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| 1892 |
1892Catégorie:1892
Cette page concerne l'année 1892 du calendrier grégorien.
Événements
Afrique
- Kayes devient la capitale du Soudan français.
Amériques
- 12 février : premier match de basket-ball aux États-Unis
- En novembre, Réélection de Grover Cleveland (D) comme Président des États-Unis.
Asie & monde indien
- Début des mouvements indépendantistes aux Philippines.
Europe
- 17 août : Convention militaire franco-russe.
France
- 11 juillet : L'anarchiste Ravachol est guillotiné.
- 28 octobre : Première projection des Pantomimes lumineuses d'Émile Reynaud avec son théâtre optique au Musée Grévin
- Limitation à 10 heures par jour du travail des 13-18 ans, interdiction du travail de nuit pour les femmes.
- Grève des mineurs de Carmaux.
- Scandale de Panama.
- Fondation de la Fédération des bourses du travail au congrès de Saint Etienne
- Du 10 mars au 10 avril, Joséphin Péladan organise le premier Salon de la Rose-Croix à Paris.
Grande-Bretagne
- Début du ministère libéral de William Gladstone, Premier ministre (fin en 1894).
- Échec du projet de Home rule.
- La syphilis est un véritable fléau de la société victorienne, et fait des ravages dans les ports, où elle touche particulièrement les marins, mais aussi à Londres où le nombre de prostituées est évalué à environ 100 000. Elle est alors considérée comme le juste châtiment des péchés de la chair.
- Bâle est la première ville suisse à introduire des entreprises communales de transport.
- Le Lucernois Josef Zemp devient le premier conseiller fédéral non radical. Il représente le parti catholique conservateur.
- Première fabrique suisse de bicyclettes à Arbon.
Chronologies thématiques
- Chemins de fer : 1892 dans les chemins de fer
- Sports : 1892 en sport
- Arts & cultures :
- Le peintre français Paul Cézanne termine ses Joueurs de cartes.
- Sciences & techniques :
- Le savant écossais Sir James Dewar invente la bouteille isolante qui porte son nom (bouteille thermos).
- Lucille Younge, actrice américaine d'origine française († 2 août 1934)
- 3 janvier : John Ronald Reuel Tolkien, écrivain anglais († 2 septembre 1973)
- 15 janvier : William Beaudine, réalisateur américain († 18 mars 1970)
- 22 janvier : Marcel Dassault, constructeur d'avions († 17 avril 1986)
- 28 janvier : Ernst Lubitsch, réalisateur d'origine allemande († 30 novembre 1947)
- 10 mars : Arthur Honegger, compositeur d'origine suisse († 1955)
- 15 mars : Charles Nungesser, aviateur français († 8 mai 1927)
- 30 mars : Erwin Panofsky, historien de l'art et essayiste américano-allemand († 14 mars 1968)
- 14 avril : Bhimrao Ramji Ambedkar, juriste et homme politique indien († 6 décembre 1956)
- 19 avril : Germaine Tailleferre, compositeur, membre des Six († 7 novembre 1983)
- 7 mai : maréchal Tito, chef d'état yougoslave († 4 mai 1980)
- 9 mai : Zita de Bourbon-Parme, dernière impératrice d'Autriche († 14 mars 1989)
- 26 juin : Pearl Buck, romancière américaine († 6 mars 1973)
- 1 juillet : Jean Lurçat, peintre et décorateur français († 6 janvier 1966)
- 23 juillet : Hailé Sélassié Ier (prince Tafari Mekonen), futur empereur d'Éthiopie († 27 août 1975)
- 5 août : Valentine Tessier, comédienne française († 11 août 1981)
- 9 août : Shiyali Ramamrita Ranganathan mathématicien et bibliothècaire indien († 27 septembre 1972)
- 15 août : Louis de Broglie, physicien français († 19 mars 1987)
- 17 août : Mae West, actrice américaine († 22 novembre 1980)
- 4 septembre : Darius Milhaud, compositeur († 22 juin 1974)
- 1 novembre : Alexandre Alekhine, joueur d'échecs russe puis français († 24 mars 1946)
- 4 décembre : Francisco Franco, homme d'État espagnol († 20 novembre 1975)
- 31 janvier : Charles Haddon Spurgeon, évangélisateur
- 2 mars : Annibale de Gasparis, astronome et mathématicien italien.
- 26 mars : Walt Whitman, poète et humaniste américain
- 22 avril : Édouard Lalo, compositeur français
- 9 juin : William Grant Stairs, explorateur canadien continent d'Afrique
- 6 octobre : Alfred Lord Tennyson, poète anglais
- 18 décembre : Richard Owen, biologiste, spécialiste en anatomie comparée et paléontologiste anglais
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Catégorie:1892
Article principal : 1892
Catégorie:Chronologie du XIXe siècle
KayesKayes est une grande ville de l’ouest du Mali à 495 km de Bamako, sur les rives du fleuve Sénégal. Elle est la capitale de la première région administrative qui porte son nom.
Son nom vient du soninké, du mot « karré » qui signifie marigot (bas fond humide qui est inondé en saison de pluie).
En 1892, Kayes devient la capitale du Soudan français (colonie française du Haut Sénégal-Niger (Bamako deviendra la capitale le 17 octobre 1899). La commune mixte de Kayes est créée le 20 novembre 1918. Kayes devient une commune de plein exercice en novembre 1955.
Elle est surnommée « la cocotte minute de l'Afrique » en raison de sa moyenne de température très élevée. En effet, elle est entourée de massifs montagneux très riches en fer qui contribuent à l'élévation de la température.
Elle est située sur la ligne de Chemin de fer du Dakar-Niger construite lors de la colonisation française à la fin du . Le désenclavement au niveau de l’accès routier est actuellement en cours. Un aéroport permet des liaisons vers Bamako.
Différents sites se trouvent dans les environs de Kayes:
- le fort de Médine à 12 km de Kayes,
- les chutes du Félou (4 km)
- les chutes de Gouina à 100 km au sud-est de Kayes sur le fleuve Sénégal
- le tata de Koniakari construit par El Hadj Oumar Tall à 70 km au nord-est de Kayes
- le lac Magui et le lac de Doro
- le barrage de Manantali.
Évêché
- Diocèse de Kayes
- Cathédrale de Kayes
Voir aussi
Diamou, Boubacar Traoré
Catégorie : Ville du Mali
12 février
Le 12 février est le 43 jour de l'année du calendrier grégorien.
Événements
- 1420 : Attentat de Champtoceau, les comtes de Penthièvre enlèvent le duc de Bretagne
- 1429 : « Journée des Harengs », de nombreux défenseurs de la ville d'Orléans meurent dans une expédition pour s'emparer d'un convoi de ravitaillement - des harengs - destinés aux Anglais.
- 1541 : fondation de Santiago du Chili
- 1668 : le traité de Lisbonne reconnaît l'indépendance du Portugal
- 1772 : Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec aperçoit les îles qui portent son nom.
- 1922 : Couronnement du pape Pie XI.
- 1994
- - Ouverture des XVIIème Jeux Olympiques d'hiver de 1994 à Lillehammer en Norvège
- - Une explosion détruit des réservoirs de pétrole de contrebande à Port-au-Prince à Haïti
- 2001 -
- - La sonde NEAR lancée par la NASA cinq ans plutôt se pose en douceur sur la surface rocheuse de l'astéroïde Eros. Elle a voyagée une distance de 3,2 milliards de kilomètres.
- - Le gouvernement du Québec annonce que $14 millions seront investis pour aménager la Cité des arts du cirque sur le site de l'ancienne carrière Miron à Montréal.
- 2002 : Nouvel An chinois
Naissances
- 1665 : Rudolf Jakob Camerarius, botaniste allemand († 1721).
- 1712 : Louis-Joseph de Montcalm, général français († 1759).
- 1780 : Éléonor Bertrand Dufriche de Valazé, général français.
- 1800 : John Edward Gray, zoologiste britannique († 1875).
- 1809 : Abraham Lincoln, 16 président des États-Unis († 1865).
- 1809 : Charles Darwin, naturaliste anglais († 1882).
- 1813 : James Dwight Dana, géologue, minéralogiste et zoologiste américain († 1895).
- 1870 : Horatio Scott Carslaw, mathématicien écossais.
- 1874 : Auguste Perret, architecte français († 1954).
- 1900 : Fernand Planche, ouvrier coutelier, écrivain et militant libertaire français.
- 1908 : Jacques Herbrand, mathématicien français.
- 1914 : Hanna Neumann, mathématicienne allemande.
- 1916 : Michel de Saint-Pierre, écrivain français.
- 1917 : Joseph Wresinski, fondateur d'ATD Quart Monde († 1988).
- 1918 : Julian Schwinger, physicien américain, lauréat du Prix Nobel de Physique en 1965, († 16 juillet 1994).
