulières, historiques du développement de la production,
2) que la lutte des classes mène nécessairement à la dictature du prolétariat,
3) que cette dictature elle-même ne constitue que la transition vers l'abolition de toutes les classes et vers une société sans classe. » (Lettre à Widermeyer, 1852)
« Les philosophes ont seulement interprété différemment le monde, ce qui importe, c'est de le changer. »
« La religion, c'est l'opium du peuple ! »
Biographie
Études
Son père était avocat. Sa famille était juive, mais convertit ses quatre enfants au protestantisme en 1824. Après avoir obtenu son baccalauréat dans un Gymnasium (lycée) de Trèves, Marx entra à l'université, d'abord à Bonn pour y étudier le droit, puis à Berlin où il se consacre d'avantage à l'histoire et la philosophie. Il finit par ses études en 1841 la présentation d'une thèse de doctorat sur la philosophie d'Épicure. À Berlin, il appartint au cercle des « Hégéliens de gauche », dénommé aussi « Jeunes Hégéliens » (avec Bruno Bauer et d'autres) qui cherchait à tirer des conclusions esthétiques et révolutionnaires de la philosophie de Georg Hegel. L'hégélien de gauche Ludwig Feuerbach s'était lancé dans une critique de la théologie à partir de 1836 et avait commencé à se tourner vers le matérialisme (par opposition à l'idéalisme de Hegel). En 1841, cette orientation matérialiste avait pris le dessus dans sa philosophie (L'essence du Christianisme) et se combina avec la dialectique dite idéaliste de Hegel pour lui donner un caractère scientifique et historique saisissant le réel dans la logique de son évolution.
Cette position se heurtait à la politique du gouvernement prussien qui avait enlevé à Feuerbach sa chaire en 1832, puis lui avait interdit de revenir à l'université en 1836. Pour finir, les mêmes autorités interdirent à Bruno Bauer, autre grande figure de l'hégélianisme de gauche d'enseigner à Bonn en 1841.
Marx, après avoir obtenu son diplôme universitaire, était lui-même parti pour Bonn avec l'espoir d'y devenir professeur. Mais face à cette politique du gouvernement, il abandonna l'idée d'une carrière universitaire.
Le journal d'opposition Rheinische Zeitung
Au début de 1842, certains bourgeois radicaux de Rhénanie, en contact avec les Hégéliens de gauche, créèrent à Cologne un journal d'opposition au gouvernement, la Rheinische Zeitung (Gazette Rhénane). Ils proposèrent à Marx et Bruno Bauer d'en devenir les principaux collaborateurs. En octobre 1842, Marx en devint le rédacteur en chef et s'installa à Cologne.
La tendance démocratique révolutionnaire du journal s'accentua sous la direction de Marx. Le gouvernement réagit en lui imposant une double, puis une triple censure. Puis, le 1843, il l'interdit. Marx avait été contraint de démissionner avant cette date, mais cela ne sauva pas le journal, qui suspendit sa publication en 1843.
L'un des principaux articles de Marx dans la Rheinische Zeitung est celui consacré aux conditions de vie des vignerons de la vallée de la Moselle. Ce reportage, ainsi que l'ensemble de ses activités journalistiques, lui fit prendre conscience de ses insuffisances en matière d'économie politique et le poussa à se lancer dans une étude en profondeur de celle-ci.
Mariage
En 1843, Marx épousa, à Kreuznach, une amie d'enfance, Jenny von Westphalen, avec laquelle il s'était fiancé étudiant. Sa femme était issue de la noblesse prussienne (l'une de ses ancêtres était Mary Stuart). Son frère aîné devait devenir ministre de l'Intérieur de Prusse au cours d'une des périodes les plus réactionnaires que connut ce pays, de 1850 à 1858.
Annales Franco-Allemandes
À l'automne 1843, Marx s'installa à Paris afin de publier un journal radical à l'étranger avec Arnold Ruge (1802-1880). Un seul numéro fut édité, les Annales Franco-Allemandes. La publication s'interrompit du fait des grosses difficultés dans la distribution clandestine du journal en Allemagne et, aussi, de désaccords entre Marx et Arnold Ruge. Les articles de Marx y montrent que celui-ci se positionnait déjà comme un révolutionnaire défendant une « critique impitoyable de tout l'existant » (« la critique des armes ne saurait remplacer l'arme de la critique ») et comptant sur les masses et le prolétariat, et non plus sur quelques dirigeants éclairés pour changer l'ordre des choses.
C'est à la même époque que Ludwig Feuerbach rédigea ses Principes de la Philosophie de l'Avenir. « Il faut avoir vécu par soi-même l'effet libérateur » de ces livres, devait écrire plus tard Engels, qui ajoute : « Nous devînmes tout d'un coup tous des Feuerbachiens. »
Rencontre avec Engels
C'est en septembre 1844 que Friedrich Engels passa quelques jours à Paris où il rencontra Marx, dont il devait devenir l'ami le plus intime. Engels avait dû à l'âge de 18 ans quitter le lycée pour devenir employé de commerce à Brême pour des raisons familiales. Étudiant par lui-même la philosophie, il était devenu partisan de Hegel tout en rejetant le soutien que celui-ci avait apporté à l'État prussien. En 1842, il avait quitté Brême pour prendre un poste dans une firme commerciale de Manchester dont son père était l'un des propriétaires. Là, il avait rencontré la misère prolétarienne dans toute son ampleur et en avait étudié systématiquement les conditions (La condition des classes laborieuses en Angleterre, 1845). Cette rencontre n'était donc pas le fruit du hasard.
Peu après celle-ci, Marx et Engels travaillèrent de concert à la production de la première œuvre mature du marxisme L'idéologie Allemande.
Cet ouvrage posa les bases du marxisme en introduisant la conception matérialiste de l'histoire (le matérialisme historique), qui s'opposait à la conception non-historique du matérialisme de Feuerbach. Marx et Engels marquaient ainsi une rupture non seulement avec Feuerbach, mais aussi avec l'idéalisme hégélien de gauche par une critique sévère de Bruno Bauer et Max Stirner et plus largement l'idéalisme de Hegel lui-même. Dans les Thèses sur Ludwig Feuerbach, qui constituent l'introduction de l'ouvrage, Marx écrivait : « Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières, ce qui compte c'est de le changer ».
