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1919Catégorie:1919
Cette page concerne l'année 1919 du calendrier grégorien.
Événements
- 2 mars : Fondation de la IIIe internationale communiste par Lénine.
- 23 avril : Une loi fixe la durée du travail à 8 heures par jour et à 48 heures par semaine en FRANCE
- 28 avril : Fondation de la Société des Nations (SDN) à Genève.
Europe
- 21 mars : La Hongrie connaît un intermède communiste (21 mars - 1er août), sous l'égide de Bela Kun.
- La Pologne, la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie et la Hongrie deviennent des états indépendants.
Traités de paix
- La guerre a fait 1,4 million de morts en France, 1 million en Grande-Bretagne, 1,7 million en Russie, 60 000 aux États-Unis et 2 millions en Allemagne.
- 18 janvier : Ouverture de la conférence de la Paix à Paris (1919-1921).
- 28 juin : Signature du Traité de Versailles entre la France, ses alliés et l'Allemagne, qui met fin à la Première Guerre mondiale.
- 10 septembre : Signature du Traité de Saint-Germain.
- 19 novembre : Le Sénat états-unien refuse de ratifier le Traité de Versailles.
- 27 novembre : Traité de Neuilly : la Bulgarie cède la Thrace à la Grèce.
Allemagne
- 15 janvier : Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg sont assassinés.
- 18 janvier : Les alliés occupent la Rhénanie.
- En janvier, insurrection communiste en Allemagne.
- 15 avril : Tentative de révolution communiste en Bavière (15 avril - 2 mai).
- 21 juin : Sabordage de la flotte allemande à Scapa Flow dans les îles Orcades.
- 31 juillet : L'Allemagne adopte la Constitution de Weimar.
- Création du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP).
France
- 25 mars : création des conventions collectives.
- 19 avril : Mutineries sur des navires français en Mer Noire (19-21 avril).
- 23 avril : Journée de 8 heures.
- 7 mai : Des moines cisterciens originaires d' Espagne arrivent à l' Abbaye Saint-Michel de Cuxa, dans les Pyrénées-Orientales, pour faire revivre l'Abbaye abandonnée depuis la Révolution.
- 27 juillet : Loi Astier, créant des cours professionnels (14-18 ans) et des écoles d'enseignement technique.
- 2 novembre : Fondation de la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens).
- 16 novembre : Succès électoral du Bloc National aux législatives : « chambre bleu horizon ».
- Manifestation de 100 000 personnes dans les rues de Paris pour dénoncer la crise du logement.
- Création du « Crédit National » (aujourd'hui Natexis).
- 1 US dollar = 0,11 franc français.
- Création de l'ESC Clermont.
Italie
- 23 mars : Fondation à Milan, des Fasci Italiani di Combattimento, par Benito Mussolini, futur Parti Fasciste italien.
- L'Italie annexe le Trentin, le Haut-Adige et Fiume.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- En janvier, 18 amendement de la constitution des États-Unis, instaurant la prohibition de l'alcool.
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'américain Th. Woodrow Wilson.
Amérique Latine
Asie
- 1 mars :
- Déclaration d'indépendance de la Corée occupée par le Japon
- Manifestations en Corée à l'occasion des funérailles du dernier roi de la dynastie Chosŏn, réprimées par l'empire japonais.
- 19 mars : Formation d'un gouvernement coréen en exil à Shanghai
- 13 avril : Importante émeute à Amritsar, au Pendjab (ville des Sikhs), les autorités britanniques répriment sévèrement (près de 400 morts).
- 4 mai : Manifestations étudiantes à Pékin (Beijing) en Chine, pour la modernisation, la démocratie, et contre le Japon et les autres puissances impérialistes. Certains manifestants rejoindront plus tard le Parti Communiste Chinois (PCC).
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & monde arabe
- 19 août : Indépendance de l'Afghanistan
Arts & culture
- Sortie sur les écrans du film Le Cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene, utilisant des décors expressionnistes.
- George Gershwin compose sa première chanson à succès Swanee.
- Prix Goncourt à Marcel Proust pour son livre À l'ombre des jeunes filles en fleur
- Premier numéro de la revue « Littérature », fondée par André Breton, Philippe Soupault et Louis Aragon, préfiguration du mouvement surréaliste.
Architecture
- L'architecte américain Mies van der Rohe projette un gratte-ciel en verre et acier.
- Fondation du Bauhaus par Gropius en Allemagne.
Sciences & techniques
- L'astronome et physicien britannique sir Arthur Eddington mesure l'effet Einstein, c'est-à-dire la déviation gravitationnelle de la lumière, pendant une éclipse totale du soleil.
- Rutherford désintègre l'atome.
Sports
- 1 janvier : Jerome David Salinger, écrivain américain
- 5 janvier : Cécil Saint-Laurent (Jacques Laurent), écrivain français († 2000)
- 13 janvier : Robert Stack, acteur américain († 2003)
- 14 janvier : Andy Rooney, journaliste et commentateur américain
- 15 janvier : Maurice Herzog, alpiniste et homme politique français
- 23 janvier : Hans Haas, zoologiste et océanographe
- 23 janvier : Ernie Kovacs, comédien américain († 1962)
- 25 janvier : Edwin Newman, journaliste et écrivain américain
- 27 janvier : Ross Bagdasarian, musicien et acteur américain († 1972)
- 19 avril : Merce Cunningham, danseur et chorégraphe américain.
- 29 avril : Gérard Oury, comédien et cinéaste
- 7 mai : Eva Perón, femme politique argentine († 1952)
- 10 mai : André Diligent, homme politique français († 2002)
- 12 juin : Uta Hagen, actrice théâtrale américaine († 2004)
- 14 juin : Sam Wanamaker, acteur et directeur américaine († 1993)
- 15 juin : Alberto Sordi, acteur et directeur italien († 2003)
- 23 juin : Mohammed Boudiaf, président de la République algérienne († 1992)
- 14 juillet : Lino Ventura, acteur franco-italien († 1987)
- 20 juillet : Sir Edmund Hillary, alpiniste néo-zélandais
- 31 juillet : Primo Levi chimiste et écrivain italien († 1987)
- 31 juillet : Maurice Boitel, peintre français
- 11 août : Ginette Neveu, violoniste français († 1949)
- 15 septembre : Fausto Coppi, coureur cycliste italien († 1960)
- 18 octobre : Pierre Elliott Trudeau, futur Premier ministre du Canada († 2000)
- 24 décembre : Pierre Soulages, peintre français
- 6 janvier : Theodore Roosevelt, ex-président des États-Unis (° 1858).
- 15 janvier : Rosa Luxembourg, militante révolutionnaire (° 1871).
- 15 janvier : Karl Liebknecht, leader communiste (° 1871).
- 17 février : Wilfrid Laurier, ancien Premier ministre du Canada.
- 4 avril : Sir William Crookes, inventeur anglais (° 1832).
- 9 avril : Emiliano Zapata, révolutionaire mexicain.
- 12 juillet : Désiré MAROILLE, homme ploitique belge.
- 27 juillet : Charles Conrad Abbott, archéologue et naturaliste américain (° 1843).
- 15 novembre : Alfred Werner, chimiste.
- 3 décembre : Pierre-Auguste Renoir, peintre français (° 1841).
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Catégorie:Chronologie du XXe siècle
Article principal : 1919
2 mars ko:3월 2일 ja:3月2日 simple:March 2 th:2 มีนาคม
Catégorie:Jour de l'année
Le 2 mars est le 61 jour de l'année (62 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 986 : Louis V de France devient roi des Francs qui succède à son père Lothaire III
- 1476 : Bataille de Grandson, victoire des Suisses sur Charles Le Téméraire, duc de Bourgogne.
