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1947

1947

Cette page concerne l'année 1947 du calendrier grégorien.

Événements


- 4 avril : Création de l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale) dont le siège sera établi à Montréal au Québec.
- 25 avril : Hô Chi Minh appelle à des négociations avec la France
- En octobre, création du GATT : accord général sur les tarifs douaniers.

Europe


- 10 février : Traité de Paris.
- 2 juillet : L'URSS refuse le plan Marshall : fin de la conférence de Paris (27 juin-2 juil).

Allemagne(s)


- 1 janvier : Mise en place de la bizone.
- 10 février : Traités de paix avec les alliés de l'Allemagne.
- 10 mars : Échec à Moscou d'une conférence des quatre sur l'Allemagne, la France rejoint la position des États-Unis et du Royaume-Uni (10 mars-5 avril).
- 18 décembre : Échec de la conférence « de la dernière chance » à Londres sur l'Allemagne (25 nov-19 déc).

Europe de l'Est


- 19 janvier : Le « bloc démocratique polonais » obtient 90% des voix aux élections législatives.
- 17 février : Premières émissions de la radio la Voix de l'Amérique à destination de l'URSS.
- 31 août : Victoire électorale des communistes, alliés aux socialistes, contre le parti des petits propriétaires, en Hongrie.
- 22 septembre : Doctrine Jdanov exposée ensuite lors de la réunion de Szlarska-Poreba en Pologne (30 sept-5 octobre).
- 5 octobre : Création du Kominform « Internationale communiste » en remplacement du Komintern, lors de la réunion de Szlarska-Poreba en Pologne (30 sept-5 oct).
- 21 novembre : Dissolution des partis d'opposition en Pologne et en Hongrie.
- 30 décembre : En Roumanie, abdication du roi Michel Ier et proclamation de la République populaire de Roumanie.
- La Roumanie et la Pologne deviennent des démocraties populaires.

Europe de l'Ouest


- 28 février : Les Britanniques demandent de l'aide aux Américains pour la guerre civile en Grèce.
- 5 juin : Annonce du Plan Marshall, en vue de la reconstruction économique de l'Europe et pour lutter contre le communisme (discours de Harvard) : l'aide sera distribuée du 1er avril 1948 au 30 juin 1952.
- 12 juillet : Conférence à Paris sur l'application du Plan Marshall : seize pays européens.
- 22 septembre : Adoption du Plan Marshall par la Conférence de Paris.
- La loi de succession réaffirme le principe de la monarchie en Espagne.
France

- 16 janvier :
  - Élection de Vincent Auriol à la présidence de la IVe République jusqu'en 1954. Début de la IV république en France (fin en 1958).
  - Démission du président du conseil du gouvernement Léon Blum (3).
  - Loi sur le nouveau statut de Charbonnages de France, réduisant le rôle des syndicats et des salariés.
- 22 janvier : Début du gouvernement Paul Ramadier (1) président du Conseil jusqu'au 21 octobre 1947.
- En janvier : Adoption du plan «de modernisation et d'équipement», plan Monnet.
- 7 avril : Le général Charles de Gaulle fonde le Rassemblement du Peuple Français (RPF).
- 25 avril : Début de la grève des usines Renault.
- 5 mai : Les ministres communistes sont renvoyés du gouvernement. Fin du tripartisme et création de la Troisième Force.
- En juin, vagues de grèves.
- 9 août : Début du 6eme Jamboree Mondial Scout à Moisson. [http://www.jamboree1947.com Jamboree 1947]
- 22 août : création de la FRRP (fédération française de randonnée pédestre).
- 19 octobre : Victoire du RPF aux élections municipales (19-26 oct).
- 21 octobre : Fin du gouvernement Paul Ramadier (1).
- 22 octobre : Début du nouveau gouvernement Paul Ramadier (2) président du Conseil.
- 19 novembre : Chute du gouvernement Paul Ramadier (2).
- 24 novembre : Début du gouvernement Robert Schuman (1) président du Conseil jusqu'au 19 juillet 1948. C'est un gouvernement de «Troisième Force» regroupant la SFIO (socialistes), le MRP (chrétiens-démocrates) et les radicaux.
- En novembre et décembre, début des grèves insurrectionnelles dans toute la France.
- 19 décembre : Scission au sein de la CGT, quittée par Léon Jouhaux et la tendance Force Ouvrière.
- Plan Marshall pour la France.
- Création de l'AGIRC (Association générale des instritutions de retraite des cadres).
Grande-Bretagne

- 15 août : Gandhi obtient l'indépendance de l'Inde.
- 20 novembre : Célébration à l'Abbaye de Westminster à Londres du mariage de la princesse Elisabeth d'Angleterre et du lieutenant Philippe Mountbatten.
- 17 décembre : Les tribunaux britanniques statuent que l'usage d'appareils contraceptifs peut justifier une demande en annulation de mariage.
Italie

- 31 mai : Les communistes sont chassés du gouvernement italien.
- Fondation du parti socialiste démocrate italien par Giuseppe Saragat.

Afrique


- 29 mars : Un soulèvement insurrectionnel éclate à Madagascar contre le régime colonial français.
- Grève des cheminots maliens et sénégalais du Chemin de fer du Dakar-Niger.

Amériques

Amérique du Nord

États-Unis

- 22 février : Harry Truman Loyalty Program : début des enquêtes sur les infiltrations communistes dans l'administration états-unienne.
- 12 mars : Doctrine Truman énoncée à propos de l'aide américaine en Grèce et en Turquie.
- 10 avril : Ronald Reagan, président de la Screen Actors Guild, accepte de dénoncer au FBI toute activité communiste au sein de l'organisation.
- 19 juin : Le gangster Bugsy Siegel est assassiné dans la demeure de sa petite amie, l'actrice Virginia Hill.
- 5 juillet : Larry Doby devient le premier joueur noir à prendre part à un match de la Ligue américaine de baseball.
- 26 juillet : Création de la CIA.

Amérique Latine

Asie & monde indien


- 1 février : Au Japon, une grève générale prévue par plusieurs organisations est interdite par le général MacArthur.
- Hô Chi Minh appelle à des négociations avec la France.
- Indépendance de Ceylan octroyée par la Grande-Bretagne.

Birmanie


- 27 janvier : Accord avec la Grande-Bretagne pour l'indépendance.
- En avril, le LAFPL d'Aung San remporte, aux élections, 196 des 202 sièges de l'Assemblée constitutionnelle :
- 16 juin : Indépendance de la Birmanie, sans lien aucun avec le Commonwealth.
- 19 juillet : Assassinat du Premier ministre Aung San avec six membres du Conseil exécutif. U Nu succède à Aung San. Ce même jour, l'ordre de l'insurrection communiste armée arrive de Moscou et Pékin via Calcutta.

Indes


- Lord Mountbatten devient vice-roi des Indes.
- 15 août : L'Inde obtient son indépendance de la Grande-Bretagne, mais il y aura formation de deux états : L'Inde et le Pakistan.
- En octobre, première guerre indo-pakistanaise, pour la possession du Cachemire (oct. 47-janv. 49).
- 2 novembre : Début du conflit entre l'Inde et le Pakistan au sujet du Cachemire.