Au milieu des années 1840, Marx et Engels prirent une part active dans la vie alors bouillonnante des groupes révolutionnaires parisiens. Beaucoup d'entre eux étaient particulièrement influencés par les doctrines de Pierre-Joseph Proudhon exprimées principalement dans Philosophie de la misère. Marx en fit une critique très sévère dans Misère de la Philosophie. L'avant-propos nous montre le caractère polémique et ironique du style de Marx : « En France, il (Proudhon) a le droit d'être mauvais économiste, parce qu'il passe pour un bon philosophe allemand. En Allemagne, il a le droit d'être mauvais philosophe, parce qu'il passe pour être économiste des plus forts. Nous, en notre qualité d'Allemand et d'économiste, nous avons voulu protester contre cette double erreur. »
Sur la demande insistante du gouvernement prussien, Marx, considéré comme un dangereux révolutionnaire, fut chassé de Paris en 1845. Il s'installa alors à Bruxelles.
Au printemps 1847, Marx et Engels rejoignirent un groupe de propagande clandestine la Ligue des Communistes. Ils y prirent une place prépondérante à son Second Congrès à Londres en novembre 1847. Ce dernier leur demanda de rédiger le Manifeste de la Ligue, connu sous le nom de Manifeste du Parti communiste, qui parut en 1848.
Révolutions de 1848
À l'éclatement de la Révolution de février 1848, Marx quitta la Belgique pour revenir à Paris. Avec l'extension de la révolution à l'Allemagne, il partit pour Cologne pour y devenir rédacteur en chef de la Neue Rheinische Zeitung (La Nouvelle Gazette Rhénane) publiée du 1 juin 1848 au 19 mai 1849.
Avec la victoire de la contre-révolution, Marx est poursuivi devant les tribunaux. Il se défend devant les jurés en déclarant : « le premier devoir de la presse, c'est de saper tous les fondements de l'état politique existant ». Il est acquitté le 9 février 1849, mais le gouvernement l'expulse le 16 mai de la même année, bien qu'il soit citoyen prussien.
Il retourne alors à Paris dont il est de nouveau chassé après la manifestation du 13 juin 1849. Il part ensuite pour Londres où il résidera le restant de ses jours.
La vie de Marx en exil fut extraordinairement difficile comme en témoigne sa correspondance avec Engels. Malgré l'aide financière de ce dernier, lui et sa famille durent faire face à une extrême misère : « Ma femme est malade, la petite Jenny est malade, Léni a une sorte de fièvre nerveuse. Je ne peux et je ne pouvais appeler le médecin, faute d'argent pour les médicaments. Depuis huit jours, je nourris la famille avec du pain et des pommes de terre, mais je me demande si je pourrais encore me les procurer aujourd'hui » (à Engels, 4 septembre 1852). L'un de ses enfants, Edgar, mourra d'ailleurs de faim.
Il y écrit une série de sept articles, rassemblés sous le titre de Le 18 brumaire de Louis Bonaparte, décrivant l'évolution de la deuxième République française et son évolution vers le coup d'état du 2 décembre 1851 aboutissant au Second Empire.
Ce n'est qu'en 1861 que sa situation s'améliorera quelque peu, grâce à l'aide financière plus fournie de Engels. En 1864 sa situation financière s'améliore sérieusement grâce à l'héritage de sa mère, qui avait toujours refusé de lui verser la part qui lui revenait de celui de son père, mais le train de vie de la famille Marx restera toujours d'un niveau modeste.
New York Tribune
Il consacre toutes les années 1850 à rédiger des centaines d'articles « alimentaires » pour des journaux comme la New York Tribune tout en se livrant à des recherches approfondies en économie, histoire, politique, etc. Dans le même temps, il reste en correspondance avec les révolutionnaires du continent et rédige des brochures politiques en lien avec l'actualité. Il passe aux yeux des gouvernants prussiens comme le chef d'une organisation de conspirateurs, alors que la Ligue des Communistes n'existe plus depuis son démantèlement par la police et son procès en 1852. Il est en fait isolé. Sa situation économiquement précaire ralentit son travail.
Retour aux écrits politiques
Ce n'est qu'en 1857 qu'il achève L'introduction à la critique de l'économie politique, puis en 1859 la Contribution à la critique de l'économie politique. Y sont présents tous les éléments essentiels, en particulier la loi de la valeur, du Capital, dont le premier volume paraît en 1867.
En 1859, il sort de son isolement politique pour prendre la direction du journal germanophone Das Volk en lien avec les regroupements qui s'opèrent dans le mouvement ouvrier allemand et qui vont déboucher sur la constitution par Ferdinand Lassalle du Parti Social-Démocrate allemand.
L'Internationale des Travailleurs
En 1864, il rédige lAdresse Inaugurale de l'Association Internationale des Travailleurs, qui se fonde alors. Cette adresse inaugurale devient l'âme et le cœur de cette Première Internationale. Tout l'effort de Marx dans la redaction de cette inauguration tend à unifier le mouvement ouvrier qui connaît toutes sortes de formes de regroupements se réclamant du socialisme sur des bases diverses et contradictoires (Mazzini en Italie, Proudhon en France, Michel Bakounine en Suisse, syndicalisme britannique libéral britannique, droite lassalienne en Allemagne, etc.), il luttera ensuite au sein de l'AIT contre les théories des sectes et écoles de pensée qui les animent, en essayant de les unifier.
Après l'écrasement de la Commune de Paris en 1871, à propos de laquelle Marx a livré une analyse matérialiste rigoureuse dans La Guerre civile en France, et l'exclusion des proudhoniens, puis des bakouniniens, opérée avec l'accord de Marx dans l'Internationale, l'AIT cesse d'exister en Europe (du fait que la majeure partie des sections internationales ont rejetés les pratiques de Marx et du conseil général, et ont préférés les fédéralistes proudhoniens et bakouninistes). Après le Congrès de La Haye de l'Internationale en 1872, le Conseil Général de l'Internationale se dissout, une internationale ouvriére fédéraliste se reconstituera la même année et sans Marx.