- 1584 : Le Maréchal de Matignon, gouverneur de Guyenne, en présence de son ami Michel de Montaigne, maire de Bordeaux, passe la commande du phare de Cordouan à Louis de Foix, ingénieur-architecte.
- 1807 : Les britanniques interdisent le commerce d'esclaves entre l'Afrique et l'Amérique. Elle invite les autres nations européennes à faire de même et se lance dans une campagne de vérification des bateaux suspectés.
- 1836 : déclaration d'indépendance du Texas jusqu'alors sous la domination mexicaine
- 1848 : Limitation du temps de travail en France (10 heures à Paris, 11 heures en province).
- 1855 : Alexandre II devient Tsar de Russie.
- 1923 : Le Time Magazine en kiosque pour la première fois.
- 1946 : Hô Chi Minh est élu président Viêt Nam du nord
- 1956 : déclaration d'indépendance du Maroc jusqu'alors sous la domination française.
- 1969 : premier vol d'essai du Concorde à Toulouse
Naissances
- 1545 : Sir Thomas Bodley, diplomate anglais († 28 janvier 1613), fondateur de la Bodleian Library à Oxford
- 1931 : Mikhaïl Gorbatchev, président de l'URSS (de 1985 à 1991)
Décès
- 986 : Lothaire III, roi de France (° 941).
- 1333 : Ladislas Ier le Bref, roi de Pologne.
- 1697 - Pierre Duchesne sieur de La Pierre (c 1621), ancêtre des Duchesne du Canada.
- 1810 : Claude Gaspard Blancheville, colonel d'Empire.
- 1830 : Samuel Thomas Sömmerring, physicien et biologiste allemand (° 1755).
- 1887 : August Wilhelm Eichler, botaniste allemand (° 1839).
- 1892 : Annibale de Gasparis, astronome et mathématicien italien.
- 1895 : Berthe Morisot, peintre français (° 14 janvier 1841).
- 1982 : Philip K. Dick, auteur de science-fiction.
- 1991 : Serge Gainsbourg, auteur-compositeur-interprète français.
- 1999 : Dusty Springfield, chanteuse britannique.
Célébrations
Saints catholiques du jour
- Bienheureux Charles le Bon (XIe-XIIe siècle)
Lénine
Vladimir Ilitch Oulianov (Влади́мир Ильи́ч Улья́нов), dit Lénine (Ле́нин « l'homme de la Léna »)(1870 - 1924) est un révolutionnaire et homme politique russe, fondateur du POSDR (section russe de la Deuxième Internationale), fondateur et dirigeant du parti bolchevik, âme de la Révolution d'Octobre et fondateur de l'URSS.
Jeunesse
URSS
Né en Russie à Simbirsk le 22 avril 1870, Lénine est le fils de Ilya Nikolaevitch Oulianov (1831 - 1886), un fonctionnaire russe qui œuvre à l’instauration de plus de démocratie et d’une éducation gratuite pour tous en Russie et de sa femme Maria Alexandrovna Blank (1835 - 1916). Comme beaucoup de Russes, ses origines ethniques et religieuses sont métissées. Il est d’origine kalmouk par ses grands-parents paternels, allemande par sa grand-mère maternelle, qui était de confession Luthérienne, et d’ascendance juive par son grand-père maternel (converti chrétien). Vladimir Oulianov (Lénine) lui-même est baptisé dans l’Église russe orthodoxe.
Vladimir se distingue dans l’étude du latin et du grec. Deux tragédies surviennent tôt dans sa vie : en 1886, son père meurt d’une hémorragie cérébrale. L’année suivante, en mai 1887, son frère aîné Alexandre Oulianov est pendu pour avoir participé à un complot menaçant la vie du Tsar Alexandre III. Cet événement radicalise Vladimir (ses biographies soviétiques le considèrent comme déterminant pour ses exploits révolutionnaires) ; il est arrêté plus tard cette même année et exclu de l’université de Kazan pour sa participation à des manifestations étudiantes. Il continue à étudier de manière autonome et obtient en 1891 une licence l'autorisant à pratiquer le droit.
Révolutionnaire
Plutôt que de s’installer dans une carrière légale, il s’implique de plus en plus dans la propagande révolutionnaire et l’étude du marxisme, la plupart du temps à Saint-Pétersbourg. Le 7 décembre 1895, il est arrêté et incarcéré pendant un an par les autorités avant d’être exilé dans le village de Shushenskoye en Sibérie.
Sibérie
En juillet 1898, il épouse Nadezhda Krupskaya, une activiste socialiste. En avril 1899, il publie le livre Le Développement du capitalisme en Russie. En 1900, son exil prend fin. Il voyage en Russie et en Europe, et publie le journal Iskra (L'Etincelle), ainsi que d’autres tracts et livres relatifs au mouvement révolutionnaire.
Il participe activement au Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) et, en 1903, prend la tête de la faction bolchevique suite à une rupture avec les mencheviks partiellement inspirée par son pamphlet Que faire ? En 1906, il est élu au directoire du parti. En 1907, il déménage en Finlande pour des raisons de sécurité. Il fonde le journal Pravda (La Vérité). Contre le révisionnisme des sociaux-démocrates allemands, il rédige son ouvrage Matérialisme et Empiriocriticisme en 1909. Il continue de voyager en Europe et participe à de nombreux rassemblements et activités socialistes, notamment la conférence Zimmerwald de 1915. Quand Elizabeth Armand (dite Inessa ou Inès) quitte la Russie pour s’installer à Paris en 1910, elle rencontre Lénine et d’autres bolcheviques en exil et devient à la fois son émissaire et son égérie.
Il voit dans la Première Guerre mondiale une lutte entre impérialismes rivaux pour le partage du monde (L'Impérialisme, stade suprême du capitalisme, 1917) et veut faire de la guerre entre nations une guerre entre classes.
Le 3 avril 1917, il rentre de Suisse à Petrograd suite à la chute du Tsar Nicolas II. On a largement suggéré la participation de l’Empire allemand dans ce retour ; des témoins ont affirmé l'existence d'un train secret escorté par les allemands. Cette manœuvre aurait eu pour but d'accroître le chaos en Russie pour accélérer la fin à la guerre sur le front est ; on prête au Kaiser Wilhelm II lui-même une participation dans cette affaire. Cette thèse, dérangeante pour les soviétiques, est contestée. En effet, les liens étroits entre les bolcheviks et les spartakistes allemands sont avérés : or, mettre le pied à l'étrier de Lénine, c'était prendre le risque qu'il soutienne les spartakistes et un soulèvement en Allemagne.
Quoi qu'il en soit, le 4 avril, Lénine fait une conférence durant laquelle il présente ses "thèses d'avril" et prend la tête du mouvement bolchevique en publiant les Thèses d’avril dans la Pravda : paix immédiate, pouvoir aux soviets, usines aux ouvriers et terres aux paysans. Après la répression des émeutes bolcheviques en juillet, Lénine fuit en Finlande. Il revient en octobre, inspirant une révolution armée contre le gouvernement provisoire au slogan de « le pouvoir aux Soviets ! » Ses idées concernant le gouvernement sont exprimées dans son essai État et révolution (août-sept. 1917) qui appelle une nouvelle forme de gouvernement basé sur les conseils ouvriers ou soviets.
À la tête de l’État soviétique
soviet
Le 8 novembre, Lénine est nommé président du Conseil des Commissaires du Peuple par le Congrès des soviets russes. Sous son impulsion, les soviets nationalisent la grande propriété, les industries, et déclarent assurer la dictature du prolétariat. La guerre civile russe prend de l'ampleur.