Océanie & Pacifique


- 27 décembre : Indépendance de la République confédérale d'Indonésie.

Proche-Orient & monde arabe


- 27 septembre : Adoption du Statut de l'Algérie.

Palestine


- 2 avril : La Grande-Bretagne s'en remet aux Nations-Unies pour le règlement de la question palestinienne
- 29 novembre : Approbation par l'ONU du partage de la Palestine (33 pour, 13 contre, 10 abstentions). Deux états sont créés ainsi qu'une enclave internationalisée à Jérusalem. Le projet est rejeté par les Palestiniens et les pays arabes.

Arts & cultures


- Sergueï Prokofiev compose sa Sixième symphonie.
- Le styliste et couturier Christian Dior crée le « new-look » féminin.
- L'architecte suisse Le Corbusier débute la construction de la Cité radieuse à Marseille (1947-1952), vaste bâtiment qui comprend 350 logements répartis sur huit doubles niveaux, pour lequel il utilise son nouveau système de calcul des proportions.

Cinéma


- Le Diable au corps réalisé par Claude Autant-Lara.
- Antoine et Antoinette réalisé par Jacques Becker - Grand Prix du Festival de Cannes.
- Les Maudits réalisé par René Clément - Grand Prix du Festival de Cannes.
- Quai des Orfèvres de Henri-Georges Clouzot.
- Le Mur invisible d'Elia Kazan - Oscar du meilleur film.

Littérature & Théâtre


- 1 décembre : La canadienne Gabrielle Roy reçoit à Paris le prix Fémina, pour Bonheur d'occasion, elle est le premier écrivain canadien à recevoir un grand prix littéraire français.
- 3 décembre : La pièce Un tramway nommé désir de Tennessee Williams prend l'affiche à Broadway avec Marlon Brando et Jessica Tandy.
- Début du Livre de poche.
- Le romancier Albert Camus publie La peste.
- Paul Claudel entre à l'Académie française.
- L'écrivain français André Gide reçoit le prix Nobel de littérature.
- Le romancier Jean Genet publie Les Bonnes.
- Le romancier allemand Thomas Mann publie Le Docteur Faustus.
- Raymond Queneau publie Exercices de style.
- Boris Vian publie L'Écume des jours.
- Jean Vilar crée le Festival d'Avignon.

Sciences et techniques


- 14 octobre : Chuck Yeager devient, le premier pilote américain à briser le mur du son, à bord de son appareil, un « Bell X-One ».
- Découverte des Manuscrits de la Mer Morte.
- L'opération Highjump (4000 hommes, 13 navires et 23 avions) est organisée par la Navy américaine en Antarctique. Elle permet de cartographier de larges parties du continent à partir de 70 000 photos aériennes.

Médecine


- 10 janvier : Le virus de la poliomyélite est isolé par des chercheurs de l'université Stanford.
- 27 février : Première transmission d'une opération chirurgicale en circuit fermé à l'hôpital Johns Hopkins de Baltimore.

Physique & Chimie


- 23 décembre : Une équipe de chercheurs des Laboratoires Bell présente une nouvelle invention : Le transistor qui va ouvrir la voie à la miniaturisation des appareils électroniques, vaudra un prix Nobel à ses inventeurs.
- Sir Edward Appleton reçoit le prix Nobel de physique pour ses recherches sur l'ionosphère
- Le chimiste américain Willard Libby introduit la datation au carbone 14.
- Le physicien britannique Gabor invente l'hologramme.

Techniques appliquées


- 21 février : L'américain E. Land présente le premier polaroïd. L'appareil prend, développe et imprime les photos sur papier photographique. La photographie à développement instantané (procédé Polaroïd) est commercialisée.
- Premier vol supersonique en Californie.
- Première chaîne de « machines transferts » dans une usine « Renault ».
- À Ottawa, mise au point du compteur de Goulden et Mason, toujours en service, permettant compter les semences.

Sports


- Le Tour de France cycliste est remporté par le français Jean Robic, deuxième le français Édouard Fachleitner et troisième (+ montagne) l'italien Pierre Brambilla.
- 5 décembre : Le champion Joe Louis conserve son titre de champion du monde de poids lourds à la boxe en battant Jersey Joe Walcott aux points en 15 round à New York.
- Article détaillé : 1947 en sport

Naissances en 1947


- 6 janvier : Andréa Ferréol, actrice française
- 10 janvier : François Le Diascorn, photographe français
- 16 janvier : Juliet Berto, metteur en scène de théâtre et réalisatrice de cinéma
- 18 janvier : Takeshi Kitano, acteur et réalisateur japonais
- 20 janvier : Cyrille Guimard, coureur cycliste et directeur sportif français
- 26 janvier : Michel Sardou, chanteur français
- 5 février : Benoît Jacquot, réalisateur, scénariste français
- 11 mars : Tristan Murail, compositeur
- 18 mars : Patrick Chesnais, acteur français
- 24 mars : Louise Lanctôt, terroriste, novelliste québécoise
- 25 mars : Elton John, chanteur et compositeur britannique
- 8 avril : Pascal Lamy, haut fonctionnaire et homme politique français
- 12 avril : Tom Clancy, romancier américain
- 1er mai : Jacob Bekenstein, physicien israélien
- 28 mai : Sondra Locke, actrice américaine
- 16 juin : -minu, auteur et chroniqueur suisse
- 18 juin : Bernard Giraudeau, acteur français
- 10 juillet : Christine Caron, nageuse française
- 20 juillet : Carlos Santana, guitariste mexicain
- 20 juillet : Gerd Binnig, physicien allemand (prix Nobel de physique 1986)
- 31 juillet : Stone (Annie Gautrat), chanteuse française
- 12 août : Jirô Taniguchi, mangaka japonais
- 19 août : Michel Weyland , dessinateur et scénariste belge
- 21 septembre : Stephen King, écrivain américain
- 5 octobre : Brian Johnson, britannique, chanteur du groupe de hard rock AC/DC
- 7 octobre : France Gall, chanteuse française
- 26 octobre : Hillary Rodham Clinton, femme politique américaine
- 28 octobre : Henri Michel, footballeur français
- 12 novembre : Patrice Leconte, réalisateur français
- 28 novembre : Michel Berger, compositeur et chanteur français († 1992, 45 ans)
- 23 décembre : Henri Duvillard, skieur français
- 27 décembre : Abdallah Naaman, écrivain, historien et universitaire libanais

Décès en 1947


- 23 janvier : Pierre Bonnard, peintre français (° 1867, 80 ans)
- 25 janvier : Al Capone, gangster italo-américain (° 1899, 48 ans)
- 11 février : Kurt Lewin, psychologue américain (° 1890, 57 ans)
- 7 avril : Henry Ford, constructeur automobile américain (° 1863, 84 ans)
- 16 avril : Rudolf Höss, allemand, ancien commandant nazi du camp d'Auschwitz-Birkenau1900, 47 ans)
- 16 mai : Frederick Gowland Hopkins, physiologiste et chimiste anglais (° 1861, 86 ans)
- 8 septembre : Victor Horta, architecte belge (° 1861, 86 ans)
- 20 octobre : Paul Carton, médecin français, fondateur d'une méthode thérapeutique naturelle (° 1875, 72 ans)
- 28 novembre : Philippe Leclerc de Hauteclocque, soldat français, Maréchal de France (° 1902, 46 ans)
- 30 novembre : Ernst Lubitsch, réalisateur américain d'origine allemande (° 1892, 55 ans)
- 7 décembre : Tristan Bernard, écrivain français (° 1866, 81 ans) __NOTOC__ Catégorie:1947 ja:1947年 ko:1947년 ms:1947 simple:1947 th:พ.ศ. 2490

