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1950

1950

Cette page concerne l'année 1950 du calendrier grégorien.

Événements


- La population de la Terre s'élève à quelque 2 515 millions d'hommes.

Afrique

Amériques


- 12 novembre : Marguerite Bourgeoys est béatifiée par le pape Pie XII - fondatrice de la Congrégation des sœurs de Notre-Dame à Montréal.

États-Unis


- 9 février : Premières accusations de Joseph McCarthy, accusant le département d'État d'être infiltré par les communistes.
- 31 janvier : Le président américain Harry Truman ordonne à la commission à l'énergie atomique de construire une bombe H (à hydrogène).
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'américain Ralph Bunche.

Brésil


- En octobre 1950, l'ex-président Getúlio Vargas est réélu président de la République du Brésil à une écrasante majorité, en bénéficiant d'un grand courant patriotique, en réaction d'une part à la menace soviétique et d'autre part à l'ingérance économique américaine.
  - Cependant, grâce à l'importante aide américaine, une longue période de progrès économique et d'enrichissement va s'ouvrir pour le Brésil. Entre 1950 et 1980, le PIB sera multiplié par sept, cependant le revenu par habitant ne sera multiplié que par trois et les inégalités sociales s'accentueront.

Canada


- Année de création de la compagnie F.Dufresne/EKO

Asie & monde indien

Birmanie


- En janvier, 200 hommes du Kuomintang (nationalistes chinois soutenues par la CIA américaine) s'installent en Birmanie dans l'espoir d'une reconquête de la Chine. Ils seront rejoints, en mars, par 1 500 autre chinois du Kuomintang dans le but de recruter parmi les Chinois de Birmanie, les Shan et les Kachin.
- En février, nouvelle stratégie des communistes : un Front démocratique populaire s'établit à Prome dans le but de rassembler les opposants. En mai, l'armée gouvernementale investit Prome et chasse le Drapeau blanc birman qui se réfugie dans la région de Pégu.
- En novembre, 1 000 « volontaires » chinois de l'Armée populaire de libération (APL) entrent en Birmanie pour aider les communistes birmans, et dès décembre, le Drapeau Blanc, replié à Katha (Kachin), se lance dans la conquête de la plaine centrale.

Chine


- 14 février : Traité d'amitié soviéto-chinois. La Russie offre son aide à Mao Tsé Toung.
- 3 mai : Proclamation de l'égalité des sexes en Chine
- En juin, Début de la réforme agraire en Chine : collectivisation forcée des terres qui provoque une famine faisant de 2 à 5 millions de morts.

Corées


- 25 juin : En Corée, le franchissement du 38e parallèle par l'armée nord-coréenne marque le début de la guerre de Corée (fin du conflit en 1953).
- 27 juin : Résolution du conseil de sécurité condamnant l'agression nord coréenne.
- 15 septembre : Débarquement des troupes des Nations-Unies (corps américain) à Inchon.
- 16 octobre : Premiers contingents de « volontaires » chinois en Corée.
- 24 novembre : Avance maximale des troupes de l'ONU en Corée du Nord.
- 26 novembre : Contre offensive chinoise massive en Corée.

Inde


- 26 janvier : Proclamation de la République indienne, démocratique laïque, à structures fédérales.
- 7 octobre, en Inde, Mère Teresa fonde l'ordre des Missionnaires de la charité.

Tibet


- Après les provinces Tibétaine du Kham et de l’Amdo envahit en 1949 par Les Chinois, l'invasion continue dans la province tibétaine de L'U-Tsang, qui deviendra plus tard « La région autonome du Tibet ».
- 7 octobre : suite de l'occupation du Tibet par les communistes chinois.
- 21 octobre : Un corps de l'armée chinoise vient épauler les premiers bataillons au Tibet.

Vietnam


- En janvier, Reconnaissance par la Chine du gouvernement Viêt Namien de Hô Chi Minh.
- 7 février : Reconnaissance par les États-Unis et le Royaume-Uni du gouvernement Viêt Namien de Bao Dai.
- 8 octobre : Défaite française à la bataille de Caobang (3-8 oct).
- 6 décembre : Le général de Lattre de Tassigny est nommé Haut-Commissaire en Indochine.

Europe

Europe de l'Est


- 30 juin : Le parti communiste hongrois interdit l'enseignement de la théologie dans les universités.
- En février, l'Albanie rejoint le CAEM, qu'elle quittera en 1961.
- En septembre, la République démocratique allemande (RDA) rejoint le CAEM.
- Bulgarie :
  - Il y a 1600 écoles turques qui accueillent près de 80 000 élèves.
  - Le gouvernement autorise plus de 150 000 Turcs à émigrer vers la Turquie.

Europe de l'Ouest


- 18 mars : Appel de Stockholm du Mouvement pour la Paix pour l'interdiction absolue de l'arme atomique.
- 9 mai : Plan Robert Schuman sur l'Europe, proposant le pool charbon acier (CECA, Communauté européenne du charbon et de l'acier).
  - Le but du Plan Schuman est de construire entre les européens des liens économiques et sociaux tellement étroits afin de rendre la guerre impossible : « l'Europe se fera par des réalisations concrètes, créant d'abord une solidarité de fait ».
- 13 juillet : Admission de la RFA au Conseil de l'Europe.
- 12 septembre : Jean-Paul David crée l'association anticommuniste « Paix et Liberté ».
- 26 octobre : Projet René Pleven de communauté européenne de défense CED.
- 4 novembre : Signature de la Convention européenne des droits de l'Homme.
- Début du règne de Gustave VI Adolphe de Suède (fin en 1973).
Belgique

- 12 mars : Référendum redonnant, à une faible majorité (58 %) acquise en Flandre, le pouvoir au roi des Belges Léopold III.
- 11 août : Léopold III, roi des Belges, transfère ses prérogatives à son fils, Baudouin de Belgique, qui reçoit le titre de prince royal].
France

- 7 février : Chute du gouvernement Georges Bidault (2) et début du gouvernement Georges Bidault (3).
- 11 février : Création du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).
- 28 avril : Révocation de Frédéric Joliot-Curie du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA).
- 9 mai : Plan Robert Schuman sur l'Europe, proposant le pool charbon acier (CECA, Communauté européenne du charbon et de l'acier).
- 16 mai : Création de la Cantatrice chauve d'Eugène Ionesco.
- 24 mai : Une loi fixe la fête des mères au dernier dimanche de mai.
- 24 juin : Chute du gouvernement Georges Bidault (3).
- 2 juillet : Début du gouvernement Henri Queuille (2).
- 4 juillet : Chute du gouvernement Henri Queuille (2).
- 12 juillet : Début du gouvernement René Pleven (1).
- 19 octobre : Pierre Mendès France critique la politique française en Indochine.
- 30 novembre : La loi fixe à 18 mois la durée du service militaire et fait précéder l'appel sous les drapeaux d'examens de présélection, les fameux « 3 jours ».
- Une loi fixe la fête des Mères au dernier dimanche de mai.
- Création du « Club Méditerranée ».
- Nouveau regroupement dans la sidérurgie français avec la création de « Sidelor ».
- Changement de terminologie : les HBM deviennent les HLM (Habitation à loyer modéré).
Vatican

- 1 novembre : constitution apostolique Munificentissimus Deus, par laquelle Pie XII proclame le dogme de l'Assomption

Océanie & Pacifique


- 25 janvier : L'australien Harold E. Holt, ministre (conservateur) de l'immigration, déclare que son pays accueillerait cette année 200 000 émigrants.
- 26 avril : au Parlement, R. Meuzies dépose un projet de loi visant la suppression du Parti communiste ainsi que l'interdiction aux communistes d'occuper certaines fonctions ( ce projet sera voté en mai).

