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1916

1916

Cette page concerne l'année 1916 du calendrier grégorien.

Événements


- En avril, Conférence des pacifistes socialistes à Kienthal.

Première Guerre mondiale


- 13 février : La 1ère brigade russe constituée (2 régiments), quitte Moscou par le transsibérien et arrive en Mandchourie à Dairen le 28 février, d'où elle embarque pour la France sur des navires français.
- 21 février : Début de la Bataille de Verdun (février-décembre). Les Allemands sont repoussés par les troupes françaises. Plus 700 000 de soldats alliés et allemands meurent dans la bataille.
- 11 avril : Arrivée à Marseille, où elle reçoit un accueil triomphal, de la 1ère brigade russe (2 régiments) partie de Moscou par le transsibérien le 13 février, via la Mandchourie, où elle a embarqué sur des navires français.
- 27 avril : Une loi crée un diplôme de « mort pour la France » délivré à chaque homme tué au combat, pour rappeler que leur sacrifice n'a pas été vain.
- 7 juin : Chute du Fort de Maux.
- En juillet, Début d'une offensive française sur la Somme (juillet-décembre).
- Les forces britanniques attaquent la ligne de front allemande de la Somme.
- 4 août : Sur le front du Moyen-Orient, second raid germano-turc sur Le Caire.
- 8 août : En Italie, prise de Gorizia par la 3e Armée italienne sous les ordres du duc d'Aoste.
- 20 août : Entrée en guerre de la Roumanie au côté des alliés.
- 23 août : Sur le front des Balkans, l'armée bulgare bouscule les troupes serbes à l'ouest du dispositif allié de Grèce.
- 28 août : En Allemagne, Von Falkenhayn est remplacé par le maréchal Paul von Hindenburg à la tête de la Direction Suprême de l'armée allemande.
- 13 septembre : Le général Joffre, qui a toujours un œil sur Verdun demande à Pétain et à Nivelle, de préparer sur la rive droite la reprise des forts de Maux et de Douaumont.
- 15 septembre : Première utilisation des chars (tanks) par l'armée britannique.
- 18 septembre :
  - Broussilov interrompt l'offensive russe face aux Allemands.
  - Les Grecs se rendent aux Allemands à Kavalla (Grèce).
- 24 octobre : Les troupes françaises du groupement Mangin reprennent, en quatre heures, le fort de Douaumont.
- 15 et 16 novembre : Réunion à Chantilly (Oise), à l'initiative du général Joffre, d'une nouvelle conférence militaire interalliée pour arrêter le plan des opérations de 1917.
- 25 novembre : Le gouvernement provisoire grec déclare la guerre à l'Allemagne et à la Bulgarie.
- 25 décembre : Le général Joseph Joffre est nommé maréchal de France, et remplacé par Robert Nivelle à la tête des armées.

Afrique

Amériques


- Début de la domination des États-Unis sur la République dominicaine (fin en 1924).

États-Unis


- 9 mars : Pancho Villa, le révolutionnaire mexicain, conduit 1 500 hommes dans un raid contre le village américain de Colombus dont il tue 17 habitants.
- En novembre, Réélection de Woodrow Wilson comme Président des États-Unis.
- Un décret du président Woodrow Wilson fait du Star-spangled banner l'hymne national.

Asie & monde indien

Europe


- 24 avril : Proclamation de la république d'Irlande à Dublin. La révolte est réprimée par l'Angleterre.
- La mer du Nord envahit les terres basses de la Hollande faisant 10 000 morts.
- Autriche-Hongrie : Décès du vieil empereur François-Joseph Ier d'Autriche et accession au trône de Charles Ier d'Autriche.

France


- En juin, premier comité secret à la Chambre des députés en France.
- 5 juillet : Premier numéro du journal le Canard enchaîné.
- 12 décembre : Remaniement du gouvernement Briand (Président du Conseil).
- Les usines d'armement employent près d'un tiers de femmes.
- Les ouvriers des usines de munitions se mettent en grève.

Royaume-Uni


- Début du ministère de coalition de David Lloyd George, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1922).
- Le service militaire obligatoire est adopté par l'Angleterre.
- Irlande : 24 avril, début de l'insurrection de Pâques à Dublin (les Pâques sanglantes), elle se termine le 29 avril par la reddition sans condition des insurgés.

Russie


- Assassinat par le prince Félix Youssoupov de Raspoutine, moine thaumaturge et débauché.
- Le transsibérien est terminé, devenant la ligne ferroviaire la plus longue du monde.

Océanie & pacifique

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- 16 mai : Accord secret Sykes-Picot sur le partage des colonies turques du Proche-Orient entre la France et l'Angleterre.

Arts & culture


- L'architecte américain Frank Lloyd Wright travaille au Japon.
- Le cinéaste américain D.W. Griffith réalise Intolérance.
- Parution du Manifeste dada à Zurich.
- Première collection de Coco Chanel, qui lance le jersey.

Littérature & théâtre


- L'écrivain irlandais James Joyce publie Dedalus, portrait de l'artiste par lui-même.
- L'écrivain tchèque Franz Kafka écrit La métamorphose.

Sciences & techniques


- À Leuna, on effectue la synthèse industrielle de l'ammoniaque.
- Bosch et Meisser mettent au point un procédé pour fabriquer un engrais azoté.
- Première opération de chirurgie esthétique à l'hôpital militaire d'Aldershot en Angleterre.
- Vilfredo Pareto écrit son Traité de sociologie.

Naissances en 1916


- Aboubacar Sangoulé Lamizana, ancien président de la république de la Haute-Volta
- 3 janvier : Maxene Andrews, chanteuse américaine du groupe Andrews Sisters († 1995)
- 7 janvier : Paul Keres, joueur d'échecs
- 11 janvier : Bernard Blier, acteur français
- 12 février : Michel de Saint-Pierre, écrivain français
- 14 février : Marcel Bigeard, Général
- 19 février : Eddie Arcaro, jockey américain († 1997)
- 15 mars : Frank Coghlan, acteur américain
- 22 avril : Yehudi Menuhin, violoniste américain
- 11 mai : Camilo José Cela, écrivain espagnol
- 8 juin : Luigi Comencini, réalisateur italien
- 12 juin : Irwin Allen, directeur américain († 1991)
- 20 juin : Jean-Jacques Bertrand, premier ministre du Québec
- 22 juillet : Marcel Cerdan, boxeur
- : Anne Hébert, poète et romancière québécoise
- 24 août : Léo Ferré, musicien, poète, chanteur français
- 13 septembre : Roald Dahl, écrivain anglais
- 29 juillet : Alice Sapritch, comédienne française
- 21 septembre : Françoise Giroud, journaliste, écrivaine et femme politique
- 26 octobre : François Mitterrand, homme politique français, président de la République de 1981 à 1995.
- 5 novembre : Madeleine Robinson, actrice française