Cela ouvrira la voie pour les marxistes à la constitution de partis socialistes nationaux ouvriers de masse indépendants.
Fin de sa vie
La santé de Marx se trouva minée par son travail politique inlassable d'organisation de l'Internationale et la rédaction encore plus épuisante de son œuvre. Il laissa à Engels le soin de suivre les développements du SPD et se consacra par la suite pour l'essentiel à l'achèvement du Capital, pour lequel il collecta une masse considérable de nouveaux matériaux et, en plus des langues qu'il maîtrisait déjà (français, anglais, italien et allemand), apprit le russe. Malheureusement, sa santé déclinante l'empêcha d'achever les deux derniers volumes du Capital. Engels se charga par la suite de rassembler et mettre en forme ses notes afin de publier ceux-ci.
Jenny, la femme de Marx, sans le soutien et le courage de laquelle il n'aurait pu mener son combat pour l'émancipation humaine, décéda le 2 décembre 1881. Tous les deux avaient rompu avec leur classe d'origine, qui le leur fit payer chèrement à eux et à leurs enfants. Mais aucun d'eux n'abdiqua son droit à la liberté.
Le 14 mars 1883, Marx s'éteignit paisiblement dans son lit. Il est enterré près de sa femme dans le cimetière de Highgate à Londres, Angleterre.
« Imagine l'homme humain et son rapport au monde comme un rapport humain, et tu ne pourras échanger l'amour que contre l'amour, la confiance que contre la confiance, etc. Si tu veux jouir de l'art, tu devras avoir une culture artistique ; si tu veux avoir un ascendant sur autrui, tu devras être capable d'agir pour le bien des autres et exercer une influence stimulante. Chacun de tes rapports avec l'homme - et avec la nature - devra être une manifestation déterminée, conforme à l'objet de ta volonté, à ta vraie vie individuelle. Si tu aimes sans susciter l'amour réciproque, si ton amour ne provoque pas la réciprocité, si vivant et aimant tu ne te fais pas aimer, alors ton amour est impuissant, et c'est un grand malheur. » (Économie et Philosophie, L'argent)
Description de ses œuvres
Marx est souvent présenté par ses détracteurs comme quelqu'un de difficile à lire. C'est là quelque chose de tout à fait contestable. Si dans L'idéologie Allemande, une bonne et solide culture philosophique est nécessaire, l'immense majorité de ses écrits ne nécessite pas de connaissances approfondies au préalable. Le raisonnement dialectique ne se fait pas sans effort et Marx en était un des maîtres. C'est dans la mesure où on ne tient pas compte de cet effort, qui est à la portée de tous, que l'on est dérouté par ses écrits.
Dans le Manifeste du Parti Communiste, Marx et Engels ont développé ce raisonnement dialectique sur l'histoire et le monde avec clarté et sans jamais tomber dans le simplisme. Ce document analyse le champ de la vie sociale, la théorie de la lutte des classes, décrit les tâches des Communistes et le rôle révolutionnaire du prolétariat dans l'abolition du travail salarié et la constitution d'une nouvelle société communiste.
Pour Marx, la transcendance était le moment de travail au présent, qui par la réflexion précédant l'action, permet à nos actions de modifier notre futur et donc d'échapper au déterminisme (le passé conditionne le futur).
Liste des œuvres
- La question juive (1843) [http://fr.wikisource.org/wiki/La_question_Juive texte sur wikisource]
- La critique de la philosophie du droit de Hegel (1844)
- Manuscrits de 1844 (publié de façon posthume)
- Thèses sur Feuerbach (1845, publié de façon posthume)
- La Sainte Famille (en collaboration avec Engels, 1845)
- L'Idéologie allemande (en collaboration avec Engels, 1846) [http://fr.wikisource.org/wiki/L%27id%C3%A9ologie_allemande texte sur wikisource]
- Misère de la philosophie (1847)
- Manifeste du Parti communiste (en collaboration avec Friedrich Engels, 1848) [http://fr.wikisource.org/wiki/Manifeste_du_parti_communiste texte sur wikisource]
- les Luttes de classes en France (1850)
- Contribution à la critique de l'économie politique (1859)
- Le Capital (1867-1894)
- La Guerre civile en France (1871)
- Critique du programme de Gotha (1875)
De façon assez étonnante, il n'existe aucune édition exhaustive des écrits de Karl Marx. L'édition la plus complète en allemand est la "MEGA" (Marx-Engels-Gesamtausgabe), initiée par David Riazanov. L'édition la plus complète en français est constituée des quatre tomes publiés dans la Bibliothèque de la Pléiade par Maximilien Rubel.
Bibliographie
- Jacques Attali, Karl Marx ou L'esprit du monde : biographie. Paris : Fayard, 2005. 537 p.-[16] p. de pl., 24 cm. ISBN 2-213-62491-7.
Voir aussi
- Courants influencés par l'œuvre de Karl Marx
: - Marxisme
: - Marxisme économique
: - Communisme
: - Socialisme
: - Léninisme
: - Luxembourgisme
: - Marxisme autonome
: - Communisme-ouvrier
- Georg Hegel
- Idées politiques, Gauche, Extrême gauche
- Mouvements révolutionnaires
- Destins de Marx dans la sociologie française
- Portail économie
- Portail philosophie
- Liste des économistes célèbres
- [http://www.marxists.org/francais/marx/works.htm Œuvres de Marx]
- [http://atheisme.free.fr/Biographies/Marx.htm Biographie et citations de Karl Marx]
- [http://www.fes.de/marx/falt_en.html Le musée Karl Marx à Trèves]
- [http://geneweb.inria.fr/roglo?lang=fr;p=karl;n=marx Données généalogiques sur Karl Marx]
- [http://wikisource.org/wiki/Manifeste_du_parti_communiste Manifeste du partie communiste sur le site Wikisource]
- [http://www.dialogus2.org/marx.html Dialoguez avec Marx]
Marx, Karl
Marx, Karl
Marx, Karl
Marx, Karl
Marx, Karl
Marx, Karl
Marx, Karl
Marx, Karl
ja:カール・マルクス
ko:카를 마르크스
ms:Karl Marx
simple:Karl Marx
th:คาร์ล มาร์กซ
zh-min-nan:Karl Marx
Hongrie
|- valign="top"
| Capitale || Budapest
|- valign="top"
| Président Premier ministre
| László Sólyom Ferenc Gyurcsány
|{{{{{{{{Commons|Category:Hungary|la Hongrie{wikitravel|la Hongrie|Hongrie{Pays d'Europe (UE)
Nestlé
Nestlé est une multinationale fondée en 1867 par le chimiste suisse Henri Nestlé qui a inventé au départ le lait en poudre destiné à nourrir les nouveaux-nés que les mères ne peuvent allaiter. Son siège social est situé à Vevey en Suisse. C'est la plus grande société agroalimentaire du monde (2003), produisant un large éventail de produits alimentaires et de boissons, aussi bien pour les humains que pour les animaux de compagnie.