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน



Québec

:Pour visiter la page de la Ville de Québec, qui est la capitale de la province, voir la Ville de Québec. ---- Le Québec est une province canadienne dont la population compte près de 7,5 millions d'habitants. Les Québécois parlent en majorité le français, faisant du Québec le seul État officiellement de langue française (et majoritaire) en Amérique du Nord (excluant les Antilles). La capitale nationale du Québec est la ville de Québec. (On dit « à Québec » et « de Québec » pour la ville ; « au Québec » et « du Québec » pour la province.)

Géographie du Québec

Article principal : Géographie du Québec Le Québec est situé à l'est du Canada, bordé par la province de l'Ontario et la baie d'Hudson à l'ouest, les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador et du Nouveau-Brunswick à l'est, les États-Unis (États du Maine, New Hampshire, Vermont et de l'État de New York) au sud et l'océan Arctique au nord. océan Arctique] La province, la plus grande du Canada, est un vaste territoire (près de trois fois la superficie de la France), dont la majeure partie est très peu densément peuplée. Plus de 90 % de la superficie du Québec fait partie du bouclier canadien, un grand territoire qui, historiquement, était appelé la région d'Ungava. Au temps de la Nouvelle-France, le Québec habitable consistait en une bande de terre de quelques dizaines de kilomètres de largeur longeant les deux rives du fleuve Saint-Laurent. C'est là que les premiers colons français se sont installés pour y cultiver la terre après l'avoir défrichée. Le Québec possède un paysage très varié. On y retrouve différents ensembles géologiques. Il y a le Bouclier canadien, au nord, et une chaîne de montagnes au sud : les Appalaches. Deux régions de plaine sont aussi présentes : les Basses-Terres du Saint-Laurent bordant les deux rives du fleuve du même nom ainsi que les Basses-Terres de l'Arctique ceinturant la baie d'Hudson. En 1912, un grand morceau de la région canadienne de l'Ungava fut enlevé aux Territoires du Nord-Ouest pour être intégré au Québec suite à une loi du Parlement du Canada approuvée par Londres. Cette vaste région du Nord, pratiquement inhabitée, a créé l'énorme province de Québec telle qu'on la connaît aujourd'hui. Cet ajout à la province incluait la baie James, là où se trouvent certains des plus grands projets hydroélectriques du Québec, installés sur la rivière La Grande. hydroélectriques ]] Le territoire du Québec est extrêmement riche en ressources naturelles avec ses forêts de conifères, de feuillus, ses lacs et ses rivières ; le papier, le bois et l'hydroélectricité sont parmi les plus importantes industries de la province. L'extrême Nord du Québec est formé d'une région subarctique appelée le Nunavik ; c'est la terre de la nation Inuit. La région la plus peuplée est la vallée du fleuve Saint-Laurent, dans le sud, où sont situées la capitale, la Ville de Québec, et la métropole, Montréal. Au nord de Montréal se trouvent les Laurentides (montagnes), la plus vieille chaîne de montagnes au monde, et à l'est, les Appalaches se rendent jusqu'aux Cantons de l'Est (l'Estrie). La péninsule gaspésienne s'étend dans le golfe du Saint-Laurent à l'est. La vallée du Saint-Laurent est une région fertile où l'on retrouve des cultures de fruits et de céréales ainsi que des produits laitiers, du sirop d'érable, dont le Québec est le plus important producteur du monde, ainsi que du bétail.

Histoire du Québec

Article principal : Histoire du Québec Le Québec était habité par les Premières Nations avant l'arrivée des Français et l'est encore aujourd'hui — l'État québécois reconnaît onze nations autochtones sur son territoire : les Inuit, les Mohawks, les Innus, les Cris, les Algonquins, les Atikamekw, les Micmacs, les Hurons-Wendat, les Abénaquis, les Malécites et les Naskapis. Le premier explorateur européen du Québec fut le Français Jacques Cartier, qui planta une croix à Gaspé en 1534 et navigua sur le fleuve Saint-Laurent en 1535. En 1608, Samuel de Champlain donna naissance à la Nouvelle-France en fondant la Ville de Québec. Celle-ci deviendra le point de départ de l'exploration française de l'Amérique du Nord. En 1627, le roi de France Louis XIII accorda le monopole de la colonisation aux catholiques. Peu après viendra la fondation de Trois-Rivières (1634) et Montréal (1642). En incluant Québec, ces trois agglomérations furent, tout au long de l’histoire du Québec, les principaux centres politiques et économiques de la province. Bien sûr, des villes importantes en termes de population se joindront à elles sous forme de « banlieues », comme Longueuil pour Montréal, Sainte-Foy pour Québec et, plus modestement, Trois-Rivières-Ouest pour Trois-Rivières. En revanche, au cours des récentes modifications au régime municipal (fusions/défusions), plusieurs banlieues importantes se sont jointes aux nouvelles grandes villes. En 1663, la Nouvelle-France devint une colonie royale sous le règne du roi Louis XIV. Louis XIV après l'Acte constitutionnel de 1791.]] Acte constitutionnel Acte constitutionnel Les Français et les Canadiens s'allièrent avec les Hurons contre les Iroquois qui, eux, étaient les alliés des Anglais. La guerre de Sept Ans (17561763), entre l'Angleterre et la France, prit un tournant décisif en Amérique du Nord avec la défaite en 1759 de l'armée de Louis-Joseph de Montcalm par l'armée du général anglais James Wolfe dans la Bataille des Plaines d'Abraham, près de la Ville de Québec. La Nouvelle-France était alors perdue pour le royaume de France. Le Canada, plus grande colonie de la Nouvelle-France, ne comptait que 55 000 habitants au début de la guerre, alors que la population de la Nouvelle-Angleterre était de près d'un million de colons. La population amérindienne de l'immense territoire de la Nouvelle-France représentait alors environ 600 000 âmes. La Grande-Bretagne prit possession de la Nouvelle-France avec le traité de Paris qui mit fin à la guerre de Sept Ans qui avait déchiré l'Europe et les colonies en 1763, lorsque le roi Louis XV et ses conseillers choisirent de conserver la Guadeloupe pour son sucre plutôt que le Québec, alors considéré comme un vaste territoire de glace sans importance par le royaume de France. Suite au traité de Paris, la plupart des aristocrates retournèrent en France. En réponse aux agitations de ses colonies américaines, la couronne britannique instaura l'Acte de Québec en 1774, restaurant le droit civil français mais conservant le droit criminel anglais. Durant la révolution américaine, la ville de Montréal fut prise et les révolutionnaires américains tentèrent de rallier les Canadiens à leur cause. Ces derniers restèrent plutôt neutres dans le conflit, suivant les recommandations de l'Église catholique qui prenait le parti des Britanniques. Suite à l'indépendance américaine, des Loyalistes s'installèrent au Québec. Insatisfaits des nombreux privilèges accordés aux Canadiens, ils demandèrent des réformes et obtinrent ce qu'ils voulaient dans l'Acte constitutionnel de 1791 qui divisait la Province du Québec à la rivière des Outaouais, créant le Haut-Canada (l'Ontario d'aujourd'hui) et le Bas-Canada (le Québec d'aujourd'hui). Les deux populations découvrirent le parlementarisme britannique. Très rapidement, les populations des deux Canadas se rendirent compte des limites de ce système colonial. Les grandes idées du libéralisme de l'époque finirent par provoquer un soulèvement armé dans le Bas-Canada et le Haut-Canada en 1837 ; la révolte eut lieu suite au refus de Londres de prendre en considération les demandes du Parti patriote de Louis-Joseph Papineau. Les rébellions furent écrasées et Lord Durham fut envoyé par Londres pour faire enquête. Il recommanda, dans son fameux rapport (le rapport Durham), l'assimilation des Canadiens français par l'union des deux Canadas et l'adoption d'un gouvernement responsable. L'Union de 1840 fut votée à Londres, mais il faut attendre 1849 pour voir apparaître, avec les réformistes, le gouvernement responsable. Malheureusement, les francophones n'étaient déjà plus majoritaires au pays. Le parti réformiste fut alors dirigé par Robert Baldwin au Haut-Canada et Louis-Hippolyte Lafontaine au Bas-Canada. L'Union est instable, et quand le Canada-Uni joignit le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse lors de la confédération (1867), le Bas et le Haut Canada seront divisés une fois de plus, formant les provinces du Québec et de l'Ontario.