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- Égypte : Le 3 janvier, le parti Waft gagne les élections.
- 24 avril : La Jordanie annexe une partie de la Palestine.
- Les revenus pétroliers de l'Arabie saoudite se montent à 56 millions de US dollars. Ils se monteront à 110 millions l'année suivante.

Arts & cultures


- L'architecte suisse Le Corbusier construit la chapelle de Ronchamp.
- Le compositeur français Henry Barraud, présente sa tragédie lyrique Numance.
- Le peintre Fernand Léger présente Les Constructeurs.

Cinéma


- 23 mars : 22e remise des Oscars
- 13 décembre : James Dean débute sa carrière d'acteur dans une publicité pour « Pepsi ».

Films remarquables


- Juliette ou la Clé des songes de Marcel Carné avec Gérard Philipe et Suzanne Cloutier.
- Les Forbans de la nuit (Night and the city) de Jules Dassin avec Gene Tierney et Richard Widmark.
- Quand la ville dort (Asphalt Jungle) de John Huston avec Sterling Hayden et Jean Hagen.
- Scandale de Akira Kurosawa (Japon) avec Toshirô Mifune et Takashi Shimura.
- Eve de Joseph Mankiewicz avec Bette Davis et Anne Baxter - Remporte l'Oscar du meilleur film.
- La Ronde comédie de Max Ophuls avec Danielle Darrieux, Anton Walbrook et Serge Reggiani - Primé deux fois au festival de Venise.
- Les Onze Fioretti de Francois d'Assise de Roberto Rossellini avec frère Nazario Gerardi et Aldo Fabrizi.

Littérature & théâtre


- 2 octobre : Première publication de la bande dessinée Peanuts.
- La romancière Marguerite Duras publie un barrage contre le pacifique.
- 16 mai : L'auteur d'origine roumaine de théâtre dramatique Eugène Ionesco présente sa pièce La Cantatrice chauve.
- Le poète chilien Pablo Neruda publie son poème d'inspiration sociale, marxiste et révolutionnaire, Le Chant général (Canto general).

Sciences & technologies


- Le mathématicien anglais Alan Turing propose son test pour reconnaître une machine intelligente.
- 27 septembre : Invention du répondeur téléphonique

Technologies appliquées


- En octobre, le premier stimulateur cardiaque, développé par Jack Hopps est présenté devant le congrès de l'American College of Surgeons qui a lieu à Boston.
- Invention de la protection cathodique par courant imposé des coques de navires, contre la corrosion occasionnée par le sel de mer.

Naissances en 1950


- 17 janvier : Lounis Aït Menguellet, chanteur kabyle, symbole de la revendication identitaire berbère
- 18 janvier : Gilles Villeneuve, pilote automobile F1 canadien
- 23 janvier : Richard Dean Anderson, acteur américain
- 24 janvier : Daniel Auteuil, acteur français
- 25 janvier : Jean-Marc Ayrault, homme politique français
- 13 février : Peter Gabriel, musicien anglais
- 22 février : Miou-Miou, actrice française
- 24 février : Mory Kanté est un chanteur et musicien guinéen
- 18 mars : Brad Dourif est un acteur américain
- 12 avril : Jean-Marie Abgrall, psychiatre, criminologue
- 22 avril : Peter Frampton, chanteur anglais
- 29 mai : Gilles Bertrán de Balanda, cavalier de saut d'obstacles
- 3 juin : Patrick Parizon, footballeur
- 16 juin : Alain Gillot-Pétré, présentateur français de télévision
- 3 juillet : Elie Chouraqui, réalisateur, français.
- août : Mamady Keïta , musicien percussionniste guinéen
- 11 août : Steve Wozniak, co-créateur d'Apple Computer
- 15 août : Anne d'Angleterre
- 24 août : Marc Aaronson, astronome américain
- 6 décembre : Joe Hisaishi, compositeur japonais
- 14 décembre : Pierre-Noël Blayau, homme d'Affaire français

Décès en 1950


- 2 janvier : Emil Jannings, acteur allemand (° 23 juillet 1884)
- 8 janvier : Joseph Schumpeter, théoricien et économiste austro-américain (° 1883)
- 21 janvier : George Orwell, écrivain britannique (° 25 juin 1903)
- 14 février : Karl Jansky, physicien et ingénieur radio américain22 octobre 1905)
- 6 mars : Albert Lebrun, ancien président de la République française (° 29 août 1871)
- 19 mars : Edgar Rice Burroughs, écrivain britannique de science-fiction1875)
- 30 mars : Léon Blum, homme politique français (° 9 avril 1872)
- 11 avril : Vaslav Nijinski, danseur russe (° 1890)
- 16 avril : Arnaud Massy, champion de golf6 juillet 1877)
- 18 août : Julien Lahaut, homme politique belge (° 6 septembre 1884).
- 26 août : Cesare Pavese, écrivain italien (° 9 septembre 1908)
- 23 octobre : Al Jolson, chanteur de jazz et acteur américain d'origine lituanienne.
- 2 novembre : George Bernard Shaw, écrivain anglais d'origine irlandaise (° 26 juillet 1856)
- 11 novembre : : Pierre-Jules Boulanger, inventeur de la Citroën 2CV1885) __NOTOC__ Catégorie:1950 ja:1950年 ko:1950년 ms:1950 simple:1950 th:พ.ศ. 2493

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

12 novembre

ko:11월 12일 ja:11月12日 simple:November 12 Catégorie:Jour de l'année Le 12 novembre est le 316 jour de l'année (317 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. C'est aussi la Saint Christiant.

Événements


- 764 : L'armée Tibétaine occupe Chang'an, la capitale de la dynastie Tang pour quinze jours.
- 954 : Sacre à Reims du roi de France Lothaire.
- 1003 : Saint Christiant et ses compagnons sont massacrés en Pologne
- 1035 : le roi Knud Ier le Grand (dernier roi danois de Grande Bretagne) meurt à Shaftesbury, en Angleterre.
- 1555 : Le Parlement britannique rétablit le catholicisme
- 1793 : Interdiction du vouvoiement, en France
- 1793 : Jean Sylvain Bailly, premier maire de Paris est guillotiné
- 1812 : La Grande Armée, de Napoléon, atteint Smolensk
- 1851 : Naissance de l'archéologie égyptienne
- 1903 : Nouveau record de distance en dirigeable établi par les frères Lebaudy : 61 kilomètres
- 1914 : La Turquie entre en guerre aux côtés de l'Allemagne
- 1920 : l'Italie et la Yougoslavie signent le traité de Rapallo.
- 1927 : Léon Trotsky est exclu du parti communiste soviétique
- 1948 : Le Tribunal International pour l'Extrême-Orient ou Tribunal de Tōkyō (pendant du Tribunal de Nuremberg) rend son verdict : 8 accusés sont condamnés à la peine capitale, la plupart des autres à la réclusion à perpétuité.
- 1952 : Roger Carpentier, est le premier pilote français à franchir le mur du son
- 1956 : Admission de la Tunisie à l'ONU.
- 1975 : Admission des Comores à l'ONU.
- 1979 : Jimmy Carter, président des États-Unis suspend les importations de pétrole iranien
- 1990 : Au Japon l'empereur Akihito est intronisé
- 1996 : La collision en vol, au-dessus du village indien de Charki Dudri, d'un Boeing 747 de la Saudi Arabian Airlines qui venait de décoller de Delhi et d'un Iliouchine Il-76 kazakh en phase d'approche du même aéroport entraîne la mort de 349 personnes.
- 1999 : De fortes pluies dans 3 départements du sud de la France font 34 morts et 2 disparus.
- 2001 : 266 personnes meurent quand un Airbus s'écrase sur un quartier new-yorkais.