- 1921 : Kathleen McNulty Mauchly Antonelli, mathématicienne irlandaise.
- 1937 : Victor-Emmanuel de Savoie, titré « prince de Naples ».
- 1943 : Samuel Karokikki, athlète nauruan.
- 1945 : Maud Adams, actrice suédoise.
Décès
- 1763 : Marivaux, dramaturge et romancier français
- 1770 - Christopher Midlleton, explorateur britannique
- 1799 : Lazzaro Spallanzani, biologiste italien (° 1729)
- 1804 : Emmanuel Kant, philosophe allemand
- 1916 : Julius Wihelm Richard Dedekind, mathématicien allemand
- 1940 : Vsevolod Emilievitch Meyerhold, metteur en scène de théâtre russe
- 1958 : Douglas Rayner Hartree, physicien anglais
- 1960 : Oskar Johann Viktor Anderson, mathématicien allemand
- 1962 : Joseph Jean Camille Pérès, mathématicien français
- 1977 : Ebenezer Cunningham, mathématicien anglais
- 1980 : Einar Carl Hille né Carl Einar Heuman, mathématicien américain
- 1981 : Lev Atamanov, réalisateur de films d'animation
- 1985 : Henry Hathaway, cinéaste américain
- 2005 : Alfred Sirven, protagoniste de l'affaire Elf
Célébrations
- Les américains fêtent Abraham Lincoln
Saints catholiques et orthodoxes du jour
- Saint Antoine II Cauléas (+901), Patriarche de Constantinople
- Saint Benoît d'Aniane (750-821), Français, Bénédictin
- Bienheureuse Christine, vierge
- Saint Ethelwold (+ 740) évêque de Lindisfarne
- Sainte Eulalie de Barcelone (+304), Vierge et martyre à Barcelone
- Saint Félix IV (+530, Pape (54e) de 526 à 530
- Saint Hilarion (+304), et cinquante autres chrétiens, martyrs à Abitène (près de Carthage)
- Saint Julien l'Hospitalier, Personnage légendaire
- Saint Mélèce d'Antioche (+382), Evêque d'Antioche de Syrie
- Saint Rioc (7e s.), Ermite en Bretagne
- Sainte Vierge Marie En Son Icone Iverskaia
Saints catholiques du jour
- Saint Antoine de Saxe (+1369), Frère Franciscain
- Sainte Humbeline ou Hombeline ( - 1135), Moniale cistercienne
- Saint Luca Belludi (-1288), Frère mineur
- Saint Ludan (+ 1202)
- Bienheureux Nicolas Longobardi (+ 1709)
- Bienheureux Thomas Hemerford (+ 1584)
Saints orthodoxes du jour
- Saint Alexis de Moscou (+ 1378)
- Saint Christos le Jardinier (+ 1748)
- Saint Luc de Jérusalem (+ 1277), martyr.
Catégorie:Jour de l'année
ja:2月12日
ko:2월 12일
ms:12 Februari
simple:February 12
th:12 กุมภาพันธ์
Basket-ballLe basket-ball est un sport, un jeu de ballon qui se joue à la main. Le but est d’envoyer une balle dans un panier (basket).
sport
Historique
Le basket-ball a été inventé en 1891 par un professeur canadien, du collège de Springfield, dans l'état du Massachusetts,
James Naismith, qui cherchait à occuper ses étudiants entre les saisons de football américain et de base-ball, pendant les longs mois d’hiver qui rendent impossible la pratique du sport en extérieur. Il souhaitait également leur trouver une occupation sans contact, afin de leur éviter les blessures.
Un jour, il eut l’idée de placer deux caisses de pêche en bois sur les rampes du gymnase, dans lesquelles il fallait faire pénétrer un ballon, pour marquer un but. Les caisses étant en hauteur, ce jeu nécessitait autant d’adresse que de force brute. Il proposa l’activité à ses étudiants et il ne fallut que quelques minutes pour établir les règles essentielles pour rendre ce jeu pratiquable.
Ces règles étaient :
- Le ballon, gros (circonférence de 76 cm) et léger (son poids est compris entre 567 et 624 g), ne peut être joué qu’avec les mains
- Interdiction de courir avec le ballon
- Le ballon peut être reçu à n’importe quel moment, à n’importe quel endroit et par n’importe quel joueur
- Les chocs sont interdits
- Le but est élevé et de petites dimensions. Le panier est fixé au panneau à 3,05 m au-dessus du sol. L’anneau mesure 46 cm de diamètre et est fixé sur un panneau de 2 m sur 1 m.
Le premier match de l’histoire, 21 décembre 1891, se termine sur le score de 1 à 0, le basket-ball est né.
Aujourd’hui, le basket-ball fait partie des sports collectifs majeurs. C’est un sport
olympique
Le terrain
Les dimensions du terrain diffèrent entre les normes internationales et les règles du basket-ball professionnel américain.
Les actions de jeu
; Le dribble : Puisqu’il est interdit de courir en tenant le ballon, celui qui le contrôle doit le faire rebondir au sol pour pouvoir se deplacer avec.
; La passe : Tout joueur peut donner le ballon à un coéquipier, en le lui lançant.
; Le tir : Afin de marquer des points, tout joueur peut lancer le ballon dans le panier adverse. Si le ballon passe complètement à travers celui-ci, le panier est validé et rapporte un (lancer-franc), deux ou trois points (tir au-delà de la ligne des 6m25 (7m23 en NBA)).
; Le rebond : Lorsqu’un tir manque la cible, les joueurs des deux équipes peuvent essayer de récupérer la possession du ballon avant ou après qu’il ne retombe au sol, c’est ce qui s’appelle un rebond.
; Le contre : Un défenseur peut essayer de dévier la trajectoire du ballon suite à un tir de l’équipe adverse, c’est un contre. La déviation peut se faire uniquement dans la phase ascendante du ballon. Si un joueur touche le ballon alors qu’il est en phase descendante avant d’avoir touché le panneau ou l’arceau, le panier est accordé.
; L’interception : Un défenseur peut essayer de récupérer le ballon lorsqu’un adversaire dribble ou tente de le passer à un coéquipier.
Les joueurs
Chaque équipe est composée de cinq joueurs sur le terrain, et de 7 (Europe et NBA) remplaçants. Les cinq joueurs qui débutent le match font partie du cinq de base.
Les cinq joueurs sur le terrain remplissent chacun un poste particulier. Il existe évidemment d’innombrables variations et possibilités mais voici la description des cinq postes dits « classiques » :
- Le pivot est le joueur le plus grand et le plus fort. En défense, il se positionne près de son panier et protège le secteur intérieur, avec des bonnes capacités au rebond et au contre. Les meilleurs exemples sont Shaquille O'Neal, Kareem Abdul-Jabbar, Patrick Ewing, Wilt Chamberlain, Bill Russell …
- L’ailier fort joue un rôle similaire au pivot et forme avec lui le secteur intérieur. Il est généralement plus petit que le pivot et évolue en dehors de la raquette. L’ailier fort emblématique est Karl Malone ou encore Charles Barkley
- Le petit ailier est un joueur extérieur, agile et rapide. Il peut venir aider les intérieurs au rebond. Ce joueur passe donc fréquemment d’une position à l’extérieur vers l’intérieur, et vice versa. Exemple : Scottie Pippen.
- L’arrière est un joueur dont le jeu est principalement orienté à l’extérieur. Les meilleurs exemples : Michael Jordan ou Kobe Bryant.
- Le meneur est le chef d'orchestre de l'équipe. Il remonte la balle en attaque et annonce les tactiques. En plus de bonnes capacités au dribble, il doit avoir une excellente vision du jeu pour pouvoir distribuer le ballon à ses coéquipiers. Le meneur type est John Stockton, voire Jason Kidd, et le plus atypique si ce n'est l'un des meilleurs : Allen Iverson.
Chaque poste est également désigné par un chiffre (surtout utile pour les tactiques) :
- meneur : 1
- arrière : 2
- ailier : 3
- ailier fort : 4
- pivot : 5
Les règles principales
Le basket-ball se pratique par deux équipes de cinq joueurs sur le terrain, avec cinq remplaçants, en quatre périodes de dix minutes selon les règles FIBA et quatre périodes de douze minutes selon les règles NBA. Le chronomètre est arrêté à chaque arrêt de jeu (faute, temps mort …). Le nombre de remplacements est illimité et doit avoir lieu pendant un arrêt de jeu.
La balle est hors jeu dès qu’elle rebondit en dehors des limites du terrain ou qu’elle est touchée par un joueur en dehors des limites du terrain. Contrairement au football ce n’est pas la position absolue du joueur ou du ballon qui compte mais le dernier rebond ou appui (un joueur peut ainsi plonger en dehors du terrain et sauver la balle, tant que son dernier pas se situait dans les limites du terrain)
Le marcher sanctionne le possesseur du ballon qui prend plus de deux appuis sans dribbler, où qui retombe sur ses appuis sans avoir quitté la balle après un saut. La balle est remise à l’adversaire au niveau où la faute a été commise, en dehors du terrain.