Histoire politique récente

Article principal : Politique québécoise À la naissance de la Confédération canadienne, dont le Québec est l'une des quatre provinces fondatrices, un article vint protéger les droits scolaires des minorités religieuses et un autre reconnut la légalité de la langue française au Parlement et à la Cour. Depuis 1968, le français et l'anglais sont les langues officielles du Canada. Un double système d'éducation, basé sur la religion (l'éducation est une juridiction provinciale), fut établi au Québec. Ce système sera maintenu jusque dans les années 1990, période au cours de laquelle il sera déconfessionnalisé. Le pouvoir religieux occupa, jusque dans les années 1950, une place prépondérante au Québec. Le gouvernement de l'Union nationale, avec à sa tête Maurice Duplessis, sera le dernier à gouverner la province avec l'aide du pouvoir de l'Église. Lorsqu'il était au pouvoir, le clergé usa de son influence pour convaincre les électeurs de préserver ce gouvernement conservateur, gouvernement qui prit aussi des mesures contre les réformes sociales et le syndicalisme. Sous le gouvernement libéral de Jean Lesage, le pouvoir de l'Église s'est grandement affaibli. Durant les années 1960, le Québec entra dans une grande phase de modernisation accélérée. C'est cette période que l'on nomme la Révolution tranquille. Révolution tranquille La modernisation du Québec raviva l'idée de l'indépendance et le mouvement souverainiste prit corps. Vers la fin des années 60, ce mouvement prit une ampleur sans précédent et une section extrémiste, le Front de Libération du Québec (FLQ) ressortit du lot. Ce groupe eut recours à des attentats terroristes sur le sol québécois contre plusieurs intérêts canadien anglais et symbole de l'Angleterre. Les manifestations et émeutes se multiplièrent jusqu'au point culminant de 1970, année où le FLQ assassina un ministre québécois représentant du gouvernement provincial québécois, Pierre Laporte. Cet assassinat et les autres menaces de mort envoyées aux ministres supportant la Fédération canadienne entraînèrent l'intervention de l'armée canadienne, à la demande du premier ministre Robert Bourassa et du maire de Montréal de l'époque Jean Drapeau, dans les rues même de Montréal, plaçant la ville sous l'état de siège. Plus de 500 leaders d'opinions québécois furent arrêtés, parmi lesquels des syndicalistes, des artistes et des étudiants. Des commissions d'enquêtes subséquentes (GRC et Keable) conclueront que l'action des gouvernements fédéral et provinciaux, illégale sur le plan moral, visait essentiellement à rallier l'opinion publique plutôt qu'à réprimer une insurrection appréhendée. Ces événements marquent tout de même la fin de l'extrémisme au sein du mouvement indépendantiste. C'est en 1968 que se forma le Parti Québécois, parti souverainiste dirigé par René Lévesque. Ce parti gagna les élections provinciales de 1976 et instaura une série de lois faisant la promotion et la défense de la langue française. Le français devint la langue officielle du Québec (Loi 101) en 1977. En 1980, le projet de Lévesque, appelé souveraineté-association, fut appuyé par 40 % de la population lors d'un référendum. Le gouvernement du Canada de Pierre Elliott Trudeau rapatria unilatéralement la constitution en 1982, mais l'accord n'est pas ratifié par le gouvernement du Québec suite aux événements controversés de ce que l'on nommera par la suite la Nuit des longs couteaux. Le Québec n'a toujours pas signé la constitution de 1982. De 1985 à 1994, le Parti Libéral du Québec a gouverné sous Robert Bourassa et Daniel Johnson ; l'avancement sur la problématique constitutionnelle a résulté en l'Accord du lac Meech (1987), mais celui-ci s'effondre en 1990. Une autre entente, l'Accord de Charlottetown, qui devait résoudre une longue liste de problèmes en plus de régler la relation du Québec avec le reste du Canada, a été rejetée par un référendum pancanadien et un référendum québécois en 1992. Le Parti Québécois, mené par Jacques Parizeau, est revenu au pouvoir en 1994 avec la promesse de tenir un nouveau référendum sur la souveraineté du Québec. Tenu le 30 octobre 1995, ce référendum a vu la proposition souverainiste rejetée par un écart inférieur à 1 % (OUI: 49,4%, NON: 50,6%)des suffrages, soit environ 30 000 voix. Jacques Parizeau quitta le poste de premier ministre (29 janvier 1996) et fut remplacé par le chef du Bloc Québécois fédéral, Lucien Bouchard. Bouchard et son successeur péquiste, Bernard Landry, ont laissé de côté l'accession à la souveraineté, privilégiant l'assainissement des finances publiques. Le 15 novembre 2005, André Boisclair est devenu le nouveau chef du parti après une course à la chefferie l'opposant, en autres, à Pauline Marois. Le 14 avril 2003, le Parti Québécois a été battu par le Parti Libéral, dirigé par Jean Charest. Devenu premier ministre, Charest mena une politique de désengagement de l'État, notamment en favorisant les partenariats public-privé. Le gouvernement du Québec actuel compte 21 ministères et 25 ministres. L'actuel président de l'assemblée nationale du Québec est Michel Bissonnette. En 2004, on apprend par la vérificatrice générale du Canada qu'une caisse noire avait été utilisée à partir de 1995 pour promouvoir l'unité canadienne pendant et après le référendum sur la souveraineté du Québec. De plus, on révèle que malgré les lois référendaires québécoises, neuf fois plus d'argent avait été utilisé par le camp du « Non » (appuyé par le gouvernement du Canada), au détriment du camp du « Oui ». Ces révélations mettent en doute, aux yeux du camp souverainiste, les résultats du Référendum de 1995 au Québec, rejeté par très peu de voix. Depuis, plusieurs mesures sont prises par le gouvernement canadien pour favoriser l'unité canadienne chez les Québécois. Les récents sondages démontrent d'ailleurs que l'appui à la souveraineté du Québec a atteint des sommets en 2005, soit près de 55% de "Oui".