Elle a commencé la commercialisation du café instantané par adjonction d'hydrates de carbone le 1938. Il sera lyophilisé en 1966.
Histoire
Le créateur de Nestlé s’appelle Henri Nestlé. En 1867, ce pharmacien suisse met au point et commercialise la première farine lactée. Ce lait en poudre est considéré comme un complément pour répondre aux besoins nutritionnels des nouveaux nés, en plus du lait maternel.
Le chocolat, les confiseries, les eaux, les boissons instantanées, les produits laitiers frais sont venus compléter les activités de Nestlé au fur et à mesure de sa croissance, en Suisse comme à l’étranger. L’entreprise se veut comme un des principaux innovateurs en la matière en Europe (avec notamment le café soluble Nescafé, les plats lyophilisés Bolino, les surgelés…).
Aujourd’hui, Nestlé pèse près de 2 % du chiffre d’affaire mondiale des industries alimentaires. C’est la plus grande entreprise de ce secteur au monde, avec près de 60 milliards de dollars de chiffre d’affaire (soit presque 58 milliards d’euros, ou 88 milliards de francs suisses). En revanche, les chiffres sont moins bons pour le marché européen à cause des hard discounters (Lidl, Ed l'épicier, Aldi...) et des marques de distributeurs (MDD) telles que Carrefour, Cora, Auchan, Leclerc...
Pour son avenir, Nestlé ne se voit plus seulement comme une entreprise d’industrie agroalimentaire, mais comme une entreprise de nutrition et de bien être. Le mot d’ordre est « Wellnes » (jeu de mot avec le mot anglais « wellness » qui signifie bien-être).
Tout comme Nike ne vend plus des chaussures mais l’univers du sport et la santé qui va avec l’entretien physique, Nestlé ne veut plus être vu comme une entreprise qui vend de la nourriture, mais du bien-être et de la nutrition.
Chiffres
La société emploie plus de 230 000 personnes dans le monde entier (source Nestlé).
Données financières (en millions de francs suisses):
Elle est le leader de l'industrie alimentaire en France [http://www.nestle.fr/Entreprise/Essentiel/Nestle_en_france/LeaderIndustrieAlimentaireFrance.htm]
où son principal concurrent est Danone principalement dans le domaine des eaux et des produits laitiers frais.
Image:Nestleactivite.gif
Filiales
Usines
- France
:: Andrézieux (42 Loire) : Desserts laitiers frais,yaourts
:: Arcachon (33 Gironde) : Eau minérale naturelle ; Abatilles, eau de source ; Nestlé Aquarel
:: Aubigny (80 Somme) : Aliments pour animaux de compagnie
:: Barbezieux (16 Charente) : Spécialités surgelées à base de pâte
:: Beauvais (60 Oise) : Plats cuisinés surgelés ; Crèmes glacées
:: Boué (02 Aisne) : Poudres de lait infantile, laits concentrés sucrés, poudres solubles de café lacté
:: Caudry (59 Nord) : Pizzas
:: Challerange (08 Ardennes) : Poudres de lait
:: Contrexéville (88 Vosges) : Eau minérale naturelle Contrex
:: Creully (14 Calvados) : Produits de complémentation orale et entérale, nutrition diététique
:: Cuincy (59 Nord) : Desserts laitiers frais, yaourts
:: Dieppe (76 Seine-Maritime) : Poudres solubles de café et de chicorée
:: Dijon (21 Côte-d’Or) : Confiserie de chocolat, spécialités saisonnières
:: Épinal (88 Vosges) : Aliments pour bébés
:: Illkirch (67 Bas-Rhin :) Jambons, saucisses, saucissons
:: Ispagnac (48 Lozère :) Eau minérale naturelle Quézac
:: Itancourt (02 Aisne) : Bouillons, potages, aides culinaires, sauces ; Céréales
:: Lisieux (14 Calvados :) Fromages frais
:: Marconnelle (62 Pas-de-Calais) : Aliments pour animaux de compagnie
:: Montfort-sur-Risle (27 Eure) : Aliments pour animaux de compagnie
:: Offranville (76 Seine-Maritime) : Surgelés et réfrigérés
:: Plancoët (22 Côtes d’Armor) : Eau minérale naturelle Plancoët, eau de source Sainte Alix
:: Pontarlier (25 Doubs) : Poudres solubles chocolatées
:: Quimperlé (29 Finistère) : Aliments pour animaux de compagnie (216 salariés en 2005 ; Nestlé cherche un repreneur en novembre 2005, sans en préciser les raisons)
:: Ribeauvillé (68 Haut-Rhin) : Eau de source Carola
:: Rosières (80 Somme) : Flocons de pommes de terre, purées
:: Rumilly (74 Haute-Savoie) : Céréales
:: St-Lambert-des-Bois (78 Yvelines) : Eau de source Saint-Lambert
:: Saint-Menet (13 Bouches-du-Rhône) : Poudres solubles de café, tablettes de chocolat (427 salariés (2005) ; menace de fermeture depuis mai 2004, réouverture le 5 septembre 2005, ordonnée par le Tribunal de commerce)
:: Saint-Pol-sur-Ternoise (62 Pas-de-Calais) : Saucisses, jambons, lardons
:: Vallet (44 Loire-Atlantique) : Desserts laitiers frais, yaourts
:: Veauche (42 Loire) : Aliments pour animaux de compagnie
:: Vergèze (30 Gard) : Eau minérale naturelle Perrier
:: Villers-les-Pots (21 Côte-d’Or) : Viandes et légumes déshydratés
:: Vittel (88 Vosges) : Eaux minérales naturelles Vittel et Hépar, eau de source Nestlé Aquarel
Marques du groupe
Voici un recensement des marques du groupe. Certaines sont distribuées uniquement aux États-Unis et/ou dans certains pays spécifiques.