Décès en 1916


- 19 février : Ernst Mach, physicien et philosophe autrichien1838).
- 28 février : Henry James, écrivain américain (° 1843).
- 3 mars : John Wesley Judd, géologue anglais († 1840).
- 24 mars : Enrique Granados, compositeur espagnol.
- 21 avril : Georges Boillot, coureur automobile.
- 4 mai : Hector-Irénée Sevin, archevêque de Lyon (° 1852).
- 11 mai : Karl Schwarzschild, astrophysicien allemand (° 1873).
- 12 mai : James Connolly, révolutionnaire et syndicaliste irlandais1868).
- 30 juin : Gaston Maspero, égyptologue français (° 1846).
- 6 juillet : Odilon Redon, peintre, graveur et écrivain français (° 1840).
- 13 juillet : William Ramsay, chimiste britannique (° 1852).
- 13 novembre : Percival Lowell, astronome américain (° 1855).
- 22 novembre : Jack London, écrivain américain (° 1876).
- 27 novembre : Émile Verhaeren, poète belge de langue française (° 1855).
- 17 décembre : Raspoutine, aventurier russe (° 1869).
- 21 décembre : Daniel Oliver, botaniste britannique1830). __NOTOC__ Catégorie:1916 ja:1916年 ko:1916년 simple:1916 th:พ.ศ. 2459

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale dura de 1914 à 1918. Ce fut le premier conflit couvrant plus de la moitié de la Terre, d'où le nom de « guerre mondiale ». Cependant, antérieurement au début de la Seconde Guerre mondiale, on appelait cette guerre « la Grande Guerre », « la Guerre des Guerres » ou la « Der des Ders ».

Causes

Il existe de nombreuses causes au déclenchement de la Première Guerre mondiale et rétrospectivement, elle paraît inévitable. Cependant, à plusieurs reprises, le déclenchement de la guerre aurait pu être évité (épisode de la canonnière d'Agadir, nombreux incidents de frontières franco-allemands, nombreuses Guerres des Balkans sans conséquences sur le reste du monde).

Rivalités économiques et coloniales

À la fin du , l'Europe domine le monde, technologiquement, financièrement, économiquement, et surtout politiquement. Le Royaume-Uni surtout, mais également la France ont un empire immense qui assurait une quasi exclusivité de commerce et d'exploitation des richesses sur un régime colonial. Entre 1914 et 1918, les colonies, les dominions et les protectorats ont participé à l'effort de guerre en envoyant des matières premières, du matériel et des hommes en Europe. L'Afrique est presque entièrement colonisée (à l'exception du Liberia et de l'Éthiopie) et se trouve au coeur des tensions européennes. Alors que la France contrôle une grande partie de l'Afrique de l'Ouest, les Britanniques sont présents dans l'est du continent. Un conflit entre ces deux métropoles aurait pu éclater avec l'incident de Fachoda. Mais la montée en puissance de l'Allemagne les a rapprochées dans l'Entente cordiale. L'Allemagne, qui ne possédait qu'un empire colonial limité (Cameroun, Namibie, Tanzanie, Togo, îles Carolines et îles Marshall d'aujourd'hui) et réalisant de façon tardive son unité, était arrivée trop tard dans la compétition coloniale et le partage du monde entre Européens. Surtout, elle ne dispose pas de colonies de peuplement. Elle manifeste ses prétentions sur le Maroc au cours de deux crises en 1905 et 1911, qui l'ont opposée à la France. L'influence européenne en Asie est moins spectaculaire, mais suscite également des problèmes. La Chine littorale tombe sous la domination économique occidentale. Les États-Unis, le Japon et la Russie sont des puissances concurrentes des états européens dans cette région. L'empire turc ottoman est placé sous la tutelle financière et économique allemande. Les Russes souhaitent étendre leur contrôle sur le débouché méditerranéen. Enfin, c'est la puissance industrielle allemande qui inquiète les états européens : les produits allemands inondent les marchés français et britanniques.

Les questions nationales

A la veille du conflit, l'Europe est en proie aux problèmes des nationalités et des revendications de territoires. Ces difficultés concernent surtout le centre du continent :
- L'Alsace-Lorraine, perdue à la suite de la défaite française de 1870-1871 est intégrée à l'empire allemand. Les Français souhaitent la reprendre et vivent dans un esprit revanchard et germanophobe. Dans les écoles françaises, où allaient tous les enfants depuis les lois de Jules Ferry, on coloriait l'Alsace et la Lorraine en noir sur la carte de France — territoires qu'elle avait dû céder à l'Allemagne par le Traité de Francfort. Cette génération a donc été élevée avec le syndrome du membre amputé. En 1914, il n'y a que 1 % de déserteurs. Ils étaient 30 % en 1870. ;Les Balkans : Les pays des Balkans, libérés de l'Empire ottoman, sont l'objet de rivalités entre les grandes puissances européennes. L'Empire ottoman qui s'émiette peu à peu (guerres balkaniques), ne possède plus en Europe, à la veille de la guerre, qu'Istanbul. Tous les jeunes pays issus de sa décomposition (Grèce, Bulgarie, Roumanie, Serbie, Monténégro, Albanie) s'affrontent. La Serbie veut obtenir un débouché maritime et soutient les revendications des Slaves des Balkans. Elle est alliée à l'empire russe. De plus, les deux ennemis séculaires de l'Empire ottoman poursuivent leur politique traditionnelle. L'Autriche-Hongrie désire continuer son expansion dans la vallée du Danube, jusqu'à la mer Noire. La Russie, elle, est liée historiquement et culturellement aux Slaves des Balkans, de confession orthodoxe, et leur a déjà souvent prêté son appui dans le passé. Elle dispose donc d'alliés naturels dans sa politique de conquête d'un accès à une mer chaude (Mer Méditerranée). Cette politique passe par le contrôle des Détroits. Évidemment, ces deux politiques entre une puissance catholique et une puissance orthodoxe provoquent des affrontements (les deux empires possèdent d'ailleurs un aigle bicéphale comme emblème). ; Les ambitions italiennes : L'Italie veut prendre des territoires au voisin autrichien, s'étendre en Dalmatie et contrôler la mer Adriatique. ; Les empires multinationaux : Les empires d'Autriche-Hongrie, de Russie et d'Allemagne regroupent différents peuples qui revendiquent plus d'autonomie ou une reconnaissance politique. Ainsi, les Polonais sont privés d'état souverain et se trouvent partagés entre l'Allemagne, la Russie et l'empire d'Autriche-Hongrie.