Naissances


- 1746 : Jacques Charles, chimiste français, « inventeur » du ballon à gaz
- 1815 : Elisabeth C. Stanton, militante féministe américaine
- 1833 : Alexandre Borodine, compositeur
- 1840 : Auguste Rodin, sculpteur français
- 1866 : Sun Yat-sen, révolutionnaire et homme d'État chinois († 12 mars 1925)
- 1895 : Dolores Ibárruri dite « la Pasionaria », dirigeante du Parti communiste espagnol († 9 décembre 1989)
- 1904 : Jacques Tourneur, réalisateur français
- 1915 : Roland Barthes, écrivain et sémiologue français († 1980)
- 1924 : Audouin Dollfus, astronome français
- 1929 : Grace Kelly, Princesse Grace de Monaco, actrice de cinéma († 1982)
- 1936 : Shuman, compositeur
- 1942 : Stéphanie Powers, actrice américaine
- 1945 : Neil Young, chanteur canadien
- 1947 : Patrice Leconte, réalisateur, acteur, scénariste et bédéiste français
- 1960 : Maurane, chanteuse
- 1961 : Nadia Comăneci, gymnaste roumaine
- 1974 : Alessandro Birindelli, Joueur de football italien
- 1980 : Benoit Pedretti, Joueur de football français

Décès


- 1035 : Knud Ier le Grand (Canut), roi d'Angleterre et du Danemark, co-roi de Norvège
- 1567 : Anne de Montmorency, connétable de France, mortellement blessé lors de la bataille de Saint-Denis (° 1492).
- 1667 : Hans Nansen, homme d'État danois (° 28 novembre 1598).
- 1793 : Jean Sylvain Bailly, astronome, homme politique et académicien français.
- 1870 : Auguste Duméril, zoologiste français1812).
- 1903 : Camille Pissarro, peintre et graveur français.
- 1908 : Albert Libertad, Anarcho-communiste français (° 24 novembre 1875).
- 1984 : Chester Himes, écrivain américain (° 29 juillet 1909).
- 2004 : Jacques Dynam, acteur français (° 30 décembre 1923), second rôle dans de nombreux films comiques, et interprète de doublage.

Célébrations



Pie XII

Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli (Rome, 2 mars 1876Castel Gandolfo, 9 octobre 1958), élu pape le 2 mars 1939 sous le nom de Pie XII (en latin Pius XII, en italien Pio XII). Sa béatification, un temps prévue en même temps que celle de Jean XXIII, le 2 septembre 2000, a été différée.

Jeunesse

Eugenio Pacelli naît à Rome dans une famille de petite noblesse très liée, depuis le , aux milieux du Vatican. Son père, Filippo Pacelli, est avocat à la Rote romaine puis avocat consistorial. Sa mère vient d'une famille distinguée pour ses services rendus au Saint-Siège. Il fait ses études au lycée Visconti, un établissement public. Il entame en 1894 sa théologie à l'Université grégorienne, comme pensionnaire du Collège capranica. De 1895 à 1896, il effectue également une année de philosophie à la Sapienza, l'université d'État de Rome. En 1899, il rejoint l'Apollinaire, où il obtient trois licences, l'une de théologie et les autres in utroque jure (« dans les deux droits », c'est-à-dire droit civil et droit canonique). Il est ordonné prêtre le 2 avril 1899 par M Cassetta, vice-régent de Rome et grand ami de la famille.

Carrière à la Curie

En 1901, il entre à la Congrégation des affaires ecclésiastiques extraordinaires, chargée des relations internationales du Vatican, suite à la recommandation du cardinal Vannutelli, ami de la famille. Il y devint minutante. Pacelli assiste au conclave d'août 1903, qui voit l'empereur d'Autriche porter la dernière exclusive contre le cardinal Rampolla. En 1904, il est nommé par le cardinal Gasparri secrétaire pour la Commission pour la codification du droit canonique. Il devient également camérier secret, signe de confiance de la part du pape. Il publie une étude sur La Personnalité et la territorialité des lois, spécialement dans le droit canon, puis un livret blanc sur la séparation de l'Église et de l'État en France. Pacelli doit décliner de nombreuses offres de chaires de droit canonique, aussi bien à l'Apollinaire qu'à l'université catholique de Washington. Il accepte cependant d'enseigner à l'Académie des nobles ecclésiastiques, vivier de la Curie romaine. En 1905, il est promu prélat domestique. Ses promotions continuent d'être rapides et régulières. En 1911, il devient sous-secrétaire aux Affaires ecclésiastiques extraordinaires. Ceci le porte parmi les têtes pensantes de la diplomatie vaticane. En 1912, Pie X le nomme secrétaire adjoint, puis secrétaire le 1914. Il conserve son poste sous le règne de Benoît XV. Il assume alors la tâche de promouvoir la politique du pape pendant la Première Guerre mondiale. En particulier, il tente de dissuader l'Italie d'entrer en guerre, en partie parce qu'il craint une révolution communiste à Rome. En 1915, il voyage à Vienne et travaille en collaboration avec M Scapinelli, nonce apostolique à Vienne, pour convaincre l'empereur François-Joseph de se montrer plus patient à l'égard de l'Italie.

Nonce apostolique

Le 20 avril 1917, Benoît XV nomme Pacelli nonce apostolique en BavièreMunich est alors l'unique représentation pontificale de l'Empire allemand. Trois jours plus tard, le nouveau nonce est nommé archevêque in partibus de Sardes. Il œuvre pour la réception de la note du 1917 de Benoît XV, mais n'obtient que des résultats décevants. Il s'efforce également de mieux connaître l'Église catholique allemande, visitant les diocèses et assistant aux principales manifestations catholiques, comme le Katholikentag, en ramenant sœur Pasqualina qui lui servira de gouvernante jusqu'à la fin de sa vie. Parallèlement, il prend connaissance des discussions entre le Vatican et l'URSS. Il relaie des propositions soviétiques pour l'organisation du catholicisme. En 1926, il consacre le jésuite D'Herbigny, chargé de constituer un clergé en Russie. Depuis 1919, la nonciature en Bavière était reconnue compétente pour l'ensemble du territoire allemand. Le 23 juin 1920, une nonciature en Allemagne est créée. Pacelli y est transféré en même temps qu'il reçoit la nonciature de Prusse, double casquette purement formelle puisque le personnel et l'adresse sont les mêmes. Afin de régulariser les relations entre le Saint-Siège et les autres États et d'y défendre les activités catholiques, il négocie plusieurs concordats avec différents pays. Avec la Lettonie en 1922, la Bavière en 1924, la Pologne en 1925, la Roumanie en 1927. Il est accrédité à Berlin en 1920. En 1929, il signe un concordat avec la Prusse, est élevé à la dignité de cardinal et nommé cardinal secrétaire d'État. Il devient le principal collaborateur de Pie XI.