; Café : Nescafé, Taster’s Choice, Ricoré, Ricoffy, Nespresso, Bonka, Zoégas, Loumidis
; Eau : Nestlé Pure Life, Nestlé Aquarel, Perrier, Vittel, Contrex, S.Pellegrino, Acqua Panna, Levissima, Nestlé Vera, Arrowhead, Poland Spring, Deer Park, Al Manhal, Ozarka, Hépar, Ice Mountain, Zephyrhills, Quézac, Viladrau, Naleczowianka
; Boisson : Nestea, Nesquik, Nescau, Milo, Carnation, Libby’s, Caro
; Yaourt : Sveltesse, La Laitière, La Lechera, Ski, Yoco, Svelty, Molico, LC1, Chiquitin
; Glace : Frisco, Motta, Camy, Savory, Peters, Häagen Dasz, Mövenpick, Schöller, Dreyer's
; Produit instantané : Nan, Lactogen, Beba, Nestogen, Cérélac, Neslac, Nestum, Guigoz, Good Start
; Produit énergetique : PowerBar, Nesvita, Neston
; Complément santé : Nutren, Peptamen, Modulen
; Condiment/Autres.. : Maggi, Buitoni, Thomy, Winiary
; Surgelé : Maggi, Buitoni, Stouffer’s, Lean Cuisine, Hot Pockets
; Chocolat et Biscuits : Crunch, Cailler, Galak/Milkybar, Kit Kat, Quality Street, Smarties, Baci, After Eight, Baby Ruth, Butterfinger, Lion, Aero, Polo, Rolo, Caramac, Violet Crumble
Produit professionnel : Chef, Davigel, Minor's, Santa Rica
Aliment pour animaux : Friskies, Fancy Feast, Alpo, Mighty Dog, Gourmet, Mon Petit, Felix, Purina, Dog Chow, Pro Plan, ONE, Beneful, Tidy Cats
Liste à compléter
Métiers
En 2005, Leader mondial de l'industrie agroalimentaire.
Direction de l'entreprise
Conseil de surveillance:
Conseil d'administration:
Données Financières
Données Boursières
- Actionnaires principaux :
(2005) : Flottant 97%, famille Bettencourt 3%.
Voir aussi
Article connexe
Liste des entreprises suisses
Lien externe
- [http://www.nestle.com Site institutionnel Nestlé]
- [http://www.nestle.fr Site Nestlé France]
Catégorie:Entreprise agroalimentaire
Catégorie:Entreprise suisse
Catégorie:Groupe d'entreprises
Catégorie:Multinationale
ja:ネスレ日本
Vevey
catégorie:Ville de Suisse catégorie:commune du canton de Vaud
Vevey est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de Vevey, dont elle est le chef-lieu.
Géographie
Vevey se situe au bord du Lac Léman.
Histoire
Déjà 2000 ans avant J.-C., une station lacustre sur pilotis fut installée à Vevey.
A l’époque romaine, une localité portant le nom de Vibiscum a été créée.
Vevey est une des étapes de la Via Francigena, chemin de pèlerinage menant à Rome. Elle est mentionnée à ce titre par Sigéric, en 990, avec la mention LIII Vivaec.(numéro d'étape en partant de Rome).
Durant l’époque féodale, Vevey est sous la souveraineté du chapitre de Lausanne, puis de la maison de Blonay.
Puis, un bailliage commun avec Chillon a été institué par le régime bernois.
Après la Révolution vaudoise de 1798, Vevey connu une période de prospérité, durant laquelle des édifices publics sortirent de terre : Grenette, hôpitaux, musées.
Durant le , les industries de la construction mécanique (ateliers mécanique de Vevey), du chocolat, du lait en poudre (Nestlé) et du tabac manufacturé (Rinsoz & Ormond) ont été créées.
Personnalités
- Jean-Jacques Rousseau, écrivain
- Clara Haskil, pianiste
- Henryk Sienkiewicz
- Paul Morand, écrivain
- Yves Christen, homme politique
Jumelages
- Carpentras (France)
- Müllheim (Allemagne)
Musées
- [http://www.cameramuseum.ch/f_basis.html Musée suisse de l'appareil photographique]
- [http://www.swiss-riviera.com/alimentarium/ Alimentarium Musée de l'Alimentation]
- [http://www.swiss-riviera.com/vieux-vevey/ Musée historique du Vieux-Vevey]
- [http://www.swiss-riviera.com/vieux-vevey/ Musée de la Confrérie des Vignerons]
- [http://www.swiss-riviera.com/jenisch/ Musée Jenisch] qui réunit le Musée des Beaux-Arts et le Cabinet cantonal des Estampes
Manifestations
- La Fête des Vignerons, qui a lieu environ tous les 25 ans (1889, 1905, 1927, 1955, 1977, 1999, 2019)
- Le Concours international de piano Clara Haskil
- Le Festival International de Musique et d'Art lyrique Montreux-Vevey
Entreprises
- Nestlé, entreprise agroalimentaire, y a son quartier général
- Rinsoz & Ormond
Tourisme
- Plage
Transports
- Sur la ligne ferroviaire Milan-Brigue-Lausanne
- Départ de la ligne ferroviaire VBP Vevey-Saint-Légier-Blonay-Les Pléiades
- Départ de la ligne de trolleybus n° 1 des transports puclics VMCV (Vevey-Montreux-Chillon-Villeneuve). La ligne a remplacé un tramway exploité entre 1888 et 1957.
- Départ du funiculaire Vevey-Mont Pélerin
- Débarcadère pour les bateaux de la CGN
- Autoroute A9, Brigue-Lausanne Sortie 14 Vevey
- Autoroute A12, Vevey-Fribourg-Berne Sortie 1 Vevey
Liens externes
- [http://www.vevey.ch Site officiel]
- [http://www.fetedesvignerons.ch Fête des Vignerons]
- [http://www.veveytourism.ch Office du tourisme]
- [http://www.vmcv.ch Transports publics Vevey-Montreux-Chillon-Villeneuve]
Suisse
La Suisse (en allemand Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Suisse.
Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au .
Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au , à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales.
La date de 1291 a été choisie à la fin du comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la bataille de Morgarten en 1315.
Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au , fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, les ligues grises, Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue.
La fin du vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du , la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall, Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican.
Déchirée par la Réforme, les guerres de religions (Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712)) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme.
L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire.
En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale de 1848, qui a mis en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum.
Le début du voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit.
La Suisse échappe, grâce à son statut de neutralité, aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales.
Devenue prospère dans les années 1960, la Suisse reste essentiellement à l'écart des grands bouleversements de l'Europe et n'adhère qu'au compte goutte aux différentes organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002).
Politique
Article détaillé : Politique de la Suisse
Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Chaque canton possède 2 sièges au Conseil des États (un seul pour les ½ cantons) et d'un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national.
Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres, et de l'administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l'Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l'Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l'UDC, cette répartition n'avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l'UDC. Les élections fédérales de l'automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l'UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral.
Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n'est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s'opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations populaires.
Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.
Fédéralisme
La Suisse est divisée en 26 cantons, contenant chacun plusieurs, voire des centaines de communes. Les cantons sont plus ou moins autonomes constitutionnellement (chacun ayant sa propre constitution), ainsi que du point de vue législatif, judiciaire, fiscal et administratif. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l'éducation, la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l'entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l'armée), d'autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité.
Ils ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d'État).
Démocratie semi-directe
Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l'on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et d'une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d'agir sur un acte décidé par l'État : il s'agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l'adoption, la révision, ou l'abrogation d'une disposition constitutionnelle.
- Le référendum facultatif permet de remettre en cause une loi votée par l'Assemblée fédérale. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l'espace de 100 jours pour qu'il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n'est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte.
- Le référendum obligatoire impose, comme son nom l'indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité de la population et des cantons.
- L'initiative populaire au niveau fédéral est un instrument qui permet à un comité de citoyens de proposer une modification de la constitution fédérale, que ce soit dans le but d'y introduire une nouvelle disposition ou d'en modifier ou abroger une déjà existante. Elle ne concerne en revanche pas les actes de rang législatif. Si les initiants parviennent à réunir 100 000 signatures dans un délai de 18 mois, le projet est soumis au peuple. Pour que le projet soit accepté lors de la consultation populaire, la double majorité de la population et des cantons est nécessaire, ce qui rend bien sûr plus difficile le succès d'une initiative populaire (15 acceptées en 114 ans). Par ailleurs, les autorités fédérales ont la possibilité d'y opposer un contre-projet qui permet souvent de reprendre les éléments attractifs d'une initiative tout en laissant de côté les aspects trop contraignants ou jugés extrêmes de cette dernière. Il arrive qu'un contre-projet donne satisfaction aux initiants qui peuvent décider dès lors de le soutenir également, voire même de retirer leur initiative. Dans ce cas, seul le contre-projet est soumis au peuple.
Ces possibilités sont fréquemment utilisées, ce qui fait que la Suisse est un pays où l'on vote très souvent (en moyenne 4 à 5 fois par an avec généralement plusieurs objets soumis en même temps). Afin de garantir une transposition des directives dans les délais, ce système devrait être réformé en cas d'adhésion à l'Union européenne (UE). De plus, les initiatives incompatibles avec le droit européen devraient être invalidées, dans la mesure où le droit communautaire prime sur le droit national. La crainte d'une perte de souveraineté est d'ailleurs l'un des arguments des opposants à cette adhésion.
Initiatives populaires acceptées
Voici la liste des 15 initiatives populaires acceptées par le peuple et les cantons depuis l'instauration de cette institution :
- 20 août 1891 : Interdiction d'abattre le bétail de boucherie sans l'avoir préalablement étourdi (191 527 oui contre 127 101 non et 13 cantons contre 12)
- 5 juillet 1908 : Interdiction de l'absinthe (241 078 oui contre 138 669 non et 23 cantons contre 2)
- 13 octobre 1918 : Élection proportionnelle du Conseil national (299 550 oui contre 149 035 non et 22 cantons contre 3)
- 21 mars 1920 : Interdiction des maisons de jeu (271 947 oui contre 241 441 non et 13 cantons contre 12)
- 30 janvier 1921 : Référendum facultatif en matière de traités internationaux (398 538 oui contre 160 004 non et 23 cantons contre 2)
- 2 décembre 1928 : Maintien des kursaals (296 395 oui contre 274 528 non et 16 cantons contre 9)
- 11 septembre 1949 : Retour à la démocratie directe (clause d'urgence) (280 755 oui contre 272 599 non et 14 cantons contre 11)
- 28 novembre 1982 : Tendant à empêcher des abus dans la formation des prix (730 938 oui contre 530 498 non et 18 cantons contre 8)
- 6 décembre 1987 : Initiative de Rothenthurm (protection des marais) (1 153 448 oui contre 843 555 non et 23 cantons contre 3)
- 23 septembre 1990 : Halte à la construction de centrales nucléaires (946 077 oui contre 789 209 non et 22 cantons contre 3)
- 26 septembre 1993 : Pour un jour de la fête nationale férié (1 492 285 oui contre 289 122 non et 26 cantons contre 0)
- 20 février 1994 : Protection des régions alpines contre le trafic de transit (954 491 oui contre 884 362 non et 19 cantons contre 7)
- 3 mars 2002 Adhésion de la Suisse à l'Organisation des Nations unies (1 489 110 oui contre 1 237 629 non et 13 cantons contre 13 [11 + 2 ½ contre 9 et 4 ½)
- 8 février 2004 : Internement à vie pour les délinquants sexuels ou violents jugés très dangereux et non amendables (1 198 867 oui contre 934 569 non et 24 cantons contre 2)
- 27 novembre 2005 : Pour des aliments produits sans manipulations génétiques (1 125 357 oui contre 896 372 non et 26 cantons contre 0)
Dernières votations
- 5 juin 2005 (participation de 56,5%) :
- L'arrêté fédéral portant approbation et mise en œuvre des accords bilatéraux d'association à l'Espace Schengen et à l'Espace Dublin est accepté par 54,6% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception notable de l'UDC et des milieux nationalistes, soutenaient ce projet. La Suisse romande l'approuve nettement tout comme les cantons alémaniques de Bâle-Ville, Berne, Soleure, Zoug et Zurich.