Système d'alliances et course aux armements

De vastes systèmes d'alliances se créèrent : la France, le Royaume-Uni et la Russie d'un côté (cette alliance se nomme la Triple-Entente), l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie, ennemi de la Russie et de la Serbie (la Triple-Alliance ou Triplice). Dans les deux camps, la course aux armements s'accélère et on assiste à une surenchère dans la préparation de la guerre. Les dépenses consacrées aux armées s'envolent. Le matériel est modernisé et la durée du service militaire allongée dans plusieurs pays.

L'engrenage infernal

L'événement déclencheur fut le double assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo le 28 juin 1914 par Gabriel Princip. L'Autriche-Hongrie suspectant, dans l'ombre de ce nationaliste, des organisations secrètes ayant leurs bases arrières en Serbie, elle exigea de pouvoir mener une enquête sur place, ce à quoi s'opposa la Serbie pour des raisons de souveraineté. L'Autriche posa alors un ultimatum le 28 juillet à la Serbie. La Serbie ne céda pas. L'attaque de la Serbie par l'Autriche déclencha les dispositions prévues par les alliances : le 30, les Russes mobilisent leurs troupes et se préparent à entrer en guerre pour aider leurs alliés serbes, le les Allemands vinrent à leur tour prêter main-forte aux Autrichiens en déclarant la guerre à la Russie, puis le 3 à la France. Le 4, le Royaume-Uni déclara la guerre à l'Allemagne, dès l'invasion par celle-ci de la Belgique neutre.

Chronologie


- 25 juillet : L'Autriche-Hongrie adresse un ultimatum à la Serbie dans lequel elle exige de pouvoir mener une enquête sur place, ce à quoi s'opposera la Serbie pour des raisons de souveraineté. Le temps laissé à la Serbie pour répondre à cet ultimatum est de 48 heures.
- 28 juillet : L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie
- 31 juillet : L'Allemagne adresse un ultimatum à la France lui demandant de prendre l'engagement de ne pas soutenir la Russie si cette dernière venait à prendre la défense de la Serbie et un autre à la Russie lui demandant de prendre l'engagement de ne pas soutenir la Serbie
- 1 août : L'Allemagne déclare la guerre à la Russie, suite à la réponse russe
- 2 août : L'Allemagne attaque militairement le Luxembourg neutre
- 2 août : L'Allemagne adresse un ultimatum à la Belgique
- 3 août : La Belgique, neutre, rejette l'ultimatum allemand
- 3 août : L'Allemagne déclare la guerre à la France qui avait répondu que « la France agirait conformément à ses intérêts »
- 4 août : L'Allemagne attaque militairement la Belgique neutre
- 4 août : Le Royaume-Uni adresse un ultimatum à l'Allemagne lui demandant de retirer ses troupes de Belgique. Le Gouvernement de Londres ne recevra aucune réponse.
- le 4 août 1914, au soir, l'Allemagne est en guerre contre
  - la Russie (1/8)
  - le Luxembourg (2/8)
  - la France (3/8)
  - la Belgique
  - le Royaume-Uni (4/8) Cela pour soutenir un allié, l'Autriche-Hongrie, qui n'est en guerre contre aucun de ces pays. L'Autriche-Hongrie, elle, est officiellement en guerre contre un pays, la Serbie, qui n'est pas en guerre avec l'Allemagne. L'Autriche-Hongrie et la Russie n'entreront en guerre que le 6 Août 1914 (Déclaration de guerre de l'Autriche-Hongrie à la Russie du 6 août 1914). La situation ainsi exposée montre que ce n'est pas le fonctionnement des alliances qui permet de donner une explication au déclenchement du premier conflit mondial. En effet, les gouvernements de bon nombre de pays n'ont même pas eu à se poser la question de savoir s'ils allaient, oui ou non, faire fonctionner leurs alliances (la Russie et la France se sont trouvés dans ce cas). En outre, l'existence des alliances avaient été un frein au déclenchement d'un conflit lors des crises précédentes (crises marocaines, guerres balkaniques, annexion de la Bosnie, etc.). Si ce frein n'a pas fonctionné en juillet 1914, c'est que les Empereurs, les Gouvernements et les Etats-Majors de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie ont tout fait pour que le conflit éclate. La guerre, une fois commencée, mettra quatorze mois à atteindre la Serbie, c'est-à-dire le point où, "officiellement", elle aurait dû commencer. Mais, il faut bien se rendre compte que l'atmosphère politique internationale au début du XXè siècle était extrêmement chargée; les vélléités belliqueuses des uns et des autres s'affichaient ouvertement. Le nationalisme exacerbé qui régnait dans tous les pays européens a ainsi joué un rôle. En France, les sentiments revanchards à propos de l'Alsace-Lorraine excitaient la haine à l'égard de l' "Allemand" (les dessins de Hansi en sont une illustration), tandis que Poincaré était entouré de fervents bellicistes. De l'autre côté du Rhin, le plan Schlieffen préconisait que l'Allemagne frappât la première. Ainsi, tous les pays étaient prêts à la guerre, la doctrine militaire de l'époque basée sur la course aux armements n'avait alors qu'une issue : le conflit armé. Une étincelle suffisait à mettre le feu à l'Europe. Cette étincelle, c'est donc un groupe de moins de 10 personnes (Empereurs, Chancelier, Ministres de la Guerre et Ministres des Affaires Etrangères, chefs d'Etat-Major) qui, en juillet 1914 à Berlin et à Vienne, l'a provoquée. Cette responsabilité de Guillaume II de Hohenzollern et François-Joseph de Habsbourg-Lorraine - puisque ni l'Allemagne, ni l'Autriche-Hongrie n'étaient des démocraties parlementaires en 1914- est admise aujourd'hui par la très grande majorité des historiens. En 1919, les Alliés ne pouvaient se satisfaire de la responsabilité pénale de deux individus- l'Empereur d'Allemagne et l'Empereur d'Autriche-Hongrie- pour obtenir réparation des dommages subis dans les territoires occupés pendant 4 ans : ils étendirent donc cette responsabilité à l'ensemble des peuples des ex-Empires centraux, seuls ensembles capables de faire face à pareille dette. Ces peuples considéreront cette extension de responsabilités comme un "Diktat" Pourtant, en France et dans d'autres pays européens, certains s'opposent à la guerre comme Jean Jaurès. Son assassinat le 31 juillet ne viendra qu'ajouter plus de confusion au climat délétère à l'aube de la guerre. Quant à l'Italie, partant du principe que l'alliance qu'elle avait signée avec l'Allemagne et avec l'Autriche-Hongrie était une alliance défensive, elle ne s'engagea pas dans le conflit parce qu'elle fit le constat que l'Autriche-Hongrie qui était l'agresseur de la Serbie et que, dès lors, elle n'avait pas à soutenir les querelles de son allié.