Secrétaire d'État

Le 20 juillet 1933, il signe, au nom du Saint-Siège, le concordat avec Hitler, qui venait d'être élu chancelier de la république de Weimar. L'Allemagne nazie n'entend pas respecter cet accord. Pacelli envoya 55 notes de protestations au gouvernement allemand de 1933 à 1939. En conséquence, en mars 1937, il durcit le texte de l'encyclique Mit brennender Sorge, préparé par le cardinal-archevêque de Munich. Le concordat n'est cependant pas dénoncé. En 1933, il signe également un concordat avec l'Autriche, et en 1935, avec la Yougoslavie. En 1938, il critique l'approbation immédiate de l’Anschluss par l'épiscopat autrichien et exige du cardinal Innitzer, archevêque de Vienne, une déclaration prenant position contre l'invasion. Innitzer s'exécute le 6 mai, dans un article paru dans l’Osservatore Romano, qui n'aura cependant pas de répercussions d'ampleur.

Pape

Le conclave

Osservatore Romano À la mort de Pie XI, le cardinal Pacelli semble le candidat le plus probable, d'autant que le feu pape a laissé échapper quelques phrases tendant à le désigner comme son successeur. De fait, Pacelli est élu pape le 2 mars 1939, au troisième tour de scrutin. Le conclave a à peine duré 24 heures. Cette courte durée accrédite une rumeur selon laquelle l'élection avait été unanime. En fait, il est probable que plusieurs cardinaux italiens eussent préféré le cardinal Dalla Costa, archevêque de Florence. Pacelli est élu avec probablement 48 voix sur 62. Le nouveau pape choisit le nom de Pie XII (Pius XII), dans la continuité du pontificat précédent. Il nomme le cardinal Maglione, ancien nonce à Paris, secrétaire d'État. Fait remarquable, Pie XII est le premier secrétaire d'État élu pape depuis Clément IX en 1667.

La guerre

Aussitôt, Pie XII se trouve plongé dans la Seconde Guerre mondiale. Après l'invasion de la Tchécoslovaquie, la diplomatie vaticane intervient pour empêcher la guerre, sans succès. Après le pacte Ribbentrop-Molotov, le Vatican tente au moins de garder l'Italie hors du conflit. Dans sa première encyclique, Summi pontificatus (20 octobre 1939), il dénonce l'engrenage de la guerre. Fin 1939, Pie XII visite même le roi Victor-Emmanuel III dans sa résidence du Quirinal, ancienne résidence pontificale. Pie XII choisit de maintenir l'Église hors du conflit des belligérants. À la supplique des évêques polonais décrivant les atrocités des Nazis, il réplique par la voix de M Tardini : :« Tout d'abord, il ne semblerait pas opportun qu'un acte public du Saint-Siège condamne et proteste contre tant d'injustices. Non pas que la matière manque (...) mais des raisons pratiques semblent imposer de s'abstenir.» M Tardini ajoute qu'une condamnation officielle du Vatican « accroîtrait les persécutions ». Pie XII précise lui-même : :« Nous laissons aux pasteurs en fonction sur place le soin d'apprécier si, et dans quelle mesure, le danger de représailles et de pressions, comme d'autres circonstances dues à la longueur et à la psychologie de la guerre, conseillent la réserve — malgré les raisons d'intervention — afin d'éviter des maux plus grands. C'est l'un des motifs pour lesquels nous nous sommes imposés des limites dans nos déclarations.» Cherchant à mener une politique de compromis, Pie XII ouvre les institutions du Vatican aux victimes du nazisme dans la Rome occupée, mais n'intervient pas publiquement contre les persécutions, celles contre le clergé ayant déjà été évoquées dans Mit brennender Sorge. Dans l'ensemble, la diplomatie vaticane se heurte à de nombreux échecs pendant le conflit. Elle ne parvient pas à maintenir des relations satisfaisantes avec l'Allemagne nazie, ni avec l'Italie fasciste. Les rapports avec l'URSS se révèlent inexistants. En revanche, le Vatican peut nouer des liens avec les États-Unis. Le président Roosevelt a nommé un représentant personnel auprès du Saint-Siège, Myron Taylor. D'après les travaux d'Annie Lacroix-Ruiz, ce dernier fut le relais pour l'évacuation vers l'Amérique latine de certains dirigeants nazis.

Face au communisme

Au début de la guerre, les puissances de l'Axe tentent de lever le drapeau de la croisade contre l'URSS pour légitimer leur action. M Tardini répond que « la croix gammée n'[était] pas précisément celle de la croisade. » En septembre 1944, à la demande de Myron Taylor, il rassure les catholiques américains, inquiets de l'alliance de leur pays avec les soviétiques. La fin de la guerre permet la pénétration du communisme en Europe de l'Est. Les rapports, inexistants durant la guerre, empirent. Les gouvernements liés à Moscou font fermer peu à peu les représentations du Saint-Siège. En 1952, le maréchal Tito rompt les relations diplomatiques avec le Vatican. L'arrestation brutale en 1948 du prince-primat de Hongrie, le cardinal Mindszenty, archevêque d'Esztergom, symbolise la tension entre les régimes communistes et l'Église catholique romaine. De même, M Stepinac, archevêque de Zagreb et primat de Yougoslavie, subit l'emprisonnement et la torture. M Beran, archevêque de Prague, se voit interdire de d'exercer son ministère. Les Églises catholiques de rite byzantin d'Ukraine et de Roumanie sont incorporées de force dans des Églises indépendantes. Les gouvernements communistes accusent en effet le pape d'être le « chapelain de l'Occident ». En juillet 1949, le Saint-Office excommunie globalement les communistes. Pie XII y fait allusion dans son discours de béatification d'Innocent XI, affirmant sa volonté de « défense de la chrétienté ». Les deux parties se crispent donc dans des attitudes d'opposition. Quelques exceptions voient le jour en Europe de l'Est. Ainsi, en Pologne, le primat, M Wyszynski, signe un accord garantissant quelques libertés à l'Église catholique polonaise, en échange de son soutien dans la politique de défense des frontières. Le Vatican se montre réservé face à cet accord, et M Wyszynski est arrêté peu après par le gouvernement polonais.

Le magistère de Pie XII

Pie XII se distingue par son usage intensif de nouveaux moyens de communication, comme la radio. Durant la guerre, il adresse cinq messages radio :
- le 1 juin 1941, sur l'anniversaire de Rerum novarum ;
- à Noël 1941, sur l'ordre international ;
- à Noël 1942, sur l'ordre intérieur des nations ;
- le 1 septembre 1944, sur la civilisation chrétienne ;
- à Noël 1944, sur les problèmes de la démocratie. Par la suite, il utilisera également la télévision. Pie XII a proclamé le dogme de l'Assomption de la Vierge Marie par la constitution apostolique Munificentissimus Deus du 1 novembre 1950. La même année, le 23 décembre, il annonça la découverte de la tombe de saint Pierre, retrouvée exactement à l'aplomb de la coupole de Michel-Ange (sous l'autel majeur) à la suite de fouilles archéologiques. Il canonisa Pie X en 1954. On a pu parler de Pie XII comme d'un « docteur universel » (Yves-Marie Hilaire) : il s'exprima sur un grand nombre de sujets. Il est le pape le plus cité dans les textes de Vatican II. On le surnomme aussi Pastor Angelicus, « pasteur angélique » d'après la prophétie de saint Malachie. Il eut une réputation de saint et de mystique. La presse parla des apparitions de Fátima dont il aurait été témoin. Vivant avec son temps, une photo de lui tapant à la machine à écrire lui aurait, selon Roger Peyrefitte gagné la haute finance américaine par sa modernité. La polémique et le soupçon (v. ci-dessous) n'interviendront qu'à partir de 1963. En janvier 1954, Pie XII tombe gravement malade. Mal soigné, il sort très diminué de cette attaque. Il meurt le 9 octobre 1958 à Castel Gandolfo, résidence d'été des papes, où depuis 1954 il faisait de longs séjours de repos. Il est enterré dans les grottes Vaticanes, près de la chapelle ad caput, qui touche à la tombe de saint Pierre. Jean XXIII lui succède.