La reprise de dribblesanctionne le joueur qui reprend son dribble après l’avoir arrêté, un joueur ayant fait un drible illégal (vers le haut) ou encore un joueur ayant tiré et dont le tire n'aurait pas touché la planche et qui aurait pris son propre rebond.
Le contre en phase descendante, ou goaltending, sanctionne le défenseur qui contre un tir alors que la balle est en phase descendante et qu’elle n’a pas encore touché l’arceau ou le panneau. Le panier est alors accordé.
L’équipe en attaque dispose de 8 secondes pour remonter sa moitié de terrain (auparavant fixée à 10 secondes, la limite a été baissée pour favoriser le jeu offensif).
L’équipe en attaque dispose en tout de 24 secondes pour tenter un tir . L’horloge revient à 24 secondes dès qu’il y a tir qui touche l'anneau ou dès qu'un joueur adverse contrôle le ballon sur le terrain. En NBA, le tir doit au moins toucher la planche ou l’arceau pour que l’horloge se remette à 24 secondes. En cas de contre ou de air-ball (tir qui ne touche ni le panier ni l'arceau), l’horloge continue.
Un joueur en attaque ne peut rester plus de 3 secondes dans la raquette. Les 3 secondes ne sont plus comptabilisés à partir du moment où le joueur cherche à sortir de la raquette.
Lors de la remise en jeu, l’équipe attaquante dispose de 5 secondes. Un joueur qui possède la balle et qui arrête de dribbler a 5 secondes pour s'en débarrasser (par une passe, un tir, ou en la faisant habilement toucher par un adversaire).
Un joueur est éliminé après 5 fautes (6 en NBA). À chaque quart-temps, une fois que l’équipe totalise 5 fautes, l’équipe adverse tire automatiquement 2 lancers-francs, où que la faute soit commise.
En cas de faute du défenseur sur dribble (contact avec le bras, obstruction), la balle est remise à l’équipe attaquante au niveau où la faute a été commise, en dehors des limites du terrain. Si les 5 fautes d’équipe sont atteinte (c'est à dire que les joueurs de l'équipe ont commis 5 fautes défensives dans le même quat-temps), 2 lancers-francs sont tirés.
En cas de faute du défenseur sur un tir, si le tir est marqué il est accordé et l’attaquant tire un lancer-franc. Dans le cas contraire, l’attaquant tire 2 lancers-francs pour un tir à 2 points, et 3 lancers-francs pour un tir à 3 points.
Si une équipe se trouve en zone offensive (moitié de terrain adverse) avec le ballon, et que ce dernier vient à revenir en zone défensive (par une passe ou un appuis dans sa propre moitié de terrain) l'arbitre siffle un retour en zone. La balle est rendue à l'adversaire à l'endroit de la faute (c'est à dire dans la zone offensive adverse), en dehors des limites du terrain.
Un passage en force est sifflé quand un attaquant percute un défenseur immobile. Le défenseur doit avoir ses deux appuis fixés au sol pour que le passage en force soit sifflé (ou être en position de recul pour éviter le choc, suivant les nouvelles règles FIBA). La balle est alors remise à l’équipe adverse (les fautes offensives ne sont pas comptabilisées dans les fautes d’équipe). Si l'arbitre qui siffle la faute considère que le contact vient du défenseur (c'est lui qui fait l'action d'aller vers le porteur de la balle), c'est ce dernier qu'il pénalise par une faute.
Voir aussi
Liens internes
- Liste de joueurs de basket-ball
- Basket-ball en fauteuil roulant
- Ligue professionnelle nord-américaine : National Basketball Association
- Ligue professionnelle française : Championnat de France de basket-ball
- Ligue professionnelle italienne : Championnat d'Italie de basket-ball
- Ligue professionnelle espagnole : Championnat d'Espagne de basket-ball
- Championnat universitaire américain NCAA division I : Championnat NCAA de basket-ball
Liens externes
- [http://www.fiba.com Fédération internationale de basket-ball]
- [http://www.basketfrance.com/ Fédération francaise de basket-ball]
Catégorie:Basket-ball
ja:バスケットボール
ko:농구
simple:Basketball
Grover ClevelandCleveland, Grover
Cleveland, Grover
Cleveland, Grover
Stephen Grover Cleveland, 1837 - 1908, est le vingt-deuxième et vingt-quatrième président des États-Unis d'Amérique. Il est le seul a avoir été élu pour deux termes non consécutifs de 1885 à 1889 et de 1893 à 1897.
Cleveland est le premier candidat du Parti démocrate, plutôt mieux implanté dans les États du Sud, à être élu après la Guerre de sécession. Il se considère comme un arbitre face aux abus de pouvoir du Congrès ce qui l’amène à opposer son veto à 414 lois votées par ce dernier rien que pendant son premier mandat. Son second mandat coïncide avec le début d’une récession économique et le mouvement de panique de 1893.
Biographie
Stephen Grover Cleveland naît le 18 mars 1837 à Caldwell, New-Jersey dans une famille de pasteur presbytérien. Il fait des études de droit et devient juriste à Buffalo, New York. Il est connu pour sa détermination à venir à bout d'une tâche unique à la fois.
Il se lance dans la politique devient maire de Buffalo et gouverneur de l'état de New York avant de devenir, à 47 ans, le candidat du Parti démocrate à l'élection présidentielle de 1884. Il est élu le 4 novembre avec une très faible majorité grâce au soutien des Démocrates et des Républicains réformistes.
Présidence
1885
4 mars : investiture de Grover Cleveland en tant que vingt-deuxième président des États-Unis d’Amérique.
Sa politique est fermement opposée à toute subvention destinée à un groupe particulier. En opposant son veto à une loi permettant de distribuer des semences à des fermiers texans frappés par la sécheresse, il écrit : « l'aide fédérale, dans ce cas, encourage les gens à compter sur le Gouvernement au détriment du maintien de leur force de caractère... »
Il utilise aussi son droit de veto à l'encontre de droits à pension pour les anciens combattants de la Guerre de Sécession dont il juge les requêtes frauduleuses ainsi d'ailleurs qu'à l'encontre de droits à pension pour les militaires blessés hors service.
Il se bat contre les compagnies ferroviaires au sujet des terres qui leur sont attribuées par le Gouvernement et les force à rendre 328 000 km². Il signe la première loi réglementant le commerce entre États, la première loi fédérale s'appliquant aux compagnies ferroviaires.
1886
2 juin : Cleveland épouse Frances Folsom, 22 ans, la fille de son associé lorsqu’il était avocat. C’est le seul président en exercice à s’être marié dans la Maison-Blanche.
1887
Décembre : il propose au Congrès la réduction des droits de douane. On lui réplique que c'est un cadeau qu'il fait au Parti démocrate pour la campagne électorale de 1888. Sa réponse : « A quoi cela sert il d'être élu ou réélu si vous n'avez pas d'opinion ? ». G. Cleveland sera battu, au vote des Grands électeurs, par B. Harrison alors qu'il détient la majorité du vote populaire.
1892
8 novembre : Cleveland bat le président sortant Harrison et devient le seul président (jusqu’aujourd’hui) à être élu pour deux mandats non consécutifs. Il a fait campagne contre les droits civiques des Noirs que défendent les Républicains.
1893
4 mars : investiture de Grover Cleveland en tant que vingt-quatrième président des États-Unis d’Amérique.
Il fait face à une récession économique qu'il jugule en s'appuyant sur la bourse et la gestion du budget fédéral plutôt que sur des mesures destinées aux entreprises, aux fermiers et aux chômeurs.
1897
2 mars : Cleveland oppose son veto à une loi excluant les immigrants illettrés.
Il emploie l'armée fédérale pour obliger les cheminots grévistes de Chicago à reprendre le travail et déclare que s'il doit utiliser l'armée et la marine des États-Unis pour faire parvenir une carte postale à Chicago, il le fera.
G. Cleveland se porte candidat à la nomination de nouveau en 1896 mais le Parti démocrate lui préfère William Jennings Bryan.
Politique étrangère
Cleveland est partisan d’un certain isolationnisme et il choisit de ne pas réagir lorsque des révolutions éclatent à Cuba et à Hawaï. Par contre il envoie la flotte américaine au Venezuela pour obliger les Britanniques à régler un différend frontalier. Cette position est conforme à la Doctrine Monroe d’intervention des États-Unis sur l’ensemble du continent contre les puissances coloniales européennes.
Politique intérieure
Cleveland est partisan de la non-intervention de l’État fédéral ce qui l’amène à s’opposer au Congrès dont les lois lui semble favoriser tel ou tel groupe d’intérêt. C’est ainsi qu’au cours de son premier mandat il opposera son veto à 414 lois votées.