Économie québécoise

Article principal : Économie québécoise Économie québécoise] Comme la plupart des économies des pays industrialisés, celle du Québec repose majoritairement sur le secteur des services. Le secteur manufacturier y est également très important, figurant au second rang. Malgré leur petite place dans le PIB de la province, les ressources naturelles demeurent très importantes pour l'économie provinciale. Le Québec dispose en effet d'un territoire riche en forêts de conifères de toutes sortes, en eau et en minéraux. L'abondance des ressources hydriques du Québec lui permet d'exploiter l'énergie hydroélectrique via sa société d'État Hydro-Québec, la majeure partie de l'électricité produite au Québec provenant de l'hydroélectricité. Ce faisant, Hydro-Québec remet chaque année d'importants dividendes au gouvernement du Québec, ce qui en fait une source de revenus considérable pour l'État. La vallée du Saint-Laurent est une région agricole très fertile. On y produit des produits laitiers, des fruits, des légumes, du sirop d'érable (dont le Québec est le premier producteur mondial) et du bétail. Par rapport au Canada, le Québec est un joueur majeur dans l'industrie pharmaceutique. Il est également le fer de lance de l'industrie aérospatiale et du transport au Canada. La compagnie Bombardier en est un exemple. Elle œuvre dans l'aéronautique, les trains, et les motoneiges, a construit de nombreux trains à travers le monde tels que l'Acela Express, le métro de New York et plusieurs métros d'autres grandes villes. La proximité géographique du Québec avec les États-Unis fait qu'une grande partie de ses exportations est destinée au territoire états-unien.

Culture québécoise

Article détaillé : Culture québécoise, Cinéma québécois, et Français québécois (sur la langue française au Québec) Français québécois On ne peut pas comprendre le Québec sans prendre en considération l'aspect culturel, car c'est ce qui le distingue de l'ensemble nord-américain. Dans une perspective historique, si l'on pose la métropole française comme point initial de comparaison, on constate rapidement en France des différences entre le citoyen français et les premiers colons et coureurs des bois de la Nouvelle-France. Deux courants majeurs façonnent la psyché des habitants du Québec d'alors, et auront un impact profond sur sa culture. Il y a d'abord un courant missionnaire fortement idéaliste, en phase avec l'idée du "bon sauvage", visant à créer une société nouvelle, mixte, parfaitement chrétienne, loin des perversions de l'Europe. Cette vision angéliste fera long feu. Néanmoins, comparée avec le modèle des colons anglais, le modèle français a le mérite de rêver à une union avec les peuples autochtones. Dans les faits, étant donné leur faible nombre et vu la dureté du climat, les nouveaux arrivants français n'ont que ce choix. Si dans les faits l'union n'a pas été religieuse et sociale, elle sera culturelle, matérielle et politique. L'autre idée qui fait rêver le Français qui débarque, et qui marque la colonie, c'est celle de l'aventurier. Les jeunes hommes courageux qui entrent dans les terres découvrent un monde d'une incroyable richesse naturelle, en plus de faire la rencontre de sociétés leur paraissant extrêmement libérales. C'est au contact des « sauvagesses », de la richesse provenant des pelleteries, au fil des apprentissages et des alliances politiques faites auprès des autochtones, que se forge l'esprit d'aventure de la colonie. Suite à la défaite de l'armée française à Québec en 1759, la Nouvelle-France devient britannique. C'est le début d'une résistance culturelle qui prendra la religion et la langue comme vecteurs principaux. Car en 150 ans, le pays s'est formé une culture. Mais c'est une culture très peu européenne, essentiellement orale, ce qui fera souhaiter à Lord Durham (1838) que pour leur propre bien, ces colons sans culture deviennent anglophones et participent ainsi pleinement à titre de sujet de la couronne britannique. Les Québécois en ont décidé autrement. Encore aujourd'hui la culture du Québec est mise de l'avant à grande échelle dans cet État francophone. Partout au Québec, le hockey est pratiquement considéré comme une racine, et fait parti de la culture populaire des habitants. Les Canadiens de Montréal de la Ligue Nationale de Hockey (LNH) est l'équipe la plus populaire au sein des amateurs Québécois, qui se chiffrent par millions. L'arrivée des Nordiques de Québec dans la LNH en 1979 a accentué la popularité du sport, créant une rivalité sans précédant entre les deux villes québécoises. Le dissolution des Nordiques en 1995 vers le Colorado, en raison de problèmes financiers, a mis fin à des décennies de rivalité avec Montréal. Aujourd'hui, dix ans après le déménagement de l'équipe, on parle de plus en plus d'un retour de la LNH à Québec.

Symboles du Québec

Colorado Colorado La province de Québec est aussi appelée la « Belle Province ». Cette appellation a figuré sur les plaques d'immatriculation des véhicules de 1963 jusqu'en 1978, où elle a été remplacée par la devise du Québec « Je me souviens ». Cette devise est gravée sur la façade du bâtiment de l'Assemblée nationale dans la ville de Québec. Les armoiries du Québec, telles qu'adoptées en 1939, se présentent sous la forme d'un écu où apparaît de haut en bas trois lys d'or sur fond bleu (Régime français), un léopard d'or sur fond rouge (Régime britannique) et un rameau d'érable sur fond jaune (Régime canadien) L'emblème du Québec est la fleur de lys, habituellement blanche sur un fond bleu, comme sur le drapeau provincial (voir plus haut), appelé le Fleurdelisé. Comme l'explique le site du gouvernement québécois, le drapeau rappelle une bannière ayant accompagné l'armée de Montcalm lors de la victoire de Carillon contre les troupes britanniques en 1758. Ce drapeau vint remplacer l'Union Jack par un vote unanime de l'Assemblée nationale en 1948. L'emblème floral est l'iris versicolore. Auparavant l'emblème était le lys blanc, pour rappeler la fleur de lys de la monarchie française, mais il a été changé pour l'iris car le lys n'est pas une plante indigène du Québec. L'oiseau provincial du Québec est le harfang des neiges et l'arbre, le bouleau jaune. Enfin, depuis 1998, le papillon Amiral blanc (Limenitis arthemis arthemis (Drury)) est l'insecte-emblème de la province. Le saint patron des Canadien-français est saint Jean-Baptiste. La Saint-Jean-Baptiste, fêtée le 24 juin, est maintenant la fête nationale du Québec. On célèbre la Saint-Jean-Baptiste par des feux de joie et par des concerts mettant en vedette des artistes québécois, particulièrement dans la Capitale-Nationale sur les plaines d'Abraham.