Pie XII et le rite catholique

Le 20 novembre 1947, Pie XII publie l'encyclique Mediator Dei, dans laquelle il définit les caractères essentiels de la liturgie. Ce document marque le début de la restauration de la liturgie romaine ; Pie XII y écrit en effet :
Il faut réprouver l'audace tout à fait téméraire de ceux qui, de propos délibéré, introduisent de nouvelles coutumes liturgiques ou font revivre des rites périmés (…) De sorte que ce serait sortir de la voie droite de vouloir rendre à l'autel sa forme primitive de table, de vouloir supprimer radicalement des couleurs liturgiques le noir, d'exclure des temples les images saintes et les statues, etc.
Il y parle aussi de « l'excessive et malsaine passion des choses anciennes » : « il n'est pas sage ni louable de tout ramener en toute manière à l'antiquité ». II condamne par là l'archaïsme qui, sous couleur de retour aux sources, est un procédé de rupture avec la tradition. L'action de Pie XII, en matière liturgique, sera principalement marquée par la réforme du rite romain relatif à la Semaine Sainte.

La polémique : le « silence » de Pie XII

L'attitude de Pie XII pendant la Seconde Guerre mondiale fait l'objet d'une polémique ardente. Les détracteurs de ce pape lui reprochent de s'être insuffisamment engagé contre le nazisme et l'antisémitisme, voire d'avoir cautionné par son « silence » les agissements nazis. Ses défenseurs rappellent que son action directe et indirecte a permis de sauver entre 700 000 et 860 000 juifs, qu'il était à l'époque considéré comme le plus farouche opposant du nazisme, et que les institutions juives l'ont remercié à de nombreuses reprises pour ses actes.

Historique de la polémique

Au lendemain de la guerre, de nombreux témoignages de reconnaissance lui ont été adressés. Ainsi le Congrès Juif Mondial a exprimé officiellement sa gratitude envers Pie XII. De même le grand rabbin de Jérusalem, Isaac Herzog, s'est exprimé ainsi en 1944 : « Ce que votre Sainteté et ses éminents délégués (…) font pour nos frères et sœurs (…), le peuple d'Israël ne l'oubliera jamais. » En 1955, à l'occasion des célébrations du 10 anniversaire de la Libération, l'Union des communautés israélites a proclamé le 17 avril « Jour de gratitude » pour l'assistance fournie par le pape durant la guerre ». En 1958, Golda Meir, ministre des affaires étrangères d'Israël, a déclaré à l'occasion du décès de Pie XII : « Pendant la décennie de la terreur nazie (…) la voix du Pape s'est élevée pour condamner les persécuteurs ». Cinq ans après la mort de Pie XII, en 1963, des critiques à son égard ont été formulées, avec la sortie d'une pièce de l'auteur Est-Allemand de Roch Hochhuth, Le Vicaire, piece par ailleurs interdite en Israel. La polémique est revenue sur le devant de l'actualité avec l'adaptation cinématographique de cette pièce par Costa-Gavras en 2001. Parmi les neuf ouvrages traitant de cette polémique parus à cette période, seuls deux attaquent Pie XII, dont le très médiatique Hitler's Pope de Cornwell. Les autres ont dégagé une conclusion positive envers Pie XII, parmi lesquels Pie XII et la seconde guerre mondiale du jésuite Pierre Blet, qui avait coordonné les travaux de recherche sur les Archives secrètes du Vatican. Dans ce contexte, Israël a ajouté cette polémique à la liste des contentieux existants entre cet État et le Vatican, ce qui a provoqué le report de l'ouverture du procès en béatification de Pie XII. À l'inverse le rabbin David Dalin, récompensé pour l'un des meilleurs travaux académiques en 1998 a demandé en 2001 que Pie XII soit officiellement reconnu comme juste parmi les nations. Les documents relatifs au pontificat du pape Pie XII, conservées dans les Archives secrètes du Vatican n'ont cependant jamais été publiés intégralement. En octobre 1999, une commission mixte d'historiens juifs et catholiques a été chargée d'étudier la période. En 2001, le Congrès juif mondial prend acte de l'échec de cette commission, dû à la fermeture des archives vaticanes sur la période. Quelques mois plus tard, le Vatican reconnaît également cet échec. En février 2002, Jean-Paul II ouvre aux chercheurs, à partir de 2003, la période 19221939 pour la partie concernant les rapports du Vatican avec l'Allemagne. Accusée de mauvaise volonté et de manque de transparence, l'Église se défend en faisant valoir qu'une partie de ses archives pour cette période a déjà été publiée, sur ordre de Paul VI, de 1965 à 1981, sous le titre Actes et documents du Saint-Siège relatifs à la Seconde Guerre mondiale.

L'action de Pie XII

La question posée après coup par ses détracteurs est la suivante : « Des paroles plus fortes encore de Pie XII auraient-elles permis de freiner le massacre ? » L'encyclique Mit brennender Sorge ne fut pas considérée comme nuancée par les nazis, qui déclenchèrent immédiatement des représailles (plus d'un millier d'arrestations de prêtres et religieux, dont 304 déportations à Dachau, l'exil de monseigneur Sproll, et le saccage des évêchés de Munich, Rottenburg et Freiburg). Certains considèrent que ces persécutions ont essentiellement eu lieu en raison de l'idéologie nazie selon laquelle toute religion était considérée comme une idéologie rivale à éliminer. Des milliers de copies de la première encyclique qu'il publie en tant que pape, Summi Pontificatus, furent cependant larguées au-dessus de l'Allemagne en 1939 par les avions Alliés pour participer à la lutte contre le nazisme. Le discours pour lequel la pièce Le Vicaire accuse Pie XII d'avoir été silencieux citait les « centaines de milliers de personnes vouées à la mort ou à une extermination progressive du seul fait de leur nationalité ou de leur race ». Les nazis écrivent alors : « Le Pape se fait le porte-parole des juifs, criminels de guerre », tandis que le New York Times publie : « le Pape a pris la défense des juifs (…) » La polémique concerne également la personnalité elle-même du pape Pie XII. Son amitié pour les pays germaniques lui a été reprochée. Il était surnommé « Tedesco » (« l'Allemand ») en Italie. Il semblerait qu'il ait cependant fondé son attitude sur une forte distinction entre l'idéologie nazie et le peuple allemand. Charles De Gaulle rapporte dans ses mémoires à propos de la défaite des Allemands ces paroles de Pie XII : « Pauvre peuple, comme il va souffrir ». On peut cependant objecter qu'on ne lui connaît pas de paroles aussi émues pour d'autres peuples. Il avait toutefois effectué la même distinction entre l'idéologie communiste et le peuple russe, lors de l'hésitation des catholiques américains à entrer en guerre aux côtés de l'URSS, ce qui a joué un rôle dans l'entrée en guerre des États-Unis. Il semble également que l'orchestration d'une campagne de dénigrement à son encontre ait pu avoir pour objectif de discréditer son engagement contre le communisme, très puissant au cours des années 1960. Son action lors du complot du général Beck pour supprimer Hitler, le poids qu'il a pesé pour retarder l'entrée en guerre de l'Italie ou encore le fait qu'il ait transmis à la France et au Royaume-Uni les plans de l'offensive allemande en mai 1940 laissent pourtant peu de doute quant à son engagement face au nazisme. Les propos rapportés par Léon Bérard au gouvernement français sont également très clairs : « Je redoute Hitler encore plus que Staline.» De même les textes des discours qu'il a prononcé alors qu'il était nonce apostolique en Allemagne montrent que sur ces 44 discours, 40 dénonçaient l'idéologie nazie. Enfin, vis-à-vis des juifs, il donne l'ordre en 1943 aux églises et couvents d'Italie de recueillir et cacher ceux-ci. À Rome, pendant l'occupation allemande, 5000 juifs sont cachés dans les monastères dont plusieurs centaines au Vatican. 3 000 juifs furent également logés à Castel-Gandolfo et 400 enrôlés dans la Garde pontificale. En janvier 1944, le plan allemand Rabat-Fohn prévoyait d'envoyer la huitième division de SS au Vatican pour abattre Pie XII en raison de sa « position pro-juive ». Margherita Marchione en conclut que Pie XII « a risqué personnellement la déportation et les camps pour avoir aidé les persécutés du régime nazi.» Il est d'usage de conclure en disant que Pie XII fut confronté à une période difficile et particulièrement sombre de l'histoire.

