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1886

1886

Catégorie:1886 Cette page concerne l'année 1886 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- En juin, réaffirmation de l'alliance germano-russe.
- En août, crise en Bulgarie (août-sept.).

France


- 8 mars : Loi instituant les lundis de Pâques et de Pentecôte comme fériés.
- 26 juin : Loi d'exil bannissant du sol français les chefs des familles royales et impériales ayant régné sur la France.
- 30 octobre : Loi Goblet sur la laïcisation du personnel des écoles publiques.
- Le général Georges Boulanger est ministre de la Guerre en France.

Grande-Bretagne


- Fin du ministère libéral William Gladstone, et début du ministère conservateur du marquis de Salisbury, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1892).

Suisse


- A Zurich, 95 serruriers se mettent en grève pour réclamer l'introduction de la journée de 10 heures. Un parqueteur trouve la mort au cours des affrontements avec la police.
- La fabrique de produits pharmaceutiques Kern et Sandoz ouvre ses portes à Bâle.
- La brasserie Feldschlösschen voit le jour à Rheinfelden.
- Première ligne suisse à haute tension.

Afrique


- 1 mai : Boma devient capitale de l'État indépendant du Congo en lieu et place de Vivi.
- La ville de Johannesburg est fondée en Afrique du Sud.
- Un accord anglo-germanique reconnaît le contrôle allemand sur le Tanganyika.
- Découverte de filons d'or au Transvaal en Afrique du Sud.
- Livraison du Port de la Pointe des Galets, le plus important de la Réunion.

Amériques


- Cuba : Abolition de l'esclavage

États-Unis


- 1 mai : Jour du renouvellement des baux, est la date choisie en 1885 par les organisations ouvrières américaines pour être une journée de grève générale et de pétition en faveur de la journée de huit heures. L'action de grève la plus importante a lieu à Chicago (Illinois) où 40 000 travailleurs débrayent. Les patrons décident alors d'embaucher des « jaunes » (les scabs). C'est la date de naissance de la fête du Travail.
- 3 mai : 7 000 à 10 000 ouviers grévistes se massent devant les usines McCormick près de Chicago pour protester contre les « jaunes » briseurs de grève et les conspuer. La police charge, puis l'armée intervient faisant 6 morts et de nombreux blessés.
- 4 mai : Nouvelle charge, lors du meeting de protestation réunissant près de 150 000 personnes, faisant de nouveaux morts. La ville est en état de siège et une bombe explose tuant 15 policiers. Lors des émeutes de Haymarket Square, deux militants socialistes et trois anarchistes sont arrêtés. Ils seront condamnés et pendus.
- Création des syndicats américains : l'American Federation of Labour (AFL).
- Le chef apache Géronimo se rend au général Nelson Miles.

Asie & Sous-continent indien


- La Birmanie devient une province des Indes britanniques.
- Fondation de l'université de Tokyo.

Océanie & Pacifique


- Découverte de filons d'or en Australie.

Proche-Orient & Monde arabo-musulman


- L'explorateur Sven Hedin parcourt la Perse, l'Irak et la Turquie.
- Une expédition russe échoue en Afghanistan.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1886 dans les chemins de fer
- Sports : 1886 en sport
- Arts & cultures :
  - Le philosophe allemand Friedrich Nietzsche publie Par delà le bien et le Mal.
  - L'écrivain français Paul Claudel se convertit au catholicisme.
  - Le terme sionisme est employé pour la première fois par Nathan Birnbaum, et va rentrer rapidement dans le langage courant.
  - Le journaliste fouriériste et antisémite, Édouard Drumont (1844-1917) publie un livre intitulé « La France Juive » qui fut propagé par les Jésuites de Beyrouth et de Damas.
- Beaux-Arts :
  - La Statue de la Liberté est dévoilée dans le port de New York.
  - Auguste Rodin sculpte le Baiser.
  - Vincent Van Gogh s'installe à Paris, chez son frère Théo qui travaille dans une galerie d'art.
- Sciences & techniques :
  - Benz construit son automobile.
  - Daimler met au point le moteur à explosion.
  - Le métallurgiste français Paul Héroult produit de l'aluminium par électrolyse.

Naissances en 1886


- 1 mars : Oskar Kokoschka, peintre autrichien.
- 24 mars : Edward Weston, photographe américain.
- 24 mars : Robert Mallet-Stevens, architecte français.
- 28 mars : Jean Fieux, ingénieur Français.
- 31 juillet : Constant Permeke, peintre et sculpteur belge.
- 16 septembre : Jean Arp, sculpteur français († 1966).
- 3 octobre : Alain-Fournier, écrivain français († 1914).
- 6 octobre : Edwin Fischer, pianiste suisse.
- 21 octobre : Eugene Burton Ely, aviateur († 1911).
- 15 novembre : René Guénon, métaphysicien.
- 27 novembre : Tsugouharu Foujita, peintre d'origine japonaise († 1968).
- 8 décembre : Diego Rivera, peintre mexicain († 1957).
- Gaston Ramon : Vaccin Antidiphtérique († 8 juin 1963). voir aussi : :Catégorie:Naissance en 1886

Décès en 1886


- 13 juin : Louis II de Bavière, roi de Bavière1845).
- 31 juillet : Franz Liszt, compositeur et pianiste hongrois
- 10 août : George Busk, chirurgien, zoologiste et paléontologiste anglais1807).
- 18 novembre : Chester A. Arthur, président des États-Unis1830). voir aussi : :Catégorie:Décès en 1886 __NOTOC__ ko:1886년 ms:1886 simple:1886 th:พ.ศ. 2429

Catégorie:1886

Article principal : 1886 Catégorie:Chronologie du XIXe siècle

Bulgarie

roa-rup:Vurgarii zh-min-nan:Bulgariya ko:불가리아 ms:Bulgaria ja:ブルガリア simple:Bulgaria th:ประเทศบัลแกเรีย |- valign="top" | Président | Georgui Parvanov |- valign="top" | Premier ministre | Serguei Stanichev |{{{{{{{{{{{{Commons|Category:Bulgaria|la Bulgarie{wikitravel|la Bulgarie|Bulgarie{fr{en{en{en{en{en{en{en{en{en{Pays d'Europe (COE)

Pâques

Pâques est une fête religieuse chrétienne commémorant la résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa crucifixion le Vendredi saint. C'est le jour le plus saint du calendrier chrétien, avant Noël. Il marque la fin du jeûne du Carême. Le mot Pâques provient du nom de la fête juive appelée Pessah (en français la Pâque), qui commémore l'Exode. Si le nom est de même origine, les deux fêtes n'ont pas de lien religieux entre elles : Pâques est ainsi nommée car d'après les Évangiles, c'est à l'occasion des fêtes de Pessah qu'eurent lieu la mort et la résurrection de Jésus. Le mot lui-même signifie « passage ».

Date de Pâques

Pâques et les fêtes qui y sont liées se déroulent à des dates variables, car elles ne correspondent pas à des dates fixes du calendrier grégorien (qui suit le mouvement du Soleil et les saisons). En fait, elles sont basées sur le calendrier lunaire, comme celui utilisé par les Juifs. Après le I concile de Nicée en 325, il fut décidé que Pâques serait célébrée le dimanche après le 14 jour du premier mois lunaire du printemps (en théorie, le dimanche après la première pleine lune advenant pendant ou après l'équinoxe de printemps). Finalement, toutes les églises acceptèrent la méthode d'Alexandrie, qui place l'équinoxe de printemps dans l'hémisphère Nord le 21 mars (alors que le vrai peut intervenir un ou deux jours avant ou après), et la date de la pleine lune devait être déterminée selon le cycle de Méton. Un problème qui apparut plus tard est la différence des pratiques entre les églises occidentales et les église orthodoxes. Les premières adoptent le calendrier grégorien pour calculer la date de Pâques, alors que les dernières utilisent toujours le calendrier julien originel. Le Conseil œcuménique des Églises proposa une réforme de la méthode de détermination de la date de Pâques lors d'un sommet à Alep (Syrie), en 1997. Cette réforme aurait permis d'éliminer les différences de dates entre église occidentales et orientales ; elle devait entrer en application en 2001, mais échoua. Le calcul de la date de Pâques, connu sous le nom de computus, est assez compliqué. Il existe des méthodes de tables traditionnelles, mais aussi des algorithmes comme celui développé par le mathématicien Carl Friedrich Gauss qui se présente ainsi: Paques=\left\

Pentecôte

, Chantilly]] La Pentecôte (du grec πεντηκοστή (ἡμέρα) pentêkostê (hêmera) « cinquantième jour », de πεντήκοντα pentêkonta, « cinquante ») marque le début de la diffusion du christianisme surtout parmi les Juifs et plus difficilement auprès d'autres peuples, y compris des Arabes croyant au Messie. Elle est célébrée le septième dimanche après Pâques pour commémorer la descente du Saint-Esprit sur les apôtres. Cette fête est l'héritière de la fête des Moissons, ou fête des semaines chez les Hébreux. Dans le calendrier juif, le « cinquantième jour » correspond à la fête de Chavouot. À partir du deuxième jour de la Pâque juive (Pessa'h), les juifs entament un décompte de 49 jours (le Omer). Cette période est dédiée à la préparation du cinquantième jour au cours duquel la Torah (la Loi juive) leur fut donnée.