Face à la menace d’une invasion allemande, mais connaissant aussi la situation grave des empires centraux et les perspectives révolutionnaires ainsi ouvertes, et confrontés aux oppositions au sein même de la Russie, les chefs révolutionnaires s'interrogent.
La majorité des chefs bolcheviques, tels que Boukharine, soutiennent la poursuite de la guerre comme moyen de provoquer la révolution en Allemagne. Lénine défend l'option d'un armistice ou d'un traité de paix, coûte que coûte, afin de consolider le régime. Léon Trotski, qui mène les négociations, recommande quant à lui une position intermédiaire, préconisant un traité de paix uniquement à condition qu’aucun gain territorial ne soit concédé de part et d’autre.
Quand les négociations échouent, l’Allemagne lance une invasion au cours de laquelle la Russie perd une large part de son territoire occidental. En conséquence, la position de Lénine rassemble les suffrages de la majorité des chefs bolcheviques et la Russie finit par signer le Traité de Brest-Litovsk (1918) qui lui est nettement défavorable. Lénine transfère la capitale à Moscou (12 mars 1918) et inaugure la politique dite communisme de guerre, dans le cadre de la guerre civile.
En acceptant que les soviets soient la seule forme légitime de gouvernement ouvrier, Lénine conclut l’Assemblée constituante russe. Les bolcheviques perdent les élections qui s’y tiennent et qui sont remportées par le Parti socialiste-révolutionnaire (PSR). Celui-ci s'est scindé en septembre 1917 en faction gauche (pro soviet - Parti socialiste-révolutionnaire de gauche) et droite (anti-soviet). Les bolcheviks ont alors le soutien d’une majorité du Congrès des soviets et forment un gouvernement de coalition avec les Socialistes-révolutionnaires de gauche. Cependant, cette coalition s’effondre après que les Socialistes révolutionnaires (SR) de gauche se sont opposés aux conditions du traité de Brest-Litovsk. Ils se joignent alors à d’autres partis afin de renverser le gouvernement des soviets. Du coup, Lénine fait interdire les Socialistes révolutionnaires (y compris les « SR de gauche »).
En juillet 1918, il fait approuver par le V congrès des soviets la première Constitution de la République fédérative des soviets de Russie. Cependant il doit faire face à la « contre-révolution » (nom officiel et générique de toutes les oppositions), dont la plus dangereuse est soutenue par l'étranger (1918-1921). En juillet, la situation reste très confuse. Le Tsar est exécuté avec sa famille et ses proches (toute la famille du tsar ; sa fille Anastasia, malgré toutes les histoires qui tournent autour de sa survie, est elle aussi exécutée).
Anastasia
Le 20 août 1918, Fanny Kaplan, membre du Parti socialiste-révolutionnaire, approche Lénine alors que celui-ci regagne sa voiture à l’issue d’un meeting. Elle l’appelle, il se retourne, elle lui tire dessus trois fois. Deux balles l’atteignent : l’une à l’épaule, l’autre au poumon. Lénine est emmené à son appartement privé au Kremlin et refuse de s’aventurer à l’hôpital, craignant que d’autres assassins ne l’y attendent. Les médecins jugent trop dangereux d’extraire les balles. Lénine survit et reprend son activité, mais sa santé s'en ressentira.
En mars 1919, Lénine et d’autres leaders bolcheviques se joignent à des socialistes révolutionnaires du monde entier et forment la III Internationale communiste. C'est l'époque de la sécession d’avec le mouvement socialiste. À compter de ce moment, les membres de l’Internationale communiste, y compris Lénine et les bolcheviks eux-mêmes, seront connus comme les communistes. En Russie, le parti bolchevique est rebaptisé Parti communiste russe (bolchevik) qui devient finalement le PCUS en 1922. C'est le seul parti autorisé, les autres sont interdits et leurs membres poursuivis.
Dans le même temps, de 1918 à 1921, la guerre civile russe et le communisme de guerre continuent à faire rage dans toute la Russie. Des mouvements politiques très divers et leurs militants prennent les armes pour soutenir ou renverser le gouvernement soviétique. Le communisme de guerre est impitoyable, comme la guerre qui lui a donné naissance (et qu'il a nourrie à son tour, par ses atrocités). Lénine commence à « réquisitionner » des approvisionnements des paysans, quasiment sans dédommagement. Cette spoliation amène les paysans à réduire drastiquement leur production et à soutenir les ennemis des « rouges ». Lénine ordonne la saisie complète de toute nourriture, jusqu'aux graines nécessaires aux semailles des paysans qui résistent ; prises d'otages, exécutions sommaires et expéditions punitives de la Tchéka et de l’armée rouge sont destinés à mettre au pas la population rurale. Lénine reprend le système russe de la déportation, dont il fait la base du goulag, et 100 000 à 500 000 exécutions sommaires d’« ennemis de classe » ont lieu alors qu’il est au pouvoir.
Bien que de nombreuses factions différentes soient impliquées dans cette guerre civile, les deux principaux groupes en présence sont l’Armée rouge (communiste) et les Blancs (tsaristes). Les puissances étrangères telles que la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Japon interviennent également dans ce conflit (aux côtés des blancs). Finalement, l’Armée rouge prend l'avantage en 1919, écrasant ses concurrents (comme les anarchistes ukrainiens) et réduisant les forces des russes blancs et de leurs alliés à quelques poches de résistance (qui toutefois perdurèrent durant plusieurs années, notamment dans l'extrême orient russe).
À la fin de l’année 1919, les succès remportés en Russie et le soulèvement de la ligue spartakiste en Allemagne créent aux yeux de Lénine l’occasion idéale de « sonder l’Europe avec les baïonnettes de l’Armée rouge » pour étendre la révolution vers l’ouest, par la force. Au même moment et pour contenir les communistes, les pays occidentaux – convaincus que les forces blanches ne l'emporteront pas – soutiennent la volonté de la seconde république polonaise, récemment indépendante, de reprendre ses territoires orientaux, annexés par la Russie à l’occasion de la partition de la Pologne à la fin du . La guerre polono-soviétique débute mal pour les polonais qui, sous-estimant l'armée rouge, se font d'abord étriller et repousser jusqu'à Varsovie. Lénine voyait la Pologne comme le pont que l’Armée rouge devrait traverser afin d’établir le lien entre la Révolution russe et les partisans communistes d’Europe occidentale. Malheureusement pour lui, d'autres partageaient cette vision, et en conséquence étaient décidés à lui barrer la route : la France (avec l'accord général) envoie une « modeste » « Mission militaire française » (des « instructeurs », des avions avec leurs pilotes, etc.) qui renverse la situation, permettant aux polonais de remplir leurs objectifs. Lénine comprend la leçon et renonce (au moins temporairement) à l'exportation de la révolution par des moyens militaires.
La Russie paie le tribut de ces longues années de guerre et une grande partie du pays est en ruine. Maintenant que son pouvoir est bien établi, Lénine, pragmatique, n'hésite pas à sacrifier le dogme marxiste : pour reconstruire le pays, il ne compte pas sur la poursuite du communisme de guerre utilisé pendant la guerre civile, mais sur le capitalisme. En mars 1921 naît la Nouvelle politique économique (NEP), qui se caractérise par un retour limité du capitalisme privé. Mais il ne lâche pas les rênes du pouvoir politique : par exemple la Révolte de Kronstadt, un soulèvement de marins, est réprimée par les armes.
En 1922, il transforme l'ancien Empire russe en Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Mais sa santé déclinante réduit progressivement son activité.
A la fin de sa vie, il s'inquiétait énormément sur la capacité d'un parti qu'il dénonce comme bureaucratisé de garder à l'esprit les besoins des travailleurs au niveau international. Son dernier acte politique est de critiquer fortement la brutalité de Staline.