Voir aussi

Articles connexes


- Église catholique pendant la Seconde Guerre mondiale ;
- Le Vicaire, pièce de théâtre de Rolf Hochhuth (1961) ;
- Amen., film de Costa-Gavras (2001).

Bibliographie


- Pierre Blet, Pie XII et la Seconde Guerre mondiale d'après les archives du Vatican, Perrin, 1999 (ISBN 2262013241) ;
- Jean Chelini, L'Église sous Pie XII, Fayard, 1983 et 1989 (ISBN 2213015953) ;
- Philippe Chenaux, Pie XII, diplomate et pasteur, Cerf, coll. « Histoire », 2003, (ISBN 2204071978) ;
- John Cornwell, Le pape et Hitler. L'histoire secrète de Pie XII, Albin Michel, 1999 (ISBN 2226109803) ;
- Yves-Marie Hilaire (s.dir), Histoire de la papauté. 2000 ans de missions et de tribulations, Tallandier, 1993 (ISBN 2020590069) ;
- Rolf Hochhuth, le Vicaire, traduit de l'allemand par F. Martin et J. Amsler (titré Der Stellvertreter en allemand), Seuil, Paris, 1963, réédité dans la même traduction et avec une pagination comparable, par le même éditeur, en 2002, (ISBN 2-02-001316-9) ;
- Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l'Europe et le Reich de la Première Guerre Mondiale à la Guerre Froide (1914-1955), Armand Colin, 1996 (ISBN 2200216416) ;
- E. Pinchas Lapide, Rome et les Juifs, Seuil, 1967 ;
- M Yves Marchasson, Les Papes du , Desclée, coll. « Bibliothèque d'histoire du christianisme », 1990 (ISBN 2718905255) ;
- Paul Rassinier, L'Opération Vicaire : le rôle de Pie XII devant l'histoire, La Table ronde, coll. « l'Ordre du jour », Paris, 1965. 271 p. ; 20 cm ;
- Andrea Riccardi, .

Liens externes


- [http://www.vatican.va/holy_father/pius_xii/encyclicals/index_fr.htm Textes de Pie XII] (sur le site du Vatican)
- [http://www.herodote.net/histoire03123.htm Élection de Pie XII] (site « Herodote »)
- [http://www.reseauvoltaire.net/article7605.html « Le Vatican, de l’antisémitisme des années trente au sauvetage-recyclage des bourreaux »] (article d'Annie Lacroix-Ruiz, Réseau Voltaire)
- [http://pro.wanadoo.fr/assas-editions/et-a/eu3911g.htm “A Biased Trial?”] (article de Jacques Nobécourt) Pie 12 Pie 12 Pie 12 Pie 12 Pie 12 ja:ピウス12世 (ローマ教皇) ko:교황 비오 12세

États-Unis d'Amérique

Les États-Unis, les États-Unis d'Amérique en forme longue, sont une fédération constituée de cinquante États (représentés par les cinquante étoiles du drapeau), située en Amérique du Nord et dans l'océan Pacifique. Quarante-huit de ces cinquante États sont situés au sud du Canada et au nord du Mexique. L'Alaska est situé à l'ouest du Canada. Hawaii est dans l'océan Pacifique, à 3 900 km au sud-ouest de la Californie. Washington, DC (ou District of Columbia) est la capitale fédérale du pays, avec un statut spécial (ce n'est pas un État et n'est pas non plus membre d'un État fédéré). D'autres territoires ont des statuts spécifiques, notamment des États (anciennes colonies) qui ne sont pas membre de jure de la fédération, mais qui sont en pratique intégrés : les Samoa américaines, Guam, les îles Mariannes du Nord, Porto Rico et les îles Vierges américaines. Les États-Unis sont membres de l'OTAN, de l'ALENA, du G8 et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

Dénomination

La désignation en forme courte de ce pays est
États-Unis tandis que la désignation en forme longue est États-Unis d'Amérique. À l'exception notable de l'ONU et du titre de cet article, la forme courte États-Unis est utilisée pour désigner le pays par l'ISO, l'[http://publications.eu.int/code/fr/fr-5000500.htm UE], l'[http://www.ign.fr/telechargement/education/donnees/pcm.pdf IGN], la [http://www.eda.admin.ch/eda/f/home/foreign/stanam.ContentPar.0002.UpFile.tmp/lt_150813_statenames_f.pdf diplomatie suisse], l'[http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/dbf/2005/txt/pays2005.txt INSEE], etc.

Histoire

Article détaillé : Histoire des États-Unis Le territoire actuel des États-Unis fut d'abord occupé par les Indiens d'Amérique qui étaient divisés en tribus et qui parlaient plusieurs centaines de langues différentes. Ils ont laissé peu de traces de leur présence, surtout pour les peuples nomades. Aux et s, les premiers contacts avec les Européens, principalement Espagnols au sud et Anglais à l'est constituèrent un choc des cultures et la plupart des Indiens sont morts à cause des épidémies importées par les Blancs. Anglais Le premier établissement anglais fut établi en 1607 à Jamestown, Virginie, et les 13 colonies proclamèrent leur indépendance le 4 juillet 1776 face à la Grande-Bretagne (Déclaration d'Indépendance). Ils adoptèrent la constitution des États-Unis d'Amérique en 1787, la première du monde. Ces deux textes sont fondateurs de l'identité américaine. La question de l'esclavage déclencha la guerre de Sécession en 1861. Mais cela n'empêcha pas les États-Unis de grandir grâce à l'immigration et l'industrialisation tout au long du ainsi que d'entreprendre la conquête de l'Ouest. Au , les États-Unis sont devenus la première puissance mondiale économique et politique (surtout après la Seconde Guerre mondiale), malgré des échecs comme la guerre du Vietnam qui traumatisa la société américaine. Depuis l'explosion de l'URSS et la fin de la guerre froide, les États-Unis sont la seule grande puissance, une puissance contestée par les islamistes, par la croissance chinoise et par les autres pôles de la Triade (Union européenne et Japon). Voir aussi : Histoire des relations franco-américaines