Lundi de Pentecôte

Jusqu'au concile Vatican II, le lundi de Pentecôte était une fête d'obligation au cours de laquelle l'église catholique s'adressait aux nouveaux baptisés et confirmés. Depuis cette date, le lundi de Pentecôte n'est plus solennisé. Le lundi de Pentecôte est actuellement jour férié en Allemagne, en Autriche, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays bas, en Suisse, en Norvège, en Suède au Danemark, en Islande et en Grèce. Mais il ne l'est pas en Italie, en Espagne, au Portugal, en Angleterre, en Irlande, en Pologne et en Russie. En France, le lendemain de la Pentecôte, appelé simplement « lundi de Pentecôte », était un jour férié (loi du 8 mars 1886) jusqu'en 2004 où le gouvernement du premier ministre Jean-Pierre Raffarin, suite à la canicule de 2003, prit la décision de supprimer un jour férié et de le remplacer par une journée de travail appelée Journée de solidarité envers les personnes agées. Une part des revenus de cette journée est destinée à financer les actions en faveur des personnes âgées, notamment la prévention des risques liés à une nouvelle canicule. Nombreux critiquent cette décision : voir notamment le très actif [http://www.lesamisdulundi.com/ CAL (collectif des Amis du Lundi]. Le Conseil d'État a été saisi mais il n'a pas considéré cette suppression comme illégale. Certaines entreprises ont décidé d'offrir cette journée à leur personnel, D'autres ont choisi de demander aux employés de travailler quelques minutes en plus chaque jour à la place du lundi de pentecôte (c'est le cas notamment de la SNCF qui demande 1,52 min de travail supplémentaire par jour). Les partenaires sociaux (syndicats et patronat) qui se mettront d'accord peuvent choisir un autre jour férié, et obligatoirement le lundi de Pentecôte pour les autres. Ce lundi 16 mai 2005, le premier lundi de Pentecôte travaillé a été marqué par de nombreuses grèves. Catégorie:Calendrier chrétien ja:ペンテコステ

26 juin

Le 26 juin est le 177 jour de l'année (178 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 684 : début du pontificat de Benoît II
- 1097 : L'avant-garde de l'armée des croisés quitte la ville de Nicée pour entreprendre la longue route vers Jérusalem, lors de la Première croisade.
- 1295 : Przemysl II est couronné roi de Pologne.
- 1483 : Richard III sacré roi d'Angleterre.
- 1484 : Le duc René d'Alençon donne des lettres de commission au bailli de la seigneurie de Cany-Caniel, pour contraindre les habitants sujets au droit de gué, à payer ce droit dont ils cherchaient à s’affranchir.
- 1492 : premère ascension du Mont Aiguille, par Antoine de Ville, ascension qui est considérée par certains comme l'acte de naissance de l'alpinisme.
- 1549 : Les 17 provinces néerlandaises sont déclarées indépendantes du Saint Empire romain germanique.
- 1793 : Bataille de Nantes.
- 1794 : Bataille de Fleurus (1794).
- 1923 : Première course des 24 heures du Mans.
- 1945 : La charte créant les Nations unies est officiellement signée par 50 pays à San Francisco.
- 1949 : Les femmes votent pour la première fois en Belgique.
- 1960 : Indépendance de Madagascar.
- 1963 : John F. Kennedy, président des États-Unis, discours à Berlin : « Ich bin ein Berliner ».
- 1975 : Indira Gandhi établit un régime autoritaire en Inde.
- 1975 : élection du Révérend Père Carré à l'Académie française.
- 1995 : Le président égyptien Hosni Moubarak échappe à un attentat revendiqué par la Jamaa islamiya à Addis-Abeba en Éthiopie, où il s'était rendu pour participer à un sommet de l'Organisation de l'unité africaine.
- 2002 : Au terme de 11 mois de bataille judiciaire, la chambre des mises en accusation de Bruxelles déclare « irrecevable » la plainte déposée devant la justice belge pour crime contre l'humanité visant le Premier ministre israélien Ariel Sharon pour son rôle dans le massacre des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila en 1982 au Liban.

Naissances


- 1730 : Charles Messier († 1817), astronome français.
- 1892 : Pearl Buck († 1973), romancière américaine.
- 1908 : Salvador Allende, président chilien.
- 1913 : Aimé Césaire, poète et homme politique, français.
- 1914 : Lyman Spitzer, astrophysicien américain.
- 1933 : Claudio Abbado, chef d'orchestre, italien.
- 1936 : Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal.
- 1956 : Chris Isaak, chanteur américain.
- 1957 : Véronique Genest, actrice française.
- 1961
  - Douchka, chanteuse française, fille du chanteur Dany Esposito
  - Greg LeMond, cycliste américain.
- 1963 : Mikhaïl Khodorkovski, oligarque russe.
- 1964 : Tommi Mäkinen, pilote de rallye finlandais
- 1966 : Dany Boon, humoriste français.
- 1970 : Chris O'Donnell, acteur américain.

Décès


- 548 : Théodora, l'épouse de l'empereur Justinien, meurt sans doute d'un cancer du sein à 48 ans.
- 1793 : Gilbert White, naturaliste et ornithologue britannique1720).
- 1934 : Nathaniel Lord Britton, botaniste américain (° 1859)
- 1997 : Israel Kamakawiwo'ole, chanteur hawaiien
- 2003 : Marc-Vivien Foé1975), footballeur camerounais

Célébrations


- Journée internationale contre la torture.
- Fête nationale Malgache. Catégorie:Jour de l'année ja:6月26日 ko:6월 26일 ms:26 Jun simple:June 26 th:26 มิถุนายน

Georges Boulanger

Georges Ernest Jean-Marie Boulanger plus connu sous le nom de Général Boulanger, est né à Rennes, le 29 avril 1837 et mort à Ixelles, Belgique, le 10 septembre 1891. Fils d'un Breton et d'une Écossaise de la moyenne bourgeoisie, il fit ses études à Nantes. Il reste connu pour avoir ébranlé la Troisième République, porté par un mouvement revanchard appelé boulangisme.

Carrière militaire

Passé par Saint-Cyr d'où il sort en 1856, il participe aux campagnes de Kabylie comme lieutenant de turcos. En 1859 il participe à la campagne d'Italie. Une blessure à la poitrine à Rochebetto lui vaut la Légion d'honneur. En 1861, il participe à la campagne de Cochinchine contre Tu-Duc. Il est à nouveau blessé à Traï-Dan d'un coup de lance à la cuisse. En 1866 il devient capitaine-instructeur à l'école de Saint-Cyr. La guerre de 1870 le voit promu chef de bataillon à la suite d'actes héroïques. Nouvelle blessure à la bataille de Champigny lors de la défense de Paris. Il reçoit le commandement du 114e régiment d'infanterie de ligne à la tête duquel il participe à la répression de la Commune de Paris. Il est encore blessé le 24 mai lors de la prise du Panthéon. Cité dans le rapport du maréchal de Mac-Mahon, il fut promu commandeur de la Légion d'honneur le 24 juin 1871. En 1872, la Commission de révision des grades le rétrograde lieutenant-colonel et sa démission lui est refusée. Il est commandant en second du 109e puis du 133e régiment d'infanterie de ligne. En 1874 il devient colonel de ce dernier, avec pour supérieur le duc d'Aumale — un fils de Louis-Philippe — à qui il doit d'être nommé général en 1880. Il est promu à la tête de la 14e brigade de cavalerie. En 1881, il représente la France lors des fêtes du Centenaire de l'Indépendance et y retrouva le comte Dillon. En 1882, le ministre de la Guerre, le général Billot le nomme directeur de l'Infanterie. C'est alors qu'il établira des réformes qui le rendront populaire. En 1884, il devient général de division et commande le corps d'occupation de la Tunisie.