Politique partisane
Cleveland est à trois reprises candidat à la présidence. Il est vainqueur en 1884 contre un candidat au passé financier douteux. Il sera ensuite battu par Harrison en 1888 mais sera le vainqueur face au même candidat en 1892.
Retraite
G. Cleveland meurt d'un crise cardiaque le 24 juin 1908.
Anecdotes
Célibataire, il se sent mal à l'aise à la Maison Blanche et confie à un ami qu'il doit aller dîner mais qu'il préfèrerait un hareng saur, du fromage suisse et une côtelette plutôt que la cuisine française qu'on lui sert.
Hommages
Le portrait de G. Cleveland figure sur les billets de 1000 $ émis entre 1928 et 1946 ainsi que sur quelques autres billets.
ja:グロバー・クリーブランド
ko:그로버 클리블랜드
17 août ko:8월 17일 ja:8月17日 simple:August 17 th:17 สิงหาคม
Catégorie:Jour de l'année
Le 17 août est le 229 jour de l'année (230 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Saints du jour : Hyacinthe
Événements
- 1304 : Bataille de Mons-en-Pévèle.
- 1424 : Bataille de Verneuil.
- 1427 : Première arrivée à Paris de gitans, appelés aussi bohémiens ou tsiganes.
- 1579 : Prise de Cambrai par Monsieur.
- 1648 : Prise de Lens par l'archiduc Léopold Guillaume.
- 1661 : Le surintendant des finances Nicolas Fouquet donne une grande fête dans son château de Vaux-le-Vicomte en l'honneur de Louis XIV. Il sera arrêté trois semaines après à Nantes.
- 1740 : Élection du pape Benoît XIV.
- 1795 : Vote par la Convention de la Constitution de l'An III qui définit le Directoire.
- 1812 : Bataille de Smolensk.
- 1877 : Asaph Hall découvre Phobos.
- 1908 : Projection de Fantasmagorie, premier dessin animé cinématographique à Paris.
- 1944 : Départ du dernier train de déportés de Drancy
- 1945 : Déclaration d'indépendance de l'Indonésie vis-à-vis des Pays-Bas (reconnue le 27 décembre 1949).
- 1945 : Droit de vote des militaires de carrière en France.
- 1946 : Tomás Monje Gutiérrez devient président de la Bolivie en remplacement de Néstor Guillén Olmos.
- 1960 : Indépendance du Gabon.
- 1962 : Peter Fechter est abattu en tentant de passer le Mur de Berlin.
- 1995 : Attentat place de l'Étoile à Paris.
- 1996 : Découverte des corps de Julie Lejeune et Mélissa Russo, enlevées le 24 juin 1995. La Marche Blanche aura lieu le 20 octobre 1996.
- 1999 : Tremblement de terre d'Izmit, en Turquie (20 000 morts)
Naissances
- 1699 : Bernard de Jussieu, botaniste français († 6 novembre 1777)
- 1737 : Antoine-Augustin Parmentier, pharmacien militaire († 17 décembre 1813).
- 1767 : Taupin, général français
- 1768 : Louis Charles Antoine Desaix de Veygoux, général français († 14 juin 1800).
- 1887 : Marcus Garvey, dit le Moïse Noir fondateur du journal "The Negro World" ainsi que de la "Black Star Line" († 10 juin 1940).
- 1911 : Mikhaïl Botvinnik, joueur d'échecs russe († 5 mai 1995).
- 1926 : Jean Poiret, comédien français († 14 mars 1992).
- 1932 : Jean-Jacques Sempé, illustrateur français.
- 1943 : Robert De Niro, acteur états-unien
- 1962 : Gilby Clarke, 2e guitariste rythmique des Guns N' Roses.
- 1977 : William Gallas et Thierry Henry, footballeurs français
Décès
- 1786 : Frédéric II de Prusse
- 1838 : Lorenzo da Ponte, librettiste.
- 1850 : José de San Martin, libérateur du Chili, de l'Argentine et du Pérou.
- 1955 : Fernand Léger, peintre français.
- 1958 : Florent Schmitt, compositeur français.
- 1959 : Pierre Paulus, peintre belge.
- 1962 : Peter Fechter, Allemand de l'Est tué alors qu'il tentait de traverser le Mur de Berlin.
- 1969 : Ludwig Mies van der Rohe, architecte allemand.
- 1974 : Aldo Palazzeschi, poète et romancier italien.
- 1987 : Rudolf Hess, figure importante du parti Nazi allemand.
- 2000 : Franco Donatoni, compositeur italien.
- 2004 : Neal Fredericks, producteur cinématographique américain.
Célébrations
- fête nationale de l'Indonésie
Anarchisme
L’anarchisme est une théorie politique qui a pour but de développer une société sans domination, où les individus coopèrent librement en tant qu’égaux.
Étymologie
théorie politique
Son nom vient du mot latin anarchia, qui a été utilisé pour la première fois afin de traduire le terme grec d’Aristote αναρχ (αν « sans » est combiné avec αρχ — signifiant « principe », d’où une chose provient (voir Métaphysique A) et ce dont elle est consituée – par conséquent sa substance ou nature – phusis, qui lui donnent donc sa loi de devenir). L’étymologie du terme désigne donc une philosophie politique qui s’oppose à toute forme de pouvoir.
Qu'est-ce que l'anarchisme ?
Principes généraux
À la source de toute philosophie anarchiste, on retrouve une volonté d’émancipation individuelle et/ou collective. L’amour de la liberté, profondément ancré chez les anarchistes, les conduit à lutter pour l’avènement d'une société plus juste, dans laquelle les libertés individuelles pourraient se développer harmonieusement et formeraient la base de l’organisation sociale et des relations économiques et politiques.
L’anarchisme est opposé à l’idée que pouvoir et domination soient nécessaires à la société et se bat pour une forme d’organisation sociale et économique libertaire, c’est-à-dire fondée sur la collaboration plutôt que la coercition.
L'ennemi commun de tous les anarchistes est l’autorité politique sous quelque forme qu’elle soit. L’État est le principal ennemi des anarchistes, l’institution qui s’attribue le monopole de la violence légale et avoir le droit de voler (impôt) et de s’approprier (conscription, service militaire) l’individu. Les visions qu’ont les différentes tendances anarchistes de ce que serait ou devrait être une société sans État sont en revanche d’une grande diversité.
Une fois la société libérée des entraves artificielles que lui imposait l’État, les anarchistes pensent que l’ordre naturel précédemment contrarié se rétablirait spontanément, ce que symbolise le « A » inscrit dans un « O » (L’anarchie, c'est l'ordre sans le pouvoir, Proudhon).
Le rejet du centralisme, pour le fédéralisme, aboutit donc à un projet d'organisation sociale fondée sur la gestion directe de sa propre vie, où chacun est en mesure de participer à la vie commune, tout en conservant son autonomie individuelle, selon les conceptions parfois diamétralement opposées que s’en font les différents courants anarchistes.
Courants
À la genèse de l’anarchisme politique, on trouve les travaux pionniers de William Godwin : en 1793, il publie Enquête sur la justice politique et son influence sur la morale et le bonheur, œuvre largement inspirée par la Révolution française. Il y propose une critique radicale de la société et de toutes les formes de gouvernements qui, selon lui, empêchent l’épanouissement des individus et les mènent à leur corruption. Les travaux de Max Stirner auront également un rôle très important dans le développement de l’anarchisme individualiste. Celui-ci publie en 1845 L’Unique et sa propriété, une œuvre qui s’inscrit dans la pensée hégélienne (de par ses critiques des divers libéralismes) et qui va marquer durablement la pensée anarchiste.
Les libertaires considèrent qu’une société anarchiste devrait être construite sans hiérarchie et sans autorité ; les institutions telles que le capitalisme, la famille patriarcale, l'Église, l'État, l'armée sont qualifiées d’autoritaires (dans le sens d'une présence d'autorité par opposition au système libertaire qui s'en passe) et contraires aux libertés individuelles.
Trois mouvements principaux existent au sein de la mouvance anarchiste, l’une socialiste, l’autre individualiste et une autre écologiste. Il existe également d’autres tendances peu connues et plus récentes.
C’est dans l'espace délimité par ces conceptions, forcément peu représentatives de l’ensemble, que se situe la pensée anarchiste.
Aujourd’hui, il existe donc de nombreuses théories anarchistes distinctes. Différents groupes peuvent donc se définir comme anarchistes et néanmoins avoir des positions (au niveau tactique, stratégique, organisationnel, comme au niveau de leur philosophie politique, économique et sociale) différentes, voire opposées.