Religions au Québec

Le Québec est majoritairement catholique. Avec l'immigration, plusieurs autres religions s'intègrent graduellement à la province. La Charte des droits et libertés de la personne au Québec (Article 3) protège la liberté de religion pour chaque québécois dans la mesure où elle ne viole pas un autre droit fondamental, l'ordre public ou le bien-être général des citoyens du Québec (Article 9.1).

Régions administratives

Le Québec est divisé en 17 régions administratives:

Régions touristiques

Voir [http://www.bonjourquebec.com/francais/regions/ ici] pour plus de détail.

Voir aussi

Liens internes


- Politique du Québec
  - Liste des premiers ministres du Québec
  - Président de l'assemblée nationale du Québec
  - Liste des circonscriptions électorales provinciales du Québec
  - Liste des provinces et territoires canadiens
  - Résultats des élections générales au Québec
  - Liste des ministères du Québec
  - Sûreté du Québec
  - Membres de l'Ordre national du Québec
- Administration municipale
  - Capitale nationale (ville de Québec)
  - Liste des villes du Québec
  - Liste des maires de Québec
  - Liste des maires de Montréal
  - Réorganisations municipales québécoises
- Administration du territoire
  - Liste des régions administratives du Québec
  - Liste des divisions administratives du Québec
  - Liste des chefs-lieux de comté du Québec
  - Liste des comtés du Québec (Historique)
  - Liste des municipalités régionales de comté du Québec (Actuelle)
- Système d'éducation québécois
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  - Démographie du Québec
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  - Québécois
  - Québécois célèbres
  - Canadiens français
  - Français québécois
  - Nationalisme québécois
  - Parcs nationaux du Québec
  - Liste des jardins zoologiques et aquariums du Québec
  - Code de la sécurité routière du Québec

Liens externes


- [http://www.gouv.qc.ca/ Portail du Gouvernement du Québec]
- [http://www.bonjourquebec.com/ Site touristique officiel du Gouvernement du Québec]
- [http://www.politiquessociales.net/pays/quebec/synthese.html Synthèse à jour des politiques sociales au Québec]
- [http://www.agora.qc.ca/ Agora: Encyclopédie en ligne hébergée au Québec]
- [http://www.drapeau.gouv.qc.ca/drapeau/histoire/fleurdelise.html Drapeau québécois]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Québec Québec sur Wikitravel]
- [http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ Office québécois de la langue française]
- [http://www.mri.gouv.qc.ca/paris/ Délégation générale du Québec à Paris]
- [http://www.france-quebec.org/ Site de la relation franco-québecoise]
- [http://www.photosmarval.org/photos/canada/quebec/ Photos de villes et paysages du Québec]
-
Catégorie:Francophonie Catégorie:Colonisation française ja:ケベック州 ko:퀘벡 주 simple:Quebec zh-min-nan:Québec

Hô Chi Minh

Hô Chi Minh, en vietnamien Hồ Chí Minh , de son vrai nom Nguyễn Tất Thành (Nghệ An 1890Hanoï 1969), homme d'État vietnamien et fondateur de la République populaire du Viêt Nam.

Biographie

Il fait d'abord ses études à Huế, puis en France en 1911 où développe des photos pour subvenir à ses besoins. Devenu rapidement nationaliste, il est déçu par le congrès de Versailles de 1919, qui n'applique pas le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes aux colonies. Après le congrès de Tours de 1921, il entre au Parti communiste français. Nguyen Aï Quoc, le futur Hô Chi Minh fait paraître une petite annonce en 1923 dans le journal "La Bretagne communiste" pour des travaux artistiques qui constituaient son gagne-pain. Au mois de mai 1923, deux militants communistes de premier plan en France, sont conviés à Moscou par Dimitri Manouilsky : Nguyen Aï Quoc, et Jean Cremet. Il effectue par la suite plusieurs voyages en Russie soviétique en 1927, et en 19361937. En 1930, il fonde le Parti communiste vietnamien, qui deviendra le Parti communiste indochinois, puis en 1941 le Front du Viêt Nam, qui combat à la fois les occupants japonais et les colonisateurs français. En 1941, il rentre au Viêt Nam pour lutter contre l'occupation japonaise. En 1942, il prend le nom de Hồ Chí Minh. La même année, il est arrêté par des nationalistes chinois et passe un an en prison en Chine. Libéré, Hô Chi Minh poursuit sa lutte. En 1945, il proclame à Hanoï l'indépendance du pays, et après l'échec des négociations avec Jean Sainteny, mène le Viêt-minh jusqu'à la victoire contre les Français: le 7 mai 1954, le Viêt Minh obtient la reddition du camp retranché français à la bataille de Diên Biên Phu. Le lendemain commencent les négociations sur l'Indochine à la Conférence de Genève Le Viêt Nam est divisé en deux, le long du 17e parallèle. Hô Chi Minh prend la tête de ce qui est devenu la République démocratique du Viêt Nam (Nord Viêt Nam). Il se lance dans la lutte pour la réunification du pays, face à Ngô Dinh Diêm, qui dirige la République du Viêt Nam (Sud Viêt Nam) avec le soutien des Américains. Dès 1960, Hô Chi Minh et les siens soutiennent la création du Front national de libération du Sud Viêt Nam (FNL), bientôt surnommé Viêt Công (Vietcong) par les Américains et les Sud-Vietnamiens. Le FNL est approvisionné en hommes, en armes et en matériel par la République démocratique du (Nord) Viêt Nam. Hô Chi Minh meurt le 2 septembre 1969, alors que le conflit fait toujours rage au Viêt Nam. Sa mort est officiellement annoncée comme ayant eu lieu le 3 septembre, pour ne pas ternir la fête nationale du 2 septembre. Hô Chi Minh voulait que ses cendres fussent répandues au-dessus du pays, du nord au sud, et ne tenait absolument pas à être embaumé comme Lénine. Pourtant, ses héritiers ont décidé de l'embaumer tout de même en attendant la réunification, ne voulant pas léser les sud-vietnamiens lors de la dispersion des cendres. Ceci n'ayant jamais été fait, sa momie repose toujours au mausolée de Hanoï. Figure tutélaire du régime communiste vietnamien, connu sous le nom d'« Oncle Hô » (Bác Hồ), son nom a été utilisé après sa mort pour rebaptiser la capitale du Sud Viêt Nam : après la victoire communiste de 1975, Saigon est devenu Hô Chi Minh Ville.

Voir aussi

Articles connexes


- Bao Dai
- Mao Zedong

Bibliographie


- Pierre Brocheux, Hô Chi Minh, du révolutionnaire à l'icône, Payot, coll. « Biographie », 2003
- Daniel Hémery, Ho Chi Minh. De l'Indochine au Vietnam, Gallimard, coll. « Découvertes »2002
- Jean Lacouture, Hô Chi Minh, Editions du Seuil, 1967 Catégorie:Histoire du Viêt Nam Catégorie:Héros national Catégorie:Personnalité vietnamienne Catégorie:Pseudonyme Ho Chi Minh Ho Chi Minh ja:ホー・チ・ミン

GATT

Le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT), en français Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, fut signé en 1947 pour harmoniser les politiques douanières des parties signataires.