- La loi fédérale sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe, qui prévoit la création d'un PACS fédéral offrant aux couples homosexuels des droits relativement similaires à ceux accordés aux couples mariés, est acceptée par 58% des voix. Les milieux de la droite conservatrice, tels que l'UDC, l'Union démocratique fédérale et les Démocrates suisses (DS) constituaient les seules forces politiques à s'opposer à cette loi. Certains cantons catholiques ont cependant refusé le projet comme le Valais et le Jura.
- 25 septembre 2005 (participation de 53,8%) : L'arrêté fédéral relatif à l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes aux nouveaux états membres de l'UE et à la révision des mesures d'accompagnement liées à cette extension est accepté par 56% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception des DS, d'une partie de l'UDC, de l'Alliance de gauche et du Mouvement pour le socialisme, soutenaient ce projet. La Suisse centrale et le Tessin ont cependant refusé le projet.
- 27 novembre 2005 (participation de 41,8%) :
- L'initiative populaire pour des aliments produits sans manipulations génétiques est acceptée par 55,7% des voix et la totalité des 26 cantons. Les paysans, les partis de gauche et les associations de consommateurs soutenaient ce projet. C'est la 15 fois en 114 ans qu'une initiative populaire est acceptée par le peuple et la seconde fois que la totalité des cantons s'y rallient.
- La modification de la loi sur le travail, qui prévoit l'ouverture dominicale de l'ensemble des commerces des principales gares et des aéroports du pays, est acceptée par 50,6% des voix. Les syndicalistes et les partis de gauche constituaient les principales forces politiques à s'opposer à cette loi. Ce sont les cantons urbains (Genève, Zurich, Bâle, Berne et Argovie) qui réussissent à faire pencher la balance en faveur de la loi.
Cantons
Argovie
Article détaillé : Cantons suisses
La Suisse est constituée de 26 cantons, souverains selon leurs constitutions respectives (6 de ces cantons étaient auparavant considérés comme des demi-cantons et ne possèdent, encore aujourd'hui, qu'une voix chacun au lieu de deux au Conseil des États et lors des votations fédérales). La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de la souveraineté des cantons. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération. Ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons.
Les cantons possèdent un gouvernement (appelé Conseil d'État) et un parlement (appelé Grand Conseil). Seule exception, le canton du Jura, le dernier à rejoindre la Confédération helvétique et entré en souveraineté en 1979, a lui conservé les appellations classiques gouvernement et parlement pour les organes exécutif et législatif. Les cantons suisses disposent par ailleurs d'un pouvoir judiciaire.
La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km² et leur population de 15 000 à 1 261 000 habitants (2004).
Géographie
Article détaillé : Géographie de la Suisse
Villes principales : Zurich, Genève, Bâle, Berne, Lausanne
Communes politiques : 2880 (2001)
Voir aussi : Villes de Suisse ~ Liste des cours d'eau de Suisse ~ Liste des lacs de Suisse
Économie
Article détaillé : Économie de la Suisse
Malgré l'absence de ressources naturelles, l’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, et la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l'un des plus élevés d'Europe. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d'organisations internationales comme l'ONU.
Après plusieurs années de croissance nulle ou faible, une reprise s'est fait ressentir en 2004 avec une hausse de 1,7% et un PIB dépassant les 435 milliards de francs suisses. Le taux de chômage reste particulièrement bas (environ 3.5% en juillet 2005) et l'inflation relativement faible.
Population
inflation
Article détaillé : Population de la Suisse
La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s).
La Suisse a quatre langues officielles : l'allemand (64 % ; blanc) au nord et au centre, le français (19 % ; bleu) à l'ouest, l'italien (8 % ; rouge) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 1 % ; vert) dans le sud-est du canton des Grisons.
L'allemand est la langue la plus répandue. 17 cantons sur 26 sont unilingues allemands. La population germanophone parle généralement l'un des nombreux dialectes suisses allemands ou Schwyzerdütsch, lesquels jouissent d'une grande valorisation sociale, y compris dans les centres urbains. L'usage de l'allemand standard – Hochdeutsch ou « bon allemand » – est limité aux situations les plus formelles. Dans le milieu scolaire, afin d'élever le niveau d'allemand des élèves qui généralement préfèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alémaniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont imposé l'usage systématique du Hochdeutsch, et les professeurs sont tenus de s'exprimer exclusivement dans cette langue.
Le français est parlé dans l'ouest du pays, région généralement appelée Suisse romande. Quatre cantons sont unilingues français (Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud), trois sont officiellement bilingues français-allemand : Fribourg, Valais et Berne. Les dialectes (en majorité francoprovençaux, sauf dans le canton du Jura qui appartient à l'aire de la langue d'oïl) sont encore pratiqués localement, notamment en Valais et dans le canton de Fribourg, mais ils ont presque disparu dans l'usage quotidien.
Quant à l'italien, il est parlé dans le canton du Tessin (Ticino en italien) et quelques vallées méridionales des Grisons. L'usage du dialecte tessinois, apparenté aux parlers lombards, y demeure très vivant.
La plupart des Suisses parlent plus d'une langue, et les résidents et travailleurs étrangers représentent environ 20% de la population.
Le romanche n'a pas le même statut que l'allemand, le français et l'italien. Selon l'[http://www.admin.ch/ch/f/rs/101/a70.html alinéa 1 de l'article 70] de la constitution fédérale, les langues officielles de la Confédération sont l'allemand, le français et l'italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la Confédération entretient avec les personnes de langue romanche.
L'anglais est parfois utilisé dans le monde du travail, y compris par l'administration. Il n'a pourtant aucune reconnaissance officielle. Enfin le latin sert parfois lorsqu'il faut désigner dans une seule langue des institutions suisses : Confoederatio helvetica (CH), Pro Helvetia, Pro Natura, Pro Infirmis, etc.