Carrière politique

Ministre de la Guerre

Familier de Clemenceau - l'un de ses condisciples du lycée de Nantes - celui-ci l'imposa à Freycinet comme ministre de la Guerre dans le cabinet que ce dernier forma le 7 janvier 1886. Ses réformes — comme l'autorisation du port de la barbe — le rendent populaire chez les militaires. Il parvient à pacifier la crise des mines de Decazeville. En mai 1886 la fille aînée de Philippe d'Orléans (1838-1894), Marie-Amélie, est fiancée en grande pompe avec le prince héritier du Portugal. La publicité autour de ces fiançailles heurte le gouvernement qui propose une loi d'expulsion des princes prétendants qui est votée par la Chambre. Le général Boulanger se trouve alors contraint de notifier au duc d'Aumale sa radiation des cadres de l'armée. La popularité de Boulanger ne cesse de croître et il devient le point central de la revue du 14 juillet 1886 — qui célébrait aussi le retour de l'expédition du Tonkin. Il est célébré par la chanson de Paulus, En revenant de la Revue. Il ne tarde pas à parcourir la France pour des inaugurations, des discours, etc. Le 17 septembre, à Libourne, il se distingue par un discours belliqueux — « Nous pouvons enfin renoncer à la triste politique défensive ; la France doit désormais suivre hautement la politique offensive ». Il ne tarde pas à représenter l'image du « Général Revanche ». L'amendement d'un député sur la suppression des sous-préfets fait tomber le gouvernement le 3 décembre, mais Goblet succédant à Freycinet est obligé de reprendre Boulanger. Si les radicaux abandonnent le gouvernement les conservateurs lui apportent leur soutien. Dès le début, il semble cumuler les provocations envers l'Allemagne : érection de baraquement dans la région de Belfort, interdiction d'exporter des chevaux, interdiction de la représentation de Lohengrin, etc. qui amène l'Allemagne à convoquer plus de 70 000 réservistes au mois de février. Enfin le 20 avril 1887 survient l'affaire Schnaebelé. Seules des dificultés au sein de chacun des gouvernements permettent d'éviter la guerre. Désormais Boulanger semble dangereux pour le gouvernement. Le 17 mai 1887, à cause d'un article de budget, le gouvernement Goblet chute au grand soulagement des parlementaires. Le 31 mai est formé un nouveau cabinet, mené par Rouvier et ne comprenant pas Boulanger - le général Ferron reçoit le ministère de la Guerre. C'est alors que va naître le mouvement boulangiste.

Chef du mouvement boulangiste

Voir article détaillé Boulangisme Sans poser sa candidature - mais à l'appel de Rochefort - 100 000 bulletins portent le nom de Boulanger lors d'une élection partielle de la Seine. La présence du général ne cessant d'aller croissante, le gouvernement le « limoge » en le nommant commandant du 13e corps d'armée à Clermont-Ferrand. Son départ le 8 juillet donne lieu à une manifestation de foule : 10 000 personnes envahissent la gare de Lyon, couvrent le train d'affiches « Il reviendra » et bloquent son départ pendant plus de trois heures et demie. Survient le scandale des décorations dans lequel Boulanger est un temps mis en cause. Cependant le président Grévy doit démissionner le 2 décembre et Boulanger devient un acteur clé des tractations pour élire son successeur, les monarchistes offrant leur voix au candidat s'engageant à prendre Boulanger comme ministre de la Guerre. Au final c'est Sadi Carnot qui est élu président et prenant Tirard comme chef de cabinet il refuse l'accès de Boulanger au ministère. Le 1 janvier 1888 le général eut une entrevue secrète, en Suisse, avec Jérôme Bonaparte, lui apportant le soutien bonapartiste. Pour l'élection du 26 février suivant, la candidature du général, présenté comme bonapartiste, est posée dans sept départements dans lesquels il obtient 54 671 voix. Cependant le général, étant en activité, était inéligible. Le 15 mars, le général Logerot, ministre de la Guerre le relève de ses fonctions et, le 24 mars, Boulanger est rayé des cadres de l'Armée et cassé de son grade. Désormais, rien ne s'oppose à son entrée en politique. En avril, il se présente aux élections en Dordogne et dans le Nord où il reçoit respectivement 59 000 et 172 500 voix. Une foule importante assiste à son entrée à la Chambre des députés le 12 juillet suivant. Boulanger ne tarda pas à recevoir le financement de l'orléaniste Marie Clémentine de Crussol (3 millions de francs), au nom de Philippe d'Orléans. En août Boulanger se présenta à nouveau à plusieurs élections et fut élu dans le Nord, la Somme et la Charente-Inférieure. Les Boulangistes ne tardent pas à présenter un candidat dans chaque département. La tension est à son summum lorsque Boulanger se présente à Paris en remplacement de Hude, député décédé. Ses adversaires lui opposent le président du Conseil général de la Seine, Jacques. Le 27 janvier 1889 Boulanger obtient 244 000 voix contre 160 000 à son adversaire. Boulanger célèbre la victoire au café Durand, place de la Madeleine en présence de 50 000 personnes. Certains interpellent Boulanger pour prendre l'Élysée. Boulanger ne le fait pas, ses supporters sont déçus et les craintes de ses adversaires attisées, désormais ces derniers s'atteleront à le discréditer. Le ministre de l'Intérieur, Ernest Constant, s'ingénia à inquiéter Boulanger. D'abord il poursuivit la Ligue des Patriotes, l'un des soutiens de Boulanger en vertu d'une loi sur les sociétés secrètes. Puis il fait savoir à Boulanger qu'un ordre d'arrestation doit être porté contre lui le 1er avril et que le même jour le ministre de l'Intérieur demandera à la Chambre la levée de son immunité parlementaire. Inquiété, Boulanger s'enfuit à Bruxelles - fuite favorisée par le ministère. Le 4 avril, un vote de 333 voix contre 190 lève son immunité parlementaire. Boulanger est poursuivi pour « complot contre la sûreté intérieure » mais aussi pour détournement des deniers publics, corruption et prévarication. Le 14 août le Sénat réuni en Haute Cour condamne Boulanger, Rochefort et le comte Dillon à « la déportation dans une enceinte fortifiée ». Désormais Boulanger accompagné de sa maîtresse M de Bonnemains part en exil - la Belgique le trouvant encombrant. Le 15 juillet 1891 M de Bonnemains meurt de maladie et il se suicide sur la tombe de cette dernière à Ixelles le 10 septembre 1891.