Courants Socialistes
Les socialistes libertaires, selon les tendances, considèrent que la société anarchiste peut se construire par mutuellisme, par communisme, par syndicalisme, mais aussi par conseillisme. L’abolition de la propriété et l'appropriation collective des moyens de production est un point essentiel de cette tendance libertaire. Ce courant, composé initialement de Proudhon (et ses successeurs), puis de Bakounine était le courant majoritaire au sein de la première internationale, jusqu’à la scission menée par Marx, excluant les anarchistes proudhoniens et bakouniniens. L’anarchisme socialiste est considéré comme une politique qui établit un pont entre le socialisme et l’individualisme (par le biais du coopérativisme et du fédéralisme libertaire) combattant tant le capitalisme que l’autoritarisme sous toutes ses formes.
- l’anarchisme socialiste, qui propose une gestion collective égalitariste de la société (mouvement largement influencé par les écrits de Bakounine) ;
- l’anarchisme communiste, qui de l’adage « À chacun selon ses besoins, de chacun selon ses capacités » veut, d’un point de vue économique, partir du besoin des individus afin de produire par la suite le nécessaire pour y répondre ; ce qui politiquement est lié étroitement avec l’anarchisme qui part des volontés de chaque individu réel, par la liberté politique pour créer/construire la société à l'échelle des humains vivants/désirants (mouvement largement influencé par les écrits de Errico Malatesta, Pierre Kropotkine, etc) ;
- l’anarcho-syndicalisme, qui propose une méthode : le syndicalisme, couplé à l'anarchisme, comme moyen de lutte et d’accès vers une société anarchiste (mouvement largement influencé par les écrits d’Émile Pouget, Pierre Monatte, Fernand Pelloutier, etc.) ;
- l’anarchisme proudhonien, qui défend l'autogestion fédéraliste, un travaillisme pragmatique et un justicialisme idéo-réaliste. Le travail, fondement de la société devient le levier de la politique, le réalisateur de la liberté. Le justicialisme permet un pluralisme à travers un équilibre des forces physiques et sociales. Le fédéralisme permet le dynamisme et l’équilibre de la société pluraliste. (Auteurs : Pierre Joseph Proudhon, James Guillaume, etc.) ;
- l’anarchisme insurrectionnel. Mouvement prônant l’insurrection, la révolte, la désobéissance civile (Auteurs : Wolfi Landstreicher, Alfredo M. Bonanno, etc.) ;
- le post-anarchisme qui s’inspire de la pensée post-structuraliste et post-marxiste.
Courants Individualistes
Les individualistes libertaires, selon les tendances, considèrent au contraire que seul l’individu peut légitimement posséder son bien propre, soit par l’abolition de la propriété, par la possession individuelle, par propriété privée. Selon cette tendance, les institutions autoritaires doivent être supprimés, en les désertant ou en les combattant, la question essentielle est la liberté de l’individu face à l’oppression de la société (et de ces composantes). Les institutions intermédiaires, nées de la collaboration entre individus et susceptibles de tenir l’État en échec, sont considérées avec bienveillance, pour autant évidemment qu’elles ne participent pas à l’oppression étatique (exemple typique : les fabricants d’armes).
- L’anarchisme individualiste, qui défend l’autonomie individuelle contre toute forme d’autorité et d’aliénation (humanisme, morale, État, religion...), et propose l’association entre des individus uniques (mouvement largement influencé par les écrits de Max Stirner, Émile Armand, etc.)
- L’anarchisme chrétien. Courant anarchiste se basant sur la révolution personnelle et les enseignements de Jésus Christ dans leur dimension critique vis-à-vis de l’organisation sociale. (Auteurs : Léon Tolstoï, Jacques Ellul, Ivan Illich, etc.)
- L’anarchisme de droite. Ce courant littéraire français regroupe des auteurs qui s’opposent aux formes gouvernementales traditionnelles comme la démocratie, le pouvoir des intellectuels et le conformisme. Il s’agit d'une attitude et d’une esthétique plutôt que d’une idéologie structurée, qui se cristallise autour de valeurs « de droite » telles l’anti-égalitarisme aristocratique, l’individualisme et l’esprit « libertin ». (Auteurs : Louis-Ferdinand Céline, François Richard, Michel-Georges Micberth, etc.)
- L'anarcho-sionisme est un courant politique qui nait après le sentiment d'échec de l'action révolutionnaire des juifs à l'issue des grand pogroms des années 1890, les anarchistes comme les socialistes viennent à penser que la question juive ne peut faire l'économie d'un projet de société séparée en attendant la révolution mondiale. Pour les anarcho-sionistes, il s'agit de fonder un foyer national sans État. Ce courant n'adhèrera pas au sionisme de Théodore Herzl (auteurs français : Bernard Lazare).
Courants Écologistes
L’anarchisme écologiste rejette toute forme d’économie industrielle et d’exploitation du monde naturel (mouvement proche de certaines composantes du communisme anarchiste) dans une mesure plus ou moins importante, et forment un troisième pôle de la pensée anarchiste. Les anarchistes écologistes proposent, selon la tendance, soit le retour à la nature (sous forme de société primitive), soit la mise sous contrôle par les individus de la technologie.
- L’éco-anarchisme.
- L’anarcho-primitivisme qui mélange les idées primitivistes et anarchistes. (Auteurs : Fredy Perlman, John Zerzan, John Moore, etc.)
- L’anarchisme technologique. Mouvement prônant l’appropriation de la technologie à des fins de réalisation d'une société anarchiste.
- L’anarchisme vert. Mouvement au croisement de la philosophie anarchiste et de l’écologisme. (Auteurs : Murray Bookchin, Élisée Reclus, etc.)
Courants indéterminés
Des courants récents, peu connus ou ayant leur autonomie propre, et ne rentrant pas dans le cadre des tendances précédentes existent.
- L’anarchisme épistémologique. Mouvement qui s’oppose à l'autoritarisme intellectuel et politique s’appuyant sur la transmission coercitive du savoir, la hiérarchie intellectuelle et la censure, et qui prône au contraire la liberté de pensée et d'expression, la diversité de pensée et de culte, et la libre adhésion aux idées. (Auteur : Paul Feyerabend)
- L’anarcho-féminisme qui croise les idées féministes et anarchistes. (Auteurs : Emma Goldman, Voltairine de Cleyre, etc.)
- L'anarcho-indépendantisme, qui définit la la nature anarchiste de la lutte pour l'émancipation des peuples (une tendance clairement de gauche à ne pas confondre avec le national-anarchisme)
- Le mouvement anarcho-punk qui radicalise les idées du mouvement punk.
- Le mouvement anarcho-skinhead.
- L’anarcho-transhumanisme qui fait la synthèse entre le transhumanisme et l’anarchisme.
- Le crypto-anarchisme qui promeut l’utilisation de la cryptologie à des fins de protection sur internet contre une autorité internet qui devient de plus en plus présente.
- Le national-anarchisme, un mouvement britannique adepte du séparatisme racial issu de scissions successives du British National Party.
- Etc.
Conclusions
Ces différentes tendances/courants se rejoignent dans la volonté de mettre en place une société libertaire, où la liberté politique serait la règle, c’est-à-dire qu'aucune institution (syndicale, communautaire, droit, ou autre) ou individu n’aurait à contraindre des formes d’organisation politiques libertaire différente.
Surtout après la seconde guerre mondiale, apparaissent d'autres courants dans différents domaines : politiques, philosophiques ou littéraires. Ils se démarquent parfois assez radicalement des doctrines libertaires classiques.
Cette diversification de la philosophie anarchiste montre que l’anarchisme tend à se disperser en fonction de l’attachement des penseurs à des sensibilités politiques ou philosophiques très diverses. Certes, toutes ces tendances ont en commun de rejeter le pouvoir et l’autorité, mais les « programmes » des différents courants sont parfois incompatibles entre eux (cependant, l’anarchisme n’étant pas monolitique, cela n’altère en rien au mouvement).
Conflits entre courants
Les tendances de l’anarchisme historique (anarchisme socialiste/syndicaliste/proudhonien/communiste et individualiste stirnerien) sont également les plus actives politiquement et idéologiquement, et les mieux organisées. Elles peuvent en outre revendiquer un héritage historique très riche, qui a été composé au fil des décennies par un militantisme et un activisme très vivace. Elles constituent encore de nos jours le noyau dur de l’anarchisme actif, et une majorité d’anarchistes considère que ce sont les seuls mouvements qui peuvent légitimement revendiquer l’appellation d’anarchisme
Au sein du mouvement anarchiste, d’autres mouvements non traditionnels sont plus ou moins bien accueillis (selon les tendances), certains sont considérés comme un enrichissement de l’anarchisme, d'autres non.
Néanmoins, les diverses tendances se rejettent parfois mutuellement, des individualistes libertaires pouvant rejetter les socialistes et réciproquement.