La fin
Révolte de Kronstadt
La santé de Lénine est déjà sérieusement menacée par les contraintes de la révolution et de la guerre. La tentative d’assassinat de 1918 vient s’ajouter à ses problèmes de santé. La balle est toujours logée dans son cou, trop proche de la colonne vertébrale pour qu’on puisse tenter une opération avec les techniques médicales de l’époque. Lénine connaît sa première attaque en mai 1922. Elle le laisse partiellement paralysé (de son côté droit) et son rôle dans le gouvernement diminue. Suite à une deuxième attaque, en décembre de la même année, il doit se résigner à abandonner toute activité politique. En mars 1923, la troisième attaque le cloue au lit et le prive de la parole.
Lénine meurt le 21 janvier 1924.
La plupart des historiens s’accordent pour considérer que la cause de mort la plus probable est l’attaque provoquée par la balle logée dans sa nuque suite à la tentative d’assassinat. La cause officielle de sa mort est une artériosclérose ou une quatrième attaque mais, des 27 médecins qui interviennent pour le soigner, huit seulement souscrivent à cette conclusion sur le rapport d’autopsie. Cela laisse de la place pour des doutes et des théories alternatives.
Peu après sa mort, des indications concernant une syphilis apparaissent. Cela n'aurait rien de très extraordinaire, car une large partie de la Russie à cette époque était atteinte par cette maladie. Le corps de Lénine ne montre aucune lésion visible typique des dernières phases de la maladie. Cependant,
des documents rendus publics suite à la chute de l’URSS, ainsi que les mémoires des médecins de Lénine, suggèrent qu’il a été traité pour la syphilis dès 1895. En 1923, les médecins de Lénine lui prescrivent du Salvarsan, le seul médicament disponible à l’époque pour traiter la syphilis, ainsi que de l’iode de potassium, qui était également d’usage fréquent pour le traitement de cette affection.
Les documents suggèrent en outre qu’on a donné l’ordre à Alexi Abrikosov, le pathologiste chargé de l’autopsie, de prouver que Lénine n’était pas mort de syphilis. Abrikosov ne mentionne pas la syphilis dans l’autopsie, mais le second rapport d'autopsie ne parle d'aucun des organes, des principales artères ou des régions du cerveau habituellement affectés par la syphilis, alors que les lésions aux vaisseaux du cerveau, la paralysie et certaines autres affections qu’il mentionne sont typiques de cette maladie.
Enfin, un diagnostic posthume par deux psychiatres et un neurologue publié dans le European Journal of Neurology affirme démontrer que Lénine est décédé des suites de la syphilis.
Postérité
1895
La ville de Petrograd est renommée « Leningrad » en son honneur et conserve ce nom jusqu’à la chute de l’Union soviétique en 1991, date à laquelle elle retrouve son nom d’origine, Saint Pétersbourg.
Suite à sa première attaque, Lénine avait publié plusieurs documents indiquant les recommandations futures pour le gouvernement. Le plus célèbre est le Testament de Lénine, qui entre autres choses critiquait les communistes les plus en vue tels que Léon Trotski et Joseph Staline. Joseph Staline De ce dernier, qui est alors secrétaire général du parti communiste depuis avril 1922, Lénine dit qu’il a « un pouvoir illimité concentré dans ses mains » et suggère que « les camarades envisagent une façon de le démettre de ce poste ». La femme de Lénine découvre le document dans l’étude de celui-ci et le lit au comité central qui tout en y accordant partiellement crédit ne le prend pas à cœur et par conséquent ces critiques virulentes du parti ne sont pas rendues publiques.
1922
Au début des années 1920, le mouvement russe de cosmisme est relativement populaire et il est prévu de conserver le corps de Lénine de manière cryogénique afin de pouvoir lui redonner vie dans le futur. L’équipement nécessaire est acheté à l’étranger mais pour diverses raisons, le projet n’est pas mené à bien. À la place, le corps est embaumé et exposé publiquement dans un mausolée sur la place rouge à Moscou.
mausolée, États-Unis]]
Malgré la volonté exprimée par Lénine peu avant sa mort qu’aucun mémorial ne soit érigé pour lui, divers politiciens cherchent à améliorer leur image en l’associant à celle de Lénine après sa mort. Il est alors élevé à un statut quasi mythique et les statues, monuments et mémoriaux à son honneur fleurissent.
Après la mort de Lénine, la compétition fait rage pour recueillir la légitimité que son nom apporte. Le vocable marxisme-léninisme et celui de léninisme apparaissent, le premier constituant la doctrine officielle de l'URSS (jusqu'à la fin) et des principaux partis communistes dans le monde (mais beaucoup moins aujourd'hui).
Bibliographie
Il est l’auteur d'une œuvre théorique et philosophique qui se veut dans la continuité de celle de Karl Marx, et qu'il a défendue contre les « révisionnistes » (Kautsky, etc.). Pour aborder sa pensée, on peut retenir
- Que faire ?,
- Matérialisme et empiriocriticisme,
- L'Impérialisme, stade suprême du capitalisme
- 1894
- Ce que sont les « amis du peuple » et comment ils luttent contre les social-démocrates
- 1895
- Friedrich Engels
- À quoi pensent nos ministres ?
- Explication de la loi sur les amendes infligées aux ouvriers de fabrique et d'usines
- 1896
- Au gouvernement tsariste
- Exposé et commentaire du projet de programme du P.O.S.D.R.
- 1899
- À propos des grèves
- 1900
- La guerre de Chine
- 1901
- Par où commencer ?
- Anarchisme et Socialisme
- 1902
- Que faire ?
- 1904
- Un pas en avant, deux pas en arrière
- Deux tactiques de la social-démocratie dans la révolution démocratique
- 1905
- Socialisme et religion
- L'attitude de la social-démocratie à l'égard du mouvement paysan
- 1906
- Boycottage
- Les enseignements de l'insurrection de Moscou
- 1907
- En douze ans
- 1908
- Notes politiques
- Marxisme et révisionnisme
- Matérialisme et empiriocriticisme
- 1909
- De l’attitude du parti ouvrier à l’égard de la religion
- L’attitude des classes et des partis à l’égard de la religion et de l’Église
- 1910
- Notes d'un publiciste
- Les enseignements de la Révolution
- Les divergences dans le mouvement ouvrier européen
- De certaines particularités du développement historique du marxisme
- 1911
- Stolypine et la Révolution
- 1912
- Le courant de liquidation et le groupe des liquidateurs
- 1913
- Les trois sources et les trois parties constitutives du marxisme
- Les destinées historiques de la doctrine de Karl Marx
- L'Europe arriérée et l'Asie avancée
- Notes critiques sur la question nationale
- 1914
- Biographie de Karl Marx
- Rapport à C. Huysmans
- La guerre et la social-démocratie russe
- La situation et les tâches de l'Internationale Socialiste
- De la fierté nationale des Grands-Russes
- 1915
- La faillite de la II° Internationale
- Le socialisme et la guerre
- Projet de résolution de la gauche de Zimmerwald
- Du mot d'ordre des États-Unis d'Europe
- Un premier pas
- Les marxistes révolutionnaires à la conférence socialiste internationale
- 1916
- L'impérialisme, stade suprême du capitalisme
- La révolution socialiste et le droit des nations à disposer d'elles-mêmes
- Bilan d'une discussion sur le droit des nations à disposer d'elles-mêmes
- À propos de la brochure de Junius
- À propos du mot d'ordre de désarmement
- L'impérialisme et la scission du socialisme
- Lettre ouverte à Boris Souvarine
- Le Programme Militaire de la Révolution Prolétarienne
- Pacifisme bourgeois et pacifisme socialiste
- Un tournant dans la politique mondiale
- 1917
- Thèses d'Avril
- Lettre d'adieu aux ouvriers suisses
- L'État et la révolution
- Les tâches du prolétariat dans notre révolution
- I congrès des soviets de Russie
- La catastrophe imminente et les moyens de la conjurer
- Les bolchéviks doivent prendre en mains le pouvoir
- Les champions de la fraude et les erreurs des bolchéviks
- Notes d'un publiciste
- Le marxisme et l'insurrection
- Thèses sur l'Assemblée constituante
- 1918
- Sur l'infantilisme « de gauche » et les idées petites-bourgeoises
- Lettre aux ouvriers américains
- Discours prononcé pour l'inauguration du monument à Marx et Engels
- La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky
- Un nouveau livre de Vandervelde sur l'État
- 1919
- De l'État
- Discours d'ouverture au I congrès de l'Internationale Communiste
- Thèses sur la démocratie bourgeoise et la dictature prolétarienne (I congrès de l'I. C.)