Annexe

Les réformes militaires de Boulanger

Comme directeur de l'Infanterie


- Introduction de la morue de l'ordinaire,
- Application de la loi sur la remonte des capitaines,
- Adoption du bourgeron de toile,
- Suppression de la retraite du soir,
- Adoption du haversac nouveau modèle,
- Unification des types de guérite et peintures aux couleurs nationale de ces édicules,
- Autorisation permanente des sorties de théâtre et du port de la barbe pour les sous-officiers rengagés,
- Vélocipédisation de l'armée,

Comme ministre de la Guerre


- Autorisation généralisée du port de la barbe : ::
« Article premier.
::Les officiers et les sous-officiers portent à leur gré la moustache, ou la barbe entière, celle-ci assez courte pour ne pas masquer les écussons du collet... ::Le port des favoris est seul interdit. ::En cas de maladie, les médecins décident si la barbe des hommes de troupe doit être rasée. ::
Art. 2
::Le Ministre de la Guerre est chargé de l'exécution du présent décret. :::Journal Officiel du 18 mars 1886
- Création de 800.000 uniformes pour l'armée territoriale,
- Réorganisation de l'État-Major,
- Adoption du fusil Lebel,
- Institution de nouvelles troupes coloniales (Annamites),
- Réorganisation de l'aérostation militaire,
- Réorganisation du génie,
- Réorganisation de la surveillance des frontières,
- Réorganisation du service de contre-espionnage,
- Amélioration de l'ordinaire,
- Autorisation du port de l'épée aux sous-officiers rengagés
- Remplacement de la gamelle par des assiettes,
- Droit de posséder des fourchettes,
- Remplacement des paillasses par des sommiers,
- Suppression des dispenses militaires pour les jeunes bourgeois faisant des études
- Suppression des dispenses militaires pour les ecclésiastiques (« les curés sac au dos »).

Citations et petites phrases


- « À l'heure qu'il est, chaque soldat partage avec un mineur sa soupe et sa ration de pain » (Boulanger, lors de la grève de Decazeville)
- Un « Saint-Arnaud de café-concert » (Jules Ferry, au sujet de Boulanger)
- « Minuit cinq. Depuis cinq minutes le boulangisme est en baisse. » (Thièbaud, un des principaux boulangistes, après le refus de coup d'État au soir du 27 janver 1889).
- « [Il] mourut comme il vécu, en sous-lieutenant » (Clemenceau, à la nouvelle de la mort de Boulanger)

Chansons sur Boulanger


- En Revenant de la Revue, À bas... Bismarck et vive Boulanger, Notre général bien-aimé. Boulanger Boulanger, Georges Boulanger, Georges ja:ジョルジュ・ブーランジェ

William Gladstone

:William Ewart Gladstone

Angleterre

L'Angleterre est l'une des quatre nations qui composent le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.

Histoire

Voir article détaillé : Histoire de l'Angleterre Le nom Angleterre, qui remplaça celui de Bretagne tire son origine de l'invasion des Anglo-Saxons dans l'île de Bretagne qui entre les et s, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne. Les Bretons furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne et ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l' Angleterre. Ils y étaient établis depuis le À partir du milieu du , les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Radia avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise, des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne. Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussi à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles. En même temps, jusque récemment on a largement cru et pendant longtemps que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations Bretonnes ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avance. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux. En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (voir le C. Capelli et autres. 'un recensement de chromosome de Y des îles britanniques '. Biologie Courante 13, 979â€"984, (2003)). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l' Université de Birmingham; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux ont été seulement très légèrement colonisé par les Angles et les Saxons. Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans la Bretagne qui allait devenir l’Angleterre et qu’ ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre semble-t-il (c.f.Pr Evans) et aient ainsi contribué, à donner sa physionomie originale au peuple anglais, physionomie au demeurant bien plus celtique que germanique. D'autres, notamment les Cornouaillais et le Combriens s'apparentent aux Bretons; d'où, une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être Anglais mais Cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais ont été influencés par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot rêve est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont scandinaves d'origine. Le leg principal laissé à l' Angletterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Ecosse sont dérivés des noms de lieux bretons d' origine, y compris Londres , Dumbarton , York , Dorchester , Douvres et Colchester . On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie ou d'origine bretonne, en particulier "bre", "bal" ,pour les collines, "carr" pour un endroit rocheux élevé, "coomb" pour une petite vallée profonde. L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcellée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais reperdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex. En 1066 la Normandie a conquis l'Angleterre, ce qui a ouvert le pays aux influences continentales. La Guerre civile anglaise (1135-1154) s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche. La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre. L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne. La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés partout dans le monde laissant une petite, mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre aussi.

Symboles

Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc. La fleur nationale est la rose rouge. Les armoiries d'Angleterre sont de gueules à trois léopards d'or, c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive: selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (de gueules à deux léopards d'or) et de l'Aquitaine (de gueules à un léopard d'or). Voir:Armorial de l'Angleterre.

Voir aussi


- Liste d'Anglais célèbres
- Subdivisions de l'Angleterre
- Villes de l'Angleterre

Liens externes


- [http://www.i-uk.com/france Angleterre sur i-UK]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Angleterre Angleterre sur Wikitravel]
- [http://www.england.net/ Hotels et Voyage en Angleterre]
- [http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/Iles_Britanniques/Angleterre.htm Présentation de l'Angleterre] ---- Catégorie:Ancien pays d'Europe
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1892

Catégorie:1892 Cette page concerne l'année 1892 du calendrier grégorien.

Événements

Afrique


- Kayes devient la capitale du Soudan français.

Amériques


- 12 février : premier match de basket-ball aux États-Unis
- En novembre, Réélection de Grover Cleveland (D) comme Président des États-Unis.

Asie & monde indien


- Début des mouvements indépendantistes aux Philippines.

Europe


- 17 août : Convention militaire franco-russe.

France


- 11 juillet : L'anarchiste Ravachol est guillotiné.
- 28 octobre : Première projection des Pantomimes lumineuses d'Émile Reynaud avec son théâtre optique au Musée Grévin
- Limitation à 10 heures par jour du travail des 13-18 ans, interdiction du travail de nuit pour les femmes.
- Grève des mineurs de Carmaux.
- Scandale de Panama.
- Fondation de la Fédération des bourses du travail au congrès de Saint Etienne
- Du 10 mars au 10 avril, Joséphin Péladan organise le premier Salon de la Rose-Croix à Paris.

Grande-Bretagne


- Début du ministère libéral de William Gladstone, Premier ministre (fin en 1894).
- Échec du projet de Home rule.
- La syphilis est un véritable fléau de la société victorienne, et fait des ravages dans les ports, où elle touche particulièrement les marins, mais aussi à Londres où le nombre de prostituées est évalué à environ 100 000. Elle est alors considérée comme le juste châtiment des péchés de la chair.

Suisse


- Bâle est la première ville suisse à introduire des entreprises communales de transport.
- Le Lucernois Josef Zemp devient le premier conseiller fédéral non radical. Il représente le parti catholique conservateur.
- Première fabrique suisse de bicyclettes à Arbon.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1892 dans les chemins de fer
- Sports : 1892 en sport
- Arts & cultures :
  - Le peintre français Paul Cézanne termine ses Joueurs de cartes.
- Sciences & techniques :
  - Le savant écossais Sir James Dewar invente la bouteille isolante qui porte son nom (bouteille thermos).

Naissances en 1892


- Lucille Younge, actrice américaine d'origine française († 2 août 1934)
- 3 janvier : John Ronald Reuel Tolkien, écrivain anglais († 2 septembre 1973)
- 15 janvier : William Beaudine, réalisateur américain († 18 mars 1970)
- 22 janvier : Marcel Dassault, constructeur d'avions († 17 avril 1986)
- 28 janvier : Ernst Lubitsch, réalisateur d'origine allemande († 30 novembre 1947)
- 10 mars : Arthur Honegger, compositeur d'origine suisse († 1955)
- 15 mars : Charles Nungesser, aviateur français († 8 mai 1927)
- 30 mars : Erwin Panofsky, historien de l'art et essayiste américano-allemand († 14 mars 1968)
- 14 avril : Bhimrao Ramji Ambedkar, juriste et homme politique indien († 6 décembre 1956)
- 19 avril : Germaine Tailleferre, compositeur, membre des Six († 7 novembre 1983)
- 7 mai : maréchal Tito, chef d'état yougoslave († 4 mai 1980)
- 9 mai : Zita de Bourbon-Parme, dernière impératrice d'Autriche († 14 mars 1989)
- 26 juin : Pearl Buck, romancière américaine († 6 mars 1973)
- 1 juillet : Jean Lurçat, peintre et décorateur français († 6 janvier 1966)
- 23 juillet : Hailé Sélassié Ier (prince Tafari Mekonen), futur empereur d'Éthiopie († 27 août 1975)
- 5 août : Valentine Tessier, comédienne française († 11 août 1981)
- 9 août : Shiyali Ramamrita Ranganathan mathématicien et bibliothècaire indien († 27 septembre 1972)
- 15 août : Louis de Broglie, physicien français († 19 mars 1987)
- 17 août : Mae West, actrice américaine († 22 novembre 1980)
- 4 septembre : Darius Milhaud, compositeur († 22 juin 1974)
- 1 novembre : Alexandre Alekhine, joueur d'échecs russe puis français († 24 mars 1946)
- 4 décembre : Francisco Franco, homme d'État espagnol († 20 novembre 1975)