Politique

Histoire des relations franco-américaines
Article détaillé : Politique des États-Unis Le pays est constitué de cinquante États fédérés qui disposent d'une pleine souveraineté dans plusieurs domaines : il s'agit d'une fédération. Les États-Unis sont une république fédérale et parlementaire bicamériste. Les trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) sont séparés. Le président et le vice-président sont élus ensemble pour quatre ans, au suffrage universel indirect. Chaque État est représenté par son collège de grands électeurs dont le nombre est approximativement proportionnel au nombre d'habitants de l'État en question. Depuis 1948, le président ne peut exercer que deux mandats. Le paysage politique est largement dominé par deux partis : le parti républicain et le parti démocrate. parti démocrate George W. Bush est président des États-Unis depuis 2001. La Cour suprême est la plus haute instance du système judiciaire fédéral. Voir aussi : : : : : :

États

Article détaillé : États des États-Unis Voir aussi : Ordre d'entrée dans l'Union

Géographie

Ordre d'entrée dans l'Union
Article détaillé : Géographie des États-Unis
- Quelques repères :
  - Ville la plus peuplée : New York
  - Sommet le plus haut : Mont McKinley
  - Point le plus bas : Vallée de la Mort
  - Principal fleuve : le Missouri-Mississippi qui coule sur plus de 6 000 Km.
  - Superficie : 9 631 417  km²

  - Littoral : 19 924 km

  - Altitudes extrêmes : - 86 m > + 6 194 m

Relief

Mississippi, États-Unis]] Le relief des États-Unis a une organisation méridienne. D'est en ouest, on rencontre :
- une plaine côtière le long de l'océan Atlantique
- la chaîne des Appalaches, peu élevée
- une vaste dépression (Grands Lacs, plaine du Mississippi, Grandes Plaines)
- les montagnes Rocheuses
- le Grand Bassin
- la Sierra Nevada et la Chaîne des Cascades
- des vallées étroites (vallée centrale de Californie)
- les Coast Ranges, une chaîne côtière le long de l'océan Pacifique Il faut y ajouter deux territoires importants :
- Hawaii, archipel volcanique
- l'Alaska, appendice montagneux et volcanique du continent nord-américain

Climats

Tous les climats sont représentés aux États-Unis, du plus froid (Alaska) au plus chaud (Vallée de la Mort), du plus humide (Nord-Ouest) au plus sec (déserts du Sud-Ouest).
Voir l'article détaillé

Fleuves

Vallée de la Mort
- Rio Grande : 3 060 km
- Arkansas : 2 348 km
- Colorado : 2 317 km
- Ohio : 2 102 km
- Snake River
- Columbia
- Mississippi

Lacs

Mississippi Les Grands Lacs représentent environ 250 000 km² : du plus grand au plus petit :
- Lac Supérieur
- Lac Michigan
- Lac Huron
- Lac Érié
- Lac Ontario Les autres lacs importants sont :
- Grand Lac Salé
- Lac Mead
- Lac Powell
- Utah Lake
- Lac Tahoe

Frontières terrestres

12 034 km de frontières :
- 8 893 km avec le Canada (dont 2 477 km avec l'Alaska)
- 3 326 km avec le Mexique
- 29 km avec Cuba (base navale de Guantanamo)

Géographie humaine

Guantanamo Les Américains se concentrent sur les littoraux, y compris ceux des Grands Lacs. À l'ouest du 100 méridien et en Alaska, les densités sont très faibles, sauf en quelques villes isolées. La Californie est l'État le plus peuplé. Plus des trois quarts de la population est urbaine. Les régions les plus dynamiques sont la Sun Belt. La reconversion du Nord-Est du pays lui permet de tenir un rôle important.
Voir aussi : ~ ~ ~ Politique environnementale des États-Unis d'Amérique

Économie

Politique environnementale des États-Unis d'Amérique
Article détaillé : Économie des États-Unis Les États-Unis possèdent la plus puissante économie du monde, avec un PNB qui s'élève à 11 649 milliards de dollars (2004). Dans cette économie de marché, les secteurs les plus dynamiques sont l'électronique, l'aérospatiale, les biotechnologies et les industries de l'armement, même si l'avance s'est réduite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le principal atout du pays reste malgré tout le secteur tertiaire (services bancaires, production cinématographique, tourisme ...). Le taux de chômage est relativement faible. Les États-Unis souffrent d'un fort déficit commercial. La bourse de New York est l'une des premières du monde. Plusieurs atouts expliquent la puissance de l'économie américaine : le territoire américain est immense, bien doté en ressources minières (deuxième producteur mondial de charbon, pétrole, gaz naturel, or, cuivre ...) et agricoles. Il est situé entre les deux grands océans de la planète, l'océan atlantique et l'océan pacifique. Il est également bien maîtrisé par un réseau de transport varié (Grands Lacs, voies ferrées, ports, aéroports). La population est cosmopolite et mobile. Le niveau moyen de vie est fort, même si les inégalités sociales sont importantes. Le dollar et la langue anglaise ont un rayonnement international. L'état fédéral investit une part relativement importante du PIB dans la recherche et n'hésite pas à se montrer protectionniste. Les multinationales américaines sont présentes sur tous les continents et participent à la puissance économique du pays. Les États-Unis sont au cœur de l'ALENA, une organisation régionale qui prône la libre circulation des marchandises et des capitaux. Quelques chiffres récents :
- taux de chômage en mars 2005 : 5,2 % de la population active
- taux de croissance du PNB en 2003 : 3,2 %
- L'économie américaine a créé 2,2 millions d'emplois nouveaux en 2003
-
Voir aussi : Accord de libre-échange nord-américain; Économie américaine, 2002.
- Consultez les paragraphes sur l'économie des états et des grandes villes.

Démographie

Article détaillé : Démographie des États-Unis Démographie des États-Unis Population : 295 267 686 habitants (janvier 2005). 0-14 ans : 20,8 % (hommes : 31 122 974 ; femmes : 29 713 748) ; 15-64 ans : 66,9 % (hommes : 97 756 380 ; femmes : 98 183 309) ; + 65 ans : 12,4 % (hommes : 15 078 204 ; femmes : 21 172 956)
Densité : 30,25 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 74,8 ans (en 2005)
Espérance de vie des femmes : 80,1 ans (en 2005)
Taux de croissance de la population : 0,92 % (en 2004)
Taux de natalité : 14,13/1000 (en 2004)
Taux de mortalité : 8,34/1000 (en 2004)
Taux de mortalité infantile : 6,63/1000 (en 2004)
Taux de fécondité : 2,7 enfants/femme (en 2004)
Taux de migration : 3,41/1000 (en 2004)
Âge médian : 35,6 ans (2001) Plus de trois millions de Mexicains vivraient de manière illégale aux États-Unis. La démographie des États-Unis d'Amérique diffère des autres pays industrialisés et développés :
- Les États-Unis sont le premier pays d'immigration du monde : en 1991, ils ont accueillis plus d'1,8 million d'immigrants.
- La natalité y est plus forte et dynamique que dans les autres pays riches.
- Les États-Unis sont au troisième rang des pays les plus peuplés, derrière la Chine et l'Inde.
- Il existe une quarantaine d'agglomérations de plus d'un million d'habitants.
Voir aussi : les lieux les plus riches aux États-Unis (classement des États et Comtés selon leur richesse) ~ Société américaine