Forces en présence

Parmi les principaux pays européens, seule l'Italie resta neutre (ce pays n'entrera en guerre aux côtés de l'Entente qu'à partir de 1915). Les deux camps étaient équilibrés : l'Alliance et l'Entente possèdent des effectifs pratiquement identiques.

Front occidental

Les armées en place

Au début des hostilités, le Corps Expéditionnaire Anglais est encore très faible et ne jouera qu'un rôle mineur dans le déroulement des opération en 1914, nous parlerons donc surtout des armées allemandes et françaises. Les effectifs des deux armées sont comparables. La France, malgré une population d'environ 39 millions d'habitants, peut disposer immédiatement de près de 800 000 soldats d'active depuis l'adoption de la loi qui fixe la durée du service militaire à trois ans. La mobilisation qui sera terminée vers le 15 août complètera les effectifs. (chiffre à venir) L'Allemagne est bien plus peuplée (près de 80 millions d'habitant) mais elle doit conserver une partie de ses forces pour le front de l'est. L'organisation des effectifs en divisions, armées, et corps d'armée est pratiquement la même dans les deux camps. La dotation et la répartition en matériel et en armes sont pratiquement identiques. Bien que le canon de 75 ait largement surclassé le canon allemand de 77 équivalent, les troupes allemandes sont pourvues d'artillerie lourde que ne possèdent pas les Français. Les troupes françaises en feront la cruelle expérience pendant les premières années de la guerre, le retard ne sera comblé qu'à partir de 1916. La dotation en mitrailleuses est pratiquement identique mais elle est mieux utilisée par les allemands. Bien que l'Allemagne ait fait de gros efforts pour combler son retard sur l'aviation française, elle n'est pas encore arrivée au même niveau. Sur le front de l'ouest, ce sont en fait les deux meilleures armées du monde qui vont s'affronter. Pour la première fois de l'histoire, les pays en guerre vont mobiliser toutes leurs ressources humaines dans la conduite d'un conflit total.

Guerre de mouvement : les batailles des frontières

En 1914, les Européens pensaient que la guerre serait courte. On disait aux soldats partis en août qu'ils seraient revenus pour les vendanges, les soldats partaient « la fleur au fusil ». Cette guerre de mouvement, que les deux armées préconisent, va vite se révèler inadaptée et particulièrement meurtrière compte tenu des moyens de destruction dont disposent les belligérants. Les premiers engagements ont lieu près des frontières et se terminent à chaque fois à l'avantage des troupes allemandes. La stratégie mise en œuvre par le Plan Schlieffen semble efficace. Les armées de Guillaume II passent par la Belgique et les Ardennes. La bataille de Charleroi se conclut par une défaite des armées Françaises qui les oblige à se replier. La retraite en bon ordre des armées françaises, très bien orchestrée par Joffre, commandant en chef des forces françaises, cesse lors de la bataille de la Marne au cours de laquelle les Français reprennent l'offensive et stoppent définitivement l'avance allemande (6-7 septembre 1914). Après la défaite de la Marne, les troupes allemandes reculent et se fortifient en creusant les premières tranchées. En même temps, les deux armées tentent de se déborder mutuellement sur leur flanc ouest en engageant ce qu'on a appelé improprement la "course à la mer". Les troupes qui combattent à pied depuis maintenant plusieurs mois, sont épuisées, manquent de munitions et n'aspirent qu'à s'arrêter et consolider les positions si chèrement acquises. Vers la fin du mois de novembre 1914 le front est pratiquement stabilsé pour plusieurs années sur une ligne continue de tranchées d'environ 750 kilomètres de la Mer du Nord aux Vosges. Jusqu'en 1918, le front occidental reste pratiquement figé malgré les offensives coûteuses en hommes et en matériel. Le bilan de ces premiers mois de guerre est catastrophique : les pertes engendrées par ces attaques en rase campagne devant l'artillerie et les mitrailleuses sont énormes surtout du côté Français qui comptent plus d'un million de soldats hors de combat (blessés, tués, disparus ou prisonniers) rien que pour l'année 1914.

Guerre de position

Vosges

Les tranchées

Le premier conflit mondial est caractérisé par une ligne de front continue, fortifiée, qui ne sera jamais rompue par aucune des armées en présence avant 1918. Le front est constitué de plusieurs lignes de défenses creusées dans la terre, les tranchées, reliées entre elles par des boyaux d'accès. Les soldats vivent et meurent là, dans la boue, le corps envahi de vermine, en compagnie des rats et de l'odeur pestilentielle des cadavres en décomposition. Un no man's land rendu infranchissable par des réseaux denses de barbelés, battu par le feu des mitrailleuses sépare les deux premières lignes. Le danger est permanent, même en période de calme quand l'activité du front est faible, la mort survient n'importe quand : au cours d'une patrouille, d'une corvée, d'une relève, ou d'un bombardement d'artillerie qui s'abat sur la position sans raison particulière. L'observation aérienne par les avions et les ballons permet aux armées de connaître avec précision la configuration du terrain ennemi, si bien que les tirs d'artillerie ne tombent jamais au hasard, les obus pleuvent toujours, de jour comme de nuit, en faisant le maximum de dégâts. Les soldats ne se trouvent en sécurité qu'à une dizaine de kilomètres derrière les lignes quand ils sont hors de portée de l'artillerie lourde. On a souvent reproché aux chefs militaires du premier conflit mondial d'avoir conduit leurs troupes dans cette guerre de tranchée aussi coûteuse en vies humaines qu'inutile. Pourtant, cette guerre de position n'est pas un choix stratégique, elle est due au fait que malheureusement, en ce début de l'ère industrielle, alors que les nations occidentales sont déjà capables de produire en masse, les progrès techniques ont surtout concerné le matériel de destruction plutôt que les moyens de s'en protéger. Les avancées techniques qui permettront à un blindé de déborder le front, à un avion d'emporter une charge de bombe suffisante pour influer sur le cours de la bataille ne sont pas encore réalisées, si bien qu'à la puissance de destruction considérable que représente ces armes modernes, on ne peut opposer que des fantassins vulnérables et faiblement armés.

Les offensives

Les offensives lancées en 1915 en Champagne et en Artois, puis en 1916 à Verdun et dans la Somme, enfin en 1917 le Chemin des Dames se heurteront à des défenses infranchissables et les pertes seront toujours hors de proportion avec les gains de terrain réalisés.