Décès en 1892


- 31 janvier : Charles Haddon Spurgeon, évangélisateur
- 2 mars : Annibale de Gasparis, astronome et mathématicien italien.
- 26 mars : Walt Whitman, poète et humaniste américain
- 22 avril : Édouard Lalo, compositeur français
- 9 juin : William Grant Stairs, explorateur canadien continent d'Afrique
- 6 octobre : Alfred Lord Tennyson, poète anglais
- 18 décembre : Richard Owen, biologiste, spécialiste en anatomie comparée et paléontologiste anglais __NOTOC__ ko:1892년 ms:1892 simple:1892 th:พ.ศ. 2435

Zurich (ville)

Zurich (Zürich en allemand) est une cité alémanique de Suisse, la première ville du pays par le nombre d’habitants (365 000 ; agglomération: 1 091 732) et la capitale du canton de Zurich.

Histoire

Ancienne bourgade gallo-romaine (Turicum), détruite au par les Alamans, puis reconstruite, Zurich devint ville libre impériale en 1218, puis entra dans la Confédération suisse en 1351 et y prit une grande importance, grâce à l’acquisition de nombreuses seigneuries voisines et à la prospérité de son artisanat textile. Ulrich Zwingli introduisit la Réforme à Zurich à partir de 1519. La ville et le canton furent gouvernés jusqu’à la révolution libérale de 1830 par une riche bourgeoisie protestante ; ils se démocratisèrent progressivement dans le courant du . Aujourd’hui, Zurich est la première ville de la Confédération par l’importance de sa population, presque deux fois plus nombreuse que celle de Bâle ou de Genève. Genève

Économie

L’importance de l’agglomération tient surtout à la place économique, financière et commerciale qu’elle occupe dans le pays. Ville qui concentre quarante sièges sociaux des cent plus importantes entreprises du pays, Zurich est considérée comme la capitale économique, laissant à Berne la fonction de capitale politique. N’ayant que 17 000 habitants en 1800, son essor démographique s’est produit essentiellement depuis la réussite industrielle et commerciale de la région, avec une arrivée massive de population à partir du début du . C’est dans cette ville également que se trouve le principal aéroport de la Confédération, Zurich-Kloten, devançant les deux autres aéroports du pays : Genève-Cointrin et Bâle-Mulhouse-Fribourg.

Richesse artistique

Zurich est également un haut lieu de la culture suisse. La ville joue un rôle prédominant en tant que ville avant-gardiste au niveau artistique, une partie de sa célébrité et de son essor culturel venant des nombreux peintres, compositeurs et écrivains qui y ont séjourné et laissé leur empreinte : James Joyce, Thornton Wilder, Hermann Hesse, Thomas Mann, entre autres. Le mouvement Dada en est également originaire : il est né au cabaret Voltaire en 1916. Cette richesse culturelle et artistique fait de Zurich un important centre touristique. La ville abrite notamment le Musée national suisse (Schweizerisches Landesmuseum), qui retrace l’histoire du pays depuis la préhistoire (objets domestiques, art religieux, fresques, armes, costumes, gravures, orfèvrerie, etc.) et le Musée des Beaux-Arts (Kunsthaus) qui rassemble une importante collection d’œuvres de Edvard Munch, Alberto Giacometti et d’autres artistes modernes et contemporains. Avec celui de Bâle, ce musée est sans doute le plus important du pays au niveau de sa richesse et de sa diversité. Il est le cadre également d’expositions temporaires de grande qualité.

Monuments

Alberto Giacometti L’église Fraumünster, au cœur de la ville, est à visiter pour ses vitraux de Marc Chagall et d’Augusto Giacometti. Un autre monument situé dans le centre-ville est l'église Grossmünster. Sa construction commença environ en 1100 sous l'ordre de l'empereur Charles III le Gros. Les derniers travaux sont terminés en 1220. L'église a étét le centre de la reformation en Suisse alémanique sous Huldrych Zwingli.

Musées


- Musée National Suisse
- Musée des Beaux-Arts (Kunsthaus)
- Musée d'histoire de la médecine de Zurich

Transports

Musée d'histoire de la médecine de Zurich
- Réseau de trams et de bus urbain
- Réseau de train régional (S-Bahn)
- Important noeud ferroviaire
- Aéroport de Kloten, relié par train (12 minutes)

Institutions scolaires


- École polytechnique fédérale
- Université

Sport


- Grasshopper-Club Zurich
- FC Zurich Catégorie:Ville de Suisse Catégorie:Commune du canton de Zurich als:Zürich ja:チューリッヒ ko:취리히 simple:Zürich

Bâle

Bâle (allemand : Basel, italien : Basilea ) est une ville (les habitants sont les Bâlois), chef-lieu du canton de Bâle-Ville. Elle est située dans le nord-ouest de la Suisse, là où le lit du Rhin décrit une courbe en direction du nord. La ville compte 166 000 habitants (2004) ; (agglomération de Bâle : 690 000 habitants). Particularité de la ville de Bâle, il n'existe pas de fonction de maire.

Introduction

L'agglomération bâloise déborde les frontières franco-suisse et germano-suisse, puisqu'elle englobe notamment les villes de Saint-Louis et Huningue en Alsace et de Weil-am-Rhein et Lörrach du Bade-Wurtemberg. En allemand, la région est connue sous le nom de Dreiländereck, (litteralement : l'angle des trois pays), dit en francais (Haut-Rhin) "District des trois frontières". Bâle constitue le dernier port du Rhin accessible aux navires de fort gabarit. En amont sont en effet situées les chutes du Rhin de Schaffhouse, obstacle majeur à la navigation. La ville de Bâle est célèbre pour :
- son Carnaval riche en couleur et porteur d'une tradition plus que centenaire qui emprunte autant aux armées napoléoniennes qu'au carnaval de Venise
- et Art Basel, dite aussi la foire de Bâle, la plus importante foire annuelle d'art contemporain d'Europe, qui se tient vers la mi-juin

Histoire

Art Basel Art Basel L'ensemble de la ville a été détruite le 18 octobre 1356 par un séisme dont les effets dévastateurs se sont étendus sur un vaste territoire d'un rayon de 15 à 30 kilomètres, notamment dans le sud de l'Alsace. Selon divers témoignages, la secousse aurait été ressentie jusqu'à Paris et à Constance. Cette catastrophe eut un impact considérable sur les esprits, car elle eut lieu peu de temps après un tremblement de terre précédant, en 1348, année où la peste noire commença à frapper le pays, emportant un quart de la population. D'aucuns évoquèrent alors la proximité de la fin du monde. L'architecture régionale héritée de cette époque est notamment remarquable par les structures en colombages des bâtiments, destinées à apporter en cas de séisme la flexibilité nécéssaire aux ouvrages.

Musées


- Art
  - Le Kunstmuseum, exceptionnel ensemble de peintures rhénanes de la Renaissance et belle collection d'art moderne;
  - La Kunsthalle, vouée aux expositions temporaires.
  - Le Musée Tinguely
  - La Fondation Beyeler, collection d'art contemporain à Riehen, dans des bâtiments dus à Renzo Piano;
  - La fondation Herzog, photographies
- Histoire
  - Musée d'histoire
  - Musée d'histoire-La musique
  - Musée d'histoire-Les callèches
  - Musée d'histoire-L'habitat
- L'Antikenmuseum
- Le musée d'histoire naturelle
- Le musée d'art populaire
- Musée de la caricature et de cartoons
- [http://www.museenbasel.ch/html/musaz_d.cfm?id=67 Liste des musées]

Tourisme

Renzo Piano
- Le zoo
- Fontaine Tinguely

Manifestations


- Le carnaval de Bâle
- La Muba
- La foire de Bâle (manifestation d'art contemporain)

Économie


- Chimie
  - La ville de Bâle est considérée comme étant une des capitales mondiales du médicament, car elle accueille plusieurs groupes pharmaceutiques au sein de son agglomération, tels que Novartis et Roche. Le développement de cette activité fut favorisé par l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne en 1870, qui provoqua le départ vers Bâle de nombreux industriels mulhousiens, notamment spécialisés dans la chimie, dans le cadre de l'industrie textile.
- Banque
  - La Banque des règlements internationaux (BRI) y a son siége.