- Discours de clôture du I congrès de l'Internationale Communiste
- Les tâches de la III Internationale
- Les objectifs généraux du mouvement féminin
- Salut aux communistes italiens, français et allemands
- 1920
- La maladie infantile du communisme (le « gauchisme »)
- Le communisme
- Interventions au II congrès de l'I.C.
- Contribution à l'histoire de la dictature
- 1921
- Interventions au III congrès de l'I.C.
- La Journée internationale des ouvrières
- 1923
- Mieux vaut moins mais mieux
- Testament politique
Anecdotes
Pseudonyme
« Lénine » est l’un de ses pseudonymes révolutionnaires. Il n'a jamais expliqué publiquement son choix, ce qui laisse le champ libre à toutes les théories. A cette époque, Georgi Plekhanov qui semble avoir eu une influence importante sur Lénine à ce moment de sa vie utilisait le pseudonyme Volgine, d’après la Volga. Mais certains ont vu dans le choix de la Léna, plus longue et coulant dans la direction opposée, le signe d'une opposition entre Plekhanov et Lénine. Il existe d’autres théories concernant l’origine de ce nom.
On trouve parfois le nom de "Nikolai Lénine", bien qu’il n’a jamais été connu sous ce nom en Russie.
L’étude du cerveau de Lénine
Le cerveau de Lénine fut prélevé avant que son corps soit embaumé. Le gouvernement soviétique demanda au célèbre neuroscientifique Oskar Vogt d’étudier le cerveau de Lénine afin de localiser précisément les cellules responsables du génie. L’Institut du cerveau fut créé à Moscou spécifiquement dans ce but. Vogt publia un article sur le cerveau en 1929 dans lequel il rapporte que certains neurones pyramidaux dans la troisième couche du cortex cérébral de Lénine étaient particulièrement larges. Cependant les conclusions concernant le lien entre cette observation et le génie furent contestées. Le travail de Vogt fut considéré comme insatisfaisant par les soviétiques. Les recherches furent poursuivies par l’équipe soviétique mais les travaux concernant le cerveau de Lénine ne furent plus rendus publics.
Les anatomistes contemporains ne croient plus que la morphologie seule puisse déterminer le fonctionnement du cerveau.
Citations
Citation de Lénine répondant aux espérantistes : « Nous avons déjà trois langues mondiales et le russe sera la quatrième. »
Voir aussi
Liens interne
marxisme, léninisme, bolchévisme, luxembourgisme, marxisme-léninisme, stalinisme, trotskysme, maoisme, Communisme-ouvrier, IIIe Internationale, Capitalisme d'État. communisme, socialisme, Rosa Luxemburg, Anton Pannekoek, Herman Gorter, Alexandra Kollontaï, bordiguisme, extrême gauche, mouvements révolutionnaires, Idées politiques, mouvements politiques.
Liens externes
- [http://www.marxists.org/francais/pannekoek/works/1938/00/pannek_19380000.htm Lénine philosophe] (ouvrage critique d'Anton Pannekoek)
- Dossier sur Lénine et ses idées dans le numéro 10 de la revue [http://www.revue-socialisme.org Socialisme International]
- Que lire sur Lénine - une bibliographie commentée [http://perso.wanadoo.fr/revuesocialisme/s10lirerevrusse.htm]
Catégorie:Personnalité politique d'URSS
Catégorie:Histoire de Russie
Catégorie:Révolution et guerre civile russes
Catégorie:Marxiste
Catégorie:Dictateur
Lenine
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23 avril
Le 23 avril est le 113 jour de l'année (114 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 215 av. J.-C. : Dédicace du temple à Vénus Érycine à Rome.
- 858 : Début du règne de Nicolas Ier comme pape.
- 1516 : Décret sur la pureté de la bière, en Allemagne (Reinheitsgebot)
- 1685 : Sacre de Jacques II d'Angleterre.
- 1702 : Sacre de Anne Ire de Grande-Bretagne.
- 1728 : Jean-Jacques Rousseau, alors âgé de seize ans, qui vient d'abjurer le Protestantisme est baptisé catholique.
- 1759 : Les Anglais occupent la Guadeloupe.
- 1848 : Première élection au suffrage universel masculin en France : élection de l'Assemblée constituante.
- 1858 : Ii Naosuke est nommé tairo au Japon
- 1860 : Référendum populaire à Nice et en Savoie, qui approuve le traité de Turin par lequel la Savoie et Nice passaient de la Maison de Savoie à la France (référendum pour la Savoie le 15 avril)
- 1863 : Etablissement d'un protectorat français au Cambodge par signature d'un traité avec le roi Norodom Ier.
- 1905 : Création de la section française de la IIIe Internationale ouvrière (SFIO).
- 1919 : Vote de la loi instituant la journée de travail de 8 heures en France et faisant du 1 mai un jour férié.
- 1920 : Fondation de la Grande assemblée nationale de Turquie et proclamation de la République par Ataturk
- 1933 : Création de la Gestapo par Hermann Goering.
- 1941 :
- Création de la Police nationale en France ;
- Campagne de l'Afrique du Nord - Le roi Georges de Grèce et son gouvernement se réfugient sur l'Île de Crète. Crète.
- 1945 : Libération du camp de concentration de Ravensbrück
- 1949 : Prise de Nankin par les communistes chinois
- 1961 : Putsch des généraux à Alger
- 1988 : Un des attentats terroristes les plus meurtriers au Liban fait 50 morts et 88 blessés à Tripoli.
- 1990 :
- Adhésion de la Namibie à l'ONU ;
- Chemnitz, dans l'ex-Allemagne de l'Est, ex Karl-Marx-Stadt pendant la période communiste, retrouve son ancien nom par référendum
- 1992 : Than Shwe devient chef d'État de Birmanie
- 1993 : La Belgique devient un État fédéral
- 2002 : Réunion au Vatican entre le pape et des cardinaux étatsunien, à propos de la multiplication des affaires impliquant des évêques et prêtres catholiques pédomanes
- 2003
- - Un cargo provenant d'Égypte, affrété par Alcan, est escorté ce soir par la garde côtière canadienne jusqu'à Halifax, où il sera mis en quarantaine à cause du bacille du charbon (Anthrax).
- - À l'unisson, des membres des gouvernements de la communauté médicale et des milieux d'affaires canadiens s'élèvent pour dénoncer la décision de l'OMS de diffuser un avis déconseillant aux voyageurs de se rendre à Toronto
- 2005 : Silvio Berlusconi est chargé par le président Carlo Azeglio Ciampi de former un nouveau gouvernement italien. C'est le Berlusconi bis ou encore Berlusconi III. Il a obtenu la confiance du Parlement italien les 27 et 28 avril.