But

Il visait à instaurer par convention « un code de bonne conduite » libéral et multilatéral reposant sur trois principes :
- liberté des échanges par abaissement des droits de douanes et réduction des restrictions quantitatives ou qualitatives aux échanges
- principe de non-discrimination : clause de la nation la plus favorisée, non-discrimination entre les exportateurs étrangers et les producteurs nationaux (phénomène appelé « traitement national »).
- réciprocité Les principes mis en œuvre par le GATT sont à rapprocher de ceux qui ont guidé l'action du FMI et de la Banque mondiale en matière d'orthodoxie économique et de politique de développement. L'un des derniers cycles de négociations (l'Uruguay Round, de 1986 à 1994), clos par l'accord de Marrakech, aboutit à la création de l'Organisation mondiale du commerce.

Le contexte

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la charte de l'Organisation des Nations unies (ONU) est signée en 1945 à San Francisco. Tirant les leçons de l'impuissance de la Société des Nations (SDN), des désordres économiques de l'entre-deux-guerres, en particulier de la crise économique de 1929 (la Grande Dépression), elle fait beaucoup plus attention à la coopération économique internationale. Les chapitres IX et X de la Charte disent même la nécessité de créer les outils internationaux pour développer cette coopération. Ce seront les Accords de Bretton Woods en juillet 1944 qui fixeront les règles du jeu monétaire entre les pays en créant le Fonds monétaire international (FMI), qui sera suivit par le création en décembre 1945 de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). En 1947, la conférence internationale sur le commerce et l'emploi de La Havane donnera lieu à la signature de la Charte de La Havane instituant l'Organisation internationale du commerce (OIC). Tentative avortée à cause du refus du Congrès des États-Unis de la ratifier. Le premier round du GATT fut signé par 23 états emmenés par les États-Unis.

Les principes

C'est un accord multilatéral de libre-échange qui globalement est censé faire baisser les prix pour les consommateurs, mieux utiliser les facteurs de production, favoriser l'emploi dans les secteurs où chaque pays détient un avantage comparatif.

Les règles concrètes


- La clause de la nation la plus favorisée : selon cette règle tout avantage consenti par un pays signataire à un autre doit être étendu à tous les autres signataires de l'accord, à l'exception des régimes préférentiels applicables avant 1948 (Commonwealth et Union française), des cas d'unions douanières et des zones de libre-échange. Des dérogations étaient aussi possibles mais devaient être approuvées à la majorité des 2/3.
- Le traitement national : à l'intérieur d'un pays, il ne doit pas y avoir de différence de traitement entre un produit d'origine locale et un produit importé.
- Les droits de douane : ils doivent être le seul moyen de protection, de plus les signataires se fixent comme objectif de les réduire progressivement sur la base de la réciprocité.
- La Consolidation : une fois fixés les tarifs douaniers ne peuvent plus être augmentés, sauf cas de clause de sauvegarde, sans compensation auprès des partenaires commerciaux.
- Les Clauses de sauvegarde : il existait une clause de sauvegarde permanente pour l'agriculture, une possibilité de clause de sauvegarde ponctuelle en cas de désorganisation des marchés.
- Le règlement des différends : le GATT privilégiait les règlements à l'amiable par une procédure de conciliation, En cas d'échec les parties devaient se soumettre aux conclusion d'un « Panel » avec en dernier recours l'autorisation de mettre en place des mesures de rétorsion si le pays perdant ne se conformait pas aux conclusions du panel.
- Le traitement spécifique des pays en voie de développement (PVD); le système de préférence généralisée : Les PVD avec le système de préférence généralisée pouvaient obtenir une réduction des droits de douanes à l'entrées des pays développés sans obligation de réciprocité.

Les cycles de négociations

le GATT a connu un certain succès puisqu'en 8 cycles de négociations, on est passé de 23 pays à 125 pays signataires. De 1947 à 1962, les 5 premiers cycles de négociation ont surtout produit des accords de réduction des droits de douane. De 1964 à 1994 les 3 derniers cycles de négociations (Kennedy Round, de mai 1964 à juin 1967, Tokyo Round de septembre 1973 à avril 1979, Uruguay Round de septembre 1986 à avril 1994) ont vu augmenter le nombre de pays signataires et en même temps s'étendre le champ des négociations. L'Uruguay round a été le plus long et le plus discuté des cycles de négociations. Outre une nouvelle réduction des tarifs douaniers, ont été négociés un accord sur les mesures non tarifaires, l'agriculture, les services, la propriété intellectuelle, le système de préférence généralisée pour les pays en voie de développement.

Directeur général

La fonction de de directeur général été crée en 1965, mais le poste de secrétaire générale qui existait depuis 1948 peut être considéré comme son équivalent. # Eric Wyndham White (1965 - 1968) # Olivier Long (1968 - 1980) # Arthur Dunkel (1980 - 1993) # Peter Sutherland (1993 - 1994) Peter Sutherland est aussi le premier directeur de l'OMC

La naissance de l'OMC

En avril 1994 les états membres signent l'acte fondateur de l'Organisation mondiale du commerce au cours de la conférence de Marrakech.

Les critiques

Le système GATT de 1947 restait un système politique et non une véritable organisation internationale : peu de structure (un seul organe permanent - le secrétariat à Genève), pas de personnalité juridique internationale, des dérogations trop nombreuses qui finalement revenait pour les États contractants (on ne parlait pas d'États membres) à adhérer à un « GATT à la carte » en fonction de ses interêts du moment et, parfois, à s'abstenir de respecter les principes directeurs (comme la clause de la «nation la plus favorisée») au gré des orientations politiques et commerciales nationales. Ces défauts ont été en partie corrigés par les accords de Marrakech instituant l'OMC, bien que le poids des orientations politiques des pays développés reste incontestable. Pour ses détracteurs, le système GATT, ou l'OMC, reste trop focalisé sur la libéralisation du commerce internationale, et ce malgré les dernières évolutions relatives aux autres éléments de l'économie comme l'intégration de la société civile, l'établissement de règlementations environemmentales, sur la santé ou les conditions de travail. Par ailleurs, une des principales critiques qui a pu être faite par les altermondialistes tient à l'inégalité d'influence patente entre les pays les plus riches et les autres. En effet, demander à des pays à l'économie fragile d'ouvrir leurs marchés de manière asymétrique fait d'abord le jeu des intérets des grandes puissances et des multinationales, en particulier sans la libéralisation à faible valeur ajoutée, qui sont les domaines où les pays les moins développés seraient les plus performants, en permettant aux pays développés de maintenir notamment des subventions pour l'agriculture.