Sport


- FC Bâle

Symboles

Le drapeau de la Ville de Bâle est identique à celui du canton de Bâle-Ville (Baselstadt). Le drapeau du canton de Bâle-Campagne (Baselland) est également identique, à la différence près qu'il est de couleur rouge sur fond blanc.

Personnages célèbres

À Bâle sont nés :
- Marc Allégret, réalisateur
- Werner Arnold, cycliste
- Hans Urs von Balthasar, théologien
- Gaspard Bauhin, naturaliste
- Jean Bauhin, naturaliste
- Jacques Bernoulli, mathématicien et physicien
- Arnold Böcklin, peintre
- Jacob Burckhardt, savant
- Leonhard Euler, mathématicien et physicien
- Ferenc Fricsay, chef d'orchestre
- Christophe Glaser, pharmacien
- Jürg Kreienbühl, peintre
- Fritz Müller, médecin et zoologiste
- Sandra Speichert (1971 - ), actrice
- Jacques Sprenger, inquisiteur
- Felix Wuertz, chirurgien
- Théodore Zwinger, savant

Liens externes


- [http://www.basel.ch/fr Le site officiel de Bâle]
- [http://bale.kanak.fr Bale.ch - Forum bâlois multilingue] Bale catégorie:Canton de Bâle-Ville als:Basel ja:バーゼル

1er mai

Le 1 mai est le 121 jour de l'année (122 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. C'est dans la nuit du 30 avril au 1 mai que se déroule selon le calendrier celte, la fête druidique de Beltaine, qui marque le passage du froid à la chaleur. En outre, le 1 mai est jour férié dans de nombreux pays du monde entier car il est le jour de la fête du Travail. À cette occasion, de nombreuses manifestations organisées par l'Etat ont lieu dans les pays communistes et socialistes (la Chine, Cuba,...) ainsi que des manifestations revendicatives (Berlin en Allemagne) et des rassemblements de partis politiques (France, Belgique,...). Le jour du premier mai, on offre aussi traditionnellement du muguet, qui fleurit chaque année vers cette date.

Événements


- 1209 : le roi de France Philippe II Auguste et le légat du pape convoquent une assemblée des grands du royaume, près de Sens, pour décider d'une croisade contre les Albigeois.
- 1834 : les territoires britanniques abolissent l'esclavage.
- 1840 : émission du Penny Black, premier timbre de l'histoire au Royaume-Uni.
- 1884 : les travailleurs étatsuniens proclament une exigence pour une journée de travail de huit heures.
- 1886 : une grève générale prend place à Chicago par des travailleurs qui demandaient une journée de travail de huit heures.
- 1890 : première célébration française et internationale de la journée d'action du 1er mai. Le 1 mai 1891, à Fourmies (Nord) la troupe tire sur des grévistes : neuf morts, 35 blessés.
- 1894 : près de Chicago une manifestation de soutien aux ouvriers de Pullman, brutalement réprimée par Grover Cleveland, fait deux morts.
- 1899 : la Jamais Contente du belge Camille Jenatzy dépasse les 100 kilomètres à l'heure. La date du 29 avril est donnée par certaines sources.
- 1960 : un avion espion U2 est abattu au-dessus de l'URSS.
- 1967 : le mariage d'Elvis Presley et Priscilla Beaulieu est célébré à Las Vegas.
- 1975 : suppression des commissions fixes sur les transactions sur titres aux États-Unis, qui déclenche la spectaculaire croissance des marchés financiers.
- 2004 : Chypre, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Slovénie rejoignent l'Union européenne.
- 2005 : la Belgique connaît son 1 mai le plus chaud : 30,6° à Deurne et Kleine-Brogel. Encore une preuve du réchauffement climatique.

Naissances


- 1633 : Sébastien Le Prestre de Vauban, ministre de Louis XIV, décédé le 30 mars 1707
- 1852 : Martha Jane Cannary, alias Calamity Jane, figure légendaire du far-west
- 1917 : Aimé Barelli, musicien et chef d'orchestre français, décédé le 13 juillet 1995
- 1917 : Danielle Darrieux, comédienne
- 1946 : John Woo, cinéaste chinois
- 1947 : Jacob Bekenstein, physicien israëlien
- 1975 : Marc-Vivien Foé, footballeur camerounais, décédé le 26 juin 2003

Décès


- 1850 : Henri Marie Ducrotay de Blainville, zoologiste et anatomiste français1777).
- 1904 : Antonín Dvořák, compositeur tchèque
- 1918 : Grove Karl Gilbert, géologue américain
- 1945 : Joseph Goebbels, ministre de la propagande sous Adolf Hitler
- 1978 : Aram Khatchaturian, composeur russe
- 1993 : Pierre Bérégovoy, homme politique, ancien Premier ministre français
- 1994 : Ayrton Senna, coureur automobile brésilien de Formule 1

Célébrations


- Fête du Travail, jour férié en : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Luxembourg, Mexique, Pologne, Portugal, Tunisie, Russie, Hongrie.
- En Suisse, c'est également la fête officielle du Printemps.
- Saint(e) du Jour: Jérémie.Jérémy.jacqueline Catégorie:Jour de l'année ja:5月1日 ko:5월 1일 simple:May 1 th:1 พฤษภาคม

État indépendant du Congo

L’État indépendant du Congo était un royaume détenu personnellement par le roi Léopold de Belgique. Cet État était constitué par le territoire actuellement connu sous le nom de République démocratique du Congo. Léopold commença à nourrir des ambitions de colonisation (économique, militaire, politique) à l’égard du Congo en 1877 (après avoir avoir cherché d’autres territoires, dont Bornéo et Fidji), et fut assuré d’une reconnaissance internationale de ses droits sur le territoire en 1885, avant une annexion par la Belgique en 1908. Sous le contrôle de l’administration de Léopold , l’État indépendant du Congo fut soumis à un régime de terreur, incluant des atrocités tel des assasinats collectifs et des mutilations commises dans le but de contrôler les populations indigènes de la région du Congo, et de procurer du travail forcé. À partir de 1900, des informations concernant les conditions de travail dans l’État indépendant du Congo déclenchèrent une vague d’indignation et de protestation en Europe et aux États-Unis. En 1908, la pression de l’opinion publique et les manœuvres diplomatiques conduisirent à la fin de la souveraineté de Léopold et à l’annexion du Congo par la Belgique en tant que colonie, désormais connue sous le nom de Congo belge.