Pour l’ensemble des socialistes libertaires, les courants tels que le national-anarchisme, l’anarcho-capitalisme et l’anarchisme de droite sont rejetés, considérant que les idées de ces mouvements sont extérieures à l’anarchisme politique et historique, et qu’elles n’ont aucun point commun avec les leurs et leur sont même fondamentalement opposées. La plupart estiment également qu’ils emploient abusivement le terme « anarchisme ». Les anarcho-capitalistes rejettent également le national-anarchisme et l’anarchisme de droite.
Vers une société anarchiste
anarchisme de droite
Le rejet des contraintes qui entravent l’individu, dans ses désirs ou ses besoins, aboutit à une remise en cause des institutions qui ont été créées, selon les anarchistes, afin de perpétuer ces contraintes. L’État, le Capital et l’Église font parties de ces institutions que les anarchistes essaient de combattre (voire d’abattre). Ce combat contre l’autorité prend souvent la forme d’une action directe (un exemple en est le Do It Yourself du mouvement punk), étrangère aux formes traditionnelles de la lutte politique. En fait, les systèmes politiques contemporains étant très souvent munis d’un pouvoir centralisé, le passage à l'anarchisme implique un changement radical. C’est pourquoi les anarchistes proposent l’abolition de ce système par différents moyens : désobéissance civile, grève, résistance passive ou résistance active, hacktivisme, obstructionnisme, etc. Certains anarchistes considèrent qu’il faut préparer l’avènement d’une révolution sociale radicale (le recours aux armes pouvant être aussi parfois nécessaire pour se défendre contre un système oppressif, qui lui n’acceptera pas le droit aux individus de s’organiser afin de déterminer par eux mêmes leurs libertés), afin de laisser les sociétés s’organiser sans maîtres et selon leurs besoins et désirs ; d’autres estiment qu’une révolution non violente est possible, avec une extinction progressive des pouvoirs.
→ voir différents moyens organisationnels
→ voir quelques exemples d'actions directes.
Expériences historiques
Les idées anarchistes ont été appliquées, à des degrés divers :
En périodes révolutionnaires :
- Durant la Commune de Paris (qui est tout autant revendiquée par les socialistes que les communistes) en 1871
- En 1911, essai de création d’une « république socialiste de Basse-Californie », notamment par les frères Florés Magon.
- Pendant la Révolution russe, en Ukraine, Nestor Makhno conduit la Makhnovchina pendant deux ans (1918-1919). Par ailleurs, les anarchistes ont fortement influencé la très courte Révolte de Kronstadt (mars 1921).
- En Bavière, en 1919, les anarchistes Gustav landauer et Erich Müsham participent activement à la république soviétique de Bavière.
- Lors de la Révolution espagnole (1936-1938), dans certaines régions (Catalogne, Andalousie, Levant, Aragon, tec.)
- Durant la guerre 1939-45, en Italie, création, par des résistants, d’une république libertaire près de Carrare.
En périodes non révolutionnaires :
- Au Brésil, en 1891, dans le Parana, création de la colonie de la Cecilia.
- Au Paraguay, en 1896, Création de la coopérative Cosme.
- Au Mexique, en 1881, création de la métropole socialiste d'occident.
- En Espagne, fin du siècle, création de l'école moderne par Francisco Ferrer
- En France, fin et début siécle, création de diverses de colonies libertaires (Aiglemont, Vaux, Saint-Maur, Cempuis, etc.)
- En France, en 1904, création de l'école de la ruche (près de Rambouillet).
Sur ces diverses périodes expérimentales
L’échec de ces expériences sera dû, selon les anarchistes, à plusieurs facteurs externes ou internes au mouvement anarchiste, dont la situation politique internationale défavorable, le trop faible soutien populaire ou international, la répression de la bourgeoisie, les contraintes impliquées par une situation de guerre révolutionnaire, les entraves de jacobins ou de bolchéviques, des contradictions au sein de la mouvance anarchiste (cas pour l’Espagne ou pour les colonies libertaires).
Ces expériences parvinrent toutefois à réaliser, selon les anarchistes, de nombreux principes anarchistes, en particulier en matière d’éducation libre, de collectivisation des terres et des usines, de liberté politique, etc.
Période Contemporaine
En d’autres lieux et des périodes plus récentes, certains peuples se sont inspirés en partie de certains principes libertaires :
- la commune d'Atenco au Mexique (2002-2003) qui vécut sans autorité communale, voire la combattit (autant que celle de l’État) pendant plus de deux ans et autogéra la commune ;
- les communes libres de Kabylie (depuis 2001) ;
- la crise argentine depuis fin décembre 2001, où une grande partie de la population manifeste quasi quotidiennement avec pour slogan « Que se vayan todos ! » (« Qu’ils s'en aillent tous ! »), s’organise en assemblées de quartier, et pratique l’autogestion (usines et supermarchés occupés et autogérés) [http://www.belgium.indymedia.org/front.php3?article_id=38065&group=webcast], [http://www.belgium.indymedia.org/front.php3?article_id=38066&group=webcast] et [http://www.belgium.indymedia.org/front.php3?article_id=38068&group=webcast] ;
- La commune libre Christiania à Copenhague au Danemark, expérience d'un squat autonome/autogéré ;
- Diverses expériences lors de la révolte de mai 68.
- Eco-Village
- Free party
- Squats
→ voir l’anarchisme dans l’histoire
Utilisation péjorative du terme "anarchisme"
Bien souvent, le mot anarchie est utilisé pour décrire le chaos, les guerres civiles et les situations de désordre social.
On peut y voir deux raisons.
La première, sans doute la moins importante, provient du terme « anarchie », interprété (à tort) comme l’absence d’ordre, de règles et de structures organisées, bref : le chaos de l’anomie sociale. Ce n'est pourtant pas ce que prônent les anarchistes. Pour éviter cette confusion entre anarchie politique et anomie, confusion qui dénature les idées de l’anarchisme, les anarchistes utilisent parfois le mot « acratie » (mot latin équivalent du mot anarchie d'origine grecque) ou libertaire (défenseur de la liberté politique), comme synonymes d’anarchiste.
La seconde, plus concrète et plus forte, provient des luttes anarchistes au tournant des et siècle en Europe. À cette époque, le mouvement anarchiste a été marqué par les illégaux ou illégalistes qui voulaient sans attendre pratiquer l’anarchisme (et donc ignorer purement et simplement les « lois », considérées comme illégitimes), le diffuser (théorie de la propagande par le fait) et lutter activement contre les oppressions, y compris par la violence. Concrètement, des anarchistes ont escroqué, volé et tué au nom de leur doctrine, avec comme victimes des puissants (princes, ministres, riches, compagnies d’assurances, etc.), des serviteurs de l’État (douaniers, policiers, etc.), et des gens plus ordinaires. Quelle qu'ait été l’importance réelle de ce courant, il a énormément frappé les esprits. Par ailleurs et inversement, par non violence, des anarchistes pacifistes, refusaient la conscription et pratiquaient l’insoumission : dans le contexte de l’époque, cela était autant (voire plus !) insupportable. Tout cela a justifié des lois scélérates à la fin du siècle dans de nombreux pays et stigmatisé l’ensemble des anarchistes, tandis que « anarchiste » ou « Ravachol » devenait une injure.
L’usage du terme libertaire s’est d’ailleurs répandu en France avec l’interdiction des mots de l’anarchisme, pour des raisons sociales et juridiques (être l'auteur de propagande anarchiste est resté passible de prison jusqu’en 1994).
Enfin, on peut ajouter que les expériences historiques de l’anarchisme ne démontrent pas un résultat très flatteur, et que l’association (réelle ou supposée) d’anarchistes (notamment du Black Block) à des destructions en marges de manifestations n’améliore pas la réputation de la doctrine.
Les anarchistes célèbres
Les anarchistes dont le nom est resté dans l'Histoire sont, à l'origine :
- Bakounine;
- Kropotkine;
Puis, en France :
- Elisée Reclus;
- Louise Michel;
- Emile Henry;
- Jean Grave;
- Sébastien Faure.
En Italie :
- Errico Malatesta;
- Pietro Gori;
- Camillo Berneri;
- Carlo Cafiero.
En Espagne :
- Franscico Ferrer;
- Guardia et Buenaventura Durruti.
Au Mexique :
- Ricardo Flores Magon.
Au Pérou :
- Manuel Gonzales Prada.