Arts
- 1563 : pose de la première pierre du palais de l'Escurial en Espagne
- 1856 : Publication du poème « Les Contemplations » de Victor Hugo.
Inventions et découvertes
- 1896 : Projection par Thomas Edison de 12 courts films à l'aide de son Vitascope, ce qui marque la naissance en Amérique d'une nouvelle forme d'art qui deviendra une grande industrie.
- 1952 : explosion de la première bombe atomique à hydrogène, sur l'atoll étatsunien de Bikini.
- 1967 : Premier essai en vol de Soyouz 1, 3 génération des vaisseaux spatiaux soviétiques
- 1990 : lancement du Télescope spatial Hubble
- 1992 : Un astrophysicien de Berkeley, en Californie, révèle qu'un satellite de la NASA a découvert, aux confins de l'univers, de gigantesques vagues de matière produites par l'expansion rapide qui a suivi le Big Bang.
Sports
- 1921 : Charles Paddock établit le record du monde du 100 m plat à 10,4 s.
- 1946 : formation de la Continental Basketball Association aux États-Unis
Événements en France depuis 1945
- 1965 : présentation de la Peugeot 204
- 1972 : référendum sur l'élargissement de la CEE : 40 % d'abstentions et 66,7 % de oui
- 1995 : premier tour de l'élection présidentielle
- 2003 : Réouverture de la « ligne verte » qui séparait depuis 1974 les communautés grecque et turque de Chypre.
- 2004 : Fermeture à Creutzwald de la dernière mine de charbon française, La Houve.
Naissances
- 1170 : Isabelle de Hainaut, reine de France, épouse de Philippe Auguste
- 1185 : Alphonse II de Portugal, troisième roi du Portugal
- 1420 : Georges de Podiebrady, roi de Bohême
- 1564 : William Shakespeare, dramaturge et poète anglais
- 1748 : Félix Vicq d'Azir, médecin et anatomiste français († 1794, 46 ans)
- 1753 : François Joseph Bouvet de Précourt, marin français
- 1791 : James Buchanan, 15 président américain de 1857 à 1861 († 1868, 77 ans)
- 1813 : Frédéric Ozanam, historien et essayiste français, fondateur de la Société Saint-Vincent-de-Paul, († 1853, 40 ans)
- 1858 : Max Planck, physicien allemand
- 1873 : Arnold Van Gennep, folkloriste et ethnologue français d'origine germano-néerlandaise († 1957, 84 ans)
- 1889 : Edward Harrison Taylor, herpétologiste américain († 1978, 89 ans)
- 1891 : Sergueï Prokofiev, musicien russe († 1953, 62 ans)
- 1897 : Lester Bowles Pearson, homme politique canadien
- 1899 : Vladimir Nabokov, écrivain étatsunien d'origine russe
- 1918 : Maurice Druon, écrivain français
- 1928 : Shirley Temple, actrice étatsunienne
- 1930 : Silvana Mangano actrice de cinéma italienne († 1989, 59 ans)
- 1936 : Víctor Cervera Pacheco, homme politique mexicain, gouverneur du Yucatan
- 1936 : Roy Orbison, chanteur et compositeur étatsunien
- 1937 : René Bouin, homme politique français
- 1944 : Christine Ockrent, journaliste belge
- 1947 : Michel Leeb, humoriste français
- 1953 : Kim Gordon, musicienne américaine, bassiste de Sonic Youth
- 1954 : Michael Moore, américain, écrivain et réalisateur de documentaires engagés
- 1963 : Paul Belmondo, coureur automobile français
- 1974 : Gérald Genty, chanteur français
- 1978 : Marc Olivier Maire, Philosophe suisse
- 1979 : Lauri Ylönen, Chanteur The Rasmus, finnois
- 1983 : Daniela Hantuchová, joueuse de tennis slovaque
Décès
- 871 : Ethelred de Wessex
- 1616 : William Shakespeare (selon le calendrier julien).
- 1616 : Miguel de Cervantes (mort en fait le 22; la date qu'on retient est celle de son enterrement).
- 1691 : Jean-Henri d'Anglebert, claveciniste et compositeur français
- 1712 : Lambert Chaumont, musicien wallon
- 1775 : Joseph Mallord William Turner, peintre anglais
- 1794 : Malesherbes, avocat et homme d'État français
- 1843 : le général Joubert
- 1850 : William Wordsworth, poète anglais
- 1889 : Jules Barbey d'Aurevilly, écrivain et journaliste français
- 1931 : Jean-Victor Augagneur, médecin et homme politique français.
- 1918 : Paul Sébillot, ethnologue français.
- 1951 : Jules Berry, acteur et réalisateur français.
- 1959 : Egon Reinert, président du Land de Sarre, dans un accident de voiture
- 1978 : Jacques Rueff homme politique français, économiste
- 1986 : Otto Preminger, réalisateur de cinéma austro-étatsunien
- 1990 : Paulette Goddard, actrice, à l'âge de 78 ans, à son domicile de Porto Ronco, en Suisse.
- 1992 : Satyajit Ray, réalisateur indien.
- 1996 : Pamela Lyndon, à l'âge de 96 ans, créatrice en 1934, de l'inoubliable Mary Poppins.
- 1998 : Catherine Langeais, présentatrice française de télévision (° 9 août 1923)
- 1998 : James Earl Ray (° 10 mars 1928), condamné à 99 ans de prison pour l'assassinat, en 1968, de Martin Luther King
- 2004 : Marie-Émile Boismard, théologien français.
- 2005 : John Mills, acteur britannique
Célébrations
- Journée internationale du livre et du copyright
- Journée de l'enfant en Turquie
- L'Angleterre fête Saint Georges
Fêtes
- Fortunat
- Jord (prénom breton)
Saints catholiques du jour
- Saint Adalbert de Prague
- Georges, Georgette, Georgine
- Saint Pierre Chanel, premier martyr d'Océanie
- Youri
Catégorie:Jour de l'année
ja:4月23日
ko:4월 23일
ms:23 April
simple:April 23
th:23 เมษายน
28 avril
Le 28 avril est le 118 jour de l'année (119 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Célébrations
- Sainte Valérie : Sainte catholique
Événements
- 614 : Transfert de Renève à Autun des cendres de la reine Brunehilde. Jour anciennement consacré à la mémoire de cette femme d'État remarquable.
- 1862 : Bataille de Las Cumbres, au Mexique
- 1923 : Inauguration du stade de Wembley à Londres
- 1924 : Gaston Ramon, Français, présente le vaccin antidiphtérique
- 1945 : Benito Mussolini et sa maîtresse Clara Petacci sont exécutés par des partisans italiens.
- 1969 : En France, Charles de Gaulle démissionne de son mandat de Président de la République.
- 1981 : Au Mali, Amadou Toumani Touré est nommé Commandant de la Garde Présidentielle par Moussa Traoré.
- 1985: Chantal Nobel, l'actrice de la série "Châteauvallon" est grièvement bléssée dans un accident de voiture avec le chanteur Sacha Distel.
Naissances
- Othon : empereur romain
- 1545 : Yi Sun-sin, amiral coréen († 16 décembre 1598).
- 1896 : Charlie Rivel.
- 1900 : Jan Oort, astronome néerlandais († 5 novembre 1992).
- 1906 : Pierre Boileau, écrivain français.
- 1908 : Oskar Schindler, industriel autrichien qui obtint le titre de Juste parmi les nations († 1974).
- 1937 : Saddam Hussein Al-Tikriti, président de l'Irak.