La majorité des formations supérieures ne sont enseignées que dans deux langues (allemand et français), dans une seule (allemand pour la formation de vétérinaire) ou encore ont lieu dans plusieurs langues mélangées : professeurs et étudiants parlent leur langue maternelle (diplôme d'expert en assurances de pensions).
Culture
Article détaillé : Culture de la Suisse
Voir aussi : Liste de Suisses célèbres ~ Liste des Expositions nationales suisses
Fêtes et jours fériés
Seule la Fête nationale, le est ancrée dans la constitution. Chaque canton est libre de fixer jusqu'à 8 jours fériés dans l'année. 21 cantons utilisent intégralement cette possibilité. Légalement, les jours fériés sont assimilés à des dimanches et ont donc les mêmes restrictions que ceux-ci en matière d'ouverture des magasins et des entreprises et de trafic routier.
Les jours fériés varient donc beaucoup d'un canton à l'autre. Seuls Noël, le Nouvel-An et le 1 août sont communs à tous, les autres fêtes (vendredi et lundi de Pâques, Ascension, lundi de Pentecôte et Fête Dieu, Assomption et Toussaint, Jeûne Fédéral ou Jeûne Genevois) étant reconnues par les cantons selon leur tradition, principalement religieuse catholique ou protestante.
À côté des jours fériés, il y a également des jours chômés. Ces jours-là, non assimilés à des dimanches, de nombreuses entreprises et administrations sont néanmoins fermées dans le canton concerné.
! Date !! Nom !! !!
|-
| || Nouvel An || Tous ||
|-
| 2 janvier || Berchtoldtag || Berne, Jura, Argovie, Zoug, Neuchâtel (seulement si le 1 est un dimanche) || Jura, Vaud, Fribourg, Neuchâtel, Argovie, Glaris, Lucerne, Obwald, Schwytz, Soleure, Zurich
|-
| 6 janvier ||Épiphanie || Schwytz, Tessin, Uri ||
|-
| || Indépendance || Neuchâtel ||
|-
| 19 mars || Saint-Joseph || Tessin, Valais, Lucerne (demi-jour), Nidwald, Schwytz, Uri ||
|-
| || Fahrtsfest || Glaris ||
|-
| mobile || Vendredi saint || Tous sauf Tessin et Valais ||
|-
| mobile || Lundi de Pâques || Genève, Jura, Tessin, Vaud, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich || Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
|-
| mobile || Ascension || Tous ||
|-
| mobile || Lundi de Pentecôte || Berne, Genève, Jura, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures , Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich || Fribourg, Vaud, Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
|-
| || Fête du Travail || Jura, Tessin, Bâle ville, Bâle compagne, Schaffhouse, Soleure , Uri, Zurich ||
|-
| 23 juin || Commémoration du plébiscite || Jura ||
|-
| mobile || Fête-Dieu || Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug ||
|-
| 29 juin || St-Pierre et Paul || Tessin ||
|-
| || Fête nationale || Tous (fédéral) ||
|-
| 15 août || Assomption || Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug ||
|-
| jeudi suivant le 1 dimanche de septembre
| Jeûne genevois || Genève ||
|-
| lundi suivant le 3 dimanche de septembre || Lundi du jeûne fédéral || Vaud || Neuchâtel
|-
| 25 septembre || Fête de St-Nicolas-de-Flüe || Obwald ||
|-
| || Toussaint || Fribourg, Jura, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Obwald, Nidwald, Saint-Gall, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug ||
|-
| 8 décembre || Immaculée Conception || Fribourg, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Lucerne, Obwald, Nidwald, Schwytz, Uri, Zoug ||
|-
| 12 décembre || L'Escalade || Genève ||
|-
| 25 décembre || Noël || Tous ||
|-
| 26 décembre || Saint-Etienne || Berne, Neuchâtel (seulement si le 25 est un dimanche), Tessin, Argovie, Zurich, Lucerne, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri || Fribourg, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
|-
| 31 décembre || Restauration de la République || Genève ||
|{{{{{{{{
Allemagne
L'Allemagne (nom officiel en français : République fédérale d'Allemagne) est un pays d'Europe, membre du Conseil de l'Europe (1951), de l'OCDE, de l'Union de l'Europe Occidentale (1954), de l'OTAN (1955), de l'Union européenne (1958), de l'ONU (1973), de l'OSCE et de la zone euro.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Allemagne
Même si l'allemand et le sentiment national germanique datent de plusieurs siècles, le territoire connu maintenant comme l'Allemagne ne fut créé qu'en 1871, lorsque la Confédération de l'Allemagne du Nord, alors dominée par la Prusse, et les États du sud (le grand-duché de Bade, les royaumes de Wurttemberg et Bavière) devinrent l'Empire allemand.
L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, le Kaiser dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut jugée responsable de la guerre.
Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permirent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. Aussitôt, Hitler élimina toute opposition et prit le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devint officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d'Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1 septembre 1939.
L'Allemagne domina le début du conflit. Elle conquit une grande partie de l'Europe, de l'URSS, de l'Afrique du Nord. Mais en 1942-1943, la guerre tourna au profit des pays alliés : le Royaume-Uni, les États-Unis, l'URSS qui écrasèrent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicida.
1945
Dévastée par la guerre, l'Allemagne et Berlin furent divisés en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par une des nations vainqueurs (y compris la France). L'Allemagne fut finalement divisée en deux parties durant toute la guerre froide : la RFA (République fédérale d'Allemagne) à l'ouest et la RDA (République démocratique allemande) à l'est. Les territoires plus à l'est furent intégrés à la Pologne et à l'URSS.
L'Allemagne de l'Ouest retrouva la croissance économique bien plus vite que l'Allemagne de l'Est. À la chute du mur de Berlin, symbole de la réunification de l'Allemagne, en novembre 1989, les deux pays ne possédaient pas du tout le même niveau économique. Cette différence se ressent aujourd'hui encore et l'Est reste plus pauvre que l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne.
Géographie
Union européenne
Article détaillé : Géographie de l'Allemagne
Superficie : 357 005 km²
Frontières terrestres : 3 618 km (Autriche 784 km ; Tchéquie 646 km ; | | |