Culture

Société américaine

- Voir l'article détaillé On distingue deux types de culture aux États-Unis : la culture élitiste et la culture populaire. La première est peu connue, la seconde rayonne dans le monde entier grâce au cinéma, à la musique, à Internet. La culture américaine a une base anglo-saxonne, qui s'explique par les origines historiques du pays. L'anglais est la langue la plus parlée. Cependant, les apports d'autres cultures contribuent à faire des États-Unis un creuset culturel :
- l'héritage indien se lit dans certains mots et toponymes.
- l'influence hispanique est forte en Californie, au Nouveau-Mexique et dans le Texas ainsi que dans plusieurs grandes villes ailleurs (New York, Miami en Floride, Hartford dans le Connecticut).
- l'influence française est forte en Louisiane.
- les immigrants européens et juifs ont également marqué la culture du pays.
Articles détaillés : ~ ~ ~ ~ ~

Un pays où la religion compte


- Une enquête publiée en décembre 2004 dans le
Wall Street Journal Europe affirme que 75 % des Américains se déclarent croyants aux États-Unis, pour 43 % de pratiquants.
- La liberté religieuse est garantie par la constitution. Article détaillé : Religions aux États-Unis

Américains illustres

Scientifiques


- Voir l'article détaillé Scientifiques américains, par ordre alphabétique
- Voir aussi Mathématiciens américains, par époque

Peintres


- Voir l'article Peintres américains, par ordre alphabétique

Photographes


- Jacob Riis 1849-1914
- Alfred Stieglitz 1864-1946
- Ansel Adams 1902-1984
- Diane Arbus 1923-1971 À compléter

Historiens


- Robert Caro
- Robert Paxton À compléter

Personalités politiques


- John Ashcroft, Attorney General, 2002-2005 ;
- Colin Powell, Secrétaire d’État, 2002-2004 ;
- Condoleezza Rice, Secrétaire d’État, 2005- ;
- Madeleine Albright, Secrétaire d’État, 1997-2001. Voir aussi : Président des États-Unis
- Alexander Hamilton, penseur politique, homme politique
- George Washington, premier président des États-Unis

Musiciens


- Voir aussi Chanteurs américains, par ordre alphabétique / Chanteuses américaines, par ordre alphabétique

Cinéastes


- Voir l'article détaillé Réalisateurs américains, par époques

Littérature


- Écrivains américains, par ordre chronologique
- Écrivains américains, par ordre alphabétique

Prix Nobel de la Paix

Écrivains américains, par ordre alphabétique
- 1906 Theodore Roosevelt
- 1906 Ugo Werquin
- 1912 Elihu Root
- 1919 Woodrow Wilson
- 1925 Charles Gates Dawes
- 1929 Frank Billings Kellogg
- 1931 Jane Addams Nicholas Murray Butler
- 1945 Catlett Marshall
- 1962 Linus Pauling
- 1964 Martin Luther King
- 1970 Norman Borlaug
- 1973 Henry Kissinger
- 1985 Internationale des médecins contre la guerre nucléaire, Boston
- 1986 Elie Wiesel
- 1997 Jody Williams
- 2002 Jimmy Carter

Mode


- Calvin Klein

Autres


- Allan Pinkerton
- Paul Revere Révolutionnaire important lors de l'indépendance américaine
- Benjamin Franklin intellectuel important et homme politique lors de l'indépendance américaine
- Harriet Tubman, aida des centaines d'esclaves à s'échapper au Nord avant la Guerre de Sécession
- Stan Lee scénariste de "comics", un genre de bande dessinée important aux États-Unis |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom français !! Nom local !! Remarques |- | | Jour de l'an || New Year's Day || |----- | Troisième lundi de janvier || Jour de Martin Luther King | Martin Luther King Day | Naissance de Martin Luther King, militant pour les droits civiques |- | 12 février || Anniversaire de Lincoln | Lincoln's Birthday | Naissance de Abraham Lincoln, le 16 président des États-Unis. |----- | Troisième lundi de février || Jour des présidents | Presidents' Day | Naissance de George Washington, le premier président des États-Unis. |- | Lundi final de mai || Jour du Souvenir | Memorial Day || |----- | 4 juillet || Jour de l'indépendance | Independance Day | Commémoration de la déclaration d'indépendance de 1776 |- | Premier lundi de septembre || Fête du Travail | Labor Day || |----- | Deuxième lundi d'octobre || Jour de Christophe Colomb | Columbus Day || |- | 11 novembre || Jour des anciens combattants | Veteran's Day | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | Quatrième jeudi de novembre || Action de grâces | Thanksgiving || |- | 25 décembre || Noël || Christmas Day | Naissance présumée de Jésus |{{{{{{{{{{{{

9 février

Le 9 février est le 40 jour de l'année du calendrier grégorien.

Événements


- 772 : Élection du pape Adrien Ier, qui devient le 95 ème pape de l'Église catholique romaine. (fin du pontificat en 795).
- 790 : Violent séisme à Constantinople et dans toute la Thrace.
- 1249 : Bataille de Mansourah
- 1513 : Découverte des Mascareignes par Pedro de Mascarenhas, qui baptise la Réunion du nom du Saint du jour, Santa Apollonia.
- 1592 : Couronnement du pape Clément VIII.
- 1600 : l'Inquisition condamne Giordano Bruno à être brûlé vif
- 1801 : La paix de Lunéville marque la fin de la deuxième coalition.
- 1934 : En France, contre-manifestation des partis et syndicats de gauche après la manifestation des partis d'extrême-droite le 6 février
- 1942 : Le paquebot Normandie est détruit par un incendie
- 1969 : Premier vol d'un Boeing 747
- 1982 : manifestations étudiantes en Côte d'Ivoire. Laurent Gbagbo, un des leaders, fonde le Front populaire ivoirien et s'exile en France.
- 1992 : État d'urgence en Algérie
- 2004 : Sortie de Mozilla Firefox 0.8.
- 2005 : Nouvel An chinois

Naissances


- 1775 : Farkas Wolfgang Bolyai, mathématicien autrichien.
- 1781 : Johann Baptist von Spix zoologiste et explorateur allemand († 1826).
- 1874 : Vsevolod Emilievitch Meyerhold, metteur en scène de théâtre russe.
- 1879 : Francisque Poulbot, dessinateur des petits Parisiens de la Butte.
- 1880 : Leopold Weiss alias Lipót Fejér, mathématicien hongrois.
- 1893 : Charles Auguste Bomtemps, conférencier et militant anarchiste, pacifiste et naturiste français.
- 1902 : Léon M'Ba, futur président du Gabon († 28 novembre 1967).
- 1907 : Harold Scott MacDonald Coxeter, mathématicien anglais.
- 1908 : Alexander Dinghas, mathématicien turc.
- 1912 : Ginette Leclerc (Geneviève Menut), actrice française.
- 1921 : Joseph Fontanet, homme politique français († 2 février 1980).
- 1943 : Joe Pesci, acteur américain.
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