Voir aussi


- Mondialisation
- Anti-mondialisation
- Alter-mondialisation

Liens externes


- [http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossier_international/omc/1organisation/historique.shtml Du GATT à l'OMC du site La documentation Française]
- [http://www.wto.org/french/docs_f/legal_f/04-wto_f.htm Le texte de l'accord de Marrakech sur le site de l'OMC]

Bibliographie


- le GATT en pratique Joseph Rocher FPH dossier pour un débat n°39 septembre 1994 Catégorie:Commerce Catégorie:Accord économique ja:関税および貿易に関する一般協定 ko:관세 및 무역에 관한 일반협정

Traité de Paris (1947)

Le traité de Paris a été conclu dans cette ville le 10 février 1947, entre
- les Alliés vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale d'une part :
  - États-Unis, URSS, Royaume-Uni, France, Pologne, Yougoslavie, Tchécoslovaquie et Grèce
- et les vaincus anciens alliées de l'Allemagne au sein de l'Axe (mais non point l'Allemagne elle-même) d'autre part :
  - Italie, Roumanie, Hongrie, Bulgarie et Finlande. Du côté français, Maurice Couve de Murville eut un rôle important dans les négociations.

Transferts territoraux

L'Italie abandonnait
- Tende et La Brigue à la France,
- Zara et la majeure partie de l'Istrie à la Yougoslavie et
- l'archipel du Dodécanèse à la Grèce. La Roumanie
- récupérait la Transylvanie du Nord qu'un arbitrage de Hitler avait transféré à la Hongrie,
- mais laissait la Bessarabie et la Bucovine à l'URSS.

Voir aussi


- Seconde Guerre mondiale
- histoire de Bratislava
- guerre de Laponie
- Mollières
- Isola 2000 Paris (1947)

2 juillet

Le 2 juillet est le 183 jour de l'année (184 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1782 : Capitulation de Genève, assiégée par trois armées coalisées - française, sarde et bernoise - qui veulent mettre fin à la « Révolution de Genève », inspirée par les idées de Jean-Jacques Rousseau, dont l'exemple pourrait être contagieux.
- 1816 : Échouage de la frégate La Méduse sur les récifs de l'île d'Arguin, près du Sahara.
- 1900 :
  - Premier vol d'un ballon dirigeable, réalisé par son inventeur Ferdinand von Zeppelin au-dessus du lac de Constance en Allemagne.
  - Ouverture à Paris des 2e jeux Olympiques
- 1976 : Le Vietnam est officiellement réunifié.
- 1988 : M Lefebvre est excommunié par Jean-Paul II.
- 1990 : En Arabie Saoudite, 1426 pélerins meurent piétinés après un mouvement de panique à la Mecque.
- 2000 : La France devient championne d'Europe de football en battant l'Italie 2 à 1.

Naissances


- 1242 : Béatrix d'Angleterre, fille du roi Henri III d'Angleterre, future duchesse de Bretagne après son mariage avec le duc Jean II de Bretagne.
- 1714 : Christoph Willibald Gluck, compositeur, allemand, († 1787).
- 1766 : Claude Gaspard Blancheville, colonel d'Empire
- 1877 : Hermann Hesse, écrivain, suisse, († 1962).
- 1903 : Olav V, roi de Norvège de 1957 à († 1991)
- 1904 : René Lacoste, joueur de tennis, français, († 1996).
- 1925 : Medgar Evers, militant américain pour les droits civils des personnes de couleur († 1963)
- 1925 : Patrice Lumumba, homme politique congolais
- 1928 :
  - Line Renaud, actrice et chanteuse, française.
  - Jacques Chancel, journaliste et présentateur de télévision, français.
- 1942 : Vicente Fox, président du Mexique
- 1943 : Walter Godefroot, cycliste (sprinter), belge.
- 1949 : Bernard-Pierre Donnadieu, acteur français
- 1974 : Moon So-ri, actrice sud-coréenne

Décès


- 936 : Henri Ier de Saxe, dit Henri Ier l'Oiseleur, duc de Saxe depuis 912 et roi de la Francie Orientale (Germanie) de 919 à sa mort. (° 876).
- 1566 : Nostradamus, médecin et astrologue français.
- 1778 : Jean-Jacques Rousseau, écrivain et philosophe suisse.
- 1805 : Patrick Russell, médecin et naturaliste écossais1726).
- 1914 : Joseph Chamberlain, homme politique britannique.
- 1915 : Porfirio Díaz, président du Mexique jusqu'en 1911.
- 1937 : Amelia Earhart.
- 1961 : Ernest Hemingway, écrivain américain.
- 1973 : Betty Grable, actrice américaine.
- 1977 : Vladimir Nabokov, écrivain américain d'origine russe.
- 1996 : Margaux Hemingway, actrice américaine (° 1955), suicidée le jour anniversaire du suicide de son grand-père Ernest Hemingway.
- 1997 : James Stewart, acteur américain, (° 1908).
- 1999 : Xavier Gélin, acteur, producteur et scénariste français.
- 2002 : Ray Brown, contrebassiste de jazz américain.

Célébrations

Prénom


- Martinien

Saints catholiques du jour


- Saint Jéroche
- Saint Martinien
- Sainte Monegonde
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Allemagne

L'Allemagne (nom officiel en français : République fédérale d'Allemagne) est un pays d'Europe, membre du Conseil de l'Europe (1951), de l'OCDE, de l'Union de l'Europe Occidentale (1954), de l'OTAN (1955), de l'Union européenne (1958), de l'ONU (1973), de l'OSCE et de la zone euro.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Allemagne Même si l'allemand et le sentiment national germanique datent de plusieurs siècles, le territoire connu maintenant comme l'Allemagne ne fut créé qu'en 1871, lorsque la Confédération de l'Allemagne du Nord, alors dominée par la Prusse, et les États du sud (le grand-duché de Bade, les royaumes de Wurttemberg et Bavière) devinrent l'Empire allemand. L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, le Kaiser dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut jugée responsable de la guerre. Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permirent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. Aussitôt, Hitler élimina toute opposition et prit le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devint officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d'Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1 septembre 1939. L'Allemagne domina le début du conflit. Elle conquit une grande partie de l'Europe, de l'URSS, de l'Afrique du Nord. Mais en 1942-1943, la guerre tourna au profit des pays alliés : le Royaume-Uni, les États-Unis, l'URSS qui écrasèrent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicida. 1945 Dévastée par la guerre, l'Allemagne et Berlin furent divisés en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par une des nations vainqueurs (y compris la France). L'Allemagne fut finalement divisée en deux parties durant toute la guerre froide : la RFA (République fédérale d'Allemagne) à l'ouest et la RDA (République démocratique allemande) à l'est. Les territoires plus à l'est furent intégrés à la Pologne et à l'URSS. L'Allemagne de l'Ouest retrouva la croissance économique bien plus vite que l'Allemagne de l'Est. À la chute du mur de Berlin, symbole de la réunification de l'Allemagne, en novembre 1989, les deux pays ne possédaient pas du tout le même niveau économique. Cette différence se ressent aujourd'hui encore et l'Est reste plus pauvre que l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne.

Géographie

Union européenne Article détaillé : Géographie de l'Allemagne Superficie : 357 005 km²
Frontières terrestres : 3 618 km (Autriche 784 km ; Tchéquie 646 km ; Pays-Bas 577 km ; Pologne 456 km ; France 451 km; Suisse 334 km ; Belgique 167 km ;