Histoire

Genèse de l’État indépendant du Congo

Congo belge Léopold réussit à obtenir le contrôle sur le Congo essentiellement de par le manque d’intérêt des grandes puissances européennes pour cette région. Il neutralisa les dernières prétentions en promettant de faire du fleuve un voie d’eau internationale exempté de droits de taxe, et en promettant le territoire à la France en cas d’abandon de sa part. Mais la main mise de Léopold et le regain d’intérêt pour les richesses générées par le territoire allaient limiter l’intégrité du territoire escompté. Les Français réclamèrent la rive nord du fleuve (l’actuelle République du Congo. Léopold put finalement compter sur un territoire se confondant pratiquement avec la cuvette centrale du bassin du Congo, dont l’avenir économique restait incertain. Au cours d’une succession de négociations, Léopold défendit des objectifs humanistes en tant que représentant de l’Association Internationale Africaine, jouant les grandes puissances les unes contre les autres. La Grande-Bretagne était mal à l’aise avec l’expansion française, et avait une revendication sur le Congo qui datait de l’expédition du Lieutenant Cameron en 1873. Cette expédition était partie de Zanzibar pour ramener le corps de David Livingstone, mais ne souhaitait pas prendre possession d’une grande colonie supposée peu productive. Le Portugal avait une revendication plus ancienne, datant des voyages de Diogo Cão à l’embouchure du Congo en 1482. Après l’avoir ignorée pendant des siècles, cette revendication réapparut. Les Portugais cherchèrent d’abord un soutien français, mais les Britanniques proposèrent le leur en échange d’une promesse de libre commerce sur le fleuve. Bismarck de l’Allemagne avait de nouvelles possessions en développement dans le Sud-Ouest africain, et n'avait pas d’ambition pour le Congo, mais était ravi de voir ses rivaux anglais et français ainsi se disputer l’Afrique centrale. Sud-Ouest africain Léopold commença une campagne d’information en Angleterre, épinglant les rapports sanglants relatifs à l’esclavagisme dans les colonies portugaises, et laissa sous-entendre aux grandes compagnies commerciales anglaises qu’il pourrait laisser à la Grande-Bretagne un statut plus avantageux que celui promis par les Portugais pour le commerce dans le territoire. Au même moment, Léopold promit à Bismarck qu’il ne donnerait à aucune nation étrangère de faveur particulière sur le territoire du Congo, et que les allemands pourraient l’exploiter comme tous autres. Léopold offrit alors à la France le support de l’Association pour la prise de possession de la rive nord du fleuve, et appuya la transaction par la promesse que s’il s’avérait que Léopold ne pouvait seul subvenir aux moyens nécessaires que pour exploiter le territoire (ce qui semblait à l’époque être le cas), celui-ci reviendrait à la France. Finalement, il demanda l’aide des États-Unis, envoyant au Président Arthur des copies des traités conclus par l’explorateur britannique Henry Morton Stanley avec les chefs de tribus locales, proposant que dans le cadre de son action humanitaire désintéressée, l’Association administrerait le Congo pour le bien de tous, rendant le pouvoir aux indigènes une fois ceux-ci en mesure d’assumer la responsabilité de la gestion de l’État. Cette manœuvre parachevait le plan de Léopold . En novembre 1884, Bismarck convoqua une conférence de 14 états (la conférence de Berlin) pour trouver un accord à l’amiable pour le partage de l’Afrique centrale. Et après 3 mois de négociation, Léopold obtint satisfaction. La France reçut 666 000 km² sur la rive nord du fleuve (les actuelles république du Congo et République centrafricaine, le Portugal 909 000 km² au sud (l’actuel Angola), et Léopold obtenait en son propre nom, en tant qu’organisation philanthropique exclusive, reçut les 2 344 000 km² qui allaient constituer l’État indépendant du Congo. Par ses qualités de diplomate, Léopold réussit à faire attribuer le Congo non à une des nombreuses organisations philanthropiques existantes, ni non plus à sa personne en tant que Roi des Belges, mais bien en tant que propriété personnelle. Il devint le seul dirigeant d’une population que Stanley estimait de 30 millions de personnes (vraisemblablement très surestimée), dans un état sans constitution ou autre loi fondamentale, sans supervision internationale, sans même jamais avoir été lui-même au Congo, et sans que la plupart de ses sujet aient jamais entendu parler de lui.

La conquête de Léopold

Angola Léopold n'avait plus besoin de la façade de l’Association, et la remplaça par un cabinet composé de Belges qui assureraient la gestion de l’État. Il envoya un Gouverneur-général et un Chef de la police à la nouvelle capitale de Boma. Le vaste bassin du Congo fut répartit en 14 districts administratifs, chaque district en plusieurs zones, chaque zone en plusieurs secteurs, et chaque secteur en plusieurs postes. Des Commissaires de district aux postes, chaque dirigeant était un européen, mercenaire ou aventurier de toute nature. Trois problèmes importants se firent jour dans ces premières années. Tout d’abord, au delà des 8 comptoirs développés par Stanley, il n’y avait que la jungle, qui n'offrait pas d’intérêt commercial. Ensuite, Cecil Rhodes, alors Premier ministre de la colonie britannique du Cap (partie de l’actuelle Afrique du Sud) cherchait à progresser d’avantage vers le nord et à occuper le sud du Congo en contravention avec les stipulations du traité de Berlin, mais avec l’accord tacite de Londres. Et finalement, les esclavagistes zanzibarites de Tippo Tip avaient établi une présence forte dans l’est et le nord du territoire, ainsi que sur le territoire de l’actuel Ouganda. Tippo Tip avait ainsi fondé un véritable état indépendant. Léopold était l’un des hommes les plus riches d’Europe, mais pas assez que pour supporter les dépenses necessaires au développement du territoire du Congo. Il voulait tirer des richesses du Congo, et non point se ruiner. Il mit dès lors en place un régime colonial dur pour maximiser son profit. Le premier grand changement fut la mise en place du concept des terres vacantes, qui étaient constituées de toute terre non occupée par les Européens. Ces terres furent octroyées à l’État, et les employés de l’État furent chargés de leur exploitation. Les indigènes se voyaient ainsi dépossédés de facto de leur propres terres. Ensuite, le territoire fut divisé en deux zones économiques : la zone de libre commerce, qui était ouverte à tout entrepreneur de toute nation européenne, qui pouvait ainsi se voir attribuer pour une durée de 10 ou 15 ans des concessions à exploiter par toute voie et pour tout produit. L’ivoire dans un district donné, ou une concession de caoutchouc par exemple. L’autre zone, occupant environ les deux tiers du territoire de l’État, devint Domaine Privé. A savoir la propriété exclusive de l’État, et donc de Léopold . Sur cette base, le Congo commença à être économiquement autonome. Mais pas assez pour Léopold lui-même. En 1893, il retira de la zone de libre commerce une zone des plus accessible et d’une superficie de 259 000 km² qu’il déclara Domaine de la Couronne : les mêmes principes que pour le Domaine Privé, si ce n’est que les revenus issus de ce domaine étaient directement attribués à Léopold lui-même. Léopold ne fit étalage public de ses profits issus de l’État indépendant, mais ils furent estimés à environ 10 millions de francs de l’époque, et qui était beaucoup plus que Léopold lui-même ne pouvait dépenser. Rapidement, le problème de l’expansionnisme britannique au sud du territoire se posa. Le district éloigné et vulnérable du Katanga sur le haut-Congo était occupé par un puissant chef appelé Msiri, et qui avait déjà rejeté les offres de Cecil Rhodes. Léopold ne s’embarrassa pas de négociations : il envoya des expéditions armées pour occuper sa capitale. Msiri se retira dans la forêt, fut capturé mais refusa de se soumettre. Sur ordre de Leopold , Msiri fut assassiné et un dirigeant plus docile fut mis en place. A court terme, le dernier problème, celui posé par les esclavagistes de Zanzibar, fut rapidement résolu. Léopold négocia une alliance avec Tippo Tip, qu’il engagea et nomma même plus tard Gouverneur du district des Stanley Falls. A plus long terme, la solution ne fut pas satisfaisante. Il était en effet indéfendable d’employer le dernier grand esclavagiste alors que l’État affichait des ambitions anti-esclavagistes. De plus, les deux hommes étaient des rivaux commerciaux. Chaque esclave, chaque kilo d’ivoire exploité par Tippo Tip était soustrait des possessions de Léopold . La guerre était inévitable. Les deux parties se combattirent largement par groupes interposés, chacun armant les tribus cannibales des forêts du haut-Congo dans des conflits particulièrement sanglants. Ils pensaient que la souffrance attendrissait la viande, et les prisonniers étaient mis à cuire toujours vivants. Les indigènes ne furent pas les seuls à manger de la chair humaine, certains européens en mangèrent aussi. Les mousquets de Tippo Tip ne firent pas le poids face à l’artillerie et aux mitrailleuses des troupes de Léopold, et dès le début 1894, la guerre était terminée.