Voir aussi
Liens internes
- anarchie | anomie
Liens externes
Sites sur l'anarchisme
- [http://fra.anarchopedia.org/ Anarchopedia - Encyclopédie sur l'anarchisme] (dérivée de la Wikipédia)
- [http://bibliolib.net/rubrique.php3?id_rubrique=39 Encyclopédie sur l'anarchisme (initié par Sébastien Faure et Publiée entre 1925 et 1934)]
- [http://www.increvablesanarchistes.org Bibliothèque d'images, d'articles et de textes, liés à l'anarchisme]
- [http://cda.cybertaria.org/ Centre de Documentation Anarchiste]
- [http://www.cybertaria.net/ml/ Archives du Monde libertaire]
- [http://bibliolib.net/ Bibliothèque Libertaire (textes des penseurs anarchistes)]
- [http://www.anarlivres.org/ Site bibliographique des ouvrages anarchistes ou sur l'anarchisme]
- [http://www.chez.com/vap/annuaire/anarchisme.htm Annuaire du mouvement anarchiste]
- [http://www.anarchistfaq.org/ Foire aux questions Anarchistes] (anglais - traduction en cours [http://www.joe-linux.org/rubrique.php3?id_rubrique=7 ici])
- [http://www.radios-libertaire.dune2.info Radios ou émissions à contenu anarchiste]
- [http://raforum.apinc.org/ Recherches sur l'anarchisme]
- [http://www.ainfos.ca/fr/ Agence de presse anarchiste]
- [http://www.subsociety.org Ressources sur l'anarchisme]
Sites anarchistes
- [http://www.assietteaubeurre.com/ L'assiette au beurre, Journal Anarchiste illustré de la belle epoque]
- [http://infokiosques.net/ Site des infokiosques francophones, proposant des « brochures subversives à lire, imprimer, propager »]
- [http://www.lespantheresroses.org Les Panthères roses, mouvement queer anarchiste (Montréal)]
- [http://lille.cybertaria.org Portail internet anarchiste de Lille]
- [http://placelibre.ath.cx/ Place Libre - forum libertaire]
- [http://www.entremonde.net/article.php3?id_article=14 L'anarchisme dans les manifs, ex: le black bloc].
- [http://perso.wanadoo.fr/libertaire/ Les éditions Alternative Libertaire]
- [http://www.cbil.lautre.net/ C.B.I.L - Les anarchistes luttent aussi en Breton]
Sites critiques
- [http://endehors.org/news/6157.shtml "Arlequin anarchiste ou la vertu récompensée"] : Critique du mouvement libertaire français par 'Le Cercle social' (21 avril 2001) ; suite à [http://perso.wanadoo.fr/libertaire/unite.html l'appel de l'unité du mouvement libertaire].
- [http://olivier.hammam.free.fr/imports/normand/masse.html Réponses critiques de Norman Baillargeon aux libertariens/anarcho-capitalistes], (partie [http://olivier.hammam.free.fr/imports/normand/masse2.html 2] et [http://olivier.hammam.free.fr/imports/normand/masse3.html 3]).
- [http://membres.lycos.fr/ereca/soluble.htm Critiques anarcho-communiste de L’Anarcho-Syndicalisme (et du Syndicalisme Révolutionnaire)]
- [http://refractions.plusloin.org/refractions7/boireau.htm Critique de l'association des termes libéral-libertaire] par Monique Boireau-Rouillé.
- [http://www.federation-anarchiste.org/ml/numeros/1133/article_8.html Compte rendu de "La droite révolutionnaire 1885-1914" de Zeev Sternhell (liens entre syndicalisme révolutionnaire et fascisme)]
- [http://www.gmu.edu/departments/economics/bcaplan/spain.htm Evaluation critique de l'action des anarchistes espagnols durant la guerre civile] (en Anglais)
- [http://www.spunk.org/texts/misc/sp000050.txt critique de l'anarcho-communisme par un anarchiste individualiste] (en Anglais)
- [http://dwardmac.pitzer.edu/Anarchist_Archives/bookchin/ghost2.html The Ghost of Anarcho-syndicalism, Murray Bookchin : une critique de l'anarcho-syndicalisme] (en Anglais)
- [http://calle-luna.org/ Calle-Luna] Site et mensuel du collectif anarcho-laïc Calle Luna
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Catégorie:Mouvement ouvrier
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zh-min-nan:Hui-thóng-tī-chú-gī
GuillotineLa guillotine est une machine utilisée pour l'application de la peine capitale par décapitation. Elle n'est plus utilisée de nos jours.
L'appareil est constitué d'une grande armature droite (approximativement de 4 mètres de haut) à laquelle est suspendue une lourde lame triangulaire (d'une quarantaine de kilogrammes). La lame est guidée au-dessus de l'armature par une corde et est maintenue le temps qu'on puisse placer la tête du condamné dans une barre de maintien. La corde est ensuite libérée et la lame chute d'une distance de 2,3 mètres, sectionnant le cou. (Les tailles et poids indiqués sont ceux des normes françaises.)
Origines
right
Sous l'Ancien Régime, il existait une multitude de modalités d'application de la peine capitale, selon le crime et la condition du condamné : la décapitation à l'épée était réservée aux nobles, la potence, le bûcher, la roue, pour les roturiers, l'écartèlement aux régicides. L'ancêtre de la guillotine est le gibet, existant bien avant sa mise en œuvre pendant la Révolution française, notamment en Angleterre.
La méthode de décapitation mécanique est préconisée dans deux discours à l'Assemblée constituante les 10 octobre et 1 décembre 1789 par le docteur Joseph-Ignace Guillotin, qui considérait cette méthode comme plus humaine que la pendaison ou la décapitation à l'aide d'une hache. En effet, l'agonie des pendus pouvait être longue, et certaines décapitations à la hache étaient ratées, demandant plusieurs coups. Guillotin estimait que l'instantanéité de la punition était la condition nécessaire et absolue d'une mort décente.
En 1791, l'Assemblée législative promulgue que « tout condamné à mort aura la tête tranchée ». Mais, en l'absence de plans précis pour la construction de la machine, la suggestion de Guillotin, bien qu'initialement soutenue par Mirabeau, mettra plus de deux ans à entrer en application.
Le premier projet de guillotine avait une lame horizontale. C'est le docteur Louis, célèbre chirurgien de l'époque, qui préconise, dans un rapport remis le 7 mars 1792, la mise au point d'une machine à lame oblique, seul moyen de donner la mort à tous les condamnés avec rapidité et sûreté, ce qui n'était pas possible avec une lame horizontale.
Il faut noter que jamais le docteur Guillotin n'assistera à la moindre exécution capitale, et que, jusqu'à sa mort survenue en 1814, il déplorera en petit comité que l'usage ait accolé son nom à la machine dont il n'avait fait que préconiser l'étude et l'usage.
- 25 avril 1792 le terrassier Nicolas Jacques Pelletier fut le premier condamné à mort guillotiné.
- 21 janvier 1793 : Louis XVI, ancien Roi de France
- 16 octobre 1793 : Marie-Antoinette d'Autriche, ancienne Reine de France
- 28 juillet 1794 (10 thermidor de l'an II), Maximilien de Robespierre.
- 27 mai 1797 (8 prairial an V), Gracchus Babeuf.
- 25 février 1922 : Henri Landru, assassin de dix femmes et d'un jeune garçon.
- 17 juin 1939 : Eugen Weidmann, assassin de six personnes (dernière exécution publique en France)
- 25 mai 1946 : Marcel Petiot, assassin d'au moins 27 personnes.
- Novembre 1972 : exécution de Claude Buffet et Roger Bontems (pour prise d'otages suivie d'assassinat de ceux-ci)
- 28 juillet 1976 : Christian Ranucci, pour le meurtre de la petite Marie-Dolorès Rambla, en juin 1974.
- 23 juin 1977 : Jérôme Carrein pour l'assassinat d'une fillette de huit ans.
- 10 septembre 1977 : dernière exécution, celle de Hamida Djandoubi pour la torture suivi de l'assassinat d'une jeune fille.
Ces trois dernières exécutions contribuèrent à mettre un terme à la peine de mort en France qui fut abolie en 1981 par l'Assemblée nationale sur proposition de François Mitterrand et Robert Badinter. En particulier celle de Christian Ranucci car certains éléments suggèreraient que ce dernier était peut-être innocent du crime dont on l'accusait (voir le Pull-over rouge de Gilles Perrault) ou, tout au moins, que de graves lacunes entachaient la qualité de l'enquête menée à ce moment-là.
Imaginaire populaire
La guillotine fut baptisée initialement « Louisette » ou « Louison » (inspiré du chirurgien royal : Antoine Louis) avant de prendre son nom définitif. Pendant la Révolution française, elle fut surnommée le grand « Rasoir national », la « Mirabelle », « l'Abbaye de Monte-à-regret », le « Vasistas » et la « Veuve ».
Au , on la surnommait la « Lucarne » et au le « Massicot » ou la « Bécane ».