Les réactions des États

Pour vaincre l'adversaire, chaque alliance cherche de nouveaux alliés : l'Italie change de camp en 1915 et se bat désormais du côté de l'Entente. La même année, l'Empire ottoman se rallie aux empires centraux. La guerre devient progressivement mondiale Face à la durée de la guerre, les États en guerre doivent mobiliser la main d'œuvre féminine pour pallier l'absence des hommes partis au front. Les pays de l'Entente font aussi appel aux ressources humaines et matérielles de leurs empires coloniaux. Les enfants, les vieillards et les étrangers sont aussi embauchés et contribuent à l'effort de guerre. La vie des civils devient de plus en plus difficile à cause des pénuries, de l'inflation et des réquisitions dans les zones occupées. Pour galvaniser les populations restées à l'arrière, les États utilisent la propagande et la censure de la presse et du courrier des soldats. Le bourrage de crâne touche aussi l'enseignement. Les rumeurs xénophobes circulent rapidement : on raconte que les Allemands coupent les mains des enfants. Inversement, pour justifier l'agression contre la Belgique, on raconte en Allemagne que les civils belges s'amusent à crever les yeux des Allemands blessés. Les gouvernements doivent financer les dépenses d'armement en ayant recours à la planche à billets mais aussi à l'emprunt. Les impôts augmentent et on s'oriente vers le dirigisme économique. Devant les commandes d'État, certains industriels s'enrichissent tels Walther Rathenau ou Louis Renault.

Front oriental

La stratégie allemande de guerre de mouvement qui avait échoué en France fonctionna à merveille contre la Russie. Les armées russes étaient énormes et la France comptait beaucoup dessus pour diviser l'armée allemande. Mais ce nombre impressionnant de soldats (8 millions en 1914) masquait le fait qu'il ne s'agissait le plus souvent que de paysans sans aucune formation militaire, mal armés et mal équipés. Le commandement russe se révéla lui-même médiocre. Les deux armées s'affrontèrent à Tannenberg (en Prusse orientale) du 26 au 30 août 1914 puis aux lacs Mazure du 6 au 15 septembre 1914. Dans les deux cas, les Russes subirent une cinglante défaite et furent obligés de se replier. Hindenburg, le commandant allemand de cette campagne, fut envoyé sur le front ouest pour appliquer les même méthodes. Il échoua car le front s'était déjà stabilisé et les Français étaient préparés (mines, barbelés, tranchées). Il ne put empêcher la guerre d'usure.

Autres fronts

Les deux camps tentèrent des manœuvres de diversion ou de contournement, mais aucune n'eut autant d'importance que ces deux fronts principaux :
- les Alliés déclenchèrent la bataille des Dardanelles en 1915. Le contrôle des Détroits aurait permis à la France et à l'Angleterre de ravitailler la Russie et d'encercler les Empires centraux. Cette idée, défendue notamment par Winston Churchill, déboucha sur un débarquement à Gallipoli mais les Alliés ne parvinrent pas à pénétrer par surprise dans l'Empire ottoman, et échouèrent dans leurs offensives successives. L'opération fut un échec, le corps expéditionnaire constitua l'armée d'Orient, stationnée ensuite au camp de Salonique. Cette armée soutiendra ensuite les Serbes et participera à l'effondrement de l'empire austro-hongrois en 1918.
- Colonel Lawrence dit Lawrence d'Arabie : les Anglais fomentèrent le soulèvement des tribus arabes pour gêner les Ottomans.
- Le ministre des Affaires étrangères anglais, Lord Arthur Balfour promit l'établissement d'un état juif en Palestine pour obtenir la méthode de fabrication de l'acétone et motiver les Juifs étasuniens à soutenir l'entrée en guerre des États-Unis. La même année, les Anglais attaquèrent la Palestine (dont ils garderont le contrôle jusqu'en 1947). De nombreux Juifs s'y installèrent après les épreuves de la Seconde Guerre mondiale.
- La première bataille de l'Atlantique : elle fut mise en œuvre par les sous-marins allemands, les U-Boots qui tentèrent d'imposer un blocus complet à l'Angleterre et à la France, notamment pour intercepter le soutien de leurs colonies et rompre les routes d'approvisionnement entre l'Amérique (bœuf argentin, matériel américain) et l'Europe. Cette guerre maritime ne plut pas aux Américains. Le torpillage du Lusitania qui avait à son bord cent vingt-trois Américains provoqua une vive émotion aux États-Unis, qui se préparèrent à entrer en guerre aux côtés des Alliés.

1917, le tournant de la guerre

torpillage du Lusitania
- Lassitude Sur tous les fronts, les soldats sont épuisés par les attaques inutiles et les conditions de vie difficiles. Dans les rangs français, allemands et italiens, des mutineries éclatent au printemps 1917. À l'arrière, les pénuries et les cadences de travail provoquent des troubles et des grèves. Les socialistes français quittent le gouvernement et rompent l'union sacrée. Dans le Reich allemand, pour faire face à la crise politique et sociale, l'état-major prend le pouvoir.
- Stratégie allemande Pour répondre au blocus naval britannique, les sous-marins allemands détruisent tout navire transitant dans un port ennemi. Cette guerre navale frappe les navires de commerce américains. En mars 1917, l’état major impérial allemand prit la décision stratégique de reculer le front plus au nord, sur la ligne dite « Hindenburg », et fit évacuer toutes ses armées des positions occupées depuis 1914 dans le secteur de l’Aisne. Ils dynamitèrent systématiquement les édifices emblématiques des villes et villages auparavant occupés. Ainsi disparurent notamment les forteresses de Ham (Somme), située non loin de là, et de Coucy (27 mars 1917).
- Entrée en guerre des États-Unis Les États-Unis étaient restés neutres jusque là, mais apportaient un apport matériel et financier aux pays de l'Entente dès 1914. Le 7 mai 1915, le torpillage du paquebot britannique Lusitania avait provoqué la mort de 128 ressortissants américains. En avril 1917, face à la guerre sous-marine à outrance, le congrès américain décide l'entrée en guerre contre les empires centraux. Cette décision compense la défection russe. Le président Woodrow Wilson fixe dès janvier 1918 ses objectifs de paix. Plusieurs pays d'Amérique latine s'engagent aussi dans le conflit aux côtés de l'Entente.
- Retrait russe Plus tard les deux révolutions russes de mars et d'octobre 1917 permirent aux Allemands des avancées considérables en Russie. Les Bolcheviks signèrent un armistice avec les Empires Centraux dès le mois de décembre, puis la paix de Brest-Litovsk (négociée par Léon Trotsky) en mars 1918. Pour obtenir cette paix séparée, ils consentirent à d'énormes sacrifices, dont un train d'or (le contenu de celui-ci fut confisqué à l'Allemagne par le traité de Versailles). L'Allemagne occupa de plus la Pologne, l'Ukraine, la Finlande, les Pays baltes et une partie de la Biélorussie. Les Allemands profitèrent aussi de cette défection pour envoyer d'importants renforts sur le front ouest et tenter d'obtenir une victoire rapide avant l'arrivée effective des Américains. C'est le retour de la guerre de mouvement.