L’administration de Léopold

1894 Pendant ce temps, la recherche de profit continuait. Le salaire des responsables de district fut réduit à un strict minimum, et des commissions furent octroyées sur base des revenus générés par le territoire. Après de nombreuses critiques, ce système de prime fut remplacé par un système d’allocation de retraite : l’essentiel de la rémunération était garanti pour la fin du service, et seuls les agents territoriaux et les magistrats dont la conduite avait été jugée "satisfaisante" pouvaient y prétendre. Mais rien ne changea en pratique, et tous les moyens furent bons pour tirer au mieux parti du territoire. Les indigènes établis sur le Domaine Privé se virent interdire par la loi de vendre à toute autre personne que l’État. Celui-ci imposait des quotas de production d’ivoire et de caoutchouc, fixait les prix et imposait également la fourniture de vivres au comptoir et imposait de fournir 10 % de la population au service du travail forcé à temps plein — des esclaves de fait — et autres 25% à temps partiel. Pour forcer les quotas de caoutchouc, la Force Publique (FP) était parfois requise. Elle était un armée dont le but n’était pas de défendre la pays, mais d’encadrer la population locale pour son exploitation. Les officiers en étaient des européens dépendant de l’État. Les membres africains de la Force Publique provenaient soit de tribus du haut-Congo, d’autres issus des orphelinats catholiques, où ils reçurent un entraînement militaire proche des conditions de l’esclavage. Equipés d’armes modernes et de chicottes — un fouet fait de lanières de peau d’hippopotame — la Force Publique prenait et torturait régulièrement des otages (souvent des femmes), qui subissaient notamment viols et flagellations. Les villages récalcitrants furent par ailleurs brûlés, et les mains droites des indigènes étaient coupées pour servir de preuve que les balles n'avaient pas été perdues, gaspillées ou volées. Il en résultat l’excès prévisible que des mains furent coupées à des individus vivants. Un jeune officier blanc décrivit une expédition punitive sur un village insoumis. L’officier blanc nous “commanda de couper les mains des hommes et de les pendre sur les palissades du village, ainsi que les attributs sexuels, et d’y pendre également femmes et enfants en forme de croix." Après avoir vu pour la première fois un indigène tué, un missionnaire danois écrivit : "Le soldat dit : 'Ne prenez pas ceci trop à cœur. Ils nous tuent si nous ne ramenons pas de caoutchouc. Le commissaire nous a promis que si nous ramenions beaucoup de mains, il écourterait notre service.'" Et de la bouche de Forbath : : les paniers de mains coupées, déposés aux pieds des chefs de postes européens, devinrent le symbole de l’État indépendant du Congo. Cette collection devint une fin en soi. Les soldats de la Force Publique les ramenaient à la station à la place du caoutchouc ; il partaient même parfois dans ce seul but. Ces mains devinrent une espèce de monnaie. Elle devinrent une contrepartie aux faibles récoltes de caoutchouc générées par ... les personnes qui étaient emmenées pour le travail forcé. Et les soldats de la Force Publique étaient payés pour leur bonus sur base du nombre de mains rapportées. En théorie, chaque main droite prouvait un meurtre. En pratique, certains soldats se contentaient de couper la main d’individus vivants, sans se soucier de leur devenir. Il semble que ceux qui survécurent à un tel traitement furent rares. Les survivants réussirent à masquer leur douleur en feignant la mort, et ne cherchant à se sauver qu’une fois les soldats partis. Les estimations du nombre total de morts restent extrêmement difficiles. Une réduction massive de population au Congo fut notée par tous ceux qui ont eu l’occasion de comparer le débit et la fin de l’État indépendant du Congo. Les observateurs de l’époque, ainsi que les scientifiques actuels (dont Jan Vansina, professeur émérite d’histoire et d’anthropologie à l’Université du Wisconsin), montre que la population a baissé de moitié au cours de cette période. Selon le rapport Casement, cette dépopulation fut la résultante de quatre causes : les meurtres directs, la famine, la baisse des naissances, et les maladies. Certaines tribus proches des frontières émigrèrent. La maladie du sommeil ravagea le pays à cette époque et fut utilisée par le régime pour justifier la baisse de population. Les opposants au Roi Léopold établirent cependant que l’administration était en grande partie responsable de la poussée de cette épidémie en traquant les habitants jusque dans les zones les plus inospitalières. L’un des plus grands spécialistes de cette maladie, P.G.Janssens, Professeur émérite de l’Université de Gand, écrivit : : Il est raisonnable d’admettre sur les territoires de l’État indépendant du Congo, du Congo français et de l’Angola, qu’un certain nombre de sources (de la maladie) ont été mise de nouveau en activité par le changement brutal des conditions de vie et des usages par l’occupation nouvelle de ces territoires. En l’absence de recensement (le premier fut établi en 1924), il est d’autant plus difficile de quantifier la perte de population au cours de cette période. Le rapport du diplomate britannique Roger Casement en 1904 donne un chiffre de 3 millions de personnes pour 12 des 23 années que dura le régime de Léopold . Forbath parle d’au moins 5 millions. Adam Hochschild, 10 millions. L’Encyclopædia Britannica donne une perte de population de 8 à 30 millions.

La fin de l’État indépendant du Congo

Encyclopædia Britannica de Twain fut une satire sarcastique et mordante.]] Léopold se trouva en difficulté avec les prêts contractés avant que les investissements consentis au Congo ne soient rentables avec le début du boom mondial sur le caoutchouc dans les années 1890. Les prix grimpèrent en flèche à chaque nouvelle utilisation découverte du caoutchouc, dont la fabrication de tuyaux, de gaines isolantes pour le fil de télégraphe et de téléphone, la fabrication de pneus. A la fin des années 1890, la récolte de caoutchouc avait de loin dépassé l’ivoire en tant que principale source de revenu du Congo. Le sommet de cette exploitation intervint en 1903, lorsque le prix du caoutchouc arriva au plus haut, et que les compagnies concessionnaires firent les meilleurs profits. L’ouverture en 1898 de la ligne de chemin de fer Matadi-Léopoldville permit par ailleurs de convoyer rapidement et à peu de frais les marchandises de et vers l’intérieur du pays. Ce transport se faisait auparavant par portage à dos d’homme, extrêmement coûteux en vies humaines et monétairement, et qui vida de sa population une bonne partie du Bas-Congo. Bas-CongoLes compagnies concessionnaires congolaises durent cependant rapidement faire face à des concurrents originaires de l’Asie du sud-est et de l’Amérique latine. Et quand les plantations se multiplièrent en d’autres contrées tropicales plus exploitables, généralement contrôlées par des firmes britanniques rivales, les prix du caoutchouc commencèrent à descendre. La compétition amena à abuser du travail forcé pour abaisser les coûts de production. Pendant ce temps, le coût du recrutement de la main d’œuvre grignotait les marges bénéficiaires, qui diminuerait aussi par l’épuisement de la matière première. Avec la montée de la concurrence avec les autres nations pour le marché du caoutchouc, la gestion privée de Léopold devenait vulnérable aux attaques des autres nations, en particulier de la Grande-Bretagne. Visiter le pays était difficile. Les missionnaires y étaient tolérés, et surtout s’ils étaient belges et catholiques. Les employés blancs ne pouvaient quitter le pays avant la fin de leur contrat. Cependant, des rumeurs circulaient et Léopold devait sans cesse les contrer par de coûteuses campagnes de publicité, créant même une "Commission pour la protection des indigènes" pour contrer les "quelques fauteurs d’abus". Les journalistes étaient écartés ou muselés, les critiques accusés de servir les intérêts des puissances étrangères, et les témoignages des missionnaires protestants discrédités pour être accusés de s’en prendre aux missionnaires catholiques. L’État indépendant du Congo contra ces attaques pendant plus d’une dizaine d’années. La situation au Congo était connue, mais peu y croyaient. Cependant, la menace pour le régime de Léopold vint d’un coté inattendu. Edmund Dene Morel, un employé d’une grande compagnie de transport de Liverpool, et journaliste à temps partiel, s’interrogea sur le fait que les navires chargés de caoutchouc et d’ivoire retournaient vers l’Afrique chargés de fusils et de munitions pour la Force Publique. Il quitta sa fonction, et devint journaliste d’investigation à temps plein, et il publia, aidé par les commerçant souhaitant la fin du monopole de Léopold sur le pays, tel par exemple le millionnaire du chocolat