- 1941 : Ann-Margret, actrice suédoise.
- 1943 : Jacques Dutronc, chanteur et acteur français.
- 1948 : Terry Pratchett, écrivain anglais.
- 1971 : Khaled Kelkal, terroriste islamiste († 29 septembre 1995).
- 1974 : Penélope Cruz, actrice espagnole.
- 1981 : Jessica Alba, actrice américaine.
- 1972 : Sébastien Cauet, animateur TV et Radio
Décès
- 1498 : Henry Percy, personnalité politique britannique (° c.1449)
- 1519 : Madeleine de la Tour d'Auvergne, mère de Catherine de Médicis, reine de France (° 1495)
- 1726 : Thomas Pitt, gouverneur britannique de Madras (° 5 juillet 1653)
- 1816 : Johann Heinrich Abicht, philosophe allemand (° 4 mai 1862)
- 1853 : Ludwig Tieck, écrivain allemand (° 31 mai 1773)
- 1945 : Benito Mussolini, dictateur italien (° 29 juillet 1883)
- 1945 : Clara Petacci, ministre italien de Benito Mussolini (exécuté) (° 28 février 1912)
- 1954 : Léon Jouhaux, syndicaliste français, Prix Nobel de la Paix (° 1879)
- 1960 : Anton Pannekoek, astronome et un militant communiste hollandais (° 2 janvier 1873)
- 1977 : Josef « Sepp » Herberger, entraîneur de football (° 28 mars 1897)
- 1978 : Mohammed Daoud Khan, personnalité politique afghane (assassiné) (° 18 juillet 1909)
- 1992 : Francis Bacon, artiste irlandais (° 28 octobre 1909)
- 1999 : Arthur Leonard Schawlow, physicien états-unien, Prix Nobel (° 5 mai 1921)
- 2002 : Alexandre Lebed, militaire et homme politique russe (° 20 avril 1950)
- 2004 : Patrick Behault, Alpiniste Francais (° 19 juillet 1957)
Catégorie:Jour de l'année
ja:4月28日
ko:4월 28일
ms:28 April
simple:April 28
th:28 เมษายน
Société des Nations ko:국제 연맹 ja:国際連盟
La Société des Nations était une assemblée internationale introduite par le traité de Versailles en 1919 dans le but de conserver la paix en Europe. Basée à Genève, dans le Palais des Nations, elle fut remplacée en 1945 par l'ONU. Elle ne joua pas pleinement son rôle avant la Seconde Guerre mondiale.
Le principal promoteur de la SdN était le président des États-Unis Woodrow Wilson, ancien professeur de sciences politiques à Princeton. Selon son analyse de la Première Guerre mondiale, la diplomatie secrète en avait été la cause principale et la Société des Nations devait y faire échec. Le quatorzième point de Wilson constitue donc la base de cette association des nations. Toutefois, le Sénat américain, en s'opposant à la ratification du traité de Versailles, vota contre l'adhésion à la Société des Nations et les États-Unis n'en firent jamais partie. Dans l'Entre-Deux-Guerres, l'URSS et l'Allemagne nazie sortirent de la SDN.
Elle délivra le passeport Nansen à partir de 1922 aux réfugiés apatrides.
Circonstances de la naissance de la SdN
La fin de la guerre
En 1917, les Allemands, sachant l'arrivée des troupes américaines proche, décident de concentrer leurs efforts à l'ouest, pour gagner la guerre avant que les renforts alliés ne débarquent. En mars 1918, le général allemand Ludendorff attaque la Picardie et ouvre une brèche entre les armées françaises et anglaises. Les alliés créent pour la première fois un commandement unique confié le 26 mars au Maréchal Foch. En mai, les Allemands parviennent jusqu'à la Marne et menacent Paris, mais Ludendorff ne peut pas profiter de ce succès, faute de réserves. Les troupes des États-Unis ont donc le temps de débarquer et aident Foch a repousser les Allemands. Les Italiens obtiennent en 1918 la capitulation de l'Autriche, alors que les troupes alliées réunies a Salonique forcent la Bulgarie puis la Turquie à demander l'armistice. L'Allemagne capitulera le 11 novembre 1918.
Les pertes humaines de la guerre sont impressionnantes. 10 Millions d'hommes ont perdu la vie durant le conflit. La malnutrition et les épidémies ont également causé un nombre important de vies civiles et militaires.
Les dégats matériels sont également énormes, l'Allemagne et la France sont les 2 pays les plus touchés avec une baisse de la production industrielle par rapport a 1913 de respectivement 39% et 38%.
Le traité de Versailles
Le traité de Versailles met fin à la Première Guerre mondiale. Il est signé, le 28 juin 1919, au château de Versailles, entre l’Allemagne et les Alliés. Bien que cette conférence ait réuni 27 États (vaincus exclus), les travaux furent dominés par une sorte de «directoire» de quatre membres: Georges Clemenceau pour la France, David Lloyd George pour la Grande-Bretagne, Vittorio Emanuele Orlando pour l’Italie et Thomas Woodrow Wilson pour les États-Unis.
Les sanctions prises envers l'Allemagne sont extrêmement dures : démilitarisation des environs du Rhin, indépendance de l'Autriche, de la Tchécoslovaquie et de la Pologne, perte des colonies au profit des vainqueurs, responsabilité totale des dégats de la guerre et devoir de remboursement, occupation de certains territoires allemands par les Alliés, restitution de l'Alsace-Lorraine à la France et le détachement de la Sarre qui sera soumise pour 15 ans au contrôle du conseil de la SdN.
Au moment de définir les nouvelles frontières de l'Europe, les États-Unis et l'Angleterre refusent d'accéder à la demande des Français de créer une barrière militaire sur le Rhin pour éviter une hégémonie française sur le continent. De plus, ces deux pays sont convaincus que l'Europe ne peut se reconstruire efficacement sans une Allemagne forte, c'est pourquoi ils tenteront de modérer les énormes exigences de la France.
Pour éviter la création de cette barrière, les États-Unis et la Grande-Bretagne proposent de signer avec la France un traité de défense commune en cas d'agression allemande, ce qui signifie que la France recevrait immédiatement l'aide militaire de ces deux pays. Clemenceau accepte cette proposition, mais le Congrès américain refusera de ratifier le traité de Versailles, ce qui rend leur contrat de défense mutuelle invalide.
L'Allemagne étant extrêmement insatisfaite des décisions prises lors du traité, les Français jugent bon de se protéger d'une autre manière. Ils vont alors constituer une « Petite Entente » avec la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie et la Roumanie, pour remplacer le soutien inexistant des États-Unis et de la Grande-Bretagne.
La naissance de la SdN
Les origines de la SdN
Petite Entente
Dès le XVe siècle, les dirigeants ressentent le besoin d'une organisation de maintien de la paix. Aux XVIIIe et XIXe siècles, des sociétés pour la paix se créent à New York, à Londres et à Genève. En 1892, on crée à Berne le Bureau international de la Paix qui reçut le prix Nobel de la paix en 1910.
En 1899 et 1907, deux conférences aboutissent à la création de la Cour d'arbitrage international de La Haye.
Suite a l'horreur de la première guerre mondiale, tout le monde est convaincu que la création d'une organisation permanente est nécessaire au maintien de la paix mondiale. Dès janvier 1919, la conférence de paix, réunie à Versailles, élabore la charte fondamentale de la SDN. Le projet est achevé le 14 février 1919.
Le 28 avril 1919, on choisit Genève comme siège. Ce choix est justifié par le rayonnement international acquis par la cité au cours des siècles et son appartenance à la Suisse, pays neutre.