1918, la fin de la guerre

En janvier 1918, alors que la première guerre mondiale n'est pas terminée, le président américain Woodrow Wilson adresse un message au congrès américain, qui doit garantir la paix. Ce discours des 14 points (« The world must be made safe for democracy ») réclame notamment la création d'une « League of Nations » (SDN)). Les autres points serviront de base au traité de Versailles de 1919. Wilson demande :
- la fin de la diplomatie secrète,
- la liberté de navigation et de commerce,
- la réduction des armements,
- le règlement des rivalités coloniales,
- l'évacuation de la Russie,
- l'évacuation de la Belgique,
- la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France,
- la rectification des frontières italiennes,
- l'autonomie des peuples d'Autriche-Hongrie,
- l'évacuation de la Roumanie, de la Serbie et du Monténégro,
- l'autonomie des peuples non turcs de l'empire ottoman (après le génocide des Arméniens),
- la refondation d'une Pologne indépendante,
- la création d'une association des nations. Les principes wilsoniens peuvent être résumés en trois mots : autodétermination des peuples, liberté et paix. Renforcés par les troupes venant du front est, et souhaitant forcer la décision avant l'arrivée des troupes américaines, les Allemands mettent toutes leurs forces dans d'ultimes offensives à l'ouest, à partir de mars 1918, sur la Somme, en Flandre, au Chemin des Dames et en Champagne (l'Offensive Michael). Mais mal nourries, mal relevées et épuisées, les troupes allemandes ne peuvent résister aux armées alliées maintenant coordonnées par le général Foch. Ces dernières sont renforcées chaque jour davantage par le matériel et les soldats américains, les premiers chars (Char Renault FT-17) et par une supériorité sous-marine et aérienne. Après une révolution ouvrière à Berlin, le gouvernement de la nouvelle République allemande signe l'armistice de Rethondes le 11 novembre 1918 dans le wagon de l'armistice.

Le bilan catastrophique d'une Europe et d'un monde bouleversés

Pertes humaines et matérielles : 8 millions de morts, 6 millions d'invalides. La France a été le pays le plus touché, proportionnellement : 1,4 million de tués et de disparus, soit 10% de la population active masculine. Cette saignée s'accompagne d'un déficit des naissances. La stagnation démographique française se prolonge, avec un vieillissement de la population qui ne continue de croître qu'avec le recours à l'immigration. Cette dernière participe à la reconstruction d'un pays dont le nord est en ruines : maisons, ponts, routes, usines… Perte de prestige des Européens dans les colonies et dans le monde : la guerre a été mondiale, elle s'est étendue en Afrique où les franco-britanniques se sont emparés des colonies allemandes, en Extrême-Orient où les Japonais ont fait de même dans les îles Mariannes et en Nouvelle-Guinée. Les colonies ont fourni des vivres, des matières premières, « tirailleurs sénégalais » et « zouaves marocains », souvent engagés dans les combats de première ligne, comme en témoignent les cimetières militaires de l'Ourcq. Au lendemain de la guerre, les peuples colonisés ne croient plus à ce qu'on leur inculquait – la supériorité naturelle de la métropole – et réclament une amélioration de leur sort. À ce premier déclin de l'influence européenne dans les colonies s'ajoute l'expansion des États-Unis, les plus grands bénéficiaires de la guerre, et du Japon, dont les capitaux se placent désormais à Londres et à Paris. maroc Bouleversements sociaux : les clivages sociaux s'accentuent avec l'enrichissement des « marchands de canons » et l'appauvrissement des petits rentiers, des retraités et des salariés touchés par l'inflation. Les femmes ont acquis une place nouvelle dans la société, en s'étant rendues indispensables pendant toute la guerre, dans les champs, dans les usines, dans les bureaux, dans les écoles (pour compenser la perte de très nombreux instituteurs)… Le féminisme progresse, la mode évolue (la « garçonne » en cheveux courts), le droit de vote est accordé en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux États-Unis, en Russie, mais pas en France. L'apparente victoire de la démocratie… Quatre empires autoritaires se sont écroulés, ce qui transforme profondément la carte de l'Europe, redessinée par les traités de paix de 1919 : l'empire du tsar - devenu la Russie communiste -, l'empire ottoman réduit à l'actuelle Turquie, l'empire austro-hongrois démantelé - avec la naissance d'une minuscule Autriche et d'une Hongrie, d'une Tchécoslovaquie, d'une Yougoslavie indépendantes -, enfin le Reich allemand, que le traité de Versailles diminue sur le plan territorial, coupe en deux par le « couloir de Dantzig », démilitarise, confisque les colonies, surveille, condamne à de lourdes réparations et rend seul responsable du conflit. L'Allemagne, rendue responsable de la guerre par ce traité, est contrainte de verser des réparations, dont le montant n'est fixé qu'en 1921 et qui s'élève à 132 milliards de marks-or, à verser en trente annuités. Tous ces États adoptent des régimes parlementaires, mais la démocratie ne résiste pas à l'installation rapide de régimes autoritaires dans toute l'Europe centrale et orientale (à l'exception de la Tchécoslovaquie), ainsi qu'en Russie communiste. En Allemagne, elle est contestée à la fois par l'extrême gauche communiste et par l'extrême droite, dont le parti national-socialiste de l'ancien combattant Adolf Hitler, qui tente de prendre le pouvoir en Bavière par un putsch, en 1923. En prison, il rédige Mein Kampf, dans lequel il promet le rejet du traité de Versailles, la naissance d'un nouveau Reich pourvu d'un « espace vital » à l'est et débarrassé des « races inférieures », à commencer par les Juifs, les Slaves, les Tziganes, les homosexuels et les handicapés. Finalement, la pire des conséquences de la Première Guerre mondiale fut tout simplement la Seconde Guerre mondiale.

Batailles importantes


- Bataille de la Marne
- Bataille de la Somme
- Front de l'Yser
- Bataille de Verdun
- Bataille de la crête de Vimy
- Bataille du Vieil Armand Haut-Rhin

Personnages clés

Bataille du Vieil Armand Haut-Rhin

Nouvelles armes et nouvelles tactiques

Cette guerre a été l'occasion pour l'industrie de l'armement de lancer de nouveaux matériaux qui aident à la maturation des techniques et des méthodes.

Aviation


- Reconnaissance aérienne.
- Bombardement et mitraillage de position.
- Combat aérien.

Blindé automobile


- Attaque de position avec blindés, couvrant les fantassins.
- Construction des premiers chars d'assaut (Renault, Schneider)

Armes chimiques

Armes chimiques, 1917]]
- Obus et bombes contenant des gaz toxiques.
- Des gaz très volatils sont lachés, le phosgène, le moutarde... Certains étaient quasi indétectables et n'agissaient que 3 jours après inhalation... Il était ainsi impossible de savoir si l'on est contaminé ou pas...