Liens externes
- Textes tirés du site de Gilles Marchal : [http://www.gmarchal.net le site de Gilles Marchal], extraits d'un ouvrage en cours d'écriture :
- [http://www.gmarchal.net/marat.htm Marat, premier de Corday],
- [http://www.gmarchal.net/sanson-premier.htm La machine à broyer est en place],
- [http://www.gmarchal.net/Damiens1.htm Damiens - présentation]
- [http://www.gmarchal.net/Damiens2.htm Damiens - l'attentat]
- [http://www.gmarchal.net/Damiens3.htm Damiens - l'exécution]
- [http://www.gmarchal.net/bastille1-2.htm la prise de la Bastille partie 1 (la "libération" approche)]
- [http://www.gmarchal.net/bastille2.htm la prise de la Bastille partie 2 (la (sur)prise de la Bastille)]
- [http://www.gmarchal.net/bastille3.htm la prise de la Bastille partie 3 (l'assaut)]
- [http://www.herodote.net/histoire11281.htm Détails historiques sur Herodote.net]
- [http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/abolition-peine-mort/guillotine.shtml Guillotine sur ladocfrancaise.gouv.fr]
- [http://site.voila.fr/guillotine]
Catégorie:Peine de mort
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Émile ReynaudÉmile Reynaud, né le 8 décembre 1844 à Montreuil (actuelle Seine-Saint-Denis), mort à Ivry-sur-Seine le 9 janvier 1918. Il fut photographe, dessinateur, enseignant, inventeur du praxinoscope, du théâtre optique, du dessin animé non-cinématographique et précurseur du cinéma.
Éléments biographiques
Émile Reynaud apprendra dans l'atelier de son père, graveur de médailles et horloger, la mécanique de précision. Auprès de sa mère, il apprend les techniques du dessins qui lui serviront plus tard.
En 1858, il entre comme apprenti aux établissements Gaiffe à Paris où il travaille à la réparation, au montage et à la mise au point des instruments d'optique et de physique. Puis, il travaille comme opérateur chez le portraitiste Adam Salomon où il fait de la retouche photographique et s'installe ensuite comme photographe. En 1864, il suit les cours publics de vulgarisation scientifique par projections lumineuses de l'Abbé Moigno, devient son assistant et apprend le métier d'enseignant-conférencier.
Après le décès de son père, Émile Reynaud retourne avec sa mère au Puy-en-Velay, berceau famillial, où il donnera ses propres conférences scientifiques. Ces conférences font un succès auprès de la population du Puy qui peut y admirer sur grand écran, entre autres expériences, la magie de la cristallisation de sels dans l'eau.
En décembre 1877, il regagne Paris pour s'installer au 58 de la rue Rodier, dans le IXe arrondissement où il s'attelle à l'assemblage, la commercialisation et au développement de ses praxinoscopes.
Ses inventions
- Le praxinoscope, en 1876, permet de visualiser une animation cyclique à travers un cylindre à facette de miroirs tournant autour d'un axe. Puis, il le fait évoluer.
- Le praxinoscope-jouet, en 1877, est un petit praxinoscope dont l'animation, destinée aux enfants, ne comporte que 8 dessins.
- Le praxinoscope-théâtre, en 1879, permet à un spectateur de visualiser une animation cyclique à l'interieur d'un décor fixe.
- Le praxinoscope à projection, en 1880, permet de projeter sur un écran une animation cyclique à l'interieur d'un décor fixe, via une lanterne magique.
- Le théâtre optique, en 1889, permet de projeter sur un écran une animation de longueur et de durée variables à l'interieur d'un décor fixe, via deux lanternes magiques. C'est avec le théâtre optique qu'Émile Reynaud projette en public les premiers dessins animés, alors appelés pantomimes lumineuses, à partir du 28 octobre 1892 et jusqu'en 1900, au Musée Grévin. Il est accompagné au piano par Gaston Paulin qui compose les musiques.
- Le stéréocinéma, en 1907, permet d'animer des photographies en relief.
Voir aussi
Bibliographie
- Dominique Auzel, Émile Reynaud et l'image s'anima (biographie d'Émile Reynaud avec photos en couleurs)
- éditions du May (1992), ISBN 2-906450-72-3
- puis chez Dreamland éditeur (2000), ISBN 2-910027-37-6
Lien interne
- Émile Cohl, inventeur du dessin animé cinématographique
- Cinéma d'animation
Lien externe
- [http://www.lips.org/bio_Reynaud.asp biographie de Reynaud sur lips.org]
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Musée GrévinGrévin
Le Musée Grévin est un musée privé (propriété de La Compagnie des Alpes depuis sa privatisation) situé dans le IXe arrondissement de Paris, en France, et dans lequel sont regroupées des reproductions en cire de personnages célèbres, c'est le musée de l'illusion.
Ce musée a également été le lieu de la première projection en public d'un dessin animé, le 28 octobre 1892, grâce au théâtre optique d'Émile Reynaud.
Voir aussi
- Musée Grévin, film de Jacques Demy, 1958
Lien externe
- [http://www.musee-grevin.com Site officiel du Musée Grévin (français et anglais)]
10 mars
Le 10 mars est le 69 jour de l'année (70 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Évènements
- -241 : Victoire décisive de Rome sur Carthage à la bataille des Iles Égates mettant fin à la Première Guerre Punique.
- 1465 : publication du « manifeste du Bien public », base de la Ligue du Bien public, révolte nobiliaire contre le roi de France Louis XI.
- 1527 : Bâbur remporte une grande victoire à Kanwaha, tandis que son fils pacifie la vallée gangétique, et devient alors le maître absolu de l'Inde du nord.
- 1535 : Découverte des Îles Galapagos par Tomas de Berlanga, évêque de Panama.
- 1851 : Rémy Isodore Exelmans (1775-1852) devient le 3 maréchal de la Deuxième République.
- 1892 : Du 10 mars au 10 avril, Joséphin Péladan organise le premier Salon de la Rose-Croix à Paris.
- 1906 : La plus importante Catastrophe minière française, dite de Courrières fait 1 099 morts.
- 1945 : Bombardement de Tokyo au Japon par les États-Unis, 83 000 morts.
- 1948 : Ashida Hitoshi (芦田 均, né le 15 novembre 1887 à Kyoto et décédé le 20 juin 1959) devient le 47 premier ministre du Japon jusqu'au 15 octobre 1948.
- 1952 : À Cuba, coup d'État de Fulgencio Batista. Il se proclama président et suspendit la constitution.
- 1988 : réception officielle d'André Frossard (1915-1995) à l'Académie française
- 1990 : Prosper Avril n'est plus président d'Haïti, poste qu'il occupait depuis le 18 septembre 1988
- 1994 : réception officielle d'Albert Decourtray (le cardinal Decourtray) (1923-1994) à l'Académie française
- 1998 : Le président élu Ahmad Tejan Kabbah est rétabli dans ses fonctions par les troupes de l'ECOMOG
Naissances
- 1628 : Marcello Malpighi, biologiste italien
- 1709 : Georg Wilhelm Steller, botaniste, zoologiste, médecin et explorateur russe d'origine allemande († 1746)
- 1748 : John Playfair, mathématicien Écossais
- 1748 : Gabriel Bexon, connu sous le nom d’Abbé Bexon, naturaliste français († 1784)
- 1797 : George Poulett Scrope, géologue et économiste anglais
- 1844 : Pablo de Sarasate, violoniste virtuose et compositeur espagnol († 20 septembre 1908)
- 1867 : Hector Guimard, architecte Art nouveau
- 1885 : Pierre-Jules Boulanger, inventeur de la Citroën 2CV
- 1892 : Arthur Honegger, compositeur suisse, né au Havre en France, de parents suisses, mort le 27 novembre 1955 à Paris.
- 1919 : Jean Lefebvre, acteur français († 2004)
- 1920 : Boris Vian, écrivain français, ingénieur, poète, chanteur, musicien, né à Ville-d'Avray, près de Paris et décédé le 23 juin 1959.
- 1928 : James Earl Ray († 23 avril 1998), condamné à 99 ans de prison pour l'assassinat, en 1968, de Martin Luther King
- 1930 : Michel Polac, journaliste français
- 1938 : Marina Vlady, actrice française
- 1939 : Chuck Norris, acteur américain
- 1951 : Yves Bur, homme politique français, né à Strasbourg, dans le Bas-Rhin en France.
- 1954 :
- Luc Dardenne, réalisateur belge, licencié en philosophie, né à Awirs en Belgique, frère de Jean-Pierre Dardenne.
- Didier Barbelivien , auteur, compositeur et interprète français
- 1957 : Oussama Ben Laden, chef et fondateur du réseau terroriste Al-Qaida.
- 1958 : Sharon Stone, actrice américaine,née à Meadville en Pennsylvanie aux USA.
- 1964 : Edward Anthony Richard Louis, comte de Wessex, frère cadet de Charles, prince de Galles.
- 1966 : Arthur, animateur de télévision français
- 1973 : Eva Herzigova, mannequin tchèque
- 1973 : Chloé Delaume, écrivain français
Décès
- 1312 : Casimir, duc de Bytom.
- 1585 : Rembert Dodoens, botaniste belge (° 1517)
- 1937 : Ievgueni Zamia | | |