Genève, le 15 novembre 1920
Le rôle des États-Unis dans la fondation de la SdN
Dans un programme en 14 points, le président américain Thomas Woodrow Wilson propose la création d'une Société des Nations qui doit garantir la paix mondiale. Le projet est relativement mal accueilli en France, à cause de la modération des États-Unis envers les nations vaincues lors de l'élaboration du traité de Versailles. Cependant, le président du Conseil Georges Clemenceau accepte d'adhérer à la SdN car il comprend que de cette manière, il obtiendra le consentement des États-Unis sur ses exigences envers l'Allemagne. Wilson essuie un grave échec lorsque le Congrès américain refuse d'adhérer a cette SdN, par tradition isolationniste vis-à-vis de l'Europe.
Les 14 points de Wilson :
# Fin de la diplomatie secrète.
# Liberté de navigation sur les mers.
# Suppression des barrières économiques et égalité commerciale pour toutes les nations.
# Réduction des armements.
# Arrangement sur les questions coloniales en tenant compte des intérêts des populations concernées.
# Évacuation de la Russie et possibilité pour les Russes de choisir librement leur gouvernement.
# Évacuation et restauration de la Belgique.
# Libération du territoire français et retour de l'Alsace-Lorraine à la France.
# Rectification des frontières italiennes selon le principe des nationalités.
# Autonomie des peuples d'Autriche-Hongrie.
# Évacuation de la Roumanie, de la Serbie et du Monténégro ; libre accès à la mer pour la Serbie.
# Autonomie des peuples non turcs de l'Empire ottoman ; liberté de passage dans les détroits vers la mer Noire.
# Création d'une Pologne indépendante avec accès à la mer.
# Création d'une association des nations pour garantir l'indépendance et les frontières des États.
Palais Wilson, Genève, premier siège de la SdN
L'organisation de la SdN
La SDN regroupe à l’origine 45 pays, dont 26 non-européens ; par la suite, le nombre des pays membres passe à 57. La SdN avait trois buts fondamentaux :
- Faire respecter le droit international
- Abolir la diplomatie secrète
- Résoudre les conflits par arbitrage
Le pacte de la SdN règle les rapports entre les états membres. Les 26 articles qui le composent définissent les fonctions des 4 organes principaux :
#L'assemblée réunit les représentants des états membres pour débattre des questions relatives à la paix dans le monde, ainsi qu'a l'admission de nouveaux membres (l'Allemagne ne fut admise qu'en 1926). Elle contrôle également le budget de l'organisation.
#Le conseil est composé de 4 membres premanents, à savoir la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon, ainsi que de 9 membres non-permanents. Le conseil a les mêmes droits que l'assemblée. Il s'occupe aussi de différentes tâches dans lesquelles l'assembée n'a qu'un pouvoir limité (mandats, minorités...)
#Le sécrétariat est l'auxiliaire de l'assemblée. Il est dirigé par un secrétaire général qui contrôle plusieurs sections ainsi que le personnel (670 personnes venant de 51 pays en 1930).
#La Cour permanente internationale de justice de la Haye, créée en 1922, qui doit juger des affaires qui lui sont soumises et généralement issues de la guerre.
Les défauts de la SdN
La Russie soviétique, en pleine guerre civile, refuse catégoriquement d'y entrer car elle juge le projet capitaliste, et l'Allemagne n'a pas le droit d'en faire partie. Le Congrès des États-Unis refuse de ratifier le traité d'adhésion.
Cette société des nations, qui voit réellement le jour en janvier 1920 en même temps que l'application du traité de Versailles, est censée garantir la paix. Au début, la Société compte donc 32 puissances victorieuses et 13 états neutres.
La société des nations se réserve le droit d'appliquer des sanctions économiques et militaires envers ses pays membres, mais elle ne dispose pas de force d'intervention armée. Elle réussira cependant a jouer le rôle de médiation lors de petits conflits, et à obtenir quelques résultats dans les domaines économiques et humanitaires, mais elle échouera face aux problèmes posés par le désarmement et la paix.
La commission internationale de coopération intellectuelle
L'instance de la CICI, fondée en 1921, avait pour fonction de promouvoir les conditions favorables à la paix internationale. Il s'agissait de développer l'esprit critique des individus grâce à l'éducation afin que cela puisse leur permettre d'agir de manière saine et responsable. La CICI, qui rasemblait en son sein plusieurs intellectuels du monde entier, eut comme premier président le philosophe Henri Bergson. Cette instance de concertation disparut lors de la Seconde Guerre Mondiale et réapparut en 1946 sous une forme nouvelle, celle de l'UNESCO.
Voir aussi
Nicolae Titulescu
Catégorie:Histoire contemporaine
Catégorie:Organisation internationale
Bela KunBéla Kun est né en 1886 dans le village de Szilágycseh, en Transylvanie (territoire alors hongrois, mais devenu roumain).
Suite à l'éclatement de l'empire Austro-Hongrois, et à l'indépendance floue de la Hongrie (Mihály Károlyi, alors président, refusant les conditions des Alliés) un mouvement révolutionnaire met en place en 1919 une République des Conseils (21 mars - 1er août), régime inspiré très nettement de l’expérience des conseils ouvriers en Russie (1905, puis 1917-1918) et en Allemagne (1918-1919).
Béla Kun est un des dirigeants de cette République des Conseils de Hongrie.
Cependant, l'invasion roumaine favorise le soulèvement nationaliste mené par l'amiral Horthy, qui balaie la République des Conseils, condamnant Kun à fuir en URSS, où il restera un temps influent au sein du parti.
C'est en 1938, au cours des grandes purges staliniennes, qu'il disparaît, sans que le lieu, la date précise ou les circonstances de sa mort ne soient connues.
Kun, Bela
Kun, Bela
Kun, Bela
Kun, Bela
Tchécoslovaquie
La Tchécoslovaquie fut un pays d'Europe centrale d'octobre 1918 au 31 décembre 1992 (à l'exception de la période 1938-1945).
Créée sur les décombres de l'Empire austro-hongrois, la Tchécoslovaquie regroupe en un même État Tchèques et Slovaques, deux peuples de langue proche, avec Prague pour capitale.
Prague
Des dissensions voient cependant jour dans le pays, les Slovaques ressentant mal la prééminence tchèque. Une première partition a lieu durant la Seconde Guerre mondiale, des fascistes slovaques profitant du dépeçage du pays après les Accords de Munich en 1938 pour créer un État indépendant dirigé par M Tiso et soutenant l'Allemagne nazie.
Après la guerre, le pays est réunifié. Suite au Coup de Prague de 1948, les communistes prennent le pouvoir et la Tchécoslovaquie est le dernier pays d'Europe à passer du côté soviétique du « Rideau de fer ». Une timide libéralisation en 1968, appelée Printemps de Prague, entraînera une intervention des forces du Pacte de Varsovie qui refermera le pays pour 20 ans.
Profitant de la politique de tolérance de l'URSS mise en place par Gorbatchev, le pays recouvre sa liberté en 1989 grâce à la Révolution de velours et porte à sa tête le dramaturge et dissident Václav Havel. Celui-ci ne pourra empêcher les susceptibilités nationales encouragées par des dirigeants politiques populistes de causer la séparation à l'amiable du pays en 1993, créant la République tchèque et la Slovaquie, surnommée la « partition de velours ».
Démographie
Slovaquie
Voir aussi
- Liste de personnalités tchécoslovaques.
- Histoire de la République tchèque
-
ja:チェコスロヴァキア
ko:체코슬로바키아
Hongrie
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| Président Premier ministre
| László Sólyom Ferenc Gyurcsány
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28 juin
Le 28 juin est le 179 jour de l'année (180 en cas d'année bissextile) du | | |