Le front intérieur


- Les hommes étant mobilisés au front, les femmes les ont remplacés aux champs, dans les usines, les écoles. Cela a joué un rôle dans l'émancipation féminine, les femmes obtiennent d'ailleurs le droit de vote à la fin de la guerre, dans de nombreux pays d'Europe (pas en France...)
- Les emprunts de guerre : en France, des campagnes de collecte d'or sont menées auprès des civils, pour financer la guerre. Mais la principale source de financement est située aux États-Unis, soit en numéraire, soit par l'achat à crédit de matériel. Les nations d'Europe s'endettent considérablement.
- En France, tout les partis politiques s'allient dans L'Union Sacrée, pour faire face à la guerre.
- Les industries et les chercheurs sont mobilisés (voir nouvelles armes).
- Pour soutenir le moral des combattants, des « marraines » écrivent aux célibataires.

Conséquences humaines

Union Sacrée] :
- L’Empire britannique inclut le Canada, l’Australie, et l’Inde.

  - Terre-Neuve ne faisait pas partie du Canada à cette époque.

Voir aussi

Articles connexes


- Accords de Sykes-Picot
- Chronologie du conflit
- Cimetières militaires de la Première Guerre mondiale
- Gueules cassées
- Films sur la Première Guerre mondiale
- Luftwaffe (Aviation militaire allemande) (bien que l'armée de l'air allemande s'appelle la Luftstreitkräfte à cette époque-là, l'article contient une section qui s'occupe de l'aviation militaire allemande pendant la Première Guerre mondiale)
- Traité de Versailles
- camps de concentration allemands 14-18

Bibliographie

Ouvrages tous publics


- Les Croix de bois de Roland Dorgelès, adapté au cinéma en 1932 par Raymond Bernard ;
- La Main coupée de Blaise Cendrars ;
- Le Feu d'Henri Barbusse ;
- À l'Ouest, rien de nouveau (Im Westen nichts neues) d'Erich Maria Remarque, 1928, adapté au cinéma en 1930 par Lewis Milestone (All Quiet on the Western Front).
- Paroles de poilus est un recueil de lettres envoyées par des soldats à leur famille compilé par Jean-Pierre Guéno, Yves Laplume et Jérôme Pecnard en 1998, éd. Tallandier et Biblio.
- Orages d'Acier de Ernst Jünger, récits d'un jeune officier allemand sur la guerre et les combats dans les tranchées.
- Les champs d'honneur de Jean Rouaud ; éd. Les éditions de minuit.
- Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot ; Folio éd. Gallimard, roman français éd. Denoël prix Interallié 1991, adapté au cinéma en 2004 par Jean-Pierre Jeunet (fiche du film) ;
- Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918; éd La Découverte. Le journal d'un poilu ayant connu les principales batailles du conflit.
- Récits des tranchées est un recueil de récits de poilus ; éd. Les 3 Orangers.
- Paroles de poilus Lettre et carnets du front 1914-1918 sont des lettres écritent par des poilus ; éd. Librio
-
Le Gachis des Généraux, Pierre Miquel, Éditeur : Pocket, 2003, ISBN 2266124382
-
Les Poilus, Pierre Miquel

Historiographie


- Audoin-Rouzeau (Stéphane), Becker (Jean-Jacques), dirs.:
Encyclopédie de la Grande Guerre 1914-1918, Paris, Bayard, 2004, ISBN: 2.227.13945.5.

Liens externes


- [http://perso.wanadoo.fr/chtimiste/ Le détails du parcours de tous les régiments français de la grande guerre]
- [http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr Base de données de documents de l'armée française]
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/cddp64/Gabard/index2.htm Ernest Gabard, Carnet de guerre - 1915-1916]
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/cddp64/Gabard/index.htm Les monuments aux morts d'Ernest Gabard dans le sud-ouest de la France]
- [http://www.atlas-historique.net/1815-1914/cartes/Europe1914.html Cartes des alliances en 1914]
- [http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/clefs/circuits/GE_P3_1_FR.html Circuit thématique : Recherchés! 500 000 Canadiens pour la Grande Guerre]
- [http://www.evasion-aisne.com/sites_activites/chemin_dames/index.php Le Chemin des Dames : un parcours pour la mémoire de la Grande Guerre]
- [http://www.evasion-aisne.com/visites_virtuelles/fr/caverne_dragon.php La Caverne du Dragon, un musée qui évoque le quotidien des poilus.]
- [http://www.freewebs.com/omorika3/Le%20epope/index.htm Henry Barby : L'Épopée Serbe (L'agonie d'un peuple, Paris 1916)]
-
ja:第一次世界大戦 ko:제1차 세계 대전 ms:Perang Dunia I simple:World War I th:สงครามโลกครั้งที่หนึ่ง


Moscou

Moscou (en russe Москва) est la capitale de la Fédération de Russie et, auparavant, de l'URSS. C'est une ville de 14 millions d'habitants dans une plaine au bord de la rivière Moskova. Le noyau historique de la ville se situe sur la colline qui domine la rive gauche de la Moskova, à l'endroit où se trouvent aujourd'hui le Kremlin et la place Rouge.

Histoire

Au Iouri III Moskovski se disputait avec Michel II Tverskoi le trône de la principauté de Vladimir. Ivan I l'emporta et devint le seul collecteur de taxes pour les suzerains Mongols de la Horde d'Or. Ce service permit d'obtenir des concessions notamment de transmettre le contrôle de la principauté à l'aîné et non de la diviser entre tous les enfants. Mais, lorsque la croissance de l'empire lituanien commença à menacer toute la Russie, le Khan renforça Moscou, notamment en en faisant le siège de l'église orthodoxe, lui permettant de devenir la ville la plus importante de Russie. Il est généralement considéré qu'Ivan III libéra finalement la ville du contrôle mongol en 1480, l'élevant au rang de capitale d'un empire qui finira par englober toute la Russie, y compris la Sibérie et bien d'autres territoires. La tyrannie des tsars suivants, comme Ivan le Terrible, mena à un affaiblissement de l'État, même lorsque l'empire s'étendait. En 1571 les Tatars de Crimée de l'Empire Ottoman saisirent et brûlèrent la ville. Entre 1610 et 1612 des troupes polonaises occupèrent Moscou comme la Pologne tentait sans succès d'installer un monarque sur le trône ou de constituer une union entre les États slaves. Cependant l'armée polonaise n'était que partiellement soutenue par l'aristocratie et son équivalent russe menée par le prince Pojarski obtint l'élection de Michel Romanov. Michel Romanov Moscou cessa d'être la capitale de la Russie quand en 1703 Pierre le grand fit construire Saint-Pétersbourg sur la côte de la Baltique. Le 14 septembre 1812, quand Napoléon envahit Moscou à la tête d'une partie de la Grande armée (moins de 100 000 hommes sur 400 000), la ville a été incendiée par les moscovites. Le Tsar Alexandre refuse toute négociation, Napoléon quitte Moscou le 19 octobre. À partir de novembre, la neige tombe, la température chute brutalement et la retraite, durant laquelle beaucoup périrent, tourne au désastre. Suivant le succès de la Révolution russe en 1917, Lénine la fit à nouveau la capitale. Quand l'Allemagne envahit la Russie au cours de l'Opération Barbarossa (le 22 juin 1941), l'armée centre avait Moscou comme objectif et parvint jusqu'à 60 km avant de devoir reculer. Le 19 août 1991 une insurrection incendie le gigantesque parlement de l'Union soviétique. L'URSS implose et par conséquent cet évènement met fin aux fonctions de Mikhaïl Gorbatchev, son dernier président.

Population

Culture

Moscou propose de nombreux spectacles dont les plus fameux ballets ballets et des théâtres. Il y a beaucoup de musées comme la galerie Tretiakov (art russe), le musée Pouchkine (beaux-arts) ou encore le palais des Armures (arts décoratifs). Beaucoup de moscovites se rendent en fin de semaine dans leur maison de campagne (дача).

Économie

Transport

Des neuf gares partent des rames de banlieue type RER de 24 éléments et des trains pour aller dans l'immense pays y compris le Transsibérien. Le réseau routier est constitué de trois anneaux de périphérique (dont l'extérieur - le MKAD - est d'un diamètre de plus de 100 km) et des grandes avenues. Moscou dispose de cinq aéroports : Aéroport international Sheremetyevo-1, Aéroport international Sheremetyevo-2, Aéroport international Domodedovo, Aéroport Bykovo, et Aéroport Vnukovo. Un sixième aéroport (Sheremetyevo-3) doit être inauguré en 2007. Un canal permet un accès fluvial à la Volga ce qui fait appelé la ville le port des cinq mers. L'excellent réseau de métro est très luxueux mais profond ; commencé en 1935, il comporte 12 lignes et plus de 170 stations. La profondeur de nombreuses stations est expliquée par le fait qu'elles étaient censées servir d'abris en cas d'attaque de la ville. Un réseau d'autobus et trolleybus vient compléter le métro en irriguant aussi bien le centre que les quartiers périphériques. Le 6 février 2004 dans une rame de métro près de la station Avtozavodskaïa, une bombe a tué au moins 40 personnes et fait de nombreux blessés.

Urbanisme

Surtout à l'est s'étendent des quartiers très uniformes d'immeubles - à la soviétique - sur un même modèle préfabriqué et banal appelés plattenbaus.

Monuments

plattenbaus
- Le Kremlin de Moscou qui inclut, autour de la place des cathédrales :
  - La cathédrale de l'Archange-Saint-Michel
  - La cathédrale de l'Annonciation
  - Le palais à Facettes
  - Le palais des Térems
  - L'église de la Déposition-de-la-robe-de-la-Vierge
  - La cathédrale de la Dormition
  - Le palais du Patriarche
  - l'église des Douze Apôtres
  - le clocher d'Ivan le Grand
- La Place Rouge, avec :
  - le mausolée de Lénine.
  - La cathédrale de l'Intercession de la Vierge (Saint-Basile)
- La place du Manège
- La cathédrale du Saint-Sauveur (Christ Sauveur)
- Le théâtre Bolchoï
- La Galerie Tretiakov
- Le musée des Beaux-arts Pouchkine
- Le musée et galerie d'art de l'impressionisme russe à Moscou
- La tour Ostankino (télé et radiodiffusion)
- Le couvent Novodiévitchi
- Kolomenskoïe

Sports

Moscou fut l'hôte des jeux olympiques d'été en 1980, mais les régates eurent lieu à Tallinn.

Jumelage

Moscou est jumelée avec Valenciennes.

Personnages célèbres

À Moscou sont décédés :
- Mikhaïl Kalatozov (1903 - 1973), réalisateur

Voir aussi


- Jeux Olympiques d'été de 1980

Liens externes


- [http://maps.google.com/maps?ll=55.727883,37.661133&spn=0.164198,0.481407&t=k&hl=fr Moscou vue du ciel sur Google Maps]
- [http://www.russie.net/russie/moscou.htm Russie.net]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Moscou Moscou sur Wikitravel]
- [http://www.m2012.ru/fr/ Site pour la candidature de Moscou aux JO d'été 2012]
-
Catégorie:Mégapole als:Moskau ja:モスクワ ko:모스크바 simple:Moscow th:มอสโก zh-min-nan:Moskva

Transsibérien

Voie ferrée de Russie (souvent confondue avec le train qui y circule, on parle du Transsibérien en français pour désigner autant la voie que le train) qui relie Moscou à Vladivostok sur 9238 kilomètres. Il traverse pas moins de 990 gares. La durée du voyage dans sa totalité est d’une semaine. Транссибирская магистраль, Транссиб en Russe ou Transsibirskaya magistral.

Histoire

C’est le transcontinental canadien qui donna l’idée au gouvernement russe de construire la ligne transsibérienne. Celle-ci avait pour but de développer l’économie de la Sibérie, d’appuyer la flotte russe du Pacifique et d’augmenter l’influence commerciale et politique de la Russie en Chine. Le transsibérien avait déjà un premier tronçon achevé en 1888 de Samara à Oufa. Mais c’est le 17 mars 1891 que le prolongement d'Oufa jusqu’à Vladivostok fut décrété par ukase du tsar Alexandre III. Le tronçon Samara, Oufa, Zlataoust et Tchéliabinsk fut inauguré le 26 octobre 1891. En 1904, les travaux étaient à peu près achevés. À la voie trop légère fut substituée une voie plus lourde, de façon à pouvoir augmenter la vitesse. Jusqu’au lac Baïkal la traction se faisait par des machines du type articulé Mallet, avec quatre essieux couplés et un essieu porteur à l’avant pour les trains de voyageurs, et avec six essieux couplés pour les trains de marchandise. Au-delà, c’étaient des locomotives compound à deux cylindres extérieurs et à cinq essieux, dont quatre couplés. La traversée du lac Baïkal se faisait par un ferry-boat qu’en hiver il était nécessaire de munir de brise-glace. lac Baïkal

Littérature

On retiendra surtout le poème de Blaise Cendrars La prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France (1913)

Images

Blaise Cendrars] Blaise Cendrars Catégorie:Train remarquable ja:シベリア鉄道 ko:시베리아 횡단 철도

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- |